[Notre-Dame-des-Landes] La préfecture de Loire-Atlantique a vocation à disparaître

Notre-Dame-des-Landes : les opposants réoccupent les lieux

Les reconstructions de cabanes, en vue de la réoccupation de la zone du futur aéroport Grand Ouest à Notre-Dame-des-Landes, se sont poursuivies dimanche au lendemain de la manifestation d’ampleur des opposants, a constaté un journaliste de l’AFP.

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Samedi, la manifestation a réuni entre 13.000 et 40.000 opposants. Dimanche, plusieurs centaines de personnes étaient encore sur place après avoir passé la nuit dans des voitures, des caravanes, des camionnettes, des tentes de camping ou dans des maisons occupées sur le site.

Au petit matin, les opposants ont repris la construction de plusieurs bâtiments. Deux ont déjà été partiellement érigés au lieu-dit La Lande de Rohanne : des maisons en bois sur pilotis avec des tranchées, qui seront isolées avec des ballots de paille.

« Les constructions vont se poursuivre les jours et les semaines qui viennent pour réoccuper le terrain après les destructions » depuis la mi-octobre de plusieurs sites squattés, a déclaré Jérôme, un des occupants les plus anciens de la ZAD, la Zone d’aménagement différé dédiée au projet d’aéroport et rebaptisée par ses opposants « Zone à défendre ».

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« On construit une grande cabane pour les réunions, les assemblées générales, et d’autres petites qui permettront aux gens de se loger, il y aura des blocs sanitaires et des cuisines », a décrit Jérôme.

« Là où se déroule la réoccupation, on est au cœur du projet. Pas loin des cabanes il y aura les pistes, la tour de contrôle, les duty-free si le projet se fait, tout ce qu’on ne veut pas. C’est pourquoi on ne lâchera pas, c’est le village des irréductibles qui est en train de se reconstruire », a poursuivi l’opposant.

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Selon lui, ces terrains sont protégés par un moratoire, conséquence d’un accord politique conclu au printemps dernier à l’issue d’une grève de la faim d’opposants « historiques » (exploitants, propriétaires ou locataires « légaux » en cours d’expropriation).

Ce moratoire conclu avec les collectivités locales socialistes empêche toute expulsion tant que des recours contre le projet déposés à la date de cet accord ne sont pas arrivés à leur terme. Et selon les opposants il y a encore plusieurs recours à l’étude.

Dès samedi, les autorités ont rappelé que « la situation des nouvelles constructions serait étudiée au cas par cas pour savoir quelle réglementation s’applique, si elles peuvent être détruites immédiatement ou à l’issue d’une procédure juridique ». Elles ont « vocation à disparaître », a clairement indiqué la préfecture de Loire-Atlantique.

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Publié par des larbins de la maison Poulaga (Agence Faut Payer, 18 novembre 2012)


(…) La préfecture a déploré « les propos intolérables » tenus sur France 3 par une opposante qui aurait « incité à commettre des actions de sabotage et de destruction de matériel ». Ces propos seront signalés au procureur de la République de Nantes, a averti la préfecture. (…)

Publié par des larbins de la maison Poulaga (LePoint.fr, 17 novembre 2012)


GAV prolongée + perquisition pour deux militants anti aéroport

17 novembre : Les deux militants arrêtés hier [vendredi 16 novembre] sont actuellement perquisitionnés a leurs domiciles et leurs GAV a été prolongée de 24h ! Saisie de tout le matériel informatique et autres documents.

18 novembre, 21h13 : Ils sont sortis ce dimanche à 15h du Tribunal de Grande Instance, où ils avaient été transférés vers 1 heure du matin après 48 heures de GAV aux commissariats rue Riquet (vendredi), puis boulevard Bourdon (samedi).

Au cours des deux jours précédents, leurs domiciles ont été perquisitionné et l’ensemble de leur matériel informatique passé au crible. Leurs téléphones portables restent sous scellé.

Entre 1 heure et 10 heures ils étaient maintenus dans la souricière du dépôt du TGI, puis transférés dans les cages destinées au déférés en attente de voir le procureur.

Désormais libres, ils sont néanmoins convoqués le 16 janvier 2013 devant la 24e chambre du TGI pour dégradations et refus de prélèvements biologiques (empreintes digitales, photo et ADN).

Un compte rendu plus précis sera publié par la suite. Merci pour le soutien.

Indymedia Paris, 17 & 18 novembre 2012

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[Montbéliard, vendredi 7 décembre] Conférence « Violences policières = armes sophistiquées et impunité » avec Maurice Rajsfus

Le Comité de soutien pour Ayoub, les Amis de l’émancipation Sociale, les Amis du Monde Diplomatique Nord Franche-Comté, le Comité Vérité et Justice de Delle
vous invitent à une conférence-débat sur le thème

Handicapé à vie suite à tir de flash ball
Violences policières = armes sophistiquées et impunité

en présence de Maurice RAJSFUS
historien – militant – cofondateur de Que fait la police ? Observatoire des libertés publiques

Vendredi 7 décembre 2012 – 18H
à MONTBÉLIARD salle 3 des Hexagones (quartier de la petite Hollande)
entrée libre et gratuite

Ayoub, jeune étudiant, atteint par un tir de flash ball, à Audincourt le 7 février 2011, a perdu un œil, alors qu’il se trouvait à  proximité d’une intervention de la police. Le recours à de telles armes, les violences policières dans les quartiers ou, tout comme récemment, à Notre Dame des Landes, démontrent que le pouvoir, de Guéant à Valls, utilise toujours les mêmes méthodes de plus en plus répressives. La justice, quant à elle, prononce des non-lieux (dans les affaires Mohamed Boukrourou à Valentigney et Rabah Baouadma à Delle). Venez en débattre.

Contact : 03 84 30 35 73

Mailing, 15 novembre 2012

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Paroles de retenus depuis le CRA de Vincennes, avant et après la manif du 16 novembre 2012

Le vendredi 16 novembre, une manifestation était appelée à 18 heures pour s’approcher au plus près du centre de rétention de Vincennes. Nous avions déjà appelé durant le mois précédent pour prévenir les retenus, et nous avons passé des coups de fil le jour même, avant et après la manifestation. Ces appels nous ont permis d’apprendre que les retenus nous avaient entendus dans les centres 1 et 2. On a surtout pu être au courant de révoltes à l’intérieur, faire circuler les informations entre les centres, et raconter la manifestation aux retenus. Ces contacts nous motivent d’autant plus à venir crier notre rage et notre solidarité devant le centre de Vincennes, et devant tous les autres lieux d’enfermement.

16-11-12, MIDI
Vincennes centre 2
« Ça se passe très mal, y’a une personne qui a fait une tentative de suicide hier, il est passé à l’hôpital après. Et après y’a des cars de crs qui sont arrivés, en force, avec les boucliers vous voyez. On est traité comme des chiens, voilà. Y’a un Égyptien qui est parti à l’hôpital parce qu’il a tenté de se suicider, il a été maltraité en fait, il est à l’hôpital encore. Y’a un groupe de gens ils ont commencé à mettre le feu ici, à casser à peu près partout. »

Vincennes centre 1
« Ils ont ramené le ministre ici la dernière fois, le ministre de l’intérieur. Il a rien fait, il est juste passé. Y’a pas de ballon ici, y’a pas de Plays, ils ont enlevé tous les jeux ici. Les gars, ils m’ont dit comme quoi après si il y a une manifestation ils vont mettre le feu ici, à l’intérieur. »

16-11-12, SOIR
Vincennes centre 2
« Aujourd’hui vous avez fait une manifestation ? Oui, on a entendu un peu et l’Assfam avait parlé de ça aussi, l’association qui s’occupe de nous. Voilà, on vous a entendu un peu. Mais vous avez pas pu rentrer quand même, c’est dommage. Nous on est sortis dehors, on est sortis dans la cour, on a crié mais vous deviez pas nous entendre. Y’a des gens qui partent demain mais tant pis, on va croiser les doigts tout va se passer bien.
Hier, y’a eu des maltraitances d’un type égyptien qui est parti à l’hôpital. Voilà la police est venue en force, en groupe de 100 policiers parce qu’il y avait des manifestations des retenus et tout, vous voyez ? Ca se passe pas comme on veut, comme vous le savez. Ils ont ramené notre collègue à l’hôpital les pompiers. Y’a eu des casses de néons, caméras, portes, tout ça, après ils sont rentrés en force, voilà. »

Vincennes centre 1
1re personne
« Franchement c’est dur à l’intérieur, c’est chaud. Ça va partir en couille ici, y’a eu une dinguerie ici à l’intérieur, ils ont ramené les Crs et tout ça. Y’a eu une dinguerie, des poubelles ont cramé et tout ça, et après ils ont ramené les crs avec les matraques et tout ça. Maintenant c’est calme, il y a trop de policiers. Ils sont encore là, ils étaient 60 ou 70 personnes quand même, tu peux rien faire. On voulait sauter les grillages et tout ça, ça sonne…
C’est pas un centre ici, c’est un hôpital. Les gens ici ils prennent des médicaments c’est un truc de ouf. Tu vois des gens ici ils pètent les plombs, et en plus les infirmières elles donnent du Subutex et tout, les gens ils pètent les plombs ici.
Ça va rien changer de faire une dinguerie dehors, même si vous cramez les camions des policiers, ça va rien changer. Parce qu’ici… comment expliquer… c’est dur ici, c’est dur. Tu peux pas sortir, dès que tu touches les grillage ça va sonner direct. »

2e personne
« Tout le monde s’est rassemblé ici, y’avait des poulets ils ont ramené des renforts, ils ont commencé à pousser. En plus ils ont repris les playstations, y’avait trois Playstations, ils voulaient pas nous donner les ballons pour jouer au foot, y’a pas d’activités, y’a rien tu vois c’est galère ici. C’est vraiment pourri.
On entendait la manif’ mais vite fait, on est loin, on est loin t’as vu, mais on l’entend quand même. Ils ont pété les plombs ici, ils voulaient brûler le centre, ils voulaient s’échapper mais y’avait des flics partout. Ils sont toujours là, ils sont six je crois, à part dans l’accueil, ils sont six qui se baladent dans le centre, aller-retours tu vois. Ils ont seulement poussé.
On m’a dit que y’avait plus que 150 policiers dehors, plus que les gens de la manifestation. Ici y’a pas moyen de s’échapper, y’a des barbelés, tu sais quoi, ils sont branchés avec l’électricité, dès que tu les touches t’es cramé mec. Moi je pense que c’est interdit tout ça, en plus y’a des détecteurs de mouvements, des caméras…
J’ai vu les feux d’artifices, c’était le hagla dehors, j’aurais bien aimé être avec vous. Dès que je sors d’ici je vais quitter la France, y’a rien à faire, dès qu’ils vont me contrôler ils vont me mettre dans un centre, et tu sais quoi, on va passer 45 jours là. Si chaque fois qu’ils te prennent tu restes 45 jours ça sert à rien de rester ici. »

Vincennes centre 3
« On n’a pas tout entendu, y’a la police qui nous a dit qu’il y avait une manifestation devant le centre. On a crié un peu, mais comme on entendait pas de cris ou de choses comme ça… À 19h, comme on était à l’intérieur, on attendait les cris, mais bon comme personne a entendu les cris ça fait que, bon, on peut pas trop manifester comme ça, comme c’est la police qui a dit qu’il y avait la manifestation… C’est un plaisir pour nous qu’il y ait des gens au dehors qui pensent à nous, ça fait du bien quoi. »

Ni matons ni prisons n’arrêterons nos rébellions !
Liberté pour toutes et tous avec ou sans papiers !

Indymedia Paris, 18 novembre 2012

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Récit de la manifestation du 16 novembre 2012 pas-trop-trop loin du CRA de Vincennes

Rendez-vous était donné à 18 heures au RER de Joinville-le-Pont pour une manifestation “nocturne et sonore” visant à s’approcher au plus près du centre de rétention de Vincennes. Une petite centaine de personnes avait répondu à l’appel non déposé en préfecture.

Le cortège démarre une demie-heure plus tard, encadré par deux banderoles. Sur celle de tête, renforcée, est écrit “Contre les frontières et les centres de rétention”. Sur celle de derrière, “Liberté pour tou-te-s avec ou sans papiers”. On se met à crier et on se dirige vers l’arrière du centre, côté autoroute. Sur le chemin on se retrouve vite bloqués par des cordons de gendarmes mobiles. Deux fumis sont craqués et ont fait demi-tour suivis par les flics, pour passer d’un autre côté, par l’entrée du centre. On arrive au niveau du parking de l’hippodrome, bloqué par des barrières, des camions et des gendarmes. Un gros spot lumineux est braqué sur le cortège.

On reste là en continuant à crier des slogans, de plus en plus fort pour essayer de se faire entendre des retenus. “Pierre par pierre et mur par mur, nous détruirons toutes les prisons”, “Liberté pour tous, avec ou sans papiers”, “Non non non aux expulsions, libération de tous les prisonniers”, ”Feu feu feu aux centres de rétention”, “Ni matons ni prisons n’arrêteront nos rebellions”. Des pétards, des fusées et quelques feux d’artifices sont lancés, les sifflets et les casseroles se mêlent aux cris de “liberté !”.

À l’intérieur, des retenus crient et manifestent aussi. Dans le centre 1, le feu est mis à des poubelles, des retenus tentent d’escalader les grillages, déclenchant les alarmes. Une soixantaine de CRS entrent à l’intérieur du centre pour mater la rébellion. Hier déjà, dans le centre 2, suite à une énième tentative de suicide, des retenus ont cassé du mobilier, des caméras, des néons et ont tenté d’allumer des feux, les CRS étaient alors également intervenus.

Dehors, au bout d’une bonne demie-heure, on décide de repartir vers le RER, encadrés par les flics, au chant de “On est trente en manif et on promène la police !” Arrivés sur le quai, toujours encadrés des CRS, on prend le train. Il n’y aura aucune arrestation. Des civils nous suivent, ils seront virés quelques stations plus loin à coup de slogans outrageants.

Continuons la lutte contre les centres de rétention et les frontières !
Solidarité avec les enfermé-e-s !

Quelques participant-e-s

Indymedia Nantes, 17 novembre 2012

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[Pérou] Le « savoir-faire français » contre la population de Cajamarca

La France forme des policiers péruviens

La police péruvienne a terminé aujourd’hui à Cajamarca (nord), théâtre de violentes manifestations autour du secteur minier [sic], sa première formation sur le maintien de l’ordre public sous la houlette de la gendarmerie française, a indiqué un représentant de la Croix-Rouge. Ce cours de trois semaines a consisté à « expliquer les standards internationaux en matière d’usage de la force pour contrôler des manifestations sans faire de victimes », a expliqué Pedro Villanueva, représentant du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) au Pérou, en Bolivie et en Équateur, hôte de la formation.

« Le message est que l’on peut utiliser la force pour contrôler des manifestations mais en respectant les droits humains fondamentaux et la meilleure façon de le faire est de disposer d’une police qui maitrise les standards internationaux », a ajouté Pedro Villanueva. Un commandant et un major de la gendarmerie française ont dirigé la formation, à laquelle ont participé 50 policiers de l’unité anti-émeute et cinq instructeurs de la police anti-terroriste. Selon le CICR, son rôle est « d’inciter la police a faire un usage graduel de la force, adapté au niveau de menace, et sous le contrôle de la loi, en essayant de ne pas inciter à la violence ».

« La France a cette expertise technique, c’est pour cela que nous avons fait venir deux instructeurs du Centre d’excellence européen de l’ordre public, dont le siège est en France », selon Pedro Villanueva. Le cours s’est déroulé à proximité du site du projet minier Conga, porté par le géant américain Newmont, qui a provoqué de violentes manifestations d’opposants, dont la répression a fait cinq morts ces derniers mois.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (Agence Faut Payer, 16 novembre 2012)

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[Notre-Dame-des-Landes/Lyon] ZAD partout

Le local PS de la X-Rousse repeint en solidarité avec Notre Dame des Landes

Tôt ce matin à Lyon, le local du PS de la Croix Rousse a été repeint. Nous pouvions y lire : ZAD partout, ND des Landes ainsi que des « a » cerclés.

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Solidarité avec tous les compagnons en lutte !

Ce même 17 novembre a lieu la grande manifestation à NDDL.

Rebellyon, 17 novembre 2012

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[Chronique de Youv derrière les barreaux] « Mon Afrique »

http://juralib.noblogs.org/files/2012/09/0513.jpg[22 mars 2012]
Inclassable…

Mon Afrique,

Je suis né entre tes bras, j’ai appris à marcher sur le désert du Sahara pourquoi te méprise-t-on ainsi pourquoi te manquent-ils de respect ? Continent où tout a commencé, tes enfants t’ont trahie, t’ont pillée, salie, puis sont partis reconstruire ailleurs tu n’es pas rancunière car quand ils reviennent tu les accueilles avec le sourire d’une mère qui pardonne à ses enfants.

Les parfums qui se dégagent, les saveurs que tu contiens sont uniques. Ils t’ont laissée en ruines et [ont] placé à la tête de plusieurs pays que tu abrites des marionnettes qui s’enrichissent au détriment des peuples. Tu es le point de départ de toute l’humanité sur le dos de maman attaché par un pagne tu m’en as mis plein les yeux ; les premières heures de vie j’ai respiré l’air de tes contrées tu me manques follement.

À mes enfants si DIEU me l’accorde je leur apprendrai ta vraie histoire pas l’histoire falsifiée qu’ils racontent à l’extérieur de tes frontières. On peut pardonner mais jamais oublier mes larmes ont séché ! Fini de pleurer l’Afrique a déjà versé trop de larmes Maroc, Sénégal, Mali, Tunisie, Algérie, Ghana, Côte d’Ivoire l’Égypte la liste est longue tes enfants sont nombreux tu ne plies pas face à ceux qui veulent te détruire.

ON PARDONNE MAIS ON N’OUBLIE PAS TES LARMES, TES DRAMES : SÈCHE TES LARMES MAMA AFRICA !!

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[Les Ulis niquent la police] « Une attaque sans mobile apparent »

Essonne. Jets de pierres contre le commissariat des Ulis

Vers 1 heure du matin, samedi, une quinzaine de personnes ont lancé des pierres sur la façade du commissariat des Ulis. Des vitres du bâtiment ont été brisées ainsi que celles d’un véhicule de police.

Une attaque sans mobile apparent pour les enquêteurs, puisque aucun incident ne s’était produit ni dans la journée ni dans la soirée de vendredi. Il n’y avait pas non plus de garde à vue en court dans les locaux. Les dégradations n’ont pas fait de blessé.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (LeParisien.fr, 18 novembre 2012)

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[Vive l’Azawad libre !] Le MNLA passe à l’offensive

Le MNLA fait subir une défaite cinglante aux terroristes du MUJAO et d’AQMI

La journée de vendredi a été marquée par de violents affrontements entre le MNLA et le groupe terroriste du MUJAO (Mouvement pour l’Unicité du Jihad en Afrique de l’Ouest) supporté par d’impressionnants renforts d’AQMI (Al Qaeda au Maghreb Islamique). Après des heures de combats d’une extrême violence, le MUJAO abandonne la ville d’Ansongo pour se replier sur Gao.

Les combats du Vendredi qui se sont soldés par d’importantes pertes humaines et matérielles dans les rangs des terroristes semblent avoir eu pour origine une embuscade tendue par le MNLA Jeudi dans la soirée dans le cadre de ses opérations de récupération de son territoire et de nettoyage de l’Azawad de toute présence terroriste.

C’est la mort d’un combattant de ce groupe terroriste dès les premiers coups de feu qui embrasa la situation. Immédiatement, d’impressionnants renforts terroristes d’AQMI et du MUJAO ont quittés les villes de Gao et de Tombouctou pour se rendre à Ansongo afin de préparer une revenge contre le MNLA.

Tôt ce matin, les renforts du MUJAO sont sortis d’Ansongo en direction de Ménaka. Mais ils n’ont pas eu le temps d’aller loin car le Colonel Machkanani, numéro 2 de l’état-major militaire du MNLA leur tendit une autre embuscade dont la violence dépasserait celles des batailles de Tessalit entre le MNLA et l’armée Malienne.

Après des heures d’intenses combats, le MUJAO a fait un « repli tactique » (c’est-à-dire une fuite dans le vocabulaire de l’armée malienne) pour retourner à Gao. À 18 heures GMT, notre envoyé spécial n’a pu nous fournir un bilan définitif des combats. Néanmoins, une dizaine de morts du MUJAO ont été perçu sur le terrain de combats et un plus grand nombre de blessés furent transportés à Gao pour des soins. Au moins deux voitures de l’organisation terroriste ont été saisies et quatre autres ont été calcinées.

Du côté du MNLA, seuls 6 blessés légers sont actuellement soignés à Ménaka. Côté matériel, une voiture qui a rencontré un problème mécanique sur le champ des combats a été détruite par le MUJAO.

Dans les prochaines heures, Ikhlou Ag Azzezen, envoyé spécial de Toumast Press à Ménaka fournira d’ample sur cette défaite cinglante du MUJAO.

Toumast Press (16 novembre 2012)


COMMUNIQUÉ DE PRESSE N° 37 – CTEA DU 17 NOVEMBRE 2012

ÉTAT DE L’AZAWAD
Unité – Liberté – Justice
CONSEIL TRANSITOIRE DE L’ÉTAT DE L’AZAWAD / C-T-E-A

L’offensive du MNLA contre les narco-terroristes

Le 16 novembre vers 10 heures du matin GMT, une colonne du MUJAO est tombée dans une embuscade du MNLA à Tagarangabotte, à 50 km à l’est d’Ansongo (sur l’axe Ansongo – Ménaka).

Cet affrontement s’inscrit dans l’offensive lancée par le MNLA depuis le 13 novembre à partir de ses positions de Ménaka. Les forces du MNLA se dirigent sur Gao, dont elles veulent reprendre le contrôle, afin de libérer la zone de l’emprise terroriste.

À la suite de l’embuscade du 16 novembre, les éléments du MUJAO ont été forcés à la retraite et le bilan de l’affrontement est le suivant :

Du côté MUJAO : plus de Vingt (20) morts, plusieurs dizaines de blessés dont des cas très graves (évacués à Gao) et trois (03) véhicules détruits ;

Du côté MNLA : neuf (09) blessés et un véhicule détruit. Aucune perte en vie humaine n’est à déplorer.

Fier du courage de ses hommes, le commandement du MNLA se réjouit de ce premier succès. Après avoir tout fait pour éviter une effusion de sang, il lui est apparu que l’adversaire prenait cette humanité pour de la faiblesse. C’est donc avec regret, mais détermination, qu’il a décidé de s’appuyer sur la force de ses armes pour faire valoir la justice et ramener la sécurité.

Le MNLA appelle tous les Azawadiens et la communauté internationale à se joindre au combat du MNLA pour bouter hors du territoire de l’Azawad les terroristes et les narcotrafiquants qui sont leurs principales sources de financement.

Nous rappelons qu’il ne s’agit pas d’une guerre Touaregs et Arabes contrairement à ce que certains médias diffusent insidieusement dans l’opinion publique.

La stratégie adoptée par le MNLA consiste à attirer les ennemis hors des villes pour éviter des pertes en vies civiles et la destruction des biens des populations.

Fait le 17 Novembre 2012

Moussa Ag Assarid
Membre du Conseil Transitoire de l’État de l’Azawad (CTEA)
Le Chargé de la Communication et de l’Information


Azawad : le MNLA dénonce la désinformation orchestrée par l’AFP

Mossa Ag Attaher, Coordinateur de l’Action diplomatique du MNLA/CTEA en Europe, dénonce la désinformation orchestrée par l’AFP. Le MNLA qui a fait subir de lourdes pertes au groupe terroriste du MUJAO est faussement présenté par l’Agence de Presse Française comme ayant été défait par le MUJAO, traduisant ainsi sa volonté de minimiser les actions du MNLA après l’avoir condamné au silence médiatique.

Le MNLA a tendu, hier, une embuscade aux terroristes du Mujao et a fait plusieurs morts dans leurs rangs. Cette opération a été menée dans le cadre d’une offensive visant à récupérer les régions occupées par les hordes terroristes comme annoncé par le MNLA, il y a de cela quelques jours par la voix du responsable à l’information du MNLA/CTEA, Moussa Ag Assarid.

Cependant, l’Agence de Presse Française, reprise par l’ensemble des médias français, à l’exception de RFI, « en attendant qu’ils changent bien sûr de journalistes » souligne Mossa Ag Attaher, détourne l’information et fait état, au contraire, de lourdes pertes dans les rangs du MNLA.

Mossa Ag Attaher, Coordinateur de l’Action diplomatique du MNLA/CTEA en Europe, a réagi à la manipulation scandaleuse de l’information par certains médias français, principalement l’AFP, reprise en boucle par France 24 et, curieuse coïncidence, par la version qatari d’Aldjazira.

Rappelons que dès le début du déclenchement des opérations militaires du MNLA, en vue de reconquérir le territoire de l’Azawad, légué en 1958 à Bamako par l’administration coloniale française, certains médias français, et en particulier l’AFP, se sont tracé comme ligne de conduite une désinformation insidieuse qui présentait d’abord les touaregs du MNLA comme des islamoterroristes puis comme un groupe insignifiant ne méritant aucune couverture médiatique à l’inverse des groupes terroristes du MUJAO, d’Ansar Dine et de l’AQMI dont ils assurent, dans les faits, la promotion médiatique.

Nous reproduisons la déclaration du MNLA dans son intégralité.

« La version de France 24 et de l’AFP (reprise par l’ensemble des médias français à l’exception de RFI en attendant qu’ils changent bien sûr de journalistes) des combats qui nous ont opposé hier aux hordes terroristes est honteuse !

Nous savons la tendance partisane qui habite l’AFP qui fait et défait l’opinion en la manipulant et va jusqu’à inverser les victoires du MNLA en les attribuant aux hordes terroristes, contre qui la communauté internationale est censée être en guerre.

Visiblement cette manipulation de l’information ne vise qu’à légitimer la hasardeuse intervention militaire dont apparemment ils ne maîtrisent ni les enjeux, ni les conséquences !

Pour parvenir à leurs fins, sont-ils prêts à faire sur un média public français les éloges de ceux qui détiennent leurs otages, violent, détruisent le patrimoine de l’humanité et pire encore ?

Nous rappelons que le correspondant de l’AFP à Bamako constitue le meilleur attaché de presse du terrorisme international au détriment des combats démocratiques et légitimes comme celui du MNLA !

La lutte du MNLA et ses victoires vont continuer et s’enchaîner que certains médias français le veuillent ou pas !

Vive le MNLA
Vive l’Azawad libre et indépendant
La lutte continue

Mossa Ag Attaher
Coordinateur de l’Action diplomatique du MNLA/CTEA en Europe »

SIWEL (17 novembre 2012)


COMMUNIQUÉ DE PRESSE N° 38 – CTEA DU 18 NOVEMBRE 2012
Mise au point

Le 17 novembre, des informations erronées, et préjudiciables pour le MNLA, ont été publiées dans la presse s’inspirant d’une dépêche diffusée par l’AFP.

Nous confirmons les informations de notre communiqué N°37 et la victoire remportée par les hommes du MNLA contre ceux du MUJAO à Tagarangaboïte, le 16 courant. Nous démentons avoir eu des morts mais déplorons uniquement des blessés (9). Nos troupes ne se sont pas enfuies. Ce sont au contraire les narco-terroristes du MUJAO qui ont pris la fuite avec leurs blessés. Les dernières informations font état de 55 morts et plus d’une centaine de blessés côté MUJAO.

La désinformation proviendrait des sources sécuritaires maliennes. Nous appelons la presse à la plus grande vigilance et à une meilleure concertation avec nos correspondants chargés de la communication. Il y va de la crédibilité des médias.

Fait le 18 novembre 2012

Moussa Ag Assarid
Membre du Conseil Transitoire de l’État de l’Azawad (CTEA)
Chargé de la Communication et de l’Information

Contact


(…) Sur le terrain, des sources locales nous ont affirmé que l’opération menée par le MNLA contre le Mujao a poussé les membres de ce groupe à prendre la fuite vers la ville de Gao, où le gros de ses troupes y est installé. « C’est pratiquement une guérilla du désert qui s’opère actuellement. Les troupes du MNLA sont en train de pourchasser les terroristes qui ont pris la fuite après la défaite qu’ils ont essuyée. Nous avançons doucement vers Gao, où nous savons qu’ils ont leurs effectifs et leurs relais. Notre soutien sur place est la population. Nous espérons qu’elle n’aura pas à subir des dommages collatéraux. Pour cette raison, nous faisons tout pour pousser les terroristes à quitter la ville », a expliqué un officier du MNLA, à Ansongo, joint par téléphone. (…)

Leur presse (Salima Tlemçani, ElWatan.com, 18 novembre 2012)

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[Notre-Dame-des-Landes] La réoccupation de la ZAD a commencé ! L’aéroport ne se fera pas !

« Contre l’aéroport et son monde, seule la lutte décolle »
Communiqué de presse – 17 novembre 2012 – 20h

Aujourd’hui, environ 40’000 personnes, de tous âges et de tous horizons, ont affirmé radicalement leur opposition au projet d’aéroport. La taille du cortège était telle que lorsque les premiers sont arrivés sur le lieu de la reconstruction, après 5 km de joyeux défilé, de nombreuses personnes attendaient encore de pouvoir partir du bourg de Notre-Dame-des-Landes ! Ce sont aussi 400 tracteurs, des batucadas et orchestres, des armées de clowns, des centaines de drapeaux arborant un avion barré, et 1001 slogans et pancartes qui ont traversé le bocage.

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Tout l’après-midi, toutes et tous se sont activé-e-s autour de la construction d’une salle collective, d’une cuisine, de blocs sanitaires et de plusieurs autres installations à l’heure actuelle bien avancées. À proximité des chantiers, le champ d’accueil est entré en effervescence : montage des chapiteaux, des cuisines, de mobilier, prises de parole de luttes d’ici et d’ailleurs, échanges, etc.

Cette très large mobilisation témoigne une fois encore de l’échec des tentatives de division et renforce la détermination de toutes et tous à lutter contre la construction de cet aéroport et contre tous les projets qui s’inscrivent dans la même logique. La force collective qui se dégage de ce moment confirme que la lutte ne s’arrêtera pas là. Dès demain et dans les semaines à venir, les constructions et discussions vont se poursuivre. Tout sera fait pour entraver l’avancée des travaux.

La réoccupation de la ZAD a commencé ! L’aéroport ne se fera pas !

zad.nadir.org


Communiqué du groupe organisateur de la manifestation de réoccupation du 17 novembre 2012 – 10h

Reconstruire ensemble pour résister ensemble

La mobilisation de centaines de policiers pendant trois semaines n’a pas été suffisante pour vider la zone menacée. Avec la manifestation de réoccupation nous marquons plus fortement encore que nous ne lâcherons pas le terrain. Il s’agit aujourd’hui de construire ensemble et rapidement un espace d’organisation et de lutte. Nous voulons faire de ces nouvelles bâtisses collectives un carrefour pour les opposant.e.s, un point de départ pour de nouvelles occupations, une antenne pour organiser la résistance aux travaux à venir.

Le terrain sur lequel s’effectue la reconstruction est prêté par un agriculteur en cours d’expropriation. Ce choix marque la solidarité et l’action commune entre agriculteur.rice.s, habitant.e.s « historiques » de la zone et occupant.e.s arrivé.e.s au cours des dernières années. En parallèle à cette grande construction, de nouvelles cabanes et espaces de vie sont actuellement édifiés sur des terrains squattés appartenant à Vinci.

Il ne s’agit pas d’une simple manifestation mais d’une action collective sur une temporalité plus longue. Nous invitons toute.s les participant.e.s qui le peuvent à rester pour le week-end et même au-delà, ainsi qu’à revenir régulièrement dans les semaines à venir pour, entre autres, parer à de nouvelles tentatives d’expulsions. D’autres reconstructions sur les terres menacées vont continuer au long des semaines à venir.

Vinci et la Préfecture annoncent vouloir raser la forêt de Rohanne en décembre, et commencer les travaux du barreau routier au cours de l’hiver. Nous nous organiserons sur le terrain, avec celles et ceux qui sont venu.e.s manifester aujourd’hui, pour les en empêcher.

Contre l’aéroport et son monde

Cette lutte contre l’aéroport ne peut être réduite à des enjeux de préservation environnementale ou de danger climatique. Ce que l’aéroport révèle, par ailleurs, c’est la manière dont bétonneurs et décideurs rêvent d’aménager chaque mètre carré de territoire dans une stricte logique de contrôle et de rentabilité, au nom de la croissance et du progrès. Nos vies et les liens qui nous unissent, à Notre Dame des Landes et ailleurs, ne rentrent plus dans leur critères et échappent à leurs chiffres d’affaires. Les bétonneurs broient des existences, tandis qu’en parallèle les décideurs veillent à maintenir l’illusion d’une participation démocratique. La reccurence de ces méthodes est d’ailleurs un élément majeur dans l’adhésion d’un si grand nombre de sympathisants à cette lutte. Le refus qui s’exprime aujourd’hui symbolise l’opposition à tous ces autres projets imposés, en France et ailleurs.

La pillule que l’on essaie de faire passer sans scrupules avec cet aéroport, c’est celle du capitalisme vert. Dans un même élan le futur aéroport se gratifie d’être HQE et la métropole nantaise, dans sa mégalomanie dévorante, aspire à être célébrée capitale verte en 2013. Paysan.e.s, sans-terres, ou simples habitant.e.s du coin, il s’agit pour nous de lutter contre l’accaparement des terres agricoles et la privatisation du commun. Nous voulons préserver des champs et forêts où l’on puisse vivre, cultiver, se balader, et nous nous opposerons à tout nouveau désert bétonné ou dédié à l’agriculture industrielle.

Qui organise cette manifestation ?

L’appel à réoccuper en cas d’expulsion avait été lancé il y a plus d’un an par des occupant.e.s et collectifs solidaires au niveau national. La manifestation du 17 novembre a été organisée par une assemblée générale qui s’est constituée il y a trois semaines dans la foulée de la première  vague d’expulsions. L’assemblée d’organisation a réuni à Nantes plus de 200 personnes toutes les semaines. Elle a fédéré, sur un mode de fonctionnement horizontal, des habitant.e.s et paysan.e.s de la zone menacée et des personnes de divers horizons, affiliées ou non à des collectifs, assos, comité locaux, partis, syndicats… Contrairement à ce qui est dit dans un certain nombre de grands médias, il ne s’agit donc pas d’une manifestation organisée par EE-LV.

La réussite de la manifestation  est aussi le fait de nombreux comités locaux contre l’aéroport. Des actions et manifestations de soutien ont été organisées de manière quotidienne un peu partout en France, le sont aujourd’hui même, et le seront encore jusqu’à l’abandon définitif du projet d’aéroport.

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[« Mœurs attaque »] Appel à projets féministes

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Bonjour à toutes et tous,

Nous sommes une collective féministe qui s’est créé cette année dans le but de réanimer un certain intérêt pour les questions de sexisme.

Dans cette optique, nous sommes à l’initiative d’un festival qui aura lieu cette année au mois de Mars à l’université Paris 8-Saint-Denis .

« Mœurs attaque » est un événement qui vise à sensibiliser sur les questions de sexisme, de genre, de sexualité mais aussi à faire s’exprimer sur ces sujets de la manière la plus créative possible dans l’idée que des luttes sont à réinvestir dans nos quotidiens, dans nos lieux de vie, de travail et d’étude.

Le festival s’étend sur l’intégralité du mois de mars.

Il sera organisé à priori de la manière suivante :

La première semaine (4 au 10 mars) concernera les rapports hommes/femmes, la seconde (11 au 17 mars) les questions de genre et de sexualité, la troisième (18 au 24 mars) les luttes féministes, LGBTIQ et enfin, la dernière ( 25 au 31 mars) la convergence possible des luttes.

Il ne s’agit pas d’un mois de colloques, de longs débats ou de prestations magistrales sur ces questions complexes, polémiques, litigieuses. Il s’agit d’un mois de confrontations pratiques avec ces sujets qui nous habitent, nous travaillent ou même parfois nous pourrissent la vie !

En tant que collectif nous comptons proposer un certain nombre de choses : expositions, projections, micro trottoirs, concours d’écriture, repas, forum et autre. Des moments festifs, de débat, etc.

Ce sera aussi l’occasion de rendre visibles différentes initiatives, travaux, œuvres.

L’idée serait que différents groupes ou individus de l’université fassent des propositions de projets intégrant ces problématiques pour faire vivre une certaine pluralité dans la manière de traiter ces questions et qu’un maximum de choses remplissent ce mois pour le rendre le plus visible et vivant possible. Nous sommes ouvert-e-s à tous les supports, à toutes les formes.

On peut penser par exemple à des projets de courts métrages, d’expo photo, arts plastiques, à des performances, écrits, musique, etc.

Il serait difficile de délimiter ici notre position exacte sur ces sujets en tant que collectif d’une part parce que nous sommes un groupe pluriel et de l’autre parce que la liste serait infinie.

Nous pouvons quand même brièvement dire que nous nous inscrivons dans une démarche non essentialiste, antiraciste, contre l’homophobie et la transphobie et que nous ne valoriserons aucun projet s’inscrivant dans une démarche haineuse ou discriminatoire.

Par ailleurs l’idée est tout de même de susciter de la polémique, des questionnements variés et non de faire l’affichage d’une posture dogmatique.

Pour un souci d’organisation cet appel à projets se clôturera le 16 décembre

D’ici là, vous pouvez nous contacter à cette adresse pour nous faire part de vos propositions, nous poser des questions ou même nous rencontrer.

Deux rendez-vous seront ensuite proposés pour faire le point sur l’ensemble des projets et établir le planning définitif mais aussi boucler les questions de budget et de matériel.

Mail  ou Local C012 – demander Collective Féministe

Infozone, 14 novembre 2012

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[Chronique de Youv derrière les barreaux] « Combien de fois on a mis des balayettes à la Street Fighter à des vieilles dames pour arracher leur maigre pension, quoi t’es choqué ?? »

http://juralib.noblogs.org/files/2012/09/0513.jpg[20 mars 2012]
Partie confession ultime

Confession ultime

Que nos péchés reposent en paix, on se revendique tellement d’être de la rue, on dirait que nos mères nous ont accouchés dans un sac de ciment, combien de fois on a mis des balayettes à la Street Fighter à des vieilles dames pour arracher leur maigre pension, quoi t’es choqué ?? Tant mieux c’est le but de ma confession ultime ! Fallait pas nous prendre pour des petits monstres mais pire encore, on était de petits démons, je me suis vu courir plus vite qu’Usain Bolt alors qu’on venait d’arracher la recette d’une famille qui avait mis des mois à la récolter, pour rapatrier le corps d’un fils tombé sous les balles de son destin, starfoulah mais tu as encore rien vu ! Combien de paires de Air Max on a détournées à la grande mosquée de mon quartier, on priait près du radiateur les yeux fixés sur les baskets à 200 euros ; ah ouais confession ultime ne cache rien ! À 12 ans on avait déjà accumulé tellement de péchés que l’ange de gauche avait plus d’encre dans sa plume LOL en période de ramadan, on faisait le ramadan autrichien, on mangeait toute la journée à l’extérieur et au coucher du soleil on rentrait en famille et mimait l’épuisement et mangeait comme des morfales, nos parents fiers nous prenaient pour des anges alors que juste une minute avant on brûlait la voiture d’un smicard père de famille, j’ai même vu des boules de pétanque jetées du haut d’une tour HLM rien que pour rire, héé ouais l’inconscience des fois fait taper des barres de rire ! On s’en prenait même à des animaux, plus jeune il existait dans le centre commercial de ma cité un maître-chien, qui faisait des rondes avec son berger allemand, il nous gênait dans nos tentatives de cambriolage, on a attendu qu’il soit en pause, on avait remarqué qu’il laissait son chien dans le coffre de sa voiture entrouvert, pour laisser passer l’air, on a jeté à l’intérieur un fumigène, voiture calcinée, chien grillé comme le maïs d’un vendeur malien, fini la guerre des boutons Mamadou Karim et Pedro sont livrés à eux-mêmes, sans aucune limite on entassait les péchés, Liberté Égalité bienvenue dans nos cités où la misère a mis tout le monde d’accord, j’ai pas choisi mes amis mais on se ressemblait tellement que se fréquenter était inévitable, la faim justifie les moyens, Jean-Marie Le Pen a justifié mes balayettes éclair pour une moto « Peugeot 103 » on kickait son occupant à dix pour un tour de parking, on infligeait une paralysie temporaire à notre proie, confession ultime ne mâche pas ses mots, son but est de te choquer dans ton ultime conviction, j’ai appris à conduire au volant d’une voiture volée arrachée dans une station-service, un bain de sang pour une modeste Clio type 1… Mon père ne comprenait pas pourquoi tant de haine contre nous, mais nous trop contents qu’ils nous aiment pas on sautait la caisse de la boulangère avec plaisir, tellement on a cassé brûlé on s’est lassés mais trop tard on était catalogués grillés comme des microbes donc pas grave on a persisté jusqu’à en faire notre métier MDR.

… Ne sois pas choqué par ma confession car j’ai changé ma gueule.

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[Chronique de Youv derrière les barreaux] « Je crois que j’ai trouvé la solution contre toute cette poisse, il faut éteindre la télé et commencer à vivre sa vie »

http://juralib.noblogs.org/files/2012/09/0513.jpg[18 mars 2012]
Les chats noirs

S’il te plaît vas-y zappe, je change de chaîne, arrête de fantasmer sur Tony ou Sonny ils ont sniffé leur dentifrice, pire t’es impressionné et respectes Moussa parce qu’il a sorti le dernier Merco, alors que ses parents prennent le métro ou encore tu envies Karim parce qu’il sort avec la dernière blonde à la mode, mais ce que tu ignores ce n’est qu’une marionnette, il a délaissé sa famille, ce sont les volontés de sa poupée, l’habit fait rarement le moine, ce que tu vois est parfois trompeur t’étonne pas d’être dans la poisse et d’être devenu un chat noir, si tes idoles sont des princes déchus des épouvantails qui font même plus peur aux corbeaux tellement ils ont fait leur nid sur leurs chapeaux de paille, tu trempes tes mains dans le cambouis alors que tu as déjà les mains noires, chat noir tu longes les murs rêvant la vie des autres, tu connais tout sur tout le monde mais personne ne te connaît, vas-y change de chaîne ! ou règle ta parabole, ça grésille tu n’es pas le seul dans ce cas, autrefois j’ai connu un banlieusard maigre comme un fil, mais il marchait toujours les bras écartés des aisselles pour améliorer sa carrure et faire le costaud, corps chétif caché sous une doudoune il donnait l’impression d’être épais, un jour à 4 heures du matin on rentrait d’une soirée by night on voit au loin marchant le long des tours les bras le long du corps un homme qu’on avait du mal à distinguer, à la lueur de nos phares quand il s’est approché on l’a démasqué dès qu’il nous a reconnus il a de suite écarté les bras de ses aisselles en mode balèze LOL, voilà l’exemple d’un individu qui vit dans le paraître, mais comment lui en vouloir on vit dans un monde où l’apparence compte beaucoup et beaucoup ont tout misé dessus, mais à la première syllabe de sa voix dans une discussion le mythe s’effondre la coque est vide, certains se droguent à la salle de musculation pour coucher avec une droite et mettre à l’amende les fumeurs de shit en manque de condition physique, mais je crois qu’ils ont zappé qu’il y a des ados qui ont commis des tueries à l’arme de guerre dans leur collège, donc limite tes gros bras au tour de taille de ta copine, on est des chats noirs, la simplicité on l’a pas apprise, on connaît que la difficulté, on s’identifie à des acteurs boostés à la cocaïne, ma prof de maths avait raison, elle m’a dit tu finiras mal, mais elle aussi a mal fini, à force de nous fréquenter on l’a rendue folle cachetonnée aux antidépresseurs, même en trichant j’aurais raté mon bac car il m’aurait servi à rien, j’ai vu des mecs avec le bac + 4 faire des crédits pour un panini au fromage, il nous manquait un conseiller financier, car on a dilapidé notre fortune à nous acheter des survêtements Lacoste vert bouteille à 300 euros, ghetto style chat noir, catalogués même dans la sape pourtant on y a mis le prix, on aime briller, on brille tellement qu’on nous voit partout, partout où il ne faut pas, la poisse collée à la peau, elle a contaminé toute ma rue juste à la vue de mon adresse sur mon CV le chef d’entreprise a déchiré ma lettre de candidature, je ne comprends pas pourquoi il a été étonné quand j’ai crevé les pneus de son bolide, noir comme un chat je me suis fait attraper MDR.

Je crois que j’ai trouvé la solution contre toute cette poisse, il faut éteindre la télé et commencer à vivre sa vie.

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[Révolution tunisienne] « La loi sera appliquée rigoureusement contre toutes les personnes qui entravent la marche du travail dans les usines de la Compagnie de phosphate de Gafsa ou dans d’autres entreprises économiques dans la région »

Tunisie phosphate Gafsa-Métlaoui : reprend ses activités par la force

Les unités de laveries du phosphate de la Compagnie des phosphates de Gafsa ont repris hierleur activité d’extraction et d’exploitation du phosphate, après une suspension d’un mois, a indiqué une source autorisée, auprès de la compagnie à la correspondante de la TAP dans la région.

Selon une source à la direction régionale de la société Tunisienne des chemins de fer, les activités de transport du phosphate et du triphosphate ont repris à travers la ligne ferroviaire de Métlaoui en direction de Gafsa.

La production de phosphate a été transférée à bord de 8 trains de marchandise vers les usines du Groupement chimique Tunisien (GCT) à Gabès et Mdhila. « Des agents de la sécurité et de la garde nationale sont intervenus mercredi pour mettre fin aux sit-in observés par des chômeurs dans plusieurs usines d’extraction de la Compagnie de phosphate de Gafsa et aussi au niveau de la ligne ferroviaire reliant Métlaoui à Gafsa », ont indiqué des témoins oculaires à la correspondante de la TAP.

Cette information a été confirmée par des sources sécuritaires dans la région.

Des sit-in et des mouvements de protestation organisés depuis un mois par des sans-emplois et des agents de sous-traitance travaillant dans les usines de production, d’extraction et de transport de phosphate à Métaloui ont paralysé l’activité de la Compagnie de phosphate de Gafsa.

Les sites de Métlaoui pour l’extraction et l’exploitation du phosphate constituent les principales activités de la Compagnie de phosphate de Gafsa, qui fournit 60 pc du volume global de la production de la compagnie en phosphate à vocation commerciale, soit environ 8 millions de tonnes.

Une source sécuritaire à Gafsa a précisé que, sur instruction du ministère public, des agents de la sécurité et de la garde nationale sont intervenus pour l’évacuation des protestataires des laveries d’exploitation de phosphate et de la ligne du chemin de fer, sans recourir à la force.

La même source a indiqué que 14 personnes, parmi les sit-inneurs seront poursuivies en justice tout en les maintenant en liberté provisoire. « La loi sera appliquée rigoureusement contre toutes les personnes qui entravent la marche du travail dans les usines de la Compagnie de phosphate de Gafsa ou dans d’autres entreprises économiques dans la région » a-t-il ajouté.

Par ailleurs, des protestataires parmi les travailleurs en sous-traitance ayant revendiqué leur réintégration dans leur postes de travail, ont poursuivi leur sit-in dans les bassins miniers de Kaf Eddouar et Kaf Echfeyer.

La Compagnie de phosphate de Gafsa est le principal employeur dans la région du bassin minier englobant les délégations de Redeyef, Om Laarayas, Métalaoui et Mdhila.  Cette région connaît depuis des années un taux de chômage assez élevé. À noter que 2589 agents d’exécution ont été recrutés par la Compagnie de phosphate de Gafsa par voie de concours.

Publié par des ennemis de la révolution (TunisiaIT.com, 16 novembre 2012)

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[Afrique du Sud] Grève des ouvriers agricoles : « Il a fallu plusieurs jours pour trouver un leader »

NEWS ANALYSIS: Neither ANC nor DA seems popular with farm workers, who just want a better deal

The unprecedented wave of strikes by Western Cape farm workers has sparked alarm in the province’s business and political establishment.

Premier Helen Zille and her party believe the strikes are « political », by which they mean an organised campaign by the African National Congress (ANC) and the Congress of South African Trade Unions (Cosatu) to undermine the Democratic Alliance (DA) and reclaim the government of the province.

Cosatu denies this, saying that the strikes are the initiative of workers and they are following behind, trying to maintain discipline and provide leadership.

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CASUALTY: A injured protester is loaded into a riot vehicle after police dispersed a violent protest by farm workers in Wolseley on Wednesday.

So are the strikes political ?

Without doubt, they certainly are. It is a political issue that farm workers earn a minimum wage of R70 a day, which every striker will tell you has become very difficult to live on. Minimum wages — set by the Employment Conditions Commission and then gazetted by the minister of labour — have risen more or less in line with inflation since they first became law under the Basic Conditions of Employment Act in 1997. But the reality is that food prices have risen much faster.

The staple food of farm workers in De Doorns, cultural origins aside, is mealie meal, which between January 2011 and January this year rose between 41.3% and 63.9%, depending on the quality.

The University of SA’s Bureau for Market Research has shown that for other basics — sugar, oil and cereals — inflation exceeded 10%. Yet headline inflation, which provides the measure on whose basis wage determinations are made, was 6.3% for the same period.

There is no denying that intimidation and violence are prominent in the farm strikes, as they are in every industrial dispute in SA. A worker survey Cosatu conducted earlier this year revealed that 50% of workers believed violence to be necessary and justifiable in a strike. Farms and mines, where work and living arrangements overlap and policing is difficult, are more prone to violence than other workplaces.

But the idea that the strikes are political because they have been instigated for political gain is a case of political paranoia.

When De Doorns workers first went out last Monday, it took nongovernmental organisations (NGOs) that are in regular contact with farm workers several days to establish the origins of the action. An activist in Boland, Trevor Christians of the Commercial Stevedoring Agricultural and Allied Workers Union, says that « workers went in front ». Colette Solomon of Stellenbosch project Women on Farms says « it took days to find any leaders » who could speak up for the workers.

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AFTERMATH: A police van lies destroyed in the main street of Wolseley, near Ceres, on Wednesday after protesting farm workers went on the rampage.

Countless farm workers interviewed by journalists have told the same story: with our wages, we cannot buy anything, including food.

Having learned from the mistakes of Marikana in which the National Union of Mineworkers found itself shut out of the strike, Cosatu’s Western Cape provincial secretary, Tony Ehrenreich, has shown more political savvy. Instead of staying outside the dispute, Cosatu has, along with a disparate alliance of independent trade unions and NGOs, provided leadership. De Doorns workers, most of whom are not members of unions, have accepted this leadership.

Mr Ehrenreich has made the opportunistic political points about the DA that are to be expected. It was to be expected as he is a leading and outspoken politician in the province, and a leader of the ANC opposition in the City of Cape Town, where he is a councillor.

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BLOODY CLASH: An injured protester is taken away by police after protesting farm workers were dispersed in Wolseley, near Ceres, on Wednesday.

While Mr Ehrenreich’s role does little to calm tempers or settle the dispute, the context in which he is acting is that of a trade unionist driving a hard bargain, which he has done with remarkable success so far. Agriculture Minister Tina Joemat-Pettersson’s opportunism in blaming the DA has been less palatable. Addressing De Doorns workers on Tuesday, Ms Joemat-Pettersson jumped on the revolutionary bandwagon. Shouting slogans and toyi-toying, she told workers that they had « won » their strike and that she would personally enlist the support of the country’s president (not the Employment Conditions Commission) to raise the minimum wage.

In disregard of legal process, Ms Joemat-Pettersson said she would tell the National Prosecuting Authority and the minister of police to withdraw all charges of public violence and intimidation against farm workers. But most alarming of all was her political dishonesty.

Conveniently ignoring the fact that it was the ANC government that gazetted the R70 a day minimum wage, Ms Joemat-Pettersson told workers that low wages were the fault of the DA, which was « building an apartheid colony » in the Western Cape. Remarkably, political flags and T-shirts were absent among striking workers. Workers carried branches of trees and makeshift flags made from plastic bags.

The emblems of both the ANC and DA were noticeably absent.

Presse esclavagiste (Carol Paton, BDlive.co.za, 15 novembre 2012)

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[Afrique du Sud] Grève des ouvriers agricoles : « Les émeutes sont de plus en plus violentes »

Afrique du Sud : un mort dans les manifestations d’ouvriers agricoles

De nouvelles violences ont fait un mort mercredi en Afrique du Sud durant des manifestations d’ouvriers agricoles en grève, amenant le gouvernement à intervenir pour demander une renégociation des salaires trop faibles payés par les riches exploitations fruitières et viticoles de l’arrière-pays du Cap.

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Des cagettes de fruits sont brûlées lors de manifestations d’ouvriers agricoles sud-africains, le 14 novembre près de Cape Town.

La ministre du travail par intérim Angie Motshekga a annoncé mercredi que le gouvernement allait abroger le salaire minimum de 70 rands par jour et négocier un nouveau niveau de rémunération dans les quinze jours.

Plusieurs milliers de travailleurs agricoles du sud-ouest du pays réclament depuis une dizaine de jours un doublement de leur rémunération à 150 rands (13,50 euros) par jour.

La plupart, métis ou noirs, gagnent entre 69 et 75 rands par jour, des salaires parmi les plus bas du pays associés à des conditions de travail et de logement souvent abusives, qui ont été dénoncées en 2011 par Human Rights Watch.

Les dirigeants des entreprises agricoles de la région sont généralement blancs, et pour l’heure, ils refusent d’aller au-delà d’un simple coup de pouce, qui porteraient les salaires minimums à 80 rands par jour (7,20 euros).

Les heurts étaient jusqu’à présent principalement à De Doorns, localité qui exporte du raisin de table. Mais le mouvement s’est étendu depuis mardi à l’appel notamment de la confédération syndicale Cosatu, alliée du pouvoir.

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Un jeune homme assis près d’une barricade lors de manifestations d’ouvriers agricoles, le 14 novembre 2012 à De Doorns en Afrique du Sud.

La situation s’est embrasée mercredi, gagnant en particulier la capitale sud-africaine du fruit Ceres et le village voisin de Wolseley, où un homme de 28 ans est mort lors d’affrontements avec la police, tandis que cinq autres manifestants étaient blessés.

La police a précisé avoir fait usage de grenades assourdissantes et de balles en caoutchouc.

« La police ne nous a rien demandé, ils nous ont juste tiré dessus, et les gens sont en colère maintenant (…) il y a un mort et un type qui a pris une balle dans la jambe. La police doit s’expliquer maintenant, car on n’avait pas de problème avec elle. On était seulement en train de se rendre sur les exploitations pour faire grève pour notre argent », a témoigné Bongani Mtomzale, 20 ans, employé à la cueillette du raisin.

Wolseley offrait un visage désolé dans l’après-midi : multiples barrages de police, pick-ups calcinés, vitrines brisées, tandis qu’une usine de conditionnement se consumait aux abords du village.

Seize localités de la région ont été secouées par les troubles, selon le gouvernement. Des exploitations ont été incendiées.

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Des pneus brûlent lors d’une manifestation d’ouvriers agricoles, le 14 novembre 2012 à De Doorns en Afrique du Sud.

« Les gens ont faim »

L’Afrique du Sud traverse une crise sociale, sans précédent depuis la fin de l’apartheid en 1994, dont la mine de Marikana (nord) est devenue le symbole depuis que la police y a abattu 34 grévistes le 16 août. Des dizaines de milliers de mineurs ont cessé le travail dans tout le pays pour réclamer de meilleurs salaires.

« Marikana débarque dans les fermes !!! », a annoncé lundi le Cosatu, en appelant les travailleurs agricoles à la grève.

L’Alliance démocratique (DA), principal parti de l’opposition, a dénoncé une tentative de déstabilisation de la province du Cap occidental, la seule qu’elle contrôle. Elle a demandé l’intervention de l’armée.

S’étonnant que des manifestants aient été acheminés par cars entiers, les employeurs d’Agri-SA ont prévenu que le mouvement risquait d’avoir « un impact négatif direct sur la sécurité alimentaire, l’emploi et le commerce extérieur », la branche, qui emploie quelque 700.000 personnes, étant très exportatrice.

Le gouvernement avait tardé à réagir au conflit minier, mais il semble adopter une tactique différente à l’égard des travailleurs agricoles.

Le Cosatu a en conséquence annoncé la suspension de la grève, prévenant toutefois que « si le nouveau (salaire) minimum n’est pas acceptable, les travailleurs reprendront leur grève le 4 décembre ».

« Le problème c’est que les fermiers ne veulent pas payer un salaire qui permette de vivre », a expliqué Thobinkosi Nyembe, 51 ans, père de six enfants et employé dans une vigne depuis 1976.

« Les gens ont faim », a-t-il insisté, estimant que « le mouvement ne s’arrêtera jamais si ce qu’ils donnent n’est pas 150 (rands) par jour ».

Presse esclavagiste (Justine Gerardy, Agence Faut Payer, 14 novembre 2012)


Les inquiétudes des travailleurs agricoles tournent à la violence

La police Sud Africaine affirme qu’une personne est décédée et 5 autres ont été blessé alors que les manifestions des travailleurs agricoles demandant une hausse de salaire se transforment en violence sporadique.

« Nous pouvons confirmer la mort d’un homme de 28 ans à Woseley et cinq autres personnes blessées » selon les déclarations mercredi d’un agent de la police locale Lybey Swartz

Les circonstances de cette mort sont toujours en cours d’investigation, dit elle.

Ce décès est suite à la propagation de la violence qui sévit dans le cœur des terres agricoles dans la région du « Western Cape » suscitant des appels à déployer l’armée.

À divers endroits, la police a utilisé des balles en caoutchouc et des grenades assourdissantes pour disperser les manifestants.

Des magasins ont été saccagés, des champs ont été brûlés, des véhicules ont été incendiés, des pierres ont été lancées et la route principale entre Johannesburg et Cape Town a été bloquée.

Plusieurs milliers d’ouvriers agricoles sont en grève depuis plus d’une semaine, réclament une hausse de leurs salaires pour qu’ils soient doublés à 150 rands (13,10 €) par jour.

À Ceres, la principale ville de la région fruitière du pays, la police a signalé que les événements avaient dégénéré nettement depuis quelques jours.

« Il y a de la violence, les gens sont en grève, les émeutes deviennent de plus en plus grandes » déclare l’officier Nicollene Dyantjie.

La Première ministre et leader de l’opposition régionale, Helen Zille a appelé le gouvernement de l’ANC à déployer les forces armées sud africaines et a exigé du président Jacob Zuma d’intervenir.

Plus de cinquante personnes ont été tuées dans les conflits de travail en Afrique du Sud, ces derniers mois, et notamment dans le secteur minier particulièrement touché.

Le tournant de ces grèves mortelles dans le secteur de l’agriculture inquiètent les décideurs et les entreprises.

Critiqué pour sa mauvaise gestion des crises précédentes, ce mercredi le gouvernement d’Afrique du Sud a tenté de calmer la situation, en soutenant les revendications salariales des ouvriers agricoles en grève.

Décrivant les salaires actuels comme « pas assez » le ministère de l’agriculture a réuni un haut responsable du gouvernement pour discuter de l’augmentation du salaire minimum dans ce secteur.

« Ils n’ont pas de conditions de vie décentes, ils n’ont pas d’eau potable à boire, c’est un problème très basique » dit Palesa Mokomela, porte-parole du ministère de l’agriculture.

Traduit de la presse esclavagiste (SkyNews.com.au, 15 novembre 2012) par nos soins


Farmworker unrest turns violent

South African police say one person is dead and five others have been hurt as protests by farm workers demanding higher pay descend into sporadic violence.

‘We can confirm the death of a 28-year-old man in Wolseley and five others wounded,’ Constable Lybey Swartz of local police said on Wednesday.

The circumstances of the death are still being investigated, she said.

The fatality came as violence flared across South Africa’s agricultural heartland in the Western Cape, sparking calls for the military to be deployed.

At various locations police used rubber bullets and stun grenades to disperse protesters.

Shops were ransacked, fields were burned, vehicles were set alight, rocks were hurled and the main road between Johannesburg and Cape Town was blocked.

Several thousand farm workers have been on strike for more than a week, calling for their salary to be doubled to 150 rand ($A10.60) a day.

At Ceres, the main town in the country’s picturesque fruit-growing region, police reported events had escalated markedly from previous days.

‘There is violence, the people are striking, the riots are becoming bigger and bigger,’ said officer Nicollene Dyantjie.

Regional premier and opposition leader Helen Zille called for the ANC government to deploy the South African National Defence Force and demanded President Jacob Zuma intervene.

More than fifty people have been killed in labour unrest in South Africa in recent months, with the mining sector particularly affected.

The prospect of those deadly strikes taking hold in the agriculture sector has policymakers and businesses worried.

Chastened by allegations of mismanagement of previous crises, South Africa’s government on Wednesday attempted to cool the situation, backing striking farmworkers’ pay demands.

Describing current salaries as ‘not enough’ the agriculture ministry gathered a top government official to discuss raising the minimum wage for the sector.

‘They don’t have decent living conditions, they don’t have decent water to drink, it’s a very basic problem,’ said Palesa Mokomela, spokeswoman for the ministry of agriculture.

Presse esclavagiste (SkyNews.com.au, 15 novembre 2012)


Grèves ouvrières en Afrique du Sud, les troubles s’étendent aux exploitations agricoles

Au bout d’une route à deux voies, là où les tours de terrils et les maisons de mineurs poussent les unes contre les autres, l’agitation ouvrière s’embrase.

Les sociétés minières à l’extérieur de Rustenburg, une ville située à environ 100 km au Nord-Ouest de Johannesburg, a vu  ses travailleurs quitter leurs postes et continuer à réclamer une augmentation de leurs salaires, même après les violences qui ont eu lieu suite à six semaines de grèves et de répressions policières qui ont tué, notamment dans une mine, 46 personnes. La grève s’est répandue récemment dans le secteur agricole, un des principaux moteurs économiques du pays, par les travailleurs journaliers qui ont brûlé des fermes et se sont affrontés avec la police ce mercredi. Une personne est décédée et cinq autres ont été blessées.

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Les fermiers ont regardé environ 18,000 de leurs containers de fruits vides prendre feu, incendiés par des travailleurs agricoles à Wolseley en Afrique du Sud, le mercredi 14 Novembre 2012. De violentes manifestations ont éclaté en Afrique du Sud après des semaines d’agitations dans le secteur de l’industrie minière du pays. Des images de télévision ont montré des manifestants renverser un camion de la police et allumer des feux dans les rues ce mercredi dans une ville sud africaine de la région du Western Cape. Les travailleurs protestent contre leurs salaires, réclamant un salaire minimum de 13€ par jour. Actuellement, les travailleurs gagnent environ la moitié de ce montant par jour.

Les troubles ont secoué l’Afrique du sud, une nation désormais libérée des lois de l’apartheid, mais pas de son héritage lié aux disparités économiques entre populations blanches et noires. Et même si l’emprise des grèves semblent s’être relâchée, les dommages causés à l’économie anémique de l’Afrique du Sud pourrait encore durer bien plus longtemps.

« Même si je pouvais vous emmener chez moi, mon frigo est vide » a déclaré Gaddafi Mdoda, un organisateur du travail, à l’extérieur d’un puits minier détenu par l’entreprise Anglo Américaine Platinium LTD. «  C’est très difficile de survivre ».

Les troubles ont commencé en août à la mine de platine Lonmin PLC Marikana, à quelques kilomètres seulement du siège de l’entreprise. La violence entre les mineurs et les gardes a déjà tué 12 personnes, tandis que la police, plus tard, a ouvert le feu et tué 34 autres protestataires. L’enquête sur ces évènements se poursuit.

L’état a pris du recul suite à cette tuerie, tandis que Lonmin a finalement donné aux travailleurs une augmentation de 22 pourcent sur leurs salaires. Mais en plus de ceux déjà mobilisés, cette tuerie à choqué et mobilisé d’autres ouvriers miniers qui ont quitté ainsi leur travail.

Le secteur minier est le moteur de l’Afrique du Sud, qui reste l’un des principaux producteurs mondiaux de platine, d’or et de chrome. Depuis que les grèves ont commencé, le prix du platine dans le monde a augmenté d’environ 150€ l’once à près de 1250€ selon la bourse de ce mercredi. En septembre, le président Jacob Zuma affirmait que les grèves avait déjà couté à la nation près de 4,5 milliards de Rand (soit près de 440 millions d’euros).

Pourtant les mineurs doivent depuis longtemps faire face à des salaires très bas, aux mauvaises conditions de vie dans les bidonvilles souvent en proie à l’alcoolisme, la prostitution et la toxicomanie.

Mais c’est également la même chose pour le salaire des ouvriers journaliers qui travaillent dans le secteur de l’agriculture en Afrique du Sud, cette autre partie importante de l’économie du pays. Le salaire minimum pour un ouvrier agricole est tout juste de 70 rands (6€) et le salaire supérieur  normal est à peine au dessus de cela. Au cours des derniers jours, les travailleurs réclament une augmentation du salaire minimum à 150 rands (13€) par jour.

Mercredi, les protestations ont pris un tournant violent lorsque des travailleurs ont mis le feu à certaines fermes, ont retourné un camion de police et se sont affrontés aux agents anti émeutes dans la région du Western Cape. La police a tiré des grenades lacrymogènes pour disperser les manifestants, comme le font entendre les images de la télévision locale.

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Des fermiers tentent de sauver, en aspergeant d’eau, les 18.000 containers vides de fruits en feu, incendiés par des travailleurs agricoles à Wolseley en Afrique du Sud, le 14 novembre. De violentes manifestations des travailleurs agricoles ont éclaté en Afrique du Sud après des semaines de troubles dans le secteur de l’industrie minière. Les manifestants protestent contre leurs salaires, réclamant une augmentation de leurs salaires à 13€ par jour. Actuellement, ces travailleurs gagnent environ la moitié de cette somme.

Un homme a été tué lors de cette altercation « du fait d’actes policiers » a affirmé le lieutenant colonel de police Andre Traut à la South african Press association. Au moins 5 autres personnes ont été blessés.

Traut a refusé de reparler des victimes lorsqu’il a été recontacté mercredi soir par l’« Associated Press ».

« Des policiers sont déployés dans les zones touchés pour maintenir la loi et l’ordre » a-t-il dit.

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La police sud africaine arrête des travailleurs agricoles qui ont pris part au saccage à Wolseley, Afrique du Sud, le 14 novembre.

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Les membres des services de police sud africaine courent après des individus, pendant la grève des employés agricoles, le 14 novembre, à Wolesley, dans les environs du nord de Cape Town, en Afrique du Sud. La police sud africaine a déclaré mercredi qu’une personne a été tuée, et 5 autres blessées pendant la manifestation des travailleurs agricoles pour réclamer un salaire plus élevé, qui a finalement sombré dans la violence suscitant des appels au déploiement de l’armée dans cette zone. C’est une manifestation des travailleurs agricoles qui s’est répandue dans le sang, faisait écho aux dernières manifestations minières qui ont fait plus de 50 morts. « Nous pouvons confirmer la mort d’un homme de 28 ans à Wolseley, et 5 autres blessés » Lybey Swartz de la police du Western Cape à l’AFP.

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Le reste des 18.000 containers de fruits vides après qu’ils aient été incendiés par des travailleurs agricoles à Wolseley, Afrique du Sud, 14 novembre.

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Un camion de la police sud africaine qui a été retourné par les travailleurs agricoles à Wolseley, Afrique du sud, 14 novembre.

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Des bacs à fruits brulent dans un magasin d’emballage le 14 novembre à Wolesley en Afrique du Sud. Le feu qui a brûlé près de 15.000 caisses en bois, est lié aux grèves des travailleurs agricoles.

Les représentants du gouvernement et des syndicats ont déclaré plus tard qu’une proposition a été faite aux travailleurs agricoles, mais qu’il n’était pas clair si ils l’avaient accepté ou non. La plupart de ces ouvriers travaillent dans les principaux vignobles de l’industrie du vin du pays, dont l’Afrique du sud est le 8e plus gros producteur mondial.

Les troubles ont également continué dans le secteur minier, la police affirme avoir arrêté 37 mineurs ce mardi prés de la mine Xstrata PLC après que les mineurs aient jeté des pierres sur des voitures et brûlé des pneus. Les autorités affirment également avoir trouvé ce mardi, le corps d’un mineur du Mozambique tué près de la mine de platine Anglo American.

Dans cette mine de platine, également connue sous le nom de Amplats, les mineurs ont entamé une grève depuis plus de 8 semaines. La compagnie avait licencié 12.000 travailleurs, puis les a réintégrés, bien que les mineurs n’aient pas encore repris le travail. Dans un communiqué rédigé aux investisseurs, ce premier producteur mondial de platine a déclaré que ses résultats de fin d’année « vont diminuer de plus de 20% » comparé à l’année dernière. Il tient les grèves comme responsables pour une partie de ces pertes annuelles.

L’agitation a cependant montré des signes d’affaiblissements ces derniers jours. AngloGold Ashanti Ltd. Ce troisième plus grand producteur mondial de lingots d’or, a déclaré dans un communiqué mercredi que la situation dans sa mine à Mponeng en Afrique du sud était revenue à la normale après les évènements violents qu’elle a connue.

Les travailleurs en grève dans la mine d’Amplats ont du faire face à un ultimatum fixé à mercredi pour reprendre le travail, mais les puits sont restés vides. Les travailleurs se sont rassemblés sous des parapluies tôt ce matin près de deux puits miniers pour écouter leurs dirigeants leur annoncer une nouvelle offre salariale impliquant une première prime de 4.500 Rand (400€) ainsi que, soit une allocation mensuelle de 600 rand (55€), soit une augmentation salariale de 400 rand (35€). Les travailleurs réclamaient initialement un salaire de 16.000 rand (environ 1.400€) par mois.

On ne sait toujours pas si l’offre a été acceptée, même si beaucoup ont reconnu que ces dernières semaines de grèves ont commencé à avoir des conséquences négatives.

« Nous allons examiner le pourcentage de la majorité » selon les déclarations de Mdoda, cet organisateur du travail. « Si les autres puits, peut-être quatre d’entre eux acceptent l’offre, les trois autres devront se retirer de la grève car si nous ne réussissons pas à les battre, nous devrons les rejoindre ».

Traduit de la presse esclavagiste (Jon Gambrell, Associated Press, 14 novembre 2012) par nos soins


South Africa labor strikes, unrest expand to farms

Down a two-lane road, where slag heaps tower and miners’ shack homes crowd against each other, the labor unrest now gripping South Africa first caught fire.

Mining companies here outside of Rustenburg, a city about 100 kilometers (60 miles) northwest of Johannesburg, saw workers walk off the job and continue to demand higher wages, even after violence during six weeks of strikes and a mass police shooting at one mine killed 46 people. The strikes recently spread to agriculture, South Africa’s other major economic engine, as day laborers burned farms and fought with police Wednesday in violence that left at least one person dead and five others injured.

The unrest has shaken South Africa, a nation now free from apartheid-era laws, but not of its legacy of economic disparities between whites and blacks. And though the grip of the strikes appear to have loosened, the damage done to South Africa’s anemic economy could last even longer.

« Even if I can take you to my house, my fridge is empty, » said Gaddafi Mdoda, a labor organizer outside a shuttered mine shaft owned by Anglo American Platinum Ltd. « It’s hard to survive. »

The unrest began in August at the Lonmin PLC Marikana platinum mine, only a few miles down the road from Anglo American Platinum. Violence between miners and guards killed 12 people, while police later opened fire on miners and killed 34 of them. An investigation into that shooting continues.

The nation recoiled at the killings, while Lonmin ultimately gave workers raises of up to 22 percent. Those raises, as well as shock at the killings, caused other workers at mines down this road to walk off the job.

Mining drives the economy of South Africa, which remains one of the world’s dominant producers of platinum, gold and chromium. Since the strikes began, world platinum prices have risen about $200 an ounce to almost $1,600 as of Wednesday trading. In September, President Jacob Zuma said the strikes already had cost the nation about 4.5 billion rand (nearly $563 million).

Yet black miners long have faced low salaries and poor living conditions in shantytowns often beset by alcoholism, drug abuse and prostitution.

The same goes for salaries of day laborers working in agriculture in South Africa, another major part of the nation’s economy. The minimum wage for a farm worker is just about 70 rand ($8) and the top wage typically earned is just slightly more than that. Over the last few days, workers have said they want the minimum wage to rise to 150 rand ($17) a day.

Wednesday, their protest turned violent as workers set fire to some farms, overturned a police truck and confronted officers in riot gear in the country’s Western Cape. The police fired tear gas to drive away protesters, as the sounds of gunshots could be heard in local television footage.

One man was killed in the violence « as a result of police action, » police Lt. Col. Andre Traut told the South African Press Association. At least five other people were injured.

Traut declined to discuss casualty figures when reached Wednesday night by The Associated Press.

« Police officers are deployed to affected areas to maintain law and order, » he said.

Government and union officials later said that a deal had been put before farm laborers, but it was unclear if they accepted. Most of the laborers work in vineyards supporting South Africa’s wine industry, the world’s eighth largest overall producer.

Unrest also has continued at the mines. Police said they arrested 37 mineworkers Tuesday near an Xstrata PLC mine after miners threw stones at cars and burned tires. Authorities also said they found the body Tuesday of a miner from Mozambique killed near the Anglo American Platinum mines.

At Anglo American Platinum, also known as Amplats, workers began their strike more than eight weeks ago. The company fired 12,000 workers and then reinstated them, though the miners still have not returned to work. In a statement Wednesday to investors, the world’s largest platinum producer said its year-end earnings « will decrease by more than 20 percent » compared to last year. It blamed the strikes in part for the losses.

The unrest has, however, showed signs of easing in recent days. AngloGold Ashanti Ltd., the world’s third largest gold bullion producer, said in a statement Wednesday that its Mponeng mine in South Africa had returned to normal operations after earlier violence there.

Striking workers at Amplats faced a deadline Wednesday to return to work, but shafts remained empty. Workers gathered under umbrellas early that morning near two mine shafts to listen to their leaders describe a wage offer involving a one-time 4,500 rand ($500) payment, as well as either a monthly pretax allowance of 600 rand ($70) or a pretax salary increase of 400 rand ($45). Workers had asked for 16,000 rand (about $1,800) in monthly pay.

It remained unclear if the deal would be accepted, though many acknowledged that the weeks of striking had begun to take a toll.

« We’ll look for the percentage of the majority, » Mdoda, the labor organizer, said. « If the other shafts, maybe the four of them they are saying we are taking the offer, the three must withdraw and join the others just because if you can’t beat them you must join them. »

Presse esclavagiste (Jon Gambrell, Associated Press, 14 novembre 2012)

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[Révolution mondiale] Jordanie : une centaine d’émeutes depuis deux jours à travers le pays

Les manifestations se radicalisent en Jordanie : « la liberté est accordée par Allah, à bas le roi Abdallah ! »

Plusieurs villes de Jordanie ont été secouées par des manifestations mardi et mercredi à la suite de l’annonce de l’augmentation des prix du carburant et du gaz.

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Photo d’une manifestation à Amman. Sur la pacarte on peut lire : « À bas le régime ». Publiée mercredi sur une page Facebook d’activistes jordaniens.

Des centaines de personnes ont manifesté, parfois violemment, incendiant des bâtiments du gouvernement et saccageant des magasins dans les villes de Maan, Tafila et Karak.

Un manifestant a par ailleurs été tué et plusieurs autres blessés lors d’une attaque sur un poste de police à Irbid, la deuxième ville la plus peuplée du pays, selon des témoins cités par l’AFP.

Le prix de l’essence passe de 0,71 dinar à 0,80 dinar (0,88 euro) et celui de la bonbonne de gaz domestique de 6,5 dinars à 10 dinars (11 euros), soit une augmentation de 53 %.

« Les manifestants ont scandé pour la première fois des slogans hostiles au roi »

La situation était globalement calme ce matin [jeudi] à Amman. Il y a juste eu quelques dizaines de personnes devant le commissariat central pour réclamer la libération des manifestants arrêtés ces deux derniers jours (80 selon les médias).

Hier soir, les manifestants ont essayé de se rassembler sur la place de Gamal Abdel Nasser, près du ministère de l’Intérieur. Ils ont pu pénétrer dans la place, mais ont été rapidement dispersés par les forces de l’ordre à coups de gaz lacrymogènes et de canons à eau. Ils ont ainsi été contraints de marcher dans les rues adjacentes, tandis qu’à d’autres endroits des jeunes ont incendié des magasins et des banques.

Les autorités veulent à tout prix empêcher un campement dans cette place parce qu’elle est symbolique de la répression [le démantèlement violent d’un campement d’opposants dans cette place a fait une trentaine de blessés et un mort le 25 mars 2011].

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Des manifestants ont brûlé un portrait du roi à Dibane, ville de la province de Madba, dans le centre du pays. Postée sur Facebook mardi 13 novembre.

Les manifestants étaient au nombre de 3000 environ, ce qui est loin d’être négligeable si l’on considère le fait que les Frères musulmans, qui constituent la première force d’opposition et qui ont une capacité de mobilisation très importante ont, pour l’instant, préféré ne pas participer. Si le mouvement ne s’essouffle pas d’ici à quelques jours, je pense qu’ils finiront par le rallier et le gouvernement devra faire face à la plus grande vague de contestation depuis la révolte d’avril 1989.

Lors des manifestations qui ont éclaté dans la foulée du ‘printemps arabe’ en 2011, les protestataires avaient pour habitude de scander des slogans appelant à des réformes du régime et à poursuivre les corrompus en justice, sans jamais s’en prendre au roi. Les rares qui le faisaient étaient arrêtés par les autorités et n’étaient pas suivi par les protestataires. Mais aujourd’hui, la donne a changé. Avant-hier [mardi], les manifestants ont brisé le tabou du caractère sacré du roi en scandant massivement : « la liberté est accordée par Allah, à bas Abdallah ! »

En annonçant une hausse du prix de la bombonne de gaz à l’approche de l’hiver, le gouvernement a fait preuve d’un manque de discernement qui me trouble. On dirait qu’il est en train de réunir toutes les conditions pour renforcer l’opposition et mobiliser la population contre lui. Des pères et des mères de famille, qui ne sont pas du tout politisés, sont sortis dans les rues pour la première fois pour exprimer leur colère contre le pouvoir. C’est la deuxième fois en seulement six mois que le prix du gaz et de l’essence est augmenté. Les gens en ont assez.

Personnellement, je dois emprunter de l’argent le 20 de chaque mois pour pouvoir payer mes factures. Mais je considère que j’ai de la chance car je suis célibataire et touche un salaire supérieur à la moyenne pour mon emploi de bibliothécaire, 600 dinars [environ 660 euros]. La plupart des Jordaniens sont moins bien lotis que mois. En effet, un salarié moyen ne touche pas plus de 500 dinars [550 euros] par mois, et il doit s’occuper d’une famille composée de plusieurs personnes.

Kamal Khoury [bibliothécaire à Amman] – observers.france24.com, 15 novembre 2012


Les autorités jordaniennes préviennent qu’elles ne toléreront pas les casseurs

Les autorités jordaniennes ont averti jeudi qu’elles réprimeraient avec une main de fer les instigateurs des violences lors des manifestations, tandis que l’opposition, dominée par les islamistes [sic], a promis de poursuivre le mouvement de protestation.

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Les manifestations, qui ont commencé mardi à travers la Jordanie en réponse à la hausse des prix de l’essence et du gaz annoncée par le gouvernement, sont les plus importantes dans le royaume depuis le début du Printemps arabe dans la région, il y a deux ans.

Des hommes armés ont tiré avantage du chaos dans les rues pour ouvrir le feu sur deux postes de police mercredi, blessant 17 personnes, dont 13 policiers [sic], selon les autorités. L’un des assaillants a été tué dans la fusillade qui a suivi.

« Nous réprimerons avec une main de fer ceux qui violent la loi en provoquant des troubles », a déclaré le général Hussein Majali, chef de la police nationale, en ajoutant que les autorités n’auraient aucune tolérance pour de tels actes.

Depuis mardi, 157 manifestants, dont deux réfugiés syriens, ont été arrêtés pour des violences dans les rues, a indiqué le général Majali. Les Syriens ont avoué avoir été payés par un parti politique jordanien non identifié afin de participer à la manifestation [sic], a ajouté le chef de la police.

D’autres « hors-la-loi » ayant des dossiers criminels [sic] ont tiré avantage de la situation pour cambrioler des banques et des résidences, et pour voler des voitures, a indiqué le général Majali. Des attaques ont aussi été signalées contre des postes de police, des transformateurs électriques et un autocar de tourisme. Des hommes armés ont lancé une grenade sur un bureau gouvernemental mercredi, a-t-il dit.

Un manifestant jordanien a été tué et 71 autres personnes, dont 54 policiers, ont été blessées dans la centaine d’émeutes qui ont éclaté depuis deux jours à travers le pays, selon le chef de la police.

Les manifestations se sont étendues aux 13 camps de réfugiés palestiniens de Jordanie. À Baqaa, près d’Amman, quelque 400 jeunes Palestiniens ont lancé des pierres aux policiers et ont brûlé des pneus pour bloquer les rues, selon des résidants et la police. Les policiers ont répliqué en lançant des gaz lacrymogènes.

La Jordanie abrite deux millions de réfugiés palestiniens et leurs descendants déplacés par la guerre israélo-arabe de 1967.

Jamil Abu-Bakr, un leader des Frères musulmans jordaniens, a déclaré que son groupe continuerait d’organiser des manifestations jusqu’à ce que la décision du gouvernement soit renversée. Il a indiqué que la prochaine manifestation était prévue vendredi à Amman, et qu’une grève générale était prévue dimanche.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (Associated Press, 15 novembre 2012)


Jordanie : manifestations à la suite de la flambée des prix de l’énergie

Des grèves, manifestations et émeutes avaient lieu mercredi en Jordanie, après une nuit marquée par des protestations ayant dégénéré en violences à la suite d’une augmentation des prix du carburant et du gaz.

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La police jordanienne tente en vain de disperser les manifestants à Amman, le 13 novembre 2012.

Le gouvernement a annoncé mardi soir une hausse des prix de l’essence — de 0,71 dinars à 0,80 dinars (0,88 euros) — et de la bonbonne de gaz domestique — de 6,5 dinars à 10 dinars (11 euros), soit + 53%.

Cette soudaine augmentation, suivie de celle de 11% des prix des transports publics, a suscité la condamnation des Frères musulmans, principale force de l’opposition, qui a mis en garde contre un mouvement de « désobéissance civile » à quelques semaines des élections législatives de janvier qu’ils entendent boycotter.

Un responsable de la sécurité a fait état d' »émeutes violentes » mercredi dans les villes de Karak, Tafileh et Maan, dans le sud du pays.

« Des émeutiers ont attaqué un commissariat à Theiban, alors que d’autres ont bloqué une route principale dans le désert », a-t-il ajouté, précisant que les forces anti-émeutes avaient dispersé les manifestations.

L’assistant du chef de la police Hamdan Sarhan a affirmé à la télévision publique que six personnes, dont deux Syriens, avaient été arrêtés pour avoir « tenté d’inciter à des émeutes à Tafileh ».

http://juralib.noblogs.org/files/2012/11/101.jpegÀ Amman, des protestataires bloquaient la principale rue du centre-ville.

Les islamistes et d’autres groupes ont essayé de manifester près du ministère de l’Intérieur, sur la place Gamal Abdel Nasser, où 24 personnes avaient été arrêtées mardi soir après une manifestation ayant réuni plus de 2.000 personnes. Mais la police anti-émeutes a bouclé le secteur, provoquant des embouteillages et empêchant les protestataires d’approcher.

« Nous sommes en état d’alerte et cette place sera bouclée au moins jusqu’à (jeudi) matin », a déclaré un policier à l’AFP.

Un habitant du quartier populaire de Jabal Hussein a affirmé à l’AFP que « tous les magasins sont fermés, c’est devenu une ville fantôme ».

L’ambassade des États-Unis a demandé à ses ressortissants d’éviter les zones où se tenaient des manifestations.

Dans la foulée du Printemps arabe, la Jordanie a été touchée depuis janvier 2011 par des manifestations, petites mais régulières, appelant à des réformes, mais celles de mardi et mercredi sont les plus violentes.

Grève dans les écoles

Environ la moitié des 120.000 professeurs des écoles publiques ont fait parallèlement grève mercredi, selon le syndicat d’enseignants. Des avocats ont aussi cessé le travail à Amman.

http://juralib.noblogs.org/files/2012/11/111.jpegÀ l’issue d’une rencontre avec le ministre de l’Intérieur, le dirigeant du Front d’action islamique Hamzeh Mansour a affirmé à l’AFP que « les manifestations ne s’arrêteront pas à moins que le gouvernement ne revienne sur cette décision provocante. Nous avons envoyé une lettre au roi Abdallah II l’appelant à l’annuler et à former un gouvernement de salut national ».

Dans la nuit, des manifestations avaient fait 14 blessés, dont 10 policiers, après que des protestataires eurent attaqué un commissariat à Irbid (nord) et des bâtiments gouvernementaux à Salt, à l’ouest d’Amman.

La police a fait usage de gaz lacrymogène et de canons à eau pour disperser un rassemblement devant la maison du Premier ministre Abdallah Nsour à Salt, sa ville natale, ainsi que dans d’autres villes du pays.

M. Nsour a annoncé mardi un déficit budgétaire 2012 de 3,8 milliards d’euros et parlé d’une situation économique « très précaire ». « La décision de réexaminer les subventions sur le carburant aurait dû être prise il y a deux ans », a-t-il ajouté.

Le numéro deux des Frères musulmans, Zaki Bani Rsheid a parlé d’un « coup sévère pour les élections » de janvier, qu’ils avaient déjà décidées de boycotter en raison du système électoral qui privilégie, selon eux, les régions rurales, considérées comme loyales au gouvernement.

Pour Oraib al-Rintawi, directeur du Centre Al-Qods pour les études politiques, « la hausse des prix va largement éclipser les élections, si elles ont lieu dans les temps ».

Publié par des larbins de la maison Poulaga (Moussa Hattar, Agence Faut Payer, 15 novembre 2012)

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[Afrique du Sud] Grève des ouvriers agricoles : « La plus violente révolte ouvrière jamais vue au Cap Occidental »

Afrique du Sud : Nouvelles violences d’ouvriers agricoles, 42 arrestations

L’arrière-pays du Cap (sud) était toujours la proie vendredi de violentes manifestations d’ouvriers agricoles en grève pour leurs salaires, accompagnées de pillages et barricades, a indiqué la police qui a procédé à 42 arrestations depuis le début des troubles.

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Ces violences, qui ont fait un mort mercredi dans des heurts avec la police et inquiètent les exploitants agricoles, soucieux de leur image à l’exportation, se poursuivaient dans les localités fruitières de Swellendam, Ceres, Wolseley et De Doorns.

À Swellendam, la police est intervenue vendredi matin « pour répondre aux actes de violence des manifestants qui ont pillé des magasins et perturbé l’ordre public », a indiqué le lieutenant colonel Andre Traut de la police régionale.

Au total, 42 personnes ont été arrêtées pour des faits de violence depuis le début de la grève, et trois véhicules de police ont été incendiés.

« La situation demeure tendue dans plusieurs localités, les manifestants utilisent des pneus enflammés pour bloquer les routes et se regroupent », a-t-il ajouté.

Plusieurs milliers de travailleurs agricoles réclament depuis près de deux semaines un doublement de leur rémunération à 150 rands (13,50 euros) par jour.

La plupart, métis ou noirs, gagnent entre 69 et 75 rands par jour, des salaires parmi les plus bas du pays associés à des conditions de travail et de logement souvent abusives.

Mercredi, le gouvernement a annoncé qu’il allait abroger le salaire minimum actuel et renégocier un nouveau niveau de rémunération dans les quinze jours, lançant un appel au calme, visiblement sans effet.

L’Afrique du Sud traverse une crise sociale, sans précédent depuis la fin du régime raciste de l’apartheid en 1994, dont la mine de platine de Marikana (nord) est devenue le symbole depuis que la police y a abattu 34 grévistes le 16 août.

Presse esclavagiste (Agence Faut Payer / Afriquinfos.com, 16 novembre 2012)


South Africa farmworkers defy calls to end strike

Striking South African farmworkers defied a government call to return to work Thursday and demanded action against police officers involved in the death of one of their colleagues during clashes.

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Striking farmworkers march in Wolseley, a rural town north of Cape Town, on Thursday.

Police described the situation as « volatile, » with unrest reported in multiple towns and villages across the agricultural belt, not far from Cape Town.

At Wolseley, where one person was killed in clashes on Wednesday, workers rubbished government declarations that their strike was over, as they marched vowing not to go back to work until wage demands are met.

The government and union grouping COSATU earlier claimed workers had agreed to freeze the strike for two weeks while the sector’s 70 rand ($8) minimum wage is reviewed.

But protesters insisted they will not return to the fruit-growing region’s farms until they are granted a daily wage of at least 150 rand ($17).

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« It’s not over for us. We are continuing no matter what. We are going forward no matter what, » said 19-year-old seasonal fruit farm worker Mandla Betshe.

« It’s just a wish for them (for it) to be over. »

Pieter Opperman, 38, who earns 80 rand a day was also adamant. « The strike is not finished, » he said.

« If we get that settlement of 150 rand, I will go back to work with all my heart. Because then I know I can put food on the table for my family and I can sort myself out. »

Amid the protests a worker delegation handed a list of demands to police that included a call for the suspension of the local police captain, after a 28-year-old man was killed in clashes.

« The most important thing is… who gave the order to shoot. Obviously someone has to take a responsibility, » said Lamie Mqungquthu, part of the worker delegation.

« Our aim today is to make peace with the police, they must leave the people because all of us have a right » to protest, he said.

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A public order policeman confronts some of the protesters in Wolseley near Ceres, Western Cape, after protests turned violent and claimed the life of a resident Wednesday November 14.

Aside from demonstrations in Wolseley, police reported disturbances in the towns of De Doorns, Ceres and Swellendam.

« Police officers are deployed at all affected areas to maintain law and order, and to protect the public, » said Lieutenant Colonel Andre Traut of the Western Cape police.

Meanwhile commercial farming body Agri Wes-Cape was still tallying the impact of the strikes, which are just the latest in a wave of labour unrest that has also rocked the mining and transport sectors.

« This is the worst extreme level of worker unrest that the Western Cape has experienced, » spokeswoman Porchia Adams said.

« The mines can speak for themselves and all the other commodities but, agriculture, this is the worst one we’ve experienced, » said Adams.

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Protesting farm workers march through the De Doorns town centre on 6 November 2012.

COSATU said farmworkers were merely protesting against « farmers intent on maintaining the old apartheid generational advantages. »

COSATU, which rose to prominence fighting white rule, has seen it credibility dramatically eroded during the recent bout of labour unrest, with workers repeatedly ignored leaders and accused them of being in league with big-business.

Presse esclavagiste (Justine Gerardy, Agence Faut Payer, 15 novembre 2012)


Farmworkers gather in Wolseley

About 400 farmworkers marched to the Wolseley municipal offices on Thursday morning to meet community leaders and police following unrest over wages.

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This police van was upended by protesters in Wolseley on Wednesday.

A resident in the area, who did not want to be named for fear of victimisation, said he watched the protesters walk over the bridge from Pine Valley around 10.30am and gather at the building.

He said police were watching the group and that no shots had been fired or stones thrown.

Protests over wages and living conditions started in De Doorns last week and had spread to 15 other towns in the Western Cape by Wednesday.

The main road in Wolseley, Voortrekker Street, was the scene of violent protests on Wednesday. A stand-off between police and protesters resulted in the death of 28-year-old tractor driver Michael Daniels.

The Cape Times reported that Daniels had been walking past protesters to get to the shops. Farmworker Deon Conradie told the newspaper a senior police officer gave the order for officers to open fire.

“She said ‘skiet die goed vrek’ (shoot the things dead). We got frustrated with police and some protesters threw stones and swore at them,” Conradie said. He said the crowd ran when shots were fired.

The Wolseley resident who spoke to Sapa said police had warned protesters about firing live ammunition. Initially protesters attempted to negotiate with police officers.

A second group of protesters came from another direction and started throwing stones at the police, who respondeed by firing rubber bullets.

“They turned a police vehicle on its side. A farmer came down over the bridge with his pick-up truck. The same guys started throwing stones at the bakkie,” the resident said.

“The 82-year-old man, Tienie Crous, was hit in the head and arms. He’s in Ceres hospital in a stable condition and they are checking for a head injury and a broken or cracked jaw.”

A local resident helped the elderly man from his car and got him away from the crowds.

“After a while, a policeman told a resident to tell the protesters that they must please just move back and stop throwing stones because they don’t have rubber bullets.”

The group retaliated by throwing stones. Police fired a few shots to protect themselves, he said.

The latest march on Thursday followed a call by the government and the Congress of SA Trade Unions (Cosatu) on Wednesday to suspend the strike for two weeks pending a review of a bargaining council agreement.

Provincial police confirmed there was still unrest in De Doorns, Ceres and Swellendam on Thursday morning.

Cosatu organiser in the province Mike Louw said it would take some time to tell all farmworkers to suspend the strike.

He said resources were stretched, but the union federation was confident it could enforce the suspension, despite some workers’ organisations rejecting it.

Presse esclavagiste (Jenna Etheridge, Sapa / iol.co.za, 15 novembre 2012)

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[14-N] Italie : L’austérité dans ta face

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Milan

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Rome

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[« Affaire de Tarnac »] « Une manipulation politique orchestrée au plus haut niveau pour organiser de façon théâtrale la fiction de la culpabilité de nos clients »

Tarnac : les avocats ont « la preuve que la version policière est imaginaire »

Les avocats des mis en examen dans l’affaire de Tarnac estiment avoir « la preuve que la version policière est imaginaire ». Il n’y a « aucun doute que les policiers ont commis un faux en écriture publique », ont-ils déclaré mercredi lors d’une conférence de presse à l’Assemblée nationale.

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Selon les avocats qui attendent un non-lieu dans cette affaire, les policiers ne pouvaient pas surveiller Julien Coupat et Yldune Lévy lors de la détérioration de la ligne TGV-Est à Dhuizy (Seine-et-Marne) dans la nuit du 7 au 8 novembre 2008 puisqu’il n’y a « aucun trafic téléphonique » de l’un des deux policiers auteurs du PV entre 4h et 4h20 à cet endroit-là.

« On a un élément objectif, (il) n’était pas là », a accusé Me Jérémy Assous pour qui « l’analyse des pièces disculpent l’ensemble des mis en examen ».

La chambre de l’instruction de la cour d’appel de Versailles (Yvelines) a ordonné le 26 octobre l’audition des 18 autres policiers qui ont participé à cette surveillance, 14 agents de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) et quatre de la Sous-direction antiterroriste (SDAT).

« Il y a une volonté de ne pas les faire témoigner », a considéré Me Assous qui a ironisé sur une possible « épidémie de grippe à Levallois », le siège de la DCRI, dans les Hauts-de-Seine.

Le député Noël Mamère, également présent à cette conférence de presse, a estimé qu’on était « en train d’assister à un véritable fiasco judiciaire qui se double d’interrogations sur les méthodes de la police et sur le contrôle de ses services, ce qui pose un problème réellement politique ».

« J’ai le sentiment qu’on assiste à la même chose que les Irlandais de Vincennes », a-t-il dit. Après l’attentat de la rue des Rosiers à Paris en 1982, des gendarmes avaient apporté des explosifs dans un appartement de membres présumés de l’IRA pour prouver leur culpabilité.

Noël Mamère a également plaidé pour une « commission d’enquête parlementaire pour savoir qui est Mark Kennedy ». Cet espion anglais infiltré dans le groupe de Tarnac aurait guidé l’enquête de la DCRI. Selon un autre avocat des mis en examen, Me William Bourdon, « il y a judiciarisation d’informations qui se sont révélés inexactes parce que Mark Kennedy (…) a un tropisme naturel (…) pour divulguer des informations qui sont fausses et qui atterrissent dans des oreilles qui sont complaisantes et qui sont enthousiastes de venir les livrer clef en main auprès des autorités françaises ».

« Cette procédure est une caricature de ce qu’on peut faire de pire en terme de blanchiment judiciaire, d’informations obtenues de manière déloyale et illicite », a ajouté l’avocat pour qui il y a eu une « manipulation politique orchestrée au plus haut niveau pour organiser de façon théâtrale la fiction de la culpabilité de nos clients ».

Une information judiciaire a été ouverte par le parquet de Paris en novembre 2008 et un juge d’instruction du pôle antiterroriste, Thierry Fragnoli, a été chargé de cette enquête. Dix personnes au total ont été mises en examen dans ce dossier, notamment pour « association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste ».

Les avocats des mis en examen ont également affirmé qu’un relevé de compte bancaire démontre que la carte bancaire d’Yldune Lévy a été utilisée à Paris cette même nuit, à l’heure où les policiers assuraient la surveiller à Trilport, près de Meaux.

Une information judiciaire a été ouverte par le parquet de Nanterre (Hauts-de-Seine) en novembre 2011 pour « faux et usage de faux en écriture publique » à la suite d’une plainte accusant ces enquêteurs d’avoir rédigé le PV mensonger.

Une troisième instruction a été ouverte en janvier 2012 à Brive-la-Gaillarde (Corrèze) après une plainte pour atteinte à la vie privée et au secret des correspondances, déposée après la découverte d’écoutes téléphoniques dans l’épicerie de la commune de Tarnac, où résidaient plusieurs suspects.

Me William Bourdon, l’un des avocats des mis en examen, a affirmé vouloir savoir « si cette écoute était administrative et demandée par Mme (Michèle) Alliot-Marie ». Dans ce cas, il « faudra qu’elle s’explique sur la motivation de cette écoute », a-t-il dit.

Enfin, Me Jérémy Assous a annoncé qu’il allait déposer une plainte avec constitution de parties civiles pour subornation de témoin à Clermont-Ferrand. « Les policiers ont trafiqué des témoignages », notamment celui d’un témoin sous X qui a « dit des tas d’horreur sur Julien Coupat », selon lui. Le témoin en question, vivant près de Clermont-Ferrand n’a jamais redit ce qu’il avait assuré anonymement.

Leur presse (Sipa, 14 novembre 2012)

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[PCC dégage !] Nouvelle immolation dans le district de Tongren (Qinghai)

Un Tibétain de 14 ans s’immole après l’investiture de Xi Jingping, le 73e en un an

Un adolescent tibétain âgé de 14 ans s’est immolé par le feu jeudi dans une région tibétaine annexée par la Chine, quelques minutes après l’annonce de la nomination de Xi Jinping comme numéro un du régime communiste chinois, a annoncé l’agence Chine nouvelle, citant des responsables locaux. L’appel à la délation des autorités ne porte manifestement pas ses fruits.

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Le 17 juillet 2012, le jeune Lobsang Lozin, 18 ans, du monastère de Kirti, s’immolait par le feu.

Le jeune Karpongya s’est transformé en torche humaine à environ 12H10 à Gartse, dans le district de Tongren de la province du Qinghai, selon l’agence officielle chinoise.

Cette immolation fait suite à celle de deux autres Tibétains dans le même district lundi.

Mercredi, des milliers de Tibétains se sont rassemblées à Tongren pour prier pour les deux hommes, a rapporté l’ONG International Campaign for Tibet.

Les immolations de Tibétains se sont multipliées ces dernières semaines à l’approche du congrès du Parti communiste, à l’issue duquel la Chine s’est dotée jeudi de nouveaux dirigeants.

Le premier d’entre eux, Xi Jinping, a prononcé sa première allocution télévisée quelques minutes avant l’immolation du jeune Karpongya.

Un phénomène que rien n’enraye, déjà 54 décès

Avant ces trois immolations survenues dans cette région depuis le début de la semaine, 69 personnes se sont immolées par le feu ou ont tenté de le faire depuis le début de mars 2011 dans les zones tibétaines devenues chinoises, selon le gouvernement tibétain en exil en Inde.

Cette source précise que 54 personnes sont mortes après s’être transformées en torches humaines.

Pour lutter contre le phénomène, les autorités chinoises offrent à présent une récompense de 8000 dollars à toute personne qui dénoncerait un « candidat à l’immolation ». Des affiches sont apparues par exemple dans le district de Kanlho. La récompense offerte est considérable, mais elle n’a pas enrayé le mouvement de protestation. C’est le jeune âge des candidats au supplice qui frappe les esprits, et qui inquiète les autorités incapables de maîtriser le phénomène.

S’attaquer aux causes du phénomène, non au phénomène lui-même

Le gouvernement tibétain en exil se garde de transformer les jeunes suppliciés en héros de la cause tibétaine, appelant même à l’arrêt des immolations. Mais le dalaï lama, le leader spirituel réfugié en Inde, critique les autorités chinoises qui préfèrent tenter de combattre le phénomène plutôt que de s’attaquer à ses causes. (…)

Leur presse (RTBF avec Belga, 15 novembre 2012)


Tibet : face aux suicides, la Chine envoie la police antiémeute

En 48 heures, six Tibétains se sont immolés par le feu ou ont tenté de le faire alors que s’est ouvert à Pékin le 18e congrès du Parti communiste.

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Le 23 octobre 2012, Dorje Rinchen s’est immolé par le feu à Xiahe dans la province de Gansu.

Les autorités chinoises ont resserré encore leur étau sur les régions tibétaines, face à une vague de suicides de Tibétains qui vient mettre à mal le thème de la « société harmonieuse » mise en avant au congrès du Parti communiste, ont rapporté vendredi des habitants et des ONG.

À bord de véhicules antiémeute, le policiers ont notamment renforcé leurs patrouilles dans la ville de Tongren, dans la province du Qinghai (nord-ouest de la Chine), après que des milliers de protestataires s’y sont rassemblés jeudi, a indiqué l’organisation de défense des Tibétains Free Tibet. En 48 heures, six Tibétains se sont immolés par le feu ou ont tenté de le faire dans les régions tibétaines chinoises, selon le gouvernement tibétain en exil dans la ville indienne de Dharamsala. Le dernier geste désespéré a eu lieu jeudi, jour de l »ouverture à Pékin du 18e congrès du Parti communiste chinois, à l’issue duquel doivent être désignés les nouveaux dirigeants du pays.

Patrouilles

« Il y a beaucoup de policiers dans les rues. Ils ont augmenté leurs patrouilles qui se déroulent 24 heures sur 24 », a déclaré à l’AFP par téléphone une commerçante de Tongren. « Aucun doute, les patrouilles sont renforcées. Et il y a très peu de gens dans les rues », a confirmé un autre résident. Contactée par l’AFP, la police de Tongren a refusé de s’exprimer. (…)

Leur presse (source Agence Faut Payer / LePoint.fr, 9 novembre 2012)


Quatre moines tibétains arrêtés pour avoir photographié une immolation

Les autorités chinoises ont procédé à une nouvelle rafle de moines tibétains, cette fois dans le monastère de Dokar, à Hezuo (province du Gansu).

Après deux nouvelles immolations, celles de Sangay Gyatso le 6 octobre 2012 et Tamdin Dorjee le 13 octobre, les autorités ont organisé un raid afin de procéder à l’arrestation de quatre religieux tibétains, Jigme Gyatso, Kalsang Gyatso, Kunchok Gyatso et Tashi Gyatso. Ces derniers avaient photographié l’immolation du 6 octobre.

Les autorités chinoises ont mis sous surveillance toute la région de Hezuo. Le régime de Pékin a aussi contraint la famille de Sangay Gyatso à signer un document dans lequel elle reconnaît que l’immolation de leur proche n’avait pas pour but la protestation contre les lois chinoises en vigueur au Tibet.

Depuis 2009, au moins 54 tibétains se sont immolés par le feu en signe de protestation.

Leur presse (RSF/IFEX, 22 octobre 2012)

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[Feu aux prisons, Destruction des CRA] Manif 16/11 18h CRA de Vincennes !

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Paris 20e, novembre 2012

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Ibidem

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Avenue du Père Lachaise, Paris 20e, 16 juin 2012

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Rue Robespierre, Bagnolet, 17 juin 2012

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Ibidem

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Ibidem

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Rue des Orteaux, Paris 20e, octobre 2012

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Bagnolet, octobre 2012

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[Notre-Dame-des-Landes] Six jours d’ITT pour de l’intox, ça fait toujours un vigile hors d’état de nuire

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À propos de l’attaque incendiaire du véhicule de la police privée d’Aéroport Grand Ouest

Les vigiles sont des flics privés de plus en plus utilisés par les entreprises et autres exploiteurs. Ils sont nos ennemis au même titre que la police d’État.

Mais dans la nuit du lundi 12 au mardi 13, le vigile n’a reçu aucun coup, car cela n’était pas notre but et que ça n’a pas été nécessaire. Il n’a pas joué les héros en tentant de défendre le véhicule, et il était loin de celui-ci lorsqu’il a été incendié.

Six jours d’ITT pour de l’intox, ça fait toujours un vigile hors d’état de nuire.

Des opposant-e-s à l’aéroport et à son monde


À propos de l’expulsion d’un vigile et du feu de joie qui s’en est suivi

C’est avec une grande colère que je lis les dépêches du jour concernant le vigile agressé près d’une maison évacuée et murée près du projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes.

Je n’ai comme seules informations sur cette affaire les différentes versions des médias, qui parlent souvent d’un ouragan quand il n’y a qu’une simple brise (ou l’inverse).

Bien sûr, ce vigile ne fait pas partie des riches, des décideurs et autres grands oppresseurs de se monde. Bien sûr, j’éprouve une compassion humaine pour cet individu qui s’est retrouvé pris dans un conflit qui ne le concernait pas. Je fais parti des gens qui ont été viré.e.s manu militari de l’endroit ou ils et elles ont choisi de vivre, à ce titre je comprends la violence qu’a pu ressentir ce vigile, qui va sans doute bien plus loin que quelques coups reçus aux poignets et aux pieds.

Mais putain, qu’est-ce qu’il foutait là ce con. Quels sont les connards inconscients qui ont choisi de l’exposer ainsi, au premier rang d’une guerre qui n’est pas la sienne. Depuis un mois, plus d’une centaine de gens vivent au quotidien une pression policière permanente. On a perdu les maisons qu’on a construites et celles qu’on s’est réappropriées. On a perdu nos lieux de vie et nos lieux d’organisation. C’était vraiment une idée débile, d’envoyer une personne seule surveiller une maison dans une zone où cent cinquante personnes ont été expulsées. Une idée qui ne peut venir que de gens qui considèrent les êtres humains comme des pions.

Je pense qu’on est plusieurs à avoir un sentiment fort de solidarité avec celles et ceux qui, en bas de l’échelle sociale, doivent chaque jour en chier pour survivre. Mais même au nom de ce sentiment de solidarité on ne peut pas accepter que des gens qui ne semblent pas du tout partager ce sentiment de solidarité nous interdisent l’accès aux maisons qu’on a investit et qui sans nous, n’auraient pas d’autre vocation que celle d’être détruites pour servir les intérêts économiques des aérocrates. Je ne connais pas ce vigile, mais j’espère qu’il aurait réagi exactement de la même façon si des gens étaient venus détruire tout ce qu’il avait construit.

La tension et la colère montent chaque jour un peu plus contre le projet d’aéroport, et à travers lui, contre la logique capitaliste qui veut qu’on aménage chaque portion de terre en fonction des intérêts de l’économie de marché. Dans ce contexte, des heurts violents comme celui-là sont amenés à se répéter. Vigiles, gardien.ne.s, flics et ouvrier.e.s d’entreprises de travaux, vous n’avez pas à risquer vos vies pour un projet qui n’est pas le vôtre. C’est vraiment dégeulasse de la part de Ayrault, Auxiette, Vinci et le patron de votre boîte de vous envoyer vous faire péter la gueule pour un projet qui ne vous concerne pas. S’ils tiennent tant que ça à ce projet, pourquoi ne viennent-ils pas eux-mêmes protéger les maisons qu’ils ont expulsés ?

Quand on prend l’initiative d’expulser des dizaines de maisons et d’en détruire la plupart, on ne peut pas vraiment s’indigner que dans la colère qui s’en suit, des gens détruisent la voiture de quelqu’un qui interdisait à ces mêmes gens de retourner dans une des maisons dans laquelle elles et ils ont vécu. Ce n’est pas quelque chose de glorieux c’est même quelque chose d’assez moche de devoir en arriver là, mais c’est quelque chose qui devait forcément arriver et qui se reproduira encore.

Personne ne devrait se permettre de porter des jugements de valeur sur la façon qu’ont les gens de réagir quand ils et elles sont confronté.e.s à toute la violence du capitalisme. Surtout pas celles et ceux qui ont été les instruments de cette violence. Dans cette histoire, le gouvernement PS-EELV a voulu mener une guerre propre pour imposer son projet, mais une guerre propre, ça n’existe pas.

Vigiles, gardien.ne.s et autres petites mains du projet, nous pourrions être du même côté. Refusez de vous battre contre nous, dans le cas contraire, ne vous étonnez pas de notre colère !

Indymedia Nantes, 15 novembre 2012

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[Chronique de Youv derrière les barreaux] « Avant vous j’ai refusé plusieurs interviews »

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Merci…

Je dédie ce texte à ceux qui ont semé des roses sur mes pas, alors qu’il y poussait des orties, toutes ces personnes qui m’ont tendu la main au détriment de leur taf, je pense à Pauline journaliste et amie et Rizlaine, Madame Rizlaine c’est la famille, vous êtes rentrées dans ma vie quand je m’y attendais pas et vous êtes pas prêtes d’en sortir, je vous dois mon premier passage à la radio à LFM avant vous j’ai refusé plusieurs interviews, peur d’être instrumentalisé, vous êtes les premières personnes qui ont osé parler de Youv derrière les barreaux, et pour ça je vous serai toujours reconnaissant, Rizlaine la meuf du ghetto BCBG aïe, Pauline femme de conviction et engagée, merci de croire en ma plume, rien n’est fait le chemin est encore long mais je me devais de vous consacrer un texte, donc ma plume trempe son encre pour vous rendre un hommage en public, du fin fond de ma cellule ma voix a résonné sur les ondes du 78 via LFM un statut [Facebook] et un coup de téléphone plus tard le rendez-vous était pris, ça sera pour le jour de l’Aïd sans aucune préparation Rizlaine tu m’as mis à l’aise j’en ai même oublié les micros et les auditeurs, j’étais en tête-à-tête avec une sœur qui m’a ouvert une porte au risque qu’on lui ferme la sienne, Pauline je me souviens de nos interviews téléphoniques, toi professionnelle et moi me tapant des barres, tu as réussi à me tirer les vers du nez, alors que j’avais les matons sur le dos, je te chuchotais ma life, sans me juger, sans a priori vous m’avez pris comme j’étais, moi le rescapé des vols à main armée.

« Pas besoin de me mettre sur écoute, mets le volume de ta radio sur LFM si tu as été attentif tu y as sûrement entendu une voix qui t’est familière, si t’es issu du secteur de Mantes-la-Jolie, deux femmes ont allégé mon fardeau, lourd fardeau, elles m’ont offert un tapis rouge, une fenêtre ouverte sur l’extérieur, évasion temporaire, une bouffée d’oxygène entre mes barreaux, quoi qu’il m’arrive mesdames je vous dois beaucoup, c’est grâce aux personnes comme vous que j’ai pu rester debout. »

Merci les filles.

[La Chronique de Youv derrière les barreaux est disponible en téléchargement gratuit sur le site des Éditions Antisociales. Elle est à suivre en direct sur le compte Facebook dédié.]

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[Notre-Dame-des-Landes] « L’attaque des CRS a rapproché tout le monde »

Près de Nantes, au cœur du bocage anti-aéroport

Un mois après les premières interventions de centaines de gendarmes mobiles et de CRS, on se serre les coudes à Notre-Dame-des-Landes. Opposants de longue date à l’aéroport, paysans, militants politiques, squatters, préparent une manifestation de réoccupation de la zone, samedi. Rencontres.

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Sylvain Fresneau (à droite) a mis son hangar agricole à disposition des expulsés et de ceux qui affrontent les forces de l’ordre.

Permanence des opposants à l’aéroport, devant la mairie de Notre-Dame-des-Landes. Une délégation venue de Dinan-Saint-Malo se présente avec pâtes, riz, fruits secs, et crêpes dentelles.

Mais Julien Durand et Michel Tarin, paysans retraités et piliers de la contestation, doivent d’abord régler une urgence : négocier avec une poignée de jeunes. Fraîchement débarqués, ceux-ci barrent une route départementale. Pas besoin d’en rajouter, alors qu’aucune force de l’ordre n’est signalée dans le secteur.

Surtout que des riverains expriment leur lassitude. Comme cette jeune femme, qui a appelé notre rédaction, racontant ses difficultés quotidiennes de déplacement, pour cause de routes défoncées, de barricades en feu, et de barrages de gendarmerie…

Direction la Vache-Rit, hangar agricole devenu base de vie et centre opérationnel des occupants de la ZAD (comprendre « zone à défendre »). L’ancien docker nazairien Gilles Denigot y a installé une grande marmite récupérée chez un copain charcutier bio. « On peut y préparer à manger pour 300 personnes. »

Expulsés des maisons vides qu’ils squattaient, délogés de constructions en bois et en terre, les militants anti-aéroport viennent ici se réchauffer, se nourrir, changer de vêtements avant de repartir harceler gendarmes mobiles et CRS.

Une partie du hangar est envahie par des collines de vêtements secs, des forêts de bottes, déposés par des soutiens extérieurs. Un couple de Carquefou est venu chercher des vêtements boueux, et les a lavés. Plus loin, l’espace nourriture. « Une fois par semaine j’apporte des légumes », témoigne Thérèse, une retraitée de Guenrouët.

La vache-Rit est sur le terrain de Sylvain Fresneau, 50 ans, cinquième génération de paysans. Son Gaec des Pommiers, 90 vaches laitières, est en cours d’expropriation. Le paysan a mis le hangar à disposition de ceux qu’il appelle « les jeunes ». Il déteste le mot « squatters ».

« Les CRS nous ont rapprochés »

« Sans eux, nous serions restés bien seuls dans la lutte. Les premiers sont arrivés il y a trois ans. Des relations se sont nouées. On se rend service. Aujourd’hui, certains vont m’aider à collecter les ficelles de bottes de paille et les bâches d’ensilage. » Au Liminbout, autre exploitation condamnée, Sylvie Thébault, exploitante de 46 ans, confirme. Elle avait aidé « les nouveaux habitants » qui retapaient Les Planchettes, une maison vide, rasée mi-octobre. « Quand mon mari a fait la grève de la faim, ils ont assuré la traite du soir ».

Alain Bretesché, lui, vit à la Rolandière depuis vingt ans, dans une maison désormais propriété d’Aéroports du Grand Ouest. Un sursis, obtenu par les grévistes de la faim du printemps, protège temporairement le couple de l’expulsion. Il a recueilli chez lui une éducatrice allemande et ses trois enfants, restés sur zone après un rassemblement anti-aéroport.

Aux Fosses noires, Élisabeth, 53 ans, locataire elle aussi bénéficiaire du sursis, a ouvert ses dépendances aux expulsés. Damien, 30 ans, y prépare une fournée. Venu « lutter contre l’aéroport, et expérimenter un autre mode de vie », le boulanger vivait aux 100 Chênes. « On avait des ruches, un jardin, on était autonomes ». Il a eu le temps de démonter son four avant l’arrivée des pelleteuses.

Camille, jeune maraîcher diplômé en environnement, avait été installé sur le terrain du Sabot par le mouvement international Reclaim the fields (Récupérons les champs). « On produisait des légumes pour les occupants de la zone. On nourrissait les antinucléaires, et les opposants aux lignes très haute tension. » Il ne reste rien du Sabot.

Un tracteur passe, la remorque chargée de matériaux de récupération. Samedi, les opposants appellent à une manifestation dite de « réoccupation ». Avec en point d’orgue la construction d’un bâtiment collectif.

D’autres abris sont déja en construction sur des terres mises à disposition par des propriétaires pas encore expulsables. Déjà ça trie, dépointe, préassemble. Par le passé, les occupants de la zone et les opposants historiques ont pu diverger dans leurs stratégies. « L’attaque des CRS a rapproché tout le monde », résume Alain Godin, paysan bio de 63 ans, un des pionniers de l’opposition à l’aéroport.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (Marc Le Duc, Ouest-France.fr, 13 novembre 2012)

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