[Afrique du Sud] Grève des ouvriers agricoles : « Les émeutes sont de plus en plus violentes »

Afrique du Sud : un mort dans les manifestations d’ouvriers agricoles

De nouvelles violences ont fait un mort mercredi en Afrique du Sud durant des manifestations d’ouvriers agricoles en grève, amenant le gouvernement à intervenir pour demander une renégociation des salaires trop faibles payés par les riches exploitations fruitières et viticoles de l’arrière-pays du Cap.

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Des cagettes de fruits sont brûlées lors de manifestations d’ouvriers agricoles sud-africains, le 14 novembre près de Cape Town.

La ministre du travail par intérim Angie Motshekga a annoncé mercredi que le gouvernement allait abroger le salaire minimum de 70 rands par jour et négocier un nouveau niveau de rémunération dans les quinze jours.

Plusieurs milliers de travailleurs agricoles du sud-ouest du pays réclament depuis une dizaine de jours un doublement de leur rémunération à 150 rands (13,50 euros) par jour.

La plupart, métis ou noirs, gagnent entre 69 et 75 rands par jour, des salaires parmi les plus bas du pays associés à des conditions de travail et de logement souvent abusives, qui ont été dénoncées en 2011 par Human Rights Watch.

Les dirigeants des entreprises agricoles de la région sont généralement blancs, et pour l’heure, ils refusent d’aller au-delà d’un simple coup de pouce, qui porteraient les salaires minimums à 80 rands par jour (7,20 euros).

Les heurts étaient jusqu’à présent principalement à De Doorns, localité qui exporte du raisin de table. Mais le mouvement s’est étendu depuis mardi à l’appel notamment de la confédération syndicale Cosatu, alliée du pouvoir.

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Un jeune homme assis près d’une barricade lors de manifestations d’ouvriers agricoles, le 14 novembre 2012 à De Doorns en Afrique du Sud.

La situation s’est embrasée mercredi, gagnant en particulier la capitale sud-africaine du fruit Ceres et le village voisin de Wolseley, où un homme de 28 ans est mort lors d’affrontements avec la police, tandis que cinq autres manifestants étaient blessés.

La police a précisé avoir fait usage de grenades assourdissantes et de balles en caoutchouc.

« La police ne nous a rien demandé, ils nous ont juste tiré dessus, et les gens sont en colère maintenant (…) il y a un mort et un type qui a pris une balle dans la jambe. La police doit s’expliquer maintenant, car on n’avait pas de problème avec elle. On était seulement en train de se rendre sur les exploitations pour faire grève pour notre argent », a témoigné Bongani Mtomzale, 20 ans, employé à la cueillette du raisin.

Wolseley offrait un visage désolé dans l’après-midi : multiples barrages de police, pick-ups calcinés, vitrines brisées, tandis qu’une usine de conditionnement se consumait aux abords du village.

Seize localités de la région ont été secouées par les troubles, selon le gouvernement. Des exploitations ont été incendiées.

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Des pneus brûlent lors d’une manifestation d’ouvriers agricoles, le 14 novembre 2012 à De Doorns en Afrique du Sud.

« Les gens ont faim »

L’Afrique du Sud traverse une crise sociale, sans précédent depuis la fin de l’apartheid en 1994, dont la mine de Marikana (nord) est devenue le symbole depuis que la police y a abattu 34 grévistes le 16 août. Des dizaines de milliers de mineurs ont cessé le travail dans tout le pays pour réclamer de meilleurs salaires.

« Marikana débarque dans les fermes !!! », a annoncé lundi le Cosatu, en appelant les travailleurs agricoles à la grève.

L’Alliance démocratique (DA), principal parti de l’opposition, a dénoncé une tentative de déstabilisation de la province du Cap occidental, la seule qu’elle contrôle. Elle a demandé l’intervention de l’armée.

S’étonnant que des manifestants aient été acheminés par cars entiers, les employeurs d’Agri-SA ont prévenu que le mouvement risquait d’avoir « un impact négatif direct sur la sécurité alimentaire, l’emploi et le commerce extérieur », la branche, qui emploie quelque 700.000 personnes, étant très exportatrice.

Le gouvernement avait tardé à réagir au conflit minier, mais il semble adopter une tactique différente à l’égard des travailleurs agricoles.

Le Cosatu a en conséquence annoncé la suspension de la grève, prévenant toutefois que « si le nouveau (salaire) minimum n’est pas acceptable, les travailleurs reprendront leur grève le 4 décembre ».

« Le problème c’est que les fermiers ne veulent pas payer un salaire qui permette de vivre », a expliqué Thobinkosi Nyembe, 51 ans, père de six enfants et employé dans une vigne depuis 1976.

« Les gens ont faim », a-t-il insisté, estimant que « le mouvement ne s’arrêtera jamais si ce qu’ils donnent n’est pas 150 (rands) par jour ».

Presse esclavagiste (Justine Gerardy, Agence Faut Payer, 14 novembre 2012)


Les inquiétudes des travailleurs agricoles tournent à la violence

La police Sud Africaine affirme qu’une personne est décédée et 5 autres ont été blessé alors que les manifestions des travailleurs agricoles demandant une hausse de salaire se transforment en violence sporadique.

« Nous pouvons confirmer la mort d’un homme de 28 ans à Woseley et cinq autres personnes blessées » selon les déclarations mercredi d’un agent de la police locale Lybey Swartz

Les circonstances de cette mort sont toujours en cours d’investigation, dit elle.

Ce décès est suite à la propagation de la violence qui sévit dans le cœur des terres agricoles dans la région du « Western Cape » suscitant des appels à déployer l’armée.

À divers endroits, la police a utilisé des balles en caoutchouc et des grenades assourdissantes pour disperser les manifestants.

Des magasins ont été saccagés, des champs ont été brûlés, des véhicules ont été incendiés, des pierres ont été lancées et la route principale entre Johannesburg et Cape Town a été bloquée.

Plusieurs milliers d’ouvriers agricoles sont en grève depuis plus d’une semaine, réclament une hausse de leurs salaires pour qu’ils soient doublés à 150 rands (13,10 €) par jour.

À Ceres, la principale ville de la région fruitière du pays, la police a signalé que les événements avaient dégénéré nettement depuis quelques jours.

« Il y a de la violence, les gens sont en grève, les émeutes deviennent de plus en plus grandes » déclare l’officier Nicollene Dyantjie.

La Première ministre et leader de l’opposition régionale, Helen Zille a appelé le gouvernement de l’ANC à déployer les forces armées sud africaines et a exigé du président Jacob Zuma d’intervenir.

Plus de cinquante personnes ont été tuées dans les conflits de travail en Afrique du Sud, ces derniers mois, et notamment dans le secteur minier particulièrement touché.

Le tournant de ces grèves mortelles dans le secteur de l’agriculture inquiètent les décideurs et les entreprises.

Critiqué pour sa mauvaise gestion des crises précédentes, ce mercredi le gouvernement d’Afrique du Sud a tenté de calmer la situation, en soutenant les revendications salariales des ouvriers agricoles en grève.

Décrivant les salaires actuels comme « pas assez » le ministère de l’agriculture a réuni un haut responsable du gouvernement pour discuter de l’augmentation du salaire minimum dans ce secteur.

« Ils n’ont pas de conditions de vie décentes, ils n’ont pas d’eau potable à boire, c’est un problème très basique » dit Palesa Mokomela, porte-parole du ministère de l’agriculture.

Traduit de la presse esclavagiste (SkyNews.com.au, 15 novembre 2012) par nos soins


Farmworker unrest turns violent

South African police say one person is dead and five others have been hurt as protests by farm workers demanding higher pay descend into sporadic violence.

‘We can confirm the death of a 28-year-old man in Wolseley and five others wounded,’ Constable Lybey Swartz of local police said on Wednesday.

The circumstances of the death are still being investigated, she said.

The fatality came as violence flared across South Africa’s agricultural heartland in the Western Cape, sparking calls for the military to be deployed.

At various locations police used rubber bullets and stun grenades to disperse protesters.

Shops were ransacked, fields were burned, vehicles were set alight, rocks were hurled and the main road between Johannesburg and Cape Town was blocked.

Several thousand farm workers have been on strike for more than a week, calling for their salary to be doubled to 150 rand ($A10.60) a day.

At Ceres, the main town in the country’s picturesque fruit-growing region, police reported events had escalated markedly from previous days.

‘There is violence, the people are striking, the riots are becoming bigger and bigger,’ said officer Nicollene Dyantjie.

Regional premier and opposition leader Helen Zille called for the ANC government to deploy the South African National Defence Force and demanded President Jacob Zuma intervene.

More than fifty people have been killed in labour unrest in South Africa in recent months, with the mining sector particularly affected.

The prospect of those deadly strikes taking hold in the agriculture sector has policymakers and businesses worried.

Chastened by allegations of mismanagement of previous crises, South Africa’s government on Wednesday attempted to cool the situation, backing striking farmworkers’ pay demands.

Describing current salaries as ‘not enough’ the agriculture ministry gathered a top government official to discuss raising the minimum wage for the sector.

‘They don’t have decent living conditions, they don’t have decent water to drink, it’s a very basic problem,’ said Palesa Mokomela, spokeswoman for the ministry of agriculture.

Presse esclavagiste (SkyNews.com.au, 15 novembre 2012)


Grèves ouvrières en Afrique du Sud, les troubles s’étendent aux exploitations agricoles

Au bout d’une route à deux voies, là où les tours de terrils et les maisons de mineurs poussent les unes contre les autres, l’agitation ouvrière s’embrase.

Les sociétés minières à l’extérieur de Rustenburg, une ville située à environ 100 km au Nord-Ouest de Johannesburg, a vu  ses travailleurs quitter leurs postes et continuer à réclamer une augmentation de leurs salaires, même après les violences qui ont eu lieu suite à six semaines de grèves et de répressions policières qui ont tué, notamment dans une mine, 46 personnes. La grève s’est répandue récemment dans le secteur agricole, un des principaux moteurs économiques du pays, par les travailleurs journaliers qui ont brûlé des fermes et se sont affrontés avec la police ce mercredi. Une personne est décédée et cinq autres ont été blessées.

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Les fermiers ont regardé environ 18,000 de leurs containers de fruits vides prendre feu, incendiés par des travailleurs agricoles à Wolseley en Afrique du Sud, le mercredi 14 Novembre 2012. De violentes manifestations ont éclaté en Afrique du Sud après des semaines d’agitations dans le secteur de l’industrie minière du pays. Des images de télévision ont montré des manifestants renverser un camion de la police et allumer des feux dans les rues ce mercredi dans une ville sud africaine de la région du Western Cape. Les travailleurs protestent contre leurs salaires, réclamant un salaire minimum de 13€ par jour. Actuellement, les travailleurs gagnent environ la moitié de ce montant par jour.

Les troubles ont secoué l’Afrique du sud, une nation désormais libérée des lois de l’apartheid, mais pas de son héritage lié aux disparités économiques entre populations blanches et noires. Et même si l’emprise des grèves semblent s’être relâchée, les dommages causés à l’économie anémique de l’Afrique du Sud pourrait encore durer bien plus longtemps.

« Même si je pouvais vous emmener chez moi, mon frigo est vide » a déclaré Gaddafi Mdoda, un organisateur du travail, à l’extérieur d’un puits minier détenu par l’entreprise Anglo Américaine Platinium LTD. «  C’est très difficile de survivre ».

Les troubles ont commencé en août à la mine de platine Lonmin PLC Marikana, à quelques kilomètres seulement du siège de l’entreprise. La violence entre les mineurs et les gardes a déjà tué 12 personnes, tandis que la police, plus tard, a ouvert le feu et tué 34 autres protestataires. L’enquête sur ces évènements se poursuit.

L’état a pris du recul suite à cette tuerie, tandis que Lonmin a finalement donné aux travailleurs une augmentation de 22 pourcent sur leurs salaires. Mais en plus de ceux déjà mobilisés, cette tuerie à choqué et mobilisé d’autres ouvriers miniers qui ont quitté ainsi leur travail.

Le secteur minier est le moteur de l’Afrique du Sud, qui reste l’un des principaux producteurs mondiaux de platine, d’or et de chrome. Depuis que les grèves ont commencé, le prix du platine dans le monde a augmenté d’environ 150€ l’once à près de 1250€ selon la bourse de ce mercredi. En septembre, le président Jacob Zuma affirmait que les grèves avait déjà couté à la nation près de 4,5 milliards de Rand (soit près de 440 millions d’euros).

Pourtant les mineurs doivent depuis longtemps faire face à des salaires très bas, aux mauvaises conditions de vie dans les bidonvilles souvent en proie à l’alcoolisme, la prostitution et la toxicomanie.

Mais c’est également la même chose pour le salaire des ouvriers journaliers qui travaillent dans le secteur de l’agriculture en Afrique du Sud, cette autre partie importante de l’économie du pays. Le salaire minimum pour un ouvrier agricole est tout juste de 70 rands (6€) et le salaire supérieur  normal est à peine au dessus de cela. Au cours des derniers jours, les travailleurs réclament une augmentation du salaire minimum à 150 rands (13€) par jour.

Mercredi, les protestations ont pris un tournant violent lorsque des travailleurs ont mis le feu à certaines fermes, ont retourné un camion de police et se sont affrontés aux agents anti émeutes dans la région du Western Cape. La police a tiré des grenades lacrymogènes pour disperser les manifestants, comme le font entendre les images de la télévision locale.

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Des fermiers tentent de sauver, en aspergeant d’eau, les 18.000 containers vides de fruits en feu, incendiés par des travailleurs agricoles à Wolseley en Afrique du Sud, le 14 novembre. De violentes manifestations des travailleurs agricoles ont éclaté en Afrique du Sud après des semaines de troubles dans le secteur de l’industrie minière. Les manifestants protestent contre leurs salaires, réclamant une augmentation de leurs salaires à 13€ par jour. Actuellement, ces travailleurs gagnent environ la moitié de cette somme.

Un homme a été tué lors de cette altercation « du fait d’actes policiers » a affirmé le lieutenant colonel de police Andre Traut à la South african Press association. Au moins 5 autres personnes ont été blessés.

Traut a refusé de reparler des victimes lorsqu’il a été recontacté mercredi soir par l’« Associated Press ».

« Des policiers sont déployés dans les zones touchés pour maintenir la loi et l’ordre » a-t-il dit.

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La police sud africaine arrête des travailleurs agricoles qui ont pris part au saccage à Wolseley, Afrique du Sud, le 14 novembre.

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Les membres des services de police sud africaine courent après des individus, pendant la grève des employés agricoles, le 14 novembre, à Wolesley, dans les environs du nord de Cape Town, en Afrique du Sud. La police sud africaine a déclaré mercredi qu’une personne a été tuée, et 5 autres blessées pendant la manifestation des travailleurs agricoles pour réclamer un salaire plus élevé, qui a finalement sombré dans la violence suscitant des appels au déploiement de l’armée dans cette zone. C’est une manifestation des travailleurs agricoles qui s’est répandue dans le sang, faisait écho aux dernières manifestations minières qui ont fait plus de 50 morts. « Nous pouvons confirmer la mort d’un homme de 28 ans à Wolseley, et 5 autres blessés » Lybey Swartz de la police du Western Cape à l’AFP.

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Le reste des 18.000 containers de fruits vides après qu’ils aient été incendiés par des travailleurs agricoles à Wolseley, Afrique du Sud, 14 novembre.

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Un camion de la police sud africaine qui a été retourné par les travailleurs agricoles à Wolseley, Afrique du sud, 14 novembre.

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Des bacs à fruits brulent dans un magasin d’emballage le 14 novembre à Wolesley en Afrique du Sud. Le feu qui a brûlé près de 15.000 caisses en bois, est lié aux grèves des travailleurs agricoles.

Les représentants du gouvernement et des syndicats ont déclaré plus tard qu’une proposition a été faite aux travailleurs agricoles, mais qu’il n’était pas clair si ils l’avaient accepté ou non. La plupart de ces ouvriers travaillent dans les principaux vignobles de l’industrie du vin du pays, dont l’Afrique du sud est le 8e plus gros producteur mondial.

Les troubles ont également continué dans le secteur minier, la police affirme avoir arrêté 37 mineurs ce mardi prés de la mine Xstrata PLC après que les mineurs aient jeté des pierres sur des voitures et brûlé des pneus. Les autorités affirment également avoir trouvé ce mardi, le corps d’un mineur du Mozambique tué près de la mine de platine Anglo American.

Dans cette mine de platine, également connue sous le nom de Amplats, les mineurs ont entamé une grève depuis plus de 8 semaines. La compagnie avait licencié 12.000 travailleurs, puis les a réintégrés, bien que les mineurs n’aient pas encore repris le travail. Dans un communiqué rédigé aux investisseurs, ce premier producteur mondial de platine a déclaré que ses résultats de fin d’année « vont diminuer de plus de 20% » comparé à l’année dernière. Il tient les grèves comme responsables pour une partie de ces pertes annuelles.

L’agitation a cependant montré des signes d’affaiblissements ces derniers jours. AngloGold Ashanti Ltd. Ce troisième plus grand producteur mondial de lingots d’or, a déclaré dans un communiqué mercredi que la situation dans sa mine à Mponeng en Afrique du sud était revenue à la normale après les évènements violents qu’elle a connue.

Les travailleurs en grève dans la mine d’Amplats ont du faire face à un ultimatum fixé à mercredi pour reprendre le travail, mais les puits sont restés vides. Les travailleurs se sont rassemblés sous des parapluies tôt ce matin près de deux puits miniers pour écouter leurs dirigeants leur annoncer une nouvelle offre salariale impliquant une première prime de 4.500 Rand (400€) ainsi que, soit une allocation mensuelle de 600 rand (55€), soit une augmentation salariale de 400 rand (35€). Les travailleurs réclamaient initialement un salaire de 16.000 rand (environ 1.400€) par mois.

On ne sait toujours pas si l’offre a été acceptée, même si beaucoup ont reconnu que ces dernières semaines de grèves ont commencé à avoir des conséquences négatives.

« Nous allons examiner le pourcentage de la majorité » selon les déclarations de Mdoda, cet organisateur du travail. « Si les autres puits, peut-être quatre d’entre eux acceptent l’offre, les trois autres devront se retirer de la grève car si nous ne réussissons pas à les battre, nous devrons les rejoindre ».

Traduit de la presse esclavagiste (Jon Gambrell, Associated Press, 14 novembre 2012) par nos soins


South Africa labor strikes, unrest expand to farms

Down a two-lane road, where slag heaps tower and miners’ shack homes crowd against each other, the labor unrest now gripping South Africa first caught fire.

Mining companies here outside of Rustenburg, a city about 100 kilometers (60 miles) northwest of Johannesburg, saw workers walk off the job and continue to demand higher wages, even after violence during six weeks of strikes and a mass police shooting at one mine killed 46 people. The strikes recently spread to agriculture, South Africa’s other major economic engine, as day laborers burned farms and fought with police Wednesday in violence that left at least one person dead and five others injured.

The unrest has shaken South Africa, a nation now free from apartheid-era laws, but not of its legacy of economic disparities between whites and blacks. And though the grip of the strikes appear to have loosened, the damage done to South Africa’s anemic economy could last even longer.

« Even if I can take you to my house, my fridge is empty, » said Gaddafi Mdoda, a labor organizer outside a shuttered mine shaft owned by Anglo American Platinum Ltd. « It’s hard to survive. »

The unrest began in August at the Lonmin PLC Marikana platinum mine, only a few miles down the road from Anglo American Platinum. Violence between miners and guards killed 12 people, while police later opened fire on miners and killed 34 of them. An investigation into that shooting continues.

The nation recoiled at the killings, while Lonmin ultimately gave workers raises of up to 22 percent. Those raises, as well as shock at the killings, caused other workers at mines down this road to walk off the job.

Mining drives the economy of South Africa, which remains one of the world’s dominant producers of platinum, gold and chromium. Since the strikes began, world platinum prices have risen about $200 an ounce to almost $1,600 as of Wednesday trading. In September, President Jacob Zuma said the strikes already had cost the nation about 4.5 billion rand (nearly $563 million).

Yet black miners long have faced low salaries and poor living conditions in shantytowns often beset by alcoholism, drug abuse and prostitution.

The same goes for salaries of day laborers working in agriculture in South Africa, another major part of the nation’s economy. The minimum wage for a farm worker is just about 70 rand ($8) and the top wage typically earned is just slightly more than that. Over the last few days, workers have said they want the minimum wage to rise to 150 rand ($17) a day.

Wednesday, their protest turned violent as workers set fire to some farms, overturned a police truck and confronted officers in riot gear in the country’s Western Cape. The police fired tear gas to drive away protesters, as the sounds of gunshots could be heard in local television footage.

One man was killed in the violence « as a result of police action, » police Lt. Col. Andre Traut told the South African Press Association. At least five other people were injured.

Traut declined to discuss casualty figures when reached Wednesday night by The Associated Press.

« Police officers are deployed to affected areas to maintain law and order, » he said.

Government and union officials later said that a deal had been put before farm laborers, but it was unclear if they accepted. Most of the laborers work in vineyards supporting South Africa’s wine industry, the world’s eighth largest overall producer.

Unrest also has continued at the mines. Police said they arrested 37 mineworkers Tuesday near an Xstrata PLC mine after miners threw stones at cars and burned tires. Authorities also said they found the body Tuesday of a miner from Mozambique killed near the Anglo American Platinum mines.

At Anglo American Platinum, also known as Amplats, workers began their strike more than eight weeks ago. The company fired 12,000 workers and then reinstated them, though the miners still have not returned to work. In a statement Wednesday to investors, the world’s largest platinum producer said its year-end earnings « will decrease by more than 20 percent » compared to last year. It blamed the strikes in part for the losses.

The unrest has, however, showed signs of easing in recent days. AngloGold Ashanti Ltd., the world’s third largest gold bullion producer, said in a statement Wednesday that its Mponeng mine in South Africa had returned to normal operations after earlier violence there.

Striking workers at Amplats faced a deadline Wednesday to return to work, but shafts remained empty. Workers gathered under umbrellas early that morning near two mine shafts to listen to their leaders describe a wage offer involving a one-time 4,500 rand ($500) payment, as well as either a monthly pretax allowance of 600 rand ($70) or a pretax salary increase of 400 rand ($45). Workers had asked for 16,000 rand (about $1,800) in monthly pay.

It remained unclear if the deal would be accepted, though many acknowledged that the weeks of striking had begun to take a toll.

« We’ll look for the percentage of the majority, » Mdoda, the labor organizer, said. « If the other shafts, maybe the four of them they are saying we are taking the offer, the three must withdraw and join the others just because if you can’t beat them you must join them. »

Presse esclavagiste (Jon Gambrell, Associated Press, 14 novembre 2012)

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