[Pérou] Le « savoir-faire français » contre la population de Cajamarca

La France forme des policiers péruviens

La police péruvienne a terminé aujourd’hui à Cajamarca (nord), théâtre de violentes manifestations autour du secteur minier [sic], sa première formation sur le maintien de l’ordre public sous la houlette de la gendarmerie française, a indiqué un représentant de la Croix-Rouge. Ce cours de trois semaines a consisté à « expliquer les standards internationaux en matière d’usage de la force pour contrôler des manifestations sans faire de victimes », a expliqué Pedro Villanueva, représentant du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) au Pérou, en Bolivie et en Équateur, hôte de la formation.

« Le message est que l’on peut utiliser la force pour contrôler des manifestations mais en respectant les droits humains fondamentaux et la meilleure façon de le faire est de disposer d’une police qui maitrise les standards internationaux », a ajouté Pedro Villanueva. Un commandant et un major de la gendarmerie française ont dirigé la formation, à laquelle ont participé 50 policiers de l’unité anti-émeute et cinq instructeurs de la police anti-terroriste. Selon le CICR, son rôle est « d’inciter la police a faire un usage graduel de la force, adapté au niveau de menace, et sous le contrôle de la loi, en essayant de ne pas inciter à la violence ».

« La France a cette expertise technique, c’est pour cela que nous avons fait venir deux instructeurs du Centre d’excellence européen de l’ordre public, dont le siège est en France », selon Pedro Villanueva. Le cours s’est déroulé à proximité du site du projet minier Conga, porté par le géant américain Newmont, qui a provoqué de violentes manifestations d’opposants, dont la répression a fait cinq morts ces derniers mois.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (Agence Faut Payer, 16 novembre 2012)

This entry was posted in La police travaille, Luttes pour la terre, Violences policières et idéologie sécuritaire and tagged , , , , , , . Bookmark the permalink.