[À propos de l’agression d’un vigile par un groupe de 20 personnes près de la ZAD] L’hypothèse d’une manipulation est pour nous envisageable

Communiqué de presse  des occupant-e-s de la ZAD
À propos de l’agression d’un vigile par un groupe de 20 personnes près de la ZAD

Nous apprenons aujourd’hui par la presse qu’un vigile aurait été agressé dans la nuit du 12 au 13 novembre par un groupe d’une vingtaine de personnes, devant le lieu-dit la Pointe. Parce que ce lieu était récemment encore occupé et qu’il a été muré depuis le début de la vague d’expulsions le mardi 16 octobre, la Préfecture s’est empressée de dénoncer une action des opposants. Elle en a profité pour ressortir son sempirternel discours de dissociation entre opposants historiques et nouveaux venus présumés violents.

Nous voulons rappeler que sur le terrain cette dissociation n’existe pas et que c’est toutes et tous ensemble que nous luttons contre ce projet d’aéroport. Nous voulons également rappeler que jusqu’ici toutes les actions de solidarité effectuées en lien avec la lutte de la ZAD ont été revendiquées. Ça n’a pas été le cas pour l’action de cette nuit. Pour nous il est donc impossible de nous prononcer dessus en l’état.

L’hypothèse d’une manipulation est pour nous envisageable, cette action tombant parfaitement pour détourner l’attention de ce qui reste l’essentiel : la préparation de la manifestation de ré-occupation du 17 novembre, et d’une manière générale l’amplification de la lutte contre le projet d’aéroport.

Vu sur le site internet des occupant-e-s de la ZAD, le 13 novembre 2012


Notre-Dame des Landes : un vigile blessé dans la nuit

INFO LE FIGARO – La victime, prise à partie par une vingtaine d’inconnus dans la nuit de lundi à mardi, a été grièvement brûlée aux mains et aux bras. Sa voiture a été incendiée.

Un vigile a été grièvement blessé dans la nuit de lundi à mardi alors que ce dernier surveillait un ancien squat évacué par décision de la justice sur la commune de Fay de Bretagne (Loire-Atlantique), sur une zone de délaissement où située à proximité de l’endroit où devrait s’installer le futur aéroport de Notre-Dame-des-Landes.

Vers 3h30, l’agent de gardiennage a été pris pour cible par une vingtaine d’inconnus cagoulés et armés de gourdins alors qu’il était posté, au volant de sa voiture, devant une maison récemment évacuée. Les agresseurs ont aspergé son véhicule de produit inflammable. « Ils ont discuté pour savoir s’ils le laissaient dedans avant de finalement le sortir et le rouer de coups », a précisé Michaël Doré, sous-préfet de la région Pays de la Loire. Le vigile est parvenu à s’enfuir, pieds nus, tandis que les inconnus ont incendié son véhicule.

La victime a été blessée aux mains et aux avant-bras et a été admise aux urgences du centre hospitalier de Nantes où elle s’est vue délivrer 5 jours d’ITT.

Les agresseurs ont pris la fuite avant l’arrivée du Peloton de surveillance et d’intervention de la gendarmerie (Psig). L’enquête a été confiée à la Compagnie de Chateaubriand.

750 hectares à bitumer

Le projet de transfert de l’aéroport de Nantes à Notre-Dame-des-Landes est au cœur de vives polémiques et de violentes manifestations.

Environ 500 personnes selon la police, 3.000 à 3.500 selon les organisateurs, se sont encore rassemblées samedi dernier à Rennes contre ce projet porté par le premier ministre Jean-Marc Ayrault, ancien maire de Nantes, réclamant le maintien des terres agricoles et dénonçant le bétonnage et un « projet obsolète ».

Le projet va couvrir « 1.650 hectares, avec une surface à bitumer de 750 hectares dans un premier temps », a assuré un organisateur. Situé à 30 km au nord de Nantes, le projet a été confié au groupe Vinci, qui chiffre son coût à 560 millions d’euros.

Gendarmes blessés en novembre

« En lançant les opérations d’expulsion des occupants de la zone, de destruction de leurs habitats et de leurs biens, Jean-Marc Ayrault, ancien maire de Nantes et actuel premier ministre, a choisi de mettre la force publique au service d’intérêts privés », avait fait valoir samedi Jean-Luc Mélenchon, coprésident du Parti de Gauche, dans un communiqué.

Dès le 7 novembre dernier, six gendarmes ont été blessés sur le site dans des heurts avec des opposants au projet, selon un bilan de la préfecture de Loire-Atlantique. Les forces de l’ordre, qui intervenaient pour libérer une route des barricades qui y avaient été érigées, ont été attaquées par une « quarantaine d’assaillants particulièrement résolus ». Ils utilisaient « des bouteilles incendiaires, des frondes et des projectiles métalliques ».

Publié par le barbouze de service (Christophe Cornevin, LeFigaro.fr, 13 novembre 2012 à 10h48, mis à jour à 16h07)


Christophe Cornevin : « fabricant d’épouvantails » (c’est Schneidermann qu’il le dit et c’est Libé qui publie, c’est dire si c’est vrai… lol !!),  lanceur d’alerte à Malibulldozer…

Marrant, le gus a pondu un bouquin sur les indics. La vidéo de présentation par notre « grand reporter au Figaro » ici :

Christophe Cornevin, auteur de « Les Indics ».

Troublant, il semble être spécialisé sur la nébuleuse-mouvance-anarcho-autonome-d’ultra-gauche-gnagnagna :

Christophe Cornevin, fidèle lèche-cul de la droite régimaire ;

Fabrication d’épouvantails, mode d’emploi.

Comme quoi, il sait de quoi il parle…

Mais le clampin a plus d’une corde à son arc et il est finalement spécialisé en tout. Et ce « tout » comprend :

• la violence « ethnique » des « gangs africains » ;

l’islamisme rampant qui va jusqu’à menacer les taules françaises.

Bref, c’est une ceinture noire du journalisme d’investigation sérieux.

Infozone, 14 novembre 2012


Selon d’autres journalistes du Figaro qui n’étaient pas d’accord avec l’article, la police a appelé toutes les rédactions le matin pour leur demander de faire un article sur ce sujet et aurait rappelé plusieurs fois dans la journée pour mettre à jour les infos (qui allaient en s’empirant évidemment).

Infozone, 14 novembre 2012


À propos de l’agression du vigile de Vinci près de Notre-Dame-des-Landes

TA lacheté, M’sieur l’préfet…

Faut bien dire qu’on a été surpris d’apprendre cette histoire d’agression de vigile dans la nuit du 12 au 13 novembre sur la commune de Fay-de-Bretagne.

Sur place, on en avait pas trop entendu parler avant que ça ne sorte dans la presse. Mais en même temps comme il y a certaines informations qu’on sait bien qu’il faut pas savoir, y’a des choses qu’on parle pas. Discrétion de base. Mais sûr que ça fait que du coup, on sait jamais trop…

En attendant, on a quand même bien rit (pas mal jaune verdâtre quand même) quand on a lu le foin que la préfecture faisait autour.

D’abord d’entendre le préfet parler de « lacheté », parce qu’on groupe d’une vingtaine de personnes aurait agressé un vigile.

Parce qu’au fond, si on parle de lacheté, lacher 1200 gendarmes sur quoi, 200 personnes, j’ai du mal à voire en quoi c’est différent. D’accord, ça fait 1 contre 20 dans un cas, et 1 contre 6 dans l’autre. Mais on va pas faire une guerre des chiffres, rendu à ce point là… D’autant que tes robocops, m’sieur l’préfet, sont quand même pas mal plus équipés.

Et si on veut parler de lacheté, on peut aussi mentionner qu’AGO, Vinci donc, montre pas beaucoup de courage à payer un type pour protéger seul une maison en plein pendant l’opération César… Des promoteurs qui se cachent derrière un type qui doit passer la nuit tout seul dans une voiture, pour bouffer… C’est bien représentatif de l’idée que Vinci et consorts se font de la division des tâches entre eux et les pauvres. Nous, on s’remplit les poches, toi, tu prends les risques.

Puis quand même, faut bien dire que la façon dont cette histoire est racontée dans la presse titille un peu. Y’a des trucs un peu too much, M’sieur l’préfet, dans ton histoire. On sent quand même que t’as mis le paquet pour décrire des sauvages sanguinaires. Ça marche pas vraiment, tu vois bien, mais au moins tes potes de la presse ils t’ont bien relayé.

Des sauvageries pareilles ! On se demande encore comment ça se fait que ce vigile qui a failli se faire cramer, il sorte rapido de l’hosto sans fracture ni rien, juste quelques bleus sur les bras. À peine une semaine d’ITT, pour un acte qui avait pourtant l’air d’être sacrément barbare (on imagine encore les couteaux entre les dents), quelle chance il a eu !

Mais peut-être c’est comme tes gardes mobiles, qui se blessent eux-mêmes. Comme ton pro de la grimpe qui fait le pitre sur une plateforme et se vautre parce qu’il a coupé la branche où il était assis. Ou encore ceux qui se blessent entre eux parce qu’il y en a un qui a raté son lancer de grenades, qui du coup atterrit dans les pattes de ses collègues, pendant la première vague.

En vrai, pour des terroristes-ultra-blabla aussi dangereux que tu dis, 11 ou 12 gendarmes blessés (dont presque la moitié tous seuls), y’a un truc qui fait bizarre, tu trouves pas ?

Mais on sait depuis Villier, que vous aimez bien mettre en scène vos blessés, quitte à en rajouter un peu.

Pas de bol, cette fois tout le monde sait qui utilise la force, et qui se défend dans cette histoire. Pas facile la vie.

Alors quand tu parles de lacheté, M’sieur l’préfet, regardes un peu dans la glace d’abord, avec tes copains. J’sais bien que vous avez les poches bien remplies, j’imagines que ça sert pour pas trop voir ton vrai visage de mort dans le reflet… Mais combien de temps ça va durer, tu crois ?

Indymedia Nantes, 14 novembre 2012

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