[Révolution égyptienne / Marsa Matrouh] Serait-ce le devenir des comicos partout ?

Égypte : 46 blessés dans des heurts

Des heurts avec la police ont fait des dizaines de blessés aujourd’hui en Égypte lorsque des résidents de Marsa Matrouh (nord-ouest) ont tenté de prendre d’assaut un poste de police pour libérer des proches accusés de contrebande, ont indiqué des sources de sécurité.

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Prisoner’s Day, 17/04/2012

Un tribunal de cette ville côtière avait condamné plus tôt à six mois de prison les accusés, dont le nombre n’a pas été précisé, pour contrebande de cigarettes étrangères. Leurs familles, armées d’armes automatiques, de fusils et de couteaux se sont alors ruées sur le poste de police pour les libérer.  Les heurts qui ont suivi ont fait 46 blessés, selon un porte-parole du ministère de la Santé Ahmed Omar.

Les incidents pour diverses raisons, politiques ou non, entre la police et la population se sont multipliés en Égypte depuis la révolte qui a provoqué la chute de Hosni Moubarak début 2011, et la perte d’autorité de l’appareil policier autrefois tout-puissant. L’armée est depuis fréquemment appelée en renfort de la police largement discréditée pour des opérations d’ordre public.

Leur presse (Agence Faut Payer, 22 janvier 2013)

 

Rights group says Egypt police behaves like ‘gang’

CAIRO (AP) — An Egyptian rights group on Tuesday accused the country’s police of « acting like a gang, » torturing detainees and continuing to use violence to impose control while the country’s president flounders at efforts to reform the powerful security apparatus.

The report released by The Egyptian Initiative For Personal Rights documented 16 cases of police violence in which 11 people were killed and 10 tortured inside police stations. Three died under torture during the first four months since President Mohammed Morsi took office on June 30, it said.

The police were among the most hated state institutions under Hosni Mubarak, Egypt’s longtime ruler deposed in a popular revolt in 2011. Flagrant abuse, torture and unjustified detention were some of the main drivers of the uprising.

« Police still use excessive force and torture is still systematic just as it was under the Mubarak regime, » the group said in its report, entitled « Killing Continues. » It also accused the police of carrying out random shootings and collective punishment.

The government did not immediately respond to the report. An Interior Ministry official who did not give his name because he was not authorized to brief the media described it as « untrue » and « full of exaggerations. »

The rights group said the cases it investigated show that police still operate with impunity and a complete absence of accountability, with an increasing number of cases where officers had acted « like a gang taking revenge. »

In one case, it said police attacked a village south of Cairo last summer, beating up pedestrians, smashing shops and destroying vehicles. When residents protested, police returned the next day, firing tear gas and live ammunition at random, leaving four villagers dead and others wounded.

In another case, a police force allegedly trashed coffee shops and beat people in a village in the Nile Delta region northeast of Cairo in September. The group said one young man was arrested and beaten to death inside a police station.

When angry residents protested the killing in front of the police station, police responded by firing on the crowd, killing one and injuring another. The Interior Ministry said in a statement at the time that officers fired to prevent residents’ from storming the station.

That same month, the group documented three deaths inside police stations in three different cities, where it said the official cause of death was a suspicious « suicide » or « drop in blood pressure. »

In a third and similar incident in southern Egypt, the group said police took revenge for the killing of one of their own. The group says they « imposed collective punishment » by opening fire randomly in the streets, attacking residents and injuring a 9-year-old girl with a bullet to the head.

Egypt witnessed an unprecedented collapse of its police force during the early days of the 2011 uprising, when tens of thousands of protesters outnumbered riot police and even chased them in the streets. Nearly 850 protesters were killed during the 18-day revolt. Some 100 policemen were charged with killing protesters, but almost all have been acquitted or seen the charges dropped.

With the country awash with weapons looted from police stations during the uprising or smuggled across borders from Libya, street violence has surged and civilians regularly react to police violence with riots and clashes.

In one of the latest incidents, at least 47 were injured on Tuesday when security forces clashed with protesters in the northwestern city of Marsa Matrouh on the Mediterranean Coast. According to a security official, the families of men sentenced to six months imprisonment by a military tribunal for drug dealing tried to storm a police station, prompting police to fire tear gas and attack the crowd.

The protesters could not be reached for comment. Military tribunals, widely rejected in Egypt, are known for their swift and harsh verdicts.

Just south of Cairo on the same day, three policemen were briefly kidnapped by drug dealers during a police ambush, a security official said. They were released when authorities sent reinforcements.

The two officials spoke on condition of anonymity because they were not authorized to speak to the press.

Leur presse (Aya Batrawy & Maggie Michael, Associated Press, 22 janvier 2013)

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[PSA Aulnay] « La violence n’a jamais été aussi prégnante. “Je n’ai jamais vu ça en trente-cinq ans de carrière ici, remarque un cadre de la maintenance, qui regarde ses équipes décrocher un écran plat tagué. Un cap a été franchi par rapport aux anciens mouvements” »

Violences, menaces : PSA Aulnay sous tension

Un manteau blanc recouvre les hangars et parkings vides de l’usine PSA Peugeot Citroën d’Aulnay-sous-Bois, promise à la fermeture en 2014. Ce lundi 21 janvier, aucun bruit ne sort de ce site de production dont la vie est habituellement rythmée par la percussion des presses et la lente avancée des véhicules sur la ligne de montage.

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À la fin de la ligne d’assemblage, où les véhicules sont démarrés pour la première fois, les grévistes avaient installé leur QG. En place de grève. Pour bloquer la production, certains ont subtilisé les clés d’une trentaine de véhicules…

La direction a mis l’usine à l’arrêt. Officiellement, à cause d’une avarie sur une machine de l’atelier de peinture. D’autant que la neige a perturbé la circulation des poids lourds en Ile-de-France. « C’est bien la première fois que la neige nous empêche de travailler », ironise, dépité, un responsable de l’usine, qui, comme la plupart de nos interlocuteurs, grévistes ou non, souhaite garder l’anonymat.

Car il n’y pas que cela. Après la grève lancée le 16 janvier par les syndicats de PSA pour faire pression sur la direction dans le cadre des négociations sur l’avenir des salariés de l’usine, tout est parti en vrille. Depuis octobre, la « tension est montée crescendo », constate un cadre intermédiaire de l’usine, d’astreinte sur le site. Et la violence n’a jamais été aussi prégnante. « Je n’ai jamais vu ça en trente-cinqans de carrière ici, remarque un cadre de la maintenance, qui regarde ses équipes décrocher un écran plat tagué. Un cap a été franchi par rapport aux anciens mouvements. »

Les premières alertes remontent à octobre : le directeur du site, puis un cadre des ressources humaines, ont été séquestrés par quelques salariés en colère. « Depuis, la direction a été relocalisée dans un autre bâtiment, loin des ateliers », indique Laurent Vergely, le directeur du site. Les cadres supérieurs sont persona non grata dans les ateliers où ils ne s’aventurent qu’à plusieurs. « Pour gérer nos gars, c’est pas l’idéal », lâche l’un d’eux.

PRESSION

En décidant de fermer le site, la direction a voulu faire retomber la pression qui n’a jamais été aussi importante depuis l’annonce, le 12 juillet 2012, de la fermeture du site. « Si la tension est montée, c’est la faute de la direction, accuse Jean-Pierre Mercier, le médiatique militant de la CGT Aulnay, tendance Lutte ouvrière. Elle n’a qu’une ambition : briser la grève légitime des salariés en nous empêchant d’occuper le site. C’est un véritable lock-out. » Terme pour désigner une « grève patronale » qui empêche la venue des salariés – grévistes ou non – sur le site et les prive de salaire. « À Aulnay, les salariés sont toujours rémunérés, se défend Laurent Vergely, le directeur du site. Mais l’enjeu, aujourd’hui, est la réouverture. Il faut d’abord imaginer les moyens d’assurer la sécurité de tous. » Le problème est bien là.

Jeudi et vendredi, lors de la poursuite de la grève, l’usine a été le théâtre de tous les excès. Habituellement, les grévistes patrouillent ensemble pour entraîner les salariés à les suivre. Ils sont encadrés par les cadres intermédiaires, restés à distance. « Vendredi, tout est parti dans tous les sens. Impossible de les suivre », relève un cadre.

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Dans l’atelier du ferrage, des graffitis ont été peints. Un trait habituel des grèves.

Des extincteurs ont été vidés sur des armoires électriques, les responsables de groupes, un échelon hiérarchique intermédiaire, ont été canardés d’œufs, de tomates, de caissettes, de boulons, de cailloux, voire de pétards, quand ils n’étaient pas confinés dans leurs bureaux. Certains d’entre eux, ainsi que des délégués syndicaux, affirment avoir reçu des menaces de mort.

« LA TROUILLE AU VENTRE »

Dans les ateliers traînent encore les stigmates de l’action militante. À l’atelier logistique, des caisses gisent au sol. Sur les lignes d’assemblage, des boulons sont éparpillés, des boîtiers électriques de robots ont été débranchés. « Le plus souvent, c’est fait de manière pro sans abîmer les machines afin de bloquer la chaîne, note-t-on à la maintenance. Enfin, pas toujours. » Dans l’atelier du ferrage, on peut lire sur un mur : « La force des travailleurs, c’est la grève », à côté de l’interpellation du président du directoire de PSA : « Varin T.mort ». « Je ne l’ai pas vu, assure M. Mercier. La direction essaie de diaboliser notre mouvement avec cette campagne de calomnies. Nous cherchons simplement à convaincre les salariés de nous rejoindre. »

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Denis Martin, le directeur industriel de PSA, s’insurge contre « la destruction de l’outil de travail », les « méthodes militaristes » de quelque 50 à 150 personnes, sur un total de 3000 salariés. Des accusations que M. Mercier « dément ».

Vendredi 18 janvier, confirment pourtant des interlocuteurs, les menaces étaient permanentes. La consigne passée par les grévistes les plus déterminés était simple : les salariés viennent en tenue civile, et non en bleu de travail, sinon « on s’occupera d’eux ». Beaucoup sont venus en civil. Et restés à leur poste de travail sans rien faire… « Certains ont toujours su résister. D’autres ont peur. Notre rôle est d’essayer de les rassurer. C’est dur », constate un autre cadre. « Vous avez déjà vu des gens vouloir venir travailler la trouille au ventre ? », demande un représentant syndical contacté par téléphone.

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Hors SUD, qui ne participe pas aux négociations et ne commente pas, les autres syndicats (SIA, CFDT, CFE-CGC, CFTC…) réprouvent les méthodes employées. « Tout est fait pour nous distraire de notre objectif qui est de négocier le meilleur plan possible pour les salariés et qu’aucun ne termine à Pôle emploi, assure Tanja Sussest, représentante du SIA et autre figure de proue du site. J’espère que les intempéries vont faire baisser la tension et cesser les comportements inadmissibles de certains. »

Presse esclavagiste (Philippe Jacqué, envoyé spécial à Aulnay-sous-Bois, LeMonde.fr, 22 janvier 2013)

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[Les professionnels de la misère travaillent] « Nous devons nous habituer à une montée de la violence » en Europe

« La crise économique entraînera la violence à travers l’Europe ». Propos de la Croix-Rouge

Yves Daccord, directeur général du Comité international de l’organisation a confié à un site danois sa préoccupation face à l’augmentation de la tension dans la zone euro dans son ensemble. Avec le risque d’affrontements vus en Grèce de devenir une réalité largement répandue. Italie inclus : MOT DE LA CROIX-ROUGE !

La crise économique se transforme en drame social. Avec le risque d’émeutes vues en Grèce de devenir une réalité largement répandue en Europe. Y compris l’Italie. Ainsi, la Croix-Rouge se prépare à affronter le pire. « Nous devons nous habituer à une montée de la violence, là aussi. L’Europe n’est pas à l’abri de situations difficiles et peut assister à des événements qui conduisent à la violence, comme dans le cas de Londres et à Athènes en 2012, confie au journal danois Politiken Yves Daccord, directeur général du Comité international de la Croix-Rouge. Pour nous, la situation des tensions sociales européennes est un nouveau défi qui n’a pas d’égal dans le passé de l’organisation. Mais nous sommes prêts à travers les sociétés nationales à adapter notre stratégie pour les besoins de la population – et il ajoute – pour la première fois, nous assistons à une augmentation de la pression des Européens. Avec un nombre croissant de personnes qui deviennent vraiment pauvre. Sans oublier que plusieurs pays européens réduisent les dépenses de bien-être en raison de la crise économique. »

Les réductions des dépenses sociales qui ont lieu à un moment où le chômage est en hausse mettent dans la difficulté des millions de familles : selon les données d’Eurostat en octobre dernier, le chômage dans la zone euro a atteint un niveau record de 11,7% pour un total de 18 millions 703 sans emploi. La situation est délicate en Grèce (avec un taux de chômage de 25,4%) et en Espagne (26,2%), mais aussi inquiétante en Italie (maintenant 11, 6%), compte tenu en particulier de la hausse du nombre des chômeurs prévue dans la première moitié de 2013 et le manque de ressources allouées pour financer des filets de sécurité sociaux.

Déjà aujourd’hui, le Comité international de la Croix-Rouge en Espagne supporte au moins 300’000 personnes « extrêmement vulnérables » et aide des millions de personnes qui n’arrivent pas à joindre les deux bouts. En Grèce, l’organisation est prête à affronter même l‘hypothèse d’une faillite qui aurait des effets bien plus dévastateurs que toutes les images de violences vues à la télé jusqu’à présent. En outre Eurostat indique qu’il y a 120 millions d’Européens vivant en dessous du seuil de pauvreté. C’est-à-dire avec un revenu qui est inférieur à 60% du niveau moyen de leur pays. En Italie, si l’on considère l’impôt sur le revenu depuis 2011 avec un revenu moyen annuel de 19’250 € bruts par contribuable, ce sont les gens qui, treizième mois inclus, vivent avec moins de 888 € bruts par mois.

Une situation intenable et tendant à se détériorer davantage comme prévu à Bruxelles, où la Commission européenne a alloué 18,6 milliards en un fonds pour les pauvres d’Europe. « L’Europe du Sud, pourrait subir une forme de violence similaire à celle des Printemps arabes – reprend pour conclure Y. Daccord. L‘augmentation des prix des denrées alimentaires, le manque de confiance dans les gouvernements et la demande pour une plus grande liberté seront des facteurs qui contribuent aux émeutes ». Une prophétie qui est en partie déjà une réalité avec les protestations grecques, mais aussi avec les événements du 15 octobre 2011 à Rome et de la journée du 14 novembre appelée par la Confédération européenne des syndicats contre l’austérité et les coupes budgétaires. En particulier les coupes aveugles contre le welfare, dont la Croix Rouge…

Traduit de l’italien (leur presse, Constance Iotti, IlFattoQuotidiano.it, 4 janvier 2013) par un correspondant du JL

 

“LA CRISI ECONOMICA PORTERÀ VIOLENZA IN TUTTA EUROPA”. PAROLA DI CROCE ROSSA

Yves Daccord, direttore generale del Comitato internazionale dell’organizzazione ha confidato a un sito danese la propria preoccupazione per l’aumento della tensione in tutta la zona euro. Con il rischio che gli scontri visti in Grecia diventino una realtà diffusa. Italia inclusa.

La crisi economica si trasforma in dramma sociale. Con il rischio che gli scontri visti in Grecia diventino una realtà diffusa in tutta Europa. Italia inclusa. Così la Croce rossa si prepara ad affrontare il peggio. « Dobbiamo abituarci ad un aumento della violenza anche da noi. L’Europa non è al riparo da situazioni difficili e potrebbe assistere a manifestazioni che sfociano in violenza come nel caso di Londra e Atene nel 2012 – confida al giornale danese Politiken Yves Daccord, direttore generale del Comitato internazionale di Croce rossa – Per noi la situazione di tensioni sociali europee rappresenta una nuova sfida che non ha pari nel passato dell’organizzazione. Ma siamo pronti attraverso le società nazionali ad adattare la nostra strategia ai bisogni della popolazione – aggiunge – Per la prima volta stiamo assistendo a un incremento della pressione fra gli europei. Con un numero crescente di persone che diventano realmente povere. Senza contare che diversi Stati europei stanno tagliando le spese nel welfare per via della crisi economica ».

Riduzioni di spesa nel sociale che avvengono nel momento in cui la disoccupazione aumenta mettendo in difficoltà milioni di famiglie: secondo gli ultimi dati Eurostat dell’ottobre scorso, la disoccupazione nell’area euro ha raggiunto il livello record dell’11,7% per un totale di 18,703 milioni di senza lavoro. La situazione è delicata in Grecia (con un tasso di disoccupazione al 25,4%) e in Spagna (al 26,2%), ma preoccupante anche in Italia (oggi all’11,6%) soprattutto in vista dell’aumento dei senza lavoro atteso nella prima parte del 2013 e della scarsezza di risorse destinate a finanziare gli ammortizzatori sociali.

Già oggi, il Comitato internazionale di Croce rossa sostiene in Spagna almeno 300mila persone « estremamente vulnerabili » e aiuta milioni di persone che non riescono a sbarcare il lunario. In Grecia l’Organizzazione si prepara ad affrontare persino l’ipotesi di una bancarotta che avrebbe effetti sociali devastanti ben più violenti delle immagini finora viste in televisione. Del resto Eurostat riferisce che ci sono 120 milioni di cittadini europei che vivono sotto il livello di povertà. Hanno cioé un reddito inferiore al 60% del livello medio del proprio Paese. Per l’Italia, se si considera il dato Irpef 2011 con un reddito medio annuo da 19250 euro lordi per contribuente, si tratta di persone che, tredicesima inclusa, intascano meno di 888 euro lordi mensili.

Una situazione insostenibile e destinata a deteriorarsi ulteriormente come prevedono anche a Bruxelles dove la Commissione europea ha stanziato 18,6 miliardi in un fondo destinato ai poveri d’Europa. « Il Sud dell’Europa potrebbe sperimentare una sorta di violenza simile a quella delle Primavere arabe – riprende in conclusione Daccord – L’aumento dei prezzi dei beni alimentari, la sfiducia nei governi e la richiesta di maggiore libertà saranno fattori che contribuiranno alle rivolte ». Una profezia che in parte è già realtà con le proteste greche, ma anche con le manifestazioni del 15 ottobre 2011 a Roma e del 14 novembre scorso indetta dalla Confederazione europea dei sindacati contro austerità e tagli. Soprattutto quelli indiscriminati contro il welfare. Croce Rossa inclusa.

Leur presse (Costanza Iotti, IlFattoQuotidiano.it, 4 janvier 2013)

 

NARBONNE. CROIX-ROUGE : LA COMMISSION D’ENQUÊTE ATTENDUE LE 15 JANVIER

Les bénévoles suspendus de l’antenne locale de la Croix-Rouge et les bénéficiaires ne désarment pas. Ils attendent avec impatience les conclusions d’une commission d’enquête interne qui doit se prononcer le 15 janvier prochain. Depuis fin novembre, un administrateur provisoire a été nommé par le président régional pour remplacer le bureau à la suite d’un coup de gueule de bénévoles qui dénonçaient de supposés défraiements abusifs dont auraient bénéficié des membres du bureau de la Croix-Rouge narbonnaise.

À la même période, des bénévoles avaient été suspendus de leur fonction. Dans cette affaire, « les bénévoles accusateurs et les accusés ont été suspendus à titre conservatoire », a tenu à souligner Marc Zyltman, actuel administrateur de la Croix-Rouge à Narbonne et responsable de la commission d’enquête interne. « Les personnes concernées doivent comprendre qu’il ne s’agit pas là d’une sanction, ce n’est pas le rôle de la commission ». Le 15 janvier prochain, les résultats de cette instance seront communiqués aux responsables national et régional. « Ils ne seront pas rendus publics », a ajouté Marc Zyltman.

Dès lors, « les décideurs jugeront des suites à donner ». Des entretiens ont eu lieu le 29 décembre dernier, dix personnes ont été entendues par la commission « trois bénévoles ont refusé d’y participer ». De leur côté, ces derniers ont justifié leur geste en voulant préserver des documents en leur possession : « Nous ne voulons pas donner nos preuves ». Une attitude peu compréhensible pour Marc Zyltman qui considère que « des copies peuvent être adressées à la commission » et de faire remarquer que « ce sont ceux qui refusent les entretiens, qui refusent également de donner des documents ».

Et les bénéficiaires dans tout ça ?

Depuis fin novembre, l’épicerie sociale ne fonctionne plus et les bénéficiaires de la Croix-Rouge ne reçoivent plus d’aide. Seules subsistent les activités de maraude. Après le 15 janvier, l’épicerie sociale « va reprendre ses activités » a assuré Marc Zyltman, la date précise n’est pas encore connue. Pour apporter plus de poids à leurs revendications, les bénévoles suspendus et bénéficiaires ont l’intention d’organiser une marche. Mais tout dépendra des conclusions de la commission.

Leur presse (LIndependant.fr, 5 janvier 2013)

 

CARCASSONNE. CROIX ROUGE : PAS DE POURSUITES JUDICIAIRES

Enquête bouclée pour la délégation de la Croix Rouge de Carcassonne après plusieurs mois d’investigation. Sollicité, Antoine Leroy, procureur de la République, a indiqué, hier soir, qu’il n’engagerait pas de poursuites pénales. Il note toutefois que l’enquête effectuée par les gendarmes de la brigade de recherches de Carcassonne a révélé « une organisation anarchique » au sein de cette association, notamment pour le ramassage des produits alimentaires fournis par une grande surface, pendant la période étudiée, de 2010 à 2011. « Mais nous n’avons pas pu prouver que certains bénévoles auraient détourné une partie des denrées alimentaires. Ce qui est sûr, c’est que cette collecte était menée en dépit du bon sens », estime le procureur.

La Croix Rouge est, en effet, chargée, par convention auprès d’un hypermarché, de cette mission, pour le compte de la banque alimentaire. « L’enquête a montré que les produits périmés collectés n’étaient parfois pas détruits mais gardés par les personnes chargées du ramassage. Mais il ne s’agit pas d’un détournement car ces articles n’auraient pas pu être distribués aux plus nécessiteux », note Antoine Leroy.

D’autres denrées, non périmées, étaient aussi parfois conservées par ces bénévoles « moyennant un prix fixé par une convention reversée à la Croix Rouge », précise le procureur. Fait qui ne constitue pas un délit.

« Ambiance particulière »

L’enquête s’est également intéressée à l’utilisation d’un fourgon de l’association, supposée à des fins personnelles, par l’ancien directeur de l’urgence et du secourisme, licencié depuis. « Ce véhicule était confié à cette personne qui était d’astreinte. C’était la contrepartie », précise Antoine Leroy. Sur ce point-là aussi, le procureur a décidé de ne pas donner de suite judiciaire, même s’il reprend le qualificatif d' »anarchique » pour qualifier cette utilisation.

Enfin, la rumeur évoquait l’existence d’une « caisse noire » au sein de cette structure. « Personne n’a pu nous éclairer sur cet élément », note le procureur, tout en rappelant « l’ambiance particulière » qui régnait au sein de cette structure pendant cette période.

On se souvient que le climat de suspicion avait suscité la démission du conseil de la délégation de Carcassonne, puis du président départemental, Bernard Guillem en mars. Le résultat de cette enquête de gendarmerie vient confirmer l’audit interne de la Croix Rouge. Celui-ci n’avait rien révélé d’anormal, sans toutefois mettre au grand jour ces dysfonctionnements.

Leur presse (LIndependant.fr, 8 décembre 2012)

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[Besançon] Le Chaboteur n° 2 – janvier 2013

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CNT 25

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[Thanks for the future] UNE BULLE D’AIR DANS Une Dalle de BéTON ARMé

Thanks For The Future est une maison de vie collective à Tours. Les personnes qui gravitent autour de ce lieu organisent des projections, des débats, des concerts et des fêtes et mettent en commun des outils et des expériences de lutte, de résistance.

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Récemment la pression et la répression concernant la maison, et surtout ses activités, se sont largement intensifiées.

Interdiction de concerts par la Mairie de Tours, mains courantes et plaintes contre les habitants et les personnes ou collectifs qui les soutiennent de la part d’artistes voisins pour commencer…

Puis un départ de feu volontaire restant mystérieux et une procédure d’expulsion ordonnée par la SEMIVIT, dont la mairie est majoritaire…

Après de nombreux reports de procès depuis septembre dernier, le délibéré sera rendu le 24 janvier prochain : nous aimons toujours rageusement ce lieu, et tout ce qu’il peut générer de créations, d’échanges, de liens, de conflits et de ruptures, et nous comptons résister à sa destruction, et à l’expulsion de ses habitants.

Plusieurs stratégies s’offrent donc à toutes pour s’opposer aux grands projets du Pouvoir, qui nous bétonnent, nous détruisent, nous oppriment, et nous savons bien que nous ne sommes pas tout seuls à vouloir défendre nos espaces de liberté.

Nous invitons qui en aura envie à venir s’organiser contre l’expulsion, partager des idées, des envies et la soirée, le 23 janvier à 19h30 à la maison Thanks For The Future, 244 rue Auguste Chevalier à Tours, veille du rendu du délibéré.

Le 24 janvier nous appelons à un rassemblement à 9h30 devant le tribunal d’instance de Tours rue Édouard Vaillant.

Rotary club Thanks for the future

Mediatours, 21 janvier 2013

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[Le peuple veut une nouvelle révolution] La garde nationale dégagée d’Agareb (Sfax)

http://juralib.noblogs.org/files/2013/01/0119.jpgJournée de folie à Agareb

L’anarchie s’est installée ce dimanche dans la ville d’Agareb dans le gouvernorat de Sfax. Les manifestants ont pris d’assaut un poste de la garde nationale et détruit son contenu alors que les forces de l’ordre ont eu recours à des bombes lacrymogènes pour disperser les manifestants qui réclamaient le retrait des forces de sécurité de la zone.

Les agents de la garde nationale ont finalement du battre en retraite sous la pression des jeunes protestataires réclamant leur remplacement par l’armée nationale. Tout ceci en réaction à la mort d’un jeune homme percuté vendredi par un véhicule de la garde nationale.

Ce retrait des forces de sécurité a donné l’occasion à quelques malfaiteurs de s’adonner à des actes de vandalisme et de pillage.

Finalement, le calme est revenu suite au déploiement des forces de l’armée pour assurer la sécurité  des établissements étatiques, notamment le siège de la délégation.

De leur côté, les habitants ont pris l’initiative de créer un comité local pour le maintien de l’ordre et combler  l’absence des forces de sécurité dans la ville.

Publié par des ennemis de la révolution (Tunisie Numérique, 20 janvier 2013)

 

Le Chaos à Agareb – Incendie du poste de la garde nationale, pillage de certains commerces

Ce qui s’est passé ce dimanche 20 Janvier à Agareb, au gouvernorat de Sfax, est une colère incontrôlable provenant de jeunes protestataires, suite à la mort d’un jeune homme percuté vendredi par un véhicule de la garde nationale.

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Face au déchainement des protestataires, les agents de la garde nationale ont battu en retraite, sous la pression des manifestants qui réclamaient d’une manière très violente leur remplacement par l’armée.

Les jeunes ont envahi le poste de la garde nationale et incendié les documents qui s’y trouvaient. Un témoin oculaire a indiqué quant à lui que certains habitants ont profité de l’absence des unités sécuritaires pour piller les magasins.

Quant aux unités de l’armée nationale, elles n’auraient été déployées que dans le périmètre du siège de la délégation.

Publié par des ennemis de la révolution (Tunivisions.net, 20 janvier 2013)

 

(…) Selon les déclarations de Fethi Derbali, gouverneur de la ville de Sfax, sur les ondes de Shems Fm,  la situation se calme progressivement et des négociations sont entamées avec des membres de la société civile afin de rétablir le calme dans la délégation.

Publié par des ennemis de la révolution (Business News, 20 janvier 2013)

 

(…) Le gouverneur de Sfax, Fethi Derbali a indiqué que ces protestations étaient injustifiées puisque le motocycliste roulait tous feux éteints.

L’agent de la garde nationale qui a percuté le jeune homme, a été arrêté, conformément aux procédures réglementaires, a signalé le gouverneur. En revanche, les personnes impliquées dans les actes de violence perpétrés vendredi, ont été relâchées le lendemain et ce afin d’apaiser les tentions, a-t-il fait remarquer.

Publié par des ennemis de la révolution (LEconomisteMaghrebin.com, 21 janvier 2013)

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Scie-lodarité avec la lutte anti-THT

L’appel à actions décentralisées de l’assemblée anti-THT et antinculéaire du Chefresne (Manche/Cotentin) a été entendu.

Aussi, dès l’annonce du bucheronnage d’arbres au bois auparavant occupé, nous nous sommes apprêté-e-s.

C’est par le biais de la scie à métaux que nous avons souhaité exprimé notre solidarité avec la lutte antinucléaire du Cotentin. C’est à une ligne THT, comme nos ami-e-s de l’ouest, que nous nous sommes attaqué-e-s ici, dans l’est.

Ainsi, nous avons mis à mal un de ces pantins métalliques reliant la centrale nucléaire de Fessenheim à la région parisienne en passant par Nogent-sur-Seine.

« Lequel ? » nous direz-vous. À RTE de découvrir LESquelS (avant qu’il ne tombe) !

Mettront-ils un jour un flic sous chaque pylône comme dans certains lieux du Cotentin ?

Scie-lodarité !

Des antinucléairEs du 55, 21 janvier 2013

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[Lyon] Procès « Décines ta résistance »

APPEL À MOBILISATION LORS DU PROCÈS DE « DÉCINES TA RÉSISTANCE »

La « butte », lieu de résistance et d’expérimentation sociale, culturelle et artistique, estn menacée d’expulsion. LE LUNDI 21 JANVIER À 15H rassemblons nous au Palais de Justice (67, rue Servient Lyon 3e) tribunal des référés (salle A, en bas en principe).

Tendons-nous la main afin de montrer notre attachement au droit au logement, à une nature préservée pour l’agriculture et pour nos enfants, à notre réappropriation de l’intérêt général et culturel, à l’art de vivre qui caractérise notre société (!).

Dès le lendemain, mardi 22 janvier et les jours suivants, les « Enfants de la Butte » sont heureux de vous inviter sur place sur la butte du Biézin de Décines-Charpieu à une journée « BULLES D’OSÈRENT », où des cercles de discussions et des ateliers de constructions fleuriront avec vous toutes et tous de ce lieu menacé.

LES ENFANTS DE LA BUTTE qui luttent qui luttent contre l’OL-LAND et tous ces projets destructeurs et stupides !

Mailing, 21 janvier 2013

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[PCC dégage !] Nouvelle immolation dans le comté à Drachen (Sichuan)

Seconde immolation d’un Tibétain en Chine en une semaine

Un jeune Tibétain s’est immolé pour protester contre la domination chinoise sur la région autonome chinoise du Tibet, seconde immolation en une semaine qui porte leur nombre à 97 depuis 2009, ont indiqué dimanche une organisation de défense des droits de l’Homme et Radio Free Asia.

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Une réfugiée tibétaine qui vit à Dharamsala, en Inde, allume des lampions en mémoire des Tibétains qui se sont immolés pour protester contre les politiques de la Chine.

L’homme, âgé de 28 ans et identifié par le seul nom de Dupchoek, s’est immolé par le feu vendredi après-midi à Drachen, dans la préfecture d’Aba appartenant à la province du Sichuan (sud-ouest), a indiqué l’organisation Free Tibet, basée à Londres.

Depuis février 2009, 97 Tibétains, dont de nombreux moines et nonnes, ont mis le feu à leurs vêtements et environ 75 sont morts, selon l’ONG et Radio Free Asia, basée aux États-Unis.

La précédente immolation remonte au 12 janvier. Un Tibétain d’à peine 20 ans s’était immolé à Xiahe, un comté de la province du Gansu (ouest), appelée Sangchu en tibétain.

La fréquence des immolations s’était accrue à l’automne dernier, avant la tenue du Congrès du parti communiste chinois, qui avait nommé Xi Jinping chef du PCC, un changement à la tête du pays qui n’a lieu que tous les 10 ans. (…)

Presse combustible (Agence Faut Payer, 20 janvier 2013)

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[Soutenez les radios libres] Soirée de soutien à Fréquence Paris Plurielle

Notre radio n’a jamais passé aucune publicité sur son antenne. Notre radio n’est pas dirigée par Philipe Val, ni par Jean-Luc Hess, ni même par Jean-Pierre Elkabach.

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Notre radio donne la parole à tout ceux qui luttent (Antifascisme, prison, chômage, féminisme, solidarité internationale, écologie, sans papiers…). Notre radio donne la parole aux communautés étrangères de Paris et Banlieue. Notre radio fait entendre toutes les musiques qui dérangent et qui parfois empêchent de dormir les voisins. Notre radio se fout de l’industrie du disque.

Notre radio après plus de 20 ans est encore debout. Fréquence Paris Plurielle – 106,3, est une radio associative, libre. Elle vit chichement, dans des locaux trop petits, du matériel un peu daté, mais avec plus de deux cent bénévoles/militants qui chaque jour, chaque semaine prennent l’antenne pour faire entendre d’autres voix, d’autres points de vue. La radio n’est pas notre métier, c’est notre passion, notre outil commun pour les luttes, la culture… le haut parleur de nos rêves d’émancipation. Mais aujourd’hui notre radio est menacée. Nous n’arrivons plus à boucler notre budget.

Les désengagements successifs de l’État et des collectivités territoriales, le renvoi vers des financements sur projet (il faudrait aller chercher de l’argent auprès d’Areva, BNP ou le ministère de l’intérieur) font que nous ne sommes plus en mesure d’assurer une partie de nos dépenses (en particulier de diffusion…). Dans cette galère, nous ne sommes pas seuls. Les autres radios associatives indépendantes sont elles aussi menacées. Et plus largement la plupart des associations culturelles et sociales. Soutenez les radios libres. Soutenez Fréquence Paris Plurielle.

Ou bien résignez vous à ne plus entendre que Jean-Marc Sylvestre, Michel Sardou et leurs amis sur la bande FM.

Indymedia Paris, 20 janvier 2013

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[Alexandrie, Le Caire] Revanche pour les martyrs de la révolution égyptienne

Une « bavure » policière tourne à l’affrontement : cinq morts au Caire

Cinq personnes au total ont été tuées dans la nuit de samedi à dimanche dans un quartier du nord du Caire en raison d’une « bavure » policière meurtrière et d’affrontements avec la population qui ont suivi, a-t-on appris de sources officielles.

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Heurts avec la police à Alexandrie, le 20 janvier 2013.

Les heurts ont éclaté à la suite de la mort d’une personne, tuée par accident par un policier qui était à la poursuite d’un trafiquant de drogue, a indiqué un membre des services de sécurité.

Des proches et des voisins se sont alors rassemblés devant un commissariat du quartier de Choubra el-Kheima, qu’ils ont attaqué avec des armes à feu et des cocktail molotov, selon cette source.

Quatre attaquants ont été tués dans les affrontements, soit cinq morts au total avec la première victime, selon un bilan actualisé publié par le ministère de la Santé, qui avait fait initialement état de quatre morts. Douze autres personnes ont été blessées, dont deux policiers et un soldat.

Les incidents pour diverses raisons, politiques ou non [sic – NdJL], entre la police et la population se sont multipliés en Égypte depuis la révolte qui a provoqué la chute de Hosni Moubarak début 2011, et la perte d’autorité de l’appareil policier autrefois tout-puissant.

L’armée est depuis fréquemment appelée en renfort de la police largement discréditée pour des opérations d’ordre public.

Des accrochages ont également eu lieu dimanche pour la deuxième journée consécutive devant un tribunal d’Alexandrie (nord), deuxième ville du pays, entre des manifestants et les forces de l’ordre, ont rapporté les médias égyptiens.

Les manifestants demandent un verdict exemplaire pour des responsables de la sécurité de la ville, en cours de jugement pour des violences policières ayant fait des morts et des blessés durant le soulèvement d’il y a deux ans.

Publié par le savoir-faire français (Agence Faut Payer, 20 janvier 2013)

 

Égypte : nouvel affrontement entre policiers et manifestants

La confrontation est survenue une semaine avant que le pays ne marque le deuxième anniversaire du soulèvement qui a chassé du pouvoir son dirigeant autocrate de longue date, Hosni Moubarak.

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La police antiémeute égyptienne a utilisé du gaz lacrymogène pour disperser des dizaines de manifestants qui lançaient des roches samedi à l’extérieur d’un tribunal d’Alexandrie où l’ancien directeur de la sécurité de la ville et d’autres responsables sont actuellement jugés en lien avec les décès de plusieurs protestataires lors du soulèvement de 2011 en Égypte.

La confrontation est survenue une semaine avant que le pays ne marque le deuxième anniversaire du soulèvement qui a chassé du pouvoir son dirigeant autocrate de longue date, Hosni Moubarak. Un tel événement souligne la frustration sur la vitesse des réformes exprimée par plusieurs dans le pays le plus populeux du monde arabe.

Mohammed Ibrahim, l’ancien directeur de la sécurité d’Alexandrie, et cinq policiers sont accusés d’avoir fait preuve de violence excessive pour mettre fin à la révolte de 18 jours. À Alexandrie, tout comme ailleurs en Égypte, des milliers de manifestants sont descendus dans les rues au cours des deux dernières années exigeant « qisas », revanche en arabe, pour ceux tués lors d’affrontements avec les forces de sécurité.

Les proches des défunts disent avoir peu confiance envers le système judiciaire ou les enquêtes policières.

Selon Ramadan Ahmed, dont le fils Mohammed, âgé de 16 ans, a été tué par balle lors d’affrontements à l’extérieur d’un poste de police d’Alexandrie, « c’est une longue chaîne de corruption ».

Près de 100 policiers ont été traduits en justice jusqu’à maintenant pour avoir tué ou blessé des contestataires depuis la destitution de Moubarak, le 11 février 2011. Tous les cas se sont soldés par un acquittement ou une sentence avec sursis.

Les affrontements de samedi ont commencé alors que des militants de défense des droits de l’homme et les proches de ceux tués à Alexandrie manifestaient au tribunal. La plupart de leurs slogans ciblaient la police, mais on ne sait pas ce qui a déclenché la violence. Au moins trois manifestants et trois policiers antiémeutes ont nécessité des soins médicaux pour inhalation de gaz et des blessures causées par des roches, selon des témoins et les médias d’État.

Plus tard dans la journée, de nouveaux affrontements se sont déclenchés lorsque le juge Mohammed Hammad Abdel-Hadi a empêché les procureurs d’appeler des témoins à la barre.

Environ 300 Égyptiens ont perdu la vie à Alexandrie durant le soulèvement de 18 jours sur un total de plus de 900 pour l’ensemble de l’Égypte.

Hosni Moubarak et l’ancien ministre de l’Intérieur ont été condamnés à la prison à vie pour ne pas avoir essayé de mettre un terme au massacre et ont obtenu cette semaine un nouveau procès.

Dans un autre cas impliquant des manifestants, une cour criminelle égyptienne a évoqué samedi une amnistie présidentielle pour annuler les accusations qui pesaient contre 379 personnes soupçonnées d’avoir participé à des affrontements avec la police ayant fait 42 morts au Caire en novembre 2011.

Les protestataires avaient manifesté près du ministère de l’Intérieur et de la place Tahrir pendant près de deux semaines afin de demander la tenue d’élections présidentielles et dénoncer la violence policière contre les grèves d’occupation.

Depuis la révolte en Égypte, des failles dans la sécurité et l’affaiblissement des forces policières en ont laissé plusieurs avec un sentiment accru de vulnérabilité, particulièrement dans la minorité chrétienne copte.

Samedi, la police a annoncé l’arrestation de sept suspects soupçonnés d’avoir attaqué des magasins propriété de chrétiens dans le village de Marashda, dans la province de Qena. Plusieurs commerces ont été incendiés tôt vendredi après des rumeurs qu’un villageois chrétien eut agressé sexuellement une fillette âgée de 6 ans.

Leur presse (Aya Batrawy, Associated Press, 19 janvier 2013)

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[Pratique du squat et construction d’organisation(s) diffuse(s)] Brochure « Thanks For The Future »

Voici une brochure élaborée autour de réflexions sur la pratique du squat, et plus largement sur la construction d’organisation(s) diffuse(s) :

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TÉLÉCHARGER LA BROCHURE

Présentation :

Thanks for the future ! est un cri. Un hurlement né de l’expérience du chaos. Expériences contradictoires entre affirmation et construction de sa propre puissance, et appréhension de la fragilité d’un tel jeu. Expériences d’expositions et de replis. De dévoilements et de travestissements. Ce cri, loin d’être un signe de ralliement, est l’expression en même temps que l’incarnation d’une brèche dans l’ordre-social.

Il faut bien souvent partir de l’Ordre pour rendre perceptible la rupture qui en découle. C’est parce que tel ordonnancement ou tel ensemble de normes est devenu invivable, qu’il est déserté, combattu. La métropole et la prolifération exponentielle de ses dispositifs ne cessent de croître et de s’étendre, jusque dans les profondeurs de l’être. Les dispositifs de pouvoir se trouvent dans chaque détail de l’urbanisme, dans chaque conversation. Nos prises à parti avec ce quotidien sont régulières.

Thanks For The Future

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[Le peuple veut une nouvelle révolution] Garde nationale, porcs, assassins

Sfax : heurts entre les citoyens d’Agareb et la garde nationale

Des jeunes de la localité d’Agareb ont attaqué durant la nuit de vendredi [18 janvier] à samedi, avec des pierres le poste de la garde nationale après qu’une voiture appartenant à la garde nationale ait percuté un jeune de la région, décédé des suites de ses blessures.

Les forces de l’ordre ont utilisé du gaz lacrymogène pour les repousser.

Le calme est, finalement, revenu, dans la localité, ce samedi matin.

Publié par des ennemis de la révolution (Tunisie Numérique, 19 janvier 2013)

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[Marseille, jeudi 24 janvier] Discussion autour du livre « Incognito »

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[Le peuple veut une nouvelle révolution] Après la grève générale du 16 janvier 2013 au Kef (2)

La ville du Kef retrouve un calme précaire

Suite aux protestations qui ont eu lieu samedi 19 janvier 2013, la ville du Kef vit actuellement une situation de calme précaire. Les habitants réclament essentiellement la démission du gouverneur de la région.

Les habitants de Sakiet Sidi Youssef ont par ailleurs annoncé qu’ils boycotteront la commémoration des événements du 8 février en signe de protestation contre la fermeture de la seule usine de la région.

Publié par des ennemis de la révolution (Tuniscope, 20 janvier 2013)

 

Le Kef – Marche de protestation des sans-emploi, le départ du gouverneur revendiqué

Un groupe de jeunes sans emploi a pris part ce samedi 19 janvier à une marche de protestation pacifique dans les rues de la ville du Kef. Les manifestants ont rallié le domicile du gouverneur de la région, et ont revendiqué le départ de ce dernier.

Les jeunes chômeurs ont scandé des slogans pour l’emploi et le développement, et exigent le départ immédiat du gouverneur car celui-ci ne serait pas capable de régler les problèmes des habitants de la région.

Les forces de sûreté ont déployé des renforts autour de la résidence du gouverneur pour faire face à d’éventuels débordements, qui ne se sont finalement pas produits.

Publié par des ennemis de la révolution (ShemsFM.net, 19 janvier 2013 – 21h06)

 

La situation ne s’arrange pas au Kef

Des protestations ont repris dans la journée du samedi 19 janvier, dans les rues du gouvernorat du Kef, réclamant la destitution du gouverneur de la région.

Les habitants de Sakiet Sidi Youssef ont l’intention de boycotter la fête du 8 février correspondant à la commémoration des événements de « Sakiet Sidi Youssef » revendiquant une zone d’échange libre tuniso-algérien.

Publié par des ennemis de la révolution (Tunisie Numérique, 19 janvier 2013 – 15h37)

 

Le Kef toujours dans le flou : des lycées pris d’assaut et 17 arrestations

La ville du Kef, n’est pas encore remise de la grève générale du 16 janvier et des deux jours de violences qui s’en sont suivis entre les forces de l’ordre et des individus. La marche, pacifique, a dégénéré suite aux tentatives d’un groupe d’individus d’incendier des postes de police et le district de sécurité de la ville à coup de cocktails Molotov.

Vendredi [18 janvier], des individus ont tenté de forcer l’entrée du poste de sécurité de Barnoussa et du lycée 2 Mars du Kef. Les forces de sécurité ont réussi à repousser et disperser les assaillants en usant de gaz lacrymogènes.

Jeudi après-midi, un collège de Barnoussa, avait lui aussi, été pris d’assaut. Les envahisseurs avaient empêché la tenue des cours et évacué les collégiens hors de leurs classes, obligeant ainsi l’administration à suspendre les cours. Les enseignants ont alors organisé un sit-in, dénonçant cette inqualifiable agression et demandant une meilleure protection de leur établissement.

Le même scenario est arrivée au lycée 2 Mars, sauf que cette fois-ci, selon des témoins présents sur les lieux, les parents d’élèves, vigilants, ont réussi à faire fuir les individus qui tentaient de s’introduire dans le lycée afin d’agresser le corps enseignant et détruire le matériel [sic – NdJL].

Dans une dépêche, l’agence TAP confirme, d’après une source sécuritaire de la région, l’arrestation de 17 personnes impliquées dans les actes de violences et de pillages.

Publié par des ennemis de la révolution (Webdo, 19 janvier 2013 – 1h41)

 

La colère sociale dégénère en affrontements avec la police au Kef

Colère sociale au Kef, ville économiquement sinistrée

Depuis plus de 10 jours, la colère gronde au Kef. Le 8 janvier déjà, de jeunes diplômés chômeurs avaient bloqué des routes de la région et l’entrée de la ville en signe de protestation. Au cours d’une réunion, tenue jeudi 10 janvier, la commission administrative de l’Union régionale du Travail du Kef (URT) décide d’organiser une grève régionale le 16 janvier 2013.

Le syndicat explique son action par le non-respect par le gouvernement des accords conclus avec l’URT. Ceux-ci prévoyaient notamment l’impulsion du développement dans la région et la réalisation de projets visant à la lutter contre le chômage. Le secrétaire général de URT, Ibrahim El Gasmi, a ajouté que cette décision a été prise à l’unanimité des membres de la commission administrative de l’Union régionale du travail du Kef.

La marche de protestation dégénère

Les déclarations du gouverneur sur le recrutement prochain de plus de travailleurs sur les chantiers n’auront donc pas suffi à calmer les Keffois. Loin s’en faut, puisque la grève est largement suivie et l’activité complètement paralysée le 16 janvier. Une large majorité de commerces ont cessé leur activité pour respecter le mot d’ordre.

D’abord pacifique, l’importante manifestation accompagnant la grève (5000 personnes selon la TAP) a rapidement dégénéré en affrontements avec les forces de l’ordre. Une partie des manifestants s’en sont pris aux locaux du Mouvement Ennahdha et à un poste de police en tentant de les incendier en lançant des cocktails Molotov. Sur l’une des vidéos filmées au Kef, on peu même voir un petit groupe de jeunes manifestants scander « Vive Ben Ali ! » en déroulant une affiche représentant le dictateur déchu.

La réponse sécuritaire peine à ramener le calme

Celle-ci a répliqué en faisant usage de gaz lacrymogène pour disperser la foule. Selon des témoins, des membres des Ligues de protection de la Révolution ont pris part aux affrontements pour réprimer les manifestants en soutenant la police. Les affrontements se sont poursuivis jusque tard dans la soirée du 16 janvier.

Suite à ces graves incidents, la police a annoncé le lendemain avoir arrêté 17 personnes impliquées dans « des actes de violence et de pillage ». Mais, la situation ne semble pas s’être calmée pour autant. Jeudi 17 janvier, les cours ont en effet été interrompus dans certains établissements scolaires du Kef suite à des agressions perpétrées par des individus non identifiés. Des violences ont aussi été rapportées dans la journée du vendredi, pendant laquelle la police a dû utiliser du gaz lacrymogène pour disperser des individus visant le poste de sécurité de Barnoussa.

Selon des témoins contactés sur place, la reprise des cours s’est faite péniblement ce samedi matin, mais sous haute tension après les attaques et les subits par les écoles et lycées jeudi et vendredi. Dans le même temps, un rassemblement de Keffois avait lieu devant le siège du gouvernorat pour protester contre la répression et l’absence de dialogue.

Silence assourdissant du gouvernement

Le gouvernement demeure étrangement silencieux sur ces graves incidents. Seul le ministère de la Formation professionnelle et de l’Emploi s’est exprimé pendant cette crise pour annoncer des mesures pour l’ensemble des gouvernorats de l’intérieur du pays et pas seulement pour le Kef.

Souvent critiqué pour sa gestion des crises sociales dans le centre du pays, le gouvernement brille une fois de plus par son silence et sa réponse strictement sécuritaire comme ce fut le cas à Siliana et plus récemment à Ben Guerdane par exemple.

Publié par des ennemis de la révolution (Rached Cherif, Nawaat.org, 19 janvier 2013)

 

Le Kef : Reprise des affrontements entre les citoyens et la police

La tension est remontée d’un cran aujourd’hui vendredi 18 janvier 2013 dans le gouvernorat du Kef.

Les forces de l’ordre ont eu recours au gaz lacrymogène pour disperser les manifestants qui ont pris d’assaut un poste de police dans la région de Barnoussa.

Publié par des ennemis de la révolution (Tunisie Numérique, 18 janvier 2013 – 14h54)

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[Lyon, samedi 19 janvier] Discussion autour du livre « Incognito »

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Le commissaire de la police islamique de Gao lynché par les jeunes, après la mort d’un journaliste local

Residents in northern Malian town lynch Islamist

Residents in the northern Malian town of Gao on Saturday lynched a prominent Islamist leader in retaliation for the killing of a local journalist earlier in the day, residents and the office of Mali’s president said.

Residents in Gao, a northern Malian town under Islamist rebel control since mid-2012, have previously protested against the strict imposition of Islamic law but, if confirmed, the lynching would be a first of a fighter by civilians.

The incident comes after over a week of French air strikes on Islamist positions sought to break the grip of al Qaeda-linked fighters on northern Mali.

Gao journalist Kader Toure was killed for having been suspected of working with foreign radio stations, according to Issa Idrissa Toure, a former colleague. « Islamic police commissioner Aliou Toure was killed by the youth in revenge, » Mazou Toure, a Gao resident added.

Telephone networks in Gao are not working but both sources said they received the information from people who had traveled outside the town.

French broadcaster RFI interviewed a Gao resident by satellite telephone who gave a similar version of events. Meanwhile, the official Twitter feed of the office of Mali’s president also reported the information.

Toure, the police commissioner, was a local recruited by MUJWA Islamists who took control of Gao in June last year. He gained notoriety when he was reported to have cut off his own brother’s hand as fighters imposed a strict form of Islamic law across northern Mali.

French war planes have bombed Islamist bases in Gao but residents said a number of fighters still remain in the town.

Leur presse (Reuters, 19 janvier 2013 – 16h30)

 

Mali : des habitants de Gao tuent un chef islamiste après la mort d’un journaliste local

BAMAKO – Des habitants de Gao (nord-est du Mali) ont tué samedi un chef islamiste pour protester contre le meurtre d’un journaliste local qui venait d’être battu à mort par des islamistes, a appris l’AFP de sources concordantes.

« Le journaliste Kader Touré a été battu à mort samedi par les islamistes qui lui reprochaient de travailler pour l’ennemi. Mécontentes, les populations de Gao ont tué un chef islamiste qui s’appelle Alioune Touré », a déclaré Mme Séma Maïga, adjointe au maire de Gao.

L’information a été confirmée par le directeur d’une radio privée locale, Idrissa Maïga. « Kader Touré a été tué ce matin par les islamistes de Gao. En riposte, les populations ont lynché le chef islamiste Alioune Touré », a-t-il dit.

Gao est l’une des principales villes du nord du Mali, qui était totalement occupée depuis fin juin 2012 par les islamistes du Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao). Ils se sont illustrés par leurs exactions, notamment des amputations d’hommes accusés de vol.

« Les jeunes de Gao ont décidé de ne plus se laisser faire, en organisant une expédition punitive contre la police islamique. Nous avons lynché et tué le chef de cette police. J’espère que le message a passé. La peur change de camp maintenant et ça vient de commencer », a expliqué Issa, un jeune enseignant de Gao.

Une grande partie des combattants islamistes avaient quitté la ville après des bombardements de l’aviation française au début de son intervention au Mali le 11 janvier pour y combattre les groupes islamistes liés à Al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), dont le Mujao, qui avaient pris le contrôle de tout le nord du pays en 2012.

Des camps d’entraînements et des dépôts logistiques avaient notamment été la cible dimanche de bombardements par des avions de combat Rafale, selon les autorités françaises.

Leur presse (Agence Faut Payer, 19 janvier 2013)

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Émeutes de chômeurs

Des poubelles et des pneus brûlés en protestation dans un quartier de Melilla (colonie espagnole au Maroc)

Un groupe de personnes en majorité des jeunes ont édifié des barricades et brûlé des poubelles et des pneus dans un quartier périphérique de Melilla, en signe de protestation contre leur exclusion des listes des plans emplois qui ont été établies mis en décembre et janvier dans cette ville.

Selon les informations de l’agence Efe, de source policière, à environ 18h50, un groupe d’individus a mis le feu à plusieurs conteneurs de poubelles à Cañada de Hidum entraînant la coupure de la route.

Plusieurs patrouilles de police et de pompiers ont été dépêchées sur les lieux afin de disperser les protestataires, ce qui a obligé à fermer les accès au quartier.

En octobre 2010, des dizaines de personnes ont pris part à des troubles et des incidents dans ce même quartier, également suite à leur exclusion des plans emplois.

Traduit de l’espagnol (leur presse, ABC.es, 17 janvier 2013)

 

La Gendarmerie intervient dans une émeute de « chômeurs » à Ma’an (Jordanie)

Les forces de gendarmerie sont intervenus ce jeudi pour disperser des émeutiers dans le gouvernorat de Ma’an, sud du pays, ceux-ci protestaient contre les promesses non tenues d’employer plus de 200 travailleurs locaux.

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Des groupes épars de jeunes gens manifestaient et s’ameutaient dans la ville de Ma’an en protestation contre le refus du Vocational Training Institute d’employer plus de 200 jeunes gens de la ville ayant obtenu leurs diplômes par cet institut.

Les jeunes gens déclaraient que des emplois leur avaient été promis après la période d’essai, et qu’ils protestaient à cause de cela depuis plusieurs mois. Des dizaines de personnes ont mis le feu à des pneus en pleine ville et protestaient dans la rue du Roi Hussein.

Les forces de gendarmerie ont été déployées afin de protéger les édifices publics et prendre toute mesure pour éviter l’escalade de la violence. Les protestataires ont lancé des cocktails molotov sur les forces de sécurité alors que celles-ci faisaient usage de lacrymogènes pour disperser la foule.

Traduit de l’anglais (leur presse, en.AmmonNews.net, 17 janvier 2013)

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Lisez « Le vent se lève »

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CNT-FTTE

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[Montpellier] Soutenons Giorgos le 21 janvier 2013

Contre la répression la solidarité est notre arme
Soutenons Giorgos le 21 Janvier 2013

Le 21 Octobre 2010, dans le cadre de l’intensification de la lutte contre la casse des retraites, le collectif interprofessionnel contre la réforme des retraites, a décidé d’occuper partiellement l’Agence Pôle Emploi de l’avenue de Toulouse à Montpellier.

À cette période, le mouvement se radicalisait et les actions de blocage de l’économie s’intensifiaient, se généralisant dans tout le pays. Durant cette même période l’État a décidé de passer à la contre-offensive. S’appuyant sur les discours de médias qui parlent des « casseurs » ou qui inventent une autre catégorie de « casseurs » (celles et ceux qui bloquent), le premier ministre condamne « l’intimidation, les blocages et la violence » synonyme selon lui de « négation de la démocratie et du pacte républicain ». Et le porte parole du gouvernement assurait qu’il « ne laissera pas bloquer le pays par les piquets de grèves. »

Lors de cette action, des tracts ont été diffusés afin d’informer et de mobiliser les chômeurs et chômeuses comme les salarié-e-s du Pôle Emploi. Les discussions ont permis de nouer des contacts. Il a été décidé par la suite de partir en manifestation sur l’avenue de Toulouse. Au bout de 5 minutes et après avoir parcouru environ 300 mètres, tout d’un coup (sans la moindre sommation) au moins deux voitures de la Police ont fondu sur le cortège. Simultanément, plusieurs policiers de la brigade anti-criminalité (BAC) ont violemment chargé les manifestant-e-s distribuant des coups de matraque. Les policiers ont arrêté et mis en garde à vue cinq personnes au total. Parmi elles, Giorgos, syndicaliste à la CNT, militant à la Coordination des Groupes Anarchistes, participant au mouvement social contre la réforme des retraites, a été arrêté.

Aucune charge n’a été retenue suite à l’action. Les quatre personnes arrêtées avec Giorgos ont été relâchées sans poursuites. Il en aurait été de même pour Giorgos s’il avait accepté de se soumettre au prélèvement ADN. Ce « crime » est passible d’un an de prison ferme et de 15’000 euros d’amende. Son opposition au contrôle social, s’est traduit ici par un refus de fichage génétique. Pour justifier les poursuites les policiers ont inculpé Giorgos pour port d’arme de 6e catégorie : un « Opinel » lui servant pour le pique-nique !

Le 22 septembre 2011, le tribunal l’a condamné à un mois de prison avec sursis, en ne s’appuyant sur aucun fait, mais exclusivement sur le seul principe du refus du fichage ADN. Pire, l’argumentation de la procureur suivie par le juge tient du délit d’opinion. Celle-ci a en effet souligné l’engagement anarchiste de Giorgos pour justifier la demande de condamnation.

Devant ce déni de justice, Giorgos et ses soutiens ont décidé de faire appel de ce jugement.

En fait ce n’était qu’une arrestation/condamnation parmi des milliers d’autres pendant cette période. Depuis des années l’État organise la restriction de nos libertés et vise celles et ceux qui lui résistent en votant des lois : la LSQ (Loi sur la Sécurité Quotidienne) – la Loi Perben I – LSI (Loi sur la Sécurité Intérieure) – la Loi sur la prévention de la délinquance, la LOPSSI 2. Devant cette surenchère de lois criminalisant le mouvement social, il est nécessaire de s’organiser face à la répression et de défendre nos libertés.

L’appel du jugement est prévu le lundi 21 janvier 2013 à la Cour d’Appel de Montpellier. Nous demandons à toutes et à tous de venir ce jour-là soutenir Giorgos pour montrer notre opposition à la criminalisation du mouvement social et à la surenchère sécuritaire.

Organisations signataires de l’appel à soutien pour le procès du 16/02/11 : Alternatifs 30/34, AL 34, ATTAC 34, CNT UD 34, CGA 34, Europe Écologie / Les Verts, FA 30/84, FASE Montpellier, FSE, LDH 34, NPA 34, Snuipp 34, Solidaires 34, Sud Éducation 34, Sud Étudiant Montpellier, Sud Rail 34.

Organisations signataires de l’appel à soutien pour le procès du 22/09/11 : AL 34, ATTAC Montpellier, UD CNT 34, CGA 34, EELV Montpellier, LDH Montpellier, NPA 34, Solidaires 34, SUD Éducation 34, SUD Étudiants 34.

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[Metz] Fond de classe n° 2, janvier 2013

Chaque mois à Metz : Zone de gratuité

Le troisième dimanche de chaque mois, au local de la CNT Moselle (place des Charrons à Metz) les syndicats CNT l’Éducation et CNT Santé/Social mettent en place l’alternative avec la Zone de Gratuité. La principe ? Tout est gratuit, et on partage tout ! À commencer par le repas : ceux qui peuvent apportent à manger, ceux qui sont motivés font de la récupération au marché la veille, ceux qui aiment cuisinent, ceux qui n’ont rien apportent leur bonne humeur, et tous ensemble, autour d’une cuisine populaire, on passe un moment fraternel. Les livres ensuite : parce que nos expériences et nos compétences doivent profiter à toutes et tous, à l’occasion de la zone de gratuité, les lectures s’échangent. Au même titre d’ailleurs que tout ce que les unes et les autres apportent, d’eux-mêmes. Depuis 6 mois, nous sommes de plus en plus nombreux à partager et faire exister la zone de gratuité. Habitués, nouveaux visages, habitants du quartier ou venus d’ailleurs, avec ou sans papiers… La zone de gratuité, si elle est une initiative de syndicalistes de combat prend tout son sens en ne rassemblant que sur un unique critère : la solidarité de classe.

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En effet, l’anarchosyndicalisme poursuit un but : s’opposer et abolir la société de classe. La poursuite de ce but est issue d’une réflexion éminemment économique, et par conséquent politique, car il est évident à nos yeux qu’une révolution du mode production et de la répartition de la richesse est nécessaire. Cette révolution à laquelle nous comptons parvenir en construisant la grève générale, se construit donc bien sûr au quotidien sur nos lieux de travail, développant les liens de solidarité entre collègues. Mais, comme nous le montre l’histoire, la solidarité de classe se construit également en dehors de l’entreprise : la solidarité populaire et l’alternative autogestionnaire doit aussi se structurer de proche en proche, dans nos rues et nos quartiers. Échanger, partager, soutenir nos camarades de la classe populaire au sein même du tissu social : ça aussi c’est notre syndicalisme ! Car dans la société, État et patronat n’ont de cesse de tenter de diviser, opposant les individus et les groupes sur des critères arbitraires et mensongers, dont le seul but est de casser la solidarité de classe. C’est pourquoi la CNT s’oppose à toutes ces discriminations qui opposent français et immigrés, homos et hétéros, employés et chômeurs, actifs et retraités, hommes et femmes…

Prochaine zone de gratuité, le dimanche 20 Janvier, à midi !

Syndicat des Travailleurs de l’Éducation CNT de Moselle

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[Besançon] « UMP = Porcs »

Besançon : Nouvelles dégradations à la permanence de l’UMP

La permanence située Place Victor Hugo a été recouverte de graffitis la nuit dernière. L’UMP va déposer plainte une nouvelle fois.

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Les services de la Ville de Besançon nettoient les dégradations commises sur la permanence UMP.

Selon Michel Viennet, secrétaire départemental du parti, c’est la 4e ou 5e dégradation depuis l’automne 2012. « On ne comprend pas les raisons qui poussent ces vandales à s’en prendre à la permanence. Nous ne sommes pas responsables de la situation actuelle qui vit le pays », nous a t-il déclaré en se rendant sur les lieux ce matin.

« UMP porcs », ces inscriptions recouvraient ce matin les vitres du local UMP.

La services de la Ville ont procédé rapidement au nettoyage. Michel Viennet va demander une rencontre avec la municipalité et le Préfet pour demander des caméras de surveillance dans ce secteur de la place Victor Hugo.

Le parti socialiste condamne

Le secrétaire départemental du parti socialiste Nicolas Bodin a condamné ces actes qui « affaiblissent la démocratie » selon lui.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (Sophie Courageot, franche-comte.france3.fr, 17 janvier 2013

 

La permanence UMP du Doubs attaquée au sang de porc

Le siège de l’UMP du Doubs a été  une fois de plus vandalisé ce jeudi 17 janvier 2013, vers 4 heures du matin.  Des insultes telles que « UMP porc » ont été inscrites au feutre sur la vitrine et du sang de porc a été projeté contre le local.

La police a découvert un seau contenant du sang de porc et un sac de trippes, à proximité de la permanence située place Victor-Hugo à Besançon.

Les responsables du parti, qui ont porté plainte à plusieurs reprises, sont excédés par ces dégradations à répétition et demandent l’installation d’un système de vidéo-surveillance sur la place.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (Léon Gama, MaCommune.info, 17 janvier 2013)

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[Vient de paraître] Les violences sexistes dans les milieux militants qui se revendiquent anti-autoritaires et anti-sexistes

La brochure « Les violences sexistes dans les milieux militants qui se revendiquent anti-autoritaires et anti-sexistes », sortie dans le cadre de l’exposition qui a eu lieu en automne 2012 à l’espace autogéré de Lausanne, est désormais disponible en ligne sur le site Infokiosques.net

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Espace autogéré de Lausanne

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Manif pour tous : les chiffres parlent

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Manif pour tous : les chiffres parlent

Contre l’homophobie et l’hypocrisie ! Les chiffres révèlent le visage de la famille hétérosexuelle.

Aujourd’hui [13 janvier 2013], ont manifesté dans les rues de Paris des milliers de personnes contre le mariage pour les couples de même sexe. Ces mêmes personnes veulent nous montrer et nous imposer un certain modèle de la famille et de la société selon lequel, entre autres, un homme serait fait pour être avec une femme, un enfant aurait besoin d’un papa ET d’une maman, l’acte sexuel servirait uniquement à procréer.

Nous avons beaucoup de choses à dire concernant l’égalité des droits, mais nous choisissons aujourd’hui de dénoncer l’hypocrisie de cette mobilisation nationale en communiquant quelques chiffres concernant les manifestantEs.

Les manifestantEs sont contentEs d’être nombreuSEx et de représenter les familles, sous-entendu les « vraies » familles c’est-à-dire les familles hétérosexuelles. Voici donc ce que les statistiques disponibles sur les divorces, les violences conjugales, la pédocriminalité et les suicides permettent de calculer :

Parmi les manifestantEs de la « manif pour tous » de ce dimanche 13 janvier, il y avait :

• Entre 70’600 et 166’000 personnes divorcées ou ayant divorcé (46,2 divorces pour 100 mariages, INED 2010).

• Entre 11’400 et 27’000 femmes victimes de violences conjugales depuis les 12 derniers mois (1 femme sur 10 victime de violences conjugales depuis les 12 derniers mois, ENVEFF 2000). C’est pourquoi nous posons la question :

Combien de conjoints violents parmi les manifestantEs ?

• Entre 1100 et 2600 femmes ayant avorté en 2012 (Taux annuel d’IVG : 14,7 femmes sur 1000, INED 2010. Selon l’INSEE, 38,9% des IVG sont effectuées par la tranche d’âge 15-24 ans).

• Entre 4700 et 11’200 filles et entre 3800 et 9000 garçons qui seront victimes d’abus sexuels avant leur 15 ans (1 fille sur 8 et 1 garçon sur 10 sont victimes d’abus sexuels avant 15 ans, ODAS 2001. Parmi ces enfants, 22 % ont moins de six ans ; dans quatre cas sur dix, l’enfant est victime d’agressions répétées. Les filles sont plus souvent victimes de maltraitance que les garçons , elles représentent près de 60 % des cas, et subissent un plus grand nombre d’abus sexuels. Dans la très grande majorité des cas, l’auteur des violences sexuelles est un membre de la famille, et parmi ses situations, il s’agit le plus souvent du père de l’enfant. D’après l’INSEE, 1,8% d’enfants de 0 à 20 ans bénéficient de l’aide sociale à l’enfance ou de mesures de protection de l’enfant (placement ou mesure éducative).

• Entre 2600 et 6300 enfants deviendront des personnes homosexuelles (3,5 % d’homosexuelLEs en France, IFOP 2011). Parmi eux, on peut estimer qu’entre 200 et 700 effectueront une tentative de suicide en raison de leur orientation sexuelle. L’INPES estime que 10,8 % des personnes LGBT commettent une tentative de suicide. 32 % des hommes homosexuels de moins de 20 ans ont déjà tenté de se suicider, contre 5 % des hommes du même âge dans la population générale. L’INSERM estime que les jeunes LGBT ont 13 fois plus de risque de faire une tentative de suicide que les jeunes hétérosxuelLEs).

Nous devons protéger les enfants contre la famille hétérosexiste !

Communiqué de presse – 13 janvier 2013 – Les Flamands Roses

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[Le peuple veut une nouvelle révolution] Interception et confiscation des convois de phosphate à Gafsa

Gafsa : Interception et confiscation des convois de Phosphate

Des citoyens ont procédé ce jeudi 17 janvier, à l’interception des camions transportant le phosphate, dans le centre ville de Gafsa. Ils ont par la suite déversé la charge de ces camions, en signe de refus de voir leurs richesses transiter par la ville pour aller renflouer les caisses d’autres régions et d’autres parties.

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Les citoyens de Gafsa ont renouvelé leurs revendications d’un réel développement régional, comme ils ont contesté la nomination du nouveau PDG de la Compagnie des phosphates proche d’Ennahdha.

Publié par des ennemis de la révolution (Tunisie Numérique, 17 janvier 2013)

 

Le bassin minier se mobilise contre le changement à la tête de la CPG

Plusieurs gros camions-bennes ont déversé ce jeudi leur chargement de minerai de phosphate en plein centre-ville de Gafsa en signe de protestation contre le limogeage de l’ancien PDG du tandem Groupe chimique tunisien-Compagnie des phosphates de Gafsa, Kaïs Dali, et la nomination d’un nouveau haut responsable pour lui succéder en la personne de Tahar Khouaja.

La circulation en ville a été fortement perturbée par ce mouvement qui, selon plusieurs informations concordantes, ne ferait que commencer. Les syndicats du bassin minier avaient marqué leur opposition au changement de PDG immédiatement après la nomination du nouveau responsable. L’objectif déclaré en est de faire pression sur le gouvernement afin de l’amener à reconsidérer la décision annoncée mardi par le ministère de l’Industrie.

Publié par des ennemis de la révolution (Leaders.com.tn, 17 janvier 2013)

 

Sit-in des victimes du bassin minier de Gafsa devant l’ANC

Les 34 blessés de la révolte du bassin minier en 2008 accompagnés des familles des martyrs et des citoyens venus de Gafsa et des délégations d’Om Laârayess, Metlaoui et Redeyef se sont rassemblés, ce matin jeudi 17 janvier 2013, devant le siège de l’Assemblée Nationale Constituante au Bardo.

Les participants à ce sit-in de protestation revendiquent une reconnaissance officielle pour les quatre citoyens tués par les forces de l’ordre en tant que « martyrs de la nation » et appellent à la révision du décret-loi n°97 relatif à l’indemnisation des familles des victimes du bassin minier et inscrire leurs noms parmi les blessés et martyrs de la révolution tunisienne.

Publié par des ennemis de la révolution (JawharaFM.net, 17 janvier 2013)

 

Tunisie : les habitants du bassin minier exigent l’indemnisation de leurs martyrs tombés en 2008

Les habitants du bassin minier de Gafsa (province du sud-ouest tunisien) ont organisé jeudi matin une manifestation de protestation face au siège de l’Assemblée constituante à Tunis pour revendiquer l’intégration les martyrs de leur région dans le processus d’indemnisation des martyrs et blessés de la révolution tunisienne du 14 janvier 2011.

Les martyrs du bassin minier tunisien ont été tués par les forces sécuritaires sous l’ancien régime de Ben Ali en 2008 suite à des violentes agitations sécuritaires dans la province de Gafsa sur la base de revendications sociales liés au développement, à la lutte contre le chômage et la marginalisation régionale.

D’après les manifestants, ces incidents étaient la première étincelle de la révolution du peuple tunisien contre l’ancien président Ben Ali.

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Le « Lion » du Bassin Minier, Adnen Hajji devant la #TnAC

« La région du bassin minier ne va jamais retrouver son calme et sa paix sociale avant la reconnaissance par l’actuel gouvernement du militantisme de nos martyrs et nos blessés », a déclaré le représentant du bassin minier et syndicaliste tunisien Adnen Hajji.

M. Hajji a ajouté que « la révolution s’est déclenchée en 2008 et on n’a pas l’intention de laisser tomber les droits des martyrs et blessés du bassin minier dont les noms devront être intégrés dans la loi relative à l’indemnisation des martyrs et blessés de la révolution tunisienne ».

Parallèlement à ce mouvement de protestation dans la capitale Tunis, une pareille marche a été organisée dans la ville de Gafsa où bon nombre de citoyens ont empêché le passage d’engins transportant du phosphate, en les obligeant à décharger leur produit en plein centre-ville précisément face au siège régional du mouvement Ennahdha (parti islamiste au pouvoir).

Publié par des ennemis de la révolution (Fan Weiping, Chine Nouvelle, 17 janvier 2013)

 

(…) Les protestataires ont réclamé également la libération des détenus, arrêtés lors des récentes protestations sociales.

Publié par des ennemis de la révolution (MosaiqueFM.net, 17 janvier 2013)

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