Libérée en appel, Katerina Samoutsevitch appelle à de nouvelles actions

Quelques heures après avoir été libérée en appel, Katerina Samoutsevitch a appelé sur CNN à de nouvelles actions, assurant que la lutte des Pussy Riot n’était pas finie.

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« Nous ne sommes pas finies, et nous n’allons pas mettre un terme à notre lutte politique, a-t-elle déclaré sur la chaîne américaine. Nous devons agir de manière à ce qu’ils [le pouvoir russe] n’entendent pas parler de nos concerts avant qu’ils n’aient lieu pour nous arrêter. »

Katerina Samoutsevitch a assuré sur CNN que les efforts du pouvoir russe pour diviser les membres du groupe ne fonctionneraient pas et que son jugement « négatif » à l’égard de Poutine et de son « projet méga-autoritaire » n’avait pas changé. « La situation dans le pays depuis notre concert (dans la cathédrale) a encore empiré et notre procès lui-même en est le témoignage », a-t-elle poursuivi au cours de cet entretien, présenté par CNN comme le premier depuis sa libération.

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Elle a également déclaré avoir été bien traitée en prison et assuré que Nadejda Tolokonnikova et Maria Alekhina « tenaient bien le coup », même si elles sont « très, très contrariées » d’être séparées de leurs enfants.

Elle a également rappelé que la « prière punk » anti-Poutine était « une action politique dirigée contre les autorités, à la convergence entre les pouvoirs politique et religieux ».

Leur presse via Le vieux monde qui n’en finit pas, 11 octobre 2012

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[Chronique de Youv derrière les barreaux] « Suis ma plume attentivement laisse-toi guider par mes fautes d’orthographe et déchiffre mon hiéroglyphe et tu comprendras ce qui m’anime ce qui fait de moi Youv ce pur ghetto youth made in Mantes-la-Jolie qui veut faire sa place dans [le] 16e arron­dissement de Paname, reprends ton souffle si tu es dépassé par ma verve mes écrits mes mots sont crus comme ce que tu vois en ouvrant ta fenêtre chacune de mes phrases est passée au contrôle technique dans mon cerveau mes mots sont pesés donc j’assume tout ce que tu lis tout ce que tu penses de moi sans aucun souci »

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Partie sans nom LOLLLLL

Hiver 1990 je me fais réveiller par ma daronne j’endosse mon sac à dos rectangulaire avec ma dégaine de Tom Sawyer du bled je me dirige direction l’école à reculons, quand je vois une bagarre de fou en plein cœur de ma cité, j’étais au premier rang vue directe sur les patates balayettes je bouge pas pour pas céder ma place comme dans une tribune présidentielle LOL j’ai pas vu le temps passer… Obnubilé par le combat j’en ai même oublié mes cours, j’aurais bien voulu que l’un des protagonistes du combat me signe un mot d’absence pour ma maîtresse mais je pense pas que celle-ci en prenne compte LOL une bagarre de dingue même les daronnes [s’en] sont mêlées je suis vite parti ranger mon cartable dans le placard EDF de mon hall et redescendu en balle pour ne pas louper une miette de l’affrontement le lendemain c’était le sujet de conversation dans la cour de récré, moi j’me suis fait smatcher par mon daron la maîtresse avait appelé chez moi ma mère avait répondu que j’étais censé être en classe.

Quelques jours plus tard je revois l’un des grands qui s’étaient tapés qui était mon voisin je lui dis avec ma voix de minot « j’étais là quand tu t’es battu avec Hamed pour moi t’as gagné tu l’as niqué » LOL il me regarde me donne une tape sur la tête et me dit « c’est rien il a voulu me carotte ce chien » on s’est assis sur les marches d’escalier de mon hall il roule un gros joint de shit et commence à me raconter ses exploits. Moi j’me suis dit pour une tentative de carotte il avait fait une grosse embrouille de ouf qu’est-ce que ce serait si la carotte aurait eu lieu ? C’est ce jour-là que j’ai appris que des fois une intention pouvait faire plus de dégâts que les actes.

C’EST L’INTENTION QUI COMPTE.

J’ai beaucoup d’anecdotes plein de choses qui ont conditionné le mental que j’ai maintenant ça s’est pas fait en un jour mais en toute une vie.

Y a que vue du ciel que la terre est belle mais une fois que tu y mets les pieds c’est un sacré bordel.

Suis ma plume attentivement laisse-toi guider par mes fautes d’orthographe et déchiffre mon hiéroglyphe et tu comprendras ce qui m’anime ce qui fait de moi Youv ce pur ghetto youth made in Mantes-la-Jolie qui veut faire sa place dans [le] 16e arron­dissement de Paname, reprends ton souffle si tu es dépassé par ma verve mes écrits mes mots sont crus comme ce que tu vois en ouvrant ta fenêtre chacune de mes phrases est passée au contrôle technique dans mon cerveau mes mots sont pesés donc j’assume tout ce que tu lis tout ce que tu penses de moi sans aucun souci.

Construire sur des sables mouvants c’est un suicide de l’autodestruction pure et dure bah c’est c’que j’ai fait toute ma vie heureusement qu’il me restait dans ma folie un brin de conscience une réaction de survie une bouffée d’oxygène qui m’a réveillé de justesse alors que j’me noyais et je touchais le fond, pas fier d’avoir frappé à la porte du diable pour qu’il me fournisse des armes et du courage pour piller vider et shooter tout ce qui se mettrait sur mon chemin dans ma folle expédition ce long périple jusqu’aux salles des coffres.

J’ai dépoussiéré mes rêves j’ai mis une balayette à mes cauchemars j’ai rompu ce pacte que j’avais signé avec la rue je lui ai tourné le dos et regarde vers une autre direction il m’avait promis amour, gloire et beauté je n’ai eu que mort, larmes et tristesse il m’a mis la carotte du siècle donc c’est sans rancune que je quitte sa table je ne doute en aucun cas de son pouvoir d’influence car chaque jour c’est par dizaines que ça plonge dans ses bras.

LA RUE EST UNE BELLE FILLE QUI FAIT CRAQUER, RÊVER MAIS LA NUIT DE NOCES TU LA PASSES AU MITARD LOL.

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Afrique du Sud : les mineurs quittent en masse le syndicat NUM

Les mineurs d’Anglo American Platinum (Amplats) se dirigent vers le bureau régional du Syndicat national des mineurs (NUM) à Rustenburg, mercredi, pour annuler leurs adhésions.

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« Nous ne voulons pas du NUM pour nous représenter. Ils sont la pierre d’achoppement de rouvrir la négociation salariale. Ils doivent se retirer » a déclaré le leader de Gaddafhi Mdoda.

« Nous sommes à leurs bureaux. Il n’y a personne ici. Ils se sont enfuis. Il y a des milliers d’entre nous des quatre mines et les camarades de Samancor. » Les travailleurs ont élu un comité pour les représenter. Les mineurs ont brûlés les t-shirts du NUM à l’une des manifestations à Samancor dans Mooinooi.


Miners cancel NUM membership

Sacked Anglo American Platinum (Amplats) mineworkers walked to the regional office of the National Union of Mineworkers (NUM) in Rustenburg on Wednesday to cancel their membership.

« We do not want NUM to represent us. They are the stumbling block to re-open the wage negotiation. They must back off, » worker leader Gaddafhi Mdoda said.

« We are at their offices. There is no one here. They have run away. There are thousands of us from four mines and the comrades from Samancor. »

He said another march to the NUM office would be arranged.

« We have dispersed and we our going to meet at our different shafts to discuss about when are we marching again. »

Police spokesperson Captain Dennis Adriao said the group gathered in the city’s CBD without a permit.

« We explained to them that they need a permit to march. They understood and dispersed peacefully, » he said.

Mdoda said they would not appeal their dismissals.

« We are not going to appeal because we see no reason to appeal. »

The workers elected a committee to speak for them. They burnt NUM t-shirts at one of the protests at Samancor in Mooinooi.

At their meetings they had a box full of membership forms for the Association of Mineworkers and Construction Union (Amcu), despite claims they had no ties with any union.

Amplats fired 12’000 workers last week. The company said that since the illegal strike started less than 20 percent of workers had reported for duty.

« Currently four of the company’s mining operations in the Rustenburg area have insufficient staff to operate and only essential services are being carried out at those mines. Our Rustenburg concentrators, smelters and refineries and Bathopele mine continue to operate normally, » the company said in a statement.

The strike had spread to Amplats operations in Limpopo.

« Anglo American Platinum also confirms that the company has begun to experience strike contagion at its Union and Amandelbult [Tumela and Dishaba] operations, where workers have presented memorandums of demands similar to those received in Rustenburg, » Amplats said.

Presse esclavagiste (mg.co.za / Sapa, 10 octobre 2012)

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[Zone de Sécurité Prioritaire LOL] Solidarité avec les barricadiers d’Amiens-Nord ! (4)

Violences à Amiens-Nord : deux hommes placés en garde à vue

Deux hommes ont été interpellés mardi matin et placés en garde à vue, près de deux mois après les violents affrontements entre jeunes et forces de l’ordre à Amiens-Nord, qui avaient fait 17 blessés chez les policiers dans la nuit du 13 au 14 août, a-t-on appris mercredi de source judiciaire.

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Une école primaire à Amiens-Nord, au lendemain des affrontements qui ont la police et des jeunes la nuit du 13 au 14 août

Les deux hommes, l’un âgé d’une quarantaine d’années, l’autre d’une trentaine, ont été interpellés mardi à 6 heures, dans la Manche et à Amiens, a déclaré le procureur de la République d’Amiens, Bernard Farret, confirmant une information du Parisien.fr.

Ils ont été placés en garde à vue à Amiens, pour y être entendus dans le cadre d’une information judiciaire ouverte pour tentatives d’homicides volontaires avec préméditation, qui concerne les tirs d’armes à feu sur les fonctionnaires de police, a-t-on précisé de même source.

Une autre information judiciaire avait été ouverte par le parquet pour dégradation par incendie, après que trois établissements publics ont brûlé mi-août.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (LeMonde.fr, 10 octobre 2012)

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[Vive la belle à Bruxelles !] « Les agents ne savaient pas qu’il risquait de s’enfuir »

Bruxelles : un repris de justice français s’évade en ridiculisant la police

Le « roi de l’évasion » a encore frappé. Surnommé ainsi après avoir déjà ridiculisé la police en France en s’échappant en 2008 lors d’un transfert, Sabri Bouazza, 42 ans, arrêté vendredi à Bruxelles, s’est évadé pendant son transfert vers une prison de la capitale belge. Une évasion rocambolesque qui a déclenché une polémique sur les conditions de sécurité pour les escortes.

Menotté, il frappe sa « gardienne » et s’enfuit du fourgon

Arrêté vendredi dans une des communes de Bruxelles pour trafic de stupéfiants, l’homme originaire de Charleville-Mézières (nord de la France) s’est évadé en fin de journée pendant son transfert entre le palais de Justice et la prison de Saint Gilles. Selon le récit des policiers, Sabri Bouazza était menotté, mais il est parvenu à assommer la policière qui l’escortait lorsque le fourgon s’est arrêté devant les portes de la prison, et à s’enfuir en courant.

Une enquête interne a été ouverte afin de déterminer si le prévenu était bien menotté durant son transfert, comme le soutiennent les policiers.

Les policiers pas prévenus de sa dangerosité

Le syndicat national des services de police et de sécurité (SNPS) a protesté samedi contre les soupçons portés sur les policiers chargés d’escorter Bouazza. « Les personnes qui le transportaient n’étaient pas au courant qu’il s’agissait d’un individu dangereux. Le système informatique qui est utilisé pour distribuer cette information n’a pas fonctionné », a dénoncé un des représentants du syndicat, Gert Cockx.

« Pour les personnes dangereuses, il existe une qualification, mais celle-ci n’a apparemment pas été utilisée », a-t-il insisté. « Cet homme s’était visiblement déjà évadé en France. Il avait alors faussé compagnie à quatre personnes », a-t-il rappelé. « Mais les agents ne savaient pas qu’il risquait de s’enfuir », a-t-il conclu.

Presse carcérale (LeParisien.fr, 6 octobre 2012)

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Ces bourgeois qui nous gouvernent

Paris : l’appartement du ministre du budget cambriolé

Jérôme Cahuzac, le ministre du budget, a été victime du cambriolage de son appartement parisien, ce week-end. Absent de son logement, situé dans le XVIe arrondissement, Jérôme Cahuzac, 60 ans, a été informé samedi vers 19 heures que la porte de son logement avait été fracturée. Le ou les cambrioleurs ont fouillé l’intégralité des 300 m² de l’appartement du ministre avant de prendre la fuite.

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Une dizaine de montres de marques ont été dérobées, pour un préjudice de près de 100’000 euros. Les enquêteurs du 1er district de police judiciaire (DPJ) ont été chargés des investigations.

Leur presse (Stéphane Sellami, LeParisien.fr, 9 octobre 2012)

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[Vive l’Azawad libre !] « Nous ferons d’autres manifestations si ces crimes continuent »

Mali : à Tombouctou, près de 200 femmes marchent contre les islamistes

Les mains nues, des dizaines de femmes ont défié dans la rue, samedi 6 octobre, la police des mœurs islamique de Tombouctou. Elles dénoncent en particulier les exactions de son chef, Mohamed Mossa.

À Tombouctou (Nord-Mali), en ce matin du 6 octobre, environ 200 femmes du quartier Bella-Farandi prennent leur courage à deux mains pour braver la police islamique. Elles marchent pour manifester leur colère à l’égard des agissements abusifs du chef de la brigade des mœurs islamique, Mohamed Mossa, chargé de contrôler les tenues vestimentaires des femmes.

« C’est avec le cœur brisé que nous avons marché. Nous sommes des musulmanes et nous connaissons parfaitement la charia, mais le chef de la brigade de mœurs islamique, Mohamed Mossa, fait des choses inadmissibles. Il ordonne notamment des arrestations abusives au marché et dans les quartiers. Il emmène certaines des femmes arrêtées chez lui pour les violer. Nous ferons d’autres manifestations si ces crimes continuent », prévient Hadi Kossa, une organisatrice de la marche.

« Lorsque les manifestantes se sont approchées de la police islamique, leurs membres ont tiré en l’air pour les disperser », témoigne un journaliste local. « Une femme a été blessée suite à un coup de crosse de fusil donné par un islamiste », ajoute Kader Kalil, membre du comité de crise de Tombouctou.

Multiplication des arrestations

« Je n’ai pas de preuves des viols, mais je sais qu’à plusieurs reprises, le chef de la brigade des mœurs islamiques a soulevé les voiles des femmes du canon de son fusil pour voir quel genre de sous-vêtements elles portaient, et ça, c’est déjà inadmissible », explique Kader Kalil.

Depuis la marche, les islamistes ont multiplié les arrestations pour faire peur aux femmes, qui n’ont pas caché leur intention de descendre une nouvelle fois sur le commissariat de police islamique.

« Au moins une vingtaine de femmes sont détenues à Tombouctou, un chiffre en augmentation suite à la marche du 6 octobre », déplorait dimanche Kader Kalil. Qui affirme : « après six mois d’occupation, nous n’avons plus peur des islamistes pour dénoncer leurs abus ».

Leur presse (Baba Ahmed à Bamako, JeuneAfrique.com, 8 octobre 2012)


Manifestation de femmes à Tombouctou

Des centaines de femmes ont manifesté dans la matinée du samedi contre les groupes islamistes armés qui occupent la ville depuis maintenant plus de 7 mois. Il s’agit d’Ansardine et ses alliées d’AQMI et Al-Qaeda.

Le mouvement de protestation des femmes a duré de 10 heures à 11 heures. Les manifestantes en colère ne se sont pas laissé impressionner par les tirs en l’air des hommes armés d’Ansardine qui tentaient de les intimider. Huit d’entre elles ont finalement été reçues par les responsables d’Ansardine.

Les femmes de Tombouctou protestaient contre le zèle d’un certain Ahmed Moussa, un imam de Tombouctou, fraîchement nommé par les islamistes pour s’occuper du suivi de l’application de la charia dans la Cité des 333 saints. L’imam et ses hommes non contents d’exiger le port du voile, font subir des humiliations, des coups et blessures aux populations. Ces barbus ne privent pas pourtant des attouchements sur les femmes.

À l’issue de la marche, l’on ne déplore aucun mort mais une blessée plus ou moins grave.

Leur presse (L’Essor, 6 octobre 2012) via Solidarité ouvrière


Manifestation de femmes contre la charia à Tombouctou

Une centaine de femmes ont manifesté samedi contre l’imposition de la charia (loi coranique) à Tombouctou, dans le nord du Mali avant de se disperser lorsque des islamistes ont tiré des coups de feu en l’air, a-t-on appris auprès de témoins.

Les femmes, au nombre de 100 à 130 selon les estimations, s’étaient rassemblées sur la place principale de « la cité au 333 saints » en fin de matinée afin de marcher sur le centre-ville. Elles en ont été empêchées par les tirs des islamistes.

« La vie est devenue de plus en plus difficile avec ces gens », a déclaré Cissé Touré, une des manifestantes, par téléphone à Reuters. « Nous sommes fatiguées. Ils nous imposent le voile et nous pourchassent comme des bandits si nous n’obtempérons pas ».

Sanda Ould Bounama, un porte-parole des islamistes a confirmé qu’une manifestation avait eu lieu sans plus de précisions.

Les islamistes d’Ansar Dine, qui contrôlent officiellement la ville depuis avril, entretiennent des liens étroits avec Al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) depuis que ces derniers ont, avec l’aide de rebelles touareg, mis en déroute les garnisons locales de l’armée et se sont emparés du contrôle de la moitié nord du pays il y a six mois.

Ils ont depuis écarté les Touareg, pris le contrôle total de la région et progressivement imposé leur interprétation rigoriste de la « charia », notamment en interdisant la musique et en obligeant les femmes à porter le voile.

Les populations du nord du Mali pratiquent traditionnellement un islam modéré et tolérant.

Leur presse (Reuters, 6 octobre 2012)

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[Tours] Week-end de lutte contre leurs mégaprojets immobiliers

La modernité est un des principes par lequel, les pouvoirs publics souhaitent nous faire entendre raison. Les projets de réaménagements du territoire, la métropolisation sans fin, les lignes à hautes tensions, autoroutes et autres LGV, sont autant de moyens de découper, de rentabiliser, mais aussi de neutraliser nos espaces de vie. Expulser, pour reconstruire. Effacer toutes traces d’histoires de luttes et de vies collectives, au profit d’infrastructures toujours plus fonctionnelles et standardisées, pour que partout ne règne qu’un espace sous contrôle, terne et identique.

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La métropole est ainsi une ligne d’horizon, dans laquelle chaque espace est assigné à une fonction. Pour laquelle il faut sans cesse faire place nette, mettre de nouveaux projets en chantier. Un processus incessant, qui nous sépare et nous isole toujours plus concrètement dans des quotidiens respectifs.

L’uniformité imposée des conditions de vie, nous semble aberrante et bien trop coercitive. Nous avons besoins de lieux pour habiter le monde, de lieux pour vivre pleinement, se rencontrer, s’organiser collectivement contre la précarité. Nous pensons que la légitimité à vivre et à faire vivre un endroit est avant tout une question de nécessité et de désir.

C’est pourquoi les habitants de la maison « Thanks for the future » et leurs soutiens, dans le cadre d’une expulsion qui les menace, ont pris l’initiative d’organiser un week-end de lutte autour des projets de réaménagement du territoire et des différents manières de se réapproprier et de libérer de l’espace. Celui-ci aura lieu à Tours, au 244 rue Auguste Chevalier du 20 au 21 octobre.


Samedi 20 octobre :

• Accueil dès 10 heures avec un petit déjeuner

• 11h : Projection du film Ungdomshuset suivi de la présentation des deux jours et d’un repas collectif

• 14h15 : Atelier au choix

DANS UN ESPACE ASEPTISÉ ET NORMALISÉ, COMMENT RÉSISTER EN CRÉANT ? :
Nous assistons depuis les années 60 à un processus de réaménagement de l’espace urbain en vue d’améliorer la gestion de la population. Nous tenterons d’analyser les concepts de spécialisation des territoires, de normalisation de l’espace public et les enjeux des politiques de prévention situationnelle. Nous essaierons à travers ce débat d’envisager de nouveaux outils en vue de se réapproprier des espaces de vie.

CONCEPTION D’UN GUIDE D’AUTODÉFENSE JURIDIQUE FACE AUX EXPULSIONS (LOCATION, SQUAT ET HABITAT LÉGER) :
Réflexion et mise en commun des procédures d’expulsion, en vue de la rédaction d’un outil synthétique. Ceci afin d’appréhender et de s’opposer au mieux aux diverses formes de répressions qui s’exercent sur ces espaces.

• 16h30 : Atelier au choix

ÉCHOGRAPHIE DE COLLECTIVITÉ EN LUTTE :
Projection du court-métrage Hétérotopie. Réflexion autour des différentes formes que peuvent prendre les collectivités. Que mettent-elles en place pour dépasser les rapports de pouvoir et leurs devenirs dans la vie quotidienne ? Échange sur les mises en commun matérielles et sur la création d’une intelligence collective.

ATELIER COMMUNICATION VISUELLE :
Il est des situations où on a besoin de communiquer, vite, et de ne pas être entendu ! L’atelier de communication visuelle nous permettra de mettre au point un petit glossaire basé sur la Langue des Signes Françaises, pour communiquer rapidement dans un mode visuo-gestuel uniquement.

• 18h : Projection du documentaire Les chemins de l’utopie suivi d’un repas collectif et d’une soirée.


Dimanche 21 octobre :

• Accueil avec un petit déjeuner dès 10h

• 11h : Projection d’un film suivi d’un repas collectif

• À partir de 14h, atelier réparation de vélo avec « le roulement à bill ».

• 14h15 : Atelier au choix

CONCEPTION D’UN GUIDE D’AUTODÉFENSE JURIDIQUE FACE AUX EXPULSIONS (LOCATION, SQUAT ET HABITAT LÉGER) :
Cet atelier fera suite à celui du samedi, et aura pour but la mise en réseau des personnes souhaitant poursuivre sur un plus long terme cet atelier.

MODE DE VIE NOMADE : MOUVEMENTS ET PERCEPTIONS DU POUVOIR :
Analyse des devenirs nomades et de leurs possibilités aujourd’hui. Le « nomade » étant celui, qui à travers ses mouvements, sent sur son corps peser toute la lourdeur des dispositifs de pouvoir et des entreprises de sédentarisation. Réflexions autours de textes, de compte-rendus d’expériences nomades et de mise en perspective à travers la question des devenirs minoritaires et des points de ruptures avec l’appareil d’État.

• 16h : Retour sur le w.e. et réflexions


Évasion généralisée

Notre lutte est bien celle de l’espace, par lequel nous dynamitons et dynamisons de nouvelles possibilités de communs. Espaces de vie, de perturbation, de création, d’expression des nouveaux devenirs collectifs.

Sous couvert de principes de fonctionnalité et de neutralité de l’espace commun, l’autorité-publique élabore et planifie la production de sa pacification. Les métropoles ne cessent de croître et de s’étendre, jusque dans les profondeurs de l’être. Elles s’intériorisent dans l’ensemble des rapports humains et se répercute dans le vide social. Les dispositifs de pouvoir se trouvent dans chaque détail de l’urbanisme, dans chaque conversation.

Brusque décélération du quotidien, ralentissement général de tous les flux, arrêt brutal de la machine… Rien de pire et de plus inconcevable pour l’Ordre, qu’une grappe de « sujet-heureux » qui tombe et prend le temps de s’arrêter.

Par leurs intensités collectives, nous vivons et faisons croître les mondes que nous habitons jusqu’à leurs rencontres. Notre grand projet, c’est celui de l’évasion généralisée. Si nous osons penser l’impensable, il nous sera plus facile de faire l’infaisable…


Hébergement sur place ou dans des lieux amis, n’hésitez pas à nous contacter par avance… Cantine végan et végétarienne prévue.

THANKS FOR THE FUTURE : 244 rue Auguste Chevalier, 37000 Tours

Contact : par courriel ou au 06 40 89 42 97
Plus d’info sur : mediatours.noblogs.org

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Crise : les pompiers syndicaux

Crise : risque d’intensification de troubles sociaux avec l’austérité

La Confédération syndicale internationale (CSI), qui revendique 175 millions de travailleurs dans le monde, a prévenu mercredi 10 octobre que la politique de réduction brutale des déficits publics pourrait conduire à une intensification des « troubles sociaux ». Le rapport publié par l’organisation arrive avant le début officiel vendredi de l’assemblée générale annuelle du encouragée par le Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale, organisée à Tokyo.

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La confédération syndicale rappelle que le monde compte 27 millions de chômeurs depuis le début de la crise financière internationale en 2008, citant des chiffres de l’Organisation internationale du travail. La CSI regroupe 308 syndicats, de 153 pays et territoires, revendiquant 175 millions de travailleurs.

« Les organisations financières internationales, dont le FMI, ont focalisé leur attention sur la réduction des déficits publics, sans se soucier de leur effet sur les travailleurs qui perdent leur emploi ou qui subissent des réductions de salaires », a dénoncé Sharan Burrow dans un rapport intitulé « Lignes de front ».

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Émeutes dans Athènes lors de la venue d’Angela Merkel, le 9 octobre 2012

« ABSURDITÉ DES RÉFORMES DRASTIQUES DU MARCHÉ DU TRAVAIL »

« Depuis la Grèce jusqu’à l’Indonésie, les peuples en colère investissent la rue. Si nous ne controns pas ces attaques contre les droits des travailleurs, il y aura davantage d’instabilité politique et de troubles sociaux », a souligné Mme Burrow. Elle juge que les salariés sont en « première ligne d’une guerre menée contre leur vie et leurs conditions de travail », évoquant « une attaque coordonnée d’une ampleur sans précédent ».

Dans son rapport, la CSI met en exergue le cas de la Bulgarie, « qui a été encouragée pendant dix ans par le FMI et l’Union européenne (UE) à suivre une stratégie de bas salaires et de flexibilité du marché du travail ». « L’obéissance à ces directives a conduit le pays à la catastrophe et les salariés bulgares ont été parmi les plus touchés de l’UE depuis 2008 », explique la CSI, pour qui « cette expérience montre l’absurdité des réformes drastiques du marché du travail imposées aux travailleurs grecs, portugais, espagnols et italiens ».

Leur presse (LeMonde.fr avec l’Agence Faut Payer, 10 octobre 2012)

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La police travaille à Villeneuve-sur-Lot

Villeneuve-sur-Lot (47) : la sœur du chauffard blessé par balle conteste la version de la police

Elle conteste la version officielle d’un tir accidentel du policier.

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Arnaud C. a terminé sa course contre ce mur. C’est aussi là qu’il a été blessé.

Pour se soustraire à un contrôle de police, alors qu’il circulait avec 2,20 g d’alcool par litre de sang, Arnaud C. a préféré prendre la fuite, samedi vers 3h20 dans les rues du centre-ville de Villeneuve-sur-Lot. Prenant tous les risques, multipliant les infractions, le jeune homme de 24 ans a terminé sa course folle en encastrant sa puissante 406 blanche contre un mur de la rue des Jardins.

Après avoir été semés à plusieurs reprises, avoir vu le chauffard forcer un barrage qu’ils avaient mis en place, les policiers pensaient enfin pouvoir interpeller le conducteur. Arme à la main, comme le veut la procédure dans de pareilles circonstances, ils ont encerclé le véhicule accidenté. En ouvrant la porte du côté passager, l’autre étant bloquée suite au choc, un policier a tiré une balle de 9 mm dans la cuisse gauche d’Arnaud C.

« Tir accidentel »

« Dans l’action, il a trébuché en ouvrant la portière et le coup est parti », expliquait samedi le directeur départemental de la sécurité publique (DDSP), Philippe Nadal. Le procureur de la République d’Agen, Pascal Prache, indiquait quant à lui que l’enquête avait été confiée à l’antenne agenaise du service régional de police judiciaire (SRPJ) de Toulouse « pour faire la lumière dans la sérénité la plus totale sur ce tir accidentel ».

Suite à ces événements, le policier, présenté comme un gardien de la paix de 40 ans aux états de service irréprochables, était placé en garde à vue pour « blessure involontaire » et non « violence avec arme ». Il en est sorti samedi, à 19 heures, toujours « psychologiquement abattu » et mis en repos.

« Ça me met hors de moi »

Arnaud C. a lui été transporté au centre hospitalier de Villeneuve-sur-Lot où il a été opéré. Sur son lit d’hôpital, le fémur brisé par l’impact de la balle, il n’a pas encore pu être entendu par les enquêteurs de la police judiciaire agenaise.

Sa sœur Muriel a par contre pu échanger avec lui. Suite à cette conversation, elle conteste avec véhémence la version officielle des faits : « Il a fait des conneries et aurait pu tuer quelqu’un. Il sera jugé, c’est son problème, il assume. Mais ça me met hors de moi d’entendre dire que le policier a trébuché et que c’est un tir accidentel. Ce n’est pas ce qui s’est passé. C’est une bavure. »

Dépôt de plainte

Hier, Muriel annonçait l’intention de la famille de déposer plainte contre le policier et de se rapprocher d’un avocat. Au parquet d’Agen, la vice-procureur rappelle que « l’affaire n’est pas classée et que l’enquête ne fait que démarrer ». Elle devra notamment déterminer comment le coup de feu a pu partir « accidentellement ». L’arme de service du policier, un 9 mm Sig Sauer parabellum n’est pas équipé de sécurité. La détente, en revanche, doit subir une pression assez forte pour que la balle parte.

Cette blessure étant anormale, Arnaud C. est bien considéré comme victime, même s’il devra ensuite répondre de la longue liste d’infractions qui lui sont reprochées.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (Julien Pellicier, SudOuest.fr, 8 octobre 2012)


Lot-et-Garonne : un « tir accidentel » lors d’une interpellation

Un policier a blessé d’une balle dans la cuisse un chauffard ivre qui, au terme d’un rodéo urbain, a fini sa course contre un mur à Villeneuve-sur-Lot. Une enquête est ouverte.

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Le Villeneuvois de 24 ans n’a pu négocier son virage et a terminé sa course folle contre le mur avant d’être interpellé dans des conditions qui restent à déterminer.

Ce qui aurait pu être une énième et tristement banale affaire de conduite sous l’empire d’un état alcoolique a pris une tournure plus embarrassante pour les policiers villeneuvois hier matin vers 3h20. Trois patrouilles quadrillaient la ville, jusqu’alors calme cette nuit-là, quand une 406 MI16 blanche roulant à très vive allure est repérée en plein centre.

Un premier véhicule de police tente d’interpeller son conducteur. En vain. À cette vitesse, la course-poursuite est brève car jugée trop dangereuse. Le chauffard, lui, ignore les feux rouges et multiplie les infractions au code de la route. Repéré un peu plus tard, une voiture banalisée tente de lui bloquer la route mais le Villeneuvois de 24 ans, qui avait 2,20 grammes d’alcool dans le sang, fonce délibérément dedans et poursuit sa folle course.

Il s’encastre dans un mur

Arrivé rue des Jardins, il perd le contrôle de sa puissante berline dans un virage et s’encastre dans un mur. Trois fonctionnaires de police en faction non loin de là, aux abords de la discothèque La Plaza, interviennent rapidement. De la fumée s’échappe du capot. Dans le choc, la portière du conducteur s’est déformée et ne permet pas au premier agent d’extraire le conducteur récalcitrant.

C’est un de ses deux collègues qui, passant par le côté passager, tente donc à son tour d’interpeller le chauffard. Le gardien de la paix de 40 ans intervient son arme à la main, « comme le veut la procédure dans pareilles circonstances », indique Philippe Nadal, directeur départemental de la sécurité publique (DDSP) quand, pour une raison qui reste à déterminer, un coup de feu part de son Sig Sauer Parabellum. Le conducteur reçoit une balle de 9 mm dans la cuisse gauche.

Le policier en garde à vue

Blessé, ce dernier est pris en charge par les policiers avant d’être transporté au centre hospitalier de la bastide, où ses jours ne sont pas en danger.

Le policier, un gardien de la paix de 40 ans affecté à Villeneuve-sur-Lot depuis mars, aux états de services présentés comme irréprochables, a été placé en garde à vue, assurant avoir tiré accidentellement. « Dans l’action, il a trébuché en ouvrant la portière et le coup est parti », indique Philippe Nadal qui s’est immédiatement rendu sur place, tout comme la magistrate de permanence et le secrétaire général de la préfecture.

Le doigt sur la détente

« Pour faire la lumière dans la sérénité la plus totale sur ce tir accidentel », a indiqué hier le procureur de la République Pascal Prache, l’enquête a été confiée à l’antenne agenaise de la SRPJ de Toulouse. Elle devra déterminer dans quelles conditions le tir a eu lieu et pourquoi l’agent expérimenté avait le doigt sur la détente de son arme.

Hier, ce dernier était « psychologiquement abattu ». Comme ses collègues, il s’entretiendra avec un psychologue de la Police nationale.

Le jeune homme, quant à lui, sera à son tour entendu par les enquêteurs dès que son état de santé le permettra. Pour livrer sa version des faits et répondre des nombreuses infractions qui lui sont reprochées.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (Julien Pellicier, SudOuest.fr, 7 octobre 2012)


Villeneuve-sur-Lot (47) : Un chauffard reçoit une balle lors de son interpellation

La nuit dernière, un policier aurait tiré accidentellement dans la cuisse d’un jeune homme en voulant l’extraire de son véhicule. Le chauffard, ivre, avait percuté un mur après une course-poursuite.

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Le lieu où le véhicule du chauffard s’est encastré dans le mur avant que l’automobiliste ne soit accidentellement blessé par balle par un policier villeneuvois.

Un gardien de la paix de 40 ans, qui patrouillait à Villeneuve-sur-Lot dans la nuit de samedi à dimanche, est actuellement en garde à vue dans les locaux de l’antenne agenaise du SRPJ de Toulouse, à qui l’enquête a été confiée.

Ce dernier aurait accidentellement tiré une balle de 9mm dans la cuisse d’un chauffard, au terme d’une course-poursuite dans les rues de Villeneuve-sur-Lot.

Durant la nuit, trois véhicules de police patrouillaient dans la ville. Le passage à très vive allure d’une 406 Mi16 blanche a rapidement été signalée. Excès de vitesse en plein centre-ville, feux rouges brûlés, le chauffeur est brièvement pris en chasse par un premier véhicule. En vain. Un peu plus loin, une voiture banalisée des forces de l’ordre tente de lui barrer la route mais le jeune Villeneuvois de 24 ans n’en a cure et heurte le véhicule, sans faire de blessé,  pour poursuivre sa route.

Arrivé rue des Jardins, le conducteur, qui roule toujours aussi vite, perd le contrôle de son bolide et percute un mur de plein fouet. Une patrouille de trois agents de police qui se trouvait non loin de là, aux abords de la discothèque La Plaza, intervient.

Un premier agent tente d’extraire le chauffard de l’habitacle. La porte, endommagée dans le choc, reste bloquée. Un de ses collègues essaye à son tour d’interpeller le fuyard en passant par le côté passager.

Arme à la main, il ouvre la portière pour appréhender le jeune homme quand un coup de feu retentit. Une balle de 9 mm se loge dans la cuisse gauche du conducteur. Ce dernier, qui avait 2,20 g d’alcool dans le sang, est transporté blessé au centre hospitalier de la bastide. Le policier, qui a indiqué ne pas avoir été menacé par le chauffeur, a expliqué avoir trébuché et tiré accidentellement.

Décrit comme « un bon flic, médaillé », par Philippe Nadal, directeur départemental de la sûreté urbaine (DDSP), il a été placé en garde à vue pour blessure involontaire. Par soucis d’impartialité, c’est la section agenaise de la police judiciaire de Toulouse qui est en charge de l’enquête.

Pascal Prache, procureur de la République d’Agen, a indiqué vouloir « faire la lumière sur cette affaire dans la sérénité la plus totale ». Ce matin, policiers et magistrats ont rencontré la famille de la victime, qui sera entendue dans un second temps.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (Julien Pellicier, SudOuest.fr, 6 octobre 2012)

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Résistons Ensemble n° 112 – octobre 2012

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Résistons Ensemble

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Zone de Sécurité Prioritaire LOL

Paris : des CRS agressés dans un square

Des CRS qui effectuaient des contrôles d’identité ont été agressés jeudi soir par une quarantaine de personnes dans le square Léon, dans le XVIIIe arrondissement de Paris. L’incident s’est produit vers 21h20. Lors d’un contrôle, les CRS, dont le nombre n’a pas été précisé, ont été entourés par une quarantaine de personnes menaçantes, selon une source policière.

Une bagarre a éclaté et les CRS ont dû appeler des renforts pour se dégager. Un homme, connu des services de police pour quatre méfaits, a été interpellé. Un fonctionnaire de police souffrant de douleurs au bras et à l’épaule a quant à lui été soigné sur place.

Le square Léon fait partie d’une future Zone de sécurité prioritaire (ZSP) à Paris.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (LeParisien.fr / Agence Faut Payer, 5 octobre 2012) via Le Chat Noir Émeutier

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Afrique du Sud : le capital revanchard

Afrique du Sud : plus de 3.500 grévistes licenciés mardi dans des mines

JOHANNESBURG – Le groupe sud-africain Gold One a annoncé mardi le licenciement de plus de 1.400 employés, tandis que le petit producteur de platine Atlatsa va se séparer de 2.161 mineurs, après une grève sauvage entamée dans les deux cas le 1er octobre.

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Manifestation des salariés de la mine Lonmin à Marikana le 10 septembre

La direction de Gold One, qui avait d’abord suspendu les grévistes de sa mine d’or d’Ezulwini (ouest de Johannesburg) après avoir obtenu de la justice du travail l’interdiction du mouvement, a conclu que, dans la plupart des cas, il n’y avait pas suffisamment de facteurs atténuants contre la sanction du licenciement, a-t-elle précisé dans un communiqué.

Les 1.435 mineurs concernés, sur un effectif total de 1.900 personnes à Ezulwini, peuvent faire appel jusqu’à jeudi.

Coté à Johannesburg et Sydney, Gold One est contrôlé par des capitaux chinois (Baiyin Nonferrous Metal Group et China-Africa Development Bank, notamment).

Suivant un scénario courant dans les conflits sociaux jugés illégaux en Afrique du Sud, le groupe avait déjà licencié en juin plus de la moitié des employés de sa principale mine d’or de Modder East (est de Johannesburg) après une grève sauvage organisée par un syndicat minoritaire. La plupart ont depuis été réembauchés. Le conflit avait fait deux morts, selon la direction.

Le tableau est très similaire pour Atlatsa, qui a la particularité d’être un groupe contrôlé par des capitaux noirs.

Les mineurs de Bokoni (nord), site détenu à 51% par Aplatsa et 49% par le numéro un mondial du platine Anglo American Platinum (Amplats), ont jusqu’à mercredi soir pour faire appel.

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Striking gold miners under the watch of police officers in Carletonville, South Africa

L’Afrique du Sud est touchée depuis deux mois par une vague de grèves sauvages qui a démarré de façon sanglante à la mine de platine de Marikana près de Rustenburg (nord) avant de s’étendre à tout ce bassin minier, puis à des mines d’or et dans une moindre mesure, de chrome et de charbon.

Les mineurs contestent le Syndicat national des mineurs (NUM), jugé trop mou, et réclament d’importantes augmentations de salaires.

Amplats a annoncé vendredi le licenciement de 12.000 mineurs — plus de 40% de ses effectifs — à Rustenburg, où ses opérations sont quasi paralysées par une grève sauvage depuis le 12 septembre.

Le groupe a menacé d’en licencier 8.000 autres à Northam (nord), selon le NUM.

Presse esclavagiste (Agence Faut Payer, 9 octobre 2012)


Afrique du Sud : les chauffeurs routiers en grève, un mort

Les négociations étaient toujours en cours, mardi 9 octobre, pour tenter de trouver une issue à la grève des transporteurs routiers sud-africain, qui a fait un premier mort, un chauffeur tué par un jet de pierre. La grève, entrée dans sa troisième semaine, perturbe l’économie du pays, et même du Zimbabwe voisin, et a donné lieu à des scènes de violences, notamment l’incendie de plusieurs camions ou bus.

Elle a démarré dans la foulée des grèves dans les mines, également pour revendiquer de substantielles augmentations de salaires. « Nous espérons atteindre un accord acceptable pour les travailleurs, avec une augmentation d’au moins 10 % », a déclaré un porte-parole du syndicat majoritaire des routiers (Satawu), Vincent Masoga.

CONFLITS SOCIAUX MEURTRIERS

Selon la fédération patronale des transporteurs routiers, les employeurs ont proposé mardi des augmentations de cet ordre, et trois syndicats minoritaires auraient déjà accepté d’appeler à la reprise du travail.

Lundi, un chauffeur est mort dans un hôpital du Cap après avoir été touché à la nuque par une pierre la semaine dernière. Selon la presse sud-africaine, il a été atteint par un projectile lancé par des grévistes, alors qu’il était assis à la place du passager dans un camion qui quittait l’aéroport du Cap pour effectuer une livraison.

Ce décès s’ajoute au bilan des conflits sociaux dans les mines, qui ont fait plus d’une cinquantaine de morts au total depuis août. La majorité des victimes ont été tuées dans des affrontements avec la police, les autres dans des règlements de compte alimentés par des rivalités intersyndicales.

Presse esclavagiste (LeMonde.fr avec l’Agence Faut Payer, 9 octobre 2012)


Anglo American : après le platine, le minerai de fer

Cette fois, ce n’est pas sa filiale Anglo American Platinum qui pose problème à Anglo American, mais Kumba Iron Ore, l’un des grands mineurs de fer d’Afrique du Sud dont il détient 65,2% du capital. Kumba Iron Ore indique que « moins de 300 employés » ont entamé une grève « illégale » le 3 octobre à la mine de Sishen. Ils exigent une augmentation mensuelle des salaires mensuels de 15.000 rands (environ 1.300 euros). La production est suspendue depuis le 4 octobre, mais les livraisons pourront être assurées jusqu’au milieu du mois.

L’effectif de Sishen compte environ 12.700 mineurs au total.

Kumba Iron Ore essaie de faire en sorte que les mineurs quittent le carreau et les installations de la mine de Sishen afin que les non-grévistes puissent reprendre le travail.

La production est effectivement totalement suspendue depuis le 4 octobre, ce qui occasionne un « manque à extraire » de 120.000 tonnes de charbon par jour. Les opérations de chargement de charbon sont également affectées par la grève, mais pas totalement arrêtées.

Kumba Iron Ore estime cependant que les livraisons programmées à ses clients ne sont pas remises en cause, puisque les autres mines fonctionnent toujours et que les volumes de charbon déjà traités à Sishen et Saldanha permettront de faire face « jusqu’à mi-octobre ».

Kumba rappelle qu’il s’est déjà engagé, voilà deux mois, dans un programme en deux ans de hausse des salaires allant de 9 à 12%, soit « bien au-delà du taux d’inflation ».

Rappelons qu’Anglo Americain Platinum, filiale à 80% du groupe minier sud-africain Anglo American, connaît aussi de très fortes perturbations dans le sillage de la tuerie survenue dans les mines de platine d’un de ses concurrents, Lonmin, en août dernier.

Presse esclavagiste (CercleFinance.com, 9 octobre 2012)


Afrique du Sud : La révolte sociale gagne le secteur public

Le syndicat sud-africain des fonctionnaires municipaux a annoncé lundi son intention de lancer dans les prochains jours un appel à la grève à l’appui de revendications salariales. C’est le premier indice d’une contagion du secteur public par le mouvement social parti des mines.

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D’importants mouvements sociaux avaient déjà eu lieu en 2010.

Depuis le mois d’août, près de 100’000 salariés, dont 75’000 issus du secteur stratégique des mines, ont débrayé à l’occasion de grèves souvent illégales et qui ont parfois dégénéré en incidents violents. Le syndicat sud-africain des fonctionnaires municipaux (SAMWU) revendique 190’000 adhérents, dont une majorité devrait répondre à l’appel à cesser le travail.

Image écornée

Les mouvements sociaux, qui sont partis des mines de platine pour gagner l’ensemble du secteur minier et au-delà, suscitent des interrogations sur les qualités de leadership du président Jacob Zuma. Ils ont en outre écorné l’image de l’Afrique du Sud, première économie du continent, aux yeux des investisseurs étrangers.

Le climat social s’est considérablement dégradé dans le pays après la fusillade du 16 août à la mine de Marikana qui a coûté la vie à 35 mineurs grévistes.

Presse esclavagiste (ats/reuters/Newsnet, 8 octobre 2012)


Afrique du Sud : des miniers grévistes bloquent brièvement des non grévistes sous terre

Des mineurs sud-africains en grève ont entravé lundi matin les accès d’un puits du groupe d’Amplats encore en activité près de Rustenburg (nord) provoquant des heurts avec la police et piégeant sous terre environ 800 non grévistes, a-t-on appris de sources concordantes.

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« Je suis au puits de Bathopele, notre puits est le seul qui travaille encore et il y a des gens dehors qui se battent avec la police, j’ai peur et je ne sais pas comment on va sortir », a déclaré une femme mineure, dans un interview téléphonique diffusé à la mi-journée par la radio publique SAfm. Au moment où elle s’exprimait, 800 mineurs se trouvaient sous terre.

La police régionale n’était pas en mesure confirmer l’incident qui semblait terminé en début d’après-midi, selon un des meneurs de la grève chez Amplats Gaddhafi Mdoda.

De « nombreux » grévistes ont marché sur le puits dans la matinée « pour demander à la direction de libérer les collègues sous terre pour qu’ils puissent rejoindre les grévistes et se battre ensemble » et « il y a eu des heurts avec la police quand celle-ci a essayé de les disperser », a-t-il dit à l’AFP.

« À l’heure qu’il est, ils ont été dispersés », a-t-il ajouté, accusant la direction de jeter de l’huile sur le feu en envoyant des SMS menaçant de licenciement ceux qui ne viennent pas travailler.

De son côté, la non-gréviste interrogée par SAfm a affirmé qu’elle avait peur de ses collègues en grève, car « ils vivent au même endroit que nous et si nous ne restons pas à la maison, ils peuvent venir et tuer notre famille ».

« Et Amplats s’en fout », a-t-elle ajouté.

La tension dans la région de Rustenburg reste vive en raison de la grève qui se poursuit depuis plus de trois semaines chez Amplats, numéro un mondial du platine et filiale du géant Anglo American.

Les grévistes réclament de fortes hausses de salaire et campent sur leurs revendications, en dépit du licenciement annoncé vendredi de 12’000 d’entre eux.

Presse esclavagiste (Agence Faut Payer, 8 octobre 2012)

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[Chronique de Youv derrière les barreaux] « BONNE ANNÉE 2012 tous les pauvres les oubliés les clochards les toxicos les meufs hellel ou dans le haram les schlagues les alcoolos les mecs bien les victimes de la vie les adeptes du SMPR les mecs au chtar les ouvriers les restos du cœur au directeur de la Société Générale à qui on doit 200’000 euros les indignés les prostitués les Pakistanais les gens enfermés dans une soute à bagages en espérant franchir la nationale aux réfugiés politiques aux chleuhs à tous les cassos à toutes les femmes de ménage à tous ceux qui ont fraudé le train direction Saint-Lazare à tous les animaux de ma rue qui ont la peste à tous les mendiants qui ont acheté un Porsche en économisant à toutes les racailles toutes les zoulettes et zoulous à tous les frères muz à toutes les sœurs qui ont des dossiers longs comme la tour Eiffel à tous les poucaves qu’on a tabassés en promenade à toutes les michetonneuses les michetonneurs à toutes les boucheries hallal taxiphones MDR la liste est longue et interminable »

http://juralib.noblogs.org/files/2012/09/0513.jpg[1er janvier 2012]
Partie sombre donc éteins ta lumière 2012 arrive

J’ai gravé sur une planche de bois la date de 2012 éteins ta lumière je vais t’emmener voyager dans mon cerveau ou ce qu’il me reste comme cerveau, à quelques minutes de cette nouvelle année j’ai les dents serrées quand j’écris ce texte qui me sort des tripes, à l’heure où certains se préparent pour accueillir cette nouvelle année en fanfare moi, assis dans ma grotte j’assiste impuissant j’accumule les années comme on accumule sa colère sans pouvoir y toucher ni l’estomper j’accueille ce nouveau cycle comme un vent de liberté le temps défile et il me rapproche sur la pointe des pieds de ma liberté du jour où le maton me dira « OUMAR PAQUETAGE LIBÉRABLE » ça fait neuf ans que je l’attends avec impatience cette phrase qui brisera et rallumera la lumière, je la rallumerai tôt ou tard avec ou sans leur aval je rallumerais ma vie avec même un groupe électrogène LOL.

NOUVELLE RÉSOLUTION EN 2012 J’EN AI AUCUNE CAR MÊME SI JE REFERAIS PAS LES MÊMES ERREURS J’EN FERAI D’AUTRES.

BONNE ANNÉE 2012 tous les pauvres les oubliés les clochards les toxicos les meufs hellel ou dans le haram les schlagues les alcoolos les mecs bien les victimes de la vie les adeptes du SMPR les mecs au chtar les ouvriers les restos du cœur au directeur de la Société Générale à qui on doit 200’000 euros les indignés les prostitués les Pakistanais les gens enfermés dans une soute à bagages en espérant franchir la nationale aux réfugiés politiques aux chleuhs à tous les cassos à toutes les femmes de ménage à tous ceux qui ont fraudé le train direction Saint-Lazare à tous les animaux de ma rue qui ont la peste à tous les mendiants qui ont acheté un Porsche en économisant à toutes les racailles toutes les zoulettes et zoulous à tous les frères muz à toutes les sœurs qui ont des dossiers longs comme la tour Eiffel à tous les poucaves qu’on a tabassés en promenade à toutes les michetonneuses les michetonneurs à toutes les boucheries hallal taxiphones MDR la liste est longue et interminable.

J’ÉCRIS AVEC UN BRIN D’HUMOUR POUR ESTOMPER MA PEINE LE RIRE EST UN BON REMÈDE.

COMME DIRAIT L’AUTRE « ON PEUT RIRE DE TOUT MAIS PAS AVEC TOUT LE MONDE ».

BONNE ANNÉE À TOUS PLEIN DE BONNES CHOSES EN 2012.

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[Thanks For The Future] Artistes, parasites et autres profiteurs…

Artistes, parasites et autres profiteurs… Thanks for the future : un lieu-commun

Tu crois avoir le temps, tu repousses certaines questions, mais quand on vient te réveiller pour la énième fois avec le « debout, c’est la police ! », tu comprends vite pourquoi ce temps est précieux.

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Quand en 1996, H. reste dans ces appartements et occupe le 244 rue Auguste Chevalier à Tours, son premier but est sans aucun doute de trouver un endroit pour vivre. Mais quand l’espace représente environ 6000 m² de surface habitable, il est aussi certain qu’il y a de quoi le partager. Ainsi débutent les prémisses du Projet 244, une personne puis dix, et ainsi de suite, une maison, trois hangars pour y faire sa vie, travailler, créer, ou tout simplement pour prendre du bon temps. La SEMIVIT, entreprise d’économie mixte, nouvellement propriétaire des lieux à l’époque, veut y mettre fin. Il est évident qu’un projet immobilier serait beaucoup plus rentable qu’une quelconque nécessité.

Des compagnies artistiques invitées et occupant la place depuis 1999, ont alors rapidement émis le souhait de régulariser leurs situations, et ont signé une convention avec la municipalité de Tours (principal actionnaire de la SEMIVIT). Durant l’été 2007, le DAL 37 (Droit Au Logement) s’installe également dans les lieux et décide d’insuffler un peu de vie dans une maison laissée à l’abandon : peinture fraîche, réparations diverses ; il noue des liens avec les compagnies artistiques présentes… Ainsi le DAL, puis d’autres par la suite, ont pu développer en toute indépendance un lieu social de relogement et d’activités collectives, où de nombreuses personnes ont vécu jusqu’à ce jour.

Pour notre part, cela fait plusieurs années que nous cherchons à créer des espaces de vie collective et de lutte, la Victoire, le Pied de biche, etc… Autant de lieux nécessaires pour expérimenter et créer, pour mettre en place des réseaux d’entraide et de solidarité, tout en permettant à d’autres de se les réapproprier. Un lieu collectif se définit pour nous par la possibilité d’y vivre à plusieurs, et aussi, de s’émanciper tout en y développant des réflexions critiques sur nos quotidiens. Un espace dans lequel les normes sociales se font moins oppressantes et nous permet ainsi d’expérimenter de nouveaux désirs. Plus qu’un simple espace à se partager, il s’agit pour nous de mettre en perspective des communs envisageables.

S’extirpant peu à peu du chaos de la précarité, cette maison fut renommée « Thanks for the future ». C’est parce que nous avons pris nos distances avec les rôles et les contraintes, auxquels toute notre vie on nous a astreint, que l’existence de notre lieu a été menacée. Interdiction de concerts « de la mouvance anarcho-punk, susceptibles de faire venir un public aux comportements violents », ronde et occupation des lieux par la police, coupure d’eau et d’électricité… De ces lieux qui sont trop rares où se confrontent la précarité et la possibilité, la répression est une réalité quotidienne à laquelle il faut faire face.

Aujourd’hui, c’est une expulsion qui nous pend au nez. Un huissier est venu nous apporter une ordonnance sur requête, qui fait état d’une « maison sauvagement ouverte » dont les propriétaires (la SEMIVIT) « viennent juste d’être avisés ». Il y aurait donc « urgence à faire cesser cette occupation ». Après plus de 5 ans, l’urgence ne nous semble pas aussi évidente que la mauvaise foi de nos propriétaires semble le suggérer. L’ordonnance fait également mention d’un litige qui nous a opposé au Conseil d’Administration du Projet 244, lorsque ce dernier avait pris la décision de nous couper l’eau et l’électricité. Cette situation est désormais résolue et nous fournissons même l’électricité à l’une des compagnies installées sur le lieu.

À différents degrés, la municipalité a toujours cherché à instrumentaliser l’art, et donc ses artistes ; c’est pourquoi elle a pris la décision de ne sélectionner qu’une partie d’entre eux, afin de les reloger. Comme bon nombre de ceux qui à défaut de lieux adéquats ne pourront faire perdurer leurs activités, nous restons ouvert à toutes propositions de relogement, et même si certains n’hésitent plus à désigner ouvertement cette procédure, comme le début d’un « grand nettoyage ». Cette expulsion a pour but de couper court à tous liens et toutes solidarités possibles. Nous continuons d’affirmer notre volonté et la nécessité qu’il y ait des lieux, des îlots de liberté, dans lesquels nous puissions exister pleinement, dans lesquels les exigences absurdes d’uniformité et de conformisme laissent place à la libre créativité de chacun. Des lieux dans lesquels la dimension collective n’est pas une contrainte, mais un tremplin, une incitation à la rencontre. Des promesses d’un changement à venir…

Thanks for the future
244 rue Auguste Chevalier à Tours

Envoyé le 2 octobre 2012

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[Perpignan, vendredi 12 octobre] Conférence-débat avec Mathieu Rigouste à propos du « tout-sécuritaire »

Le groupe Puig Antich de la Coordination des Groupes Anarchistes organise, Vendredi 12 octobre 2012, à partir de 18H30, au local de la librairie « Infos », 2, rue Théodore Guiter (près de la Place des Poilus) à Perpignan, une conférence-débat autour de l’ouvrage Le théorème de la Hoggra. Histoires et légendes de la Guerre civile de Mathieu Rigouste, chercheur indépendant et militant. Il est auteur entre autre, de L’Ennemi intérieur paru aux Éditions de la découverte.

À ce propos il nous dit :

« L’impérialisme en bas de chez nous. Foire aux outils pour l’enquête populaire. C’est aux premier-e-s concerné-e-s de créer, par elles et eux-mêmes, les savoirs qui leur permettent de se libérer. Là où nous habitons, avec celles et ceux qui partagent notre existence ou nos oppressions, nous enquêtons au quotidien en combattant pour exister. Il nous faut croiser les points de vues, faire circuler les outils pour les partager et les améliorer. Faire des armes de libération collective.

J’ai quelques outils pillés ça et là puis détournés avec quelques complices, à filer à qui veut.

Sur la contre-insurrection, le socio-appartheid, le “nouvel impérialisme”, l’histoire de la Bac et des polices de choc, l’industrie de la coercition et de l’enfermement, la contre-révolution urbaine ou le capitalisme sécuritaire…

Venez avec vos malles à outils et vos cicatrices, et voyons ensemble ce qu’on peut faire de ce que nous savons sur les situations en bas de chez nous et les moyens de les transformer. »

D’accord avec Mathieu Rigouste, qui sera, pour l’occasion, présent à nos côtés nous vous espérons nombreuses et nombreux, afin d’échanger ensemble, autour de questions qui empoisonnent le quotidien du plus grand nombre pour satisfaire le « bien-être » d’une petite caste de privilégiés.

CGA Perpignan

Publié dans La police travaille, Rendez-vous, Violences policières et idéologie sécuritaire | Marqué avec , , , | Commentaires fermés sur [Perpignan, vendredi 12 octobre] Conférence-débat avec Mathieu Rigouste à propos du « tout-sécuritaire »

Si vous avez aimé AZF…

Le vendredi 21 septembre 2001, à 10h17 à Toulouse, 300 tonnes de nitrate d’ammonium explosent à l’usine chimique Azote Fertilisants (AZF, une usine impliquée aussi dans la fabrication d’explosifs à usage civil et militaire). Le bilan officiel fait état de 31 morts (mais oublie de parler des dizaines de décès suivant les jours de l’explosion), des milliers de blessés (mutilés à vie, polytraumatisés, brûlés, aveugles, sourds…), plus de 50’000 personnes souffrant de troubles psychologiques, 27’000 logements, un hôpital, des lycées, des collèges, des écoles, 144 entreprises endommagées ou dévastées, des milliers de salariés en difficulté, etc.

Le 24.09.12, la cour d’appel de Toulouse condamne l’ancien directeur de l’usine, Serge Biechlin, à 3 ans de prison (deux avec sursis et un en semi liberté) pour homicide involontaire et à une amende de 45’000€. La société Grande Paroisse doit payer quant à elle une amende de 225’000€.

VOUS AVEZ AIMÉ AZF, NE LOUPEZ PAS SNPE/SME-SAFRAN

La double condamnation prononcée par la cour d’appel de Toulouse contre l’entreprise Grande Paroisse et le directeur de l’usine AZF est une satisfaction pour les parties civiles (avocats et associations de défense des victimes). Pour certains c’est une grande victoire, pour nous c’est une défaite.

Une défaite, parce que la condamnation symbolique de Grande Paroisse et du directeur d’AZF est une triste farce qui a pour unique but de rassurer l’opinion publique. Une défaite, parce que même si ces lampistes avaient été plus lourdement condamnés, les actionnaires et les pouvoirs publics eux (des institutions de l’état aux collectivités locales qui donnent les autorisations d’exploitation aux industriels et qui développent l’urbanisme autour des usines), s’en seraient de toute manière toujours bien sortis. Les véritables responsables des catastrophes sont sûrs de leur impunité parce qu’ils ne sont jamais directement mis en cause par la justice et jamais directement touchés.

Une défaite, parce que cette justice aux ordres adresse encore ici un signal de complaisance à tous les hauts responsables qui privilégient les profits à la sécurité des salariés et des riverains des usines. Une justice à deux vitesses qui accorde à un serviteur zélé un an en semi liberté, pour plusieurs dizaines de morts et des milliers de blessés, alors que chaque jour ces mêmes juges enferment les pauvres pour de nombreuses années. Mais la prison n’a jamais rien résolu et il ne s’agit pas ici de réclamer une peine plus dure.

Une défaite, parce que ce jugement est une assurance pour tous les directeurs d’usines : vous ne risquez pas grand chose. Un jugement qui leur donne carte blanche pour continuer à satisfaire les conseils d’administration réticents à investir dans la sécurité des établissements. Même si tout le monde s’accorde pour dire que la sécurité techno/industrielle totale est impossible.

Une défaite, parce que ce jugement fait croire aux salariés maintenus dans leur condition d’exploités que leur sécurité et leurs conditions de travail sont prises en compte, qu’ils peuvent améliorer leur vie et celles de leurs proches en faisant appel à la justice.

Une défaite parce que ce jugement s’appuie sur une version chimique de l’explosion qui ne satisfait que les pouvoirs publics et les naïfs, alors que le trouble et la raison d’État règne toujours sur les causes de la catastrophe, alors que rien n’explique la coupure électrique qui s’est produite sur le site et dans le quartier quelques secondes avant.

Une défaite, parce qu’au final le pôle chimique de Toulouse Sud est toujours là, dans la ville, avec sa production de mort. Avec de nouvelles entreprises de bio et nano-technologies civiles et guerrières. Avec l’ancienne SNPE, Société Nationale des Poudres et Explosifs qui s’appelle aujourd’hui la société HÉRACLÈS appartenant au groupe SAFRAN (seule entreprise stratégique française à fabriquer les carburants des fusées spatiales et des missiles de la force de frappe nucléaire. Des entreprises soumises au secret défense qui manipulent des tonnes de produits toxiques et explosifs.

Une défaite, parce qu’avec de telles productions, une nouvelle catastrophe est toujours possible et même prévisible.

Nous ne crions pas victoire, parce que le combat contre le complexe militaro-industriel ne s’arrête pas aujourd’hui avec ce jugement. Il y a un monde à détruire, des milliers de sites industriels producteurs de mort, des milliers d’AZF en puissance à sortir de nos vies. Il y a un futur à construire, sans État, sans actionnaires, sans salariés, sans patrons…

Aucune réforme législative, révision de la loi Bachelot sur les risques industriels, négociation au Ministère de l’Écologie ou autres foutaises sécuritaires ne permettront la réduction des risques nécro-industriels pour la population mondiale dans son ensemble. Seule une révolution sociale globale a une chance d’arrêter le processus de destruction planétaire engagé par l’industrie guerrière, civile et militaire.

Moins toujours ça, ici et partout – Des riverains du pôle chimique de Toulouse Sud – 26.09.12

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[Révolution tunisienne] La vérité sur le sit-in des SEA à El Mghira (Ben Arous)

Tunisie – Le SG régional de l’UGTT de Ben Arous agressé

Le secrétaire général de l’Union régionale du travail (URT) du gouvernorat de Ben Arous, Ali Boughdiri, a été agressé, lundi 8 octobre 2012, alors qu’il était en compagnie du gouverneur de la région, pour tenter de résoudre un problème syndical dans la société SIA qui travaille pour le compte de la société Aerolia, entreprise spécialisée dans l’industrie des composantes aéronautiques, à El Mghira, dans la délégation de Fouchana.

Le gouverneur de Ben Arous a, pour sa part, condamné l’agression, affirmant dans une communication téléphonique avec le correspondant de l’agence TAP dans la région, que « pareilles pratiques relèvent de l’incivilité » et qu’elles représentent « un comportement sauvage ».

Commentaire : La TAP ment
Samia |09-10-2012 16:15
La TAP n’est même pas foutue d’engager des journalistes qui rapportent des infos correctes… La boîte s’appelle SEA et c’est une filiale du groupe français LATÉCOÈRE ; l’usine est en greve depuis 15 jours La TAP ment quand M. Boughdiri a été agressé par la milice patronale le gouverneur s’était déjà éclipsé en catimini M. Charaabi le gouverneur s’est comporté ainsi en bon ex-Rcdiste et néo Nahdhawi Ce matin, mardi un milier de militants syndicalistes et politiques ont fait une démonstration de force devant l’usine et les BOP et Garde nationale se sont sauvés devant la fureur des manifestants.

Publié par des ennemis de la révolution (TAP, 9 octobre 2012)

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[L’État ne rendra pas justice, ne soyons pas complices] Retrouvons-nous pour commémorer la mort de Zyed et Bouna et les révoltes de 2005

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À toutes les victimes des États policiers

 

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[Montargis] « Fliquette suicidée, à moitié pardonnée »

La femme commissaire de police de Montargis (Loiret) s’est suicidée chez elle

Une femme commissaire de police de 31 ans, qui avait pris à la rentrée son poste à la tête du commissariat de Montargis (Loiret), s’est suicidée à son domicile lundi après-midi, a-t-on appris auprès de la police judiciaire.

La jeune femme, qui a occcupé plusieurs postes en Seine-et-Marne entre 2005 et 2009, notamment comme responsable de communication interministrielle, a réussi le concours interne de commissaire en 2010.

Elle effectuait depuis septembre son premier poste à la tête du commissariat de police de Montargis avec sous sa responsabilité une centaine de policiers.

Elle s’est suicidée par arme à feu mais il n’était pas possible de savoir lundi soir s’il s’agissait ou non de son arme de service, ni si son suicide était en rapport avec son travail ou sa vie personnelle.

La DIPJ d’Orléans est chargée de l’enquête.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (Agence Faut Payer, 8 octobre 2012)

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[Carpentras] Nuit antiflic aux Amandiers

Carpentras : incendies et nuit d’émeute aux Amandiers

Alors que des sapeurs-pompiers sont arrivés sur place pour tenter de localiser le sinistre, ils sont tombés dans un guet-apens…

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Hier matin, les services de police ont procédé à de nombreuses constatations sur le site du collège Raspail, en bordure de la cité des Amandiers.

C’est dans un véritable guet-apens que sont tombés les sapeurs-pompiers de Carpentras dans la nuit de vendredi à samedi. Ils ont été appelés à 3 heures pour un incendie à la cité des Amandiers.

Alors qu’ils tentaient de localiser le sinistre, ils se sont retrouvés face à un véritable barrage constitué de conteneurs à déchets et de blocs de rochers, dont certains mesuraient plus d’un mètre de long sur cinquante centimètres de large, placés en travers de la route. S’en est suivie une pluie de pierres, jetées sur les véhicules de secours.

Les services de police ont immédiatement été appelés en renfort pour disperser la bande d’émeutiers. Ils ont ainsi dû procéder à trois tirs de flash ball afin de disperser les belligérants. Selon certains témoignages, un groupe d’une trentaine d’individus s’était massé boulevard Maréchal-Bugeaud et une dizaine d’entre eux se serait livrée à un caillassage en règle des services de secours et des forces de l’ordre sans néanmoins faire de blessés dans leurs rangs.

Un bungalow et un engin de chantier détruits

Finalement, le feu a pu être circonscrit vers 5 heures. Il a détruit un bungalow de chantier, installé dans le collège Raspail et mitoyen du boulevard Bugeaud. L’incendie s’est propagé à un engin de levage, dont la flèche et la cabine ont été dévorées par les flammes.

Hier matin, les services de police étaient sur les lieux pour procéder aux constatations d’usage. Consternée, la principale adjointe du collège ne souhaitait faire aucune déclaration, précisant que « les émeutes ont eu lieu à l’extérieur de l’établissement ». Elle laissait cependant entendre que Raspail était un lieu d’enseignement où il faisait bon vivre…

Dans la cité des Amandiers, déserte, le calme semblait revenu, entre porches noircis, traces de voitures brûlées et autres conteneurs calcinés.

De leur côté, les services de secours relevaient l’inconscience des agresseurs qui ont considérablement ralenti leur intervention. L’incendie aurait pu, en effet, se propager au transformateur électrique voisin, ainsi qu’aux habitations riveraines, entraînant des risques importants pour la population. Une enquête a été ouverte mais n’a donné lieu, pour l’heure, à aucune interpellation.

Leur presse (Philippe Meron, LaProvence.com, 7 octobre 2012)

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[Toulouse] Sur l’expulsion du 22 rue Demouilles

Nouvelle expulsion d’un squat, la veille sociale exerce toujours son droit de retrait

Les occupants des anciens locaux de l’URSSAF rue Demouilles ont été expulsés lundi matin. Une action qui fait suite à la décision du tribunal d’instance de Toulouse saisi par l’URSSAF. Dans le même temps, les travailleurs de la veille sociale toulousaine continuent d’exercer leur droit de retrait.

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Lundi matin, les forces de l’ordre ont expulsé les occupants du squat du 22 rue Desmouilles.

Un hélicoptère mobilisé

Quartier bouclé et CRS au coin des rues. La scène se répète au fil des semaines dans différents quartiers de Toulouse depuis la fin août. Après l’AFPA allée des Demoiselles et le PAIO à deux reprises la semaine passée, c’est au tour du 22 rue Demouilles de faire l’objet d’une expulsion par les forces de l’ordre. Ainsi lundi matin, plusieurs dizaines d’hommes ont procédé à l’expulsion d’une cinquantaine d’habitants de ce squat occupé depuis le 3 septembre. Selon des témoignages, un hélicoptère aurait même été mobilisé par la préfecture au petit matin pour « lancer l’assaut » depuis le toit du bâtiment. En vol stationnaire, l’hélicoptère aurait ainsi largué des hommes via des cordes de rappel pendant que d’autres investissaient l’entrée au sol.

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La trentaine d’habitants présents sur place a été escortée par la police. Les familles avaient déjà quitté les lieux.

Dans un communiqué, la préfecture justifie cette expulsion en invoquant la décision du tribunal d’instance de Toulouse donnant 48 heures aux occupants illégaux pour quitter les lieux. L’URSSAF, propriétaire du bâtiment avait laissé quelques jours supplémentaires aux occupants pour organiser leur départ. La préfecture indique également « qu’un dispositif particulier était proposé par l’État pour accueillir d’éventuelles familles occupant l’immeuble » consistant notamment en un « accueil personnalisé. »

Un dispositif qui n’aura servi à rien selon la préfecture puisqu’« aucune famille n’a été trouvée dans l’immeuble. » Normal pour les militants du droit au logement qui dénoncent une partie de poker menteur : « On ne va pas se servir d’enfants pour faire bouclier humain face à la police » justifient les militants pour expliquer l’absence des familles lundi matin. « Elles ont été relogées ailleurs, le but n’est justement pas de les exposer. »

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VOIR LA VIDÉO

Les travailleurs sociaux se disent démunis

Un dispositif d’accueil opportun qui apparemment n’était pas en place la semaine dernière. Interrogée, la préfecture devrait nous détailler ce dispositif dans la journée. Les occupations successives du PAIO et du SAIO visaient justement à dénoncer le manque de propositions de relogement des familles habitant au 22 rue Demouilles. Une démarche qui a trouvé un écho chez les travailleurs sociaux qui exercent leur droit de retrait depuis jeudi. Interrogé sur le sujet, Stéphane Robaire, travailleur social au 115, livre un constat sévère : « On n’en peut plus. On fait 90 à 95% refus par jour. Lorsque les familles de la rue Demouilles sont venues, ils étaient au bon endroit. Sauf que nous n’avons rien à leur proposer ». Il manquerait selon lui « 150 à 200 places d’hébergement à Toulouse. » Des chiffres dont les services de la préfecture seraient avisés.

Mais « la confiance est rompue. On ne sait pas pourquoi mais la préfecture refuse d’admettre nos chiffres. Et quand nous leur faisons parvenir des demandes d’hébergement, ils ne nous répondent même pas. » La veille sociale est ainsi obligée d’effectuer 170 refus par jour pour une place disponible en moyenne. « Je ne suis pas militant. Mais il faut admettre qu’au sujet de l’hébergement de familles à la rue, c’est le CREA qui nous débrouille le plus de situations. » Des déclarations à contre pied de la préfecture qui dénonce « des envahissements qui ont gravement porté atteinte à l’activité sociale menée par ces structures au profit des plus démunis. » Les travailleurs sociaux rencontrent lundi après-midi les services de la préfecture et décideront de la suite du mouvement à l’issue de la rencontre.

En attendant, les familles concernées sont encore aujourd’hui hébergées via des structures autogérées mais « illégales » pour les autorités.

Leur presse (Xavier Lalu, Carré d’info, 8 octobre 2012)


La Préfecture s’occupe des « plus démunis » : elle les expulse

TOULOUSE. Un hélicoptère qui survole l’immeuble avec descente en rappel de policiers sur le toit. Quarante camions d’unités diverses des forces de l’ordre, selon des témoins. Des agents en civil, d’autres en uniforme, d’autres encore équipés « comme Robotcop », selon ces mêmes témoins…

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Ce déploiement à 7h30 ce lundi matin 8 octobre au 22 de la rue Demouilles à Toulouse pour évacuer le squat de l’immeuble de l’URSSAF occupé depuis le mois d’avril dernier par des SDF et des familles sans toit avec lesquelles LibéToulouse a pu précédemment s’entretenir.

Les sans-toit qui préfèrent squatter que de dormir dans la rue sont-ils devenus si dangereux ?

« Il s’agissait d’exécuter la décision du tribunal de grande instance de Toulouse rendue le 24 septembre 2012 qui avait donné aux occupants illégaux 48 heures pour quitter les lieux », se justifie tout de suite la préfecture auprès de la presse.

Le communiqué préfectoral conclut sur une dernière justification : « Les trois envahissements successifs la semaine dernière à Toulouse des locaux du Pôle d’Accueil d’Information et d’Orientation (PAIO) et du Service d’Accueil d’Information et d’Orientation (SAIO) ont par ailleurs gravement porté atteinte à l’activité sociale menée par ces structures au profit des plus démunis. »

Raccourci saisissant :

L’hébergement d’urgence aurait ainsi été empêché par une bande d’affreux qui occupent les lieux où les gentilles autorités prennent soin « des plus démunis ». Raccourci saisissant. À moins que, parce qu’elle avait la tête ailleurs, ladite préfecture n’ait pas vu que les acteurs de la Veille Sociale se sont mis en panne depuis bientôt une semaine parce que les autorités en question ne font rien pour améliorer une situation très dégradée de l’hébergement d’urgence, rendant leur travail « impossible ».

Aucune arrestation ce matin, les 26 occupants du logement étant juste priés de déguerpir après un contrôle d’identité. Dans ce qui devient une guerre du logement à Toulouse, les autorités ne veulent pas s’encombrer de prisonniers. Ne serait-ce qu’une garde-à-vue au seul motif que l’on est forcé de dormir dans la rue, cela ferait un peu tâche, en effet.

Une assemblée générale du Collectif pour la Réquisition, l’Entraide et l’Autogestion (CREA) est prévue ce soir 19h30 au nouveau Sloli, 9 rue du Faubourg Bonnefoy.

Leur presse (LibéToulouse.fr, 8 octobre 2012)


Expulsion d’une centaine de squatteurs à Toulouse

C’est avec des moyens considérables que la police a expulsé une centaine de personnes qui s’étaient installées dans un bâtiment inoccupé depuis 6 ans.

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Le dispositif policier était imposant.

Lundi matin très tôt, plusieurs dizaines de policiers se sont laissés glisser par des filins d’un hélicoptère pour atterrir sur la toit d’un bâtiment situé au 22 rue Demouille, dans le quartier du Pont des Demoiselles à Toulouse.

Dans le même temps, des forces importantes encadraient et bloquaient le quartier  tandis que le bâtiment était investi par la rue.

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VOIR LA VIDÉO

Avec ou sans familles à l’intérieur ?

Le tribunal de grande instance de Toulouse avait ordonné l’expulsion le 24 septembre, donnant 48 heures aux occupants pour quitter les lieux, rappelle la préfecture dans un communiqué.

Selon un porte-parole du Collectif pour la réquisition, l’entraide et l’autogestion (Crea), prénommé Thomas, « plusieurs dizaines de familles étaient hébergées dans ce lieu de vie qui comptait entre 80 et 100 habitants ».

La préfecture assure que lors de l’intervention de police « aucune famille n’a été trouvée dans l’immeuble », mais selon le responsable du CREA, « les familles sont parties parce que la police arrivait vers 07h00 du matin avec une trentaine de cars et un hélicoptère, qui a ensuite descendu plusieurs hommes sur le toit ».

Selon le porte-parole, 25 membres du CREA environ sont restés dans l’immeuble du 22 rue Demouilles jusqu’à l’opération de police, qui s’est déroulée sans violence.

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Cet immeuble est inoccupé depuis 6 ans.

Relogés dans des squats « amis »

De même source, on indique que le CREA a momentanément réparti les sans-abri « dans cinq autres squats de copains », en attendant une nouvelle occupation, car le collectif « va continuer sa campagne de réquisition tant qu’il y aura des gens à la rue ».

« Dans nos cinq squats nous logeons déjà 200 familles, nous faisons mieux que l’État », a déclaré Thomas, en saluant l’action des salariés de la veille sociale de Toulouse.

Ceux-ci usent de leur « droit de retrait » depuis quatre jours, estimant qu’ils se mettent en danger en étant contraints de refuser 90% des demandes d’hébergement d’urgence.

La préfecture a reproché au CREA une « série d’envahissements » et « d’occupations illégales ».

Des expulsions en série

Une première évacuation par la police d’un immeuble occupé a eu lieu le 28 août.

La semaine passée, le CREA a occupé à plusieurs reprises les locaux du Pôle d’accueil d’information et d’orientation (PAIO) de la veille sociale. Son évacuation par la police mardi et mercredi a été « la goutte d’eau » qui a poussé les travailleurs de la veille sociale a user du droit de retrait.

Leur presse (Michel Pech, midi-pyrenees.france3.fr, 8 octobre 2012)

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Combien gagne un fonctionnaire de la BAC ?

http://juralib.noblogs.org/files/2012/10/014.jpgBAC de Marseille : « 1000 euros par jour de revenus illégaux »

Trente policiers de la BAC nord de Marseille ont été suspendus pour des pratiques plus proches de celles de voyous que de gardiens de la paix. Pour les mettre en cause, les enquêteurs ont procédé à des écoutes édifiantes dans les voitures des policiers incriminés. RMC a pu en prendre connaissance.

Ça n’arrête pas à Marseille. Après les 12 mises en examen de fonctionnaires de la police de la BAC Nord pour « vols et extorsion en bande organisée » en fin de semaine dernière, 18 autres policiers ont été suspendus ce week-end. Au total donc, 30 policiers sont suspendus dans le service. Sept d’entre eux, soupçonnés d’avoir volé et extorqué de l’argent et de la drogue à des dealers, ont été écroués et cinq autres placés sous contrôle judiciaire, après leur mise en examen vendredi soir.

Dans la foulée, le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, avait annoncé vendredi soir la dissolution de l’équipe de jour de la BAC Nord à laquelle ils appartiennent. Une équipe aux pratiques bien douteuses, comme le correspondant d’RMC à Marseille, Lionel Dian, a pu le constater en prenant connaissance d’écoutes opérées dans les voitures des policiers incriminés.

« Se comporter comme des voyous de façon quotidienne »

Ils ne savaient plus comment dépenser tout l’argent qu’ils avaient détourné. Yves Robert, délégué du syndicat d’officiers SNOP, n’en revient toujours pas, racontant « des dialogues assez surprenants entre les fonctionnaires ripoux ».

Chez l’un d’entre eux, 100’000 euros en liquide ont été découverts cachés dans le jardin, et Yves Robert reconnaît que « certains fonctionnaires de la BAC nord avaient en moyenne 1000 euros par jour de revenus illégaux ». Les conversations enregistrées dans leur voiture en disent long sur leur vision du métier. On y entend un policier se plaindre de ne plus savoir quoi faire de l’argent, son collègue lui conseille de creuser une piscine. « Ça, c’est déjà fait », lui répond-il alors. Son coéquipier lui suggère alors d’acheter une voiture pour sa fille.

Autre conversation, autres policiers, deux d’entre eux, après avoir volé des cartouches de cigarettes à un vendeur à la sauvette, se plaignent : dans leur ancien service, la récolte était bien meilleure, regrettent-ils. « Évidemment, se comporter comme des voyous et de façon quotidienne, ça pose des questions sur l’évolution de certains policiers en France », regrette Yves Robert.

« L’atmosphère de déliquescence qui régnait »

Pas question pour autant de mettre tout le monde dans le même panier. Pour Maître Frédéric Monneret, l’avocat d’un des policiers mis en examen, c’est un système qui doit être mis en cause, pas forcément ses hommes. Son client, sous contrôle judiciaire, n’a pas été écroué. Âgé de 29 ans, fils et petit-fils de policier, son rêve était d’entrer à la Bac Nord, il n’y était que depuis un an. « Lorsqu’il est arrivé, regrette l’avocat, il a été confronté à une situation qui préexistait, qui consistait notamment à ne pas rédiger de procès-verbaux relatant l’inventaire des objets saisis, il lui avait été expliqué que c’était une perte de temps. Il ne pouvait pas en arrivant jouer les Saint Juste, dénoncer certaines pratiques. Il avait peut-être peur, au regard de son âge, de se faire virer tout simplement, étant peut-être berné par cette atmosphère de déliquescence qui régnait dans ce service ». Au total, avant sa dissolution par le ministre, les trois-quarts de la brigade de jour de la BAC Nord de Marseille ont été sanctionnés.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (RMC.fr, 9 octobre 2012)


Scandale à la BAC de Marseille : questions sur l’encadrement des policiers mis en cause

L’enquête a démarré il y a un an, mais la combine durait depuis près de dix ans. Douze policiers de la brigade anticriminalité (BAC) nord de Marseille, soupçonnés d’avoir volé et extorqué de l’argent et de la drogue à des dealers, ont été mis en examen dans la nuit du 5 au 6 octobre. Sept d’entre eux ont passé leur premier week-end en prison. Les fonctionnaires suspectés étaient à peine sortis du bureau du juge que le ministre de l’intérieur, Manuel Valls, a annoncé leur suspension, de même que la dissolution de l’équipe de jour de la BAC nord à laquelle ils appartenaient.

Sans être poursuivis par la justice, dix-huit autres membres de la brigade ont fait l’objet de suspensions administratives, a-t-on appris dans la journée du lundi 8 octobre.

Cette « affaire lourde est loin d’être terminée », a indiqué Jacques Dallest, le procureur de la République de Marseille. Le magistrat a parlé d’une « véritable gangrène » qui rongeait cette unité de police et, selon plusieurs sources jointes par Le Monde, d’autres interpellations pourraient avoir lieu dans les jours à venir. En fait, une trentaine de policiers se seraient peu ou prou livrés à ces pratiques délictueuses dont les prémices remonteraient à 2003-2004. Toutefois, ce n’est qu’à partir de 2008 que les premières rumeurs ont bruissé dans les couloirs de « l’Évêché », le surnom de l’hôtel de police départemental.

Au fil des ans, le système qui, au départ, consistait à carotter de-ci de-là quelques voyous, s’est « clairement érigé en organisation », souligne un responsable policier. Le butin amassé — dont une partie a été découverte lors des fouilles effectuées en milieu de semaine dernière dans les vestiaires et les faux plafonds des locaux de la BAC nord — s’élèverait à plusieurs dizaines de milliers d’euros. « Ces fonctionnaires se faisaient un complément de revenus auprès de ceux qu’ils étaient chargés de faire tomber », déplore un policier de haut rang. Les intéressés évoquent l’existence d’une « caisse » pour financer des indicateurs.

ALERTÉS DÈS 2011

Il a fallu attendre octobre 2011 pour que l’inspection générale de la police nationale (IGPN, police des polices) démarre les investigations. En septembre 2011, des élus et des habitants des quartiers nord ont alerté le préfet chargé de la sécurité alors en poste à Marseille, Alain Gardère. Un jour de septembre, un habitant d’une cité avait repéré le manège bizarre de trois personnes circulant à bord d’une voiture banalisée. Après avoir relevé l’immatriculation de ce véhicule, il l’a transmise au haut fonctionnaire. Vérifications faites, la voiture était enregistrée dans le parc automobile de la police marseillaise et était affectée, ce jour-là, à une équipe de la BAC nord chargée de patrouiller dans le secteur désigné par le témoin.

Le parquet de Marseille est alors informé et l’IGPN saisie dans une totale discrétion. Des micros sont disposés dans les véhicules et les vestiaires des équipes de la BAC nord, les téléphones sont placés sur écoute.

L’affaire s’ébruite début 2012, lorsque des premières fuites transpirent dans des journaux. Sur les écoutes, les policiers « ripoux » se montrent prudents. Visiblement sur leurs gardes, ils ne sont pas très prolixes au téléphone. En revanche, les conversations interceptées à bord des véhicules sont « accablantes », souligne M. Dallest.

Au-delà du discrédit qu’elle jette, cette affaire suscite de vives interrogations sur l’encadrement de ces policiers et sur d’éventuelles bienveillances dont ils auraient pu bénéficier au sein d’une hiérarchie qui, pendant des années, est restée sourde et aveugle. Au stade actuel, l’information judiciaire en cours ne concerne que des gardiens de la paix et n’éclabousse pas les officiers ni les commissaires. « Je regrette que personne dans la hiérarchie n’ait pu arrêter tout cela, alors que ça durait depuis plusieurs années », s’est étonné le délégué régional du Syndicat national des officiers de police, Yves Robert.

Jusqu’en juillet, Pascal Lalle, aujourd’hui directeur central de la sécurité publique (DCSP) à Paris, était directeur départemental à Marseille où il était arrivé fin 2008. « J’ai été alerté début 2010 par des élus que des rumeurs couraient sur certains policiers de la BAC, a-t-il assuré au Monde. Mais il fallait être prudent. Toute la difficulté était d’agir sur des bases juridiques. On ne pouvait pas partir sur de simples rumeurs, au risque d’atteindre des policiers propres. »

Dès fin 2009, il avait attiré l’attention des gradés et fait appel à « leur vigilance ». Il avait ordonné des rotations de personnels afin de rompre avec les phénomènes de copinage, constatant qu’avant son arrivée à Marseille, les chefs d’équipage des BAC continuaient à tourner avec les groupes dont ils faisaient partie quand ils étaient simples brigadiers. « Il n’y avait plus de commandement », lâche celui qui, désormais, dirige la sécurité sur l’ensemble du pays.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (Yves Bordenave, LeMonde.fr, 8 octobre 2012)


Marseille : de nouveaux policiers de la BAC suspendus

INFO LE FIGARO – Dans cette affaire de corruption, ce sont désormais 30 agents qui sont sanctionnés. Le projet de fusionner les trois brigades de la ville se pose.

L’affaire de la BAC nord de Marseille n’est pas terminée. Dix-huit nouveaux membres de cette brigade anticriminalité des quartiers Nord de la Cité phocéenne ont été, selon nos informations, suspendus le week-end dernier pour manquement aux règles déontologiques. Avec les douze fonctionnaires mis en examen vendredi (dont sept écroués et cinq placés en contrôle judiciaire) et donc d’ores et déjà suspendus sur les 28 entendus par les enquêteurs de la police des polices la semaine dernière, cela portera à 30 le nombre des agents de la BAC nord sanctionnés pour cette affaire de rackets et vols de drogue et d’argent des dealers des cités par des policiers! Les dix-huit gardiens de la paix sont suspendus dans l’attente de passer en commission de discipline mais ils ne sont pas inquiétés par la justice pénale. La moitié des effectifs de l’équipe de jour de la BAC nord est toutefois bel et bien mise en cause.

Combler le manque d’effectifs

Dans ces conditions, le service totalement désorganisé a été dissous par Manuel Valls. Le rappel des vacanciers ou des agents en récupération ne pouvait pas suffire à combler le manque d’effectifs. Le nouveau directeur départemental de la sécurité publique, Pierre-Marie Bourniquel, est en train de préparer une réorganisation de l’ensemble des trois BAC de Marseille, Sud, Centre et Nord. Cela pourrait passer par une fusion des trois services car il craint que les remplacements des fonctionnaires révoqués ne soient pas évidents à obtenir. Marseille fonctionnerait ainsi comme Paris ou Lyon, où il n’y a qu’une seule BAC.

Fusion des BAC

Chaque brigade ayant 60 à 70 fonctionnaires, la fusion des trois permettrait de tabler sur quelque 200 personnes et de mixer les effectifs. L’ensemble devrait être commandé par un seul patron, qui disposerait de trois adjoints dans chaque antenne de proximité, au Sud, centre et nord.

« Nous n’y sommes pas favorables, nous défendons le maintien de trois BAC à Marseille car la ville a un territoire qui s’étend sur 30 kilomètres », commente Yves Robert, secrétaire zonal sud du syndicat des cadres de la sécurité intérieure. Ce dernier fait d’ailleurs remarquer que Pascal Lalle, ancien DDSP à Marseille et désormais directeur central de la sécurité publique, n’y était pas favorable non plus. Mais devant l’ampleur de la saignée dans le service, il ne semble pas y avoir d’autres solutions.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (Aliette de Broqua, LeFigaro.fr, 8 octobre 2012)


Malaise dans la police

De Michel Neyret à la brigade anti-criminalité de Marseille, la police fait face ces derniers mois à une succession d’affaires de « ripoux » présumés auxquelles s’ajoute, cette semaine, l’ouverture d’une enquête visant trois policiers de la BAC d’Arras soupçonnés de violences en réunion. S’agit-il, comme le suggèrent plusieurs responsables, d’une embarrassante « loi des séries » qui ne concernerait qu’une « minorité de cas », ou, comme d’autres le dénoncent déjà, de « réelles et inquiétantes dérives » de l’institution policière elle-même?

L’arrestation de fonctionnaires de la brigade anti-criminalité (BAC) nord de Marseille, mardi, pour vol et extorsion, dont sept ont été écroués et cinq placés sous contrôle judiciaire, a suscité une « onde de choc » parmi les policiers, affirment des sources internes.

Cette affaire qui se solde par la dissolution de l’équipe de jour de la BAC Nord, fait suite à plusieurs autres dérapages ayant conduit depuis un an à l’ouverture d’enquêtes ou à des condamnations de policiers. La plus emblématique est l’affaire visant Michel Neyret, l’ex-numéro 2 de la police judiciaire de Lyon, mis en examen depuis un an dans une affaire de corruption.

Souvent sous couvert de l’anonymat, certaines sources policières jugent que cette série met en avant de « réelles et inquiétantes dérives », dont il « convient de tirer les leçons ».

Elles relèvent à cet égard les liens, pour certaines affaires, avec les stupéfiants, phénomène jugé « très inquiétant » pour des « fonctionnaires armés ».

« Tout le monde sait que, dans les affaires disciplinaires, on voit depuis quelques années des affaires de shit, usage ou parfois trafic », relate un haut fonctionnaire en poste dans l’une des inspections de la police qui traquent les « ripoux ».

Lors d’un contrôle médical de jeunes recrues policières, ajoute ce haut fonctionnaire, un « nombre important » d’entre elles ont été ainsi contrôlées « positives » à l’usage de drogue « lors d’analyses d’urine ».

Éric Meillan, l’ancien « patron » de la « police des polices » à Paris, avait lui aussi observé ce phénomène qui « touche des policiers comme l’ensemble de la société ». Il avait d’ailleurs demandé, en vain, un « dépistage systématique » de drogue chez les policiers. Mais il relativise : « Ce sont souvent des usages, rarement du trafic » et c’est « minoritaire ».

En déplacement ce samedi à Lille, Jean-Marc Ayrault a lui même mis en garde contre « l’amalgame. L’immense majorité de ceux qui servent l’État le font avec le sens du devoir et le sens des valeurs de la République », a déclaré le Premier ministre, en exigeant par ailleurs « l’exemplarité la plus totale » de la part de ceux qui exercent l’autorité de l’État. « Ça vaut pour tous les responsables politiques, ça vaut aussi pour tous les agents de l’État », a-t-il conclu.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (Le Petit Bleu de Lot-et-Garonne / LaDepeche.fr, 7 octobre 2012)


Sept policiers de la BAC de Marseille écroués, leur service dissous

Ils sont suspectés d’avoir volé et extorqué de la drogue et de l’argent à des dealers.

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Devant les locaux de la BAC des quartiers Nord de Marseille, le 5 octobre 2012.

Sept policiers de la brigade anti-criminalité (BAC) du nord de Marseille, soupçonnés d’avoir volé et extorqué de l’argent et de la drogue à des dealers, ont été écroués et cinq autres placés sous contrôle judiciaire, après leur mise en examen vendredi soir, selon le parquet.

Dans la foulée, le ministre de l’Intérieur Manuel Valls a annoncé qu’il suspendait de leurs fonctions ces 12 fonctionnaires et prononcé la dissolution de l’équipe de jour de la BAC Nord à laquelle ils appartiennent.

« Les faits pour lesquels ils sont poursuivis sont d’une exceptionnelle gravité » et « s’ils sont avérés », ils « portent atteinte à l’honneur et à la probité dont doivent être porteurs celles et ceux qui assurent la sécurité de nos concitoyens », a expliqué l’Intérieur dans un communiqué.

« En dépit d’une ampleur que nul ne conteste, cette affaire ne doit pas conduire à jeter le discrédit sur l’ensemble des 7000 policiers des Bouches-du-Rhône », a souhaité le ministère. M. Valls sera à Marseille le 12 octobre pour le congrès du syndicat de policiers Alliance.

Le procureur de la République, Jacques Dallest, avait évoqué précédemment devant la presse une véritable « gangrène » au sein du service de police concerné et « une affaire lourde, loin d’être terminée ». « Il est envisageable que d’autres personnes soient impliquées pénalement », a-t-il dit.

Me Béatrice Manoukian, avocate de l’un des policiers écroué, qu’elle a dit « effondré », a regretté un « dossier qui fait beaucoup parler, trop parler ». Me Pascal Roubaud, dont le client a été placé sous contrôle judiciaire, s’est lui félicité que « le juge ait su ramener les choses à leur exacte proportion ».

L’instruction est menée depuis le 22  février par les juges Patricia Krummenacker et Caroline Charpentier pour des faits de vols et d’extorsion commis en bande organisée, passibles de 20 ans de réclusion, et d’infractions à la législation sur les stupéfiants.

Treize policiers avaient été placés en garde à vue depuis mardi et 15 ont été entendus librement par 30 enquêteurs de l’Inspection générale de la police nationale (IGPN). Soit au total 28 membres de l’équipe de jour de la BAC Nord, qui compte 70 personnes en tout, ayant aussi une équipe de nuit.

Les mis en cause sont âgés de 25 à 50 ans environ et le plus gradé est brigadier-chef. « De très gros moyens » ont été employés pour les surveiller, avec la pose de micros et de caméras dans les locaux de la BAC et les véhicules de fonction.

Selon le procureur, les conversations enregistrées sont « accablantes » et révèlent « tout un catalogue d’agissements inacceptables ». Vol, racket, trafic de drogue, « tout y passe et de façon répétée dans le temps », a-t-il souligné.

En outre, 450 grammes de cannabis et d’herbe et plusieurs sommes d’argent, dont la plus importante est de 800 euros, ont été découverts cette semaine lors de fouilles dans les vestiaires et les faux plafonds de la BAC Nord.

Cette affaire « exceptionnelle », selon la Direction générale de la police nationale, secoue la police marseillaise, qui avait déjà fait l’objet d’une opération « mains propres » à l’été 2010 sur fond d’arrestations dans le milieu du banditisme et de soupçons de fuites.

Pour Alphonse Giovannini, du syndicat Unité SGP Police, « les policiers sont blessés dans leur chair. Il y a des collègues qui ont trahi la profession, mais c’est une infime partie ».

« Ce que je regrette, c’est que personne dans la hiérarchie n’ait pu arrêter tout cela alors qu’on a une pluralité d’acteurs et que ça durait depuis plusieurs années », a relevé de son côté Yves Robert, du Syndicat national des officiers de police.

À l’automne 2011, un ancien chef de la BAC nord avait été mis en examen pour violation du secret professionnel et interdit d’exercer dans le département. Une source proche de l’enquête avait indiqué jeudi qu’un lien était fait entre cette affaire et l’actuelle, mais une source judiciaire a assuré vendredi que les procédures étaient distinctes.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (Agence Faut Payer, 6 octobre 2012)

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Ce que sont les flics de la BAC

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Initialement paru le 13 décembre 2011 sous le titre « Cave canem » — JL.

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[La BAC travaille à Arras] « Ils continuent d’ailleurs d’exercer leur métier dans les rues d’Arras, comme si de rien, alors que l’un d’eux est même surnommé “Monsieur coup de boule” jusque dans les arcanes du commissariat »

Trois policiers suspectés de violences à Arras : la DDSP veut éviter les amalgames

| ARTOIS | Pas question, pour Thierry Alonso, directeur de la sécurité publique du Pas-de-Calais, de généraliser les faits de violences pour lesquels sont suspectés trois policiers de la brigade anti-criminalité.

http://juralib.noblogs.org/files/2012/10/091.jpgCe lundi, il rappelait que la probité et l’honnêteté de ces hommes n’étaient pas en cause. Rien à voir avec ce qui se passe à Marseille.

Pour le directeur, « c’est la responsabilité personnelle et professionnelle des policiers qui est engagée », s’il s’avère que ces policiers n’ont pas eu les gestes approriés pour procéder à une interpellation.

Dans la nuit du 5 au 6 juillet dernier, les policiers étaient intervenus sur une rixe, à la sortie d’une boite de nuit, place des Héros à Arras. Gaz lacrymogène, coups de poing, coup de tête… Les policiers avaient été filmés par une caméra de surveillance.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (lavoixdunord.fr, 8 octobre 2012)


Arras. Trois policiers de la BAC soupçonnés de violences

JUSTICE – Le parquet d’Arras a ouvert une enquête visant trois policiers de la brigade anticriminalité (BAC), soupçonnés de violences en réunion lors d’une interpellation en juillet, confirmant une information de La Voix du Nord. Il s’agit de « vérifier les conditions d’intervention » de ces fonctionnaires de police dans la nuit du 6 au 7 juillet, à proximité d’un établissement de nuit, selon le parquet général de Douai (Nord).

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Les trois policiers, qui ont interpellé ce soir-là un homme pour violence à leur encontre, sont soupçonnés d’avoir notamment brutalisé un étudiant lors de leur intervention. Selon La Voix du Nord, « on distinguerait clairement les trois policiers » sur des bandes de vidéoprotection « se déchaîner sur l’étudiant » qui « aurait reçu une quinzaine de coups de poing puis des coups de pied au sol ». Les détails avec Marie-Candice Delouvrié pour France 3 Nord-Pas-de-Calais.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (France 3 / FTVi, 6 octobre 2012)


Arras : enquête autour de trois policiers de la BAC

Trois policiers de la BAC d’Arras sont soupçonnés de violences envers plusieurs individus. Affaire sensible.

Que s’est-il passé exactement place des héros à Arras dans la nuit du 6 au 7 juillet dernier ? Selon une information de La Voix du Nord, un homme aurait déposé plainte contre des policiers de la Brigade anti-criminalité d’Arras pour violences. Cet homme qui avait été lui-même placé en garde à vue pour outrages (affaire finalement classée sans suite) affirme qu’il aurait été molesté, aspergé de gaz lacrymogène et aurait vu une autre personne passée à tabac par un policier.

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Selon les films enregistrés par les caméras de vidéoprotection installées place des Héros, ces accusations se révéleraient exactes. Selon le quotidien, « on y apercevrait assez clairement les trois policiers, dont l’un se déchaînait sur un étudiant amiénois scolarisé en école d’ingénieur à Arras. Il aurait reçu une quinzaine de coups de poing puis des coups de pieds au sol. » Les policiers impliqués auraient essayé de s’emparer de ces bandes, apparemment gênantes pour eux. En vain. Plusieurs témoins ont également donné des versions concordantes des faits.

Dossier sensible

Le dossier transmis lundi par le procureur de la République d’Arras, Hughes Weremme au parquet général de Douai semble donc à la fois solide et sensible (d’où son dépaysement ailleurs qu’à Arras). Mais les policiers n’ont pour l’instant pas été inquiétés. Ils sont actuellement en poste à la BAC d’Arras.

« On a travaillé dans le cadre d’une qualification de violences par fonctionnaire titulaire de l’autorité publique, a indiqué le procureur Hughes Weremme à La Voix du Nord. Le parquet général sera amené à transmettre le dossier à une autre juridiction. Il est évident qu’on s’attend à voir un comportement irréprochable de fonctionnaires qui exercent des métiers relevant de la force publique et détenteurs de pouvoirs judiciaires ».

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Thierry Alonso, directeur sécurité publique du Pas-de-Calais – VOIR LA VIDÉO

Il est trop tôt évidemment pour tirer des conclusions hâtives mais l’affaire fait d’ores et déjà écho à l’affaire grave qui secoue actuellement la BAC de Marseille. Mais le Parquet de Douai précise que seuls les faits de cette nuit-là à la sortie d’une boîte de nuit d’Arras font l’objet d’un examen : « Nous ne sommes pas en présence d’une série de faits comme à Marseille. »

Publié par des larbins de la maison Poulaga (Emmanuel Magdelaine, nord-pas-de-calais.france3.fr, 5 octobre 2012)


Arras : Trois policiers de la BAC mis en cause dans une affaire de violences (EXCLUSIF)

| ARTOIS | Le procureur de la République d’Arras, Hughes Weremme, a transmis cette semaine un dossier très sensible au parquet général de Douai, mettant en cause trois policiers de la brigade anticriminalité (BAC) d’Arras, soupçonnés de violences en réunion commises dans la nuit du 6 au 7 juillet dernier, place des Héros, à proximité d’un bar de nuit.

Ils n’ont ni été placés en garde à vue, ni suspendus le temps de l’enquête par la direction départementale de la sécurité publique du Pas-de-Calais (DDSP). Ils continuent d’ailleurs d’exercer leur métier dans les rues d’Arras, comme si de rien, alors que l’un d’eux est même surnommé « Monsieur coup de boule » jusque dans les arcanes du commissariat.

Cette semaine, le procureur de la République d’Arras, Hughes Weremme, a transmis un dossier très sensible au parquet général de Douai, mettant en cause trois policiers de la brigade anticriminalité (BAC) d’Arras, soupçonnés de violences en réunion commises dans la nuit du 6 au 7 juillet dernier, place des Héros, à proximité d’un bar de nuit.

Le lendemain des faits présumés, une personne placée en garde à vue et faisant l’objet d’une procédure de violences et outrage sur personne dépositaire de l’autorité publique, avait déposé plainte au commissariat contre les policiers qui l’avaient interpellée la veille.

L’homme interpellé assurait n’avoir rien fait et avoir été victime de violences, avant d’être aspergé de gaz lacrymogène. Et clamait haut et fort qu’il avait été molesté parce qu’il tentait d’intervenir alors qu’un policier passait à tabac un autre individu.

Pour vérifier ces allégations, les enquêteurs arrageois ont saisi les bandes de vidéoprotection disposées place des Héros.

Ces bandes ont été particulièrement utiles et édifiantes puisque les accusations de la victime se révéleraient exactes. On distinguerait clairement les trois policiers, dont l’un se déchaînait sur un étudiant amiénois scolarisé en école d’ingénieur à Arras. Il aurait reçu une quinzaine de coups de poing puis des coups de pieds au sol.

Des témoins ont bien tenté de s’interposer pour stopper le policier, mais ils ont été repoussés à coups de pieds et de gaz lacrymogène.

L’intervention faisait suite à une altercation juste verbale entre deux groupes. Par la suite, les policiers impliqués auraient même tenté de mettre la main sur les bandes vidéos, en vain puisqu’elles avaient déjà été saisies par les enquêteurs.

Par ailleurs, de nombreux témoins ont confirmé les dires des deux victimes, « sans discordance notable sur les faits et leur chronologie », selon le procureur. Toujours selon le procureur de la République d’Arras, une hiérarchie dans l’implication des trois policiers existerait.

Conscient de la sensibilité du dossier, M. Weremme a transmis l’enquête, bouclée il y a quelques jours, au parquet général, en vue d’un dépaysement judiciaire. Le parquet d’une autre juridiction devrait être prochainement saisi de l’affaire, et c’est ce dernier qui décidera des poursuites plus précisément.

« On a travaillé dans le cadre d’une qualification de violences par fonctionnaire titulaire de l’autorité publique, indique le procureur Hughes Weremme. Le parquet général sera amené à transmettre le dossier à une autre juridiction ».

On comprend que la proximité des acteurs a forcément à voir avec ce dépaysement. Quant à la procédure initiée contre le plaignant par les policiers mis en cause, elle a été abandonnée, indique M. Weremme. Classement sans suite, pur et simple.

« Il est évident qu’on s’attend à voir un comportement irréprochable de fonctionnaires qui exercent des métiers relevant de la force publique et détenteurs de pouvoirs judiciaires », conclut M. Weremme.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (Samuel Cogez, lavoixdunord.fr, 5 octobre 2012)

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