[Carpentras] Nuit antiflic aux Amandiers

Carpentras : incendies et nuit d’émeute aux Amandiers

Alors que des sapeurs-pompiers sont arrivés sur place pour tenter de localiser le sinistre, ils sont tombés dans un guet-apens…

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Hier matin, les services de police ont procédé à de nombreuses constatations sur le site du collège Raspail, en bordure de la cité des Amandiers.

C’est dans un véritable guet-apens que sont tombés les sapeurs-pompiers de Carpentras dans la nuit de vendredi à samedi. Ils ont été appelés à 3 heures pour un incendie à la cité des Amandiers.

Alors qu’ils tentaient de localiser le sinistre, ils se sont retrouvés face à un véritable barrage constitué de conteneurs à déchets et de blocs de rochers, dont certains mesuraient plus d’un mètre de long sur cinquante centimètres de large, placés en travers de la route. S’en est suivie une pluie de pierres, jetées sur les véhicules de secours.

Les services de police ont immédiatement été appelés en renfort pour disperser la bande d’émeutiers. Ils ont ainsi dû procéder à trois tirs de flash ball afin de disperser les belligérants. Selon certains témoignages, un groupe d’une trentaine d’individus s’était massé boulevard Maréchal-Bugeaud et une dizaine d’entre eux se serait livrée à un caillassage en règle des services de secours et des forces de l’ordre sans néanmoins faire de blessés dans leurs rangs.

Un bungalow et un engin de chantier détruits

Finalement, le feu a pu être circonscrit vers 5 heures. Il a détruit un bungalow de chantier, installé dans le collège Raspail et mitoyen du boulevard Bugeaud. L’incendie s’est propagé à un engin de levage, dont la flèche et la cabine ont été dévorées par les flammes.

Hier matin, les services de police étaient sur les lieux pour procéder aux constatations d’usage. Consternée, la principale adjointe du collège ne souhaitait faire aucune déclaration, précisant que « les émeutes ont eu lieu à l’extérieur de l’établissement ». Elle laissait cependant entendre que Raspail était un lieu d’enseignement où il faisait bon vivre…

Dans la cité des Amandiers, déserte, le calme semblait revenu, entre porches noircis, traces de voitures brûlées et autres conteneurs calcinés.

De leur côté, les services de secours relevaient l’inconscience des agresseurs qui ont considérablement ralenti leur intervention. L’incendie aurait pu, en effet, se propager au transformateur électrique voisin, ainsi qu’aux habitations riveraines, entraînant des risques importants pour la population. Une enquête a été ouverte mais n’a donné lieu, pour l’heure, à aucune interpellation.

Leur presse (Philippe Meron, LaProvence.com, 7 octobre 2012)

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