[Strasbourg] « Liberté de conscience » et mon cul par dessus ! Pour une société sans classe, sans race, sans genre !

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« Liberté de conscience » et mon cul par dessus !
Pour une société sans classe, sans race, sans genre !

Les déversements de haine homophobes qui se sont produits lors des manifestations du 17 et 18 novembre dernier dévoilent le vrai visage d’une société violemment hétéronormée. Les présences décomplexées de partis d’extrême-droite dans les cortèges, et la multiplication de conférences anti-mariage et anti-adoption reflètent les discriminations quotidiennes et les clichés intégrés à l’encontre des dites « minorités  sexuelles », autrement dit dont le genre dérange…

Face à ces attaques continues, il est urgent pour nous d’affirmer que le modèle de société  défendu derrière « un papa, une maman, on ment pas aux enfants » n’est pas le nôtre. Face au visage nationaliste de la famille, nous affirmons notre solidarité envers celles et ceux stigmatisé.e.s par cette vague homophobe, et nos volontés de partager une autre vision du monde. Pas plus tolérant, juste différent ! Nous ne défendons pas le mariage, encore moins la famille, mais affirmons la liberté de disposer de son  propre corps, et de mener sa vie comme nous l’entendons, dans la légitimité de la diversité sexuelle. Nous refusons cette société qui s’érige depuis toujours sur le partage sexiste des rôles sociaux, et sur une morale castratrice d’autonomie affective et sociale pour tous et toutes. L’hétéronormativité est un système d’oppression tout comme le capitalisme. Il continue de se maintenir sur l’exploitation de minorités qu’elle désigne comme ennemi.e.s intérieur.e.s et responsables d’appoint des crises sociales quand sa stabilité vacille. L’homophobie, comme la transphobie rejoignent  d’autres formes de discriminations sociales : islamophobie, misogynie, politiques anti-migratoires, chasses aux roms… La peur de ce qui est différent l’emporte encore sur la possibilité de changements sociaux réels. La guerre entre les peuples se maintient, celle des classes ne  bouge pas. Reconnaître ces violences inhérentes au capitalisme, c’est refuser de les perpétuer, et les combattre aux côté des opprimé.e.s en créant des dynamiques de luttes émancipatrices.

Si les mouvements de lutte pour les droits civiques nécessitent encore d’être menés (égalité des droits sociaux, accès aux centres IVG, accès à la PMA pour tou.te.s, dépénalisation du travail du sexe…), notre désir de faire apparaître une autre société n’en reste pas moins le  moteur de nos actions militantes.

Nos désirs font désordre, et c’est tant mieux, car c’est le système capitaliste et l’ordre patriarcal que nous voulons détruire. Face à la violence de l’ordre hétéro-normé, nos libertés sexuelles ne se laisseront pas mater. Pas de comptes à demander aux sociaux-traîtres socialistes, ils restent complices de ceux qui crient « les pédés au bûcher » ou « la rue, la France, nous appartient ! La France aux  Français ! » Rien à attendre d’aucun gouvernement !

Contre l’ordre moral et social, nos jouissances nous rassemblent, sachons les défendre ! Brisons leurs lois oppressives et répressives, et fermons la gueule des fachos, et de celles et ceux qui se sentent menacé.e.s par nos libertés. Imposons la justice sociale, sans nous laisser berner par des promesses de lois qui ne proposent même pas une égalité totale des droits, et qui continuent d’être discriminantes.

Appel à l’auto-défense féministe et antifasciste !
Que crève le système hétéropatriarcal, capitaliste et colonialiste !

Tract rédigé collectivement à Strasbourg pour remettre le combat contre l’homophobie dans une visée féministe et anticapitaliste – reçu le 8 décembre 2012

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[Notre-Dame-des-Landes] Appel aux rencontres inter-comités locaux/nationaux des 15 et 16 décembre

NDDL – Appel aux rencontres inter-comités locaux des 15 et 16 décembre et retour sur l’assemblée du 18 novembre (malgré la relance des opérations d’expulsions depuis vendredi 23, cet appel à des rencontres reste toujours valable, d’autant plus même… En attendant et dans l’immédiat, bienvenue sur place pour défendre les cabanes construites depuis le 17 novembre et les autres…)

Dans la continuité de la grande manifestation de réoccupation du 17 novembre, une rencontre large de tous les comités locaux contre l’aéroport de Notre Dame des Landes est appelée les 15 et 16 décembre sur la ZAD. L’idée de telles rencontres a été validée lors de l’assemblée qui s’est tenu brièvement dimanche 18 au matin sur le site, en présence de 400 personnes, dont des membres de quelques dizaines de comités locaux restés sur place et venus des quatre coins de l’hexagone.

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Après plus d’un mois de résistance aux expulsions et suite à une mobilisation d’une ampleur sans précédent, il s’agira de penser ensemble les prochaines étapes du mouvement, les actions et manifestations à venir, sur la zad et partout en france. Pour que 2013 soit l’année du crash définitif du projet d’aéroport !

Une liste de coordination pour les 15 et 16 décembre et pour la suite du mouvement a été créée : nddl-mouvement@lists.riseup.net

Si vous souhaitez y être abonné, envoyez un mail. Attention il ne s’agit pas d’une liste de diffusion d’info sur la zad et la lutte contre l’aéroport mais d’une liste d’organisation entre comités locaux !!!

Le contenu et l’ordre du jour de ces rencontres sera élaboré avec les différentes composantes de la lutte sur place et avec les apports et idées des comités locaux.

L’aide des comités locaux pour l’organisation logistique de ces rencontres sera fort bienvenue. D’autres infos devraient être envoyées rapidement à ce sujet.

En attendant, vous trouverez ci-dessous un rapide compte-rendu de quelques idées qui ressortaient de l’assemblée du 18 novembre au matin. La plupart de ces projets n’ont été qu’esquissés lors de cette ag :

• Panorama : il y a d’abord eu un tour de parole enthousiasmant des actions réalisées par des comités locaux venus de Corse, de Belgique, de Poitiers, d’Aveyron, de Toulouse, de Pays basque, de Marseille, de Châteaubriant et de plein d’autres localités. Les initiatives prises ces dernières semaines allaient du péage gratuit au parking tout aussi gratuit en passant par l’occupation d’aéroport, le théâtre de rue, le ravitaillement aux occupants, la redécoration des murs et enseignes, les discussions, l’édition d’affiches, les manifs, le harcèlement des aérocrates, le relais sur la zad… On en passe et des meilleures, en imaginant que vous savez déjà un peu ce qu’il en est (sinon plus d’infos sur zad.nadir.org).

• Coordination : création d’une liste (nddl_mouvement@lists.riseup.net) de coordination du mouvement et des comités locaux. Cette liste pourrait à terme remplacer la liste qui avait servi à l’organisation de la manifestation du 17 nov. (à décider par l’ag d’organisation du 17). Un groupe, plus tard dans la journée a travaillé sur un projet de bulletin d’infos des comités locaux. Ce projet sera soumis lors de la rencontre des 15 et 16 décembre.

• Journée d’actions décentralisée : il a été proposée d’appeler à une journée d’actions décentralisées en lien avec la zad, Vinci, la lutte contre l’aéroport et son monde — une journée dont l’un des objectifs soit de faire le lien entre ce qui se combat ici et ailleurs. Le 8 décembre a d’abord été mentionné parce qu’il s’agit déjà d’une journée d’action « contre les grands projets inutiles ». D’autres avançaient qu’il serait mieux de se donner quelques semaines de plus pour la préparer. Finalement aucune décision claire de date n’a été prise. Donc si aucun comité ne lance un appel cette journée d’action, celle-ci n’aura sûrement lieu qu’après les rencontres des 15 et 16 décembre. Cela n’empêche évidemment en rien que tout un tas d’action se fassent le 8 décembre. On a réfléchi à comment rendre plus accessible à tous et toutes les infos sur qui faire pression.

• Appel anticipé à une grande manifestation de blocage du chantier : pour la manifestation du 17 novembre, nous appelions publiquement et par avance à venir réoccuper en masse, quelques semaines après, en cas d’expulsion. Dans le même état d’esprit, en cas de démarrage du chantier du barreau routier, il a été proposé d’appeler par avance — avec une date flottante — à venir bloquer en masse les travaux. Le chantier du barreau routier devrait démarrer autour de mars prochain selon les prévisions de Vinci et consorts.

• Presidio : inspiré par ce type d’initiatives dans le Val de Suza (« presidio »), ont été évoquées des formes d’occupation et de construction sur le chantier du barreau routier un peu de temps avant le démarrage des travaux.

• Manifestation pour cultiver sur la zone du barreau routier : l’idée d’une manifestation pour relancer des semis et cultures sur des terrains appartenant à Vinci sur la barreau routier a été évoquée lors de cette ag.

• Défense de la forêt de Rohanne : la destruction de la forêt de Rohanne est un des objectifs à court terme des porteurs du projet. Si ils réussissent à la raser cela va être la mort d’un espace crucial sur la zad. Des chantiers de reconstruction de cabanes ont commencé toute la semaine après la manifestation du 17. Penser la défense de la forêt de Rohanne, l’extension des cabanes dans les arbres et le soutien à ceux/celles qui l’habitent apparaissaient comme un des enjeux principaux dans les semaines à venir. Outre un appel immédiat à venir sur place, des manifestations et actions pourraient être appelées très rapidement dès l’arrivée des tronçonneuses de Vinci.

• Point de ravitaillement : diverses villes avaient mis en place des points de ravitaillement pour la zad pendant la période des expulsions et pour la préparation du 17 novembre. Ces points de ravitaillement ont permis plein de rencontres. La multiplication de points de ravitaillement de ce type, identifiés sur une carte, pourraient aller dans le sens de densifier la circulation entre les différents comités et la zad.

• Utilisation du lieu reconstruit : différents modules — cantine, atelier, dortoirs, bloc sanitaire, salle de réunion — se sont construits à partir de la manifestation du 17 pour constituer un espace d’organisation de la lutte. Il a été dit que l’utilisation et le sens de cet espace devrait aussi être l’affaire des comités locaux et des divers participant-e-s à la manifestation.

• Relais des comités locaux sur le lieu de reconstruction : il a été discuté de possibles relais des comités locaux sur le lieu réoccupé pour un week-end, une semaine un temps donné afin d’y proposer des projets, ateliers, cantines, actions…

Manifestation du 3 décembre à Lyon – Val de Susa et liens avec d’autres luttes : une manif contre le TAV dans le Val de Susa aura lieu à Lyon le 3 décembre lors d’une rencontre entre Hollande et Monti pour conclure le plan de financement du projet. Des personnes du comité d’organisation sont venues pour présenter la manifestation et appeler à y venir nombreux faire lien entre la lutte NO TAV, Notre Dame des Landes et plein d’autres résistances à leurs projets d’aménagement du territoire. On a pas mal parlé de comment la force qu’a pris la lutte à NDDL devrait rejaillir sur d’autres résistances locales.

ZAD

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[Villefranche, vendredi 21 décembre] Soirée de soutien au peuple de Cajamarca (Pérou)

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UL CNT Villefranche Beaujolais

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[« Pays développés »] La productivité augmente plus vite que les salaires, le risque de troubles sociaux augmente

Les salaires baissent dans l’OCDE et montent dans les BRICS

En matière d’évolution salariale, la différence est frappante entre les pays développés et les pays émergents.

Les salaires ont baissé dans les pays développés l’an dernier, année de crise économique, alors qu’ils ont continué à grimper fortement dans les pays émergents, selon l’Organisation internationale du travail, qui dénonce le fait que le travail soit de moins en moins rémunérateur.

Les salaires ont baissé de 0,5% en 2011 dans les pays développés, alors qu’ils ont augmenté dans les pays émergents, tels qu’en Asie (+5%), selon le rapport 2012/2013 de l’évolution des salaires dans le monde publié vendredi 7 décembre par l’OIT.

Globalement, tous pays confondus, les salaires ont augmenté de 1,2% en 2011, à comparer avec +2,2% en 2010 et +3% en 2007.

La part des salaires dans la richesse ne cesse de diminuer

Parallèlement à cette croissance ralentie, l’OIT dénonce aussi le fait que « les salariés reçoivent une plus petite part du gâteau », en stigmatisant le fait que la part des salaires dans la richesse nationale ne cesse de diminuer, partout dans le monde.

« Pour le dire simplement, davantage du gâteau national est allé aux profits et moins aux salariés », ajoutent les auteurs de ce rapport, publié tous les deux ans.

Même en Chine, où les salaires ont été multipliés par trois en dix ans, la part du PIB qui revient aux salariés a baissé.

Dans les pays développés, la part des salaires dans le revenu national est tombée de 75% dans les années 70 à 65% ces dernières années.

Dans un groupe de 16 pays émergents et en développement, cette part a aussi diminué, passant de 62% du PIB au début des années 1990 à 58% dans les dernières années.

La productivité augmente plus vite que les salaires

En conséquence, l’OIT relève que le risque de troubles sociaux augmente, du fait du mécontentement populaire.

Pour l’OIT, il est essentiel que les salaires augmentent sur le même rythme que la productivité. « C’est une question d’équité et de croissance économique durable ».

Or, les derniers chiffres montrent que la productivité a augmenté beaucoup plus vite que les salaires dans le monde.

Dans les pays développés, la productivité du travail a augmenté deux fois plus vite que les salaires depuis 1999. Exception notable, la Grèce, où les salaires augmentaient plus vite que la productivité avant la crise. Depuis, la crise de 2009, les salaires ont chuté de 15% durant les années 2010 et en 2011, dans ce pays.

Aux États-Unis, la productivité horaire du travail a augmenté de 85% depuis 1980, alors que les salaires n’ont augmenté que de 35%.

En Allemagne, la productivité a augmenté de 25% environ depuis 20 ans, alors que les salaires sont restés stables.

« Sur le plan social et politique, on ne peut qu’en déduire que les salariés et leurs familles ne reçoivent pas la juste part qu’ils méritent », a déclaré Guy Ryder.

L’OIT en faveur des salaires minimum

Enfin, l’OIT lance un appel dans ce rapport à la fixation de salaires minima, une mesure indispensable pour enrayer la pauvreté au travail.

« Les salaires minimaux contribuent à protéger les salariés faiblement rémunérés et à prévenir une chute de leur pouvoir d’achat », a déclaré Guy Ryder.

Selon ce rapport, « des centaines de millions de salariés dans les pays en développement gagnent moins de 2 dollars par jour. Aux Etats-Unis, les travailleurs pauvres représentent 7% de la population salariée, et en Europe, 8%.

Le rapport rappelle encore les différences « considérables » de niveaux de salaire d’un pays à l’autre. Aux Philippines, un ouvrier touche 1,40 dollar de l’heure, contre environ 5,50 dollars au Brésil, 13 dollars en Grèce, 23,30 dollars aux États-Unis et presque 35 dollars au Danemark.

En Grèce, le salaire minimum a été amputé de 22%, à la demande des créanciers publics pour débloquer les fonds de sauvetage.

Presse esclavagiste (Challenges.fr avec l’Agence Faut Payer, 7 décembre 2012)

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[La liberté ou la mort] « Une clinique privée, à l’initiative d’associations de citoyens et de médecins non corrompus, afin d’examiner, conseiller et soigner les gens »

Nucléaire. 300’000 enfants en zone contaminée à Fukushima

2 millions de personnes vivent dans des régions très contaminées par l’explosion de Fukushima. Une situation que dénonce le Japonais Kazuhiko Kobayashi, en tournée en Europe. Il a fait étape à Strasbourg.

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Kazuhiko Kobayashi était en conférence à Strasbourg.

Ébranlé par la catastrophe de Fukushima, Kazuhiko Kobayashi, 66 ans, qui avait travaillé de 1968 à 1997 dans des entreprises privées en Allemagne, a décidé de revenir en Europe pour témoigner du vécu des habitants touchés par les irradiations et contaminations.

Où sont les personnes qui vivaient dans la zone aujourd’hui interdite de 20 km autour de la centrale ?

Les plus riches ont quitté la région. Les autres, la majorité, vivent toujours dans la région de Fukushima, au-delà des 20 km. Le gouvernement dit que c’est sans danger. C’est faux. Les taux de radioactivité sont très élevés, jusqu’à 300 km de la centrale. La limite internationalement reconnue de 1 millisievert par an a été rehaussée à 20 millisieverts par an. Un médecin corrompu, nommé vice-président de la faculté de médecine, a affirmé que 100 millisieverts par an ne présentent aucun risque. Ceci pour que le gouvernement ne soit pas obligé de dédommager les habitants qui ont tout perdu et qui tombent malades.

Voit-on apparaître des pathologies liées à la radioactivité ?

Une étude menée sur 4000 enfants a montré, en octobre dernier, que 40 % d’entre eux ont déjà des problèmes de thyroïde. Le gouvernement refuse de reconnaître que cela est causé par la radioactivité. La plupart des médecins ignorent tout des pathologies induites par la radioactivité, ils ne savent pas ce qui s’est passé après Tchernobyl. Si je fais cette tournée en Europe, à mes frais, c’est pour aider les gens qui souffrent, pour récolter des fonds destinés à créer une clinique privée, à l’initiative d’associations de citoyens et de médecins non corrompus, afin d’examiner, conseiller et soigner les gens. 300’000 enfants vivent en zone contaminée.

Qu’en est-il de l’alimentation ?

La région de Fukushima est une zone agricole où vivent beaucoup de petits paysans qui ne peuvent plus vendre leurs produits. Ils demandent à être indemnisés. Le gouvernement ne veut pas payer et dit que ces aliments ne sont pas dangereux. Les gens des villes n’achètent plus de légumes de Fukushima mais des produits qui viennent d’autres régions. Alors les produits de Fukushima sont achetés à bas prix et envoyés vers le sud du pays en camions puis reconditionnés et réétiquetés avec la mention « Japon du sud ». Cette fraude se pratique dans tout le pays, le gouvernement le sait et ferme les yeux.

Comment réagit la population ?

Les Japonais sont des gens obéissants. Pour qu’ils manifestent dans les rues, il faut qu’ils soient vraiment en colère. Depuis Fukushima, les manifestations se succèdent. Il y a eu jusqu’à 200’000 personnes dans les rues de Tokyo en juin et juillet derniers. Mais peu de médias en parlent au Japon.

Que savez-vous du réacteur endommagé l’an dernier ?

Le 4e réacteur de Fukushima peut s’écrouler ou exploser au moindre séisme. Le gouvernement et l’exploitant Tepco essaient de le faire réparer. C’est très dangereux car très radioactif. Les robots utilisés ne marchent pas toujours. Des travailleurs précaires sont amenés à travailler en zone radioactive par séquences de 15 minutes. Après quelques semaines, ils sont licenciés et repartent sans suivi médical. Quand ils mourront, on ne connaîtra pas les causes de leur mort.

Le Japon a-t-il définitivement renoncé au nucléaire ?

En raison de la forte sismicité, le Japon est absolument inadapté à l’implantation de centrales nucléaires. Mais les grandes puissances économiques ont intérêt à exploiter le nucléaire au Japon. Le gouvernement ne veut pas reconnaître sa responsabilité dans la catastrophe de Fukushima et contourne la question en disant que, face à la Chine qui monte en puissance, le Japon doit disposer de l’arme nucléaire, et donc de centrales. C’est la propagande qui se développe aujourd’hui. Il y a de nombreuses techniques dangereuses. Mais le nucléaire est la plus dangereuse : en cas d’accident, les dégâts se perpétuent sur de nombreuses générations. Et les populations ne peuvent pas fuir les zones contaminées.

Presse contaminée (propos recueillis par Élisabeth Schulthess, LePays.fr, 7 décembre 2012)

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Ne dites pas : « Messieurs les policiers », dites : « Gorilles de Rachida », « Babouins », « Flics à deux neurones », « En 40, ton grand-père a déporté des juifs »

Insultes à policiers : un avocat condamné

Un avocat de Belfort a été condamné aujourd’hui en appel à 1.500 euros d’amende pour avoir, en 2007, insulté des policiers lors d’une manifestation contre la ministre de la Justice de l’époque, Rachida Dati.

Me Alain Dreyfus-Schmidt était poursuivi devant la cour d’appel de Colmar pour « outrage à personne dépositaire de l’autorité publique » après avoir abreuvé d’injures les forces de l’ordre lors de cette manifestation mouvementée, à Colmar, le 5 novembre 2007.

En première instance, en janvier dernier, l’avocat avait été condamné à 10.000 euros d’amende.

Le jour des faits, les avocats étaient venus manifester contre Rachida Dati pour protester contre la réforme de la carte judiciaire. « Nous voulions rencontrer la ministre qui ne voulait pas nous parler », avait résumé le prévenu lors de l’audience le 14 novembre dernier.

Me Dreyfus-Schmidt avait expliqué qu’il s’était énervé après avoir été le témoin d’un incident entre une avocate et un policier chargé du service d’ordre. L’avocate, bousculée et blessée, avait porté plainte, mais l’affaire s’était terminée par un non-lieu.

Ulcéré, l’avocat belfortain avait qualifié les policiers de « gorilles de Rachida », « babouins », et autres « flics à deux neurones » et avait même lancé à un fonctionnaire : « En 40, ton grand-père a déporté des juifs. »

« J’ai réagi, je n’aurais pas dû. Cinq ans après, je regrette », avait dit Me Dreyfus-Schmidt lors de l’audience en appel.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (Agence Faut Payer, 5 décembre 2012)

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[France] La pratique de l’immolation se répand comme une traînée de poudre

Toulouse/Minimes. Un jeune homme se tue en s’immolant par le feu

Certains habitants des immeubles du quartier de Bourbaki ont assisté à une scène d’horreur, très tôt, hier matin. Un homme, la proie des flammes, s’est extrait d’une voiture en feu. Il a poussé quelques cris avant de s’effondrer, mort calciné.

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Les experts de la police au travail, hier matin, sur les lieux.

Il était aux environs de 6h30 lorsque les sapeurs-pompiers sont arrivés sur les lieux pour une Fiat en feu encastrée contre le mur de l’immeuble, au numéro 12 de la rue. En éteignant le sinistre, ils ont fait, à seulement quelques mètres de là, la macabre découverte : un corps calciné dont on ne savait dire, dans un premier temps, s’il s’agissait de celui d’un homme ou d’une femme. « Une habitante a vu le feu et elle a appelé les pompiers, relatait, hier, un habitué du quartier. Elle l’a vu faire quelques pas en criant puis il est tombé. »

Aux lances des pompiers a succédé, tôt, hier matin, le balai des policiers [sic – NdJL] qui ont rapidement établi un périmètre de sécurité. Les experts du laboratoire interrégional de la police scientifique ont procédé, sur place, aux relevés d’indices. Toutes les pistes, qu’elles soient volontaires, criminelles ou accidentelles ont été envisagées même si, rapidement, la probabilité de l’intervention d’un tiers a été écartée.

Si, dans un premier temps, on a pu penser que la victime avait eu l’intention d’incendier ce véhicule volontairement avant d’être surprise par l’embrasement, cette hypothèse n’était plus privilégiée hier soir.

Les enquêteurs se sont vite penchés sur l’identification du corps. Hier, en fin de journée, ils avaient identifié un jeune homme de 33 ans dont un membre de la famille réside dans l’immeuble. Il serait en effet le propriétaire de la voiture. Désespéré, il se serait assis dans le véhicule et aurait voulu mettre fin à ses jours en s’immolant. Dans un geste de survie, alors qu’il était déjà embrasé, il serait parvenu à sortir du brasier mais l’importance de ses blessures était telle qu’il est mort avant même l’arrivée des sapeurs-pompiers et du SAMU.

Hier, à Bourbaki, les habitants étaient sous le choc des événements de la matinée. En fin d’après-midi, la thèse de l’acte suicidaire s’est répandue comme une traînée de poudre. « C’était un brave garçon, il était mal dans sa peau », exprimait, ému, un ami.

L’autopsie du corps du jeune homme devrait avoir lieu aujourd’hui.

Presse combustible (Claire Lagadic, LaDepeche.fr, 7 décembre 2012)


Vieux-Thann : un homme s’immole par le feu dans la cour de son entreprise

Geste tragique ce jeudi matin sur un parking d’une entreprise rue Gutenberg, à Vieux-Thann. Un homme de 47 ans s’est immolé par le feu vers 9 h. L’homme, dont le pronostic vital était dans un premier temps réservé, a été transporté par l’hélicoptère du Samu 68 à l’hôpital des grands brûlés à Metz. Ses brûlures sont très graves.

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Vers 9 h, un quadragénaire originaire de Cernay, dans un geste désespéré, s’est subitement aspergé d’un produit inflammable et y a mis le feu. L’employé se trouvait sur le parking de son entreprise spécialisée dans le négoce de textile, située à Vieux-Thann.

Ses collègues de travail ont immédiatement éteint les flammes avec un extincteur à poudre. Un employé d’une entreprise voisine, a aperçu une lueur rougeâtre depuis une baie vitrée. Paul Meyer, également pompier volontaire, s’est immédiatement porté à son secours, avant d’être rejoint par ses colègues sapeurs-pompiers de Vieux-Thann et de Thann.

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« Au départ, je pensais qu’il s’agissait d’une voiture en flammes, mais quand j’ai entendu des hurlements, j’ai vite compris ce qui se passait », commente Paul Meyer.

Le médecin colonel Pierre Stockel, l’infirmier pompier Antoine Mengus de Thann se sont rendus sur place pour les premiers soins avant l’arrivée de l’équipe médicale du Samu de Mulhouse qui a ensuite dépêché sur place l’hélicoptère du Samu.

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Les gendarmes de Thann, la brigade de recherche, la police municipale ainsi que l’adjoint à la sécurité Michel Jolly se sont rendus sur les lieux. La sous-préfète de Thann Anne Laparre-Lacassagne s’est aussitôt déplacée. Une cellule psychologique a été immédiatement mise en place.

Presse combustible (Arnaud Viry, LAlsace.fr, 6 décembre 2012)

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[Notre-Dame-des-Landes/Saint-Affrique] Manifestation régionale à Saint-Affrique contre l’aéroport et la répression policière

Appel de Saint-Affrique, le 5 décembre 2012 : manifestation régionale à Saint-Affrique contre l’aéroport et la répression policière

La lutte à Notre-Dame-des-Landes contre la construction du nouvel aéroport de Nantes est devenue depuis le 16 octobre le centre de toute les attentions. L’opération policière « César » qui prétendait faire « place nette » en expulsant et détruisant les maisons occupées de la ZAD [Initialement « Zone d’Aménagement Différé », rebaptisée « Zone À Défendre » par les habitants] s’est heurtée à un mur : la détermination de tous les habitants des environs à ne pas laisser disparaître ces 2000 ha de bocage sous des hectolitres de béton. Leur mobilisation s’est rapidement répandue dans tout l’hexagone et même au-delà.

Le 17 novembre, nous étions nombreux de l’Aveyron à nous rendre sur place pour une manifestation de réoccupation. En compagnie de 30.000 personnes, nous avons traversé la ZAD et édifié en son cœur un superbe village « gaulois » dans une clairière entourée de châtaigniers. La puissance collective qui est apparue ce jour-là entre les tracteurs aux remorques débordantes de matériel, les équipes de chantier sur le pied de guerre et les cuisines collectives pour mille personnes ne souffrait aucune contestation. Les autorités, lucides, firent d’ailleurs décamper leurs forces de police sous d’autres cieux pour plusieurs jours. À partir du refus d’un aéroport, une zone de liberté et de créativité est venue ce jour-là au monde, prête à grandir autant qu’à se défendre. Un kyste pour M. Valls, un grand espoir pour nous.

Mais le répit fut de courte durée : le vendredi 23 novembre, 500 gardes mobiles lançaient l’assaut au petit matin sur les nouvelles bâtisses. Ayant pris connaissance de l’intrusion, les plus proches voisins affluèrent pour défendre la zone, et après un âpre week-end de bataille [Concernant les mutilations et autres blessures liées à l’usage systémique de flasballs et des grenades de désencerclement sur la ZAD voir la lettre et les photos d’un docteur de garde sur la zone], les constructions tenaient toujours bon.

Le tribunal de Saint-Nazaire s’est finalement laissé jusqu’au 11 décembre pour statuer sur le sort des maisons construites le 17 novembre. Une nouvelle tentative d’expulsion / destruction est donc à craindre à partir de cette date.

Ici, dès le 23 novembre à 16h, la mairie socialiste de Saint-Affrique [Celles de Rodez et Millau allaient suivre dans la semaine] est occupée. Suite à l’intervention brutale en pleine nuit de 13 fourgons de CRS, les lieux seront expulsés et deux des occupants placés en garde à vue avec comme chef d’inculpation : « violence volontaire sur agent dépositaire de la force publique », en l’occurence le capitaine Crochet, et « résistance avec violence » au gendarme adjoint volontaire Thomas. Les faits se seraient passés lors de l’expulsion menée non pas par les gendarmes locaux, mais par … les CRS de Toulouse. De plus, l’ensemble des témoignages des personnes présentes lors de cette soirée attestent de l’absence totale de violence envers les forces de l’ordre. Ces chef d’inculpation fallacieux mais néammoins extrêmement grave (3 ans de prison et 45.000 euros d’amende) nous apparaît à tous comme une manœuvre pour le moins grossière de criminalisation du mouvement de soutien à Notre-Dame-des-Landes. Une manœuvre qui permet au passage d’arrondir les fins de mois des deux militaires de quelques substantiels dommages et intérêts. Il est inconcevable que de telles pratiques s’installent à Saint-Affrique ! Nous exigeons l’arrêt immédiat des poursuites judiciaires à l’encontre des deux occupants de la mairie.

Nous appelons donc toutes et tous, les Saint-Affricains comme les comités Notre-Dame-des-Landes des environs, et plus largement toutes celles et ceux qui refusent le tout-bétonnage et le tout-sécuritaire, à nous rejoindre à Saint-Affrique le 15 décembre.

Avant les fêtes, montrons que nous sommes nombreux et déterminés à refuser ce projet inutile et nuisible ainsi que toutes les répressions policières qui l’accompagnent. Une manifestation régionale démarrera à 16h place de la mairie. Elle sera suivie d’une assemblée générale de coordination des différents comités de la région pour envisager des perspectives de lutte commune en 2013. Gardarem Notre-Dame, l’aéroport ne se fera pas !

Le comité de jumelage ZAD – Saint-Affrique
Vu sur le site internet des occupant-e-s de la ZAD, le 7 décembre 2012

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[La liberté est le crime qui contient tous les crimes] « Démonstration sur les capacités de cyberattaque par un représentant de la DCRI »

La DCRI explique comment pirater un smartphone

« On peut tout faire », selon le service de renseignement intérieur français. Effrayant.

Nous avions été intrigués en consultant le programme du congrès du Club des directeurs de sécurité des entreprises (CDSE), qui s’est tenu jeudi à Paris. Le document promettait en effet une « démonstration sur les capacités de cyberattaque par un représentant de la DCRI », le service de renseignement intérieur français. Nous n’avons pas hésité une seconde : nous y sommes allés. Et nous n’avons pas été déçus.

Si le commissaire de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) n’a pas fait de démonstration en « live » pour ne pas risquer de « dévoiler les photos de la maîtresse d’un des participants », il a toutefois expliqué à quel point il était facile de pirater un smartphone, captures d’écran à l’appui. Son but : sensibiliser les responsables de sécurité informatique des entreprises. Les smartphones des employés sont déjà un outil majeur pour l’espionnage industriel et étatique. La DCRI a donc réalisé « une présentation pédagogique de ce que risque une entreprise ou une organisation publique ».

Un logiciel qui fait tout

« Aujourd’hui, le niveau de prise de conscience du risque est de zéro », a regretté le commissaire en relevant que le taux d’équipement de 10 % des smartphones en antivirus correspond au taux d’équipement des PC en 1990. Et le smartphone, « ça se pirate comme un ordinateur ». Le scénario présenté par la DCRI est celui du vol à l’arraché d’un iPhone, mais personne n’est dupe : ça sent le vécu, comme on dit…

« En 30 secondes, le voleur a extrait la carte Sim », ce qui signifie que « l’opérateur ne peut plus effacer les données du téléphone à distance ». Ensuite, il suffit au voleur d’extraire les données « avec un logiciel qui fait tout » et qui coûte « le prix de trois places pour le concert des Rolling Stones ». Soit entre 400 et 1500 euros (selon le placement !). Le code de verrouillage du téléphone passe à la casserole en quelques minutes. « Un code à quatre chiffres est cassé en trois à dix minutes, selon l’appareil. »

« Apple, un château fort au pont-levis en carton »

Et mauvaise nouvelle pour les geeks : plus le téléphone est puissant, plus son processeur cassera rapidement son propre code à l’aide du fameux logiciel. Les codes à six chiffres tiennent jusqu’à 50 heures, et les codes à huit chiffres, jusqu’à 165 jours. « Tout peut être cassé, mais l’important ici est de ralentir l’accès aux informations sensibles », pour avoir le temps de prendre les mesures nécessaires, comme le changement des mots de passe et des clés de sécurité. Et de rappeler que huit chiffres, c’est bien, sauf si l’on met sa date de naissance ou celle de l’un de ses proches, trop faciles à deviner pour un espion.

Une fois le code de verrouillage du téléphone cassé, le logiciel s’attaque au « keychain », un fichier rassemblant de nombreuses informations sensibles. Temps nécessaire : 40 minutes. Et il ne faut pas se fier aux apparences : « Apple est un château fort … dont le pont-levis est en carton », ironise le commissaire. Grâce au keychain, l’espion trouvera toutes vos informations personnelles. Vraiment tout. Les identifiants pour se connecter à votre messagerie électronique, les codes d’accès au réseau de votre entreprise, tous les lieux où vous vous êtes rendu grâce à la mémoire du GPS, tous les codes Wi-Fi que vous avez un jour enregistrés, l’historique de votre navigateur web, vos photos et la géolocalisation qui les accompagne éventuellement, vos identifiants bancaires si vous avez installé l’appli de votre banque, etc. « Après un vol de smartphone, qui pense à changer sa clé Wi-Fi en rentrant chez lui ? » s’interroge l’homme. Avec raison…

Vos données lisibles à 15 mètres

Du côté du NFC (Near Field Contact), une technologie d’échange d’informations sans contact utilisée dans les smartphones, mais aussi dans les cartes de métro ou les documents d’identité, le constat est alarmant. Si les fabricants assurent que la lecture des données ne peut se faire qu’à trois centimètres d’une borne, la DCRI affirme pouvoir collecter ces informations à 15 mètres, soit 500 fois plus loin. Une révélation effrayante si l’on songe au respect de la vie privée. D’autant plus au moment où les banques proposent des cartes bancaires NFC, et des outils de paiement intégrés aux smartphones via le NFC.

« N’importe qui pourrait scanner vos données bancaires, même à trois centimètres. Cela peut se produire facilement dans le métro, par exemple », explique encore le commissaire. Avec une portée de 15 mètres, impossible de ne pas songer aux pires scénarios de science-fiction où les personnes sont suivies à la trace dans tous leurs déplacements… Hollywood n’avait simplement pas imaginé que cela se ferait via les cartes de métro ou les cartes bancaires…

La présentation du commissaire de la DCRI a eu le mérite de sensibiliser les responsables de sécurité présents dans la salle. Pour enfoncer le clou, il a diffusé à la fin de son intervention une vidéo prise en caméra cachée dans une chambre d’un « hôtel asiatique », où l’on voit des agents de sécurité s’intéresser au contenu du téléphone d’un visiteur européen pendant son absence. Leçon du jour : le smartphone, c’est l’outil parfait pour l’espionnage. Et de conclure sur une citation de l’acteur et humoriste Francis Blanche : « Il vaut mieux penser le changement que changer le pansement. » Essayons d’y penser…

Publié par des larbins de la maison Poulaga en ligne (Guerric Poncet, LePoint.fr, 7 décembre 2012)

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[Chronique de Youv derrière les barreaux] « Mon moral ferait mal à la tête à un Doliprane »

http://juralib.noblogs.org/files/2012/09/0513.jpg[3 mai 2012]
Rester digne…

L’épreuve t’endurcit ou te détruit dur d’être survivant d’un tsunami, rescapé des drames, je me suis forgé une armure à en devenir insensible à l’humanité, instinct animal, dix ans de rafales à bout portant, sans gilet pare-balles j’ai tout pris en pleine poitrine, mais j’assume, car c’est quand on joue qu’on se brûle, mon moral ferait mal à la tête à un Doliprane, la vie souvent est une chienne, et on est ses clients, donc ne pas se plaindre si la prestation de la prostituée n’est pas à la hauteur de tes désirs.

Donc chuuut ne miaule pas, n’aboie pas quand la caravane passe laisse-la passer, car le jour où elle s’arrêtera il te restera que tes yeux pour pleurer, tape sur Google le mot « DRAME » et tu vas t’empresser de sécher tes larmes de crocodile.

Tu éponges tes sanglots avec un kleenex sorti d’un paquet de dix, alors que d’autres que la vie n’a pas épargnés sèchent leurs yeux humides avec du sable à en devenir aveugles, être digne face à la douleur est un hommage à ton disparu.

Je ne suis pas à plaindre même si le sort m’a braqué, il m’a arraché ce que j’avais de plus cher, promis un jour je me vengerai, car j’ai vu le visage des tireurs, j’ai fait le mort pour qu’ils m’épargnent.

Enfermé dans les toilettes de la République, c’est pas le bon endroit pour recevoir ce genre de carte postale morbide, on l’est ou on l’est pas, beaucoup sont étonnés de ma résistance et ma facilité à encaisser les coups mais je pense qu’ils ont oublié que je me suis entraîné quatre cents ans à me faire fouetter par les ancêtres de ceux qui m’enferment aujourd’hui.

La vie est ponctuée d’événements, plus ou moins joyeux faut les prévoir et être prêt à les surmonter, des larmes de joie, tu peux pas kiffer la vie seulement quand elle t’apporte du bonheur et te plaindre quand elle te demande de la rembourser. J’ai appris ça quand j’ai vu le dessin animé de « Princesse Sarah » MDR vaut mieux en rire qu’en pleurer, personne est insubmersible face à une vague qui n’était pas prévue, même Laure Manaudou va couler et finirait par se noyer si tu la jettes au milieu de l’océan.

Ma main est enchaînée depuis mes 15 ans, ils ont laissé libre mon bras droit que je laisse levé en guise de résistance.

T’as beau passer ta vie dans les salles de sport à gonfler tes biceps à la protéine ça ne te donnera pas plus de courage, c’est ce que tu as entre les jambes qu’il faut bosser, mais malheureusement, ça ça ne s’achète nulle part, et face à cette chienne de vie, vaut mieux en avoir.

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[À mort l’artiste] « 1989 reste jag och en kollega till Polen för att ställa ut i Kazimerz Dolny, en liten stad vid Wisla floden. Under vår vistelse for vi runt i området för att samla material till utställningen och färden tog oss till Lublin och närliggande Majdanek koncentrationsläger. Jag samlade lite aska från en av kremeringsugnarna, men använde inte detta till utställningen – materialet var för starkt laddat av de grymheter som utspelat sig på platsen »

Un artiste suédois peint avec des cendres de victimes de la Shoah

Un artiste suédois provoque une vive polémique avec sa dernière œuvre, une toile peinte avec des cendres de victimes de la Shoah qu’il aurait subtilisées dans un ancien camp nazi.

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Carl Michael von Hausswolff, lors d’une performance musicale.

La dernière création d’un artiste suédois, prochainement exposée dans son pays, suscite une indignation grandissante en Europe. Carl Michael von Hausswolff, connu pour ses oeuvres musicales expérimentales, a réalisé une toile avec des cendres de victimes de la Shoah, à en croire ses propos.

Des cendres qu’il aurait conservé précieusement depuis une vingtaine d’années, après les avoir subtilisé lors de la visite d’un ancien camp nazi en Pologne, en 1989, à Majdanek, où plus de 80.000 personnes ont été exterminées.

Sur le site de la galerie suédoise où il va être exposé à partir du 15 décembre, l’artiste explique n’avoir pas osé utiliser ces cendres durant des années, car elles « étaient trop lourdement chargées par les atrocités commises dans le camp ».

Vives réactions d’indignation

Il a finalement changé d’avis. En 2010, il aurait ainsi mélangé ces cendres à de l’eau afin de peindre une toile de petit format, avec plusieurs nuances de gris.

Des formes seraient alors apparues, « comme si les cendres contenaient la mémoire des âmes des victimes, torturées, tourmentées, et assassinées lors de l’une des guerres les plus impitoyables du XXe siècle », s’émeut l’artiste dans son texte, traduit par la BBC.

Ses propos et son œuvre ont immédiatement entraîné de vives réactions, rapportés par certains médias anglosaxons. Salomon Schulman, figure suédoise de la communauté juive locale, a estimé que l’œuvre était « répulsive à l’extrême », ne sachant pas si il fallait appeler « cela de l’art ». « Qui sait, peut-être a-t-il utilisé des cendres de mes proches ? »

Défendu par le galeriste

Le directeur du musée de l’ancien camp nazi de Majdanek a lui aussi vivement réagi. « Nous sommes vraiment outragés par cette peinture qui a été faite à partir de cendres de victimes de Majdanek. C’est une provocation artistique qui mérite uniquement d’être condamnée. »

Martin Bryder, qui a pris la décision d’exposer Carl Michael von Hausswolff dans sa galerie, n’a pas hésité à défendre la démarche de l’artiste.

« Je vous en prie, venez à la galerie voir cette peinture controversée et en juger par vous-même. Je ne vois pas où est le problème moral », jugeant que la peinture avait tout à fait sa place dans l’exposition, qui a pour thème le souvenir.

Leur presse (Alexandra Gonzalez, BFMTV.com, 7 décembre 2012)

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[Révolution égyptienne] La ville industrielle de Mahalla dégage son conseil municipal et proclame son autonomie

Protests flare outside Cairo

The Guardian Liveblog wrote:

The protests in Egypt aren’t limited to the presidential palace, Tahrir Square and a pro-Morsi protest earlier at Al-Azhar in Cairo.

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An opposition rally in Asyut, Egypt, from about 7:15pm local time. Screen grab from ONTV.

ONTV also is covering an anti-Morsi march in Asyut, along the Nile south of the capital (screen grab below). Clashes were reported earlier in the day in Sharkiya, northeast of Cairo, in which police used tear gas to disperse crowds.

UPDATE: Protesters in the industrial city of Mahalla have ejected the city council and announced their autonomy from the “Muslim brotherhood” state, Sara Abou Bakr of Egypt Daily News reports, among others:

“We no longer belong to the Ikhwani state,” they announced from the city council.

Mahalla is known for its clashes with the police in 2008 which some analysts consider to be the spark of the January 25 2011 revolution.

Reçu le 7 décembre 2012 à 20h35


Protesters in Egyptian industrial capital eject city boss, announce independence – reports

Anti-government protesters in Mahalla, Egypt’s largest industrial city, have reportedly taken over the local city council and announced their autonomy from the state ruled by the Muslim Brotherhood.

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Egyptian protesters demonstrate in the Nile Delta textile town of Mahalla el-Kubra

­Protesters threw the head of their city council out of the building, announcing they “no longer belong to the Ikhwani state,” the Daily News Egypt reports.

Workers have attempted to create a « revolutionary council » and rule the industrial city, report suggests. The head of the Mahalla City Council, Ismail Fathy, however, denied the claims.

“The demonstrations, which attracted around 3,000 people, were peaceful,” he told satellite TV channel CBC in a phone interview. “Nothing of this sort happened.”

Mokhtar El-Ashri, the senior leader of the Muslim Brotherhood’s Freedom and Justice Party, also denied reports of Mahalla’s announcement to secede.

“I was in Mahalla all day, I did not see any of this happening,” he told CBC.

El-Mahalla el-Kubra, a city north of Cairo home to 450,000, was dubbed the cradle of the Egyptian revolution. The opposition April 6 movement was formed there in 2009, and the first major anti-government protests also took place there.

Meanwhile, unconfirmed reports circulating on Twitter suggest that protesters in four more Egyptian cities – Alexandria, Kafr Sheikh, Sharqaya and Sohag – have declared independence, announcing that President Morsi and the Muslim Brotherhood have lost the legitimacy to rule following the deadly clashes in Cairo that left at least seven people killed and hundreds injured.

The Egypt Independent confirmed clashes between opponents and supporters of President Morsi in Alexandria on Friday evening, adding that demonstrators had broken into the city’s local council building.

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Mise à sac du gouvernorat d’Alexandrie
22:15 Al-Ahram Arabic website reports that hundreds or anti-Morsi demonstrators in the northern coastal city of Alexandria ransacked the governorate’s headquarters, expressing anger at the killing of other protesters Thursday at the hands of what they described as « armed militias affiliated to the Muslim Brotherhood. » Minutes later, a group of men wielding firearms and bladed weapons chased protesters out of the building. Fire shots were heard in the surrounding area. No reports on injuries are available yet. (Presse contre-révolutionnaire – english.ahram.org.eg, 8 décembre 2012)

Meanwhile in Tanta, Egypt’s fifth-largest city, a crowd of anti-government protesters reportedly torched the Freedom and Justice Party’s local headquarters. (…)

Presse contre-révolutionnaire (RT.com, 8 décembre 2012 à 3h07)


Opposition in Alexandria, Egypt, declares independence

The Egyptian opposition has declared independence of the northern province of Alexandria from the « Islamic regime.” According to local media, hundreds of opponents of President Mohammed Morsi attacked the local administration building and declared their sovereignty.

Almost immediately several vehicles with armed men appeared on the scene. According to incoming information, the so-called Islamic militia attacked the opposition, driving it out of the governor’s building.

Later, clashes spread to nearby streets, gradually developing into skirmishes. Shots can be heard in the vicinity of the fighting. Presently, large crowds of protesters opposing the regime are heading there.

Previously, the town of El-Mahalla el-Kubra and Mansoura north of Cairo were declared « free from the Islamists.”

The series of announced « sovereignties » began with El-Mahalla El-Kubra – a town of 450 thousand, located 100 kilometers north of Cairo. It is considered the cradle of the Egyptian revolution. In 2009 it witnessed the rise of the first oppositional “April 6 Movement, » and the first major anti-government protests.

Currently, clashes between supporters and opponents of the president are continuing in many Egyptian cities, including Ismailia, Suez, Port Said. Thousands of people took to the streets of Luxor, to support the opposition.

Egypt: El-Mahalla el-Kubra declares independence

Revolutionary committees and youth movements have declared independence in the Egyptian town of El-Mahalla el-Kubra. A five thousand-strong crowd seized the town administration, and unfolded a banner of the united Egyptian opposition – the National Salvation Front.

El-Mahalla el-Kubra, a town of 450 thousand, north of Cairo, is dubbed the cradle of the Egyptian revolution.

It was here in 2009, that the opposition April 6 movement was conceived, and the first major anti-government protests took place.

In a statement posted on social networks, the revolutionary committees declared independence of El-Mahalla el-Kubra from Gharbia province to which it is assigned, as well as from the rest of Egypt, « in protest against Mohammed Morsi’s constitutional declaration decisions.”

The separatists have announced intention to form their own presidential council. (…)

Presse contre-révolutionnaire (The Voice Of Russia, 8 décembre 2012 à 3h39 heure de Moscou)


La parade des souverainetés en Égypte

L’opposition égyptienne a déclaré l’indépendance de la provinces du nord d’Alexandrie de « régime islamique ».

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« À bas Morsi » tagué sur un char de la Garde présidentielle, le 7 décembre

Selon les médias locaux, des centaines d’opposants de président Morsi ont attaqué des bâtiments publics et ont déclaré leur souveraineté. Les soldats de la milice dite islamique ont attaqué les membres de l’opposition et les ont chassé du bâtiment de la gouvernance. Plus tard, les affrontements se sont propagés aux rues avoisinantes, développant progressivement en combats réels. La fusillade est entendue près de la zone des affrontements.

À la veille, samedi soir, les villes d’El-Mahalla el-Kubra et Mansoura au nord du Caire ont été déclarées « libres des islamistes ». (…)

Presse contre-révolutionnaire (The Voice Of Russia, 8 décembre 2012 à 10h41 heure de Moscou)


Mahalla workers rise up against Mursi’s constitutional decree

Once again the 20,000 workers at Misr Spinning in Mahalla have taken the lead in challenging the Egyptian regime. They have rejected president Mohamed Mursi’s constitutional amendments and the rule of the Muslim Brotherhood.

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Workers and local people protesting in Mahalla on Thursday against Mursi’s decree (Pic: Mahalla Revolutionary Youth)

Workers in the mill called a protest at the end of the first shift on 27 November. The demonstration set off amid chants about the dire situation and the continuation of policies hostile to the popular classes. The workers called for an end to the Muslim Brotherhood’s rule.

Large numbers of local people and revolutionary groups joined the protest as it set off for the centre of town, chanting “The people demand the fall of the regime”.

As the demonstration reached Shoun Square in the town centre, protesters were attacked by members of the Brotherhood’s Freedom and Justice Party who threw fireworks and missiles at them.

The square was turned into a battlefield and around 400 were injured as protesters fought back with bricks and Molotov cocktails. The security forces arrived much later and launched a barrage of hundreds of tear gas canisters.

The Revolutionary Socialists’ statement “Workers of Egypt, rise up against the constitutional declaration and poverty!” was distributed on the protest.

The statement argues that Mursi sees protests by workers as the main enemy. His efforts to secure exceptional powers are aimed at suppressing workers who demonstrate to demand the completion of the 25 January 2011 revolution and social justice.

Sackings

Mursi’s moves come after a huge wave of sackings and victimisation of workers’ leaders failed to stop an unprecedented rise in workers’ struggles.

The workers and people of Mahalla have reminded the political elites now jockeying for influence after the fall of Hosni Mubarak that their uprising on 6 April 2008 was a dress rehearsal for the 25 January 2011 revolution.

On that day revolutionaries in Mahalla tore down the dictator’s picture and endured every kind of abuse in order to claim freedom and justice.

Meanwhile the Islamists and liberals alike have omitted workers’ demands and rights from the draft constitution. This document is completely devoid of any rights for the popular classes to health care, education or decent pay.

The Mahalla workers’ mobilisation is an important step in linking anger at their worsening living conditions to the current political struggle. This process has already become apparent in mobilisations by other workers who have recently begun to adopt political demands.

Metro workers during their strike demanded that their director resign and that old regime elements be kicked out. Workers in privatised companies have demanded renationalisation. In the new industrial cities, workers have been fighting to take control of their factories as bosses threaten to shut them.

Initiative

The initiative of the Mahalla workers opens the door to other sections of the workers’ movement to enter the political struggle.

We should remember the role that workers played in ending Mubarak’s rule. Hundreds of thousands joined strikes and sit-ins, forcing the dictator to quit in terror that the revolution would turn into a popular revolution against the rule of the businessmen.

This could lead to the creation of a workers’ state and the adoption of a new social order based on the redistribution of wealth in society and the people’s ownership of factories and land.

Revolutionaries—and at their heart, revolutionary socialists—must be agitating throughout the working class for strikes and sit-ins against the constitutional declaration which criminalises strikes. They must link this tyrannical declaration with the economic policies hostile to the poor.

This is what will give the protests in the squares immeasurable power and influence over the authorities, because the working masses can halt the wheels of production and stop the delivery of services. Workers can force the government to respond to political and social demands.

The fusion between political and economic demands will be achieved when millions of workers decide to join the revolution in their workplaces. Then we will witness the dawn of a new society and overthrow the system of exploitation and poverty.

We don’t want simply to recycle the people at the top—from Mubarak to Mursi, from Mursi to ElBaradei. We want new policies biased in favour of the majority—and this will only happen if millions of workers take part in the political struggle for the overthrow of the regime.

Par Hisham Fouad des Socialistes révolutionnaires d’Égypte (Egypt’s Revolutionary Socialists) – Presse trotskiste (Socialist Worker online, 29 novembre 2012)

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[Qu’ils dégagent tous !] Manif contre la dictature du capital à Ljubljana (Slovénie)

Ljubljana : Manifestation contre la dictature du capital

Les protestations contre les politiques d’austérité et la corruption du gouvernement continuent en Slovénie. Le 7 décembre, 2.000 personnes ont manifesté dans les rues de Ljubljana (ville de moins de 300.000 habitants) pour demander la démission du premier ministre et la libération des manifestants arrêtés ces derniers jours. Sur la banderole de tête de la manifestation une dénonciation de la dictature du capital.

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Solidarité ouvrière, 8 décembre 2012

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[PCC dégage !] Émeute antiflic à Dongxing (Guangxi)

Des milliers de Chinois ont attaqué la police à la frontière avec le Vietnam

Des milliers de Chinois ont pris part à des affrontements avec la police dans la ville de Dongxing, à la frontière avec le Vietnam, selon AFP. Selon des militants des Droits de l’Homme, le nombre total de morts et de blessés atteint jusqu’à 100 personnes. La raison des troubles, qui ont commencé vendredi dernier, était l’abus de la police à propos d’un contrebandier présumé.

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Les données sur le nombre d’émeutiers sont différentes. Les autorités estiment que leur nombre représentait environ 1000 personnes, mais selon des militants des Droits de l’Homme – jusqu’à 10.000 personnes. À la suite des troubles, 20 voitures de la police et de la douane ont été détruites ou brûlées.

Leur presse (french.ruvr.ru, 8 décembre 2012)


Police clash with thousands of rioters in China

BEIJING — Police in a south China city bordering Vietnam clashed with thousands of rioters who were protesting excessive brutality meted out to a suspected smuggler, the government and a rights group said.

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The incident occurred Friday in Dongxing city in Guangxi Zhuang Autonomous Region, with rioters destroying numerous police and border patrol vehicles and clashing with security forces, local police said in microblog postings.

« Five policemen were lightly injured and nine anti-smuggling vehicles were damaged… no one (else) at the scene was injured or killed, » the Fangchenggang prefecture public security bureau, which oversees Dongxing, said on its microblog site late Friday.

« During the incident the police did not adopt overly violent behaviour. »

According to the Hong Kong-based Information Centre for Human Rights and Democracy, up to 10,000 people joined in the rioting and over 20 police and customs vehicles were smashed or burned.

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Up to 100 people were « killed or injured » during clashes, it said.

Increasing numbers of anti-riot police and security forces arrived in Dongxing throughout Friday.

The rioting erupted after locals on a busy Dongxing street saw a motorcyclist being treated brusquely by anti-smuggling police after crashing their vehicle into him, authorities and the centre said.

« Some people in the crowd thought the motorcyclist was dead and they refused to let the police vehicles leave… they began overturning and torching police cars, » officials said.

Police estimated around 1,000 people were at the scene of the riot, but only a handful of people engaged in lawless behaviour.

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Photos posted online showed a line of overturned police and government vehicles, some on fire, and a tense line of riot police confronting crowds.

Calls to Dongxing government and police went unanswered Saturday.

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Academics estimate China saw 180,000 protests last year over a wide range of issues including corruption, government-backed land grabs, police brutality and unpaid wages.

Leur presse (Agence Faut Payer, 8 décembre 2012)

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[Les femmes et les enfants d’abord] « (…) une corrélation fatale entre l’accumulation du capital et l’accumulation de la misère (…) » (Marx) (2)

En France, un enfant sur cinq est pauvre

À trois jours de la Conférence nationale de lutte contre la pauvreté et pour l’inclusion sociale, le groupe de travail sur les « familles vulnérables » rend les conclusions d’un rapport alarmant. Deux millions six cent soixante-cinq mille. C’est le nombre d’enfants qui vivent sous le seuil de pauvreté en France. Dans la patrie des droits de l’Homme [sic], un pauvre sur trois est un enfant, qui se voit privé de ses droits fondamentaux — santé, éducation, logement. Ce chiffre est issu du rapport présenté vendredi par le groupe de travail « familles vulnérables, enfance et réussite éducative », l’une des équipes chargées par le gouvernement de trouver des solutions concrètes [sic] face à une précarité en constante progression.

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TÉLÉCHARGER LE DOCUMENT

Autant le dire, il y a du pain sur la planche. Et beaucoup de fonds à débloquer pour y parvenir. Le groupe de travail, co-présidé par Pierre-Yves Madignier, Président du mouvement ATD Quart Monde France, et Dominique Versini, ancienne Défenseure des enfants, a mis plusieurs propositions en exergue pour endiguer la pauvreté chez les jeunes. Par exemple, (…). Coût annuel de l’opération : près d’un milliard d’euros. (…) Bref, les idées ne manquent pas. Les moyens, si.

Crédits mal répartis

Mais comment expliquer un tel dénuement chez les plus jeunes en France, pays pourtant réputé pour la qualité de sa politique familiale [sic] ? De l’aveu même de Dominique Versini, « les crédits alloués à la famille sont très mal répartis. Nous sommes l’un des pays qui investissent le plus, mais nous obtenons les pires résultats ! » (…) La même logique est à l’œuvre, selon le groupe de travail, avec le quotient familial, dont le coût pour l’État s’élève à 13 milliards d’euros. « Les deux tiers de cette somme vont aux 20% les plus riches ». (…)

Publié par des larbins de ceux qui profitent de la misère de ces enfants (Marion Guérin, LExpress.fr, 7 décembre 2012)

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« Le premier rôle d’un bon journal est de dire la vérité » LOL

USA : une journaliste inventait des noms

Un quotidien américain a présenté hier ses excuses à ses lecteurs après avoir découvert que l’une de ses journalistes avait inventé des noms de témoins dans des douzaines d’articles parus depuis près de 15 ans.

Le Cape Cod Times, installé dans le Massachusetts (dans le nord-est des États-Unis), a annoncé que la journaliste en question, Karen Jeffrey, employée depuis 1981, ne travaillait plus pour le journal.

Mme « Jeffrey a reconnu avoir inventé des personnages ou fabriqué des noms de famille dans certains de ses articles », ont rapporté les éditeurs du quotidien dans un éditorial écrit en forme de lettre d’excuses.

« Il y a un contrat tacite entre le journal et ses lecteurs. Le journal imprime la vérité. Les lecteurs croient que tout y est vrai. Le premier rôle d’un bon journal est de dire la vérité. Toujours. Aussi pleinement et justement que possible. C’est donc avec le cœur lourd que nous vous informons que le Cape Cod Times a rompu cette confiance », ont-ils ajouté.

La supercherie a été découverte au moment de la numérisation des archives du journal. « Nous avons été dans l’incapacité de retrouver 69 personnes sur 34 articles écrits depuis 1998 », ont précisé les éditeurs.

La plupart des articles abordaient des sujets quotidiens comme les préparatifs avant l’arrivée d’un ouragan, le premier vote de jeunes électeurs ou encore la fête nationale du 4 juillet.

Les journalistes chargés de la vérification des identités ont tenté de retrouver les personnes citées via Facebook, annuaires téléphoniques, registres municipaux, listes électorales. En vain.

« Après cette douloureuse leçon, nous allons aller de l’avant et mener davantage de vérifications à l’aveugle », a conclu le journal.

Publié par des professionnels du mensonge (Agence Faut Payer, 5 décembre 2012)

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[Notre-Dame-des-Landes] « Ici on apprend. Faire une charpente avec du bois de récupération c’est tout un art. Faire du torchis aussi. Durant deux jours je regarde les constructions s’avancer, on apprend aussi à reconnaître les plantes, on apprend à se soigner autrement, à vivre ensemble, à avoir une bonne fatigue »

Tel est pris qui presse écrite

Arrivé à Nantes, je me dirige alors vers Notre-Dame-des-Landes, afin de m’établir temporairement sur le lieu de vie des opposant-e-s à l’aéroport.

Vers vingt heures, j’arrive à la Vacherie. Lieu convivial ou vienne se reposer les plus fatigués. Ce lieu permet également de stocker des vêtements, de la nourriture, des médicaments… Il y a aussi une cantine qui fournit en permanence des repas chaud (délicieux au passage). Dès mon arrivée, on me propose un café et du tabac. On prend le temps de m’expliquer la géographie du lieu, les endroits où je peux dormir, bref, au bout d’un quart d’heure je suis briffé. Je reprends mon sac et décide de faire le tour du « propriétaire ». Au fur et à mesure de ma visite, bien qu’il fasse nuit, je ne peux que me rendre compte de la vie qui règne sur le site, partout des gens, qui construisent, rigolent, chantent, organisent, aménagent. Certains sont frais et dispos, d’autres sont usés et fatigués. Certains sont propres, d’autres sont des blocs de boue. Il se fait tard, je vais me coucher.

Je crois que c’est le lendemain que je réalise la beauté du lieu. À l’aurore, sur un lever du jour humide et timide, de beaux champs s’offrent à moi, le sol est composé d’une terre glaiseuse tantôt jaune ou verte qui sous un soleil ras offre des couleurs magnifiques, la forêt, quant à elle, semble inviter à la promenade et celui qui s’y aventure pourra découvrir une diversité d’oiseaux, de reptiles, de lichens, de champignons à faire pâlir n’importe quel amoureux des beaux endroits. Je continue ma balade matinale. C’est au détour d’un chemin que je croise une pancarte qui me rappelle ce qui va se passer ici. Avec des mots rudes tels que « béton », « avion », « parking » je me souviens que tout est amené à être rasé, que l’air frais sera remplacé par des odeurs des carburants, des plateaux repas, des annonces d’horaires de vol.

Je vais à la rencontre des personnes qui construisent les cabanes. Sur place, des créteux, des agriculteurs, des draideux, des militants politiques, des habitants.

Ici on apprend. Faire une charpente avec du bois de récupération c’est tout un art. Faire du torchis aussi. Durant deux jours je regarde les constructions s’avancer, on apprend aussi à reconnaître les plantes, on apprend à se soigner autrement, à vivre ensemble, à avoir une bonne fatigue. Les gens qui occupent le futur site de l’aéroport savent se prendre en main, cultiver, fabriquer, vivre, partager, je n’ai pas vu de clichés, les baba-cool feignants n’existent pas, les extrême gauchistes non plus, les agriculteurs chauvins ne sont qu’une légende. Je n’y ai vu que des gens déterminés à vivre autrement, et ils le font ! En total accord avec leurs idées respectives, chacun et chacune y trouve son compte.

Un soir la police accentue les contrôles à l’entrée du site, pose des herses sur le sol pour empêcher les voitures de passer avec du matériel. Plusieurs habitants décident alors de réagir. Il faut que les gendarmes quittent leur point de contrôle. Un fossé bête et méchant sépare ce qui se passe sur le site de la mission des forces de l’ordre. D’un côté une vie, de l’autre un ordre. C’est alors qu’une centaine de personnes caillasse et charge les gendarmes qui n’ont d’autre choix que de reculer. Sans haine, mais avec fermeté, le carrefour est libéré. Ceux qui ne sont pas d’accord avec ce mode d’action « radical » le font savoir, mais restent solidaire. On est bien loin des manifs lycéennes où la moindre action qui n’est pas partagée par tous crée le cliché du « bon » et du « mauvais » manifestant.

Après l’échauffourée, la route est nettoyée par les activistes pour permettre aux riverains de passer. Tout le monde se rentre, demain il faut continuer de construire.

Le lendemain, je discute avec un agriculteur des événements de la veille :

« Tu sais, avec ce que la police et la gendarmerie nous a fait, devenir un peu plus radical est dans l’ordre des choses, je crois que même le plus pacifiste d’entre nous peut facilement avoir envie de se défendre. Je me suis fait gazer l’autre coup, ça fait mal ! On est chez nous ici. (…) Je déteste pas les flics, c’est juste qu’entre la légitimité d’une lutte et la légalité il y a un fossé qui n’est pas reconnu, et eux, avec nos impôts comme salaires, ils se permettent les pires choses, sans réfléchir. Ce qu’ils font n’a pas de sens ! Comment prétendent-ils nous protéger alors qu’ils nous frappent ? Sérieusement, moi je me remettrais en cause. Je serais ravi de discuter avec eux mais j’ai plus en plus de mal à les considérer comme des êtres humains aptes à raisonner.

Quant à François Hollande, je ne vois pas ce qu’il y a de socialiste dans sa politique. Comme le Parti communiste d’ailleurs, eux aussi soutiennent le projet de l’aéroport. Ce sont des traitres… »

Je dois déjà repartir, assez étonné de ce que j’ai pu voir sur place, à mille lieues de ce que je pouvais imaginer. Je suis arrivé en tant que journaliste rempli de préjugés, je repars avec un gout bizarre dans la bouche et une folle envie de revenir, mais sans crayon ni calepin, et encore moins avec un appareil photo. Au passage je devais prendre des photos pour illustrer mon article, je les ai regardées en rentrant, ce n’était pas des photos de presse, c’était des photos souvenirs de gens qui sourient, qui construisent, bref, des photos de potes.

À tous les journalistes qui continuent à écrire de loin, sans forcément savoir vraiment ce qui se passe, allez donc passer un peu de temps sur place, touchez du doigt la créativité du lieu, rencontrez ces gens soit-disant « dangereux », je vous mets au défi de faire votre papier sans avoir chaud au cœur, sans prendre parti, et sans avoir envie de revenir.

Désormais, moi aussi, je ne lâcherai rien.

Zone À Défendre, 6 décembre 2012

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[Chronique de Youv derrière les barreaux] « Sur mon visage tu ne peux déceler aucun signe de mon drame aucune larme pour inonder mon chagrin de fils »

http://juralib.noblogs.org/files/2012/09/0513.jpg[30 avril 2012]
Repose en paix maman sous la protection d’Allah

J’écris pour ne pas péter les plombs…

Une seule personne vous manque, et toute la terre est dépeuplée !!! Moi ce soir mon monde s’est écroulé ma raison de vivre l’être que j’aime le plus au monde a été rappelée auprès du Créateur.

Ma douleur est décuplée entre ces murs ma vie n’avait de sens que sous ses yeux de dame pieuse avec une foi inébranlable sur mon visage tu ne peux déceler aucun signe de mon drame aucune larme pour inonder mon chagrin de fils.

Je sais qu’elle aurait voulu que je sois fort et digne face à l’épreuve DIEU m’a imposé une nouvelle épreuve la plus douloureuse qui soit je dois la surmonter à sa mémoire « que ma chère mère repose en paix sous la protection d’Allah ».

Dans chaque mal il y a un bien donc je suis persuadé qu’elle est bien même si on a mal. J’ai eu besoin d’écrire ma peine pour ne pas péter les plombs, sombrer dans une folie passagère j’écris pour témoigner de son existence de musulmane convaincue, d’elle j’ai hérité la patience, elle s’est sacrifiée pour ses enfants [a] supporté d’être montrée du doigt toute sa vie par ces Occidentaux qui la dévisagent à chacun de ses pas comme si elle était venue manger le pain des Français !! Elle a tenu dans cette ambiance malsaine.

L’écriture est ma thérapie qui canalise mes pulsions d’enfant terrible, je ne souhaite même pas à mon pire ennemi de perdre sa mère. Ceux qui ont la chance de l’avoir encore serrez-la fort dans vos bras car on n’en a qu’une et elle n’est pas éternelle.

La mort ne prévient personne elle vient elle t’arrache à cette vie sans te demander ton avis on est tous de passage tous prévenus depuis le départ. Dites je t’aime à ceux qui vous sont chers chaque seconde passée auprès d’eux a une valeur inestimable la bénédiction des parents vaut mieux que tout l’or du monde.

Que ma mère et toutes les mères qui nous ont quittés reposent en paix seuls ceux qui ont vécu ce que je vis en ce moment peuvent témoigner de la douleur de perdre une mère.

Je souhaite longue vie à toutes vos mamans !!!

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[Notre-Dame-des-Landes] Péage gratuit à Tours

De Notre-Dame des Landes à Tours : Solidarité, Résistance !

Le comité de soutien à Notre-Dame des Landes existe depuis environ trois semaines à Tours. Il a d’abord permis à plus d’une soixantaine de Tourangeaux de rejoindre les 40’000 manifestants lors du week-end du 17 novembre sur la Zone À Défendre. Cette convergence a permis de réinvestir des terres, de reconstruire des habitats, d’insuffler de nouvelles énergies et solidarités dans une lutte toujours bien vivace contre un vieux projet mégalo d’aéroport, cher au Sinistre Ayrault.

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Le comité de soutien n’a cessé depuis d’être actif. Ainsi, à l’image d’autres comités partout en France, nous avons effectué ce jeudi 6 décembre un pillage-Vinci, c’est-à-dire une opération péage gratuit pour s’opposer au racket que nous impose Vinci, première multinationale mondiale du BTP et gestionnaire des voies rapides autour de Tours. Cette compagnie a obtenu le marché pour la construction et la concession de l’aéroport, toujours à l’état de projet, de Notre-Dame des Landes. C’est pour Vinci que des milliers de gendarmes tentent en vain, depuis deux mois, de vider les terres bocagères au nord de Nantes : la “ZAD”.

Cette première action conséquente de notre comité local, a montré que l’on peut agir et se coordonner partout. Malgré la présence d’agents de Cofiroute, de la gendarmerie et d’un huissier pour nous empêcher d’agir, nous avons permis à quelques automobilistes de passer gratuitement en les informant de la résistance toujours vive au projet d’aéroport imposé aux habitants de Notre-Dame des Landes.

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Malgré la réussite de cette initiative et la solidarité des gens mobilisés, nous déplorons l’arrestation sans motifs de deux d’entre nous. L’un a été libéré dans la foulée, l’autre a été mis en garde-à-vue. Pourtant, tout s’est bien déroulé jusqu’à ce que nous décidions de partir, après ½h de libération des voies. Les gendarmes ont trouvé leur prétexte : un camarade est allé retirer un drap ayant servi, le temps de l’action, à masquer une caméra de surveillance. En retirant le drap bien accroché, un bout en plastique sur la caméra a été cassé et il n’en a pas fallu plus pour que les agents fondent sur notre camarade, alors accusé de dégradation ! Plaquage au sol, menottage, agitation des matraques pour nous intimider, il a finalement été interpellé, ainsi qu’un autre camarade dans la mêlée.

À croire que la police au service des intérêts Vinci se défoule sur les comités locaux faute de parvenir à vider la ZAD ! Il s’agit toujours de trouver un prétexte minable pour intervenir de manière brutale et briser toutes formes de solidarité, même de type péage gratuit. Cela n’ébranle en rien notre détermination.

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Solidarité avec la ZAD :

Manifestation à Tours pour la défense des terres agricoles, contre ce projet d’aéroport et son monde : samedi 15 décembre à 15h place Anatole France.

Autres RDV et plus d’infos

Info suplémentaire : le camarade qui a passé sa nuit en GAV est sorti.

Mediatours, 7 décembre 2012

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[Notre-Dame-des-Landes] Péage gratuit à Ancenis

Opération « péage gratuit » sur l’A11 contre Notre-Dame-des-Landes

Une soixantaine d’agriculteurs proches de la Confédération paysanne ont laissé passer gratuitement les automobilistes au péage d’Ancenis (Loire-Atlantique) sur l’A11, vendredi, pour protester contre le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, porté par le même opérateur, Vinci, ont-ils annoncé.

« Nous voulons montrer que la mobilisation ne faiblit pas contre ce projet », a indiqué Cyril Bouligand, responsable local de la Confédération, qui a souligné que l’opération avait recueilli un « très bon accueil » de la part des automobiliste.

Débutée vers 12h30 au péage d’Ancenis, entre Nantes et Angers, l’opération surprise s’est interrompue vers 13 heures, à l’arrivée des forces de l’ordre.

Une opération similaire, prévue au même moment au péage du Bignon, sur l’A83 au sud de Nantes, n’a pu être menée à bien, la gendarmerie ayant intercepté la demi-douzaine de tracteurs qui avaient été mobilisés, a indiqué Cyril Bouligand.

Presse aéroportée (BFMTV.com, 7 décembre 2012)

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L’OIP demande la fermeture immédiate des Baumettes

Paris, le 7 décembre 2012

Communiqué OIP
L’OIP demande la fermeture immédiate des Baumettes

La situation de la prison des Baumettes mérite une autre réaction politique que des justifications. Dans sa réponse aux recommandations du Contrôleur général sur le centre pénitentiaire de Marseille rendues publiques ce jeudi 6 décembre 2012, la ministre de la Justice se contente en effet d’avancer une série de dispositions engagées par ses prédécesseurs. Elles n’ont pourtant apporté « aucune amélioration substantielle » selon le Contrôleur, face à des conditions de détention dénoncées depuis 20 ans comme relevant du traitement inhumain et dégradant.

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LIRE LE DOCUMENT

Elle indique ainsi que depuis dix ans, l’État « a investi quelque 7,9 millions d’euros pour le maintien en condition opérationnelle (sic) de l’établissement ». Il convient notamment de s’interroger sur l’utilisation du budget « destiné à l’entretien et à la maintenance » de l’établissement, augmenté de 12 % entre 2011 et 2012 pour atteindre 572’000 euros. Le Contrôleur évoque pour sa part des cellules insalubres : « pas de lumière (ampoule manquante) », murs sales, « dégradés », « sol sale », « pas de cabine de douche ni d’eau chaude », W-C « récent mais non fixé au sol et chasse d’eau quasi inexistante », « réfrigérateur très sale et infesté de cafards »…

Alors que le ministère se targue d’un marché de « prestation de dératisation et désinsectisation, qui prévoit deux types de prestations, préventives (six par an) et curatives (cinq par an) », ainsi que d’un accroissement de la fréquence de cette intervention « qui a entraîné des coûts supplémentaires », le Contrôleur a relevé que « depuis deux ans, les rats pullulent », les surveillants étant réduits à faire « leur ronde de nuit en tapant des pieds pour les éloigner ». Et de conclure : « l’insalubrité et l’absence d’hygiène sont consubstantielles à la plus grande partie de l’établissement ». Pour toute réponse, la ministre ré-annonce le projet de restructuration du centre pénitentiaire, dont l’achèvement n’est prévu qu’en 2017. Alors que la loi pénitentiaire de 2009 pose comme principe que « l’administration pénitentiaire garantit à toute personne détenue le respect de sa dignité et de ses droits », il ne peut être toléré que des personnes restent incarcérées pendant encore cinq ans dans de telles conditions.

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Cellule de confinement de la maison d’arrêt des hommes.

Afin de désengorger la prison des Baumettes et d’accueillir les personnes détenues « dans de meilleures conditions », Christiane Taubira invoque notamment sa circulaire de politique pénale du 19 septembre 2012 dont elle escompte « une baisse des effectifs dans les établissements pénitentiaires » au moyen d’un « développement des alternatives à l’incarcération et des mesures d’aménagement de peine ». De telles préconisations, dont les effets, s’ils se manifestent dans le sens espéré, ne seront que très progressifs, apparaissent d’emblée insuffisantes, d’autant qu’elles ne s’accompagnent pas d’une augmentation des moyens dévolus à la prise en charge des personnes condamnées en milieu ouvert. De plus, les faits semblent démentir l’attente de la ministre puisqu’au niveau national, le nombre de personnes détenues a légèrement augmenté en octobre 2012 (+ 0,9 % par rapport au mois précédant), ainsi qu’en novembre (+ 0,8 %), s’élevant à 67’225. À Marseille, le taux d’occupation atteint 136 % au 1er novembre.

Une surpopulation, avec son cortège de tensions et violences, face à laquelle la députée Christiane Taubira s’exprimait en des termes sévères au cours d’une séance du 17 septembre 2009 à l’occasion des débats sur le projet de loi pénitentiaire : « je me disais que si, dans cet hémicycle, l’on était obligé de partager un siège à plusieurs, une telle surpopulation susciterait peut-être quelques impatiences et quelques tentations d’intolérance parmi nous, et un gnon pourrait partir de temps en temps ! On ne peut pas se prévaloir des turpitudes de l’État, qui n’a toujours pas su mettre fin à la surpopulation carcérale, pour justifier que l’on aille crescendo dans la répression d’attitudes qui sont générées par le confinement, par la réduction de l’espace vital, par les conditions de vie extrêmement pénibles des détenus ». Devant les phénomènes de violences et caïdat dénoncés par le Contrôleur aux Baumettes, la garde des Sceaux d’aujourd’hui appelle les parquets d’Aix et de Marseille à la plus grande fermeté « pour identifier et traduire en justice les auteurs de tels faits ».

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Cour de promenade de la maison d’arrêt des hommes.

Appeler à un renforcement de la répression en détention ne fait qu’agir sur des symptômes et non sur les causes. Et les mesures de rénovation qui viennent d’être annoncées ne contribueront qu’à pérenniser un établissement dont le maintien en activité est aujourd’hui questionné. Dénoncée par le Contrôleur général, la défaillance des pouvoirs publics depuis 20 ans est une faute qui doit aujourd’hui cesser.

L’OIP en appelle au courage politique dont la garde des Sceaux a notamment su faire preuve dans nombre de ses déclarations afin de prendre la seule décision qui s’impose à un État garant du respect de la dignité des personnes détenues et des personnels exerçant dans l’établissement : le Président de la République et son gouvernement doivent annoncer la fermeture immédiate de la maison d’arrêt hommes du centre pénitentiaire des Baumettes.

OIP section française

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[Nancy, samedi 8 décembre] Contre manifestation anti-homophobe

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[Révolution égyptienne] Le président est sdf…

Pour la première fois dans l’histoire de l’Égypte, le président (Morsi) est sdf, le palais est encerclé, sa résidence du 6 octobre aussi, ainsi que la baraque familiale dans la ville de Zagazig. Il [ne] peut pas non plus dormir au parti, les permanences ont tendance à brûler ces jours-ci.

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Reçu par sms – Mailing, 7 décembre 2012, 12h19

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[Contre tous les lieux d’enfermement] Le Groupe Enquête Prison

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Contre tous les lieux d’enfermement

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[Révolution égyptienne] Le siège principal des Frères musulmans au Caire a été incendié…

La révolution continue… (6 décembre)

Camarades,

Ce soir, le vice-président du parti des Frères musulmans, le polichinelle copte Rafiq Habib a démissionné.

Autour de Morsi el Ayat les démissions de conseillers se multiplient. Près de 200 membres du corps diplomatique égyptien dont une écrasante majorité d’ambassadeurs se sont désolidarisés de la tenue du réferendum et appellent au boycott de ce dernier.

Malgré les morts d’hier, les Égyptiens ont vaincu la peur. Aujourd’hui, trois cortèges, rassemblant des dizaines de milliers de personnes ont convergé du nord du Caire vers le palais présidentiel, notamment en provenance de Mattariyah et de Abassiyah.

Toute l’opposition réaffirme aujourd’hui son refus de la moindre négociation sans retrait des décrets adoptés par Morsi el Ayat.

À Tahrir, l’occupation de la place perdure, quoique clairsemée, mais demain vendredi aura lieu une très large mobilisation.

Seule la lutte paie…
et La lutte continue…

Galila El Kadi – Mailing, 6 décembre 2012, 21h23


(…) Le siège des Frères au Caire se situe sur la colline du Moqattam, et il est surtout en train de se faire prendre d’assaut (…)

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Reçu par sms – Mailing, 6 décembre 2012, 22h


Le QG des Frères incendié au Caire

Le siège principal des Frères musulmans au Caire a été incendié de même qu’une permanence de la confrérie dans une banlieue du sud de la capitale égyptienne, a annoncé l’agence de presse officielle égyptienne Mena. Le Parti de la liberté et de la justice (PLJ, vitrine politique de la confrérie) rapporte aussi sur sa page Facebook que le QG des Frères, situé dans le quartier de Moukattam, a été victime d' »une aggression terroriste » menée par des voyous.

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Selon Mena, les bureaux utilisés par le PLJ qui ont été incendiés se trouvaient dans la banlieue cairote de Maadi. Une troisième permanence a été attaquée non loin du centre-ville, toujours d’après l’agence officielle.

Presse contre-révolutionnaire (Reuters, 7 décembre 2012, 6h45)


ÉGYPTE. Le cri d’alarme des anti-Morsi : « on a lâché les chiens »

Selon des témoignages de manifestants anti-Morsi, ce sont des islamistes libérés de prison par décret présidentiel qui ont fait dégénérer la manifestation de mercredi soir.

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Alors que les manifestations de mercredi soir ont provoqué la mort de cinq personnes lors d’affrontements au Caire, des manifestants anti-Morsi, joints par téléphone, témoignent d’une terrible évolution dans les rangs des défenseurs du président issu des rangs des Frères musulmans.

« On fait face désormais à une sorte d’organisation paramilitaire. On n’est plus dans la protestation ou la contestation, on a franchi un cap terrible », dénonce « El Nesr », un entrepreneur français qui vit en Égypte depuis plusieurs années.

Cela fait quelques jours que les choses avaient pris un tournant inquiétant, depuis que Mohamed Morsi avait signé un décret présidentiel lui octroyant la majorité des pouvoirs dans le pays. Mais pour « El Nesr », « le décret présidentiel est l’arbre qui cache la forêt, la partie visible de l’iceberg. Il neutralise certes les décisions de justice, notamment de la Cour constitutionnelle, qui aurait pu empêcher de passer leur fameuse constitution rédigée exclusivement par les islamistes ». Mais, pour lui, c’est l’accumulation de réformes injustes qui a mis le feu aux poudres. « Ils sont aussi, par exemple, en train de prendre le contrôle de toutes les institutions professionnelles alors que les Égyptiens ont perdu le code du travail », explique-t-il. « Et de rédiger un projet de Constitution qui prévoit l’âge minimum du travail à 9 ans, celui du mariage pour les filles à 12 ans ».

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Chaos

Mais depuis ce fameux décret, pour l’entrepreneur, il y a « une course à l’échalote » qui a amené au « chaos » de mercredi soir : « On a lâché les chiens, c’est à dire une milice organisée, entraînée et armée. J’ai vu des armes à feu, des armes blanches, des chaînes, des épées, j’ai entendu des coups de feu d’arme automatique. » Il décrit « une attaque menée par une milice selon un plan militaire. »

Un témoignage qui rejoint celui d’un jeune ingénieur égyptien du mouvement du 6 avril qui était également sur place. M. N. décrit l’arrivée sur place de ces pro-Morsi qui avaient tout de forces de l’ordre :

« Nous avons vu arriver sur la place du Palais des bus avec des plaques minéralogiques de différentes régions d’Égypte. Des hommes très très religieux, radicaux, qui avaient beaucoup d’armes. Ils se sont attaqués aux manifestants. Ils criaient à la façon des djihadistes nous vous tueront, nous sommes des soldats« , décrit le jeune homme.

Des professionnels

« Cela a duré une heure et ils ont repoussé les manifestants loin du Palais, il était alors environ 5h. Pendant deux heures nous avons subi des gaz lacrymogènes, auxquels ont succédé des molotov. Pourtant les lacrymos ne sont pas vendus librement en Égypte. Et ce n’est pas la police qui leur avait fourni car ils les utilisaient contre elle », s’interroge l’ingénieur.

« Et puis nous nous sommes rendus compte qu’ils avaient sur eux un papier avec un numéro, un nom et une fonction dans la manifestation : frapper, utiliser des lacrymos… », raconte-t-il, inquiet de l’aspect professionnel de ces groupes et de leur radicalisme religieux.

« Je suis musulman comme ces hommes. À un moment l’un d’entre-eux m’a hurlé dessus Allah Ou Akbar, nous allons vous tuer. Je lui ai dit moi aussi je suis musulman et je ne veux pas te tuer. Mais il m’a répondu : non tu n’es pas assez musulman pour moi. »

« El Nesr » explique : « Ce n’était pas une confrontation comme on a pu en voir pendant deux ans entre une autorité en uniforme et des contestataires. Non c’était une attaque par une milice selon un plan militaire contre des manifestants. »

Motivation idéologique

Mais d’où viennent ces hommes ? Les deux manifestants anti-Morsi ont la même explication. « On a affaire à un pouvoir qui a libéré des criminels. Le premier décret pris par Morsi était un décret d’amnistie par lequel il a sorti de prison les djihadistes qui revenaient d’Afghanistan… » explique immédiatement « El Nesr ». « Un policier sur place nous a dit voilà le prix à payer pour avoir libéré les djihadistes« , raconte M. N. Pour les deux hommes, ces derniers agiraient par pur motivation religieuse, sans monnayer leurs services comme c’était le cas des hommes de main de l’ancien régime de Moubarak. Pour autant ils ne sont pas le reflet d’un soutien de l’Égypte au président Morsi, insistent les anti-Morsi.

« Les gens sont consternés par ce qui se passe », explique « El Nesr ». « Personne n’est d’accord. Même les islamistes ! La nounou de mes enfants, qui est la marraine de l’un d’eux, pleure tous les jours depuis une semaine. Elle se présente pourtant comme une salafiste et a voté Morsi ! On arrive à un point de rupture. »

Presse contre-révolutionnaire (Céline Lussato, tempsreel.nouvelobs.com, 6 décembre 2012 à 20h28 – mis à jour le 7 décembre à 9h09)

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