[Notre-Dame-des-Landes/Toulouse] « NDDL vaincra ! »

Vandalisme. Nouveaux tags anti-aéroport au PS

Le combat entre pro et anti aéroport Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique) se prolonge à Toulouse. Plusieurs tags ont en effet été découverts, la nuit dernière, à la fois sur la fédération du parti socialiste, rue Lancefoc, mais aussi rue de Metz, sur la façade immobilière de Vinci (concessionnaire de l’aéroport contesté).

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C’est la cinquième fois que le PS est victime de tags. Ils ont été vite nettoyés hier.

« Non à l’Ayraultport ! », « Vincitation à la révolte ! », « NDDL vaincra ! »… les slogans hostiles au projet d’aéroport ont fleuri en pleine nuit. Les hostilités avaient démarré quelques heures plus tôt, dimanche après-midi, rue de Metz, où la vitrine de Vinci avait été brisée par un jet de pierre.

C’est la cinquième fois en un mois que la fédération du parti socialiste de Haute-Garonne est ainsi visée. Pour Sébastien Vincini [sic, NdJL], secrétaire fédéral adjoint du PS, il s’agit ni plus ni moins d’« agressions ». « La fédération n’a jamais été fermée au dialogue et au débat, rappelle-t-il. Aujourd’hui, on ne peut que dénoncer fermement tout acte d’agression de la part d’activistes. » Pour le secrétaire fédéral, « le débat public est conçu pour régler les questions au regard de l’intérêt général. Aussi, je suis surpris qu’on réponde par la violence en attaquant la fédération. »

Lors des primaires socialistes, en octobre 2011, le local du PS avait été copieusement vandalisé. Déjà, de multiples tags hostiles à Notre-Dame-des-Landes avaient été inscrits sur les murs. La fédération du parti socialiste a indiqué hier qu’elle allait déposer plainte.

Presse aéroportée (Claire Lagadic, LaDepeche.fr, 27 novembre 2012)

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[Notre-Dame-des-Landes/Cherbourg] « PS=SS »

Cherbourg : la vitrine du local du PS dégradée

Le local cherbourgeois du Parti socialiste a été victime de vandalisme dans la soirée du vendredi 23 novembre.

Vendredi 23 novembre au soir, la vitrine du local cherbourgeois du Parti socialiste a été vandalisée. Des inscriptions au feutre telles « PS=SS » ou « ZAD partout », en référence à la mobilisation à Notre-Dame-des-Landes, ont été taguées sur la devanture du local.

Benoît Arrivé, nouveau secrétaire départemental du PS, a critiqué ces actes de vandalisation. « Les mots ont un sens, une histoire et nous ne pouvons tolérer que des propos aussi honteux et indignes que ‘PS = SS’ puissent être tenus à l’encontre du Parti socialiste et de ses militants ».

De même, concernant les tensions autour du futur aéroport de Notre-Dame-des-Landes, Benoît Arrivé indique, « à l’heure où le gouvernement s’engage sur la voie du dialogue avec les opposants au projet, nous devons faire preuve de responsabilité et refuser que de telles dérives puissent être perpétrées contre un parti politique et ses membres. Le dialogue se construit dans le respect des opinions, l’écoute, l’apaisement et non dans l’injure et les amalgames douteux ».

La fédération manchoise du Parti Socialiste a porté plainte à la suite de ces dégradations.

Presse aéroportée (LaMancheLibre.fr, 26 novembre 2012)

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[Mais nous on le sait bien qui assassine] « Y a des moments où on se dit que les mots ça suffit plus … Peut-être devrait-on songer à varier nos méthodes »

Novlangue préfectorale

Du  compte rendu ce soir à la réunion autour du CSP du 17e, de la délégation qui a été reçue à la préfecture je ne résiste pas à vous livrer deux perles :

« Les dossiers c’est de la fiction … c’est pour ça qu’on vous demande beaucoup de papiers ».

On comprend enfin l’attitude des préfectures : ils ne nous voient pas. Nous n’existons pas vraiment, nous nous amusons à bâtir des romans, des fausses vies. Quand on dépense des milliards à Frontex ça doit être pour jouer à la guerre ! Les milliers de morts en Méditerranée c’est du faux ! c’est rien que pour la couleur locale. C’est comme une super console : « game over » ça veut pas dire : « t’es mort ». Je me demande si je ne vais pas plutôt me consacrer à la broderie moi, à Calais peut-être ?

Deuxième perle de la soirée : Comme on reprochait aux représentants de la pref de pratiquer un arbitraire total on nous a rétorqué « l’arbitraire c’est la justice ».

Alors là, la rhétorique m’accable, j’avoue, je suis assommée par l’argument. Peut-être devrait-on songer à varier nos méthodes et à faire des lectures publiques du 1984 de Georges Orwell. Ceux qui l’ont lu doivent se souvenir de  sa novlangue : « la servitude c’est la liberté » etc.

Zebda  disait dans une chanson « avec les mots, tu sais qui assassine ». Mais nous on le sait bien qui assassine et y a des moments où on se dit que les mots ça suffit plus.

Mailing RESF, 27 novembre 2012

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[Notre-Dame-des-Landes/Saint-Affrique] « Que le mouvement engagé hier fasse tache d’huile et que Saint-Affrique ne soit pas la seule mairie socialiste à être occupée sur le territoire français »

Des militants barricadés dans la mairie de St-Affrique

Pour protester contre l’évacuation, hier matin, des squatters sur le site du futur aéroport de la région nantaise, une trentaine de manifestants se sont rendus à la mairie de Saint-Affrique (Aveyron), vers 16 heures, pour rencontrer le sénateur maire, Alain Fauconnier. Une délégation a été reçue par ce dernier vers 17 heures. Les échanges ont duré près d’une heure et Alain Fauconnier a réitéré son soutien au projet et au gouvernement.

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Les manifestants occupent la salle du conseil, à l’extérieur on s’organise pour les aider à passer la nuit tandis que les gendarmes patientent derrière la porte condamnée.

Dans la foulée, les manifestants ont décidé d’occuper la mairie. Une vingtaine d’entre eux s’est barricadée dans la salle du conseil. Une dizaine de gendarmes de Saint-Affrique ont tenté de les déloger, rapidement le satu quo s’est instauré entre les occupants et les forces de l’ordre.

À l’extérieur, une quinzaine de personnes ont bloqué la porte de la mairie pendant qu’à l’intérieur on s’apprêtait à passer la nuit dans la salle du conseil. Dans le même temps s’organisait un ravitaillement par l’intermédiaire d’une échelle. Alain Fauconnier décidait de rester sur place.

Ce mouvement, où l’on comptait pas mal de représentants de la Confédération paysanne de l’Aveyron, a semble-t-il répondu a l’appel à la mobilisation lancé, hier dans la journée, par José Bové [sic, NdJL]. Il est vrai qu’entre le projet Notre-Dame-des-Landes et la lutte du Larzac les passerelles sont étroites et les similitudes nombreuses, surtout pour le monde paysan alternatif. Car c’est bien de terre et d’une autre façon de vivre dont il est question dans le dossier nantais. Un projet qui remonte aux années 1970 et dont les premiers opposants sont venus dire en Aveyron, tout le mal qu’ils en pensaient déjà pendant la mobilisation contre le projet d’extension du camp du Larzac. Il se pourrait que le mouvement engagé hier fasse tâche d’huile et que Saint-Affrique ne soit pas la seule mairie socialiste à être occupé sur le territoire français.

Hier soir, le calme prévalait dans les deux camps.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (LaDepeche.fr, 24 novembre 2012)


(…) Ils ont été évacués « sans violence » vers 02H00 du matin samedi lors de l’intervention d’une quarantaine de gendarmes et d’une compagnie de CRS, a précisé le groupement de gendarmerie de Rodez. (…)

Publié par des larbins de la maison Poulaga (Agence Faut Payer, 24 novembre 2012)


Du côté de Saint-Affrique : nous avons occupé la mairie jusqu’à 2h du matin, puis débarquement d’au moins une cinquantaine de CRS (merci monsieur le sénateur-maire PS !), gaz lacrymogène, coup de matraque… pas de blessés graves, deux personnes en garde à vue, on a aucune nouvelle. On continue la lutte ! Occupez les lieux de pouvoir, les mairies (plus facile dans les communes rurales), les locaux…

16h : occupation de la mairie (40 personnes)

18h : le maire-sénateur PS, Alain Fauconnier, est entendu par les occupants qui lui signifient les raisons de leur présence. Durant ce début d’occupation, 15 gendarmes s’enferment au RDC et empêchent toutes allées-venues.

19h : après discussions, le maire s’est clairement prononcé pour la construction de l’aéroport de NDDL. Il refuse de laisser entrer les autres camarades présents à l’extérieur en soutien, et de laisser sortir des occupants éleveurs qui doivent aller nourrir leurs brebis. En réponse, les camarades à l’extérieur bloquent les flics dans la mairie, et dressent une échelle qui permet une circulation entre la rue et les étages de la mairie.

20h : l’échelle est dressée. Les paysans descendent par l’échelle pour nourrir leurs bêtes. De nouveaux camarades nous rejoignent.

21h : les gendarmes se gazent eux-mêmes par accident.

22h10 : Saint-Affrique, Sud-Aveyron, on tient toujours la Mairie PS, on doit monter et descendre par une échelle, ce qui n’a pas fait peur à un monsieur de 82 ans, qui est monté avec sa canne en main. Ça discute de comment on continue, comment on étend la zad ici ! En tous cas, on lâchera pas, et on soutient tous ceux qui se font actuellement gazer à NDDL. Du Sud Aveyron ET ALENTOURS : venez les plus nombreux possibles !!!!!

22h45 : grâce au soutien d’aides extérieures (nourriture et cie : ), nous maintenons cette occupation joyeuse. Une projection video en façade de la mairie a lieu. Nous avons bien sûr une pensée pour nos camarades Zadistes, et continuons l’occupation.

La ZAD c’est chez vous, et maintenant c’est chez nous aussi.

Des maisons expulsées, des mairies occupées ! … une mairie PS occupée !!

En réactions aux expulsions, la mairie de Saint-Affrique (12400, contreforts du Larzac…) a été prise d’assaut par une centaine de manifestants pacifistes qui occupent actuellement les locaux. Pour l’insstant, pas de grabuge…

Depuis 16h, occupation de la mairie PS de Saint-Affrique. Nous invitons les sud-Aveyronnais motivés à nous rejoindre. Soutien à vous la ZAD, ne lâchez rien ! Des maisons expulsées, des mairies occupées !

2h25 du matin : une brigade de 60 CRS, en tenue complète, expulse la trentaine de manifestants de la mairie. M. Fauconnier va pouvoir prendre son avion.

À 2h30 du matin, la cinquantaine de personnes occupant la mairie de Saint-Affrique (12) depuis 16h ont vu débarquer la préfète accompagnée d’une masse de CRS (13 cars ?). La porte de la salle du conseil a été barricadée mais a fini par céder à l’assaut des CRS. Après quelques grenades lacrymogènes et échanges peu cordiaux, nous avons été sortis manu militari. Deux camarades ont été embarqués, ils sont toujours en garde-à-vue pour des motifs encore inconnus (bousculade ?), l’un à la Cavalerie, l’autre à l’aire du Viaduc, semble-t-il. Un appel à soutien sera lancé en début d’après-midi.

Zone À Défendre


Interpellations et nuit agitée à la mairie

De mémoire Saint-Affricaine, il y a longtemps que la bourgade n’avait connu un tel raffut. Dans la nuit de vendredi à samedi, en marge de manifestations qui se sont déroulées dans la région nantaise, une trentaine d’opposants au futur aéroport de Notre-Dame des Landes s’est barricadée dans la salle du conseil de la mairie,après avoir rencontré le premier magistrat et sénateur de la ville Alain Fauconnier. L’élu a confirmé son soutien au projet gouvernemental, et par la suite les manifestants ont décidé d’occuper la mairie. Dès 17 h 30, plus personne ne pouvait alors pénétrer dans les lieux, la trentaine de gendarmes présents sur place ayant bouclé le site. Les manifestants cloîtrés ont été ravitaillés tout au long de la soirée via une échelle disposée depuis le balcon de la pièce. Des vidéos ont aussi été projetées sur un drap.

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Les manifestants ont bloqué l’entrée de la salle du conseil en poussant tables et chaises alors que sur la place de la mairie, les CRS étaient prêts à intervenir.

Évacuation par les CRS

Selon les informations de la sous-préfète de Millau Anne Ballereau, vers deux heures du matin, sur réquisition du sénateur maire Alain Fauconnier, 70 CRS venus de Toulouse ont procédé à l’évacuation de la salle en poussant la porte avec des barres de fer. De l’autre côté les opposants, des jeunes en majorité, se sont en effet barricadés à l’aide de tables et chaises. Sur le parvis, les manifestants ont ensuite été pris en photo. Par ailleurs, de nombreux dégâts ont été constatés sur place. « Le but était de montrer que toute la France se mobilise », témoigne Raymond Fabrègue, membre de la confédération paysanne, présent sur les lieux. Le retour au calme s’est produit vers 2h20 du matin place de la mairie.

Le combat continue puisque le comité de soutien à Notre-Dame-des Landes/Nord Aveyron appelle à un rassemblement devant la préfecture de Rodez à 16h30, lundi alors qu’une mobilisation est attendue mardi à Millau.

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Une centaine d’opposants au projet « d’Ayrault port » de Notre-Dames-des-Landes a occupé le hall de la mairie, lundi soir.

Le chiffre : 2
interpellations de manifestants ont eu lieu dans la nuit de vendredi à samedi. Après garde à vue, les opposants ont été relâchés hier.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (Carine Caussieu, LaDepeche.fr, 25 novembre 2012)

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[Révolution égyptienne] NO PASARAN ! Les Cairotes retournent place Tahrir

NO PASARAN ! Les Cairotes retournent place Tahrir

En dépit de la défection du suprême conseil des juges et leur acceptation d’un compromis avec Morsi El Ayat, l’ensemble des forces politiques maintiennent leur position, rejet total de la déclaration constitutionnelle, et grande mobilisation pour demain [mardi 27 novembre].

Tout le peuple égyptien dira à El Ayat demain qu’il ne tolérera plus un nouveau dictateur.

Tahrir grouille déjà par ses occupants, le peuple égyptien ne cèdera pas.

NO PASARAN !

Galila El Kadi – Mailing, 27 novembre 2012


(…) Les adversaires du « nouveau Pharaon d’Égypte », comme le surnomment ses détracteurs, doivent protester en masse ce mardi. Pour « éviter des affrontements », les islamistes ont décidé d’annuler leur manifestation le même jour. Selon un dirigeant non identifié du FMI cité par l’agence de presse Ahram, les violences observées depuis quelques jours au Caire pourraient menacer le déblocage d’un crédit de 4,8 milliards de dollars, décidé le 20 novembre après des mois de négociations et qui serait crucial pour le financement du déficit budgétaire du pays, équivalent à 11  % du PIB l’an dernier.

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Les opposants au président Morsi rassemblés place Tahrir au Caire, le 25 novembre 2012.

La perspective de ce crédit du FMI, ainsi que le début de transition démocratique illustré par l’élection de Mohamed Morsi en juin dernier lors du premier scrutin présidentiel à peu près libre de l’histoire du pays, avaient rassuré les investisseurs ; la Bourse du Caire avait enregistré jusqu’à ces derniers jours un gain impressionnant de 46 % depuis le début de l’année. Mais la confusion institutionnelle et le risque de nouvelles émeutes ont fait dévisser la Bourse du Caire de 10  % dimanche, la plus forte baisse enregistrée depuis la chute d’Hosni Moubarak en février 2011. La Bourse s’est reprise de 2,6 % hier, «  Cette semaine sera cruciale pour le futur de l’Égypte », a résumé hier Teymour El Derini, directeur de Naheem Brokerage. « Les investisseurs seront préoccupés de voir du sang dans les rues, le gouvernement devrait donc initier un dialogue politique pour résoudre la crise », ajoutait Sherif Othman, de Arab Bank corp.

Leur presse (Yves Bourdillon, LesEchos.fr, 27 novembre 2012)

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[Jeudi 29 novembre à Nantes] AG autour de la métropole Nantes/Saint-Nazaire et de ses conséquence sur notre territoire

Nous vous invitons à venir nombreux-ses pour discuter en AG de la métropole Nantes/Saint-Nazaire et de ses conséquences sur notre territoire :

le Jeudi 29 novembre : 19h30 à B17 à Nantes.

L’aéroport s’inscrit dans l’aménagement du territoire de la métropole Nantes/Saint-Nazaire. Il existe beaucoup d’autres projets dans cette zone qui rencontre des oppositions comme le parc Mercœur, les ponts de franchissement de la Loire, le tram/train, les chronobus, les plans de parking et de circulations, le nouveau périphérique, le centre-ville pacifier, Nantes Capital Verte et tant d’autres…

Nantes, dans sa course au développement, a pour ambition de créer la métropole la plus étendue de France en faisant se rejoindre Nantes et Saint-Nazaire. Comme dans beaucoup d’autres villes, et à grands renforts d’événements tels que Nantes Estuaire ou Voyages à Nantes, il y a la volonté de conquérir des terres jusque là peu « attractives ».

Leur but est d’y attirer certaines franges aisées de la population Nantaise afin d’amorcer l’urbanisation, le bétonnage et l’implantation d’une nouvelle culture. Ainsi tout le territoire se retrouverait compartimenté en espaces dédiés à une seule activité : pôle financier avec Euronantes, loisirs et créativité sur l’île de Nantes, banlieues et zones dortoirs dans certaines campagnes, agriculture parquée en Brière, etc.

Les décideurs, Ayrault et Auxiette en tête, assument ainsi d’avoir déjà planifié l’aménagement du territoire de la métropole jusqu’en 2030 avec une pseudo-concertation de la population.

Cette pratique de démocratie participative est un outil bien connu des municipalités PS. Elles laissent croire comme lors des enquêtes publiques que la population pourrait donner son avis et changer des choses. Mais les décisions sont déjà prises ailleurs, et tout cela n’est qu’une opération de communication.

Nous ne croyons pas à leur démocratie, et préférons celles que nous construisons ensemble dans cette lutte, au sein de l’AG, de nos collectifs et entre eux.

Nantes s’est lancée dans la compétition acharnée qui sévit entre les métropoles européennes. Chaque métropole cherche à se démarquer des autres en se créant de la singularité. Dans le cas de Nantes, après la culture, c’est l’écologie qui est devenue l’argument marketing. Ainsi Nantes a décroché son titre de capitale européenne de l’écologie en mentant sur le dossier de l’aéroport soit-disant HQE.

Cela ne l’empêche pas pourtant de raser des arbres centenaires au parc Mercœur ou encore de planter des vergers dans le centre ville qui sont destinés à être arrachés à la fin de l’année. Ceci nous ferait bien rire, si ce n’était représentatif de la nouvelle mode du capitalisme vert. L’écologie sauce capitalo devient un lobby, un marché juteux et un moyen de contrôle de la population.

Le projet de métropole Nantes Saint-Nazaire rencontre des oppositions dans différents bourg qui sont concernés par un de ses projets. Ainsi les résistances contre le tram-train, contre les nouveaux franchissements de la Loire, contre la destruction du parc Mercœur, ou encore les luttes paysannes montrent que ces projets ne sont pas les bienvenus. Comme autrefois au Carnet, au Pellerin, et lors des velléités d’agrandissement de la raffinerie de Donges.

Le CNCA est un collectif Nantais présent sur la lutte de l’aéroport depuis maintenant plusieurs années. Nous nous sommes rencontréEs autour de la lutte contre le projet d’aéroport. Nous souhaitions porter cette lutte au cœur de la métropole Nantaise.

Assez vite lors de nos discussions, nous nous sommes rendu compte que la question de l’aéroport n’était qu’un maillon de projets bien plus larges. Ils touchent tous les territoires et leurs habitants entre Nantes et Saint-Nazaire.

Dans un premier temps, nous avons écrit et diffusé un journal, Nantes Nécropole, qui nous a permis de définir plus précisément nos positions politiques et mieux cerner les enjeux que représente cette organisation du territoire, voulue par quelques élites. Vous pouvez le trouver sur les tables de presse lors des manifs/actions/concerts contre le projet d’aéroport.

Nous organisons aussi des manifestations mensuelles dans le centre ville de Nantes, le dernier samedi en développant dans le tract qui accompagne l’affiche une thématique autour de la métropole en relation avec le projet d’aéroport. La prochaine aura lieu en janvier 2013. Vous êtes cordialement invités à nous rejoindre pour continuer cette mobilisation.

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[Chronique de Youv derrière les barreaux] « Dis-moi d’où tu viens qui tu es et je te dirai ce que tu vas faire et à quelle heure tu vas te faire fumer »

http://juralib.noblogs.org/files/2012/09/0513.jpg[7 avril 2012]
Mon hiéroglyphe

Solitude absolue pourtant 9 milliards d’habitants, ça pleure des larmes lacrymogènes dans un monde artificiel, l’amour s’achète mais l’honneur se gagne rachète-toi une conduite à l’auto-école, Candy se serait suicidée on l’aurait confondue avec Zahia, tu creuses ton trou avec ta salive pourtant assoiffé la gorge sèche garde tes forces pour chéhédé, top départ ils ont démarré ton sort s’est joué le jour de ta dernière hagra, t’as eu juste le temps de raconter ta dernière flûte à ton public, ils vont être les futurs témoins que Highlander n’était qu’une série, le cœur nu tu lui as offert la Lune mais elle voulait le Soleil, la nuit tombée elle veut un gosse mais elle porte un stérilet, face à tes gars t’es un soldat mais elle t’a fait signer l’armistice, dis-moi d’où tu viens qui tu es et je te dirai ce que tu vas faire et à quelle heure tu vas te faire fumer, quand tu parles à ta mère mets des gants, à son mariage t’as insisté et à son divorce t’as persisté… T’as beau parler cinq langues à quoi ça va te servir si vous êtes pas du même camp ? Maquille ton cœur avant de te ruiner chez Sephora car après la douche ton fond de teint disparaît et laisse place à la réalité, même en roulant à 300 km/h au volant de ton Porsche tu es sur la même autoroute que ce Clio que tu viens de dépasser, l’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt OK bah autant pas dormir du tout alors, tes rêves sont fleuris par un mytho, arrosés par l’espoir et cueillis par ton mari, la douleur t’a aveuglé, des pansements à l’eau de Javel t’as dû accepter, rien ne vaut le bonheur qui est né de rien de poussière et d’en faire un empire, prends-moi comme je suis et je ferai de ta vie ce que nous serons, c’est ce qu’elles veulent entendre, tends l’oreille écoute et vis au rythme de ses pas, j’ai vidé mon chargeur sur trahison il m’a présenté méfiance rancune et amertume, ta vie tourne en boucle dans un manège fais le ménage refais le casting, avant de bâtir l’avenir faut détruire et se débarrasser de ce passé et arrête de me dire que ta défaite est ton mektoub pfffff, tu regardes dans les yeux cette mère que tu vas briser en ôtant la vie de son fils, tu brasses des liasses de poisse et tu embrasses le sheïtan à pleine bouche tu refourgues la neige éternelle, le deuil de ta cagnotte tu vas faire entre quatre murs ou quatre planches le diable te fera un prix de gros une ristourne tu vas mourir au mitard à ses pieds, enchaîné jusqu’à ta dernière demeure, ta vie contenue dans le kleenex de ta compagne que tu as laissée délaissée, ton ex-ami lui fait du pied, elle a refait sa vie dans les bras de ton pote aïe, du fin fond de ta Voie lactée tu hurles de douleur hé ouais mec fallait ranger ta X-box.

Ce qui est fait est fait et n’est plus à refaire.

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[Notre-Dame-des-Landes/Les Lilas] « Nique tous les pouvoirs »

(93) Nik tous les pouvoirs : vitres local PS explosées

Les Lilas (93), nuit du 18 au 19 novembre 2012, les vitres du local PS ont toutes été explosées. Deux tags sont apparus : « Nique tous les pouvoirs » « Z ».

Le SIT aura beau nous courir après, nous marcherons tranquillement.
Revenge for the ZAD, attaquons là où ils ne nous attendent pas.
Détruisons tout ce qui nous détruit !

Avec un Z comme…

Indymedia Nantes, 26 novembre 2012

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[Savoir-faire français] La partie émergée de l’iceberg

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Que fait la Police ? n° 92 – décembre 2012

La police n’est pas la solution C’est seulement le problème !

De juin 1994 à ce mois de décembre 2012, nous avons publié, mois après mois, avec une ponctualité d’horloge, 187 numéros de Que fait la Police ? En version papier jusqu’en juin 2006, puis sur Internet, notre volonté ne s’est jamais démentie : présenter la police pour ce qu’elle est, une force d’intervention ayant toujours ignoré la prévention, préférant la brutalité opérationnelle. Durant les dix-huit années écoulées, quelque 7000 informations ont été regroupées dans ce bulletin unique en son genre. Mis à part l’éditorial mensuel, nous avions fait le choix délibéré de nous limiter à fournir une information brute, collectée dans la presse, en évitant de trop la commenter. Pour faire connaître les exploits d’une police qui se voudrait tutrice d’une société suspecte à ses yeux, nous nous sommes simplement contentés de réaliser un travail d’agence de presse.

En rassemblant ces « faits divers », dus à une police, plus souvent hors-la-loi que réellement républicaine, nous avions estimé nécessaire de bien montrer le danger représenté pour nos libertés d’une police qui prétend disposer de droits sans accepter les devoirs qui lui incombent. À de nombreuses reprises, nous avons tenté d’alerter l’opinion publique sur la violence des forces de l’ordre, particulièrement au travers d’une pétition demandant la dissolution des BAC, qui devait recueillir plusieurs milliers de signatures. Au fil des mois et des années, notre travail a semblé porter ses fruits puisqu’à l’heure où nous modifions le contenu de ce bulletin, notre site Internet reçoit près d’un millier de visites par jour. Certes, si nous sommes persuadés avoir fait œuvre de salubrité publique, il n’en reste pas moins que nous n’avons peut-être pas fait évoluer une société de plus en plus policière – il faut être lucide. Pourtant, la certitude est forte que notre intervention n’a pas été inutile. S’il y a un souhait à exprimer, c’est que d’autres – plus jeunes – prennent la suite du chercheur fatigué…

À partir du 1er janvier 2013, nous changeons de formule. Tous les quinze jours, sous ce même titre de Que fait la Police ?, nous tenterons d’analyser, de façon informelle, la nature du monde policier opérant sous un pouvoir plus ou moins socialiste…

Maurice Rajsfus – Éditorial du bulletin Que fait la police ? numéro 65, décembre 2012

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[Notre-Dame-des-Landes] Demandez la dernière édition d’Ouest France !

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Source : ElodieChatelais sur Twitter

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[Révolution tunisienne] Bas les pattes sur les tagueurs du groupe Zwewla !

Zwewla, le graffiti se révolte

Le Z noir des graffeurs bazardé sur les murs des villes tunisiennes n’est pas sans rappeler le Z vengeur du héros Zorro. Comme le personnage, l’histoire d’Oussama Bouagila et de Chahine Berriche est celle d’un engagement en faveur des plus défavorisés, des oubliés de la révolution. Excepté que la réalité a vite rattrapé ces deux jeunes étudiants tunisiens, membres du mouvement « Zwewla » [« Pauvres » – NdJL]. La nuit du 3 novembre, ils ont été interpellés par la police en train de faire des graffitis sur les murs de Gabès. Ils sont accusés d’avoir diffusé de fausses nouvelles [sic] portant atteinte à l’ordre public. Leur procès se déroulera le 5 décembre avec plusieurs accusations qui criminalisent l’art de la rue.

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ENTERRÉ VIVANT

Les deux jeunes tagueurs sont aussi accusés de taguer sans autorisation sur les murs de bâtiments publics, d’avoir violé l’état d’urgence [sic]. (…)

Depuis quelques semaines, les réseaux sociaux et des activistes tunisiens expriment leur soutien à la cause du mouvement « Zwewla ». Le réseau rassemble de jeunes étudiants, chômeurs et même travailleurs tunisiens de différentes régions en Tunisie. Ils se considèrent « marginalisés », « oubliés » ou plutôt « trahis » par les élections. Elles n’ont pas mené, d’après eux, à une transition politique véritablement démocratique et en faveur des classes sociales les plus défavorisées.

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JUSQU’À QUAND LES PAUVRES SERONT-ILS PIÉTINÉS ?

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LE PAUVRE A DEMANDÉ ET INSISTÉ, ET LE JEU S’EST AVÉRÉ ÊTRE UN JEU DE CHAISES

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LE PAUVRE EST ARRIVÉ À LA SOURCE ET IL N’A PAS PU BOIRE

Oussama, étudiant en Master de droit des affaires, et initiateur du mouvement « Zwewla » explique que derrière le graffiti, s’exprime clairement une revendication sociale :

« Nous avons fait ce mouvement de graffiti parce que personne ne parle de nous, de nos problèmes de chômage, de pauvreté et de marginalisation. Nous avons donc décidé de parler par nous-mêmes. Pourquoi le graffiti ? Parce que le graffiti est plus accessible au Tunisien qui n’a pas Facebook par exemple. » (…)

« (…) Je demande à tous les Tunisiens de venir nous soutenir le jour du procès et même avant pour montrer au monde entier que la révolution tunisienne est loin d’être finie » explique Oussama (…).

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LE TRAVAILLEUR ET LE CHÔMEUR CONTRE L’INJUSTICE ET L’EXPLOITATION

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RÉVOLUTION DE L’INDIGNITÉ ET SOMMEIL DES CIMETIÈRES

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VOTRE CONSTITUTION EST AU-DESSUS DE TOUS, ET VOUS MONTEZ SUR LE PAUVRE

Publié par une « journaliste-militante-blogueuse » (Henda Hendoud, blog Tawa fi Tunis, Slate Afrique, 19 novembre 2012)

Source de la sélection de photos : mur Facebook de Zwewla

Publié dans Graffitis divers, L'insurrection tunisienne et ses suites | Marqué avec , , | Commentaires fermés sur [Révolution tunisienne] Bas les pattes sur les tagueurs du groupe Zwewla !

[Afrique du Sud] Toujours plus

« Nous devons nous engager avec les syndicats pour aborder la question de la productivité ; lorsque les emplois sont affectés, vous constaterez que les syndicats vont parler de la productivité », a déclaré Mabena conseiller en développement des compétences à la Chambre des Mines.

Des milliers de licenciements pourraient avoir lieu dans l’industrie minière dès le premier trimestre de l’année prochaine, a déclaré Bheki Sibiya, le directeur général de la Chambre des Mines à la presse vendredi et que le chiffre pourrait atteindre plus de 10’000.


More job losses on cards for miners

Thousands of retrenchments could take place in the mining industry in the first quarter of next year. Bheki Sibiya, the chief executive of the Chamber of Mines, told the Cape Town Press Club on Friday that the figure could rise above 10’000.

While the current low levels of profitability were affecting job security, the ongoing talk about nationalisation was having a negative impact on job creation. For this reason, said Sibiya, next month’s ANC conference in Mangaung was very important to the mining sector.

“The conference is going to take a decision about the dreaded ‘N’ word; until we deal with the ‘N’ word, jobs will continue to be lost,” said Sibiya, adding that he believed the ANC would take the right decision. “There isn’t one single example anywhere in the world where mineral nationalisation has worked.”

Sibiya said 59 percent of South Africa’s gold and platinum mines were operating at break-even or at a loss and productivity in the sector was a big challenge for management.

Vusi Mabena, the skills development adviser at the chamber, acknowledged there was a sense of entitlement among workers who felt that, because they had been so badly treated over the years, they were now entitled to get large salary increases. “We need to engage with the unions to address the issue of productivity; when jobs are affected you find that the unions will talk about productivity,” Mabena said.

Sibiya said the two major issues dominating the industry were the Marikana crisis and the ANC’s Mangaung conference. He said there was a sense of “deep shame and embarrassment in the industry” about the events at Marikana. “Never should this sort of tragedy, or the conditions that prevailed, occur again.”

Sibiya said the two important “subtexts” around Marikana were the living-out allowance and the migrant labour system. The companies were reviewing the allowance in conjunction with all the unions. “It may be necessary to build up a stock of houses.”

He described the migrant labour system as “an unfortunate consequence” of the way the industry had developed. “It shouldn’t have developed that way but it did, and now we must deal with it.” He said the use of migrant labour “will diminish significantly” over time.

Sibiya said the status quo regarding labour brokers could not continue. “They need to be regulated but should not be banned.”

A lekgotla held recently to discuss productivity in the sector had identified a number of issues that would have to be addressed if the local industry was to become internationally competitive, Sibiya said. The capacity of the local authorities to deliver would have to be improved; there needed to be a disciplined approach to electricity pricing; regulatory authorities had to be strengthened so that they did what they were supposed to do; and infrastructure had to be developed.

Sibiya said the lack of railway lines in the Northern Cape meant that only a small percentage of the province’s high quality manganese was exported. He said the industry had been told that product had to be exported through Coega at a cost of R1000 a ton instead of through Saldanha, which would cost R420 a ton.

Presse esclavagiste (Ann Crotty, IOL.co.za, 26 novembre 2012)

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[Nigeria] Vive le van, Vive le van, Vive le vandalisme

Le Nigeria attribue la pénurie de pétrole aux actes de vandalisme sur les pipelines

La présidence nigériane a estimé que les actes de vandalisme sur les pipelines coûtent au pays 105 milliards de nairas, soit 660 millions de dollars, par an, en plus d’être responsables de l’aggravation de la pénurie de pétrole à travers le pays.

Selon la presse locale, citant sous le sceau de l’anonymat, un responsable de la présidence, la destruction des pipelines utilisés pour pomper les produits pétroliers vers les dépôts à travers le pays freine l’approvisionnement en produits.

Les Nigérians ont vécu une pénurie de pétrole ces derniers temps, les stations d’essence ne disposant plus de pétrole à vendre.

« Les difficultés d’approvisionnement et de distribution de pétrole vécues actuellement par les Nigérians sont imputables aux récents actes de vandalisme de nos produits à Arepo, où les ingénieurs de la Pipeline Products and Marketing Company (PPMC) qui s’y sont rendus pour des travaux de réparations ont été victimes de tirs et trois d’entre eux y ont laissé leur vie. En conséquence de ces problèmes de sécurité, PPMC n’a pas encore accédé aux points vandalisés pour effectuer les réparations nécessaires », a déclaré ce responsable.

« PPMC est prête à pomper tous les produits vers les dépôts situés dans toutes les régions du pays. Elle est obligée de recourir à d’autres méthodes pour rendre les produits disponibles uniquement quand les pipelines ne sont pas fonctionnels. En l’absence de sécurité, les vandales ont le champ libre et empêchent les pipelines de fonctionner correctement », a-t-il ajouté.

Le réseau de pipeline (plus de 5000 km) à travers le Nigeria est régulièrement attaqué par les vandales qui cherchent à voler les produits pétroliers, entraînant ainsi la fermeture de ces pipelines.

La dernière attaque s’est produite dans le village d’Arepo, près de Lagos, bloquant ainsi l’approvisionnement à partir des installations d’Atlas Cove Jetty, au large de la capitale économique, vers les autres parties du pays.

Leur presse (Panapress, 26 novembre 2012)

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[Notre-Dame-des-Landes/Paris] Résumé de mon week-end en garde à vue pour dégradation légère

RÉSUMÉ DE MON WEEK-END EN GARDE À VUE POUR DÉGRADATION LÉGÈRE
À DIFFUSER LE PLUS LARGEMENT POSSIBLE

Bonjour à tou-te-s,

Vous que je connais de prêt ou de loin, de XXX, de XXX ou d’ailleurs, je vous transmets le résumé de mes 62h de « privation de liberté », (48h de garde-à-vue puis 14h de dépôt du Palais de Justice) à Paris entre le vendredi 16 et le dimanche 18 novembre 2012.

Ceci pour « dégradation légère de bien privé en réunion » (5 affiches collées et quelques phrases écrites au feutre « Posca »). Comme c’est politique (contre le projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes), ça passe mal… et on nous le fait payer. Assez cher.

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TÉLÉCHARGER LE DOCUMENT

Diffusez-le, parlez-en, posez des questions, écrivez un article, postez-le sur facebook ou twitter : d’ici notre procès le 16 JANVIER 2013 AU TGI DE PARIS À 9H, il faut médiatiser le plus possible ce qui se passe en France sous ce gouvernement, que cela concerne Notre-Dame-des-Landes ou non.

Un rassemblement est organisé en même temps que notre jugement : devant le TGI, au 4, Bd du Palais, 75001 Paris à 8H30 le mercredi 16 janvier 2013. Nous avons besoin d’un maximum de monde pour montrer que nous ne sommes pas seuls face à la répression et que notre traitement est disproportionné par rapport aux faits reprochés.

Bonne journée

XXX – 26 novembre 2012

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[Le visage du capital] « Je veux que le propriétaire de l’usine soit pendu » (2)

Bangladesh : manifestation après un incendie qui a fait 122 morts près de Dacca

Plusieurs milliers d’ouvriers manifestaient lundi à Savar dans la banlieue de Dacca, la capitale du Bangladesh, pour réclamer justice après la mort de 122 ouvriers, samedi dans l’incendie d’une usine de confection de vêtements de cette zone industrielle.

http://juralib.noblogs.org/files/2012/11/207.jpgDes manifestants ont jeté des pierres sur des usines, endommagé des véhicules et bloqué une autoroute du secteur. Quelque 200 usines de la zone industrielle étaient fermés lundi en raison du mouvement de protestation.

L’incendie a éclaté en fin de journée samedi dans un bâtiment de sept étages appartenant à la compagnie Tazreen Fashions. Selon le commandant Mohammad Mahbub, chef des opérations de secours, 100 corps ont été retrouvés tôt dimanche matin dans les décombres. Douze autres personnes, qui avaient tenté de fuir les flammes en se jetant du haut du bâtiment, ont succombé à leurs blessures.

La plupart des victimes ont été piégées dans l’usine, qui n’avait pas assez d’issue de secours selon les sauveteurs. Les syndicats au Bangladesh, pays qui compte environ 4.000 usines de vêtements, dénoncent depuis longtemps les mauvaises conditions de travail et le manque de mesures de sécurité.

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L’exportation de vêtements rapporte environ 15 milliards d’euros chaque année au Bangladesh. La production est surtout distribuée aux États-Unis et en Europe.

Presse esclavagiste (Sipa-AP, 26 novembre 2012)


Ashulia garment units announce ‘holiday’

All garment factories in Ashulia industrial zone announced daylong closure on Monday to avoid any untoward incident as workers agitated over Saturday’s fire that claimed at least 110 lives.

The announcement came as thousands of workers reportedly took to the street accusing factory owners of ‘killing’ workers by not taking adequate security measures to prevent accidents in their workplaces.

Fires in garment factories are a common phenomenon in Bangladesh, which is often blamed on poor security measures.

« Authorities of all apparel factories in Narsinghapur, Nischintapur, Beron, Ghoshbagh, Baipail and Palashbari area announced a daylong closure to avoid any untoward incident, » Deputy Director of Ashulia Industrial Police Moktar Hossain told bdnews24.com. (…)

Ashulia industrial belt hosts over 350 factories out of around 3,500 factories in Bangladesh. (…)

In December 2010, at least 25 people were killed in a fire in the same industrial area. On Feb 23, 2006 a fire in the KTS Textiles and Garments had claimed 54 lives in Chittagong.

Presse esclavagiste (bdnews24.com, 26 novembre 2012)


Bangladesh : incendie circonscrit dans une usine textile, des ouvriers manifestent

Les pompiers ont circonscrit lundi un nouvel incendie dans une usine de confection au Bangladesh tandis que des milliers d’ouvriers manifestaient pour réclamer de meilleures conditions de sécurité après la mort de 110 employés dans le pire sinistre qu’ait connu le secteur textile dans le pays.

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Le deuxième incendie, qui n’a pas fait de victime, s’est déclaré lundi matin à Dacca dans un bâtiment de douze étages abritant quatre entreprises de confection, moins de 48 heures après un gigantesque feu qui a ravagé une autre usine près de la capitale.

« La plupart des ouvriers ont défoncé des grilles au dernier étage et ont réussi à se mettre en lieu sûr dans un bâtiment voisin », a déclaré à l’AFP le commissaire adjoint de la police du district de Dacca, Nisharul Arif. « Il n’y a aucun blessé et nous avons maintenant maîtrisé l’incendie, qui s’est déclenché au premier étage, où il y avait des vêtements en acrylique inflammables », a-t-il précisé.

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Des milliers d’ouvriers de l’industrie textile manifestaient lundi pour réclamer de meilleures conditions de sécurité après le sinistre qui s’est déclenché samedi soir, pour une raison encore inconnue, dans l’entrepôt situé au rez-de-chaussée de l’usine Tazreen Fashion, à une trentaine de kilomètres au nord de Dacca. (…)

« Les ouvriers de plusieurs usines ont quitté le travail pour rejoindre la manifestation. Ils veulent que les propriétaires de Tazreen reçoivent une punition exemplaire », a déclaré le chef de la police de Dacca, Habibur Rahman.

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La police a ouvert une enquête pour homicide involontaire. Les recherches, couplées à deux autres enquêtes gouvernementales, cherchent à déterminer les responsabilités des propriétaires des usines. « Nous n’épargnerons personne », a promis un responsable de la police locale, Badrul Alam.

La Première ministre, Mme Sheikh Hasina, devait annoncer un jour de deuil national pour mardi tandis que de nombreuses usines sont restées fermées lundi.

L’inhumation collective de 59 employés n’ayant pas été identifiés en raison de leurs brûlures devait avoir lieu lundi dans un cimetière public situé dans le sud de Dacca. « Nous conservons des échantillons d’ADN des ouvriers pour pouvoir identifier leurs proches en vue d’indemnisations », a déclaré le commissaire de police du district de Dacca, Yusuf Harunhe.

Selon le site Internet de Tuba Group, la maison-mère de Tazreen Fashion, l’usine employait 1.630 personnes et fabriquait des polos, des T-shirts et des vestes. Le bâtiment comptait 60 détecteurs de fumée, plus de 200 extincteurs et 18 tuyaux pour la lutte contre les incendies, indique le site.

De nombreuses usines textiles tournées vers l’exportation sont dotées d’installations électriques défectueuses et de mesures de sécurité très laxistes.

Selon la Clean Clothes Campaign, une association de défense des travailleurs du textile dont le siège se trouve à Amsterdam, au moins 500 employés du secteur sont morts dans des incendies au Bangladesh depuis 2006. Les firmes étrangères « savent depuis des années que nombre des usines avec lesquelles elles choisissent de travailler sont des pièges mortels », a dénoncé Ineke Zeldenrust, porte-parole de l’association. « Le fait qu’elles n’agissent pas s’apparente à de la négligence criminelle », a-t-elle estimé.

Le Bangladesh est un des principaux centres de production textile en Asie, en raison de la modicité des salaires ouvriers et d’une main d’œuvre abondante. Le pays est devenu le deuxième exportateur au monde de vêtements, pour un total de 19 milliards de dollars en 2011. Le secteur représente 80% des exportations du Bangladesh.

Presse esclavagiste (Agence Faut Payer, 26 novembre 2012)


(…) Workers of Tazreen Fashions and residents blocked roads and forced the closure of other factories in the industrial suburb of Ashulia, where the huge fire started on Saturday, demanding that those responsible for the disaster be punished.

“I haven’t been able to find my mother,” said one worker, who gave her name as Shahida. “I demand justice, I demand that the owner be arrested.” (…)

Presse esclavagiste (Reuters, 26 novembre 2012)


(…) Bangladesh Garment Manufacturers and Exporters Association (BGMEA) has announced compensation of Tk. one lakh (Rs.68, 150) each to victims’ families. The district administration has announced to provide Tk. 20,000 (Rs.13, 630) to the families of the deceased as funeral costs. (…)

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Presse esclavagiste (Haroon Habib, TheHindu.com, 25 novembre 2012)


(…) Mohammad Ripu, a survivor, said Monday that he tried to run out of the building when the fire alarm rang but was stopped. « Managers told us, ‘Nothing happened. The fire alarm had just gone out of order. Go back to work,' » Ripu said. « But we quickly understood that there was a fire. As we again ran for the exit point we found it locked from outside, and it was too late. » Ripu said he jumped from a second-floor window and suffered minor injuries.

Mahbub said the fire broke out on the ground floor, which was used as a warehouse, and spread quickly to the upper floors. He said many workers who retreated to the roof were rescued, but dozens of others were trapped; firefighters recovered 69 bodies from the second floor alone. (…)

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The Bangladesh Garment Manufacturers and Exporters Association said it would stand by the victims’ families and offered 100,000 takas ($1,250) to each of the families of the dead. The association’s acting president, Siddiqur Rahman, said on a talk show late Sunday that Tazreen’s owner was to meet with group representatives on Monday.

« We will discuss what other things we can do for the families of the dead, » Rahman said on Rtv, a private television station. « We are worried about what has happened. We hope to discuss everything in detail in that meeting. »

Presse esclavagiste (AP via VancouverSun.com, 26 novembre 2012)


Industrie textile
112 ouvrières d’un sous-traitant d’Auchan et Carrefour brûlées vives

Occupées à confectionner des tee-shirts, des polos ou des vestes polaires, 112 personnes sont mortes dans l’incendie de leur usine — Tazreen Fashions, à Dakha, au Bangladesh. Le groupe Tuba qui possède l’usine travaille notamment pour les marques Carrefour, Pimkie, Go Sport, Casino, Auchan et C&A [Voir la liste des entreprises travaillant avec Tuba Group, propriétaire de l’usine]. Prises au piège des flammes, la plupart des employés de l’usine, majoritairement des femmes, ont été brûlés vifs, d’autres ont été contraints de sauter par la fenêtre pour s’échapper et ont fait des chutes mortelles.

D’après les premières informations obtenues sur place, l’incendie aurait été causé par un court-circuit électrique, comme plus de 80% des incendies recensés par le Collectif Éthique sur l’étiquette dans le pays. Des pompiers ont en outre indiqué que le bâtiment ne disposait pas de suffisamment d’issues de secours, toutes condamnées par l’incendie.

Ces défauts de sécurité sont dénoncés depuis de nombreuses années par le collectif. En six ans, plus de 500 personnes ont trouvé la mort dans des incendies d’usines d’habillement au Bangladesh, selon le recensement des associations Peuples solidaires et Action Aid, qui lancent un appel à solidarité. Carrefour, Pimkie, Go Sport, Casino, Auchan, C&A et cie savent que beaucoup des usines avec lesquelles elles travaillent sont des pièges mortels. Et pour Fanny Gallois, coordinatrice des appels urgents du collectif Éthique sur l’étiquette, « leur inaction face à ce problème est une négligence criminelle ». Selon le quotidien britannique The Guardian, C&A, principal donneur d’ordre de l’entreprise, n’a pas souhaité répondre.

En lien avec d’autres organisations syndicales et ONG bangladaises et internationales, le collectif a développé un programme de sécurité et de prévention des incendies contraignant et transparent. Il prévoit notamment des inspections par des experts indépendants ; l’obligation de rénover et réparer les locaux et matériels qui ne seraient pas aux normes ; la prise en compte, dans les contrats avec les fournisseurs, du coût lié à la sécurisation des usines. Il est enfin assorti de l’obligation juridique, pour les marques qui l’acceptent, de respecter leurs engagements. Pour le moment, aucune marque française ne l’a signé. Au Bangladesh, le salaire minimum d’une ouvrière du textile est de 38 dollars par mois.

Nolwenn Weiler – Basta ! Agence d’informations sur les luttes environnementales et sociales, 27 novembre 2012


Bangladesh : Après le massacre, la colère

Des milliers et des milliers d’ouvriers ont manifesté lundi 26 novembre dans les rues de Dacca après l’incendie d’une usine de confection Tazreen Fashion qui a causé la mort d’au moins 112 travailleurs et plus de 200 blessés. Les protestations ont bloqué l’importante zone industrielle d’Ashulia, au nord de Dacca, où les travailleurs ont bloqué des routes. À Savar, ville de la banlieue de Dacca où a eu lieu l’incendie, 200 usines environ ont été fermées par les protestations ouvrières.

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Les ouvriers demandent de véritables sanctions contre les patrons de Tazreen Fashion et l’amélioration des conditions de sécurité des travailleuses et travailleurs du textile.

Les témoignages commencent à affluer sur les conditions de travail et l’absence de sécurité à l’usine Tazreen Fashion, ne serait ce que l’absence de sortie en cas d’incendie.  Mohammad Ripu, rescapé de l’incendie, explique qu’il a tenté de quitter l’usine lorsqu’il a entendu l’alarme incendie, mais que les chefs ont dit de retourner au travail, que l’alarme était en panne… Et lorsque les ouvriers ont compris qu’il y avait vraiment un incendie, qu’ils ont voulu fuir… les portes étaient bloquées de l’extérieur et il était trop tard.

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Depuis 2005, plus de 700 ouvrières et ouvriers du textile, payés en moyenne 37$ par mois, sont morts dans des incendies d’usines au Bangladesh, tués par absence des règles minimum de sécurité, assassinés pour les profits du patronat local de la confection et leurs donneurs d’ordre occidentaux.

Solidarité ouvrière, 27 novembre 2012

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[Notre-Dame-des-Landes] « Vinci dégage, résistance et sabotage »

[Notre-Dame-des-Landes] Déchaînement de violence policière à la forêt de Rohanne. Valls kyste my Ass !!!

Déchaînement de violences policières dans la forêt de Rohanne. Plus d’une cinquantaine de blessé(e)s et plusieurs camarades disparu(e)s.

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Des terroristes casqués protègent les engins de destruction dans la forêt de Rohanne

Hier [samedi 24 novembre], tout au long de la journée les forces du désordre ont encerclé la forêt de Rohanne pour sécuriser les engins de chantier venus détruire les cabanes dans les arbres.

Les flics se sont placés le long de la D81 entre le carrefour de la Saulce et la Rolandière dès 4 heures du matin. Vers 6 heures, Ils envahissent, une nouvelle fois, la forêt afin de saccager nos lieux de vies.

La présence importante de personnes solidaires venues apporter leur soutien aux zadistes qui subissent la répression de l’État saucialiste depuis le 16 octobre n’a rien changé à la sauvagerie sans limite employée par les terroristes casqués.

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Les tirs tendus de nombreux gaz lacrymos, de gaz poivrés, de flash-balls, de grenades assourdissantes et de désencerclement, ainsi que les nombreuses arrestations et lynchages qui ont suivi n’ont en rien entamé la détermination de la résistance qui grossit de jours en jours sur la ZAD, partout en France et au delà.

Plus d’une cinquantaine de nos camarades ont été blessé(e)s plus ou moins gravement, par de nombreux tirs de flash-balls, des tirs tendus de lacrymo et des éclats de grenades incrustés dans les chairs. Plusieurs de nos potes ont été évacué(e)s par les pompiers vers des hôpitaux de la région.

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La flicaille a tout fait pour retarder voire empêcher l’évacuation des blessé(e)s, certain(e)s de nos camarades ont dû attendre plus d’une heure avant d’être évacué(e)s, les flics ayant bloqué l’accès aux camions de pompiers.

Les forces armées terroristes étaient bien là pour faire un carton avec leurs armes et blesser le maximum de personnes, peu importe leur âge. Des retraités se sont fait lyncher sous nos yeux ! Des enfants se sont vus abondamment gazés dans un contexte extrêmement dangereux vu les nombreux tirs tendus. De quel côté est l’irresponsabilité ?

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La présence sur place de nombreuses personnes âgées et d’enfants n’a en effet rien changée à la sauvagerie employée par les forces du désordre venues une fois de plus permettre aux engins de destruction des entreprises collabos de Vinci/AGO (grues, pelleteuses, manitous) de profaner la forêt en détruisant des cabanes et en déracinant de nombreux arbres.

Voir toutes les résistant.e.s sur place crier en chœur « Vinci dégage, résistance et sabotage » montre que la lutte prend un nouveau tournant et que toutes les personnes qui viennent sur la ZAD pour la rejoindre font toutes et tous les frais de la barbarie employée par les forces terroristes armées de l’État saucialiste.

Les condés ont finalement quittés la forêt aux alentours de 22 heures pour revenir envahir la ZAD 1 heure plus tard en bloquant à nouveau la forêt de Rohanne et le croisement de la Saulce afin d’attaquer les barricades dressées sur le chemin de Suez et empêcher toute réoccupation future de la forêt. La flicaille est toujours présente ce dimanche au carrefour de la Saulce. Occupation militaire 24 heures sur 24 sur la ZAD, donc.

Le gouvernement, qui semble bien naviguer à vue, a annoncé au travers du Ministère de l’environnement (sic) de l’agriculture et du transport dans la foulée un gel des défrichements sur la ZAD pour une durée de 6 mois ainsi que la mise en place d’une mission de coordination et caetera pouêt pouêt alors qu’au moment même les sbires de l’État policier saucialiste défonçaient littéralement des personnes de tous les âges dans un déchaînement de violence inouïe.

Foutage de gueule ou nouvelle provocation de l’État terroriste ripoux-blicain, peu importe. Rien n’entamera notre détermination à faire reculer ce Gouvernement dégénéré qui ordonne à ces chiens de gardes en armes de massacrer les activistes venus sur la ZAD en nombre défendre la forêt et les derniers lieux de vie encore debout.

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Des cordons bleus de poulets alignés dans la forêt

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Les engins de destruction protégés par les Play-Mobiles détruisent les cabanes…

La recherche d’une légitimité qui s’articulerait autour d’un soit disant état de droit, que l’État lui-même est le dernier à appliquer, montre aux yeux de toutes et de tous qu’il s’agit uniquement de permettre à un grand groupe comme Vinci de disposer de toute la force publique pour imposer à des populations révoltées par un monde politique aliéné un projet d’Aéroport absurde par tous les moyens.

Mettons l’État et Vinci/AGO à genou, jusqu’à ce qu’ils s’étouffent avec leur propre venin.

Nous vengerons nos potes qui se sont fait défoncer par la racaille policière.

Nous reconstruirons TOUT ce qui a été détruit ! Et plus encore !!!

Libération immédiate de tous nos camarades !

Valls, Ayrault, kyste my ass !

Vinci dégage,
résistance et sabotage !

Des habitant.e.s en résistance


Nantes, entre 8000 et 10’000 personnes en solidarité avec la ZAD. Nouvelles violences policières

À Nantes, près de 10’000 personnes se sont rassemblées en milieu d’après-midi vers 16 heures. Plusieurs cortèges ont défilé dans les rues en criant leur indignation face aux violences policières et destructions de nos lieux de vie qui se déroulent au même moment sur la ZAD.

Le cortège qui part en direction de la préfecture est très dense. Sur la route des zadistes déposent devant le siège du PS les centaines de gaz lacrymos qui ont été balancées par les Play-Mobiles depuis lundi matin.

Arrivés devant la préfecture, les canons à eau sont déjà là pour nous accueillir. La foule se précipite droit sur l’entrée pour monter les escaliers et installer les banderoles.

Les slogans fusent :

« Non à l’aéroport », « Ayrault démission », « Libérez la ZAD ! », « Tous à la ZAD ! »  et chantent en chœur « si t’es fier d’être CRS tape dans tes mains », « Vinci dégage, résistance et sabotage !! »

Les CRS bloquent l’accès, d’autres sont plus loin le long du bâtiment protégés par une grille et leurs camions. Les 8 dégénérés casqués postés en haut de l’escalier mettent en route le canon à eau au bout de 2 minutes, nous filment et balancent des bombes assourdissantes en mode gros bourrins. Ils visent aussi toutes les caméras des journalistes présents.

Un autre canon à eau et plusieurs camions s’installent sur l’autre côté du bâtiment pour bloquer l’accès à la mairie, 10 CRS nous chargent de ce côté, pendant que 15 camions arrivent en renfort sur le boulevard en face.

Au final une trentaine de fourgons sont garés devant le QG de la Préfecture ripoux-blicaine. Le squat devant la préfecture et les manifestations dans Nantes durent plusieurs heures. elles continuent plus tard dans la soirée dans les rues du centre. les keufs gazent et chargent des manifestants, des gens en terrasse des cafés, des passants sans distinction !

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Des enragés casqués bondissent hors de la forêt

La montée en violence de la flicaille est partout, il faut riposter, on ne se laissera pas faire par ce gouvernement terroriste qui agit actuellement au nom de l’état de droit, le comble de l’absurde !

Ces politiques qui viennent d’être élus, semblent être gagnés par la schizophrénie ! Comment un ministère de l’environnement, et de l’agriculture peuvent soutenir un projet d’aéroport inutile et néfaste ! Nous ne voulons plus de leur bétonnage morbide !

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Des Play-Mobiles gazent tout le monde sans distinction dans le pré qui fait face à la forêt

Les stratégies de désinformation de médias bourgeois sont à présent inefficaces, nous ne sommes plus dupes, le peuple est dans la rue et s’auto-organise. Il reprend l’espace qui lui est dû, la liberté qui lui est dûe, il ne quémande plus désormais ! Ce temps là est révolu.

C’est la solidarité qui gagne en force, avec tous les camarades sur les barricades, dans les cabanes, les squats, la rue qui se déchaîne, les camarades qui ont été lynchés par la milice de l’État depuis ces dernières semaines.

Nous sommes uni.e.s contre cette violence intolérable, dans la dignité d’un peuple qui se soulève contre les politiciens véreux et ce gouvernement au service du capital et de toutes les multinationales polluantes, nucléocrates, sociopathes, et criminelles.

La révolte a sonnée, ne nous laissons plus mettre à genoux et exploiter par cette oligarchie décadente.

Une zadiste révoltée du collectif de la Sécherie
Le dimanche 26 novembre

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Farandole devant les flics à la forêt de Rohanne

Toutes les informations et plus encore sont disponibles sur le site de la ZAD : Zone À Défendre – Tritons crété-e-s contre béton armé

Bob 92 Zinn, 25 novembre 2012

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Anti-répression 2.0

Indymedia Paris, toujours dans les bon coups [Voir par exemple ici, et ], a validé la publication d’un article nommé « Quelques conseils pratiques suite à l’arrestation de copains… » en date du mardi 20 novembre 2012, et signé « solidarités anarchistes ». Bien que nous ne voyons pas ce que peut bien faire l’anarchisme au beau milieu de ces 21 commandements de l’antirep 2.0, c’est aux consignes pratiques qui sont données là que nous voulons réagir pour les disqualifier au plus vite.

Il y a de quoi se questionner rien que par le choix des mots, dans ce communiqué écrit pour « rappeler deux ou trois bons procédés pour survivre lorsqu’on participe à une action politique », et écrit pour l’occasion parce que « deux copains ont été interpellés vendredi dans la nuit avant de passer deux jours et demi en détention » [Plus précisément en garde-à-vue, et sous l’accusation d’avoir écrit quelques phrases avec un feutre et collé quelques affiches contre la construction d’un aéroport sur une permanence locale d’un parti au pouvoir]. Il y a donc des procédés à suivre, des consignes qui viendraient d’on ne sait où, visiblement de personnes ayant déjà « survécu » à une « action politique », et c’est tout le bien que nous leur souhaitons, à nos survivants. Visiblement aussi, ces personnes sont extrêmement sûres d’elles-mêmes, de leurs affirmations précises et péremptoires qui ne s’encombrent jamais de toute l’histoire de la répression du mouvement révolutionnaire et des différentes petites « victoires » obtenues face aux flics et aux juges, de l’histoire de tous ces camarades et compagnons qui ont eu le courage et l’intelligence de poser quelques standards face aux exigences morbides de la justice. En assumant ce qu’ils sont véritablement, en ne jouant pas avec le soutien d’une éventuelle classe sociale, en étant révolutionnaires devant leurs camarades de même que face aux juges, en ne se pliant pas systématiquement aux différentes formes d’auto-répression ou de répression participative qu’on voulait les contraindre à respecter, etc.

Il y a cette forme de pensée, qui se vit comme rationnelle, qui pense que chaque nœud se défait de la même manière. À l’ère cybernétique, il y aura toujours une page wikipedia pour nous expliquer ce qu’est une chose, pour nous indiquer comment faire ceci ou comment faire cela de la manière la plus valide. Pas étonnant donc, que dans le petit milieu radical, fleurissent en permanence des « guides pratiques » : comment squatter, comment se comporter en garde-à-vue, comment paperasser, comment voler, comment aimer ou comment baiser. Chacun de ces guides, qu’il le prétende ou non, tend à créer un monopole de la manière de faire, une nouvelle norme. Ils tendent à créer l’illusion qu’il n’y a qu’une unique manière qui soit efficace (donc souhaitable, dans l’esprit du temps…) et qu’il faudrait reproduire perpétuellement. Rien d’étonnant à ce que ce milieu soit à l’image du monde qui le produit et lui donne sa raison de vivre. Et si, pour parler le langage immonde de l’époque, le premier résultat d’une recherche google serait le meilleur, le plus « prouvé scientifiquement », alors quoi d’étonnant à ce que ce genre d’énumération de procédés, au delà d’être dangereux, soit suivi à la lettre par quelques esprits influençables et peu expérimentés ?

Encore une fois, nous voulons opposer la recherche de l’efficacité à tout prix, la tactique et la stratégie aux raisons du cœur et à notre éthique.

Si nous comprenons la nécessité de ne pas parler aux flics comme une simple règle à respecter pour des raisons pratiques et non pas comme un rapport au monde et une éthique, alors il y aura possiblement des situations où il sera préférable de parler aux flics pour telle ou telle raison tactique. C’est aussi le danger de ce type de commandements, de présenter des règles pensées dans un but d’efficacité, et donc auxquelles on peut déroger si l’efficacité l’exige ponctuellement, selon l’agilité politicienne de chacun. Car ce n’est pas seulement pour des raisons pratiques que nous ne parlons pas aux flics, c’est aussi parce que nous ne reconnaissons pas leur autorité, parce que nous ne pouvons pas en supporter l’idée.

Par exemple, lorsque nos survivants nous ordonnent par l’un de leurs commandements de « ne rien laisser traîner chez soi qui puisse permettre d’établir son parcours politique », nous sursautons bien évidemment. Et là, la question n’est pas de savoir si cela serait plus efficace en terme de résultat de se faire passer devant un juge pour un esprit simple, bon sous tout rapport, qui passait par là, a vu de la lumière et est rentré, plutôt que pour un révolutionnaire déterminé à changer le monde. Il s’agit plutôt de chercher à comprendre comment le grand écart est possible, et comment le miroir ne se brise pas sous les coups de notre dignité qui s’envole à chaque fois que nous nous regardons dedans.

Des compagnons et des camarades arrêtés ces dernières années, dans plusieurs affaires différentes, parfois lourdes, parfois sous la menace directe de la prison, ou celle de ne pas en sortir, ont refusé ces petits jeux de rôles minables et ont refusé de se renier. Alors bien sûr, ceux qui joueront les canards face aux juges seront des gentils, et les autres, ben tant pis pour eux ! Après tout c’est à ceux qui prennent des risques pour leur émancipation de s’aligner sur ceux qui se laissent réprimer bien comme il faut. Par le bas, toute !

Mais que les réalistes se replacent confortablement dans leurs fauteuils objectifs, on peut rester digne et « gagner », on peut rester digne et être « efficace ». Mille cas à travers le monde nous ont montré qu’il était possible de revendiquer une solidarité avec des idées et des pratiques, sans pour autant admettre avoir commis tel ou tel fait, et sans jouer les innocents ou les gentils.

En réalité, nos survivants ne proposent pas des pistes pour réfléchir à comment attaquer mais plutôt une liste de dispositions à prendre pour réaliser une action politique. Et pour nous, l’attaque n’a rien à voir avec une action politique, ou militante. Notre vie n’est pas déterminée par un agenda quelconque, avec un temps pour la réunion, un temps pour l’action politique, et un temps séparé pour la vie privée (expliquant par exemple pourquoi nos militants exigent que nous jetions nos livres, brochures, etc. pour faire de son lieu de vie privée un endroit séparé de sa « vie politique »). Pour nous, l’attaque de ce monde n’est pas un moment séparé à caler dans un emploi du temps, c’est un rapport de conflictualité permanente au monde.

Plus anecdotiquement, nos « anarchistes solidaires » ont un peu tendance à prendre les gens pour des cons, avec des conseils comme « faire vite et ne pas traîner sur le lieu de son action une fois accomplie », parce que bien sûr on en voit beaucoup des gens qui brûlent une cible en pleine métropole et qui se posent sur un transat pour admirer leur œuvre les doigts de pieds en éventail, passant un coup de fil à tous les copains/copines pour leur raconter comment ils ont « survécu à une action politique ». Eh bien non, car il faut « ne jamais amener son téléphone portable sur une action (les keufs peuvent le géolocaliser a posteriori) », merci pour l’info. Bref nos « anarchistes solidaires » prennent un peu les gens pour des abrutis, alors qu’au fond, c’est eux qui sont navrants. Toutes ces choses sont déjà acquises pour quiconque prend la décision d’attaquer ce monde, chacun est doté d’un peu de bon sens, en tout cas assez pour ne pas avoir besoin d’un guide pratique pour savoir qu’il ne faut pas laisser de « pièces à convictions » sur les lieux, ou bien que les flics ne sont pas des copains.

La question que nous nous posons est donc de savoir à qui s’adressent ces « procédés », car de telles banalités pourraient laisser entendre à quelqu’un qui débarque et n’a pas encore eu l’occasion de développer des affinités avec des gens qui ont un peu d’expérience pratique, que ces 21 commandements sont suffisamment exhaustifs pour qu’il puisse partir à l’action sûr de lui sans plus d’approfondissement empirique.

Il y a aussi cette posture d’expertise, qui tombe quelque peu à l’eau à l’examen de leur manque total d’expérience réelle de la répression, un peu comme n’importe quel avocat qui ne visitera jamais les fonds d’une geôle et qui réfléchira toujours plus en fonction du code pénal et du remplissage de ses poches qu’en fonction de ce qu’il perçoit dans les yeux et les sentiments des individus qui se trouvent face à eux dans le « local avocat » d’un commissariat ou d’une prison. Pour mettre les choses au clair, non, les flics ne nous laissent pas sans chaussures et sans habits sous prétexte qu’il y aurait des cordons et des lacets, ils retirent simplement les cordons et les lacets. Et non, non plus, on ne peut pas lire de livres en garde-à-vue, couverture souple ou pas, au pays des licornes et des arc-en-ciels comme en France.

Hormis les quelques balivernes ci-dessus cités, ces conseils sont peut-être très bons, nous n’en doutons pas, pour les désobéissants, les collectifs citoyens ou les politiciens pour qui l’« action politique » est séparée du reste de la vie, pour qui les idées sont séparables des pratiques et pour qui les discours s’adaptent au réceptacle, ou pour ceux qui rentrent gentiment vivre leur vie d’esclave après avoir soupiré leur indignation trimestrielle entre deux conscientisations accomplies et notifiées. Certainement efficaces aussi si pour nos survivants solidaires, ce qui est placé dans l’horrible terme d’« action politique » qui est le leur, se résume au happening, à la manifestation-unitaire-merguez-et-collective-tous-ensemble, au sit-in pacifique ou à la banderole postée sur youtube, et à tout ce qui ne cherche qu’à faire le buzz, comme on dit. Car l’époque exige de bons metteurs en scènes de l’artifice.

Mais ils ne s’appliquent certainement pas à ceux qui portent assez de force dans leur cœur pour renvoyer un peu de la violence qu’ils subissent à la gueule des oppresseurs avec continuité, et nous sommes confiants que ceux-là iront chercher conseil dans le vivier de transmission (orale ou écrite) que leur a légué l’expérience de l’action directe et de la répression plutôt que dans des guides pratiques comblant le vide théorique de ceux qui les rédigent. Nous souhaiterions que l’infiltration progressive et omniprésente du virtuel ne se supplante pas aux rapports humains, au moins entre révolutionnaires à défaut de plus, comme c’est le cas partout ailleurs.

Pour conclure ces quelques lignes, nous ne pensons pas que la question de la sécurité soit une question figée, ou en tout cas, le caractère essentialiste d’une « culture de la sécurité » [Terme que l’on voit fleurir, notamment sous l’impulsion des personnes proches de l’Appel ou aux États-Unis, dans les crémeries équivalentes, comme Crimethinc] nous paraît bien limité. La sécurité est selon nous une question bien plus simple et moins rigide, elle est une question d’intelligence pratique, de transmission et d’expérience. La sécurité ne doit pas devenir la priorité dans l’élaboration d’une attaque, elle ne doit pas prendre la place du désir d’un autre monde (ou tout simplement de détruire celui-ci) qui en est à l’origine. La culture de la sécurité, nous vivons déjà dedans, dans cette peur des mots et cette panique de la surveillance, la culture de la sécurité n’est rien d’autre que la culture de la répression.

Bien sûr, la sécurité est importante si nous voulons pouvoir continuer notre chemin, mais elle ne peut être comprise avec finesse que dans le cadre de l’affinité, c’est-à-dire d’une relation approfondie (et notamment à travers le temps) entre des compagnon/nes qui permet peu à peu de partager les expériences et d’approfondir mutuellement l’analyse de ce monde, les pratiques et les savoir-faire qui en découlent naturellement, la sécurité en fait partie.

Bouger ensemble, attaquer, penser, analyser, faire vivre et dialoguer des connaissances, ce ne sont pas des choses que l’on apprend à l’école, en famille, en assemblée générale, sur internet ou dans un guide pratique. Ces choses-là se développent au contact de l’autre, dans l’affinité, dans un développement permanent et avec soi-même. Il n’y a pas de modèle à suivre, à part pour les militants.

Alors, il paraîtra limpide que ce n’est ni sur indymedia ni sur wikipedia que nous comprendrons ce monde et que nous trouverons des prises pour le démolir. Que les précautions que nous prenons ne doivent pas déterminer nos pratiques et nos idées.

Le 21 novembre 2012,
Les méchants !

Base de données anarchistes

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Notre drame des landes

Le 23 novembre 2012

À l’attention du parti socialiste

J’apprends ce matin qu’une opération guerrière est en cours sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes.

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Que le Parti socialiste et les intérêts qu’il défend, c’est-à-dire ses amis mafieux qui lorgnent sur les nouvelles bulles spéculatives que représentent aujourd’hui les terres agricoles, ont envoyé leurs schtroumfs décervelés s’attaquer à l’esprit des arbres, à la chaleur des cabanes et au paradis des salamandres et autres tritons crêtés.

Et je voudrais dire à la sociale médiocratie au pouvoir aujourd’hui, que j’appellerai dorénavant l’étoffe des z’Ayrault (je pointe par cette formule la trinité Hollande, Ayrault et Arevalls), qu’ils sont en train de commettre l’irréparable.

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Qu’ils jouent dans cette affaire leur devenir, leur avenir… Et je ne vais pas personnellement m’en offusquer.

Je ne fais pas partie des turfistes du bulletin de vote ; mais il faut bien avouer que j’en ai usé pour la première fois (mea maxi culpa… personne n’est parfait) en avril dernier afin de bouter hors de la magistrature suprême cette régression de la pensée déguisée en bolide progressif qu’était le Naboléon.

Aujourd’hui je déchire cette carte d’électeur et vous l’envoie illico posto à l’adresse de vos châteaux vacillants (hôtel Matignon 57 rue de Varenne 75007 Paris).

Ce modeste geste d’énervement en solidarité avec mes amiEs de la ZAD n’en a pas fini d’accoucher de diverses actions poil à gratter d’origine incontrôlée qui pollueront à vie votre pauvre tranquillité morbide.

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Aujourd’hui, et cela grâce ou à cause de Notre-Dame-des-Landes, vous êtes devenu l’ennemi.

Compter sur moi et ma bande de mauvais genre humain pour entraîner dans son sillage le plus de monde possible.

Pour solde de tout compte.

Une modeste émanation de l’esprit des arbres

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[Révolution égyptienne] Combats dans sept gouvernorats du delta du Nil

One dead, scores injured in Damanhour as Egypt faces growing conflict

CAIRO: A 15-year-old boy was killed and another 60 people have been reported injured on Sunday as the main headquarters for the Muslim Brotherhood in the northern Nile Delta city of Damanhour was attacked.

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Tear gas fumes fill the air near Tahrir Square in Cairo as violent clashes have erupted in 7 governorates across the country.

The website for the Brotherhood’s political arm, the Freedom and Justice Party (FJP), claimed the young boy was a member of their group.

“Brotherhood member, Islam Fathy Masoud, 15, was killed and 60 were injured after thugs attacked the Muslim Brotherhood’s headquarters in Damanhour in the total absence of police forces,” the website said.

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Across the Nile Delta, at least 7 governorates have reportedly broken out in clashes between the Brotherhood and protesters.

It heightens the already tense atmosphere across Egypt as police in Cairo continue to bombard activists with tear gas and rubber bullets near Tahrir Square. Many fear the rise of civil strife that could lead to pro-Brotherhood and anti-President Mohamed Morsi supporters clashing in larger numbers. (…)

Leur presse (Joseph Mayton, BikyaMasr.com, 25 novembre 2012)


Cities across Egypt face clashes, violence

CAIRO: Cairo may be getting the international headlines in the protests against Egyptian President Mohamed Morsi, other cities across Egypt are also facing clashes.

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Thousands continued to flock to Tahrir Square in a strong revival of the 18 days spirit that toppled the former regime in Egypt during the January 2011 uprising.

Battles between protestors, members of the Muslim Brotherhood and security forces have been witnessed in the northern Nile Delta region of Damanhour, Mahalla, and Alexandria.

The Muslim Brotherhood’s official website, Ikhwanweb.com, had this to say regarding these events:

“Thus they went out in counter-demonstrations chanting insults and obscenities for slogans. Joining them were groups of thugs who went on the rampage, destroying and burning the headquarters of the Freedom and Justice Party (FJP) in Alexandria and in other cities. Others attacked police officers with Molotov bombs and stones, setting public and private institutions on fire.”

The Brotherhood further added that “the majority of Egyptians … support the President’s decrees.”

In Mahalla, the largest city of the Gharbeyya governorate, supporters and opponents of the president clashed in running street battles. Security forces reportedly surrounded the Muslim Brotherhood headquarters of Mahalla in a bid to defend it from protestors.

Former Member of Parliament Hamdy al-Fakharani rallied the anti-Morsi demonstration on Friday, and in the ensuing clashes was severely beaten, with pictures of his bruised face being posted on Facebook. Unconfirmed reports point the finger of blame at Muslim Brotherhood supporters, accusing them of carrying out the beatings.

Others claim that thugs with no political affiliation launched attacks on both sides, causing confusion. Bikyamasr.com could not confirm these reports.

Many protestors targeted Muslim Brotherhood offices in both Mahalla and the capital of Gharbeyya, Tanta, with other attacks reported in Beheira and Suez.

Essam El-Erian, Vice-President of the Brotherhood’s Freedom and Justice Party (FJP), blamed the attacks on “thugs,” stating that “the presence of thugs at these sites was an established fact.”

In Damanhour, the capital of the Beheira governorate, violence and street battles were more intense. Videos posted on Youtube.com show hundreds of protestors clashing in the streets, many of whom armed with seemingly identical long staves. In one video, while the two sides faced off, what appears to be fireworks are launched by one side at the other, in addition to the usual stone-throwing.

Elsewhere in Beheira, security forces fired tear gas canisters at protestors, who responded by throwing stones.

Damanhour is considered a Muslim Brotherhood stronghold, and the presence of such clashes shows clearly shows the division in Egyptian society at present.

12 people were reportedly arrested while the ministry of the interior claims that 8 policemen were injured by rocks and Molotov cocktails thrown by protestors.

http://juralib.noblogs.org/files/2012/11/151.jpegSimilar scenes were seen in the city of Alexandria, with Muslim Brotherhood offices attacked in addition to the Al Qa’ed Ibrahim mosque in what el-Erian slammed as “heinous bullying thinly disguised as political activity.”

The Muslim Brotherhood has warned that “aggressors will not escape justice, and security services will account for their failures.” (…)

Leur presse (Adam Woodard, BikyaMasr.com, 25 novembre 2012)


http://juralib.noblogs.org/files/2012/11/1710.jpg(…) À Damanhour, au sud d’Alexandrie, un jeune islamiste a été tué dimanche devant le siège des Frères musulmans, où des heurts ont éclaté entre des militants islamistes et des opposants du président Morsi qui tentaient de prendre d’assaut le siège depuis trois jours. (…)

Le sit-in entamé vendredi soir par des protestataires laïcs et libéraux se poursuivait sur la place Tahrir, où une trentaine de tentes ont été érigées.

La circulation était toujours interdite sur cet important axe routier.

Aux abords de la place Tahrir, des heurts se sont poursuivis entre policiers et manifestants.

Dans la grande rue Qasr al-Eini, adjacente de la place, les forces de sécurité ont commencé à construire un « mur » pour empêcher les protestataires de s’approcher des bâtiments officiels et éviter les affrontements, selon des témoins. (…)

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Leur presse (Agence Faut Payer, 25 novembre 2012)

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« La plus grande exigence d’une Mafia, où qu’elle puisse être constituée, est naturellement d’établir qu’elle n’existe pas, ou qu’elle a été victime de calomnies peu scientifiques ; et c’est son premier point de ressemblance avec le capitalisme » (Debord)

Riches à pleurer [sic]

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Hell Ya Fucking Right

(…) la quinzaine d’industriels, financiers, sportifs, héritiers, tous très riches, que nous avons interrogés en ont marre d’être détestés – au point, pour certains, de s’exiler. Pierre Kosciusko-Morizet est très remonté : « À un moment on a cherché les juifs, maintenant on cherche les riches. » [sic] (…)

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Black ties bubbles

Marc Ambrus, fondateur de la société Ticketac.com, juge aussi qu' »on diabolise l’argent et la réussite ». Depuis la revente de son entreprise dont il est toujours PDG, il a créé une société de conseil dans l’art, tout en naviguant entre Paris et New York. « Je suis pour le partage des richesses, mais il y a des limites. » (…)

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Help me, I’m poor

Même le riche se voit rarement riche. Mais dans l’autre sens. Un marchand d’art explique : « Une personne aisée donne un montant dix fois supérieur à son patrimoine pour définir le riche. Le riche, c’est l’autre. » (…)

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Dessert, anyone ?

Un patron du CAC 40 (…) : « L’essentiel, c’est l’emploi, et les gens riches créent des emplois. Je vous jure que l’immense majorité ne travaille [sic] pas pour gagner toujours plus mais pour faire baisser le chômage [sic]. »  (…)

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Marie-Antoinette Party

(…) pour Mme Coisne-Roquette : « L’écart s’accroît entre riches et pauvres, mais les pauvres s’enrichissent aussi [sic](…)

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Today was a rough day in the markets…

Jean-Claude Volot, PDG de Dedienne (assistance technique aux compagnies aériennes) et collectionneur d’art, raconte : « Lors d’une réunion dans une banque d’affaires, j’étais stupéfait de voir à quel point les clients qui détiennent des avoirs considérables semblaient tristes et d’une anxiété inouïe. Beaucoup exigent des relevés mensuels de leur fortune et font des scandales quand ils perdent 0,002 %. (…)

Texte : publié par des larbins des bourgeois (Dominique Gallois, Claire Gatinois, Michel Guerrin et Raphaëlle Rérolle, Le Monde, 22 novembre 2012)

Photos et légendes : publiées par des rejetons dégénérés de bourgeois (sur le site Rich Kids of Instagram : « Ce compte chronique depuis juillet avec un succès grandissant et une ironie mordante les faits et gestes des moins de trente ans vivant dans l’opulence. Les auteurs mystérieux du site pistent et collectent les photographies de vacances compromettantes de cette jeunesse dorée sans se soucier du consentement des intéressés », Le Figaro, 14 août 2012)

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Cité Gutenberg (Nanterre) – Mission accomplie

Un film d’intervention sur la lutte des habitant-e-s des cités de transit suite au meurtre d’Abdennbi Guémiah à Nanterre en 1982, pour que justice soit rendue et pour le relogement décent de tous…

À (re)voir 30 ans après :

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VOIR LA VIDÉO

Infozone, 6 novembre 2012

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[Notre-Dame-des-Landes] De la barricade considérée comme un des Beaux-Arts

Le spectacle valait le coup samedi 24 novembre en forêt de Rohanne, où la résistance collective a atteint des sommets d’intensité, de détermination, de cohérence. Bouteilles, cailloux, terre, fusées, feux d’artifices, cocktails Molotov, morceaux de bois et billes d’acier … les flics, c’est comme les cochons : ça mange de tout. Tant mieux : deux jours durant les opposants répartis sur la ZAD leur ont offert un menu varié et copieux, le « spécial Notre-Dame-des-Landes ». Certes, les bleus ne sont pas exempts de cette générosité qui leur est si particulière : ils distribuent dans des proportions effarantes gaz lacrymogènes, grenades assourdissantes et balles en caoutchouc, ce qui peut finir par devenir gênant ; lors d’une de ces séquences de guérilla bocagère de légende où cela pète dans tous les sens, je me suis fait allumer au flashball, sans conséquence.

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Ah ! il fallait voir le peuple des prés défendant par sa présence aux abords des bois les combattants cagoulés contraints d’en sortir pour se replier, avides d’air pur, d’anonymat, de convivialité. Comme il fallait être avec cette foule de gens aux visages découverts dansant au plus près des lignes, au point d’en bousculer les flics, et applaudir les Irréguliers les protégeant à leur tour à coups de pierres et de branches contre la flicaille en panique (rendez-vous compte : un cercle de braves chantant une ridée bras dessus et bras dessous), après qu’elle les eut gazés. À un moment un commando de condés suréquipés a essayé de contourner l’énorme souche renversée derrière le monticule d’humus de laquelle s’étaient retranchés nombre de camarades, afin de les déloger de ce bastion imprenable d’où partaient nombre d’attaques.

Dans ces bosquets denses et humides, le mouvement des poulets était rendu d’autant plus difficile que derrière chaque arbre, tapis aux abords du fossé tous les copains se sont figés, projectiles à la main prêts à tirer. Sur nos arrières vinrent les pétroleuses, avec des sacs de pierres à distribuer : soudain des dizaines d’âmes vaillantes étaient équipées d’un moyen de défense, et toutes étaient tendues vers un seul objectif : empêcher les cognes de progresser. Le temps s’est suspendu… Personne n’en menait large, mais que nous avions du courage ! Et que nous étions beaux, tous ensemble à les mettre au défi de passer ! Ainsi, en bute au harcèlement des premières lignes de tireurs, couvertes par la seconde et la troisième de caillasseurs, morbleu ! ils n’y sont pas arrivés.

Il leur aura fallu 12 heures pour déloger les opposants installés dans la canopée, abattre dix arbres et détruire une cabane. Mes amis, en vérité je vous le dis : nous sommes légion, quoiqu’ils saccagent, on le reconstruira. Quant aux arbres, il en reste des milliers. Deux jours auparavant, j’étais en compagnie d’un ami accordéoniste avec qui, perché sur une barricade du chemin de Suez, je dégustais un verre de muscadet, non loin du Rosier. Nous devisions sur l’art, sur l’improvisation, sur la beauté, et il nous est apparu que, quel que soit notre rôle dans la vie, il est vital de cultiver sa singularité. Dès lors, lutter à Notre-Dame-des-Landes c’est offrir à tous l’espoir, la force, le courage de vivre un rêve.

Car c’est un rêve, et il n’en finit plus de s’épanouir.

S. – Zone À Défendre, 25 novembre 2012

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[Thanks For The Future] Nous ne partirons pas !

http://juralib.noblogs.org/files/2012/11/0911.jpgLa maison THANKS FOR THE FUTURE est ouverte à Tours, depuis plusieurs années. Récemment, on a tenté de nous faire comprendre que notre vie collective, notre présence même était insupportable, notamment aux yeux de quelques AAArtistes « conventionnés » et « compétents », du Projet 244. Ces derniers nous ont donc coupé l’eau, puis l’électricité… Enfin, cinq mains courantes (dont deux par le Projet 244) ont été déposées contre nous à la maison Poulaga de la rue Marceau…

S’appuyant sur celles-ci, la mairie a pris le relais, nous assignant en justice afin de nous expulser. Une première audience a eu lieu le 18 octobre, le procès fut reporté au 8 novembre, puis au 13 décembre, la mairie s’embourbant dans une posture quelque peu encoprétique … « expulser ce qui devient parasite, tout en désirant le contenir » et ce qui pourrait faire souillure avec. Le tout dans la jouissance d’avoir le contrôle, le pouvoir, et de le garder.

Pendant ce temps, le président des art’ristes, (du moins du Conseil d’Administration du Projet 244) continue de faire pression, pour tenter d’entraver les solidarités qui s’organisent et se concrétisent autour de la maison: interiction de relayer ou de diffuser nos textes pour certains, menaces d’expulsion de certains locaux envers une autre association solidaire, qui loge également au Projet 244, etc…

Pourtant, c’est avec joie qu’une soirée d’informations et de soutien s’est organisée, où nous avons pu imaginer les suites de l’histoire de cette maison. Fin octobre un week end de lutte nous a donné la possibilité de mettre en commun des expériences, des outils, des idées.

Ces nouvelles rencontres ont permis ensuite que des individus s’associent, à leur manière, à la lutte autour de la nécessité d’inventer des lieux collectifs, brisant certaines barrières et ouvrant ainsi de nouvelles portes, de nouveaux espaces, de nouvelles perspectives.

Nous savons bien que ces différentes facettes du pouvoir tentent d’étouffer, de taire, de tuer dans l’œuf toute initiative de vivre autrement, et que la violence qui en découle ne frappe pas qu’à la porte de cette maison. Elle se dévoile partout ailleurs de Notre Dame des Landes au Val de Suza et dans tous les lieux qui pourraient laisser espérer d’autres rapports humains, d’autres histoires et d’autres vies, que celles qu’on nous impose.

Nous ne partirons pas de cette maison !!!

Parce que nous sommes attachés à ce lieu comme espace de libertés et de créations.

Cette société n’a pas de place pour ce que nous voulons y faire : tant mieux !!

Nous ne reviendrons jamais à l’inertie et au train train mortifère orchestré par le pouvoir, ici la mairie PS et la Sémivit, et le Conseil d’Administration des artistes du Projet 244.

Nous ne comptons pas non plus nous cacher, de ce que nous sommes, de ce que nous voulons, et envisageons à présent la ville comme un vaste terrain de jeux !

Le w.e. du 8 et 9 décembre nous vous invitons à des débats autours des luttes de réappropriations en Argentine et au Mexique, repas collectifs, soirée, à Thanks For The Future, 244 rue Auguste Chevalier à Tours,

Du 12 au 15 décembre, festival de cinema : Pour En Finir Avec La Famille !

Le 13 décembre, rassemblement devant le tribunal d’Instance de Tours (Champs Girault) pour un énième procès à 9h30.

Thanks For the Future (contact), 20 novembre 2012
244 rue Auguste Chevallier, Tours

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[Notre-Dame-des-Landes] Important : les forces d’occupation militaire seront présent-e-s massivement sur la ZAD ces prochains jours ! Appel à la résistance et au soutien dans toute la France !

Les vendredi et samedi 23 et 24 novembre feront date ! Le déchaînement de violence qui s’est abattu envers les camarades qui résistent pour sauver le bocage et leurs lieux de vie est digne d’une dictature !

Les forces militaires d’occupation se sont déchaînées en envoyant des centaines de grenades assourdissantes et de désencerclement qui ont provoqué une centaine de blessés parmi les camarades, dont une trentaine de graves ! Ainsi, une camarade a reçu au bas-ventre un éclat de ferraille d’une grenade, lui provoquant une hémorragie interne !

Aucun pompier n’a voulu intervenir car les forces du désordre leur communiquaient qu’il était très dangereux d’accéder au site ! De nombreux-se-s camarades ont dû attendre des heures, avant d’être finalement évacués par des manifestant-e-s vers les hôpitaux !

Nous ne nous faisions déjà guère d’illusions sur leur pseudo-démocratie servant leurs intérêts et les intérêts du capital ! Il est temps de reprendre en main nos vies ! Et de rentrer en résistance !

Beaucoup ont cru à l’effet d’annonce du PS, avec leur hypocrite commission d’apaisement ! Or peu de temps après leur communiqué, les forces de l’ordre sont de nouveau intervenus, dans la nuit de samedi à dimanche, de 23h à 3h du matin, chargeant les camarades qui protégeaient le site de réoccupation ! Les flics sont ensuite revenus dans la matinée pour terroriser une nouvelle fois les résistant-e-s de la ZAD et empêcher de nouvelles constructions !

Nouvelle importante : D’après Presse Torche (journal local) du 25 novembre : « il y aura une présence des forces de l’ordre importante dans les prochains jours autant que nécessaire pour éviter la réimplantation d’un campement massif a assuré le préfet, Christian de Lavernée, qui s’est déplacé hier sur le terrain. »

On assiste donc à une véritable occupation militaire permanente de la ZAD ! Il s’avère donc nécessaire de venir nombreux/se-s sur la ZAD en soutien ou en résistance à cette nouvelle expression de la dictature socialiste !

Et partout en France, d’effectuer des actions de solidarité de toute sorte qui permettent de montrer à ce pouvoir capitalo-mégalo-socialo que nous ne voulons plus de lui !

Vive l’autonomie et l’autogestion !
Libérons la ZAD !

Collectif de lutte contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, 25 novembre 2012

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