[Révolution tunisienne] Bas les pattes sur les tagueurs du groupe Zwewla !

Zwewla, le graffiti se révolte

Le Z noir des graffeurs bazardé sur les murs des villes tunisiennes n’est pas sans rappeler le Z vengeur du héros Zorro. Comme le personnage, l’histoire d’Oussama Bouagila et de Chahine Berriche est celle d’un engagement en faveur des plus défavorisés, des oubliés de la révolution. Excepté que la réalité a vite rattrapé ces deux jeunes étudiants tunisiens, membres du mouvement « Zwewla » [« Pauvres » – NdJL]. La nuit du 3 novembre, ils ont été interpellés par la police en train de faire des graffitis sur les murs de Gabès. Ils sont accusés d’avoir diffusé de fausses nouvelles [sic] portant atteinte à l’ordre public. Leur procès se déroulera le 5 décembre avec plusieurs accusations qui criminalisent l’art de la rue.

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ENTERRÉ VIVANT

Les deux jeunes tagueurs sont aussi accusés de taguer sans autorisation sur les murs de bâtiments publics, d’avoir violé l’état d’urgence [sic]. (…)

Depuis quelques semaines, les réseaux sociaux et des activistes tunisiens expriment leur soutien à la cause du mouvement « Zwewla ». Le réseau rassemble de jeunes étudiants, chômeurs et même travailleurs tunisiens de différentes régions en Tunisie. Ils se considèrent « marginalisés », « oubliés » ou plutôt « trahis » par les élections. Elles n’ont pas mené, d’après eux, à une transition politique véritablement démocratique et en faveur des classes sociales les plus défavorisées.

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JUSQU’À QUAND LES PAUVRES SERONT-ILS PIÉTINÉS ?

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LE PAUVRE A DEMANDÉ ET INSISTÉ, ET LE JEU S’EST AVÉRÉ ÊTRE UN JEU DE CHAISES

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LE PAUVRE EST ARRIVÉ À LA SOURCE ET IL N’A PAS PU BOIRE

Oussama, étudiant en Master de droit des affaires, et initiateur du mouvement « Zwewla » explique que derrière le graffiti, s’exprime clairement une revendication sociale :

« Nous avons fait ce mouvement de graffiti parce que personne ne parle de nous, de nos problèmes de chômage, de pauvreté et de marginalisation. Nous avons donc décidé de parler par nous-mêmes. Pourquoi le graffiti ? Parce que le graffiti est plus accessible au Tunisien qui n’a pas Facebook par exemple. » (…)

« (…) Je demande à tous les Tunisiens de venir nous soutenir le jour du procès et même avant pour montrer au monde entier que la révolution tunisienne est loin d’être finie » explique Oussama (…).

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LE TRAVAILLEUR ET LE CHÔMEUR CONTRE L’INJUSTICE ET L’EXPLOITATION

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RÉVOLUTION DE L’INDIGNITÉ ET SOMMEIL DES CIMETIÈRES

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VOTRE CONSTITUTION EST AU-DESSUS DE TOUS, ET VOUS MONTEZ SUR LE PAUVRE

Publié par une « journaliste-militante-blogueuse » (Henda Hendoud, blog Tawa fi Tunis, Slate Afrique, 19 novembre 2012)

Source de la sélection de photos : mur Facebook de Zwewla

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