Carte de la vidéo-surveillance au Mans

Voici un plan des caméras de vidéo-surveillance prochainement installées dans les rues du Mans :

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Un article était paru dans le journal Rebetiko le chant de la plèbe il y a presque 2 ans maintenant concernant l’évolution métropole de cette ville. Le projet de vidéo-surveillance au Mans suit son pervers et autoritaire de chemin.

D’autres informations viendront.

Libertés et dégradations

Reçu le 27 septembre 2012

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[Angers, lundi 8 octobre] Soirée avec des camarades chilien-ne-s

Soirée avec des camarades chilien-ne-s
Le 8 octobre à partir de 19h30 à l’Étincelle (Angers)

Soirée avec les anarchistes chilien-ne-s de la Productora de comunicacion social, une organisation dédiée à la diffusion des mouvements sociaux, par le biais de sa revue vidéo Sinapsis.

Les documentaires (courts-métrages) abordent différents aspects des luttes sociales au Chili : la longue histoire de la résistance à l’Etat chilien du peuple mapuche, souvent en lien avec les problématiques environnementales, le mouvement étudiant pour l’éducation gratuite (et autogérée), l’histoire récente du Chili… entre autres (Lybie, etc.)…

Voici donc la liste des documentaires que nous pourrons visionner lors de cette soirée :

Documentaires sur les luttes sociales au Chili

• LA FUERZA CONTINUADA – 13 min., 2011. vimeo.com/44265167
“La force continue”. Sous-titres : anglais, français

La violence, subtile ou explicite a toujours été l’outil utilisé par l’État pour perpétuer des formes de vie indignes pour les gens. Les mécanismes de domination, la discipline imposée sont devenus les conditions de vie normales, intériorisées comme quelque chose de naturel au plus profond des individus.

L’État se définit comme la seule entité pouvant légitimement faire usage de la violence, réglant nos vies et nous faisant obéir à des ordres et des lois qui nous sont imposés, si injustes et arbitraires soient-ils. La violence est le seul moyen pour l’État de se maintenir en continu et sans fin comme structure politique et économique.

• EL OCASO DEL MIEDO – 16 min., 2011. vimeo.com/28266267
“Le crépuscule de la peur”. Court-métrage documentaire expérimental. Sous-titres : anglais

El ocaso del miedo, c’est un portrait des rues de Santiago au moment des mobilisations étudiantes pour l’éducation gratuite, un témoignage audiovisuel de la confrontation entre manifestants et forces de l’État policier. Le style de cette vidéo est marqué par un long plan séquence, sans commentaire, invibilisant le montage et permettant au spectateur de prendre part à un voyage à travers les rues qui furent la scène de la protestation sociale.

• LOF TEMUCUICUI : COMUNIDAD EN RESISTENCIA – 25 min., 2009 (par La Revuelta Audiovisual). vimeo.com/46561731
“Lof Temucuicui : une communauté en résistance”. Documentaire ethnographique. Sous-titres : anglais, espagnol, français.

Documentaire sur la résistance de la communauté de Temucuicui, (dans la région chilienne de l’Arauco) une des communautés emblématiques de la lutte des Mapuches pour leur terre.

Ce documentaire se distingue surtout par une vision interne et aprofondie des communautés mapuches, et par ses images de leur confrontation avec les forces de police, ainsi que par ses interviews des habitants des communautés mapuches.

Lof Temucuicui est un documentaire frappant qui permet de mieux comprendre la situation du conflit chilien/mapuche dans le contexte des actions de ce peuple pour récupérer ses terres ancestrales.

• ATAQUE ARMADO EN WENTE WINKUL MAPU – 6 min., juin 2012. www.youtube.com/watch?v=znKmIoZkjdA
Attaque armée de l’État dans la communauté de Wente Winkul Mapu. Sous-titres : anglais, français

Cette vidéo est une archive documentaire de Wente Winkul Mapu, communauté mapuche de Chequenco, dans la “Wallmapu” (la nation mapuche). Les images montrent les conséquences d’une opération policière sauvage qui eut lieu en juin 2012 au cours de laquelle les habitants, dont de nombreux enfants et personnes âgées, furent gravement blessés. Ce type d’attaque devient peu à peu quelque chose d’habituel, comme une conséquence de la politique de l’État chilien envers le peuple mapuche, un peuple qui n’a jamais cessé de lutter pour défendre sa terre et son autonomie.

• EL BANQUILLO DE LOS ACUSADOS : RELATOS DE UN MONTAJE POLICIAL – 16 min., 2011. vimeo.com/47607919
“Le banc des accusés : récits d’un montage policier”. Documentaire, interviews. Sous-titres : anglais

Un extrait du documentaire, composé d’extraits des principales interviews, qui tente de retracer les interrogatoires et la suspicion que subirent 14 hommes et femmes, accusés de faire partie d’une organisation terroriste.

Un procès politique contre les anarchistes proche de la ligne insurrectionaliste, un procès dans lequel furent aussi impliqués des ex-membres d’organisations marxistes de luttes armée des années 80-90. Les versions des protagonistes reconstituent ce nouveau montage policier qui s’ajoute à ceux de la longue histoire de la répression chilienne.

Environnement

• TRANSGÉNICOS : CONTROLARLO TODO – 11 min., 2011.
“OGM : Tout contrôler”. Sous-titres : anglais, allemand

Les firmes transnationales de semences OGM se fichent bien d’accélérer la destuction de processus naturels millénaires et de noyer les terres sous les pesticides et les substances toxiques, ils se fichent tout autant de la biodiversité, et peu leur importe de contaminer génétiquement toutes les espèces alentour. La seule chose dont ils ne se fichent pas c’est que les gouvernements approuvent les lois dont ils ont besoin pour que leurs produits soient plus rentables.

Possibilité de visionner d’autres vidéos sur les problématiques environnementales…

No borders

• GUERRA TOTAL EN LIBIA – 16 min., janvier 2012. vimeo.com/38870951
“Guerre totale en Lybie”. Rush documentaires. Sous-titres : anglais, espagnol

Guerre totale en Lybie est un court-métrage documentaire issu d’un projet de plus grande envergure en cours d’élaboration sur la guerre civile et l’intervention militaire de l’OTAN en Lybie, en 2011. Le documentaire voyage à travers les évènements marquants : depuis l’adoption de la résolution 1973 par l’ONU, jusqu’à la déclaration de la victoire en octobre par les rebelles du CNT à Benghazi, après la mort de Kadhafi et la destruction de la ville de Syrte, foyer de la résistance des ultimes partisans de la “Jamahiriya”, une expérience politique qui aura duré 40 ans.

Documentaire historique

• DE MÁRTIRES Y VERDUGOS, 1° Part. 40 min. 2009. vimeo.com/37756515
“Martyrs & bourreaux”, 1re partie. Sous-titres : anglais, suédois, espagnol, français

1970 : un groupe d’hommes marchent. Un jeune regarde la caméra, levant son poing, d’autres l’accompagnent en levant une pancarte signée “V.O.P.” (Vanguardia organizada del pueblo). Nous commençons un voyage dans les evènements du passé, reconstruisant l’histoire de la répression au Chili et revisitant l’aventure d’un groupe de jeunes révolutionnaires qui, impliqués dans le processus des années 70, sera réprimé par le gouvernement de l’Unité populaire.

Le documentaire nous réconcilie avec une vision de la réalité qui, bien qu’enterrée par les vainqueurs de l’histoire, demeure présente, donnant un écho à ce poing qui insulte la caméra … et nous tous.

L’Étincelle

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[Vincennes, vendredi 12 octobre] Journée internationale de solidarité avec les peuples amérindiens

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Comité de solidarité avec les Indiens des Amériques (CSIA-Nitassian)

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[Nos médias] Voici la Traverse #3

Bonjour,

Nous avons le plaisir de vous annoncer la sortie du troisième numéro de La Traverse, la revue des Renseignements Généreux. Cette revue peut être commandée sous format papier, à prix libre. Elle est également téléchargeable sur notre site :

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TÉLÉCHARGER LA REVUE

Dans ce troisième numéro vous trouverez :

• Qu’est-ce qui renforce les luttes collectives ? Qu’est-ce qui les fragilise de l’intérieur ?, une réflexion pratique sur le militantisme, par Nathalie Dom.

• Comment j’ai attrapé la sharka, un virus politique, une expérience d’agriculture paysanne par Jacques Ady.

« Les autorités ont peur des mouvements dont on ne peut pas couper la tête », une rencontre avec Sonia et Camille du groupe Femmes Défends-Toit.

• La proposition bolo’bolo, une utopie post-capitaliste décryptée par Les Renseignements Généreux.

• La médecine et ses alternatives, un point de vue politique sur notre santé, par Richard Monvoisin.

Loin des autoroutes de l’information, prenons des chemins de traverse…

Fructueuse lecture !

Les Renseignements Généreux – Mailing, 25 septembre 2012

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[Vive la grève sauvage !] « Nous surveillons la situation, et franchement, ce que nous observons c’est de la pure délinquance »

Grève des routiers sud-africains : au moins six blessés et 45 arrestations

Six personnes ont été blessées en 48 heures et 45 personnes ont été arrêtées jeudi pour des violences, au cours du mouvement de grève des camionneurs sud-africains, qui a démarré lundi sur fond d’échec des négociations salariales, a-t-on appris de source policière.

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La police sud-africaine examine les dégats après l’incendie d’un camion par des routiers en grève le 27 septembre 2012 à Johannesbourg.

La police a enregistré des incidents dans plusieurs grandes villes, notamment des camions caillassés ou incendiés.

Tôt jeudi matin, près de l’aéroport international de Johannesburg, trois personnes ont été blessées, selon la police, citée par l’agence de presse sud-africaine Sapa.

On a reçu des appels venant de la (route) R21 conduisant à Pretoria, une véhicule de livraison a été incendié et deux camions caillassés, a indiqué l’inspecteur Kobeli Mokheseng.

Nous surveillons la situation, et franchement, ce que nous observons c’est de la pure délinquance, a ensuite commenté dans un communiqué le ministre de la Police Nathi Mthethwa, en prévenant que la police passerait à l’action pour réprimer toute violence supplémentaire ou acte d’intimidation.

La puissante confédération syndicale du Cosatu a de son côté appelé les grévistes à s’abstenir de toute violence.

Quarante-cinq personnes ont été interpellées, pour avoir jeté des pierres contre des camions, a indiqué à l’AFP une porte-parole de la police, Katlego Mogale.

La veille, Durban dans l’est du pays, avait connu des incidents similaires, alors que les négociations salariales entre le syndicat des routiers qui réclame 12% de hausse et le patronat étaient interrompues. Ce dernier propose quelque 8%. Environ 20.000 routiers sont en grève, selon leur syndicat Satawu.

Trois personnes — un chauffeur et deux assistants qui tentaient d’échapper à des grévistes à bord d’une voiture qui s’est ensuite encastrée dans un arbre — ont été hospitalisées, dont l’une pour de sérieuses blessures à la tête, selon le surintendant de la police municipale à Durban, Eugene Msomi.

Dans la périphérie du Cap (sud), des grévistes ont mis le feu à un camion municipal et un camion de livraison de médicaments mercredi, selon la police.

Mardi, la police avait appelé les entreprises à éviter le vieux centre d’affaires de Johannesburg après le caillassage de plusieurs camions par des grévistes.

La violence qui accompagne les grèves en Afrique du Sud est considérée comme un mal nécessaire pour réussir la grève par de nombreux syndicalistes, selon une récente enquête d’opinion conduite par l’institut de recherches Naledi, proche du Cosatu et citée par le quotidien Business Day.

Presse esclavagiste (Agence Faut Payer, 27 septembre 2012) via Solidarité ouvrière


Charbon : Une nouvelle grève minière en Afrique du Sud

Coal of Africa, une société minière basée à Perth, en Australie mais qui opère en Afrique du Sud, est désormais concernée par les révoltes des mineurs dans le pays. La production a été interrompue ce mardi 25 septembre lorsque des travailleurs se sont mis en grève.

Les travailleurs de Mooiplaats, dans le nord-est du pays, réclament les mêmes augmentations de salaires qu’ont obtenus leurs homologues de Marikana, soit +11 à +22%. Le site emploie 400 personnes et ses réserves sont évaluées à 53 millions de tonnes de charbon.

Cette grève fait suite à celle de Lonmin, puis Gold Fields, Anglo American et Anglo Gold. D’autres compagnies, comme Xstrata, Aquarius et Impala, ont également cessé temporairement leurs activités en Afrique du Sud pour raisons de sécurité.

Presse esclavagiste (Commodesk, 27 septembre 2012)


L’agence de notation Moody’s dégrade la note de l’Afrique du Sud, et de cela on s’en tape. Ce qui nous interesse dans le communiqué ci-dessous, c’est cette réflexion du responsable de l’agence :

« Quant aux raisons qui poussent les mineurs à débrayer sans préavis, sans présenter de revendications dans les formes, et à rejeter le puissant syndicat des mines, le NUM, elle a affirmé que c’était du jamais vu : “Nous étudions le phénomène, et pour l’instant, c’est difficile de dire pourquoi nous avons ça (…)” »

Note d’un correspondant du JL, 28 septembre 2012


Afrique du Sud : Moody’s dégrade la note à Baa1 suite à la crise sociopolitique

L’agence de notation Moody’s a dégradé jeudi d’un cran la note de l’Afrique du Sud, pointant du doigt la faiblesse du gouvernement « à gérer les risques pour la croissance et la compétitivité », alors qu’une crise sociale secoue le secteur-clé des mines depuis plus d’un mois.

La note est abaissée de A3 à Baa1, ce qui risque d’augmenter le coût de financement de la première économie africaine, et d’effrayer un peu plus les investisseurs, déjà échaudés par la multiplication des grèves dans les mines.

Moody’s cite parmi les principales raisons de sa décision « le déclin de la puissance institutionnelle gouvernementale sur fond de stress socio-économique croissant, avec comme conséquence la capacité réduite à gérer les risques pour la croissance et la compétitivité ».

L’agence note également que la marge de manœuvre du gouvernement pour contrebalancer les effets d’une conjoncture mondiale néfaste s’est réduite, « compte tenu de la détérioration des paramètres de la dette du gouvernement depuis 2008, des perspectives incertaines de recettes et du niveau déjà faible des taux d’intérêt ».

Les taux d’intérêt sont fixés à 5,5%, le plus bas niveau depuis plus de 30 ans.

Le climat des investissements est désormais négatif en Afrique du Sud, estime Moody’s, en raison « du manque d’infrastructures, des coûts salariaux relativement élevés en dépit d’un chômage important, et d’inquiétudes sur la stabilité politique future de l’Afrique du Sud ».

Dans un premier commentaire adressé aux médias, Peter Attard Montalto, spécialiste des marchés émergents à la banque japonaise Nomura, n’était guère optimiste : « Alors que les grèves en Afrique du Sud s’étendent à la fois dans le secteur minier et dans d’autres secteurs de l’économie, nous pensons que le risque de nouvelles dégradations par d’autres agences demeure très élevé ».

Fin 2011 et début 2012, les trois principales agence de notation, Moody’s la première en novembre, Fitch en janvier et Standard & Poor’s en mars, avaient tour à tour abaissé la perspective attachée à la note du pays.

Presse esclavagiste (awp/afp, 27 septembre 2012)

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[Pogromes anti-tsiganes en France] « Qui pourra s’étonner si la France, à l’instar de la Hongrie, voit des Rroms qui, n’ayant pas d’autre choix, s’organisent pour se défendre ? »

Marseille : l’incendiaire se trouve Place Beauvau

L’évacuation par « des riverains » d’une trentaine de Rroms à Marseille et la mise à feu de leurs affaires marquent le début des pogromes anti-tsiganes en France. La police de M. Valls, présente sur place, n’a procédé à aucune interpellation « en l’absence d’agression physique ». Mais le vrai incendiaire est leur ministre de tutelle lui-même, puisque depuis l’été dernier il martèle inlassablement le message de l’urgence du « démantèlement des campements illicites », qu’il juge « un défi au vivre ensemble ».

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Depuis 20 ans, à chaque expulsion de Rroms, la police indique aux médias qu’elle s’est faite « sans heurts ». Car les Rroms ne cherchent pas de heurts. La police non plus, du moins pas ouvertement. Comme aucun des protagonistes ne cherchait de heurts, par l’affirmation d’un « défi au vivre ensemble », le gouvernement a réussi à créer le troisième protagoniste à Marseille. À force d’appâter des gens avec ce message pour leur faire faire la sale besogne sous l’œil d’une police inactive, si ce n’est bienveillante, le ministre a réalisé son rêve de voir sa supputation concrétisée.

La déshumanisation et la diabolisation des Rroms il y a deux jours, lorsque des parents d’enfants qui se livraient à des vols de téléphones portables ont été qualifiés d’esclavagistes et de trafiquants d’enfants participe pleinement à l’ouverture illimitée de la chasse aux Rroms. L’inaction de ce qu’on appelle « forces de l’ordre » fait de ces dernières des complices par omission de pogromes. Nous exigeons du gouvernement une condamnation ferme de ces actes et l’ouverture d’une enquête pour qu’ils ne restent pas impunis.

Dans le cas contraire, les mêmes causes produisant les mêmes conséquences, qui pourra s’étonner si la France, à l’instar de la Hongrie, voit des Rroms qui, n’ayant pas d’autre choix, s’organisent pour se défendre ? À ce moment-là, qu’on ne vienne pas nous dire que le « défi au vivre ensemble » c’est nous.

La Voix des Rroms, 28 septembre 2012


Rroms et réseaux mafieux

L’arrestation de 11 Rroms par 200 policiers hier matin a fait la une d’un certain nombre d’organes de presse quotidienne. L’information communiquée par le ministère de l’intérieur a donné lieu à un emballement médiatique suivi de réactions ouvertement racistes de nombreux internautes. Si c’était le but recherché, il est atteint.

À “La voix des Rroms”, on ne fait pas dans l’angélisme. Il y a certes des vols commis par des Rroms et affirmer cela n’a rien de raciste. En tout cas, pas plus que d’affirmer que des Belges commettent des actes de pédophilie. Seulement, il y a une exagération évidente dans le traitement médiatico-politique de la délinquance dès qu’il s’agit de Rroms. On parle de « joug de mafieux roms », de « maltraitance », de « traite » et de « trafic d’enfants », avant même d’avoir interrogé les enfants en question, qu’on présume irréfragablement « esclaves ». Donner des habitants de « camps illicites » une image de monstres rend d’autant plus acceptable dans l’opinion le démantèlement brutal de ces « camps ». Là c’est bien un but affiché du gouvernement.

Lorsque Le Figaro rapporte que le butin d’une bande déjà arrêtée et jugée, composée d’une dizaine de personnes, s’élevait à près de 100.000 Euros en une année, ce qui revient à environ 800 Euros par mois pour chacun de ses membres, cela laisse songeur. Que penseraient des membres de la Camorra d’une organisation criminelle rémunérant ses membres à hauteur d’huit cents euros mensuels ? Et qu’en penseraient les héros multi-millionnaires de Goldman Sachs ? Après avoir mis l’Europe à genoux en toute impunité, ces délinquants patentés ont placé leurs collègues à sa tête pour lui imposer un traité d’austérité.

Il est évidement plus facile au gouvernement socialiste de brandir le péril de mafias dont l’activité se résume à quelques vols de téléphones que de tenir tête à la pieuvre financière qui lui dicte sa politique budgétaire.

La Voix des Rroms, 26 septembre 2012

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[Flics, porcs, assassins] Daranca Gimo « a toujours des difficultés pour se déplacer, pour faire usage de son bras gauche, pour l’adaptation scolaire, et est suivie dans une école spécialisée »

Fillette blessée aux Tarterêts : le projectile pourrait être un « gomme-cogne »

Le projectile qui avait grièvement blessé une fillette en juin 2011 dans le quartier des Tarterêts à Corbeil-Essonnes (Essonne) pourrait provenir d’un tir de lanceur de balles de défense, utilisé par la police, a-t-on appris jeudi auprès de l’avocat de la famille.

Me Elias Stansal, avocat des parents de la fillette, à l’époque âgée de 9 ans, a indiqué à l’AFP que « parmi les hypothèses envisagées, la seule retenue comme compatible avec les blessures est celle de l’utilisation d’un lanceur de balles de défense », un « gomme-cogne », arme qui tire des balles en caoutchouc, confirmant une information de France Inter.

« L’expertise conclut à la compatibilité avec un tir de calibre 40-46, munition d’un lanceur de balles de défense, et exclut qu’il puisse s’agir d’un caillou, d’une bouteille, d’un parpaing. Il est hautement probable que l’origine de la blessure soit une balle de défense », a-t-il précisé.

Me Stansal a souligné avoir demandé à l’expert « à quelle distance, et avec quel angle de tir, un tel projectile peut causer ce type de blessure ».

Le 5 juin 2011, une fillette de 9 ans avait été grièvement blessée, touchée à la tête par un projectile dont l’origine n’avait pu être déterminée.

L’enfant « a toujours des difficultés pour se déplacer, pour faire usage de son bras gauche, pour l’adaptation scolaire, et est suivie dans une école spécialisée », a confié Me Stansal.

Le soir des faits, des policiers avaient été caillassés par une trentaine d’assaillants alors qu’ils sécurisaient l’intervention de pompiers, dans le quartier réputé sensible des Tarterêts. Pour se dégager, les policiers avaient fait usage de « gomme-cogne », armes d’auto-défense qui tirent des balles en caoutchouc.

Outre la fillette de 9 ans, les échauffourées avaient fait une autre victime, une personne majeure qui avait aussi porté plainte. Une information judiciaire contre X avait été ouverte le 20 septembre 2011 à Évry, pour « violences volontaires ayant entraîné une ITT supérieure à 8 jours sur mineure de 15 ans, avec usage d’une arme ».

Le Défenseur des droits avait annoncé en mai une « réflexion » sur l’usage des lanceurs de balles de défense, ainsi que sur l’utilisation du pistolet à impulsion électrique de type Taser. Cette étude est toujours en cours.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (tempsreel.nouvelobs.com, 27 septembre 2012)


Tarterêts : l’expertise qui relance l’affaire Daranca

Un an après des échauffourées aux Tarterêts, une fillette de 9 ans souffre toujours de graves séquelles. Ses blessures ont pu être causées par une arme du même type que celle des policiers.

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Corbeil-Essonnes, le 6 juin 2011. Après qu’une fillette eut été atteinte par un projectile la veille, des incidents avaientt opposé une quarantaine de jeunes aux policiers.

Qui a blessé la petite Daranca ? Plus d’un an après les faits, les parents de cette fillette de Corbeil-Essonnes connaîtront peut-être bientôt la vérité. Un rapport de 202 pages, réalisé par un expert balistique et un médecin, apporte des éléments nouveaux dans ce drame des Tarterêts.

Le 5 juin 2011, peu avant 20 heures, les sapeurs-pompiers viennent éteindre des incendies de véhicules dans ce quartier sensible. La police, également présente, est caillassée par une trentaine de jeunes et réplique avec des balles de défense. Au cours des échauffourées, Daranca Gimo, 9 ans et demi, est touchée à la tempe droite mais par qui ? Dans la confusion, les gaz lacrymogènes et la fumée des feux de voitures, difficile de déterminer la nature et l’origine du tir. Dans son rapport rendu en août 2011, la police des polices n’a pas pu répondre à cette question. Le 20 septembre 2011, une information judiciaire est ouverte, un juge d’instruction saisi et une expertise demandée. Revue de détail des conclusions que nous avons pu consulter hier.

Que dit précisément ce rapport ?

Après un bref rappel des plaies de l’enfant, les experts reviennent sur les projectiles potentiellement lancés ce 5 juin 2011. « L’aspect des lésions photographiées et la description initiale des blessures en région temporale sont en faveur d’un projectile non pénétrant, et non d’un parpaing ou d’un caillou […]. Une bouteille de bière ne présente pas les caractéristiques nécessaires pour causer la lésion circulaire et la linéaire plus antérieure », écrivent-ils. Même conclusion pour la grenade lacrymogène. Restent donc les balles de défense tirées par les policiers. « L’image du scanner […] est compatible avec la propagation de l’onde de choc sur les modèles expérimentaux de projectiles balistiques », affirment les spécialistes avant de conclure : « Au total, un projectile de calibre 40 × 46 mm (lanceur de type GL-06) n’est pas caractéristique mais est compatible avec les deux blessures temporales droites. » Me Elias Stansal, l’avocat de la famille, résume : « C’est un élément scientifique qui vient corroborer ce qu’a été le sentiment de départ de la mère de Daranca qui a vécu la scène. »

Qu’est-ce que cela change ?

« Ce n’est pas une expertise qui va donner l’alpha et l’oméga de l’histoire », réagit-on au parquet d’Évry qui n’a pas encore « pris connaissance du document ». « Le juge d’instruction peut très bien demander une contre-expertise. C’est un élément du dossier qui était attendu, un parmi d’autres. » Une source policière souligne qu’« il y a une nuance entre compatible et pas caractéristique ». Selon elle, « le tir peut provenir d’un gomme-cogne, une arme que les voyous utilisent et dont la balle est à peu près de même dimension ». Me Stansal estime de son côté que ce rapport est déterminant : « Nous ne sommes pas dans la certitude absolue mais les termes apportent un degré de probabilité assez important. Si ça vient des jeunes qu’on me le prouve ! » L’avocat souhaite un complément d’expertise afin de préciser à « quelle distance ce projectile peut-il occasionner ce type de blessure » et déterminer l’angle de tir. « J’aimerais que les policiers soient réentendus, ajoute-t-il. J’espère que nous identifierons le tireur car la famille a besoin de savoir la vérité. Il y aura un procès si on sait qui est-il ou si on arrive à prouver qu’il y a eu un manquement dans le déroulé de l’opération. » En attendant, l’instruction suit son cours.

Pourquoi les conclusions arrivent si tard ?

Une question que Me Stansal ne cesse de soulever : « Si l’expertise avait été faite immédiatement, on aurait pu avoir plus de certitude. Là, elle a été réalisée à partir des photographies de la blessure et en examinant Daranca un an après. » Pendant trois mois, le parquet a piloté les investigations puis a trouvé plus souhaitable de les laisser à un juge d’instruction qui a pu diligenter les expertises. « Certaines peuvent être rapides, d’autres prennent plus de temps car il y a des vérifications à faire », suppose-t-on au parquet.

Comment se porte l’enfant ?

Victime d’« un traumatisme crânien grave » d’après le certificat médical dressé le soir même, Daranca est restée trois semaines dans le coma. Plus d’un an après, la fillette garde des séquelles. « Elle a des problèmes au bras gauche et elle boite, confie son père. Elle est dans un centre de rééducation et suit une école adaptée. » L’expertise évoque une « hémiplégie gauche aujourd’hui régressive mais persistante au niveau des membres supérieurs et inférieurs gauche ainsi que des troubles intellectuels avec régression scolaire et troubles du comportement ». Et constate la nécessité de suivre « un traitement antiépileptique quotidien ».

Publié par des larbins de la maison Poulaga (Marie d’Ornellas, LeParisien.fr, 28 septembre 2012)

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[Flics, porcs, assassins] « Nul doute que les policiers impliqués vont s’en réjouir »

Non-lieu dans l’affaire Abou Bakari Tandia

La justice décide de ne pas poursuivre les cinq policiers présents au commissariat de Courbevoie, en décembre 2004, lors de la garde à vue fatale au Malien.

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Les proches de la victime ont manifesté à plusieurs reprises depuis le décès d’Abou. Ils réclament « vérité et justice » et dénoncent les dysfonctionnements de l’enquête.

Nul doute que les policiers impliqués vont s’en réjouir. Valentine Morel, la dernière juge en charge de l’affaire Abou Bakari Tandia, du nom de ce Malien mort en janvier 2005, après sa garde à vue au commissariat de Courbevoie, vient de rendre une ordonnance de non-lieu. En clair, il n’y a pas lieu de poursuivre les cinq policiers du commissariat présents la nuit de ce drame, qui reste fort trouble.

Et le resterait, si l’on s’en tenait à la décision de la juge. Car évidemment, l’avocat de la famille de la victime, Yassine Bouzrou, ne va pas manquer de faire appel de cette décision, « incompréhensible », s’indigne-t-il. D’autant que, rappelle l’avocat, le parquet avait demandé la mise en examen d’un des policiers, qui a tout de même fait une prise d’étranglement susceptible d’avoir fragilisé le Malien, sinon d’avoir entraîné une blessure mortelle.

Des analyses médicales jugées « contradictoires »

Mais telle n’est pas du tout la lecture du dossier que fait la juge, à laquelle s’est jointe une autre juge pour conclure ainsi cette instruction. « Aucun élément ne permet de retenir la responsabilité d’un fonctionnaire de police dans le processus ayant abouti au décès de la victime », considèrent les magistrates. Elles fondent leurs arguments sur les expertises médicales qualifiées de « contradictoires ». La dernière en date fut justement ordonnée par la juge Morel à la fin de l’année 2011, alors qu’enfin, juste avant qu’elle reprenne le dossier à la faveur de la mutation d’une collègue, l’instruction arrivait à son terme après sept ans d’investigations émaillées de dysfonctionnements. Elle voulait tout reprendre de zéro pour se faire sa propre idée. Tout reprendre de zéro a consisté à ordonner cette expertise réalisée sur dossier, mais sans les pièces médicales. Ces fichues pièces médicales qui ont pourtant longtemps fait défaut aux précédents experts, trois spécialistes de l’Institut médico-légal (IML). Le dossier médical fut en effet perdu pendant des années. Au point que le parquet avait ordonné des investigations spécifiques sur le vol de ce dossier d’Abou Bakari Tandia, qui s’est éteint à l’hôpital Louis-Mourier, à Colombes, le 25 janvier 2005, après un coma de plusieurs semaines.

Un policier avait reconnu avoir fait une prise d’étranglement

Il avait été placé en garde à vue le 5 décembre 2004. Saura-t-on un jour ce qu’il s’est vraiment passé lors de cette garde à vue ? Rien n’est moins sûr. Le procureur de l’époque, Bernard Pagès, avait classé l’enquête dès mars 2005. Le corps avait alors été rendu à la famille et inhumé au Mali. Dans le cadre de l’instruction ouverte sur plainte de la famille, constituée partie civile, le dossier médical était indispensable aux légistes de l’IML pour se prononcer sur les causes de la mort. Une fois le dossier ressurgi et leur expertise enfin réalisée avec les éléments nécessaires, la thèse policière s’est effondrée. Depuis le début de l’affaire, les policiers affirmaient en effet que Tandia s’est précipité tout seul, la tête la première, dans la porte de sa cellule. C’est ainsi qu’il aurait perdu connaissance. Sauf que selon l’IML, il n’y a aucune lésion sur le crâne. En outre, conviés à la reconstitution, organisée plus de six ans après le drame, les légistes ont noté que l’exiguïté de la cellule ne permettait pas de prendre assez d’élan pour se fracasser la tête sur la porte. Et comme un des policiers a reconnu avoir fait une prise d’étranglement pour maîtriser le Malien agité… Mais voilà, dans un rapport « très détaillé et cohérent » soulignent les juges dans leur ordonnance de non-lieu, le dernier expert conclut le contraire. C’est manifestement suffisant pour prononcer le non-lieu.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (Valérie Mahaut, LeParisien.fr, 28 septembre 2012)

Publié dans La police travaille, Violences policières et idéologie sécuritaire | Marqué avec , , , , , , , | Commentaires fermés sur [Flics, porcs, assassins] « Nul doute que les policiers impliqués vont s’en réjouir »

[Chronique de Youv derrière les barreaux] « On est morts dans le film avant le début du tournage, on devait être que des simples figurants on a opté pour le premier rôle, ils n’étaient pas d’accord ils nous ont crevé les pneus on a fini sur la bande d’arrêt d’urgence à force de rouler sur les jantes LOL »

http://juralib.noblogs.org/files/2012/09/0513.jpg[1er décembre 2011]
Partie surprise bonus inclassable

Ma vie en ruines je me suis fait exploser dans une salle des coffres, regard noir cagoule sur le visage, une profonde inspiration puis je fonce je fais irruption dans la caverne d’Ali Baba une dizaine de coffres à vider, ce que je savais pas c’est que je venais de commettre le plus gros affront que l’on pouvait faire à ce système, je le comprendrai plus tard dans la fosse aux lions… en cour d’assises, j’avais osé toucher à leur oseille blasphème ils auraient été plus cléments si j’aurais violé ou commis des attouchements sur leur enfant, p’tit renoi dans le box des accusés à force qu’ils me disent que j’suis un monstre j’aurais pu finir par le croire à force si dans les yeux de ma mère au parloir y avait [pas] toute cette tendresse j’ai séché ses larmes avec les manches de mes pulls, l’addition était salée ils m’ont mis une peine éliminatoire un tsunami dans la vie d’un jeune de 20 ans ils m’ont fait porter un costume beaucoup trop grand pour le petit Oumar de Mantes-la-Jolie, le rêve a pris fin sous la semelle de dix keufs de la BRB qui m’ont foudroyé à coups de talons, j’rêve plus d’apothéose le lionceau a grandi derrière les barreaux entre chats et corbeaux j’compte plus mes nuits blanches les dents serrées car loin très loin était le million d’euros que la rue m’avait promis, elle m’a mis une grosse carotte pourtant j’étais le premier d’la classe le plus assidu à ses cours, c’est pour ça qu’ils m’ont condamné à une peine d’homme préhistorique LOL.

MES RÊVES JE LES AI LAISSÉS À LA FOUILLE DE LA PRISON JE LES RÉCUPÉRERAI LE JOUR DE MA SORTIE INCHALLAH.

On finit par s’habituer à la tragédie quand elle se répète pendant des années, j’ai fait un tour des profils sur le Net des mecs avec qui j’ai grandi y en a qui se sont mariés d’autres morts tués par le shit et l’alcool mais ils ne le savent pas encore la faucheuse de Babylone ne prévient pas elle vient elle te balaye même pas elle te laisse tirer une dernière latte de joint de iha « que Allah les facilite » j’ai pleuré des larmes de sang qui ont coulé à l’intérieur j’me suis construit assis sur une grenade dégoupillée poussé par la détermination de vouloir sortir des sous-sols du ghetto, j’ai trop bougé donc la grenade a explosé m’a amputé de dix ans d’une vie inrattrapable, pas grave j’leur laisse cadeau car le plus important c’est pas la chute mais l’atterrissage, ma vie est un éternel recom­mencement j’arriverai sur la ligne d’arrivée même avec un point de côté j’lâche pas.

QUAND J’ME REGARDE JE M’INQUIÈTE ET QUAND J’ME COMPARE J’ME RASSURE.

Qui va bouger pour toi si toi-même tu fais rien pour te sortir de ta salade ? On est morts dans le film avant le début du tournage, on devait être que des simples figurants on a opté pour le premier rôle, ils n’étaient pas d’accord ils nous ont crevé les pneus on a fini sur la bande d’arrêt d’urgence à force de rouler sur les jantes LOL vaut mieux en rire qu’en pleurer j’en ris, alors mais cela n’estompe pas la douleur elle le cache seulement.

L’ENCRE DE MA PLUME VIENT DES BAS-FONDS DE LA BANLIEUE PARISIENNE PUISE SON INSPIRATION DES PORTES QUI CLAQUENT OÙ TOUS LES JOURS SE RESSEMBLENT OÙ LA FOLIE EST À CHAQUE COIN DE PROMENADE.

Il fallait une pelleteuse pour déterrer mes angoisses ma cité pour bouc émissaire, j’ai dansé sur des braises pour des euros j’ai joué à la roulette russe le barillet plein un suicide pour certains un acte de bravoure pour d’autres, mais bon chacun son histoire on f’ra l’addition plus tard j’m’en suis sorti in extremis j’aurais pu me radicaliser finir en marge totale du système c’était une impasse un choix pour moi coriace, mais l’amour des miens m’a aidé à claquer la porte de l’illicite.

MA PLUME C’EST TOUT C’QUE J’AI SI J’LA PERDS J’PERDS TOUT C’QUE J’AI.

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[Révolution tunisienne] Sit-in à El Omrane (Sidi Bouzid) – 2

Sidi Bouzid : Affrontements entre les forces de l’ordre et la population de la localité de « Omrane »

La localité d’Omrane relevant de la délégation de Menzel Bouzaïene a été, ces dernières minutes, le théâtre d’affrontements très virulents entre la population et les forces de l’ordre. Ces dernières ont eu recours aux grenades de gaz lacrymogène et aux tirs de balles en caoutchouc, pour disperser les manifestants.

C’est ce qui nous a été affirmé par Lazher Akremi porte parole du front du 17 décembre au cours d’une communication téléphonique avec Tunisie Numérique.

Ces affrontements font suite à la séquestration par des jeunes de la localité, en protestation contre la précarité de leurs situations, de l’arbitre de Football, Mohamed Hassana et de son staff, depuis la matinée du 27 septembre.

Publié par des ennemis de la révolution (Tunisie Numérique, 27 septembre 2012)


L’arbitre pris en otage à Sidi Bouzid libéré

L’arbitre de football, Mohamed Ben Hassana, ses deux adjoints, Amor Znaïdi et Borhane Ben Halima, ainsi que le quatrième arbitre, Slim Turki devant officier la rencontre de football EGS Gafsa/AS Marsa, mercredi à Gafsa, ont été libérés par leurs ravisseurs. Ils avaient été pris en otage par un groupe de protestataires, dans la localité d’El Omrane de la délégation de Menzel Bouzayane (Gouvernorat de Sidi Bouzid).

Le président de la Fédération tunisienne de football, Wadii El Jéri, a confirmé, dans une déclaration à l’agence TAP, la nouvelle de la libération des quatre arbitres. Il a indiqué avoir contacté par téléphone le quatuor qui est en bonne santé et qu’ils avaient quitté la localité d’El Omrane, sous la protection des agents de la sécurité.

Évoquant les circonstances de leur libération, il a indiqué que « l’opération était purement sécuritaire », ajoutant qu’il se trouve, actuellement, dans la ville de Sfax attendant l’arrivée des arbitres. Par ailleurs et à la suite de cette prise d’otage, la première vice-présidente de l’Assemblée nationale constituante, Meherzia Labidi, avait reçu, jeudi après- midi, au siège de l’Assemblée, un groupe d’arbitres de football, en présence des deux élus, Habib Berribech et Mehdi Ben Gharbia.

Publié par des ennemis de la révolution (DirectInfo, 27 septembre 2012)


Des arbitres séquestrés… Des revendications farfelues !

Depuis hier, mercredi 26 septembre, un staff arbitral, composé de quatre personnes est en train de vivre l’enfer. Séquestrés par des sit-inneurs de la localité de Omrane de  la délégation  de Menzel Bouzaiene (gouvernorat de Sidi Bouzid), ces quatre arbitres sont toujours entre les mains de leurs « ravisseurs » au grand dam de leurs familles, mortes d’inquiétudes.

Ces arbitres étaient en route pour Gafsa pour arbitrer un match de football. Un simple match sans enjeu, mais qui s’est transformé en une véritable course aux négociations.

Mais que demandent au juste, ceux qui tiennent en otage quatre innocents ? Des revendications pour le moins obscures quand on sait que la principale demande des protestataires, est la libération de 12 sit-inneurs arrêtés la veille. Des sit-inneurs arrêtés suite à des troubles et à des violences.

Revendiquer par la force, voilà ce qu’est devenu ce pays ! Il ne reste plus qu’à libérer tous les criminels…

Car la nuance est de taille entre revendiquer l’emploi ou le développement et prendre en otage des personnes pour parvenir à ses fins.

Publié par des ennemis de la révolution (Espace Manager, 27 septembre 2012)


Trois arbitres en otages depuis mercredi dans la délégation de Menzel Bouzaiene

Un trio arbitral a été pris en otage depuis le mercredi 26 septembre à la localité d’El Omrane relevant de la délégation de Menzel Bouzaiene, par des sit-inneurs.

Les arbitres ont été séquestrés alors qu’ils étaient en route pour Gafsa pour arbitrer le match de la 29e journée opposant EGS Gafsa à AS Marsa, un match qui a finalement été reporté par la force des choses.

En contrepartie de leur libération, les sit-inneurs exigent à ce que « toutes leurs revendications » comme notamment la libération des 12 sit-inneurs arrêtés dans la journée du mercredi soient entendues.

De leur côté, les arbitres ont menacé d’observer un sit-in ce jeudi 27 septembre devant le siège de l’Assemblée nationale constituante, au cas où leurs collègues ne soient pas aussitôt libérés.

Depuis ce matin, la Fédération Tunisienne de Football et le ministère de la Jeunesse et des Sports s’activaient pour tenter de trouver une solution.

Publié par des ennemis de la révolution (Tunivisions, 27 septembre 2012)


Sidi Bouzid : Arrestation de 13 personnes suite au blocage d’une route dans la localité d’El Omrane

Quelque 13 personnes ont été arrêtées mercredi dans la localité d’El Omrane relevant de la délégation de Menzel Bouzayane (gouvernorat de Sidi Bouzid), à la suite d’un mouvement de protestation observé depuis deux semaines, par les habitants de la région, réclamant des solutions aux problèmes de développement et de l’emploi et la création de zones irriguées et industrielles.

Un responsable sécuritaire a affirmé au correspondant de la TAP à Sidi Bouzid, que l’arrestation est survenue suite à des plaintes déposées par des habitants à cause du blocage de la route N14 reliant Gafsa à Sfax.

Selon la même source, des armes blanches et des gourdins ont été saisis chez les personnes arrêtées.

Ces arrestations ont suscité davantage de protestations et les sit-inneurs ont poursuivi le blocage de la route nationale Numéro 14 et interdit la circulation des camions et des véhicules administratifs.

Publié par des ennemis de la révolution (Babnet, 26 septembre 2012)

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[Tunisie] La contre-révolution travaille

Tunisie : Arrestation du meurtrier d’un agent de police

Les agents du commissariat de police de Mourouj II ont réussi à arrêter, mardi 25 septembre courant, un individu recherché par le Tribunal de première instance de Tunis pour meurtre prémédité d’un agent de police dans le quartier de Kabaria durant les événements de la révolution  en janvier 2011.

L’individu en question est condamné à 20 ans de réclusion dans cette affaire, a rappelé un communiqué du ministère de l’Intérieur publié sur sa page facebook officielle.

Publié par des ennemis de la révolution (Tunisie Numérique, 27 septembre 2012)

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[Révolution tunisienne] Grève générale à Menzel Chaker (Sfax) : le délégué dégagé

Tunisie : Grève générale à Menzel Chaker

Une grève générale a été observée, jeudi 27 septembre, par les habitants de la délégation de Menzel Chaker (gouvernorat de Sfax) dans tous les secteurs à l’exception des services d’urgence et les pharmacies.

Cette grève intervient sur fond d’arrestation d’un jeune, originaire de la région, suite à une altercation avec un agent de sécurité, le 25 septembre courant, selon un gréviste.

Selon le père du jeune en question, le motif de l’arrestation est une dispute entre l’agent de sécurité et le fils, qui n’avait pas respecté l’interdiction de stationner.

Le sit-inneur a affirmé que les habitants de la délégation de Menzel Chaker sont déterminés à accentuer leur mouvement de protestation afin de libérer le jeune homme.

Face à la montée de la tension, le délégué de la région a été obligé de quitter son bureau car, selon les protestataires, “il a tenté de suspendre la grève en exerçant une pression sur les contractuels et les ouvriers des chantiers venus soutenir le jeune”.

Contraint à quitter le siège de la délégation sous la protection de l’armée, le délégué de la région a souligné que l’autorité régionale ne peut en aucun cas s’immiscer dans les affaires de la justice.

Publié par des ennemis de la révolution (TAP, 28 septembre 2012) via Solidarité ouvrière


Tunisie : Grève générale à Menzel Chaker suite à l’arrestation d’un jeune accusé d’avoir agressé un policier

Une grève générale a paralysé cette matinée du jeudi 27 septembre 2012 la ville de Menzel Chaker, gouvernorat de Sfax, et ce suite à l’arrestation d’un jeune de la région.

Contacté par TunisieNumérique Bechir Ben Mansour,  membre de la société civile a indiqué que l’arrêté, nommé Bechir Awled Bou Ali est accusé d’avoir agressé un agent de sécurité. Il a ajouté que l’accusé est entraîneur de l’équipe sportive Olympique Meznel Chaker et il faisait partie de la commission de la protection de la révolution.  Il avait participé à la révolution et  lutté contre l’ancien régime, d’après le témoignage de Ben Mansour.

Il a menacé d’intensifier les protestations si les autorités ne libérèrent pas l’arrêté.

Publié par des ennemis de la révolution (Manel Derbeli, Tunisie Numérique, 27 septembre 2012)

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[Samedi 29 & dimanche 30 septembre] Appel à déferler sur Toulouse (en français, italien, anglais et espagnol)

Ami.e.s, allié.e.s, galérien.ne.s, camarades,
Déferlez sur Toulouse !

Nous sommes une centaine d’habitant.e.s (dont 25 enfants) et plus d’une centaine de personnes investies dans les ateliers et les activités du Centre Social Autogéré de Toulouse (22 rue Demouilles). Nous  sommes  menacé-e-s par une expulsion imminente.

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Manifestation du CREA devant la Préfecture, place Saint-Étienne à Toulouse, en février 2012

D’ici quelques jours l’État enverra ses flics nous re-foutre à la rue, détruire ce lieu, pour laisser un bâtiment de 5400 m² vide depuis six ans et sans aucun projet, aussi mort que possible.

Nous n’avons pour l’instant aucune solution pour nous reloger et nous avons décidé de rester. Nous ne voulons pas abandonner notre bâtiment et nous n’avons désormais plus que ça à perdre.

Camarades d’ici, d’autres villes et d’autres pays, nous avons besoin de vous.
Pour défendre cette lutte, ces vies, ce lieu extraordinaire, nous avons besoin de vos forces.

Débarquez sur Toulouse dès ce week-end (29, 30 septembre) !

Nous vous logerons, nous pourrons échanger et nous rencontrer, nous  organiser pour ouvrir d’autres maisons. Luttons ensemble pour empêcher l’expulsion du Centre Social Autogéré !

Montrons aux riches et aux puissants que nous allons défendre ce que nous aimons. Et reprendre tout ce qui est à nous.

Autodéfense populaire !
Tout pour tou.te.s, Pouvoir au peuple !


Amici, complici, indesiderabili di qualsiasi tipo, compagni
Venite tutti a Tolosa (Francia) !

Siamo un centinaio di abitanti e abitante (tra cui 25 bambini) e più di un centinaio di individui coinvolti nelle attività dello spazio autogestito di Tolosa (22 rue Demouilles).

Siamo sotto sgombero a breve.

Tra qualche giorno lo stato mandra i suoi sbirri per provare a sgomberarci di nuovo, per distruggere questo luogo, per lasciare vuoto uno spazio di 5400m² senza nessun progetto, come lo era da sei anni, tanto morto quanto possibile.

Non abbiamo per il momento nessuna soluzione per trovare un altro posto, noi abbiamo deciso di rimanere qua. Non vogliamo lasciare il nostro palazzo e abbiamo soltanto questo da perdere.

Compagni e compagne di Tolosa, delle altre città e degli altri paesi, abbiamo bisogno delle vostre forze. Per difendere questa lotta, queste vite, questo luogo straordinario, abbiamo bisogno di voi.

Sbarcate a Tolosa il più presto possibile, già dal 29 Settembre.

C’è spazio per ospitare nel posto, ne approfitteremo per incontrarci, organizzarci per resistere, ed aprire altri spazi.
Lottiamo insieme per impedire lo sgombero del spazio autogestito di Tolosa !

Mostriamo ai ricchi e ai potenti che difenderemo quello che amiamo, ninete di meno che la libertà. E riprenderemo quello che é nostro.

Autodifesa popolare !
Tutto per tutti e tutte, potere al popolo !


Friends, allies, freaks, comrades,
Sweep over Toulouse (France)

We are a hundred of people (with 25 children) and more than a hundred of people committed in the workshops and activities of the Toulouse Self-Organized Social Center. We are threatened by a close eviction.

In a few days, the State will send us its cops to throw us back to the streets, destroy the place and leave its 5400 square meters empty, as it has been for 6 years, without any project, as dead as possible.

For now, we dont have any solution to live in, and we ‘ve decided to stay. We dont want to give up on our house and it’s the only thing we have left to lose.

Comrades from here from other cities and other countries, we need you.
We need your strenght to stand up for this struggle, these lives, this extraordinary place.

Come over to Toulouse from this very week-end (29, 30 September).

We will host you, and we ‘ll chat, meet each other and organize ourselves to open other houses. Let’s fight together to prevent the Social Center from being evicted !

Let’s show the wealthy and the powerfull people that we’re about to defend  what we love. And take back what we own.

Working-class self-defense
Everything for everyone, Power to the people !


Amig@s, aliad@s, parcer@s, companer@s,
Debarcan en Toulouse (Francia) !

Somos cien habitantes (con 25 nin@s) y mas de cientas personas investidas en los talleres y en las actividades del Centro Social Autogestionado de Toulouse (22 rue Demouilles). Estamos amenazad@s por un desalojo iminente.

En unos dias, el Estado enviara la  policia para volver a echarnos a la calle, destruir nuestro hogar para dejar un edificio de 5400 m² vacio ya desde hace 6 anos y sin ningun projecto, tan muerto que lo posible.

No tenemos ninguna solucion por el momento para alojarnos de nuevo  y decidimos quedarnos. No queremos abandonar nuestro edificio y no tenemos ahora nada mas que perder.

Companer@s de aqui, de otras ciudades y otros paises, vos necesitamos.
Para defender esta lucha, estas vidas, este lugar extraordinario, necesitamos vuestras fuerzas.

Corran hacia Toulouse en este fin de semana (29, 30 sept) !

Vos alojaremos, podremos intercambiar, encontrarnos, organizarnos para abrir nuevas casas. Luchemos juntos para impedir el desalojo del Centro Social Autogestionado.

Mostremos a los ricos y los poderosos que vamos a defender lo que queremos. Y volver a tomar todo lo que es nuestro.

Autodefensa popular !
Todo para tod@s, poder al pueblo !

CREA, 27 septembre 2012

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[Chronique de Youv derrière les barreaux] « Heureusement que j’ai une conscience et une bonne éducation sinon j’aurais fini kamikaze sur un marché de Noël »

http://juralib.noblogs.org/files/2012/09/0513.jpg[28 novembre 2011]
Partie 75 bis

28 novembre 2011, une journée de plus à l’ombre pour moi se lève, mes yeux s’ouvrent sur mon quotidien enchaîné délimité par des murs que je rêve de faire exploser à chacun de mes soupirs, je les connais par cœur, il m’ont vu dans tous mes états, ils ont été témoins de nombreuses descentes de matons de fouilles de parties de Play de vannes entre poteaux, si seulement ils pouvaient parler ils vous décriraient mon univers de cinglé, jeté comme un mort-vivant enterré vivant, six pieds sous terre croyant que j’étais mort beaucoup m’ont tourné le dos, mais grâce à Dieu je respirais encore, un souffle de vie d’espoir s’évade de ce corps qui semblait inerte, pourtant l’État le système m’avait déclaré cliniquement mort il m’avait rayé du commun des mortels pendant des années, je donnerais tout pour m’évader de ce cercueil, mais les croque-mort l’avaient scellé avec des clous en acier.

Vous pouvez pas imaginer ce qui se passe dans la tête d’un mort-vivant, pourtant j’ai allumé les warning les feux de détresse pour montrer au monde que j’étais là bel et bien vivant, mais dans ce cimetière tu sais quand tu y rentres mais pas quand tu en sors « MAIS QU’ILS LE VEUILLENT OU NON LA PLACE D’UN HOMME EST PAS EN CAGE » même si j’ai appris à survivre parmi les morts, combien de tombes j’ai vu rester des années sans aucune visite aucune fleur déposée par même un passant, rares sont les tombes qui étaient fleuries régulièrement, mon angoisse la plus profonde c’était de finir mort parmi les morts.

Si ils savaient ce que j’avais dans les tripes je suis sûr qu’ils m’exécuteraient direct d’une balle dans la tête, le petit Oumar du fond de la classe faisait semblant de ne pas suivre en cours mais j’ai tout entendu même ce que je ne devais pas entendre, donc je me suis levé et [j’ai] rendu mon tablier d’écolier, j’ai retroussé mes manches et cédé à l’appel du fusil à pompe lui seul me comprenait, tellement que les profs avaient remarqué mon désintéressement à leurs cours d’histoire ils convoquaient mes parents chaque trimestre pour les informer « comment ils ont osé appeler mes parents pour leur dire que je n’étais pas concentré à leurs cours d’histoire alors que l’histoire de mes propres parents ne figurait dans aucun de leurs cahiers ».

« JE N’AI RIEN CONTRE CHARLEMAGNE NAPOLÉON, MAIS JUSTE EN ME REGARDANT AU PREMIER COUP D’ŒIL VOUS VERREZ QUE J’AI RIEN À VOIR AVEC EUX NOUS SOMMES ISSUS DE DEUX HISTOIRES DIFFÉRENTES ».

Certains pensent que j’ai creusé ma tombe avec un fusil à pompe car ma révolte pour certains reste une énigme, ils auraient préféré que je tienne les murs toute ma vie à tirer sur un splif de seum sur du 2pac.

IMPOSSIBLE J’AURAIS PRÉFÉRÉ MOURIR À LA GUERRE QUE À ATTENDRE LA MORT DANS MON HALL EN MANGEANT UN GREC-FRITES CHAQUE DÉFAITE JE ME DEVAIS D’EN FAIRE UNE VICTOIRE.

Trop tard je ne pouvais plus reculer le compte à rebours est déclenché, je suis parti de nulle part donc je n’avais rien à perdre, je mangeais des sandwichs pain poudre de Nesquik en imaginant que c’était du Nutella LOL le désespoir a poussé certains au crime le manque d’oseille rend fou quand à deux pas de chez toi ça roule en Ferrari, heureusement que j’ai une conscience et une bonne éducation sinon j’aurais fini kamikaze sur un marché de Noël.

J’ai appris que les vrais hommes se font rares que les filles bien se cachaient dans l’ombre de leur mère que la beauté est dans les yeux de celui qui regarde.

« JE SUIS NÉ SUR LE SABLE CHAUD DU SAHARA ENTRE LES SCORPIONS ET LES SERPENTS À L’HEURE DE L’APPEL À LA PRIÈRE DU VENDREDI JE N’OUBLIE PAS D’OÙ JE VIENS ET QUI JE SUIS, JE NE SAIS PAS COMBIEN DE TEMPS IL ME RESTE À VIVRE, MAIS J’VAIS FAIRE EN SORTE D’EN FAIRE QUELQUE CHOSE, JE NE DÉBORDERAI PLUS DU COLORIAGE, LE DESSIN RESTE LE MÊME MAIS PLUS APPLIQUÉ. »

Fini les 6 heures du mat en sueur de peur que la BRB explose ma porte, mais j’opterai pour le 6 heures du mat réveillé par les pleurs de mon fils c’est ça être un bonhomme.

Un nouveau jour se lève sur ma vie assagie par les larmes de ceux qui m’aiment épuisés par mes années de taule.

UN JOUR JE SORTIRAI DE MA TOMBE OUBLIERAI MES ANNÉES PASSÉES DANS CE CIMETIÈRE POUR ENFIN FLEURIR LE JARDIN DE CEUX QUI M’AIMENT.

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[Paris, samedi 29 septembre] Rassemblement en soutien aux prisonniers mapuche en grève de la faim

INDIGNÉS CONTRE LA GUERRE DÉCLARÉE AUX MAPUCHE EN LUTTE AU CHILI POUR LE RESPECT DE LEURS DROITS TERRITORIAUX, LA FIN DE L’ÉTAT DE SIÈGE DE LEURS COMMUNAUTÉS, CONTRE LA CRIMINALISATION DE LEURS DIRIGEANTS,

nous vous invitons à manifester avec nous samedi 29 septembre 2012 de 15 h à 17 heures SUR LE PARVIS DES DROITS DE L’HOMME, PLACE DU TROCADÉRO

EN SOUTIEN À PAULINO LEVIPAN COYÁN, DANIEL LEVINAO MONTOYA, RODRIGO MONTOYA MELINAO et leur porte-parole ERIC MONTOYA MONTOYA, quatre prisonniers politiques de la WENTE WINKUL MAPU du Lof Chekenco qui sont ce lundi 23 septembre au 27e jour de leur grève de la faim, dans la prison d’Angol.


COMMUNIQUÉ PUBLIC DES PRISONNIERS :

Les prisonniers politiques de la communauté WENTE WINKUL MAPU du Lof Chekenco : PAULINO LEVIPAN COYÁN, DANIEL LEVINAO MONTOYA, RODRIGO MONTOYA MELINAO et leur porte-parole ERIC MONTOYA MONTOYA

Désirons communiquer à l’opinion publique nationale et internationale ce qui suit :

Aujourd’hui, 23 septembre, nous déclarons que nous nous sommes levés avec une voix pleine de force. Que nous avons lutté pour récupérer la terre qui nous a été arrachée, que nous voulons être les dignes fils de ce peuple qui, avec vaillance et en versant son sang, l’a défendue à travers l’histoire.

Malgré que nous soyons discriminés et traités d’« Indiens ignorants », nous devons dire qu’avant qu’ils arrivent nous étions déjà là. C’était notre culture, notre langue, notre religion, notre forme de vie qui n’avait rien à voir avec la soumission et l’exploitation des autres.

lls nous ont traités d’ignorants parce que leur avarice et leur égoïsme les a empêchés de connaître, de découvrir et de respecter un peuple différent du leur.

Nous souhaitons dire que quoique qu’ils nous détiennent privés de liberté, un sang guerrier continue de courir dans nos veines que jamais ils vaincront. Que les chaînes que nous portons ne nous intimident pas.

Nous désirons réitérer que malgré les malaises ressentis par cette grève de la faim et que deux d’entre nous sont atteints de tachycardie, nous avancerons pour défendre notre droit à la vie et rendons responsable l’État chilien, dirigé par le président Piñera, de nous refuser le droit à un juste procès, à la présomption d’innocence et au respect des droits internationaux signés par le Chili pour la protection de notre peuple.

Nous continuerons de résister pour défendre notre droit, parce que ce n’est pas seulement notre droit mais celui des fils et des générations de Mapuche qui vont suivre que nous luttons pour la terre dont ils nous ont dépouillés.

Car ni l’emprisonnement ni la mort n’empêcheront notre lutte pour la liberté et la récupération du territoire de notre peuple nation mapuche.

Prisonniers politiques Mapuche WENTE WINKUL MAPU


INFORMATION DE L’ÉTAT DE SANTÉ DES GRÉVISTES :

Paulino Levipan : 67,800 (poids initial, 28 août) – 59.000 (poids au 23 septembre)

Rodrigo Montoya : 64,100 (poids initial, 28 août) – 56.300 (poids au 23 septembre)

Erick Montoya : 65,400 (poids initial, 28 août) – 58.400 (poids au 23 septembre)

Daniel Levinao : 63,700 (poids initial, 28 août) – 53.800 (poids au 23 septembre)

Infozone, 27 septembre 2012

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[Mexique] Attaque contre les merdes en uniforme

Mexique : Embuscade meurtrière contre la police

Le 18 septembre, un groupe anarchiste se revendiquant de la FAI, la Cellule insurrectionnelle Mariano Sanchez Añon, a tendu une embuscade à une voiture de patrouille de la police de l’État de Mexico dans la municipalité de Valle de Chalco. Trois policiers ont été tués.

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Secours Rouge/APAPC, 23 septembre 2012


Communiqué

Nous avons décidé de nous ajouter à l’appel des groupes et des individus anarchistes qui ne se limitent pas aux paroles et aux malédictions contre la paix sociale et prennent en main la décision de renverser le système de domination en mettant en pratique la solidarité directe avec nos frères et sœurs emprisonné-e-s.

C’est pourquoi nous revendiquons une nouvelle attaque contre les merdes en uniforme : nous avons ouvert le feu contre la patrouille 282 de la Policia Municipal de Valle de Chalco à Edo Mex, donnant la mort à tous ses occupants.

http://juralib.noblogs.org/files/2012/09/1261.jpgNous n’avons pas attaqué une unité de transport public, nous avons tiré contre une patrouille, c’est-à-dire contre un objectif bien identifié dans notre lutte à mort contre le système de domination et ses sbires.

Si, comme ils « se plaignent » dans les médias d’abrutissement de masse, nous avons donné la mort à un seul uniforme et que le reste des occupants de la voiture faisait partie du personnel civil ou de familiers de la police municipale, nous n’avons rien de quoi nous repentir [il s’agissait en fait bien de policiers en civil, NdT]. Nous retournerions à l’attaque sans  remords. Dans la lutte pour la destruction de l’existant, il n’existe ni coupables ni innocents. Tout-te-s celles et ceux qui alimentent ce système de mort sont nos ennemi-e-s.

Nous voulons aussi clarifier le fait que nous ne savons rien du flic qu’ils disent avoir disparu. Nous autres ne séquestrons ni n’emprisonnons pas. Nous ne croyons ni aux prisons, ni à celles qui se disent « prisons du peuple ». Nous luttons pour la libération totale, pas pour imposer un autre système aussi répressif.

Nous saluons les groupes informels et les anarcho-individualistes qui se sont agrégé-e-s à cette nouvelle action coordonnée !
Le chaos est revenu pour tou-te-s celles et ceux qui croyaient qu’il était mort.
Solidarité directe avec les prisonnier-e-s anarchistes au Mexique, au Chili, en Grèce, en Italie, en Indonésie, aux États-Unis, en Suisse et dans le monde.
Contre toute domination !
Feu au pouvoir !
Que la lutte s’étende !
Vive l’anarchie !

Cellule Insurrectionnelle Mariano Sanchez Añon (CI-MSA)
fraction de la Fédération Anarchiste Informelle du Mexique (FAI-M)

Traduit de l’espagnol (Liberación Total), reçu le 25 septembre 2012

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[Grenoble] Répression et nouvelles mobilisations pour les demandeurs d’asile du 22 rue des Alpes

Communiqué de presse du « réseau du 22 rue des Alpes »

Fontaine, le 25 septembre 2012

Suite à l’expulsion du nouveau squat de demandeurs d’asile du 24 rue Ampère à Grenoble, le « réseau du 22 rue des Alpes » tient à décrypter quelques contre-vérités affirmées par la mairie de Grenoble. Le réseau appelle toutes les organisations et personnes qui soutiennent son action à interpeller les municipalités de Grenoble et Fontaine pour trouver une solution alternative d’hébergement pour la trentaine de demandeurs d’asile du 22 rue des Alpes.

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Mardi 25 septembre après-midi, la police a procédé à l’expulsion de l’immeuble au 24 rue Ampère, à Grenoble. Ce bâtiment était occupé depuis plusieurs jours par le « réseau du 22 rue des Alpes », en prévision de l’expulsion imminente du squat de Fontaine où une trentaine de demandeurs d’asile habitent depuis février 2012. L’expulsion de la rue Ampère a été ordonnée par la mairie de Grenoble, qui contrôle la société d’économie mixte « Grenoble 2000 », propriétaire du bâtiment. Une plainte a été déposée pour « dégradation », et un militant du réseau arrêté sur place risque d’être poursuivi.

Interpellés par des militants associatifs, les élus grenoblois objectent qu’aucun réfugié n’était présent lors de l’expulsion. Ils affirment que cette occupation n’avait pas pour but d’héberger ce collectif de demandeurs d’asile, dont beaucoup étaient encore présents à Fontaine ce mardi. Un prétexte de plus pour essayer de justifier une expulsion illégale, dont est coutumière la ville de Grenoble. Ces habitants prétendument « invisibles » avaient simplement anticipé une expulsion annoncée par la police la veille, en ne restant pas sur place dans la journée. Le réseau, qui regroupe des soutiens locaux et des demandeurs d’asile, n’avait en effet pas pris le risque d’exposer ces derniers à l’intervention de la police. Sans doute faut-il rappeler aux élus grenoblois que ces demandeurs d’asile sont systématiquement et abusivement classés par la Préfecture en « procédure prioritaire ». Cela permet à l’État d’une part un examen bâclé de leur demande d’asile et le non respect de l’obligation réglementaire de les loger, et d’autre part de délivrer à tour de bras des Obligations de Quitter le Territoire (« OQTF »). Celles-ci sont synonymes d’un placement immédiat en centre de rétention dans l’attente d’une expulsion du territoire.

Aujourd’hui, ces demandeurs d’asile dont la ville de Grenoble prétend nier l’existence sont donc toujours à Fontaine, où la municipalité fait cyniquement la sourde oreille : ils vivent dans l’angoisse d’une expulsion imminente du bâtiment qu’ils occupent au 22 rue des Alpes, alors même qu’ils s’étaient organisés pour en partir conformément aux décisions de justice. Ils ne peuvent pas envisager de rentrer dans leur pays d’origine, et font face ici à d’innombrables obstacles tant à leur demande d’asile qu’à l’application à leur droit au logement. Pour ces raisons, le « réseau du 22 rue des Alpes » restera dans une démarche de soutien actif aux demandeurs d’asile.

Le « réseau du 22 rue des Alpes » demande donc aux organisations et personnes qui soutiennent son action d’interpeller les municipalités de Grenoble et Fontaine à deux sujets :

• Puisque ces mairies n’aident pas ou empêchent cette trentaine de demandeurs d’asile de trouver une solution de logement par eux-mêmes, qu’elles fassent le nécessaire pour leur proposer une solution alternative d’hébergement avant la fin de la semaine.

• Puisque ces équipes municipales appartiennent ou sont proches de la nouvelle majorité gouvernementale, qu’elles agissent concrètement pour que cessent les entorses aux droits des demandeurs d’asile, dont celui à un logement.

À l’inverse, ces mairies aggraveront la situation si elles continuent à cautionner la politique xénophobe du nouveau gouvernement et à encourager les expulsions de logements, alors même que plusieurs milliers sont vides dans l’agglomération.

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[Besançon] Soutien inconditionnel aux émeutiers d’Amiens-Nord qui résistent face aux porcs

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Nombreux sont les messages de solidarité avec les barricadiers d’Amiens-Nord, qui luttent quotidiennement face aux violences policières et refusent de vivre dans des conditions de misère.
Il y a peu, Le chef du Front de gauche, l’ordure paternaliste ripoublicain Mélenchon a qualifié ces jeunes émeutiers de “larbins du capital” et de “crétins”. Qu’est-ce qu’il y connaît ce social-traître de la situation dans les quartiers ? Pourriture !

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Leurs autocs et affiches pourries où sa gueule de stalinien revient à chaque fois se sont faits recouvertes systématiquement d’un sticker ou d’une affiche solidaire avec les barricadiers qu’ils discréditent et criminalisent. (…)

Le Chat Noir Émeutier, 26 septembre 2012

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[Hénin-Beaumont] Soutien antifasciste pour Seb !

Soutien antifasciste pour Seb !

Le 17 juin 2012, six antifascistes étaient arrêté(e)s dans les rues de Hénin-Beaumont en se rendant à un rassemblement pour protester contre le risque d’élection de Marine Le Pen au second tour des élections législatives.

Plusieurs unités de police les ont interpellés de manière virulente avant d’atteindre le lieu du rassemblement. Les activistes antifascistes ont ensuite passé la nuit en garde à vue après avoir été menottés et embarqués. C’est finalement au commissariat de Lens que les activistes ont appris les résultats de l’élection.

Deux des antifascistes interpellé(e)s ce soir-là ont fait l’objet de poursuites judiciaires. Le premier, mineur, ne semble plus être inquiété pour le moment. Nous restons vigilants.

Seb par contre, sera jugé au Tribunal de Béthune le 6 novembre 2012. Il est poursuivi pour « port d’arme de 6e catégorie avec circonstance aggravante qu’au moins une autre personne était aussi en port d’arme ». Il est aussi poursuivi, car il a refusé de se soumettre à un prélèvement pour un fichage ADN.

Par cette accusation, l’État veut faire croire que les antifascistes seraient des personnes pratiquant une violence gratuite et qui ne cherchent que le désordre. La réalité est que depuis des semaines avant le soir de l’élection, les militants fascistes du Front National et d’autres groupes radicaux – dont certains venus même d’autres régions de France – multipliaient les agressions et les pressions sur les militants de gauche en général et ciblaient plus particulièrement les activistes antifascistes. Des agressions de plus en plus violentes couvertes par les forces de répression de l’État.

Ce que l’État reproche à Seb et aux militants antifascistes est d’avoir oser penser à pouvoir se défendre en cas d’agression de la part d’une des bandes néonazies qui patrouillaient en ville.

Nous appelons à la solidarité populaire, nous encourageons toutes et tous les antifascistes à multiplier les actions de solidarité, à diffuser l’information et organiser des initiatives de soutien.

Car ce qui se joue là ne concerne pas qu’un individu. La conquête d’Hénin-Beaumont et de larges parts du bassin minier est un objectif prioritaire de l’extrême-droite. Et la criminalisation de l’antifascisme et l’instauration progressive d’un climat de terreur à l’encontre des militants progressistes font partie de cette stratégie.

Nous appelons à tout mettre en œuvre pour être le plus nombreux et nombreuses possible devant le tribunal de Béthune ce mardi 6 novembre dès le début d’après midi.

Nous faisons également appel à la solidarité financière car les poursuites judiciaires coûtent cher.

Solidarité avec les antifascistes de Hénin-Beaumont !

Relaxe pour Seb au procès du 6 novembre !

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[Afrique du Sud] De l’esclavage à la grève sauvage (5)

Afrique du Sud : la grève s’étend à toutes les mines d’or d’AngloGold Ashanti

La grève s’est étendue à toutes les mines d’or sud-africaines d’AngloGold Ashanti qui ne produisent plus rien, a indiqué mercredi ce groupe sud-africain qui emploie localement 35.000 salariés.

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L’entreprise n’a pas reçu de revendication officielle des grévistes mais souligne que le mouvement survient alors que les mines d’or et de platine du pays sont affectées par des arrêts de travail et grèves pour les salaires depuis août. « La grève affecte nos six mines » d’Afrique du Sud, a indiqué à l’AFP un porte-parole, Alan Fine, en précisant que « la situation était calme sur le terrain » mais le mouvement très suivi. « Nous employons environ 35.000 personnes (sur plus 61.000 dans l’ensemble du groupe, ndlr) et une large majorité sont en grève », a-t-il dit. Un premier site avait débrayé le 20 septembre avant d’être rejoint lundi par les mineurs de cinq autres mines, selon un communiqué.

Les mines sud-africaines de ce groupe implanté dans 13 pays du monde contribuent pour plus d’un tiers de sa production d’or (37%). L’agitation sociale a démarré à la mine de platine de Marikana dans le bassin minier de Rustenburg, à l’ouest de Johannesburg, où le conflit a été l’un des plus violents de ces dernières années en Afrique du Sud et a sérieusement ébranlé le leadership de la puissante fédération syndicale minière du NUM. Il a coûté la vie à 46 personnes dont 35 tués par la police.

Contrairement au secteur du platine où chaque entreprise négocie ses propres salaires, les mines d’or ont une négociation collective centralisée. « La priorité d’AngloGold Ashanti est de maintenir la sécurité, la paix et la stabilité de chaque site, et de poursuivre un dialogue constructif avec tous les employés, leurs représentants et autres parties prenantes. Des discussions ont lieu avec les délégués syndicaux au niveau de la branche à travers la Chambre des mines », a souligné le groupe dans un communiqué.

Presse esclavagiste (Belga, 26 septembre 2012)


Striking workers shun unions

Johannesburg – Trade unions organising at Anglo Platinum [JSE:AMS] (Amplats) have not received striking workers’ grievances, the union said on Tuesday.

« Unions have not received grievances from workers. They refuse to use us, » said Uasa operations manager Israel Sakala.

He said workers had instead elected a committee to represent them.

« We (unions) have an agreement with management. That agreement needs all signatories to be reviewed. Uasa called on workers to return to work and allow bargaining agents to table their grievances, » he said.

He said the number of workers reporting for work was declining every day.

« Some workers are staying away because of intimidation, » he said.

The National Union of Mineworkers (Num) said it was meeting with workers on Tuesday to hear their grievances.

« We do not have anything from them. We are meeting with them today (Tuesday), » said spokesperson Lesiba Seshoka.

Amplats workers went on a wildcat strike two weeks ago, demanding a salary increase of R17’000.

The workers’ representatives and mine management were meeting with the Commission for Conciliation, Mediation and Arbitration (CCMA) in Rustenburg on Tuesday, in an attempt to find common ground.

One of the workers’ leaders Tebogo Lebeke said they would hold a mass meeting on Wednesday to report back to the workers on their meeting at the CCMA.

Amplats said on Friday, that less than 20% of its workforce had reported for work.

« The company continues to urge employees to return to work and requires that they do so by no later than the night shift on Monday, failing which legal avenues will be pursued, » spokesperson Mpumi Sithole said in a statement.

She said the increase in police visibility had created an environment conducive for workers to return to work.

Presse esclavagiste (Fin24.com, 25 septembre 2012)


Afrique du Sud : le mouvement de grève s’étend à une nouvelle mine

La compagnie minière sud-africaine Gold Fields, dont une mine près de Johannesburg est paralysée depuis plus de quinze jours par une grève, a annoncé mardi 25 septembre que le mouvement s’était étendu à une autre mine qu’elle exploite dans le centre du pays.

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Près de la mine Lonmin Platinum, non loin de Rustenburg, le 11 septembre

« Les employés de la mine Beatrix dans la province de l’État libre ont également entamé une grève illégale. La grève a démarré vendredi dans la section ouest (anciennement mine Oryx) et s’est étendue lundi au reste de la mine », a indiqué dans un communiqué le groupe, quatrième producteur d’or mondial.

« La grande majorité des 15’000 employés de KDC West [la mine proche de Johannesburg] et les 9000 employés de Beatrix participent à des grèves illégales, et la production est stoppée sur les deux sites d’activité », précise le communiqué.

La justice a interdit les grèves à KDC West et dans la section ouest de Beatrix, relève Gold Fields, qui ajoute avoir demandé une interdiction de la grève dans l’ensemble de Beatrix et dit « examiner toutes les options » pour faire face à la situation.

La violente crise qui secoue les mines sud-africaines a démarré en août à la mine de platine de Marikana (Nord) exploitée par le groupe britannique Lonmin où une longue grève émaillée de violences a fait 46 morts et a pris fin seulement la semaine dernière après un accord concédant 11 à 22 % d’augmentations salariales.

Presse esclavagiste (LeMonde.fr avec l’Agence Faut Payer, 25 septembre 2012)


Afrique du Sud : Grève dans le secteur des transports

Après les mines, les grèves se propagent au secteur des transports en Afrique du Sud, où plus de 20’000 employés du transport de marchandises ont cessé le travail mardi pour demander une hausse de salaire, selon le syndicat des transports.

D’après le syndicat des employés du transport sud-africain (SATAWU), les grévistes réclament notamment une hausse de salaire de 12 %. Les employeurs avaient proposé une augmentation de 8,5 %, une offre rejetée dans la province de Gauteng un peu plus tôt dans la journée, selon Vincent Masoga, un porte-parole du syndicat.

Des chauffeurs routiers en grève se sont rassemblés mardi à Johannesburg et ont jeté des pierres sur des camions qui passaient, selon l’agence South Africa Press Association.

D’après SATAWU, des employés ont cessé le travail à la suite du blocage des négociations salariales depuis juin. Si le mouvement de grève devait se poursuivre, cela pourrait affecter l’approvisionnement en essence et en produits alimentaires dans le pays.

Mardi, des employés des mines d’Anglo American Platinum Mines, près de Rustenburg, ont rencontré la direction et les médiateurs pour discuter des demandes salariales soumises la semaine dernière. Un représentant des mineurs, Gaddafi Mdoda, a expliqué mardi que les grèves qui touchent environ six mines d’Anglo American près de Rustenburg continueraient jusqu’à ce qu’un accord soit conclu.

Les mineurs en grève de Lonmin, une mine de platine du nord-ouest de l’Afrique du Sud, ont fini par accepter une hausse salariale de 22 % après près de six semaines d’un conflit parfois violent au cours duquel 46 personnes ont trouvé la mort.

L’accord chez Lonmin a poussé d’autres mineurs de la région à formuler les mêmes exigences et à contourner les syndicats pour négocier directement avec la direction.

Presse esclavagiste (Radio Canada, 25 septembre 2012) via Solidarité ouvrière

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[Lausanne] Les violences sexistes dans les milieux militants qui se revendiquent anti-autoritaires et anti-sexistes

Exposition « Les violences sexistes dans les milieux militants qui se revendiquent anti-autoritaires et anti-sexistes »

Une exposition, une brochure, des lectures, du théâtre pour faire entendre les voix des femmes qui ont vécu, directement ou indirectement, de telles violences et questionner les milieux dans lesquels nous vivions et luttons.

Du 27 septembre au 5 octobre 2012 à l’Espace Autogéré, César-Roux 30, Lausanne

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Programme :

• Jeudi 27 septembre à 19h :
Vernissage de l’expo
Sortie de la brochure sur le même thème
Cocktail dinatoire

• Mercredi 3 octobre à 19h :
Soirée en non-mixité
Lectures féministes suivi d’une bouffe

• Jeudi 4 octobre dès 19h :
Ouverture de l’expo suivi d’une bouffe végé/vegan du Potage de Plombs

• Vendredi 5 octobre à 20h30 :
Finissage de l’expo
Théâtre forum sur le thème des violences sexistes dans nos milieux

En plus de ces dates l’exposition sera ouverte au public :
Samedi 29 septembre et dimanche 30 septembre de 15h à 19h, mardi 2 octobre de 18h à 20h.

Venez nombreuses et nombreux pour aider à faire avancer la réflexion  sur ce sujet !

Espace autogéré de Lausanne, 19 septembre 2012

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[Zonz’ de Villefranche-sur-Saône] « Fin des fouilles systématiquement à nu à la suite des parloirs », « des conditions de vie dignes, de traitement digne et juste de toutes les personnes détenues »

Rhône. Des familles de détenus manifestent devant la prison de Villefranche-sur-Saône

Une soixantaine de personnes, membres de familles de détenus, ont manifesté samedi matin devant la maison d’arrêt de Villefranche-sur-Saône pour dénoncer « les conditions de détention » et « d’accès aux parloirs ».

Selon Zigor Goieaskoetxea, frère d’un membre de l’organisation séparatiste basque ETA écroué dans cette prison, plus d’une cinquantaine de personnes étaient venus en car du Pays basque pour participer à cette manifestation à laquelle se sont jointes d’autres familles de prisonniers de droit commun.

Ils réclament « l’arrêt des violences contre les personnes détenues » notamment dans le quartier disciplinaire et « l’arrêt du système arbitraire du portique » qui « entrave les familles venues leur rendre visite ».

Les manifestants ont distribué un « communiqué » signé, selon eux, par quelque 200 des 700 détenus de la maison d’arrêt de Villefranche dans lequel ils demandent notamment « la fin des fouilles systématiquement à nu à la suite des parloirs » ainsi que « des conditions de vie dignes, de traitement digne et juste de toutes les personnes détenues ».

« On peut apporter la preuve que les violences qu’ils dénoncent au quartier disciplinaire sont inexactes », a déclaré pour sa part Dominique Verrière, secrétaire UFAP/UNSA à Villefranche, assurant que « les coursives étaient filmées 24 heures sur 24 ».

« On ne peut pas laisser dire de tels propos mettant en cause le personnel », a insisté l’adjoint au directeur interrégional des services pénitentiaires de Lyon, Emmanuel Fenard, pour qui « aucune des accusations n’apparaît fondée ».

« De toutes les façons, les personnels interviennent avec un encadrement qui est en charge de les superviser », a-t-il fait valoir, pointant certes « le droit d’expression » mais aussi « la nécessité de dire que le personnel fait un travail de qualité dans des conditions qui ne sont pas simples ».

De leur côté, « l’intersyndicale et l’ensemble du personnel et des intervenants » de la maison d’arrêt « dénoncent des actes d’agression physiques et psychologiques en constante augmentation ».

Regardons en face la réalité
J’ai participé à ce rassemblement et de nombreuses familles et avocats ont témoigné des passages à tabac que subissent les personnes détenues par les fonctionnaires de prison. Ces actes de barbarie sont inacceptables dans une démocratie. Vous aurez plus d’informations en vous renseignant à l’Observatoire International des Prisons à oip.org

Commentaire de Zitoyen 24.09.2012 | 23h11

Presse carcérale (LeProgres.fr, 22 septembre 2012)

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[Chronique de Youv derrière les barreaux] « Je suis prêt à créer dix pages Facebook par jour écrire des textes et des textes dénonçant mon quotidien »

http://juralib.noblogs.org/files/2012/09/0513.jpg[24 novembre 2011]

CE QUI DEVAIT ARRIVER ARRIVA JE ME SUIS FAIT BALANCER PAR UNE GARCE À LA LANGUE TROP PENDUE ILS M’ONT SUPPRIMÉ MON FB MA PAGE MAIS J’EN AI CRÉÉ UNE AUTRE ON LÂCHE RIEN LA FAMILLE CEUX QUI M’AIMENT ME SUIVENT 🙂

[25 novembre 2011]
Partie 74 bis

QUI VEUT LA TÊTE DE YOUV ?

Nique la censure et les censeurs à qui la vérité dérange il y a à peine deux jours sur ma page on était près de 3000, et ils m’ont supprimé ma page stoppé dans mon élan, c’est que dalle ça, ce n’est que reculer pour mieux sauter à 2700 j’aime ils tremblaient déjà de tous les côtés wallah des barres, ce qu’ils savent pas c’est que j’ai la dalle et que je vise le Stade de France dehors ils ont trop cru que j’faisais ma chronique pour rigoler etc. j’suis trop déterminé à rien lâcher c’est que le début la famille la route est encore longue encore trop d’obstacles vont essayer de m’empêcher d’avancer, à croire que sur Facebook faut être un mytho ou faire des chroniques d’amour à l’eau de rose pour qu’ils te laissent t’exprimer, je suis sûr que après cette partie ils bloque­ront ma page pour m’éviter de parler, mais le mec qui va m’empêcher de dire ce que j’ai à dire il est pas né même enfermé entre quatre murs je dirai tout haut ce que [je] pense, je refuse de me soumettre littéralement à leur politique de poucave qui consiste à balancer celui qui sort du rang, ça leur suffit pas que je sois enfermé depuis huit ans ils veulent me faire taire m’enterrer vivant dans ma prison mais c’est mort pour eux j’suis endurant je suis prêt à créer dix pages Facebook par jour écrire des textes et des textes dénonçant mon quotidien j’incite personne à la révolte ou quoi que ce soit je décris juste mon parcours, le parcours d’un p’tit mec de banlieue qui a commencé braqueur pur et dur et à force de séjourner au mitard s’est trouvé une passion qui est l’écriture et qui décide de le faire partager de sa cellule de neuf mètres carrés au plus grand nombre sur le Net, je sais très bien que d’ici quelque jour ils viendront me lever ici dans ma cellule à cause d’une balance un traître ou un jaloux.

COMMENT TU PEUX ÊTRE JALOUX D’UN MEC QUI EST ENFERMÉ DEPUIS HUIT ANS ?

Fallait vraiment être la pire des garces pour envier un mec qui n’a rien sauf son inspiration, ils ont enfermé mon corps mais ma tête est à Miami à cette heure-ci LOL je n’ai aucun souci avec ma conscience car malgré mes braquages j’ai la bénédiction de mes parents je n’ai jamais manqué de respect à ma mère contrairement à d’autres, pour moi c’était primordial. Quand t’as tes proches qui te soutiennent la prison tu l’affrontes le cœur léger.

FAUDRAIT ME FUMER POUR QUE J’ARRÊTE D’ÉCRIRE.

Les épreuves nous renforcent tous, quelle que soit la dureté de celles-ci je ne suis pas un exemple mais si j’peux inspirer à certains l’envie de se surpasser quand les temps sont durs ce serait ma plus grande fierté, ne pas donner de l’importance aux jaloux car quoi que tu fasses il y en aura toujours.

LAISSE PARLER LES GENS À TE VOIR TOUJOURS DEVANT EUX ILS S’Y HABITUERONT.

Je n’ai aucune rancune face aux traîtres et aux balances tout simplement parce que je ne les vois pas je leur accorde aucune importance alors qu’ils continuent à parler de moi ça me fera de la pub, mais le jour où ils s’en prennent à un de mes proches je plains ses proches car ils n’auront que leurs yeux pour voir l’étendue des dégâts je suis le mec le plus gentil de la planète si on me respecte autant que je respecte mais ma colère est sans limite quand tu touches aux miens.

Et quant aux maîtres de la censure faites ce que vous avez à faire je suis pas prêt de lâcher et j’ai pas dit mon dernier mot.

MERCI À CEUX QUI [ME] SOUTIENNENT MALGRÉ CES COUPS DURS MERCI À VOUS TOUS DE ME SUIVRE « JE VOUS DONNE MA PAROLE QU’UN JOUR VOUS ME LIREZ DANS DES SALLES COMBLES LOIN DES JALOUX ET DES TRAÎTRES ».

FUCK LA CENSURE MA PAGE RISQUE D’ÊTRE SUPPRIMÉE APRÈS CETTE PARTIE MAIS D’UN MOYEN OU UN AUTRE JE REVIENDRAI FAIRE DU BRUIT SUR FACEBOOK SOYEZ AU RENDEZ-VOUS LA FAMILLE VOUS ÊTES MA FORCE.

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[Dijon, samedi 6 octobre] Journée pour une culture et des espaces autonomes

Le 6 octobre 2012, RECF (collectif bisontin) et Maloka (collectif dijonnais) organisent une journée aux Tanneries pour des espaces et une culture autonomes.

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Au programme :

15h : Open Graff, Discussion, Bouffe Vegan, tables de presse et distro
Si tu es intéressé-e pour graffer, contacte-nous à cette adresse mail !

La discussion a pour but de faire un état des lieux de la situation actuelle au niveau culturel dans plusieurs villes de France (marchandisation de la culture, politique de répression de squats ou de cafés-concerts, ouverture de smac, tentatives de récupération des cultures « urbaines » par les municipalités…) et d’échanger autour des alternatives mises en place  pour développer des espaces autogérés et permettre à chacun-e d’accéder à la culture gratuite ou à bas prix.

21h : Concert hiphop rouge et noir
PAF 5 euros en soutien à Maloka, RECF et à l’espace autogéré des Tanneries
Première Ligne (Aulnay-sous Bois) – Collectif Mary Read (Sté) – DJ OleG (Sté) – La Fibre (Millau) + Guests

Rude East Can’t Fail

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[Épinay-sur-Seine] « Nous ne sommes pas opposés à la vidéosurveillance »

Toujours plus de caméras à Épinay

La ville pionnière de la vidéosurveillance dans le 93 va accroître son dispositif de plus de 130% d’ici au printemps, en privilégiant la haute définition et la fibre optique.

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Épinay-sur-Seine, jeudi. Les images des caméras sont traitées par le centre de supervision urbaine, installé dans les locaux de la police municipale.

Avec bientôt une caméra pour 386 habitants, Épinay-sur-Seine est en passe de devenir l’une des villes les plus vidéosurveillées de France. Au printemps 2013, cette commune de 54’000 habitants comptera pas moins de 140 caméras, contre 60 actuellement. Et ce n’est pas fini. La ville, qui dispose déjà d’une autorisation préfectorale pour 160 caméras, devrait obtenir dans les semaines à venir une nouvelle autorisation, valable cinq ans, pour 201 caméras.

« Nous allons en installer une quinzaine dans le centre-ville d’ici fin décembre, précise Stéphane Mabilleau, directeur général adjoint à la mairie. Nous souhaitons qu’en septembre 2013, à l’ouverture du nouveau centre commercial Auchan, le centre-ville soit entièrement sous surveillance. Nous prévoyons une quarantaine de caméras supplémentaires chaque année. »

Le coût des 76 caméras, qui doivent être installées d’ici au printemps, est considérable : 1,8 M€. Il sera financé à hauteur de 700’000 € par des subventions du fonds interministériel de prévention de la délinquance (FIDP) et de 1,1 M€ par la ville. « Cela a effectivement un coût, commente le maire (centre droit) Hervé Chevreau. Mais c’est un outil efficace. La vidéosurveillance permet de sécuriser des sites et d’élucider de nombreuses affaires. »

Pas d’effectif supplémentaire pour surveiller les écrans

Soucieuse d’améliorer la qualité des images filmées et donc leur exploitation, la commune entend désormais se doter d’appareils numériques haute définition à infrarouge. Elle va également utiliser de plus en plus la technologie de la fibre optique, plus performante que celle du sans-fil.

Comme précédemment, les caméras, dispersées sur tout le territoire et plus particulièrement dans le centre-ville, le quartier d’Orgement et à la cité des Presles, filmeront la ville 24 heures sur 24. Les images continueront d’être traitées au centre de supervision urbaine (CSU) installé dans les locaux de la police municipale et opérationnel de 7 heures à 23 heures. « Nous avons huit opérateurs et un chef de salle affectés à cette mission, indique Pascal Legros, le chef de la police municipale. Il n’est pas prévu d’augmenter cet effectif. Nous ciblerons donc la surveillance en fonction de l’activité délinquante. »

Toutes ces vidéos seront transférées dans les semaines à venir au commissariat. Les policiers nationaux n’auront donc plus à se déplacer aussi souvent dans les locaux de la police municipale. Des caméras dotées de la technologie Lapi, qui permet la lecture automatique des plaques d’immatriculation, seront par ailleurs positionnées à des endroits stratégiques afin de lutter contre les infractions au Code de la route en matière de stationnement. Un véhicule de la police municipale sera également équipé très prochainement de cette technologie, très utile pour repérer les véhicules volés. Enfin, chaque voiture de la police municipale dispose depuis juin d’une caméra qui filme les interventions.

Face à cette déferlante de caméras, l’opposition tire la sonnette d’alarme. « Nous ne sommes pas opposés à la vidéosurveillance, explique Yannick Trigance, conseiller régional et conseiller municipal (PS). Elle est utile sur certains sites sensibles, la gare, des parkings… Mais, aujourd’hui, le maire ne mise que sur la vidéosurveillance. Il refuse de mettre en place des correspondants ou des médiateurs de nuit. Or, la lutte contre l’insécurité passe avant tout par une présence humaine renforcée. »

Attaqué, Hervé Chevreau réplique : « Nous avons mis en place avec le conseil général deux nouveaux clubs prévention à Orgement et à la cité des Presles-la Source. Depuis mon élection, en 2001, je réclame par ailleurs des effectifs supplémentaires pour le commissariat de police et sa reconstruction, sans succès. »

Des poteaux renforcés contre le vandalisme

La vidéosurveillance gêne les trafiquants. En août et septembre 2011 puis en mars et mai 2012, quatre des pylônes qui supportent des caméras de vidéosurveillance dans le quartier Orgement ont été coupés avec une scie électrique. Ces caméras étaient installées sur un lieu de deal d’héroïne.

À la suite de l’interpellation en flagrant délit en mai d’un des auteurs de ces dégradations, deux dealeurs d’héroïne ont été arrêtés et condamnés à de la prison ferme. « C’est la preuve que la vidéosurveillance est utile, commente Stéphane Mabileau, directeur général adjoint. Mais ces dégradations ont un coût très élevé pour la ville : 78’000 €. » Afin de limiter les risques de vandalisme, la ville a décidé d’installer sur les sites les plus sensibles des poteaux en béton et acier de 80 cm de diamètre.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (Nathalie Perrier, LeParisien.fr, 25 septembre 2012)

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