[Commission d’enquête parlementaire sur l’« antiterrorisme »] « Une épine dans le pied du groupe PS à l’Assemblée nationale et du ministre de l’Intérieur Manuel Valls »

Merah : EELV exige une commission sur la DCRI

Les Verts imposent la création d’une commission d’enquête sur le fonctionnement des services de renseignement. Contre l’avis du groupe socialiste.

C’est une épine dans le pied du groupe PS à l’Assemblée nationale et du ministre de l’Intérieur Manuel Valls. Les députés d’Europe Écologie-Les Verts ont déposé cet après-midi sur le bureau de l’assemblée, en application des articles 140 et suivants du règlement, une proposition de résolution « tendant à la création d’une commission parlementaire d’enquête de 30 membres sur le fonctionnement des services français dans le suivi et la surveillance des mouvements radicaux armés et, notamment, des filières djihadistes existant sur le territoire français ».

Ce dont ne veulent pas depuis le début les socialistes. Pour contourner le refus des députés PS d’une telle commission, les parlementaires écologistes vont utiliser leur droit de tirage. En clair, la possibilité donnée à chaque groupe parlementaire de passer en force une fois par session.

Une alliance avec les radicaux de gauche

Dans l’exposé des motifs de cette proposition de résolution, les parlementaires EELV font valoir que : « Des crimes ont pu être commis qui ont bouleversé toute la société française et amènent de sérieuses interrogations relatives à des insuffisances des services de renseignement dans leurs opérations de suivi et de surveillance qui sont établies par le rapport de l’Inspection générale de la police nationale. »

Pour rédiger cette proposition de résolution, les députés EELV se sont fait aider du professeur de droit Guy Carcassonne et des tous les avocats parties civiles dans l’affaire Merah. Le groupe EELV devra attendre l’ouverture de la prochaine session, au mois de juillet prochain, pour pouvoir de nouveau utiliser son droit de tirage. Pour constituer cette commission d’enquête, les parlementaires EELV devraient s’associer à celui des radicaux de gauche.

« L’objectif de notre demande est double : savoir sur qui porter la responsabilité des défaillances de la DCRI dans les drames de Toulouse et évaluer les dangers qu’a pu engendrer la réunification des services de renseignement (RG-DST) », explique le député vert Noël Mamère. La date d’une conférence de presse pour annoncer la création de cette commission est d’ores et déjà fixée au 21 novembre prochain. Toutes les parties civiles du drame de Toulouse seront présentes.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (Jean-Michel Decugis & Aziz Zemouri, LePoint.fr, 9 novembre 2012)


EXCLUSIF. Affaire Merah : « Hollande a peur de la vérité »

Albert Chennouf, le père du caporal Abel Chennouf tué à Montauban par Mohamed Merah, réclame en vain une commission parlementaire.

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Albert Chennouf, le père d’Abel, un des militaires français tués par Mohamed Merah à Montauban.

Le Point.fr : pourquoi êtes-vous en colère ?

Albert Chennouf : Mes avocates, Mes Samia Maktouf et Béatrice Dubreu, devaient être reçues demain matin à 9 heures par Bruno Le Roux, président du groupe socialiste à l’Assemblée. Or, cet après-midi, un mail provenant de Bruno Le Roux est tombé sur la messagerie de mes avocates pour les avertir que ce rendez-vous était annulé. Aucune autre date ne nous est proposée avant décembre sous prétexte que l’agenda de monsieur Le Roux est très chargé. Mes avocates ont essayé de savoir pourquoi ce rendez-vous était subitement annulé. On leur a expliqué que plusieurs barons du PS, dont Jean-Jacques Urvoas, président de la commission des Lois, avaient fait pression sur lui pour qu’il ne nous rencontre pas. On réclame une commission parlementaire sur les dysfonctionnements de la DCRI dans cette affaire. Et M. Urvoas tout comme ses amis socialistes n’en veulent pas. Ce sont des couilles molles, excusez-moi du mot. C’est irrespectueux envers mes avocates, irrespectueux envers les familles des victimes, irrespectueux envers mon fils qui a défendu le drapeau français.

De quoi ont-ils peur, selon vous ?

S’ils acceptent la commission parlementaire, c’est la mort de la DCRI, sa dissolution. La France entière a compris que Mohamed Merah était un indic de la DCRI. Je l’affirme moi-même depuis le début. Comment entre-t-on d’Israël en venant de la Syrie avec un nom à consonance arabe ? Et vice-versa. Merah était protégé par la DCRI, qui comptait sur lui pour démanteler des réseaux islamistes. Bernard Squarcini, l’ancien patron de la DCRI, a voulu nous faire croire que c’était un loup solitaire. En fait, je le pense protégé par un parrain solidaire qui nous vend une fable de barbouze. Pour moi, Bernard Squarcini est l’assassin présumé de mon fils. J’affirme qu’il a menti au juge. Et lorsqu’on ment au juge, on ment au peuple. Je n’admets pas cela.

Ils ne veulent pas toucher à la DCRI. Manuel Valls m’a dit une fois : « M. Chennouf, dans l’affaire Merah, il n’y a pas de raison d’État. » Pourtant, ça fait sept mois que l’on attend et il ne se passe rien. Avocats et juristes affirment que rien ne s’oppose à une commission parlementaire. Il est faux de prétendre que, parce qu’il y a une enquête judiciaire en cours, elle ne peut avoir lieu [comme l’écrit Jean-Jacques Urvoas dans la lettre ci-dessous, NDLR]. Cette instruction ne concerne pas les dysfonctionnements de la DCRI. Après l’assassinat du préfet Érignac en Corse et l’incendie des paillotes commandité par le préfet Bonnet, deux commissions d’enquête parlementaires ont été créées, alors qu’une procédure judiciaire était en cours. Idem après le fiasco d’Outreau. Alors pourquoi pas là ? François Hollande est sur la même ligne que Nicolas Sarkozy, que Jean-Yves Le Drian, nouveau ministre de la Défense, que Gérard Longuet, Manuel Valls, ou encore Claude Guéant. Tous, ils ont peur de la vérité…

Ce sont des accusations graves.

Depuis le début, l’attitude de l’État dans cette affaire est inadmissible. Le gouvernement de droite a commencé par décorer de la Légion d’honneur deux policiers de la DCRI et trois autres du Raid. Pourtant, la DCRI a laissé passer entre les mailles de ses filets l’assassin de nos enfants, le Raid l’a tué. Vous parlez d’un exploit.

La gauche ne fait pas mieux. François Hollande, le jour de la cérémonie nationale d’hommage aux victimes, avait affirmé que, président, il demanderait une enquête approfondie sur cette affaire. Une fois élu, quel a été son premier geste ? Recevoir la famille de Florence Cassez, cette Française qui a été condamnée pour un crime de droit commun par un État souverain : le Mexique. Cela nous est resté en travers de la gorge. Je passe sur le fait que nous, les familles des trois militaires victimes de Merah, n’ayons pas été conviées au défilé du 14 Juillet, au même titre que les autres familles endeuillées par la perte de leurs proches.

Imaginez qu’à ce jour notre fils n’est toujours pas reconnu mort pour la France, alors qu’il a été assassiné en tant que militaire par un terroriste sur le sol français. Pour l’armée, il s’agit d’un simple accident de travail. Hier, M. Valls a décoré de la Légion d’honneur deux pompiers. Je ne dis pas qu’ils ne le méritent pas. Mais pourquoi eux et pas mon fils ? Pour moi, et je pèse mes mots, c’est un problème de discrimination. Les trois militaires auraient été des « Gaulois », comme disent les jeunes aujourd’hui, ils seraient décorés depuis longtemps…

Propos recueillis et publiés par des larbins de la maison Poulaga (Jean-Michel Decugis & Aziz Zemouri, LePoint.fr, 8 novembre 2012)

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[Chronique de Youv derrière les barreaux] « Ton silence te rend complice de ta propre souffrance »

http://juralib.noblogs.org/files/2012/09/0513.jpg[15 mars 2012]
Partie : Femmes battues

Femmes battues

Beaucoup trop de femmes servent de punching-ball à leurs hommes cette triste réalité m’a inspiré ceci :

Par amour

Ne me parle pas d’amour s’il te plaît OK ? Une gifle suivie d’un silence puis une rafale de coups pleuvent ton fils comme bouclier humain mais dans sa folie il ne voit rien et toi aussi car il t’a mis l’œil au beurre noir donc me parlez pas d’amour s’il vous plaît, ouais ouais ouais il ose te dire qu’il t’aime après t’avoir piétinée le pire dans tout ça c’est que tu l’as cru et tu es restée, il te cogne matin midi et soir ton drame est devenu routine.

T’en viens même à croire que tu mérites ces coups de poing tu lui trouves des excuses frustré par sa médiocrité ton homme te fait subir un vrai calvaire alors que dehors avec ses potes c’est une vraie victime pas un mot plus haut que l’autre, en public au-dessus de tout soupçon c’est le gendre idéal quand tes proches te demandent d’où te viennent toutes ces marques sur ta peau tu leur mens tu protèges ton bourreau tu es devenue sa prisonnière sa chose sans valeur qu’il souille à sa guise. Ton silence te rend complice de ta propre souffrance. « Qui ne dit mot consent » c’est pas toujours vrai je le sais mais ça ne l’oublie jamais.

Certains te diront qu’il va changer avec le temps je suis sûr qu’ils ne subissent pas le quart du cauchemar d’une femme battue.

Il n’existe rien de pire au monde que d’être détruit par celui que t’aimes. Tu es prête à tout pour lui et lui aussi la preuve il est capable même du pire pour te le prouver il te donne des coups de ceinture il rentre ivre-mort et toi tu es déjà dans ton lit en sanglots en imaginant la prochaine raison de sa colère, pourquoi tu restes avec lui ne me dis pas que tu as peur car de toute façon des coups il va t’en donner, des fois tu arrives même à le trouver adorable et gentil pfff tu n’es pas rancunière t’as déjà oublié les coups de godasse en pleine tête qu’il va te mettre ce soir je ne dis pas que c’est facile de fuir mais pourquoi protéger un homme qui te détruit à petit feu ? Beaucoup de femmes se reconnaîtront dans ce texte j’aurais pu axer mon écrit sur les hommes qui battent leur femme et les critiquer pendant des heures mais j’ai préféré placer mon texte comme un miroir devant toutes ces femmes qui morflent au cœur de leur foyer pour qu’elles ouvrent les yeux et comprennent que l’amour est incompatible avec les coups il a beau te dire qu’il t’aime jusqu’aux étoiles ça sonne faux.

Suis mon dernier paragraphe attentivement si tu y arrives.

Une tasse se brise à tes pieds une chemise mal repassée et un bruit sourd claque sur ta joue une larme coule de tes yeux et te voilà sous ses semelles de lâche tu n’as rien fait mais c’est déjà trop. Tout est prétexte pour [qu’il] se vexe pas assez de kleenex tu éponges tes yeux gonflés avec des serviettes tétanisée tu es son objet son sac de frappe prisonnière d’un amour douloureux tu encaisses sans même te plaindre derrière les princes charmants des fois se cache le pire des crapauds je ne fais pas le moraliste mais j’ai un conseil à donner à toutes ces femmes qui tombent sous les coups de leur lâche compagnon si votre homme vous cogne prenez la fuite sans scrupule sauvez votre peau déjà marquée par la douleur et les bleus au-delà des coups il vous a marquée à vie.

Donc ne me parlez pas d’amour quand ça cogne si tu as le courage de le quitter ne vois pas en cet acte une défaite mais une grande victoire.

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Dos aux murs, feuille de chou du collectif Plaie commune

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Combien de logements vides en France ? Combien de personnes mal logées ou sans logement en France ? Comment sommes-nous « traité.e.s » lors des plans de « rénovation urbaine », de « requalification des quartiers » ? Que sommes-nous face aux machines de la politique de la ville ?

Les crapules, bonimenteurs, politiciens, entrepreneurs du BTP, agents immobiliers, marchands de sommeil – parfois les mêmes, toujours amis – ne s’en préoccupent pas.

Pour rompre avec leurs logiques spéculative, électoraliste et sécuritaire nous nous sommes constitué.e.s en un collectif d’habitant.e.s de banlieue parisienne, libre de toute appartenance à des partis ou syndicats, pour informer et agir contre les rénovations urbaines qui se font dans l’opacité la plus totale, souvent à l’encontre de nos intérêts, de nos vies, mais systématiquement dans l’intérêt du système capitaliste.

Nous leur répondons que c’est aux habitant.e.s de décider ! Réapproprions-nous la ville !

Collectif Plaie Commune

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[Algérie] « Rien à foutre du vote, rendez des comptes »

Des tags muraux à défaut d’affichage à Tlemcen

Une semaine après le début de la campagne électorale, les panneaux d’affichage réservés aux listes des candidats aux élections locales sont encore vides. Absence de moyens financiers ou manque de motivation des partis politiques engagés ?

Toujours est-il que face à ce vide, certains citoyens ont trouvé la parade pour exprimer leurs opinions sur les élus actuels et les futurs candidats en ayant recours aux tags. Les murs de plusieurs institutions publiques et autres administrations sont devenus les « panneaux » de prédilection des tagueurs qui opèrent généralement la nuit pour apposer leurs slogans avec des bombes de peinture. Certains slogans sont vulgaires mais d’autres sont pleins de sens, se voulant surtout dénonciateurs de la « corruption et la dilapidation des deniers publics » à l’égard de tel ou tel responsable tout en les nommant succinctement mais exprimant aussi un ras-le bol d’une certaine frange de la société par rapport à la gestion des collectivités locales par les élus.

On peut lire sur les murs de la DLEP par exemple « … 200 millions pour avoir un marché, taklou errahj » (Mangez du poison), ou sur ceux de la mairie « Win trouhou ya li chrabtouna eddam  win trouhou » (Pas de fuite pour les successeurs de sang), « El vote ma aàndna mandirou bih, khassna el mouhassaba » (On a rien à faire avec le vote, rendez des comptes). À défaut d’avoir un cadre pour porter leurs messages aux gouvernants, certains ont eu recours de plus en plus à ce moyen d’expression.

L’analyse de ces slogans prouve que les citoyens sont au fait de tout ce qui touche à la gestion de leur collectivité. D’autres tags fustigent directement certains élus « Enchoufouhoum ghir enhar el vote » (Ils ne se manifestent que lors des scrutins), « Lamyar entàa chkara ma aàndna ma endirou bihoum » (On a rien à faire avec des maires corrompus), « Kil el barah ki el youm ezzawali gaad zawali wa député yedi 40 mallione » (Rien n’a changé pour les pauvres, alors que le député gagne 40 millions de centimes).

Cela prouve à quel point la confiance est rompue entre le citoyen et l’élu et à quel point les élections perdent au fur et à mesure de leur crédibilité, d’autant plus que les partis politiques ne font rien pour le sensibiliser et le convaincre du changement. La politique a horreur du vide et le spectre de la forte abstention plane sur ces élections locales qui ne semblent intéresser personne.

Leur presse (B. Soufi, letempsdz.com, 10 novembre 2012)

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[Zonz’ de Saint-Quentin-Fallavier] « Tapez tous dans les portes, foutez le bordel, mettez le feu ! »

Un « appel à l’émeute » lancé par un détenu de la prison de Saint-Quentin-Fallavier en Isère

Les syndicats de surveillants pénitentiaires dénoncent une « descente aux enfers » à la prison de Saint-Quentin-Fallavier après un nouvel épisode qui a surpris les gardiens.

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Après une série de violences, le personnel de Saint-Quentin-Fallavier tire la sonnette d’alarme. En sous-effectif face à une surpopulation carcérale ultra violente, sa sécurité ne semble plus assurée.

Mardi 6 novembre en début d’après-midi, alors que l’atmosphère était particulièrement tendue dans les murs de la prison, un détenu a lancé un appel à la mutinerie.

« Tapez tous dans les portes, foutez le bordel, mettez le feu… », aurait lancé, au milieu d’injures adressées aux personnels, ce prisonnier au profil particulier, selon le syndicat UFAP/UNSa Justice.

Un gardien est immédiatement intervenu et a pu maîtriser le détenu qui a ensuite été placé en quartier disciplinaire. Une intervention rapide qui aura eu le mérite d’éteindre le feu qui couvait, toujours selon un syndicaliste.

Les surveillant « dérouillent » depuis des mois

Le contexte « explosif » était visiblement aggravé par la suppression de la séance de sport pour tous les prisonniers d’un étage. « Cette décision, comme d’autres tout aussi incompréhensibles, peuvent conduire à un embrasement dont les victimes en première ligne seront encore et toujours les surveillants. Comme si depuis des mois ils ne « dérouillent » pas encore assez ! » relate l’UFAP/UNSa Justice dans un communiqué.

Un univers « concentrationnaire »

La députée socialiste de l’Isère, Joëlle Huillier, a récemment visité l’établissement de Saint-Quentin-Fallavier, qualifiant ce milieu carcéral « d’univers concentrationnaire, pour les détenus, pour les surveillants et pour les visiteurs ». Sur France 3 Alpes, le 18 octobre dernier, l’élue a dénoncé une situation où les personnels en sous-effectif chronique sont dans un état d’épuisement et de dépression.

Presse carcérale (Emmanuel Thiery, alpes.france3.fr, 7 novembre 2012)

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[Marseille] Rassemblement de solidarité suite aux actions contre le CRA du Canet

Le vendredi 16 novembre 2012
8h30 au tribunal d’instance, rue Émile Polak, Marseille 6e

Suite aux actions contre le centre de rétention du Canet
Rassemblement de solidarité avec les deux inculpés

Sans Papiers Ni Frontières

Dans la soirée du mercredi 8 août, des pétards sont lancés devant le Centre de Rétention (prison pour sans-papiers) du Canet à Marseille.

Deux personnes sont arrêtées. Après 40h de garde à vue, elles ont été déférées devant le procureur et le juge des libertés et de la détention. Les prévenus en sortent avec un contrôle judiciaire hebdomadaire et une interdiction de s’approcher des centres de rétention. Ils sont accusés de « mise en danger d’autrui (risque immédiat de mort ou d’infirmité) par violation manifestement délibérée d’une obligation réglementaire de sécurité ou de prudence », alors que les sans-papiers sont quotidiennement mis en danger par les politiques migratoires : des milliers de morts lors de franchissements de frontières, harcèlement policier, rafles, ratonnades, exploitation, enfermement, etc.

Ce procès a lieu dans un contexte d’extrême tension au centre de rétention : tabassages réguliers, camisoles chimiques, refus d’embarquements, actes de résistance individuels et collectifs, rassemblements, etc. Une retenue a frôlé la mort, laissée à l’isolement, elle a du subir une greffe du foie suite à une intoxication. Elle avait déjà refusé deux embarquements. À son arrivée à l’hôpital, son corps était couvert d’hématomes et ses poignets portaient des marques de menotte. Les parloirs sauvages (parler, crier, faire du bruit, pétards, feux d’artifices…) sont une pratique courante de solidarité avec les enfermés. Si aujourd’hui le chef d’inculpation est aussi lourd, c’est par volonté de stopper la mobilisation et de mettre la pression sur tous ceux qui agissent contre ce centre.

Soutenons les deux inculpés
Poursuivons cette lutte

RASSEMBLEMENT AU TRIBUNAL LE VENDREDI 16 NOVEMBRE, 8H30

Infos Anti-autoritaires en Cévennes à l’Assaut des Montagnes !, 8 novembre 2012

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Manifestation devant le centre de rétention de Vincennes le vendredi 16 novembre

Manifestation nocturne et sonore vers le centre de rétention de Vincennes, Vendredi 16 novembre 2012 à 18 heures

Pondre une énième réforme pour enfermer et expulser toujours plus d’étrangers (allongement du contrôle d’identité à 16 heures) semble être aussi normal que de se demander ce qu’on va manger ce soir. Enfermer les gens 45 jours pour une histoire de papiers est devenu acceptable. Mettre en prison ou sous cachetons ceux qui refusent de se laisser enfermer, exploiter et stigmatiser est d’une extrême banalité. Mais malgré toutes les forces mises en œuvre pour nous faire avaler la pilule, des personnes, à l’intérieur comme à l’extérieur des centres de rétention, se révoltent et se solidarisent régulièrement.

Le racisme et la stigmatisation des étrangers sont un des moyens des pouvoirs pour désigner un ennemi commun. Le but est de monter les pauvres les uns contre les autres. Diviser pour mieux régner. Il faut que le marché du travail soit une histoire de compétition afin de nourrir encore et toujours l’économie.

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Au sein de l’espace Shengen les frontières sont censées être abolies mais en réalité elles sont surtout renforcées à l’intérieur de l’Europe. La « menace » migratoire permet de justifier un contrôle permanent sur toutes et tous : dans les transports, sur les lieux de travail, dans les administrations, dans la rue… Un simple contrôle peut pour certains, amener à l’enfermement et l’expulsion. Rendus possible grâce à la collaboration active des banques (La Poste, la BNP, le Crédit lyonnais…), des agences d’intérim (Randsat et Adecco qui menacent de balancer les sans-papiers s’ils se mettent en grève), des transporteurs (SNCF, Air France, Royal Air Maroc…), des constructeurs (Bouygues, Eiffage, Vinci…) ainsi que toutes les associations (France terre d’asile, Croix rouge, Forum réfugiés…) qui cogèrent la machine à expulser.

Les centres de rétention comme les autres lieux d’enfermement sont un des moyens répressifs pour l’État d’asseoir son pouvoir et d’étendre le contrôle sur la société. Ils sont banalisés et admis comme faisant partie d’un système qui fonctionne du mieux qu’il peut. De toute évidence, la machine rodée de la politique migratoire fait face à des individus qui ne veulent pas subir leur exploitation et leur enfermement. Des révoltes ont lieu dans les prisons pour étrangers en Europe et ailleurs. Il y a un an, à Marseille, le centre de rétention du Canet a brûlé. Depuis sa réouverture les actes de résistance n’ont cessé. Cet été des retenus ont refusé d’embarquer et se sont révoltés contre les tabassages quotidiens des flics. Certains ont essayé de mettre le feu au centre. Des personnes se sont solidarisées avec eux.

Ces dernières années l’État a cherché à casser les luttes à l’intérieur comme à l’extérieur en utilisant de nombreux outils de son appareil répressif y compris l’antiterrorisme. Ce sont pourtant ces révoltes et ces solidarités qui s’attaquent à la résignation. S’organiser pour lutter contre les centres de rétention et les frontières, c’est aussi s’opposer aux outils de contrôle et de répression qui vont avec.

Nous refusons de nous laisser contrôler et enfermer dans des prisons et des frontières. Attaquons les lieux d’enfermement et le système qui les produit.

Manifestons en nous faisant voir et entendre des retenus le vendredi 16 novembre à 18 heures précises. Rendez-vous dans le hall de la gare RER de Joinville-Le-Pont (RER A direction Boissy-Saint-Léger).

Infozone, 5 novembre 2012


MANIFESTONS DEVANT LE CENTRE DE RÉTENTION DE VINCENNES LE VENDREDI 16 NOVEMBRE 2012

Nouveau gouvernement, nouvelle année, nouvelles mesures

Une énième loi concernant l’immigration est en train d’être votée. Elle va instaurer, entre autre, une retenue-contrôle d’identité de 16 heures pour les étrangers, permettant de palier à l’interdiction de la garde-à-vue pour défaut de papiers. Le ministre de l’Intérieur quant à lui multiplie les effets d’annonce : il y aura encore plus d’expulsions en 2012 que les années précédentes (33’000 en 2011) et il envisage la fermeture de quelques centres de rétention pour rentabiliser leur fonctionnement et faire des économies. Bref, enfermer plus, pour expulser plus, plus vite.

Depuis cet été, des dizaines de squats et campements rroms ont été expulsés et détruits par la police, tandis qu’à Marseille c’est une milice populaire qui s’en est chargée.

Aux frontières de l’Europe, les contrôles se resserrent chaque jour un peu plus : les accords de coopération entre les deux rives de la Méditerranée sont signés et re-signés, les murs montent, les camps s’ouvrent et les corps de celles et ceux qui meurent pendant la traversée s’entassent.

Mais, malgré leurs patrouilles en mers, leurs barrières électroniques et leurs barbelés toujours plus tranchant, des personnes réussissent à franchir les frontières, à Melilla, Lampedusa où en Grèce.

Bons et mauvais

La chasse aux indésirables se fait de plus en plus tenace, tandis que la misère progresse. Il devient pour tout à chacun plus difficile de trouver de l’argent, de se nourrir, de se loger… Le pouvoir joue la division entre bon français qui galère et mauvais étranger pré-terroriste ; entre bon immigré venu avec un VISA de travail ou de recherche et mauvais immigré venu illégalement pour profiter de l’État social.

Chacun pour soi et tous contre tous afin d’éviter l’entr’aide et que ça ne lui pète à la gueule.

Mais l’objectif de l’État n’est pas d’expulser tous les sans papiers. Les exploiter par milliers permet d’avoir une main d’œuvre flexible que les patrons peuvent employer au coup par coup, pour des missions précises, au même titre que les intérimaires, ceux qu’on fait travailler au black ou à coup de contrats précaires. L’enfermement et l’expulsion d’une partie d’entre-eux est un moyen d’apprendre la peur et la résignation à tous.

À partir de ce contrôle de l’immigration, c’est aussi un contrôle généralisé de la population qui s’impose. Pour voyager, se déplacer, se soigner il faut avoir ses papiers ; à chaque coin de rue, dans chaque institution, n’importe qui peut se retrouver à devoir justifier son identité. À ce dispositif s’ajoute les caméras de vidéosurveillance de plus en plus nombreuses, la généralisation des cartes à puce, visas biométriques, etc.

Lutte et solidarité

Les luttes auto-organisées de sans papiers peinent à exister tandis que les centrales syndicales et leurs amis demandent des critères de régularisation par le travail, faisant le jeu de l’immigration choisie et de la division, excluant par là une partie des sans papiers.

Dans les centres de rétention l’heure est globalement à la résignation et aux actes individuels de résistance ou de désespoir (auto-mutilation, etc.). Cependant, ici ou là des révoltes et résistances éclatent. Cet été à Marseille, les retenus du centre de rétention du Canet ont multiplié refus de manger, bordel, refus d’embarquement, incendies, tandis que les flics pratiquaient intimidations, tabassages en règle et gavages aux médocs. À l’extérieur, des personnes se sont bougées pour rompre l’isolement et exprimer leur solidarité : prises de contacts avec les retenus, diffusion d’informations sur la situation, aide juridique, actions à l’aéroport et occupation d’un bateau pour empêcher des expulsions, parloirs sauvages, rassemblements… Plusieurs retenus qui se sont révoltés ont été libérés tandis que d’autres ont été expulsés. Le soir du 8 août, des pétards sont lancés devant le centre. Deux personnes sont arrêtées et placées sous contrôle judiciaire en attente de leur procès qui aura lieu le 16 novembre. Elles sont accusées, entre autre, de « mise en danger d’autrui ». Quelques semaines plus tard, le 1er septembre, le feu prend dans une partie du centre. Un retenu est arrêté et condamné, en comparution immédiate, à 8 mois de prison ferme et 1600 euros d’amende.

D’un côté comme de l’autre des murs des ces camps, depuis plusieurs années, l’État cherche à réprimer les actes de résistance.

La solidarité réciproque entre le dedans et le dehors est plus que nécessaire pour tenter d’enrayer la machine à expulser.

Pour cela, et pour poursuivre la lutte contre les centres de rétention et la machine à expulser, manifestons vers le centre de rétention de Vincennes le vendredi 16 novembre 2012.

Pour les détails (lieu de rendez-vous etc.)

IACAM, 8 novembre 2012

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[Chronique de Youv derrière les barreaux] « L’amour c’est mieux à deux mais y a toujours un souci pour tout niquer LOL »

http://juralib.noblogs.org/files/2012/09/0513.jpg[13 mars 2012]
Partie inspirée de la vie d’un de mes amis

Sur la vie de ma paire de Nike que c’est une histoire vraie.

Cendrillon de ma rue

Cendrillon est née début des années 90 dans une des cités HLM de France. Elle a cinq grands frères donc tous ses faits et gestes sont contrôlés, Cendrillon n’a que 15 ans un jour en allant au collège elle voit passer un jeune homme de sa cité en moto-cross casquette retournée Cendrillon est charmée, tombe sous le charme de ce prince non charmant enfourchant sa bécane tel un cheval blanc, mais Cendrillon se demanda comment faire pour l’approcher sans être vue et entendue trop risqué pour la demoi­selle elle oublie tous ses plans de cœur, triste de sa vie sous haute surveillance. Quelques mois plus tard Cendrillon entre dans la seule boulangerie de son quartier et là posté devant elle en train d’attendre sa baguette son prince non charmant se retourne les deux regards se croisent Cendrillon s’empresse de baisser les yeux mais trop tard le coup de foudre est passé le prince non charmant tombe littéralement amoureux de cette fille qu’il n’avait jamais osé regarder normal c’était la sœur d’un de ses potes. Bah comment faire ? se demanda-t-il. Lui avait que 16 ans il zappe et fait mine d’oublier dans un premier temps mais la demoiselle hante l’esprit du jeune caïd il s’est juré que la prochaine fois qu’il la croisera il lui dirait tout. Ce jour-là ne se fait pas attendre sur le chemin qui mène à l’école il reconnaît Cendrillon de dos et court à sa hauteur. Et lui dit : « Hey Cendrillon Cendrillon je te kiffe de ouf… » Elle fait mine d’être étonnée et encore moins d’être intéressée alors que son cœur bat la chamade. Elle lui dit : « Même si tu me plaisais toi-même tu sais y a mes grands frères et que s’ils apprennent que l’on se fréquente ils nous enterreraient tous les deux… » Malgré le risque les deux amoureux se voient régulièrement au bout de quelque temps ce fut fusionnel l’un n’allait pas sans l’autre mais lui la partageait avec la rue, l’amour c’est mieux à deux mais y a toujours un souci pour tout niquer LOL ils viennent d’avoir 20 ans déjà quatre ans de relation sans faille en secret à l’ombre du regard de ses frères ; il était temps d’officialiser disait-elle… d’en finir avec cette clandestinité passionnelle le prince fait les choses bien en parle à ses parents et de ce pas les deux familles s’entendent sur une date de mariage HALLAL. Un mariage mashallah vient unir nos deux tourtereaux tout est bien qui allait bien… 25 ans premier enfant, 30 ans deuxième enfant, Cendrillon déchante car son prince non charmant la partage toujours avec la rue la routine s’est installée pourtant son prince lui jure de lâcher le bitume pour se consacrer à plein temps à leur amour, trop tard à 5 heures du mat la BAC vient lui arracher son homme son prince loin d’être charmant vient de la laisser seule avec ses deux enfants le ciel lui est tombé sur la tête elle multiplie les va-et-vient au parloir elle y ressort toujours en sanglots son prince lui promet de tout arrêter mais c’est un peu tard car le couperet de la justice vient de tomber il prend dix ans le prix de son insouciance. Après huit ans ferme le prince ressort la princesse toujours là fidèle au poste, bientôt 40 piges au mitan de leur vie quand il font le bilan la princesse s’aperçoit que la vie n’a rien d’un conte de fées et les fées n’ont pas toujours la vie qu’elles méritent.

Ce texte m’a été inspiré par un de mes amis elle reflète ce que vivent beaucoup de couples de nos jours voilà ce qui arrive quand tu ne choisis pas entre ta famille et la rue la justice le fait pour toi…

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[Conseil culinaire] Le yaourt, dans le croupion du poulet, ça aide à ce qu’il ne se désèche pas

Charleville-Mézières. Il jette des yaourts sur les policiers…

Les policiers n’en avaient pas après lui mais ce très jeune récidiviste n’a pu s’empêcher de leur jeter ce que renfermait son réfrigérateur.

À l’époque des cow-boys et du Far West, les indésirables étaient recouverts de goudron et de plumes. Le temps a passé, les ingrédients ont changé mais pour signifier son inhospitalité, le procédé reste globalement identique. Dernier exemple en date, mardi, lorsque dans le quartier Manchester à Charleville-Mézières, des policiers achèvent d’interpeller deux des trois responsables du vol survenu dans les locaux de l’association du Noël ardennais (nos éditions de jeudi).

Quelques curieux viennent assister à la scène. « Ce n’était pas un rassemblement hostile », prend soin de préciser un policier qui se trouvait sur place. Outre le jeune homme et son amie mineure, les quatre policiers repartent de l’appartement perquisitionné avec une moto manifestement volée — numéro de série, plaque d’immatriculation, etc.

Quelle mouche a alors piqué Anthony, totalement étranger — a priori — à la scène ? Âgé de 18 ans, celui qui habite avec sa mère un étage au-dessus se décide à transformer le contenu de son frigo en munitions. Et se retrouve à jeter, non sans adresse d’après les constatations, yaourts, compote et œufs.

Les policiers, fumasses mais déjà bien chargés, s’en vont. Et reviennent le lendemain au petit matin. Personne. S’en vont au domicile du père d’Anthony. Personne. Le jeune homme, qui apprend qu’il est recherché, finit par se rendre au commissariat.

Mais cette reddition n’est qu’un répit. « Vous êtes des putes ! », lance-t-il aux policiers pendant sa garde à vue. Quelques heures plus tard, il se rebelle à nouveau et envoie une volée de coups de pied. Présenté hier au tribunal dans le cadre de la comparution immédiate, Anthony a demandé — comme c’est son droit le plus strict — un délai afin de mieux préparer sa défense.

Pour statuer sur son sort d’ici au 5 décembre, date à laquelle se tiendra son procès, la substitut du procureur déroule le prometteur CV judiciaire du prévenu : déjà six mentions au casier pour des vols et violences. La dernière condamnation, pour des faits de même nature, remonte à juin dernier. Avec trois sursis au-dessus de la tête, Anthony risque gros.

La substitut requiert son placement en détention provisoire. Au contraire, l’avocate de la défense plaide en faveur d’un contrôle judiciaire. « On sait bien que la prison va lui permettre de faire de mauvaises rencontres », résume-t-elle. En outre, son client devait lundi prochain reprendre le chemin du lycée où il tente de décrocher un CAP de peinture. « L’éducatif doit primer ! », assure l’avocate.

À l’issue du délibéré, Anthony est envoyé derrière les barreaux de la maison d’arrêt de Charleville-Mézières. Qui, paraît-il, propose souvent du yaourt au dessert.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (lunion.presse.fr, 10 novembre 2012)

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[Indonésie] Le ministère de l’Industrie demande à la police d’assurer la sécurité dans les installations industrielles

Police Asked to Be Decisive on Labor Protests

The Industry Ministry has asked the police to ensure safe condition in industrial plants to prevent illegal labor demonstrations.

Panggah Susanto, Director General of Industry-Based Manufacturing, said that some companies have complained about actions by workers.

“It is all right to stage rallies provided they do not inflict damages. Wage issues can be negotiated. But if they make their demands by destroying gates, holding employees hostage, and causing damages, that is no longer in the spirit of fighting for workers’ welfare,” Panggah told Tempo, on Nov. 5.

According to Panggah, the police must be firm in controlling demonstrations and enforcing labor laws, because, if there is no rule of law, the government fears Indonesia will lose the momentum to boost investments.

He added that the government is trying to facilitate dialogue between workers and employers to find a common ground for a constructive formula for Indonesia’s economy.

Presse esclavagiste (TempoInteractive.com, 6 novembre 2012)

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[Nique la BAC] Bas les pattes sur le Petit-Bard (Montpellier) !

Montpellier : Quatre mois de prison pour deux jeunes ayant agressé des policiers de la BAC

JUSTICE – L’une des victimes a été grièvement blessée…

Deux jeunes hommes ont été condamnés à quatre mois de prison avec mandat de dépôt mercredi par le tribunal correctionnel de Montpellier (Hérault) pour avoir insulté et bombardé de projectiles quatre policiers de la Bac.

Les deux jeunes hommes, âgés de 18 et 19 ans avaient été interpellés l’un lundi soir, l’autre mercredi matin, pour avoir fait partie d’un groupe d’une dizaine de jeunes ayant insulté et bombardé de projectiles quatre policiers de la Bac, lundi soir dans la cité sensible du Petit-Bard. Le procureur avait requis 18 mois de prison contre le plus jeune, et 4 mois contre son aîné. « La cité du Petit-Bard, comme d’autres cités dites sensibles ne doivent pas devenir des zones de non droit », avait-il plaidé.

La relaxe demandée par la défense

L’un des quatre policiers pris à parti par les jeunes a été grièvement blessé au genou gauche en voulant courser un des fuyards et a été opéré mardi avec succès, et s’est vu prescrire 90 jours d’arrêts de travail. Les deux hommes qui comparaissent mercredi ont été mis hors de cause pour l’agression de ce policier, a indiqué la Direction départementale de la sécurité publique à l’AFP. À l’audience, l’avocat des jeunes hommes avait demandé la relaxe, estimant que, étant « étrangers à l’agression sur le policier blessé », ils ne devaient pas être « des boucs émissaires ».

Le plus âgé, déjà connu de la justice, était poursuivi pour outrages et menaces de mort envers des agents dépositaires de l’autorité publique, le plus jeune pour violences volontaires avec arme par destination (une bouteille en verre) sur agents dépositaires de l’autorité publique et dégradations volontaires d’un véhicule de police par jet de projectiles. L’enquête se poursuit pour retrouver l’homme qui a agressé le policier blessé au genou.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (20minutes.fr avec l’Agence Faut Payer, 8 novembre 2012)

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[La Roche-sur-Yon, mardi 13 novembre] Réunion d’information sur la situation de Notre-Dame-des-Landes

Alors que le nombre de terres agricoles françaises ne cesse de diminuer, ce sont 2000 hectares de terres agricoles et d’habitats qui vont être sacrifiés. Pourquoi ? La faute à un projet démesuré, un aéroport totalement inutile, une folie des grandeurs dans un contexte de crise socio-écologique sans précédent. Tandis que la France devrait réduire ses émissions de gaz à effets de serre de 95% d’ici 2050, c’est un gigantesque bétonnage qui se prépare, si on laisse cet aéroport voir le jour, un non sens, un signe de plus de folie économique.

Pour faire le point sur la situation à Notre-Dame-des-Landes et en comprendre les enjeux, le mardi 13 novembre 2012, à la Bourse du Travail, se tiendra une réunion d’informations en présence de résistants vivants sur la Zone À Défendre (ZAD).

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Union locale des syndicats CNT de Vendée

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[Notre-Dame-des-Landes] Tous à la ZAD ! Appel bordelais à la manifestation du 17 novembre

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[Ce que nous voulons dépasse ce que tout gouvernement peut nous offrir] « On place l’usage au-dessus du principe de propriété »

Toulouse. Des squatteurs s’installent chez des particuliers

Avec l’hiver, les ouvertures de squat s’intensifient. Après l’expulsion des occupants installés le mois dernier dans les anciens locaux de l’Urssaf, rue Demouilles, le collectif pour la réquisition, l’entraide et l’autogestion (Crea), ouvre maintenant des maisons de particuliers. Selon les membres du collectif, au moins huit habitations privées auraient été ouvertes ces dernières semaines, pour reloger la centaine de personnes évacuées de l’Urssaf.

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Depuis l’évacuation des anciens locaux de l’URSSAF, une centaine de personnes sont sans solution de logement.

« Lorsqu’on appelle le 115, pas de solutions ! » se défend l’occupant d’une maison, ouverte il y a quelques jours, dans le quartier de la médiathèque. « Ça fait un an et demi que le Crea est sur le terrain du droit au logement opposable. Au départ, nous avons privilégié les bâtiments publics pour rappeler ses obligations à l’État. Mais aujourd’hui c’est l’hiver, il fait froid, nous avons été expulsés de la rue Demouilles. Alors qu’est-ce qu’on fait ? On trouve des maisons inoccupées pour ne pas rester à la rue. »

Les propriétaires trinquent

Les squatteurs, des jeunes, des étrangers, des familles, comprennent la colère des propriétaires, qui bien évidemment, portent plainte. « Mais quand on n’a pas le choix, on place l’usage au-dessus du principe de propriété. Ces logements sont inoccupés. C’est une solution temporaire, mais qui permet à certains de se retourner. Quand on est à la rue, pour s’en sortir, il faut d’abord pouvoir se laver, manger, avoir un endroit ou dormir sans passer la journée dans la crainte, avant d’arriver à retourner vers l’emploi et se sortir de la merde. » Le discours inspire la compassion, mais pour les propriétaires qui se voient, même temporairement, dépossédés de leur bien, la colère est l’inquiétude l’emportent.

La maison, partagée en quatre appartements, qui a été ouverte aux abords de la médiathèque, était peut-être vide, mais pas abandonnée. « Les derniers locataires sont partis au printemps dernier et nous attendions de pouvoir financer des petits travaux de mise aux normes pour relouer », assure la propriétaire, Geneviève Mousseaux. « Nous ne sommes pas une famille de nantis ! Mon père a travaillé dur toute sa vie pour acheter ce petit immeuble qui permet de payer les soins nécessaires à ma mère, aujourd’hui âgée. » Face à l’impossibilité immédiate de faire expulser les squatters, la jeune retraitée est bouleversée et en colère : « c’est au citoyen qui a travaillé toute sa vie en se privant, qu’il incombe de subir la non-application de la loi, de se substituer à la collectivité devant assurer le droit au logement. »

Que dit la loi ?

Dans cette affaire de maison squattée, quartier de la médiathèque, la propriétaire a déposé plainte, mercredi, et les forces de l’ordre se sont déplacées pour constater les faits. Dans ce cas, si les squatters sont en mesure de produire une preuve de leur présence datant de plus de 48 heures, ils ne sont pas expulsables. Ici, la propriétaire conteste les preuves avancées par les squatters, mais de source policière, ils étaient « dans leurs droits », c’est-à-dire, présents depuis plus de 48 heures. Suite au dépôt de plainte, la procédure se poursuivra devant le tribunal d’Instance.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (M-L. Cans, LaDepeche.fr, 9 novembre 2012)


Contre toutes les expulsions
Manifestation samedi 17 novembre 2012 à Toulouse

Autodéfense sociale, offensive populaire

Depuis un an et demi, la campagne pour la réquisition, l’entraide et l’autogestion ouvre, avec les premières et premiers concerné.e.s (familles avec enfants, femmes et hommes en galère, étudiant.e.s précarisé.e.s, travailleur.euse.s pauvres…) des bâtiments laissés vides par la spéculation immobilière et les organisateurs de la misère sociale. Malgré pas moins de 15 expulsions ce sont aujourd’hui près de 200 personnes qui ont trouvé une solution par l’intermédiaire de réquisitions populaires. Plutôt que d’ergoter sur la réquisition les pouvoirs publics pourraient déjà cesser les expulsions !

On en est loin.

La préfecture s’acharne à remettre les personnes à la rue en utilisant tous les moyens possibles (un hélicoptère mobilisé et plus de 300 policiers lors de la dernière expulsion). Et quand, soucieux de faire bonne figure, les pouvoirs publics décident de s’occuper des personnes à la rue c’est plus que risible. 75 places supplémentaires sur Muret, 30 places pour les femmes. De l’aveu de l’adjointe au Maire C. Touchefeu cela ne pourra répondre à toutes les attentes du 115. L’espace occupé par les 40 personnes logées de façon pérenne au 70 allées des Demoiselles sera remplacé par une halte de nuit, qui offre un abris nocturne mais pas un logement.

Ce que nous voulons dépasse ce que tout gouvernement peut nous offrir.

La dernière alternance politique ne nous a montré que continuité dans les expulsions de camps de Rroms, dans le rapport aux personnes sans papiers. Suite au départ prochain de l’avion dit « humanitaire » de l’OFII ramenant en Bulgarie et en Roumanie de nombreu.ses.x Rroms de Toulouse, la préfecture va expulser les différents camps du Ramier. Ces expulsions ne feront qu’augmenter la précarité de ces personnes à la rue, qui vont simplement aller s’installer sur un autre terrain.

La lutte d’aujourd’hui est une lutte qui dépasse la réalité locale, à Paris, Grenoble, Nantes, Dijon … des collectifs s’organisent pour mettre en place de véritables solutions. Avec ou sans papiers, nous sommes chez nous et nous ne partirons pas.

Nous sommes solidaires de la lutte à Notre-Dame-des-Landes, pour la défense de la terre, pour le maintien de la vie face au projet mortifère de l’aéroport. Là-bas aussi l’État ne lésine pas pour défendre les intérêts de machines à pognon comme Vinci. En une semaine a été dépensé plus que pour le logement pour toute la région Midi-Pyrénées pour la période hivernale.

Toulouse Métropole va bientôt sortir sa grosse machine pour détruire des quartiers entiers, la LGV ayant besoin de place.

Bonnefoy et Belfort vont à leur tour subir une opération de réaménagement de grande envergure. L’objectif est clair : mettre les pauvres hors du centre ville, au bénéfice des riches et d’un quartier d’affaire. Dans d’autres quartiers aussi, ce sont les loyers qui augmentent, des conditions de logement toujours plus précaires, des propriétaires qui s’en mettent toujours plein les poches, et vivent du vol des locataires.

Le Grand Projet de la Ville de Toulouse déplace des populations à la Reynerie, Empalot…, sous couvert d’insalubrité et de mixité sociale. Résultat de l’opération : des bâtiments qui offraient 100% de logements sociaux seront remplacés par des bâtiments qui ne comporteront que 20% de logements sociaux. Et dans l’attente, les personnes qui vivent dans ces bâtiments seront déplacé.e.s encore plus loin du centre ville.

Les bâtiments libérés par la campagne ont été construits par des ouvrier.e.s et il est logique que ce soit des travailleur.euse.s pauvres, leurs enfants, des galèrien.ne.s, des étudiant.e.s et autres précarisé.e.s qui les ouvrent pour s’y loger et créer d’autres formes de vie collective, ouvrir des lieux libres et gratuits pour organiser des activités ludiques, sociales et politiques.

Nous continuerons de réquisitionner, grève des loyers, mort à l’État bourgeois et à la chasse aux pauvres, on se laissera pas faire !

Marche contre toutes les expulsions
Samedi 17 novembre 2012 à 14h
Sur la place du métro Saint-Cyprien

Tout pour tou.te.s pouvoir au peuple

CREA

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[Afrique du Sud] Les grévistes brûlent des vignobles en signe de protestation contre les salaires de misère

Colère des ouvriers agricoles en Afrique du Sud

Les ouvriers agricoles en grève en Afrique du Sud ont mis le feu à plus de 30 hectares de vignes pour protester contre ce qu’ils appellent les « salaires de famine ». Six personnes ont été arrêtées pour violence publique, et le propriétaire d’une ferme a été arrêté pour tentative d’assassinat après avoir tiré sur des milliers de manifestants lorsque la violence a éclaté lundi. « Les salaires ici sont trop petits, R72 (£ 5) par jour. Vous ne pouvez rien acheter avec cet argent » déclare Shaun Janca, le dirigeant de la grève, au téléphone depuis Doorns, dans la vallée de la rivière Hex. «Vous devez parler aux propriétaires terriens. » dit-il en afrikaans.

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Blocage de l’autoroute N1 à De Doorns par des ouvriers agricoles en grève

« L’argent qu’ils nous paient ce n’est rien. Nous travaillons toute notre vie mais nous n’avons rien. Pour quoi travaillons-nous  ? Pour quoi ? ». La grève a commencé le 30 octobre quand les ouvriers agricoles ont cessé le travail et remis un mémorandum au gouvernement du Cap occidental exigeant des salaires plus élevés, ont-ils dit. Mais ils ajoutent que le gouvernement n’a commencé à faire attention aux revendications que quand les vignes ont commencé à brûler. «Les travailleurs étaient en colère après certaines observations formulées par le ministère de l’Agriculture du Cap-Occidental», a déclaré Braam Hanekom, président de People Against Suffering Oppression and Poverty (Passop), qui participent aux négociations entre propriétaires terriens et travailleurs.

« Ils prétendent que les revendications des travailleurs ne sont pas claires, mais les travailleurs ont dit qu’ils avaient déjà remit un mémorandum il y a une semaine lorsque la grève a débuté jeudi dernier. Les gens ont faim, ils sont frustrés et ils sont fatigués. Ils veulent travailler, mais ils veulent voir une certaine amélioration de leurs conditions de travail », a déclaré Hanekom. Une paix fragile a depuis descendu dans la région de la Commission de conciliation, de médiation et d’arbitrage arbitre entre les grévistes et leurs employeurs.

Presse esclavagiste (The Guardian, 8 novembre 2012) via Solidarité ouvrière


South Africa: striking workers burn vineyards in protest over ‘hunger wages’

Striking farm workers in South Africa’s biggest table grape-growing region set fire to more than 30 hectares of vineyards to protest against what they call « hunger wages ».

Six people were arrested for public violence, and a farm owner was arrested for attempted murder after firing on thousands of protestors when violence broke out on Monday.

« The wages here are too small, R72 (£5) a day. You cannot buy anything with that money, » strike leader Shaun Janca told Daily Maverick on the phone from De Doorns, in the Hex River Valley.

« You must talk to the farmers. » he said in Afrikaans. « The money that they pay us is nothing. We work our whole lives but still we have nothing. We are working for what? For what? »

The strike started on 30 October when farm labourers stopped work and delivered a memorandum to the Western Cape government demanding higher wages, they said. But they claim the government only paid attention when the vineyards started to burn.

« The workers were very unhappy about some of the comments made by the MEC of Agriculture of the Western Cape, » said Braam Hanekom, chairman of People Against Suffering Oppression and Poverty (Passop), which is part of the negotiations between farmers and workers. « He said the workers’ demands were unclear, but the workers said they had already handed him a memorandum a week ago when the strike started last Thursday.

« People are hungry, they are frustrated and they are tired. They want to work but they want to see some improvement in their working conditions, » Hanekom said.

A fragile peace has since descended in the region as the Commission for Conciliation, Mediation and Arbitration arbitrates between strikers and their employers.

Gerrit van Rensburg, the Western Cape Agriculture minister, speculated that a « third force » was behind the violence. « I am quite sure that it is not the farm workers involved in this strike, its people from Stofland (an informal settlement with a high population of migrant workers) and other areas. I am sure there is a political motive to this strike as well because nobody wants to take responsibility for the strike, and no one wants to come forward and speak to us, » he said.

The ANC used the opportunity to criticise the Western Cape, which is run by the opposition Democratic Alliance. Business Day reported that Marius Fransman, the ANC’s provincial leader, accused Van Rensburg of supporting farmers and « not the disgruntled farm workers, and calling in helicopters for reinforcements to fight unarmed labourers ».

« It is shocking that one of the most affluent and financially viable produce areas in our country are paying farm workers a pittance; Workers seem not to share in the profits there for decades now and the situation became untenable, » Fransman said. « Some time ago, the ANC again raised the importance of farmers and organised agriculture to stop discriminating against these workers. In this area, farm workers still feel the brunt of Apartheid abuse on farms, » he said, and added that it was « completely unacceptable that these things go on unchecked ». (He did not mention that the conditions of mine labourers in ANC-owned regions such as the North West.)

« The labourers are working for a minimum wage of R69.39 per day. Per week it is R346.95 a week and the workers can’t work for that amount. They say it is a ‘hunger wage’, activist and local labour advisor Petrus Brink said.

« The poor people and the workers are getting poorer. They can’t support their families and can’t take care of their children. That is why they are becoming so aggressive, because the R346.95 is not even enough for them to survive for a week, » Brink said over the phone from the offices of the Surplus People’s Project in Citrusdal, where he consults on labour issues.

« What the workers demand at De Doorns is for the commercial farmers who are producing for the export market to pay them more. They are demanding R150 per day, » Brink added. He said many of the workers come in to do seasonal work from areas such as the Eastern Cape, Zimbabwe, Mozambique and even Somalia. « This creates a condition where permanent workers feel that their employment is under threat — that they might lose their permanent jobs.

The labourers point out that the table grapes and citrus farmed in the area are intended for the export market. « The farmers make large sums of profit, but then there is no return for the workers. The farm owners reason they don’t have to bargain for farm labour because there is already a pool of cheap labour, and so if the permanent workers from the Western Cape don’t want to work for that amount, the farmers do have access to another labour market, » Brink said.

Workers from outside of South Africa often don’t have permits or passports, which enables some unscrupulous farmers to exploit the vulnerable migrant labour force. This in turn creates xenophobia because the local labour market feels threatened and under pressure.

With a cheaper migrant labour force prepared to live in squatter camps, farmers have been less inclined to offer housing, education or other social amenities. A report issued by Human Rights Watch in August 2011 Ripe with Abuse detailed a litany of rights abuses practiced by some local farmers.

The report documented evidence of housing on farms unfit for living; labourers being exposed to fertilisers and pesticides without the proper safety equipment; a lack of access to water while working in dehydrating conditions; the lack of toilet facilities for workers; and the undue pressure put on workers to stop them from joining unions. It also detailed threats of evictions made against residents who had stayed on farms for long periods of time.

« The wealth and well-being these workers produce shouldn’t be rooted in human misery, » Daniel Bekele, Africa director at Human Rights Watch, said when the report was released. « The government and the industries and farmers themselves, need to do a lot more to protect people who live and work on farms. »

The Western Cape government has known about simmering tensions at places such as De Doorns for a long time. « There is a lot of tension, but this isn’t the first time. There is a lack of government (political will), » Brink said. « We have made many presentations in the portfolio committee (for Rural Development and Land Reform) in parliament in Cape Town. We presented this to the portfolio committee that the housing conditions are very bad. Farm owners are paying the minimum wage and you can’t even take the minimum wage and upgrade your own home. We had these presentations and we also worked with Human Rights Watch. »

Brink and the NGOs asked the Rural Development and Land Reform committee to get members to visit local farms because farm owner representatives had said the activists were lying about the conditions there.

« The members of the committee came and they filed their report and said what they saw was shocking. They closed two of the farms and demanded that farms upgrade housing and revise labour practices, » Brink said.

That was more than a year ago.

Presse esclavagiste (Mandy de Waal for Daily Maverick / guardian.co.uk, 8 novembre 2012)

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Résistons Ensemble n° 113 – novembre 2012

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Résistons Ensemble

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[Flics, porcs, assassins] « Somme toute, le parquet estime qu’ils ont fait leur boulot »

Mort d’un homme interpellé dans le Doubs : le parquet requiert le non-lieu

Selon un avocat de la défense, le parquet de Montbéliard a requis le non-lieu dans l’affaire de la mort de Mohamed Boukrourou, en 2009 lors de son interpellation par la police à Valentigney dans le Doubs.

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En mars, quatre fonctionnaires de police, deux hommes et deux femmes, ont été mis en examen pour homicide involontaire par un juge d’instruction de Montbéliard.

« Le parquet a requis un non-lieu, mais c’est désormais au juge d’instruction de décider s’il renvoie finalement l’affaire devant le tribunal ou s’il confirme le non-lieu », a déclaré Me Randall Schwerdorffer, confirmant une information de France bleu Belfort. « L’avis du parquet est conforme à la logique de la défense selon laquelle un usage de la force strictement nécessaire a été utilisé par les policiers » confrontés à une « situation très délicate » lors de l’interpellation, a-t-il ajouté.

Pour l’avocat de la famille Boukrourou, Me Alain Dreyfus-Schmidt, qui s’est dit « pas étonné » par les réquisitions du parquet, la « bavure policière » ne fait au contraire « aucun doute ».

Le parquet avait ouvert une information judiciaire contre X pour homicide involontaire en 2009 afin d’établir si l’intervention policière avait « concouru au décès de Mohamed Boukrourou » le 12 novembre 2009 à Valentigney.

Il avait été conduit dans un fourgon par des policiers appelés par un pharmacien inquiet de « l’état d’énervement extrême » de son client, qui protestait contre la qualité des médicaments vendus. Trois policiers auraient maîtrisé M. Boukrourou en s’asseyant et en se tenant debout sur ses jambes, son bassin et son torse. Âgé de 41 ans, il avait succombé à un arrêt cardio-respiratoire.

La Commission nationale de déontologie de la sécurité (CNDS) a estimé dans un rapport de décembre 2011 que la police avait fait un « usage disproportionné de la force » lors de l’interpellation.

Leur presse (macommune.info, 9 novembre 2012)


Affaire Boukrourou : vers le non-lieu ?

Le parquet de Montbéliard requiert un non-lieu dans l’affaire Mohamed Boukrourou, ce père de famille décédé dans un fourgon de police à Valentigney, après une intervention policière controversée.

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Les faits qui se sont produits en novembre 2009 ont donné lieu à une reconstitution en avril 2011.

« J’ai 50 ans de barreau derrière moi. J’en ai vu pas mal mais un blanchiment comme celui-ci, jamais ». Me Pelletier, l’avocat parisien qui défend les intérêts de la famille Boukrourou n’a pas de mot assez fort pour dire son « indignation ». Indignation à la suite des réquisitions de non-lieu prises par le procureur de Montbéliard dans l’affaire Boukrourou. Du nom de cet homme de 41 ans qui a trouvé la mort le 12 novembre 2009 dans un fourgon de police à l’issue d’une interpellation mouvementée.

Tout a commencé dans une pharmacie à Valentigney où le père de famille a refusé les médicaments génériques que le praticien lui proposait. Échanges de mots, intervention des policiers et décès tragique une poignée de minutes plus tard dans le fourgon. Depuis, les quatre policiers chargés de l’interpellation ont été entendus par les fonctionnaires de l’IGPN, avant d’être entendus sous statut de témoins assistés par le magistrat saisi de l’instruction. « Les expertises médicales faisant état des violences subies par Mohamed, les témoignages des nombreuses personnes qui ont assisté à son interpellation, la position du Défenseur des droits… bref tout allait dans le sens d’une mise examen des policiers pour coups et blessures ayant entraîné la mort sans intention de la donner. Comprenez notre stupéfaction en apprenant que le procureur requiert aujourd’hui un non-lieu », se fâche Abdelkader Boukrourou, le frère de la victime. Pas plus tard que la semaine dernière, il était reçu au ministère de l’Intérieur pour exposer le dossier à Jacques Meric, un conseiller de Manuel Valls. Me Pelletier était également de l’entrevue. « À tout le moins, cette affaire embarrasse. L’autopsie fait état de tuméfactions à la tête, au thorax, à l’abdomen, aux yeux… Pardonnez l’expression, mais le malheureux Mohamed Boukrourou a morflé dans le fourgon des policiers. Peu de chose m’étonne encore mais qu’un procureur puisse tordre ainsi la réalité pour requérir un non-lieu, c’est franchement incroyable ».

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Selon le parquet, il ne résulte pas de l’instruction judiciaire des charges suffisantes pour établir que les policiers ont commis une violation délibérée d’une obligation de prudence ou de sécurité. « Somme toute, le parquet estime qu’ils ont fait leur boulot. Je n’en resterai pas là », assure l’avocat.

La balle est désormais dans le camp de l’instruction. Soit le magistrat suit les réquisitions et rend un non-lieu, soit il estime que les charges sont suffisantes pour renvoyer les policiers devant un tribunal. « En cas de non-lieu, je ferai illico appel devant la chambre d’instruction », prévient l’avocat parisien.

Leur presse (Françoise Jeanparis, LePays.fr, 9 novembre 2012)

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La Communarde – Novembre 2012

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Union locale des syndicats CNT de Vendée

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[Carnac/Locmaria] Et l’bon dieu dans la merde

Carnac : l’église Saint-Cornély a été profanée

Un crucifix de l’église Saint-Cornély de Carnac (Morbihan) a été cassé en deux, samedi. Celui-ci se trouvait au-dessus du tabernacle du maître-autel de l’église.

C’est la deuxième affaire de profanation à Carnac, en moins de deux mois. Fin août, la chapelle de Locmaria a également subi des dégradations. Des inscriptions à caractère satanique ont été peintes à l’extérieur des bâtiments. L’autel, l’ambon et l’espace liturgique ont aussi été profanés avec des signes sataniques.

Leur presse (Ouest-France.fr, 17 octobre 2012)

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[Chronique de Youv derrière les barreaux] « La force de nos bourreaux c’est qu’ils nous craignent »

http://juralib.noblogs.org/files/2012/09/0513.jpg[10 mars 2012]
Partie : Le sourire du mauvais perdant

LE JOKER

Je chausse du 42 c’est là que j’ai logé une balle tirée à bout touchant je connais très très bien la rue et je dis que nous sommes nos meilleurs ennemis j’ai fait la bise et en retour on m’a balafré pourtant on m’avait prévenu avant de prendre la route on m’avait dit que ainsi font font font les mecs des bas-fonds, on dit que ce qui ne tue pas nous rend plus forts si ce dicton est vrai je suis en acier, j’avance mais comment se débar­rasser de ce passé ? Pas grave j’irai loin pour me faire oublier même si pour certains c’est déjà fait…!! Du haut de ma colline je compte les morts pour rien enterrés dans un cercueil de stupéfiants, ma cagoule est devenue plume je me cache derrière chacun de mes mots Youv te glisse sa vision du monde en sauce banlieusard, bah ouais le sale gosse s’est assagi je te prends par la main et te fais traverser mon désert de ciment j’ai mangé du sable en temps de crise c’est pour ça que j’ai eu parfois le cœur de pierre. Là d’où je viens l’essentiel n’est pas de participer quand tu participes c’est marche ou crève la réussite t’est indispensable…!! Faut faire attention où tu mets les pieds car si tu dépasses on te coupe les orteils derrière un salam se cache des fois ton futur ex-pote jaloux de ta paire de pompes je suis sur un fil suspendu au ghetto menotté à ma cité j’ai tenté de m’évader à plusieurs reprises, on dit que tous les chemins mènent à Rome moi tous les chemins m’ont mené aux tours HLM et ses multitudes de problèmes, reconnaître ses torts pour certains c’est signe de faiblesse !!! OK bah va tester un volcan que tu soupçonnes de dormir le jour où il se réveille sa lave te brûle même à l’intérieur de ta maison, je prends mon souffle entre quatre murs sous haute surveillance la force de nos bourreaux c’est qu’ils nous craignent j’ai le sourire du mauvais perdant comme le Joker un tsunami d’émotions m’envahit quand je repense à l’air pur trop privé de vivre je survis du rire aux larmes, arme au poing j’ai signé aucun armistice ! Si c’était à refaire je ne changerais rien j’assume tout mes joies et mes peines même si long et dur fut le périple je reste insoumis…

GHETTO POÉSIE je te fais gamberger je ne souhaite à personne mon exil forcé, profite de ta vie, si t’as le mal de vivre mets un pansement sur tes souffrances car tout passe je te promets qu’il existe quelque part des gens qui gémissent encore tellement leur drame est insupportable dans certains lieux du monde atteindre la majorité est un exploit une bénédiction donc ne rêve pas ta vie vis tes rêves c’est beaucoup mieux ma plume m’a sauvé d’une mort annoncée je suis un miraculé des temps modernes j’en suis conscient donc je m’abstiens de me plaindre combien de fois j’ai voulu jeter l’éponge mais mon joker la carte du mauvais perdant je l’ai ressortie à temps pour compléter le jeu de cartes que la croupière m’avait mal servi j’avoue j’ai triché le pire c’est que en sortant j’ai vidé les coffres du casino en hommage à mes 20 piges LOL ne sois pas choqué par ma verve je décris juste l’atmosphère de mon vécu sans censure et ce sans rancune.

Quand le bitume s’exprime un conseil écoute.

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[Révolution tunisienne] Sit-ins dans le bassin minier de Gafsa

Tunisie : la production de phosphates paralysée par des mouvements sociaux

La production de phosphates est presque entièrement paralysée dans le bassin minier tunisien à cause de la multiplication des mouvements sociaux dans la région de Gafsa, selon des employés de la Compagnie de phosphates de Gafsa (CPG) et l’agence TAP.

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L’extraction et le transport de phosphates, ressource stratégique de la Tunisie, sont régulièrement perturbées depuis la révolution de janvier 2011. Mais depuis trois semaines les mouvements sociaux se sont multipliés jusqu’à paralyser presque totalement la production, selon des employés interrogés par l’AFP et un responsable de l’entreprise cité par l’agence de presse officielle.

La société publique, filiale du Groupe chimique tunisien (GCT), n’était pas joignable vendredi après-midi.

Selon le responsable cité par la TAP, l’entreprise tourne en moyenne depuis le début de l’année à 30% de ses capacités, mais la situation s’est empirée avec la multiplication des conflits sociaux courant octobre.

Le cycle de production est notamment totalement arrêté à Metlaoui, Oum Larayes et Redayef car des manifestants bloquent les puits approvisionnant en eau les laveries de phosphates.

Les habitants du district de Berka ont coupé l’eau destiné aux laveries principales à Metlaoui, Oum Larayes et Redayef causant la paralysie totale du transport du phosphate, a expliqué à l’AFP Houcine Mel, chef de chantier à la CPG.

Des ouvriers (journaliers) ont aussi saisi des équipements, dont des camions et des pelleteuses, à Metlaoui et Oum Larayes pour réclamer leur embauche, a-t-il ajouté.

Par ailleurs, des chauffeurs de camions transportant le phosphate sont en grève à Metlaoui pour réclamer leur intégration au personnel de la CPG et une hausse des salaires.

Le site de Mdhilla est lui paralysé par un mouvement social chez les employés journaliers et de sous-traitants de la CPG qui demandent leur intégration à l’entreprise et une hausse des revenus.

Depuis une semaine la production des mines de phosphates et de la laverie principale de Mdhilla est arrêté à cause d’un sit-in des ouvriers, a expliqué Msadek Ouanes, ingénieur à la CPG.

Le mouvement de gauche Front populaire appelle par ailleurs samedi à un rassemblement à Gafsa pour demander la démission du gouverneur et réclamer qu’une part accrue des revenus du phosphate revienne à la région.

La CPG est le principal employeur du gouvernorat de Gafsa (centre) très touché par le chômage. Les résultats des concours de recrutement font dès lors systématiquement l’objet d’actions de contestation.

L’industrie des phosphates est cruciale pour la Tunisie qui en était le 5e exportateur mondial jusqu’à la révolution. Depuis, les revenus de l’entreprise sont en chute libre, les bénéfices passant de 850 à 200 millions de dinars entre 2010 et 2011 (de 425 à 100 millions d’euros).

Publié par des ennemis de la révolution (Agence Faut Payer, 9 novembre 2012)


CPG : Arrêt total de de production du phosphate

Le blocage de l’extraction, la production et le transport du phosphate se poursuit depuis environ trois semaines dans les secteurs de la Compagnie des phosphates de Gafsa (CPG), à Metlaoui, Oum Larayes, Redayef, Kef Eddour et Kef Chefayer (Gouvernorat de Gafsa), à la suite des sit-ins et des mouvements de protestation.

Une source responsable de la CPG a indiqué à la correspondante de l’agence TAP dans la région que les protestataires revendiquant des opportunités d’emploi dans les sociétés de l’environnement, tiennent leur sit-in au niveau de la localité rurale d’El Baraka, de la délégation d’Oum Larayes, depuis la fin du mois de septembre. Ce mouvement a causé l’interruption de l’approvisionnement en eaux industrielles des unités de production et de traitement du phosphate à Kef Eddour et Metlaoui. D’autres protestataires observent, aussi, des sit-ins sur les sites d’extraction du phosphate à Kef Chefayer et Kef Eddour.

La même source a souligné que la CPG n’a pu produire, depuis le début de l’année et jusqu’au mois d’octobre 2012, que 2,2 millions de tonnes de phosphate commercial, contre 6,7 millions de tonnes, durant les périodes de stabilité. Elle a affirmé que la Compagnie n’a atteint, au cours de l’année 2012, que 30 pc de sa capacité de production totale. En outre, d’importantes perturbations sont enregistrées au niveau du transport du phosphate des sites d’extraction vers les unités de production du bassin minier, de la région de Gafsa vers les ports en vue de l’exportation ou des unités de transformation en engrais chimiques vers Sfax et Gabès. Cette instabilité est due aux blocage des routes et pistes traversées par les camions transportant le phosphate, en plus des arrêts à répétition du trafic sur la voie ferrée.

Publié par des ennemis de la révolution (WMC/TAP, 9 novembre 2012)


CPG et GCT : Ça « sent » la privatisation !

Rien ne va plus dans les mines ni dans les usines de transformation des phosphates. Les riverains s’acharnent depuis un certain 14 janvier 2011, à bloquer la production et à surcharger la compagnie de surplus de recrutements.

Et à chaque fois qu’on pense avoir atteint le bout du tunnel, il y a toujours, quelque part, des mécontents qui veulent gâcher la fête.

Cela se passe au niveau du bassin minier, avec des sit-ins et autres mouvements pour bloquer l’extraction du minerai. Cela se passe aussi au niveau des localités avoisinantes avec notamment, des coupures volontaires de l’eau destinée aux laveries de la matière première. Cela se passe souvent, aussi, sur le littoral avec des protestations bloquant l’embarquement des convois au niveau du port de Gabes. Comme cela s’est passé entre les points de productions et ceux de l’exportation, et tout le long de la ligne ferrée, où les habitants des localités que traverse le train exigent aussi leur part du gâteau.

Bref, rien ne va plus. Et les responsables du secteur parlent de difficultés désormais insurmontables, et de chute de 70% de la production, voire même un arrêt total depuis, disent-ils, le mois d’octobre passé. Ce qui compromet de façon fatale la trésorerie des deux compagnies.

Et comme pour rajouter de l’huile sur le feu, voila que l’agence de notation internationale Fitch, a révisé le 6 novembre, la perspective des notes attribuées à l’échelle nationale de la CPG et du GCT, de « stable » à « négative ».

L’agence Fitch propose même comme solution à cette « descente aux enfers » un désinvestissement de l’État tunisien.

Voila ! Tout est dit, il ne reste plus qu’à attendre et voir venir.

Publié par des ennemis de la révolution (Tunisie Numérique, 9 novembre 2012)


Retour au calme dans la zone industrielle de Gabès

Soulagement dans plusieurs gouvernorats du sud où l’approvisionnement en gaz butane a pu reprendre ce lundi après la reprise de la production à l’usine de mise en bouteille de ce produit, à Gabès. Les forces de l’ordre sont intervenues sans ménagement, la veille, pour démanteler un barrage dressé par des jeunes à l’entrée de la zone industrielle. Plus précisément au niveau des unités de mise en bouteille du gaz butane. Le recours au gaz lacrymogène et à des charges musclées a été nécessaire pour disperser les contestataires qui réclamaient de l’emploi et plus de développement pour leur localité, Ghannouche où se concentre l’essentiel de l’industrie chimique du pays.

Quelques jets de pierres ont répondu au forcing des policiers qui ont rapidement repris le contrôle de la situation. Cependant et après une accalmie de plusieurs heures, la situation sécuritaire s’est dégradée en cours de soirée lorsqu’un grand nombre de jeunes se sont rassemblés dans le centre de la localité pour réclamer la remise en liberté de quelques uns de leurs camarades interpellés lors du démantèlement du sit in. Les choses sont cependant rentrées rapidement dans l’ordre et l’accès à la zone industrielle était dégagé ce lundi matin.

Le sit in en question durait depuis la proclamation, il y a une semaine, des résultats d’un concours d’embauche du Groupe chimique tunisien (GCT), principal groupe industriel tunisien, couplé (même PDG) au principal groupe minier, la Compagnie des phosphates de Gafsa.

Publié par des ennemis de la révolution (Leaders.com.tn, 5 novembre 2012)

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[Notre-Dame-des-Landes] « Je ne suis pas un danger public, je ne vois pas pourquoi on m’exclurait du département »

Nantes. Le procès d’une militante anti-aéroport renvoyé au 14 décembre

La jeune femme de 35 ans poursuivie pour avoir jeté des pierres sur les forces de l’ordre mercredi [7 novembre], à Vigneux-de-Bretagne, sera jugée le 14 décembre prochain. Cette opposante au projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes, qui avait participé à la construction de barrages sur une route départementale, a demandé un délai pour préparer sa défense.

D’ici là, elle a été placée sous contrôle judiciaire avec interdiction de paraître et de séjourner en Loire-Atlantique. « Je ne suis pas un danger public, je ne vois pas pourquoi on m’exclurait du département », a-t-elle expliqué au tribunal. Tout en ajoutant qu’elle « respecterait la décision ».

Publié par des larbins de la maison Poulaga (Ouest-France.fr, 9 novembre 2012)

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[Notre-Dame-des-Landes] Le 17 novembre, toutes et tous radicalement opposé-e-s à l’aéroport !

Le 17 novembre , toutes et tous radicalement opposé-e-s à l’aéroport !

La radicalité de l’opposition c’est l’affirmation déterminée qu’il n’y aura jamais d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes. Le mouvement anti-aéroport est au plus fort et prend de l’ampleur. Colère et solidarité s’expriment ici comme ailleurs. Tous les rassemblements et actions menés depuis quatre semaines contre Vinci et le PS sont, entre autres, partie prenante de la lutte.

Prises de court, préfecture et autorités locales tentent de diviser « bon-ne-s » et « mauvais-e-s » opposant-e-s. Elles criminalisent une partie de l’opposition, pour faire peur et dissuader d’autres personnes de rejoindre le mouvement. Dans les faits, la réalité est bien différente : ces manipulations grossières n’ont pas de prise et les soutiens se multiplient.

Le 17 novembre à 11h, c’est de Notre-Dame-des-Landes que le cortège prendra son départ pour une manifestation de réoccupation unitaire et populaire, réunissant des opposant-e-s d’horizons divers mais solidaires. « On ne lachera rien, on ne se laissera pas diviser ! »

Le collectif de préparation du 17 novembre, 9 novembre 2012

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[Rejoignez la résistance ! Défendons la ZAD de sa destruction !] Rosier expulsable : invitation à se (re)trouver à partir du 15 novembre

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Blog du collectif de lutte contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes

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[Mort aux El-Assad et à tous leurs complices !] Paix aux chaumières, guerre aux châteaux !

« Les rebelles menacent désormais de porter les combats au cœur même de la ville »

Nabil (pseudonyme) est traducteur. Il vit à Damas.

« Les rebelles lancent des projectiles depuis la banlieue de Damas mais qui atteignent les quartiers de la ville de plein fouet. Quant aux combats, ils ont lieu aux portes de la ville, à l’entrée des autoroutes par exemple. Ces échanges de tirs peuvent durer deux ou trois heures et ensuite le calme revient pour quelque temps. Ce matin par exemple, l’autoroute internationale qui conduit vers Amman (Jordanie) était bloquée à cause des combats.

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Capture d’écran d’une vidéo montrant la fumée des bombardements qui s’élève du quartier de Mazzé, à Damas, mercredi 7 novembre 2012.

Ces attaques se concentrent sur les quartiers de Mazzé et Kafr Sousseh. Le sous-quartier de Mazzé 86, situé dans le voisinage du palais présidentiel, était bouclé ce matin, après les attaques. Cette zone est non seulement à majorité alaouite mais elle abrite surtout les familles des membres de la garde républicaine et des organes de sécurité de l’État. Elle est donc très protégée d’habitude. La panique s’est emparée des habitants quand ils ont vu que même ce quartier n’était désormais plus à l’abri.

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« Bachar le menteur, nous espérons que cette fois tu tiendras ta promesse et que tu resteras en Syrie pour connaître le destin de ton maître, Kadhafi ! »

Les familles alaouites de Mazzé 86 ont commencé à fuir la ville en se dirigeant vers les zones côtières comme Tartouss et la banlieue de Lattaquié [cette région du nord-ouest de la Syrie est à majorité alaouite, elle est également le fief des Assad]. Leur fuite n’a pas été discrète car ils se déplacent en groupe, par bus entiers affrétés par les autorités. D’habitude, ces moyens sont utilisés lors de cérémonies importantes comme pour les fêtes nationales.

Le mouvement de panique touche tous les habitants qui commencent à se ravitailler de peur que la situation n’empire dans les prochains jours. Ils évitent désormais les moyens de transports à cause des barrages qui se sont multipliés autour de la ville. Les déplacements deviennent compliqués surtout durant les heures de pointe et beaucoup ne peuvent plus se rendre sur leur lieu de travail ou accusent un retard important. Moi par exemple, j’habite à Jormanah, dans la banlieue de Damas, et je travaille au centre-ville. D’habitude, je mets 45 minutes pour arriver à mon bureau. Aujourd’hui, il m’a fallu 2 heures et demi.

Les rebelles armés sont suffisamment proches de Damas aujourd’hui pour non seulement bombarder les quartiers alaouites mais en plus déstabiliser la vie de la capitale, ce qui est une première. Ils menacent désormais de porter les combats au cœur même de la ville. »

Leur presse (France 24, 8 novembre 2012)


(…) Comme tous les vendredi, des milliers de personnes ont défilé, tournant en dérision le chef d’État qui a également affirmé qu’il vivrait et mourrait en Syrie.

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Des manifestants syriens au milieu des décombres, le 9 novembre 2012 à Damas.

« Bachar, tu mourras en Syrie, mais tu ne seras pas enterré sur son sol, mais dans les poubelles de l’Histoire », proclamait une pancarte. Dans la province d’Idleb (nord-ouest), théâtre de raids aériens d’une violence inouïe ces dernières semaines, des manifestants avaient écrit : « Avec tes balles tu as envoyé nos enfants au paradis, et nous, avec nos chaussures on va t’expulser en enfer ». (…)

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Sur des vidéos mises en ligne par des militants, on voit des manifestants dans la région d’Idleb (nord-ouest) et à Talbiseh, dans la région de Homs (centre-ouest). Le mot d’ordre des manifestations était : « Le temps est venu de déferler sur Damas » et plusieurs cortèges ont scandé des slogans appelant à marcher sur le palais présidentiel à Damas.

Leur presse (Liberation.fr, 10 novembre 2012)

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