[Notre-Dame-des-Landes] « Les tracteurs sont enchaînés, les paysans sont déchaînés »

Les insurgés de Notre-Dame-des-Landes

REPORTAGE – Punks, anarchistes, hippies sont plus nombreux que les écologistes radicaux à s’opposer au projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes voulu par le premier ministre, Jean-Marc Ayrault. Voyage au cœur de cette nouvelle cour des Miracles anticapitaliste.

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Raphaël Stainville est né le 17 mai 1977 à Versailles en France. Il est journaliste au Figaro Magazine, ancien journaliste du Figaro Hors Série. Écrivain, il est l’auteur de J’irai prier sur ta tombe (François Xavier de Guibert, 2002), où il raconte son voyage de Paris à Jerusalem à pied. Il écrit après plusieurs années d’enquête le livre Pages de sang (Presses de la Renaissance, 2007) ; ce livre raconte le génocide arménien à travers les écrits d’un Français. Il a participé au livre Mission Le Pen : Le Garde du corps parle de Thierry Légier, garde du corps de Jean-Marie Le Pen. [Wikipedia]

Il a mis des lunettes de plongée. Enfilé encore un masque à gaz. Caché le reste de son visage sous une capuche. Emmitouflé dans une écharpe sa barbe de barde. Rabattu les manches de son sweat sur ses poignées pour cacher ses bracelets qui pourraient permettre de l’identifier avant de consentir à monter sur sa barricade pour répondre à quelques questions et prendre la pose. Plusieurs précautions valent mieux qu’une.

Depuis deux jours, il tient Girafe, l’une des nombreuses constructions érigées dans les bois pour tenter de contenir un éventuel assaut des gendarmes mobiles qui cherchent à déloger les opposants au projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Douve, pieux, pont-levis, rien ne manque à l’édifice. Une pancarte donne le ton pour ceux qui voudraient s’aventurer au-delà de cette palissade : « C’est pas les paysans et les squatteurs qu’il faut virer. C’est le capitalisme qu’il faut éliminer. »

Ni nom ni maître. Impossible d’en savoir plus sur ce jeune homme. Seulement qu’il a quitté son squat dans le Morbihan deux jours plus tôt « pour venir en aide aux camarades assiégés ». Et qu’il a fait, il y a quelques années, un petit tour par la case prison. Un frère et une sœur, débarqués de Rennes pour le week-end, montent le guet avec lui et se relaient avec d’autres pour tenir cette position avancée 24 heures sur 24. Entre deux morceaux de musique punk, ils écoutent sur radio Zodiac, la radio pirate de Notre-Dame-des-Landes qui émet sur le 107.7, les derniers bulletins des insurgés. C’est leur Radio Londres à eux. Ils ont l’impression de résister, se donnent des frissons. Au talkie, Juliette 6 annonce un atelier bombe, à proximité de Zèbre, une autre barricade. « On a besoin d’essence et de peinture acrylique. Faites passer ! » Plus loin, c’est un groupe de six étudiants de Seine-et-Marne qui creusent une tranchée à coups de pioches et de pelles et tirent du barbelé en travers du chemin.

La ZAD est un bourbier, au propre, comme au figuré

Derrière la barricade, les journalistes ne sont pas les bienvenus. Au mieux, ils sont des valets du capitalisme qui tardent à s’affranchir de leurs chaînes. Au pire, des indics pour les « condés » (flics). Après l’arrestation le 26 novembre de plusieurs opposants au projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes par cinq gendarmes en civil infiltrés derrière la barricade du Sabo, la paranoïa a gagné tous les occupants de la zone d’aménagement différée de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, la fameuse ZAD.

Dans les sous-bois, on dévisage plutôt deux fois qu’une les nouveaux arrivants. Un jean trop bien taillé, une peau sans bouton d’acné, une raie sur le côté. On n’est jamais très loin du délit de belle gueule et de la raclée. Les journalistes ne sont plus tolérés qu’une demi-heure par jour. Photos proscrites. Nous sommes parvenus à nous installer trois jours au milieu de la ZAD, circulant au milieu des pétards et des cadavres de bouteilles d’alcool sur ce site de 2000 hectares de forêt et de bocage. Un vrai bourbier. Au propre comme au figuré. Dix ans que ça dure. Dix ans que ce vieux projet d’aéroport a été ressorti des cartons par Jean-Marc Ayrault.

« La plus grande concentration d’altermondialistes d’Europe »

Mais depuis maintenant quelques semaines, alors que les travaux de construction devaient débuter au début de l’année 2013, l’opposition s’est radicalisée et organisée en petits bastions autonomes et autogérés. La ZAD a été rebaptisée « zone à défendre » ou « zone d’anarchie démentielle ». C’est selon. Ils sont plusieurs centaines à camper sur place, disséminés aux quatre vents. Des anars. Des anciens des Black Blocs qui ont fait le coup de poing à Gênes, Turin et sur tous les fronts de la lutte altermondialiste. Des hippies aussi qui naviguent de communauté en communauté. Pour peu qu’il y ait un peu d’herbe à fumer. Des écolos radicaux.

De source policière, Notre-Dame-des-Landes serait devenue en quelques semaines, « la plus grande concentration d’altermondialistes d’Europe ». À No Name, on parle anglais et espagnol pour se faire comprendre. Idem encore à La Gare. Tout ce beau monde dort dans des « sleepings » (dortoirs, NDLR) improvisés dans la forêt. Des baraques en bois, des plates-formes dans les arbres accessibles uniquement avec des baudriers et du matériel d’escalade. Ils s’entassent parfois à une trentaine dans des cabanes de 20 mètres carrés au milieu des chiens qui ronflent et des grolles boueuses.

« Les tracteurs sont enchaînés, les paysans sont déchaînés »

Au Far-Ouest, un message griffonné sur une planche annonce fièrement que 1263 ADN différents ont déjà été recensés dans cette baraque en bois. Il y a les piliers qui ont leur surnom de bataille, Gismo, une petite vingtaine d’années à peine, et Doyo, venu s’installer ici pour vivre ses rêves de décroissance après trois ans dans l’armée. Loïc, un jeune agriculteur parti s’installer sur la ZAD pour s’offrir les terres qu’il ne pouvait pas se payer ailleurs. Et tous les camarades de lutte. Leur nombre ne cesse de grossir. Comme Laurent, arrivé après trente heures de stop depuis Munich. Ou Benjamin, qui promène son spleen et ses deux chiens de bled en bled autour du monde avec ses faux airs de John Krakauer, le héros de Into the Wild. Malgré le froid, la boue, l’humidité, l’hiver qui guette et mord déjà les pieds. Sans eau potable ni électricité. Benjamin kiffe ce mode de vie. Logé, nourri. Pas tout à fait blanchi.

Les cabanes en bois de la forêt du Rosier ont été détruites et le matériel de construction saisi par les gendarmes mobiles il y a trois semaines. D’autres cabanes en kit ont été assemblées trois jours plus tard au lieu-dit de La Châtaigneraie. Protégées cette fois-ci par une soixantaine de tracteurs enchaînés les uns aux autres. Un coup de la Confédération paysanne.

Jean-Louis fait partie des agriculteurs mutins. Il possède une exploitation bovine à la lisière du futur aéroport. Pour lui, pas question de discuter. La commission de conciliation voulue par le gouvernement pour tenter de trouver une issue à cette situation explosive n’est qu’un leurre pour casser l’unité de ce mouvement d’opposition. Pour lui, si « les tracteurs sont enchaînés, les paysans sont déchaînés ». Prêts à en découdre avec les autorités s’il le faut.

Des centaines de « mules »

En attendant, il fait partie de ceux qui approvisionnent les assiégés. Tous les jours, c’est un chapelet de voitures qui franchissent les différentes chicanes d’une route défoncée à la pioche pour approvisionner les « zadistes ». Les gendarmes sont impuissants à contrôler tout ce qui circule sur la ZAD. Leurs points de contrôle sont systématiquement contournés par les champs, les bois. Malgré l’interdiction de la préfecture, les jerricans d’essence continuent d’arriver sur la ZAD. Des centaines de « mules » viennent de tout l’arrière-pays nantais pour apporter aux insurgés eau potable, fruits, légumes. C’est un embouteillage de vieilles bagnoles polluantes qui s’agglutinent aux abords de La Vache Rit, un hangar prêté par un agriculteur pour stocker nourriture et vêtements.

Des retraités préparent la popote pour cent bouches affamées. Une soupe de potiron, de courges et de pommes de terre. Ici, on mange la plupart du temps végétarien. Il faut aller sur les barricades pour trouver un morceau de viande ou une boîte de cassoulet. Ailleurs, c’est un autre qui dépose au petit matin un groupe électrogène flambant neuf et une yourte à monter. « Les camarades de luttes se sont cotisés », glisse Hubert. Au Far-Ouest, les zadistes l’ont surnommé le Père Noël. Il arrive régulièrement avec du matériel.

« L’État capitulera au premier mort »

Notre-Dame-des-Landes est devenue le point de convergence de toutes les luttes. Les insurgés de l’aéroport de Nantes accueillent les opposants à la nouvelle gare de Stuttgart, aux lignes à grande vitesse Lyon-Turin, Bordeaux-Bilbao ou Londres-Birmingham, aux nouveaux projets d’autoroutes ou de complexes touristiques en Espagne, en Italie et ailleurs. On tient des AG à La Châtaigneraie. Les pieds dans la boue, Régis, qui arrive de Grenoble, lit à voix haute un petit ouvrage : « Le train est inutile. Il transforme l’homme qui est un voyageur en paquet vivant. » Ils ne sont pas seulement contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, mais contre tous les projets d’aéroports. En France et ailleurs. Certains abandonnent deux ou trois jours la ZAD pour aller manifester à Lyon, avant de revenir dans le bocage nantais. Difficile d’imaginer que ces opposants puissent capituler à la première grenade assourdissante. Ils ont pour beaucoup déjà fait leurs armes sur d’autres champs de bataille.

« Nos parents sont parvenus à venir à bout du projet de centrale nucléaire à Plogoff. C’est à nous de faire notre œuvre », expliquent Bubuche et Flibuste, deux punks qui débarquent chaque week-end depuis leur squat de Lannion. « On reconstruit plus vite que les gendarmes ne détruisent », jubile Doyo, qui pense déjà à l’après et à l’autogestion des terres. Samedi 1er décembre, les zadistes célébraient à coups de calva et de joints l’inauguration d’une cabane sur un lac. « Si dans un an elle est toujours debout, c’est qu’on aura gagné le combat », assure Hervé Morvan. Pour tous ces irréductibles, « l’État capitulera au premier mort ». Il y a longtemps qu’ils ne croient plus à la politique. Encore moins à la démocratie. Pour eux, Jean-Luc Mélenchon, le leader du Front de gauche, « est en carton ». Certainement pas un interlocuteur. Aussi se préparent-ils à la résistance et au combat.

Volaille embarquée (Raphaël Stainville, LeFigaro.fr, 7 décembre 2012)

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[Notre-Dame-des-Landes / Marseille] Manif de riposte en cas d’expulsion sur la ZAD

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[sous-surveillance.net] « Nous voulons fournir un outil fonctionnel pour fédérer. Le but est de créer des dynamiques autour du site et dans la rue »

La carte collaborative des caméras de surveillance s’invite à Paris

Une carte répertoriant l’ensemble des caméras publiques et privées dans Paris, avec leur marque, leur orientation… Des militants anti-caméras s’y sont attelés et ont sorti fin novembre la déclinaison parisienne du site sous-surveillance.net, une cartographique collaborative des moyens de surveillance de la rue.

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Capture d’écran du site Paris Sous-surveillance

D’abord fondée sur des données publiques, elle est destinée à s’étendre avec les remontées des utilisateurs, qui peuvent en signaler de nouvelles ou améliorer la fiche des existantes. Mercredi 19 décembre, les initiateurs du projet parisien ont d’ailleurs organisé une série d’ateliers de réflexion autour du site et de la vidéosurveillance.

Cette carte est une initiative du collectif d’extrême-gauche lyonnais Rebellyon [LOL – NdJL], qui a d’abord déployé une version locale, avant de porter le concept à d’autres villes. « La contestation doit être locale avant d’être nationale. La mobilisation à partir d’un site local est une idée très prégnante à Rebellyon, qui fait que nous nous adressons à un public plus large que les militants », explique Arthur, membre de Rebellyon qui a collaboré à l’élaboration de la version parisienne de sous-surveillance.net. Depuis le lancement du site lyonnais cet été, vingt-cinq projets de déclinaisons ont été lancés, notamment à Bruxelles et à Genève à partir d’initiatives existantes.

UN OUTIL « PÉDAGOGIQUE »

Ses initiateurs veulent inscrire l’outil dans une démarche plus pédagogique, avec une présentation simple des caméras et un flux national d’information sur la vidéosurveillance. Une application pour les smarpthones Android, pour l’instant non-disponible sur le magasin officiel de Google, est d’ailleurs téléchargeable pour connaître les caméras autour de soi.

Le site se veut également une collaboration directe entre militants et hackers (bidouilleurs), qui auraient habituellement des difficultés à se rencontrer. « Il n’y a pas de projets communs entre hackers et militants. La vision des hackers, qui veulent délivrer un produit fonctionnel, peut être enrichie par celle des militants, qui pensent plus à la prise de conscience », poursuit Arthur.

Le développeur de l’application Android s’est ainsi associé au projet il y a deux mois, après avoir débuté son premier outil. Montpelliérain, il avait ainsi conçu une application qui fait vibrer le portable à proximité d’une des caméras listées dans les données publiques de la ville. Quelques semaines plus tard, il sortait la première version de l’application de sous-surveillance.net, dont l’objectif est de permettre d’enregistrer aisément les caméras sur le site en utilisant notamment le GPS intégré.

MULTIPLIER LES SITES, SIMPLEMENT

Comme tout projet censé s’étendre, la simplicité technique est au cœur des préoccupations des développeurs. Le site est fondé sur le système de gestion de contenus Spip, utilisé en premier lieu par Rebellyon. Pour afficher la carte, les développeurs ont conçu une extension dédiée à la gestion des caméras, Spip Camera. Les données cartographiques sont tirées du projet libre OpenStreetMap et les vues satellites de Google Maps. À terme, l’équipe prépare une bascule complète sur OpenStreetMap, qui contient en lui-même une base de données de caméras à remplir. Les développeurs souhaiteraient ainsi disposer de deux bases, l’une sur sous-surveillance.net et une autre disponible plus largement par OpenStreetMap.

« Nous voulons fournir un outil fonctionnel pour fédérer. Le but est de créer des dynamiques autour du site et dans la rue », explique encore Arthur. Ce souhait d’une base technique stable n’est pas limité à sous-surveillance.net, le collectif souhaitant capitaliser sur cet outil, notamment en mettant en place des sites « d’information alternative » similaires à Rebellyon dans d’autres villes. Le site de cartographie de la surveillance serait ainsi une étape, vouée à être maintenue activement « un ou deux ans », pour « créer le débat ».

« Mobiliser est plus difficile à Paris. Peut-être que nous aurions dû procéder par arrondissement plutôt que pour la ville entière, par exemple », reconnaît enfin le militant.

Leur presse (Guénaël Pépin, LeMonde.fr, 21 décembre 2012)

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[Chronique de Youv derrière les barreaux] « Il y a pas pire prison que d’être enfermé dans un corps malade »

http://juralib.noblogs.org/files/2012/09/0513.jpg[21 mai 2012]
Laisse tomber Hélène (héroïne, alcool, etc.)

L’alcool t’a mis sur pause pourtant il fut un temps où tu étais la fierté des tiens numéro un en tête-à-tête à la suite d’une rupture sentimentale la perte de ton emploi ou la tragique disparition d’un être qui t’est cher et c’est pour toi le début de la fin c’est la descente aux enfers sans escale tu rétrogrades aussi vite que les vitesses d’un moto-cross tu épouses la bouteille et de l’urine du sheïtan tu t’enivres tu noies tes soucis à coups de grosses gorgées mais ils restent à la surface car ils savent nager. Tu vis sur ton passé tu restes bloqué sur tes gloires que la poussière a fait disparaître on parle de toi comme si tu étais mort mais tu es bel et bien vivant on t’a aperçu par-ci par-là titubant, trébuchant sur le vide tu es devenu que l’ombre de toi-même les plus jeunes te prennent pour un fou anesthésié par ta liqueur malgré ça tu vois tout et entends tout.

Prisonnier d’un corps qui devient ton cobaye impuissant face à ton addiction vie gâchée pourtant bien commencée tu pleures un amour perdu ta montre est restée figée sur l’heure pile où elle t’a quitté dix ans plus tôt le temps file elle s’est remariée à un cousin du bled. Remède illusoire l’alcool te l’a mise profond on t’a retrouvé l’hiver dernier enroulé mort sous un carton.

Alcool héroïne cocaïne même combat à des degrés différents on te retrouvera froid comme un Mars glacé fallait écouter l’appel de l’Abbé Pierre hiver 54 LOL facile à dire quand t’es spectateur espérance de vie trente ans pour être fidèle tu l’es à ta bouteille tu respectes à la lettre ton devoir conjugal trois fois par jour matin midi et soir elle et l’épicier du coin sont aux anges voyage de noces entre une poubelle et un escalier à l’abri des regards tu lui fais l’amour à ta bouteille jusqu’à ce qu’elle se vide. Multi-usages car après t’avoir mutilé le cerveau tu te mutiles le corps tes bras sont sponsorisés par J&B, Label 5 ou du vin rouge tellement noyé qu’on se rappelle même plus ton état naturel soûl H24 tu tombes pour outrage cure forcée mais tu te rues sur leurs cachets à la Dalida verts jaunes rouges t’avales ça comme des M&M’s. Un zombie en prison tu attends la liberté car ta femme la bouteille te manque terriblement mais maintenant tu es devenu infidèle comme t’as kiffé les cachets tu trompes la bouteille avec héroïne cocktail explosif ça ne rigole plus tu es rentré dans la cour des morts tu deviens violent fini l’infirmière de la prison qui te sert tes cachets empoisonnés jusqu’à dans ta cellule dehors tout a un prix pour te les procurer Opinel dans la poche à l’ombre d’une ruelle à l’affût du moindre coup à se mettre sous la dent tu guettes.

Cercle vicieux tu vas t’en sortir avec une overdose ou le sida dans les veines il y a pas pire prison que d’être enfermé dans un corps malade… Triste réalité c’est pour ça prenez soin de vous car personne le fera à votre place.

[La Chronique de Youv derrière les barreaux est disponible en téléchargement gratuit sur le site des Éditions Antisociales. Elle est à suivre sur le compte Facebook dédié.]

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[Slovénie] Le maire de Maribor dégagé

Slovénie : Démission du maire de Maribor sous la pression des manifestations

Manifestations dans les grandes villes de Slovénie, organisées par des associations de citoyens sur Facebook, pour dénoncer la « corruption de la classe politique » dans le pays.

Première victoire de la rue : le maire de la deuxième ville du pays, Maribor, a annoncé il y a quelques jours sa démission après plusieurs manifestations, parfois violentes.

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Un manifestant tient une pancarte à l’effigie de Franc Kangler, maire démissionnaire de Maribor et de Milan Kucan, ancien président slovène, lors d’une manifestation à Maribor, le 3 decembre 2012.

Franc Kangler, soupçonné de corruption et de clientélisme, était sous pression depuis plusieurs semaines. Des groupes civils ont régulièrement, sous couvert de l’anonymat, appelé à la mobilisation via les réseaux sociaux et rassemblé des milliers de mécontents dans les rues de cette ville de montagne d’ordinaire paisible, qui fait surtout parler d’elle pendant la saison des sports d’hiver.

« L’affaire de corruption autour du maire n’a été que la goutte d’eau qui a fait déborder le vase », estime Jernej Demsar, journaliste au quotidien de la ville, Vecer. La colère montait « depuis un moment déjà, alimentée par le chômage élevé, les faillites d’entreprises et l’absence de mesures contre des responsables politiques accusés de corruption » , indique-t-il à l’AFP.

Leur presse (RFI.fr, 21 décembre 2012) via Solidarité ouvrière


Slovénie : au cœur de la révolte citoyenne

Que se passe-t-il en Slovénie ? Des milliers de personnes ont défilé vendredi [21 décembre] à Ljubljana et dans d’autres villes du pays, alors que les syndicats et les partis d’opposition n’avaient pas appelé à ces rassemblements. La mobilisation s’organise par les réseaux sociaux, comme Facebook, et dans la crainte permanente des provocations de la police. Les manifestants brandissaient des drapeaux slovènes et ceux de l’ancienne Yougoslavie socialiste. Reportage à Ljubljana.

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Ils sont des milliers dans le centre de Ljubljana, venus de tout le pays, même si d’autres rassemblements ont lieu à Maribor, Ptuj ou Nova Gorica. Les manifestations de ce vendredi doit couronner le mois de mobilisation entamé à la fin novembre à Maribor, la ville devenue le symbole de la faillite du modèle libéral en Slovénie.

Sur la place en face du Parlement, la foule est tenue à distance par une centaine de policiers anti-émeute qui ont construit un grand cercle de protection autour de l’édifice. On s’attend au pire. La violence, au cours des dernières semaines, a évolué d’une façon préoccupante, selon Nika, une jeune fille qui travaille comme documentariste et n’a pas raté une seule manifestation depuis la fin novembre : « au début », explique-t-elle, « les policiers n’étaient pas armés. Ensuite, ils ont commencé à utiliser les gaz lacrymogènes, pour la première fois dans l’histoire de la Slovénie moderne. Désormais, ils nous chargent à cheval »…

La décision de la Cour Constitutionnelle de rejeter la demande de référendum contre la banque poubelle et les privatisations, a exaspéré la tension entre les contestataires et le gouvernement. Tout le monde redoute des provocations.

La hantise des provocations

Jeudi, dans le centre Metelkova, refuge de nombreux groupes militants, des inconnus sont arrivés avec des sacs rempli des produits nécessaires à la fabrication de bouteilles Molotov. « Ils avaient appelé les journaux en avance, bien évidemment, car il y avait déjà des photographes sur place », explique Anita, une des coordinateurs de l’Université des Punks et des Ouvriers : « ils sont restés ici juste le temps nécessaire pour poser devant les appareils photos, et puis ils sont partis, ni vus ni connus ». Elle se dit convaincue que cela fait partie d’une stratégie pour discréditer les manifestants. La crainte de possibles infiltrations est tellement répandue que certains manifestants confient à mi-voix : « on nous a dit que le gouvernement payerait les ultras du Dinamo Zagreb pour provoquer des accidents ».

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La tension est très forte chez tous les manifestants. Beaucoup ne veulent pas être photographiés, certains refusent même de donner leur nom. Tout le monde a peur de la police. Il y a quelques semaines, un policier avait écrit une lettre ouverte à ses collègues, pour les exhorter à joindre le mouvement de protestation. L’État, pour éviter le risque d’une coalition entre la police et les manifestants, a décidé d’augmenter le salaire des agents déployés face aux manifestants, ce qui coûtera 600.000 euros aux caisses de l’État, théoriquement vides.

Parmi les quelques 10.000 personnes qui se retrouvent Place de la République, la grande majorité sont des jeunes étudiants comme Miha, qui a 24 ans. « J’espère que les institutions entendront enfin notre voix », affirme-t-il. Il y a beaucoup de drapeaux, des drapeaux de la Slovénie en majorité, mais aussi ceux de l’ancienne Yougoslavie socialiste. « Bien sûr, beaucoup de Slovènes regardent leur passé yougoslave avec nostalgie ». Primoz est né en 1979 à Ljubljana. Aujourd’hui, il est sociologue. Il n’a pas vécu longtemps sous le communisme mais cela ne l’empêche pas de faire l’éloge de la Slovénie socialiste : « après la guerre, ce pays était totalement détruit, mais il a connu un développement incroyable sous le régime communiste, surtout dans les années 1960 et 1970. Tout le monde travaillait, la sécurité sociale et les retraites étaient assurées. Maintenant, c’est fini ».

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Le réveil de la conscience politique slovène ?

La difficile situation économique a poussé les Slovènes dans les rues. Les manifestants sont fondamentalement autonomes, les groupes politiques organisés sont peu nombreux. Les syndicats avaient donné leur soutien à cette journée, mais ils ont finalement décidé de ne pas appeler à la manifestation : la grève générale, qui devait marquer l’union de tous les travailleurs contre les réformes, a été repoussée à janvier 2013. Les partis politiques sont absents. La révolte, aujourd’hui, se développe on-line. Un seul événement partagé sur Facebook peu convaincre de milliers de personnes de participer. « Tu ne dois pas venir ici et demander qui organise cette manifestation », répète-t-on partout : « cette manifestation est à tous, et tout le monde est fier d’être là ».

http://juralib.noblogs.org/files/2012/12/0430.jpgMême si les manifestations, jusqu’à présent, n’ont eu que des résultats tangibles limités — essentiellement la démission de Franc Kangler, le maire de Maribor accusé de corruption — elles ont provoqué un véritable tsunami dans l’histoire de l’engagement politique en Slovénie.

« La dernière fois que j’ai assisté à une manifestation comme celle d’aujourd’hui, c’était à la fin des années 1980, juste avant la déclaration d’indépendance », explique Boris, 58 ans. Vlado Kreslin, un des plus importants artistes slovènes contemporains, se souvient bien de ces jours qui furent les derniers de la Yougoslavie fédérale : « nous étions ici, assez ironiquement, pour démontrer notre soutien à Janez Janša. Il avait été injustement accusé d’avoir divulgué des secrets militaires, mais il s’agissait d’une maladroite tentative pour étrangler l’opposition au communisme en Slovénie. Du moins, à cette époque, les autorités yougoslaves nous avaient permis de manifester juste devant le Parlement. Maintenant, tu vois, ce même Janša que nous soutenions alors nous tient à distance ».

Tout au long du mois qui vient de s’écouler, les citoyens de Slovénie ont retrouvé le chemin de la rue et des mnaifestations, après deux décennies. Il est peut-être trop tôt pour savoir si cette renaissance de l’engagement politique aura des conséquences durables ; pour l’instant, toutefois, les manifestants semblent comprendre qu’il faudrait se donner une organisation plus définie. La désorganisation peut facilement emmener à l’exacerbation des divisions qui existent entre les myriades des groupes et d’individus qui composent l’univers de la contestation à Ljubljana. « Parler seulement en notre nom n’est pas suffisant », reconnaît une jeune militante d’un groupe antifasciste qui préfère rester anonyme : « après ces contestations, il faudra donner une alternative institutionnelle au changement… Sinon, nous n’aurons pas la possibilité de représenter une véritable alternative face aux partis politiques ».

Leur presse (Rodolfo Toè à Ljubljana, Le Courrier des Balkans, 22 décembre 2012)

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[Mafias de la « santé »] Des associations de malades financées par les labos

Des associations de malades financées par les labos

La Haute Autorité de santé s’est penchée sur le financement des associations de malades. Pour certaines d’entre elles, les dons des firmes pharmaceutiques représentent des sommes importantes. De quoi susciter, à tort ou à raison, des doutes sur leur indépendance.

Les associations de malades sont-elles vraiment neutres et indépendantes, notamment vis-à-vis de l’industrie pharmaceutique qui les finance en partie ? Pour en avoir le cœur net, la Haute Autorité de santé (HAS) s’est penchée sur les dons qu’elles reçoivent et qu’elles ont l’obligation de déclarer, ainsi que leur provenance, depuis la loi Bachelot de 2009. Le Parisien a livré ce vendredi matin [12 octobre] les principales données recueillies par la HAS pour la seule année 2011 et qui doivent être consignées dans un rapport à paraître prochainement.

Il en ressort que les laboratoires se montrent particulièrement généreux envers le tissu associatif. C’est notamment le cas de Johnson & Johnson qui a versé 638.500 euros, l’an passé. Soit le double d’Abbott (329.430 €) et GSK (299.155 €), suivis assez loin derrière par Bayer (148.400€). Ces « cadeaux » substantiels, qui ne seraient que la partie émergée de l’iceberg — les dons indirects (prise en charge de salaires notamment) n’ont pas été pris en compte — sont-ils vraiment désintéressés ? Pourquoi les associations de malades les acceptent-elles au risque de brouiller leur image ?

Se financer, un problème ancien

Elles « ont besoin de vivre et ce n’est pas avec les seules cotisations de leurs membres qu’elles peuvent s’en sortir, explique au Parisien le président de la HAS, Jean-Luc Harousseau. Quant au financement public de ce secteur, il reste beaucoup trop faible. Les associations sont donc obligées de s’en remettre — parfois en grande partie — au secteur privé. »

Le problème ne date pas d’aujourd’hui : l’insuffisance des aides d’État avait été l’une des principales motivations de la création du Téléthon par l’Association française contre les myopathies (AFM) en 1987. Ce qui ne l’empêche pas d’avoir reçu, l’an passé, 142.538 € provenant de divers laboratoires pharmaceutiques.

Selon les chiffres de la HAS, les cinq principales bénéficiaires des largesses de l’industrie du médicament étaient, en 2011, l’Association française des diabétiques (521.922 €), l’Association pour la lutte contre le psoriasis (369.836€), Asthme & Allergies (315.116 €), l’Association française des hémophiles (309.879 €) et la Fédération Aides (220.000 €).

« Gare à la manipulation »

Généralement, les laboratoires soutiennent les associations lorsqu’ils produisent un ou plusieurs médicaments destinés aux malades qu’elles représentent. Même si les associations gardent leur indépendance, notamment dans le contenu de leurs publications et le choix de leurs actions, il est clair que la communication faite autour de certaines pathologies ne peut qu’avoir un effet positif sur les ventes. Ce qui n’est pas sans créer un certain malaise.

En plaidant pour un « rééquilibrage du financement » des associations « entre le public et le privé », Jean-Luc Harousseau se défend de vouloir jeter le discrédit sur ce secteur. « Les représentants des malades font un travail formidable, avec des militants dévoués. Mais il faut veiller à ce qu’ils ne soient pas manipulés », conclut-il.

Presse pathologique (Marc Mennessier, LeFigaro.fr, 12 octobre 2012)

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[Le peuple veut une nouvelle révolution] Des nouvelles du bassin minier de Gafsa (21 décembre 2012)

Gafsa – Sidi Ich : Sit-in permanent devant le siège de la délégation et tensions palpables

Les habitants de Sidi Ich (gouvernorat de Gafsa) ont entamé ce vendredi 21 décembre un sit-in ouvert devant le siège de la délégation en guise de protestation contre la négligence du gouvernement à leurs doléances, nous a rapporté le correspondant de Tunisie Numérique.

Dans un entretien téléphonique avec Tunisie Numérique, l’un des manifestants s’est insurgé contre l’ignorance et l’exclusion dont est victime la région, « le président n’a effectué qu’une seule visite à Sidi Ich, elle n’a duré que sept minutes. Et le gouverneur refuse de dialoguer et de coopérer » déplore-t-il.

Les sit-inneurs réclament leur part du lion dans le phosphate de Gafsa dont ils se disent héritiers.

Les manifestants ont prévenu, s’ils n’obtiennent pas une réponse à leurs revendications, la grève ira crescendo.

Presse contre-révolutionnaire (Tunisie Numérique, 21 décembre 2012)


Belkhir (Gafsa) : Incendie d’un poste de la garde nationale

Des manifestants ont eu des échauffourées avec les forces de l’ordre dans la localité de Belkhir qui ont abouti à l’incendie d’un poste de la garde nationale de la ville. Cette attaque vient en réaction à l’usage par les forces de l’ordre, jeudi soir 20 décembre, de bombes lacrymogènes pour disperser des protestataires qui avaient bloqué la route nationale N15 (en direction de Gabès et Gafsa).

Ces sit-inneurs entendaient protester contre le transfert d’un projet de construction d’une unité de production photovoltaïque de Belkhir vers une autre localité. Information par ailleurs démentie par les autorités régionales.

Presse contre-révolutionnaire (TAP via Tunisie Numérique, 21 décembre 2012)


Tunisie : colère à Belkhir

La délégation de Belkhir, dans le gouvernorat de Gafsa est en ébullition. Des habitants sur place ont, dans différentes communications téléphoniques, fait état de provocations et de répressions qualifiées d’aveugles de la part des forces de police.

Des coups de feu ont même été tirés sur la population. La détérioration de la situation a atteint son extrême lorsque les agents de l’ordre ont fait des incursions dans les domiciles des habitants de la localité.

Ces réactions musclées des policiers font suite à une marche de protestation pacifique des jeunes de la délégation réclamant leur droit au travail et à une vie digne. En réponse à l’agressivité et à la violence dont ils ont été victimes, plusieurs citoyens ont proféré des menaces, se disant prêts à toute éventualité.

Presse contre-révolutionnaire (Investir-en-Tunisie.net, 21 décembre 2012)


#Gafsa : Les habitants de Mdhilla bloquent la route principale entre Gafsa et Gabès

Plusieurs habitants dans la région de Mdhilla (gouvernorat de Gafsa) ont bloqué, ce mercredi 19 décembre 2012, la route principale reliant Gafsa à Gabès, en signe de protestation contre la condamnation de plusieurs jeunes impliqués dans des violences entre deux régions.

Presse contre-révolutionnaire (page Facebook Tunisie Le Fil d’actualité, 21 décembre 2012)


Redeyef veut sa part des indemnisations pour les martyrs et des blessés

Une marche pacifique a été organisée, jeudi 20 décembre 2012, dans la ville de Redeyef (Gouvernorat de Gafsa), pour « revendiquer les droits des martyrs et des blessés de la révolte du bassin minier en 2008 » et pour « protester contre le fait de ne pas inclure les victimes de ce soulèvement dans le projet de loi amendant et complétant le décret-loi relatif aux compensations pour les victimes de la révolution du 14 janvier 2011 », selon des sources concordantes à la correspondante de l’agence TAP à Gafsa.

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Au cours de cette marche pacifique qui a parcouru l’avenue principale de la ville de Redeyef, les participants ont hissé des banderoles exprimant la fidélité des habitants de la ville « au sang des martyrs » et leur « attachement aux droits et aux revendications pour lesquels sont tombés ces martyrs et ces blessés ». Ils ont scandé des slogans dénonçant « l’exception des victimes du soulèvement de 2008 » du projet de loi amendant et complétant le décret-loi n° 97 qui concerne les dédommagements au profit des martyrs et blessés de la révolution du 14 janvier 2011 adopté mercredi par l’Assemblée nationale constituante.

Rappelons que la région du bassin minier avait connu, durant tout le premier semestre de 2008 des mouvements de protestation populaires à large échelle contre la propagation du chômage, la marginalisation et l’absence des fondements du développement. Les autorités avaient, à l’époque, utilisé la force pour réprimer ces mouvements, notamment le 6 juin 2008, à Redeyef où deux martyrs sont tombés et plusieurs autres manifestants avaient été blessés par les forces de sécurité.

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Presse contre-révolutionnaire (TAP via Business News, 21 décembre 2012)


Les familles des martyres et les blessés du bassin minier entament une grève ouverte pour réclamer leurs droits. (#Redeyef, 20 décembre 2012)

Grève le 3 janvier à #Redeyef (#Gafsa), annonce une dépêche AFP. (21 décembre 2012)

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[Koidu, Sierra Leone] Hideux dans leur apothéose / Les rois de la mine et du rail / Ont-ils jamais fait autre chose / Que dévaliser le travail ?

Mines/Sierra Leone : enquête sur deux décès

La police de Sierra Leone a annoncé aujourd’hui avoir ouvert une enquête après la mort, cette semaine, de deux jeunes à Koidu (est) lors de la répression d’une manifestation d’employés d’une mine de diamants qui réclamaient de meilleures conditions de travail. Selon le chef adjoint de la police Richard Moigben, cité aujourd’hui par des médias locaux, la police criminelle de Kono, district abritant Koidu, cherche par cette enquête à « déterminer la cause du décès » de ces deux jeunes, un motocycliste et un élève. Il n’a pas fourni de détails.

D’après leurs familles et des témoins, il s’agit d’un chauffeur de taxi-moto, Abdul Kamara, et d’un élève, Alimamy Komba Williams, 14 ans. Ils ont été tués le 18 décembre lors de la dispersion par la police d’une manifestation d’employés grévistes du groupe Octéa Diamond, appartenant à des Sud-Africains et exploitant la mine à ciel ouvert de Koidu. D’après des résidents et des sources au sein de la compagnie, les employés de la mine ont déclenché leur grève le 17 décembre à la suite de l’échec de négociations avec les dirigeants d’Octéa Diamond. Le mouvement a été pacifique jusqu’au lendemain, lorsqu’ils ont décidé de bloquer l’accès à la mine, en réclamant l’amélioration de leurs conditions de travail.

La police est intervenue pour disperser les grévistes, ce qui a provoqué de violents affrontements. Selon des résidents, les policiers ont tiré sur les manifestants. Bilan : deux morts, plusieurs blessés et un nombre indéterminé de personnes arrêtées.

Entre six et huit personnes blessées lors des violences ont été traitées à l’hôpital public de Koidu, selon des sources médicales. Trois de ces blessés y demeuraient aujourd’hui sous observation mais leur vie n’est pas en danger, a précisé un médecin.

D’après une source au sein de la compagnie, des équipements de l’entreprise ont été incendiés, des clôtures et magasins endommagés. Selon des témoins joints sur place aujourd’hui, le calme est revenu à Koidou et des discussions étaient en cours à huis clos entre la direction d’Octéa Diamond, les délégués des grévistes, des représentants du ministère du Travail et de la société civile.

Presse esclavagiste (Agence Faut Payer, 21 décembre 2012)


Violent strike halts work at Sierra Leone Koidu diamond mine

Work at Sierra Leone’s Koidu diamond mine, operated by Israeli billionaire Beny Steinmetz’s Octea group, has been suspended indefinitely following a violent strike that resulted in at least two deaths, a company spokesman said on Friday.

Koidu, owned by Steinmetz’s BSG Resources through Octea, which is looking at a possible listing, sells diamonds worldwide to jewellers such as Tiffany & Co.

« Work at the Koidu mine has not resumed yet, and a back-to-work-date has not been set yet, » the spokesman said, requesting not to be named.

The violence erupted after miners began what the company said was an illegal strike on Dec. 18, demanding bonus payments based on two performance targets offered by the company.

The company said in a statement later on Friday that the workers met their first objective in May, which included the recovery of 35,000 carats of diamond, and a bonus was paid.

« The second target was the consistent achievement of 40,000 carats per month from June to December 2012, which would trigger a second bonus payment, » but the workers failed, it said.

The firm said it was working with the Sierra Leone government to resolve the issue, which could tarnish the west African nation’s image as an emerging investment destination.

Sierra Leone’s government is trying to shed the image of the bloody civil war years that were partially funded by so-called blood diamonds.

Despite investments in Sierra Leone’s growing mining sector which includes iron ore and agriculture sector, poverty and unemployment remain rampant and discontent over labour issues boils over frequently.

A similar incident occurred in the mine in 2007 during which two people were killed after police opened fire at protesters.

Another labour-related violence occurred in April in the Bumbuna district where mine workers protested at African Mineral’s iron ore mine. A woman was killed and at least six others were injured as the result of clashes between police and protesters.

Presse esclavagiste (Reuters, 21 décembre 2012)

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[Argentine] Joyeux Noël ! Prenez tout, payez rien

[Bariloche] Le vrai visage du miracle argentin
11 ans après 2001, le retour des pillages dans les supermarchés

Au moment même où se déroulait la grande manifestation à Buenos Aires célébrant les 11 ans du 19 et 20 décembre, dates des protestations massives contre les politiques néo-libérales qui avaient entraîné la grave crise économique amenant le pays au défaut de paiement, des centaines de personnes ont dévasté des magasins et ont participé à de violents affrontements avec la police dans le sud de l’Argentine.

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« Feliz Navidad, lleve todo pague nada » (Joyeux Noël, prenez tout payez rien)

Depuis de nombreuses semaines, la province de Bariloche est en ébullition suite aux coupes dans les plans sociaux décidés par le gouvernement provincial. Depuis quelques jours courrait le bruit que quelque chose de semblable aurait pu se passer : deux mois auparavant il y avait eu des affrontements entre les habitants des bidonvilles et la police locale, cette dernière étant bien connue pour son comportement extrêmement violent. Déjà la tension était vraiment élevée dans la région depuis 2010, depuis que lors d’une manifestation à Alto de Bariloche trois jeunes avaient été tués sous les balles tirées par la police anti-émeute. De plus la répression policière et judiciaire fut permanente ces deux dernières années à l’encontre des activistes qui n’ont jamais cessé de réclamer justice suite à ces événements.

Ce ne sont pas les coupes dans les budgets sociaux de la part du gouvernement qui risquaient de calmer les esprits : déjà depuis quelques jours, Omar Goye, le maire de la bourgade, avait demandé aux propriétaires de supermarchés de donner à quiconque en ferait la demande un paquet-cadeau contenant des aliments de base, certains de ces colis avaient commencé à être distribués pour calmer les choses.

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Ce matin [jeudi 20 décembre], peu après 9h30, un groupe d’une centaine de personnes provenant des favelas adjacentes à la zone des centres commerciaux a affronté les forces de l’ordre après avoir pénétré dans un supermarché. En bref, la situation a dégénérée en une véritable révolte qui s’est déchaînée dans les rues de la ville obligeant la police à s’enfuir de la zone métropolitaine. Officiellement on ne compte aucun blessé, mais les supermarchés, les boucheries et les dépôts de marchandises pillés se comptent par dizaines. Bien que la propagande médiatique ait attribué les violences et les pillages à des bandes d’adolescents et à la criminalité organisée,  la composition sociale des prétendus “révoltés” se voit clairement à travers les images télévisées : il s’agit de familles entières, des femmes avec des enfants en bas âge serrant dans leurs bras des biens de première nécessité comme des pâtes et des paquets de gâteaux.

Voilà le vrai visage du miracle argentin.

Traduit de l’italien (dionisiaco&apollineo) par des camarades


Deux morts en Argentine après de violents pillages

VIDÉO – Le pays est en proie, depuis jeudi, à une série de violences visant les supermarchés. À Bariloche, près de la frontière avec le Chili, 400 gendarmes ont été envoyés en renfort.

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VOIR LA VIDÉO

Des pillages de supermarchés ont éclaté jeudi à Bariloche, dans l’ouest du pays, Resistencia (nord-est), Rosario (centre-est) ainsi qu’à Campana et Zarate, deux villes situées dans la province de Buenos Aires. Matias Drivet, un responsable de la sécurité de la ville de Rosario, a annoncé ce vendredi la mort de deux personnes lors de ces attaques. L’une tuée par balles, l’autre à l’arme blanche.

À Bariloche, une ville de 50.000 habitants située près de la frontière avec le Chili, le gouvernement a envoyé quelque 400 gendarmes pour protéger un magasin de la marque Chango Mas.

Ces événements interviennent alors que les syndicats opposés au gouvernement ont manifesté mercredi pour la deuxième fois en un mois. Et le gouvernement n’a pas tardé à les accuser d’avoir organisé ces pillages.

« Des gouverneurs disent qu’il s’agit de groupes liés au syndicat des camionneurs », a lancé le chef du gouvernement, Juan Manuel Abal Medina, visant le responsable de la CGT dissidente, Hugo Moyano, un ancien allié passé à l’opposition.

Hugo Moyano a déclaré, lui, que « la population est dans le besoin », démentant que ces pillages puissent avoir été organisés. Plusieurs responsables ont toutefois relevé que les pilleurs prenaient rarement de la nourriture. « Ils prenaient des (télévisions) plasmas et des boissons et non de la nourriture », a affirmé Abal Medina. « Quelqu’un qui emporte un plasma n’est pas quelqu’un qui a faim », a renchéri le gouverneur de la province de Buenos Aires, Daniel Scioli.

Leur presse (Renaud Toffier, LeFigaro.fr, 21 décembre 2012)


Argentina looting spreads to Buenos Aires province

Argentine police have clashed with hundreds of people trying to loot a supermarket near Buenos Aires.

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Police and looters clash in San Fernando Police fired tear gas and rubber bullets at looters in San Fernando

The incident took place in broad day light outside a Carrefour supermarket in San Fernando, in the outskirts of the capital.

Riot police used tear gas and managed to stop the attack. But in other parts of the country, supermarkets and shops have been looted.

The government says trade unions linked to the opposition are to blame.

« This has been orchestrated. Someone has started all this to create an atmosphere of fear, » said San Fernando mayor Luis Andreotti.

Argentine television showed images of people — many of them with their faces covered — throwing stones at the police and trying to break into shops and supermarkets.

The first looting incidents happened on Thursday in the southern resort city of Bariloche.

At least three supermarkets were looted there by more than 100 people, who left with electronics, toys, clothes and food.

Following a request from the provincial governor, the central government sent some 400 federal troops to Bariloche, in Santa Fe province.

Other attacks were registered overnight in the industrial cities of Campana and Zarate, in Buenos Aires province; Resistencia, in the north; and in Argentina’s third city, Rosario.

Two people were killed in Rosario as security guards tried to stop the looting.

At least 117 people were detained in Buenos Aires province and 128 in Santa Fe province, the authorities say. (…)

Leur presse (BBC.co.uk, 21 décembre 2012)

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[Grèves des mineurs en Afrique du Sud] C’est pas fini !

Afrique du Sud : dix mineurs blessés dans des affrontements avec la police

Dix mineurs ont été blessés jeudi dans des affrontements avec la police et des agents de sécurité privés dans une mine d’or du groupe sud-africain Harmony des environs de Johannesburg et 1.700 autres observent un sit-in au fond, a annoncé une porte-parole de la mine.

« Les violences font suite à la mise à pied de 578 salariés (…) après leur participation à un mouvement de grève le samedi 15 décembre », a déclaré la porte-parole Henrika Basterfield.

Dix mineurs ont été blessés, dont huit par par des balles en caoutchouc tirées par les agents de sécurité de la compagnie, et deux sont soignés après avoir inhalé des gaz lacrymogènes, a-t-elle précisé.

Les incidents ont eu lieu à la mine de Kusasalethu à Carletonville, au sud-ouest de Johannesburg.

Presse esclavagiste (BFMTV.com, 21 décembre 2012)


South African gold miners clash with police

Protesting gold miners at South Africa’s Harmony mine clashed with police and private security guards Thursday, mine officials said, adding 10 workers were hurt by rubber bullets or tear gas.

« The violence followed the suspension of 578 employees, including some contractors, as a result of the participation of these employees in an unprotected strike action on Saturday, 15 December 2012, » said mine spokewoman Henrika Basterfield.

She said 10 workers were wounded in clashes — eight from rubber bullets fired by the firm’s security guards — while two others were treated for teargas inhalation.

The clashes at the Kusasalethu mine shaft in Carletonville is the latest outbreak of violence at the mine southwest of Johannesburg.

Meanwhile, in what officials said was an unrelated case, 1,700 other day-shift miners who had clocked in for work refused to come to the surface for unexplained reasons.

« The day shift went down this morning and it was later established that they actually didn’t want to get to the surface. So, yes, I can confirm that there are about 1,700 people undergound, » she told AFP.

The company management was speaking to them, trying to establish the reasons behind the sit-in and to urge them to come up.

Last month, two workers were killed and one wounded in a turf battle between members of rival unions at the same Kusasalethu shaft.

In mid-November, South Africa saw the end of the most devastating and costly bout of labour unrest in nearly a century.

The strikes, which left over 50 people dead, started in August at Lonmin mine in South Africa’s northwestern platinum belt, before spreading to other mines and sectors, engulfing over 140,000 workers and costing more than $1.2 billion.

Presse esclavagiste (Agence faut Payer, 21 décembre 2012)


Harmony workers return to surface

Harmony Gold Mining confirmed late on Friday afternoon that after discussions between the relevant parties the 1,700 mineworkers who participated in an underground sit-in at the Kusasalethu mine had returned to surface.

The mine will be closed for the festive season and labour related discussions will resume in January 2013.

Tom Smith, chief operating officer of Harmony, commented: « We are pleased that employees safely returned to surface and will be able to return home to their families for the festive season. We would also like to thank the Department of Mineral Resources for their involvement in resolving the matter. »

The workers who staged the sit-in were demanding the reinstatement of 578 colleagues suspended earlier this week.

Kusasalethu is one of the mines where the Association of Mineworkers and Construction Union (Amcu) has recruited membership, and it was among those affected by the wildcat strikes that swept through the platinum and gold mines between August and October, costing companies billions of rand in lost revenue.

The 578 workers, including contractors, engaged in an illegal sit-in last Saturday and were suspended on Wednesday, said Henrika Basterfield, investor relations manager at Harmony. The reasons for the sit-in were unknown, she said.

Presse esclavagiste (BDlive.co.za, 21 décembre 2012)

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[Pillages de supermarchés et militarisation] Le vrai visage du miracle argentin

Argentine : des pillages de supermarchés tournent mal

Deux personnes sont mortes et deux autres ont été grièvement blessées dans l’attaque de magasins à Rosario (centre-est).

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Deux personnes sont mortes et deux autres ont été grièvement blessées dans des pillages de supermarchés à Rosario (centre-est), a annoncé vendredi le secrétaire à la Sécurité de la troisième ville d’Argentine, Matias Drivet. « Deux personnes sont décédées et deux ont été grièvement blessées dans les pillages », a déclaré Matias Drivet lors d’une conférence de presse retransmise par les télévisions. « L’une des victimes a été tuée par balle et l’autre à l’arme blanche », a précisé le responsable, ajoutant que les supermarchés attaqués appartenaient pour la plupart à la communauté chinoise.

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Des pillages de supermarchés ont éclaté jeudi à Bariloche (ouest), Resistencia (nord-est), Rosario (centre-est) ainsi qu’à Campana et Zarate, toutes deux dans la province de Buenos Aires. Ils se poursuivaient vendredi matin à Zarate, selon les autorités de cette ville. Le gouvernement a décidé l’envoi de quelque 400 gendarmes à Bariloche, une ville de 50’000 habitants située près de la frontière avec le Chili, dans la banlieue de laquelle un magasin Chango Mas (Wal-Mart) a notamment été visé.

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Leur presse (Agence Faut Payer via LePoint.fr, 21 décembre 2012)


Ad 11 anni dal 2001 tornano i saccheggi nei supermercati

In concomitanza con la grande manifestazione di Buenos Aires che celebra gli 11 anni dal 19 e 20 dicembre, i giorni della massiccia protesta contro le politiche neo-liberiste che generarono la gravissima crisi economica che portò al default, centinaia di persone saccheggiano negozi e si rendono protagonisti di gravi scontri con la polizia nel sud dell’Argentina.

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Da varie settimane la provincia di Bariloche è in fermento a causa dei tagli ai piani sociali decisi dal governo provinciale e da qualche giorno correva voce che qualcosa di simile sarebbe potuto accadere: due mesi fa c’erano stati scontri tra gli abitanti delle baraccopoli e la polizia locale, famosa per il suo comportamento estremamente violento.

Nella regione la tensione è altissima già dal 2010, quando durante una manifestazione ad Alto de Bariloche tre giovani erano stati uccisi dalle pallottole sparate dalla polizia antisommossa, continue inoltre le repressioni poliziali e giudiziarie subite dagli attivisti che in questi due anni non hanno mai smesso di chiedere giustizia per quegli avvenimenti.

I tagli ai piani sociali del governo non hanno di certo calmato gli animi: già da un paio di giorni, Omar Goye, il sindaco della cittadina, aveva chiesto ai proprietari dei supermercati di donare a chiunque ne facesse richiesta un pacco – dono, con alimenti basici: alcuni di questi cestini erano già in distribuzione per calmare le acque.

Ma questa mattina, dopo le 9;30, un gruppo composto da circa un centinaio di persone provenienti dalle favelas adiacenti all’area dei centri commerciali si era scontrato con le forze dell’ordine dopo essere entrate in un supermercato. In breve la situazione è degenerata in una vera e propria rivolta che si è scatenata per le strade della città costringendo la polizia a scappare dall’area metropolitana: ufficialmente non si contano feriti, ma decine sono i supermercati, le macellerie ed i depositi che risultano saccheggiati. Benchè la propaganda mediatica attribuisca le violenze e i saccheggi ad adolescenti o alla criminalità organizzata, dalle immagini trasmesse dalle televisioni è chiara la composizione sociale dei cosiddetti “rivoltosi”: si tratta di famiglie intere, donne con bambini piccoli che stringono beni di prima necessità come pasta e biscotti. Ecco il vero volto del miracolo argentino.

Leur presse (dionisiaco&apollineo, 20 décembre 2012)


Scènes de saccage à Bariloche

La ville de Bariloche en Patagonie Argentine, que beaucoup de grimpeurs venus pour le Roc Trip de Piedra Parada ont eu l’occasion de découvrir, a été le théâtre d’évènements particulièrement violents hier.

Saccage et mise à sac de plusieurs supermarchés, véhicules et magasins brûlés, scènes de pillage et de combats entre les forces de l’ordre et les vandales…

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18 policiers ont été blessés. Le calme est revenu avec le déploiement de la gendarmerie dans les rues de la ville. Ce matin le calme est revenu et la ville est quadrillée par les forces de l’ordre.

Ce ne sont pas des manifestations de protestation quelconque ou pour voler de la nourriture comme certains essayent de le faire croire. Ce n’est pas de la nourriture qui est volée, mais des DVD, de la Hi fi, et de l’éléctrodomestique.

Le gouvernement tente de faire croire a une action politique organisée. Il ne s’agit malheureusement que de vandalisme et de vol organisé.

Aucun incident n’a impliqué des touristes, et si la situation n’est pas des plus agréables, elle est ponctuelle.

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Bien que des évènements similaires aient lieu dans différentes villes du pays, le ministère des affaires étrangères français n’a émis jusqu’à maintenant aucune recommandation concernant les voyages en Argentine.

Avec 30% d’inflation, un système educatif en déliquessence, une paupérisation croissante de la population et une justice corrompue, la situation de l’Argentine est de plus en plus préoccupante.

Leur presse (Kairn.com, 21 décembre 2012)

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Récit de la manif du 15 décembre contre la traque aux pauvres à Marseille et ailleurs

http://juralib.noblogs.org/files/2012/12/1013.jpgLes manifestants arrivent petit à petit au RDV donné à 16 heures sur la Porte d’Aix. C’est l’occasion d’occuper la pelouse interdite depuis l’été dernier (suite à son occupation par les haragas puis par les Roms), de boire un thé ensemble, de poser une table de presse et de distribuer des tracts aux alentours : le texte d’appel à la manif ‘ (en français et en arabe), un texte écrit pour la manif’, « et BIM! » (en français et en arabe aussi).

À Marseille (et pas que…), ça fait un moment qu’on s’en prend plein la gueule : occupation policière et militaire massive, expropriations et expulsions en pagaille, restructurations en tout genre, Marseille 2013 et autres joyeusetés. Au lieu de riposter contre un ennemi commun, on s’enfonce dans une guerre des pauvres contre les pauvres : organisation de groupes « d’auto-défense » de citoyens contre les Roms, les voleurs, les mendiants etc., expulsions de camps de Roms par leurs voisins armés… Cette manif’ contre la traque aux pauvres était une réponse à ce contexte.

http://juralib.noblogs.org/files/2012/12/0719.jpgVers 17 heures nous sommes environ un peu plus que 200. Nous nous mettons en route en direction du Centre de rétention du Canet, avec une banderole de tête sur laquelle est écrit : « contre la misère et l’exploitation, on s’en fout du droit, on n’aura que ce qu’on prendra ». Deux autres banderoles, sur lesquelles on peut lire : « sans-papiers ni frontières » et « on veut pas de vos miettes, étouffez-vous avec », encadrent la manif’.

Aux cris de « contre la misère et l’exploitation, à bas l’État, les flics et les patrons », « ni flics, ni fric, ni expulsions », nous empruntons la rue d’Aix en bloquant la circulation. Les premiers fumigènes sont allumés et les premiers pétards éclatent. À noter qu’aucun parti ou orga n’ont de place.

http://juralib.noblogs.org/files/2012/12/0816.jpgTout au long du parcours, les tracts sont largement distribués et partout nous rencontrons un accueil chaleureux et enthousiaste ! Véridique, on avait jamais vu ça à Marseille. Même les automobilistes et les bus klaxonnaient pour nous soutenir (alors que d’habitude, quand ils klaxonnent, c’est avant de nous foncer dessus). Les critiques abordées dans les tracts  et à travers les slogans et les banderoles (précarité, frontières, exploitation…), font écho au vécu de chacun. Des personnes rejoignent la manif. Spéciale dédicace aux ado-e-s qui ont pris le micro boulevard national.

Nous arrivons devant le centre, l’accès est bloqué par les gendarmes mobiles. Nous restons là un moment à faire le plus de bruit possible et à jeter des pétards. Nous décidons de partir.

http://juralib.noblogs.org/files/2012/12/0913.jpgOn remonte Plombière et nous nous arrêtons un moment devant la gendarmerie squattée par des Roms. Ensuite, nous nous dispersons tranquillement. Certains d’entre nous rentrent en bus gratuit. Le chauffeur a vu passer la manif, il les accueille à bras ouverts.

On est content, c’était une chouette manif, vivement la prochaine.

Lutte de CRAs, 21 décembre 2012

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Petit guide sur l’armement de la police et de la gendarmerie nationale

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Copwatch Nord – Île de France, 21 décembre 2012

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[Chronique de Youv derrière les barreaux] Ghetto girls…

http://juralib.noblogs.org/files/2012/09/0513.jpg[20 mai 2012]
Ghetto girls…

Toutes les cités, tous les quartiers sont les mêmes. Donc dans tous les ghettos tu trouveras les mêmes sortes de gens, les mêmes mentalités et les MEUFS.

Celles de chez moi JE LES AI SURNOMMÉES les GRAGUETTES (en rappel à ma cité les Grags) LOL… La tête par la fenêtre je les voyais bloquées en bandes dans le quartier. Tout ça a bien changé. Jeunes demoiselles d’aujourd’hui sont-elles les mi-hommes mi-femmes d’hier ? LOL Maintenant mets-toi à ta fenêtre tu verras y a plus personne. Les filles ont des ailes pour voler elles décollent en silence et retombent avec souffrance.

DIMANCHE 20 MAI 2012 TOURNOI INTERCITY FILLES QUE LES MEILLEURES GAGNENT

YOUV présentateur et arbitre vous présente les équipes participantes :

1) ANCIENNES DU GHETTO qui sont toujours là après tout c’temps ont pris de l’âge mais encore présentes elles ont vu beaucoup des leurs mal tourner. Après s’être piquées mortes overdosées. Certaines mariées, divorcées d’autres même pas encore fiancées. En point commun des souvenirs partagés c’est à leurs disparus qu’elles rendent hommage aujourd’hui.

2) MAMAS LOVA D’LA STREET mariées trop tôt, destinées forcées sans rien pouvoir décider. Le slogan d’leurs parents c’était LAISSE PAS TRAÎNER TA FILLE SI TU VEUX PAS QU’ELLE FILE !!! Aïe à quoi bon vivre ? Elles te diront pas le choix maintenant je n’suis pas seule j’ai des enfants pour eux je me bats. Malgré tout elles remercient la mama parce qu’elles savent que sans cela elles auraient pu mal filer. Aujourd’hui elles exhortent leur passé. Fatiguées d’lutter d’autres ont préféré s’enfuir. C’est pour leur courage qu’elles sont représentées. BIG UP.

3) BCBG DU TERTIAIRE au premier coup d’œil t’as envie d’leur dire décoince ma sœur mais derrière ces filles tu découvriras en elles beaucoup d’humour. Elles se voilent la face mais pas avec un foulard LOL. Du quartier tu es, au quartier tu finiras LOL. Pas la peine d’attendre le prince charmant il existe pas c’est comme le père Noël. Le crapaud de cité se transformera pas comme dans Cendrillon alors range ta pantoufle de verre et enfile ta djellaba. Parce que vous êtes des nôtres on n’vous rejette pas. Bienvenue.

4) SŒURS DU GHETTO 1998 l’an 2000 arrive à grands pas au quartier tout l’monde croit qu’c’est bientôt la fin du monde. Porter le voile devient à la mode certaines vendent leur âme au diable quand le hijab devient décapotable. Heureusement nos sœurs c’est pas que ça c’est avec plaisir qu’on les voit marcher dans nos rues la tête haute fières de ne pas se soumettre même montrées du doigt opprimées ou margi­nalisées elles avancent suivent leur voie SOUMISES À DIEU MAIS PAS VAINCUES PAR L’OPPRESSEUR. On est tous différents et pareils à la fois. Dans l’fond la tenue importe peu c’est c’qu’il y a dans nos cœurs qui compte le plus. Tous unis aujourd’hui !!!

5) VOYELLES GANGSTAS survêt, baskets, casquette, des filles quand même. La bouche salée profèrent des « sa mère » à chaque bout d’phrase en guise de point final première GAV à 13 piges pour vol à l’étalage. 18 tu fais tes premiers pas en promenade tu avances comme un voyou dans l’illicite. Ressemblent plus aux mecs de leur quartier qu’à leur daronne. Insouciantes vives sans penser au lendemain. Toujours incluses dans des coups tordus jusqu’à quand ? Électrochoc quand t’arrives au lycée et que tu vois toutes les MISS apprêtées pour charmer les BG de la cour de récré. Tu veux toi aussi ta part du gâteau donc tout bascule quand dans le couloir t’as croisé son regard tu comprends vite que c’est pas avec ta dégaine qu’il va tomber sous ton charme C’EST LA FIN D’UNE HISTOIRE ET LE DÉBUT D’UNE AUTRE. Pour gagner tous les coups sont permis mais aujourd’hui y a des règles.

6) ELVIRA DU GHETTO starfuckeuse ROHFF a écrit votre hymne Ahhh. Ce soir c’est samedi soir t’as pas une thune en poche faut qu’tu t’refasses à la recherche du parfait pigeon. Toi et tes copines un seul mot d’ordre GRATTE ! GRATTE ! GRATTE ! le petit lapin et empresse-toi d’embrasser quelqu’un MDRRRR. Une fois que tu lui as mis le grappin dessus les jeux sont faits t’uses de stratégie tu es plus vicieuse que motivée donc rien ne t’effraie. Ton répertoire c’est le bottin téléphonique donc à des kilomètres à la ronde ton nom circule les mecs en sont allergiques. T’es encouragée par l’appât du gain et le matériel. Pour toi y a qu’ça d’vrai. Aujourd’hui tu es déterminée pour l’emporter. Tu te dois de gagner mais l’essentiel c’est de participer MDRRR.

À présent vous lecteurs vous êtes jury. À vous de juger et de décider qui sera le vain­queur de ce tournoi INTERCITY FILLES. VOTEZ en tapant 1, 2, 3, 4, 5 ou 6 pour soutenir l’équipe que vous voulez VOIR GAGNER.

[La Chronique de Youv derrière les barreaux est disponible en téléchargement gratuit sur le site des Éditions Antisociales. Elle est à suivre sur le compte Facebook dédié.]

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[Notre-Dame-des-Landes] En cas d’interpellation

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Zone à défendre

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[Notre-Dame-des-Landes] « Malgré la multiplication des arrêts préfectoraux interdisant le transport de matériaux, outils, carburants sur la ZAD, malgré les checkpoints, le harcèlement, les contrôles et arrestations à répétition, l’usage illimité des grenades assourdissantes, nous n’avons cessé d’approvisionner les cabanes et de construire. Samedi midi encore, après qu’un pique-nique sur la route ait été gazé, une grande crèche en kit transportée sur des tracteurs a réussi à passer entre les rangs policiers sous la pression. Si ce n’est la volonté de maintenir un point de tension permanent, et de continuer à blesser les opposants, la présence des troupes préfectorales ne leur est plus d’aucune utilité. Il est grand temps qu’elles se retirent de la ZAD »

Communiqué – Recul de la Préfecture sur la Châtaigne

Depuis la semaine dernière, la Châtaigne, espace réoccupé avec 40’000 personnes le 17 novembre sur la zad, était menacé d’expulsion suite à une ordonnance sur requête.

Suite à notre annonce de la mise en œuvre d’un procédure de rétractation, la Préfecture a fait savoir qu’elle n’entendait pas faire usage de l’ordonnance sur requête autorisant l’expulsion de la Châtaigne. Cela signifie qu’une nouvelle procédure, nominative et contradictoire cette fois, sera nécessaire pour obtenir l’expulsion du lieu. Après l’attaque policière de la Châtaigne et le vol de nos outils et matériaux le 23 novembre, ainsi que les divers passages en force sur le plan juridique, il apparaît que la Préfecture recule.

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Il est cocasse de repenser au communiqué officiel de la Préfecture affirmant mercredi dernier que les habitants de la Châtaigne n’avaient « plus aucun droit ». Prise à son propre jeu, elle doit bien admettre aujourd’hui qu’il lui sera nécessaire de relancer une procédure pour obtenir le droit d’expulser. Si nous ne nous cachons pas, pour notre part, derrière un « droit » qui se range le plus souvent du côté des puissants, nous ne les lâcherons pas sur ce terrain là, pas plus que sur les autres… Au demeurant, nous n’entendons pas nous reposer sur des procédures hasardeuses : les opposants, paysans, habitants et associations restent prêts sur place à défendre la Châtaigne et à réagir si nécessaire dans les villes et bourgs partout ailleurs.

Malgré la multiplication des arrêts préfectoraux interdisant le transport de matériaux, outils, carburants sur la ZAD, malgré les checkpoints, le harcèlement, les contrôles et arrestations à répétition, l’usage illimité des grenades assourdissantes, nous n’avons cessé d’approvisionner les cabanes et de construire. Samedi midi encore, après qu’un pique-nique sur la route ait été gazé, une grande crèche en kit transportée sur des tracteurs a réussi à passer entre les rangs policiers sous la pression. Si ce n’est la volonté de maintenir un point de tension permanent, et de continuer à blesser les opposants, la présence des troupes préfectorales ne leur est plus d’aucune utilité. Il est grand temps qu’elles se retirent de la ZAD.

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« Samedi midi encore, après qu’un pique-nique sur la route ait été gazé, une grande crèche en kit transportée sur des tracteurs a réussi à passer entre les rangs policiers sous la pression. »

Alors que la « commission gouvernementale de dialogue » propose un premier rendez-vous à Nantes cette semaine, nous rappelons que les différentes composantes de la lutte sur le terrain sont unies dans le refus d’un dialogue fantôche sur l’aménagement du projet d’aéroport. On ne nous fera pas ce coup-là, d’autant que les expulsions des fermes, champs et habitats menacent encore et que Vinci annonce la poursuite des travaux de mise en œuvre. Nous sommes déterminés à résister jusqu’au retrait du projet.

Si la pression s’éloigne momentanément sur la Châtaigne, la vigilance demeure de mise sur tous les autres habitats occupés, entre autres la maison de la Sécherie (route des Fosses noires) qui pourrait être expulsée dès le 27 décembre et qui appelle à se mobiliser.

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Les 15 et 16 décembre dernier, un mois après la manifestation de réoccupation, plus de 300 personnes représentant 150 comités de soutien locaux se sont retrouvées à Notre-Dame-des-Landes pour coordonner les actions et mobilisations des semaines et mois à venir, réaffirmer leur opposition sans concession à ce projet et au monde qui le produit et renforcer les liens avec d’autres luttes locales (THT, Ligne à Grande Vitesse, gaz de schiste, bétonnage des terres agricoles…).

Nos pensées imédiates vont à nos deux camarades en prison depuis leur arrestation sur une barricade et à un checkpoint policier, à notre camarade encore à l’hôpital après s’être pris une grenade dans le pied dimanche soir, ainsi qu’à tous les autres blessés ou inculpés depuis le début de l’opération César

Ils ne nous décourageront pas. On résiste, on construit, on cultive, on occupe, on réoccuppe !

Des occupant-e-s de la ZAD, 20 décembre 2012

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Fronde ouvrière en Iran sous l’effet de l’inflation

Des ouvriers iraniens ont envoyé, pour la troisième fois depuis le mois de juin, une pétition au ministre du travail : ils dénoncent leur appauvrissement croissant et des fermetures d’usines en série, dans une période d’inflation majeure en Iran. Les 10’000 signataires refusent un projet de réforme de la loi du travail proposé au Parlement, qui faciliterait les licenciements. Une telle réforme « mettrait [leur] vie en péril », écrivent-ils, selon l’agence officielle Ilna, le 18 décembre. Ils demandent également au ministre du travail, Abdolreza Sheikholeslami, de démissionner.

« Plus de 50 % des usines du pays ont été fermées ou sont sur le point de faire faillite », affirment ces ouvriers, à la suite de coupes dans les subventions d’État sur l’énergie et les produits de première nécessité mises en œuvre par le président Ahmadinejad en 2010. Selon eux, « des centaines d’ouvriers ont été licenciés » et « le salaire de la plupart des ouvriers – qui est inférieur au seuil de pauvreté – est systématiquement payé avec quelques mois de retard ».

Malgré la forte inflation qui a suivi ces baisses des subventions d’État, les signataires font également valoir que « le salaire moyen des ouvriers en 2011 et 2012 a diminué par rapport aux années d’avant cette politique ».

« Des mesures urgentes »

Le projet de réforme du droit du travail iranien, soumis au Parlement par le ministère du travail, est par ailleurs qualifié d' »anti-ouvriers ». Il prend « pour cible la sécurité et les conditions de travail des travailleurs », se désolent-ils.

Les signataires demandent à tous les responsables concernés « des mesures urgentes » pour mettre fin à leurs souffrances et exigent que le salaire minimum soit réévalué suivant « l’inflation réelle ».

Le Bureau des statistiques de la banque centrale avait annoncé, en juillet, qu’il cesserait de publier les données de l’inflation. Le dernier chiffre avancé par cette institution date d’octobre dernier : 24,9 %. Pourtant, beaucoup d’économistes et d’analystes font valoir que la vraie valeur de l’inflation est bien supérieure. Gholamreza Tajgardoon, membre de la commission de l’économie du Parlement iranien, avait évoqué, le 9 décembre, le « chiffre effrayant de 58 % ».

Leur presse (Assal Reza, blog Nouvelles d’Iran, 20 décembre 2012)

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[Notre-Dame-des-Landes] Un barricadier condamné à 6 mois de prison ferme

Aéroport de Notre-Dame-des-Landes : six mois de prison ferme contre un opposant

Le tribunal correctionnel de Saint-Nazaire a condamné jeudi 20 décembre en comparution immédiate un opposant à l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes à un an de prison, dont six mois fermes, pour violences à l’encontre des forces de l’ordre.

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Devant la mairie de Notre-Dame-des-Landes.

Interpellé mardi soir dans la commune de Notre-Dame-des-Landes, présenté en comparution immédiate à Saint-Nazaire, ce Parisien né en 1991 a également été condamné à une interdiction de séjour de cinq ans en Loire-Atlantique, mais il n’a pas été écroué à l’issue de l’audience.

Il s’agit de la troisième condamnation à de la prison ferme à l’encontre d’un opposant à l’aéroport depuis le déclenchement à la mi-octobre d’une vaste opération d’expulsion des quelque cent cinquante opposants anticapitalistes alors installés sur le site. Un autre opposant a été condamné mercredi à huit mois de prison, dont deux mois fermes, et un autre à dix mois, dont cinq fermes, le 28 novembre. Ces deux personnes avaient aussitôt été écrouées.

Le tribunal correctionnel de Nantes a en revanche prononcé, jeudi également, la relaxe de deux jeunes femmes, interpellées le 22 octobre dans la commune de Vigneux-de-Bretagne (voisine de celle de Notre-Dame-des-Landes). Elles étaient poursuivies pour la dégradation par jets de projectiles d’un véhicule de gendarmerie, mais les preuves n’ont pas été jugées suffisantes par le tribunal. (…)

Presse aéroportée (LeMonde.fr avec l’Agence Faut Payer, 20 décembre 2012)


NDDL. Dégradations sur un véhicule de la gendarmerie : deux relaxes à Nantes

Son amie est au Mexique. Cette étudiante en Master 2 de sciences politiques n’a pas pu se présenter à la barre du tribunal correctionnel de Nantes ce jeudi pour cause de stage à l’étranger. Elle suit des études supérieurs (elle a suspendu son cursus pendant un an).

Toutes deux étaient jugées pour des « dégradations » commises un véhicule de la gendarmerie. Au matin du 22 octobre, à Vigneux-de-Bretagne, elles se « promenaient à travers champs, au mileu d’un epaix brouillard », quand elles ont entendu « des bruits au loin ». Un véhicule de la gendarmerie, mobilisée sur la zone du futur aéroport, venait d’essuyer jets de pierres et de bouteilles.

Elles ont été interpellées et placées en garde à vue. Et les voilà donc devant le tribunal. Sauf que. La procureure avoue ne « pas bien comprendre ce qu’elles font là ». Pour les gendarmes, « le travail d’identification dans ces circonstances est très difficile, c’est sûr, mais nous avons pour obligation de soumettre des éléments concerts. Or, je considère que les éléments sont insuffisants dans ce dossier ».

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Me Stéphane Vallée, qui défend, avec force, la jeune femme présente, ne peut qu’abonder dans ce sens : « face à cette procédure, on ne peut que demander la relaxe, en effet », plaide-t-il. Sa cliente a refusé de se soumettre aux tests ADN et signalétiques ? Peut-être. « Mais là encore, dans les PV d’auditions, rien ne prouve que ce refus a existé. Rien n’est matérialisé ! », tonne l’avocat.

Sa cliente et son amie, absente, ont été relaxées pour les dégradations. Pour avoir refusé de se soumettre aux tests, en revanche, le tribunal l’a condamnée à verser 400 euros d’amende avec sursis.

Presse aéroportée (PresseOcean.fr, 20 décembre 2012)

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[Thanks for the future] Merci pour ce futur, mais on a déjà notre présent !

Merci pour ce futur,
mais on a déjà notre présent !

D’un coté, il y a ces maisons, ces places, ces terrains, ces friches industrielles qui sont désertes… Ces gens aussi qui désertent leurs boulots, leurs études, ou leurs solitudes. De l’autre, il y a cette foi en un système qui nous promet qu’il va bientôt réquisitionner les logements vides. Cette attente qui nous maintient, et nous isole, dans la gestion infinie de nos propres déroutes.

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Aujourd’hui, « Thanks for the Future » se trouve à un croisement. En choisissant de vivre dans une enclave artistique et de vivre selon nos désirs et nos besoins, nous savions que nous payerions cher cette liberté… Nous finissons l’année en état de siège.

Depuis 1999, les occupants successifs de cette maison ont du faire face à de nombreuses procédures d’expulsions. Toutefois l’avalanche de plaintes et de mains courantes à l’égard de ses occupants, et de leurs soutiens, nous laisse peu d’espoir sur une quelconque sortie de crise, de ce conflit.

Les figures politiques et culturelles ont laissées entendre que nous étions des parasites, prêts à tout pour saboter le travail consciencieux et consensuel des artistes et de la mairie. À vrai dire … nous nous foutons éperdument de leur travail. Nous ne savons que trop bien à quoi mène ce genre de compromis.

Ce qui nous semble irréconciliable, et irréductible, c’est une certaine idée du bonheur, et de la mise en commun de celui-ci. Notre façon d’habiter le monde, et l’antagonisme auquel nous devons faire face, sont ceux d’une indiscipline, comme vecteur de ce qui ne peut consentir à se conformer, à s’uniformiser, à se mettre au pas.

« Thanks for the future » est un squat, une maison collective, par laquelle de nombreuses personnes s’agrègent et mettent en commun leurs ressources, leurs créativités. D’autres n’ont pas à se justifier de cette façon… Pourquoi y aurait-il de la place pour un opéra, mais pas pour une scène punk ?… Pourquoi y aurait-il de la place pour des agents immobiliers, alors que personne ne peut se permettre d’acheter leurs maisons ?… Pourquoi y a-t-il la place pour une friche artistique, mais pas pour un squat politique ?

Le tribunal doit rendre son verdict le 24 janvier. Les artistes qui auront à subir le même sort, s’imaginent peut-être qu’ils seront récompensés par la mairie pour leur collaboration… Pour nous, il ne s’agit plus que d’une question de rapport de force. Les résistances qui s’organisent sont ce par quoi, se révèle la nécessité qu’il y ait des lieux, des îlots de liberté, dans lesquels nous puissions exister pleinement. Des lieux dans lesquels la dimension collective n’est pas une prison, mais un tremplin, une incitation à l’ensauvagement, à la rencontre et à la débauche.

Merci pour ce futur, mais on a déjà notre présent !

Bonne année et joyeux conflits en perspective.

Parce qu’ils s’invitent chez nous, et qu’ils viennent pour tout détruire…
Nous allons nous inviter à notre tour, dans leurs espaces…

Thanks for the future, 19 décembre 2012

Pour suivre en direct le fil de l’expulsion :
mediatours.noblogs.org

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[Société cybernétique] Interpol travaille

2013 : comment l’Europe se prépare à espionner ses citoyens

Biométrie, vidéosurveillance, drones, détection des comportements anormaux, modèles mathématiques pour identifier des suspects… L’Union européenne finance plus de 190 programmes de recherche sur la sécurité et la surveillance. Au grand bénéfice des industriels, qui recyclent les technologies militaires pour surveiller les populations. Alors qu’un nouveau programme de recherche est en cours de discussion à Bruxelles, l’Europe continuera-t-elle à céder aux lobbys industriels et à investir des milliards dans le marché de la sécurité ?

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Ils portent des noms étranges : Tiramisu, Pandora, Lotus, Emphasis, Fidelity, Virtuoso… En apparence, ce sont d’inoffensifs acronymes. En réalité, ils cachent 195 projets européens de recherche dans le domaine de la sécurité et de la surveillance. Des projets relativement inquiétants pour nos libertés. Et financés par l’Europe dans le cadre de partenariats public-privé.

Exemple le plus emblématique : le projet Indect (« Système d’information intelligent soutenant l’observation, la recherche et la détection pour la sécurité des citoyens en milieu urbain »), lancé il y a quatre ans, dénoncé fin octobre par des manifestations dans toute l’Europe. Indect vise à permettre une « détection automatique » des menaces et des situations dangereuses – comme les cambriolages – ou « l’usage d’objets dangereux » – couteaux ou armes à feu. Tout est bon pour combattre « le terrorisme et d’autres activités criminelles comme le trafic d’êtres humains ou la pornographie pédophile ». Et assurer la sécurité des citoyens… Sauf qu’il s’agit aussi avec Indect de détecter « automatiquement » (sic) les comportements suspects, à partir d’images de vidéosurveillance, de données audio ou échangées sur le net. Bienvenue dans Minority Report !

Détecter les comportements « anormaux »

Concrètement, Indect est un système de surveillance, qui, à partir d’images et de sons captés dans l’espace public et d’informations glanées sur Internet, alerterait les services de police en cas de situation jugée dangereuse : des personnes immobiles dans une rue passante, un mouvement de foule, des véhicules qui roulent au ralenti, un appel louche sur un réseau social. Ces critères « d’anormalité » seront définis par les forces de sécurité… Le tout alimentera un moteur de recherche. En plus d’espionner l’espace public, Indect assurera « la surveillance automatique et en continu de ressources publiques, comme les sites web, forums de discussion, réseaux P2P ou systèmes informatiques individuels ». Mais rassurez-vous : des outils pour masquer certaines données privées, comme les visages ou les plaques d’immatriculation sur les images vidéos, sont prévus. Les informations doivent être cryptées avant leur transmission aux services autorisés. Ouf !

Parmi les instituts de recherche qui participent au projet, aux côtés de plusieurs polices et entreprises [Douze instituts de recherche, dont l’école d’ingénieur INP de Grenoble – qui n’a pas répondu à notre demande d’informations –, quatre entreprises allemandes et autrichiennes et la police de Pologne et d’Irlande du Nord], celui de l’université de Wuppertal en Allemagne est spécialisé en sécurité des transports et en protection civile contre les catastrophes. L’université vante les effets positifs que pourraient avoir ces techniques pour prévenir une situation comme celle de la Love Parade de Duisbourg, en 2010, où 21 personnes sont mortes dans un mouvement de foule.

Dans le cadre d’Indect, il développe des modèles mathématiques pour évaluer, à partir d’images de vidéosurveillance, la vitesse des objets, ou « pour détecter le mouvement dans un domaine dangereux, comme les voies dans une gare », explique le porte-parole de l’université, Johannes Bunsch – le seul officiellement autorisé à parler du projet. Courir pour attraper un train, réagir avec un geste brusque, et vous voilà dans le moteur de recherche auquel se connectent les services de police. « Le système peut très bien détecter une personne nouant ses lacets dans un magasin ou prenant des photos dans un hall d’aéroport, et considérer cela comme un comportement “anormal”. En réalité, le système ne sait pas s’il s’agit d’un comportement indésirable. Il détecte simplement un comportement qui s’écarte des comportements normaux que nous lui avons appris », illustre le professeur Dariu Gavrila (cité par le site Owni) qui, au sein de l’université d’Amsterdam, travaille sur des algorithmes pour détecter les comportements agressifs.

Car le but affirmé d’Indect est bien de lutter contre la criminalité et le terrorisme, non pas d’éviter les carambolages sur les autoroutes ou les mouvements de panique tragiques. Et ce, grâce à l’Union européenne qui finance 75% du projet (15 millions d’euros au total). « Nous ne développons que des procédés techniques, se défend prudemment le porte-parole. La compétence de décider comment utiliser la technologie revient aux politiques ». C’est bien là le problème : qui contrôle ces programmes de recherche et à qui bénéficieront-ils ?

Police et entreprises dans le comité d’éthique

Pour répondre aux critiques, Indect s’est doté d’un comité d’éthique. Sa composition laisse songeur : parmi les neuf membres, on retrouve deux chefs des services de police impliqués et un industriel d’une des entreprises participantes… Son principe semble pour le moins ambigu : « La maxime « si vous n’avez rien fait de mal, alors vous n’avez rien à craindre » n’est valable que si tous les aspects de la justice criminelle fonctionnent parfaitement, dans toutes les occasions. » [Lire ici] Faut-il comprendre qu’un citoyen qui tombe par erreur dans les mailles sécuritaires d’Indect n’aura que peu de chance de s’en sortir !? « Les comités d’éthique qui accompagnent les projets comme celui d’Indect sont plutôt des alibis, estime l’eurodéputé allemand Jan Phillip Albrecht (Vert), qui a fait partie du comité d’éthique du projet Addpriv, qui vise à créer des outils pour limiter le stockage de données jugées inutiles et rendre les systèmes de vidéosurveillance « plus compatibles » avec le droit à la vie privée des citoyens.

Indect est loin d’être le seul programme espion généreusement financé par l’UE. Arena [Architecture for the Recognition of threats to mobile assets using Networks of multiple Affordable sensors, Arena] vise à créer un système mobile de surveillance, et est subventionné à hauteur de 3 millions d’euros. Subito repère les propriétaires de bagages non identifiés. Samurai signifie « surveillance des comportements suspects et anormaux à l’aide d’un réseau de caméras et de capteurs pour une meilleure connaissance des situations » [Suspicious and abnormal behaviour monitoring using a network of cameras and sensors for situation awareness enhancement], dans les aéroports et les espaces publics. Il s’agit d’un système de vidéosurveillance avec caméras fixes et mobiles – sur des agents de police en patrouille par exemple –, équipées de capteurs permettant de suivre une personne, de retrouver le propriétaire d’un bagage abandonné ou celui d’un véhicule garé dans un lieu public. Des essais se sont déroulés en 2009 dans l’aéroport londonien d’Heathrow. Bruxelles lui a accordé 2,5 millions d’euros.

L’enveloppe européenne pour ces dispositifs s’élève à 1,4 milliards d’euros sur cinq ans [Le programme cadre européen dispose d’un budget de 51 milliards d’euros attribués à la recherche pour la période 2007-2013, dont 1,4 milliards pour le volet « Sécurité »]. Cette future surveillance généralisée se décline dans les transports ferroviaires, les aéroports, et sur les mers, avec des projets notamment conçus pour refouler les migrants. Ce programme soulève de nombreuses questions, d’autant qu’il échappe à tout contrôle démocratique et toute objection de la société civile. « Les représentants de la société civile, les parlementaires, tout comme les organisations en charge des libertés civiles et des libertés fondamentales, dont les autorités de protection des données, ont largement été mis de côté », alerte un rapport commandé par le Parlement européen en 2010 [À télécharger ici]. Vive l’Europe des citoyens !

Une politique de surveillance façonnée par les industriels

Pas d’élus ni d’organisations non gouvernementales, mais une omniprésence des grandes entreprises du secteur de la sécurité et de la défense ! En particulier les Français : le groupe aéronautique franco-allemand EADS, et ses filiales Cassidian et Astrium, participent à près de 20 projets différents. Thales France en suit 22 projets et en coordonne cinq. Sagem et Morpho, deux filiales du groupe français Safran, participent à 17 projets, qui incluent la mise au point de drones de surveillance, ou la conception de passeports et de fichiers biométriques. Chacun avec des millions d’euros de subventions. Des recherches qui assureront sans nul doute de nombreux débouchés pour ces technologies sécuritaires, en Europe et au-delà.

Pourquoi une telle présence ? « Ce sont en majorité de grandes sociétés de défense, les mêmes qui ont participé à la définition du Programme de recherche européen en matière de sécurité, qui sont les principaux bénéficiaires des fonds », pointe l’étude du Parlement européen. Plusieurs multinationales – dont, côté français EADS, Thales, ou Sagem [Mais aussi BAE Systems, Ericsson, Saab, Siemens…] – ont étroitement participé à la définition du programme de recherche lui-même. Depuis 2003, leurs représentants et PDG conseillent la Commission européenne sur le sujet, via différents groupes de travail et comités, qui ont pour mission d’établir les priorités de la politique européenne de recherche en sécurité [Le « Groupe de personnalités » (GoP) en 2003, puis le Comité de conseil de la recherche européenne en sécurité (European Security Research Advisory Board, Esrab) en 2005. En 2007, un troisième comité est créé pour accompagner cette fois le 7e programme cadre de recherche – le Forum européen pour la recherche et l’innovation en sécurité (Esrif).]. À se demander qui, des multinationales ou des institutions élues, définit la politique de sécurité européenne ! « Ce qui intéresse les entreprises du secteur, ce n’est pas tant de surveiller les populations que de faire de l’argent », analyse Jean-Claude Vitran, de la Ligue des droits de l’homme.

Recycler les technologies militaires

C’est que le marché européen de la sécurité vaut de l’or. Entre 26 et 36 milliards d’euros. Et 180’000 emplois, selon la Commission européenne, qui estime qu’au cours des dix dernières années, la taille du marché mondial de la sécurité « a quasiment décuplé, passant de quelque 10 milliards d’euros à environ 100 milliards d’euros en 2011. » [Lire leur communiqué] Mais Bruxelles craint pour la compétitivité des firmes européennes. La solution ? Développer « un véritable marché intérieur des technologies de la sécurité », explique Antonio Tajani, vice-président de la Commission en charge des entreprises. Un marché essentiel pour consolider la position des entreprises du secteur. Pour y parvenir, Bruxelles veut exploiter les synergies « entre la recherche en matière de sécurité (civile) et la recherche dans le domaine de la défense ». Une stratégie duale : les technologies développées à des fins militaires peuvent aussi se vendre sur le marché intérieur de la sécurité civile, pour la surveillance des migrants, des citoyens, des transports et des espaces publics.

« Les industriels de la défense sont conscients que le marché militaire peut s’appliquer à la sécurité civile. Et qu’ils peuvent en faire leurs choux gras », ajoute Jean-Claude Vitran. Les entreprises du secteur profitent des fonds de soutien à la recherche, à tous les niveaux. En plus du volet sécurité du programme de recherche européen, au moins sept pays européens ont lancé depuis des programmes nationaux, dont la France, avec le programme « Concepts, systèmes et outils pour la sécurité globale » de l’Agence nationale de la recherche. Le secteur n’est visiblement pas soumis à l’austérité.

Vers un contrôle plus grand du Parlement ?

Et ce n’est pas terminé ! Ce septième programme-cadre européen prendra fin en 2013. Mais l’industrie de la sécurité n’a pas de souci à se faire. Le budget du prochain programme, Horizon 2020, valable pour la période 2014-2020, devrait augmenter. La commission de la recherche et de l’industrie du Parlement européen a adopté le 28 novembre une première proposition [Sur la base d’un premier projet de la Commission. Le texte sera voté en plénière au Parlement européen dans le courant de l’année 2013]. Le montant global alloué à la recherche dépendra des discussions entre chefs de gouvernement des pays membres. Une chose est sûre : un volet entier sera de nouveau dédié à la sécurité civile, qui devrait recevoir 2,1% du montant global du programme-cadre. Soit 1,6 milliard d’euros. L’industrie de la sécurité dispose d’un allié au cœur du processus législatif européen. L’un des rapporteurs du texte Horizon 2020, le député conservateur allemand Christian Ehler, est président du conseil d’administration de la German european security association (GESA), une organisation lobbyiste qui regroupe des représentants de l’industrie allemande de la sécurité, de la recherche et des politiques.

« 2 % du paquet recherche, c’est beaucoup trop. Si ça n’avait tenu qu’à nous, il n’y aurait pas eu de chapitre « sécurité » dans ce programme, souligne Philippe Lamberts, eurodéputé belge (Vert), autre rapporteur du projet Horizon 2020. Le budget européen de recherche n’est pas énorme. Il faut choisir ses priorités. Il y a d’autres domaines de recherche qui sont plus brûlants pour la sécurité européenne, comme l’indépendance en énergie ou en ressources. »

Les élus verts du Parlement européen ont réussi à introduire des critères d’impact social dans le programme. Tous les appels à projets dans le domaine de la sécurité devront être soumis à une évaluation préalable de leurs conséquences, sur les droits fondamentaux par exemple. « Auparavant, le facteur principal pour choisir les projets, c’était la croissance potentielle de la branche, rappelle le député vert Jan Philipp Albrecht. Il faut des lignes directrices, liées au respect des libertés. Nous avons des restrictions éthiques similaires dans le domaine de la recherche sur les cellules souches. Il faut que soit clairement établi dans quel cadre on a le droit de chercher pour recevoir les fonds européens, et dans quelle limite. » Et surtout permettre aux citoyens de garder le contrôle sur un ensemble de projets qui peuvent remettre sérieusement en cause les libertés publiques. À moins que la « compétitivité » des grands groupes du secteur de la sécurité ne prenne, une fois de plus, le dessus.

Rachel Knaebel – Basta ! Agence d’informations sur les luttes environnementales et sociales, 19 décembre 2012

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[Angers] Le Village au tribunal

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Squat. La ville d’Angers demande d’expulsion des habitants du « Village » : le juge tranchera le 7 janvier

Droit de propriété contre droit au logement opposable. Deux conceptions se sont télescopées ce matin, devant le juge des référés du tribunal d’instance d’Angers. La municipalité angevine assignait des habitants du « Village » pour occupation sans droit ni titre de logements.

50 familles

Depuis le 27 octobre dernier, une cinquantaine de familles s’est installée dans quatre maisons situées rue d’Orgemont. Surnommé « le Village », ce site, à proximité du quartier de La Roseraie, réunit des familles françaises, mais aussi de Roms et de Somaliens. « D’anciens logements de fonction d’instituteurs vétustes qui ont vocation à être démolis, et mis en vente au profit de la SA HLM Val-de-Loire », retrace Me Éric Boucher, avocat de la ville. Par constat d’huissier, quatre noms ont été relevés. Un s’est révélé faux. Les trois autres étaient assignés devant le juge des référés du tribunal d’instance ce mardi matin.

Squatters et militants associatifs

L’audience s’est tenue devant une trentaine de personnes, principalement des squatteurs, mais aussi des militants associatifs. Évoquant des « risques pour la salubrité publique », mais aussi « une entrée par effraction », Me Boucher s’est surtout appliqué à écarter « le droit au logement opposable, balayé par le droit à la propriété, valeur constitutionnelle ». Son contradicteur a, lui, voulu les ramener au même niveau : « Le Conseil d’État considère que le droit à l’hébergement d’urgence constitue une liberté fondamentale », a défendu Me Denis Seguin, se félicitant de la bonne organisation des squatteurs.

Délibéré le 7 janvier.

Leur presse (Ouest-France.fr, 18 décembre 2012)

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[Notre-Dame-des-Landes] Bilan des dernières arrestations + Un barricadier condamné à deux mois de prison ferme

BILAN DES ARRESTATIONS DES DEUX DERNIERS JOURS

Dans la nuit de lundi, 10 personnes ont été arrêtées sur la ZAD. Six d’entre elles, on en a plus de nouvelles (elles pourraient être relâchées ou maintenues en détention provisoire) ; si vous en avez, appelez la “legal team” au 06.75.30.95.45. Quatre personnes sont passées hier devant le juge à la fin de leur garde-à-vue prolongée, pour une “comparution immédiate” ; l’une d’entre elles a refusé la compa, les trois autres ne l’ont pas refusé (ce qui revient à l’accepter) : La personne ayant refusé d’être jugée en comparution immédiate a une convocation au tribunal pour janvier. D’ici à son procès, elle est sous “contrôle judiciaire” (elle devra pointer toutes les semaines dans la gendarmerie plus proche à son domicile déclaré) + elle a une interdiction de séjour en Loire-Atlantique. Une personne s’est pris du ferme avec “mandat de dépôt”, càd il a été emprisonné directement après son procès. Il est condamné à 2 mois de prison ferme + 6 mois de prison avec sursis + à sa sortie, obligation de travailler, interdiction de séjour sur les 6 communes de la ZAD et un an de mise à l’épreuve. Les deux autres personnes ont été condamnées à 3 mois avec sursis + interdiction de séjour dans les 6 commmunes de la ZAD.

Donc encore quelqu’un en prison, des condamnations et un nouveau procès en janvier pour “attroupement après sommations”, “violences sur agent” … basées sur uniquement des déclarations mensongères des gendarmes !

Dans la journée de mardi, trois personnes qui s’aprétaient à faire une action d’information sur le marché de Noël à Nantes se sont fait interpellées et embarquées en garde-à-vue. Toutes les trois sont sorties, sans suite judiciaire.

Dans la nuit de mardi, trois personnes (au moins) ont été arrêtées sur la ZAD : L’un d’entre elles a été relâché hier (avec ou sans suites ?). Un autre a eu sa garde-à-vue prolongée de 24h, avec de fortes chances donc de passer en “comparution immédiate” aujourd’hui à St-Nazaire. La dernière personne, aucune nouvelle.

Du coup c’est très probable que cet aprèm certaines de ces personnes détenues en garde-à-vue soient présentées devant le juge pour une compa, à la fois au tribunal de Nantes, comme celui de St-Nazaire. Un nouvel emprisonnement est à craindre !

Alors on vous encourage à aller aux tribunaux de ces deux villes pour assister aux audiences (au cas où il y en aurait), pour qu’au moins les personnes jugées ne se sentent pas toutes seules. À St-Nazaire comme à Nantes, c’est à partir de 14h que passent les gens en comparution immédiate.

À Nantes sont aussi convoquées cet aprèm deux camarades qui s’étaient faites arrêtées fin octobre (lors des premières arrestations sur la ZAD depuis les expulsions) et qui avaient refusé leur comparution immédiate. Venez donc les soutenir.

Flash Info de la ZAD, 20 décembre 2012


Saint-Nazaire. Un militant anti aéroport toujours en garde à vue

Un jeune homme de vingt ans, sans domicile fixe et avec des antécédents judiciaires, s’est vu signifier la prolongation de sa garde à vue pour 24h, mercredi soir par la procureure adjointe de Saint-Nazaire, Natacha Rateau. Le temps de procéder à des vérifications supplémentaires sur les photos issues des vidéos tournées par les gendarmes mobiles pendant un affrontement intervenu mardi à Notre-Dame-des-Landes. Si le parquet confirme grace à ces images qu’il est bien l’auteur de jets de projectiles contre les forces de l’ordre, il pourrait comparaître dès ce jeudi en procèdure de comparution immédiate devant le tribunal de Saint-Nazaire.

Un autre jeune homme de 21 ans, étudiant originaire de Nîmes, interpellé pendant le même affrontement a été remis en liberté. Si il est apparu qu’il a bien participé à l’attroupement, il n’est pas été établi qu’il a lancé des projectiles. Il était semble-t-il sur le site pour un reportage photo.

Presse aéroportée (Ouest-France.fr, 19 décembre 2012)


Notre-Dame-des-Landes : trois opposants condamnés

Présenté en comparution immédiate, l’un d’eux a été condamné à deux mois fermes pour violences à l’encontre des forces de l’ordre.

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Un opposant a été blessé dimanche soir par une grenade de désencerclement, lors de heurts qui ont opposé les gendarmes qui surveillent la zone à Notre-Dame-des-Landes.

Le tribunal correctionnel de Nantes a condamné mercredi 19 décembre en comparution immédiate trois opposants au projet d’aéroport Notre-Dames-des-Landes interpellés dans la nuit de lundi à mardi, l’un à deux mois fermes et six avec sursis et les deux autres à trois mois avec sursis chacun.

L’opposant condamné à de la prison ferme a été écroué à la sortie de l’audience. Il était poursuivi pour violences à l’encontre des forces de l’ordre, outrages et rébellion.

L’avocat général avait requis à son encontre 12 mois de prison dont six avec sursis compte tenu d’antécédents dans son casier judiciaire.

Les deux autres opposants, un couple d’Allemands au casier judiciaire vierge, ont été condamnés à trois mois de prison avec sursis, et comme le premier opposant, à une interdiction de séjour sur les six communes concernées par le projet contesté d’aéroport Notre-Dame-des-Landes.

Polémique nationale

Il s’agit de la deuxième condamnation à de la prison ferme à l’encontre d’un opposant à l’aéroport depuis le déclenchement à la mi-octobre d’une vaste opération d’expulsion des quelques 150 opposants alors installés sur le site.

Cette opération a suscité l’émoi et le dossier est devenu un objet de polémique nationale du fait de l’implication du Premier ministre Jean-Marc Ayrault, ancien député-maire de Nantes.

Alors qu’une commission de dialogue, créée fin novembre par le gouvernement pour apaiser le débat, doit être présentée jeudi et commencer ses entretiens vendredi, sur le terrain, la tension reste vive entre les opposants et les gendarmes qui surveillent la zone.

Un opposant a été blessé au pied dimanche soir par une grenade de désencerclement, lors de vifs heurts qui ont opposé les gendarmes qui surveillent jour et nuit le carrefour central de la zone du projet d’aéroport à des groupes d’opposants. Ces heurts se sont reproduits lundi soir, et ont débouché sur l’interpellation des personnes condamnées mercredi.

Presse aéroportée (tempsreel.nouvelobs.com avec l’Agence Faut Payer, 20 décembre 2012)


Notre-Dame-des-Landes : trois anti-aéroport condamnés à Nantes

Le premier, de nationalité allemande, a assuré qu’il était juste là pour « prendre des photo », en sa qualité de « journaliste ».

La jeune femme, allemande elle-aussi, qui se trouvait à ses côtés hier, dans le box des comparutions immédiates, à Nantes, s’est demandée à voix haute, « comment les gendarmes avaient pu l’identifier alors qu’elle portait un masque ».

Le dernier, lui, a répété que cette nuit-là, près de Notre-Dame-des-Landes, il ne faisait que « chercher sa compagne au milieu des fumigènes ».

Les gendarmes, mobilisés pour assurer la libre circulation sur le site du futur aéroport, pourtant, ont assuré sur PV avoir « formellement » reconnu ces trois suspects, qui auraient « lancé des projectiles » lundi soir, dans la Lande de Rohanne.

Le procureur a requis 6 mois avec sursis à l’encontre des deux premiers et 1 an dont 6 mois avec sursis mise à l’épreuve pour le dernier, qui avait déjà été condamné par le passé.

Une quatrième jeune femme devait comparaître hier. Mais elle a demandé un délai pour préparer sa défense et sera jugée le 16 janvier.

Presse aéroportée (PresseOcean.fr, 20 décembre 2012)


Notre-Dame-des-Landes : prison ferme pour un militant anti-aéroport

Un homme de 42 ans a été condamné, ce mercredi soir, à Nantes, à huit mois de prison dont deux fermes. Il a été écroué dès la fin de l’audience du tribunal correctionnel. Récidiviste, il a été reconnu coupable de violences sur des gendarmes (des jets de projectiles), d’outrage et de rébellion.

Ce militant anti-aéroport avait été interpellé à Vigneux-de-Bretagne lors d’échauffourées survenues vers minuit, mardi. Deux autres militants, de jeunes Allemands de 24 ans, ont été placés en garde à vue ce soir-là. Inconnus de la justice, ils ont été condamnés à trois mois de prison avec sursis.

Tous ont interdiction de fréquenter les six communes concernées par le projet d’aéroport.

Presse aéroportée (Ouest-France.fr, 19 décembre 2012)

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[L’Algérie c’est la France LOL] Ordalie en Algérie

Colère après l’incendie de la Grande Poste d’Alger

Monument symbole de la capitale algérienne, la Grande Poste d’Alger a pris feu en fin de matinée ce mercredi 19 décembre, jour de la visite de François Hollande.

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Feu dans la Grande Poste, à Alger, le 19 décembre 2012

Éteintes une première fois à 13h30, les flammes sont reparties en début d’après-midi, selon nos partenaires des Dernières nouvelles d’Algérie avant d’être difficilement maîtrisées par les pompiers. Une partie de la prestigieuse façade est endommagée.

D’après le sous-directeur de l’information et des statistiques de la Protection civile cité par les médias algériens, « le feu a pris au niveau des câbles souterrains ». Il a également précisé que l’origine de l’incendie « reste méconnue ».

Des heurts près du bâtiment

Mais le site Algérie Focus rapporte que des heurts ont eu lieu près du bâtiment :

« 15h40 : ambiance tendue et mouvement de foule aux abords de la Grande Poste. Des jeunes crient leur rage et s’en prennent à un véhicule de la police.

Des habitants d’Alger-centre expriment leur colère à l’encontre des autorités qui n’ont pas été capables de protéger la Grande Poste contre les flammes. »

Le calme serait revenu en fin d’après-midi aux alentours de l’édifice.

Presse combustible (Zineb Dryef, Rue 89, 19 décembre 2012)

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[Chronique de Youv derrière les barreaux] « Éternel smicard ça tourne à 1200 euros maximum toute sa vie fins de mois compliquées pourtant à 6 heures du mat en bleu de travail fidèle au poste une augmentation n’y pense même pas contente-toi de c’que t’as ne pleurniche pas ou on délocalise ton taf en Inde là-bas l’esclavage est officiel »

http://juralib.noblogs.org/files/2012/09/0513.jpg[18 mai 2012]
Éternel smicard

Même le troisième âge arrondit ses fins de mois en se suicidant via Air France en provenance de Colombie… Tragédie d’une vie ne te plains pas si t’as investi ici-bas éternel smicard ça tourne à 1200 euros maximum toute sa vie fins de mois compliquées pourtant à 6 heures du mat en bleu de travail fidèle au poste une augmentation n’y pense même pas contente-toi de c’que t’as ne pleurniche pas ou on délocalise ton taf en Inde là-bas l’esclavage est officiel… T’allumes tes feux de détresse mais tout le monde s’en fout c’est chacun pour sa peau dans ce monde de corbeaux. En rentrant chez toi tu passes devant des jeunes qui vivent en marge de la société mais flambent et roulent en voitures de luxe flambant neuves en vendant de la terre sur un terrain de basket. Tu t’efforces à rester droit honnête dans ce système malhonnête des fois t’as envie de tout plaquer et braquer cette caissière de supermarché pour quelques euros la voix de tes mômes résonne dans ta tête qui te disent « papa je veux ci papa je veux ça » impuissant tu ne peux offrir à ceux que t’aimes le plus au monde ce qu’ils désirent, la survie est ton quotidien mais tu restes digne tu préfères 20 euros bien acquis que le triple acquis malhonnêtement. Et il y a cette femme éternelle maman courage mari parti avec une autre 600 euros pour élever son môme femme isolée mais femme respectable la vie ne t’a pas fait de cadeau ton ex oublie la pension alimentaire t’es trop fière pour lui réclamer tu combles tes misérables 600 euros avec ton amour éternel ta vie à travailler pour ton môme tu te sacrifies et mets ta vie de femme de côté femme seule donc montrée du doigt par les mauvaises langues culture machiste « on pardonne tout aux hommes mais rien aux femmes ». À 30 [ans] tu commences une dépression tu prends ta vie comme une sanction pourtant ton seul crime c’est d’avoir aimé un lâche qui pour te prouver son amour te met des gauche-droite tellement qu’il t’a aimée il t’a laissé des séquelles sur tout le corps. Y a aussi ces jeunes nés ici mais venant de là-bas que le soleil a fait bronzer la peau que le prénom rappelle le sable chaud mais sous le sol tricolore sont des éternels smicards que même leur CV de luxe ne peut éviter cette hésitation lors d’une demande de CDI.

Si toi aussi tu te reconnais dans « éternel smicard » crois-moi que tes valeurs tes principes t’honorent et ça ça n’a pas de prix.

[La Chronique de Youv derrière les barreaux est disponible en téléchargement gratuit sur le site des Éditions Antisociales. Elle est à suivre sur le compte Facebook dédié.]

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[PCC dégage !] 100’000 incidents de masse dans ta face

Conflits sociaux : les experts tirent la sonnette d’alarme en Chine

Les experts chinois mettent en garde que la Chine est encore à un stade où elle risque de voir apparaître de nombreux conflits sociaux, et ils affirment que ces événements « se diversifient et se complexifient ».

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Residents of Wukan rally over illegal land grabs.

D’après un rapport annuel de l’Académie chinoise des sciences sociales (ACSS) publié mardi, les expropriations et démolitions de logements, la pollution environnementale et les conflits de travail sont les trois causes principales de l’apparition d’incidents de masse depuis quelques années.

Les conflits concernant les expropriations et les démolitions d’habitations sont à l’origine de la moitié des incidents de masse, alors que trente pourcents de ces événements sont dus à la pollution environnementale et aux conflits de travail, selon ce même rapport.

Les conflits sociaux, c’est-à-dire des manifestations organisées par des groupes d’individus, présentent dorénavant de nouvelles caractéristiques, s’est exprimé Chen Guangjin, directeur adjoint du Centre de recherche sociologique de l’ACSS, lors d’une présentation du rapport à la presse mardi.

« La Chine connaissait auparavant bien plus d’incidents de ce genre dans les régions moins développées du centre et de l’ouest du territoire qu’à l’est. Pourtant, les régions à l’est de la Chine hébergent aujourd’hui davantage de ces manifestations que par le passé », explique Chen.

Et ce dernier d’ajouter que « nombre d’incidents de masse ont aujourd’hui tendance à durer plus longtemps que par le passé et à prendre de plus grandes proportions ».

Les conflits sur les salaires ont donné naissance à plus de 120 grèves, mobilisant à chaque fois non moins de 100 participants, durant les huit premiers mois de l’année en Chine, c’est ce que révèlent les chiffres de l’ ACFTU, la fédération nationale des syndicats chinois.

Leur presse (french.china.org.cn, 19 décembre 2012)


Land grabs are main cause of mainland protests, experts say

Confiscations and demolition of homes are the main cause of protests, experts say

Land seizures, pollution and labour disputes have been the three main causes of tens of thousands of mass protests in recent years, according to a top think-tank.

In its 2013 Social Development Blue Book, released on Tuesday, the Chinese Academy of Social Sciences said the mainland was experiencing frequent social conflict because « social contradictions were diverse and complex ».

It said there had been more than 100,000 « mass incidents » — the central government’s term for large protests involving more than 100 people — every year in recent years.

Professor Chen Guangjing, editor of this year’s book, said that disputes over land grabs accounted for about half of « mass incidents », while pollution and labour disputes were responsible for 30 per cent. Other kinds of disputes accounted for the remaining 20 per cent.

« Of the tens of thousands of incidents of rural unrest that occur each year in China, the vast majority of them result from land confiscations and home demolitions for development, » Chen told a news conference in Beijing yesterday.

Late last year, about 1,000 villagers from Wukan, Guangdong, rioted and overthrew corrupt local leaders who had profited from illegal sales of village land.

Chen said environmental concerns were also becoming a main cause of social unrest, as evidenced by a series of grass-roots demonstrations over polluting projects.

More than 20,000 people rallied in Xiamen, Fujian province, in June 2007 to protest against plans to build a chemical plant in the city.

The project was subsequently relocated and the Xiamen backdown sparked similar protests in several mainland cities.

The major cause of labour disputes was salary arrears. There over 120 protests that involved more than 100 workers each in the first eight months of this year.

Chen said courts and labour arbitration tribunals had dealt with 479,000 back-pay cases in the first nine months of this year.

The book says 120 million mainlanders are living under the poverty line — with per capita annual disposable income of less than 2,300 yuan (HK$2,830). The government last year raised the poverty line from the previous level of 1,200 yuan, set in 2008.

Professor Li Peilin, the blue book’s editor-in-chief, said household income growth had lagged far behind gross domestic product growth over the past decade.

Leur presse (Cary Huang, SCMP.com, 20 décembre 2012)


Free speech fears on web curb call

A state-run think tank has called on the central government to strengthen the already stringent internet regulations in the mainland to curb the rise of social movements.

It warned that the experience in Hong Kong showed how effective the use of social media can be in organizing protests.

The latest Blue Book of China’s Society — released by the Chinese Academy of Social Sciences — refers to the recent protests against national education, where Joshua Wong Chi-fung, a secondary school student, mobilized tens of thousands of people through Facebook.

Wong, convener of the group Scholarism, responded to the commentary, saying he fears it could lead to curbs on Hong Kong’s freedom of speech.

« For the first time the central government’s think tank has defined the social movement as ‘extreme and can cause controversy and anxiety,’ suggesting that the central government rejects Hong Kong people’s opinion, » he wrote on Facebook.

Facebook and Twitter are blocked in the mainland, pushing online users to use homegrown social microblog Sina Weibo, which is heavily regulated.

The blue book also pointed to the publication of photos and news about Wukan village in Guangdong, where thousands protested against the local government selling rural land to developers.

It said the younger generation is good at using the internet to make their voices heard, but warned that some of their opinions are extreme and can cause controversy and anxiety.

« Some may spread irresponsible rumors on the internet, » the academy’s Institute of Sociology deputy director Chen Guangjin said.

« Strengthening internet regulations should be the trend of development. »

He stressed that regulation is not the same as suppression and that « anyone violating the law should be punished according to the law. »

The academy said Beijing should monitor public opinions on the web to reduce social resistance and to maintain stability.

But it admitted that controlling the use of the internet is not an easy task and that further regulation could deter people from reporting corruption.

The blue book pointed out that most group events induced by social conflicts are mainly due to land expropriation and house demolitions, environmental pollution and labor controversies. All these total around 100,000 cases.

It quoted a survey of 2,100 post-80s and post- 90s respondents in the mainland which showed that more than 60 percent are dissatisfied with the current social conditions, and only 30 percent agree that « most government officials have better morals. »

Leur presse (Kelly Ip, TheStandard.com.hk, 19 décembre 2012)

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