[Marseille] FN Dégage !

Une élue locale FN agressée lors d’un collage dans une cité marseillaise

Une conseillère régionale et un militant du Front national ont porté plainte pour agression mardi soir, alors qu’ils collaient des affiches dans une cité de Marseille, a-t-on appris mercredi de sources concordantes.

Élisabeth Philippe, élue aux régionales en Paca en mars, a eu un petit doigt fracturé, et le militant qui collait avec elle le cubitus fracturé, selon une source proche de l’enquête qui n’a donné aucun chiffre d’ITT dans l’immédiat. Leur voiture a également été endommagée.

Dans un communiqué, le Front national assure que son élue a eu « les deux mains » fracturées et dénonce une « campagne d’exactions visant ses élus et militants » au niveau national.

Mardi vers 21H00, Mme Philippe et son camarade avaient déjà collé cinq affiches aux abords de la cité Air Bel, un quartier sensible de la ville, quand deux hommes sont arrivés à leur niveau. Ils leur sont alors « tombés dessus », les ont frappé avec le manche à balai du collage avant de prendre la fuite, ont déclaré les deux militants FN, selon la source proche de l’enquête.

« Les blessures sont assez sérieuses », relevait mercredi le procureur de la République de Marseille Jacques Dallest, ajoutant que l’usage d’une arme (l’objet utilisé pour frapper) et l’action en réunion caractérisent un délit, passible de renvoi en correctionnelle.

L’enquête a été confiée à la Sûreté départementale.

Leur presse (Le Nouvel Observateur), 7 décembre 2011.

Publié dans Antifascisme, Autodéfense | Marqué avec | 5 commentaires

[BAC] « Régler simplement le problème des effectifs avec des fusils à pompe »

Pourquoi des policiers réclament-ils des fusils à pompe ?

(…) Dans l’attente du nouvel armement, les syndicats Alliance police et le SNOP (officiers de police) exigent que les policiers de la BAC soient immédiatement pourvus de fusils à pompe pour « faire face aux armes de très gros calibres des délinquants » rapporte RMC mercredi 7 décembre. « Il faut que les BAC soient dotées d’un équipement et d’une formation adéquates, alors pourquoi pas des fusils à pompe ? » s’est quant à lui interrogé dans la foulée le secrétaire général du syndicat SGP Unité Police FO Nicolas Comte. Il a néanmoins tenu à rappeler que « les problèmes de fond de la formation et des effectifs ne vont pas être réglés simplement avec des fusils à pompe » (…)

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1323325220.jpg

Based on the legendary Remington 870, Scattergun Technologies' TR-870 possesses the accuracy, reliability, and tools needed for a tactical law enforcement shotgun. (Photo : Police, The Law Enforcement Magazine)

Leur presse (Céline Rastello, Le Nouvel Observateur, 7 décembre 2011)

 

Publié dans Violences policières et idéologie sécuritaire | Un commentaire

[Mafiafrique] Consultants sans frontières

Les petits conseils « bénévoles » de Bernard Kouchner

Depuis sa sortie du gouvernement il y a un an, l’ex-ministre des Affaires Étrangères a totalement disparu des écrans radar. Mais à 72 ans, Bernard Kouchner n’a pas pris sa retraite pour autant. Enquête sur ses nouvelles activités de consulting, en Guinée.

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1323320946.jpg

Le « French Doctor » nourrit une nouvelle passion : la Guinée, ce petit État d’Afrique de l’Ouest dirigé depuis un an par Alpha Condé, un ami de longue date de Bernard Kouchner : les deux hommes se sont connus au lycée Turgot à Paris il y a un demi-siècle et leur amitié est toujours intacte. Pour preuve, Bernard Kouchner était invité à sa cérémonie d’investiture, l’occasion pour le président Condé d’enlacer longuement son « frère jumeau », rapporte Pierre André Wiltzer, ancien ministre de la Coopération de Jacques Chirac, témoin de la scène.

Bernard Kouchner se rend en Guinée tous les mois pour suivre la construction d’une maternité à Conakry. C’est son projet. Entièrement financé par des mécènes, comme Sanofi, EDF ou encore Total, pour qui il avait fait un rapport controversé sur le travail des enfants en Birmanie. Des mécènes qui lui paient même ses billets d’avion pour Conakry.

Un travail « bénévole », assure-t-il, tout comme les conseils qu’il donne à son ami Alpha Condé. Il lui a recommandé notamment de mettre en place une sécurité sociale, comme il l’avait fait au Gabon — on se rappelle son rapport chèrement facturé à Omar Bongo. Des conseils très appréciés des chefs d’État africains, « toujours en recherche de réseaux d’influence parisiens, c’est important pour leur aura, leur image », explique le journaliste Antoine Glaser, spécialiste de l’Afrique.

« Il roule dans un véhicule de la Présidence, il fait des affaires en Guinée » (Lama Bangoura, opposant guinéen)

Pour son ami Alpha Condé, Bernard Kouchner ouvre son carnet d’adresse. Selon nos informations, il est intervenu notamment auprès de Christine Lagarde au FMI, du milliardaire Georges Soros ou de Tony Blair, l’ancien Premier ministre britannique qui conseille d’autres États africains : Sierra Leone, Liberia, ou encore le Rwanda avec qui il aurait un contrat de deux millions de dollars.

Du bénévolat ? Certains en doutent. Selon Lama Bangoura, l’un des leaders de l’opposition guinéenne, Bernard Kouchner a notamment « un bureau dans les locaux de Bolloré à Conakry », il « roule dans un véhicule affecté par la Présidence de la République avec des gardes du corps militaires guinéens » et il « a fait et fait des affaires en Guinée ».

« J’étais sûr que vous en viendriez là avec votre œil énigmatique. Allez, barrez-vous ! » (Bernard Kouchner)

À la question : « Que faites-vous maintenant ? » Bernard Kouchner répond, dans son luxueux appartement parisien : « Je survis, je respire, je suis libre et j’aide mon ami Alpha Condé ».

Mais la conversation se tend au fur et à mesure que les questions deviennent plus précises. Sur ses conseils à Alpha Condé (« Monsieur je n’aime pas votre façon de poser les questions »), sur la nouvelle société qu’il a montée en juin dernier, No Borders Consultants (« Je fais des conférences. Certaines sont gratuites, d’autres pas. D’accord, monsieur l’inquisiteur ? »), ou encore sur son bureau supposé chez Bolloré (« Des conneries […] J’étais sûr que vous en viendriez là avec votre œil énigmatique. Allez barrez-vous ! »).

Fin de l’entretien. Yannick Falt est littéralement mis à la porte par Bernard Kouchner. Les questions sur l’objet social de No Borders Consultants resteront sans réponse.

Leur presse (France Info), 7 décembre 2011.


Bernard Kouchner redevient consultant sans frontières

Bernard Kouchner reprend ses activités de conseil aux entreprises et aux gouvernements étrangers, qui avaient suscité beaucoup de polémiques. L’ex-ministre des Affaires étrangères vient de créer une société au nom explicite, No Borders Consultants. Mais s’il est déjà très actif en Guinée, c’est selon lui à titre bénévole : le Président est un ami.

Pour son retour dans le privé, Bernard Kouchner a choisi une référence à son passé chez Médecins sans Frontières. Le 10 juin, il a enregistré au tribunal de commerce de Paris les statuts de No Borders Consultants, une société domiciliée à son adresse personnelle.

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1323321624.jpg

« Développement durable, santé et relations internationales »

Selon ses statuts, No Borders Consultants travaillera « en France et à l’étranger » dans « le conseil en développement durable, santé, relations internationales, et toutes prestations de services se rapportant à cet objet ». Bernard Kouchner en est le président et le principal actionnaire, aux côtés de ses enfants et de sa femme Christine Ockrent.

Depuis le remaniement de novembre, Bernard Kouchner s’est fait discret. Comme l’avaient signalé Les Inrockuptibles, son statut d’ex-ministre lui a permis de bénéficier pendant six mois d’un bureau dans une annexe du ministère, d’une secrétaire et d’une voiture de fonction. Il a dû renoncer à ces avantages mi-mai, explique-t-on au Quai d’Orsay.

C’est surtout à l’étranger qu’on a pu apercevoir Bernard Kouchner. Le 5 avril, il participait ainsi à Genève à « Gateway to Africa » (« Passage vers l’Afrique »), une conférence pour VIP privés et publics. Présenté par le programme comme un « humanitaire de renommée mondiale, diplomate, visionnaire et médecin », il était venu dresser un bilan des systèmes de santé en Afrique.

Un dossier sur lequel il travaille déjà, en Guinée. Bernard Kouchner connaît bien le pays — et son président Alpha Condé, un ami de jeunesse. Fin janvier, il a ainsi visité plusieurs hôpitaux locaux et discuté de la création d’un système d’assurance maladie. « Il n’y a pas de santé gratuite », aurait-il conclu, selon les médias locaux.

Les conseils qu’il fournit à la Guinée seraient, eux, gratuits. Rue89 a tenté de joindre Bernard Kouchner par l’intermédiaire de son entourage, sans succès. Dans La Lettre du continent, en février, l’ex-ministre assurait en tout cas intervenir « à titre bénévole et à la demande du président Condé ». Et il s’est insurgé lorsque L’Express a suggéré qu’il avait « autant le sens des affaires que celui de l’amitié » : « Je n’ai aucune activité professionnelle ou intérêts commerciaux en Guinée ».

Des rapports controversés pour le Gabon et pour Total

Cette mission en Guinée en rappelle une autre, au Gabon. Payante, cette fois-ci. Entre ses passages aux ministères de la Santé — sous Lionel Jospin — et des Affaires étrangères — sous Nicolas Sarkozy —, Bernard Kouchner avait en effet rédigé un rapport controversé sur le système de santé gabonais. Il avait été recruté par des cabinets dirigés par deux de ses proches.

Problème : le Gabon a tardé à régler la facture des deux cabinets. Dans son livre Le Monde selon K, paru en 2009, le journaliste Pierre Péan soupçonne Bernard Kouchner d’avoir profité de ses nouvelles fonctions au Quai d’Orsay pour obtenir le paiement. Bernard Kouchner avait démenti tout conflit d’intérêts.

Ce n’était pas la première polémique sur ses activités de consultant-vedette, entre humanitaire et affaires, public et privé. En 2003, Total avait commandé un rapport à Bernard Kouchner et à sa société personnelle, BK Conseil, en réponse à des accusations de « travail forcé » en Birmanie. Un rapport trop favorable au géant pétrolier, selon certains défenseurs des droits de l’homme.

Bernard Kouchner avait liquidé BK Conseil en 2007, à son arrivée au ministère des Affaires étrangères. Son autre société, BK Consultants, avait été simplement « mise en sommeil », puis liquidée en 2009 lorsque la polémique sur la mission au Gabon avait éclaté. En créant aujourd’hui No Borders Consultants, Bernard Kouchner revient donc à un métier qu’il connaît bien. Saura-t-il cette fois-ci éviter les polémiques ?

Leur presse (François Krug, Rue89), 28 juin 2011.


Bernard Kouchner au cœur des affaires en Guinée

Ces derniers temps à la faveur du changement amorcé en Guinée, suite à l’élection présidentielle ayant permis d’installer pour la première fois un président démocratiquement élu à la tête du pays, les investisseurs se bousculent à Conakry.

Chaque jour que Dieu fait, le président de la République reçoit des étrangers annonçant être venus pour investir en Guinée, un pays doté d’immenses ressources naturelles. De sorte que dans les hôtels de la capitale, il n’y a plus de places. Seulement voilà, derrière cette volonté d’investir, il y a des affairistes. C’est le cas de l’ancien ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner. Ami de longue date du chef de l’État guinéen, d’ailleurs ce dernier l’a désigné le jour de son investiture devant un partenaire de chefs d’État et autres invités de marque comme « son frère jumeau ». Une carte que M. Kouchner compte bien utiliser pour positionner ses amis en Guinée. À l’image du milliardaire Vincent Bolloré dont il est consultant dans son cabinet. C’est du moins ce que nous découvrons dans nos enquêtes. Bernard Kouchner, ami et frère jumeau du Pr Alpha Condé et membre du cabinet Bolloré cherche à faire payer à la pauvre Guinée le prix de son investissement pour le retour à la vie constitutionnelle en Guinée.

Quand il était locataire du Quai d’Orsay, investi de la confiance de la Communauté internationale, puisqu’il pilotait à l’époque la diplomatie de l’ex-puissance coloniale, il s’est jeté dans la bataille pour mettre fin au régime totalitaire et militaire en Guinée. Bien qu’à l’intérieur, il a eu des répondants. Car, la jeunesse guinéenne s’est lourdement sacrifiée ces dernières années pour l’instauration de la démocratie et la bonne gouvernance. Cela remonte par les vives contestations syndicales, mais biens soutenus par les jeunes en juin 2006 et janvier-février 2007, puis en septembre 2009.

Chacune de ces occasions, Bernard Kouchner levait le ton pour dénoncer les abus de l’armée sur les civils. Et à partir des massacres du 28 septembre 2009 à Conakry, il a pris une option radicale. Cela lui a valu une certaine popularité dans certains milieux, notamment ceux qui étaient hostiles à la junte militaire, dirigée à l’époque par le capitaine Moussa Dadis Camara. D’ailleurs, on le soupçonne d’avoir joué un rôle important pour la mise à l’écart du bouillant capitaine qui s’est terminée par son cloisonnement dans un quartier résidentiel de Ouaga, non loin du Palais présidentiel chez Blaise Compaoré, un autre ami d’Alpha Condé, de Vincent Bolloré et de lui , Bernard Kouchner.

Ce que nombre de Guinéens ignoraient est que derrière l’humanisme de M. Kouchner se cache une série de deal en perspective.

Raison de la présence de Vincent Bolloré à Conakry, en février passé, après le passage à Conakry de Bernard Kouchner et de son épouse qui trône à la tête de France 24. Il annonçait sa volonté d’investir en Guinée une enveloppe de 150 millions d’Euros. Le premier gibier visé était bien le port autonome de Conakry puis le chemin de fer Conakry-Kankan dont le coût de réalisation est à 650 millions de dollars.

Un marché perdu à la dernière minute pour Bolloré grâce à l’implication de Lula da Silva (ancien président brésilien et ami du Pr Alpha Condé) qui est venu positionner Vale, qui réalise ce chemin de fer jusqu’à Kérouané, en contrepartie de sa licence d’exploitation du minerai de fer de Simandou.

Nous pensons que M. Kouchner qui joue le rôle de consultant auprès de Bolloré, ne doit pas abuser de ses relations pour plonger la Guinée dans la merde. Il serait bien de laisser le Professeur travailler sans pression. C’est la voie la mieux indiquée pour aider la jeune démocratie guinéenne de prendre racine.

En tout cas, tous ces nouveaux amis de la Guinée qui s’annoncent à l’aéroport international de Conakry Gbéssia ne sont pas des hommes saints. Monsieur le Président de la République, Professeur Alpha Condé, il est temps pour vous d’offrir la dernière chance qui s’est ouverte au pays pour le développement des sites miniers afin de résoudre les problèmes des riverains aux mines et que le pays puisse aussi être parmi les pays émergents.

Leur presse (Betty Camara, Press-Guinée), 9 mars 2011.

Publié dans General | Marqué avec | Commentaires fermés sur [Mafiafrique] Consultants sans frontières

[Congo-Londres] Kabila dégage !

Dehors Kabila !

Des heurts se sont produits mardi entre la police et environ 300 opposants au président de la République démocratique du Congo Joseph Kabila, devant la résidence du Premier ministre David Cameron dans le centre de Londres, a constaté l’AFP.

Les manifestants, qui scandaient des slogans et brandissaient des pancartes sur lesquelles était écrit Dehors Kabila !, ont été repoussés par une cinquantaine de policiers, pour certains en tenue anti-émeute.

Deux manifestants, dont une femme, étaient à terre et ont dû recevoir des soins, a constaté l’AFP.

Dix-sept personnes ont été interpellées, a indiqué un porte-parole de Scotland Yard.

« Nous voulons que Kabila parte », s’est exclamé Jason Kabuta, âgé d’une vingtaine d’années. « Il y a un génocide dans notre pays. Les Occidentaux soutiennent Kabila et voilà pourquoi nous sommes devant Downing Street pour demander à David Cameron d’arrêter », a-t-il expliqué.

« Les pays occidentaux le soutiennent parce qu’ils veulent s’emparer de nos ressources », a-t-il ajouté. (…)

Leur presse (Agence Faut Payer, 6 décembre 2011)


RDC : 5 milliards de dollars perdus en bradant des biens miniers

Des membres de l’État en République démocratique du Congo (RDC) ont bradé des biens miniers à des sociétés fictives, conduisant à un manque à gagner global de 5,5 milliards de dollars pour le peuple congolais, selon un député britannique spécialisé dans la région africaine des Grands Lacs.

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1323320118.jpg

Une mine de cuivre et de cobalt dans la région de Lubumbashi

« Des membres du gouvernement de la RDC, en particulier le président actuel, Joseph Kabila, ont vendu d’importants biens miniers à des prix dérisoires à diverses sociétés fictives étrangères » installées pour la plupart aux Îles vierges britanniques, assure Eric Joyce dans un rapport.

Eric Joyce préside le groupe parlementaire multipartite du parlement britannique chargé de la région africaine des Grands Lacs.

« La perte totale pour le peuple de la RDC, au titre des biens perdus ou du manque à gagner, dépasse 5,5 milliards de dollars », ajoute-t-il.

à la Bourse de Londres, assure Eric Joyce.Ces biens, acquis à un prix bien inférieur à leur valeur marchande, ont été ensuite « revendus, partiellement ou intégralement, à des multinationales, dont certaines sont cotées »

« Ce processus permet à des sociétés des Îles vierges britanniques de réaliser des profits extraordinaires pour leurs propriétaires qui agissent sous le couvert de l’anonymat. »

Ces accusations interviennent alors que la RDC, qui détient un tiers des réserves mondiales de cobalt et produit 18% des diamants du monde selon l’organisation non-gouvernementale Global Witness, avait décidé en mai de rendre désormais publics les contrats signés dans le secteur minier.

Le Fonds monétaire international (FMI), qui a débloqué un prêt de 550 milliards de dollars en décembre 2009 pour la RDC, avait insisté sur la nécessité de transparence dans ce secteur.

Leur presse (Belga), 22 novembre 2011.

Publié dans General | Marqué avec , | Commentaires fermés sur [Congo-Londres] Kabila dégage !

[Dijon] Nouvelles de décembre

ÉDITO

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1323318349.jpg

Depuis l’édito du mois dernier et malgré les parcours douloureux, on est content d’avoir pu acceuillir dans le quartier de nouveaux voisin-e-s venu-e-s de loin. Une cinquantaine de Somaliens, Érythréens, Soudanais, Éthiopiens ou Congolais en demande d’asile vivent de manière solidaire et encore très précaire dans les bureaux d’une ancienne boucherie industrielle que la Mairie avait laissé à l’abandon depuis une dizaine d’années, rue du Dr Bertillon [Pied de nez fortuit au Dr Bertillon, sinistre anthropo-criminologue, père de la biométrie et de la cartographie policière des corps humains, qui a apporté une contribution déterminante aux répressions et fichages exercés actuellement sur les migrants.]. Les nombreux-ses réfugié-e-s à la rue en plein hiver, et le laissez-faire de la préfecture qui veut juste que tout ce monde reparte au plus vite, a amené la coalition d’associations dijonnaises mobilisées à soutenir des démarches de réquisition d’immeubles et à s’y recoller si nécessaire. En attendant d’avoir fait exploser l’exploitation mondialisée que les frontières protègent tant bien que mal, il y a besoin de soutien matériel et de bricolage rue Bertillon, et les assos débordées cherchent à former des bénévoles pour aider à suivre les dossiers de demande d’asile et les recours en cas de refus.

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1323317365.png

Au retour de Valognes, nous sommes heureux-ses de constater aussi que le train CASTOR, transporteur de déchets morbides et ingérables, a connu un retard historique et donc un coût record pour Areva et consorts, grâce aux résistances conjuguées et offensives du côté francophone et allemand : enchaînements, déformations des voies, bloquages, sit-in massifs, manifs et sabotages… Nous participerons le 8 décembre (voir programme) à une rencontre avec le collectif anti-nucléaire de Saône-et-Loire pour se pencher sur les suites localisées, parce que du centre d’armement de Valduc au projet de zone d’enfouissement à Bure, il y a fort à faire dans le coin pour mettre en déroute la société nucléaire.

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1323317421.pngEt puisqu’on ne croit plus au père Noël mais à l’action collective, nous irons aussi le 22 décembre devant la Mairie à l’occasion du prochain conseil muncipal pour partager une soupe proposée par le Potager Collectif des Lentillères. Histoire de s’assurer que le Pot’Col’Le ne se fasse pas déménager par l’« éco-cité » et de faire passer un peu de l’énergie du quartier.

Sur tout ça, à bientôt !

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1323317545.png

Programme de décembre de l’espace autogéré des Tanneries.

Publié dans Initiatives libertaires, Les révoltes des migrants, Luttes antinucléaires, Luttes pour la terre | Marqué avec , , , , | Commentaires fermés sur [Dijon] Nouvelles de décembre

[Le travail tue] Suicide et sabotage

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1309195655.jpg

Un salarié SNCF se jette sous un TGV

Un salarié de la SNCF, délégué national du syndicat SUD Rail, s’est suicidé aujourd’hui en se jetant sous un TGV, entraînant pendant plusieurs heures de fortes perturbations du trafic entre Nancy et Metz, a-t-on appris auprès de l’entreprise publique et du syndicat.

Le salarié a été fauché peu avant 6h30 par un TGV à un passage à niveau à proximité de Vandières (Meurthe-et-Moselle). L’incident, qui s’est produit à « un endroit stratégique », a provoqué d’importantes perturbations sur le trafic ferroviaire durant toute la matinée, notamment sur les TGV Nancy-Paris et les TER entre Metz et Nancy.

Âgé de 55 ans, le salarié avait travaillé jusqu’en 2003 au service des essieux du technicentre de Montigny-lès-Metz (Moselle), avant d’être détaché pour son syndicat au sein duquel il était délégué national, a expliqué à l’AFP un responsable de Sud Rail, Daniel Tomaselli.

« Toutes les conditions sont apparemment réunies pour que ça soit un suicide », avait souligné dans la matinée le parquet de Nancy. La SNCF avait également souligné que le piéton s’était « jeté sous le train ».

Leur presse (Agence Faut Payer), 7 décembre 2011.


Chute mortelle au siège d’Air France

Un homme d’une quarantaine d’année a fait une « chute mortelle » ce matin au siège d’Air France à l’aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle, a-t-on appris de sources concordantes, plusieurs syndicalistes évoquant un possible suicide.

« Un homme a fait une chute mortelle dans une cage d’escalier au siège social de la compagnie en fin de matinée », a confirmé une porte-parole d’Air France qui a précisé qu’une cellule psychologique était mise en place pour le personnel de la compagnie.

« La victime âgée de 45 ans, informaticien au service des ressources humaines, se serait jetée volontairement d’une rampe donnant sur le hall de passage du bâtiment », a ajouté une autre source aéroportuaire. Selon des responsables CGT et Unsa interrogés par l’AFP, il pourrait s’agir d’un suicide.

Sylvain Chazal (Unsa), présent sur place, a précisé que la victime s’est jetée dans la cage d’escalier au troisième étage et est mort sur le coup. « Tout le monde est très traumatisé », a-t-il déclaré, précisant que le PDG d’Air France, Alexandre de Juniac, et le patron du groupe Air France-KLM, Jean-Cyril Spinetta, étaient « près du lieu du drame ». Air France a précisé qu’Alexandre Juniac et Jean-Cyril Spinetta s’étaient en effet « rendus sur place » mais n’avaient pas assisté au drame. L’enquête a été confiée à la police aux frontières (PAF).

Leur presse (Agence Faut Payer), 7 décembre 2011.

Publié dans Luttes des transports, Radicalisation des luttes ouvrières | Un commentaire

[Élections pièges à cons] Le modèle russe (suite)

(…)

Sur le terrain, plusieurs activistes ont pu filmer ce qui semble être des irrégularités flagrantes. Dans le bureau de vote 2739 de Moscou, l’internaute yupych a ainsi montré que les stylos disponibles pour émarger étaient à l’encre effaçable. Rien de plus facile que de modifier les bulletins ensuite, ni vu, ni connu.

Dans une autre vidéo, Shilov2004 montre, lui, des urnes déjà un peu remplies avant que le bureau de vote ne soit ouvert. Et lorsqu’il demande autour de lui aux personnes assermentées chargées de la surveillance d’intervenir, personne ne réagit. « Super », lâche-t-il, dépité.

Le blog de France 24 The Observers estime que des dizaines de vidéos de ce genre ont été postées sur des sites de partage, comme YouTube.

Mardi soir, au deuxième jour consécutif de protestations, près de 800 personnes ont été arrêtées sans ménagement par la police anti-émeute, à Moscou et à Saint-Pétersbourg. (…)

Leur presse (Laberration, 7 décembre 2011)

Publié dans Les luttes de classes en Russie | Marqué avec , | Commentaires fermés sur [Élections pièges à cons] Le modèle russe (suite)

[Toulouse] L’industrie chimique célèbre les dix ans de l’explosion d’AZF

Explosion dans un laboratoire pharmaceutique près de Toulouse : 3 blessés

Une explosion survenue mardi après-midi dans un laboratoire pharmaceutique près de Toulouse a fait 3 blessés, dont un grave, et nécessité l’évacuation d’une école voisine, ont indiqué les pompiers.

Les 70 employés du laboratoire Avogadro à Fontenilles ont été évacués, comme les élèves du collège voisin, le temps que les pompiers s’assurent qu’il n’y avait pas de risque d’émanations toxiques.

Il s’agit d’un « incident chimique de faible ampleur » dû à un mélange malencontreux d’infimes quantités de produits chimiques non compatibles, ont indiqué les gendarmes.

Des dizaines de pompiers et de gendarmes ont établi un périmètre de sécurité autour de l’entreprise de Fontenilles, à 30 km à l’ouest de Toulouse.

La détonation n’a pas été suivie d’un incendie et, en fin d’après-midi, la cellule spécialisée dans les risques chimiques du Service départemental d’incendie et de secours (SDIS) n’avait pas décelé de danger pour la population, a dit la préfecture de la Haute-Garonne.

Leur presse (Agence Faut Payer, 6 décembre 2011)

Publié dans La liberté est le crime qui contient tous les crimes | Marqué avec , | Commentaires fermés sur [Toulouse] L’industrie chimique célèbre les dix ans de l’explosion d’AZF

[Russie] Le retour de Dzerjinski à Moscou

Interior Troops Move Into Moscow After Protest Rally

Columns of  trucks carrying fresh Interior Troops rolled into Moscow on Tuesday, the day after a record protest rally ended in clashes with police.

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1323207644.jpg

Several bloggers reported seeing the trucks driving into central Moscow via major thoroughfares, including Yaroslavskoye Shosse, Leningradskoye Shosse and Shosse Entuziastov, Gazeta.ru reported.

Among the divisions spotted was the Dzerzhinsky division of the Interior Troops, which specializes in suppressing mass protests, Vesti.ru said.

An Interior Ministry spokesman said police had requested the soldiers, Interfax reported. (…)

Leur presse (The Moscow Times, 7 décembre 2011)

Des forces spéciales du ministère russe de l’Intérieur sont arrivées en renfort mardi à Moscou après une manifestation massive la veille contre la « farce électorale » des législatives remportées par le parti du Premier ministre Vladimir Poutine.

Ces troupes spéciales « n’ont qu’un seul but : assurer la sécurité des citoyens » dans le cadre d’un régime « renforcé », a déclaré le lieutenant-colonel Vassili Pantchenkov, interrogé par l’agence Interfax, après des informations sur l’arrivée de dizaines de camions militaires dans Moscou.

Un journaliste de l’AFP a vu mardi une dizaine de ces camions garés sur le boulevard périphérique qui ceinture le centre de Moscou.

Plusieurs unités des forces spéciales, notamment de la division d’élite Dzerjinski de la région de Moscou, ont été mobilisées pour garantir l’ordre dans la capitale, a précisé à l’AFP un porte-parole de la police de Moscou. (…)

Leur presse (Agence Faut Payer, 6 décembre 2011)

Publié dans Les luttes de classes en Russie | Marqué avec | Un commentaire

[Antinucléaire] Réunions publiques à Montreuil (16 décembre) & Perpignan (15 décembre)

APRÈS VALOGNES : BLOQUER L’INDUSTRIE NUCLÉAIRE

Au moment même où se finalisait un accord PS/Vert signalant la poursuite, par les élites politiciennes et techniciennes, de la voie du nucléaire, quelque cinq cent personnes se réunissaient pour entraver le déplacement d’un convoi de déchets hautement radioactif en Normandie.

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1323211595.jpg

Quelques mois après le début de la catastrophe de Fukushima, et alors que l’on saisit gravement les impasses du lobbying et des stratégies électorales, une opposition « à l’allemande » semble pouvoir se dessiner. Outre-Rhin, ce sont tous les secteurs de la société qui ne cessent, depuisdes décennies, de montrer par des actions massives ou individuelles, par de larges campagnes d’information que l’on peut et que l’on doit refuser le nucléaire.

À Valognes, ce sont des militants du Réseau Sortir du Nucléaire, des syndicalistes de Sud, mais aussi des collectifs et des individus de toute la France qui se sont retrouvés, afin d’imaginer ensemble comment sortir de l’action symbolique et renouer avec les actions de masse où se composent les différentes stratégies.

Dans l’enthousiasme de Valognes, il est devenu évident qu’il fallait dresser le bilan et prolonger cette dynamique là où chacun habite, afin de la construire sur la durée.

Réunion publique le Vendredi 16 décembre à 18h à « Comme Vous Émoi »,
5 rue de la révolution, à Montreuil (Métro Robespierre, ligne 9)
+ repas à prix libre en soutien aux inculpés de Valognes.


JEUDI 15 DÉCEMBRE 2011 – CINÉMA CASTILLET – PERPIGNAN… 19H00

Le jeudi 15 décembre, la Coordination des Groupes Anarchistes-CGA, organise un débat au cinéma Castillet autour du nucléaire et des luttes sociales…

Deux films y seront programmés à la suite, L’Explosion de Jérôme Champion à 19h00 et Into Eternity de Michael Madsen à 21h15.

De 19h55 à 21h05, ce sera l’occasion pour nous de débattre avec les spectatrices et les spectateurs des problèmes suscités par le type d’énergie que représente le nucléaire et de débattre du type de lutte que nous sommes en mesure de mettre en oeuvreet des solutions que nous sommes susceptibles d’envisager afind’y faire face.

Le débat sera animé par Edward, Nectar et François…

Avec L’Explosion c’est à la question de la forme et du contenu des luttes sociales que nous sommes confrontés. Il s’agit ici de se revisiter les luttes des années « 70 » et plus particulièrement celle de Chooz-Vireux.

Des images qui nous éclairent d’une part sur le choix de la « radicalité » et de « l’autonomie » de la contestation de l’époque et, d’autre part, sur la fusion réalisée dans la lutte entre les sidérurgistes et les antinucléaires.

L’action directe au cœur de la contestation et le rejet des fausses solutions rythmaient alors le combat de classe…

Into Eternity est une fiction qui, au-delà des problèmes stricts que posent l’accumulation et la gestion des déchets radioactifs, nous renvoie à la question de la responsabilité individuelle et de la responsabilité collective…

Est-il tout simplement possible de concilier les choix opérés par les « décideurs » d’aujourd’hui avec les risques encourus par les générations futures ?

Nous espérons échanger avec vous et peut-être poursuivre, au-delà de cette séance, des rencontres militantes…

Permanences de la CGA – la librairie Infos – SAMEDI de 15H00 à 19H00
2, rue Théodore Guiter – 66000 Perpignan

Publié dans Luttes antinucléaires | Marqué avec , , , , | Commentaires fermés sur [Antinucléaire] Réunions publiques à Montreuil (16 décembre) & Perpignan (15 décembre)

[Grèce] La révolution sociale maintenant !

Athènes : Heurts entre manifestants et forces de l’ordre

La police grecque a fait usage de gaz lacrymogène ce mardi à Athènes contre des dizaines de manifestants cagoulés qui jetaient des cocktails molotov et des pierres contre les forces de l’ordre en marge d’une manifestation. Des centaines de personnes s’étaient rassemblées dans la capitale jusqu’au parlement pour commémorer la mort d’un jeune lycéen tué par la police en 2008.

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1323210631.jpg

La mort d’Alexandros Grigoropoulos, 15 ans, avait déclenché les émeutes les plus violentes de l’histoire du pays. Les troubles, qui se nourrissaient également des difficultés économiques, avaient duré deux semaines et joué un rôle dans l’alternance politique aux législatives d’octobre 2009. La crise de la dette grecque a éclaté peu de temps après l’arrivée des socialistes au pouvoir, lorsque les nouveaux gouvernants ont découvert la réalité de la situation macroéconomique du pays.

Au moins dix blessés légers

La Grèce est depuis lors le théâtre de manifestations régulières qui dégénèrent souvent en affrontements entre policiers et manifestants devant le parlement. Ce mardi, dix personnes au moins ont été légèrement blessées. Des groupes de militants radicaux, vêtus de noir, ont brisé des vitrines et incendié des poubelles.

Des incidents ont été signalés dans d’autres quartiers d’Athènes ainsi qu’à Salonique, dans le nord du pays. Dans le centre d’Athènes, le cortège principal des manifestants a dénoncé les nouvelles mesures d’austérité. « La révolution sociale maintenant », pouvait-on lire sur une banderole. Le rassemblement a été dispersé en moins d’une heure, mais une nouvelle manifestation, dirigée contre la politique d’austérité, devait débuter en fin d’après-midi alors que les députés doivent se prononcer dans la soirée sur le budget 2012 préparé par le gouvernement d’union de Lucas Papadémos.

Leur presse (Reuters, 6 décembre 2011)

(…) les slogans sur la place Syntagma appelaient « le peuple aux armes » et à « l’insurrection » (…)

Leur presse (Agence Faut Payer, 6 décembre 2011)


Greek students clash with police on anniversary of fatal police shooting

Students hurled rocks and bottles during clashes with police Tuesday at a rally to mark the third anniversary of the fatal police shooting of a teenager in central Athens.

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1323210988.jpg

About 2,000 youths threw rocks, bottles, paving stones and oranges at police outside Parliament and smashed two nearby store fronts and three bus stops. Another group of teenagers attacked two suburban police stations with rocks and bottles.

Police dispersed the youths with a small amount of tear gas after the protesters used at least two fire bombs.

Police reported 14 officers were injured; nine people were arrested and six detained.

The shooting death of 15-year-old Alexis Grigoropoulos on Dec. 6, 2008 sparked two weeks of the worst rioting the country has seen in decades.

Some 5,000 police were on duty in the capital for Tuesday’s rallies, set to continue throughout the day.

Violence was also reported in Greece’s second-largest city, Thessaloniki, where police detained two people after a crowd of youths threw rocks at a government building.

Last year, a court sentenced a police officer to life in prison for Grigoropoulos’ death, and a second officer to 10 years.

Leur presse (Associated Press, 6 décembre 2011)

Publié dans L'insurrection grecque de décembre 2008 et ses suites | Marqué avec | Un commentaire

[Tués par la police] Le « Défenseur des droits » travaille

Le Défenseur des droits demande des sanctions contre des policiers

Le Défenseur des droits en France, Dominique Baudis, recommande au ministère de l’Intérieur la prise de sanctions à l’encontre de quatre policiers impliqués dans la mort d’un homme qu’ils venaient d’interpeller en 2009 dans le Doubs. Cette affaire fait partie des cinq cas de personnes décédées entre les mains de la police entre 2004 et 2009 qu’Amnesty International a dénoncés dans une lettre ouverte le 30 novembre.

Le collège « Déontologie de la sécurité » du Défenseur des droits estime dans une délibération récente qu’en interpellant Mohamed Boukrourou, le 12 novembre 2009 à Valentigney, les policiers « ont fait un recours inadapté et disproportionné à la force » et ont fait subir à la victime un « traitement inhumain et dégradant ».

« On voit bien à quel point les bavures policières, on ne veut pas en entendre parler »

Ce Marocain de 41 ans souffrant de troubles psychiatriques s’était énervé contre son pharmacien auquel il avait lui-même demandé d’appeler la police afin de porter plainte. Alors qu’il était allongé dans le fourgon de police, les menottes aux poignets, trois fonctionnaires s’étaient installés sur son corps pour le maîtriser. Le quadragénaire serait décédé d’une défaillance cardiaque.

L’avocat de sa famille, Alain Dreyfus-Schmidt, s’est étonné de la décision rapide du défenseur des droits, qui a eu accès au dossier de l’information judiciaire, alors que celle-ci, dans laquelle les quatre policiers sont témoins assistés, « n’avance pas », selon lui. « On voit bien à quel point les bavures policières, on ne veut pas en entendre parler », a-t-il déclaré.

Leur presse (20 Minutes), 6 décembre 2011.


Sanction recommandée après un tir de flash-ball mortel à Marseille

Le Défenseur des droits, Dominique Baudis, recommande qu’un policier auteur d’un tir mortel de flash-ball le 12 décembre 2010 à Marseille fasse l’objet d’une procédure disciplinaire « pour avoir fait un usage disproportionné de la force ». Dans une décision publiée sur son site, le Défenseur des droits estime que l’auteur du tir (mortel) a méconnu le cadre légal d’emploi du flash-ball, et ainsi n’a « pas respecté les dispositions de l’article 9 du code de déontologie de la police nationale ». La victime, âgée d’une quarantaine d’années et vivant dans un foyer, s’était battue avec un autre résident qu’il avait blessé. Il avait été victime d’un arrêt cardiaque après avoir reçu un tir de flash-ball du policier, qui était intervenu dans sa chambre et avait fait l’objet d’un jet de verre…

La question de la culpabilité du policier n’est pas de la compétence du Défenseur des droits, mais du ressort exclusif de l’autorité judiciaire rappelle Dominique Baudis. Mais « il est très probable que la distance entre le tireur et la victime était entre 4 et 5 mètres ». L’usage du lanceur de balles de défense exige, sauf circonstances exceptionnelles liées aux conditions de la légitime défense, « le respect d’une distance minimale de 7 mètres afin d’éviter tout risque de lésion corporelle grave, pouvant être irréversible et il en est de même en ce qui concerne l’interdiction de viser dans la région au-dessus de la ligne des épaules ou dans la région du triangle génital », écrit le Défenseur des Droits.

Il demande aussi « que le cadre d’emploi du modèle de lanceur de balles de défense en question soit revu » dans les différentes notes du directeur général de la police nationale. Il recommande ainsi l’insertion d’une disposition sur le degré de dangerosité de cette arme « à savoir la survenance de lésions graves pouvant être irréversibles voire mortelles jusqu’à 5 mètres de distance de tir et des lésions graves entre 5 et 10 mètres ».

Leur presse (LibéMarseille), 6 décembre 2011.

Publié dans Violences policières et idéologie sécuritaire | Marqué avec | Commentaires fermés sur [Tués par la police] Le « Défenseur des droits » travaille

Lettre ouverte du MCPL à Madame Cormier, responsable d’équipe à l’agence Pôle emploi de Rennes Poterie

Rennes, le 5 décembre 2011

Hodie mihi, cras tibi.

Madame Cormier,

Le 14 novembre 2011, à 13h15, un entretien collectif était organisé dans votre agence Pôle emploi de Rennes Poterie. Cet entretien obligatoire, à destination des enseignants chômeurs, visait d’une part à leur rappeler que le pays n’avait plus besoin de leurs services (l’Éducation Nationale étant devenue le champ de ruines que l’on sait), et d’autre part à les orienter poliment vers des dispositifs de reclassement grotesques nommés cible-emploi ou trajectoire-emploi, dont le suivi est assuré par des sous-traitants privés, afin qu’ils puissent ambitionner au plus vite les dernières sous-offres des secteurs dits en tension (restauration, bâtiment, services), et goûter aux joies de la flexibilité, des cadences infernales et des salaires de quatre sous.

Ayant eu vent de l’existence de cette mascarade, c’est tout naturellement que le MCPL (Mouvement des Chômeurs et Précaires en Lutte) a tenu à s’y présenter, afin de voir à quelle sauce les personnes convoquées allaient être mangées ce jour-là, et afin de leur faire connaître l’existence, à Rennes, d’un collectif de soutien et d’organisation des chômeurs.

Malheureusement, Madame Cormier, le 14 novembre 2011 à 13h15, abusant de votre physionomie, vous vous êtes interposée physiquement pour nous empêcher de pénétrer dans votre salle de réunion et de nous mêler aux autres participants. Un des chômeurs présents ayant manifesté son incompréhension et sa colère, parce qu’il souhaitait justement que nous y fassions entendre notre voix, vous avez débarqué en furie dans la pièce, jouant les flics pour identifier celui qui avait eu l’outrecuidance de réclamer notre présence, avant de lui dire comme une vieille maîtresse : « Soit vous restez là et vous vous taisez, soit vous m’accompagnez dans mon bureau ! »

Ce ne sont pas nos mots, Rita, ce sont les vôtres !

Pensez-vous vraiment, Madame Cormier, qu’un chômeur c’est seulement quelqu’un qui doit fermer sa gueule ? N’est-ce pas vous qui auriez été mieux inspirée de vous taire, ce jour-là, plutôt que de nous ressortir les uns après les autres tous vos clichés méprisants sur les cancres du marché du travail — les mêmes qui circulent aujourd’hui dans les hautes sphères de la direction nationale de Pôle emploi et du ministère de l’Effort National ?

Non mais écoutez-vous !

Alors comme ça, si vos foutus entretiens collectifs sont obligatoires, et sous peine de radiation — nous répétons : SOUS PEINE DE RADIATION —, ce serait parce qu’une majorité d’usagers n’aurait pas, selon vos propres termes, les « capacités intellectuelles » d’en évaluer tous les bienfaits ? Comme s’il n’était pas de notoriété publique que vos petites animations et vos dispositifs à deux balles n’étaient rien d’autre qu’une mise en scène grossière et ridicule pour persuader l’opinion publique que vous vous préoccupez réellement de notre sort, et du problème du chômage !

Quant aux autres, aux chômeurs récalcitrants, aux « philosophes » comme vous dites, aux rebelles, vous voudriez les envoyer faire un petit tour en « maçonnerie », hein ! parce que ça leur « ferait le plus grand bien » ? Est-ce vraiment l’idée que vous vous faites de la maçonnerie, Madame Cormier : un châtiment corporel et un instrument de rééducation politique ? Ou est-ce le sort que vous voudriez réserver à tous ceux qui ne goûtent pas vos entretiens collectifs, auxquels on les prie de participer en leur mettant le couteau sous la gorge : les travaux forcés ? On n’ose imaginer, à vous entendre, ce que vous devez penser des camps de travail obligatoire que le gouvernement nationaliste hongrois veut imposer aujourd’hui aux allocataires des prestations sociales (en grande partie Roms), sous la surveillance de policiers à la retraite ? On n’ose imaginer encore ce que vous devez penser des heures de travaux d’intérêt général que le gouvernement français veut imposer prochainement aux bénéficiaires du RSA, pour les punir de profiter honteusement du système ?

Mais c’est quand nous avons fini par évoquer le droit à l’accompagnement, qui est aussi pour nous une forme concrète et élémentaire de solidarité entre les chômeurs, que vous nous avez sorti le grand jeu. Ça vous aurait fait tellement mal au cul d’avoir à vous plier devant la loi, et de céder à notre requête, que vous avez simplement feint d’en ignorer l’existence — au point de contredire sous nos yeux l’une de vos subordonnées ! Et parce que nous refusions de lâcher le morceau, vous avez poussé la mauvaise foi jusqu’à nous demander textuellement (quel sang-froid !) : « Et bien montrez-le moi, ce document qui prouve que vous avez le droit d’accompagner cette personne ! » Belle preuve de zèle à l’égard de la maison : à quand une promotion à la direction régionale, Rita ? à quand la Légion d’honneur ? En vérité, Madame Cormier, vous auriez été bien avisée de relire l’article 24 de la loi 2000-321 du 12 avril relative au droit des citoyens dans leurs relations avec les administrations, qui stipule noir sur blanc que tout chômeur, dans ses rapports avec Pôle emploi, peut se faire assister par un conseil ou représenter par un mandataire de son choix.

Vous nous direz que ce sont seulement trois mots en l’air de votre part ; mais ces trois mots révèlent bien l’image dégradée et dégradante que vous vous faites aujourd’hui des chômeurs et des laissés-pour-compte de la guerre économique, vous et tous les cadres de Pôle emploi ; ainsi que votre obstination à prendre les causes de la crise pour des remèdes miracles. Si ça va si mal pour les chômeurs, Rita, est-ce que c’est vraiment « la faute aux 35 heures », comme vous nous l’avez confié, donc au partage du temps de travail, ou est-ce que c’est à cause de cette idéologie rétrograde et arriérée des heures supplémentaires, de la baisse des salaires et du productivisme effréné, qui dégouline de vos bouches comme de celles de Laurent Wauquiez, de Laurence Parisot et des néo-esclavagistes du CAC40 ?

Surtout, Madame Cormier, n’avez-vous pas conscience, en nous parlant de la sorte, c’est-à-dire en nous prenant quand même un peu pour des cons, que vous aggravez de manière préoccupante la fracture qui sépare les usagers et les conseillers de Pôle emploi, et que vous exposez par là même ces derniers à la colère — bien légitime — de tous les chômeurs humiliés. C’est qu’il y a ceux qui cassent les pots, Rita ; et il y a ceux qui les payent…

De toute façon, Madame Cormier, le chômage c’est aussi ce qui vous pend au nez, à vouloir confier comme ça tous vos usagers à des organismes privés, qui se font des couilles en or sur leur dos et celui du contribuable. Et elles se frotteront bien les mains, ces boîtes de gestion de la misère, quand les salariés de Pôle emploi auront tous été mis au rancart pour restrictions budgétaires, comme les enseignants que vous infantilisez en leur imposant vos fichus entretiens collectifs. Vous vous retrouverez plus vite que prévu à nos côtés, Rita, pour partager une réjouissante séance de coaching organisée par l’un ou l’autre de vos partenaires privés — sur le banc des « déficients intellectuels » et des « analphabètes », comme vous dites.

Quoi qu’il en soit, ceux qui tiennent de tels propos sont nuisibles pour les chômeurs et les précaires, mais aussi pour toute la collectivité, et ils n’ont assurément rien à faire dans un service public de l’emploi ! Pardonnez-nous de vous rappelez cette évidence, Madame Cormier, mais Pôle emploi appartient surtout et d’abord à ses usagers ! Dans ces conditions, nous pourrions demander votre renvoi immédiat, et applaudir en voyant votre nom s’ajouter à la longue liste des demandeurs d’emploi, juste à côté des nôtres. Mais contrairement aux petits chefs et aux irresponsables de votre espèce, nous ne nous résoudrons jamais à radier qui que ce soit ; même une mauvaise comédienne comme vous, Madame Cormier. Nous nous contenterons donc d’exiger, auprès de qui de droit, que l’on vous trouve un autre poste, dans une autre agence ; un poste où vous ne serez plus en rapport ni avec des conseillers, ni avec des chômeurs — ce dont nous croyons que tout le monde trouvera à se féliciter.

Veuillez agréer, Madame Cormier, nos plus sincères salutations.

Le MCPL (Mouvement des Chômeurs et Précaires en Lutte)

Nota Bene — Une copie de cette lettre a été adressée à tous les décideurs, élus, journalistes, médias, collectifs, susceptibles de se sentir concernés, à un moment ou un autre, par la question du chômage et de la précarité.

Publié dans Luttes des chômeurs et précaires | Marqué avec | Un commentaire

[Russie] Deuxième jour de protestations anti-Poutine

La police interpelle une centaine de manifestants d’opposition à Moscou

La police a interpellé mardi une centaine de sympathisants de l’opposition alors que des centaines de manifestants tentaient de se rassembler à Moscou pour protester contre la victoire aux législatives du parti de Vladimir Poutine, selon une journaliste de l’AFP.

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1323207458.jpg

La police n’intervenait pas en revanche contre des militants pro-pouvoir, beaucoup plus nombreux et présents de l’autre côté de la place Trioumfalnaïa, où l’opposition avait appelé à manifester.

Plusieurs dizaines d’opposants ont été embarqués dans des fourgons cellulaires.

Les (militants de l’organisation pro-pouvoir) Nachi sont entourés de policiers et frappent sur leurs tambours pour couvrir les slogans de l’opposition, a raconté Oleg Orlov, le directeur de l’ONG russe de défense des droits de l’Homme, Memorial.

Des cordons de policiers repoussaient d’autres manifestants de l’opposition de la place et s’en prenaient en priorité à ceux qui crient des slogans comme La Russie sans Poutine ou Honte !

L’un des leaders de l’opposition, Boris Nemtsov, fait partie des opposants interpellés par la police. Nemtsov a été interpellé par dix agents casqués des forces anti-émeutes, a déclaré à l’AFP Olga Chorina, la porte-parole de cet ancien vice-Premier ministre du défunt président Boris Eltsine.

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1323207644.jpg

La police moscovite avait prévenu dans la journée qu’elle empêcherait toute manifestation non-autorisée, après des appels au rassemblement diffusés sur l’Internet. Les autorités russes ont par ailleurs admis mardi avoir déployé des forces supplémentaires dans la capitale pour assurer la sécurité.

À Saint-Pétersbourg, deuxième ville du pays, environ 300 sympathisants de l’opposition se sont rassemblés sur la principale avenue, la Nevski Prospekt, scandant Honte ! Une cinquantaine d’entre eux ont été interpellés, selon une journaliste de l’AFP sur place.

Leur presse (Agence Faut Payer, 6 décembre 2011)


Moscow protests Putin after observers say election was rigged

Thousands protested against Prime Minister Vladimir Putin and his party Monday night in Moscow and St. Petersburg, saying their win in the parliamentary election was rigged.

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1323206496.jpg

Russian police officers detain an opposition activist during a protest against vote rigging in St. Petersburg on Sunday.

The Associated Press reports that the protest was the largest opposition rally Russia has seen in years, with 5,000 or more demonstrators gathered before police dispersed them. Riot police stopped a group of several hundred who marched toward the Central Elections Commission near the Kremlin, and took them away in buses. Several others were arrested. Many demonstrators yelled, “Russia without Putin!”

Western observers have reported that the results in Sunday’s parliamentary election, in which United Russia took about 50 percent of the vote, were seriously distorted by ballot stuffing and other vote fraud. U.S. Secretary of State Hillary Clinton has called for a “full investigation of all credible reports of electoral fraud and manipulation.” While United Russia will continue to stay in power, the election results and ensuing protests indicate the first major threat to Putin’s party.

Below, see more images of the protests:

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1323206630.jpg

Police detain an activist during a protest rally by opposition group “Another Russia” in central Moscow Sunday.

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1323206833.jpg

Anarchists burn flares, shout and hold a banner during a protest after voting closed in Russia’s parliamentary election in central Moscow Sunday.

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1323206884.jpg

Police force an activist onto a bus during a protest rally by opposition group “Another Russia” in central Moscow Sunday.

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1323206980.jpg

Russian police officers detain an opposition activist during a protest against vote rigging in St. Petersburg on Sunday.

Leur presse (Elizabeth Flock, blog du Washington Post, 5 décembre 2011)

Publié dans Les luttes de classes en Russie | Marqué avec , | Commentaires fermés sur [Russie] Deuxième jour de protestations anti-Poutine

Resident Evil : bientôt hors de vos écrans

Des chercheurs créent un super virus mutant

Des scientifiques ont fait muter à cinq reprises le virus H5N1, le rendant extrêmement contagieux.

Des chercheurs néerlandais du Centre Medical Erasmus de Rotterdam ont créé un nouveau virus de la grippe extrêmement dangereux car très contagieux et mortel pour l’homme, indique mardi 6 décembre Le Parisien.

Les scientifiques, spécialistes de la grippe aviaire, qui effectuaient des recherches sur le virus H5N1, l’ont fait muter. Avant cette découverte, le H5N1 était transmissible de l’animal à l’homme mais pas de l’homme à l’homme. Or les cinq mutations génétiques appliquées à l’ancien virus ont abouti à la création d’un « super virus » qui peut donc se propager d’humains à humains. Aussi facilement que la grippe saisonnière.

L’affaire est prise très au sérieux par le monde scientifique, à tel point que l’agence de biosécurité américaine (NSABB) souhaite bloquer la publication de l’étude dans le magazine Sciences. Ils craignent notamment que ce nouveau virus se retrouve dans la nature déclenchant une pandémie mondiale ou même qu’il tombe aux mains de terroristes, qui l’utiliseraient comme une arme biologique.

« Je ne connais aucun organisme qui fasse aussi peur que celui-là. Comparé à lui l’anthrax ne fait pas du tout peur », a commenté Paul Keim, président de l’agence de biosécurité américaine, cité par Le Parisien.

Leur presse (Le Nouvel Observateur, 6 décembre 2011)

Publié dans La liberté est le crime qui contient tous les crimes, Nos corps nous appartiennent | Commentaires fermés sur Resident Evil : bientôt hors de vos écrans

Nouvelles du Sud tunisien

Gafsa : La tension monte de plusieurs crans

Les événements sont allés, hier, crescendo et la tension est montée de plusieurs crans à Gafsa, au point qu’elle offrait l’image d’une ville en état de siège.

Au sit-in des diplômés de l’enseignement supérieur qui se poursuit depuis quelques jours devant le siège de la Compagnie des phosphates de Gafsa (CPG) s’est jointe une manifestation imposante de protestation contre le chômage des jeunes et la non-satisfaction de leurs revendications.

Certains parmi les manifestants n’ont pas hésité à brûler des pneus et à dresser des barricades sur les routes, empêchant les automobilistes de quitter la ville ou d’y entrer.

D’autre part, des citoyens de la délégation d’El Ktar (se trouvant à 17 km de Gafsa) se sont rassemblés devant le siège du gouvernorat exigeant à ce que le gouverneur de la région leur trouve une solution à l’absence du délégué de leur ville qui n’a pas rejoint son poste depuis quelque temps.

Les protestataires d’El Ktar appellent à une solution urgente préservant leurs intérêts qu’ils estiment durement touchés. Ils appellent également à la réouverture du siège de la délégation d’El Ktar et au retour aux activités administratives normales.

Leur presse (La Pravda de Tunisie, 6 décembre 2011)


Tunisie – Le bureau de l’IRIE Gafsa et le siège de la CPG saccagés malgré le couvre feu

Malgré le couvre feu, le bureau de l’Instance régionale indépendante pour les élections (IRIE) de Gafsa a été saccagé dans la nuit de lundi à mardi 6 décembre 2011. Du matériel informatique dont trois PC et des photocopieuses ainsi que des tables et des chaises ont été volés.

Le bureau a été mis sens dessus dessous, vitres brisées et portes et fenêtres cassés, selon une déclaration de Me Ibrahim Saoudi membre de l’IRIE Gafsa à Shems Fm. Des jeunes âgés de près de 20 ans ont été interpellés en flagrant délit par l’armée et les forces de sécurité.

En outre et selon la TAP, ce même groupe s’est attaqué au siège social de la Compagnie des phosphates de Gafsa (CPG), qui se trouve à proximité de l’IRIE. Il a détruit le poste des gardiens, la face avant du bâtiment ainsi que quelques véhicules stationnés devant les locaux. Les forces de sécurité ont usé de gaz lacrymogène pour disperser les saccageurs.

Des sources sécuritaires ont indiqué à la TAP que trois personnes ont été arrêtées ayant un casier judicaire. (…)

Leur presse (BusinessNews.com.tn), 6 décembre 2011.


La cimenterie de Gabès n’est plus fonctionnelle

Des agents d’une entreprise de gardiennage travaillant pour le compte de la société des Ciments de Gabès (SCG) ont observé, lundi 5 décembre 2011, un sit-in devant le siège de la société et bloqué l’accès à l’édifice.

Ils revendiquent leur intégration parmi le personnel de la société, appelant à mettre fin à l’exploitation subie sous le régime de la sous-traitance. (…)

Leur presse (TAP, 5 décembre 2011)

Publié dans L'insurrection tunisienne et ses suites | Marqué avec , | Un commentaire

Après le camp à Valognes

Communiqué n° 4

À Valognes, le 23 novembre dernier, c’est un peu de l’arrogance du lobby nucléaire qui a dû en rabattre, et c’est un peu du sentiment d’impuissance qui poisse depuis tant d’années celles et ceux qui le combattent qui s’en est allé. Alors qu’Areva se permettait la semaine précédente d’exposer aux journalistes comme il leur avait été simple de faire retirer le paragraphe sur le MOX de l’accord PS-EELV, dévoilant ainsi aux yeux de tous qui est le maître en ces matières, ils offraient à Valognes l’image du plus complet désarroi : ils hâtaient d’un jour, dans la précipitation, le départ du train CASTOR, faisaient boucler par la préfecture tout le centre de Valognes, fermer les collèges et lycée de la ville pour la journée et dénonçaient ensuite ces gens « qui ont perturbé le fonctionnement de toute une région ». Tout cela parce que 500 personnes venant de toute la France s’étaient donné rendez-vous dans un camp pour bloquer un train et partager leur désir d’en finir avec la mainmise du nucléaire sur leur vie.

L’efficacité véritable de l’action collective réside rarement dans ses effets les plus perceptibles. Que nous ayons réussi par trois fois à accéder en masse aux voies, à y soulever les rails, en ôter le ballast sur plusieurs dizaines de mètres et finalement à retarder le départ du train de plusieurs heures, et ce malgré l’énormité du dispositif policier, n’est certes pas un résultat négligeable. Mais nous accordons plus d’importance à la façon dont nous sommes parvenus à un tel résultat, à l’intelligence collective qu’il faut avoir acquise pour arriver, par une marche nocturne à travers champ, à prendre de court les forces adverses et, de là, à les fixer en un point pour que d’autres trouvent les rails libres quelques centaines de mètres plus loin. Nous nous souviendrons pour longtemps du soleil qui se lève sur une brume à l’odeur de gaz lacrymogène, des habitants et habitantes de Flottemanville qui nous offrent spontanément du café et nous encouragent, de ces maires qui nous ouvrent leur mairie, réconfortent nos blessés, nous offrent le refuge. Et nous n’oublierons pas de sitôt ces cartouches de gaz CS qui pleuvent indistinctement sur tout le village, dans ses maisons, ses poulaillers, et qui témoignent assez de tout le respect que la police éprouve à l’endroit de la population. Qui a dit, d’ailleurs, que la population du Cotentin était uniformément favorable au nucléaire qui la fait vivre ? Nous avons, nous, croisé ce ce jour-là, de nombreux soutiens actifs dans la population, tout comme auparavant des voisins, des familles, étaient venues sur le camp pour partager le repas.

Plutôt que de minorer le nombre des manifestants, de les traiter de « casseurs », de se féliciter que le train soit tout de même parti, Areva et sa préfecture feraient bien de s’inquiéter de la détermination de celles et ceux qui ont agi là, comme de la solidarité qui s’est exprimée à leur endroit, que ce soit localement ou en Allemagne. À combien de décennies remonte, en France et toute proportion gardée, la dernière grande bataille contre la pieuvre atomique ? Faut-il être aux abois pour inculper une manifestante de 65 ans pour vol, parce qu’elle a prélevé quelques canettes de soda sur un camion de livraison de repas de la gendarmerie en flammes et nier devant les journalistes tout coup de matraques quand cela fait plusieurs heures que les images de manifestants tabassés sont sur tous les écrans ?

Le feuilleton national des dernières semaines autour du nucléaire ne peut guère laisser de doute sur ce qu’il y a à attendre des gouvernements pour ce qui est d’en sortir. En la matière, nous ne pouvons compter que sur nos propres forces. Si Valognes nous a renforcés et a renforcé notre cause, c’est en cela : que ce soit pour l’organisation du camp ou de l’action, pour ce qui est de prendre les décisions justes ou d’exprimer nos idées, nous n’avons attendu personne. Nous avons fait ce que nous pouvions, dans la mesure de nos moyens certes limités, mais non dérisoires. Et en dépit des manœuvres d’Areva, de la SNCF et de leurs complices, nous avons réussi à faire ce que nous nous étions proposés de faire. La chose n’est pas si courante. Qui plus est, nous savons que Valognes ne fut pas le seul point de blocage du CASTOR en France, et même si Areva et la SNCF tentent de taire le harcèlement dont ils font l’objet, nous sommes omniprésents et irréducitbles. Les retards du CASTOR, consécutifs à l’action de blocage de la voie dans le sud-Manche et à l’usage de signaux d’alarme dans la région de Rouen en sont la preuve. Nous espérons seulement que cet exemple donnera de la force à toutes celles et tous ceux qui, ailleurs, brûlent d’en faire autant.

Nous n’avons jamais envisagé Valognes comme un coup d’éclat, mais plutôt comme un nouveau départ, un apport de vigueur, une contribution déterminée à tout ce qui, en France, veut s’affranchir de la fatalité nucléaire. Nous savons que le chemin sera long et âpre. En même temps qu’il nous faut nous arracher à la production électrique centralisée et retrouver dans notre façon de vivre comme dans ce qui nous entoure l’énergie dont nous avons besoin, il nous faut perturber par tous les moyens les flux d’uranium et de déchets qui tissent le fonctionnement régulier et soigneusement occulté de l’industrie de l’atome aussi bien que son maillon faible. Il nous faut empêcher la construction de l’EPR de Flamanville et déboulonner les ligne THT qui doivent y aboutir, si nous ne voulons pas en reprendre pour 40 ans de plus de soumission au chantage nucléaire. Il y a tout un décrochage à organiser, un décrochage technique et politique vis-à-vis de la normalité nucléarisée. Areva juge nos méthodes « inacceptables » ; nous jugeons que c’est l’existence même d’Areva qui est, en chacun de ses détails, inacceptable. Les milliards investis dans le lifting de son image, depuis que la Cogema est devenue Areva, n’y changeront rien. Il faut que la production d’énergie à partir de l’atome devienne partout visiblement le problème qu’elle est essentiellement. Comptez sur celles et ceux de Valognes pour y travailler.

Le Collectif Valognes stop castor, 5 décembre 2011.

Publié dans Luttes antinucléaires | Marqué avec | Commentaires fermés sur Après le camp à Valognes

[Congo-Bruxelles] Le monde va changer de base

Manifestation d’opposants congolais à Bruxelles : nuit d’émeute en perspective

La manifestation rassemblant des sympathisants du candidat à l’élection présidentielle congolaise Étienne Tshisekedi a continué à dégénérer lundi soir à Bruxelles, dans le quartier Matonge. Après avoir essuyé des tirs de projectiles et repoussé les manifestants vers la chaussée de Wavre, la police a procédé à plusieurs interpellations. Mais un noyau dur d’une centaine de personnes continuait à vouloir en découdre avec la police.

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1323123208.jpg

La manifestation rassemblant des sympathisants du candidat à l’élection présidentielle congolaise Etienne Tshisekedi s’est déplacée du quartier Matonge vers la Chaussée de Wavre. Vers 19h30, un noyau dur d’une centaine de personnes était encore présent, et prêt à en découdre avec la police.

Une manifestation non autorisée

Les organisateurs de cette manifestation voulaient dénoncer des fraudes électorales lors du récent scrutin. Une demande avait introduite le week-end dernier, mais ils n’avaient pas reçu d’autorisation officielle car elle avait été formulée trop tard. Malgré tout, quelques 300 personnes se sont rassemblées. Durant toute l’après-midi, elles ont défilés dans le haut de la ville, du côté de la Porte de Namur.

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1323123817.jpg

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1323123879.jpg

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1323123937.jpg

Les premiers heurs ont éclaté en début d’après-midi lorsque les partisans d’Etienne Tshisekedi ont voulu manifester leur mécontentement devant le siège du parti socialiste lundi après-midi. Ils n’ont pas pu être reçus en raison des négociations politiques relatives à la formation du gouvernement. L’« avortement » de cette manifestation a échauffé les esprits et déclenché les actes de violence, selon la police qui faisait déjà état de trois blessés (un policier et deux manifestants).

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1323123233.jpg

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1323123309.jpg

Les partisans de Tshisekedi ne décollèrent pas

Si la situation s’était calmée, aux alentours de 18h, un noyau dur de manifestants échauffés lançait des pavés et des projectiles en direction de la police ainsi que des vitrines de magasins. La porte du cinéma Vendôme a, notamment, été brisée. Un incendie de voiture a été également signalé. La police a alors procédé à plusieurs arrestations.

Vers 18h45, une centaine de manifestants se déplaçaient toujours, en bandes dispersées, sur la Chaussée de Wavre, prêts à en découdre avec la police. Certains étaient occupés à ramasser des pavés en guise de munitions, tandis que d’autres projettent des poubelles vides dans les vitrines des magasins. Tous dénoncent « une Belgique qui soutient aveuglément le gouvernement corrompu de Kabila ».

La police tente de contenir les manifestants, à l’aide de forts effectifs, tandis qu’un hélicoptère balaie la zone. Les manifestants disent se préparer à une nuit d’émeute.

Leur presse (RTBF.be), 5 décembre 2011 – 21h09.

Publié dans General | Marqué avec , , | Un commentaire

[Budget de l’État] Le sens des priorités

Le budget de la Défense fait la part belle à la DGSE

Les services de renseignements ont été préservés des coups de rabot dans les crédits de la Défense.

Dans un contexte de rigueur et de coups de rabot budgétaires, les services de renseignements ont été préservés dans le projet de budget de la Défense pour 2012, avec une hausse annoncée de 9,11 % des crédits de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE). Comme l’an dernier (+ 14 %), la DGSE — les renseignements extérieurs — est l’un des rares organismes de défense dont les crédits sont en forte hausse, suivie de loin par la Direction de la protection et de la sécurité de la défense (DPSD), dont les crédits augmentent de 3,7 %. Ancienne sécurité militaire, la DPSD est spécialisée dans le contre-espionnage et la sécurité des personnels et installations relevant de la Défense nationale.

Priorité est donnée aux services de renseignements depuis la publication du Livre blanc de 2008, qui fixe les grandes lignes de la politique de défense. Les autorisations d’engagement de la DGSE s’élèvent ainsi à 592,8 millions d’euros pour 2012, contre 543,3 millions l’année précédente, selon un rapport de la commission des Affaires étrangères et de la Défense du Sénat. Celles de la DPSD s’élèvent à 97,4 millions d’euros, contre 93,9 en 2011. La loi de programmation militaire prévoit un renforcement des moyens de la DGSE, avec notamment un recrutement de 690 personnes supplémentaires sur la période 2009-2014. 130 emplois, civils et militaires, seront ainsi créés en 2012. Ingénieurs, techniciens supérieurs, linguistes ou surdoués de l’informatique : les services recrutent pour étendre leur capacité d’écoute et de surveillance.

Rattraper le retard

La DGSE a notamment pour mission « de rechercher et d’exploiter les renseignements intéressant la sécurité de la France » et « de détecter et d’entraver, hors du territoire national, les activités d’espionnage dirigées contre les intérêts français ». Ses agents ont notamment été mis à contribution ces derniers mois dans les pays du Sahel, où six Français, ainsi que plusieurs ressortissants d’autres pays européens, sont retenus en otages. La DGSE ne fait aucun commentaire sur les opérations qu’elle conduit.

L’effort budgétaire entrepris en 2009 doit permettre à la France de rattraper un retard dans le domaine du renseignement constaté au milieu des années 2000. Dans des situations comparables, les effectifs des services de renseignement britanniques sont ainsi environ deux fois supérieurs à ceux de la DGSE. Adoptés le 29 novembre en première lecture au Sénat, les crédits de la Défense doivent à présent retourner devant l’Assemblée nationale.

Leur presse (Agence Faut Payer, 5 décembre 2011)

Publié dans La liberté est le crime qui contient tous les crimes | Un commentaire

[Syrie] En attendant Bachar, la révolution dégage son complice Total

Syrie : Total suspend ses activités pour se conformer aux sanctions européennes

Le géant pétrolier français Total va suspendre ses activités en Syrie afin de se conformer aux sanctions européennes qui visent indirectement son partenaire dans le pays, a annoncé lundi le groupe.

Nous avons informé les autorités syriennes de notre décision d’arrêter nos opérations avec GPC (General Petroleum Corporation), afin de nous conformer aux sanctions. Cela inclut à la fois notre production sur Deir Ez Zor et notre contrat Tabiyeh Gas, a indiqué le groupe dans un communiqué à l’AFP.

Notre principale priorité reste la sécurité de nos employés, ajoute Total.

L’Union européenne avait annoncé jeudi de nouvelles sanctions contre la Syrie, théâtre d’une répression sanglante de la révolte contre le régime de Bachar al-Assad.

Les sanctions de l’Union Européenne prévoient notamment l’interdiction d’exporter vers la Syrie des équipements à destination de l’industrie gazière et pétrolière ou des logiciels permettant la surveillance des communications internet et téléphoniques.

La société partenaire de Total, Deir Ez Zor Petroleum Company (DEZPC), n’est pas directement visée par les sanctions européennes, mais la liste noire touche notamment la société d’État chargée de l’exploitation et de l’exportation GPC, actionnaire à 50% de DEZPC.

Total, qui a produit l’an dernier quelque 39.000 équivalent-barils de pétrole et de gaz syrien par jour, est avec Shell l’une des deux principales compagnies étrangères dans le pays.

Leur presse (Agence Faut Payer, 5 décembre 2011)

Publié dans La révolution syrienne | Commentaires fermés sur [Syrie] En attendant Bachar, la révolution dégage son complice Total

[Égypte] Pour chaque œil, toute la gueule

Égypte : des policiers recherchés par les activistes de la place Tahrir

Des Égyptiens portant des cache-œils rassemblés sur la place Tahrir du Caire. Ces activistes ont tenu à rendre hommage, vendredi, aux manifestants qui ont été blessés au visage, notamment par des balles en caoutchouc tirées par les forces de sécurité, lors des récents affrontements qui ont embrasé la capitale égyptienne.

Une initiative organisée alors qu’un officier de police, accusé d’avoir touché des protestataires au visage, s’est rendu mercredi aux autorités. Identifié grâce à cette vidéo qui a fait le tour de la Toile, le lieutenant Mahmoud Sobhi El Shinawi avait fait l’objet d’une véritable traque de la part des manifestants. Des avis de recherche avec sa photo avaient ainsi été distribués sur la place Tahrir et ses informations personnelles publiées sur Internet.

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1323120624.jpg

Et les manifestants ne sont pas les seuls à accuser les forces de l’ordre de viser délibérément en direction de la tête pour réprimer le mouvement contestataire dans le pays. Une ONG locale affirme ainsi avoir recensé pas moins de 60 cas de contestataires blessés au visage rien que dans un seul hôpital du Caire.

Certains d’entre eux ont d’ailleurs perdu l’usage de leurs yeux et sont devenus des icônes du mouvement de contestation. C’est le cas notamment d’Ahmad Harara. Ce dentiste de 31 ans avait perdu un oeil pendant la révolution qui avait chassé le président Hosni Moubarak en début d’année. Le 19 novembre, une balle en caoutchouc lui a arraché le second alors qu’il participait aux récentes manifestations.

En attendant, les cyberactivistes semblent prêts à tout pour obtenir justice. Ils sont actuellement à la recherche d’un deuxième policier « arracheur d’yeux » qui se serait vanté sur les réseaux sociaux d’avoir tiré sur des manifestants.

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1323120681.jpg

Leur presse (France 24), 5 décembre 2011.


Égypte : Un document choc sur la répression place Tahrir

Les habitudes policières ont la peau dure en Égypte ! Alors que l’ancien président Hosni Moubarak comparaît pour la mort de 846 manifestants en janvier-février, la junte militaire qui lui a succédé (transitoirement ?) semble n’avoir rien changé.

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1323120866.png

En témoigne ce documentaire mis en ligne par le journaliste égyptien Mustapha Baghdat.

Il a été tourné la semaine dernière, quand des milliers de manifestants sont redescendus sur la place Tahrir, juste avant les élections de lundi et mardi, pour exiger que l’armée rentre dans ses casernes et remette le pouvoir aux civils.

Dans ce documentaire de 6 minutes et demi, des scènes de répression d’une violence inouie, où l’on voit des agents des forces de sécurité tabasser les manifestants et tirer à bout portant sur des civils.

Mustapha Baghdat  a monté, en alternance, les déclarations du gouvernement et de représentants militaires et les séquences qu’il a pu tourner, en plan rapproché, au milieu des manifestants :

« Si je n’étais pas là pour enregistrer ce qui se passait, alors rien ne serait venu démentir les mensonges de l’État. Si je ne m’étais pas rendu à cet endroit, à ce moment, alors je ne pourrais pas me regarder en face », explique le caméraman, âgé de 31 ans, qui a pris d’énormes risques pour ces images.

Son documentaire a déjà été visionné plus de 100’000 fois sur YouTube.

Rappelons qu’en neuf jours de manifestations, il y a eu au moins 45 morts et plus de 2000 blessés.

Leur presse (Bruno Ripoche, Globservateur), 3 décembre 2011.

Publié dans L'insurrection égyptienne et ses suites | Marqué avec | Commentaires fermés sur [Égypte] Pour chaque œil, toute la gueule

[Élections pièges à cons] Le modèle russe

En Russie, mille et une méthodes de fraude à l’œuvre aux législatives

Liasses de bulletins jetées dans l’urne, tournée des bureaux en bus pour voter plusieurs fois, électeurs achetés pour une poignée de roubles : racontées ou filmées puis mises en ligne, les fraudes observées lors des législatives en Russie ont été diverses et variées.

Que ce soit sur internet, dans les journaux ou simplement dans des conversations entre amis, les histoires de fraudes ne manquaient pas lundi, au lendemain des élections qui ont donné la majorité au parti Russie Unie de Vladimir Poutine.

« Sous mes yeux, un homme a jeté dans l’urne un paquet de bulletins », a raconté Elena Panfilova, la responsable moscovite de l’ONG Transparency International qui lutte contre la corruption, au site d’informations en ligne gazeta.ru.

« Un jeune homme est entré dans un isoloir dépourvu de rideau, a tiré de son blouson une liasse de bulletins et s’est dirigé vers l’urne. Les observateurs et les membres de la commission l’ont bien vu et ont essayé de lui dire qu’il ne fallait pas glisser les bulletins. Il a juste accéléré le pas, jeté ses bulletins dans l’urne et s’est enfui du bureau », a-t-elle ajouté.

Le périodique Novaya Gazeta raconte que dans le bureau 2696 à Moscou, « des inconnus ont donné à des SDF des liasses de bulletins déjà remplis ».

Une autre méthode, celle du « manège », semble avoir été aussi largement utilisée : munis de certificats reçus à l’avance permettant à une personne de voter ailleurs que dans son bureau, des électeurs ont pu ainsi voter à plusieurs reprises. De véritables tournées ont ainsi été organisées.

« Les observateurs (du parti d’opposition) Iabloko racontent qu’au bureau moscovite n°15, 50 véhicules sont arrivés, dans lesquelles se trouvaient au total environ 400 personnes », écrit le quotidien Vedomosti.

Une vidéo mise en ligne sur le site newsru.com (http://newsru.com/russia/04dec2011/karousel.html) montre un homme dans une voiture donner des instructions à un autre sur le déroulement de la journée. Il lui explique qu’ils devront aller dans 16 écoles au total et glisser à chaque fois un bulletin sur lequel ils auront coché la sixième case, correspondant au parti Russie Unie.

« Si on commence à nous enquiquiner (…), il faut répondre : c’est une élection ou pas ? J’ai le droit de voter pour qui je veux, j’exige qu’on appelle un policier », explique-t-il à son interlocuteur.

« La police est au courant ? », lui demande ce dernier. « Oui, elle est au courant », lui répond l’autre.

Obtenir des voix contre des espèces sonnantes et trébuchantes est encore un autre moyen. À Vladivostok, des étudiants ont dit qu’on leur avait promis 900 roubles (environ 22 euros) en échange du bon vote, relate Novaya Gazeta. Et pour s’en assurer, on leur a demandé de prendre en photo dans l’isoloir leur bulletin coché au bon endroit. Les observateurs s’en sont rendus compte en entendant de multiples bruits d’obturateurs d’appareils photos ou de téléphones portables.

D’autres méthodes, plus singulières, ont aussi été recensées.

Le chef des jeunes communistes, Iouri Afonine, a rapporté à Vedomosti que dans la région de Toula (200 km au sud de Moscou), certains membres des commissions électorales issus du parti communiste ont eu du mal à se rendre dans les bureaux de vote : de la colle avait été versée dans les serrures et sur la porte de leur appartement pour les empêcher de sortir.

Et à Moscou, la présidente d’une commission a fait croire à une alerte à la bombe pour permettre l’évacuation du bureau et par la même occasion en faire sortir une journaliste trop curieuse avec laquelle elle s’était disputée, a confié une source au sein des forces de l’ordre citée par l’agence Interfax.

Leur presse (Agence Faut Payer, 5 décembre 2011)

Publié dans Les luttes de classes en Russie | Commentaires fermés sur [Élections pièges à cons] Le modèle russe

[Algérie] Le raï d’État ne fait plus recette

SON CONCERT CHAHUTÉ À BOUIRA
Le cachet de Khaled provoque l’émeute

La venue du king du raï à Bouira, jeudi, a suscité un grand mécontentement au sein de la population, en général, et chez les jeunes, en particulier. La rumeur selon laquelle une somme de plus de 6 milliards de centimes a été donnée à Cheb Khaled en guise de cachet a fait le tour de la wilaya, notamment chez les jeunes chômeurs et, surtout, les universitaires recrutés dans le cadre du pré-emploi ainsi que des citoyens de plusieurs localités organisatrices de plusieurs contestations pour l’amélioration de leur cadre de vie.

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1323118576.jpg

Depuis l’annonce de Khaled à Bouira, les internautes ont investi facebook, appelant à son boycott. Appel qui semble avoir trouvé un écho favorable au vu du nombre de tickets d’entrée vendus à travers les différents points de vente. À la Maison de la culture de la ville de Bouira, seuls 24 billets ont été cédés, selon des sources proches de la Direction de la culture.

La radio locale, sponsor de la manifestation, avait pourtant fait un tapage médiatique autour de “l’événement”. Même le jour du concert, des appels ont été lancés par des responsables des Maisons de jeunes de la région pour inciter les citoyens à se rapprocher de leurs structures, et ce, pour l’achat des billets. En vain. L’angoisse s’est installée chez les organisateurs qui se sont rabattus sur les associations pour mobiliser les foules en mettant à leur disposition des bus à partir des différentes localités de la wilaya, promettant même la “gratuité” de l’accès au concert. Malgré tous les moyens mobilisés, l’assistance n’a pas atteint le niveau escompté. Ils étaient moins de 8000 personnes, chiffre insignifiant dans un stade olympique et pour un artiste de la trempe de Khaled.

À partir de 19 heures, des batailles rangées se sont engagées sur la pelouse entre différents bandes sous les yeux des forces de sécurité. Des jeunes installés sur les gradins avaient scandé : “Ouin rahi el-houkouma ?” (où est l’État ?).

Mais d’autres slogans se sont fait entendre : “Khaled yadi 6 milliards ouahna aïchin fi algaraget” (Khaled empoche 6 milliards pendant que nous vivons dans des garages). D’autres ont saisi cette occasion pour dénoncer le prix de la pomme de terre. “Papa el wali attina soukna” (M. le wali, donnez-nous des logements), ont encore crié d’autres. Juste après le coup d’envoi du concert, un grand nombre de jeunes ont quitté les lieux pour protester… contre le retard. L’arrivée de Khaled à Bouira était prévue pour mercredi soir. Un déjeuner était programmé avec les autorités locales au CNSL Tikjda qui avait entamé tous les préparatifs. À la dernière minute, le rendez-vous a été annulé. Idem pour la rencontre en exclusivité avec la radio locale qui a retransmis son concert en direct, avec celles de Bordj Bou-Arréridj et d’Oran. Lors du concert, plusieurs jeunes ont tenté de provoquer des troubles, certains usant même d’armes blanches.

Les forces de sécurité ont procédé à plusieurs arrestations et des repris de justice ont été interpellés. En dehors du stade, plusieurs véhicules ont été visités par des voleurs. À la fin du concert, des heurts ont éclaté entre jeunes et forces de l’ordre qui ont usé de gaz lacrymogènes pour disperser les émeutiers qui ripostaient par des jets de pierres. Une chose est sûre : les autorités auront à réfléchir avant la programmation de nouveaux chanteurs dans le cadre du programme culturel de la wilaya. Surtout sur les cachets qu’il faudra concéder aux artistes.

Leur presse (A. Debbache, Liberté, 3 décembre 2011)


Un officier de police interdit l’accès aux journalistes

Des journalistes de la presse écrite se sont vus interdits, par un officier de police, de couvrir la conférence de presse animée par l’artiste Khaled après la fin de son spectacle, au niveau de la loge du stade Rabah Bitat. Seule une équipe de l’ENTV et une autre de la radio régionale de Bouira étaient autorisées à assister à cette conférence.

L’officier, usant d’un vocabulaire vulgaire envers les journalistes, qui étaient pourtant nombreux, a ordonné aux policiers de constituer un cordon pour empêcher les journalistes d’accéder à la loge. « J’ai des instructions fermes, aucun journaliste de la presse écrite ne mettra les pieds dans la salle », dira-t-il.

Selon des échos, cette instruction des organisateurs est une manière pour éviter aux journalistes de connaître le montant du cachet de l’artiste. Selon des sources crédibles, le cachet de l’artiste Khaled à l’occasion de son spectacle à Bouira est de 100’000 dollars, (10 milliards de centimes).

Leur presse (Amar Fedjkhi, El Watan, 3 décembre 2011)

Publié dans Les luttes de classes en Algérie | Marqué avec | Commentaires fermés sur [Algérie] Le raï d’État ne fait plus recette

[Colombie] « Démocratisation » du Département Administratif de Sécurité du narcotrafic

Colombia’s troubled intelligence agency shuttered

Colombia’s intelligence service has been led by hard-charging men drawn to the cloak-and-dagger world in the government’s battle against drug traffickers and ultra-violent armed groups.

The new man in charge, however, is an affable bankruptcy lawyer and former university professor, and his role is decidedly different from his predecessors’. Ricardo Giraldo is dismantling the agency, which had once been considered a key component of the U.S.-backed effort to roll back the cocaine trade but has been paralyzed by one embarrassing scandal after another.

One former director of the Administrative Department of Security, or DAS, as the agency is known here, has been convicted of conspiring to kill union activists. A former high-ranking manager is accused of collaborating with death squads to assassinate a television humorist. Dozens of agents have been implicated in what prosecutors call a systematic effort to illegally spy on the Supreme Court and opposition politicians, which some former DAS agents said was done with U.S. equipment and funding.

And in recent weeks, Semana magazine revealed how rogue agents tried to kill the current interior minister and how other agency employees provided drug trafficking organizations with secret files, including the names of undercover agents and informants.

Government officials have tried to downplay what some analysts call the transformation of the DAS into a criminal organization.

But what is clear is that the DAS has been “a deeply dysfunctional organization, without a clear mission, that is unable to deliver strategic intelligence,” as Douglas Porch, an intelligence expert at the California-based Naval Postgraduate School, put it in a long report. Indeed, it has been police and army intelligence agents — and not DAS operatives — who have infiltrated the guerrilla Revolutionary Armed Forces of Colombia, or FARC, to help the military deliver paralyzing blows.

For Giraldo, 52, the job means taking apart the large, unwieldy agency and ensuring that a treasure trove of secret archives, including illegally obtained wiretaps and surveillance reports, is not stolen.

“This is not easy, to dismantle an organization with 58 years of history,” said Giraldo, who like a patient teacher explained his plans standing before a white board, magic marker in hand. “There is no romance in this job. It’s about organizing, about programming and planning.”

Tasks of reorganization

One of his overarching goals is to secure DAS documents, which are being sealed at the agency’s sprawling headquarters in Colombia’s capital and 27 satellite offices.

Under what is being informally called “the DAS archive project,” officials say they will classify and organize intelligence files and possibly permit the targets of illegal wiretaps and surveillance to review their own files, said Sergio Jaramillo, Colombia’s national security adviser.

“You set up a system so that the citizens can come forward and ask if they found their way into the DAS archive and ask for their own information,” Jaramillo said.

The DAS’s workforce of 5,500, meanwhile, is being transferred out to a variety of agencies. Though the DAS was known as a spy service, its agents did everything from provide security to high-ranking officials to stamp passports at airports.

More than 3,200 detectives, lab workers and crime-scene specialists are being shifted to the attorney general’s office. About 850 will work in the Foreign Ministry’s border control section, while 431 are being transferred to the National Police.

Jaramillo said a smaller and leaner intelligence service will rise in the DAS’s place.

“DAS was an institution from another age,” Jaramillo said. “It just wasn’t up to the task of what a modern intelligence agency in a liberal democracy should do. So we came to the conclusion that the only solution was to close it down and start from scratch.”

But that has not eased the concerns of observers such as Alfonso Gomez Mendez, a former attorney general who worries the closing of the DAS, which was announced by President Juan Manuel Santos on Oct. 31, may not end illegal spying.

“This is a very typical Colombian situation,” Gomez Mendez said. “Instead of sending people to jail, whoever they may be, we change the name of the institution and think we have resolved the problem.”

Critics fear coverups

Gustavo Gallon, director of a rights group called the Colombian Commission for Jurists, is also skeptical. A target of DAS agents for years, Gallon knows the inner workings of the agency better than most.

According to DAS orders, which have become public as prosecutors pursued cases against those involved in illegal surveillance activities, agents were to follow Gallon 24 hours a day. The agents were told to rent an apartment next to Gallon’s home and tail his teenage daughter, his siblings, even his elderly mother.

Yet the daily surveillance reports are now missing, Gallon said, though prosecutors have the official orders that were passed down to low-level agents.

Gallon wonders whether DAS agents destroyed the documents with the most salacious details of their operations against him. He also questions whether agents involved in illegal activities will be prevented from working in the new intelligence service.

“Here, many people took part, and we do not know, with certainty, that all of them have been identified and neutralized,” Gallon said.

Jaramillo, the national security adviser, said safeguards at the new National Intelligence Directorate will prevent those problems, from a merit-based career structure to the appointment of an inspector general to investigate allegations of malfeasance.

“It is out of crises that reform comes, but the trick is to learn to use the crisis and to see the opportunity in the crisis, and that is what we are trying to do,” he said. “To say, ‘Okay, look, enough is enough and it is possible to actually put together a competent, small and very professional agency.’ ”

Leur presse (Juan Forero, The Washington Post, 5 décembre 2011)

Publié dans General | Marqué avec , | Commentaires fermés sur [Colombie] « Démocratisation » du Département Administratif de Sécurité du narcotrafic

[Tunisie] Communiqué du sit-in du Bardo 1

« Nous tenons à rappeler que ce sit-in n’a aucun rapport avec le pseudo-conflit idéologique monté de toutes pièces »

Le Bardo, 4 décembre 2011

Suite aux événements qui ont eu lieu au Bardo le 3 décembre 2011 et qui visaient à disperser et à faire échouer le sit-in, et suite aux campagnes de diffamation qui visent à terroriser les sit-inneuses et les sit-ineurs qui résistent devant l’Assemblée constituante depuis le 30 novembre 2011 ; nous nous adressons à l’opinion publique et lui faisons part de ce qui suit :

— Nous déclarons que notre attachement à la poursuite de ce sit-in est inconditionnel et fondamental. Ce sit-in constitue une forme de lutte pacifique, et nous sommes attachés à la réalisation de ses revendications, que nous considérons comme justes et légitimes.

— Nous appelons toutes les composantes de la société civile : associations, organismes, partis, et personnalités nationales à soutenir ce sit-in et à se joindre à nous.

— Nous appelons notre peuple vaillant, toutes catégories et couches sociales confondues, à rejoindre le sit-in pour défendre son droit au Travail, à la Liberté et à la Dignité Nationale et pour s’opposer à la tentative d’établir une nouvelle dictature.

Nous tenons à rappeler que ce sit-in n’a aucun rapport avec le pseudo conflit idéologique monté de toutes pièces (laïques/ islamistes, modernistes/salafistes, etc.) comme tente de le démontrer la propagande médiatique étrangère et en particulier la chaîne satellitaire qatarie Al Jazeera.

Comité du Sit-in du Bardo

Source : Thala solidaire.

Publié dans L'insurrection tunisienne et ses suites | Marqué avec | Commentaires fermés sur [Tunisie] Communiqué du sit-in du Bardo 1