Barcelone : Solidarité active avec les grévistes en prison !

Quand les politiques ont peur de perdre toute légitimité, la répression indiscriminée frappe sans scrupules alors que des milliers de personnes se révoltent face à leur misère. Les politiques criminalisent à travers les médias et appliquent des mesures punitives qui violent leurs propres lois.

Depuis le 29 mars, trois personnes sont en détention préventive. L’un d’eux, Javi, a été arrêté le 29 mars au matin, alors qu’il participait à un piquet de grève dans le quartier de Clot, tandis que Isma et Dani ont été arrêtés lors du piquet de grève de la Zona Universitaria.

Pendant toute cette journée de contestation contre la réforme du travail et les plans d’austérité, il y eu au total 56 arrestations à Barcelone, et 79 dans toute la Catalogne.

Certaines de ces personnes sont maintenant en liberté après avoir payé des cautions de 3000 à 4000 euros. D’autres sont sorties en liberté conditionnelle et doivent se rendre au tribunal pour signer tous les quinze jours, chaque semaine ou deux fois par semaine. Certaines sont sorties du commissariat après avoir été frappées par la police. Par exemple, un gréviste a été retrouvé à la porte du commissariat central en pleine nuit avec un fémur cassé, sans argent et sans téléphone. Deux autres ont dû être opérés de la rate après avoir été frappés à coups de poings et de pieds par les Mossos d’Esquadra.

N’oublions pas non plus qu’une centaine de personnes a été blessée par la brutalité policière. Au moins vingt personnes ont été blessées par des balles de caoutchouc, dont un enfant de quatre ans et deux personnes y ont perdu un œil.

Les médias ont été utilisés depuis le début pour stigmatiser les grévistes et légitimer l’actuation policière : les coups, l’utilisation de balles de caoutchouc et même le retour des gaz lacrymogènes. Tout cela sert à étouffer les causes de la grève générale et la contestation des dizaines de milliers de personnes qui sont descendues dans la rue. L’objectif est de semer la confusion et de nous diviser, mais la multitude qui s’est manifestée ce jour-là a ressenti la force d’être ensemble et cela ne s’oublie pas. Le 29 mars, la rue était à nous et bien que les premières arrestations se soient produites dès le matin, la journée de lutte ne s’est pas arrêtée là.

Malgré la brutalité policière et la répression, pour beaucoup d’entre nous le bilan de la journée reste positif : les principales voies d’accès à la ville coupées, la majorité de commerces fermés, les centaines de milliers de personnes qui ne sont pas aller travailler, la grève de la consommation, et la présence massive dans les rues.

Alors que trois personnes sont en prison et que l’on lutte pour leur libération, nous rappelons que nous avons décidé de faire grève parce que nous ne voulons plus que quelques puissants dirigent nos vies et imposent leurs règles de jeu, unilatéralement et de haut en bas : la privatisation de la santé et de l’éducation, les saisies et les expulsions de logement pour faute de paiement de loyer ou de prêt, la nouvelle réforme du travail qui permet des aberrations telles que le licenciement pour cause de maladie, la fin des conventions collectives ou la libre application des licenciements collectifs, etc. Chaque jour la vis se resserre un peu plus, mais chaque jour nous sommes un peu moins dupes.

Les chefs d’accusations de troubles à l’ordre public ne justifient pas, d’un point de vue légal, la détention provisoire. Cela révèle bien comment fonctionne la « justice » et qui en tire les ficelles. D’une part Felip Puig, le Conseiller de l’Intérieur de Catalogne, avec ses déclarations et ses menaces de limiter la liberté de réunion, de renforcer le code pénal et d’encourager la délation citoyenne et d’autre part les mesures gouvernementales qui proposent de passer le vandalisme urbain sous loi antiterroriste, visibilisent que les lois sont les jouets des politiques. La décision d’emprisonner Javi, Isma et Dani ne correspond pas à des impératifs juridiques, mais bien à des d’intérêts spécifiques pour paralyser les protestations. Dans ce même ordre d’idée, lors de la manifestation de soutien aux prisonniers, lundi 2 avril, la police catalane a arrêté un homme en fauteuil roulant, laissant son fauteuil sur le trottoir, et l’accuse également de troubles à l’ordre public.

Leur isolement et leurs menaces n’ont pas leur place dans notre enthousiasme collectif.

Leur précarité ne fait plus peur si l’on s’entraide.

Leurs plans d’austérité réaffirment nos désirs d’autogestion.

La répression et la prison ne nous arrêteront pas si l’on part du principe que…
CHAQUE COUP PORTÉ EST UN COUP PORTÉ À TOUT LE MONDE !

LIBERTÉ POUR LES GRÉVISTES EN PRISON !

ACQUITTEMENT POUR LES GRÉVISTES DU 29 MARS !

Groupe de soutien à Javi de Clot

Publié dans España en el corazón, Radicalisation des luttes ouvrières | Marqué avec | Commentaires fermés sur Barcelone : Solidarité active avec les grévistes en prison !

[Déforestation] Trois fois plus de perte au premier trimestre en Amazonie

Brésil/Amazonie : les déboisements ont presque triplé au 1er trimestre 2012

Les déboisements en Amazonie ont pratiquement triplé au cours des trois premiers mois de cette année par rapport à la même période de l’année dernière, a indiqué jeudi l’Institut brésilien de recherches spatiales (Inpe) sur la base de données satellitaires provisoires.

De janvier à mars 2012, la forêt amazonienne a perdu 388 km² de végétation contre 135 km² au premier trimestre 2011.

C’est l’État du Mato Grosso (centre-ouest), terre d’élevage de bovins et grand producteur de soja, qui a été le plus touché avec une zone déboisée de plus de 285 km² en février.

Nous n’avons pas de crise de déforestation [sic], a toutefois assuré la ministre de l’Environnement Izabella Teixeira lors d’une conférence de presse.

Selon elle, l’augmentation des déboisements est due au temps clair au cours du premier trimestre, ce qui a permis au satellite de surveillance d’identifier facilement les zones affectées [sic].

Lors du sommet sur le climat de l’ONU, en 2009 à Copenhague, le Brésil s’était engagé à réduire la destruction de la forêt amazonienne de 80% d’ici à 2020.

En 2011, la forêt amazonienne a perdu 6.238 km² après un pic de 27.000 km² en 2004.

Leur presse (Agence Faut Payer, 6 avril 2012)

Publié dans Luttes pour la terre | Marqué avec , , | Commentaires fermés sur [Déforestation] Trois fois plus de perte au premier trimestre en Amazonie

[Syndicalisme policier] « Il bat sa femme, on peut le parier »

Un responsable syndical policier déféré après des violences sur sa compagne

Un policier, secrétaire général adjoint d’Unité police SGP-FO (premier syndicat de gardiens de la paix), doit être présenté mardi devant la justice à Paris pour des « violences » sur sa compagne la semaine dernière, a annoncé une source policière.

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1333792395.jpgGilles Wiart a été placé en garde à vue ces dernières heures à l’Inspection générale des services (IGS – « police des polices ») après une plainte, la semaine dernière, de sa compagne, pour des faits survenus à leur domicile parisien.

Celle-ci, qui est gardien de la paix, accuse le responsable syndical de « violences » perpétrées à leur domicile, ce que M. Wiart a nié devant la « police des polices », selon la source.

Il a été convoqué à l’IGS lundi matin pour être entendu sur ces faits et a été confronté à sa compagne qui a maintenu ses accusations contre M. Wiart, a dit aussi la source.

M. Wiart a ensuite été l’objet d’une garde à vue à la « police des polices » puis conduit lundi soir au dépôt du palais de justice de Paris.

Il devait être présenté à un magistrat mardi qui décidera, ou non, d’une mise en examen, a encore indiqué la source.

Nicolas Comte, secrétaire général d’Unité police SGP-FO, a fait part à l’AFP de sa « tristesse » s’agissant « d’un ami de longue date » avec qui il « a partagé des combats syndicaux » et soulignant que la compagne de celui-ci est une adhérente de son organisation.

« L’enquête doit déterminer s’il s’agit d’un conflit conjugal ayant atteint son paroxysme », a-t-il ajouté « ou d’un délit plus grave ». M. Wiart « doit se consacrer à sa défense », a-t-il conclu.

Leur presse (paris-normandie.fr, 13 mars 2012)

Publié dans Violences policières et idéologie sécuritaire | Marqué avec | Commentaires fermés sur [Syndicalisme policier] « Il bat sa femme, on peut le parier »

La police travaille à Créteil

Une station Autolib’ incendiée

Pour la première fois, une station Autolib’ a été la cible d’un incendie. Six véhicules ont été détruits dans la nuit de jeudi à vendredi, à Créteil (Val-de-Marne).

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1333790761.jpg

Des traces noires au sol, des lambeaux de pneus, des bris de vitres et des bornes désespérément vides. Triste décor hier matin à la station Autolib’ située rue Maurice-Déménitroux, à Créteil. Dans la nuit de jeudi à vendredi, vers minuit, les six voitures électriques en libre-service sont parties en fumée. Les bornes de charge ont également été dégradées.

Cinq personnes ont été aperçues par les riverains mettant le feu aux environs de minuit, derrière le quartier Petit-Pré – Sablières. Les pompiers sont intervenus jusqu’à 2 heures du matin. « J’ai senti l’odeur du brûlé, raconte Marc, qui habite dans la barre, juste en face la station. J’ai cru que c’était à l’intérieur de l’appartement. De ma fenêtre, j’ai vu des flammes très hautes. »

C’est la première fois que pareil incident touche le parc Autolib’. « Jusqu’alors, nous avions été plutôt épargnés. Nous avions plutôt affaire à du vandalisme, fait-on savoir chez Bolloré, l’entreprise qui a mis sur le marché ce système de voiture en location. Évidemment, on se serait passés de cet incident. Mais tous les jours, il y a des véhicules qui brûlent en France. » Le montant du préjudice reste confidentiel. La note devrait être des plus élevées : trois véhicules sont totalement détruits et les trois autres ont été sérieusement endommagés. Les batteries ont cependant pu être sauvées.

Hier matin, les agents de la propreté urbaine s’affairaient à faire disparaître les restes d’Autolib’. Mi-surpris, mi-fatalistes, les riverains regardaient la scène. « C’est désolant », se lamente le facteur juché sur son vélo. « De toute façon, personne ne s’en servait », lance cet habitant. « Ça fera plus de place pour se garer. Ils ont rajouté six voitures comme s’il n’y en avait pas assez comme ça dans la cité », ajoute cette mamie. L’enquête se poursuit pour interpeller les incendiaires. Autolib’ ne serait pas directement visé. « C’est simplement une coïncidence liée apparemment à des contrôles de police dans le quartier », indique-t-on chez Bolloré. Le déploiement de ces petites Bluecar sur Créteil va se poursuivre.

Au total, 19 stations seront aménagées. Les voitures de la rue Déménitroux seront remplacées d’ici à une semaine.


La cité voisine sous tension

Depuis plusieurs jours, le quartier Petits-Prés – Sablières à Créteil vit sous tension. Selon certains habitants, ce climat pourrait expliquer l’incendie de la station Autolib’, voisine de la cité. Régulièrement, la police patrouille et intervient pour démanteler des trafics. Du « harcèlement », aux dires des jeunes de la cité.

Mais depuis mercredi, la tension est montée d’un cran après une interpellation musclée. Vers 15h30, une patrouille de police aperçoit une voiture, avec quatre jeunes gens à bord. Les fonctionnaires s’approchent et l’un des passagers quitte précipitamment la voiture en jetant deux petits objets sur le siège de la voiture. Des objets qui s’avéreront être des sachets d’herbe de cannabis. Un autre sac contenant une quinzaine d’autres sachets d’herbe sera également retrouvé dans la voiture. Mais lors des interpellations, des heurts vont éclater entre policiers et jeunes, appuyés par les mères de famille du quartier.

Deux policiers seront blessés, l’un par un violent coup de poing, qui lui vaudra sept jours d’arrêt, et l’autre par un objet lourd, dissimulé dans un sac de sport, qui lui occasionnera des points de suture à la tête et un arrêt de dix jours. Pour se dégager, les policiers useront de gaz lacrymogène. Dans la bagarre générale, la maman d’un des jeunes, interpellé « pour rien » selon elle, va être blessée. « Un policier m’a donné des coups dans le ventre alors que je suis enceinte de 6 mois. » Tombée à terre, elle s’évanouit et sera transportée à l’hôpital. Hier, la famille entendait déposer plainte pour « violences policières ».

Pour les animateurs du centre socioculturel, « l’exaspération est à son comble dans le quartier. Le travail de la police est compliqué. Mais les dérapages ne sont pas acceptables. » Selon un policier : « Cette opération a été particulièrement difficile. Les mères n’ont pas été en reste pour s’opposer aux policiers. » Trois jeunes gens ont été déférés hier devant le parquet de Créteil pour « violences en réunion » sur les policiers. Une information judiciaire a été ouverte.

Leur presse (LeParisien.fr, 7 avril 2012)

Publié dans Violences policières et idéologie sécuritaire | Marqué avec , | Commentaires fermés sur La police travaille à Créteil

[Lille] Samedi 17 mars 2012 – Journée contre la répression policière (3)

Lille. Une centaine de manifestants, hier, « contre les violences policières »

| MOBILISATION | Retour sur les pavés, hier après-midi, pour le Comité des sans-papiers du Nord (CSP 59), le Groupe des anarchistes lillois, la CNT et d’autres collectifs et syndicats. Une centaine de personnes défilent entre les places Martin-Luther-King, à Lille-Sud, et Degeyter, à Fives, « contre les violences policières ».

« Cette situation ne peut plus durer ! »

Ils viennent rebaptiser trois rues, en posant des plaques au nom de personnes illustrant, selon les militants, les « violences » dénoncées. Ainsi le boulevard de Metz devient-il « Riad-Hamlaoui », du nom de ce jeune homme mort par balle en 2000 lors d’un contrôle (le policier mis en cause avait été condamné à trois ans de prison avec sursis). Puis la place de la République, devenant « Hakim-Djelassi », mort d’une crise cardiaque (d’origine naturelle, selon le parquet) lors de son transport dans un fourgon de police en 2009. Et enfin la rue de Tournai : « Rue Marie-Noëlle-Gues », en hommage à cette militante calaisienne de la cause des migrants, décédée d’une maladie grave en 2011.

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1333790179.jpg

À Wazemmes, Roland Diagne évoque l'année 1996, qui a marqué la naissance du mouvement des sans-papiers dans le Nord.

Autre symbole, la place de la Nouvelle-Aventure, considérée par les sans-papiers comme le lieu fondateur de leur mouvement. Le porte-parole, Roland Diagne, y arrête le cortège, rappelant au micro l’occupation de l’église Saint-Pierre – Saint-Paul et son évacuation, en 1996. « Ce fut le lieu d’une violence inouïe », affirme-t-il. Et de rappeler aussi « la longue grève de la faim » à la Cimade (rue du Marché), l’acte fondateur du comité. Bientôt seize ans après, Roland Diagne est toujours déterminé : « Depuis 2007, Sarkozy a exclu les sans-papiers de la commission de régularisation. Les autres associations ne peuvent plus faire leur travail. Cette situation ne peut plus durer ! » Le parcours s’est achevé, dans le calme, vers 17 h, place Degeyter, une destination également symbolique : le 8 octobre dernier, près de 600 identitaires (extrême droite) s’y étaient réunis.

Leur presse (lavoixdunord.fr, 18 mars 2012)

Publié dans Violences policières et idéologie sécuritaire | Marqué avec , , | Commentaires fermés sur [Lille] Samedi 17 mars 2012 – Journée contre la répression policière (3)

[« La cruauté du Moyen Âge… »] La police travaille en Russie

Nouvelles violences policières : mort en détention, jeunes tabassés

Décès en détention, adolescents roués de coups par des policiers : les cas de violences policières continuent d’émerger un peu partout en Russie, depuis un premier scandale de torture mi-mars à Kazan, au centre du pays, selon le Comité d’enquête jeudi.

À Sourgout (district autonome des Khantys-Mansis, Sibérie) le comité d’enquête a indiqué qu’un homme de 42 ans était mort en détention, le 3 avril. Selon des résultats préliminaires, l’homme, qui se trouvait en état d’ébriété, serait mort étouffé par son vomi.

Dans la région de Rostov, au sud, une enquête a été ouverte après le décès d’un homme de 36 ans à l’hôpital. Il y avait été conduit le 2 avril par un policier, alors qu’il se trouvait en état d’ébriété. Mais selon l’autopsie, il est mort après avoir été roué de coups.

À Saint-Pétersbourg, cinq policiers des forces antiémeute ont été condamnés à quatre ans de prison avec sursis pour abus de pouvoir après avoir frappé un homme en mai 2010.

Au Bachkortostan, dans la ville de Sterlitamak, dans le Sud, une enquête a été ouverte contre trois policiers soupçonnés d’avoir battu trois adolescents, âgés de 15 à 17 ans. L’incident s’est produit après qu’un adolescent de 15 ans eut insulté des policiers  dans la rue, le 15 février. Ces derniers ont alors battu le jeune homme et deux autres qui l’accompagnaient, âgés de 16 et 17 ans.

Enfin, à Syktyvkar (république des Komis, Nord), un policier a été interpellé pour avoir roué de coups un habitant le 27 janvier.

Journaliste agressée

Les révélations sur des affaires de violences policières se sont multipliées après un scandale à la mi-mars dans un commissariat à Kazan, au Tatarstan (Russie centrale), où un homme en garde à vue est décédé après avoir été sodomisé avec une bouteille par des  policiers.

Jeudi, le ministre de l’Intérieur du Tatarstan, Asgat Safarov a d’ailleurs annoncé avoir remis sa démission, qui doit désormais être acceptée par le président russe Dmitri Medvedev, a rapporté l’agence Interfax. Dans un livre dont des extraits ont été publiés fin mars, M. Safarov fait l’apologie de la « cruauté du Moyen Âge ».

Par ailleurs, une journaliste du journal d’opposition Novaïa Gazeta a été victime d’une violente agression dans la nuit de mercredi à jeudi dans la banlieue de Moscou, ont indiqué l’intéressée et le journal. C’est dans ce quotidien que travaillait la journaliste Anna Politkovskaïa, assassinée en 2006.

Elena Milachina est l’auteure de plusieurs enquêtes sur la violation des droits de l’homme dans le Caucase russe et le meurtre d’Anna Politkovskaïa.

Leur presse (ATS, 5 avril 2012)


Nouveau scandale policier en Russie : ils électrocutent et torturent un suspect

Depuis plusieurs semaines, la révélation de violences policières commises en Russie se multiplient. Les autorités ont reconnu des pratiques « courantes ». Un nouveau scandale vient d’éclater.

Le Comité d’enquête de Russie a indiqué vendredi avoir ouvert une enquête visant les policiers d’un commissariat de Krasnoïarsk, en Sibérie, qui sont notamment accusés d’avoir torturé un suspect à l’électricité, dernier scandale en date de violences policières. « Selon les enquêteurs, le 16 février 2012, les policiers (…) ont frappé à la tête et au corps un habitant de 25 ans de Krasnoïarsk et l’ont soumis à des décharges électriques », relate le comité.

Pour avouer un vol

Le but de ces tortures était de faire « avouer un vol », poursuit la même source dans son communiqué, qui ne précise pas combien d’agents sont mis en cause dans cette affaire.

Les autorités reconnaissent des pratiques courantes

Les révélations de violences policières se sont multipliées ces dernières semaines après un scandale à la mi-mars dans un commissariat à Kazan, au Tatarstan (Russie centrale), où un homme en garde à vue est décédé après avoir été sodomisé avec une bouteille par des policiers. Les autorités russes, qui ont longtemps assuré que de tels abus étaient des cas « isolés », ont depuis reconnu que ces pratiques étaient courantes.

Les objectifs à tenir en cause ?

Selon les ONG, le recours aux violences est très répandu dans la police, les agents devant atteindre des objectifs fixés par leurs chefs sur le nombre de crimes et délits à élucider chaque année. Les policiers obtiennent sur cette base des primes et promotions.

Leur presse (RTL.be, 6 avril 2012)


Russie/torture : 65 plaintes visent le commissariat à l’origine du scandale

Le commissariat Dalny de Kazan au Tatarstan (centre de la Russie), où la mort d’un détenu après des tortures a déclenché un scandale d’ampleur nationale, fait l’objet de 65 plaintes pour violences policières, a annoncé le parquet général russe dans un communiqué.

Le procureur général adjoint de Russie, Sergueï Zaïtsev a rendu compte des premières conclusions de la commission d’enquête envoyée à Kazan mi-mars après la mort de Sergueï Nazarov, 52 ans, des suites d’un viol avec une bouteille dans le poste de police Dalny, explique cette même source.

La commission a reçu (les témoignages) de 417 personnes, dont 65 ont fait état de recours à la violence. Ces plaintes des citoyens sont sous le contrôle du procureur général et seront examinées de manière objective et minutieuse, indique le communiqué.

Des policiers de ce commissariat sont inculpés pour le moment dans le cadre de sept affaires.

Le bureau du procureur a insisté sur la nécessité de former les policiers de manière sérieuse pour qu’ils aient un profond sens du respect à l’égard des droits et libertés de l’homme et du citoyen, souligne encore le communiqué.

Par ailleurs, le comité d’enquête de Russie a indiqué lundi avoir lancé des poursuites contre des policiers de trois autres commissariats de Kazan pour des violences commises à l’encontre de trois victimes en avril 2010 et octobre 2011.

Selon le comité, dans l’un de ces cas, les policiers ont sodomisé un suspect avec une bouteille.

Enfin, toujours selon le comité d’enquête, deux policiers de la région d’Oulianovsk (700 km à l’est de Moscou) vont être jugés pour avoir roué e coups deux personnes le 11 novembre 2011 dans le but de leur faire avouer des crimes qu’ils n’avaient pas commis.

L’affaire Nazarov a entraîné des révélations en série de tortures, entraînant parfois la mort, dans des commissariats à travers toute la Russie afin d’extorquer des aveux.

Selon des ONG, le recours aux violences est très répandu au sein de la police russe, les agents ayant notamment recours à la torture pour atteindre des objectifs fixés par la hiérarchie, afin d’obtenir primes et promotions.

Leur presse (Agence Faut Payer, 2 avril 2012)


Chef de la police, il vante la cruauté du Moyen Âge

Le ministre de l’Intérieur du Tatarstan, république du centre de la Russie au cœur d’un scandale de tortures commis par des policiers, fait l’apologie de la « cruauté du Moyen Âge ».

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1333789284.jpg

« La cruauté du Moyen Âge avait une explication logique : si on ne peut châtier un assassin plusieurs fois, on peut mettre fin à sa vie avec les méthodes les plus cruelles, afin de montrer l’exemple », écrit le ministre Asgat Safarov dans un ouvrage dont le journal Novaïa Gazeta cite de brefs passages.

« Peu importe que les humanistes me jettent la pierre, moi j’ai une profonde conviction : le criminel qui tue doit payer. Et c’est très humain », ajoute le patron de la police du Tatarstan.

Il n’a pas été précisé si le ministre faisait référence à une affaire en particulier.

Plusieurs affaires

La police du Tatarstan s’est illustrée ces derniers temps dans plusieurs affaires de violences et de tortures.

Un homme de 52 ans, Sergueï Nazarov, est mort le 10 mars dernier après avoir été sodomisé avec une bouteille de champagne par des policiers dans un commissariat de Kazan, la capitale du Tatarstan, à 700 km à l’est de Moscou.

À la mi-mars deux policiers du même commissariat ont été arrêtés pour des violences commises en octobre 2011 contre un habitant de Kazan, Oskar Krylov. Ce jeune homme accuse les policiers de l’avoir violé avec une bouteille. Sa plainte avait été ignorée jusqu’à ce que le scandale éclate à la suite de la mort de Sergueï Nazarov.

Un phénomène courant

Les violences policières sont un phénomène courant en Russie, mais cette affaire a fait scandale en raison de la cruauté des faits et dans un climat de contestation sans précédent contre le régime de Vladimir Poutine.

Mardi, le comité d’enquête de Russie, principal organe chargé des investigations criminelles, a ordonné une enquête nationale sur les pratiques des forces de l’ordre après la révélation de deux nouvelles affaires de violences policières, un problème que les autorités russes qualifient d’habitude de dérives isolées.

Un maire témoigne

Par ailleurs, Igor Bestouji, le maire de Stavropol, ville de 400’000 habitants située dans le sud-ouest de la Russie, en détention depuis le 2 février et inculpé de corruption, a affirmé de son côté mercredi, via son avocate, avoir avoué des faits de corruption après avoir été longuement torturé et menacé.

« Ils m’ont frappé à coups de poing à la tête, à la nuque, ensuite ils m’ont mis un sac en plastique (sur la tête) et l’ont scotché. Après ils m’ont menacé d’électrocution, puis de viol », a-t-il raconté dans une lettre lue par son avocate devant un tribunal, a relayé l’agence russe Interfax.

M. Bestouji a aussi affirmé que sa famille avait été menacée, et qu’il a été privé du droit de voir un avocat jusqu’au 19 mars.

Deux policiers arrêtés dans le cadre d’une enquête pour meurtre

Deux policiers russes ont été arrêtés dans la région de Kemerovo dans le cadre d’une enquête pour meurtre, a annoncé mercredi le comité d’enquête de Russie, alors que les révélations sur les violences policières se multiplient depuis début mars dans le pays.

Les deux policiers sont poursuivis pour « abus de pouvoir avec recours à des violences aux conséquences graves » et l’un de leurs amis a été inculpé de « meurtre », a indiqué dans un communiqué le comité, principal organe chargé des enquêtes criminelles en Russie.

Le corps de la victime, un jeune homme de 25 ans, avait été trouvé au bord d’une route le 11 décembre dernier.

Leur presse (Agence faut Payer, 28 mars 2012)

Publié dans Les luttes de classes en Russie, Violences policières et idéologie sécuritaire | Marqué avec , , , , , , , , , | Commentaires fermés sur [« La cruauté du Moyen Âge… »] La police travaille en Russie

La police travaille à Hyères

Il dépose plainte contre des policiers à Hyères

Poursuivi pour des violences, un étudiant de 26 ans dénonce le traitement qui lui a été infligé.

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1333786922.jpg

Le certificat médical initial révèle une luxation de l’épaule gauche, avec fracture associée de l’omoplate gauche.

A. H., 26 ans, étudiant en ingénierie de l’information, est poursuivi pour avoir asséné deux coups de poing à deux policiers lors d’un contrôle routier le 25 mars à Hyères. Il est convoqué le 15 mai pour comparaître devant le tribunal correctionnel de Toulon pour violences volontaires contre personnes dépositaires de l’autorité publique. Sur le banc réservé aux parties civiles, il devrait, ce jour-là, retrouver les deux victimes qui ont bénéficié d’un jour et de trois jours d’incapacité totale de travail.

Vingt-et-jours d’ITT pour le jeune homme

Ces faits, le jeune homme entend bien les contester lors de l’audience. Surtout que pour lui l’affaire prend une autre tournure. Il n’est pas sorti indemne de l’interpellation. Il s’est vu délivrer une incapacité totale de travail de 21 jours. Au minimum. Visage marqué, le certificat médical initial révèle une luxation de l’épaule gauche, avec fracture associée de l’omoplate gauche. A. H. a déposé plainte contre les policiers le 27 mars au commissariat de police de La Garde. Assisté par Me Bochnakian, son avocat, il entend pointer du doigt les violences policières dont il aurait été victime ; voire de « traitements inhumains ». Placé en garde à vue dans les geôles du commissariat de Hyères à 1 h et malgré ses blessures, il n’a été transporté aux urgences de l’hôpital — situé à 200 m — que six heures plus tard.

Enquête interne de la police nationale

Sur les circonstances de l’arrestation, les deux parties ont un scénario différent. Contactée par écrit, la direction départementale de la Police indique que l’individu a été interpellé « pour des violences volontaires sur personne dépositaire de l’autorité publique » et qu’à « l’issue de l’enquête, il a été déféré le lendemain devant le procureur de la République. Il a été laissé libre avec une convocation en justice pour le mois de mai. » L’étudiant a une autre version de la soirée (voir ci-dessous).

La direction de la police précise qu’une plainte a été enregistrée à l’encontre des policiers. « Le procureur de la République a été informé et considérant ces éléments complémentaires a décidé de confier cette nouvelle enquête au cabinet d’audit de la direction départementale de la sécurité publique. »

Seuls détails troublants dans ce dossier : l’interpellé n’est poursuivi ni pour outrages ni pour rébellion et il n’était pas alcoolisé au moment des faits.

« J’avais l’épaule fracturée en garde à vue »

« On a été arrêté au rond-point du port parce que nous étions six dans la voiture », explique A. H. Sur les circonstances exactes des blessures subies par chacun, c’est le flou le plus total. Ici, la justice tranchera. C’est sur le déroulement de la garde à vue que des questions surgissent. « Je me tordais de douleur. Je n’avais même pas de matelas pour m’allonger. J’ai demandé un médecin. » Ce n’est que six heures plus tard, le dimanche, à l’heure de la relève, que celui-ci aurait été dirigé vers les urgences de l’hôpital. Le visage tuméfié et le bras en écharpe, il a été déféré le lundi devant un magistrat du parquet. Il en est sorti libre, une convocation en main pour le 15 mai. Un délégué de la Ligue des droits de l’Homme était venu lui apporter son soutien.

« Les policiers ont dit que je leur ai mal parlé, que j’ai été violent. » Pas de trace cependant d’outrage ou de rébellion. À la suite de son dépôt de plainte, A. H. a été convoqué devant un médecin légiste. Selon celui-ci le diagnostic initial — soit 21 jours d’ITT — doit être revu à la hausse. Pour Me Bochnakian, «  il y a une disproportion avec la force utilisée par les policiers et la soi-disant virulence de mon client il suffit de voir les certificats médicaux. »

Leur presse (Peggy Poletto, Var matin, 4 avril 2012)

Publié dans Violences policières et idéologie sécuritaire | Marqué avec , | Commentaires fermés sur La police travaille à Hyères

[Tunisie] En marche vers la deuxième révolution ?

Sidi Bouzid : menaces de grève générale et de désobéissance civile

Le comité de protection de la Révolution « 17 décembre » et le front du 17 décembre des forces progressistes ont organisé jeudi 5 avril 2012 une « Journée de la colère » à Sidi Bouzid rapporte Shems.fm.

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1333721773.jpg

« Tunisie libre »

Ils ont protesté contre le chômage et le manque de développement régional. D’après l’un des participants, le gouverneur, de par son appartenance au Mouvement Ennahdha, est accusé de ne pas être neutre, et est donc persona non grata.

Des réunions se poursuivront entre les coordinateurs du mouvement de protestation, qui n’écartent pas l’éventualité de décréter une grève générale dans la région de Sidi Bouzid, voire la désobéissance civile si leurs demandes ne sont pas concrétisées.

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1333721890.jpg

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1333722034.jpg

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1333722143.jpg

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1333722181.jpg

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1333722207.jpg

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1333722240.jpg

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1333722270.jpg

Publié par des ennemis de la révolution (Tunisie numérique, 5 avril 2012)


Un groupe de jeunes de Sidi Bouzid a entamé mardi une marche à pieds en direction de Tunis. Pour interpeller le gouvernement sur le droit à l’emploi.

Cette idée revient aux jeunes chômeurs de la région, notamment à ceux de Jelma. Le point de départ était devant le siège du gouvernorat de Sidi Bouzid. Ces jeunes qui n’étaient au départ qu’une dizaine compte multiplier leur nombre au fur et à mesure de leur traversée.

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1333722351.jpg

Zied Bouazizi, 20 ans. Niveau 1re année secondaire.

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1333722444.jpg

Samir Maamouri, 21 ans. Il a un diplôme de cuisinier.

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1333722509.jpg

Ramzi Abdouli, 24 ans. Maîtrise en informatique appliquée à la gestion.

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1333722528.jpg

Nader Hamdouni, 36 ans. Il a une maîtrise ès lettres arabes.

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1333722595.jpg

Hichem Anibi, 26 ans. Niveau bac lettres.

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1333722645.jpg

Fayçal Bouazizi, 26 ans. Il a encore une balle dans sa jambe droite.

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1333722692.jpg

Ali Zamour, 55 ans, ex-prisonnier politique. Bac Math-Physique (son professeur était Moncef Ben Salem, l'actuel ministre de l'enseignement supérieur).

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1333722767.jpg

Abdel Monem Abassi, 21 ans. Niveau bac.

Des centaines de km à faire à pieds ça use les souliers et les pieds. Mais pas leur détermination à exiger leur droit à l’emploi et au respect de leur dignité.  Cette marche rappelle aux Tunisiens les deux précédentes organisées pour Kasbah I et Kasbah II, début 2011, pendant le 1er et le 2e Gouvernement de transition sous Mohamed Ghannouchi.

Les marcheurs auront-ils cette fois-ci gain de cause avec l’actuel ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Abdelawaheb Maâtar ?

À suivre…

Publié par des ennemis de la révolution (Kapitalis, 4 avril 2012)


Grève générale prévue à Redeyef

Le gouvernement provisoire répondra-t-il favorablement à toutes les revendications ?

Au moment où nous mettions sous presse, une délégation représentant les citoyens de Redeyef, se dirigeait vers la capitale pour négocier avec le gouvernement provisoire les revendications formulées il y a des mois et les modalités de leur application. Les résultats des négociations décideraient du sort du bassin minier, car une grève générale a été déjà annoncée à Redeyef.

« En fait, nous maintenons notre grève prévue pour aujourd’hui, au cas où le gouvernement provisoire ne répond pas favorablement à nos revendications et à nos conditions », annonce Adnane Hajji, responsable syndicaliste à Redeyef.

À rappeler dans ce contexte que le gouvernement provisoire, plus particulièrement le ministère des Affaires Sociales s’est désisté de ses engagements vis-à-vis des syndicalistes, des jeunes et des citoyens du bassin minier en renonçant aux accords cadres signés dans ce sens. Une position qui n’a fait qu’alimenter la tension entre les deux parties, d’où l’appel à une grève générale, aujourd’hui. (…)

Publié par des ennemis de la révolution (Le Temps, 5 avril 2012)


Des manifestants bloquent la route entre Gafsa et Sfax

Des habitants du village de Zanouche, près de Sened, ont fermé la route reliant Gafsa à Sfax, le 5 avril, pour demander des projets de développement dans la région.

Ils se sont rassemblés ensuite devant la clinique du village pour demander l’amélioration de la qualité de ses services.

Dans leurs déclarations à Radio Kalima, les habitants de la région ont menacé de radicaliser leur mouvement si les autorités locales ne répondaient pas à leurs revendications.

Cette action fait suite au décès d’un nourrisson en raison de l’absence d’un médecin de permanence.

Le père du nourrisson a affirmé que son fils souffrait d’une complication respiratoire qui avait nécessité son transfert à la clinique, où le seul infirmier présent n’avait rien pu faire.

Publié par des ennemis de la révolution (Radio Kalima, 5 avril 2012)


Gafsa : des mesures sécuritaires préventives à la veille de l’annonce des résultats du concours de la CPG

Les autorités régionales du gouvernorat de Gafsa ont pris des dispositions sécuritaires préventives pour « la protection des biens publics et privés dans la localité d’El Medhilla ».

Ces mesures, comme l’a indiqué à l’agence TAP, le gouverneur de la région, Brahim Hamdaoui, visent à prévenir les mouvements de protestation et les actes de violence, en prévision de la proclamation des résultats du concours de recrutement des agents d’exécution à la Compagnie des phosphates de Gafsa (CPG).

Les résultats seront proclamés le 7 avril 2012, dans la délégation d’El Medhilla, pour le recrutement de 530 agents d’exécution devant travailler dans les mines et les bassins de lavage de la CPG, dans cette délégation. Le nombre total des recrutements, pour tout le gouvernorat, s’élève à 2588 agents d’exécution. Selon des sources sécuritaires et militaires de haut niveau, des renforts vont être déployés, à partir de vendredi, dans la délégation d’El Medhilla.

Dans ce sens, des unités d’intervention de la garde nationale et des forces de l’ordre public, et de l’armée nationale seront mis en place tout autour des unités de la CPG et du Groupe chimique tunisien (GCT), ainsi qu’au niveau des intersections des routes et des grands centres urbains, dans le centre ville.

Publié par des ennemis de la révolution (WMC/TAP , 6 avril 2012)

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1333721344.jpg

Un tag à Bizerte : « La rue et la colère, pas les tribunes, ni les discours »

Publié dans L'insurrection tunisienne et ses suites | Marqué avec , , , , , , , | Commentaires fermés sur [Tunisie] En marche vers la deuxième révolution ?

[« Affaire de Tarnac »] Une lettre du fameux capitaine Crochet

Tarnac : la lettre du forgeron au juge

DOCUMENT E1 – Soupçonné d’être mêlé à « l’affaire de Tarnac », il écrit au juge qui l’a mis en cause.

Le ton est sarcastique mais le fond est très sérieux. Charles Torres, un forgeron d’une trentaine d’années qui avait été brièvement « placé en garde à vue », fin février dans l’affaire de Tarnac, a écrit au juge d’instruction en charge du dossier. Une lettre de sept pages, dans laquelle il démonte, et tourne en dérision, l’enquête dont il a fait l’objet. Europe 1 s’est procuré le courrier.

Un courrier plein d’ironie

Charles Torres adresse donc un mail au juge « sur [son] adresse mail parue récemment dans le Canard Enchaîné ». « Au cas où vous en auriez depuis changé, j’essaierai demain de vous l’envoyer en recommandé », précise-t-il d’emblée.

Sur le fond, le forgeron espère que la lettre permettra de lever les soupçons qui pèsent contre lui puisqu’il n’a pas été poursuivi à l’issue de ses 36 heures de garde à vue. « Cependant (…) je crains que malgré aucun élément probant, vous ne mainteniez ces soupçons en l’état dans votre instruction », écrit-il.

« Tout le monde ne possède pas deux cagoules dans son armoire »

Charles Torres justifie la présence à son domicile « de certain objets incongrus ». « Il faut bien le reconnaître, tout le monde ne possède pas deux cagoules trois trous dans son armoire », concède le forgeron. Mais selon lui, ces accessoires, trouvés dans la chambre de son frère, datent en fait d’un enterrement de vie de garçon un peu potache.

Quant à « la lunette de vision nocturne », « elle sert à mon frère pour aller observe le brame des cerfs à l’automne », assure le forgeron. Mais « il est hors de question que je vous divulgue les lieux précis. Comme chacun le sait, les places de brame c’est comme les coins à champignons, ça ne se donne pas à n’importe qui », ironise Charles Torres, qui se dit toutefois prêt à essayer de convaincre son frère d’emmener le juge sur place « à la condition que tout journaliste soit tenu à l’écart par un dispositif adéquat ».

Soupçonné d’avoir fabriqué les crochets utilisés pour commettre les dégradations sur une ligne TGV, le forgeron détaille ensuite par le menu toutes les expertises que le juge d’instruction pourrait ordonner pour déterminer l’origine des ces crochets. Selon lui, l’analyse la plus pertinente serait même une « spectrographie de masse », réalisée dans un accélérateur de particules. « Le mieux à ce propos serait certainement de faire appel à un spécialiste que vous avez sous la main : j’ai lu dans la presse que vos collègues avaient récemment envoyé un jeune et brillant expert en physique des particules en préventive pour deux ans et demi », écrit ironiquement Charles Torres, en faisant allusion au cas d’Adlène Hicheur.

« Être soupçonné d’avoir réalisé un travail de cochon est une atteinte à mon honneur »

Mais le forgeron se dit surtout vexé : « être médiatiquement présenté comme un terroriste est une chose, mais être soupçonné d’avoir réalisé un travail de cochon est une atteinte profonde à mon honneur. » « Je n’ai pas étudié la forge pendant plus de dix ans pour que l’on m’accuse d’avoir réalisé un travail qu’un enfant de 10 ans, voire un agent de la SDAT, pourrait imiter en 10 minutes », raille-t-il.

Charles Torres demande aussi au juge d’instruction d’intervenir pour tenter de compenser les effets de sa garde à vue — il aurait perdu des contrats et sa famille souffre du regard de ses voisins. « Si vous pouviez donc faire savoir à qui de droit que je n’ai rien à voir avec tout cela (…) cela m’éviterait de perdre davantage de contrats », écrit-il.

Enfin, alors qu’il est convoqué cette semaine devant le tribunal de Nanterre pour avoir refusé de se soumettre à un test ADN lors de sa garde à vue, le forgeron a encore un service à demander au juge : « ça serait vraiment sympa si vous pouviez envoyer un mail au juge de Nanterre (…) pour lui dire que tout cela n’est qu’un énorme quiproquo, que vous vous être gouré et que ce n’est pas grave car c’est en forgeant qu’on devient forgeron. »

Charles Torres n’a plus qu’a espérer que le juge a le même sens de l’humour que lui.

Leur presse (Marie-Laure Combes avec Alain Acco, Europe1.fr, 3 avril 2012)

Publié dans Répression de la "mouvance anarcho-autonome" en France (2007-...), Violences policières et idéologie sécuritaire | Marqué avec , | Un commentaire

[Mort aux El-Assad et à tous leurs complices !] Manifestations et combats dans toute la Syrie

Des dizaines de milliers de Syriens ont manifesté vendredi à travers le pays contre le régime de Bachar al-Assad, bravant l’important déploiement des forces de l’ordre et le pilonnage intensif de villes rebelles. (…)

Les forces de sécurité ont tiré sur des manifestations à Douma (nord de Damas), à Hama (centre) et à Idleb (nord-ouest), ont indiqué les Comités locaux de coordination (LCC), qui animent la contestation sur le terrain.

Des rassemblements ont également eu lieu à Qamechli (nord), dans les régions kurdes, et dans la province de Deir Ezzor (est), a déclaré à l’AFP le président de l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), Rami Abdel Rahmane.

Sur leur page Facebook The Syrian Revolution 2011, les militants pro-démocratie avaient appelé à défiler en faveur de l’armement des rebelles, au lendemain d’une nouvelle journée de violences ayant fait 77 morts, dont 45 civils, selon l’OSDH.

Les militants ont fait état de « déploiements massifs d’agents de sécurité visant notamment à empêcher les manifestations » à Mouadamiyé dans la province de Damas, où des tireurs embusqués étaient déployés sur les immeubles, ainsi que sur la place Assi à Hama, lieu habituel des rassemblements.

Dans la ville côtière de Banias et les villages environnants, « les agents de sécurité encerclent toutes les mosquées », d’où partent traditionnellement les manifestations, ont-ils souligné.

Dans le même temps, les forces de l’ordre perquisitionnaient des maisons dans la banlieue de Damas, après une nuit de combats avec des déserteurs, qui ont tué trois soldats, selon l’OSDH.

De violents combats opposaient à Dmeir (40 km au nord de Damas) déserteurs et forces du régime, qui ont pris d’assaut cette ville. Au moins un soldat a été tué.

Par ailleurs, des quartiers de Zabadani (à 47 km au nord-ouest de Damas), de Homs (centre) et de Rastane (centre) étaient pilonnés, de même qu’à Douma où une femme a péri, selon l’OSDH.

Des dizaines de civils ont été blessés à al-Houlé dans la même province par des tirs de l’armée.

Dans la matinée, des combats avaient éclaté toujours dans la province de Homs entre des déserteurs du village d’al-Tiba et des hommes armés de villages proches, loyaux au régime, après que des miliciens eurent tiré sur des femmes d’al-Tiba, tuant deux d’entre elles et en blessant quatre. (…)

Leur presse (Agence Faut Payer, 6 avril 2012)

Publié dans La révolution syrienne | Commentaires fermés sur [Mort aux El-Assad et à tous leurs complices !] Manifestations et combats dans toute la Syrie

[Vive l’Azawad libre !] Informations sur la situation à Tombouctou (2)

Tombouctou : La population demande à Ansar Adine de partir ; au MNLA de suspendre son ultimatum

Iyad Ag Ghaly, chef d’Ansar Adine et le plus grand stratège dans l’Azawad est en train d’entreprendre à ses dépens que toute folie à une limite et que malgré toutes les armes qu’il utilisera, il ne pourra jamais imposer certains changements à un peuple qui a été le plus farouche résistant à l’islamisation et a toujours pratiqué un islam modéré. Les populations de Tombouctou sont en train de lui demander avec tous ses mercenaires et terroristes de quitter la ville de manière pacifique et demande en même temps au MNLA de suspendre son ultimatum envers Ansar Adine.

Il y a deux jours, nous indiquions que l’état-major militaire du MNLA avec à sa tête le Colonel Mohamed Ag Najim à demander clairement à Iyad Ag Ghaly, son groupe criminel Ansar Adine, et les milices Maures déposer immédiatement les armes sans conditions au risque de l’être par la force des armes. Cette menace fut prise très au sérieuse par les miliciens Maures, qui une fois de plus, ont pris la poudre d’escampette pour quitter immédiatement Tombouctou. L’objectif de ces charognards étaient d’encourager un affrontement entre le MNLA et Ansar Adine, pour revenir plus tard ramasser les gains. Nous y reviendrons.

Toujours étant donné qu’Iyad Ag Ghaly dans une folie sans nom consistant a trouvé le moyen pour inviter à Tombouctou 3 leaders de l’organisation terroriste Al Qaeda au Maghreb Islamique (AQMI). C’est leaders qui sont le sanguinaire Abou Zeid, l’ancien contrebandier Mokhtar Belmokhtar et l’adjoint de Belmokhtar, le dénommé Yahya Abou Al-Hammam. Comment est-ce qu’un homme aussi manipulateur soit-il qui se réclame en faveur de l’instauration de la Shari’a peut se permettre d’inviter et de trainer avec ces 3 terroristes qui sont tout sauf musulman ? Qui s’assemble ne se ressemble-t-il pas ?

Iyad Ag Ghaly dans sa folie a voulu se prendre pour celui qu’il n’est pas. Il est tout subitement devenu le Cheikh Iyad Ag Ghaly se permettant de faire prier derrière lui l’ensemble des marabouts et lettrés de Tombouctou. Il pousse l’affront jusqu’à prêché à ces mêmes marabouts en leur disant comment ils devront dorénavant pratiquer leur religion ! Cet affront venu de quelqu’un qui n’a eu aucun enseignement coranique que le salafisme qui lui fut inculqué ne pouvait plus passer. Nombreux habitants de Tombouctou ont commencés a quitté la ville non seulement à cause de l’ultimatum du MNLA mais aussi à parce qu’ils ne pouvaient plus supporter derrière un homme dont les mains sont couvertes de sang et qui a trahi tant de fois son peuple.

Pendant ce temps, l’état-major du MNLA avait annoncé à Ansar Adine qu’il doit déposer les armes sans conditions et sortir immédiatement de Tombouctou. Mohamed Ag Najim, en homme de paix, rencontrait tous les leaders religieux et d’opinions de la ville en leur disant de rester calme parce que l’armée multiethnique de l’Azawad ne veut de mal à personne. Il leur expliquait aussi le projet Azawadien et leur disait que tout allait rentrer dans l’ordre bientôt et qu’enfin, tous les Azawadiens vivront un nouveau jour dans lequel l’Azawad sera véritablement dirigé par le peuple et pour le peuple.

Ces paroles pleines de sagesse contrastaient totalement avec l’obscurantisme prôné par Iyad Ag Ghaly, le renard du désert. Face à ces folies et celles de ces compagnies terroristes d’AQMI, la population de Tombouctou a vite déchanté. Après des rencontres entre toutes les couches de la société, des marabouts de Tombouctou sont reparti voir Mohamed Ag Najim et les officiers du MNLA en leur disant d’annuler leur ultimatum adressé le Mardi à Ansar Adine lui demandant de déposer immédiatement les armes. Selon ces marabouts, la ville historique et ancienne de Tombouctou, patrimoine mondiale de l’UNESCO, n’a pas besoin de combat à l’arme lourde qui détruiront le peu qui lui reste de son illustre d’antan. Selon eux, ni Iyad Ag Ghaly, ni amis terroristes d’AQMI ne connaissent la parole divine mieux qu’eux et que sans aucun doute, si Iyad Ag Ghaly veut vraiment l’application de la Shari’a, ils arriveront à le convaincre en utilisant les versets du Coran qu’ils n’ont pas besoin de la Shari’a.

Après consultation téléphonique avec le reste de l’état-major du MNLA éparpillé dans tous les 4 coins de l’Azawad, Mohamed Ag Najim donnera une réponse affirmative à la requête des marabouts de Tombouctou. Une fois cette réponse obtenue, l’ensemble des marabouts de Tombouctou, les leaders d’opinion, et les représentants de la société civile de Tombouctou s’entretiendront avec Iyad Ag Ghaly et d’autres membres d’Ansar Adine pour leur demander de quitter la ville de Tombouctou de manière pacifique car la population Tombouctou, l’une des plus islamiquement lettrée d’Afrique, ne peut pas accepter la nouvelle forme de religion qu’Iyad, Ansar Adine, et ses terroristes d’AQMI souhaitent leur imposer. Ils lui ont rappelé que ni lui, ni ses compagnons ne connaissent la parole divine mieux par conséquent, c’est plutôt aux leaders religieux de Tombouctou de perfectionner la religion telle que pratiquée par Ansar Adine et AQMI. Ils lui ont que la meilleure des choses pour à la fois Tombouctou, et Ansar Adine, c’est qu’il quitte tout simplement Tombouctou avec le reste d’Ansar Adine et les terroristes d’AQMI qu’il y a invité.

Nos sources nous apprennent qu’après un long refus des terroristes d’AQMI, Iyad Ag Ghaly a fini par se décider à sortir de la ville. Un combattant du MNLA joint, nous a dit que depuis hier soir, des combattants d’Ansar Adine sortent par petit groupe de la ville. Cependant, il affirme toujours qu’une majorité des combattants d’Iyad Ag Ghaly sont toujours présent dans la ville. Un civil joint dans la ville nous a rassuré que bientôt tous les combattants d’Ansar Adine devront sortir de la ville sans que le MNLA n’ai a tiré un seul coup de feu dans la ville. Les informations que nous recevons çà et là nous permettent de croire que la problématique Ansar Adine sera bientôt résolue et qu’Iyad Ag Ghaly sera mis hors d’état de nuire d’une manière ou d’une autre.

Par Acherif Ag Intakwa (Toumast Press, 5 avril 2012)

Publié dans General | Marqué avec , , , | Commentaires fermés sur [Vive l’Azawad libre !] Informations sur la situation à Tombouctou (2)

[Révolution libyenne] La caserne de Kadhafi transformée en vaste squat

Les squatteurs de Kadhafi

On repère de très loin sa présence à son linge pendu au balcon, seule tâche de couleur parmi un chaos de béton. Depuis janvier, Saja Mohammed Sweili vit avec son époux au milieu des décombres de Bab Azizia, l’immense caserne aux multiples murs d’enceintes qui abritait le palais de l’ancien dictateur libyen. Elle a décoré avec des tapis et des matelas mousses la grande pièce où la garde de Kadhafi entreposait ses armes. L’électricité a été rétablie. Sur le petit écran, une chanteuse en herbe entonne un air d’Oum Kalthoum.

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1333720778.jpg

« On est venu ici parce qu’on ne pouvait plus payer notre loyer », explique Saja Mohammed Sweili. Avec la guerre, cette jeune femme aux cheveux clairs a perdu son travail de vendeuse dans une échoppe. Son mari, fonctionnaire au ministère de l’Intérieur, continue de toucher son traitement, mais avec retard. À Souk al-Jouma’a, une banlieue de Tripoli, le couple devait verser 500 dinars par mois, l’équivalent de 400 dollars, pour un deux pièces. « Tout notre argent y passait. »

Squatte à Bab Azizia

Bab Azizia, dont la simple mention faisait trembler la population, s’est transformé en un vaste squat. La chambre d’à côté est habitée par une vieille femme chassée d’Abou Slim, un autre faubourg, et sa fille. À l’étage en dessous, se sont installés un Égyptien et son épouse libyenne. L’homme était ouvrier sur les chantiers. « Mais tout est arrêté depuis plus d’un an », dit-il. Au total, plus de 140 familles, pour la plupart sans ressources, campent dans les bâtiments épargnés par les bombes de l’Otan.

En l’absence de police ou d’armée, les Libyens se réapproprient leur ville. Dans les rues, on repeint en bleu portes et rideaux de fer qui, du temps du Guide, devaient être impérativement de couleur verte. Les voitures arborent des vitres teintées interdites sous l’ancien régime. Des graffiti en anglais, une langue autrefois proscrite, fleurissent sur les murs. Plus loin, des commerçants réaménagent en boutiques un centre des renseignements. (…)

Publié par des ennemis de la révolution (nouvelobs.com, 6 avril 2012)

Publié dans Luttes du logement | Marqué avec , , | Commentaires fermés sur [Révolution libyenne] La caserne de Kadhafi transformée en vaste squat

[Panthères Roses] « Nous ne voulons pas de votre bonne conscience démocratique, nous ne voulons pas non plus votre empathie quant à ces oppressions »

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1333731435.gifAction des Panthères Roses de Nancy

Salut,

Hier l’UNEF et la ville de Nancy (divers droite) organisait un débat: « homo/hétéros » pour ou contre l’égalité des droits… On a débarqués à une dizaine, pourri le début de la conférence/débat avant de l’interrompre et de prendre la parole. On a lu le texte ci joint avant de crier notre rage avec des slogans.

Ni cible commerciale ni cible électorale

Crève le patriarcat et le capital

Panthères Roses de Nancy, 6 avril 2012


TRACT :

Salut, nous sommes un collectif de transpédégouines féministes et non-mixte, luttant depuis trois ans contre l’hétéro-normativité, le sexisme, le capitalisme.

On est ici ce soir pour dénoncer le non sens de ce débat. On est fatigué-e-s, à l’approche de chaque élection, de devenir des cibles électorales, récupéré-e-s par chaque parti et syndicat dans le seul but de leur donner notre voix. Vous n’êtes pas notre voix, vous n’êtes même pas concerné-e-s par nos oppressions. Nous ne voulons pas de votre bonne conscience démocratique, nous ne voulons pas non plus votre empathie quant à ces oppressions. Nous ne sommes pas celleux qu’on récupère pour du profit ou pour du pouvoir.

Nous sommes fatigué-e-s de subir la répression étatique, qui décide de ce que peuvent ou doivent être nos sexualités, nos envies et nos désirs. Nous ne voulons plus nous complaire dans les minuscules espaces que vous nous offrez. Nous prenons l’espace. Et pas celui des bars, des boîtes de nuits, ou des locaux associatifs gentiment octroyés par l’État et le capital.

La question du mariage est un non-sens pour nous car il est l’archétype de la société hétéro-sexiste. Avec lui, c’est tout un modèle de société construit sur l’oppression des femmes et des minorités que nous entendons combattre.

Il en est de même pour l’adoption. Nos familles ne sont pas nucléaires. Nous voulons enrayer l’image normée et binaire qui font de la famille un portrait défini et surtout un modèle social à suivre.

Ni cible commerciale, ni cible électorale.

Nous ne sommes pas capitalisables, nous sommes ingouvernables.

Les Panthères Roses

Publié dans Luttes féministes, Luttes LGBT | Marqué avec , | Commentaires fermés sur [Panthères Roses] « Nous ne voulons pas de votre bonne conscience démocratique, nous ne voulons pas non plus votre empathie quant à ces oppressions »

« Aujourd’hui, c’est à Bondy que Lambert-Papon continue sa sale besogne, appliquant son programme ultra-raciste »

Relaxe pour l’éditeur qui avait comparé Christian Lambert à Maurice Papon

Poursuivi pour « injures publiques » pour avoir comparé le préfet de Seine-Saint-Denis, Christian Lambert, à Maurice Papon, l’éditeur Michel Sitbon a été relaxé, vendredi 6 avril, par le tribunal correctionnel de Paris.

Le ministère de l’intérieur avait porté plainte après la publication, en octobre 2010, d’un texte critiquant « la chasse aux Roms », sur le blog du Collectif contre la xénophobie. « Aujourd’hui, c’est à Bondy que Lambert-Papon continue sa sale besogne, appliquant son programme ultra-raciste », écrivait alors M. Sitbon.

Maurice Papon, ex-secrétaire général de la préfecture de Gironde de 1942 à 1944, avait été condamné en 1998 pour « complicité de crimes contre l’humanité », au regard de son rôle dans la déportation de 1690 juifs. Il avait également été préfet de police de Paris entre 1958 et 1967. Il était à ce poste, le 17 octobre 1961, au moment de la répression sanglante de la manifestation, organisée à l’initiative du Front de libération nationale, pour protester pacifiquement contre le couvre-feu décrété à l’intention des Algériens par M. Papon.

PAS D’INJURE AU SENS DE LA LOI

Dans son jugement, la 17e chambre estime que les propos mis en cause « imputent à Christian Lambert d’appliquer, en sa qualité de préfet, une politique gouvernementale discriminatoire et raciste, tout comme l’avait fait en son temps Maurice Papon ». La justice poursuit en soulignant que ces déclarations portent sur des faits précis, « susceptibles de faire l’objet d’un débat contradictoire sur la preuve de leur vérité ». En ce sens, elles « ne sauraient ainsi être qualifiées d’injurieux au regard de la définition de l’injure » donnée par la loi.

La loi du 29 juillet 1981 sur la liberté de la presse définit l’injure comme « toute expression outrageante, termes de mépris ou invective qui ne renferme l’imputation d’aucun fait ». Michel Sitbon s’est dit « satisfait » de sa relaxe. À l’audience du 17 février, une peine d’amende avait été requise à l’encontre de l’éditeur.

Durant l’été 2010, le renvoi de milliers de Roms roumains et bulgares par laFrance avait suscité de vives critiques. Le Conseil de l’Europe avait estimé que cette expulsion collective était « discriminatoire » et « contraire à la dignité humaine ».

Leur presse (LeMonde.fr, 6 avril 2012)

Publié dans Violences policières et idéologie sécuritaire | Marqué avec , | Commentaires fermés sur « Aujourd’hui, c’est à Bondy que Lambert-Papon continue sa sale besogne, appliquant son programme ultra-raciste »

[Toulouse] Justice pour Andrés

Texte d’amis de Manuel Andrés Pardo gravement blessé au cours de son agression par les fachos. Manuel agressé à la suite de l’attaque d’Arnaud Bernard par une vingtaine de nervis fascistes.

Notre ami Manuel Andrés Pardo, de nationalité chilienne, étudiant en Master 1 d’anthropologie sociale et historique (EHESS et Université de Toulouse le Mirail) a été victime d’une violente agression entraînant une double fracture du crâne et un important hématome au niveau du cerveau. Le pronostic vital n’est plus engagé mais il est à ce jour toujours hospitalisé dans un état stationnaire.

Cette agression a eu lieu dans la nuit du samedi 31 mars au dimanche 1er avril non loin de la place Arnaud Bernard où Andrés venait d’assister à un concert. Il semblerait, d’après des témoins, que ses agresseurs faisaient partie d’individus appartenant à un groupe d’extrême-droite exclu l’après-midi de la manifestation pour la langue occitane et revenu le soir sur la place Arnaud Bernard en faisant le salut nazi. Ils s’étaient confrontés à quelques clients des cafés de la place avant de se replier dans les rues où ils ont croisé Andrés.

Notre ami n’a participé à aucune altercation ce samedi 31 mars. Son agression dans une rue adjacente du quartier Arnaud Bernard s’avère donc un acte de violence gratuite à l’encontre d’un individu isolé, sans défense et ne représentant aucune menace.

La situation d’Andrés est d’autant plus grave qu’il est sous le coup d’une Obligation de Quitter le Territoire Français (OQTF), le sérieux de son parcours universitaire ayant été (à tort) mis en cause.

Il est clair pour nous, amis, condisciples et professeurs d’Andrés, que cette situation requiert une réaction forte du monde universitaire, associatif et toulousain. Nous devons nous mobiliser pour que justice soit faite à Andrés tant pour l’agression indigne dont il a été victime que pour la menace d’expulsion à son encontre, injuste et injustifiée !

Blog du comité de soutien à Andrés

Pétition de soutien à Andrés

Union Antifasciste Toulousaine

Publié dans Antifascisme | Marqué avec , | Commentaires fermés sur [Toulouse] Justice pour Andrés

[Vive l’Azawad libre !] Déclaration d’indépendance de l’Azawad

DÉCLARATION D’INDÉPENDANCE DE L’AZAWAD

NOUS, PEUPLE DE L’AZAWAD,

Par la voix du Mouvement National de Libération de l’Azawad après concertation avec :

Le Comité Exécutif,
Le Conseil Révolutionnaire,
Le Conseil Consultatif,
L’État-Major de l’Armée de Libération,
Les bureaux régionaux

Rappelant les principes du droit international et les principaux instruments juridiques internationaux régissant le droit des Peuples à disposer d’eux-mêmes, notamment, la charte des Nations Unies en ses articles 1 et 55, les dispositions pertinentes de la déclaration internationale des droits des peuples autochtones ;

Considérant, la volonté explicitement exprimée dans la lettre datée du 30 mai 1958 adressée au président français par les notables, guides spirituels de toutes les composantes de l’AZAWAD ;

Considérant qu’en 1960, à l’occasion de l’octroi de l’Indépendance aux peuples Ouest-Africains, la France a rattaché sans son consentement l’AZAWAD à l’État malien qu’elle vient de créer ;

Rappelant les massacres, les exactions et humiliations, spoliations et génocides de 1963, 1990, 2006, 2010 et 2012, qui ont visé exclusivement le peuple de l’AZAWAD jusqu’au 1er avril 2012 ;

Rappelant, le comportement inhumain du Mali qui a utilisé les différentes sécheresses (1967, 1973, 1984, 2010…) pour faire disparaitre notre peuple par anéantissement alors même qu’il a sollicité et obtenu une aide humanitaire généreuse ;

Considérant l’accumulation de plus de 50 ans de mal gouvernance, de corruption et de collusion militaro politico financière, mettant en danger l’existence du peuple de l’AZAWAD et en péril la stabilité sous-régionale et la paix internationale ;

Considérant, la libération complète du territoire de l’AZAWAD ;

Proclamons irrévocablement, L’ÉTAT INDEPENDANT de l’AZAWAD à compter de ce jour Vendredi 6 Avril 2012.

DÉCLARONS :

La reconnaissance des frontières en vigueur avec les états limitrophes et leur inviolabilité ;

L’adhésion totale à la charte des Nations Unies ;

L’engagement ferme du MNLA à créer les conditions de paix durable, à initier les fondements institutionnels de l’État basés sur une Constitution démocratique de l’Azawad indépendant.

Le Comité Exécutif du MNLA invite l’ensemble de la Communauté Internationale dans un élan de justice et de paix à reconnaitre sans délais l’État de l’AZAWAD Indépendant.

Le Comité Exécutif du MNLA jusqu’à la mise en place de l’Autorité du Territoire de l’AZAWAD continuera à assurer la gestion de l’ensemble du territoire.

GAO – 06/04/2012
SECRÉTAIRE GÉNÉRAL-MNLA
BILLAL AG ACHERIF

Publié dans General | Marqué avec , , | Un commentaire

[Cité Solidarité] Vive la belle !

Quelque 200 délinquants dont plusieurs personnes ayant des antécédents judiciaires ont perpétré, mercredi 4 avril 2012, un assaut contre le poste de la garde nationale à Cité Ettadhamen dans le gouvernorat de l’Ariana.

Selon notre confrère TunisieNumérique, l’affaire a débuté par l’arrestation, par les forces de l’ordre, d’un homme qui ne possédait pas de papiers d’identité. Après vérification, il s’est avéré qu’il s’agit d’un trafiquant de cannabis recherché par la justice dans plusieurs affaires. Il a été mis aux arrêts dans le poste de la garde nationale.

En réaction de cette arrestation, ces 200 personnes ont attaqué, vers les environs de 18 heures, le poste de la garde et ont réussi à le faire évader.

(News of Tunisia, 5 avril 2012)


Des coups de feu et des tirs de gaz lacrymogènes ont été entendus, ce soir mercredi 4 avril 2012, à la cité Ettadhamen, banlieue populaire de Tunis.

Selon nos informations, les incidents ont commencé suite à une descente des forces de l’ordre (Garde nationale) pour arrêter un dangereux délinquant recherché par la justice.

L’arrestation a déplu à certains proches de ce délinquant qui ont réussi à le faire évader après des affrontements violents avec les forces de l’ordre. Affrontements ayant mené à lancer des cocktails Molotov en direction du poste local de la Garde nationale, selon le témoignage d’un correspondant de Business News, présent sur place.

On a dû faire appel à des forces spéciales à la rescousse (surnommées commandos) pour maitriser la situation, d’où les coups de feu et les gaz lacrymogènes. Ceci n’a pas calmé pour autant la situation et l’on a compté une bonne centaine de personnes cherchant à provoquer et affronter les forces de l’ordre. (…)

(Business News, 4 avril 2012)

Publié dans L'insurrection tunisienne et ses suites | Marqué avec , | Commentaires fermés sur [Cité Solidarité] Vive la belle !

[Vive l’Azawad libre !] Les raisons « d’une rupture radicale avec l’ordre établi »

Une semaine dans l’Azawad – n° 09 – 04/04/2012 – MNLA

Semaine d’intoxication et de désinformation : Il ne saurait y avoir de confusion possible le combat du MNLA  et celui d’un groupe qui vise à instaurer un régime théocratique

L’espace médiatique malien et une certaine presse internationale, deviennent les réceptacles appropriés des écrits dénigrants contre les Azawadis et le MNLA, produits par des mercenaires de la plume. Des structures de l’information, inféodées aux puissances du moment sombrent dans la partialité et tombent dans le discrédit lorsqu’elles n’établissent pas une censure insidieuse ou un favoritisme. Toutes les crises survenues jusque-là dans l’Azawad et sur le continent africain sont révélatrices de la résurgence d’actions libératrices longtemps différées par les citoyens. Elles constituent l’expression du sanglot des peuples meurtris, tyrannisés, bafoués, spoliés et manipulés tout au long de leurs péripéties historiques.

1. Événements

L’Azawad attendait d’être élagué de ses branches superflues, de certains de ses dirigeants et envahisseurs, gouvernants par le paupérisme, l’intimidation et le vol. Les légitimités politiques, usurpées ça et là, conférées à des démocrates à vie, accentuaient la nécessité d’une rupture radicale avec les pratiques en cours.

Les crises politico-militaires jalonnant l’histoire récente de l’Azawad ne se justifiaient que par le comportement de certains dirigeants, qui avaient fait de cette terre, un lieu parsemé de champs de ruines. En une décennie, l’Afrique de l’Ouest, notamment l’Azawad, furent ravagés par bon nombre de crises institutionnelles, de crises identitaires, toutes aussi dévastatrices les unes que les autres. Le paradoxe des démocraties africaines réside dans le fait que, plutôt que de promouvoir l’épanouissement du droit, de la liberté et du progrès dans l’unité, elles sont génératrices de violences et de morts, au point qu’on y périt plus aisément de la citoyenneté que du sida, et de la faim. Ces cas de figure ont  instauré et formalisé des républiques idéalisées porteuses de germes du chaos et de la violence. Le débat contradictoire étant méconnu, le recours à la violence, à la terreur et au feu reste souvent le passage obligé pour départager les protagonistes. C’est ainsi que de fétides charniers de citoyens empestent de façon récurrente l’atmosphère politique.

Le Mouvement National de Libération de l’Azawad, depuis le début de ses opérations a clairement défini son objectif de récupérer sa terre pour le bien-être de ses populations. En trois jours de succès de libération en cette semaine passée, une certaine presse, n’a pas tardé, d’amplifier les amalgames et les accusations contre le peuple de l’Azawad et sa révolution, en associant le MNLA à Ançar Dine, AQMI, et cela depuis le début des opérations de libération le 17 janvier 2012 à Ménaka.

Les réseaux mafieux aussi, ont profité des dernières heures, pour s’ingérer et essayer de récupérer cette révolution, mais en vain. Actuellement, la réalité du terrain, et la conscience collective des Azawadis, ne résonnent pas en faveur des djihadistes et extrémistes d’idéaux fanatiques, qui ne sont pas les bienvenus dans les localités ci-contre. Le peuple de l’Azawad reste attaché à l’accès à cette liberté tant attendue, et prend ses distances face à Ançar Dine et toute autre organisation se réclamant d’instaurer une pensée religieuse, et se dressant sur le chemin de la libération de l’Azawad. Le combat du MNLA, reste pour la promotion de la liberté et de la promotion de la dignité humaine, dont l’absence a tant fait souffert les Azawadis, en ce dernier demi-siècle.

2. FAITS

En dépit des menaces qu’elles représentent, les hostilités militaires dans l’Azawad et les échéances électorales  maliennes en devenir, faites d’agitation, et de vives émotions ont permis de précipiter le déclin d’un État sans nation, et le retour à la réalité historique. Les pièges de la mal gouvernance, de la multisécularité et du tribalisme érigé en mode administratif avaient fini de persuader de la nécessité d’une chirurgie politique en profondeur et d’une rupture radicale avec l’ordre établi.

L’Assemblée Nationale du Mali, quasi monocolore, n’était/n’est que l’écho fidèle de l’exécutif, un creux passif des desiderata du roi du moment et de ses conseillers. Elle était/est une simple caisse de résonance où des individus ventripotents ne s’investissaient que dans l’applaudissement des projets exclusionnistes. Dans cette assemblée, il n’y avait pas de différences fondamentales entre  les projets de loi et les propositions. C’est la dictature de l’arithmétique de la complaisante camaraderie.

À l’image de la société malienne bipolarisée, l’armée malienne se fissure en Maliens authentiques et Azawadis [d’autre] part. Après l’administration malienne, l’armée républicaine se tribalisa et se régionalisa en zones d’attaque contre le MNLA  par les milices. Le malaise ambiant de l’armée malienne se manifestait par le développement d’une grande tendance à l’insubordination des subalternes sudistes à l’égard du régime militarisé en place, qu’ils renversent.

Le renversement du régime du président malien, [a] permis de donner un coup d’accélérateur face à une armée en « repli tactique » pour s’emparer, en un temps record des trois principales capitales régionales de l’Azawad, abritant le plus important dispositif militaire malien. Le putschiste président est à la commande, mais le pouvoir obtenu avait un goût amer. Il fut arraché de force, aux termes d’affrontements, donc n’a pas fait l’unanimité de ses pairs. La prise des camps de Kidal avec le ralliement d’une importante troupe dirigée par le Colonel-Major Elhadj Ag Gamou, la libération d’Ansongo, la libération de Gao ainsi que la libération de Tinbouctou augment[èrent] la puissance de feu, déjà assurée par la puissance militaire existante du MNLA. Le renversement de situation brusque et total, imposa le ralliement de certains Azawadis des régions conquises. Quand aux milices de Tinbouctou, elles jouèrent le jeu de leurs intérêts.

3. Hommes

• Point de vue du MNLA

Billal Ag Achérif – Secrétaire Général du MNLA : « Le Mouvement National de Libération de l’Azawad, suite à la libération complète du territoire de l’Azawad, décide unilatéralement de proclamer la fin des opérations militaires à compter du jeudi 05 avril à minuit T.U. » ;

Mahmoud Ag Aghaly – Président du Bureau Politique du MNLA : « Nous rassurons les États voisins, les populations de la sous-région et la communauté internationale que la libération de l’Azawad contribuera à renforcer la sécurité, le développement et la paix pour une meilleure intégration des peuples, des cultures et une meilleure stabilité dans la zone saharo-sahélienne. » ;

Mohamed Ag Najim – Chef d’État-Major du MNLA : « Nous attendons de pied ferme la venue de ces hommes. Nous sommes en train de concrétiser l’objectif tracé et rien ne nous fera reculer… Où était la CEDEAO lorsque les populations du pays étaient sommées à l’exode ?  Si aujourd’hui, elle décide de mettre en alerte une force de 2000 hommes armés et équipés, elle le fait sur une base purement raciste… Nous voulons l’indépendance de notre territoire et advienne que pourra. Nous avons fait plus de la moitié du chemin en abandonnant familles et foyers, en laissant sur la route les plus chers d’entre nous,  il n’est pas question de faire marche arrière. » ;

Colonel-Major Elhadj Ag Gamou – État-Major du MNLA : « Nous dénonçons la mauvaise gestion  et la politique de l’autruche de l’État malien dans l’Azawad, et nous déclarons à tous notre démission de toutes ses instances. J’en appelle à la communauté sous-régionale, régionale et internationale à aider le peuple de l’Azawad à travers le MNLA pour son accession à l’indépendance. » ;

Abdul Karim ag Matafa, le président du conseil révolutionnaire du MNLA : « Ansar Dine, ils ont leurs objectifs et nous nous avons les nôtres… ce qui n’empêche pas la division, les divergences sur certains points. » ;

Bakaye Ag Hamed Ahmed – Chargé de la Communication, de l’information et des relations avec les médias : « Le Mouvement National de Libération de l’Azawad considère les dépêches de l’AFP (Agence France Presse), reprises à travers le monde comme une campagne d’intoxication et de désinformation. Le Mouvement tient sa position face à tous les réseaux mafieux et se démarque de l’organisation Ançar Dine et autres qui se dressent sur le chemin de la libération de l’Azawad. Le Mouvement National de Libération de l’Azawad rappelle au peuple de l’Azawad où qu’il soit de ne point céder à la diffamation et à l’intoxication, l’objectif reste la liberté sur nos terres. » ;

Eyadou Ag Leche – Bassiste du groupe de musique Tinariwen : « … Cela fait 30 ans qu’on chante la même chose car rien n’a évolué. Depuis l’indépendance du pays, notre peuple n’a jamais eu de moyens pour construire des hôpitaux et des écoles. On était comme abandonnés dans le désert. Nous voulons être libres et indépendants et on a compris que pour y arriver il fallait uniquement compter sur nous-mêmes… » ;

Ibrahim Ag Mohamed Assaleh – Député de Bourem : « Le MNLA négociera avec des autorités légitimes. »

• Point de vue du Mali

Capitaine Amadou Sanogo, chef du Comité national pour le redressement de la démocratie et la restauration de l’État : « Les conclusions de cette convention seront acceptées par tous afin de mettre un terme aux considérations de politique interne et faire vite face au défi majeur, c’est-à-dire le défi de la sécurité au Nord de l’intégrité territoriale. » ;

Oumar Mariko Secrétaire Général du parti SADI : « Si la démocratie est la préoccupation de la Cédéao, elle ne peut pas agir comme elle est en train de le faire… Je ne comprends pas cet ultimatum de la Cédéao… Je suis surpris que l’on ait donné un délai de 72 h ; je pense que tout le monde est disposé au dialogue… les militaires aussi bien que la classe politique et les forces vives qui soutiennent les militaires… même les partis politiques qui contestent le coup d’État ont été reçus par les militaires. Nous n’avons jamais été appelés à un dialogue que nous aurions refusé… » ;

Amadou Toumani Touré sur RFI : « Le plus important pour moi aujourd’hui ce n’est pas ma personne » ;

Moussa Mara à propos du putsch : « La prise du pouvoir par la force est déplorable et ne doit pas être acceptée par tout démocrate » ;

Ousmane Babalaye Daou, président du Conseil Malien des Chargeurs : « Les dispositions ont été prises pour éviter une pénurie. »

• Point de vue de l’extérieur

Alassane Ouattara, président en exercice de la Cédéao : « Ce serait mieux qu’il y ait des négociations pour que ces mouvements armées se retirent du territoire. En tout cas, pour ceux qui ne sont pas maliens et laissent les Maliens discuter entre eux de la meilleure manière de renforcer la cohésion nationale » ;

Alain Juppé, Ministre Français des Affaires étrangères : « La France veut mobiliser contre le « péril islamiste » au Sahel et contre Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), à la fois au niveau régional et au Conseil de sécurité de l’ONU, a déclaré mardi dans un entretien à l’AFP… la situation se dégrade très rapidement » ;

Henri de Raincourt, Ministre Français de la Coopération : « Laissons les organes de la CEDEAO faire tout leur travail » ;

Pierre Boilley, directeur du Centre d’études des mondes africains, spécialiste du monde touareg : « Le groupe voit pour l’instant d’un bon œil cet allié qui peut lui permettre de rallier des Touareg tentés par l’idéologie d’Aqmi. Mais s’ils semblent coopérer sur le terrain, les deux groupes s’opposent sur de nombreux points, assure Pierre Boilley. Le MNLA insiste sur le côté laïc de sa lutte, tandis qu’Ansar Dine a pour objectif l’instauration de la charia, la loi islamique. »

• Point de vue des Organisations des Nations Unies

M. Ban Ki-moon, le secrétaire général de l’ONU : « appelle à ce que les doléances soient résolues pacifiquement et dans le respect des normes démocratiques au Mali » ;

Le Programme Alimentaire Mondial (PAM) : « a déclaré pour sa part qu’il avait été forcé de suspendre la distribution de denrées alimentaires dans plusieurs régions dans l’est et le nord du pays après que ses bureaux et entrepôts ont été mis à sac et pillés » ;

Le Conseil de sécurité de l’Onu à travers une déclaration à la presse sur la crise au Mali : « Les membres du Conseil accueillent avec satisfaction l’action menée par le Bureau des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et les partenaires internationaux, notamment l’Union africaine et la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), et déclarent qu’ils entendent continuer de suivre de près l’évolution de la situation au Mali. Les membres du Conseil soulignent qu’il faut maintenir et respecter la souveraineté, l’unité et l’intégrité territoriales » ;

Irina Bokova, Directrice Générale de l’UNESCO inquiète pour les biens culturels à Tombouctou et Gao : « appelle l’ensemble des belligérants à assurer la protection de ces deux joyaux du patrimoine, auxquels la communauté internationale et l’UNESCO accordent une très grande importance, comme l’atteste leur inscription sur la Liste du patrimoine mondial, ajoute ce communiqué… J’appelle les autorités maliennes et les factions belligérantes à respecter le patrimoine et les engagements du pays en tant que signataire de la convention de 1972 sur le patrimoine mondial »;

Alexandre Adler, historien et journaliste français, spécialiste des relations internationales a déclaré hier 3 avril, à la radio Europe 1 que « l’Azawad ne fait pas partie de la même identité ethno-politique que le reste du Mali. Les Touaregs ont des aspirations d’ordre national » ;

Makhlouf Idrile, porte-parole de l’Exécutif provisoire kabyle : « tout retour en arrière entraînerait des violences et des crimes contre l’humanité, la négation du droit des peuples à leur autodétermination. »

Aussi il est utile de rappeler que la république du Mali, tout comme beaucoup d’États de la CEDEAO, est née en 1960 seulement de la volonté de la France. Ce n’est pas un État né d’un consensus intercommunautaire du moins interethnique (bambara, touareg, songhaï, arabes, maures etc.). Et comme toute fiction dont les dirigeants n’ont pas été en mesure de construire les fondements d’une intégration sociale fondée sur la justice et l’équité, ça ne peut être viable, au-delà de toute chose, car c’est une émanation de la volonté de la France qui est mise en cause. Avant 1960 rien ne lie certaines communautés au Mali. Donc avant de penser une chose, il faut penser son contraire dans ce monde ou plus aucun calcul n’appréhende les inconnues.

L’espoir fait revivre dit-on. Et le peuple de l’Azawad s’en nourrit. Mais pour combien de temps ?

Toutes les preuves existent pour dire que le peuple de l’Azawad, se revendique de vouloir vivre sur sa terre-Azawad, débarrassée de cet éternel conflit à multiples facettes. Mais existe-t-il une réelle volonté de mettre fin à ces blessures dont [ils] souffrent ?

Pour le MNLA
Khoumeidy Ag Acharatmane

Communiqué du MNLA, 4 avril 2012

Publié dans General | Marqué avec , , | Commentaires fermés sur [Vive l’Azawad libre !] Les raisons « d’une rupture radicale avec l’ordre établi »

Concert en soutien aux prisonniers de Villiers-le-Bel et au collectif Vies volées – Dimanche 22 avril au CICP (Paris)

Le 21 octobre 2011, le verdict du procès en appel des « tireurs présumés » de Villiers-le-Bel est tombé. Deux acquittements et des peines de 3 à 15 ans de prison ferme ont été prononcés. Quatre ans après la mort de Lakhamy et Moushin, provoquée par la collision de leur moto avec une voiture de police, et les révoltes qui ont embrasé Villiers-le-Bel, la Justice a enfin assouvi le désir de vengeance de l’État.

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1333643321.jpg

L’enfermement des deux frères Kamara, condamnés à 12 et 15 ans de prison, est un gage donné aux forces de répression, qui ont besoin d’être rassurées sur le bien-fondé de leur travail de pacification des quartiers populaires, y compris quand celui-ci engendre des morts, et sur le soutien indéfectible qu’elles recevront systématiquement de la part de la Justice. Villiers-le-Bel n’est pourtant pas une exception. Aujourd’hui, tous les procès où les actes des flics ou des matons sont mis en cause aboutissent à des non-lieux, des acquittements ou des peines dérisoires. Lamine Dieng, étouffé par la police en 2005, Abdelhakim Ajimi, étranglé par la police en 2008, Ali Ziri, battu à mort par la police en 2009, et Jamal Ghermaoui, « suicidé » par les matons de Nanterre en 2011, sont autant d’exemples de l’insécurité policière et carcérale, de la brutalité de la violence d’État en France. Les prisonniers de Villiers-le-Bel, tout comme les familles de ces « vies volées » par les flics et les matons, ont besoin de soutien et de solidarité. Rassemblons-nous et organisons-nous pour eux et contre les violences d’État.

Publié dans Violences policières et idéologie sécuritaire | Marqué avec , , , | Commentaires fermés sur Concert en soutien aux prisonniers de Villiers-le-Bel et au collectif Vies volées – Dimanche 22 avril au CICP (Paris)

[Vive l’Azawad libre !] Le MNLA procédera à la proclamation de la république de l’Azawad (Mossa Ag Attaher)

Entretien avec Mossa Ag Attaher, chargé de communication du MNLA (Mouvement national de libération de l’Azawad). Il s’exprime sur la situation dans l’Azawad après la conquête, ces derniers jours, de tout ce territoire (qui constituait le nord du Mali) par le MNLA.

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1333618843.jpg

Mossa ag Attaher

Quelle est aujourd’hui la situation militaire dans l’Azawad ?

Actuellement, le MNLA contrôle l’intégralité du territoire des trois régions principales qui forment le territoire de l’Azawad, à savoir celles de Kidal, Gao et Tombouctou. Dans ces trois villes, les chefs politiques et militaires du MNLA sont installés au siège des gouvernorats, là où se trouvaient il y a peu les gouverneurs et fonctionnaires maliens. Dans chacune de ces villes, nous maîtrisons la situation : les forces du MNLA ont d’ailleurs rapidement mis fin aux pillages et saccages auxquels se sont livrés ce weekend certains éléments indésirables. Au-delà de ces centres urbains, tout le reste du territoire de l’Azawad est sous contrôle du MNLA.

Plusieurs organes de presse affirment pourtant qu’à Kidal c’est le mouvement islamiste Ansar Dine, conduit par Iyad ag Ghali, qui a investi la ville ?

À Kidal, comme à Gao et Tombouctou, c’est bien le MNLA qui occupe le siège du gouvernorat. Depuis la création d’Ansar Dine, nous n’avons cessé d’affirmer que ce groupe est très loin de nos aspirations. Nous sommes en inadéquation avec tous les mouvements islamistes. Rappelons qu’Al Qaïda au Maghreb Islamique (AQMI) prospérait dans notre région sans être jamais inquiétée par le Mali. Depuis que le MNLA a pris les armes le 17 janvier, AQMI a déserté la zone, ou, du moins, se fait beaucoup plus discret.

Quant à Iyad ag Ghali, l’état-major du MNLA l’a convoqué à Tessalit il y a plusieurs jours afin de comprendre la logique de son mouvement. Il affirme qu’il souhaite instaurer la charia au Mali ainsi que la restauration du pouvoir des oulémas (juristes musulmans) et cheikhs religieux à Kidal, sa région d’origine.

Le MNLA lui a signifié très clairement son désaccord : en effet, nous ne cherchons pas à imposer quoique ce soit au Mali puisque le MNLA a pour objectif la constitution d’un Azawad indépendant et démocratique, distinct de l’État malien. De plus, l’État azawadien qu’envisage le MNLA sera laïque. Nous garantissons une liberté de culte totale à tout citoyen azawadien.

Dans notre culture millénaire, la femme occupe une place centrale. Le MNLA souhaite rendre à la femme azawadienne la place qu’elle mérite. Il est hors de question d’imposer à la femme azawadienne un quelconque ordre religieux qui la rabaisse, que ce dernier soit islamique ou autre.

Au vu de ces dissensions, Ansar Dine constitue donc une menace potentielle pour le MNLA ?

En termes militaires, Ansar Dine est loin de constituer un adversaire de taille pour le MNLA. Nous sommes un mouvement révolutionnaire. Depuis notre création, nous accumulons les recrutements. Nous alignons aujourd’hui plusieurs milliers de combattants dans tout l’Azawad, bien armés et bien encadrés par des officiers supérieurs, ainsi que par des intellectuels. Ansar Dine rassemble au maximum quelques centaines de combattants, majoritairement issus de la famille et de la tribu de leur chef, Iyad Ag Ghali, auxquels se sont joints certains Arabes. À l’inverse, le MNLA compte dans ses rangs des représentants de l’intégralité des tribus touarègues, ainsi que des autres peuples de l’Azawad que sont les Songhaï et les Peuls.

Nous souhaitons que les média arrêtent d’entretenir la confusion et d’assimiler le MNLA à des groupes islamistes. Nous nous démarquons de l’idéologie islamiste. Le MNLA ne s’occupe pas de la confession religieuse des citoyens de l’Azawad.

Après les chutes de Kidal, Gao et Tombouctou ce weekend, le MNLA envisage-t-il de poursuivre l’armée malienne en retraite, jusqu’à Mopti, voire pousser encore plus au Sud et menacer Bamako ?

Depuis sa constitution l’année dernière, le MNLA s’est fixé un seul objectif : libérer de l’occupation malienne l’intégralité du territoire composé des régions de Kidal, Gao et Tombouctou. Nous n’avons aucune autre ambition territoriale. Nous avons réalisé ce but et ne comptons pas nous attaquer maintenant aux villes du Mali.

Cependant, nous mettons en garde les autorités maliennes, quelles qu’elles soient : si elles remettent en cause la libération de l’Azawad et tentent de revenir l’occuper, le MNLA réagira. Nous avons montré que nous avons des moyens et de la détermination. En cas d’incursion malienne en territoire azawadien, nous nous réservons le droit de frapper Mopti et même d’intervenir bien plus au Sud. Le Mali doit respecter la volonté d’autodétermination du peuple de l’Azawad, sans quoi il en subira les conséquences en son cœur.

On dit que des Touaregs auraient été massacrés par des soldats maliens à Tombouctou. Confirmez vous cette information ?

Effectivement, des exactions ont eu lieu de la part de l’armée malienne. Samedi dernier, le colonel Hadj Ag Gamou, un Touareg qui dirigeait l’offensive anti-MNLA de l’armée malienne dans l’Azawad, a annoncé par communiqué et sur RFI son ralliement au MNLA. Suite à cette annonce, des soldats maliens, originaires du Sud, stationnés à Tombouctou, s’en sont pris à leurs camarades touaregs, les accusant de traîtrise. Plusieurs ont été abattus sommairement. Après ces exactions, les militaires touaregs du camp de Tombouctou ont ouvert le feu sur les militaires sudistes. C’est d’ailleurs cela qui a précité la libération de Tombouctou par le MNLA : nous ne souhaitions pas intervenir si tôt, afin de permettre au maximum de civils de quitter la ville avant l’assaut. Mais devant ces évènements, le MNLA est intervenu pour porter secours aux militaires touaregs révoltés. Un missile a été tiré sur l’arsenal du camp, provoquant un incendie qui leur a permis de s’enfuir et de rejoindre les rangs du MNLA. Nous avons alors investi Tombouctou.

Le MNLA semble isolé sur la scène internationale. La Cédéao affirme son soutien à l’État malien. Entretenez-vous des relations avec les États de la région ?

Lors de la création du mouvement, il y a plus d’un an, nous avons pris attache avec les États voisins, notamment le Burkina-Faso, l’Algérie, la Mauritanie et le Niger. Nous leur avons signifié notre volonté d’obtenir l’autodétermination pour l’Azawad. Depuis, nous avons enrichi nos relations avec eux. Ces pays sont au courant de nos actions et de nos revendications.

Nous sommes également en contact avec la Cédéao. Nous leurs avons exprimé notre désaccord avec leur récente décision de mobiliser 2000 soldats des États de la région. Nous nous demandons ce que ces soldats viendront faire dans l’Azawad. S’ils cherchent à jouer les forces d’interposition, nous leur rappelons que, l’armée malienne ayant quitté les lieux, il n’y a pas de front, ni de lignes de combattants entre lesquels s’interposer. S’ils viennent pour appuyer l’armée malienne et tenter de dégager de l’Azawad les forces du MNLA, nous les combattrons au même titre que l’armée malienne.

Où était la Cédéao durant toutes les années où les populations de l’Azawad étaient frappées par la maladie, l’exil, la malnutrition, le mépris d’État, la sous-éducation ? Où était la Cédéao quand les campements de civils azawadiens étaient bombardés par des hélicoptères de guerre maliens ? Ne sommes-nous pas également des citoyens africains ? N’est-ce pas le rôle des chefs d’État de la Cédéao de répondre aux aspirations des peuples de la région ? Les attentes et les souffrances du peuple de l’Azawad doivent être prises en compte par les États de la région et la diplomatie internationale.

Maintenant que le MNLA est, comme vous l’affirmez, maître du territoire qu’il revendiquait, quels sont ses projets politiques ?

La finalité du combat du MNLA est la création d’un État de l’Azawad, indépendant et souverain. En ce moment, sur le terrain, se prépare une grande réunion, laquelle devrait se tenir dans les jours prochains. Les cadres et leaders de tout l’Azawad s’y rencontreront pour mettre en place un système de gestion du territoire. Le MNLA procèdera alors de manière solennelle et officielle à la proclamation de la république de l’Azawad.

Nous nous attellerons alors au grand chantier de la reconstruction, abandonné par l’État malien depuis 1960. Le MNLA souhaite mettre en place des institutions démocratiques, conformément aux aspirations du peuple de l’Azawad. Nos priorités sont l’accession de tous les citoyens de l’Azawad à la liberté et au développement.

Nous disons aux États africains et à la communauté internationale — qui tous prétendent vouloir mettre fin au conflit — que, pour y mettre définitivement fin, il faut rendre à l’Azawad la reconnaissance politique à laquelle il aspire. Le droit à l’autodétermination est un droit inaliénable de tout peuple. Il faut que la communauté internationale fasse preuve de courage et reconnaisse que, pour respecter la volonté des peuples, il faut remettre en question le principe de l’intangibilité des frontières. Une paix durable dans la région saharo-sahélienne passe par l’acceptation du libre choix politique de l’Azawad et de son droit à se constituer en État.

Blog du Monde Voix berbères, 5 avril 2012

Publié dans General | Marqué avec , , | Un commentaire

[Ikea] « Comment voulez-vous que la police nous confie les antécédents d’un syndicaliste ? »

Chez Ikea, des bons d’achat contre des bons tuyaux ?

Selon Mediapart, un magasin de la banlieue parisienne aurait offert régulièrement des cadeaux à des policiers locaux, en échange d’informations sur certains employés.

Un magasin Ikea de la banlieue parisienne « arrosait » de « bons cadeaux » des policiers locaux, auprès desquels un de ses responsables, ancien gendarme, récupérait des informations sur des employés, a affirmé mercredi Mediapart.

Le site d’information en ligne n’établit pas de lien explicite  d’échange, mais ces révélations interviennent alors que la filiale française du géant suédois de l’ameublement est dans le collimateur de la justice pour des faits présumés d’espionnage de salariés et de clients.

Une enquête préliminaire est en cours depuis un mois au parquet de Versailles pour « utilisation frauduleuse de données personnelles », et ces soupçons de surveillance illégale ont amené Ikea France à mettre sur la touche début mars plusieurs responsables, dont son ancien patron Jean-Louis Baillot.

L’entreprise s’est refusée ce mercredi à tout commentaire sur les informations de Mediapart.

Le magasin Ikea de Gonesse (Val-d’Oise) s’est assuré « les bonnes grâces de policiers locaux à coups de « bons cadeaux » », affirme le site, évoquant notamment une dizaine de bons d’achat d’un montant de 100 euros chacun remis en octobre 2002.

Interrogé par Mediapart, l’ancien directeur du magasin, Paul Magnan, aujourd’hui à la tête du magasin de Strasbourg, n’a pas contesté ces pratiques. « On s’efforce d’avoir de bonnes relations avec les partenaires locaux, en remettant des bons d’achat à des clubs de foot, à des associations, etc. » a-t-il justifié à Mediapart.

Sous couvert d’anonymat, un autre ancien directeur a évoqué des pratiques remontant aux années 90, avec des dons « fréquents, mais pour de petits montants ». « Par la suite, ça s’est institutionnalisé », a-t-il confié à Mediapart. « Sinon, comment voulez-vous que la police passe quand on en a besoin, ou qu’elle nous confie les antécédents d’un syndicaliste ? » a-t-il ajouté pour les justifier.

« Ex de la maison d’en face »

Le site d’informations publie des fac-similés de courriels internes d’Ikea montrant que l’un des responsables du magasin « a eu un accès direct à des informations confidentielles couvertes par le secret de l’enquête ».

Un ancien gendarme, Laurent Leroy, recruté au début des années 2000 pour lutter contre des fraudes au sein de ce magasin, rapportait à sa hiérarchie l’évolution des enquêtes menées par la police sur ces employés, explique Mediapart.

Dans l’un de ses courriels, Laurent Leroy indique qu’il a pu avoir accès aux comptes bancaires d’une employée soupçonnée de vol grâce à un officier de police et avoir été mis au courant de son interpellation imminente.

Il souligne avoir pu le faire parce qu’il était « un (ex) de la maison d’en face [la gendarmerie, ndlr] parce que, dans le cadre d’une telle enquête, ce n’est pas vraiment autorisé ».

Mediapart rapporte également que Laurent Leroy a tenu informés des responsables d’Ikea, Jean-Louis Baillot et l’actuel directeur de la communication Pierre Deyries, d’informations sur un employé récupérées auprès de la société Sûreté International, déjà citée dans l’affaire des
surveillances.

Jean-Louis Baillot a été mis en disponibilité par la chaîne de magasins en raison des soupçons de surveillance illégale de salariés et de clients d’Ikea France aujourd’hui entre les mains de la justice.

Leur presse (Agence Faut Payer, 5 avril 2012)

Publié dans Violences policières et idéologie sécuritaire | Marqué avec | Commentaires fermés sur [Ikea] « Comment voulez-vous que la police nous confie les antécédents d’un syndicaliste ? »

[La Nouvelle-Orléans] Cinq porcs condamnés

Katrina : De lourdes peines de prison pour d’anciens policiers

Quatre anciens policiers de la Nouvelle-Orléans, reconnus coupables d’avoir tiré sur des personnes sans armes quelques jours après le passage de l’ouragan Katrina en 2005, ont été condamnés mercredi à de lourdes peines de prison. Ces quatre hommes ont écopé de peines allant de 38 à 65 ans de réclusion. Un cinquième agent de police, qui n’avait pas pris part aux crimes mais avait permis qu’ils soient cachés à la justice pendant quatre ans, a été quant à lui condamné à une peine de six ans.

L’affaire impliquant ces policiers de la Nouvelle-Orléans est, selon un magistrat américain, Thomas Perez, « la plus importante affaire de comportement illicite chez des policiers depuis le passage à tabac de (l’Afro-américain) Rodney King » en mars 1991. Les cinq ex-agents condamnés mercredi comptaient parmi la douzaine de policiers qui avaient répondu à un appel radio selon lequel des agents avaient essuyé des tirs près du pont Danziger, quelques jours après le passage de l’ouragan Katrina.

Les agents s’étaient rendus aussitôt sur les lieux. Selon des témoins, les policiers avaient à leur arrivée bondi hors de leur fourgon et ouvert le feu à plusieurs reprises sur des civils qui franchissaient le pont à pied. Un jeune homme de 17 ans et un homme de 40 ans avaient été tués dans ces tirs.

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1331372861.jpg

Leur presse (Reuters, 5 avril 2012)

Publié dans Violences policières et idéologie sécuritaire | Marqué avec , | Un commentaire

Une taupe chez Molex pendant la grève de 2009

Les propriétaires de l’entreprise Molex de Villemur-sur-Tarn ont introduit une taupe dans l’entreprise pendant la grève de 2009, selon les auteurs du livre Syndicats filous, salariés floués.

En septembre 2009, les propriétaires américains de l’entreprise Molex de Villemur-sur-Tarn (Haute-Garonne) avaient introduit un espion parmi les salariés de cette entreprise d’équipement automobile afin d’en faciliter la fermeture.

Selon Anne-Sophie David et Benoît Broignard, auteurs de Syndicats filous, salariés floués, qui paraît le 5 avril chez Max Milo, le propriétaire de Molex avait engagé une équipe de gardiennage « pour écouter et surveiller les salariés et les grévistes », avant d’y faire embaucher une « taupe » issue d’une société spécialisée dans la gestion des conflits sociaux. Cette taupe, placée à un poste clef, avait pour tâche de « profiler les leaders de la contestation ». Tous les employés ont été licenciés, le site fermé et les brevets dupliqués par la maison mère aux États-Unis. Une usine en Europe de l’Est exploite le matériel des Molex français…

Leur presse (Laurent Chabrun, LExpress.fr, 5 avril 2012)

Publié dans Radicalisation des luttes ouvrières | Marqué avec | Commentaires fermés sur Une taupe chez Molex pendant la grève de 2009

[Justice pour Wissam El-Yamni] Rassemblements à Clermont-Ferrand les 10 et 14 avril

Manifestation à Clermont-Ferrand après la mort de Wissam

Le collectif animé par les proches de Wissam appelle à deux rassemblements, les 10 et 14 avril pour que les responsables soient poursuivis.

Appel de Clermont-Ferrand 10 avril et 14 avril

Le mardi 10 avril 2012 date de l’anni­ver­saire de Wissam El yamni à 19h-19h30, des fleurs seront dépo­sées sur les lieux de la bar­ba­rie, la fable Les ani­maux mala­des de la peste sera réci­tée. Ce sera une jour­née de recueille­ment sur le par­king en face de l’école Jean de la Fon­taine à Clermont-Ferrand.

Le samedi 14 avril 2012 à 15h un ras­sem­ble­ment devant la Préfecture sera orga­nisé, tous ensem­ble nous dépo­se­rons des cartes d’électeurs dans une urne fic­tive pour élire notre can­di­dat, celui qui fasse res­pec­ter les valeurs répu­bli­cai­nes. Nous nous ren­drons ensuite en marche paci­fi­que au Palais de Justice pour récla­mer la mise en examen des res­pon­sa­bles de la mort de Wissam et faire un appel au futur Président de la République.

Encore une fois, nous ne remet­tons pas en cause la néces­sité d’une police et nous savons que les vio­len­ces illé­gi­ti­mes qui pro­vien­nent de la police sont le pro­duit d’une mino­rité. Cette mino­rité n’est pas com­battue par les ins­ti­tu­tions sous cou­vert d’inté­rêts per­son­nels mul­ti­ples.

Les rap­ports par­tiels exis­tants font en effet état d’au moins 10 décès par an (connus) suite à des vio­len­ces poli­ciè­res illé­gi­ti­mes en France. Le cas de Wissam n’est pas sim­ple­ment un simple fait divers mais un fait récur­rent : Mohamed Boukrourou, Abdelhakim Ajimi, Mickaël Cohen, Lamine Dieng, Mahamadou Marega, Abou Bakary Tandia, Bouna Traore, Zyed Benna, Laramy Soumaré, Reda Semmoudi, Ali Ziri, Yakou Sanogo, Baba Traore, Fethi Traore, Louis Mendy…

Ce combat nous le pla­çons encore et tou­jours sous l’égide des valeurs liberté, d’égalité et de fra­ter­nité.

Rebellyon, 5 avril 2012

Publié dans Violences policières et idéologie sécuritaire | Marqué avec , , , , | Commentaires fermés sur [Justice pour Wissam El-Yamni] Rassemblements à Clermont-Ferrand les 10 et 14 avril

[Moscou] Perquisition à REN-TV pour préparer des attaques contre des anti-fascistes

Ce 4 avril 2012, la police de Moscou a perquisitionné les bureaux de la chaîne de télé privée REN-TV. La police a saisi une vidéo d’un reportage de 2009 sur les antifascistes russes, affirmant que cette vidéo devait être “en sécurité” comme “preuve dans une affaire hooliganisme”.

Tout laisse craindre que les anti-fascistes de Russie, déjà soumis aux violences de néo-nazis et au harcèlement de la police, aient à subir une nouvelle vague de répression.

Solidarité ouvrière, 4 avril 2012

Publié dans Antifascisme, Les luttes de classes en Russie, Violences policières et idéologie sécuritaire | Marqué avec | Commentaires fermés sur [Moscou] Perquisition à REN-TV pour préparer des attaques contre des anti-fascistes