[Lyon, vendredi 15 juin] Concert de rap en sou­tien à la Caisse de Soli­da­rité

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1306834526.jpg

Concert de rap en sou­tien à la Caisse de Soli­da­rité ce ven­dredi 15 juin à partir de 20h

Venez nom­breux, entrée prix libre, bar de sou­tien !

Raz-le-cul de ces soi­rées où l’on s’agglutine autour d’un PC qui crache un son cra­moisi ?

La caisse de soli­da­rité orga­nise un bête de concert-rap avec des MC’s venus de Saint-Étienne, Clermont et Lyon dans un squat [Dans le 7e arron­dis­se­ment, quar­tier route de Vienne. Infoline dans les pro­chains jours, consul­tez Rebellyon.]. On peut se poin­ter à partir de 20h, afin de se déchi­rer sur un open mic ouvert à tous ceux et celles qui sou­hai­tent déglin­guer l’instru en cra­chant des phra­ses incen­diai­res.

À 21H, le concert débute avec TAÏBOX de Saint-Étienne.
On enchaînera avec un col­lec­tif de rap venu de Clermont, proche de Wissam El-Yamni, assas­siné par la police la nuit de la Saint Sylvestre.
Enfin, un groupe de Vaulx-en-Velin, REVOLVER, qui ont notam­ment écrit un son en hom­mage à Umüt, assas­siné par la police Suisse le 18 avril 2010.
Si l’ambiance est là, on conclue sur un open mic.

Malheureusement, les assas­si­nats de Wissam, Umüt, mais aussi de Tina, Raouf, Abdelhakim AJIMI, Ali ZIRI, Lamine DIENG, Abou Bakari TAMDIA, Mamadou MAREGA, Abdel EL JABRI, Djamal GHERMAOUI, Lakhamy SAMOURA et Moushin SEHHOULI, et beau­coup plus récem­ment Youssef à Melun, ne sont pas des excep­tions. Il faut conti­nuer de s’orga­ni­ser afin que ces his­toi­res ne tom­bent pas dans l’oubli du quo­ti­dien. Il faut conti­nuer à faire face aux crimes poli­ciers ensem­ble.

On lâchera pas l’affaire.

Intersquat69 mailing list, 11 juin 2012

Publié dans Violences policières et idéologie sécuritaire | Marqué avec , , , | Commentaires fermés sur [Lyon, vendredi 15 juin] Concert de rap en sou­tien à la Caisse de Soli­da­rité

[Printemps érable] La police travaille à Montréal

http://juralib.noblogs.org/files/2012/06/011.jpg

Publié dans Éducation, Violences policières et idéologie sécuritaire | Marqué avec , , | Commentaires fermés sur [Printemps érable] La police travaille à Montréal

[Procès Mauvaises intentions] Le proc a menti : la preuve

Dès qu’on en venait à un point qui abordait l’idéologie, les prévenus parlaient de procès politique. Essayer de comprendre ce qu’était la MAAF faisait de ce procès un procès politique.

http://juralib.noblogs.org/files/2012/06/01.jpg

Le procès de la « mouvance anarcho-autonome francilienne » à Moscou en 1936

Mais ce n’est pas un procès politique. S’ils le disent c’est pour ne pas répondre aux questions, c’est pour avoir du panache. On n’est pas à Berlin en 33, à Moscou en 36 ou à Pékin. Madame la présidente, Messieurs du tribunal, peu importe les courants politiques dont les prévenus se sentent proches, peu importe qu’ils soient fascistes, anarchistes ou maoïstes, ce n’est pas ça qui nous intéresse.

Réquisitoire du procureur Olivier Christen au procès dit « de la dépanneuse »,  21 mai 2012


Le pétulant juge Gilbert Thiel est de permanence à l’antiterrorisme, le 11 juillet dernier [2009], lorsqu’on lui présente Frédéric R., soupçonné de détention d’explosifs. À la lecture du dossier, le magistrat n’en revient pas et pique une colère mémorable contre ses voisins de bureau.

Ce jeune postier de 30 ans avait, entre juin 2007 et mai 2008, fait péter une douzaine de radars, au nom du « Front national antiradar », dont il fut le créateur et l’unique membre. Médiocre artificier, il s’était grièvement blessé chez lui, grâce à quoi il avait été interpellé. Mis en examen, le 17 décembre 2008, sur son lit d’hôpital par Yves Jannier, nouveau chef du pôle antiterroriste, et Edmond Brunaud, son second, Frédéric R. avait été laissé en liberté, sous contrôle judiciaire. Gravement mutilé, il était retourné vivre chez ses parents. Et depuis rien. En sept mois, pas le moindre interrogatoire. Incroyable négligence. Surtout face à un gars qui n’avait pas l’air bien d’aplomb, et souffrait selon un psychiatre de « ruminations morbides » et de « personnalité d’allure schizoïde ».

Le 11 juin 2009, la mère de Frédéric R., affolée, prévient la police. Son fils a commandé sur Internet du nitrate de potassium. Le 22 juin, les policiers réceptionnent le colis et l’apprenti chimiste. Perquisition, et arrestation. Cette nouvelle affaire est confiée au juge Brunaud, flanqué de Thierry Fragnoli, le juge de Tarnac. Une seconde équipe aussi performante que la première. Contrôle judiciaire, et pas la queue d’un interrogatoire…

Jusqu’au 9  juillet. Nouvelle alerte, du père cette fois : « Mon fils possède du chlorate de soude et menace de tout faire sauter. » Un kilo de chlorate de soude est en effet découvert dans un four à micro-ondes, où il avait été mis à sécher. Et quatre autres kilos attendaient patiemment à la cave depuis juin… Ignorés lors de la précédente perquisition, effectuée avec un admirable soin par les flics d’élite de la sous-direction antiterroriste.

À nouveau arrêté, Frédéric R. est enfin entendu, et pour la première fois, par le juge de permanence. C’est alors qu’il explique à Gilbert Thiel son intention de fabriquer – encore – des bombes, et lui avoue sa « passion immodérée et même irrépressible pour la confection d’engins explosifs improvisés. » (…)

Gilbert Thiel (…) s’en donne à cœur joie dans sa furieuse ordonnance, que Le Canard s’est procurée : « En dépit de l’amélioration de son état de santé, à ce jour, le mis en examen n’a toujours pas été interrogé dans une procédure qui avait nécessité un fort déploiement de fonctionnaires de police. » Quant au dossier judiciaire, « il n’est pas coté, ni même un tant soit
peu classé – ce qui ne nous paraît pas entrer dans les attributions du juge et du greffier de permanence », assène encore Thiel qui tempête contre « le caractère manifestement erratique des procédures suivies à l’encontre de Frédéric R. » C’est peu de le dire. (…)

Publié par des complices de la broyeuse « antiterroriste » (Dominique Simonnot, Le Canard enchaîné, 29 juillet 2009)

Publié dans Répression de la "mouvance anarcho-autonome" en France (2007-...) | Marqué avec , , , , , , | 4 commentaires

Vive les mutins de Bruges !

Émeute à la prison de Bruges

Une émeute a eu lieu dimanche soir à la prison de Bruges. Après la promenade, certains détenus ont refusé de regagner leur cellule.

La police a dû intervenir et la rébellion a pu être réprimée, a indiqué le porte-parole de la prison. Une trentaine de prisonniers seraient en effet mécontents de certains aspects du régime de la prison de Bruges, notamment à propos de la cantine.

La révolte a été violente, selon le porte-parole, et l’on a signalé des dégâts. Certains détenus ont finalement accepté de rejoindre leur cellule tandis que d’autres s’obstinaient. Une unité spéciale de la police a dû intervenir et tout est rentré dans l’ordre.

Publié par des amis des matons (Belga.be, 11 juin 2012)

Publié dans Beau comme une prison qui brûle | Marqué avec | Commentaires fermés sur Vive les mutins de Bruges !

[Paris 20e] Occupation en cours au 260 rue des Pyrénées

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1306834526.jpg

Nous n’avons plus le choix

Expulsés, mal-logés, énervés, chômeurs, précaires, enragés sociaux, nous occupons depuis quelques temps un ancien centre d’hébergement social, dans un immeuble appartenant à la Poste et vide depuis le 11/05/2010, situé au 260 rue des Pyrénées dans le 20e à Paris.

Face à la spéculation immobilière et à la discrimination, nous avons décidé d’agir. Nous avons trouvé une porte ouverte et posé nos bagages pour nous installer et créer un lieu de vie, d’auto-organisation et de lutte pour obtenir notre dû et dénoncer ceux qui pourrissent notre vie au quotidien.

Nous sommes déterminés à devenir le cauchemar du pouvoir tant que nous n’aurons pas eu gain de cause. Nous vous appelons à venir nous rejoindre lors de nos assemblées (multicolores, sans partis, ni étiquettes) tous les dimanches à 17h00.

Les habitants du 260 rue des Pyrénées (Métro Pyrénées ou Gambetta)

Passez dans la soirée et demain, réunion à 19H00

Liste francophone de diffusion d’infos relatives aux squats, 10 juin 2012

Publié dans Aménagement du territoire - Urbanisme, Luttes du logement | Marqué avec , | Un commentaire

[Béton entends-nous !] Le même et l’Autre, critique de la culture alternative

Le même et l’Autre, critique de la culture alternative

« Ça va être interdit la vente forcée comme ils font là. Parce que si on vous passe des conneries, des conneries toute la journée, vous finissez par les acheter, hein. Vous n’êtes pas raisonnables non plus. Quand on pense qu’il suffirait que les gens ne les achètent plus pour que ça ne se vende pas. Hé… de toute façon ça va changer le métier ! Parce que y a pas que dans la chanson que c’est comme ça. »

Coluche

Ah ! Elle est belle radio Béton avec ses jingles rigolos, son festival qui se veut décalé et alternatif et son apolitisme béat. Ah ! Elle est loin l’époque où elle émettait sans autorisations aucune, où ses animateurs jouaient à cache-cache avec les flics, et où ça organisait le festival Aucard de Tours en mode sauvage et sans autorisations.

Aujourd’hui c’est une petite boutique qui tourne pas trop mal, un jouet pour quelques petits bourges qui s’amusent à faire leur émission de radio, comme d’autres vont au squash ou à l’opéra une fois par semaine. Une radio même alternative, doit se vendre, doit organiser des festivals décalés mais pas trop ; avec des tickets à l’entrée et des vigiles qui surveillent pour pas que les pauvres amènent leurs bières et achètent bien celles du festival. Il faut remplir la caisse alternative, et payer les artistes alternatifs…

Quand radio Béton prétend être une radio qui a des choses à dire, qui propose autre chose. Au final elle ne fait que singer les radios commerciales. La programmation de cette année, à Aucard de Tours est quand même vachement alternative et vachement subversive…

Avec, le rappeur Orelsan, diffusé sur radio Béton, Tf1, Skyrock et MTV (parmi cette liste se cache un média qui n’est plus tout à fait alternatif devinez lequel…). Au delà de ça quand on regarde ses textes, on y décèle une certaine obsession quand à la dépréciation de la gent féminine. Il parait que c’est du second degré, que c’est des provocations qui ne doivent être prise que comme telles et que ceux qui s’en offusquent sont décidément trop bêtes pour comprendre cela.

Pourtant le patriarcat et l’hétéro-sexisme n’ont rien de provocations, et tout de l’oppression. Ils traversent la société, se nichent de manière insoupçonnée dans nos gestes, nos mots et nos postures et contribuent à maintenir l’État et la domination capitaliste en place. Les femmes (biens gaulées si possible) aux fourneaux, les mecs (biens virils si possible) au boulot et pas une tête qui dépasse. Les seconds pour surveiller les premières, et tout le monde tient son rôle et se soumet bien sagement. Et on ne tolère les corps et les pratiques sexuelles qui sortent de la norme, que dans le but de créer de nouvelles identités, de nouveaux marchés. Des homosexuels, pourquoi pas ? tant qu’ils travaillent et qu’ils consomment.

Et si les textes d’Orelsan ne sont rien d’autre que des provocations. Le sexisme, l’homophobie, et les représentations véhiculées par ces textes sont bien réelles et ont des conséquences pour nombre d’individus dans la vie réelle. Il y a des femmes qui meurent sous les coups de leurs maris, qui se font traiter de salopes quand elles ont des pratiques sexuelles un peu libérées, qui doivent travailler la journée au bureau et le soir à la maison pour les taches domestiques pendant que monsieur se prélasse devant la télé… On ne parle jamais des agressions homophobes, des coups et des insultes qui visent les femmes trop « masculines » ou les hommes trop « efféminés ». Tout ceux qui, aliénés dans leur rôle d’homme ou de femme hétéro aimeraient bien sortir des identités que l’on impose a tous, mais ne le font pas à cause de cette répression que l’on nomme morale. Cette morale opprimante, ce ne sont pas des grands discours et des condamnations, mais des regards, des petits gestes quasi invisibles dans le quotidien de chacun, qui rappellent à chacun la place qu’il doit tenir. Aujourd’hui, plus personne n’est homophobe ou sexiste, mais tout le monde continue de penser que se faire enculer c’est dégradant, trouve les gay rigolos sauf quand c’est son fils qui fait son coming-out, que les femmes sont faites pour élever des enfants et faire le ménage, que conduire la voiture c’est un truc de mec… On se rend compte alors que Orelsan faux rappeur rebelle utilise les mots du pouvoir, ces mêmes mots et ces mêmes images que l’on trouve à la télé, dans la publicité, dans le discours dominant et qui par leur omniprésence naturalisent la domination masculine, et normalisent le patriarcat et l’hétéro-sexisme en l’intégrant à la langue, et aux mœurs.

Face à cela nous considérons, le droit de chacun à choisir son identité sexuelle ou de ne pas en choisir, à la faire évoluer comme il l’entend et à ne pas subir une quelconque oppression en fonction des choix qu’il aura fait. Nous combattons le sexisme, l’homophobie, et le patriarcat car nous sommes contre toute forme d’autorité, et que des critères aussi arbitraires que flous comme le sexe, le genre ou l’orientation sexuelle ne peuvent justifier la domination. Il faut abattre la morale et ses préjugés qui ne servent que l’ordre en place, et laisser libre cours au déchaînement des passions et à l’expérimentation de nouvelles manières de sentir, d’aimer, et de s’approprier son corps.

Puis il y a aussi Boogers, le collabo de Bouygues, cette espèce de grosse boîte qui fabrique des villes à l’urbanisme policier, des taules et des centres de rétention. Qui a une télé qui libère le temps de cerveau de ceux qui la regardent pour faire de la place à Coca-Cola, et se fait la voix du pouvoir, d’une manière que n’auraient pas renié Staline ou Goebels en leur temps. Celui-là il a commencé avec radio Béton en tournant sur la scène alternative, à Tours et dans la région. Puis parce qu’il faut bien manger, et puis que bizness is bizness on fait des festoches alternatifs comme le Printemps de Bourges, on fait sa promo dans des petits fanzines alternatifs comme Libération ou le Figaro, on signe pour que sa musique soit la bande son du dernier spot de Bouygues Télécom. En somme la bande son du meilleur des mondes, une musique légère et sympathique qui nous ferait oublier le poids de l’autorité et la fatigue due à la soumission. Qui rendrait presque belles les prisons, et les centres de rétentions.

Certes Boogers, n’est pas responsables des méfaits de Bouygues, mais il crache pas sur leur pognon et il leur vend sa musique pour qu’ils apparaissent comme plus sympathiques. On ne doute pas d’ailleurs qu’il profitera de la diffusion du spot Bouygues plusieurs fois par jour à la télé, pour gagner encore un peu en notoriété et vendre encore plus de disques, et faire un peu plus de pognon.

Voilà la gueule de l’alternative, une culture qui se vend comme de la lessive ou des yaourts. Une culture qui véhicule les représentations du pouvoir et assoit les rapports de dominations que nous combattons au quotidien. Une machine à décérébrer, où l’on vient consommer des artistes « undeurgrounde » dans un cadre « différent », on a remplacé le pain par la bière et les jeux par les concerts mais le troupeau est toujours aussi soumis. Braves moutons qui consomment les festivals alternatif et retournent bosser le lendemain avec une vague gueule de bois due à la bière bio. C’est parce que radio Béton et Aucard de Tours, participent de la culture dominante en reproduisant  ses méthodes qu’ils sont des alliés de l’autorité et du capitalisme. De toute manière, il n’y pas d’alternative possible entre la perpétuation de ce monde d’autorité, et la révolution anti-autoritaire. Car vendre autre chose, c’est toujours vendre quelque chose ; et que la seule issue possible est l’abolition de la propriété privée et la destruction de tout rapport marchand.

Pas de pitié pour l’art et la culture !
Pas de quartier pour l’État et le capitalisme !
Combattons l’autorité et la domination sous toutes ses formes dans notre quotidien !
N’attendons plus pour nous révolter !
Que crèvent Béton, Aucard, Bouygues, Orelsan, Boogers et les autres collabos du pouvoir !
Que crève ce monde d’autorité et de soumission !

Quelques barbares sans dieux ni maîtres – 6 juin 2012


[Nique ton genre] Béton, entends-nous !

C’est pas les dégenréEs qui volent la liberté d’expression, c’est le sexisme et le patriarcat qui pillent nos vies !

Ça y est, c’est annoncé, le festival Aucard de Tours, orchestré par Radio Béton, verra se produire le rappeur phallocrate Orelsan. Ce festival montre bien les limites de l’alternatif par ses financements étatiques, municipaux et commerciaux ; par sa présence de vigiles à l’entrée fouillant tous les sacs pour y déceler la moindre présence interdite d’alcool ou de substances illicites. Ce festival révèle davantage que ce n’est qu’une « radio alternative » en faisant jouer Orelsan à son festival annuel.

Depuis quelques semaines il y a donc une riposte qui s’organise face à cette outrecuidance, de nombreux textes ont ainsi circulé pour dénoncer Orelsan et Béton. Voici un florilège des arguments usités que nous reproduisons ici afin d’apporter notre pierre à la contestation du patriarcat.

En effet, faire jouer Orelsan n’est pas anodin, ce n’est pas pour faire plaisir aux spectateurs, est-ce que Béton feraient jouer un groupe de RAC (Rock Against Communism) juste pour faire plaisir au public néo-nazi ? Nous ne nous fatiguerons pas à reproduire les paroles d’Orelsan. Les paroles de ce mec sont clairement des appels au viol, à la violence conjugale, une haine envers les personnes qui ne respectent pas le genre qui leur a été assigné à la naissance. Une haine des mecs efféminés et des meufs « masculines ». Radio Béton a choisi de légitimer et de participer à cette haine hétérosexiste.

Organisateurs, artistes, spectateurs, acteurs, partenaires ont tous une responsabilité direct sur le déroulement d’un évènement.

Les mots ont un sens. Soutenir le contraire c’est prôner le creux, le mensonge, la com’, le statu quo, le déni des agressions. Lors du festival anniversaire pour les 30 ans de Woodstock, en 1999, des viols ont eu lieu dans la fosse, pendant des concerts du festival. Le viol n’est pas un acte individuel, c’est aussi le produit d’une société qui hiérarchise les individuEs et étiquette certains corps comme accessibles à tout moment. Après un viol, les excuses ne manquent pas : « il avait bu », « elle avait bu », « elle portait… », « elle avait pris… », « c’était pour rigoler », « c’est une affaire personnelle »…

Orelsan, exprime une déclaration de haine envers touTEs les oppriméEs. Il n’a de cesse de jouer le jeu de la petite complainte du dominant inquiet de perdre ses privilèges, et qui, comme tout bon masculiniste, réussit à se faire passer pour la « victime » des méchantes féministes quand chaque jour les femmes et les lesbiennes, les gays et les personnes trans’ sont priéEs de se taire, se rhabiller, de se calmer, d’aller voir ailleurs, d’encaisser, d’avoir de l’humour, de ramasser derrière, de ne pas être communautaristes, de ne pas être extrémistes… sont violéEs, harceléEs, insultéEs, frappéEs, dans la rue, dans leur « foyer », au commissariat, sur leur lieu de travail, à l’école ou en prison…

Face à notre rejet d’Orelsan, il nous est dit qu’il s’agit de liberté d’expression mais si cela signifie de laisser la liberté aux fascistes, sexistes, racistes, de s’exprimer ça ne nous intéresse pas. Ce monde est déjà créateur et rempli d’oppressions de toutes sortes pour les laisser proliférer sans rien faire. Tolérer l’intolérable c’est cautionner ces oppressions. Appelez notre position de la morale si cela vous chante, mais nous sommes directement concernéEs par les textes d’Orelsan (en tant que femmes, bisexuel-le-s, pédés, gouines, trans) ou solidaires de ces personnes. En défendant Orelsan Béton et ses soutiens se placent du côté de l’oppression et défendent le sexisme, l’homo/lesbophobie.

Ensuite, il s’agirait de second degré. On nous dit toujours (des hétéros la plupart du temps, bizarrement) : « oh t’as pas d’humour ! On rigole ! Détends-toi ! ». Eh bien non ! nous n’avons pas envie de rire des harcèlements, sifflements, viols que subissent les meufs au quotidien. Pas envie de rire du fait que notre sexualité soit sans cesse invisibilisée, moquée par les médias dominants, par les gens. Ouvrir les yeux sur cette oppression c’est nécessaire pour prendre position.

Essayez de comprendre, de mesurer combien ça nous fout juste encore plus la rage de voir que l’oppression hétérosexiste a encore de belles heures devant elle et qu’ une fois de plus, on nous dit de fermer notre gueule, de continuer à subir : marre des positions de victimes, de tendre l’autre joue. Pas de pitié pour les phallocrates.

Enfin, il y aurait plein de meufs aux concerts d’Orelsan. Ceci ne veut pas dire qu’il n’est pas sexiste ! Dire cela c’est nier que l’oppression patriarcale fonctionne bien puisqu’elle influence les femmes à courber l’échine, à être potes avec ce qui les oppresse. Heureusement, il reste de nombreuses personnes qui luttent contre ce système patriarcal. Toute contestation est tuée dans l’œuf par l’ingérence à ne pas être extrême, à être raisonnable.

Nous appelons donc tou-te-s le monde à réfléchir et à arrêter de se cacher derrière les faux arguments de la liberté d’expression et/ou du second degré ou de la « caricature » ou de la « fiction ». Assumez cette peur de perdre vos privilèges d’hommes hétérosexuels ou bien rejoignez la contestation.

Nous sommes extrêmes. Nous sommes diablement, des terroristes du genre.

Reçu à l’Agent DA, 3 juin 2012

Publié dans Critique des médias, Luttes féministes, Luttes LGBT | Marqué avec , , , , , | Commentaires fermés sur [Béton entends-nous !] Le même et l’Autre, critique de la culture alternative

« Pas d’espace pour les fascistes »

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1339303864.jpg

Pochoir « Antifa », mai 2012 à Prague, Tchéquie

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1339303906.jpg

Graf « Pas d'espace pour les fascistes », mai 2012 à Turin, Italie

Publié dans Antifascisme, Graffitis divers | Marqué avec , | Commentaires fermés sur « Pas d’espace pour les fascistes »

Services secrets = association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste

Mohamed Merah travaillait pour les RG

Le 18 octobre 2007, Mohamed Merah faisait l’objet d’un contrôle routier aux abords d’un quartier de Toulouse. Au volant d’une BMW, le conducteur et son passager attiraient l’attention des gardiens de la paix Laurent S. et Agnès B., accompagnés de l’adjoint de sécurité Anthony C. Passé au fichier des personnes recherchées, le nom de Mohamed Merah apparaît en gras. Sur la note, 50600980 RG, il est indiqué « NE PAS ATTIRER L’ATTENTION. SÛRETÉ DE L’ÉTAT ». Les trois policiers se regardent, interloqués, mais poursuivent leur contrôle. « Dans ce cas de figure, les consignes sont claires : on fait comme si de rien n’était », explique un fonctionnaire de police. (…)

Publié par des larbins de la police secrète d’État (Le Point, 7 juin 2012)


(…) Que faisait cette petite carte de visite, pliée en deux, sur le sol du box de l’avenue de Grande-Bretagne ? Le parking souterrain où l’assassin cachait son scooter est un endroit où l’on ne s’attend pas à trouver les coordonnées d’un collègue chargé de la protection… du chef de l’État. Sur le morceau de bristol figurent pourtant une identité, un numéro direct au palais de l’Élysée, ainsi que la mention d’un service : le GSPR (Groupe de sécurité de la présidence de la République). Le fonctionnaire, un quinquagénaire considéré comme un excellent pro, travaille depuis près de vingt ans au sein de l’unité : il a notamment protégé Jacques Chirac, et ensuite Nicolas Sarkozy pendant son quinquennat. (…)

Publié par des journalistes-policiers (Éric Pelletier et Jean-Marie Pontaut, reproduit par L’Express, 5 juin 2012)

Publié dans Violences policières et idéologie sécuritaire | Marqué avec , , , | 6 commentaires

[Révolution égyptienne] « Le harcèlement, c’est social… c’est politique… »

Égypte : une manifestation de femmes attaquée place Tahrir, au Caire

Des femmes manifestant contre le harcèlement sexuel sur la place Tahrir, au Caire, ont été attaquées vendredi soir par un groupe d’hommes qui ont sexuellement agressé plusieurs d’entre elles, ont indiqué des témoins à l’AFP.

Quelques dizaines de femmes, accompagnées par des hommes venus les appuyer et les protéger, avaient décidé de se rassembler sur la place pour dénoncer des agressions sexuelles récentes.

Au même moment, des milliers d’Égyptiens manifestaient pour exiger la disqualification d’Ahmad Chafiq, dernier Premier Ministre de Hosni Moubarak qui doit affronter le Frère musulman Mohammed Morsi au second tour de l’élection présidentielle la semaine prochaine.

Mais alors qu’elles traversaient la place, elles ont été attaquées par des hommes « plutôt jeunes » selon l’une d’elles.

« On marchait en rang et les volontaires qui étaient là pour nous protéger ont formé des cordons autour de nous », a raconté à l’AFP l’une des participantes, qui souhaite rester anonyme. « On avait nettement le sentiment d’une forte hostilité », a-t-elle poursuivi.

« Tout à coup, plein d’hommes se sont rués sur nous. Ça s’est passé très vite. J’ai senti une main ou deux, mais j’ai eu de la chance, un homme m’a extirpée de là très vite. Mais la plupart (des autres femmes) ont été victimes d’attouchements », a-t-elle ajouté.

« L’une de mes amies a tenté de trouver refuge dans un magasin proche, mais les hommes qui le tenaient ont baissé le rideau » en la voyant arriver, a-t-elle dit.

D’autres ont été poussées contre des grillages et ont subi des attouchements plus prolongés, tandis que les volontaires se battaient avec les agresseurs.

Nombreuses sont les femmes, Égyptiennes ou étrangères, voilées ou non, qui se plaignent d’attouchements ou de remarques obscènes au quotidien dans les lieux publics.

La question avait été médiatisée à l’étranger lorsque l’une des principales correspondantes à l’étranger de la chaîne américaine CBS, Lara Logan, a raconté avoir été victime pendant une quarantaine de minutes d’une agression sexuelle le jour de la chute de M. Moubarak le 11 février 2011, menée par 200 à 300 hommes.

Un film de l’Égyptien Mohamed Diab, Les femmes du bus 678, mettant en scène des femmes luttant contre le harcèlement sexuel en Égypte et pour la dignité des femmes est actuellement diffusé, notamment en France.

Publié par des ennemis de la révolution (Agence Faut Payer, 9 juin 2012)


Égypte : une manifestation contre le harcèlement sexuel attaquée

Des femmes qui protestaient contre les agressions sexuelles dont elles sont victimes ont été molestées. Récit.

La place Tahrir crie souvent au loup. Un signe inquiétant, un slogan bizarre, la foule s’effarouche, court sans savoir où ni pourquoi. Et très vite, les manifestants se reprennent, refluent sur les lieux pour protester d’autant plus fort que la panique a été grande. Ce sont les cavalcades de Tahrir.

Vendredi, la place n’était pas dans ses bons jours. Après quelques jours de manifestations exceptionnelles, certaines comparables à celles qui ont précédé la chute du régime, la mobilisation s’essoufflait. Dans ces moments-là, de Commune révolutionnaire, la place se transforme en marché du Temple, et beaucoup de manifestants, en badauds désœuvrés.

Pour les femmes, les petites agressions sont courantes. « C’est toujours le même schéma, explique une manifestante. Le soir, les filles se font agresser au début de la rue Mohamed-Mahmoud (théâtre des émeutes de novembre 2011, NDLR) et se font attirer dans les petites ruelles. Les agresseurs vont de plus en plus loin. » D’autant plus loin qu’ils restent impunis. Le mot était passé parmi les manifestantes : éviter le début de la rue Mohamed-Mahmoud, ne pas s’approcher des ruelles. Et continuer, pourtant, surtout, à protester contre le régime.

Chaos

Vendredi, quelques activistes avaient appelé à une mobilisation contre le harcèlement sexuel, véritable fléau en Égypte. Sally Zohney, révolutionnaire de longue date et graffeuse à ses heures, faisait partie des organisatrices : « Ça devient de pire en pire. J’ai été agressée la première fois le 8 juillet 2011. Depuis, ça n’arrête pas. On a atteint le point où les femmes sont déshabillées dans la foule. » Si les autorités laissent faire, voire participent au harcèlement, il faut montrer que les femmes ne restent pas sans réagir. L’idée est de manifester sur le lieu précis où les agressions sont les plus nombreuses.

Pendant une heure, la manifestation se déroulait normalement, malgré une hostilité palpable dans la foule très masculine, d’après une manifestante. Et vers 20 heures, alors que la rue Mohamed-Mahmoud plongeait dans l’obscurité, la mobilisation s’est transformée en marche vers l’une des artères adjacentes à Tahrir. La cinquantaine de femmes, accompagnées de solides compagnons, n’a pas même le temps d’atteindre son but. « Quelqu’un a commencé à agresser l’une d’entre nous, explique Sally Zohney. Celle-ci a répondu en giflant son agresseur et, en quelques secondes, ça a dégénéré en chaos. On a été coincées contre une barrière, battues, déshabillées. »

Espoir

Personne ne sait d’où viennent les assaillants. Les femmes sont extraites les unes après les autres de la mêlée. Sur la place, une cavalcade surprend tout le monde. Certains assurent avoir entendu des coups de feu. Probablement une fausse alerte. Quant aux agresseurs, avant même que la riposte ne s’organise, ils avaient disparu.

« Le harcèlement, c’est social… c’est politique… c’est compliqué », tranche Sally, amère le lendemain de l’agression. Mais elle ne perd pas espoir : « Il faut nous mobiliser, plus forts, plus nombreux, contre le harcèlement. Je suis sûre qu’il y aura d’autres marches contre ces agressions. » Pour les femmes de Tahrir, la meilleure défense, c’est l’attaque.

Publié par des ennemis de la révolution (Samuel Forey au Caire, LePoint.fr, 9 juin 2012)

Publié dans L'insurrection égyptienne et ses suites | Marqué avec , , , , | Commentaires fermés sur [Révolution égyptienne] « Le harcèlement, c’est social… c’est politique… »

La BAC travaille à Villiers-le-Bel

Villiers-le-Bel : collision entre un scooter et un véhicule de la BAC

Le conducteur, un adolescent de 16 ans qui roulait sans casque, est grièvement blessé.

Un scooter conduit par un adolescent de 16 ans a percuté une voiture de la brigade anti-criminalité (BAC) à Villiers-le-Bel dans le quartier du Puits-la-Marlière, ce même quartier qui s’était embrasé en 2007 suite à un accident entre un mini-moto et une voiture de police.

Selon des témoins, le scooter a été renversé alors qu’il était poursuivi par les policiers, une information non confirmée par la police. Blessé gravement, le conducteur du scooter, qui ne portait pas de casque, a été évacué en hélicoptère vers l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris et selon sa famille et les urgences de l’hôpital, le pronostic vital du jeune garçon est engagé. Son passager a lui aussi été hospitalisé, mais il serait hors de danger.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (Aziz Zemouri, LePoint.fr, 9 juin 2012)


Accident : un jeune blessé à Villiers-le-Bel

Un jeune homme a été grièvement blessé samedi à Villiers-le-Bel (Val-d’Oise) dans un accident impliquant une voiture de police, a-t-on appris de sources proches de l’enquête. Aucune précision n’était immédiatement disponible sur les circonstances de l’accident qui intervient près de cinq ans après la collision entre une moto et un véhicule de police qui avait causé la mort de deux adolescents et provoqué deux jours de violence dans cette commune en novembre 2007.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (Agence Faut Payer, 9 juin 2012)


Collision police et deux roues à Villiers-le-Bel

Collision entre un véhicule de police et un deux-roues à Villiers-le-Bel fait deux blessés

Une voiture de police et un deux roues sont entrés en collision, cet après-midi samedi, à un carrefour de Villiers-le-Bel.

On ignore encore les circonstances exactes de l’accident qui a eu lieu vers 16 heures 30. Deux jeunes hommes se trouvaient sur le scooter. Ils ont été blessés tous les deux, l’un légèrement, l’autre plus gravement.

L’un des blessés a été transféré vers un hôpital parisien. On ignore la gravité de ses blessures.

Le Préfet de police tiendra une conférence de presse à 19h30.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (Christian Meyze, France 3 Paris-Ile-de-France, 9 juin 2012)

Publié dans Violences policières et idéologie sécuritaire | Marqué avec , | Commentaires fermés sur La BAC travaille à Villiers-le-Bel

[« Comportement désordonné » et « destructions illégales »] Perth nique la police

Perth : Des voitures de police attaquées pendant une fête émeutière

Deux voitures de police ont été endommagées par des fêtards qui se sont rebellés contre la police lors d’une fête d’anniversaire d’un-e adolescent-e dans le quartier d’Armadale, à Perth, dans la nuit de vendredi à samedi.

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1339263520.jpg

Les officiers de police avaient été appelés vers minuit et demi, pour faire cesser des jets de bouteilles sur le sol et des bagarres opposant des jeunes.

Quinze véhicules de police, des policiers à cheval et le Regional Operation Group ont tenté de disperser les jeunes, qui étaient environ 150.

Les officiers de police ont été accueillis à coups de lancers de bouteilles et de pierres.

Le pare-brise d’une voiture de police a été détruit, ainsi que de fenêtres d’un des autres véhicules de police.

Trois personnes ont été arrêtées. Un jeune homme de 16 ans et un autre de 20 ans passeront en procès pour « comportement désordonné » (disorderly behaviour). Un autre jeune, de 18 ans, est inculpé pour « destructions illégales » (unlawful damage).

Aucun policier, ni aucun fêtard, n’a été blessé.

Traduit de leur presse (Nicole Cox, police reporter, Perth Now, 9 juin 2012)

Publié dans Violences policières et idéologie sécuritaire | Marqué avec , , | Un commentaire

[Révolution tunisienne] Les salafistes dégagés de Dahmani et de Douar Hicher

Affrontements entre habitants et salafistes à Dahmani

Des affrontements ont eu lieu, dans l’après-midi du vendredi, 1er juin, dans la ville de Dahmani (Gouvernorat du Kef), entre des habitants de la ville et des groupes salafistes qui ont tenté de remplacer par la force un imam en exercice dans la mosquée de la ville par un membre de leur courant.

Des témoins oculaires ont indiqué au correspondant de l’agence TAP au Kef, que les citoyens de la ville ont utilisé des bâtons et des gourdins, pour faire face à ces groupes dont certains sont venus des villes voisines de Jendouba et de Rouhia.

Des membres de ces groupes brandissaient des sabres et des armes blanches, selon les témoins. Les affrontements ont fait des blessés dans les rangs des salafistes et causé des dégâts à leurs voitures.

Une source sécuritaire du Kef a expliqué que « les citoyens ont empêché des groupes salafistes d’entrer dans la mosquée de la ville et d’installer un nouvel imam, ce qui a conduit aux affrontements qui ont fait des blessés parmi les salafistes et causé des dégâts à leurs véhicules ».

Selon la même source, des renforts sécuritaires ont été dépêchés dans la ville de Dahmani.

Publié par des ennemis de la révolution (Business News, 2 juin 2012)


Un homme blessé dans des affrontements entre salafistes et des habitants à Douar Hicher

Selon les sources de TunisieNumérique, des affrontements ont éclaté, jeudi 31 mai 2012 entre des habitants de cité Khaled Ibn Walid dans la délégation de Douar Hicher dans le gouvernorat de Manouba. Lors des disputes, un homme a été blessé au visage.

L’origine de cet incident, selon les mêmes sources serait une altercation verbale entre une fille de la région et un marchand salafiste. Le marchand avait reproché à la fille le fait de blasphémer en parlant à son petit ami au téléphone, en plein public.

La fille a négligé la remarque du salafiste qui a agressé physiquement la fille.

15 amis et voisins de la famille de la victime se sont chargés de « punir » le marchand. Des salafistes  venus en renfort pour le soutenir ont déclenché des accrochages avec les « agresseurs ». Le marchand, armé d’un couteau, a réussi à atteindre l’un des voisins de la fille au visage.

Publié par des ennemis de la révolution (Tunisie Numérique, 1er juin 2012)

Publié dans L'insurrection tunisienne et ses suites | Marqué avec , , , | Commentaires fermés sur [Révolution tunisienne] Les salafistes dégagés de Dahmani et de Douar Hicher

[Vive l’Azawad libre !] « Nous avons conclu que morts pour morts il est préférable de mourir dans la dignité plutôt que de capituler en apportant notre caution à la liquidation de notre peuple »

Le Bureau politique du MNLA dénonce les accords avec Ansar Dine
Communiqué

Le Bureau Politique du MNLA, devant l’intransigeance d’ANCAR EDINE sur l’application de la charia dans l’Azawad, et pour être fidèle à sa ligne de conduite résolument laïque, dénonce l’Accord en date du 26 mai  2012 avec cette organisation et en déclare nulles et non avenues toutes dispositions y afférentes.

Fait à Gao le 31 mai 2012
Hamma Ag Mahmoud – membre du Bureau Politique


Accord entre le MNLA et Ançar Eddine au nord du Mali
Ag Hamed Ahmed : « La seule divergence porte sur le contenu du communiqué final »

Prévue pour mercredi, au plus tard jeudi, l’annonce du communiqué final portant accord entre le Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA) et le groupe islamiste Ançar Eddine, n’a pas eu lieu.

Chargé du bureau d’information du MNLA, Bekay Ag Hamed Ahmed nie tout échec des négociations entre les deux parties et parle de « mésentente d’ordre formel » sur le contenu du communiqué final.

Installé à Gao et chargé de suivre de près les négociations entre l’organisation islamiste Ançar Eddine et son mouvement, dont il est le président du bureau de l’information et des médias, Bekay Ag Hamed Ahmed a, dans une déclaration (par téléphone) à El Watan, nié les informations ayant alimenté la presse internationale selon lesquelles l’accord entre les deux parties a été rompu par le MNLA.

Cette affirmation a été annoncée dans un communiqué signé par Hamma Ag Mahmoud, membre du bureau politique du MNLA faisant état de désaccord sur l’application de la charia telle imposée par Ançar Eddine dans tout le Mali, alors que le MNLA, dans ses premières déclarations, revendiquait la laïcité et la création d’un État dans les limites de la région naturelle de l’Azawad, s’étendant du nord-est au nord-ouest du Mali.

« Le bureau politique du MNLA, devant l’intransigeance d’Ançar Eddine sur l’application de la charia dans l’Azawad, et pour être fidèle à sa ligne de conduite résolument laïque, dénonce l’accord en date du 26 mai 2012 avec cette organisation et déclare nulle et non avenue toute disposition y afférent », lit-on dans le document signé par Hamma Ag Mahmoud.

Ce que Bekay Ag Hamed Ahmed rejette en disant : « Ni Ançar Eddine ni le MNLA n’ont décidé de se retirer de l’accord signé il y a une semaine. Le seul problème qui a surgi est lié à la rédaction du communiqué final. Des divergences sont apparues dans le choix du contenu de la déclaration devant être rendue publique. Il s’agit de divergences sur la terminologie, les phrases devant être utilisées. Ançar Eddine tient à introduire son propre lexique et le MNLA insiste pour un texte responsable destiné au front interne, mais également à la communauté internationale. » Il ne met pas de gants pour s’attaquer aux auteurs de la « campagne de désinformation » en disant : « Ceux qui sont derrière cette désinformation ne représentent pas le MNLA. Ils sont soit en Mauritanie, soit en France et ne peuvent parler qu’en leur nom personnel. »

Désinformation

Et de préciser : « Hamma Ag Mahmoud n’est qu’un membre du bureau politique. Il ne peut engager que sa personne et non le MNLA. Il n’a donc pas à parler au nom du mouvement. L’accord que l’organisation a signé avec Ançar Eddine n’est pas remis en cause. Aucune des deux parties ne s’est retirée. Néanmoins, lors de la rédaction du communiqué final, des divergences sont apparues entre le MNLA et Ançar Eddine. Une autre réunion a eu lieu vendredi, reprise aujourd’hui (ndlr samedi) et nous espérons qu’un accord sera trouvé d’ici fin de journée. Les détails relèvent plus de la forme que du fond. Par exemple, Ançar Eddine veut mettre en relief l’orientation islamiste ou religieuse, alors que le MNLA veut plutôt insister sur la démocratie et le respect des différentes communautés. Si dans une journée ou deux, nous n’arrivons pas à trouver un consensus, chacune des deux organisations reprendra son appellation originelle et nous commencerons à mettre en exécution l’accord signé il y a une semaine entre Iyag Ag Ghaly et le secrétaire général du MNLA, Billal Ag Cherif. »

Interrogé sur le devenir du Conseil de transition prévu à la faveur de l’accord entre le mouvement et Ançar Eddine, le président du bureau de l’information du MNLA,  Bekay Ag Hamed Ahmed, répond : « Il n’a aucune relation avec le communiqué final et la mise en place du conseil transitoire de la République islamique de l’Azawad. Il sera composé des représentants du MNLA et de Ançar Eddine, et son installation viendra incessamment, la semaine prochaine, et ce, indépendamment d’un accord ou non sur le contenu du communiqué final. » Il exprime son « optimisme » quand aux débats des travaux d’hier et insiste sur le fait que « les conditions acceptées par Ançar Eddine restent inchangées ». Pour lui, c’est le plus important. Le communiqué final « n’est qu’une étape formelle », conclut notre interlocuteur.

Publié par des ennemis de l’Azawad (Salima Tlemçani, ElWatan.com, 3 juin 2012)


Alger veut asphyxier le MNLA

D’après le quotidien algérien arabophone El Khabar, dans son édition du 1er juin 2012, les autorités algériennes ont décidé d’interdire toute exportation vers l’Azawad d’au moins 20 produits dont les carburants, les ordinateurs, les pièces de rechange, les téléphones portables et tous matériels de communication, certains médicaments et les produits alimentaires. Le journal précise que l’armée a entamé de larges opérations dans les départements (wilayas) de Tamanrasset et d’Adrar pour traquer trafiquants et contrebandiers.

Selon le quotidien arabophone, des instructions précises ont été adressées aux services de polices ainsi qu’aux unités de gendarmerie et de l’armée qui sont déployées aux frontières avec les frontières de l’Azawad afin d’intensifier la surveillance et empêcher tout passage de marchandises notamment une vingtaine de produits répertoriés dans une liste du ministère de l’intérieur algérien.

Aussi, les autorités algériennes auraient interdit le transport de carburant de nuit dans les départements de Tamanrasset, Adrar et Ilizi selon le quotidien arabophone qui rapporte aussi que les préfets et les responsables de différents services de sécurité de Ghardaïa, Ouargla, Adrar, Ilizi et Tamnrasset de veiller à ce que les véhicules transportant du carburant soient accompagnés de véhicules de polices, gendarmerie ou de l’armée.

Cette décision des autorités algériennes montre à quel point Alger est décidé à asphyxier le MNLA et essayer de le priver notamment de carburant combien nécessaire à l’État major militaire du MNLA qui doit trouver un moyen d’entretenir ses 6000 soldats et tout son matériel militaire notamment les véhicules. En même temps, Alger envoie des troupes de terroristes islamistes, en l’occurrence Aqmi, dans le territoire de l’Azawad qui ne manquent ni de carburant ni d’argent.

Cette décision de renforcer la surveillance des frontières intervient après l’échec des négociations entre le MNLA et le groupe djihadiste d’Ansar Dine. Ainsi, l’un des plans qu’Alger et ses partenaires dans cette affaire ont mis place pour venir à bout du MNLA et justifier une intervention militaire dans l’Azawad.

Tamazgha le site berbériste, 4 juin 2012


Azawad : « Ansar Dine reçoit des renforts considérables en argent, en armes et en hommes » (MNLA)

Le mouvement salafiste Ansar Dine reçoit des renforts considérables en argent, en armes et en hommes. Des renforts qui viennent essentiellement de l’Algérie et du Qatar. Selon un membre du MNLA à Gao.

Selon un membre du MNLA basé à Gao, que nous avons joint par téléphone, « Ansar Dine qui avait 8 véhicules au départ, et pas plus de 200 éléments avant la libération de la totalité du territoire de l’Azawad, a vu ses effectifs tripler avec les renforts en hommes venus de toute l’internationale islamiste en provenance d’Algérie, de Tunisie, de Libye, du Soudan et du Nigéria. De même qu’ils sont passés de 8 véhicules à plus d’une centaine très bien équipés en armements et en munitions. Les éléments d’Ansar Dine achètent librement leur carburant en Algérie alors que l’on nous dit que les frontières sont fermées. »

Actuellement, les hommes de Iyad Ag Ghaly sillonnent la ville de Tin Bouctou (Tombouctou en Tamasheq, NDLR) « avec des mallettes contenant des milliers et des milliers d’euros ». « Ils proposent environ l’équivalent de 5000 euros à des adolescents qu’ils enrôlement faisant d’eux des enfants soldats manipulables à souhait. Ils proposent cet argent avec des kalachnikov et des mitraillettes russes AK47 entièrement neuves en provenance essentiellement d’Algérie, via la connexion avec les islamistes de Libye où des stocks d’armes considérables circulent en direction de l’Azawad au profit de Ansar Dine et de ses alliés, Aqmi, MUJAO et Boko Haram ».

Le MNLA qui a mis tous ses moyens militaires et financiers dans la libération de l’Azawad est aujourd’hui exsangue. Il est dans l’obligation de vendre ses propres véhicules pour se procurer du carburant et n’a plus aucun moyen pour entretenir ses troupes. « C’est pourquoi, certains membre du MNLA ont jugé indispensable de conclure une alliance avec Ansar Dine, espérant ramener à la raison le chef de l’organisation salafiste Iyad Ag Ghaly en lui demandant de faire passer les intérêts de sa propre communauté avant tout autre chose. »

Aujourd’hui, le MNLA est au bord de l’explosion en raison du rejet catégorique de l’accord passé avec Ansar Dine par ceux du MNLA qui ont perdu tout espoir d’être soutenus par une communauté internationale « plus encline à faire la promotion médiatique des intégristes au lieu d’appuyer les forces démocratiques et laïques du MNLA, au risque de condamner tout un peuple à l’enfer islamiste ». « Quoi qu’il en soit, l’accord avec Ansar Dine est désormais caduc quoi qu’il puisse en couter à notre mouvement et nous tenons pour responsable le monde dit libre de notre dramatique isolement. » dit notre interlocuteur.

« Nous avons conclu que morts pour morts il est préférable de mourir dans la dignité plutôt que de capituler en apportant notre caution à la liquidation de notre peuple. Nous remercions les Européens de France — en particulier le Corse François Alfonsi — et de Belgique — en particulier les membres de la N-VA (Nouvelle Alliance Flamande, NDLR) — pour leur soutien ainsi que nos frères et sœurs Amazighs qui ont fait tout ce qui était en leur pouvoir pour nous aider à recouvrer notre liberté » a-t-il conclu.

Le Gouvernement Provisoire Kabyle (Anavad) qui, le premier, avait reconnu l’indépendance de l’Azawad, a annoncé hier dans un communiqué sanctionnant son dernier Conseil des ministres qu’il était « informé des renforts en hommes, en armes et surtout en argent, envoyés par Alger aux islamistes d’Ansar Dine pour corrompre des rebelles touarègues et renverser les rapports de force sur le terrain ».

SIWEL agence kabyle d’information, 3 juin 2012


Mauritanie : Lancement de la conférence des arabes de l’Azawad à Nbeikett Lehwach

Les communautés arabes de l’Azawad implantées en Mauriatnie, ont tenu, dimanche 3 Juin, dans la Moughataa de Nbeikett Lehwach (dans la zone de Dhar au Hodh Charghi), la première conférence dans le cadre d’une stratégie pour lutter contre l’implantation des groupes armées d’AQMI, dans le nord du Mali.

Une politique proposée par les cadres du MNLA qui cherche à libérer le territoire de l’Azawad pour y instaurer un État libre et indépendant.

Les autorités mauritaniennes ont imposé un important dispositif sécuritaire dans la zone, d’ou la situation géographique de la Moughataa, où se tient cette rencontre. Signalons que Nbeikett Lehwach, se trouve environ à 30 km de la frontière malienne.

À cette conférence participe une centaine d’Arabes de l’Azawad dont des notables, des chefs de tribu, des soldats, des cadres et des politiques.

Les conférenciers chercheront à poser les bases d’une stratégie de lutte contre les mouvements armés affilés à AQMI.

Notons que des milliers de tourages de l’Azawad, ont fui le Mali en mars dernier suite aux douleurs évenements qui ont conduit à la chute du régime d’Amadou Toumani Touré [sic] et sont venus s’installer en Mauritanie, plus précisement dans les Wilayas de l’Est.

Publié par des ennemis de l’Azawad (Alakhbar à Nouakchott, 3 juin 2012)

Publié dans General | Marqué avec , , , , , | Commentaires fermés sur [Vive l’Azawad libre !] « Nous avons conclu que morts pour morts il est préférable de mourir dans la dignité plutôt que de capituler en apportant notre caution à la liquidation de notre peuple »

[Dijon] La police déjoue un complot anarchiste !

Communiqué

Ce samedi 2 juin 2012 à 18h, une demi-douzaine de fourgons de gardes-mobiles et autres équipes des « brigades anticriminalité » sont venus se positionner devant l’Espace autogéré des Tanneries, afin de s’assurer que n’aurait pas lieu un… jeu de piste à vélo (dénommé « alleycat »). Quelques personnes motivées, après une première réussie il y a quelques mois à Dijon, nous avaient en effet sollicité·e·s pour que l’alleycat ait cette fois-ci pour point de départ les Tanneries. Pas de soucis de notre côté : nous apprécions ces « courses d’orientation ludiques et décalées ». Mais pas de chance avec les autorités, puisque le Directeur Départemental de la sécurité publique (DDSP), s’est déplacé en personne, avec toute son escorte, pour nous annoncer qu’un arrêté préfectoral interdisait fermement la tenue de l’« alleycat » !

Renseignement pris, le cyclo-jeu de piste avait été qualifié de « manifestation anarcho-libertaire ». De quoi faire frémir dans les chaumières ! Ce serait le Préfet de « zone de défense » de Metz, en lien avec le Ministère de l’Intérieur et en concertation avec la Préfecture de Bourgogne, qui aurait pris un arrêté d’interdiction dans le cadre du plan national de sécurité, en appelant une compagnie de gendarmes mobiles de Bordeaux à la rescousse. Rien que ça ! Les autorités semblent avoir fantasmé une horde de cyclopathes déchaînée tout droit sortie de « Mad Max », s’apprêtant à mettre la ville à feu et à sang… Et face aux pressions, les organisatrices, désemparées, nous ont informé·e·s qu’elles préféraient annuler la course…

Mais quelle mouche a piqué ces Messieurs haut placés ? Serait-ce la chaleur ? Les nouveaux venus au pouvoir ont-ils décidé de montrer les muscles et de prouver qu’ils pouvaient eux aussi « rétablir l’ordre », en commençant par interdire… les chasses au trésor et les rébus ? La
chasse aux dits « anarchoautonomes » a-t-elle repris en mode grand guignol, malgré le départ de Squarcini, ex-chef de la DCRI ? En tout cas, il n’y a pas à dire, le « changement » se fait sentir !

Perplexes, nous avons cherché à comprendre le phénomène ubuesque. Il était certes annoncé une « Alleycat des bandits », « course d’orientation clandestine en vélos de tous genres (tandem, cargobike, BMX, pignon fixe, rétropédalage, course, vélo couché, etc.) à travers la ville. Top départ aux Tanneries, checkpoints mystères, puis… Grand bal des gangsters à la salle polyvalente Jacques Mesrine (rue Philippe Guignard) — bal dansant typé boum énervée, jusqu’à l’aube ! ». Se peut-il qu’un haut gradé paranoïaque, qui n’aurait pas eu la chance d’aller en colo dans sa jeunesse, n’ait pas compris le concept de jeu de rôle ou de bal costumé ? Le spectre du « grand Jacques », serait-il encore assez terrifiant, 23 ans après sa mort, pour qu’à sa seule évocation la police dégaine ? Au rang des raisons invoquées cet après-midi par le DDSP pour aider à justifier leur coup de sang : une fête de rue survenue il y a quinze jours rue Berbisey, et le festival de trois jours organisé la semaine passée aux Tanneries (voir programme d’activités de mai).

Pour mémoire, la fête de rue en question a consisté en l’occupation d’une rue populaire du centre-ville par quelques centaines de personnes durant plusieurs heures, autour d’une fanfare, de projections de films en plein air, de jeux et de danses. Nous ne saurions dire exactement si la fête a laissé plus de canettes sur la chaussée que l’une des rares victoires du DFCO ou autre « concert de rentrée » organisé par le cabinet du maire, mais selon les témoignages les plus variés, il semblerait que l’on s’y soit bien amusé. Si nous sommes touché·e·s de l’attention des autorités, il nous serait cependant difficile d’en dire plus à ce sujet :  si certain·e·s acteurs et actrices des Tanneries ont sans doute pu être aperçu·e·s en train de danser dans la rue, nous ne sommes pour autant pas les organisateurs de cette soirée. Sans nous désolidariser d’une initiative fort sympathique, nous ne voudrions pas tirer la couverture à nous : certains groupes de Dijonnais·e·s ne nous attendent heureusement pas pour s’organiser et mettre un peu de joie et d’intensité inattendues dans la ville.

En ce qui concerne le festival qui a accueilli plus d’un millier de personnes pendant trois jours, il nous serait reproché d’avoir bloqué une partie du boulevard de Chicago en y jouant au ping pong et au baby-foot un matin de Pentecôte, et d’avoir provoqué quelques protestations de voisin·e·s pour du bruit excessif, en l’occurrence un peu de mauvaise disco. À cet égard, inutile de nier ou de tenter de décharger nos crimes sur quiconque, car les faits qui nous sont imputés peuvent sans doute nous être attribués. À notre décharge, nous répliquerons que ce n’est pas la mort du petit bonhomme, et qu’en bientôt quinze ans d’évènements publics hebdomadaires, nous nous sommes toujours attaché·e·s à entretenir de bonnes relations avec le voisinage et à ce que nos soirées se passent bien, sans vigiles ni policiers. Et nous entendons bien que cela puisse continuer ainsi.

Ce samedi 2 juin au soir, pendant que les renforts stagnaient au commissariat ou au centre-ville, des fourgons bleutés se sont déplacés aux deux extrémités de la rue Philippe Guignard — où se situent divers potagers collectifs et familiaux sur des terres menacées — pour y établir des « checkpoints ». Leur mission : interdire l’entrée à la « boum » annoncée près d’une ferme maraîchère occupée pour clore  l’« alleycat ». En effet, un arrêté — municipal cette fois — prohibant  toute festivité dans la « salle polyvalente Jacques Mesrine » avait été placardé pour l’occasion !

Au-delà de la farce que constitue cette mobilisation policière extraordinaire, cette situation témoigne de manière beaucoup plus préoccupante d’une volonté — affirmée cet après-midi même par le DDSP — de répression de tout évènement dans l’espace public, dès lors qu’il ne rentre pas docilement dans les cadres institutionnels lisses, les demandes d’autorisation préalables, les embrouilles administratives, les normes de sécurité agréées et tout ce qui s’ensuit. Cela fait pourtant longtemps, à Dijon comme ailleurs, que quantité de manifestations — qu’elles soient ludiques, sportives, culturelles ou politiques — sont organisées hors de ces carcans. De notre point de vue comme de celui de quantité d’individu·e·s et d’associations que nous côtoyons, il s’agit là d’une liberté précieuse, qu’il importe de conserver face au rouleau compresseur normalisateur. C’est notamment ce qui permet de vivre gaiement, même quand on a ni le pouvoir ni l’argent, et d’avoir la marge de s’opposer au monde dominant.

Sans présumer de la suite, et puisque le ridicule ne tue pas, espérons au moins que l’insolation retombe, et qu’ils en restent là !

Mais rien n’est moins sûr : la semaine prochaine, les Tanneries accueillent cette fois une « cartonnade » ! Attention, car il s’agira là de personnes lourdement « armées »… Peut-être faudra-t-il doubler les effectifs !?

2 juin 2012
Espace autogéré des Tanneries

17 bd de Chicago, 21000 Dijon

Publié dans Aménagement du territoire - Urbanisme, Répression de la "mouvance anarcho-autonome" en France (2007-...) | Marqué avec , , | Commentaires fermés sur [Dijon] La police déjoue un complot anarchiste !

[France génocidaire] Seuls les rebelles avaient des Mistral, qu’ils disaient

Rwanda : des missiles qui pointent Paris

Un document, daté de 1994 et dont Libération publie la teneur, révèle la présence d’armes françaises dans l’arsenal rwandais et relance le débat sur les auteurs de l’attentat du 6 avril.

http://juralib.noblogs.org/files/2012/06/rw.jpeg

Des soldats du Front patriotique rwandais examinent l'épave de l'avion de Juvénal Habyarimana, le 26 mai 1994.

Une fois de plus, elle ressurgit : l’une des plus grandes énigmes de l’histoire récente n’en finit pas de se rappeler régulièrement à notre mémoire à coups de nouveaux éléments, indices oubliés, pistes négligées. Qui a tué le président rwandais Juvénal Habyarimana le 6 avril 1994, lors d’un attentat spectaculaire resté non revendiqué ? Depuis dix-huit ans, cette question suscite des débats passionnés. Car même si l’attentat est le déclencheur et non la cause du génocide de la minorité tutsie, programmé de longue date, l’identité des commanditaires pèse forcément sur la lecture des événements.

Lynchage. Longtemps, c’est la thèse d’un attentat fomenté par les rebelles tutsis du FPR qui a dominé. Elle s’impose même dans les minutes qui suivent l’explosion de l’avion de Habyarimana dans le ciel de Kigali. Dès l’annonce de l’attentat, les proches du chef de l’État assassiné, sa famille et les barons du régime vont mettre en cause les rebelles et « leurs alliés naturels » au sein de la population, ainsi que les Belges, qui constituaient alors le principal contingent de Casques bleus occidentaux présents dans le pays. Résultat : après le lynchage de dix d’entre eux, les Casques bleus belges quittent le pays, livré du coup aux ultras du régime rwandais qui déciment systématiquement les Tutsis du pays. 800’000 morts en trois mois : c’est le plus fulgurant massacre jamais recensé. On comprend dès lors que l’attentat « déclencheur » suscite autant de curiosités. Et de blocages.

Hasard. C’est presque par hasard, dans le cadre d’une recherche historique, que Linda Melvern, journaliste britannique, tombe sur la fameuse liste évoquant la présence de missiles Mistral, dans les archives de l’ONU. Le document avait été adjoint et noyé au milieu d’un autre rapport. Pourquoi est-ce si important ? Parce que, depuis 1994, les anciens officiers rwandais inculpés par le Tribunal pénal international pour le Rwanda n’ont cessé d’affirmer qu’aucun des leurs ne pouvait être mêlé à cet attentat, car ils ne possédaient pas de missiles. Les autorités françaises, qui les ont trop longtemps soutenus, formés et équipés, ont suivi le même raisonnement : sans arme, pas de crime possible. Mais alors, que viennent faire ces Mistral dans les stocks de l’armée rwandaise ? Et qui savait ?

Presse complice des génocidaires (Maria Malagardis, Libération, 31 mai 2012)

Publié dans General | Marqué avec , | Commentaires fermés sur [France génocidaire] Seuls les rebelles avaient des Mistral, qu’ils disaient

[Vive l’Azawad libre !] « Peu importe la difficulté du combat, il ne s’arrêtera que le jour où l’Azawad sera un État libre, indépendant et démocratique, entre les mains de ses véritables enfants »

Azawad : Magdi Ag BOHADA, officier de l’État major du MNLA, rejette l’alliance avec Ansar Dine

Magdi Ag BOHADA, officier de l’État major et membre du bureau politique du MNLA exige l’annulation pure et simple de l’accord passé avec Ansar Dine et appelle le peuple de l’Azawad a poursuivre la lutte dans le sens de sa libération qui ne saurait s’accommoder des objectifs obscurantistes de Ansar Dine et de ses alliés.

Dans une déclaration parvenue à notre rédaction, Magdi Ag BOHADA, officier de l’État major et membre du bureau politique du MNLA exige l’annulation pure et simple de l’accord passé avec Ansar Dine et suspend son activité politique au sein du MNLA. Nous reproduisons sa déclaration dans son intégralité :

« Magdi Ag BOHADA,
Officier de l’État major du MNLA
Membre du Bureau Politique,
Chargé des relations spéciales MNLA au Nord de l’Afrique

Appel au peuple de l’Azawad

Consterné par le scandaleux accord que certains membres du MNLA se sont permis de passer avec l’organisation salafiste « Ansar Dine », je lance un appel solennel aux membres lucides du MNLA, à la jeunesse, aux femmes et aux sages de l’Azawad afin de déjouer le piège tendu par Ansar Dine au valeureux peuple de l’Azawad dans l’objectif de lui voler à jamais sa liberté.

En tant que combattant, puis en tant que leader politique et militaire de l’Azawad, cela fait des décennies que je me bat pour l’Azawad et rien que pour l’Azawad. C’est une mission à laquelle jamais je ne renoncerai, encore moins aujourd’hui que des hordes d’intégristes projettent de l’asservir après tant d’années de lutte et de sacrifices.

Je demande au MNLA de se ressaisir le plus rapidement et exige l’annulation pure et simple de cette alliance contre-nature, contraire aux valeurs et aux aspirations légitimes du peuple de l’Azawad.

En attendant, je suspend toute activité politique au sein du MNLA et appelle l’ensemble des militants, des combattants, des cadres, des femmes et de la jeunesse de l’Azawad à se joindre à mon appel pour continuer le combat pour la liberté de l’Azawad dans le cadre de ses valeurs ancestrales, à l’opposé des idéologies obscurantistes prônées par Ansar Dine et ses alliés.

Peu importe la difficulté du combat, il ne s’arrêtera que le jour où l’Azawad sera un État libre, indépendant et démocratique, entre les mains de ses véritables enfants.

Magdi Ag BOHADA« 

Par ailleurs, Nina Walet Intalou, également membre de la direction du MNLA, a déclaré dans un article publié dans l’agence de presse touarègue Toumast presse « Je rejette catégoriquement cet accord car éviter une guerre tribale et fratricide dans l’Azawad ne doit pas être synonyme de l’acceptation d’un diktat imposé par des groupes obscurantistes. La recherche de l’unité Azawadienne ne doit pas nous conduire au plus profond du précipice. »

SIWEL agence kabyle d’information, 31 mai 2012


Pour un État démocratique dans l’Azawad

Le Congrès Mondial Amazigh (CMA), Organisation internationale de défense des droits du peuple Amazigh (Berbère), a toujours été du côté du peuple Touareg, marginalisé, chassé de ses territoires traditionnels, spolié de ses ressources naturelles, violemment réprimé et abandonné de tous.

C’est pourquoi lorsque le Mouvement National de Libération de l’Azawad (MNLA) a été créé et a porté la revendication de l’autodétermination de l’Azawad en vue de fonder un État indépendant démocratique et laïque, le Congrès Mondial Amazigh l’a immédiatement reconnu et soutenu. Dans un communiqué daté du 7/04/2012, le CMA déclarait qu’il « assure l’État indépendant de l’Azawad de son total soutien (…) tant qu’il adoptera la démocratie, la laïcité, le respect des droits humains et des libertés fondamentales ».

Depuis, le CMA a entrepris plusieurs initiatives dans le but de faire connaitre le projet politique du MNLA et de lui trouver des soutiens notamment au niveau international. La position du CMA s’explique tout simplement par le fait que le projet du MNLA est justifié, légitime et légal eu égard au droit international et respectueux des principes démocratiques et des droits humains tels qu’ils sont universellement admis.

Le 26 mai 2012, les dépêches de la presse internationale nous apprennent que le MNLA aurait signé un protocole d’accord avec le groupe islamiste Ansar-Eddine en vue de l’instauration d’un « État islamique » dans l’Azawad. S’il était confirmé, cet accord constituerait un reniement total du projet initial porté par le MNLA et créerait une nouvelle perspective que nous pensons désastreuse pour l’Azawad. Le projet islamiste qui comporte l’application de la Chari’a islamique, est en effet à la fois rétrograde et incompatible avec la démocratie et le nécessaire respect des libertés fondamentales. Il constitue également une grave menace à la diversité culturelle et particulièrement à la culture plurimillénaire des Kel-Tamacheq (Touaregs). Musulmans depuis des siècles, les Touaregs ont toujours pratiqué leur religion librement et à leur manière. Qu’est-ce qu’un État « islamique » leur apporterait de plus sur ce plan ? De toutes façons, une question aussi fondamentale ne peut être tranchée sans la consultation du peuple, le moment venu.

Cela étant, le CMA n’ignore pas que cette concession faite à la mouvance islamiste n’est pas le résultat d’un libre choix mais s’inscrit dans un contexte exceptionnellement contraint pour le MNLA qui se trouve cerné de toutes parts par des forces hostiles et terriblement menaçantes : Al-Qaeda, l’Algérie, les États islamistes (Arabie-Saoudite, Qatar…) pourvoyeurs de l’islamisme international, l’État Malien et la Cedeao soutenus par la France et l’Union Européenne.

Au lieu d’ouvrir un dialogue serein et sincère avec le MNLA, les États de la région opposés à toute forme d’émancipation de l’Azawad, ont adopté la logique machiavélique consistant à favoriser l’introduction et le renforcement des Djihadistes internationaux (Al Qaeda, Mujao, Boko Haram…) afin de semer la discorde, voire la guerre entre les combattants Touaregs et de torpiller le projet indépendantiste du MNLA.

Parallèlement, suite aux révoltes populaires de l’année 2011, tout le nord de l’Afrique s’est soumis à la vague islamiste qui a porté des gouvernements religieux au pouvoir au grand désespoir des forces démocratiques et progressistes. Et le monde occidental dit libre et démocratique, s’est très bien accommodé de cette situation et porte même un grand respect à des États islamistes fondamentalistes uniquement parce que ces États sont riches en pétrodollars. La démocratie, les droits humains et les libertés fondamentales ne pèsent décidément rien devant les appétits économiques et les visées géostratégiques.

Face à autant d’hypocrisie et de fronts puissamment dotés, le MNLA résiste courageusement et cherche avant tout à épargner des vies humaines en évitant le piège de l’affrontement fratricide dans lequel on veut le faire tomber.

Tout en rejetant fermement toute idée de création d’un État « islamique » dans l’Azawad comme dans tous les pays de Tamazgha (nord de l’Afrique), le Congrès Mondial Amazigh réitère son soutien indéfectible au peuple Kel-Tamacheq (Touareg) et invite ses représentants à ne pas céder aux chantages et à rester fidèles à leurs valeurs et à leur culture ancestrale qui rejettent toute forme de terrorisme et d’extrémisme.

Le Congrès Mondial Amazigh renouvelle instamment son appel au monde libre, y compris ce qu’il compte de peuples et de sociétés civiles, à prêter main forte au Mouvement National de Libération de l’Azawad afin d’éliminer définitivement les organisations terroristes et ensuite à réunir dès que possible, les conditions du dialogue direct entre l’État Malien et les représentants du MNLA, comme l’a préconisé le Parlement Européen dans sa résolution du 19 avril dernier dans laquelle il appelait à « une solution par la voie des négociations ». Le temps et l’isolement politique du MNLA jouent en faveur du chaos et de la mouvance terroriste islamiste. Il est urgent d’agir dans l’intérêt de la paix et des peuples de cette région.

Paris, 18/05/2962 – 30/05/2012 Le Bureau du CMA

Temoust


Mali : le MNLA rejette la fusion avec Ansar Dine

C’est une information RFI : la fusion entre les rebelles touaregs du MNLA et les islamistes d’Ansar Dine n’est plus d’actualité. Dans un communiqué du bureau politique et du bureau exécutif, le MNLA rejette catégoriquement l’accord signé le 26 mai avec Ansar Dine à Gao. Le texte élaboré par les deux mouvements faisait mention d’un Etat islamiste de l’Azawad indépendant régi par la loi islamique. Le MNLA dénonce ce texte jugé trop radical, contraire à ses valeurs.

Depuis dimanche de nombreuses voix se sont élevées à Gao, Tombouctou, mais aussi dans les diasporas tamacheks pour dénoncer un accord jugé inacceptable. Selon des cadres du MNLA présents à Gao, ce texte est incompatible avec les valeurs du MNLA, Mouvement national de libération de l’Azawad : il y est question d’État islamique entièrement fondé sur le Coran, et sur la sunna.

Hamma Ag Mahmoud, membre du bureau politique du MNLA, s’en explique :

« Aujourd’hui, nous mettons fin totalement à cet accord. Ansar Dine veut absolument appliquer la charia, et nous nous sommes un mouvement laïque. Il n’a jamais été question de mouvement intégriste (…) Cette rupture peut coûter cher au MNLA. Mais nous sommes les seuls à pouvoir combattre les islamistes dans cette région. Nous savons le faire. »

Au MNLA, on se défend d’avoir cru à cet accord « en se rapprochant d’Ansar Dine, on voulait éviter à des jeunes de chez nous d’aller se perdre chez Aqmi, mais finalement», reconnaît ce cadre de Gao « nous avons été floués ».

Certains accusent l’intransigeance d’Ansar Dine sur la question de la charia mais accusent aussi des responsables du MNLA qui ont joué depuis le début, un double jeu vis-à-vis du groupe de Iyad Ag Ghali : ce rejet unilatéral va faire tomber les masques et clarifier les positions mais le MNLA joue gros.

Parmi les dirigeants, on ne cache pas l’inquiétude de voir partir des combattants vers Ansar Dine, plus riche et plus fort. Mais, on se dit prêt à prendre ce risque pour démontrer à la communauté internationale que le MNLA peut être un partenaire crédible pour lutter contre les terroristes d’Aqmi, Al-Qaïda au Maghreb islamique.

Publié par des ennemis de l’Azawad (RFI, 1er juin 2012)

Publié dans General | Marqué avec , , , | Un commentaire

Le tintamarre des casseroles enterre le bruit des bottes

Déjà une semaine de tapage nocturne pour défier la loi 78. Chaque soir, sur ma rue, des nouvelles têtes aux balcons, une poêle à la main, ou une bouilloire, ou un bidon etc. Cette grande messe quotidienne où les fidèles s’appellent eux-mêmes semble s’être établie jusque dans les moindres villages de région. Le bruit, qui assure une présence nettement plus remarquable du mécontentement général, se substitue, pour le meilleur et pour le pire, à tout discours articulé avec des mots, ou avec des pavés. Du coup, ça devient difficile, parfois, pris au milieu de cette ambiance festive, de sentir en quoi ça se distingue d’un simple carnaval. Peut-être avons-nous simplement perdu le sens de ce qu’est un carnaval, par rapport à tous ces festivals et spectacles en plein-air qu’on nous prépare à chaque été. Toujours est-il que depuis une semaine, on ne casse rien d’autre que des cuillers en bois. Changement d’ambiance par rapport aux flammes et au sang de la semaine d’avant. Il faut dire toutefois que ce n’est pas moins impressionnant. Chaque jour, des manifs spontanées qui naissent comme des ruisseaux dans chaque rue pour rejoindre celles d’à côté jusqu’aux torrents des boulevards. Et comme ça dans plusieurs quartiers de la ville. Bien sûr, à Québec et dans les autres villes, l’enthousiasme n’est pas le même, mais reste totalement inédit. Des jeunes de Repentigny, petite banlieue au Nord-Est de Montréal, nous racontaient comment il y a deux jours, après la manif de 20h à 21h, une fois les parents et les vieux rentrés, une soixantaine de jeunes ont passé leur foulard et mis leur capuche pour aller bloquer le pont et la rue principale. Les flics, évidemment, sont toujours débordés et épuisés, mais ils profitent de ces journées de manifs « calmes » pour se refaire une image de bon « collaborateurs »  du mouvement. Évidemment, certains font une moins bonne job en termes de relation publique.

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1338506727.jpg

Il y a eu encore des arrestations ces derniers jours, soit des petits groupes en fin de manifs, mais rien comme les semaines précédentes.  C’est en effet beaucoup plus difficile pour les flics de taper sur des foules qui parfois sont exclusivement non-étudiantes. Et d’autre part, ce débordement tant attendu du mouvement, au moment même où la fatigue et la judiciarisation des grévistes sont à leur comble, donne un répit à ceux qui n’arrivaient pas à s’arrêter. Cette ampleur du mouvement laisse un sentiment très étrange. À la fois, ça donne une impression de force, et que tout peut arriver. Mais en même temps, comme tout ce qui devient massif, ça fait craindre la dilution et les récupérations politiciennes.

Mais ce dont on peut se méfier, c’est que le niveau de confrontation caractéristique du mouvement étudiant, temporairement suspendu, ne puisse revenir sans faire face à des hordes de citoyens mobilisés qui voudraient défendre l’image d’un mouvement qui est désormais aussi le leur. Ce n’est bien sûr qu’un scénario incertain, car il semble tout de même évident qu’à ce point-ci, il y a plus de gens que jamais qui ne pourront pas ne pas être solidaires de ceux contre qui les producteurs d’opinion publique ont lancé leur chasse aux sorcières.

Je dois le dire encore, le mouvement demeure très opaque. C’est réellement un soulèvement massif des « individus ». Un mouvement qui reste très « libéral » au moins jusqu’ici. Déjà, le fait que les facs et les cégeps soient désertés autant que les assemblées générales (depuis que la  reconduction de la grève a été votée jusqu’au retrait de la hausse), ça n’a pas favorisé une circulation très intense, ni un niveau de débat très élevé. L’absence de discours critique un peu plus poussé transparaît dans la quasi-absence (réelle ou visible) de publications propres au mouvement, et dans la platitude des slogans qu’on entend en manif ou qu’on voit sur les bannières. Tout reste très dispersé. Est-ce un symptôme de l’ère facebook ? Il y a certainement tout un paquet de trucs qui passent là-dessus (c’est comme ça qu’ont commencé les cacerolazos), mais il reste que ce type de circulation et de communication tend à éviter certaines formes de rencontres et d’engagement. Ça change la texture de la situation, des rapports au sein du mouvement.

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1338506852.jpg

Maintenant, depuis le soulèvement des casseroles, c’est autre chose qui se trame. La communication passe par la résonance et les gens se voient. Des voisins découvrent leurs existences réciproques. Au milieu de tout ça, la volonté d’élargir le mouvement, d’en faire un vrai mouvement anti-gouvernement (comme en Argentine etc.) ou en tout cas de ne pas perdre l’opportunité de construire quelque chose de plus solide et durable, a mené à l’organisation d’assemblées de quartier un peu partout. En fait, les gens se sont rendus vite compte que malgré tout ce « get together » dans la rue, c’est très dur de parler par-dessus le joyeux vacarme. Mais chaque soir, de bouche à oreille, parfois avec des tracts ou des affiches, la rumeur se répand vite dans le quartier. Ça a été très facile d’inviter les gens aux assemblées. Tout le monde est content que ça existe, qu’on les y invite.  La première a eu lieu dans la Petite Patrie, samedi passé, et une autre à Hochelaga. Des comités sont créés, etc., et on sait pas trop ce que ça va donner, mais des rencontres se produisent, et ça change l’ambiance générale. Ça décentre le mouvement par rapport aux assos étudiantes et ça permet des mises en commun de certaines pratiques. Par exemple, les gens du nord de la ville se sont organisés pour avoir toujours des gens qui peuvent accueillir où donner des lifts à ceux qui sortent du C.O. Nord (le comico central du nord de la ville) en pleine nuit. Etc. etc.

Ce truc là, d’auto-organisation locale, ça permet aussi d’autres rapports avec les nationalistes/indépendantistes québécois qu’on voit réapparaître à la faveur de ce mouvement anti-Charest. C’est plus facile de parler d’une autonomie contre toute forme d’État quand on se retrouve concrètement à la construire ensemble dans la rue. Mais ça reste TRÈS dur de sentir si quelque chose peut vraiment sortir de tout ça, de ces assemblées, des manifs spontanées chaque soir… Ça reste très dur de sentir ce qui anime vraiment le mouvement, de sentir les devenirs qui l’habitent et le travaillent.

En ce moment même, alors que tous les médias portent l’attention sur les négociations en cours à Québec entre les « leaders étudiants » et le gouvernement, le mouvement commence déjà à regarder ailleurs, vers ces assemblées naissantes.

À ce point-ci, on ne peut pas vraiment croire à une continuité forte du mouvement si les étudiants décident de lâcher, de négocier, mais pour l’instant, ce n’est pas près d’arriver. Néanmoins, malgré la participation massive du « peuple », malgré le fait que la loi 78 ça touche tout le monde, ça reste avant tout un mouvement populaire de soutien aux étudiants. C’est aussi cette ambiguïté que laisse entendre le nouveau slogan phare de la semaine : « la grève est étudiante, la lutte est populaire ». Il ne manque pourtant pas de prétextes pour que tout s’aggrave. Les grévistes des chemins de fer du CP viennent aussi de se faire passer une loi spéciale les obligeant le retour  au travail, Harper qui vient de couper dans les retraites, l’assurance-chômage et passer plein de lois sécuritaires, etc., mais dans le reste du Canada, on reste immobile. D’ailleurs, on dirait que la « crise » québécoise est mieux couverte par Aljazeera, les médias européens ou même latino-américains que par la presse anglo-canadienne.

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1338506678.jpg

Ce n’est pas près de finir

Il semble assez clair que les négociations en cours ne sont que de la frime. Tout le monde est là pour gagner du temps et un peu d’autorité sur la situation. Mais personne ne cèdera sur ses conditions minimales. Charest y cherche l’occasion de démontrer sa bonne foi avant de déclencher des élections. Si les négos échouent (et rien ne permet de croire qu’elles puissent aboutir), c’est très probablement vers cela qu’on s’en va. Des élections qui coïncideraient avec le retour prévu en classe, espérant faire passer pour inutile une grève avant la constitution d’un nouveau gouvernement. Mais Charest est dans les patates, et il est improbable que le retour en classe puisse vraiment avoir lieu à la mi-août, comme le prévoit la loi spéciale. Le mouvement contient plus de détermination que jamais à affronter les injonctions et les lois spéciales, et les plans de retour en classe forcés risquent tout simplement de foutre en l’air la session d’automne elle aussi.

Et le maire de Montréal, lui non plus n’a pas fini de pleurer. Il ne peut déjà plus dormir et il a peur pour son Grand Prix, ses beaux festivals et ses touristes. Encore une fois, il a réussi à se faire humilier publiquement, dans les murs de l’hôtel de ville, pour mieux prouver sa trempe de démocrate (selon lui) ou combien il reste un estie de cave.

En cas d’élections à l’automne, PLQ ou PQ risquent de rentrer minoritaires, ce qui veut dire dans tous les cas une instabilité prolongée (yes sir !). Si le PLQ revient, malgré tout ça, et minoritaire en plus, peut-être que le discours « démocratiste » pourra être dépassé un peu plus. Devant une mobilisation sans précédent de juristes et d’avocats contre la loi spéciale, sans parler des inquiétudes qu’elle suscite jusqu’à l’ONU, le ministre de la justice (Jean-Marc Fournier, ministre de l’éducation en 2005) persiste à dire que le retrait de la loi 78 ne fera que ramener le trouble sur les campus. Il finira bien par voir que s’il ne l’abroge pas, le chaos peut se répandre partout.

On le souhaite.

Sans-titre-diffusion, 31 mai 2012

Publié dans Éducation | Marqué avec , | Commentaires fermés sur Le tintamarre des casseroles enterre le bruit des bottes

[Résistance contre les expulsions] Communiqué de presse du 30 mai 2012

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1306834526.jpg

Dans le cadre de la semaine de mobilisation contre la procédure d’expulsion du Centre Social Autogéré (70 allée des Demoiselles), les membres de la Campagne de réquisition ont appelé à une manifestation contre toutes les expulsions, déposée en préfecture, ce mercredi 30 mai.

Le départ était prévu à 14h au 70 allée des Demoiselles et, alors qu’une centaine de personnes s’était rassemblée devant le bâtiment, la police et les représentants de la préfecture ont bloqué le départ de la manifestation sous prétexte qu’elle n’était pas déclarée. Après avoir présenté les justificatifs prouvant la légalité des rassemblements et de la manifestation, ceux-ci ont malgré tout refusé de nous laisser partir. Nous nous sommes alors retrouvés encerclés pendant plus deux heures par des CRS, des gardes-mobiles et des policiers de la BAC.

Face à ce déploiement massif, les familles avec enfants désireuses de participer à cette marche contre les expulsions ont dû se réfugier à l’intérieur du bâtiment. Le reste des manifestants ont été forcé de se disperser pour ensuite se retrouver à Jean Jaurès et tenter tant bien que mal de manifester.

Au final malgré l’acharnement de la préfecture, la manifestation fut un succès, près de 200 personnes ont rallié le cortège finissant en rassemblement au Capitole.

Par le plus grand des hasards, Daniel Cohn-Bendit se trouvait sur la place, le cortège en a profité pour l’interpeller sur l’urgence de la situation du Centre Social Autogéré. Celui-ci, nous a gracieusement donné le numéro de téléphone personnel de Cécile Duflot que nous tentons de joindre depuis cet instant.

Par la suite, nous avons aussi interpellé Pauline Lavaud (attachée parlementaire de Cécile Duflot) par téléphone pour exiger l’arrêt de la procédure d’expulsion. Après plusieurs échanges téléphoniques, celle-ci nous a communiqué son incapacité à stopper la procédure mais a précisé qu’en revanche le ministère s’engageait à ne pas nous expulser après le 1er juin, date du procès.

Devant le peu de garanties fournies par le ministère et lassé par la lâcheté des élus et autres politiciens qui ne cessent de se renvoyer la balle, nous continuons la lutte afin d’éviter que plus de 50 personnes dont 15 enfants ne se retrouvent à la rue et contre toutes les expulsions en général.

Procès du Centre Social Autogéré vendredi 1er Juin à 9h au Tribunal Administratif.
Rendez-vous vendredi 1er Juin à 8h à Jeanne d’Arc pour un départ vers le Tribunal Administratif.

Tout pour tou-te-s, pouvoir au peuple !

Créa et campagne de réquisition

Publié dans Luttes du logement | Marqué avec , , | Commentaires fermés sur [Résistance contre les expulsions] Communiqué de presse du 30 mai 2012

[Combs-la-Ville] « Nike le CEF »

Combs-la-Ville. Les délinquants saccagent leur centre éducatif fermé

Nouvel incident au centre éducatif fermé (CEF) de Combs-la-Ville. Tagué, vandalisé par ses jeunes occupants, l’établissement est à nouveau contraint de fermer ses portes.

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1338495057.jpg

Combs-la-Ville, hier. Sept mineurs délinquants multirécidivistes du centre éducatif fermé (CEF) ont été arrêtés pour avoir saccagé leur établissement dans la nuit de mardi à mercredi. Selon le procureur de Melun, Bruno Dalles, le montant des dégâts serait de 25'000 €.

C’était l’effet Cocotte-minute tant redouté par le syndicat du personnel. Vers 0h30 dans la nuit de mardi à mercredi, les sept mineurs délinquants multirécidivistes placés au centre éducatif fermé (CEF) de Combs-la-Ville ont saccagé leur établissement.

« Ils l’ont tagué, ils ont cassé les vitres des chambres et des cuisines, dont certaines étaient en double, voire triple vitrage… décrit Jean-Michel Tavan, directeur de l’Association de sauvegarde de l’enfance et de l’adolescence (Adsea 77), qui gère le site. C’est monté en puissance, avec une dynamique de groupe. La situation devenant trop risquée, le nouveau directeur a décidé d’appeler la police. Heureusement, les jeunes ne s’en sont pris qu’au matériel, pas au personnel. »

Montant des dégâts : « 25’000 € », précise Bruno Dalles, le procureur de Melun. Quant aux sept mineurs du CEF, ils ont été arrêtés par les policiers de Sénart. « Leurs gardes à vue ont été prolongées », ajoute le procureur. « Le centre n’est plus fonctionnel. Il ne peut plus accueillir de jeunes pour l’instant », regrette Jean-Michel Tavan. La chancellerie a indiqué que « la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) a ordonné une inspection ».

Tout a commencé à cause d’un jeune que les éducateurs ont trouvé en possession d’un téléphone portable. Or le règlement intérieur interdit les portables, l’alcool, la drogue…

« Le personnel lui a pris son appareil. Le jeune ne l’a pas supporté » et les incidents ont démarré, portés par un effet de bande avec les six autres résidants, raconte Jean-Michel Tavan. « Ce qui est arrivé ne nous étonne pas, confie le syndicat majoritaire du personnel, SNPES-PJJ-FSU 77. Les jeunes sentent qu’ils sont envoyés dans ce type d’établissement comme un placement-sanction, pas comme une mesure de protection et d’éducation. Résultat, ils n’adhèrent pas. Et les CEF concentrent les pires situations, les profils les plus difficiles. La Seine-et-Marne a besoin d’un foyer, avec des mesures éducatives, pas d’un CEF. » De son côté, le ministère de la Justice annonce que « la PJJ et l’Adsea 77 envisagent toutes les solutions pour accompagner les personnels et leur proposer des compléments de formation si besoin ».

« Ces incidents sont regrettables et condamnables, mais c’est normal qu’il y ait de gros moments de tension et de difficulté dans un lieu de privation de liberté où sont placés des jeunes au parcours très compliqué, estime Guy Geoffroy, député et maire (UMP) de Combs-la-Ville, fervent défenseur des centres éducatifs fermés. Les problèmes survenus sont peut-être aussi liés au durcissement — bienvenu — des conditions d’encadrement, au changement de direction consécutif à l’affaire précédente. Quoi qu’il en soit, les CEF restent une alternative à la prison, un atout supplémentaire pour les jeunes. Sans ces centres, ils seraient incarcérés. »

Des incidents en série depuis l’ouverture

13 septembre 2011. Le premier centre éducatif fermé (CEF) de Seine-et-Marne est inauguré à Combs-la-Ville par le président Nicolas Sarkozy. Installé dans la zone d’activités de la Borne-Blanche, au milieu d’une zone logistique, il accueille jusqu’à 12 mineurs délinquants multirécidivistes de 14 à 17 ans. Ils y sont placés par la justice pour six mois à un an, encadrés par 28 éducateurs, infirmier, psychologue…

Automne 2011. Un adolescent du centre est accusé d’avoir grièvement blessé une prostituée dans le bois de Boulogne avec une arme blanche lors d’une sortie provisoire accordée par la direction du CEF, sans consultation du juge.

Novembre 2011. Les admissions de jeunes sont suspendues durant trois semaines. Une source proche des éducateurs évoque « un personnel au bout du rouleau, complètement débordé ». La direction départementale de la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) parle d’un manque temporaire de personnel dû à « une conjonction d’arrêts de travail et de mutations ».

Février à mars 2012. Le CEF ferme ses portes durant deux mois. Des résidants ont dégradé les lieux, des proches se sont introduits en franchissant l’enceinte pour les approvisionner en stupéfiants et la direction peine à recruter les effectifs nécessaires. Les jeunes sont envoyés dans d’autres centres.

30 mai 2012. Les sept résidants du centre se rebellent après la confiscation du téléphone portable de l’un d’eux. Ils cassent plusieurs vitres et taguent le bâtiment. La police est appelée à la rescousse et interpelle les sept jeunes.

Presse délinquante multirécidiviste (Marine Legrand, LeParisien.fr, 31 mai 2012)

Publié dans Beau comme une prison qui brûle | Marqué avec | Un commentaire

[PCC dégage !] Une nouvelle immolation au Sichuan

Chine : une Tibétaine s’immole, des centaines d’arrestations à Lhassa

Une femme tibétaine s’est immolée mercredi par le feu dans une région tibétaine de Chine et les autorités ont arrêté des centaines de personnes dans la capitale du Tibet, Lhassa, a rapporté Radio Free Asia (RFA).

Le suicide de cette mère de trois enfants, âgée d’environ 35 ans, a été confirmé par l’organisation de défense des Tibétains Free Tibet. Elle s’est immolée par le feu devant un monastère bouddhiste de la préfecture autonome d’Aba, dans l’ouest de la province du Sichuan, a indiqué l’ONG dans un communiqué.

Les autorités locales, contactées jeudi par l’AFP, se sont refusées à tout commentaire.

Cela s’est produit trois jours après qu’un Tibétain est mort et un autre s’est grièvement blessé en tentant de s’immoler par le feu dimanche à Lhassa.

La capitale du Tibet n’avait jusque-là pas enregistré de tels actes désespérés, accomplis en réaction à la tutelle implacable de la Chine, et les autorités ont brutalement renforcé leur répression depuis dimanche sur place, a assuré RFA.

Environ 600 habitants ou pèlerins tibétains ont été interpellés à Lhassa et ceux originaires de régions extérieures au Tibet ont été expulsés, a indiqué la radio basée aux États-Unis, en citant une source locale.

L’acte désespéré des deux Tibétains — des jeunes moines, selon RFA —, s’est déroulé devant le Temple du Jokhang, un lieu de pèlerinage séculaire. L’un des deux, nommé Dargye, a survécu à ses blessures, a affirmé l’agence officielle Chine nouvelle.

Plus de 30 Tibétains, en majorité des moines bouddhistes, se sont immolés par le feu ou ont tenté de le faire depuis début mars 2011 dans les zones tibétaines chinoises.

Leur presse (Agence Faut Payer, 31 mai 2012)

Publié dans Les luttes de classe en Chine | Marqué avec , , , , | Commentaires fermés sur [PCC dégage !] Une nouvelle immolation au Sichuan

[Résistance contre les expulsions] « Notre lien avec les familles est celui de la solidarité, pas de la charité. Nous sommes autant dans la précarité qu’elles »

Toulouse : le CREA expulsé vendredi ?

Vendredi 1er juin le tribunal administratif devrait prononcer l’expulsion des militants et familles qui habitent depuis plus d’un an au 70 allées des Demoiselles. Pariant sur le changement de majorité présidentielle, le Collectif pour la Réquisition l’Entraide et l’Autogestion (CREA) enchaîne manifestations et actions pour stopper cette procédure qu’il juge expéditive. Retour sur un an de centre social auto-géré.

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1338499031.jpg

Dans la cour du CREA, on prépare la mobilisation

Romain est pressé et un peu stressé. Il prend le temps de poser son paquet de tracts pour réparer la chaîne du petit vélo de Carlo. Romain a moins de 30 ans, il veut mettre fin au capitalisme et à l’État. Hier après-midi il a participé à l’action péage gratuit à la sortie Nord de Toulouse. Avec une quarantaine de membres du CREA, ils ont tenu les barrières du péage levées durant trois-quarts d’heure et ont tracté auprès de conducteurs plus ou moins réceptifs. L’objectif ? Faire parler d’eux pour alerter sur la menace d’expulsion du 70 allée des Demoiselles.

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1338499136.jpg

Opération péage gratuit au niveau de la barrière de Paris

Du squat au centre social autogéré

Avril 2011. Huit militants toulousains décident de s’installer dans les anciens locaux de l’AFPA. Habitués des squats, leur credo est le même : prendre un bâtiment de force c’est abolir la propriété privée et donc remettre tout en cause. Mais, cette fois-ci, leur démarche est différente. Les huit militants forment un collectif, le CREA, et inventent un centre social auto-géré. Très vite, ils sont rejoints par sept familles à la rue. Elles viennent de Tchétchénie, du Maroc, de Bulgarie, d’Afghanistan ou de France.

Dans l’immense bâtiment inoccupé, les nouveaux habitants mettent en place une vie quotidienne collective et basée sur les principes d’auto-gestion. Comme une coloc’ chacun a sa chambre mais doit passer la serpillière ou cuisiner les produits récupérés à la fin du marché. « On essaie de s’en sortir collectivement entre galériens », racontent les militants. Ils rappellent n’être là qu’en cas de besoin, « Notre lien avec les familles est celui de la solidarité, pas de la charité. Nous sommes autant dans la précarité qu’elles », poursuit Romain.

Aujourd’hui ils sont quarante à y vivre, dont 10 militants du CREA et 18 enfants scolarisés. Petit à petit, le centre social devient un lieu animé par des centaines de personnes peu familière des squats. Ils alignent une longue liste de projets et d’activités, du soutien scolaire et juridique, au cours de boxe, en passant par les concerts et les projections.

Depuis septembre 2011, les expulsions s’enchaînent

En septembre 2011, le CREA va plus loin. « Nous étions dégoutés de devoir refuser des familles certains soirs parce que nous manquions de place », explique Maud. Alors les militants lancent la campagne « zéro enfants à la rue », devenue « zéro personne à la rue ». Les réquisitions de bâtiments s’enchaînent. Selon le collectif, 120 personnes y seront logées, soit 40 % de l’hébergement d’urgence des familles à Toulouse. La préfecture se fâche et ordonne les expulsions. Aujourd’hui, toujours selon les militants, 6 des 10 bâtiments réquisitionnés ont été expulsés.

Le 10 février, le centre social auto-géré reçoit à son tour une assignation devant le tribunal administratif.

Presque confiant, le CREA présente le dossier qui doit démontrer à la justice l’utilité sociale du centre social auto-géré. Nous sommes le 20 mai. « Soyez tranquilles nous ont assuré nos avocats, la procédure d’examen des dossiers devrait prendre un à deux ans », rapporte Maud. Deux jours plus tard, la date du procès tombe : le 1er juin. La jeune femme évoque un abus de pouvoir de la part de la préfecture dans ce dossier. « La préfecture nous a dans le nez, elle veut nous voir partir avant de faire elle-même ses cartons », croit savoir la militante. Contactée, la préfecture a refusé de s’exprimer sur le sujet préférant laisser « la justice faire son travail ».

Ironie du sort, le propriétaire des bâtiments qui assigne le CREA en justice n’est autre que l’ex-ministère des solidarités et de la cohésion sociale, devenu, le 16 mai, celui des affaires sociales. Depuis le 22 mai, le CREA multiplie les actions à Toulouse mais aussi les appels téléphoniques et les mails pour alerter le ministère de Marisol Touraine. « Ils nous disent rappelez dans trois semaines » rigole nerveusement Maud. « Mais dans trois semaines nous serons à la rue. »

Leur seul espoir : un report du procès

Les militants veulent pourtant croire que le changement de majorité présidentielle pourrait plaider en leur faveur. Vendredi dernier le CREA s’est invité au Conseil Municipal. « Nous voulons que la mairie prenne position, ils sont potes avec le gouvernement maintenant », affirme Sébastien. Ils ont réussi à obtenir une petite entrevue avec Pierre Cohen qui selon eux s’est montré plutôt frileux. Au CREA on espère aussi un autre soutien qui pourrait venir du côté du ministère du Logement dirigé par Cécile Duflot. C’est ce qu’aurait laissé entendre François Simon candidat EELV dans la 3e circonscription lors de sa visite au centre social auto-géré la semaine passée.

Mercredi, une manifestation, organisée avec le GPS et le DAL est prévue à 14 h au départ du CREA. « Nous savons que le procès ne sera pas annulé et que nous le perdrons. Aucun juge ne donnera raison au droit d’usage sur le droit de propriété », annonce Maud. « Nous demandons à ce que le procès soit reporté, au moins de deux mois pour que nous puissions nous organiser et que les gosses finissent leur année scolaire tranquilles », conclut la jeune femme.

Leur presse (Tiphaine Le Liboux, Carré d’info, 29 mai 2012)

Publié dans Luttes du logement | Marqué avec , , | Un commentaire

Asturias en el corazón

Espagne : La colère des mineurs

Avant même le déclenchement demain 1er juin de la grève générale des mineurs des Asturies en Espagne par les syndicats CC.OO et UGT, la colère des mineurs explose face aux menaces de licenciements.

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1338497696.jpg

Le bassin minier des Asturies a été à l’origine de grandes luttes de longue durée qui dans les années 1930 puis 1960 qui finirent par détruire les régimes en place. Les mines pourraient être encore une fois le commencement de la fin d’une dictature, cette fois-ci celle des marchés et ses nouveaux « technocrates ».

Les syndicats majoritaires CCOO et UGT ont convoqué la grève illimitée dès demain 1er juin dans le secteur charbonnier à cause de la réduction des aides publiques.

Le climat de protestation s’est installé dans les bassins miniers depuis déjà quelques semaines et les arrêts temporaires ont déjà paralysé l’industrie minière du pays non pas seulement aux Asturies mais aussi dans d’autres régions comme Castilla y León, Andalucía, Castilla-La Mancha et Aragón.

Les syndicats culpabilisent de cette situation tandis que la protestation s’étend dans tous les bassins miniers et les blocages d’autoroutes se généralisent. C’est le cas de Puertollano, ville minière et industrielle dans le centre du pays où on vit d’intenses journées de protestation menées par les mineurs. Environ 70 travailleurs participent au blocage de la route N-420, dans la mine d’Encasur. C’est le troisième jour d’une grève suivie par 100 % des employés. Ils sont déçus après la réunion tenue avec le ministère. Pour eux cette réunion a seulement eu lieu pour ralentir la grève et les mouvements des ouvriers. Malgré ça, des cars vont partir vers Madrid pour la manifestation unitaire convoquée par les syndicats. Il faut remarquer que les premières grèves politiques contre la dictature de Franco ont commencé dans ce bassin en 1962 lors de l’arrivée au pouvoir des « technocrates » du franquisme.

Infos de leur presse (El Pais), transmises à Solidarité ouvrière par un camarade, 31 mai 2012


Les mineurs bloquent une autoroute en Espagne durant les manifestations contre les coupes budgétaires

Dans le cadre de la grève nationale lancée par les syndicats qui sont opposés à une diminution drastique des subventions gouvernementales accordées au secteur minier (passant de 300 à 110 millions d’euros), environ 8000 mineurs étaient en grève ce mercredi 30 mai 2012, selon le porte-parole de l’Union Générale des Travailleurs des Mines Victor Fernandez.

Les mineurs ont monté des barricades à l’aide de troncs d’arbres sur l’autoroute nationale N66 à Campomanes, à proximité d’Oviedo dans le nord de l’Espagne.

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1338458125.jpg

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1338462651.jpg

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1338462730.jpg

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1338458158.jpg

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1338462831.jpg

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1338462853.jpg

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1338458200.jpg

Traduit de l’anglais (PhotoBlog) par le Chat Noir Émeutier, 31 mai 2012


Batalla en las barricadas

Los antidisturbios disuelven con cargas las protestas mineras en las autovías « Y » y de la Meseta tras las quejas de los empresarios.

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1338458569.jpg

Los antidisturbios disolviendo a los mineros en el enlace de Campomanes, en Lena.

Las principales vías de comunicación de Asturias, la autovía de conexión con la meseta y la « Y », se convirtieron ayer en campos de batalla. Los mineros agotaron el periodo de gracia que les había brindado la Guardia Civil en las pasadas jornadas de huelga tras las numerosas quejas encabezadas por los empresarios. Los antidisturbios cargaron contra los trabajadores con pelotas de goma y botes de humo para disolver los piquetes y estos respondieron con lanzamiento de piedras y voladores.

Los sindicatos mineros ya habían avisado que la movilizaciones se recrudecerían y así fue. La primera barricada se montó en la carretera de La Coruña (N-632) a la altura de la rotonda de Muros del Nalón. Un piquete formado por un centenar de mineros cerró el tráfico en la vía entre las 10.45 y las 12.05 horas, cuando una treintena de agentes de la Unidad de Seguridad Ciudadana de la Guardia Civil disolvieron a los manifestantes con pelotas de goma y sin que se produjera contacto físico.

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1338458812.jpg

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1338462438.jpg

Otro batallón de mineros formado por unas 400 personas cerró la autovía que conecta Asturias con la meseta a la altura de Campomanes (Lena). Además, para evitar el paso alternativo por el puerto de Pajares, otros veinte trabajadores clausuraron la AS-242, que comunica Mieres y Campomanes, a la altura de Vega del Ciego. Éste fue uno de los cortes más multitudinarios y también el que recibió una respuesta policial más contundente. El cuerpo de antidisturbios de la Guardia Civil intervino casi al momento disolviendo ambos piquetes en menos de una hora. Los mineros trataron de escapar de los agentes por los montes aledaños. Como consecuencia, el fuego de las barricadas se extendió a ambos lados de la carretera, prendiendo arbustos y monte bajo. Los mineros trataron de cortar de nuevo la autopista del Huerna pasada la una y media de la tarde. El piquete se mantuvo aproximadamente una hora hasta que volvió a disolverse.

Otro de los cortes fue el que se produjo en la autovía « Y », en Corvera, a la altura del centro comercial Parque Astur. Aproximadamente un centenar de mineros participaron en este piquete que se inició a las una y cuarto de la tarde. La barricada tan sólo se mantuvo unos veinte minutos debido, al igual que pasó en Campomanes, a la intervención de los antidisturbios. Los cortes en carreteras también se extendieron a León y Palencia. Los mineros leoneses cerraron el paso en el Huerna a la altura del peaje de La Magdalena, así como la carretera de La Coruña (A-6) a su paso por San Román de Bembibre.

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1338458835.jpg

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1338462467.jpg

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1338462616.jpg

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1338498833.jpg

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1338462753.jpg

Los cortes con barricadas produjeron kilométricas retenciones en las carreteras. Cierres que no pasaron desapercibidos para la patronal asturiana del transporte Cesintra, que manifestó su malestar el martes. Queja a la que se unió ayer el presidente de la Federación Asturiana de Empresarios, Severino García Vigón. El presidente de la patronal aseguró que apoyaba a la minería, « pero no se pueden derivar daños colaterales para el resto de los sectores ».

Leur presse (LNE.es, 31 mai 2012)


Los dos mineros procesados por quemar una barricada lo niegan ante el juez

El fiscal pide para ellos una pena de nueve meses de cárcel, aunque rebaja la multa de 2.700 a 200 euros.

No estaban con el piquete que le prendió fuego a una barricada en El Caleyo un día después de la huelga general de septiembre de 2010. Al menos esa es la versión de los mineros J. A. R. R. y J. A. P. F., ambos trabajadores del pozo Candín, que ayer negaron ante el juez su participación en unos hechos que les han llevado a sentarse en el banquillo para enfrentarse a una pena de nueve meses de prisión y a una multa de 200 euros (inicialmente el fiscal les pedía 2.700).

Y es que la Fiscalía mantuvo su petición de cargos por un delito de desórdenes públicos contra los dos mineros, a los que acusa de formar parte de un grupo de trabajadores que colocó una barricada con neumáticos -a los que posteriormente prendieron fuego- en la carretera nacional Oviedo-Mieres (N-630), junto a la salida a la autovía Oviedo-Campomanes. No obstante, en lo relativo a los daños causados en la carretera, el ministerio público modificó su calificación provisional y pasó a considerarlos una falta, ya que los desperfectos en el punto en el que se organizó el piquete fueron finalmente tasados en 359,84 euros y por lo tanto por debajo de los 400 euros, cantidad fijada por el código Penal como límite para diferenciar entre delito o falta. El fiscal pide que los acusados también paguen éstos daños.

Durante el juicio declararon los agentes de la Guardia Civil que procedieron a la detención de los dos acusados el día de los hechos. Ambos aseguraron que los acusados estaban en la barricada y que trataron de huir cuando los vieron. Además, los agentes afirman que en su coche hallaron un pasamontañas. Los mineros tenían coartada: « Es que uno de ellos tiene una moto y lo usa para ponerlo debajo del casco », señaló el abogado de la defensa, Marcelino Suárez.

Leur presse (Félix Vallina, LNE.es, 31 mai 2012)

Publié dans España en el corazón, Radicalisation des luttes ouvrières | Marqué avec | Commentaires fermés sur Asturias en el corazón

[Maldives] La police travaille

Un « coq ensorcelé » jeté sur des policiers sème la zizanie

La police sur l’archipel des Maldives a dispersé un rassemblement politique après le jet supposé d’un « coq ensorcelé » sur les forces de l’ordre lors d’une manifestation d’opposants au nouveau gouvernement la semaine dernière, a-t-on appris mercredi de source policière.

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1338494470.jpg

Un rassemblement du Parti démocratique des Maldives (MDP) a été dispersé mardi au motif que des esprits maléfiques avaient été invoqués contre le gouvernement, a indiqué un porte-parole de la police, Hassan Haneef.

L’ordre de dispersion a été donné sur la base d’allégations selon lesquelles des militants du MDP avaient fait usage de « magie noire » lors d’une manifestation vendredi pendant laquelle un « coq ensorcelé » a été lancé sur des policiers.

« Nous avons reçu l’ordre d’un tribunal de disperser le rassemblement où le MDP recourait à la magie noire », a commenté M. Haneef par téléphone depuis cet archipel de l’océan indien.

Aucun animal n’a été retrouvé lors de l’intervention des forces de l’ordre mais la police a ramassé sur les lieux des papiers retranscrivant des paroles liées à l’univers de la sorcellerie, a-t-il ajouté.

Après l’intervention de la police, des heurts ont éclaté entre les forces de l’ordre et des militants de l’opposition. Cinquante-six personnes ont été arrêtées.

Aux Maldives, où vivent 330’000 musulmans sunnites, la sorcellerie n’est pas considérée comme un délit mais elle est passible d’une peine d’emprisonnement de six mois en vertu de la charia, la loi islamique. La magie noire est très souvent utilisée dans l’archipel pour jeter des sorts aux opposants.

Le principal parti islamique des Maldives, Adhaalath, milite pour condamner à la peine de mort ceux qui pratiquent la sorcellerie.

Le MDP, dirigé par l’ancien président, Mohamed Nasheed, organise de fréquentes manifestations depuis février, date à laquelle il a été contraint à quitter le pouvoir après ce qu’il a dit être un coup d’État.

Publié par des amis de la flicaille (Agence Faut Payer à Colombo, 30 mai 2012)

Publié dans Violences policières et idéologie sécuritaire | Marqué avec , | Commentaires fermés sur [Maldives] La police travaille

[Wollongong, Australie] Hideux dans leur apothéose / Les rois de la mine et du rail / Ont-ils jamais fait autre chose / Que dévaliser le travail ?

Wollongong (NSW, Australie) : Revendication d’une attaque au graffiti sur la maison du PDG d’une multinationale de charbon

Aux premières heures du 9 avril 2012, quelques éco-vandales de Wollongong ont redécoré la villa à 5 millions de dollars d’Arun Jagatramka, PDG de Gujarat NRE Coking Coal, une compagnie minière qui s’est récemment installée dans la région d’Illawarra.

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1338493368.jpg

La compagnie a récemment investi plus de 90 millions de dollars pour agrandir la mine de Russelvale. Ce projet ne va pas seulement dévaster l’écosystème, mais va également détruire plusieurs sites aborigènes… Nous refusons de nous asseoir pour contester calmement comme de « bons » protestataires légalistes, nous allons transformer notre indignation en action.

Voici les slogans que nous avons peints sur les murs de la villa du PDG millionnaire :

CLIMATE CRIMINAL [Criminel du climat]
CLASS WAR NOT CLIMATE CHANGE [La guerre de classe, pas le changement climatique]
NO MINES NO MASTERS [Ni mine ni maître]
SHUT DOWN RUSSELVALE MINE [Abattons la mine de Russelvale]
I SMELL A GUJARAT
CANT EAT COAL CANT DRINK GAS [Le charbon ne se mange pas, le gaz ne se boit pas]

(…)

Bien que le gouvernement soutienne Gujarat NRE, cette multinationale vit une situation précaire, subissant des pertes de profit, des chantiers à rallonge, etc. Avec une action communautaire concertée, il y a une réelle possibilité de stopper les activités de la mine Russelvale, ainsi que la vingtaine d’autres chantiers de la même compagnie qui ont cours dans la région de l’Illawarra.

(…)

Nous n’avons pas fait de photos des slogans que nous avons peints, mais quelques médias locaux s’en sont chargé et ont parlé de cette action pendant trois jours, allant jusqu’à relayer des images de caméras de vidéosurveillance en appelant à la délation pour aider la police dans son enquête…

Sans surprise, l’action a été condamnée par « Lock the Gate », une association bourgeoise de fermiers qui défendent leurs intérêts de classe face aux nouveaux riches de l’exploitation industrielle du minerai. Leur porte-parole Drew Hutton a décrit notre action de dégradation de propriété, pourtant non-violente, de “complètement inconsistante”. La secte stalinienne « Socialist Alliance » a même sauté sur l’occasion pour condamner publiquement l’action lors de passages à la radio, en tenant des propos réactionnaires.

L’Australie est parmi les pays qui exportent le plus de charbon à travers le monde. Cette industrie représente le business le plus puissant du pays. Aussi longtemps que nous serons pris au piège d’un système maintenu en place par la police, les partis politiques et le capital, nous n’aurons aucune confiance envers les réformes vers un futur écologique « durable ». Celles et ceux qui se considèrent comme des « environnementalistes » doivent aller au-delà de leurs actions de protestation inefficaces, leurs campagnes de lobbying à travers des groupes environnementaux mainstream, et passer à l’action directe en pratiquant le sabotage contre les outils industriels de dévastation.

CONTRE LES FLICS, LES CAPITALISTES ET LES MINES DE CHARBON !

Pour l’écroulement industriel et la création de communes en harmonie avec la nature.

Traduction partielle d’un article paru le 3 mai 2012 sur Indymedia-Australie

Publié dans General | Marqué avec , , | Commentaires fermés sur [Wollongong, Australie] Hideux dans leur apothéose / Les rois de la mine et du rail / Ont-ils jamais fait autre chose / Que dévaliser le travail ?

[Copwatch] Qu’est-ce que la BAC ?

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1338492504.jpghttp://pix.toile-libre.org/upload/original/1338492544.jpg

Copwatch Nord – Ile de France

Publié dans Violences policières et idéologie sécuritaire | Marqué avec , | Commentaires fermés sur [Copwatch] Qu’est-ce que la BAC ?