[Chronique de Youv derrière les barreaux] « J’ai fait ma route avec le noyau dur des mecs qui sont prêts à donner leur vie pour votre amitié »

http://juralib.noblogs.org/files/2012/09/0513.jpg[21 avril 2012]
Résister est un devoir face à l’épreuve

Je te parle de ma peine au passé pourtant je suis en plein dedans !!

Ne le prends pas pour de la prétention j’ai juste travaillé ma patience à force de me sanctionner ils m’ont immunisé à la douleur pénale, maintenant j’ai la poitrine pour amortir.

Je dis pas que le combat a été facile ce fut un long périple pour garder mon cerveau intact et sans baisser mon froc pour sortir avant ma date prévue j’ai vu des soi-disant voyous passer la plupart de leur temps dans les bureaux des chefs et miraculeusement juste après leur peine fondre comme de la neige au soleil !! Moi que Dieu m’en soit témoin j’ai fait ma peine à la dure comme un soldat je ne compte plus mes va-et-vient au mitard mes fouilles à répétition et tout cela au lieu de m’affaiblir m’a endurci combien de fois j’ai été trahi pour éviter les geôles du mitard je me méfie des faux potes qui te sucent par-devant ils finissent toujours par te la mordre par-derrière !!!

J’ai fait ma route avec le noyau dur des mecs qui sont prêts à donner leur vie pour votre amitié j’ai la peau sombre mais tu peux zoomer sur tout mon corps tu ne trouveras aucune balafre de dépression aucune mutilation résister est un devoir la défaite n’a aucun justificatif valable tout ce qui ne tue pas rend plus fort !!

On apprend beaucoup dans l’épreuve pendant cette traversée du désert combien se sont mis sur messagerie lors de mes nombreux appels il y a dix ans, aujourd’hui je les vois revenir sans figure mais j’ai d’autres chats à fouetter ma rancune est sans limite quand tu me lâches la main alors que je mourais de faim « que Dieu me préserve de mes amis mes ennemis je m’en charge » !! C’est une realité car on n’est jamais mieux trahi que par les siens.

Certains que je connaissais à peine m’ont soutenu au fond du trou ont répondu présent à mes appels en direct du mitard à 4 heures du matin, c’est ces gens qui m’ont permis de rester toujours debout, sans le savoir ils m’ont apporté énormément c’est chez eux que j’ai puisé cette envie de survivre face à l’oppresseur, je parle de ma peine au passé alors que j’ai encore les pieds poings liés car je n’ai jamais accepté leurs peines leurs sanctions mon cerveau est resté dehors mon corps est enfermé mais moi ils m’auront pas !!

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[Le peuple veut une nouvelle révolution] La grève générale à Siliana (avec sous-titres français)

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VOIR LA VIDÉO

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[Notre-Dame-des-Landes] Opposants aux vieilleries du futur

Opposants aux vieilleries du futur

Les haies si fleuries de ces belles vallées cachaient alors d’invisibles agresseurs. Chaque champ était alors une forteresse, chaque arbre méditait un piège, chaque vieux tronc de saule creux gardait un stratagème. Le lieu du combat était partout.

Balzac, Les Chouans.

On nous appelle les opposants au futur aéroport de Nantes, mais il faut bien reconnaître que, quand nous aurons gagné cette partie, « le futur » entre-temps se sera modifié. L’intervalle de la lutte ne l’aura pas laissé intact.

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À chaque lutte s’ouvre une faille spatio-temporelle que nous ne voulons pas voir refermer : c’est là que nous voulons vivre. Dans le calme enchanté qui loge au cœur de la tempête. Sans doute parce que partout ailleurs l’air est irrespirable. Façon de parler, car on ne vit pas seulement d’oxygène, comme ne l’ont pas compris les écolos. On se nourrit du combat.

Quelque chose s’est ouvert, où nous nous engouffrons sans parapluie, avec armes et bagages. Filer un coup de main, construire là où ils voudraient détruire, détruire là où ils voudraient construire. Il n’y a que derrière les barricades qu’on se prémunit de cette maudite pluie. Ce sont ces heures de combat, saturées de gaz et d’essence, qui rendent cette petite pomme ridée à ce qu’elle est : une bénédiction, putain ! Seul le tracé de la lutte justifie qu’on patauge ainsi dans la boue visqueuse. Hors de ce sillon, faut croire qu’elle nous avalerait !

Nous ne chérissons pas unanimement ces landes hostiles, ce que nous aimons en tout cas, c’est qu’elles le sont aussi à la valorisation universelle. Nous entendons qu’elles le restent. Ce n’est pas le projet d’aéroport qui est inutile, il est très certainement, du point de vue moderne-démocratique, éminemment utile, au contraire. Ce sont ces landes et ces marécages qui sont inutiles, et tant mieux. Il faut se battre pour les broussailles, les taillis, les bordures, les fourrés, les restes, les marges inextricables, tout ce qui échappe à l’aménagement, à l’encasernement du territoire et au jardin à la française, avec ou sans béton. Un futur en forme d’aéroport vaut bien un futur en forme de parc naturel. Seul ce qui ne sert à rien et ne pourra rien valoir requiert immédiatement qu’on se batte pour lui, et avec lui. Car il est l’irrécupérable, et nous rappelle à l’existence de l’irrécupérable. Tout le reste, la totalité valorisable, est déjà foutue, en tant que telle. Tandis que cette constellation, encore visible d’ici, n’a jamais rien rapporté, sinon de mauvais vers. Tandis que les champignons persévèrent dans leur poussée énigmatique et magique. Considérons la ZAD comme une constellation, ou comme un champignon vénéneux pour eux, psychotrope pour nous. Battons-nous, une certitude suffit : l’Empire ne parviendra jamais à abolir complètement le clair de lune dans le brouillard. Et arrêtons avec ces catégories publiques d’utilité et d’inutilité, catégories de vendus. Songeons au contraire à ce qui nous rend plus forts à leur encontre, songeons à les perforer.

Comment rester irrécupérables parmi l’irrécupérable ? Le mauvais réflexe environnementaliste consisterait à vouloir conserver, préserver, sauvegarder un territoire, le veiller comme on veille les morts. Quand il s’agit simplement de se battre et d’habiter. De partir de ce qui relie et jette des ponts insoupçonnés, de partir de ce qui nous parle, de la multiplicité des usages, et jamais de « l’environnement ». Ainsi s’est posée la question de devoir abattre 50 arbres pour en sauver 50’000. Question qui tient aussi peu de la morale que celle de savoir si le bois sec est préférable au vert pour allumer un feu. Question, parmi cent autres, qui rappelle l’intrication des points de vue de l’habitant et du combattant, et l’erreur que serait de vouloir les séparer.  Chacun du reste s’en rend compte, dès qu’il pose un pied ici : ici, on ne sait plus très bien ce qui est abri, ce qui est outil, ce qui est arme, ce qui est bectance, ce qui est musique. – Qu’est-ce qu’un tracteur ?

On ne se bat pas contre le futur, mais sûrement contre cette idée, utopie en marche, qu’il n’y en aurait qu’un. On se bat contre tous ceux pour qui LE futur existe. Ils misent sur des milliards de possibles, lancent ou collaborent à une myriade de projets qui, par-delà des intérêts divergents, finissent toujours par s’accorder entre eux, et composer une même image : celle de l’Enfer. Des projets de fils de pute. Car il faut bien en être un pour aller à Notre-Dame-des-Landes, prendre un air styliste inspiré, et se dire : « Tiens, et pourquoi pas un aéroport, ici ?… C’est possible, non ?… Un kyste splendide !… What else ?… » Comme il faut en être un beau, de fils de pute qui ne fait que son travail, pour radiner ici avec sa pelleteuse.

On se bat pour une inlassable modification du futur, un inlassable bouleversement. Une fois extrait cet aéroport, petite tumeur impériale, le futur homogène et verrouillé que projettent tous les projets du monde, le futur présente une micro-fissure, et c’est justement ce que nous voulons : fissurer ce qu’ils lissent et polissent, et entrer par effraction. Tout le monde le sait : l’opposition à un projet de plus n’est que le côté pile. Le côté face, c’est la grande inconnue : la question du devenir de la ZAD. Le sens du sigle est d’ores et déjà l’enjeu d’une bataille. Zone d’aménagement différé ? Zone à défendre ? Zone d’autonomie définitive ? Et de quel définitif parle-t-on alors ? Oasis alternative ? Ou véritable plaque tournante, haie touffue dans la construction du mouvement révolutionnaire européen ?… Quoi qu’il en soit, c’est la menace d’une réversibilité constante entre lieu de vie et lieu de lutte, entre habiter et combattre, qui explique l’emportement et le manque de self-control au Ministère de l’Intérieur. Là grandit leur péril, là ce qui nous sauve.

Malgré ça, pour toute une frange du mouvement, ce qui suit reste dur à admettre : aller jusqu’au bout, c’est transpercer le cadre démocratique. Où tout peut se défendre à condition de demeurer une opinion, un j’aime/j’aime pas, à condition de rester parqué dans l’inoffensif. Gueuler un bon coup, et savoir baisser son froc en temps voulu, telle est la règle démocratique. Mais ce n’est pas là notre idée de la vie. Nous ne voulons pas « faire la loi », comme ont pu nous le reprocher certains pacifistes qui tenaient et s’obstinaient à pique-niquer dominicalement auprès des forces de gendarmerie pendant l’émeute. Nous voulons défaire la loi. Tôt ou tard les démocrates finissent par dire : force doit rester à la loi. Nous, nous voulons rendre la force aux communs, à l’amitié, tout le pouvoir aux communes. Voilà ce qu’ils ne pardonneront pas.

De notre côté, nous ne pardonnerons pas les blessures et incarcérations déjà infligées à nos camarades.

Quelques zadistes

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[Notre-Dame-des-Landes] Hagelsteen Bernard ou la mafia d’État

Comment faire passer un schéma boiteux pour un projet avantageux ? En manipulant l’estimation de rentabilité. Un tour de passe-passe révélé par Reporterre.

Un mot interpelle : celui de « manipulation », employé par le sénateur EELV Ronan Dantec le 17 novembre :

« Lors de l’enquête coût-bénéfice sur le projet, l’État a manipulé les chiffres. Au moment de calculer la valorisation en euros des gains de temps permis par le nouvel aéroport, les sommes ont été au moins doublées. Sans cela, l’enquête coût-bénéfice aurait été négative.

Cela a été fait sous la responsabilité du préfet de l’époque, Bernard Hagelsteen, aujourd’hui conseiller chez Vinci… Cela contribue à l’extrême fragilité de la légitimité démocratique de ce projet. »

Le propos est grave. Pour comprendre son origine, il faut aller consulter l’« instruction cadre relative aux méthodes d’évaluation économique des grands projets d’infrastructure de transport », publiée en 2005 par le ministère des Transports.

Ce document précise notamment comment valoriser monétairement les gains de temps de transport permis par les nouvelles infrastructures. Il est le document de référence auquel doivent se référer les agents de l’État qui ont charge d’opérer ces valorisations monétaires.

Il explique ainsi, page 34, la « valeur du temps » à prendre en compte pour les « voyageurs interurbains », c’est-à-dire pour les gens qui se rendent à l’aéroport : pour les distances inférieures à 50 km, c’est ainsi 8,94 euros de l’heure (valeur 2000).

Si l’on applique cette valeur au projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, en la projetant en 2025 et en appliquant le taux d’inflation, on arrive à des valeurs s’étageant entre 18,6 euros et 20 euros, selon les différents scénarios de trafic.

C’est ce qu’observe page 20 de son rapport le cabinet néerlandais CE Delft, qui a mené une contre-expertise du dossier d’enquête d’utilité publique en 2011.

Une mutiplication par quatre ! [sic, en fait par cinq ! – NdJL]

L’enquête publique a-t-elle pris ces valeurs, qui découlent de l’instruction cadre qu’elle devait appliquer ?

Non. Elle a utilisé des chiffres bien supérieurs. On arrive même à 98,10 euros pour le scénario n° 2, qui est considéré comme le plus probable. 98 euros au lieu de 19,25 : c’est une multiplication par quatre !

Or, cette valeur joue un rôle très important, puisqu’elle détermine l’avantage économique du projet d’aéroport. Si elle était inférieure, il n’y aurait plus d’avantage économique, mais au contraire une perte.

Allons vérifier sur pièce…

Il faut retrouver le dossier d’enquête publique préalable à la déclaration d’utilité publique, du projet d’aéroport du Grand Ouest Notre-Dame-des-Landes, réalisé en 2006 et ayant conduit au décret d’utilité publique pris en février 2008.

Les ingénieurs néerlandais de CE Delft ont-ils raison ? Où ont-ils trouvé le quadruplement de la valeur normale ?

Eh bien, dans le deuxième volume de la pièce F, page 97 (voir tableau ci-dessous).

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Extrait de la déclaration d’utilité publique

Que veut dire ce tableau ? Qu’en 2025 (deuxième colonne), l’aéroport fait gagner 312’000 heures ce qui génère des « avantages » de 30,6 millions d’euros par an, soit plus de 900 millions sur trente ans.

On divise 30,6 millions par 312 000 et l’on voit que l’heure gagnée est valorisée à 98,10 euros.

Au lieu de 19,25 euros, si l’on suivait les instructions officielles du ministère des Transports.

Joli tour de passe-passe, non ?

Le quadruplement des chiffres, qui n’est pas justifié dans le texte, a une lourde conséquence : il permet de présenter comme économiquement avantageux un projet d’aéroport qui, si l’on avait suivi la méthode recommandée, serait apparu comme déficitaire.

Cette manipulation pose de nombreuses questions :

Qui l’a opérée ?

A-t-elle été couverte par les autorités préfectorales de l’époque, dont le préfet Bernard Hagelsteen, qui travaille maintenant chez Vinci ?

Pourquoi le Conseil d’État n’a-t-il pas vu ce manquement évident à la méthode officielle d’expertise ?

Et par ailleurs, et c’est essentiel : avant toute discussion, va-t-on reprendre l’expertise économique de ce projet, en écoutant tous les experts, et pas seulement ceux qui, pour des raisons qui restent à éclaircir, ont intérêt à présenter ce projet sous le jour le plus favorable ?

Publié par un ahuri qui ignore ses tables de multiplication (Hervé Kempf, Reporterre.net, 3 décembre 2012, via Rue89)

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[Révolution tunisienne] « Le manque de discernement de ce pouvoir ne lui a pas permis de comprendre que ce qui continue dans le mouvement révolutionnaire qui brandit les mêmes revendications, c’est sa défiance totale, définitive, de l’autorité »

Répression sanglante à Siliana : Ennahda se fait-il manipuler par les forces de l’ancien régime ?

Pour Gilbert Naccache [Gilbert Naccache est né en 1939 à Tunis. Il fait ses études supérieures à Paris à l’institut national agronomique. De retour en Tunisie, il travaille au ministère de l’Agriculture comme ingénieur agronome. Ses activités politiques au sein du groupe de gauche radicale Perspectives lui valent d’être arrêté en mars 1968 et lourdement condamné. Il ne sera libéré qu’en 1979. Cristal, son premier livre, publié en 1982 à Tunis (et réédité en 2001 aux Éditions Chama) est un roman qui raconte son expérience carcérale, également évoquée dans Le ciel est par-dessus le toit, un recueil de textes paru en 2005 aux Éditions du Cerf (Paris). Il a publié en 2009, chez ce même éditeur, Qu’as-tu fait de ta jeunesse ? Itinéraire politique d’un opposant à Bourguiba (1954-1979) et plus récemment, en janvier 2012, aux Éditions Mots passants (Tunis), Vers la démocratie ?], il n’est pas exclu qu’en réprimant le mouvement de contestation à Siliana (nord-ouest tunisien), Ennahda soit « tombé dans un piège tendu par les forces de la réaction qui demeurent (…) installées dans l’appareil d’État, et plus spécialement dans le ministère de l’intérieur ». Ces forces, explique-t-il, pourraient avoir manipulé les islamistes au gouvernement pour les discréditer et ainsi revenir sur la scène, comme partenaire de pouvoir ou par le biais d’un coup d’État. Il estime que la transition, telle que « décidée par les survivants de l’ancien régime et parachevée par Béji Caïd Essebsi », ne pouvait aboutir qu’à cette situation où les ex-victimes de Ben Ali chaussent ses bottes et se convertissent « aux mœurs de l’État de parti unique ».

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Essid Habib ou la continuité de l’État

Siliana : la révolution se remet en marche

Que s’est-il passé à Siliana ? Apparemment, rien de bien nouveau : la population revendique, le gouverneur refuse de l’entendre, cela finit par une répression, dure, certes, mais pas tout à fait inattendue.

En fait, c’est moins simple : les revendications de la révolution ne sont pas satisfaites, les nouvelles autorités sont aussi inefficaces dans ce domaine que les anciennes, et aussi bêtement autoritaires et méprisantes vis-à-vis du peuple qu’elles sont censées servir. Le manque de discernement de ce pouvoir ne lui a pas permis de comprendre que ce qui continue dans le mouvement révolutionnaire qui brandit les mêmes revendications, c’est sa défiance totale, définitive, de l’autorité ; c’est son refus d’admettre qu’une quelconque prétendue légitimité rende cette autorité infaillible et inattaquable, n’interdise sa critique. La révolution l’avait dit : la seule autorité pour elle était le peuple, et elle n’en accepterait plus d’autre ; et elle l’a manifesté avec éclat dans sa résistance à la répression à Siliana, dans ses diverses levées de solidarité dans tout le pays.

En fait, sans que le gouvernement d’Ennahdha s’en soit rendu compte, quelque chose de beaucoup plus important que des manifestations s’est produit : la révolution a repris sa marche, avec en tête, comme en décembre-janvier, ses jeunes et ses femmes, et, pour lui barrer la route, on utilise la même répression sauvage, on agite les mêmes chiffons rouges, on prononce les mêmes discours que ceux de décembre 2010 et janvier 2011. En somme, on la traite par les méthodes de Ben Ali, avec la même répression féroce qui accroît sa détermination, avec les mêmes discours hypocrites et mensongers sur les violences des manifestants et les attaques contre les symboles de l’État, bâtiments, matériels, etc., qui ne sont pas convaincants.

Ce qui est nouveau, c’est que ces discours ne sont pas tenus par des adeptes de Ben Ali, ou même de Bourguiba, célèbre notamment pour son apologie du prestige et de l’autorité de l’État. Au contraire, ceux-ci versent des larmes de crocodile sur les victimes de la répression, ne manquant pas, dans leur compassion, de demander des changements politiques profonds … qui écarteraient, pour eux, les dangers de l’exclusion et de la justice transitionnelle.

Le nouveau est que ces discours, qui ont parfois été timidement tenus, notamment en avril 2012, par Ali Lâarayedh, ex-victime d’une longue répression, sont maintenant le credo de l’ensemble d’Ennahdha : sans chercher le moins du monde à se désolidariser de la répression, même dans ses aspects les plus sauvages, ils donnent leur bénédiction aux brutes qui ont utilisé des armes dont le ministre de l’intérieur « ne savait pas qu’elles pouvaient faire de telles blessures » ; ils admettent sans broncher que la répression se poursuive bien après qu’il ait assuré le pays qu’il y mettait fin, après même l’accord de trêve signé avec l’Union générale tunisienne du travail (UGTT)… Ils se sont installés à l’intérieur de la logique du système que la révolution a ébranlé, et s’efforcent valeureusement de le remettre sur pied.

Quand les anciennes victimes de la répression deviennent des bourreaux

Il n’est pour l’instant pas important de savoir jusqu’à quel point, marionnettes dépourvues d’intelligence de la situation, ils sont tombés dans un piège tendu par les forces de la réaction, qui demeurent très puissamment installées dans l’appareil d’État, et plus spécialement dans le ministère de l’intérieur. Ce qui est fondamental, c’est que ces victimes de la dictature ont mis moins d’une année pour assimiler l’idéologie, les méthodes d’action, l’argumentaire et les types de discours de la dictature. Le discours de Hamadi Jebali aurait pu être prononcé à l’identique par Zine El Abidine Ben Ali le 12 ou le 13 janvier 2011. Et il n’a, à l’identique, convaincu personne, un ministre Ettakatol allant jusqu’à parler de bavures qu’il fallait traiter comme telles.

Hamadi Jebali et ses camarades ont-ils oublié ce qu’ils doivent à ces gens qui ont « saccagé les biens de l’État », qui se sont attaqués à un gouverneur « symbole de l’autorité de l’État », alors même qu’ils répètent avec fierté qu’ils ont rétabli l’État républicain et réussi la réconciliation avec ses anciens serviteurs ? Le fait qu’ils soient en charge de gouverner cet État aurait-il, d’un coup de baguette magique, transformé celui-ci et ses commis en un État « au service du peuple et de la révolution » ? Et cette « nouvelle » conception de la démocratie qu’ils affichent – « Nous ne démissionnons pas, obtenez une motion de censure » – n’est-elle pas celle de toutes les dictatures du monde ? À force de hurler contre les dangers de dictature théocratique, les « démocrates » ont oublié la présence réelle de la dictature de l’appareil de l’ex-parti unique, servie cette fois par les islamistes.

Des questions, à vrai dire secondaires pour la révolution, demeurent : d’abord, dans quelle mesure Ennahdha ne s’est pas faite manipuler ? En d’autres termes, les tenants de l’ancien régime pourraient, en apprentis-sorciers, avoir repris les méthodes qui avaient discrédité Ben Ali pour couler le gouvernement actuel, faisant des populations les otages de leurs ambitions, mais provoquant également un nouveau sursaut de la révolution. De nombreux éléments vont dans ce sens : par exemple, la forme, extrêmement brutale et cynique de l’intervention policière (blessures dans le dos et les yeux, intrusion dans les maisons, provocations obscènes envers les femmes), la coïncidence entre la date de l’assaut policier avec celle du procès en appel des dirigeants de l’appareil de sécurité de Ben Ali, comme le prochain vote par l’ANC de deux propositions de loi, l’une portant exclusion des élections des anciens responsables du RCD et l’autre concernant la justice transitionnelle, dont l’article 13, en remettant en question tous les jugements déjà prononcés, annule les efforts réalisés pour minimiser les poursuites contre les piliers de l’ancien régime…

Les forces de l’ancien régime s’apprêtent à revenir

L’incontestable affaiblissement d’Ennahdha aboutira-t-il à l’ouverture de négociations avec Nidaa Tounès sur ces points et d’autres, comme la participation ou tout au moins le soutien à un nouveau gouvernement. Le discours du président provisoire Moncef Marzouki, malgré sa condamnation de la répression et des violences de Siliana, va aussi dans le même sens, par sa proposition de nouveau gouvernement restreint et appuyé sur des compétences, comme par son appel au calme, de même que toutes les initiatives de l’UGTT…

Mais cet affaiblissement pourrait aussi remettre à l’ordre du jour l’éventualité d’un coup d’État militaire, qui aurait le soutien de larges couches de la petite bourgeoisie urbaine : les tenants de la contre-révolution en jugeront-ils le moment favorable, l’armée acceptera-t-elle ? Autant de points d’interrogation. Car il faut bien se rendre compte que, pour autant que Hamadi Jebali (ou n’importe quel autre nahdhaoui) chausse les bottes de Ben Ali, pour autant que l’appareil d’État a converti tout ou partie d’Ennahdha aux mœurs de l’État de parti unique, on ne voit plus très bien l’utilité de le garder au pouvoir…

Cette question repose celle de la problématique de la transition, décidée par les survivants de l’ancien régime, et finalisée par Béji Caïd Essebsi : cette problématique ne peut mener qu’à des demi-mesures qui affaiblissent la révolution, mais ne pourront l’arrêter, ses racines vont très au-delà. Mais ces demi-mesures peuvent être fatales à ceux qui dirigent le pays. Sont-ils encore capables de s’arrêter, d’échapper à l’emprise du passé pour s’appuyer sur la révolution ? Il est permis d’en douter, même si c’est leur seule chance, à terme, de se maintenir, ne serait-ce qu’en tant que partis politiques, mais ceci est leur problème.

Celui de la révolution, qui vient de démontrer sa vigueur et son profond enracinement, est de continuer tranquillement, comme les marcheurs de Siliana qui sont allés à Tunis, comme les manifestantes et manifestants de tout le pays, quel qu’en soit le coût, à lutter pour la réalisation de ses objectifs, que chacune de ses luttes rapproche : elle n’a plus à démontrer son existence.

Gilbert Naccache

Source : page Facebook de Gilbert Naccache, 2 décembre 2012 – repris dans leur presse (MaghrebEmergent.com)

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[Bangladesh] Les caillassages d’usines continuent

http://juralib.noblogs.org/files/2012/12/045.jpgBangladesh : nouveaux heurts entre ouvriers du textile et police

De nouveaux heurts ont opposé, lundi 3 décembre, au Bangladesh la police à quelque 10’000 ouvriers du textile manifestant pour de meilleures conditions de travail, après l’incendie qui a coûté la vie à 110 d’entre eux, le 24 novembre, dans une usine près de la capitale, Dacca.

Selon le directeur adjoint de la police chargé du secteur industriel, Moktar Ali, une fausse rumeur faisant état d’un nouvel incendie dans une usine a déclenché des manifestations à Ashulia, une zone industrielle abritant plus de cinq cents usines de confection dans la périphérie de Dacca.

http://juralib.noblogs.org/files/2012/12/055.jpgUNE CINQUANTAINE D’USINES FERMÉES

« Il y avait environ 10’000 ouvriers. Ils ont bloqué une route à Ashulia et s’en sont pris à des véhicules et à des usines », a déclaré M. Ali. La police a tiré des balles en caoutchouc et des grenades lacrymogènes pour disperser les manifestants, qui ont répliqué en jetant des pierres, a-t-il ajouté, précisant qu’une cinquantaine d’usines avait fermé par crainte de vandalisme et de nouvelles violences.

L’incendie le 24 novembre dans l’usine Tazreen Fashion, à Ashulia, a fait 110 morts, dont de nombreuses femmes, parmi les ouvriers qui travaillaient pour des marques occidentales et dont le revenu minimum mensuel est de 28 euros.

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Depuis le drame, des militants pour le droit du travail et des ouvriers manifestent presque quotidiennement à Ashulia et à Dacca. La Clean Clothes Campaign, une association de défense des travailleurs du textile dont le siège se trouve à Amsterdam, affirme qu’environ 700 employés de la confection sont morts dans des incendies depuis 2006 au Bangladesh, devenu le deuxième pays exportateur au monde de vêtements.

Presse esclavagiste (LeMonde.fr avec l’Agence Faut Payer, 3 décembre 2012)


Leather factory attacked

Garment workers vandalise cars, windowpanes for not keeping it closed.

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Hundreds of garment factory workers vandalise leather goods manufacturer Picard Bangladesh Ltd at Zirabo of Ashulia yesterday afternoon apparently for not keeping the unit closed as the garment workers demanded. They also broke down the main gate and vandalised the waiting room and six cars parked there. At least 50 workers and security guards of the factory were injured in the attack.

At least 50 guards and workers of an export-oriented leather factory were injured when several hundred garment workers attacked the company’s premises and vandalised six of its vehicles in Ashulia yesterday.

Located at Pukurpar in Zirabo of Ashulia, Picard Bangladesh Ltd, a Bangladesh-German joint venture, came under attack from the workers at around 3:00pm as its owners, like many readymade garment factories in the area, did not give in to their sudden call for production suspension.

« At least 50 of our staffers, most of them female, became victims of the attack. Over 25 of them were hospitalised with severe injuries, » Musleh Uddin Ahmed, a deputy manager (store) of the factory, told The Daily Star.

Picard Bangladesh, which employs 1,200 people, manufactures leather hand bags, briefcases and small leather goods for exports. Apart from manufacturing its own brands, it produces products for customers based in Australia, Europe, Canada, Japan and Singapore, according to the company’s website.

Witnesses and officials said the trouble started with a fire panic at a the factory of Mascot Group in the area, which left 50 of its workers wounded and prompted its owners into declaring the remaining day off for workers at its three factories.

When its workers came out of the factory, those in other factories in the area followed suit fearing attacks.

Garment workers gathered on the road in front of Picard Bangladesh and started agitating, demanding production suspension at the factory at around 2:45pm, witnesses said.

Several hundred workers broke open the main gate and attacked all the units housed in three separate buildings of the factory in around an hour of the rampage, the witnesses said.

They also damaged six vehicles of the factory, which were parked on the factory premises.

A visit to the factory after the vandalism revealed that all glass, windowpanes and furniture of the building had been damaged, vehicles smashed and flower tubs in the garden broken. Ashes caused by fire were seen at the main entrance of the factory.

During the attacks, around 15 policemen were seen hiding for safety inside a building in front of the leather factory when the attackers looted valuables and vandalised the factories, creating a panicky situation among the workers, security guards and officials of the factory.

« The unruly workers first started damaging the window panes of the factory by pelting brick chips. At one stage, they stormed it by breaking its main gate made of heavy steel, » said Mohammad Shahjahan, a security guard of the leather factory, who suffered severe injuries when he fell under the broken gate.

Shahjahan said, « Soon after the attackers stormed into the premises, they went violent. Many of them resorted to vandalism from outside the buildings, equipped with various sticks and brick chips while many others ran into all the buildings for looting. »

Saiful Islam, managing director of Picard Bangladesh, said, « At one point of the violent attack, I along with my daughter [Amrita Markin Islam, who is also the head of business of the factory], had to hide in the strong room to save our lives. »

He said the attackers either might have been the workers of various RMG factories or criminals.

One of the leading entrepreneurs of the country, Saiful vented his anger over the reluctance of the police to respond.

« We begged for the security of our lives from the police by phone. You (police) please come. But the police did not come on time, » said a frustrated Saiful, standing at the factory premises, which were littered mostly with broken glass and brickbats.

« Today, we were really afraid for our lives. There is no security of our lives, our factories, » he said.’

His daughter Amrita Makin Islam, who is head of operations and business development, was present at the time of the attacks.

« What is my fault? Have I committed any mistake by setting up industries in the country and exporting from this country? » Saiful asked.

He told Industrial Police director Golam Rouf: « If you (police) had reached on time, such severe damage might not have been caused to the property. »

« You know, it is a Bangladesh-German join venture. Now what shall I tell them about it? » he asked.

Industrial police, however, said they had tried their best.

Golam Rouf said, « We have done our best. We dispersed the attackers and saved the factory from their bid to burn it down. »

He, however, acknowledged the limitations of the police and said they had to make their way to the factory through several agitations and clashes by the workers of many other factories in the area.

Presse esclavagiste (Kailash Sarkar, back from Ashulia, TheDailyStar.net, 2 décembre 2012)


Traffic on Dhaka-Tangail highway resumes

Thousands of garment workers from the factories in Ashulia staged demonstrations and clashed with police on Sunday in Savar’s Jamgarah Bus Stand area.

About 100 were injured at the clashes, most factories in Ashulia were announced shut for the day.

Ashulia Police Station Inspector Mostafa Kamal told bdnews24.com workers halted traffic on Dhaka-Tangail highway at around 10:45am. They vandalised 30-35 vehicles, he said.

Police dispersed them, firing tear shells and rubber bullets, to resume traffic on the road at 12:30pm.

Ashulia Industrial Police’s Deputy Director Moktar Hossain told bdnews24.com several workers from another factory attacked and vandalised a bag manufacturing factory, Peakered Bangladesh Limited, on Saturday at the Pukurparh area. The workers of the factory requested the authorities to announce a holiday on Sunday.

The workers gathered on the street outside the factory. Authorities at more than a hundred factories announced suspension of work for the day to avert tension seeing so many workers together, Hosain said.

He said police drove off a group of workers by lobbing tear gas shells when they tried to barricade the Shimrail-Zirabo road in the morning.

But several thousand workers from over 100 factories started their agitation blockading the Dhaka-Tangail highway, the police officer said.

The two sides locked horns as the law enforcers tried to drive them off the highway, Hossain said.

Workers in the Ashulia industrial belt have been demonstrating since the death of at least 110 fellow workers in the worst factory fire on Nov 24 at the Tazreen Fashions Limited. They have staged demonstrations on every business day since last Monday.

The factory authorities had announced a four-day holiday to avert tensions in the area.

Bangladesh is the second largest exporter of readymade garments after China and the sector contributes to nearly 80 percent of the country’s export earning.

The Ashulia industrial belt houses over 350 garment factories out of the country’s 3,500 factories.

Presse esclavagiste (bdnews24.com, 2 décembre 2012)

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[Mexique] Répression brutale lors de la prise de fonction d’Enrique Peña Nieto

Répression brutale lors de la prise de fonction d’Enrique Peña Nieto

Le Réseau contre la Répression et pour la Solidarité / Red Contra la Represión y por la Solidaridad (RvsR) condamne les actes répressifs d’Enrique Peña Nieto ainsi que l’agression dont a souffert Francisco Kuykendall, adhérent à l’Autre Campagne.

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Cela ne fait même pas 24 heures que Enrique Peña Nieto a pris le pouvoir en tant que président, il a démontré ce qu’il était : un criminel. La brutale répression contre des étudiants, des travailleurs, des manifestants qui se trouvaient à proximité du Congrès de l’Union et du Centre Historique de la ville de Mexico le démontre. Il y a des détenus, des blessés, les médias libres parlent même d’un mort, Brayan Limón García, étudiant. Carlos Jahir Valdez et notre compagnon de l’Autre Campagne et de l’Autre Culture, Francisco Kuykendall Leal, connu par beaucoup d’entre nous sous le nom Kuy, sont dans un état grave. Kuy a été blessé à la tête par une grenade lacrymogène lancée par la Police Fédérale Préventive et comme nous l’avons déjà dit, son état est critique.

Nous condamnons cette agression brutale, nous exprimons notre indignation, nous nous maintiendrons au courant la santé des blessés et de notre compagnon Kuy.

HALTE À LA RÉPRESSION D’ENRIQUE PEÑA NIETO
JUSTICE POUR CEUX QUI ONT ÉTÉ VIOLENTÉS PAR L’ÉTAT
JUSTICE POUR FRANCISCO KUYKENDALL LEAL

Contre le pillage et la répression… la solidarité

Red Contra la Represión y por la Solidaridad (RvsR)

Traduit de l’espagnol (Enlace Zapatista, 1er décembre 2012)


Mexique : 76 blessés lors des manifestations lors de l’investiture de Peña Nieto

Des affrontements survenus samedi entre manifestants et policiers à Mexico en marge de la cérémonie d’investiture du nouveau président Enrique Peña Nieto ont fait 76 blessés, selon la Croix Rouge.

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Quelques heures avant que le président ne prête serment, des centaines de personnes ont déplacé des barrières métalliques qui étaient disposées devant le siège du Parlement et lancé des cocktails Molotov et des pétards artisanaux contre les forces de la sécurité nationale. La police a répliqué en lançant du gaz lacrymogène pour disperser la foule.

Parmi les blessés, 29 personnes ont été hospitalisées d’après la Croix Rouge. D’après des responsables de la ville de Mexico, 103 personnes ont en outre été interpellées, dont 11 mineurs.

Les manifestants ont brisé les vitres de plusieurs boutiques, de banques, ainsi que d’un hôtel et ont allumé des feux de joie avec les fournitures pillées au milieu des banques. Dans l’une des banques vandalisées, toutes les vitres étaient brisées et la façade était recouverte des mots « Bienvenue Pena ».

Malgré les manifestations, l’atmosphère à l’intérieur du Parlement pendant la cérémonie d’investiture était bien moins chaotique que six ans auparavant, lorsque le président sortant Felipe Calderon avait dû littéralement être introduit de force dans le Parlement par les forces de sécurité, face au blocus des manifestants lui barrant le chemin.

Enrique Peña Nieto est issu du Parti révolutionnaire institutionnel (PRI), qui a été au pouvoir sans interruption de 1929 à 2000. Lors de ses 71 ans au pouvoir, le PRI a incarné ce que certains ont qualifié de « dictature parfaite » quoiqu’atypique : elle s’est caractérisée jusqu’aux années 1960 par une croissance économique forte et des programmes sociaux contrebalançant la corruption et l’absence d’élections vraiment démocratiques, avant que ne s’enclenchent des cycles de répression de l’opposition et de crise économique.

Leur presse (Sipa-AP, 2 décembre 2012)

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[Notre-Dame-des-Landes/Toulouse] « Non à l’Ayrauport »

L’Hôtel-Dieu de Toulouse tagué par les opposants à Notre-Dame-Des-Landes

Des slogans hostiles au projet du nouvel aéroport de Nantes sont apparus sur la façade de l’Hôtel-Dieu de Toulouse, classé monument historique. Un acte qui suscite la colère de nombreux Toulousains.

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L’Hôtel-Dieu de Toulouse, un des plus beaux monuments de Toulouse, a été tagué pendant la nuit de samedi à dimanche.

Cela s’est produit dans la nuit de samedi à dimanche et ce sont les membres du réseau fluvial toulousain qui en ont fait la découverte ce matin.

Difficile d’imaginer comment les opposants à l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes près de Nantes ont pu accèder à cet endroit de la façade du monument mais le résultat est là : un tag hostile au projet est désormais visible, côté Garonne. On peut y lire « Non à l’Ayrauport », en référence au premier ministre, ex-maire de Nantes qui fut à l’initiative du projet il y a plus de quinze ans. (…)

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Samedi, une manifestation d’Europe-Écologie-Les Verts a eu lieu à Colomiers, pour soutenir le combat des militants installés dans le bocage nantais depuis de nombreux mois. Une action résolument pacifiste pour se démarquer de quelques initiatives plus musclées (comme l’occupation de la mairie de Saint-Affrique dans l’Aveyron il y a une semaine) mais qui a sans doute laissé quelques militants sur leur faim…

Presse aéroportée (Marie Martin, midi-pyrenees.france3.fr, 2 décembre 2012)

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[Notre-Dame-des-Landes] Le pouvoir va tenter de vider la ZAD cette semaine

Le pouvoir va tenter de vider Notre-Dame des Landes cette semaine

Le 30 novembre, Patrick Lapouze, directeur de cabinet de la Préfecture de Loire-Atlantique, a signé deux arrêtés jumeaux. L’un interdit le transport de « tout carburant », dans quelque récipient que ce soit, sur les communes de Notre-Dame des Landes et Vigneux du 3 au 10 décembre. L’autre prohibe sur le même territoire et la même période le transport de « tout explosif, produit inflammable, feu d’artifice ».

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Opération du 23 novembre

Jointe par BreizhJournal, la préfecture assure que la motivation de ces arrêtés est de « prévenir les troubles à l’ordre public » sur la ZAD et de « rétablir la légalité ». De source policière, ces arrêtés sont motivés par « l’organisation d’une opération de grande ampleur pour vider Notre-Dame des Landes des opposants ». Le pouvoir de Jean-Marc Ayrault, qui dévisse dans les sondages, est conscient du caractère illusoire du dialogue et n’a plus grand chose à perdre, ne veut pas se couvrir de ridicule en les laissant passer l’hiver sur zone. L’organisation d’une opération très prochaine nous est confirmée par des gendarmes de Loire-Atlantique « pour le milieu de la semaine ».

Un jugement en référé est attendu le 4 décembre pour décider si  les cabanes construites depuis le 17 novembre à la Châtaigneraie (la Chat Teigne), à l’ouest du bois de Rohanne, sont légales ou non par rapport au code de l’Urbanisme (Vinci-AGO a déposé plainte pour construction illégale) et si la force de l’ordre peut procéder à leur démolition. L’opération commencerait le 5 décembre au petit matin et s’étalerait sur deux ou trois jours. Elle pourrait reprendre le lundi 10 décembre en cas de résistance inattendue sur zone.

Breizh Journal, 2 décembre 2012


ND-des-Landes : explosifs interdits

La préfecture de Loire-Atlantique a interdit par arrêté le transport de carburant, d’explosifs, de produits inflammables et de feux d’artifice du 3 au 10 décembre dans la zone du futur aéroport à Notre-Dame-des-Landes.

Les deux arrêtés ont été pris « considérant les risques de troubles à l’ordre public durant la période du 3 décembre 2012 au 10 décembre 2012 » sur les communes de Notre-Dame-des-Landes et de Vigneux de Bretagne.

Les autorités veulent selon ces arrêtés éviter « les incendies de véhicules et de bâtiments » avec du carburant et « tout incident ou trouble à l’ordre public occasionné par l’utilisation inconsidérée des explosifs, produits inflammables et feux d’artifice ». Plusieurs personnes, dont un CRS et un gendarme déguisé en manifestant, ont été blessés lors d’affrontements dans le secteur les 24, 25 et 26 novembre.

Certains opposants à la construction du futur aéroport Grand ouest, installés sur la zone pour empêcher les travaux, ont lancé des cocktails Molotov et des fusées de détresse vers les forces de l’ordre qui ont utilisé pour leur part des grenades lacrymogènes et des grenades de désencerclement.

Dans une lettre ouverte adressée cette semaine au préfet de Loire-Atlantique, une praticienne affirmant avoir soigné des opposants sur place le week-end dernier aurait dénombré une trentaine de blessés, dont douze touchés par « des tirs de Flash-Ball » et six par des éclats de « bombes assourdissantes ».

Presse terroriste (Agence Faut Payer, 2 décembre 2012)

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[Livourne ne se soumet pas] Sur l’attaque de la préfecture

Antagonistes contre la préfecture : jets de pierres, pétards artisanaux, fumigènes
Les policiers et carabiniers se sont réfugiés à l’intérieur du bâtiment. Certains d’entre eux ont été soignés par le 118 pour des contusions.

Attaque de la préfecture de Livourne, vers 18h, par un cortège de 200 antagonistes qui, face au bâtiment officiel ont lancé des pierres, des briques, des pétards artisanaux, des fumigènes et des ballons remplis de peinture blanche contre des policiers et des carabiniers qui se sont réfugiés par la suite à l’intérieur de la Préfecture. Le cortège avait défilé dans le centre-ville derrière la banderole « Livourne ne se soumet pas ». Certains policiers ont été blessés et ont été soignés par des médecins du 118.

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Le cortège d’aujourd’hui faisait suite à un autre cortège, non autorisé, hier toujours en centre-ville ayant causé un blocage de la circulation automobile par les manifestants. Les forces de l’ordre sont intervenues et quand la police a commencer à arrêter les manifestants il y a eu des échauffourées au cours desquelles une femme, la mère d’un manifestant, qui a été blessé au visage. Le cortège d’hier était issu d’un rassemblement de protestation contre le gouvernement Monti pour lequel avait été déposé le préavis légal auprès du commissariat. La manifestation, commencée à 18h, avait été organisée par la Fédération Anarchiste livournaise et par des groupes antagonistes à place Grande et s’y étaient joints une quarantaine d’activistes No Tav. Par la suite toutefois le rassemblement s’est transformé en une manifestation itinérante avec cortège non autorisé qui s’est d’abord déplacé sous les fenêtres de la mairie puis, à travers la centrale rue Cairoli, s’est conclu à place Cavour. C’est là que, vers 19h, la police a demandé aux organisateurs de faire se disperser ce cortège non autorisé et, n’étant pas écoutés, ont commencé à arrêter des manifestants, tous connus par les forces de l’ordre. Certains portaient un casque.

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Aujourd’hui à 17h a été organisée une autre manifestation. Au cours de la première partie s’est déroulé une manifestation normale mais par la suite les antagonistes, environ 500, se sont dirigés en direction de la Préfecture. Celle-ci a été assiégée et les forces de l’ordre ont choisi de ne pas réagir. Après cela le cortège s’est éloigné de nouveau et place Cavour deux photographes ont été agressés.

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Traduit de l’italien (leur presse – La Repubblica, 2 décembre 2012) par un correpondant du JL


Voir les vidéos :

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youtube.com/watch?v=xmCyo3hVb7I

youtube.com/watch?v=QE5XvSz4Vfc

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[Grande-Bretagne] « L’absence prolongée du travail est mauvaise pour la santé et le bien-être des individus » ou le retour à l’esclavage

(…) Depuis que le programme pour l’emploi du gouvernement a commencé en juin, des dizaines de milliers de demandeurs d’emploi ont été mis en stages non rémunérés. Dorénavant, certaines personnes malades ou handicapées seront informées qu’elles doivent accepter des emplois non rémunérés ; à défaut, elles perdront jusqu’à 70% de leur allocation chômage (ESA).

Ironie du sort, les nouvelles mesures entrent en vigueur lors de la Journée internationale des personnes handicapées (…)

Dans l’ensemble du Royaume-Uni, quelque 340.000 personnes handicapées ont été placées dans le groupe d’activité liées au travail (WRAG), ce qui signifie qu’ils doivent entreprendre une série d’activités pour les aider à se remettre au travail, y compris la formation, la recherche d’emploi — et maintenant des stages obligatoires.

Selon une note du département pour l’emploi et les pensions (DWP) que le Sunday Herald a pu consulter, la nouvelle stratégie est « en accord avec l’idée que l’absence prolongée du travail est mauvaise pour la santé et le bien-être des individus et de leurs familles ». La note poursuit en disant que les employeurs devraient mettre en place « des ajustements raisonnables » pour les travailleurs handicapés en stages obligatoires.

(…) Un certain nombre d’entreprises, y compris des détaillants [avec pignon sur rue] et des organisations caritatives, ont pris des travailleurs non rémunérés. Parmi les grandes marques impliquées, on peut citer Tesco, Sainsbury’s, Argos, Poundland, Boots, McDonald’s et Burger King. (…)


Revealed: rule changes that will force the sick to work for free

Tens of thousands of sick and disabled people in Scotland face being forced on to unpaid work programmes under threat of losing their benefits from tomorrow.

That is when disability claimants will become eligible for controversial mandatory « workfare » placements, according to new plans which have been quietly drawn up by the Department for Work and Pensions (DWP).

People with a range of physical or mental health conditions could find themselves stacking shelves in high-street stores such as Tesco and Poundland, or cleaning private homes, under the new proposals.

Since the Government’s Work Programme began in June, tens of thousands of job seekers have been put on unpaid placements. Now some ill or disabled people are to be told that they must take unpaid positions or risk losing up to 70% of their employment support allowance (ESA).

Ironically, the new measures are coming into effect on the International Day of Persons with Disabilities. A series of national protests against the Government’s workfare programmes will take place this week.

Leading Scottish charities have expressed serious concerns about people with disabilities being forced on to compulsory work placements.

Across the UK, some 340,000 disabled people have been placed in the work related activity group (WRAG), which means they must undertake a range of activities to help them get back to work, including training, job-hunting – and now mandatory work placements.

According to a leaked DWP memo, seen by the Sunday Herald, the new strategy is « in line with the view that long-term absence from work is bad for the health and well-being of individuals and their families ». The memo goes on to say that employers should make « any reasonable adjustments » for disabled workers on mandatory placements.

Most disabled people welcome support to get into the labour market, but compulsory placements rarely work, says Richard Hamer, director of external affairs at Capability Scotland.

« When disabled people get forced into jobs, they tend to be unsuccessful jobs, » Hamer said. « It can be very difficult, not just because of physical difficulties, but also mental impairments – poor mental health for example – for people to adapt to the labour market. If we start simply forcing people into jobs then there’s a high likelihood that the employer won’t be the best solution for them. »

Hamer says that the person best placed to decide what work a disabled person can take on is that disabled person. He also says that many people who have been placed in the WRAG group should not even be there, because of serious problems with the health assessments being run by the private contractor Atos.

« The Government’s own figures about these assessments is showing that they are wholly failing. The Atos healthcare regime of assessments is simply not working. »

Susan Archibald, a disability rights campaigner based in Fife, branded the proposed plans « a disgrace » that « will put disabled workers at risk ». Archibald questioned the DWP’s commitment to making workplaces suitable for people with disabilities on work placements.

« What ‘reasonable adjustments’ have been put in place in, say, Tesco? Is the DWP going to stump up the money for all the things that folk with disability need? I don’t think so, » she said. « They are trying to say: ‘We are going to enhance [disabled people’s] chances of getting work.’ But if you’re not fit to work, something like this isn’t going to enhance your chances. It’ll do the opposite. »

Archibald estimates that around 30,000 work-capacity assessments are being carried out each week on disability claimants by Atos. Last month, 13-year-old Kieran McArdle from Larkhall wrote to Atos saying that the assessments are « killing genuine people like my dad », after his father died of a heart attack the day after his benefits were cut. Brian McArdle had previously suffered two strokes, was unable to speak properly and was blind in one eye.

Conservative Employment Minister Mark Hoban welcomed the mandatory work placements as « a very good way to increase someone’s confidence ». He said that « people on sickness benefits who do all they can to improve their chances of moving back into a job have nothing to worry about », but warned that « in the small number of cases where people refuse to stick to their part of the bargain, it’s only right there are consequences ».

The Government runs a number of different compulsory work schemes. The largest is the Work Programme, introduced in June. Ministers said that the five-year programme would help 2.4 million unemployed people to find work.

Job seekers who have been unemployed for more than a year must complete an unpaid work experience placement, or lose their benefits. Ill or disabled peopled deemed fit to work at some point in the future will now join this group from tomorrow.

The Work Programme is being implemented by large private companies such as A4e, Ingeus and Serco, and has so far cost £435 million.

But figures released this week showed that, of the 836,000 long-term unemployed who joined the scheme across the UK, only 3.73% found work lasting 13 or more weeks.

A number of businesses, including high street retailers, and charities have taken on unpaid workers. Big names involved include Tesco, Sainsbury’s, Argos, Poundland, Boots, McDonald’s and Burger King.

But some have pulled out in embarrassment.

The expansion of mandatory work to include sick and disabled people will be particularly uncomfortable for disability charities involved in workfare programmes.

Scope has begun an urgent review of its involvement, and Cancer Research UK has announced that it is pulling out in the new year.

CASE STUDIES

‘I’m seriously considering just ending it’

http://juralib.noblogs.org/files/2012/12/025.jpgLauren Stonebanks dreamed of being a doctor. But 10 years ago, while studying medicine, she suffered a breakdown and was diagnosed with bipolar and borderline personality disorder. She has been unable to work consistently since.

« I would love to be able to work, » the 33-year-old from Meadowbank in Edinburgh told the Sunday Herald. « I would love to have not been diagnosed with a mental illness, finished my medical degree, started my life as a junior doctor and carried on. But at the moment, having been ill for so long, I can barely see past next week.

Stonebanks first heard rumours about changes to the benefits system a couple of months ago on the internet, but it was only last week that she received a formal letter from the Department for Work and Pensions stating that she has been moved from income support to employment support allowance (ESA). From tomorrow, she will be eligible for mandatory work placements.

« The thought of having to do this sort of enforced workfare stuff, maybe having to work nine-to-five in Poundland or have my benefits stopped, I find absolutely petrifying, » she says.

Her condition means that she is particularly vulnerable to stress. Sometimes she finds it hard to leave the house or even talk to people. Her voice quivers on the phone.

« Most days I can barely get out of bed to do the stuff I want to do, » she says. Stonebanks is due to meet two friends in Edinburgh but her « anxiety is through the roof ». She speaks of self-harming – and her friends fear for her.

The pressure of being forced on to a compulsory work placement is making her condition much worse: « I don’t want to be here any more. I’m seriously considering just ending it. That would make life better for everyone else, because then there’s one less scrounger on the system, and maybe a bit more money to go around for everyone else. »

Ross Bradford was just 24 when he was diagnosed with ulcerative colitis, a painful disease of the colon that can cause constant bowel problems. He also suffers from depression.

« For someone with colitis, whose basic problem is getting to the toilet and controlling their bowels, that’s a real problem, » says Bradford, now 32, who lives with his mother in Glenrothes. Having been on ESA since January 2010, he is « really worried » about the prospect of being placed on a compulsory work scheme.

« My major obstacle is that I need an employer to understand that I need to be very close to a toilet at all times and have a job where I don’t really move around, where I don’t have responsibilities that I can’t just drop, because if I need to go to the toilet, I need to go. I don’t see how they would be able to find a work placement like that, » he says.

Bradford, like Stonebanks, says the pressure is adversely affecting his mental health. He feels more anxious, and that in turn is contributing to his depression. He says that disability claimants are being punished to discourage others from claiming benefits.

« I don’t really believe it is a scheme to get people working. It’s just a scheme to do something with the annoying poor: ‘We will farm them out as free labour and we will just keep putting pressure on them until they go off benefits because they can’t cope with it any more.' »

Presse esclavagiste (exclusive report by Peter Geoghegan and Tom Allan, HeraldScotland.com, 2 décembre 2012)

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[Chronique de Youv derrière les barreaux] Mariages forcés

http://juralib.noblogs.org/files/2012/09/0513.jpg[18 avril 2012]
Mariages forcés

Époux ou épouse sorti tout droit du catalogue familial, tu le rencontres que le jour de ta nuit de noces. Le divorce n’y pense même pas, tu es soumise au diktat de la famille pour ne pas froisser l’honneur de ton nom tu épouses un cauchemar.

Il existe des mariages d’amour mais toi tu es condamnée à subir un mariage fictif organisé sans sentiment. Prisonnière de cette coutume et de ces foutus principes qui datent des millénaires.

Union limite incestueuse, le même sang coule dans vos veines ! Tu pleures toutes les larmes de ton corps, tu supplies ta mère de t’éviter ce viol légalisé, cautionné par ceux qui sont censés veiller sur tes jours.

Beaucoup de femmes ont eu le courage de dire NON et ont fui. Elles se sont mis à dos toute une famille. Incomprises, leur désarroi les pousse parfois au suicide !! Si tes propres parents te vendent, te poussent dans les bras d’un inconnu pour perpétuer ce qui se fait depuis très longtemps.

Ta sœur a subi le même sort, elle a dit oui à ses bourreaux, elle vit chaque jour une douleur à l’état pur. Elle a appris à aimer son mari cousin. Elle a laissé son destin entre ses mains, elle est devenue sa chose.

À QUI SE CONFIER QUAND TA SOUFFRANCE EST PRÉMÉDITÉE PAR LES TIENS ?

Avant même ta naissance tu étais promise à cet inconnu. Parfois les traditions sont muettes et aveugles elles ne veulent rien savoir. T’as beau fuguer loin, dur d’échapper à son destin tragique. Les tiens te préfèrent malheureuse avec celui qu’ils t’obligent à épouser qu’être heureuse avec celui que t’as choisi. Comme quoi les bla-bla, les qu’en-dira-t-on ont plus de valeur que le bonheur de sa fille dans certaines familles, ose te rebeller contester et tu passeras pour la traînée qui jette le déshonneur sur une fratrie.

Comment en vouloir à une mère qui elle-même a subi le même sort. Elle vit en France mais a gardé toutes les coutumes du bled. Nos mères on les aime plus que tout au monde mais quand tu aimes quelqu’un tu te dois de lui dire quand elle a tort, quitte à être en désaccord.

Certains grands frères tolèrent et valident ces coutumes et ces mariages de la mort sont prêts à sacrifier une sœur car ça leur permet de les caser au plus vite. Et éviter les dossiers des mauvaises langues. Alors que rien ne vaut la confiance et lui inculquer des principes et des valeurs.

L’INTERDIT POUSSE AU CRIME !!!

La preuve dans les cités la plupart des filles qui tournent mal ont des grands frères soi-disant hardcore qui les cognent à la moindre virgule.

Il existe des filles qui n’ont pas de grand frère mais leurs valeurs leur suffisent à ne pas mal tourner.

MARIAGE FORCÉ C’EST COMME ATTENDRE QUE LES FILLES AIENT UN ORGASME LORS D’UN VIOL.

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[Algérie] Comment lutter contre le fléau de l’abstention

Un citoyen filme en flagrant délit une opération de fraude

C’est une avalanche de « partage » sur les réseaux sociaux qu’a entrepris hier la blogosphère algérienne, au lendemain des élections locales du 29 novembre 2012.

Une vidéo montre clairement et dans les détails les plus précis une opération de fraude massive dans un bureau de vote à Bir Dheb, daïra de Morsott, dans la wilaya de Tébessa, à 650 km à l’est d’Alger.

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VOIR LA VIDÉO

Un citoyen dans un bureau de vote a pu filmer des individus frauder sans scrupules et sans inquiétude. Quelqu’un appose pêle-mêle son empreinte avec de l’encre dans les cases sur lesquelles figurent les noms des inscrits, il vote à leur place sans leur consentement. L’objectif étant de faire augmenter le taux de participation. Et dans ce genre de fraude, l’opération vise à octroyer la victoire à un candidat, certainement loin d’être innocent de ce sombre scénario.

On peut entendre des personnes dire à l’un d’entre eux : « Remplis, remplis ». En effet, le plus jeune trempait ses doigts dans l’encre pour laisser son empreinte, afin de faire croire que les « citoyens se sont exprimés ». Un véritable crime contre la volonté du citoyen qui a décidé de ne pas se rendre aux urnes. Pour démontrer la véracité des faits, l’auteur de la vidéo filme les renseignements concernant le bureau de vote en question. La fiche technique de l’urne indique qu’il s’agit du bureau de vote n° 2, dans lequel sont inscrits 229 électeurs. Ce bureau est rattaché au centre de vote n° 5, plus précisément le centre Ouled Gharbi. La date du 29 novembre 2012 mentionnée faisant foi. À noter que le bureau de vote en question est réservé aux femmes.

L’auteur de la vidéo a également capté les visages des fraudeurs. Le Parquet n’aura pas de difficulté à les convoquer, et à connaître leurs parrains. Le ministère de l’Intérieur est devant le fait accompli et devra lui aussi prendre des mesures.

La vidéo risque de battre tous les records. Rien que dans la matinée d’hier, des millions de visiteurs, en Algérie et à l’étranger, l’ont visionnée.

Presse exemplairement démocratique, libre et transparente (Bsikri Mehdi, ElWatan.com, 1er décembre 2012)

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[Le peuple veut une nouvelle révolution] « Siliana, tu seras le cimetière du parti Ennahda »

Tunisie : la contestation « suspendue » à Siliana

L’UGTT, principal syndicat tunisien, a annoncé dimanche la « suspension » de la contestation à Siliana et le calme y régnait en début d’après midi à la suite d’un accord avec le pouvoir après cinq jours de violences nourries par les espoirs déçus de la révolution de 2011.

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Meeting inside the union in #Siliana protesters chanting « long life to the union » [sic – NdJL]

Aucun affrontement n’a été constaté ni dans la nuit ni en début d’après-midi dans cette ville à 120 km au sud-ouest de Tunis, pas plus que dans d’autres localités tunisiennes, alors que la nuit précédente des heurts ont opposé policiers et manifestants dans deux régions voisines, laissant craindre une contagion.

« Nous avons décidé de suspendre la grève générale », a annoncé devant une centaine de personnes, Ahmed Chefaï, du bureau exécutif du syndicat à Siliana.

Il n’a pas précisé le durée de cette suspension, en attendant la mise en œuvre de l’accord négocié la veille avec le gouvernement, dominé par les islamistes du parti Ennahda.

« Le gouverneur est parti définitivement, il appartient au passé », a clamé le syndicaliste sous les applaudissements, ajoutant qu’une plainte sera déposée contre la police, accusée d’être responsable des violences qui ont fait plus de 300 blessés.

La grève générale, débutée mardi et qui a dégénéré en cinq jours d’affrontements avec la police, visait à obtenir le départ du gouverneur régional, un plan d’aide économique et la libération de 14 personnes arrêtées lors de violences sociales en avril 2011.

Excédés par le chômage et la misère, facteurs clés de la révolution qui a renversé le président Ben Ali en janvier 2011, les habitants de Siliana comme d’autres régions de l’intérieur déshérité de la Tunisie jugent que le gouvernement a trahi leurs attentes.

Le compromis trouvé avec les autorités samedi prévoit la mise à l’écart du gouverneur mais pas son limogeage immédiat, un examen accéléré par la justice du dossier des personnes emprisonnées, des aides pour soigner les blessés et un programme de développement dont le contenu n’a pas été précisé.

Présence policière réduite graduellement

Les habitants réclament aussi le départ des renforts policiers déployés dans la ville et accusés de violences excessives, en particulier mercredi lorsqu’ils ont tiré à la chevrotine sur les manifestants.

« Nous avons diminué le nombre de policiers et nous allons encore le réduire au fur et à mesure que la calme revient », a indiqué, sous couvert de l’anonymat, un responsable des forces de l’ordre.

Aucune présence policière particulière n’était visible dans les rues de Siliana, et aucun manifestant n’était présent vers 13H00 GMT aux abords du principal poste de police, épicentre des affrontements.

Des magasins ont par ailleurs rouvert, alors que les rues portent toujours les marques des affrontements : barricades calcinées, des pierres par centaines jonchant le sol, tout comme les restes des grenades lacrymogènes tirées par la police.

« Enfin je peux faire mes achats, il y en marre de la violence et du chaos », s’est réjoui dans la matinée Fatma, une femme au foyer ravie de faire ses courses.

D’autres estiment avoir gagné une première manche mais que la lutte devra se poursuivre pour que le gouvernement se penche véritablement sur les problèmes de la région.

« Nous avons gagné, imposé notre volonté et obligé le Premier ministre (Hamadi Jebali) à réviser ses décisions. Mais ce n’est qu’un premier pas », a jugé Mourad, un chauffeur de taxi.

Les mouvements sociaux dégénérant en heurts se sont multipliés ces derniers mois en Tunisie, dans une conjoncture économique mise à mal par la crise dans la zone euro et l’insécurité.

Le président Moncef Marzouki, exprimant sa « peur » de voir les violences contaminer tout le pays, a appelé vendredi à la formation d’un gouvernement restreint pour stabiliser la situation. Le Premier ministre n’a pas encore répondu à cet appel.

Publié par le savoir-faire français (Agence Faut Payer, 2 décembre 2012 – 14h20)


Les habitants de Siliana rejettent la nomination du premier délégué à la place du gouverneur

Des habitants de Siliana ont exprimé leur rejet quant à la nomination du premier délégué, Ghassen Kasraoui à la place de Ahmed Ezzine Mahjoubi, gouverneur qui a été démis de ses fonctions, ce samedi 1er décembre.

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Ils refusent également l’accord établie entre l’UGTT et le gouvernement en ce qui concerne le développement de la région, l’emploi et la prise en charge des blessés lors des derniers incidents.

Selon les citoyens de Siliana, les revendications ne seront pas satisfaites, ils demandent par ailleurs la nomination d’un nouveau gouverneur afin de prendre en considération les demandes urgentes de Siliana et de ses habitants.

Publié par des ennemis de la deuxième révolution (Shemsfm.net, 2 décembre 2012 – 10h48)


(…) « Ça ne nous dérange pas de continuer notre lutte contre les policiers, nous n’avons rien d’autre à faire. C’est l’occasion de se défouler, jusqu’à leur départ », explique Jaballah, un habitant de la cité Monastir, le quartier le plus touché par les affrontements. (…)

Publié par le savoir-faire français (LePoint.fr, 2 décembre 2012 – 11h48)


Tunisie : réunion à Siliana pour décider de la suite de la contestation

SILIANA (Tunisie) – L’UGTT, principal syndicat tunisien, se réunit dimanche à Siliana pour décider de la suite à donner à la contestation, après un accord la veille avec le gouvernement visant à mettre fin à cinq jours de violences nourries par les espoirs déçus de la révolution.

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Heurts entre manifestants et forces de l’ordre, le 1er décembre 2012 à Siliana, en Tunisie

« À 10H00 (09H00 GMT), le bureau exécutif (régional de l’UGTT) se réunit pour décider si on suspend la grève générale pour 15 jours ou si l’on continue », a expliqué à l’AFP, Nejib Sebti, le dirigeant régional du syndicat.

Cette grève générale, débutée mardi, a dégénéré en affrontements avec la police qui ont fait plus de 300 blessés. Elle visait à obtenir le limogeage du gouverneur régional, un plan d’aide économique à la région et la libération de 14 personnes arrêtées lors de violences sociales en avril 2011.

Le compromis trouvé avec le gouvernement samedi après-midi prévoit la mise à l’écart du gouverneur, un examen accéléré par la justice du dossier des personnes emprisonnées, des aides pour soigner les blessés et un programme de développement dont le contenu n’a pas encore été précisé.

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A protester kicks a tear gas canister back at police during clashes in Siliana, northwest of Tunis, Dec. 1, 2012

Un semblant de vie normale était néanmoins visible à Siliana (120 km au sud-ouest de Tunis), des magasins et des boutiques ayant ouvert leurs portes pour la première fois depuis mardi.

« La grève n’est pas arrêtée, mais il faut bien laisser les gens se nourrir », a expliqué M. Sebti.

Les rues de la ville portaient toujours les marques des affrontements : barricades calcinées, des pierres par centaines jonchant le sol, tout comme les restes des grenades lacrymogènes tirées par la police.

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Les renforts policiers étaient toujours installés dans le principal commissariat de la ville, épicentre des violences.

Les émeutiers, des jeunes pour la plupart, réclament le départ de ces hommes, accusés d’avoir provoqué les affrontements et de recours excessif à la force, notamment mercredi lorsqu’ils ont tiré à la chevrotine sur les manifestants.

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Les mouvements sociaux dégénérant en heurts se sont multipliés ces derniers mois en Tunisie, le gouvernement dirigé par les islamistes d’Ennahda peinant à répondre, dans une conjoncture économique difficile, aux revendications des Tunisiens qui étaient à l’origine de la première des révolutions arabes.

Publié par le savoir-faire français (Agence Faut Payer, 2 décembre 2012 – 9h54)


Le gouverneur de Siliana démis de ses fonctions

Le gouverneur de Siliana, Ahmed Ezzin Mahjoubi a été démis de ses fonctions et le premier délégué a été chargé de diriger les affaires du gouvernorat, c’est ce qu’a confirmé le correspondant de Tunis Afrique presse (TAP) à notre envoyé spécial sur place.

Publié par des ennemis de la deuxième révolution (Shemsfm.net, 1er décembre 2012 – 17h21)


Violences à Siliana : Les affrontements font 20 blessés de plus à Bargou

Après un calme précaire, les incidents ont repris, samedi après-midi 1er décembre 2012, entre les forces de sécurité et des centaines de jeunes, qui ont tenté d’atteindre les locaux du district régional de la sécurité publique, pour en « expulser les brigades de l’ordre public ».

Ces incidents ont duré plus d’une heure et il a fallu l’intervention de deux voitures blindées de la Garde nationale pour dissuader les jeunes, en tirant des balle de grenaille en l’air et en faisant usage de bombes lacrymogènes. Ces incidents n’ont fait aucun blessé des deux côtés.

D’autre part, de violents affrontements ont éclaté dans la ville de Bargou entre des habitants de la ville et des forces de la brigade de l’ordre public.

Ces affrontements sont survenus lorsque des groupes de jeunes avaient bloqué trois voitures de police qui se dirigeaient vers Tunis, en leur lançant des pierres, au niveau de Dhaiet Ben Attia, près de la ville de Bargou. Les agents de la sécurité ont, alors, utilisé des bombes de gaz lacrymogènes pour les disperser.

Les affrontements se sont poursuivis, par la suite, dans la ville de Bargou, après l’arrivée de renforts sécuritaires de la ville de Siliana, pour libérer les trois voitures dont les passagers avaient été agressés.

Une source médicale de l’hôpital local de Bargou a indiqué au correspondant de l’agence TAP à Siliana que l’établissement a accueilli 20 blessés dont la majorité en état d’évanouissement.

Selon des sources médiatiques sur place, les affrontements étaient violents et se sont achevés avec le départ des voitures de police vers Siliana.

Publié par des ennemis de la deuxième révolution (Business News d’après TAP, 2 décembre 2012 – 12h04)

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[Travail gratuit] La maison Poulaga recrute ses larbins

Montceau. Durant les fêtes, la police reçoit l’aide d’un citoyen volontaire
Auxiliaire de police volontaire

À 43 ans, Victor Inacio a décidé de s’engager bénévolement dans la police. Il sera dès la semaine prochaine sur le terrain dans le cadre d’un plan de prévention anti hold-up.

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Victor Inacio, collaborateur occasionnel des services de police, et Fabrice Berthelon, capitaine au commissariat.

Conducteur de fours à Digoin et garde-pêche bénévole pour la Gaule Digoinaise, Victor Inacio, 43 ans et originaire de La-Motte-Saint-Jean, secondera volontairement la police de Montceau-les-Mines (Saône-et-Loire) à partir de la semaine prochaine.

Auxiliaire ponctuel du commissariat, ce père de deux enfants, interviendra dans les commerces du Bassin minier, dans le cadre de l’opération anti hold-up lancée durant les fêtes de fin d’année.

Prévention de vols à main armée

Sa mission : distribuer des tracts d’informations et de conseils aux commerçants sur la conduite à tenir en cas d’attaque à main armée. « Il sera pour commencer secondé par un agent de police », explique le capitaine Berthelon. Mais sa présence est bien destinée à terme à remplacer celle d’un fonctionnaire de police. Outre la délivrance de brochures, ce collaborateur occasionnel des services de police devra remplir une véritable mission de communication avec les commerçants. Un rôle qui ne l’effraie pas : « Deux personnes de ma famille sont dans la gendarmerie et cette mission de protection de la population me tient à cœur », exprime-t-il. Un premier pas dans ce monde pour celui qui envisage d’intégrer la réserve civile de la police nationale.

Décharger les services de police

« Victor Inacio vient nous épauler durant les fêtes, période très chargée pour nos services », précise le capitaine Fabrice Berthelon. Recruté il y a un an, le volontaire n’a jusque-là jamais été appelé par le commissariat.

« Une aide précieuse »

« Nous n’en avons pas eu l’opportunité jusqu’à maintenant, mais entre la lutte contre l’insécurité routière, contre les cambriolages, les missions de protection des citoyens et des personnes âgées, cet auxiliaire nous est d’une aide précieuse », assure le capitaine. Victor Inacio a été recruté après passage devant jury composé de la hiérarchie départementale et de policiers montcelliens. Il prendra ses fonctions en début de semaine prochaine, « selon nos besoins et ses disponibilités », précise le capitaine.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (LeJSL.com, 29 novembre 2012)

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[La liberté est le crime qui contient tous les crimes] « Il n’est actuellement pas possible d’extraire des informations contenues dans iPhone 4S ou 5 »

L’iPhone est un casse-tête pour la police

Les dernières versions du téléphone d’Apple sont tellement sécurisées que la police n’est souvent pas en mesure d’extraire des informations qui pourraient permettre de confondre un suspect.

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Même démonté, un iPhone récent (ici la version 4S) ne livre pas facilement ses secrets.

Liste de contacts, journal des appels, messages, boîtes e-mail, géolocalisation ou encore accès aux réseaux sociaux : le smartphone est une mine d’informations personnelles. À l’instar des ordinateurs, il est devenu un élément précieux pour les enquêtes de police. Seulement voilà : les dernières versions de l’iPhone résistent aux experts en forensique numérique qui ne parviennent pas à le « faire parler ». « Il n’est actuellement pas possible d’extraire des informations contenues dans iPhone 4S ou 5 », confirme Stefan Kunfermann, responsable de la communication de la police fédérale à Berne.

En cause : les barrières techniques mises en place par Apple pour protéger les utilisateurs du piratage. Les fichiers sont cryptés grâce à l’algorithme AES, recommandé par l’agence américaine de sécurité NSA et réputé inviolable. Chaque iPhone dispose d’une clé de chiffrement unique, enfouie dans une puce spécialement dédié à la cryptographie.

Le cas de l’iPhone pose une question plus large : faut-il sécuriser à l’extrême les appareils électroniques, quitte parfois à faciliter la vie des criminels ?

Publié par des larbins de la maison Poulaga (LeMatin.ch, 1er décembre 2012)

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[Paris, mercredi 12 décembre] Solidarité avec les antifascistes, Relaxe pour Benjamin et Aurélien

Le samedi 12 mai 2012, une diffusion unitaire de tracts a eu lieu dans le 13e arrondissement de Paris. Ces tracts dénonçaient l’implantation d’une extrême-droite radicale dans le quartier.

Une vingtaine de militants antifascistes et antiracistes a été interpellée par les forces de l’ordre et mise au dépôt après 24 heures de garde à vue.

Notre camarade Benjamin (Etpreci 75) sera jugé au tribunal de grande instance de Paris le 12 décembre 2012. Il est poursuivi pour « rébellion » après avoir été violenté par les forces de l’ordre.

Benjamin, ainsi qu’Aurélien (SUD Étudiant), sont également poursuivis car ils ont refusé de se soumettre à un prélèvement ADN.

Une fois de plus avec ses poursuites l’État cherche à faire passer les antifascistes (qu’ils soient syndiqués ou non) pour des personnes violentes.

La CNT-Etpreci 75 appelle à la solidarité et demande à tous et toutes d’être le plus nombreux possible le Mercredi 12 décembre à 9h devant la 24e Chambre du tribunal de grande instance de Paris, 4 boulevard du Palais – 75001 Paris.

Solidarité avec les antifascistes, Relaxe pour Benjamin et Aurélien.

Mailing, 2 décembre 2012

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[Mulhouse] « Quelle que soit la violence qu’elle devra gérer, la République ne laissera pas régner la loi du plus fort »

Mulhouse. Prison ferme pour trois auteurs de violences urbaines

Trois Mulhousiens ont été condamnés à deux et trois ans de prison ferme, hier, par le tribunal correctionnel de Mulhouse, pour le caillassage et l’incendie d’un fourgon de police.

Août 2012. Mulhouse a connu plusieurs épisodes de violences urbaines. Parmi les affrontements entre habitants et forces de l’ordre, la soirée du 22 a tourné à l’embuscade. Appelée pour un feu de poubelles dans le quartier de Bourtzwiller, une patrouille de l’Unité d’ordre public du commissariat est prise pour cible : des jets de pierre suivis de cocktails Molotov qui mettent le feu au fourgon. Les cinq policiers à bord s’en sortent indemnes grâce au port de casques et de tenues ignifugées et coursent les six assaillants, interpellés une rue plus loin avec leurs collègues de la Brigade anticriminalité.

Hier, ce sont les trois majeurs, sur les six individus interpellés, qui ont été jugés. Âgés de 18 et 19 ans, ils ont toujours contesté les faits. « Vous avez été interpellés tous ensemble, recroquevillés, transpirant, sentant l’essence et chaudement habillés pour un mois d’août. Qu’est-ce que vous faisiez là ? », a demandé Pierre Wagner, le président de l’audience. « J’étais dans le parc, tout seul, je n’ai rien vu, rien entendu. Je venais de remplir mon scooter avec un bidon d’essence », a avancé Kévin T…, sans aucune conviction. « Vous aussi vous craignez les courants d’air ? », s’est adressé le juge à Youcef O…. « À minuit, il fait froid quand même. Je fumais ma clope tranquillement. C’était pas moi. C’est impossible, ils n’ont pas pu me reconnaître », a-t-il répondu, faisant allusion à son identification par les policiers. Même discours de Afif-Fethi M… : « Je fumais une clope tranquillement, seul. Je regardais les autres se faire interpeller, mais je n’ai pas participé. »

Deux témoins ont tenté de soutenir les prévenus – « ils n’ont rien fait, ce sont les policiers qui leur ont tiré dessus au flash-ball et les ont savatés » – mais leurs témoignages ont pris du plomb dans l’aile à cause d’un mensonge sur la version écrite (rédigée de la même main), chacun se désignant comme l’auteur.

Pour l’avocate des parties civiles, les violences ne font aucun doute : « Le but était de percer les vitres pour lancer des cocktails Molotov et tuer des policiers. »

« Je suis atterrée, voire horrifiée par la distorsion entre la gravité des faits et la lâcheté des prévenus, a lancé la représentante du ministère public, Julie Fergane, dans un réquisitoire particulièrement émouvant [sic – NdJL]. Ce qui a motivé ce passage à l’acte, c’est la défiance envers toute forme d’autorité, envers les institutions et ceux qui les incarnent. Une défiance réduite aujourd’hui à des jérémiades. Quelle que soit la violence qu’elle devra gérer, la République ne laissera pas régner la loi du plus fort. » Elle a sollicité trois ans de prison ferme pour Kévin T…, en raison de ses antécédents judiciaires, et deux ans ferme pour Youcef O… et Afif-Fethi M…, dont les casiers judiciaires sont vierges.

Les arguments des avocats de la défense étaient sensiblement identiques : « Tout n’est pas si clair dans ce dossier, a souligné Me Stosskopf. Aucun des trois n’a été pris sur le fait. Se baser uniquement sur la façon dont ils étaient habillés ne suffit pas à les condamner. » Tous ont demandé la relaxe. Ils ne l’ont obtenue que pour les faits de dégradation du bien d’autrui. Pour les préventions de violence sur personne dépositaire de l’autorité publique et d’embuscade en réunion avec arme, les juges ont suivi les réquisitions du ministère public.

Presse carcérale (Céline Bechler, LAlsace.fr, 1er décembre 2012)

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[Notre-Dame-des-Landes/Saint-Étienne] « Libérez NDDL – PS collabo »

Des tags au siège du PS Loire

Des graffitis injurieux, en lien avec le projet de construction d’un aéroport à Notre-Dame-des-Landes (44), ont été découverts sur les murs de la Fédération du Parti socialiste de Saint-Étienne, le 1er décembre 2012.

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Pour Régis Juanico, le 1er Secrétaire fédéral du PS Loire, « quelque soit le bien fondé des arguments des opposants au développement de cet équipement (ndlr, l’aéroport du Grand Ouest), le terme de « collabo » associé à notre parti est tout simplement inacceptable ». Le PS Loire indique avoir porté plainte. Le député socialiste qui termine : « Nous restons disponibles pour échanger dans le cadre d’un dialogue démocratique, sans démonstration de violence inutile ».

Publié par des larbins de la maison Poulaga (zoomdici.fr, 1er décembre 2012)

Publié dans Aménagement du territoire - Urbanisme, Graffitis divers | Marqué avec , , , , | 2 commentaires

[Zonz’ de Fleury] Un maton accidenté

Fleury : un surveillant de la prison blessé à la carotide

Ce jeudi midi, au moment de la distribution des repas, un gardien travaillant à la prison de Fleury-Mérogis s’est fait violemment agresser : un détenu placé en quartier d’isolement a sorti une fourchette limée en récupérant son plateau. Il a d’abord porté des coups au torse d’un autre gardien, et c’est en voulant défendre son collègue que la victime, un homme âgé d’une quarantaine d’années, a reçu des coups au niveau de la carotide.

Sévèrement touché à la gorge et à l’oreille, son cas a nécessité une intervention chirurgicale de toute urgence, avec huit points de suture. Hospitalisé à Corbeil-Essonnes, ses jours ne sont pas en danger, mais il a reçu 10 jours d’incapacité totale de travail. Le détenu a été transféré en quartier disciplinaire. Une enquête a été ouverte par le parquet d’Évry, et une intersyndicale de gardiens a lancé un appel à protester vendredi midi devant la prison de Fleury.

Presse carcérale (Cécile Chevallier, LeParisien.fr, 29 novembre 2012)

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[Le peuple veut une nouvelle révolution] Cinquième journée d’affrontements à Siliana

Tunisie : les heurts reprennent à Siliana, la crise menace de s’étendre

Des heurts ont éclaté samedi pour le cinquième jour consécutif à Siliana, épicentre de la colère des Tunisiens face aux espoirs déçus deux ans après la première révolution arabe, et la crise menaçait de s’étendre, des violences ayant été signalées dans d’autres régions.

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« Chiens de Laarayedh, bienvenue dans l’enfer de Siliana »

Comme les deux jours précédents, une centaine de jeunes ont attaqué les policiers à Siliana, 120 km au sud-ouest de Tunis, à coups de pierres, et un agent a été blessé à la tête, selon une journaliste de l’AFP.

Les forces de l’ordre ont répliqué avec de grandes quantités de gaz lacrymogènes, et les protestataires bâtissaient à nouveau des barricades de pneus et de branches enflammées.

Selon des témoins, à une vingtaine de kilomètres plus à l’est, des habitants de Bargou ont barré une route et jeté des pierres sur des véhicules de la police qui a répliqué avec des gaz lacrymogènes.

Signe des tensions croissantes, des heurts ont également eu lieu dans la nuit de vendredi à samedi entre des manifestants disant soutenir les habitants de Siliana et des policiers au Kef (nord-ouest) et à Sbeïtla (centre-ouest, région de Kasserine), selon des médias locaux et des témoins.

Ces villes, respectivement à 70 km à l’ouest et à 120 km au sud de Siliana, sont considérées comme des points de tensions importants. Comme Siliana, elles sont situées dans l’intérieur de la Tunisie, zone marginalisée où les manifestations avaient été violentes lors de la révolution de 2010-2011.

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Clashes continuing in Siliana between protesters versus police and national guards

À Siliana, l’armée s’est retirée de la ville à la demande de la police, selon des sources interrogées par l’AFP, alors que la population avait favorablement accueilli la venue des militaires, la police étant accusée d’usage excessif de la force.

« L’armée a proposé de venir et assurer la sécurité pendant quelques jours, mais le ministère de l’Intérieur a refusé », a expliqué un policier à l’AFP, des propos confirmés par deux de ses collègues.

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Protesters chanting « grouda » (« singes » – NdJL), throwing rocks and police is
shooting tear gas canisters

Le gouvernement, dirigé par les islamistes du parti Ennahda, a exclu de céder à la pression de la rue.

Des négociations sont néanmoins en cours à Tunis avec la principale centrale syndicale, l’UGTT, qui réclame la démission du gouverneur de Siliana, un plan d’aide économique et le retrait des renforts policiers.

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La présidence veut un nouveau gouvernement

Alors que les crises se succèdent depuis l’été, le président Moncef Marzouki a appelé vendredi soir à la formation d’un gouvernement restreint à même de stabiliser le pays, le cabinet actuel se montrant incapable de répondre aux attentes de la population, selon lui.

Le ministre des Droits de l’Homme et porte-parole du gouvernement, Samir Dilou, a jugé ces déclarations « dangereuses » tout en indiquant que la proposition était examinée.

Le discours du président « comporte plusieurs points importants et dangereux qui seront discutés au sein du gouvernement dans les prochaines heures », a-t-il dit, selon l’agence officielle TAP.

Le chef de l’État, un laïc allié aux islamistes, n’a pas le pouvoir de remanier le gouvernement, mais il a indiqué avoir « peur » que les violences, déclenchées par l’exaspération de la population face à la misère et au chômage, ne s’étendent.

Ces questions étaient au cœur de la révolution de janvier 2011 qui avait marqué le début du printemps arabe. Mais l’économie, minée par l’insécurité et la crise de la zone euro, son principal partenaire commercial, peine à se rétablir.

Ces troubles interviennent à l’approche du deuxième anniversaire, le 17 décembre, du début de la révolution tunisienne, déclenchée par l’immolation d’un vendeur ambulant de Sidi Bouzid (centre-ouest).

Outre les manifestations sociales, les attaques menées par des groupuscules salafistes se sont multipliées ces derniers mois. Parallèlement, la Tunisie est plongée dans une impasse politique, sans compromis en vue sur la future Constitution.

Publié par le savoir-faire français (Agence Faut Payer, 1er décembre 2012 à 10h10 – mis à jour à 16h01)


Accord entre le gouvernement tunisien et les syndicalistes à Siliana

Le gouvernement tunisien et les syndicalistes de l’UGTT ont annoncé, samedi 1er décembre, avoir trouvé un accord afin de pacifier la région de Siliana, théâtre de violences depuis cinq jours, et qui prévoit la mise à l’écart du gouverneur régional.

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People demonstrate in soldiarity with the ongoing protests in the town of Siliana, outside the Interior Ministry in the capital Tunis, December 1, 2012.

« Le premier délégué du gouvernorat (l’adjoint du gouverneur) est chargé de diriger le gouvernorat en attendant la prise des décisions adéquates par les autorités », a annoncé à la presse Mohamed Ben Salem, le ministre de l’agriculture et représentant du gouvernement aux négociations. « Les deux parties ont convenu de travailler pour obtenir une accalmie », a-t-il ajouté, précisant que des mesures allaient aussi être prises pour permettre le développement économique de la région, une autre des revendications des habitants.

Le gouverneur de la région de Siliana, Ahmed Ezzine Mahjoubi, dont les manifestants réclamaient la démission, reste ainsi à son poste comme le voulait le gouvernement, mais il n’exercera pas ses prérogatives. « C’est un pas positif en attendant des mesures concrètes », a déclaré Belgacem Ayari, le secrétaire général adjoint de l’UGTT, principal syndicat du pays. M. Ayari a cependant insisté sur la nécessité d’ordonner le retrait des renforts policiers à Siliana, qu’il juge responsables des violences des cinq derniers jours. « Ils ont provoqué les habitants », a-t-il insisté. (…)

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Heurts de vendredi à Siliana

Publié par le savoir-faire français (LeMonde.fr avec l’Agence Faut Payer, 1er décembre 2012 à 15h31 – mis à jour à 17h28)

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[Le peuple veut une nouvelle révolution] Les habitants de Siliana refusent l’intérim du premier délégué, les affrontements continuent

Dernières nouvelles de Siliana

Aux dernières nouvelles, bon nombre de gens insultent l’UGTT sur les réseaux sociaux, car après avoir appelé au calme, elle s’est empressée de signer un accord bidon avec le gouvernement, pour remplacer le gouverneur de Siliana par … son premier adjoint ! (trouvé sur Twitter : « (…) elle a capitulé ou n’a pas été ferme car le wali n’est pas officiellement limogé… »).

D’autres tweets : « Un fou-rire en lisant les posts de ceux qui soutenaient l’UGTT il y a quelques jours et qui l’insultent depuis quelques minutes #Siliana » ; « Le gouverneur de #Siliana, reste à son poste comme le voulait le gouvernement mais n’exercera pas ses prérogatives, écrit l’AFP » ; « les habitants de #Siliana refusent l’intérim du 1er délégué, les affrontements continuent ».

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Samedi 1er décembre 2012, 18h44

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[Notre-Dame-des-Landes/Poitiers] ZAD PARTOUT

La « ZAD » de Nantes à Poitiers

L’opposition au projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, en Loire-Atlantique, ne connaît pas les frontières départementales. À Poitiers, dans la nuit de vendredi à samedi, des inscriptions en faveur de la « ZAD » (zone d’aménagement différé pour les promoteurs du projet, zone à défendre selon les opposants) ont fleuri sur plusieurs murs de la ville. Notamment ceux du théâtre & auditorium (côté boulevard Solférino) et de la faculté des sciences humaines et arts, rue Descartes. À Niort, c’est la façade de la fédération du Parti socialiste qui a été « marquée » de la même façon.

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Presse aéroportée (lanouvellerepublique.fr, 26 novembre 2012)

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[Marseille] Évasion du CRA du Canet

Un retenu s’est évadé de la prison pour sans papiers du Canet à Marseille le vendredi 30 novembre.

À l’aide d’une pince coupante, il a coupé une grille. Des amis lui ont lancé une corde pour escalader le mur.

Bonne cavale.

Lutte de CRAs – 1er décembre 2012

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[Chronique de Youv derrière les barreaux] « Femmes de l’ombre est mon témoignage, j’atteste qu’il existe des filles coura­geuses, qui malgré les qu’en-dira-t-on, les bla-bla, des frustrés de l’amour, tiennent bon, à toutes ces femmes exemplaires, je dédie ces quelques lignes »

http://juralib.noblogs.org/files/2012/09/0513.jpg[16 avril 2012]
Les femmes de l’ombre

On les appelle les femmes de l’ombre, pourtant elles méritent la lumière, toutes ces femmes en or qui ont décidé d’encaisser, de subir, et d’attendre un mari incarcéré pour des années des mois ou quelques jours.

Elles décident de ne pas lâcher, de ne pas rompre cette union d’amour, ne pas céder face au temps, face aux murs et barbelés aux parloirs étroits, dans lesquels leur vie est condamnée.

C’est leur manière de prouver l’amour pur et sincère, à un homme qui a déjà un genou à terre, alors qu’elles pourraient largement choisir la facilité, fuir, quitter cet amour fardeau, cet amour brûlant, pour un autre libre comme l’air, certaines l’ont fait, je ne leur jette pas la pierre, mais mon texte rend hommage à celles qui sont restées, celles qui ont bravé et interdit les on-dit, même si certains hommes ne le méritent pas !

Elles assument leur statut de femme de détenu, courageuses et fortes en public, leur cœur saigne en privé. La justice tente de [les] priver de celui qu’elles aiment, plus qu’elles ne s’aiment elles-mêmes, et ça chaque jour elles le prouvent, à chaque parloir, sourire aux lèvres elle se fait belle, un rayon de soleil, pour son homme enterré vivant, elle se fait belle, pour plaire à celui à qui elle a donné sa vie, sa vie est devenu un combat, depuis le jour où la police lui a arraché son homme du lit conjugal en pleine nuit, j’ai même vu des familles se construire, s’agrandir dans cette épreuve, moi je n’ai pas eu le courage de le faire, mais j’enviais le bonheur qui sautait au yeux.

Tous ces couples qui survivent à cette tragédie, en sortent grandis, et savent combien c’est le bonheur d’être ensemble, et affrontent la vie quotidienne avec légèreté.

Les enfants qui seront nés pendant ce combat, seront fiers de leurs parents, et auront sous les yeux la définition du mot amour ; car L’AMOUR N’EXISTE PAS, IL EXISTE QUE DES PREUVES D’AMOUR, car on peut se dire, des je t’aime nuit et jour, il suffit d’un obstacle inattendu, pour faire enrayer la machine, un amour de qualité, ne se dénombre pas au matériel, à l’argent et à une beauté éphémère, que le temps balaye souvent d’un revers de main, l’histoire nous l’a démontré, les plus beaux couples qui ont vécu heureux d’un amour sans faille, ont subi de grandes épreuves qui [ont] fini par les souder jusqu’à la mort.

Femmes de l’ombre est mon témoignage, j’atteste qu’il existe des filles coura­geuses, qui malgré les qu’en-dira-t-on, les bla-bla, des frustrés de l’amour, tiennent bon, à toutes ces femmes exemplaires, je dédie ces quelques lignes.

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