[Notre-Dame-des-Landes] « J’avais oublié que des balances se cachent dans les émeutiers » (Youv – partie 2)

Quatre interpellations et un gendarme blessé à Notre-Dame-des-Landes

NOTRE-DAME-DES-LANDES (France / Loire-Atlantique) — Quatre personnes ont été interpellées et un gendarme en civil blessé à la tête lors de l’assaut, par les forces de l’ordre, d’une barricade érigée sur une route de Notre-Dame-Des-Landes par des opposants au projet d’aéroport nantais, a constaté l’AFP.

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Un opposant au projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes interpellé par la police, lundi 26 novembre 2012

Les opposants cagoulés — repliés dans un champ voisin — ont continué de tirer des fusées de détresse sur les gendarmes pendant les travaux de destruction à la nuit tombante.

Au moins une dizaine de gendarmes habillés comme des opposants se trouvaient sur la barricade et ont exhibé des bandeaux avec la mention gendarmerie au moment de l’assaut, a constaté l’AFP.

Habillés de vêtements maculés de boue, certains avec des sacs poubelles en guise de protection imperméable, ils ont procédé à plusieurs interpellations.

C’est l’un de ces gendarmes infiltrés qui a été blessé à la tête et aussitôt évacué par un véhicule de secours.

La barricade, qui se trouvait au lieu-dit Le Sabot, est tombée très rapidement, après des tirs de grenades lacrymogènes de gendarmes sur les manifestants, qui ont répliqué avec des cailloux, des bouteilles en verre, des feux d’artifice et des fusées de détresse.

Cette intervention faisait suite à celle, en début d’après-midi, contre une autre barricade sur cette même RD281, qui était interdite à la circulation ou, selon les jours, filtrée à l’aide de chicanes par les opposants anticapitalistes à l’aéroport depuis près de trois semaines.

Le dégagement de ces barricades constituait selon la préfecture un préalable à l’ouverture de négociations avec les associations adversaires de l’aéroport.

La deuxième barricade aussitôt tombée, un communiqué de la préfecture annonçait des propositions de négociations, avec notamment le retrait des forces de gendarmerie, sous condition du gel de la construction de nouvelles habitations sur la zone du projet d’aéroport.

Presse aéroportée (Agence Faut Payer, 26 novembre 2012)


COPWATCH : à toutes les personnes qui luttent à NddL

Ce lundi 26 Novembre 2012, une dizaine de gendarmes en civil se sont introduits parmi les opposants afin d’y réaliser un total de 4 interpellations lors de l’assaut d’une barricade. Des personnes présentes sur place nous ont indiqué que les gendarmes avaient été repérés, revêtus avec des vêtements boueux en mode « contestataire ». D’une part, nous tenons à rappeller que chacun a le droit à la légitime défense. Rien n’indique officiellement qu’un gendarme en civil criant « gendarmerie » afin de réaliser une interpellation est un gendarme. Tout le monde peut dans ce cas être et jouer au gendarme en se trouvant un brassard orange sur « le marché ». Officiellement c’est une agression. L’autodéfense est donc un droit. C’est comme pour la BAC.

http://juralib.noblogs.org/files/2012/11/0521.jpgD’autre part, nous demandons à tous et à toutes que le plus grand nombre de photos de gendarmes mobiles soient prises (peu importe les grades). Le groupement présent sur place est le III/3 de la gendarmerie mobile de Nantes. Parmi ce groupement nous sommes particulièrment attentifs aux blessures effectuées par les diverses armes à effets cinétiques et de type flashball. L’escadron ciblé est le 31/3 de Nantes.

Il est important que des photos de titulaires de lance grenades cougar et de LBD soient prises en priorité.

Indymedia Nantes, 27 novembre 2012


Notre-Dame-des-Landes : des flics en civil s’infiltrent sur une barricade et arrêtent plusieurs de nos camarades

Hier, sur la barricade-sud à hauteur du pré qui va au Far-Ouezt nous sommes une centaine à faire face aux forces du désordre afin de défendre un de nos derniers lieux-de-vie encore intact.

Il est 16 heures. Une cinquantaine de Play-mobiles se mettent en formation d’attaque en moins d’un quart d’heure.

6-7 personnes masquées passent la barricade, se rapprochent dangereusement des flics et incitent les autres camarades à se rapprocher aux aussi de la flicaille. À nouveau 7-8 potes passent la barricade ce qui surprend les résistant.e.s restés derrière. Du coup, ils se retrouvent à une quinzaine à faire face à la charge des forces de destruction de l’État saucialiste sans aucune protection.

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Alors qu’un nuage de lacrymos envahie la barricade, nous voyons subitement une scène hallucinante se dérouler sous nos yeux, nos camarades se battre entre eux.

Nous comprenons rapidement qu’il s’agit d’infiltrés.

Deux BAC-heuh (flics en civil ou gendarmes peu importe) déguisés en mode black-block jettent littéralement un des nôtres dans le fossé. Deux autres BAC-heuh défoncent un camarade et le plaquent au sol.

Tout va très vite, derrière la barricade, les nombreux tirs de lacrymos rendent d’un coup l’air irrespirable et obligent la résistance à reculer.

Alors que derrière le chaos est total, le mur de Play-Mobiles s’arrête à trois mètres de la barricade et nos potes disparaissent rapidement derrière eux.

Tout était calculé au millimètre. La flicaille vient pour la première fois depuis le début de l’opération César, initiée le 16 octobre dernier, d’arrêter au moins 4 de nos camarades sur une barricade. C’est en effet la première fois que des flics s’infiltrent parmi nous de la sorte.

Il est évident que les raclures mafieuses qui sont directement intervenues ont volontairement isolé nos potes, les incitant même à les suivre et à se rapprocher le plus possible des forces armées terroristes saucialistes afin de les défoncer et de les arrêter en soit disant flagrant délit alors que nos camarades ne font que défendre les derniers lieux de vie encore debout après 6 semaines de destruction systématique de la ZAD.

Alors que le Gouvernement, par la bouche du Préfet de Loire-Atlantique, ose parler d’apaisement, cette ultime provocation de l’État terroriste remet les pendules à l’heure et détruit, de fait, toute possibilité de dialogue en utilisant ce genre de procédés immondes.

La seule alternative qu’a le Gouvernement saucialiste est de retirer au plus tôt les agents provocateurs qu’il envoie sur les barricades et sur nos lieux de vie (flicaille en civil, indics, etc.) ainsi que toute présence militaire sur la ZAD.

http://juralib.noblogs.org/files/2012/11/0326.jpgRien n’est à négocier. Le projet d’Ayraultporc doit être définitivement abandonné au plus vite à moins que le gouvernement n’ait pour unique désir de continuer à jeter de l’huile sur le feu en pariant sur un hypothétique pourrissement alors qu’il est le seul responsable de cette situation qui lui échappe totalement.

Que le gouvernement ne se fasse aucune illusion, il est aux abois et il n’arrivera jamais à entamer notre détermination malgré ses basses manœuvres.

Non à projet d’Aéroport et à la destruction de 2000 hectares de bocage et de lande !

Non aux provocations de la flicaille saucialiste !

Notre mode de vie autogéré, sans chef, sans aucune hiérarchie, qui refuse en bloc la société consumériste capitaliste que l’on veut nous imposer, n’est pas négociable.

Nous sommes ici chez nous et nous ne partirons pas.

La répression d’État ne passera pas !

Libération immédiate de nos camarades arrêtés hier !

Vinci dégage !

Des zadistes témoins oculaires directs des arrestations de nos camarades

Toutes les infos et plus encore sont sur le site de la ZAD : Zone À Défendre – Tritons crété-e-s contre béton armé

Bob 92 Zinn, 27 novembre 2012


Notre-Dame-des-Landes : un mois avec sursis pour un jet de bouteille sur des gendarmes

Un opposant au projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes, interpellé samedi lors des affrontements avec les forces de l’ordre, a été condamné en comparution immédiate à un mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique).

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Les opposants contre les forces de l’ordre, samedi 24 novembre 2012

L’homme, un agriculteur de 53 ans dont la ferme est concernée par les travaux pour réaliser les accès routiers à l’aéroport, était poursuivi pour avoir lancé une bouteille en direction de trois gendarmes mobiles, sans faire de blessé.

Le procureur de la République avait requis 6 mois de prison avec sursis à son encontre, soulignant la nécessité d' »arrêter ce type de comportement et cette perte de repères dans les manifestations ».

Le prévenu, qui a reconnu les faits, a également été interdit de séjour pendant deux ans dans les quatre communes sur lesquelles s’étend la zone réservée au futur aéroport controversé (Notre-Dame-des-Landes, Vigneux-de-Bretagne, Grandchamps-des-Fontaines et Treillières). (…)

Presse aéroportée (Fabienne Béranger avec l’Agence Faut Payer, pays-de-la-loire.france3.fr, 26 novembre 2012)

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