[Marseille] ET BIM !!! Parce que y’en a marre

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ET BIM !!! Parce que y’en a marre

Y a une chose que beaucoup connaissent, c’est la misère !

Y en a marre d’avoir froid dans des appartements pourris qui coûtent un bras,  ou bien d’être à la rue.

D’être malade et ne pas pouvoir se soigner. Le 15 du mois, on se demande comment on va remplir le frigo ; on doit renvoyer 15 fois les mêmes dossiers, les mêmes papiers. On doit faire la queue quinze nuits devant la pref et se faire fermer la porte au nez. On se fait virer au bout de trois semaines de dégoût.

Y’en a marre qu’on dise que c’est de notre faute si les gamins finissent en taule, soi-disant parce qu’on les laisse traîner dans la rue.

Y’en a marre qu’on dise que chacun peut réussir et qu’on peut s’en prendre qu’à nous-même si on est dans la merde.

Y’en a marre de préférer qu’on en expulse un autre que nous. On nous fait croire que c’est la faute du voisin qui galère aussi, le voisin sur lequel on peut taper.

Y’en a marre de baisser les yeux au travail, ou de passer quinze frontières pour gagner sa croûte.

Parce qu’être pauvre c’est avoir peur de demain et qu’avoir peur ça oblige à accepter ses chagrins.

Le quotidien est une lutte, et seul, je perds.

Cette misère est omniprésente parce qu’elle sert des intérêts, les intérêts de ceux qui ont décidé de la crise, de ceux à qui elle profite, de ceux qui se font élire pour la « gérer », toujours de la même manière.

On est abîmés. Tout ça c’est pour ça. Pour entretenir le paysage. Des riches plus riches et des pauvres plus pauvres. Faut qu’on se compte là ! On est combien, au juste ? Nombreux, de plus en plus nombreux !

Les ennemis : Frontières, commissariats, prisons, centres de rétention, tribunaux, CAF, pôle emploi, ça sert à nous gérer, à nous contrôler.

Jardins publics gris, magasins, avenues, parkings, panneaux publicitaires, aéroports, caméras, grilles, barrages, musées, Art, Culture, urbanisme, réhabilitation. C’est moche, ça use et ça tue. Et on voudrait en plus nous expulser de ça.

Alors faire du bruit dans ces rues prend tout son sens. C’est pourquoi nous marchons vers le centre de rétention, parce que si parfois le monde semble être aussi gris que les murs d’une prison, des gens s’y révoltent à l’intérieur comme à l’extérieur, être ensemble apporte de la chaleur, s’organiser renforce, les murs tombent, et BIM.

Texte diffusé en français et en arabe pendant la manif du 15 décembre à MarseilleLutte de CRAs

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[Grenoble] Demandez Le Postillon, 18 du nom

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Plus d’infos sur Indymedia Grenoble

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[Roanne] Faire tâche d’huile…

Faire tâche d’huile…

À Roanne, début décembre, une camionette Eiffage (constructeur de taules) est partie en fumée.

Quelques jours après, des litres d’huile pour moteur ont été déversées au travers de la seule route qui mène au centre de détention, avant l’heure de la première relève des matons… De l’huile en quantité sur la chaussée doit être nettoyée et bloque la circulation pendant la durée des opérations. On suppose que ceux qui rentraient chez eux n’ont pas pu le faire comme à leur habitude, et que ceux qui se rendaient à leur boulot de merde ont été retardés.

Solidarités avec toutes celles et ceux qui ne se résignent pas.

Ce monde est une prison. Qu’il crève.

Indymedia Nantes, 13 décembre 2012

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[Ariège] « Sans doute, le sentent-ils bien, toute la richesse sociale et créative dont les existences de ces personnes sont porteuses et auxquelles elles n’ont pas renoncées, ne peut qu’être fatal à l’ordre sur lequel toute cette oligarchie trouve à se gaver »

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CAFCA

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[Turin] Essayer et réessayer encore, et toujours, ou jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de barreaux à scier

[Turin] Révolte au CIE : Flambé (14 décembre 2012)

Deux semaines après la révolte du 30 novembre, une nouvelle mutinerie a réchauffé les cœurs des prisonniers du centre de rétention de Turin.

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Encore une fois, il a suffit d’un petit salut pour allumer la mèche : quand, dans l’après-midi, une trentaine de solidaires se sont rassemblés à l’extérieur du centre, certains détenus des sections rouge, bleue et violette sont montés sur les toits et ont incendié plusieurs matelas. Des ballons de foot et des balles de tennis ont été lancées par dessus des murs, un petit brasier a été allumé sur le trottoir. La police est intervenue avec des canons à eau pour éteindre les incendies sur les toits et, à ce qu’il paraît, un mur à l’intérieur de la section rouge a été abattu, de quoi faire des pierres à jeter sur les flics. L’émeute terminée, la police a perquisitionné la section rouge à la recherche de morceaux de verre (ou de bananes renforcées ?) et, peu après, dans la section bleue, des retenus ont lancé des bouteilles sur les matons.

Traduit de l’italien (Macerie) par Sans papiers ni frontières, 15 décembre 2012


Banane – 11 décembre 2012

Une belle corbeille de bananes. Des bananes de Porta Palazzo, on se comprend, des bananes remplies de limes. Pas une lime dans le sens du fruit tropical, mais en réalité cinq scies en fer, celles qui sont bonnes à scier les barreaux. Les bananes en question étaient dans un paquet qu’un anarchiste de Turin a porté mercredi après midi à l’entrée du CIE de Corso Brunelleschi, mais malheureusement les limes ont été découvertes.

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“Quelle insolence ! – s’exclame le flic  après la découverte – imaginer pouvoir livrer dans les mains d’un prisonnier les instruments pour regagner la liberté c’est nous prendre pour des ignorants !”

“Celui-là a lu trop de bandes dessinées” pouffent de concert la préfecture et les rédactions des journaux.

“Quel naïf ! – dit le sage – ne sait-il pas qu’il existe des détecteurs de métaux ?”

“Quel imbécile – fait le prudent – ne pouvait-il pas le faire apporter par quelqu’un moins en vue, qui serait passé inaperçu ?”

Si aux flics et aux journalistes, c’est de bon usage de ne pas leur répondre, à tous les autres cela vaut la peine de dire quelque chose. Aux sages, il suffit de rappeler toutes les fois dans le passé récent où les prisonniers du CIE de Turin (et pas seulement) ont scié les barreaux, et que donc, de quelque manière, des scies sont entrées, en réussissant à passer les contrôles ;  on ne pourra pas savoir de quelle manière. Aux prudents, nous disons simplement que l’on ne peut attendre qu’une autre personne y aille, qu’on ne peut déléguer aux autres ce à quoi te guide ta conscience.

Peut-être que les bananes ne sont pas le meilleur endroit pour les cacher mais l’unique question que l’on peut se poser vis à vis des limes de fer, n’est pas tant si il est possible d’en faire entrer ou qui peut le faire, mais comment réussir. Pour le découvrir, il faudra simplement essayer et réessayer encore, et toujours, ou jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de barreaux à scier.

Traduit de l’italien (Macerie) par Sans papiers ni frontières, 11 décembre 2012

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[Révolution égyptienne] « Ce qu’il faut faire maintenant, c’est la désobéissance civile, c’est paralyser tout ce qui appartient à l’État, c’est arrêter de payer les factures, ne plus travailler, c’est également bloquer les transports publics… »

Égypte : La mobilisation continue Place Tahrir

Jeudi prochain, 20 décembre, cela fera un mois qu’ils réoccupent la place Tahrir. Pour les opposants au président Morsi, la victoire probable du « oui » lors de la deuxième convocation du référendum samedi prochain doit être contestée dans la rue, avec les manifestations mais aussi par de nouvelles formes de mobilisation. « Ce qu’il faut faire maintenant, c’est la désobéissance civile, c’est paralyser tout ce qui appartient à l’État, c’est arrêter de payer les factures, ne plus travailler, c’est également bloquer les transports publics… », explique ce manifestant à nos envoyés spéciaux Daniel Vallot et Bertrand Haeckler.

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Il n’est pas question de baisser la garde et les opposants au président égyptien ont l’intention de poursuivre coûte que coûte leur mobilisation. « On a beaucoup de patience mais on n’est pas passifs. On ne donnera jamais facilement notre pays aux Frères musulmans, parce qu’en fait, ils sont seulement cinq millions et nous, on est quatre-vingt-dix millions. Ils sont une toute petite minorité et on va combattre, Inch Allah ! » veut croire cette jeune femme.

Dimanche soir alors que l’opposition a appelé ses partisans à manifester de nouveau mardi contre le projet de constitution, place Tahrir on se prépare déjà à entrer dans une quatrième semaine de contestation.

Presse contre-révolutionnaire (RFI, 17 décembre 2012) via Solidarité ouvrière

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Le nouveau code du travail irakien, code d’un nouvel esclavage

Le nouveau code du travail irakien, code d’un nouvel esclavage
Par Falah Alwan, président de la Fédération des conseils ouvriers et syndicats en Irak

Plus de 100 objections ont été faites sur les 156 articles formant l’ébauche du nouveau code du travail. Un tel problème signifie que ce nouveau code est inacceptable. Et ces objections le minent.

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Depuis 2004, il y eu cinq ébauches du nouveau code du travail en Irak, aucun d’eux ne fut connu publiquement ou par les syndicats ouvriers. Le Ministre du Travail, se coordonnant avec la fédération gouvernementale [Iraqi Federation of Trade Unions (IFTU) : seul syndicat reconnu actuellement en Irak. Fondé en partie par le Parti communiste d’Irak en 2003.] a élaboré la dernière ébauche du code du travail subrepticement, comme si ils préparaient une conspiration. Les autres syndicats en Irak n’ont eu des copies du dernier jet il y a seulement un an, par le Solidarity Center.

Le brouillon récent du code du travail n’est pas simplement le résultat d’un développement normal des nécessités économiques, ou une sorte de remède à la crise économique. C’est le résultat direct de la politique du F.M.I. imposée par l’occupation américaine en collaboration avec le gouvernement. Donc combattre ce nouveau code, c’est combattre contre les politiques d’occupation et le nouveau libéralisme.

L’esprit du brouillon est de légitimer les intérêts capitalistes et de les défendre dans un cadre officiellement autorisé.

Les notes sont tellement variées que nous ne pouvons pas toutes les exposer avec détails ; ainsi nous nous focaliseront seulement sur les points importants.

Le nouveau code du travail confirme les lois de l’ancien régime, qui considéraient les travailleurs du secteur public comme des agents officiels, leur privant des droits et garanties élémentaires, les interdisant le droit d’organisation et de grève.

Beaucoup des articles du nouveau code du travail sont là pour assurer les intérêts capitalistes. Plus d’un article donne le droit aux capitalistes de licencier les travailleurs sans motif. Le renvoi des ouvriers est à la discrétion du propriétaire de l’usine.

En 2004, le gouvernement Irakien a accepté six ordres du F.M.I comme conditions pour un emprunt obligatoire d’environ 436 million de dollars. Toutes ces conditions sont l’expression des nouvelles politiques libérales sans aucun doute.

Le nouveau code du travail reflète clairement et ouvertement les intérêt de classe des capitalistes. Il légitime l’exploitation tout en justifiant la gloutonnerie des capitalistes. En un mot, le nouveau code du travail est un cadre pour intensifier et justifier l’exploitation et la répression des travailleurs. Et permettre au nouveau modèle libéral de contrôler l’économie en Irak.

Le préambule du brouillon facilite les conditions d’investissement des capitalistes.

Il y n’a aucune confirmation réelle du droit de grève, protestation, rassemblement et manifestation.

Il n’y a aucune garantie des droits des travailleurs comme :

• L’assurance contre le licenciement

• L’assurance-chômage

• La sécurité d’assurance

Enfin, nous savons que nous pouvons imposer la fin de l’exploitation ou le gain de tous les droits pour la classe ouvrière en changeant ou en réformant le code du travail. De plus, la mise en œuvre du nouveau code ne changera pas le système de propriété ou la mise en œuvre d’une nouvelle société, c’est à dire le socialisme.

En réalité, nos critiques du nouveau code sont faites pour mettre en œuvre des réformes comme : le droit de grève, le droit de protestation, l’assurance-chômage, et le droit d’organiser et rejoindre des syndicats, en un mot, de renforcer la capacité de la classe ouvrière de lutter contre les exploiteurs et le capitalisme.

Falah Alwan – Novembre 2012
Solidarité ouvrière

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[Flics porcs assassins/Grasse] Mobilisations pour Abdelhakim Ajimi en janvier 2013

Communiqué de presse du 15 décembre 2012

Suite au procès des sept policiers impliqués dans la mort d’Abdelhakim Ajimi qui s’est tenu du 16 au 20 janvier 2012, W. Lebeaupin, J.-M. Moinier et J. Manach, condamnés par le Tribunal de Grasse à des peines de prison avec sursis, ont fait appel devant la Cour d’Aix-en-Provence. L’audience aura lieu lundi 14 et mardi 15 janvier 2013. Les avocats de la famille Ajimi, Me Henry Leclerc, ancien Président de la Ligue des Droits de l’Homme et Me Franck De Vita sont présents.

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Photo prise lors de l’appel tenu à la Cour d’Aix-en-Provence, à la demande de la famille Ajimi le 24 septembre 2009

En amont, une mobilisation aura lieu À Grasse samedi 12 janvier 2013 à 14h en haut du boulevard Victor Hugo (c’est-à-dire sur le lieu du drame).

Une mobilisation est organisée à Aix-en-Provence lundi 14 et mardi 15 janvier à la Cour d’appel : 20, place de Verdun – 13616 Aix-en-Provence. Un point presse sera tenu les 14 et 15 janvier devant l’entrée de la Cour d’appel, à chaque pause déjeuner et à partir de 16h.

(…) La famille AJIMI est soutenue par : Comité Vérité et Justice pour Hakim Ajimi, collectif Vies Volées, Coordination contre le Racisme et l’Islamophobie, DiverCité, association Elève-toi, Forum Social des Quartiers Populaires, Mouvement de l’Immigration et des Banlieues et MIB 34, Parti des Indigènes de la République, Pas de Nord sans Sud, Quartiers Nord – Quartiers Forts, les Alternatifs du pays de Grasse, MRAP 06, NPA 13, LDH…


EN MÉMOIRE D’ABDELHAKIM AJIMI

MOBILISATION À GRASSE SAMEDI 12 JANVIER 2013 – 14H
En haut du boulevard Victor Hugo (lieu du drame)

MOBILISATION À AIX-EN-PROVENCE LUNDI 14 et MARDI 15 JANVIER 2013
Devant et dans la Cour d’appel 20, place de Verdun – 13616 Aix-en-Provence
Covoiturage depuis Grasse : rdv chaque matin 6h15, parking de la gare SNCF

POUR MÉMOIRE

Le 9 mai 2008 à Grasse, Abdelhakim Ajimi est mort suite à son interpellation par la police. Apostrophé dans la rue, Abdelhakim Ajimi n’est ni armé, ni dangereux, ni même menaçant. Il est immobilisé par deux agents de la Brigade Anti Criminalité (BAC), rejoints par des officiers de la police municipale et nationale. Pieds et mains menottés, ventre contre terre, Abdelhakim Ajimi subit durant 15 à 20 mns une clé d’étranglement (dont l’usage est condamné par la Cour européenne des Droits de l’Homme) associée à une importante compression thoracique et à de violents coups de poings et de pieds. Voyant l’état critique du jeune homme, des témoins tentent d’intervenir. En vain.

DES POLICIERS JUGÉS, CONDAMNÉS MAIS IMPUNIS…

Après quatre années de procédure judiciaire particulièrement pénibles pour la famille Ajimi, le procès des sept policiers impliqués dans la mort d’Abdelhakim Ajimi s’est tenu du 16 au 20 janvier 2012. Le 24 février 2012, le verdict du tribunal correctionnel de Grasse tombait : les sept policiers, dont l’« inhumanité » et la « responsabilité » ont été soulignées au cours du procès, ont bénéficié de la complaisance du tribunal.

Walter Lebeaupin et Jean-Michel Moinier, les deux agents de la BAC, ont été reconnus coupables et condamnés à des peines de 18 et 24 mois de prison pour homicide involontaire et non assistance à personne en péril sur la personne d’Abdelhakim Ajimi. Jim Manach, policier municipal, a été condamné à 6 mois de prison pour non assistance à personne en péril. Pourtant ces peines ont été prononcées avec sursis. Quant à M. Authier-Rey, A. Bekhira, B. Julien et P. Locatelli, agents de Police secours qui avaient transporté Abdelhakim Ajimi sans lui prêter assistance, tous ont été relaxés.

L’impunité est flagrante. L’absence de commune mesure entre les faits, avérés, et la condamnation a été immédiatement dénoncée par la famille Ajimi, le comité Vérité et Justice pour Abdelhakim Ajimi et leurs soutiens.

… ET TOUJOURS EN POSTE !

Par voie de presse, le 26 mars 2012, la famille Ajimi apprenait en revanche que « Les policiers de la brigade anti-criminalité de Grasse J.-M. Moinier et W. Lebeaupin [… venaient] officiellement de changer de service. Les deux agents ne font plus partie de la BAC grassoise. Toutefois, ils continueront de travailler au sein du commissariat. »

PAS D’IMMUNITÉ POUR LES POLICIERS LES 14-15 JANVIER 2013

W. Lebeaupin, J.-M. Moinier et J. Manach, condamnés par le Tribunal de Grasse à des peines de prison avec sursis, ont fait appel devant la Cour d’Aix-en-Provence. L’audience aura lieu lundi 14 et mardi 15 janvier 2013. Maître Leclerc et maître de Vita, avocats de la famille Ajimi, seront présents pour que justice soit rendue à Abdelhakim Ajimi, pour que les policiers soient redevables de leurs actes comme tout citoyen. Les séances sont publiques :

RESTONS MOBILISÉS
AUX CÔTÉS DE LA FAMILLE AJIMI

Comité Vérité et Justice pour Abdelhakim Ajimi (contact)

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[Notre-Dame-des-Landes/Tours] Il émane de la ZAD un fumet révolutionnaire du meilleur goût

La ZAD est morte vive la ZAD !!!!!!!!!!!

Du côté de la ZAD, ça défouraille quand il s’agit de défendre les occupations contre les flics et ça construit le reste du temps… Des comités de soutien se forment dans toute la fRance et dans de nombreux endroits des attaques, des révoltes et des gestes de solidarité écorchent la paix sociale.

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Dans la lutte commune beaucoup remettent en cause le consensus citoyen, leurs préjugés sur la violence, et découvrent des pistes pour subsister autres que la soumission aux règles de l’État et du capitalisme. Les points de vues se rencontrent échangent et évoluent, personne n’en sortira indemne. C’est cela qui nous fait dire qu’il émane de la ZAD un fumet révolutionnaire du meilleur goût.

Il faut toutefois comprendre que Notre-Dame-des-Landes pour nous, c’est comme ailleurs. La ZAD pourrait être un désert lunaire, et on voudrait y construire des HLM ou une école qu’on se battrait contre avec la même rage et la même détermination. Parce qu’au final, la manière selon laquelle ils veulent aménager NDDL, c’est la même que celle qui aménage notre quotidien. C’est le quadrillage de l’espace par le pouvoir, la surveillance constante, l’occupation des rues par des forces armées et l’apartheid économique qui chaque fois que tu descends chercher des clopes te foutent mille claques dans la gueule. Il est là le monde de l’aéroport, dans l’atomisation sociale, dans le salariat, dans l’enferment des plus récalcitrants, dans les « bavures » et les « accidents » du travail.

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Et comme on aime bien le goût de la liberté et pas trop la puanteur du contrôle, eh bien on lutte : des refus, des révoltes, quelques fuites et quand c’est opportun on attaque. Le jour comme la nuit, seul ou à plusieurs en scred ou noyés dans la foule ; les cibles sont pléthore il n’y a qu’à choisir sans attendre.

Car la servitude est un crime qui justifie tous les autres, il appartient donc à chacun de propager la révolte sans attendre, pour en finir avec cette société hiérarchisée et mortifère.

La ZAD est partout
Pour une société sans maîtres ni esclaves

Des amis de l’anarchie

Tract trouvé à Tours lors de la manif contre l’aéroport de NDDL du 15 décembre – Indymedia Nantes, 16 décembre 2012


Manifestation contre l’aéroport de Nantes

Plus d’une centaine de personnes ont manifesté à Tours, hier après-midi, contre le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique).

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Rue Émile-Zola, le cortège a été contraint de rebrousser chemin, l’accès à la rue Nationale étant bloqué par les forces de l’ordre.

À l’initiative du collectif de l’agglomération de Tours, étudiants, syndicalistes, membres de la Confédération paysanne, d’Attac, du NPA ou du collectif de Loches ont dénoncé « ceux qui bétonnent Notre-Dame-des-Landes ».

Principal visé, le groupe Vinci qui financera, construira et exploitera le futur aéroport. « Vinci, dégage ! Résistance et sabotage, Notre-Dame-des-Landes n’est pas à vendre », ont scandé les manifestants avant de se rendre sur plusieurs lieux construits ou exploités par la société de travaux publics (la bibliothèque où les travaux de réfection sont réalisés par une filiale de Vinci, parkings de la rue Nationale et de la gare…). Le cortège n’a, en revanche, pas pu se rendre rue Nationale comme il l’avait envisagé, les forces de l’ordre en interdisant l’accès.

Après avoir bloqué une vingtaine de minutes le boulevard Heurteloup – au grand dam de mariés et de leurs familles coincés dans les embouteillages ! – les manifestants se sont ensuite dispersés dans le calme sur le parvis de la gare.

Deux assemblées générales du collectif sont d’ores et déjà prévues pour organiser d’autres actions de soutien : mercredis 19 décembre (18 h, sur le site des Tanneurs) et 9 janvier (lieu à définir).

Publié par des larbins de la maison Poulaga (Nicolas Rimbaux, lanouvellerepublique.fr, 16 décembre 2012)

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[Notre-Dame-des-Landes/Nantes] Récit d’une garde à vue ordinaire

Récit d’une garde à vue ordinaire

Jeudi 13 décembre. J’étais à Nantes, dans le tramway. Je suis monté à l’arrêt 50 Otages vers 15h30. Au terminus Gare de Pont Rousseau, nous n’étions plus que deux dans le tramway, moi et un autre homme à qui je n’avais pas prêté attention. Alors que je m’apprêtais à descendre du tram, il est arrivé derrière moi et m’a attrapé le bras. En même temps, il se mettait un brassard « police ». Il était en civil. Il m’a demandé mes papiers. J’ai refusé. Il a appelé des renforts sur son talkie. Je crois qu’il les avait déjà appelé avant et qu’il leur disait simplement qu’on était à Gare de Pont Rousseau en leur demandant de se dépêcher. Il m’a demandé si j’étais bien monsieur Untel. Je ne lui ai pas répondu.

Cinq policiers nationaux en uniformes sont arrivés en courant et m’ont menotté. Le policier en civil leur a dit qu’il me suivait depuis Commerce. Il m’a reconnu d’après une photo qui était dans son bureau et qui disait que j’étais recherché. J’ai été emmené au commissariat sans savoir ce qu’ils me voulaient.

Arrivé au commissariat, j’ai fini par savoir que j’étais suspecté d’outrages sur des flics lors d’une manifestation contre l’aéroport trois semaines plus tôt. Alors que des faits de cette nature ne donnent généralement lieu à des suites que lorsqu’on se fait choper en flagrant délit, je suis poursuivi dans le cadre d’une enquête préliminaire.

Je me suis retrouvé au service du Quart, entouré de sept flics qui me demandaient mon identité en brandissant une fiche qui disait que j’étais bien monsieur Untel. Ils me demandaient si je réalisais la gravité de ce que j’avais fait. Insulter des flics ! Ils m’ont demandé si ça me ferait plaisir que des flics m’insultent. J’ai trouvé ça dur et humiliant. Je n’arrivais pas à comprendre comment ils pouvaient nier que les flics nous faisaient subir au quotidien des choses bien pires que quelques insultes, des mutilations, occupations, blessures, expulsions, destructions de ce qu’on a construit, humiliations, et enfermements. À ce moment, j’aurais vraiment aimé que les flics m’insultent de tous les noms et me laissent rentrer chez moi.

http://juralib.noblogs.org/files/2012/12/0811.jpgJe suis resté enfermé tout le reste de l’après-midi, la soirée, la nuit, et toute la matinée. J’en avais vraiment marre, mais je ne pouvais rien faire pour arrêter de subir cette situation. Face à l’arbitraire de la répression, on se sent complètement impuissant.e.s. Je n’ai rien pu faire d’autre qu’attendre que les flics veuillent bien me libérer. Ils ne m’ont fait aucune audition et m’ont laissé partir avec une convocation pour un procès en février. Je ne vois pas ce que je peux faire pour ne pas que cette situation se reproduise. Il n’y a pas un bout de terre sur la planète qui ne soit pas contrôlé par un État répressif et le capitalisme impose son ordre partout. Je ne peux pas non plus me résoudre à baisser la tête et à regarder les flics tout détruire autours de moi sans broncher. De toute façon, même une telle attitude ne me garantirait pas en retour de ne plus subir de répression.

Même s’il est peut-être possible pour certaines personnes de se mettre un peu à l’abri, c’est sur que ce n’est pas possible pour tout le monde. Quand on n’a pas les bons papiers, ou seulement pas la bonne couleur de peau, ça ne sert à rien de renoncer à la révolte, de renoncer aux petits moyens de débrouille. Même en cherchant à s’intégrer, même en travaillant dur, même en renonçant à son identité on finit toujours par se retrouver plaqué.e sur le capot d’une voiture de la Bac pour subir une fouille au corps et un contrôle d’identité.

La seule option qui nous reste, c’est de continuer à nous battre. En sortant de garde à vue, je me suis rendu à la manif contre la répression et j’ai insulté les flics comme je ne l’avais encore jamais fait. Advienne que pourra…

Indymedia Nantes, 16 décembre 2012

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[Notre-Dame-des-Landes] Soutien aux inculpé-e-s

Salut à toutes et tous.

Après une rencontre avec la copine de notre camarade incarcéré. Nous avons convenu que les chèques et le courrier soient envoyés :

Comité de soutien aux Inculpé-e-s  « Le Gué » 44220 COUERON

Nous remercions les ami-e-s du soutien apporté à notre camarade.

La legal team, le 16 décembre 2012

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[Notre-Dame-des-Landes/Nantes] « Amour reprends ta place, celle que l’argent t’a volée ! »

Nantes 15 décembre : contre toutes les répressions, outrage et rébellion !

En riposte à l’occupation militaire de la Zone À Défendre, aux multiples blessés par les assauts des forces de l’Ordre, aux arrestations dans la lutte contre l’aéroport, mais aussi au contexte policier nantais : ville en état de siège, mutilations, impunité policière, passages à tabac ou harcèlement quotidien … une manifestation contre la répression a eu lieu samedi 15 décembre à Nantes : « Outrage & rébellion ! »

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Place du Bouffay, le cortège qui compte déjà quelques centaines de personnes s’élance, il ne cessera de grossir tout au long du défilé : entre 1000 et 2000 personnes au plus fort de la manif. Parmi les manifestant-e-s, des individu-e-s et collectifs contre le projet d’aéroport, le collectif « un toit pour tou-te-s » et bien d’autres révolté-e-s de Nantes et d’ailleurs.

« Police nationale, milice du capital ! », « Vinci dégage, résistance et sabotage ! »

La manifestation remonte les grandes artères du centre en pleine fièvre acheteuse de Noël. Un long tapis rouge dans une rue bourgeoise et commerçante est déménagé, la manif chante, crie, pétarade rythmée par des percussions. Beaucoup de slogans et banderoles anticapitalistes et antiflics.

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L’objectif de converger devant le palais de Justice, sur l’Ile de Nantes, pour exiger la libération immédiate de Cyril — condamné à 5 mois de prison ferme suite au guet-apens d’un commando de flics infiltrés — est empêché par une rangée de casqués qui bloquent l’accès à la passerelle. Il était aussi prévu d’ouvrir la parole aux réprimé-e-s, de pouvoir venir témoigner, discuter contre la répression devant le bâtiment symbole.

La tension monte, les flics ne sont pas rassurés. Ils reçoivent quelques œufs de peinture, quelques pétards et graviers. Ils en profitent pour gazer copieusement l’avant de la manif au spray, qui répond de plus belle : fumigènes, bouteilles… Des grenades lacrymogènes sont envoyées, mais aussi ce qui semble être une grenade de désencerclement (?) explose dans la foule.

Le grand parking de Gloriette est pris dans un épais brouillard lacrymogène, beaucoup de passants sont empoisonnés par les gaz, un enfant fait un malaise.

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La manif coupée en trois parties se ressoude pour repartir en cortège vers le centre ville alors qu’une colonne de camions de Gardes Mobiles déboule.

Loin de se disperser, plusieurs centaines de motivé-e-s occupent la croisée des trams en chantant et dansant, puis repartent vers la préfecture : le bruit court que des manifestants ont été arrêté par la BAC.

« Libérons la ZAD, et tous nos camarades/Libérons Cyril », « Qui sème le béton, récolte les pavés »…

Là-bas, un comité d’acceil de type contre sommet, devenu presque habituel à Nantes, nous attend : larges grilles antiémeutes sur deux boulevards, camion anti-émeute avec canon à eau, rangées de flics sur toute la largeur du Pont Morand, BACeux… Un véritable étau.

La foule repart sur le cour des 50 Otages où la tension monte à nouveau face aux Gendarmes Mobiles.

Retour à Commerce : les manifestant-e-s se dispersent dans la nuit.

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Malgré l’occupation policière de la métropole, cette manifestation montre une nouvelle fois notre détermination et notre solidarité face à toutes les répressions.

Liberté pour Cyril.

On ne lâche rien. Rage et courage : on va gagner.

N’hésitez pas à compléter/corriger

Indymedia Nantes, 16 décembre 2012

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[Toulouse] Nos fermes ne sont pas des usines

Hier [samedi 15 décembre] sur le coup de seize heures, cinquante personnes ont manifesté en plein cœur du SISQA (salon international de la sécurité et de la qualité alimentaire, du 13 au 16 décembre au Parc des expositions de Toulouse) leur hostilité au puçage électronique des animaux et des humains.

Ils ont perturbé trois quarts d’heure durant le déroulement lisse et harmonieux de cette foire de la surconsommation qui sert de vitrine à l’agriculture midi-pyrénéenne, et constitue une des fiertés (au même titre que Golfech et les emplois de Sanofi) du président de région Martin Malvy. Ce dernier, qui faisait visiter le salon à diverses huiles parmi lesquelles le pitoyable Jean-Pierre Coffe, a dû battre en retraite devant le vacarme de cette manifestation imprévue.

Après avoir déployé une première banderole en plein cœur de la ferme des animaux (NON AU PUÇAGE), les perturbateurs ont défilé entre les centaines de stand en distribuant un tract dont le verso est joint à ce message, en dialoguant autant que faire se peut avec les producteurs et les consommateurs, et en chantant. Malgré quelques frottements avec les vigiles, ils ont pu gagner la sortie où ils sont restés un moment rassemblés autour d’une seconde banderole, énonçant le cri du cœur suivant : SIS’CASSE TOI, TU PUCES ! (…)

NOS FERMES NE SONT PAS DES USINES
Pourquoi nous refusons le puçage électronique des chèvres et des brebis

Depuis plusieurs années, un certain nombre d’éleveurs affirment leur refus du puçage électronique des bêtes. Depuis juillet 2010, la pose de puces RFID (qui sont des mini-ordinateurs) à l’oreille des agneaux et des chevreaux est rendue obligatoire en France par une réglementation qui traduit une directive européenne. Dans le courant de 2013, ce sont toutes les chèvres et les brebis qui devront être pucées.

Des personnes qui ne se voient pas comme de simples producteurs (de viande, de lait…) refusent d’obtempérer devant cette énième injonction administrative. Elles risquent pour cela de se voir supprimer une bonne partie de leurs primes, sur lesquelles reposent pourtant leurs revenus. Des groupes se sont créés, à différents endroits de France, pour organiser une résistance à cette obligation absurde. Ils rassemblent parfois aussi des  gens extérieurs à la profession agricole. On peut avoir un aperçu de cette lutte à travers le film Mouton 2.0 (qui se trouve en librairie ou sur internet) et à travers les textes rassemblés sur le site contrelepucage.free.fr.

Notre refus est motivé par la conviction que ce type de contrôle s’inscrit dans un long processus qui confisque de l’autonomie aux individus, modifie le travail humain et le standardise de plus en plus. C’est d’abord dans les usines que les gestes ont été répertoriés, décomposés, transformés, recomposés et restitués au travailleur sous forme d’injonction. Puis, cette tendance à la rationalisation a envahi tous les secteurs d’activités. Actuellement, elle se renforce terriblement grâce à l’ordinateur et à internet, vecteurs parfaits de la bureaucratie et du taylorisme. Partout dans le monde du travail, on automatise pour gérer la masse au détriment du soin et de l’attention : que ce soit à l’école, à l’hôpital, dans les services sociaux, les bibliothèques ou … les élevages, on met à l’écart le savoir-faire personnel, on neutralise l’initiative individuelle.

Nous pensons que le monde agricole offre une bonne loupe pour comprendre cette dynamique perverse à l’œuvre dans notre monde. Nous refusons le puçage car nous ne voulons pas de la traçabilité de tout et de tous comme remède aux pathologies d’une organisation sociale démesurée. Nous rejetons la production de masse, qu’il s’agisse de nourriture, de services ou des multiples faux besoins que le capitalisme industriel a créés.

S’il est impossible de garantir que la nourriture produite sur le marché mondial ne soit pas un poison, alors c’est le marché mondial qu’il faut remettre en cause. On ne peut pas espérer que ce marché puisse être amélioré moyennant quelques labels ou quelques règles de plus. Il ne peut y avoir de qualité dans une organisation sociale où 2 % de la population produit la nourriture pour tous les autres (c’est notamment le cas de la France). Dans une pareille situation, la qualité fait défaut à tous les niveaux. Il ne peut y avoir une bonne qualité de vie et de travail pour ceux qui produisent : soumis aux prix du marché, leur travail est à peine payé, leurs journées sont à rallonge, l’amour pour leur métier est remplacé par la contrainte de l’efficacité. Il n’y a pas de qualité des produits car cette dernière ne dépend pas des normes suivies mais du savoir-faire et du soin de celui qui travaille. Il n’existe que la relation directe avec l’autre qui puisse mettre en valeur ces qualités personnelles.

Peut-on imaginer que la qualité soit à l’image de ce salon où la tétée des veaux est mise en spectacle pour les plus petits ? Où la ponte des œufs est programmée ? Où l’on promène des brebis électriques sous la lumière froide des néons nucléaires ? Ce monde artificiel nous laisse-t-il le moindre espoir de penser la parole « qualité » autrement  que comme une simple adéquation à des normes bureaucratiques et industrielles ?

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Mailing Oblomoff, 16 décembre 2012

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[Chronique de Youv derrière les barreaux] « On a voulu nous parquer nous enterrer dans ce ghetto mais l’instinct de survie nous a fait nous unir et trop souvent nous désunir à coups de chevrotine mon hommage à ma banlieue est pour moi naturel même si parfois j’ai versé des larmes de sang quand je voyais deux de mes amis se tirer dessus comme dans un western et que l’un d’eux finit allongé le corps glacé sur le béton chaud du Val-Fourré pour un bout de terrain qui ne leur appartiendra jamais »

http://juralib.noblogs.org/files/2012/09/0513.jpg[14 mai 2012]
Mantes la la la

Je ne pouvais pas écrire une chronique sans rendre hommage à mon bout de ciment, ma cité le Val-Fourré à Mantes-la-Jolie banlieue ouest de Paname « 78 » à 60 km de la tour Eiffel. Cité qui a vu le jour en 1968 plus grande cité d’Europe c’est là que j’ai atterri en 1984. Cité-dortoir une sorte de prison à ciel ouvert où [sont] entassées des familles pour 90 % immigrées j’y ai vu et vécu des ambiances et des actions de fou des souvenirs inoubliables des bagarres insolites des tête-à-tête à coups de chaîne de vélo MDR j’y ai tout appris Mantes-la-Jolie m’a forgé un mental à toute épreuve d’origine mauritanienne mais pourtant je me sens Marocain, Algérien, Malien, Tunisien, Sénégalais et Turc tellement j’ai été confronté tout jeune à la mixité je suis riche de toutes ces cultures inestimables.

On a voulu nous parquer nous enterrer dans ce ghetto mais l’instinct de survie nous a fait nous unir et trop souvent nous désunir à coups de chevrotine mon hommage à ma banlieue est pour moi naturel même si parfois j’ai versé des larmes de sang quand je voyais deux de mes amis se tirer dessus comme dans un western et que l’un d’eux finit allongé le corps glacé sur le béton chaud du Val-Fourré pour un bout de terrain qui ne leur appartiendra jamais.

Nos cités parfois sentent la poudre mais il n’y a pas que ça dans nos rues il y a des amitiés des histoires d’amour nées à l’abri des regards au dernier étage d’une tour HLM des liens indélébiles chaque parents de la cité on les considère comme nos propres parents la même affection se dégage de leurs yeux quand ils nous regardent les générations passent se croisent et se succèdent sur le macadam c’est un éternel recommencement mais la génération 2012 c’est pas tout à fait ce qu’ils avaient prévu ils sont tous nés sur le sol tricolore donc ils veulent leur part du gâteau. LA FRANCE AUX FRANÇAIS ? a dit un certain porc… Bah ça tombe bien ils sont tous Français et avoue que ça tu as du mal à l’avaler mais ne t’inquiète pas on va t’y aider LOL.

Mantes-la-Jolie m’a transmis cette envie de vaincre elle a abrité des vrais guerriers du bitume qui [sont] fiers et assument leur ghetto voilà c’est tout ça ma ville.

Mais toutes les cités se ressemblent comme deux gouttes d’eau on y trouve les mêmes ambiances les mêmes rafales pour un « ta mère la pute » malgré tout ça on la kiffe notre banlieue et on a choisi d’y rester.

Je passe le salem à tous les anciens qui nous ont montré la marche à suivre, respect à vous.

[La Chronique de Youv derrière les barreaux est disponible en téléchargement gratuit sur le site des Éditions Antisociales. Elle est à suivre sur le compte Facebook dédié.]

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[« La loi garantit à tous le droit à des soins de santé rationnels, appropriés et adéquats », art. 23 de la nouvelle Constitution participative islandaise] Grève de la faim et sit-in de victimes de vaccins devant le ministère de la Santé

Pourquoi les vaccins n’ont pas fini de faire parler d’eux

Une polémique de plus dans l’histoire des vaccins. L’Agence du médicament (ANSM) a annoncé, jeudi 13 décembre, qu’elle allait financer une étude sur les sels d’aluminiums dans les vaccins. Mais pour l’association E3M, dont certains membres ont entamé une grève de la faim le 26 novembre dernier, cette annonce est insuffisante. Ses revendications : plus de recherches sur le sujet et le retour des vaccins sans aluminium sur le marché.

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Les membres de l’association E3M en grève de la faim, le 27 novembre 2012 à Paris.

E3M est une association de malades atteintes par la myofasciite à macrophages, une maladie rare qui se caractérise par des lésions musculaires entraînant parfois de lourds handicaps. Selon elle, les sels d’aluminium utilisés comme adjuvants dans la plupart des vaccins sont responsables de cette pathologie. Didier Lambert, le président de E3M, contacté par francetv info, estime même qu’ils causent « beaucoup d’autres maladies » et que la myofasciite à macrophages n’est que la face émergé de l’iceberg.

Un déficit d’études sur la question

L’unité de recherche de l’hôpital Henri Mondor (Créteil) a observé qu’une partie de l’aluminium vaccinal pouvait migrer dans le cerveau. Selon le professeur Gherardi, membre de l’unité, certains patients au « terrain génétique » particulier développent des lésions musculaires et cérébrales à cause de ces sels. L’association E3M s’appuie sur ses travaux, mais aussi sur ceux de plusieurs chercheurs étrangers, rappelle son communiqué.

François Hollande, sollicitée par E3M au moment de la campagne présidentielle, s’était engagé à veiller « à ce que tous les travaux scientifiques soient pris en compte pour déterminer la dangerosité des produits de santé ». Or l’ANSM a refusé au mois de novembre de financer la poursuite des recherches de l’équipe Inserm de l’hôpital Henri Mondor. Excédée, l’association a décidé d’entamer une grève de la faim le 26 novembre. Deux de ses membres, atteintes de la myofasciite à macrophages, ont jeûné pendant dix-huit jours. Elles viennent d’être relayées par deux autres personnes qui campent aujourd’hui devant le ministère de la Santé.

Les politiques s’en mêlent

L’ANSM a finalement annoncé jeudi qu’elle était favorable à une étude. Mais pour Didier Lambert, « même si c’est un premier pas, il faut des engagements plus précis ». Il demande que l’étude soit menée par l’unité de Créteil et non par une nouvelle équipe, comme le propose l’ANSM. Le président de E3M insiste aussi sur la nécessité de mettre à disposition des patients des vaccins sans aluminium, notamment pour le vaccin DT Polio, obligatoire pour qu’un enfant puisse entrer à la crèche ou à l’école.

Les grévistes de la faim ont reçu le soutien d’Europe Écologie-Les Verts et du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA), ainsi que de divers parlementaires. En mars, le groupe d’études sur les vaccinations de l’Assemblée nationale, présidé par le député Olivier Jardé (Nouveau Centre), a publié un rapport sur la question. Bien que réservé sur l’éventuelle toxicité de l’aluminium, le groupe préconise l’application du principe de précaution et « un moratoire sur les adjuvants aluminiques ». C’est-à-dire plus d’utilisation tant qu’il n’y pas plus d’études.

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Image en microscopie électronique. Dans le cytoplasme d’un macrophage (cellule du système immunitaire), on retrouve des agglomérats de particules d’adjuvant aluminique. | Pr Romain K. Gherardi, INSERM U955 E10/Paris-Est Université

Les médecins s’inquiètent du climat de « suspicion »

L’Académie des sciences et l’Académie nationale de médecine n’ont pas apprécié les recommandations du rapport Jardé. Selon elles, aucune étude ne permet aujourd’hui de montrer que l’aluminium dans les vaccins est dangereux. Pierre Bégué, pédiatre et infectiologue, membre de l’Académie de médecine s’est inquiété en octobre d’un climat général de « suspicion » contre les vaccins, avec de plus en plus de parents refusant la vaccination de leurs enfants par « conviction personnelle ». Ils craindraient notamment l’apparition d’effets secondaires.

« Le nombre de publications anti-vaccins explose sur Internet : sur les sites et les blogs, on trouve en effet beaucoup plus de critiques alarmistes que de recommandations en faveur des vaccins », expliquait en juillet le docteur Bégué à Top Santé. (…)

Publié par des larbins de Big Pharma Mafia (Héloïse Leussier, francetv info, 15 décembre 2012)


« L’aluminium des vaccins m’a rendue malade »

Depuis le 26 novembre, un groupe de 25 personnes, malades et proches, est mobilisé à Paris, à l’initiative de l’association E3M (Entraide aux malades de myofasciite à macrophages). L’association, soutenue par les ex-ministres Corinne Lepage et Dominique Voynet, a déjà interpellé Marisol Touraine, la ministre de la Santé, sur les dangers de l’adjuvant aluminium présent dans les vaccins. Le professeur Luc Montagnier, prix Nobel de médecine a déclaré en mai « enragé de voir que ce problème est totalement nié pour des intérêts pharmaceutiques, des intérêts politiques. » Sept personnes ont entamé une grève de la faim et deux la poursuivent encore aujourd’hui, à Paris dans la cour de l’Hôtel de ville du IIe arrondissement. J’ai moi-même fait une grève de la faim à leurs côtés pendant trois jours.

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Karen Bouillot présente « Quand l’aluminium nous empoisonne » de Virginie Belle et des extraits de la page facebook Vaccins et aluminium.

E3M n’est absolument pas anti-vaccinale. Elle demande aux autorités sanitaires d’appliquer le principe de précaution. François Hollande, durant sa campagne présidentielle, avait d’ailleurs rappelé l’importance du principe de précaution en prenant comme exemple précisément cette maladie. Il avait expliqué que le doute devait profiter aux patients. Pourtant, aujourd’hui ce n’est pas ce qui est appliqué.

Dans un premier temps, en remettant à disposition immédiatement un vaccin DTPolio (le seul obligatoire chez les enfants) sans aluminium comme cela existait déjà jusqu’en 2008. Et dans un second, en retirant du marché les vaccins contenant des adjuvants aluminium.

Elle demande aussi la poursuite de la recherche par l’Inserm sur ces vaccins et dont le financement a été stoppé. De plus en plus de spécialistes à travers le monde, dont les États-Unis, confirment le lien de cause à effet.

Cette maladie dont je souffre est une myopathie inflammatoire qui serait induite par l’hydroxide d’aluminium présent dans 60 % des vaccins. Probablement dû à une susceptibilité génétique chez certaines personnes qui le cumulent au lieu de l’évacuer. Il pourrait y avoir aussi un lien entre l’adjuvant aluminium et d’autres formes de myopathie ou une des formes de sclérose (SLA).

Je suis tombée malade en 2006, diagnostiquée en 2008 syndromes de fatigue chronique. Il y a une véritable ignorance même chez les neurologues. Entre ces deux dates, personnes n’a su me dire ce que j’avais, on m’a prescrit beaucoup d’antidouleur. C’est un peu comme la narcolepsie, les symptômes sont une fatigue énorme, des douleurs chroniques articulaires et musculaires ainsi que des maux de tête épouvantables. Au début de la maladie je pouvais dormir parfois jusqu’à 17 heures par jour. La concentration est devenue compliquée, je ne supporte plus le soleil. Un traitement depuis trois ans me permet d’être plus présente, plus concentrée et de moins dormir.

Je travaille dans le milieu médical à Granville. Depuis 2006, j’ai été d’abord longuement arrêtée puis j’ai repris en mi-temps thérapeutique. Je rencontre de nombreuses difficultés : les souffrances physiques, la gestion du quotidien, l’incompréhension de nombreuses personnes liée à l’ignorance de cette maladie. Je me bats face aux institutions, malgré mon état, pour faire reconnaître et accepter mes droits. »

Presse validiste (Recueilli par Jean-René Rivoal, Ouest-France.fr, 13 décembre 2012)

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[Toulouse] « Bite dans le cul mais je veux les mêmes droits »

Guillaume Brouquieres : « Des militants d’extrême gauche perturbent un débat sur le mariage organisé par l’UMP »

La 9e circonscription de l’UMP organisait le mardi 11 décembre à la Salle de la charbonnière à Toulouse un débat sur le thème du mariage pour tous. « Ce débat était ouvert aux personnes favorables comme aux personnes hostiles au mariage pour tous » précise le responsable des Jeunes Populaires de Haute-Garonne qui précise « la présence d’un intervenant qui s’est longuement exprimé en faveur du mariage pour tous : Philippe Orillac, Porte Parole de « L’autre cercle ».

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VOIR LA VIDÉO

« En plein débat, des manifestants extrémistes, favorables au mariage pour tous, ont commencé à proférer des insultes et des slogans ineptes. Leur but était, in fine, d’empêcher la tenue du débat » rapporte Guillaume Brouquieres.

« Après avoir déclenché le système d’alerte incendie de la salle, ces énergumènes ont brandi des pancartes où l’on pouvait lire des slogans comme « Occupe toi de ton cul, je m’occupe du mien », « UMP Homophobe » ou encore le très fin « B*** dans le cul mais je veux les mêmes droits » raconte-t-il encore dans un communiqué avant de « condamner avec force les agissements de ces illuminés qui se caractérisent par la haine, la violence et l’opposition au débat démocratique. Ces anarcho-gauchistes sont résolument les fascistes du XXIe siècle ».

Presse hétéroflic (ToulouseInfos.fr, 13 décembre 2012)

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[Inde] La police pratique la torture en réponse aux grévistes

Plusieurs travailleurs de Maruti Suzuki India soumis par la police à diverses formes de torture, y compris des décharges électriques, immersion dans l’eau, etc.

En septembre dernier, suite à une grève, 546 travailleurs permanents et 2.000 contractuels et travailleurs temporaires ont été licenciés de leur emploi à l’usine d’assemblage de Manesar.


“Many could have been tortured to death,” charges lawyer for jailed Maruti Suzuki India workers

In a telephone interview with the World Socialist Web Site, one of the lawyers representing the 149 jailed Maruti Suzuki India (MSI) workers described how many of them have been brutally tortured by police.

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Rajendra Pathak said police had beaten the workers and subjected them to various forms of torture including electric shocks, submersion in water, and severe leg-stretching. “Many,” said Pathak, “would have been killed by the police, if not for the media publicity about their arrest and our legal intervention.”

Last year, workers at MSI’s car assembly plant in Manesar, an industrial center in the northern state of Haryana, rebelled against a company stooge-union, mounting a series of militant strikes and plant occupations. Determined to maintain a brutal work-regime that has made huge profits for MSI, the company and Congress Party-led state government have resisted recognizing the independent Maruti Suzuki Workers Union (MSWU).

Working in tandem, the government and company seized on a management-provoked altercation on July 18 that resulted in the death of a manager to frame up the leadership of the MSWU and more than 125 other workers on serious criminal charges.

Many of the arrested were not even at the plant at the time of the altercation. But they were rounded up because MSI management had given their names to the police.

India’s largest automaker, MSI has also carried out, again with the full support of the state government, a purge of its workforce. In September, 546 permanent workers and 2,000 contract and temporary workers were dismissed from their jobs at the Manesar assembly plant.

Defence Attorney Rajendra Pathak spoke with the WSWS about the corporate-government vendetta against the Manesar MSI workers.

WSWS: Can you describe what you have learnt from your discussions with workers about the torture they were subjected to?

Pathak: I visit them in jail frequently. All of the 149 workers were beaten by the police. Thirteen of them—including 12 union leaders and a worker who was suspended on July 18 for allegedly slapping a supervisor who had made a denigrating caste remark against him—were singled out for severe cruel punishment.

Many would have been killed by the police, if not for the media publicity about their arrest and our legal intervention.

The chief officer of the Criminal Investigation Agency was himself involved in this torture. He was giving electric shock to these workers by putting an electrically charged instrument on their bodies.

The workers hands were tied at the backside and they were hung in a hook upside down.

Before they were subjected to torture they were stripped naked in front of others including [an MSI executive].

Another method of torture that was used was to submerge the workers’ heads in a tank of water. Two police men would push the workers’ heads into a tank of water and keep them there until they lost consciousness.

The police have a 90kg roller that they would roll on the back of workers after the workers were made to lie on the floor. Before they started this type of torture, they would wrap the bodies of workers with a cloth to cover up the visibility of injuries.

Another cruel method of torture according to workers was severely stretching their legs apart. While two policemen would sit on top of a worker, another two policemen would tear the legs apart. Because of this some workers can’t even walk properly.

WSWS: When and how did the workers get in touch with you?

Pathak: The MSWU leaders called me on the afternoon of July 31 and said they were coming to see me at my office.

Somehow police got this information and the MSWU leaders were stopped on their way and arrested and taken to the police station. In the night they were beaten up. They were not produced in the courts and kept in illegal custody for one day. Only on the 2nd of August, which is a holiday in Haryana, Raksha Bandhan, were they produced in the courts, but the police showed them as having been arrested on the 1st.

I got the information from a journalist and went to the courts and moved an application for medical examination. These are mandatory everywhere in India. The law states that those kept in custody should be subjected to medical examination.

In the D.K. Basu case, Supreme Court Judge Anand laid down important safeguards against custodial torture. Based on this, I moved the application [for medical examination], but the judge on duty was not convinced. He simply issued notice to the police. There is no need of issuing notice to the police. Because they are all aware of all the procedures; all are party to Judge Anand’s judgment.

Police fought for remand of 14 days of those arrested union leaders, but I objected, and as a result they were granted 8 days remand. During this time they were subjected to cruel torture in police custody in Gurgaon, Haryana. After keeping them in police remand for 8 days, the MSWU leaders were again produced in the courts. Subsequently they were sent to judicial custody.

WSWS: How many workers in custody were produced for medical examination on September 21 and what did the reports from the medical examinations say?

Pathak: I moved for medical examination of the arrested workers which is mandatory. But I have learned the police threatened the doctors, telling them that as government employees they should fall in line with the police reports and shouldn’t be generous towards the Maruti workers. They demanded the doctors simply give medical reports as per police direction and fake reports were produced.

However as I moved the courts for medical examination, it was conducted on September 21 under the supervision of the Gurgaon medical officer and in the presence of several advocates for the jailed workers. The medical report revealed five workers were seriously injured.

WSWS: How many workers have been given charge sheets?

Pathak: All 149 jailed workers have been given charge sheets, each of which contains 400 pages. Of the 149, only 44 are named in the FIR (First Information Report). Twelve union leaders and another worker are charged with the murder of the MSI manager.

93 of the charged workers were not involved in any action on July 18 (the day of the altercation).

There are 182 witnesses mentioned in the charge sheets. These include 30 doctors, 70 or 80 policemen and 70 or 80 MSI management officials.

In total police have named 215 workers in the murder case and out of them 66 are yet to be arrested. Out of the 66 only 9 are named in the FIR.

WSWS: What are the legal arguments you intend to make in defence of the jailed workers?

Pathak: We are planning to file a contempt of court case in the High Court against the police for not complying with Supreme Court directions in relation to medical examination.

It will take some time. Only by January do we expect to be able to bail out most of the jailed workers. As per the charges leveled against them, they could face jail terms of 20 years. If our bail applications for all 149 are not granted in Gurgaon District Court then we will go to the High court. We believe 110 out of 149 could be bailed out. For the remaining 39 it may take a longer time.

When I asked the workers, they said they never hit the manager who was killed in the July 18 incident. In fact as this manager was sympathetic to the plight of MSI workers, there is no reason why would they go for him.

The author also recommends:

India: Jailed Maruti Suzuki workers subjected to torture (23 octobre 2012)

India: Maruti Suzuki launches witch-hunt against workers (23 juillet 2012)

Presse trotskiste (Arun Kumar – World Socialist Web Site, 13 novembre 2012)


Maruti workers resolve to continue struggle for justice

The terminated workers of the Manesar plant of Maruti Suzuki organised a convention at Ambedkar Bhavan here on Sunday to demand their reinstatement and withdrawal of “false” cases against their jailed colleagues and leaders of the Maruti Suzuki Workers Union (MSWU). After the July 18 violence at the Manesar plant in which one senior executive was killed, the company had fired 546 “permanent” and 1,800 “temporary” workers. The police arrested 149 of them, including the MSWU office-bearers, for alleged involvement in the violence.

The protesting workers alleged that an all-out war has been waged against them by the Maruti Suzuki management in nexus with the Haryana Government because they expressed their right to form workers’ union and questioned the “illegal” practice of contract worker system. “We have got enough evidence which proves that the violence of July 18 was orchestrated by the Maruti management with a single-minded aim to crackdown on the union workers,” said a worker on condition of anonymity.

With their leaders behind bars, the workers have formed a seven-member provisional committee to continue demanding their rights. “We want our reinstatement and a proper and unbiased CBI inquiry into the incident apart from the release of all our colleagues who have been arrested,” said one of the members of the provisional committee of MSWU.

The last seven months since the MSWU leaders are in jail and 546 workers out of job facing acute financial condition, the Maruti Management was trying hard to break the workers’ morale and courage to continue their struggle, charged New Trade Union Initiative (NTUI) leader Rakhi Sehgal.

The workers argue that at least 100 to 125 out of the 149 arrested workers who were not there at the spot when the violence happened have been denied bail in spite of the fact that they were slapped with bailable charges. This was because the administration was using them to break the unity of the MSWU, they alleged.

“The jailed MSWU leaders are being told by the administration that if they take the charges of attempt to murder upon themselves, the innocent ones would be allowed to go. This proposal has been categorically rejected because all the arrested workers are innocent,” she added.

The administration is using a double strategy of harassing the workers inside the jail along with not giving these terminated workers their due so that they do not dare form any workers union in future. For instance they allege in continuance with the harassment of the workers, the management and the Haryana Government have not fulfilled the promises.

“We were told that the exploitative contract system will be phased out, which has been our long-standing demand, and test and interviews will be organised to recruit workers for permanent jobs, promises on which they are maintaining a complete silence,” said a worker present at the convention.

One member of the provisional committee said the workers want to return to a healthy working atmosphere to the company through negotiation and dialogue, but on respectable and dignified terms and not on the conditions of “slavery” that were being imposed on them.

One big question posed by the workers was why they were not being reinstated in spite of being acquitted of any involvement in the violence by the Government constituted Special Investigation Team.

Highlighting the “loopholes” in the prosecution case, Ms. Sehgal said the charge-sheet field by the prosecution was not complete because neither the list of witnesses nor proper documents in support of their charges have been filed. “How is the defence supposed to proceed in the absence of these two vital things?” asked Ms. Sehgal.

Ashim Roy from the NTUI referred to the larger picture saying the “corporate controlled” Government did not want the workers to keep fighting for their rights and wanted to write off the possibility of the workers union in the auto industry for which India will be seen be a hub.

The workers organised a rally from Paharganj to Jantar Mantar where they submitted a memorandum to the Prime Minister with their demands which included abolishing the illegal contract worker system by the year 2013 especially in the context of the permanent nature of work in the auto sector in Gurgaon-Manesar-Dharuhera-Bawal-Faridabad-Noida-Ghaziabad industrial region.

MSWU has also demanded that workers union must be formed in the auto belt industrial region. Within 45 days of application for registration of a trade union, the labour department concerned must ensure the registration of the trade union with due process, said one of the MSWU leader adding “all permanent workers in the auto sector must be given minimum wage of Rs.25,000. Till they are not made permanent, all workers in the auto sector in this region should be given minimum wage of Rs.15,000”.

Presse esclavagiste (Mohammad Ali, TheHindu.com, 10 décembre 2012)

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[Le peuple veut une nouvelle révolution/Sidi Bouzid] Troïka dégage !

17 décembre : Sidi Bouzid se prépare à accueillir les trois présidents

Les trois présidents, à savoir, Hamadi Jebali, Mustapha Ben Jaêfer et Moncef Marzouki ont programmé de se rendre à Sidi Bouzid, ce lundi 17 décembre pour commémorer le deuxième anniversaire de la révolution tunisienne.

Ayant retenu la leçon de leur dernière visite à la ville, les trois présidents avaient prévu de ne pas y aller les mains vides, ils se font accompagner par une délégation d’investisseurs et d’hommes d’affaires.

Malgré cela, les préparatifs pour accueillir de la part des habitants de la ville semblent verser dans un tout autre sens.

Lazhar Gharbi, membre de la coordination régionale de Sidi Bouzid du Front Populaire, a indiqué ce samedi 15 décembre qu’à l’issue de sa réunion, la coordination a décidé d’appeler les habitants à boycotter les festivités officielles du 17 décembre.

Pour le front, il s’agit de festivités “novembristes” organisées par les autorités régionales et le gouvernement, qui n’a pas rompu avec la corruption et la soumission aux puissances étrangères.

Le Front Populaire appelle en revanche les habitants de Sidi Bouzid à manifester le lundi 17 décembre 2012, deux ans après le début de la révolution et la mort du premier martyr, Mohamed Bouazizi.

Presse contre-révolutionnaire (Tunisie Numérique, 15 décembre 2012)


(…) Ce déplacement, au-delà de sa symbolique, est d’une importance capitale et reflète l’engagement de l’État tunisien à faire de Sidi Bouzid une région où les investisseurs économiques se bousculeront désormais au portillon.

Presse contre-révolutionnaire (Espace Manager, 15 décembre 2012)


Les jeunes chômeurs de Sidi Bouzid ne veulent pas « cueillir les olives »

Lors d’une réunion entre des diplômés chômeurs de la région, ces derniers s’insurgent contre la proposition du gouvernement qui consiste à encourager les jeunes chômeurs à aller faire la cueillette des olives.

Ils voient en cet appel un signe d’échec, mécontents, ils décident de solliciter les autorités pour revoir les dossiers d’attribution des postes vacants de professeurs dans plusieurs collèges de la région.

Le gouvernement fidèle aux solutions faciles et provisoires, bouche-trous ; n’a pas trouvé mieux pour ces jeunes, voila un plus considérable apporté par le nouveau gouvernement, Ben Ali n’y a pas pensé, voila le génie de la Tunisie post révolutionnaire, en Tunisie, on calme les pauvres et les chômeurs avec des olives.

Presse contre-révolutionnaire (Tunisie-News.com, 21 novembre 2012)

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Thou shalt not commit logical fallacies

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[Troyes] Vive la belle !

Troyes : deux détenus s’évadent de prison

Deux détenus étaient activement recherchés après leur évasion, tôt ce matin, de la maison d’arrêt de Troyes, a-t-on appris de sources concordantes.  « Deux détenus se sont évadés tôt dimanche matin » de la prison de Troyes et sont toujours en fuite, a indiqué à l’AFP le procureur de la République de Troyes, Alex Perrin, sans donner plus de détails sur les circonstances de l’évasion ni sur les profils des évadés.

« Les deux détenus ont scié les barreaux et se sont évadés par la cour de promenade. Ils sont sortis par la porte d’entrée », a déclaré Frédéric Stoll, délégué régional FO Pénitentiaire.

Presse carcérale (Agence Faut Payer, 16 décembre 2012)

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[Pink Bloc] « Ne soyons pas dupes : les discours intégrationnistes portés par ces associations, et inlassablement répétés par une InterLGBT rêvant de nous endormir, promeuvent un modèle de « citoyenneté » vichyste et un idéal de vie ultranormé »

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[Thanks for the Future,Tours] Jugement le 24 janvier 2013

Maison squattée : la Sémivit demande l’expulsion

Tours. La Sémivit a demandé l’expulsion des squatters, 244, rue Auguste-Chevallier. Un arrêté de démolition a été pris.

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Les relations entre les squatters de la maison et leurs voisins du collectif d’artistes du Projet 244 ont dégénéré.

Près de quatre ans après l’expulsion du squat de la place de la Victoire, la même partition se rejoue rue Auguste-Chevallier. Des squatters d’une maison ont comparu hier devant le tribunal d’instance saisi d’une demande d’expulsion formulée par la Sémivit (Société d’économie mixte de la Ville de Tours).

Elle ne concerne que les squatters d’une maison du collectif Thanks for the Future, pas celui d’artistes underground du Projet 244 lié par une convention à la Société pour occuper cette friche industrielle de 4 ha.

Avocat de la Semivit, Me Nègre a refait l’historique des lieux, avec une première occupation en 2007 par des militants du Dal après l’expulsion du local de la place de la Victoire. Ils s’étaient installés dans la maison tandis que le collectif Projet 244 occupe l’espace voisin. Au début, les relations entre les deux groupes étaient bonnes.

Des squatters sont partis, d’autres sont restés, de nouveaux sont arrivés. Au fil du temps, les relations ont dégénéré avec dépôts de mains courantes contre Thanks for the Future. Me Nègre a évoqué l’existence d’une opération d’aménagement pour laquelle un arrêté de démolition a été pris.

Voie de fait ?

Le relogement du Projet 244 est prévu dans un ancien hôpital, à Beaumont-la-Ronce, avec un budget de 3,6 M€ « Les squatters ont-ils un titre d’occupation ? Non ! Ils occupent les lieux sans titre ni droit, constate Me Nègre. Je demande que le tribunal constate qu’ils sont entrés par voie de fait, ce qui fait que la trêve hivernale ne s’applique pas. »

Pour l’avocat de trois squatters, Me Raimbault, cet argument soulevé ne peut être pris en compte puisque la preuve n’en est pas rapportée. Il conteste formellement la voie de fait, ce que confirme un sérigraphe installé pour son travail dans cette maison. Un bail a été signé avec l’ancien propriétaire.

À son arrivée, il a trouvé les clés sur la porte laissée par un huissier. « Les occupants ne restent pas dans le squat par gaieté de cœur, mais parce qu’ils vivent dans une situation précaire. Ces locaux étaient inoccupés, plaide Me Raimbault. Cette réserve restait un monument aux morts dont on ne faisait rien. Chacun sait maintenant que 50 personnes dorment dehors chaque nuit à Tours. Depuis 2007, ce lieu a servi à héberger des gens. » Jugement le 24 janvier 2013.

Leur presse (Raphaël Chambriard, lanouvellerepublique.fr, 14 décembre 2012)

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[Chronique de Youv derrière les barreaux] « Chute libre c’est souvent comme ça, quand certains rebeus et renois sortent de la hess ils oublient leur passé vite, mais n’oubliez pas que c’est de tout là-haut que la chute fait plus mal »

http://juralib.noblogs.org/files/2012/09/0513.jpg[12 mai 2012]
Chute libre

Comme des funambules on marche sur un fil, en évitant la chute « LIBRE » drôle d’expression, quand on est enfermé, garde l’équilibre même sur un pied, quand l’autre est enchaîné, en prison il est pas fourni de notice, ni de béquille donc tes angoisses, laisse-les à l’entrée et entre dans le vif du sujet, malheur à toi si ton affaire est pas clean, car sinon c’est chute libre, en pleine cour de promenade dix sur un, plus hard qu’un film X de Marc Dorcel, ton voisin de cellule devient ton pire cauchemar, de bourreau tu es devenu une victime, au royaume des peines plancher, les sentiments ont disparu des âmes déshumanisées, quand on enferme des êtres dans des conditions d’animaux, la plupart du temps, ils se comportent en tant que tels, se relever de cette chute, même « libre » est impossible, ne te plains pas, assume ton cauchemar tu as brisé une famille, donc range ton mouchoir ensanglanté par le sang de ta victime, personne ne va te plaindre, chute libre ne fait pas de cadeau, selon la hauteur de ta chute, les faux amis disparaîtront, et réapparaîtront, une fois que tu n’auras plus genou à terre comme par magie, il existe des chutes qu’aucun parachute ne peut ralentir, certains passés pèsent trop lourd.

J’ai parfois été trop gourmand, et j’ai connu la chute libre, les barreaux ont amorti ma descente, électrochoc au lieu de me tuer ça m’a réveillé, maintenant je suis plus proche du Pôle Emploi que du Crédit Lyonnais MDR, banqueroute retour à la case départ, qui m’aime me suive, dur de faire confiance et de redonner une chance à [un] écorché vif, MAIS WESH J’AI BESOIN DE L’ACCORD DE PERSONNE, NI DE LA PERMIS­SION DE QUICONQUE, j’enfreins une fois de plus la loi pour avoir le droit de survivre, renaissance par la plume, mon stylo fuit ma détermination, mes convictions, et surtout ne me parlez pas de réinsertion car je n’ai jamais été inséré, CV vierge aucune trace de travail que j’accompagne avec une lettre de démotivation pourtant casier judiciaire rempli à ras bord, hé oui voilà comment un mec bien peut se mettre à commettre des trucs mauvais, attendre les bras croisés sur les bancs de la cité, un cinq centième plan pour les gens de cité porté par une nouvelle Fadela Amara PTDR c’est comme attendre que le LE PEN fasse la bise à [un] Pakistanais LOL, au passage je conseille à Fadela Amara le lissage brésilien parce que là, avec ses cheveux on dirait une Roumaine LOL, « Ni pute ni soumise, mais à Sarko tu étais plus que soumise » voilà un exemple de chute libre, et l’autre Rama Yade avec son fond de teint au Nesquick c’est n’importe quoi LOL, c’est eux qui représentent la diversité, wallah des barres !

Chute libre on se moque, mais on ne rit pas LOL, certaines promotions sont des cadeaux empoisonnements, c’est comme acheter à moitié prix un kilo de viande empoisonnée, évite la chute libre, renie pas d’où tu viens, beaucoup que [je] ne citerai pas made in la rue ont tourné et carrément déchiré leur veste en soutenant Sarko (Faudel, Doc Gynéco…) chute libre c’est souvent comme ça, quand certains rebeus et renois sortent de la hess ils oublient leur passé vite, mais n’oubliez pas que c’est de tout là-haut que la chute fait plus mal.

[La Chronique de Youv derrière les barreaux est disponible en téléchargement gratuit sur le site des Éditions Antisociales. Elle est à suivre sur le compte Facebook dédié.]

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[Money 4 U Honey] « Du papier fiduciaire authentique par bobines de 9 kilomètres à 400’000 billets potentiels, avec des imprimeurs plutôt débrouillards et la trouvaille d’une numérotation infaillible »

Rhône. Faux dinars : un cas unique au monde selon la Banque de France

Les faussaires présumés avaient réussi un coup « exceptionnel » selon les experts. Le procès plonge au cœur de l’enjeu de la monnaie.

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Hier, le procès des treize présumés faussaires en dinars algériens, plonge au cœur de la question de la monnaie, qui fait de cette affaire un cas judiciaire rarissime. Comme une plongée dans le cœur nucléaire du dossier, il est question d’une prérogative réservée à l’État.

Enjeu hautement sensible, qui suscite toute l’attention de l’avocat et des représentants algériens sur le banc des parties civiles, face aux accusés. « Battre monnaie, c’est un symbole du pouvoir », rappelle le président Patrick Wyon.

Spécialement venus de Chamalières, trois experts de la Banque de France sont à la barre. On apprend qu’il n’existe en Europe que huit papeteries et une quinzaine d’imprimeries habilitées à fabriquer les billets de banque. Le papier des dinars est imprimé en Allemagne, pour la Banque d’Algérie, précise un ingénieur dans un chuchotement de confessionnal, comme s’il redoutait des oreilles indiscrètes. On sait tout de la bande holographique métallisée qui brille au milieu d’un papier traversé d’un fil de sécurité. Des encres mélangées par irisation, on sait tout. Enfin presque.

Aucune contrefaçon n’a jamais atteint ce niveau

Pas question d’expliquer la technique d’impression en relief. « On ne peut pas tout détailler », tempère Marie-Christine Demaldent. « Des faux comme ça, on en voit beaucoup ? » lui demande l’avocat général Bernard Rabatel. « C’est rare, c’est exceptionnel » souligne la responsable de l’analyse de la contrefaçon à la Banque de France.

Selon elle, de mémoire bancaire, aucune contrefaçon n’a jamais atteint ce niveau, à part quelques roupies ou CFA grossièrement imités. On dirait presque un compliment. Un éclat de nostalgie passe imperceptiblement sur les visages des accusés. L’équipe lyonnaise alliée au Stéphanois s’entend dire qu’elle détenait le Graal entre ses doigts de fée : du papier fiduciaire authentique par bobines de 9 kilomètres à 400’000 billets potentiels, avec des imprimeurs plutôt débrouillards et la trouvaille d’une numérotation infaillible. Le rêve passe à la vitesse d’un nuage dans un ciel d’assises orageux.

« Toutes ces contrefaçons sont dangereuses » tranche la dame de la Banque de France. Sur invitation de l’avocat général, elle insiste : « le public peut être abusé, des professionnels aussi, des caissiers ou des commerçants. » Depuis sept jours, l’avocat général ne manque pas une occasion de noircir la contrefaçon de monnaie, qualifiée de « crime » par le code pénal, justement pour réprimer ce court-circuit de la puissance étatique. À quel niveau de l’échelle du crime le jury de Lyon va situer l’affaire des faux dinars ? Un bataillon d’enquêteurs est attendu aujourd’hui et demain, avant l’impression finale en début de semaine prochaine.

Presse plus vraie que nature (Richard Schittly, LeProgres.fr, 12 décembre 2012)

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[Le peuple veut une nouvelle révolution] Des nouvelles du bassin minier de Gafsa

Arrêt total des activités de l’usine du GCT de Medhilla

Les activités se sont arrêtées dans toutes les unités de production de l’usine du Groupe chimique tunisien (GCT) située dans la délégation de Medhilla (Gouvernorat de Gafsa), à la suite de l’épuisement du phosphate.

Le directeur régional du GCT dans la localité, Menaouar Kadri, a indiqué à la correspondante de l’agence TAP à Gafsa que l’épuisement du phosphate est dû à la grève ouverte observée par les employés de la Société tunisienne de transport des produits miniers (STTPM), depuis le début du mois de décembre 2012, dans la zone du bassin minier dont fait partie Medhilla, ce qui a interrompu l’approvisionnement du GCT par des camions.

D’autre part, le sit-in observé par des groupes d’employés des sociétés de l’environnement et des sans- emploi de Medhilla, au niveau de la ligne des chemins de fer reliant la gare des trains de Medhilla, à une distance de 6 km de la ville a empêché l’arrivée du phosphate par voie ferrée, depuis la fin du mois de novembre 2012. Selon le directeur régional du Groupe, l’usine de Medhilla a besoin de 550 tonnes de phosphate sec, 1800 tonnes de phosphate mouillé et 550 tonnes de souffre, pour la production d’environ 1400 tonnes de super-triphosphate destiné totalement à l’exportation.

La production de cette usine en engrais chimiques a enregistré un recul important, à cause de l’instabilité sociale et sécuritaire dans la région. Pour le super triphosphate, elle n’a atteint que 274 mille tonnes, cette année, contre 460 mille tonnes, dans les situations de stabilité sociale. Pour sa part, l’employabilité des différentes unités de l’usine n’a pas dépassé, au cours de cette année, le taux de 65 pc de sa capacité maximale. Les pertes financières subies à la suite de l’arrêt des activités se situent au niveau de 130 mille dinars de dépenses fixes par jour.

Presse contre-révolutionnaire (DI/TAP, 13 décembre 2012)


Grève générale à Snad

La ville de Snad (Gouvernorat de Gafsa) est entrée en grève générale organisée par des syndicalistes et des diplômés chômeurs afin de revendiquer le droit à l’emploi et à un développement régional juste.

Presse contre-révolutionnaire (Dahmen Mehdi, Tunisie-News.com, 14 décembre 2012)


Snad : une marche pacifique pour revendiquer le droit à l’emploi

Une marche pacifique a été organisée, ce vendredi à Snad (Gouvernorat de Gafsa) pour revendiquer le droit à l’emploi, en marge d’une grève dans la région.

Cette grève n’est pas une initiative de l’UGTT mais intervient plutôt après les tentatives de dialogues infructueuses avec le gouverneur de la région, selon une déclaration du secrétaire général du syndicat des agents de la municipalité de Snad à Shems FM.

Parallèlement un groupe de  diplômés chômeurs de Snad entament une grève depuis le 7 novembre 2012 pour protester contre le chômage.

Presse contre-révolutionnaire (AfricanManager, 14 décembre 2012)

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