[Assigné à résidence pour délit d’expression] Nique les « valeurs de la République » !

Un imam assigné à résidence

Des prêches jugés « contraires aux valeurs de la République » valent à un imam d’être assigné à résidence depuis hier matin. La veille, vendredi, la commission des expulsions du territoire a émis un avis favorable. Bénéficiant d’un statut de réfugié, ce natif du Bangladesh ne peut toutefois pas être expulsé. « Il a la possibilité de trouver un autre pays d’accueil », précisait-on hier dans l’entourage de Claude Guéant, le ministre de l’Intérieur.

Leur presse (LeParisien.fr, 15 avril 2012)

Publié dans Violences policières et idéologie sécuritaire | Marqué avec | Commentaires fermés sur [Assigné à résidence pour délit d’expression] Nique les « valeurs de la République » !

[Comment accommoder le journaliste] « Tout à coup, je ne sais pas pourquoi, sans doute parce qu’ils filmaient, on a été pris à partie »

Toulouse. Un pavé jeté sur le taxi de Japonais aux Izards

Une équipe de journalistes japonais a été prise à partie jeudi midi, par plusieurs jeunes, dans le quartier des Izards. Un lourd pavé a été jeté sur le pare-brise de leur taxi. Personne n’a été blessé.

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1334576289.jpg

L’affaire Merah a jeté, par ricochet, un coup de projecteur sur le quartier dit sensible des Izards à Toulouse où le « tueur au scooter » avait passé son enfance. Depuis, les journalistes du monde entier se pressent dans la cité pour illustrer leurs reportages et tenter de comprendre le parcours du terroriste.

Ce soudain intérêt n’est pas du goût de certains habitants du quartier. Jeudi, une équipe de tournage, venue du Japon, en a fait les frais. « J’ai chargé ces quatre personnes au niveau de la place Wilson vers 11h45, raconte, encore sous le choc, un chauffeur de taxi. Les journalistes voulaient que je les emmène aux Izards et dans les quartiers sensibles de Toulouse. J’ai un peu hésité mais je me suis dit qu’à midi, en pleine semaine, on ne craignait rien. »

Le taxi prend donc le chemin des Izards et parcourt la cité. « Tout à coup, je ne sais pas pourquoi, sans doute parce qu’ils filmaient, on a été pris à partie par des jeunes, relate-t-il. J’ai reçu un pavé sur le pare-brise, côté passager. Heureusement, il n’a pas traversé. Tout de suite, on a décidé de repartir et on a continué d’être caillassés. »

Des images diffusées dans le monde entier

Journalistes et chauffeur de taxi sont très choqués. « On a vérifié que personne n’était blessé car il y avait beaucoup de morceaux de verre. Heureusement, les dégâts n’étaient que matériels. » L’artisan a porté plainte auprès de la police. Il déplore : « Les Japonais ont tout filmé et vont le diffuser. Quelle image va-t-on donner de Toulouse et de la France dans le monde entier ? »

Si l’agression dont ont été victimes ces personnes est très violente, de nombreux journalistes témoignent avoir été verbalement pris à partie dans le quartier depuis la mort de Mohammed Merah.

Presse terroriste (Claire Lagadic, LaDepeche.fr, 16 avril 2012)

Publié dans Critique des médias | Marqué avec , | Commentaires fermés sur [Comment accommoder le journaliste] « Tout à coup, je ne sais pas pourquoi, sans doute parce qu’ils filmaient, on a été pris à partie »

[Élections piège à cons] Le PS dans la merde (2)

La permanence de l’élu à nouveau vandalisée

Des opposants (ou le sort ?) s’acharnent sur Gilles-Maurice Bellaïche, conseiller municipal d’opposition socialiste à Charenton (Val-de-Marne) et conseiller régional. Sa permanence avait été souillée d’excréments le 19 mars ; les lieux ont à nouveau été vandalisés dans la nuit de vendredi à samedi. Le site est également le siège du Parti socialiste de la ville.

Leur presse (LeParisien.fr, 15 avril 2012)


Le local du PS de Charenton une nouvelle fois vandalisé !

Ce samedi matin, les militants du Parti socialiste de Charenton ont découvert leur local du 35 rue de Verdun saccagé pour la deuxième fois en un mois. Après les graffitis, les affiches arrachées, les projections d’excréments, cette fois c’est la banderole signalétique de la permanence qui a été arrachée et le mur sur lequel elle était fixée dégradé. Les auteurs ont également pénétré dans le local où du mobilier a été mis à terre.

Les militants sont choqués par ce nouvel acte de violence envers le Parti socialiste local.

Qui est visé : le Conseiller régional, Gilles-Maurice Bellaïche, dont le local est aussi la permanence, les socialistes charentonnais ou, à travers eux, l’ensemble des socialistes et plus particulièrement le candidat à l’élection présidentielle François Hollande ?

Entre les attaques mensongères à l’égard des élus socialistes locaux et ces actes répétés contre leur permanence, les militants socialistes ressentent une tension de plus en plus forte et inacceptable à une semaine du premier tour de l’élection présidentielle.

Une nouvelle plainte a été déposée au Parquet de Créteil par les responsables socialistes locaux.

Blog de Gilles-Maurice Bellaïche, 14 avril 2012

Publié dans General | Marqué avec | Commentaires fermés sur [Élections piège à cons] Le PS dans la merde (2)

[Révolution tunisienne / Om Larayes] À l’heure des résultats du concours de la CPG (3)

Tunisie : Affrontements à Om Laarayes après l’instauration du couvre-feu

Les affrontements ont repris, dimanche 15 avril  2012, entres des groupes de jeunes et des forces de l’ordre dans plusieurs quartiers de Om Laarayes à Gafsa.

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1334521562.jpg

Ces troubles interviennent à la suite de la proclamation, samedi 14 avril 2012, des résultats du concours des opérateurs de la Compagnie des Phosphates de Gafsa (CPG).

Ces affrontements ont éclaté notamment aux alentours de la laverie de la CPG,  auprès du siège de la garde frontière et à proximité de la gare.

Les forces de l’ordre ont utilisé du gaz lacrymogène pour disperser les groupes et riposter à leurs attaques qui font usage de pierres et de cocktails Molotov.

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1334521577.jpg

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1334521634.jpg

Un couvre-feu a été décrété dans la délégation de Om Larayes, à partir de samedi, 14 avril 2012, de 19H00 à 05H00 du matin.

Cette décision intervient à la suite des actes de violence qui ont eu lieu samedi dans la région.

Publié par des ennemis de la révolution (Business News, 15 avril 2012)


Tunisie : affrontements chômeurs-police dans le bassin minier Om Larayes

La tension sociale était vive dimanche à Om Larayes, une ville du bassin minier tunisien (sud-ouest), où de nouveaux affrontements ont éclaté entre jeunes chômeurs et forces de l’ordre, a constaté un correspondant de l’AFP.

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1334526366.jpg

Dimanche en fin de matinée, les affrontements ont repris dans certains quartiers de la ville, les jeunes lançant des pierres, les policiers tirant des gaz lacrymogènes. Un couvre feu nocturne a été décrété samedi par les autorités dans la localité, où les premiers heurts avaient éclaté après la publication de listes de recrutements à la Compagnie des Phosphates de Gafsa (CPG), principal employeur de la région. Quelque 3.000 chômeurs d’Om Larayes avaient postulé pour le concours, où 605 personnes ont été admises.

Dans cette région de mines de phosphates, le taux de chômage dépasse largement les 19% de la moyenne nationale et la CPG reste quasiment l’unique pourvoyeur d’emploi. Le week-end dernier, des incidents s’étaient produits à El Guettar, une autre localité du bassin minier, après la publication d’un premier train de résultats. Un poste de police avait été incendié. Au total, quelque 28.000 chômeurs ont postulé pour 4.000 recrutements effectués par le Groupe chimique tunisien (maison mère de la CPG) et sa filiale, qui ont étalé les résultats sur plusieurs semaines pour éviter les débordements.

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1334526430.jpg

D’importants renforts des forces de l’ordre ont été déployés depuis dix jours dans le bassin minier en vue de l’annonce des résultats. En novembre dernier, la publication des résultats d’un premier concours d’embauches avait entraîné des violences dans deux localités, dont Om Larayes, et des bâtiments de la CPG et des postes de police avaient été incendiés. La région minière, réputée frondeuse, a connu en 2008 plusieurs mois de soulèvement, considérés comme les prémices de la révolution de 2011.

Publié par des ennemis de la révolution (Le Temps d’Algérie, 15 avril 2012)

Publié dans L'insurrection tunisienne et ses suites | Marqué avec , , | Commentaires fermés sur [Révolution tunisienne / Om Larayes] À l’heure des résultats du concours de la CPG (3)

[Révolution tunisienne] « Médias ou mercenaires de mafia ? »

Des centaines de tunisiens manifestent contre les médias : « La honte »

Des centaines de personnes se sont rassemblées, dimanche, devant le siège de la Télévision Tunisienne. Leur objectif, déjà annoncé depuis des mois : « Les médias doivent évoluer comme le peuple, sinon, le pays n’avancera jamais ».

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1334525121.jpg

Ils étaient là, devant le siège de la TVN depuis des mois jusqu’à faire désormais parti du décor. Les tentes habitées par des dizaines de contestataires qui ont été rejoints, dimanche, par des centaines d’autres. De toutes les catégories d’âges, ces Tunisiens ont scandé les chansons de la révolution, avant de s’approcher de la grande porte du bâtiment et lancer des slogans sans ambigüité : « Médias, ce que vous faites est honteux. On déteste les informations à cause de vous. » Ou encore : « Journalistes, faites votre travail et respectez le métier » et un éloquent : « Soyez honnêtes au lieu de travailler pour le compte des restes du régime ».

La foule n’est visiblement pas venue que pour ça. En effet, elle se rappelle de l’ex-Chef du Gouvernement, Beji Caid Essebssi et lui adresse un message : « Beji, la porte de la rédemption est encore ouverte. Rattrappes-toi avant de mourir. » Un des manifestants a ironiquement rappelé : « J’espère que ce slogan ne sera pas présenté comme un appel au meurtre ».

« 80% des dérapages qui ont lieu en Tunisie sont causés par les médias », affirme une étudiante à la faculté des Sciences d’El Manar, présente sur place. Elle continue : « C’est impensable d’espérer avancer sur d’autres dossiers, tels que la justice, le chômage, la corruption, si le secteur de l’information n’est pas purifié. Je ne sais pas ce qui peut-être fait pour avoir une télévision nationale digne du nom, mais ce que nous regardons est un triste spectacle. » Un jeune homme rappelle sur une pancarte : « L’argent alloué à la TVN peut servir à l’emploi de milliers de personnes ».

Nous croisons ensuite Sami Mkacher, un architecte exerçant à l’étranger et revenu pour ouvrir un bureau en Tunisie : « Médias ou mercenaires de mafia ? Journalistes ou saltimbanques ? L’histoire ne leur pardonnera jamais ce comportement indigne de la Tunisie nouvelle. Ce qui est encore plus triste, c’est que ces journalistes ont une occasion en or de se rattraper mais qu’ils ne semblent pas vouloir saisir » a-t-il amèrement souligné, pour conclure : « Je suis certain qu’il ne parleront pas de ce rassemblement pendant le journal de 20h ».

Cette manifestation qui a duré un peu plus de deux heures a aussi vu l’arrivée sur place de citoyens qui n’ont certes pas exprimé leur soutien aux médias, mais avoué leur crainte : « Que des gens soient mécontents du rendement des télévisions, radios et journaux est compréhensible. Mais il ne faudrait pas que ça devienne une machine de propagande pour servir la soupe au gouvernement. »

Publié par des ennemis de la révolution (Selim Slimi, GlobalNet, 15 avril 2012)

Publié dans Critique des médias, L'insurrection tunisienne et ses suites | Marqué avec | Commentaires fermés sur [Révolution tunisienne] « Médias ou mercenaires de mafia ? »

[Révolution tunisienne] Sit-in à Radès

Tunisie : Nuit de violence et meurtre à Radès

La nuit n’a pas été calme à Radès, après l’intervention des brigades d’intervention qui ont dispersé les manifestants à coup de bombes de gaz lacrymogènes.

Les résultats du concours de recrutement à la Société Tunisienne d’Acconage et de Manutention STAM, n’ont pas été équitables, selon les manifestants, qui ont déclenché des émeutes avec barricades sur la voie publique dans la région d’El Mallaha à Radès, les brigades d’intervention ont dispersé les manifestants au gaz lacrymogène.

Les manifestants ont alors décidé de se prendre au district de la sûreté nationale à Mégrine.

Les forces de l’ordre ont procédé à plusieurs arrestations surtout que plusieurs voitures ont été endommagées.

Le fait marquant de la soirée du samedi 14 avril 2012, est qu’un homme qui rentrait chez lui à 19h00, a été poignardé à mort à la même heure et au même endroit de ces incidents, sans qu’aucun lien avec les émeutes n’a été établi jusque là [sic].

Publié par des ennemis de la révolution (Chawki Rouissi, Tunisie Numérique, 15 avril 2012)


Tunisie – Témoignages sur la descente musclée des policiers à Radès

Les forces de l’ordre ont fait, samedi 14 avril 2012, une descente musclée, dans la cité El Mallaha, à proximité du port maritime de Radès, banlieue Sud de Tunis.

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1334523567.png

Selon les témoignages des habitants à Radio Kalima, les agents de sécurité ont forcé l’entrée des habitations, insultant les personnes présentes et agressant toutes celles qui entravent leur passage. Les habitants ont montré à notre collègue des portes défoncées, des fenêtres brisées, etc., en plus des blessures et des bleus sur le corps d’hommes âgés ou d’adolescents. Des enfants, dont certains seraient asthmatiques, ont été « arrosés » de gaz lacrymogène, en l’absence des hommes qui travaillaient.

Les forces de l’ordre ont ainsi intensément utilisé le gaz lacrymogène dans les maisons. Des hommes et femmes âgés, pleurant et se lamentant, ont expliqué la violence avec laquelle ils ont été maltraités, leurs biens détériorés et leurs enfants conduits de forces à l’extérieur, pour être arrêtés.

En effet, cette intervention violente a été décidée en réponse à un sit-in de protestation de chômeurs contre les résultats du concours de recrutement publiés par la société tunisienne d’Acconage et de Manutention (lire notre article à ce sujet).

Les habitants, très choqués, ont reproché à Ali Laârayedh cette opération musclée. D’autres ont regretté le temps de Ben Ali [sic] : « Il a volé le pays mais il nous laissait vivre », « On a voté Ennahdha et on le regrette aujourd’hui », ont fustigé certains.

Publié par des ennemis de la révolution (Business News, 15 avril 2012)


Tunisie – Émeutes entre manifestants et forces de l’ordre à Radès

Dans la matinée du samedi 14 avril 2012, un groupe de jeunes manifestants a observé un sit-in dans la cité El Milaha à Radès protestant contre les résultats du concours de recrutement publiés par la société tunisienne d’Acconage et de Manutention.

L’intervention des forces de l’ordre a engendré des émeutes et des affrontements avec les manifestants, réprimés par l’usage de gaz lacrymogènes.

Dans une déclaration de Khaled Tarrouch, porte-parole du ministère de l’Intérieur, à Mosaïque Fm, des pourparlers auraient été engagés avec les manifestants depuis hier, sans résultat, ce qui a justifié le recours à la force aujourd’hui. De plus que les manifestants auraient paralysé la circulation dans la région et saisis de nombreux véhicules et camions sur place.

Le sit-in a été actuellement levé et la circulation a repris dans la cité El Milaha.

Publié par des ennemis de la révolution (Business News, 14 avril 2012)


Tunisie : Accrochages entre les forces de l’ordre et des sit-inneurs à Rades

Des accrochages ont lieu entre de jeunes manifestants et les forces de l’ordre dans la cité Al Milaha à Rades vendredi soir samedi matin. Les sit-inneurs qui ont fermé la route menant au port.

Selon la TAP, les manifestants ont lancé des cocktails Molotov et des pierres causant la blessure d’un policier qui a été transporté à l’hôpital. Les forces de l’ordre ont fait preuve de prudence face aux jeunes qui possédaient des bouteilles de gaz inflammables acquises lors du braquage d’un transporteur, libéré dans la soirée du vendredi.

D’après le porte parole du ministère de l’intérieur, Khaled Tarrouche, intervenu sur les ondes de MFM, le sit-in, dont la cause n’est autre que les résultats du concours de recrutement publiés  par  la société  tunisienne d’Acconage et de Manutention, a été levé par la force après l’échec des négociations engagées vendredi soir.

Publié par des ennemis de la révolution (GlobalNet, 14 avril 2012)


Tunisie : Des cocktails molotov contre du gaz lacrymogène aux environs du port de Radès

Un groupe de jeunes a perpétré dans la matinée du samedi 14 avril 2012, une attaque contre une brigade de la direction générale des unités d’intervention.

Les protestataires qui ont procédé depuis vendredi, 13 avril 2012, au blocage des voies conduisant au port de Radès au niveau de la cité El Milaha et à la zone pétrolière par des camions, ont menacé d’incendier les véhicules en signe de protestation contre leur non admission dans le concours de recrutement du ministère du Transport, publiés par la société tunisienne d’Acconage et de Manutention.

Les jeunes ont aussi mis le feu dans quelques bonbonnes de gaz et ont jeté des cocktails molotov avant qu’ils ne soient dispersés par les agents des unités d’intervention qui ont fait usage du gaz lacrymogène.

Deux jeunes ont été arrêtés, précise une source sécuritaire et plusieurs cocktails molotov ont été saisis. La situation est actuellement sous contrôle.

Publié par des ennemis de la révolution (Wafa Sdiri, Tunisie Numérique, 14 avril 2012)

Publié dans L'insurrection tunisienne et ses suites | Marqué avec , | Un commentaire

[Révolution tunisienne] La critique de la religion est la condition première de toute critique

Tunisie – Les attaques contre les lieux de cultes se poursuivent

Les attaques et profanation de lieux de culte continuent. En effet, selon un communiqué du ministère des Affaires religieuses rapporté par la TAP samedi 14 avril 2012, des individus ont jeté des bouteilles de vin sur l’une des mosquées à Sousse alors que d’autres ont jeté des ordures sur le Mihrab de la mosquée « Al Fatah » à Mahdia, avant d’agresser le mausolée de Sidi Mbarek Bahloul.

À cette occasion, le ministère des Affaires religieuses a dénoncé les « tentatives fielleuses et suspectes » ciblant les symboles religieux et portant atteinte à l’intégrité des lieux de culte, en cette conjoncture délicate que vit la Tunisie. Le ministère a évoqué certaines parties suspectes à l’origine de ces « actes ignobles », qui visent à semer la discorde dans le pays et à perturber le processus de la révolution, mais sans préciser leur identité.

Le communiqué appelle les autorités sécuritaires à ne ménager aucun effort dans la protection des lieux de culte, à poursuivre les criminels et à les faire comparaître devant la justice, exhortant les imams prédicateurs et les cadres religieux ainsi que les composantes de la société civile à sensibiliser les gens aux préceptes de l’Islam et à la nécessité de préserver les lieux de culte.

Publié par des ennemis de la révolution (Business News, 15 avril 2012)


Les Tunisois désertent les mosquées !

Aller à la mosquée pour faire la prière ne fait plus partie des mœurs des Tunisois dans la Tunisie de l’après 14 janvier. Ainsi à Tunis et ses banlieues, les fidèles ne remplissent plus les lieux de culte comme ce fût dans leurs habitudes jusqu’à quelques semaines après la révolution. Cette désertion des lieux de culte se justifient selon beaucoup de Tunisois par la radicalisation et la politisation des mosquées.

Une mosquée dans un quartier populaire au sud de Tunis a vu le nombre de ses fidèles régresser de moitié, l’imam de cette mosquée en est bien conscient et dans son prêche de vendredi dernier, il s’étonne que la mosquée ne soit plus pleine comme avant. Un jeune employé à la société de transport de Tunis, résidant aux quartiers ouest de Tunis a décidé de ne plus aller à la mosquée parce que des barbus lui ont interdit d’entrer à la mosquée pour la simple raison qu’il portait un survêtement, un habit inapproprié pour prier, selon les nouveaux propriétaires des lieux, oui ils sont nouveaux puisque comme me le précise mon témoin, ces gens-là ont destitué l’ancien imam de vendredi et l’imam des prières, ils ont pris leurs places et maintenant, ils imposent leur vision intégriste de l’islam. Une autre mosquée, la même histoire, cette fois les Nahdhawis ont pris les commandes, la prière de vendredi est l’occasion de faire de la propagande pour leur parti politique, on y apostasie surtout les laïcs comme me le confie un jeune tunisien, un ingénieur en génie civil, ajoutant que la mosquée est devenue une sorte de « cho3ba » d’Ennahdha, c’est pourquoi il a décidé de changer de mosquée.

Après l’éveil spirituel des dernières années et les mosquées qui ne pouvaient plus contenir le nombre énorme de fidèles, on est passé maintenant à une situation de déclin de la pratique religieuse en groupe. Malheureusement, après la ferveur spirituelle et l’engouement pour les mosquées qui se sont manifestés dans les premières semaines ayant suivi la révolution, la majorité des Tunisois préfèrent actuellement prier à la maison qu’aller aux mosquées car sûrement ils n’y retrouvent plus ce qu’ils désirent, soit la sérénité et de la béatitude. Si avant, on fuyait le clientélisme ambiant du RCDavec ses « cho3ab » et « lijén tansi9 » et on se réfugiait dans les mosquées pour se réconforter spirituellement, maintenant et sous la pression des islamistes, les Tunisois ont même fui les mosquées vers leurs propres maisons puisque la propagande politique est venue les déranger même dans leurs derniers remparts comme elle ne l’a jamais fait auparavant. C’est désolant de constater que les islamistes ont réussi à travers leurs agissements irresponsables et égoïstes à créer la division au sein de la société tunisienne, ainsi la religion qui devait, en fait, renforcer la fraternité et le bon vouloir entre concitoyens est devenue un instrument de division, ce qui ne plaira certainement pas au bon Dieu.

C’est ainsi que les Tunisiens se trouvent acculés à choisir entre les mosquées politisées pour le compte d’Ennahdha et autre partis islamiques et les mosquées non politisées qui n’ont de compte à rendre qu’à Dieu, mais c’est clair que bon nombre de Tunisiens taillent court, en choisissant de faire leurs prières à la maison, finalement c’est le chacun chez soi qui s’installe.

Publié par des ennemis de la révolution (Baldaquino, GlobalNet, 1er mai 2011)

Publié dans L'insurrection tunisienne et ses suites | Marqué avec , | Un commentaire

[Un bon flic est un flic qui démissionne] « Aujourd’hui, on est totalement discrédités »

Harcèlement moral, homophobie, injures racistes : plaintes dans la police du Nord

Les affaires éclaboussant la police du Nord s’enchaînent (nos précédentes éditions). L’IGPN, la police des polices, débarque en début de semaine à Lille après deux plaintes déposées par des fonctionnaires.

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1334518748.jpg

Jean-Claude Menault, directeur départemental de la sécurité publique du Nord, lors de sa prise de fonction, le 1er février 2008.

Harcèlement moral permanent, discrimination, homophobie. Ces accusations sont portées par Philippe Patisson, chef du CCPD (centre de coopération policière et douanière) de Tournai (B) depuis juin. Elles visent son passage tourmenté à la tête du SDIG (service départemental de l’information générale) du Nord de 2008 à 2011 : « J’ai signalé ces faits à la direction centrale, personne n’a bougé, déplore le commissaire divisionnaire. Pour me protéger ainsi que mes collaborateurs, j’ai attiré l’attention de la justice : une décision mûrie et douloureuse après trente ans dans la fonction publique. » Il a déposé plainte contre X au parquet de Lille en février.

« Guerre interne »

Plusieurs policiers sont visés à différents degrés, dont Jean-Claude Menault, numéro 1 de la sécurité publique du Nord à l’époque. « C’est le résultat de tensions au sein de l’information générale avec une guerre interne entre pro et anti Patisson, analyse Benoît Lecomte, secrétaire zonal du syndicat Alliance. Il a vécu des moments difficiles. Tout a été fait pour le déstabiliser et l’inciter à quitter ses fonctions. Certains n’ont pas hésité à le railler et le provoquer sur ses orientations sexuelles. » La lutte des clans aurait débouché sur des dérapages : « Des propos racistes, xénophobes et homophobes ont été tenus, à l’antithèse de mon engagement policier, martèle Philippe Patisson. Mais ça ne concerne qu’une minorité de fonctionnaires. Par ailleurs, dès le départ, il y a eu une volonté de casser le SDIG (nouvelle version des RG créée en 2008) de la part de Jean-Claude Menault. Notre travail n’a jamais suscité son intérêt. » L’ex-chef du SDIG met aussi en cause une enquête menée contre lui : des pressions auraient été exercées par des officiers et un commissaire sur son garagiste personnel afin d’obtenir une fausse attestation visant à le salir.

Des témoignages de fonctionnaires alimentent la plainte. L’un d’eux émane de Serge Guillen, l’ancien grand patron national de l’information générale. La police des polices l’a entendu après l’audition de Philippe Patisson fin mars à Paris. Elle arrive en début de semaine à l’hôtel de police de Lille Sud.

Plusieurs dizaines de personnes devraient être interrogées. L’IGPN tentera peut-être d’élucider une autre plainte déposée récemment par une fonctionnaire du SDIG. Là encore, du harcèlement est évoqué, tout comme des injures racistes.

Jean-Claude Menault assure n’avoir appris l’existence des plaintes que « vendredi, par une journaliste. Curieusement, elles ont été déposées après mon départ en retraite au 1er février (à cause du scandale du Carlton de Lille). » Arguant de son ignorance de leur contenu, il ne les commente pas en détail. Mais tacle Philippe Patisson en sous-entendus : « Il y en a qui confondent harcèlement et commandement. En général, ce ne sont pas les meilleurs. On est amenés à leur faire des remarques, c’est le boulot d’un chef. »

Selon Philippe Patisson, sa situation l’a conduit à réclamer sa mutation du Nord, raison de son arrivée à Tournai. « Depuis que je suis parti, il y a eu au SDIG cinq arrêts pour dépression et douze demandes de mutation. » L’expression d’un malaise.

Leur presse (Benjamin Duthoit, lavoixdunord.fr, 15 avril 2012)


Scandales en série dans la police du Nord

Les scandales n’en finissent plus d’éclabousser la police du département. Dernier en date : on a appris hier que deux plaintes ont été déposées à l’encontre de M. Menault, ancien chef de la police du Nord, pour harcèlement moral…

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1334518948.jpg

Jean-Claude Menault en première ligne avec sa BAC lors des incidents survenus en fin de manifestation antifasciste le 8 octobre 2011 à Lille.

Deux plaintes déposées pour harcèlement à l’encontre de Jean-Claude Menault. Deux plaintes ont été déposées il y a quelques semaines pour harcèlement moral, à l’encontre de Jean-Claude Menault, ancien chef de la police du Nord, a-t-on appris hier. L’une des plaintes a été déposée par une fonctionnaire de police. L’autre par Philippe Pâtisson, qui était alors commissaire divisionnaire et chef du service départemental d’information générale (SDIG). Nous ne sommes pas parvenus, hier, à joindre le principal intéressé. Celui-ci avait été muté courant 2011 : selon une source syndicale, « c’est la mort dans l’âme qu’il a quitté le service d’information générale qu’il dirigeait ».

Joint hier soir par téléphone, Jean-Claude Menault a quant à lui déclaré qu’il tombait des nues en apprenant les deux plaintes déposées contre lui : « Je n’étais pas au courant », a-t-il soutenu. L’ex-directeur départemental de la sécurité publique (DDSP) s’est dit par ailleurs « très étonné » d’apprendre qu’on l’accusait de harcèlement moral : « Ce n’était pas du harcèlement, c’était du commandement, a-t-il lancé. L’ensemble des policiers travaillant avec M. Pâtisson n’étaient pas satisfaits de son travail. J’ai donc demandé à ce qu’il parte : une procédure a été engagée et il a été muté à Tournai, où il est devenu chef du centre de coopération policière et douanière. » L’inspection générale de la police nationale (IGPN) a été saisie de l’enquête. Alors qu’elle était déjà venue à l’hôtel de police, il y a quelques mois, pour enquêter sur l’affaire du Carlton, elle sera de retour la semaine prochaine, pour auditionner un certain nombre de fonctionnaires sur cette nouvelle affaire.

Ouverture d’une enquête à l’encontre d’un capitaine de police de Lille. Alors que viennent d’être révélés de petits arrangements entre commissaires (lire notre édition d’hier), on apprend cette fois qu’une enquête a été ouverte, à la demande du Parquet de Lille, à l’encontre d’un officier de l’hôtel de police.

Les faits qu’on lui reproche remontent à fin 2011. Une patrouille dirigée (entre autres) par ce capitaine est envoyée dans une maison pour une découverte de cadavre. Il s’agit en fait d’un homme décédé par mort naturelle. Des constatations sont réalisées sur place. Du classique, en somme, pour ce service de la division de Lille.

Seulement, quelque temps après ce décès, le fils du défunt se serait aperçu que l’ordinateur qu’il avait offert à son père avait disparu de la maison.

Menant sa propre enquête, il aurait retrouvé trace de cet ordinateur sur le site internet ebay, mis en vente dans une petite annonce. Le fils dépose donc plainte et une enquête est ouverte. Les policiers du groupement d’appui judiciaire (GAJ) ne tardent pas à remonter à la personne qui a mis en vente l’ordinateur sur Internet. Il s’avère qu’il s’agit du capitaine de police.

Celui-ci est donc convoqué par sa hiérarchie. Tenu de s’expliquer, il aurait alors affirmé avoir acheté l’ordinateur sur le site Internet leboncoin, pour le revendre ensuite plus cher sur le site concurrent, à des fins de profit personnel. L’officier aurait d’ailleurs précisé être adepte de ce type de pratiques et réaliser fréquemment des transactions de ce genre par petites annonces.

Avisé, le Parquet de Lille a ouvert une enquête préliminaire, qui est toujours en cours aujourd’hui. Certains syndicats n’hésitent pas en tout cas à faire le lien entre cette affaire et celle des « caisses noires » révélée hier.

Profond malaise. Chaque nouvelle « révélation » survient dans un contexte déjà bien sombre pour la police du Nord, fragilisée depuis l’affaire du Carlton. Interrogés hier, plusieurs fonctionnaires de police lillois ont exprimé un ras-le-bol unanime : « Aujourd’hui, on est totalement discrédités », a témoigné l’un d’eux tandis qu’un autre appelait à faire « le grand ménage » : « On n’a pas besoin de gens comme ça, qui font des magouilles. » Selon un syndicaliste, ce profond malaise, vécu d’ailleurs à tous les niveaux de la hiérarchie policière, n’est pas apparu ex nihilo : « L’affaire du Carlton a fait énormément de dégâts. Le problème, c’est qu’après ce scandale, on a laissé les gens en place, des gens qui se haïssent, qui sont divisés en clans et qui n’ont qu’une envie : se tirer dans les pattes. » On se souvient qu’à son arrivée, fin novembre 2011, le nouveau DDSP Didier Perroudon avait fait part de son intention de restaurer un peu de sérénité au sein des équipes : il reste encore bien du travail pour y arriver.

Leur presse (Marie Goudeseune, NordEclair.fr, 14 avril 2012)


Trois commissariats commerçaient avec des ferrailleurs pour remplir leur cagnotte

Pendant des années, les commissariats de Lille, Roubaix et Tourcoing ont vendu à des ferrailleurs des objets récupérés en mission et voués, en théorie, à la destruction. La « combine » a été révélée hier par Marianne2.fr. Les cagnottes auraient servi à des achats de fournitures pour les policiers. Une enquête interne est ouverte.

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1334520136.jpg

Aux côtés du préfet Dominique Bur, Didier Perroudon (à gauche) prend officiellement ses fonctions le 29 novembre 2011 à l'hôtel de police de Lille.

« Dans les commissariats, il y a des tas de ferraille dont on ne sait pas quoi faire. » L’aveu est signé Didier Perroudon. Le directeur départemental de la sécurité publique enchaîne les interviews téléphoniques, hier. Les révélations du site marianne2.fr ont déjà fait le tour des rédactions et le DDSP tient à tuer l’histoire dans l’œuf. Pas question que l’honneur de la police du Nord soit sali à nouveau, alors que les plaies ouvertes par l’affaire du Carlton de Lille ne sont pas refermées.

Didier Perroudon ne conteste pas les faits mais minimise leur portée. « C’est pas l’affaire du siècle », tempère-t-il, décrivant une « combine pas réglementaire mais pas malhonnête » et sans enrichissement personnel. « Si ça a atteint 1500 à 2500 euros par an, c’est le bout du monde. C’était pas des lingots d’or ! » Nommé fin 2011, le n° 1 de la police du Nord dit n’avoir eu vent de cette pratique que jeudi dernier : « J’ai immédiatement fait figer les cagnottes et informé le procureur de la République. »

Depuis 2008 au moins, une petite filière de récupération s’était mise en place dans trois commissariats de la métropole. Toute l’année, les policiers récupèrent des objets au cours des procédures administratives et judiciaires : vélo volé, scooter abandonné, pièces en métal. Au terme des procédures, une partie de ce bazar de brocante est vendue par les Domaines, le reste, en trop mauvais état, est détruit. C’est là qu’ont eu lieu, « localement », « des arrangements », reconnaît le DDSP. Les objets détériorés étaient en fait écoulés auprès de ferrailleurs, le fruit de la vente alimentant une « cagnotte ».

À quoi, à qui servait-elle ? Aux « petites dépenses » des services, assure Didier Perroudon, « pour acheter un casse-croûte avant une planque, ou remplacer une lampe torche de la BAC ». Et le directeur d’assurer de l’existence « d’une comptabilité au centime près ». Malgré des transactions que l’on imagine réalisées en espèces ? « La première impression est qu’il n’y a pas de malversations. » Une enquête interne a été ouverte pour le confirmer. Ses conclusions devraient être rendues la semaine prochaine.

« Faire tourner la boutique »

Les syndicats, eux, n’ont pas attendu pour livrer leur lecture. « Si les moyens suivaient, on n’aurait pas besoin d’en arriver là, dénonce Fabrice Danel, secrétaire départemental d’Unité-SGP Police. C’est le rôle d’un policier de vendre du cuivre dans la cour pour pouvoir acheter des ampoules ? » Si la réponse est oui, Fabrice Danel suggère d’officialiser le dispositif et de le généraliser à tous les commissariats. Au sein du même syndicat, des sources fustigent une « baisse constante depuis 2009 des budgets de fonctionnement, qui pèse sur les conditions de travail ». Et de voler au secours des commissaires seulement soucieux, à leurs yeux, de « faire tourner la boutique ».

D’autres fonctionnaires décrivent des budgets de plus en plus serrés, un assèchement particulièrement sensible en fin d’année, une fois les crédits consommés, quand certains services se retrouvent en manque de fournitures, comme du papier. La pénurie a parfois même touché ponctuellement les véhicules de patrouille, faute de carburant. « Les budgets sont étroits mais on n’en est pas à faire des ménages pour acheter de l’essence », ironise en réponse Didier Perroudon. Quel que soit le résultat de l’enquête, l’affaire soulèvera pourtant des questions sur la police. Sur sa morale, ou sur ses moyens.

Leur presse (Sébastien Bergès & Robert Lefebvre, lavoixdunord.fr, 13 avril 2012)


SDIG de Lille
Philippe Patisson – élements d’information

On ne fait pas de l’investigation, on n’a pas les moyens. Pour autant, à force de fouiner et de développer des techniques de dissimulation, on finit par apprendre sur l’ennemi bien plus que ce qu’on pensait.

En discutant avec les copains du Nord et de la Picardie, tout en creusant dans les archives et sur Internet, on a monté un petit dossier sur un vieux roublard qu’on aurait presque oublié de mentionner sur ce site, de peur de ne pas pouvoir en dire suffisamment sur lui : PHILIPPE PATISSON, 54 ans.

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1334517429.jpg

Philippe Patisson - juillet 2008.

La belle carrière de Philippe commence sur les bancs de l’école privée Sainte-Croix Saint-Euverte d’Orléans où, entre 1967 et 1975, il apprend les vertus de l’enseignement moral catholique encompagnie de nombreux jeunes garçons de bonne famille. L’école ne devient mixte qu’en 1975, alors que Philippe s’apprête à passer son Baccalauréat. C’est là qu’il se fait ses premières vraies copines, comme Christine qui reste son amie jusqu’à aujourd’hui.

On ne sait pas ce qu’il se passe dans la caboche du jeune Philippe, mais il semblerait que l’uniforme de Sainte-Croix Saint-Euverte lui ait donné envie de devenir policier. Mais attention, pas n’importe quelle police, car quand on sort de Sainte-Croix Saint-Euverte, ce n’est pas pour finir avec les ploucs de la BAC.

Très vite, Philippe entre donc à la Direction Centrale de la Police Judiciaire comme spécialiste de la contrefaçon. Et à cette fonction, Philippe passe plusieurs années à traquer les faussaires de toutes sortes (œuvres d’art, technologies, pharmaceutique…), particulièrement sensible aux méchants falsificateurs chinois, « tueurs d’emplois français ». Courtisé on n’en doute pas, Philippe intervient également dans des conférences à l’Institut d’Études Supérieures des Arts, pour sensibiliser le monde des arts au fléau du plagiat.

La consécration ne tarde pas à venir. En avril 2003 et février 2004, il est confirmé dans la fonction de commissaire principal de police en même temps que J.-F. Papineau, que nos copain/ines poitevin.e.s connaissent bien. À Amiens, il entre en contact avec la problématique des sans-papier.e.s et devient un intermédiaire entre les collectifs de soutien et le préfet, sans abandonner pour autant sa passion pour la fausse marchandise. Désormais, non content de hanter les ventes aux enchères, il doit en plus s’arranger avec les doléances incessantes des associatifs qui lui balancent sur sa boîte mail des demandes de libération de familles sans-papiers menacées d’expulsion. Philippe, c’est un peu le flic de la bonne société : il sait se rendre utile, faire croire qu’il est dans votre camp.

Le 24 avril 2007, Philippe est nommé à la Direction Régionale des Renseignements Généraux de Picardie. Le petit garçon de Sainte-Croix Saint-Euverte débarque parmi les espions du ministère de l’Intérieur. Il dévoile son vrai visage : mouchard.

Entre-temps, Philippe a pris goût à la lutte en faveur des opprimé.e.s, allant jusqu’à défiler contre l’esclavage le 10 mai 2008, à Amiens toujours. Il veut montrer qu’il est sensible, que la République qu’il représente est à l’écoute. Mais les flics à l’ancienne, du style Papineau (son collègue de Poitiers), n’aiment pas trop ça. Autant dire que cette proximité ne fait pas marrer tout le monde, alors certains ne pleureraient pas de le voir changer d’affectation.

En juin 2008, Philippe atterrit à Lille, propulsé Commissaire Divisionnaire et chef du Service Départementale de l’Information Générale du Nord. Quelle belle promotion ! Son bureau, situé dans le troisième bâtiment du Commissariat Central de Lille Sud (un des plus gros d’Europe), surplombe le parking où fourmillent les « petits flics » de la BAC et de la Sécurité Publique (autant dire, de son point de vue, la plèbe policière). Le reste de ses hommes quant à eux, sont cantonnés au « Château » de Marcq en Baroeuil où, semblerait-il, la connexion internet ne fonctionnait pas à l’automne 2009 (même la police a ses défauts).

Dans la fleur de l’âge, rasé de près, portant de petites lunettes et la coupe héritée de son enfance catholique (style boy-scout), Philippe et son costume bleu-gris (vert-de-gris ça fait mauvais genre) arrivent dans les manifestations hebdomadaires du Collectif de Sans-Papiers de Lille, accompagnés des collègues de la DDSP 59-BIVP.

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1334517705.jpg

Philippe Patisson (SDIG) avec Yohan Tourbier et Philippe Deschotte (BIVP).

À partir de là, Philippe met un point d’honneur à serrer la pince des militant.e.s et activistes et à se faire passer pour un brave homme, sensible aux idées gauchistes. Il met en marche sa stratégie de séduction, joue l’approche sensible, engage le débat et dégaine autant qu’il peut sa carte de visite. À l’occasion, il aime aussi mettre en avant son côté militant, car Monsieur SDIG est membre du FLAG!, l’association de policiers gays et lesbiens. Autant dire que dans la police, institution plutôt homophobe, c’est une posture radicale qui demande de l’aplomb. Le jour de la Gay Pride, il est en fonction, mais porte une casquette rose accrochée à la ceinture, par solidarité sans doute et parce que le préfet n’apprécieraient probablement pas qu’il la porte sur la tête.

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1334517871.jpg

Philippe Patisson à la Gay Pride de Lille en juin 2009.

Et lors des manifestations anticapitalistes, le voilà qui sort un badge Che Guevara pour aborder les militants (quelle couverture incroyable : le flic qui arbore un symbole communiste de la lutte armée pour plaire aux anar.e.s !). Ça marche peut-être chez certain.e.s, mais pour d’autres l’approche est trop grossière : il ne tarde pas à se faire jeter. Mal aimé dans sa maison, mal aimé par ses ennemi.e.s, Philippe n’a plus que les bras de Catherine (sa jeune recrue) pour pleurer.

Pourtant l’hostilité ne l’arrête pas, il persévère. Il se présente au stand de la Brique (le journal de critique sociale local), puis se pointe à leur soirée, se montre au camp no border de Calais (23-29 juin 2009), au débat public sur les nanotechnologies (17 novembre 2009), à la venue de Pécresse à l’université de Lille 3 (15 juin 2010)…

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1334518069.jpg

Philippe Patisson à Lille 3 lors de la venue de Pecresse - Mai 2010.

… et apparait même au moment d’une arrestation de Lillois au camp no-border de Bruxelles pour les narguer (1er octobre 2010). Et puis finalement il se lasse, s’impatiente même, et devient agressif comme ses collègues de la DDSP.

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1334518090.jpg

Philippe Patisson à Bruxelles - Octobre 2010.

En 2011, Philippe montre peu le bout de son nez, fatigué sans doute de perdre son temps. Les milieux politiques lillois, il en a fait le tour, il peut se consacrer à autre chose. Intervenir au pôle UP-tex2 pour reparler un peu de contrefaçon ou assister aux concerts de la Gendarmerie Mobile à Sequedin par exemple. De toute façon, d’autres ont pris le relais.

Philippe, dans l’ombre du commissariat de Lille Sud, rêve sans doute déjà de Bruxelles où, peut-être, la police européenne aurait besoin de ses services (Espérons qu’il n’oubliera pas de prévenir Christine sur copains d’avant, avant de quitter Lille). Dans tous les cas Philippe gardera sa place dans notre EDVIRSP (fichier de renseignement de la SDIG) à nous.

Morale de l’histoire : méfiez-vous des « gentils flics » comme Philippe Patisson : ils sont de ceux qui vous séduisent pour mieux vous piéger, ceux qui vous analysent avant de vous cerner. Il n’y a pas de bon flic : un bon flic est un flic qui démissionne.

Merci aux copain/ines d’ici ou d’ailleurs pour leurs précieuses informations.

Copwatch Nord – Paris Île de France, janvier 2012

Publié dans Violences policières et idéologie sécuritaire | Marqué avec , , | Commentaires fermés sur [Un bon flic est un flic qui démissionne] « Aujourd’hui, on est totalement discrédités »

[Saint-Caradec] A voté !

Saint-Caradec (22). Campagne électorale : en vert et contre tous

Avec l’installation, depuis le début de la semaine dernière, des panneaux de la campagne présidentielle, les graffitis ne se limitent plus qu’aux murs. À Saint-Caradec, des taggers ont mis au vert les affiches des dix candidats, sans distinction. Du pur vandalisme qui n’a pas encore fait l’objet d’une plainte, mais qui devrait contraindre la mairie à changer ce panneau.

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1334516030.jpg

Leur presse (LeTelegramme.com, 15 avril 2012)


Saint-Caradec. Les affiches des candidats à la présidentielle voient vert

Ce week-end, les habitants de Saint-Caradec ont découvert les panneaux d’affichage de la campagne présidentielle dans un drôle d’état. Chacun des dix portraits des candidats a été bombé de vert. Un acte de vandalisme qui semble avoir été commis par le ou les mêmes auteurs. Le maire de la commune Alain Guillaume a qualifié cet acte de « crétin. C’est de la bêtise. C’est la première fois que je vois ça. Malheureusement, il appartient aux militants des candidats de revenir faire les panneaux que nous mettons à disposition. »

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1334516047.jpg

D’après le maire, une plainte a déjà été déposée auprès de la gendarmerie.

Leur presse (Ouest-France.fr, 15 avril 2012)

Publié dans General | Marqué avec | Commentaires fermés sur [Saint-Caradec] A voté !

[Bourg-sous-la-Roche, 20 avril] Rassemblement bruyant contre l’aéroport de NDDL

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1334515113.png

L’union locale des syndicats CNT de Vendée.

Publié dans Activités de la CNT, Aménagement du territoire - Urbanisme | Marqué avec , | Un commentaire

Un centre culturel autogéré s’ouvre à Nancy

Bonjour,

Ça y est le Centre Culturel Autogéré de Nancy (CCAN) a maintenant une adresse : 69 rue de Mon Désert à Nancy.

On s’active pour aménager le lieu depuis maintenant trois mois. Vous êtes les bienvenu-e-s pour participer aux derniers travaux.

Nous prévoyons l’inauguration le 1er mai 2012.

Différentes organisations sont d’ores et déjà parties prenantes du projet. Le programme du mois de mai, déjà bien étoffé, arrivera bientôt dans vos boîtes aux lettres…

À très bientôt,

Le CCAN.

Nous contacter : par courriel ou au 03 72 14 85 23.

Publié dans Initiatives libertaires | Marqué avec | Commentaires fermés sur Un centre culturel autogéré s’ouvre à Nancy

[Vive l’Azawad libre !] « Une grande assemblée générale s’est tenue mardi entre des chefs de l’État-major, de factions nomades, des jeunes, etc. Ils se sont entendus, à l’unanimité, pour demander aux groupes islamistes de quitter le territoire »

Entretien avec Mossa Ag Attaher, porte-parole du bureau politique du Mouvement national pour la libération de l’Azawad

Une grande confusion entoure les négociations pour la libération des otages algériens enlevés jeudi 5 avril. Où en sont les pourparlers ?

Nous collectons des informations pour aider à leur libération, mais nous ne sommes en aucun cas négociateurs avec les preneurs d’otages. Le MNLA a condamné cet acte terroriste et a exprimé sa solidarité avec le peuple algérien. Notre priorité, c’est de sauvegarder la vie des otages et de sécuriser la population.

Les témoins de l’enlèvement racontent que le MNLA n’était pas dans Gao au moment de l’attaque. On a l’impression que vous ne maîtrisez pas toute la situation au nord-Mali…

Après le coup d’État à Bamako, l’état-major du MNLA a demandé aux combattants d’accélérer les opérations. Kidal est tombée le 30 mars, Gao le 31, Tombouctou le 1er avril. Pendant que des unités du MNLA attaquaient, d’autres étaient mobilisées pour sécuriser la zone. À Gao, ce fut plus difficile. D’autant que dans la ville, des miliciens, armés par l’État malien, se livraient à des actes de vandalisme. Le MNLA a commencé par sécuriser les accès à la ville. Quand les combattants sont arrivés à proximité du consulat, des terroristes, équipés de ceintures d’explosifs, ont menacé de se faire exploser si nous avancions.

Plusieurs groupes islamistes ont revendiqué leur contrôle sur les villes du nord. Est-ce que le MNLA a signé un pacte avec eux contre l’ennemi commun, l’État malien ?

Pas du tout. Depuis le 17 janvier, le discours du MNLA est très clair. Nous n’avons rien à voir avec eux. Pour rappel, en 2006, de violents affrontements ont opposé Ag Bahanga (chef rebelle touareg) et Aqmi au cours desquels le numéro 2 d’Aqmi a été tué. En revanche, l’Etat malien est complice de l’implantation d’Al Qaïda dans cette zone. Nous avons des preuves qu’avant le mois de janvier, des camps militaires maliens se sont installés à moins de 20 kilomètres des camps d’Aqmi. Des officiers touareg qui ont déserté l’armée nous ont raconté que l’Etat malien était au courant et qu’ordre leur était donné de ne pas les approcher et de ne pas les inquiéter.

Mais aujourd’hui, Aqmi n’est plus seul. Il y a aussi Ansar Dine et le Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest…

Le MNLA n’a connaissance que de deux groupes islamistes : Aqmi et Ansar Dine. Nous ne considérons pas ces derniers comme des terroristes. L’État major du MNLA a rencontré Ag Ghaly. Il nous a fait savoir qu’il souhaitait l’application de la charia sur l’ensemble du territoire. Nous lui avons répondu que le MNLA, dont la revendication est la libération de l’Azawad, ne pouvait accepter une telle idéologie. Lorsque notre État sera doté d’institutions démocratiques, des élections seront organisées pour que la population s’exprime sur le projet politique de son choix. C’est vrai, sur le terrain, il y a eu des coïncidences. Ansar Dine a concentré ses attaques sur la région de Kidal, que le MNLA a aussi attaqué. Mais jamais il n’y a eu de commandement commun, ni même de combattant commun. Quant à Mujao, il s’agit d’un groupe fantôme en quête de publicité. Le MNLA, lui, a un combat politique et une lourde responsabilité.

À terme, l’affrontement entre le MNLA et ces groupes semble inévitable…

La présence de ces groupes constitue une menace. Mais elle ne peut pas être un frein à l’aboutissement de notre combat. Une grande assemblée générale s’est tenue mardi entre des chefs de l’État-major, de factions nomades, des jeunes, etc. Ils se sont entendus, à l’unanimité, pour demander aux groupes islamistes de quitter le territoire. L’État malien a reçu des milliards et du matériel militaire sophistiqué pour lutter contre le terrorisme et il n’a rien fait. Nous disons à la Cédéao, à la communauté internationale et aux pays de la région que le MNLA est disposé à lutter contre le terrorisme et le trafic de drogue. Mais nous ne souhaitons pas ouvrir tout de suite un conflit avec ces groupes.

Cette semaine deux nouveaux fronts de libération de l’Azawad se sont créés. Ne craignez-vous pas qu’ils brouillent votre message ?

Le Front de libération nationale de l’Azawad aurait déjà explosé suite à des tensions internes. Il était constitué d’anciens militaires arabes de l’armée malienne. Aujourd’hui, la majorité de la jeunesse arabe a rejoint le MNLA. Un de ses représentants est devenu secrétaire général adjoint de notre mouvement. Quant au Front de libération de l’Air et de l’Azawad, il s’est formé suite à la décision de la Cédéao de chasser le MNLA de l’Azawad. C’est par solidarité et non pas pour délivrer un message politique différent.

Les relations avec les groupes islamistes seraient aussi à l’origine de tensions au sein même du MNLA…

Il n’y a aucune tension. Au contraire, les rangs se sont resserrés. Les combattants du MNLA sont soudés comme un seul homme.

Quelles relations avez-vous avec l’Algérie ?

Nous souhaitons établir de bonnes relations avec l’Algérie, pays incontournable dans la gestion de notre conflit avec le Mali. Nous aimerions qu’elle use de toute son influence pour trouver une solution dans la région.

Comment réagissez-vous aux propos du président Traoré qui vous menace d’une « guerre totale et implacable » si vous refusez de « rentrer dans les rangs » ?

Suite à l’appel du Conseil de sécurité des Nations-Unies, des États-Unis, de la Cédéao et de la France, nous avons proclamé de manière unilatérale la fin des opérations militaires. Nous avons refusé tout dialogue avec les putschistes car ils ne sont pas choisis par le Mali de manière démocratique pour parler en son nom. Nous avons été très surpris de voir que malgré nos efforts, le nouveau président malien nous déclare la guerre alors que son armée a enregistré tant de défaites sur le terrain ! Nous réaffirmons toute notre disponibilité pour des négociations politiques avec un pouvoir malien légitime. M. Traoré doit faire preuve d’un peu plus de courage politique et admettre qu’il ne saurait y avoir de solution militaire au conflit politique qui nous oppose à l’État malien. Toute tentive de récupération de l’Azawad par des actions militaires sera considérée par le MNLA comme une déclaration de guerre et une violation flagrante du cessez-le-feu.

Leur presse (article de Mélanie Matarese, relégué sur le blog du Figaro Visa pour l’Algérie le 14 avril 2012, et repris sur Maliweb)

Publié dans General | Marqué avec , , | Un commentaire

[ACAB] « Il bat sa femme, on peut le parier » (2)

Soupçonné de l’assassinat de son ex-compagne, un policier en fuite

Un policier, soupçonné d’avoir tué, mercredi, de plusieurs balles son ex-compagne, à la Motte-Servolex (Savoie), est recherché par la gendarmerie de Chambéry. Une enquête est ouverte pour « assassinat » contre ce policier en poste à Grenoble.

La femme, atteinte de plusieurs balles à la poitrine, a été découverte dans sa maison par sa fille jeudi, a précisé le procureur de la République de Chambéry, Jean-Pierre Valensi, confirmant une information du Dauphiné Libéré.

Âgée de 44 ans et mère de plusieurs enfants, elle a été touchée à plusieurs reprises au niveau du cœur par des projectiles dont le calibre n’a pas encore été déterminé. Sa mort remonterait à la soirée de mercredi, rapporte le quotidien local.

Depuis la découverte du cadavre, les enquêteurs ont vainement tenté de rentrer en contact avec l’ancien compagnon de la victime, un brigadier chef de 46 ans affecté à l’Hôtel de police de Grenoble. Selon le Dauphiné, le couple se serait disputé il y a environ deux semaines.

Leur presse (LeParisien.fr avec l’AFP, 14 avril 2012)

Publié dans Violences policières et idéologie sécuritaire | Marqué avec , | Commentaires fermés sur [ACAB] « Il bat sa femme, on peut le parier » (2)

[Faits divers] Lille : Un gang armé dépouillait les macchabées

Un ordinateur volé retrouvé chez un officier, la « police des polices » saisie

Le parquet de Lille a ouvert une enquête préliminaire et saisi l’Inspection générale de la police nationale (IGPN, la « police des polices »), après qu’un ordinateur volé s’est retrouvé en possession d’un capitaine de police, a-t-on appris samedi de source judiciaire.

En mars 2011, des policiers sont envoyés au domicile d’une personne décédée de mort naturelle pour faire les constatations.

Peu après le décès, le fils de la victime se rend compte de la disparition de deux ordinateurs portables, retrouve la trace de l’un d’eux sur le site ebay et porte plainte, a-t-on indiqué de même source.

Fin 2011, l’enquête permet de déterminer que l’un des ordinateurs portables s’est retrouvé « à un moment donné » en possession d’un capitaine de police de Lille « dans des conditions qui restent à éclaircir », selon la source judiciaire.

Cet officier de police, qui dit avoir l’habitude d’acheter et de vendre des articles sur internet, nie avoir volé l’ordinateur portable et déclare l’avoir acheté sur le site leboncoin pour le revendre, a-t-on précisé de même source.

« L’enquête se poursuit pour savoir si l’ordinateur a pu être volé par quelqu’un d’autre » et s’il a été retrouvé par « hasard » en possession de l’officier de police, a poursuivi la source judiciaire. Ce policier « n’est pas soupçonné de vol », mais « quand un policier est mis en cause, il est préférable que l’IGPN soit saisie » pour « pas que l’on puisse soupçonner le commissariat de couvrir un policier », a encore dit cette source.

Cette affaire fait suite à d’autres mises en cause de policiers du Nord, sans lien avec celle-ci. Une enquête interne a ainsi été ouverte ces derniers jours concernant de « petits trafics » organisés par des policiers de Lille, Roubaix et Tourcoing avec des ferrailleurs, pour « améliorer l’ordinaire ».

Trois policiers du commissariat de Roubaix (Nord) ont par ailleurs été mis en examen pour « faux et usage de faux », après avoir tenté de dissimuler une conduite en état d’ivresse lors d’un accident de la route les impliquant.

Leur presse (Agence Faut Payer, 14 avril 2012)

Publié dans Violences policières et idéologie sécuritaire | Marqué avec , , | Commentaires fermés sur [Faits divers] Lille : Un gang armé dépouillait les macchabées

Hourra pour la Grande Borne !

Grigny : cocktails molotov contre les CRS

Des incidents ont opposé vendredi soir une quinzaine d’individus aux forces de l’ordre dans le quartier de la Grande Borne à Grigny, dans l’Essonne.

Peu avant 23h, des CRS qui venaient sécuriser le secteur, théâtre de plusieurs assassinats ces dernières semaines, ont été attaqués par des jets de projectiles et de cocktails molotov, dont l’un sur leur véhicule, selon les informations recueillies par Europe 1. Les fonctionnaires, appartenant à la CRS 40 basée à Dijon et actuellement déployés en renfort dans le secteur, n’ont pas été blessés. Ils ont riposté par des tirs de grenades lacrymogènes.

Quelques kilomètres plus loin, à Saint-Michel-sur-Orge, des policiers ont interpellé en flagrant délit deux personnes qui préparaient également des cocktails molotov.

Leur presse (Europe1.fr, 14 avril 2012)

Publié dans Violences policières et idéologie sécuritaire | Marqué avec , | Commentaires fermés sur Hourra pour la Grande Borne !

[Vive l’Azawad libre !] Le « retour à l’ordre constitutionnel » c’est la guerre

Communiqué de Presse du MNLA
Mise en garde du Président intérimaire du Mali

Le Mouvement National de Libération de l’Azawad prend acte des déclarations irresponsables de M. Dioncounda Traoré, président intérimaire de la République du Mali, qui promet « une guerre implacable à ceux qui occupent le Nord du Mali ».

En premier lieu, le MNLA rappelle que son armée de libération nationale n’occupe pas le Nord du Mali mais qu’elle a repris le territoire légitime du peuple de l’Azawad.

Nous rappelons à la communauté nationale Azawadienne et à la communauté internationale que le MNLA, suite à la libération de la totalité du territoire de l’Azawad sous occupation malienne, et en réponse à la demande de la communauté internationale, notamment du Conseil de Sécurité des Nations Unis, de la France, des États-Unis d’Amérique et de la CEDEAO, a proclamé unilatéralement la fin des opérations militaires afin de favoriser le dialogue politique et la négociation dans l’intérêt des États du Mali et de l’Azawad et de leurs peuples respectifs.

Cependant, suite à la déclaration va-t’en guerre du président intérimaire du Mali, le MNLA met en garde contre toute intrusion malienne sur le territoire de l’Azawad et considère que toute action militaire de la part du Mali en direction des positions de notre armée de libération nationale équivaudra à une déclaration de Guerre et à une violation flagrante de la fin des opérations militaires.

Le MNLA prend à témoin la communauté Azawadienne, la communauté internationale, le Conseil de Sécurité des Nations Unis, la France, les États-Unis d’Amérique et la CEDEAO, que les déclarations d’hostilité relèvent de la seule responsabilité des autorités intérimaires du Mali venus combler la vacance du pouvoir malien défait par le Putsch d’un simple capitaine de l’armée.

Nous rappelons que le MNLA reste disposé au dialogue et à la négociation mais avec des autorités maliennes légitimes, élues, librement choisies par les populations maliennes et reconnus la communauté internationale.

Vive l’Azawad libre et indépendant,
Vive le MNLA,

Pour le MNLA, le 13 avril 2012,
Mossa Ag Attaher,
Porte-parole et chargé de communication du MNLA

Publié par Toumast Press


Et le point sur la situation dans l’Azawad par le même Mossa Ag Attaher :

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1334423649.png

Publié dans General | Marqué avec , , | Commentaires fermés sur [Vive l’Azawad libre !] Le « retour à l’ordre constitutionnel » c’est la guerre

[Tunisie] Nouvelles de la révolution

Tunisie – Violences à Kasserine suite à l’immolation par le feu d’un jeune homme

Des violences ont éclaté, vendredi 13 avril 2012, après la prière, à Kasserine, suite à l’immolation par le feu d’un jeune homme en protestation quant à sa condition sociale, selon la TAP.

Ainsi, un groupe d’individus a brûlé des pneus au croisement de la route menant à la cité Ezzouhour, suite à des altercations avec les forces de l’ordre qui ont essayé de séparer les protestataires.

Le jeune homme a été transporté d’urgence à l’hôpital régional de Kasserine. Son état est actuellement stable, selon une source médicale.

Le calme est revenu dans la ville suite à l’intervention d’un groupe de citoyens ainsi que des agents des forces de l’ordre originaires de la région qui ont discuté avec les protestataires en leur promettant de chercher des solutions à leurs problèmes.

Publié par des ennemis de la révolution (Business News, 13 avril 2012)


Tunisie – Une mosquée profanée à la Mahdia

L’imam Ghassen Ayeb a déclaré sur les ondes de Shems FM qu’un groupe « d’extrémistes » s’est introduit, vendredi 13 avril 2012, dans une grande mosquée de Mahdia entre les prières d’Assobh et d’Al Dhohr et a profané la mosquée.

Selon ses dires, ces individus auraient déposé des déchets humains dans la mosquée, alors qu’aucun fidèle n’était présent sur les lieux.

L’imam précise, par ailleurs, qu’une enquête est ouverte pour dévoiler l’identité de ces individus.

Publié par des ennemis de la révolution (Business News, 13 avril 2012)


Tunisie – Grève ouverte et suspension des cours à la faculté de Kairouan

Des violences ont eu lieu à la Faculté des lettres et des sciences humaines de Kairouan (située dans la ville de Raqqada), suite à l’annonce des résultats des examens du premier semestre, selon des médias de la place.

Les cours ont été suspendus, vendredi 13 avril 2012, momentanément : les enseignants et le personnel administratif sont entrés en grève ouverte, pour protester contre ces violences.

En effet, Taïeb Daâdoucha, membre de l’administration de la faculté a été sauvagement agressé (par une quarantaine de personnes) alors que Radhouane Enhari, SG de la faculté a été agressé, insulté et menacé de mort.

Publié par des ennemis de la révolution (Business News, 13 avril 2012)


Tunisie – Condamnations des individus arrêtés dans les violences d’El Ktar

Les 11 individus, arrêtés pour actes de violences lors des mouvements de contestation qui ont eu lieu à El Ktar Gafsa le 9 avril 2012 et qui ont causé, entre autres, l’incendie d’un poste de police et d’un bus de la CPG (lire notre article à ce sujet), ont comparu, hier jeudi 12 avril 2012, devant le Tribunal de première instance de Gafsa.

Après délibérations, trois d’entre eux ont été condamnés à 7 mois de prison ferme, un à 3 mois de prison avec sursis alors que les sept autres ont été acquittés, selon Shems Fm.

À l’annonce de la sentence, les membres des familles des détenus ainsi que d’autres citoyens réunis depuis le matin devant le tribunal pour réclamer leur libération, et dont certains avait entamé une grève de la faim un jour auparavant, ont contesté vivement ce jugement entraînant quelques débordements maitrisés par les agents de l’ordre.

Publié par des ennemis de la révolution (Business News, 13 avril 2012)


Sit-in des commerçants à Monastir suite à la saisie de 8 tonnes de fruits et légumes

8 tonnes de fruits et légumes, réparties en 4,5 tonnes de tomates, 2,5 tonnes d’haricots et 1 tonne de petits pois ont été confisqués à Médenine. Ces marchandises étaient destinées clandestinement, selon Mosaïque FM, au marché libyen où elles devraient être vendues.

Des commerçants de la région de Bekalta, propriétaires de ces marchandises confisquées, ont entamé, vendredi 13 avril 2012, un sit-in devant le marché de gros des légumes à Monastir et demandent à rencontrer le gouverneur et récupérer leurs marchandises.

Publié par des ennemis de la révolution (Business News, 13 avril 2012)


Des Tunisiens résidents en France manifestent contre les violences policières du 9 avril

Des Tunisiens résidents en France se sont rassemblés, jeudi 12 avril 2012 à Paris, pour manifester leur solidarité avec les victimes des violences policières du 9 avril, selon le journal Courrier de l’Atlas.

Ces manifestants ont, en effet, répondu présents à l’appel de certaines associations et organisations politiques de l’immigration en France. Ces dernières avaient appelé à un rassemblement devant l’ambassade de Tunisie pour protester contre la répression des forces de l’ordre et des milices, exercée à l’encontre des manifestants sortis le 9 avril pour célébrer la fête des martyrs dans l’avenue Habib Bourguiba.

Publié par des ennemis de la révolution (Business News, 13 avril 2012)

Publié dans L'insurrection tunisienne et ses suites | Marqué avec , , , , , , , | Commentaires fermés sur [Tunisie] Nouvelles de la révolution

Liberté pour les mutins de Vezin !

Mutinerie à la prison de Vezin-le-Coquet : 5 ans ferme pour les meneurs

Les meneurs d’une mutinerie qui a éclaté mardi au centre de détention de Vezin-le-Coquet, près de Rennes, ont été condamnés à cinq ans de prison ferme en comparution immédiate, a-t-on appris ce vendredi auprès du tribunal de grande instance de la capitale bretonne.

Faouzi Harbaoui, 52 ans, et Grégoire Larnier, 24 ans, avaient agressé un surveillant, puis ouvert des portes de cellules avec les clés qu’ils lui avaient dérobées, entraînant une dizaine de détenus à leur suite. Deux autres prévenus ont été condamnés à un et deux ans ferme lors de l’audience jeudi.

Caractère « prémédité » de la mutinerie

La mutinerie, au cours de laquelle un matelas avait été incendié et des projectiles avaient été jetés sur les hommes de l’équipe régionale d’intervention et de sécurité venus à la rescousse, avait été maîtrisée au bout de trois heures. Le surveillant, molesté à coups de poing, avait été transporté à l’hôpital.

Des représentants syndicaux des gardiens avaient relevé le caractère « prémédité » de la mutinerie, qui a coïncidé avec un mouvement de grogne des gardiens de prisons.

À l’audience, Faouzi Harbaoui, qui purgeait une peine de 23 ans de réclusion, a confirmé avoir provoqué les incidents pour pouvoir changer d’établissement. « Il était dans une forme de désarroi après avoir écrit en vain plusieurs courriers en ce sens et mené une grève de la faim », a plaidé son avocate, Me Inès Tardy-Joubert.

Le tout nouveau centre pénitentiaire de Vezin-le-Coquet, ouvert en mars 2010, est régulièrement critiqué par les syndicats et les défenseurs des détenus pour sa configuration, qui réduit les « contacts humains » entre détenus et surveillants. L’établissement souffre en outre de surpopulation (768 détenus pour 690 places).

Leur presse (20minutes.fr, 13 avril 2012)

Publié dans Beau comme une prison qui brûle | Marqué avec | Commentaires fermés sur Liberté pour les mutins de Vezin !

[Faits divers] Un courageux anonyme tente de dessiller les yeux des voyageurs du métro parisien : « On n’est pas tous des Mohamed Merah ! Vous êtes manipulés ! »

Ce vendredi vers 9 heures, sur la ligne 13 du métro, à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), un homme a brandi un Colt 45 et proféré des menaces faisant allusion à Mohamed Merah, le tueur de Toulouse et de Montauban.

La rame de métro se trouvait alors entre les stations Saint-Denis université et Basilique. L’homme, âgé d’une trentaine d’années, aurait soudain brandi une arme en criant : « On n’est pas tous des Mohamed Merah ! Vous êtes manipulés ! »  Dans le wagon rempli de voyageurs, ça a été aussitôt la panique.

Le signal d’alarme a été tiré et le train s’est arrêté dans le tunnel. Le conducteur est sorti de sa cabine et a remonté le train par l’intérieur pour venir ouvrir les portes du wagon de queue, où se trouvait l’homme armé, et permettre aux passagers de se réfugier dans les autres voitures.

L’homme a réussi à ouvrir les portes extérieures du wagon et s’est alors enfui à pied dans le tunnel, le long des voies, avant de se réfugier dans une niche. C’est là que les policiers de la BAC (brigade anti-criminalité) de Saint-Denis l’ont interpellé quelques minutes plus tard. Il n’y a pas eu de blessé.

Selon les premières informations, le Colt n’était pas chargé mais l’homme avait deux chargeurs garnis sur lui, qui contenaient 6 et 10 cartouches. Selon la préfecture de Seine-Saint-Denis, l’individu ne semblait pas jouir de toutes ses facultés mentales. Il s’est refusé à décliner son identité.

La section anti-terroriste de la brigade criminelle a été saisie.

Le trafic a été interrompu « pendant une petite trentaine de minutes », selon la RATP, qui a coupé l’alimentation électrique sur la ligne à la demande de la police afin de faciliter l’interpellation. « Nous avons attendu dans le noir la fin de l’intervention. On a tous eu peur », témoigne une passagère.

Leur presse (Le Parisien, 13 avril 2012)

Publié dans Violences policières et idéologie sécuritaire | Marqué avec , , | 2 commentaires

[Faits divers] Soupçons sur un réseau de trafic d’anabolisants en plein Paris

Nicolas Sarkozy a qualifié vendredi 13 avril de « grotesques » les affirmations de deux journalistes, Denis Demonpion, du Nouvel Observateur, et Laurent Léger, de Charlie Hebdo, évoquant dans un livre des médicaments non autorisés que le président-candidat de l’UMP prendrait pour se remettre « d’aplomb » (Le dernier tabou, révélations sur la santé des présidents, éditions Pygmalion).

Interrogé plus précisément sur la DHEA, un stéroïde anabolisant surnommé hormone dite de « jouvence » et considéré comme un produit dopant, le président-candidat a répondu : « Je ne sais même pas ce que c’est, et en plus je déteste les médicaments ». (…)

Leur presse (Le Nouvel Observateur, 13 avril 2012)

Publié dans General | Commentaires fermés sur [Faits divers] Soupçons sur un réseau de trafic d’anabolisants en plein Paris

[Faits divers] Rome : de fiers soldats de l’Empire agressés par de dangereux gangsters à la solde de la mafia

Rome : heurts entre centurions et police

Les touristes ont assisté aujourd’hui à une scène insolite devant le Colisée à Rome : des centurions romains, avec tunique, cuirasse, glaive et casque à crête, affrontant des policiers municipaux. La police est intervenue devant l’antique amphithéâtre flavien pour faire appliquer un décret municipal interdisant aux modernes « centurions », jugés plutôt envahissants, tradition oblige, de se faire photographier avec les touristes en échange de quelques billets.

Dans l’Italie de la crise et de l’austérité, le ministère de la Culture juge intolérable l’attitude de ces légionnaires, accusés de travailler au noir, de harceler et arnaquer les touristes en pratiquant des prix scandaleusement élevés. En outre, ils porteraient préjudice à l’image de la glorieuse armée romaine, dont les légions ont étendu la puissance de l' »Urbs » jusqu’en Afrique et en Asie, en gardant de prosaïques « jeans » sous leur tunique rouge ou en se chaussant de vulgaires baskets au lieu des légendaires sandales de cuir (« caligae »).

Le combat a commencé quand des policiers municipaux en uniforme sont intervenus pour interpeller deux centurions postés sous une arcade du premier étage du Colisée. « À moi la légion ! », ont dû crier les deux hommes, auxquels une vingtaine de frères d’armes sont aussitôt venus prêter main forte. L’échauffourée a fait un blessé léger dans les troupes romaines.  « C’est fou : tout d’un coup les policiers sont venus nous frapper. Ça fait dix-sept ans que je fais ce métier pour nourrir ma femme et mes enfants et aujourd’hui on veut nous chasser », a raconté l’un des centurions.

La plupart des touristes présents ont pris le parti des folkloriques légionnaires. « Fichez-leur la paix ! Nous sommes tous des centurions », a crié un groupe de touristes italiens aux policiers.  Le maire de la Ville éternelle, Gianni Alemanno, membre du Peuple de la Liberté, le parti de Silvio Berlusconi, ne veut rien entendre : « Dura lex, sed lex », « la loi est dure mais c’est la loi », a-t-il argumenté, impérial, alors que l’Italie de Mario Monti s’est engagée à lutter contre le travail au noir et les passe-droits.

Leur presse (Agence Faut Payer, 12 avril 2012)

Publié dans Violences policières et idéologie sécuritaire | Marqué avec | Un commentaire

[Vive l’Azawad libre !] Petit rappel historique sur le terrorisme dans la zone saharo-sahélienne

Business, profits souterrains et stratégie de la terreur. La recolonisation du Sahara

Terroristes, islamistes, trafiquants, preneurs d’otages, voleurs, violeurs de fillette, égorgeurs, usurpateurs minoritaires, indépendantistes illégitimes, aventuriers sans programme politique, activistes obscurantistes et quasi-médiévaux et, pour couronner le tout, destructeurs potentiels de manuscrits trésors de l’humanité… Le bon vieux scénario colonial de terreur barbare et de diabolisation des rebelles touaregs au Mali s’étale à la une, alors que la création de la République de l’Azawad vient d’être déclarée le 6 avril 2012 par le MNLA (Mouvement National de Libération de l’Azawad). L’aspiration à l’indépendance d’une population malmenée depuis cinquante ans par un État dont le caractère « démocratique » relève de la langue de bois est malvenue dans la zone saharo-sahélienne. Dans le tableau caricatural présenté à l’opinion publique, l’innommable demeure la revendication politique des Touaregs, systématiquement tue par les experts assermentés. Le motif du jihad islamiste vient à point nommé pour étouffer tout élément d’intelligibilité de la situation et légitimer la répression à venir du mouvement et peut-être, comme par le passé, les dérives génocidaires. Qui se souvient des milices paramilitaires maliennes qui, juste après les accords de paix signés entre la rébellion et le gouvernement malien en 1991, ont été lancées contre les civils touaregs et maures à « peau rouge », torturés, tués, décimés ou contraints à l’exil [Voir CLAUDOT-HAWAD Hélène et HAWAD (eds.), Touaregs. Voix solitaires sous l’horizon confisqué, Ethnies, Survival International, Paris, 1996], dans un silence international fracassant et sous le gouvernement même d’ATT, président du Mali démocratique, aujourd’hui détrôné par une junte militaire non démocratique ?

Le canevas jihadiste n’a rien de nouveau, il a été régulièrement brandi et activé, d’abord au sujet de la guerre anticoloniale menée par les Touaregs jusqu’à l’écrasement complet de leur résistance en 1919, puis à chaque soubresaut contre les régimes autoritaires des États postcoloniaux, mis en place en fonction des intérêts de l’ancien empire colonial. L’amalgame entre insurgés touaregs, islamistes et terroristes, sans compter les autres registres diffamatoires, est un raccourci commode pour éradiquer, sous couvert de lutte antiterroriste, toute contestation politique de la part des Touaregs, toute déclaration ou action qui pourrait contrarier les intérêts des grands acteurs politiques et économiques de la scène saharienne. Les opposants sont d’ailleurs immédiatement pris en main par les services spéciaux des États à l’aide des dispositifs habituels : intimidation, diffamation ou corruption. L’un des petits cadeaux classiques et anodins que les services français ont toujours offert spontanément à leurs « amis touaregs » est un téléphone portable, satellitaire si nécessaire, directement branché sur les centres d’écoute. [Pour les interventions de la DGSE dans le dossier touareg, voir SILBERZAHN Claude et GUISNEL Jean, Au cœur du secret. 150 jours aux commandes de la DGSE, 1989-1993, Fayard, Paris, 1995]

Mais l’enjeu essentiel de la question saharo-sahélienne ne se joue pas à l’échelle locale. Il concerne l’économie mondiale et le redécoupage des zones d’influence entre les puissances internationales avec l’entrée en scène de nouveaux acteurs (américains, chinois, canadiens, etc) qui bousculent l’ancien paysage colonial. L’accès convoité aux richesses minières (pétrole, gaz, uranium, or, phosphates…) dont regorgent le Niger, la Libye, l’Algérie, et le Mali d’après des prospections plus récentes, est au centre de la bataille invisible qui se déroule dans le désert. Les communautés locales n’ont jusqu’ici jamais comptées en tant que telles, mais seulement comme leviers de pression qu’ont systématiquement cherché à manipuler les États en concurrence. C’est ainsi que les revendications politiques touarègues ont longtemps été contenues dans les limites strictes d’une autonomie régionale, d’ailleurs jamais appliquée par les États ; et c’est pourquoi l’autre manette d’action que représentent les islamistes est devenu une réalité saharienne. Par contre, la question des liens étroits qu’entretient la création des groupes islamistes au Sahara avec, au premier rang, l’État algérien, n’est pratiquement jamais évoquée. De même qu’un silence de plomb règne sur les interventions constantes des services secrets français, algériens et libyens pour contrôler à leur profit la rébellion touarègue, la divisant en groupes rivaux destinés à se neutraliser les uns les autres.

Sous la pression des nouveaux contextes politiques nationaux et internationaux, les mouvements insurrectionnels touaregs ont, de leur côté, fortement modifié leurs revendications et leurs axes de mobilisation, dans la forme comme dans le contenu. Ils sont passés d’un projet d’indépendance politique de tout le « territoire des Touaregs et de ses marges » (Kawsen) au début du XXe siècle, lors de l’insurrection générale contre l’occupation coloniale, à des revendications plus restreintes : en 1963, les Touaregs de l’Adagh se soulèvent contre le découpage frontalier (entre le Mali et l’Algérie) qui les privent d’une partie de leur territoire et les séparent des Touaregs de l’Ahaggar ; la répression par l’armée malienne contre les civils sera féroce, laissant des cicatrices indélébiles jusqu’à aujourd’hui et cette terreur instaurée contre la population sans défense fournira le modèle privilégié utilisé pour réprimer chaque nouvelle insurrection touarègue dans les États de la zone saharo-sahélienne. Dans les années 1990, les mouvements rebelles du côté nigérien autant que malien expriment une revendication d’autonomie régionale infra étatique qui ne remet plus en cause les frontières postcoloniales. Les mouvements nés en 2007 s’insurgent contre la mal gouvernance mais, en dépit de leur inscription dans l’identité nationale étatique – « Notre identité est Niger » déclare le 23 avril 2008 Aghali Alambo, responsable touareg du Mouvement des Nigériens pour la Justice –, ils sont accusés d’ethnicisme et de communautarisme. En février 2012, le MNLA, fondé par des Touaregs du côté malien et armé d’une force de frappe inédite suite à l’effondrement de la Libye, revendique clairement « l’indépendance de l’Azawad » et une ligne politique républicaine, laïque et pluri-communautaire. Un nouveau mouvement, Ansar Dine, dirigé par Iyad ag Ghali, surgit en mars 2012, alors que l’action armée du MNLA est déjà engagée : l’objectif d’Ansar Dine est religieux et sa tendance salafiste, visant à instaurer la sharia dans tout le Mali et l’Afrique de l’ouest. Iyad Ag Ghali s’exprime bruyamment dans les média et donne l’occasion aux responsables politiques internationaux de brandir à nouveau la menace islamiste comme étendard de terreur et argument qui légitimerait une intervention militaire soutenue par la communauté internationale.

La carte du péril terroriste dans la zone saharo-sahélienne est jouée. Le projet était déjà dans les cartons des États bien avant les événements actuels. L’existence d’al Qaïda au Maghreb est en effet un schéma qui s’ébauche en 2001 quand le Département de Renseignement et de Sécurité algérien (DRS) annonce que l’armée a abattu un combattant yéménite présenté comme un émissaire de Ben Laden cherchant à assurer la liaison avec le Groupe Salafiste pour la Combat (GSPC). Dans le cadre de la lutte antiterroriste, les États-Unis promettent à l’Algérie une aide en équipement militaire qui tarde à venir jusqu’à ce qu’un événement opportun survienne pour sceller la coopération américano-algérienne : l’enlèvement en mars 2003 de trente-deux touristes européens dans le sud algérien par des membres du GSPC. Ce groupe est dirigé par Amari Saïfi, alias Abderrezak El Para. Mais l’itinéraire de cet ancien militaire algérien révèle de nombreuses incohérences [Voir à ce sujet notamment MALTI Hocine, Les guerres de Bush pour le pétrole, Algeria-Watch, 21 mars 2008 ; BENDERRA Omar, GÈZE François, MELLAH Salima, « L’ »ennemi algérien » de la France : le GSPC ou les services secrets des généraux ? », Algeria-Watch, 23 juillet 2005 ; GÈZE François et MELLAH Salima, « Al-Qaida au Maghreb » et les attentats du 11 avril 2007 à Alger. Luttes de clans sur fond de conflits géopolitiques, Algeria-Watch, 21 avril 2007 ; KEENAN Jeremy, « The Collapse of the Second Front », Silver City, NM and Washington, DC : Foreign Policy In Focus, Sept. 26, 2006] qui montrent qu’il s’agit plutôt d’un « agent infiltré du DRS » (Malti, 2008). Sur le terrain, les observateurs touaregs constatent que les ravisseurs se ravitaillent dans les casernes du sud algérien et que certains d’entre eux, croisés sur les pistes sahariennes, n’ont visiblement pas passé la nuit à la belle étoile. La capture d’El Para en 2004 par un petit groupe de rebelles tchadiens qui propose sans succès à l’Algérie, aux USA et à la France de leur livrer l’islamiste le plus recherché d’Afrique, montre que cet épisode n’entrait pas dans le scénario organisé de la traque des « terroristes » à travers tout le Sahara. C’est finalement la Libye qui se chargera d’extrader El Para vers l’Algérie. Le rapt des otages dont un groupe sera libéré contre rançon au nord du Mali après une étrange mise en scène d’affrontement armé, donne l’occasion au président américain Bush d’agiter le spectre d’Al Qaïda au Sahara et d’affirmer la nécessité d’étendre la chasse aux extrémistes, de la corne de l’Afrique à l’Atlantique.

La Pan-Sahel Initiative (programme d’assistance militaire américaine au Mali, Niger, Tchad et Mauritanie), élaborée dès 2002, devient opérationnelle en 2003 avec l’envoi de troupes américaines sur le sol africain. Cette coopération militaire s’étend en 2005 à tous les pays adjacents (Tunisie, Algérie, Maroc, Sénégal, Nigéria) et devient l’Initiative du Contre-terrorisme trans-saharien. Le Rapport sur le terrorisme dans le monde publié en avril 2007 par le département d’État américain, produit une carte explicite qui désigne comme « Terrorist Area » pratiquement toute la zone saharo-sahélienne, et en particulier celle où évoluent les Touaregs et leurs anciens partenaires économiques et politiques. Les routes caravanières et les axes de circulation habituels des familles sont inclus dans ce périmètre terroriste. Pour l’Algérie, seuls les espaces frontaliers avec le Maroc, le Mali, le Niger et la Libye, font partie de l’aire incriminée, alors même que les attentats islamistes à cette période précise ont tous lieu au nord de ce pays, et notamment dans sa capitale. Le rapport américain allègue que ces zones désertiques servent de refuge aux organisations terroristes défaites au Moyen-Orient. Selon le Département d’État, le GSPC qui aurait fusionné en septembre 2006 avec Al Qaïda – prenant le nom d’Al-Qaïda in Islamic Maghreb (AQIM) – « a continué d’être actif au Sahel, franchissant les frontières difficiles à surveiller entre le Mali, la Mauritanie, le Niger, l’Algérie et le Tchad pour recruter des extrémistes aux fins d’entraînement et de lancement d’opérations dans le Trans-Sahara et peut-être à l’extérieur. Sa nouvelle alliance avec Al-Qaïda lui a peut-être donné accès à plus de ressources et à un entraînement accru. »

Le rapport manie sans cesse la dichotomie simpliste et bien connue entre un monde civilisé et régulé par l’autorité étatique dont l’Occident aurait le monopole et l’espace sans foi ni loi des « tribus », aboutissant à des injonctions d’intervention au nom de la sécurité du monde. Le glissement entre supposition et réalité est opéré en 2008 par la presse américaine qui abandonne les « peut-être » du Rapport du Département d’État américain. La traque de « Al-Qaeda in the Islamic Maghreb (AQIM) » par les forces armées américaines au Sahel devient une évidence indiscutable, de la même façon que s’instaure insidieusement l’idée que le groupe islamiste serait aidé par des : « tribus nomades connues sous le nom de Touareg, un groupe ethnique berbère qui est en lutte avec le gouvernement du Mali » et d’autre part que sa trésorerie serait assurée par le trafic de drogue (Daniel Williams, in Bloomberg.com, 23 avril 2008).

Le compactage commode opéré entre « islamistes / terroristes / Touaregs / nomades / trafiquants » dessine ainsi une « zone de non-droit » livrée aux « tribus », et donc à l’anarchie, au désordre, à la délinquance. On retrouve ici la sémantique et le schéma appliqués entre autres à l’Afghanistan par les autorités américaines, avec le succès que l’on connaît.

Entretemps, l’ancien GSPC devenu Aqmi se développe au nord du Mali. Le successeur d’El-Para à la tête d’Aqmi est un autre Algérien du nord, Mokhtar Belmokhtar. Grâce à la rançon obtenue en échange des otages, il s’assure des complicités locales dans l’Azawad en milieu arabophone et aurait pris épouse chez les Maures de Tombouctou. Il s’insère notamment aux réseaux de contrebande de cocaïne que les États ou du moins des personnes haut placées dans l’appareil étatique laissent opérer entre Mali, Mauritanie, Sahara occidental, Algérie, Niger, Libye, tant les bénéfices perçus sont juteux. Plusieurs brigades d’Aqmi sont identifiées dans cet espace, nanties de véhicules lourdement armés qui se déplacent au grand jour sans se dissimuler. Ces groupes qui ont établi un lien direct avec Al-Qaïda échappent à présent au contrôle de l’Algérie. En 2007, les services algériens auraient même tenté de faire assassiner Belmokhtar par des éléments de la rébellion touarègue [Voir ANSAR Issane, « Métastases du salafisme Algérien à l’épreuve des soubresauts sahariens et des rebellions Azawadiennes », blog Temoust, 2012].

Iyad ag Ghali, ancien chef de la rébellion touarègue des années 1990, travaillant ensuite au profit du gouvernement malien, a été en 2004 le médiateur principal dans l’affaire des otages enlevés par Aqmi. Il aurait alors été chargé d’ »infiltrer les groupes d’Abou Zeid et Belmokhtar via la Katiba Ansar Essuna selon un plan bien établi avec les services secrets maliens et algériens » (Ansar 2012). Assumant des fonctions diplomatiques en Arabie Saoudite pour le gouvernement malien, il se rapproche des courants salafistes et des soutiens financiers lourds qu’ils procurent. Le 18 mars 2012, après les premiers succès significatifs du MNLA dans l’Azawad, il apparaît à la tête de son nouveau mouvement appelé Ansar Dine, spécialement créé pour diviser le front indépendantiste et « le dégarnir en hommes » (Ansar 2012). On a à faire, en somme, au traitement habituel des dynamiques insurrectionnelles par les services secrets, travaillant toutes les lignes de fractures possibles. Sauf que le schéma tribal sur lequel s’appuient ces stratégies d’affaiblissement du MNLA ne fonctionne pas exactement comme l’imaginent ou comme ont systématiquement essayé de l’instaurer depuis 1990 les artisans de la division.

Les informations alarmistes qui circulent sur les islamistes qui auraient chassé le MNLA et seraient sur le point d’imposer la sharia jusqu’à Bamako font partie du schéma de terreur, manipulé par les États en vue d’obtenir le soutien de l’opinion publique internationale pour justifier une intervention militaire musclée destinée à éradiquer le « Danger » qui en fait, pour leurs intérêts, serait au nord plus indépendantiste qu’islamiste.

Derrière la poudrière saharienne et ses imbroglios inouïs dont je n’ai évoqué qu’un très petit aspect, se profile l’échec cuisant des États postcoloniaux dits indépendants et de leurs élites, modelés spécialement pour préserver les intérêts pharaoniques des puissances internationales anciennes et montantes, au détriment complet de leurs peuples, souffrants, réprimés, brisés, manipulés, interdits de voix, d’espoir, de futur et dont le désir de vie se transforme peu à peu en désir de mort, pour des soulèvements à venir de plus en plus désespérés.

Hélène Claudot-Hawad,
Directeur de Recherche – CNRS
Le 6 avril 2012

Publié par « Tamazgha, le site berbériste », 11 avril 2012

Publié dans General | Marqué avec | 2 commentaires

Hourra pour les mutins de Vezin ! (2)

Mutinerie à Vezin-le-Coquet : quatre détenus en garde à vue

Un début de mutinerie s’est produit dans la prison de Vezin-le-Coquet, près de Rennes (Ille-et-Vilaine), mardi en début de soirée. Le mouvement a commencé aux alentours de 18 heures, après la promenade, et a été maîtrisé peu avant 21 heures. Des feux ont été allumés dans plusieurs cellules et un surveillant, qui a reçu un coup de poing, a été conduit vers l’hôpital.

De source syndicale, quatre détenus ont été placés en garde à vue mardi soir.

Ce début de mutinerie aurait concerné environ une dizaine de détenus. Les incidents ont débuté au rez-de-chaussée de l’établissement lors de la distribution des repas. « Les détenus attendaient pour en venir aux mains avec le personnel. Ils voulaient vraiment en découdre. Ils ont aspergé le sol de produits vaisselle et de douche, ont érigé une mini-barricade avec des matelas », a détaillé Stéphane Masson (FO pénitentiaire), regrettant qu’il n’y ait qu’« un seul surveillant pour 70 détenus ».

Une petite émeute provoquée par des longues peines

Éric Lemoine (CGT) a confirmé le caractère prémédité de la « mini-mutinerie ». Aucun motif de revendication n’a été révélé. Gaël Cloteau, de la CFTC pénitentiaire, s’est félicité que cette « petite émeute d’une dizaine de détenus », provoquée par des longues peines, n’ait pas fait tâche d’huile.

Une dizaines de véhicules de pompiers et une dizaines de véhicules de gendarmerie étaient stationnés mardi soir devant le centre de détention d’où se dégageait une odeur de brûlé. Des hommes de l’ERIS (équipe régionale d’intervention et de sécurité) sont également intervenus.

Le centre pénitentiaire de Vezin-le-Coquet a remplacé en mars 2010 la prison de Rennes, Jacques Cartier, construite en 1903, qui accueillait 351 détenus pour 330 places. En octobre 2011, la CGT du centre pénitentiaire avait dénoncé la surpopulation carcérale dans cet établissement qui regroupait selon elle 768 détenus pour 690 places.

Leur presse (LeParisien.fr avec l’AFP, 11 avril 2012)


(…) Mardi, vers 18 heures, lors du repas, des détenus de Vezin-le-Coquet s’en sont violemment pris à un surveillant pour lui voler ses clés. « Il faisait rentrer en cellule deux détenus, quand l’un d’eux a prétexté vouloir récupérer quelque chose dans une cellule. Le surveillant a ouvert, a été poussé à l’intérieur, puis frappé à la mâchoire » explique au Nouvel Observateur Stéphane Masson, du syndicat FO-pénitentiaire, en poste à ce moment-là. Les détenus ont ensuite ouvert les 25 cellules de l’aile, d’où sont sortis une vingtaine de détenus. « Ils ont commencé à lancer tout ce qui leur passait sous la main : bocaux, conserves…, avant d’asperger le sol de divers produits moussants : shampoing, produits d’entretien… » Ils ont ensuite dressé une barricade à l’aide de matelas et de frigos au centre de l’aile.

Les détenus « voulaient vraiment en découdre »

L’intervention de l’ERIS (équipe régionale d’intervention et de sécurité) a plus tard permis de calmer peu à peu les esprits. Et la mutinerie a pris progressivement fin à partir de 20 heures. Mais les détenus « voulaient vraiment en découdre » assure Stéphane Masson. Les quatre « meneurs » ont été placés en garde à vue, d’autres ont été placés au quartier disciplinaire. « Vu la manière dont ils s’y sont pris, à plusieurs, pour voler les clés, on peut penser que c’était prémédité » estime auprès du Nouvel Observateur Éric Lemoine, représentant local de la CGT. Certains évoquent un refus de transfert, mais les motivations des détenus à l’origine de l’incident ne sont pas claires. Éric Lemoine ne croit pas non plus à une tentative d’évasion. Il pense qu’ils voulaient « sans doute mettre le feu, ou, en tout cas, que ça se propage ». Inquiet, il s’interroge : « Jusqu’où ira-t-on ? » (…)

Leur presse (Céline Rastello, tempsreel.nouvelobs.com, 12 avril 2012)

Publié dans Beau comme une prison qui brûle | Marqué avec | Commentaires fermés sur Hourra pour les mutins de Vezin ! (2)

Contre les violences policières, samedi 21 avril à Lyon

Appel reçu par SMS :

Le collectif de Solidarité Lyonnais organise un rassemblement contre les violences policières le samedi 21 avril à 14h à Saxe Gambetta, à la veille des élections présidentielles. Réunissons-nous pour faire entendre notre indignation, trop de frères et sœurs tué(e)s entre les mains de ceux sensés nous protéger. Nous insistons pour que cela se passe dans le calme sans haine ni violence, ni provocation par respect pour toutes ces victimes et leurs familles Stop les violences policières, les contrôles au faciès et les humiliations ! Nous en avons assez de subir toutes ces violences bien plus dévastatrices qu’une voiture brûlée. Soyez nombreux car l’union fait la force.

Liste de discussion du réseau Résistons Ensemble, 12 avril 2012

Publié dans Violences policières et idéologie sécuritaire | Marqué avec , , , | Commentaires fermés sur Contre les violences policières, samedi 21 avril à Lyon

[Bilbao] Justice pour Iñigo Cabacas

(…) Âgé de 28 ans, Iñigo Cabacas est décédé lundi de ses blessures après avoir été touché jeudi dernier par un de flash-ball de la police, pendant des incidents auxquels il n’avait pas participé, mais qui s’étaient produits après le match d’Europa League entre l’Athletic Bilbao et le club allemand de Schalke à Bilbao. Il est décédé à l’hôpital où il avait été admis souffrant d’une fracture du crâne et de lésions cérébrales.

Les premiers résultats de l’autopsie et de l’expertise balistique ont confirmé ce mardi après-midi que la mort a été produite par une balle en caoutchouc utilisée habituellement par la police. En plus, la balle aurait été tirée de tout près, bien qu’il soit difficile de le confirmer avec l’autopsie. (…)

eitb.com, 10 avril 2012

Publié dans Violences policières et idéologie sécuritaire | Marqué avec , , , , | Commentaires fermés sur [Bilbao] Justice pour Iñigo Cabacas