[Révolution tunisienne] Sit-in à Menzel Bouzayène

Tunisie : Des habitants de Menzel Bouzayène bloquent le train entre Gafsa et Sfax

Les navettes de train entre les villes de Gafsa et Sfax ont été interrompues, mercredi 18 avril 2012, ont annoncé des sources de Tunisie Numérique.

Cette interruption du trafic ferroviaire a été provoquée par des habitants de Menzel Bouzayène du gouvernorat de Sidi Bouzid qui bloquent le passage du train, affirment ces mêmes sources. Cette action s’inscrit dans le cadre des mouvements de protestations menés par les habitants de cette ville, réclamant le droit à l’emploi et l’amélioration de leurs conditions de vie.

Publié par des ennemis de la révolution (Tunisie Numérique, 18 avril 2012)

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[Révolution tunisienne] Sit-in à Kerkennah

Tunisie : Les activités pétrolières à Kerkennah interrompues pour cause de sit-in

Des habitants des îles Kerkennah ont observé un sit-in devant le siège d’une compagnie  pétrolière britannique provocant la suspension de l’activité de la compagnie.

Mansour Houas, ingénieur à la société, a indiqué dans une déclaration à Mosaïque FM que les employés étaient contraints d’interrompre complètement les activités de la société suite à l’incursion dans les locaux de la compagnie, de sit-inneurs. L’armée et les forces de l’ordre se sont abstenus d’intervenir malgré les appels au secours lancés par les employés [sic], a-t-il précisé.

Publié par des ennemis de la révolution (AfricanManager, 18 avril 2012)

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[Révolution tunisienne] Nouvelles d’Om Larayes et de Radès

Tunisie – Om Laârayes et El Mellaha, de nouveau, chauffées à blanc

[19h06] Les protestations à Om Laârayes (Gouvernorat de Gafsa) et à El Mellaha (Radès) ont repris de plus-belle, aujourd’hui mardi 17 avril 2012.

En effet, les affrontements ont repris entre des groupes de jeunes de la ville d’Om Laârayes et les forces de sécurité intérieure, surtout à la cité Ennour, près des locaux de l’unité mobile des gardes-frontières, selon la TAP.

Entre 300 et 400 jeunes ont lancé des pierres contre les forces de sécurité qui ont répliqué par un tir nourri de bombes de gaz lacrymogène afin de disperser les protestataires qu’ils ont poursuivis dans les ruelles voisines du lieu des affrontements en utilisant une voiture blindée, a constaté la correspondante de l’agence TAP dans la région.

À El Mellaha, les habitants se sont rassemblés bloquant la route principale menant au port (plusieurs centaines selon certains médias), en protestation contre la poursuite de la détention des jeunes arrêtés et l’émission de mandats de dépôt contre neuf d’entre eux sur les 27 passés, aujourd’hui, devant le ministère public du tribunal de première instance de Ben Arous.

Mise à jour 20h30 : Les forces de sécurité intérieure se sont retirées, mardi en début de soirée, de la ville d’Om Laârayès, au niveau du carrefour de la localité de Chnoufia, située à neuf kilomètres de la ville.

À la suite de ce retrait, des groupes de jeunes ont attaqué les locaux de la brigade mobile de la Garde nationale des frontières, l’ont incendié et ont brûlé une voiture de cette brigade, d’après des informations fournies par des témoins oculaires et confirmées par une source sécuritaire de haut niveau, contactée par téléphone par la correspondante de l’agence TAP.

Publié par des ennemis de la révolution (Business News, 17 avril 2012)


Tunisie. Incendie du poste de la Garde nationale à Om Lârayes

Après le retrait mardi en début de soirée des forces de sécurité intérieure d’Om Lârayes, les manifestants ont mis le feu au poste de la Garde nationale.

Selon des témoins à l’agence Tap, suite à ce retrait de la ville d’Om Lârayes au niveau du carrefour de la zone de Choufia, des groupes de jeunes ont attaqué les locaux de la brigade mobile de la garde nationale des frontières, incendié et brûlé une voiture de cette brigade.

Cette information a été confirmée par une source sécuritaire. Selon la même source, 300 à 400 jeunes ont jeté des pierres contre les forces de sécurité qui ont répliqué par un tir nourri de bombes de gaz lacrymogène, afin de disperser les protestataires.

Le mouvement de colère avait éclaté, samedi, et un couvre-feu a été décrété dans la délégation de Om Lârayes, le jour même de 19 heures à 5 heures du matin.

Les forces de sécurité intérieure avaient fait usage de bombes de gaz lacrymogène et avaient eu recours à deux véhicules blindés de la garde nationale pour disperser les manifestants, alors que les affrontements s’étaient concentrés près des deux postes de police, de la garde nationale, et des locaux des gardes frontières, au centre ville, ainsi qu’auprès de la laverie du phosphate où d’importantes forces sécuritaires et militaires avaient été déployées.

Deux jeunes avaient tenté de se suicider, le même jour, parce que leurs noms ne figuraient pas sur la liste des recrutés du mois de novembre 2011 et qu’ils n’ont pas été admis non plus après le réexamen des résultats.

Un calme précaire avait régné, lundi, dans la ville après deux jours de tension et d’affrontements.

Publié par des ennemis de la révolution (Kapitalis, 17 avril 2012)


Tunisie : Libération de 5 manifestants de la cité d’El Mellaha

Le procureur de la république auprès du tribunal de première instance de Ben Arous a décidé, ce mercredi 18 avril 2012, de remettre en liberté 5 des 25 personnes arrêtées suite aux protestations et aux violences qu’a connues la cité d’El Mellaha en fin de semaine dernière et 7 autres en en état de liberté comparaîtront devant le tribunal, rapporte Radio Shams FM.

Le procureur de la république a également émis des mandats d’arrêt à l’encontre de 13 personnes sur un total des 25 jeunes arrêtés suite aux derniers événements qui ont eu lieu à El Malleha à Radès pour revendiquer leur droit au travail dans la Société Tunisienne d’Acconnage et de Manutention.

Rappelons que des négociations ont eu lieu entre le procureur de la république à Ben Arous et des représentants des sit-inneurs d’El Mellaha en vue de lever le sit-in.

Publié par des ennemis de la révolution (AfricanManager, 18 avril 2012)


Tunisie – Tension après les arrestations et sit-in pacifique des familles dans une cité  de Radés

Une vive tension régnait, mardi après-midi, à la cité El Milaha de Radés (Gouvernorat de Ben Arous), avec la crainte d’une reprise du mouvement de protestation, après l’émission par le juge d’instruction du tribunal de première instance de Ben Arous, mardi, de 13 mandats de dépôt à l’encontre de 13 accusés arrêtés, à la suite des derniers événements et des actes de violence.

Un nombre important d’habitants de la cité se sont rassemblés et ont tenu un sit-in pacifique, dans la rue, malgré la pluie, alors que les forces de la sécurité se sont positionnées au carrefour de la route conduisant à la cité, à quelques dizaines de mètres des sit-inneurs.

Le correspondant de l’agence TAP a constaté que la circulation a été déviée, au niveau de l’entrée de la cité et que des militaires étaient présents, sur une ligne de séparation entre les sit-inneurs et les forces de sécurité.

Les sit-inneurs ont souligné le caractère pacifique de leur mouvement, indiquant qu’ils « n’ont placé aucun barrage sur la route ». Ils ont déclaré au correspondant de l’agence TAP à Ben Arous qu’ils voulaient, par leur action pacifique, apporter un démenti aux allégations de ceux qui cherchent à les dénigrer en affirmant qu’ils cherchaient à paralyser les activités économiques du port de Radés.

Zyad, un des jeunes sit-inneurs, a souligné que leur principale revendication est la libération de toutes les personnes arrêtées, sans exception et d’arrêter la poursuite contre 30 autres jeunes en fuite. Il a démenti les accusations retenues contre les personnes arrêtées qui seront traduites en justice, notamment la destruction de biens publics et privés et troubles sur la voie publique.

Une femme a démenti les accusations contre les habitants de la cité El Milaha, soulignant que « c’est une atteinte à leur dignité et une offense à leur encontre ». Elle a accusé les brigades de l’ordre public « d’avoir commis des voies de faits « , samedi dernier. (…)

Des affrontements avaient éclaté, samedi sur la route menant au port de Radés, entre des forces de l’ordre et un groupe de jeunes en sit-in, contestant les résultats d’un concours de recrutement à la Société tunisienne d’acconage et de manutention (STAM).

Publié par des ennemis de la révolution (TAP, 18 avril 2012)

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[De Manama à Londres] Il va y avoir du sport

Manifestations et arrestations préventives avant le GP de Bahreïn

Des centaines de Bahreïnis ont manifesté mercredi pour la démocratie, malgré l’arrestation de dizaines d’animateurs des protestations à titre préventif, avant le Grand prix de Formule 1 de Bahreïn. L’opposition chiite compte profiter de l’événement sportif pour faire entendre sa voix.

Les forces de sécurité ont renforcé leur déploiement autour des villages chiites entourant Manama, foyers de la contestation contre le pouvoir sunnite, et aux abords du circuit de Sakhir, selon les témoins. « Depuis le 14 avril, environ 80 personnes ont été arrêtées dans plusieurs villages proches de Manama », a déclaré mercredi à l’AFP le chef de l’association des jeunes de Bahreïn pour les droits de l’Homme (opposition).

Grève de la faim

À Manama, s’est déroulée une manifestation pour protester contre le maintien en prison d’un militant des droits de l’Homme, Abdel Hadi Khawaja, condamné à la perpétuité et en grève de la faim depuis 68 jours, selon des témoins.

Les forces anti-émeutes ont fait usage de gaz lacrymogène et de bombes assourdissantes pour disperser les protestataires, blessant certains d’entre eux, selon les mêmes sources. M. Khawaja a décidé de refuser désormais la perfusion intraveineuse et de ne plus ingérer désormais que de l’eau, selon son épouse.

À l’approche du GP, dont le maintien a été critiqué par des ONG internationales de défense des droits de l’Homme, l’opposition chiite a intensifié les protestations pour faire entendre ses exigences de réformes, notamment le départ du Premier ministre, un oncle du roi.

Course maintenue

Bahreïn, gouvernée par une dynastie sunnite, est la seule monarchie du Golfe où les chiites sont majoritaires. La répression d’un mouvement de contestation de février à mars 2011 y avait fait 35 morts, dont cinq sous la torture, selon une commission d’enquête indépendante.

Après des semaines de spéculations, la Fédération internationale automobile (FIA) a finalement décidé de maintenir la course, annulée en 2011 en raison du mouvement de contestation.

Leur presse (ats, 18 avril 2012)


Jeux dangereux à Calais

Migrants : Les associations craignent un « nettoyage » pendant les JO.

La pression monte à Calais à cent jours de l’ouverture des Jeux olympiques. Et les migrants craignent d’en faire les frais. Ainsi Alex, militant des No Border, collectif de défense des migrants, témoigne : « L’ambassadeur du Royaume-Uni est venu le 30 mars pour discuter de la sécurité du trafic transmanche pendant les Jeux. Ce jour-là, les policiers nous ont dit : “on va nettoyer Calais pour les JO”. Ils nous ont coursés dans les rues. Je suis resté quarante-huit heures en garde en vue, dont cinq heures menotté. »

De son côté, la préfecture réfute toute opération de police particulière. Sur le terrain, les associations relativisent le lien entre les récentes arrestations – « habituelles » – et la visite de l’ambassadeur. Sans occulter que la période des JO risque d’être rude pour les migrants. « La stratégie est de les rendre invisibles en les dispersant, en vidant les squats à coups de descentes musclées », explique Pierre Henry, directeur de France Terre d’Asile.

Grève de la faim

Vincent De Coninck, du Secours Catholique, juge encore que « le plus honteux pour la République reste le délai de trois ans pour le traitement des demandes d’asile ». Mais lui aussi pense que « le harcèlement policier se durcira probablement avec les Jeux ». Lundi, selon les No Border, une trentaine de demandeurs d’asile, dont plusieurs femmes, auraient été expulsés d’un squat et seraient à la rue. « La police veut les priver de points de repos sûrs pour les dégoûter de rester », constate Christian Salomé, de l’Auberge des Migrants, qui estime que « la privation de sommeil flirte avec la torture ». Mardi, dix-huit migrants ont déclaré avoir entrepris une grève de la faim au centre de rétention de Coquelles. Selon France Terre d’Asile, des discussions avec la directrice sont en cours, et la grève pourrait s’interrompre ce mercredi.

Leur presse (Antoine Pecquet, 20Minutes.fr, 18 avril 2012)

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[Nos médias] Article 11 numéro 9 – avril-mai 2012

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[Dépassement de l’art] Feu à l’art contemporain !

Un musée italien brûle ses œuvres pour protester contre les coupes budgétaires

Le directeur du Musée d’art contemporain de Casoria, près de Naples, dans le sud de l’Italie, a commencé, mardi 17 avril, à brûler ses œuvres pour protester contre les importantes coupes budgétaires dans le secteur de la culture.

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En fin d’après-midi, le fondateur et directeur du musée, Antonio Manfredi, a mis le feu au tableau d’une artiste française, Séverine Bourguignon, qui avait préalablement donné son accord, et a suivi les ravages des flammes en direct sur Skype.

BRÛLER TROIS ŒUVRES PAR SEMAINE

« Les mille œuvres que nous exposons sont de toute façon promises à la destruction en raison de l’indifférence du gouvernement », a-t-il expliqué. Antonio Manfredi a l’intention de brûler ainsi trois œuvres par semaine dans le cadre d’une initiative intitulée « Art War » (« guerre de l’art »).

Ce directeur, exaspéré par les menaces de la mafia et l’inaction du gouvernement pour protéger le patrimoine italien, s’était déjà illustré l’an dernier en écrivant à la chancelière allemande, Angela Merkel, pour lui demander l’asile. « L’Allemagne est l’un des seuls pays qui n’aient pas taillé dans le budget de la culture. Elle accorde beaucoup d’argent à la recherche, pas comme ici », avait-il alors expliqué à l’AFP. Pour enfoncer le clou, il avait même planté un drapeau allemand devant le musée.

0,21 % DU BUDGET ITALIEN CONSACRÉ À LA CULTURE

« Si le gouvernement laisse Pompéi s’écrouler, quel espoir a mon musée ? » avait-il ajouté, après une série d’effondrements dans la célébrissime cité antique proche de Naples. Il n’a jamais reçu de réponse de Mme Merkel, mais le Tacheles, squat emblématique de Berlin, lui avait toutefois offert « l’asile artistique » en mai 2011, avec des œuvres consacrées à la mafia et à son infiltration dans la société.

Le secteur de la culture est l’un des plus touchés par les plans d’austérité à répétition en Italie. Le ministère de la culture a annoncé récemment la mise sous tutelle du Maxxi, musée d’art contemporain de Rome, en raison de ses dettes. Les subventions accordées à ce musée ont été coupées de 43 % par rapport à 2010, année de son inauguration triomphale. L’État italien ne consacre que 0,21 % de son budget à la culture, alors que la péninsule assure qu’elle abrite la moitié du patrimoine culturel mondial.

Leur presse (LeMonde.fr avec l’Agence Faut Payer, 18 avril 2012)

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[OTAN = Talibans] Libérer les Afghanes, qu’ils disaient (2)

Des fillettes afghanes empoisonnées pour les éloigner de l’école

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Quelque 150 collégiennes du nord de l’Afghanistan ont été empoisonnées mardi après avoir bu de l’eau contaminée par des extrémistes hostiles à l’éducation des filles, ont annoncé les autorités éducatives de la province. « Nous sommes sûrs à 100 % que l’eau qu’elles ont bue à l’école était empoisonnée. C’est l’œuvre d’adversaires de l’éducation des filles ou d’individus irresponsables armés », a ainsi déclaré un responsable.

Une partie des collégiennes, qui ont souffert de maux de tête et de vomissements, sont dans un état grave. D’autres ont pu regagner leur domicile après avoir été soignées à l’hôpital.

FEMMES EMPRISONNÉES POUR « CRIMES MORAUX »

À partir de 1996, les talibans au pouvoir avaient, entre autres, interdit aux filles d’aller à l’école au nom d’une interprétation particulièrement rigoriste de l’islam. Cette mesure avait été levée après leur éviction fin 2001. L’an dernier, le gouvernement afghan avait annoncé que les talibans avaient renoncé à interdire l’école aux filles, ce que ces derniers n’ont toutefois jamais explicitement reconnu. Des femmes et des collégiennes sont souvent sur le chemin de l’école la cible d’attaques à l’acide pour les défigurer.

De façon générale, les violences contre les femmes sont plus fréquentes dans les campagnes, où la coutume définit les relations sociales, que dans les grandes villes, où celles-ci ont vu leur statut évoluer largement depuis la période talibane. Le mois dernier, un rapport de Human Rights Watch dénonçait la situation de 400 femmes emprisonnées pour « crimes moraux ». Leur est notamment reproché d’avoir fui leur ménage ou d’avoir eu des relations extraconjugales.

Leur presse (LeMonde.fr avec Reuters, 17 avril 2012)

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[Vive l’Azawad libre !] MNLA à Nouakchott : seules les modalités d’organisation de l’autodétermination sont à discuter

Une délégation Malienne est à Nouakchott pour discuter avec le bureau politique du MNLA. Malgré ses nombreuses tentatives de corruption, l’ensemble des leaders Azawadiens continuent de lui dire que la seule chose qui est à négocier est la fin formelle de la colonisation Malienne. Pour eux, la fin en bonne et due forme de ces 51 ans d’oppressions passe par l’organisation d’un referendum d’autodétermination, seul sujet des discussions.

Depuis une dizaine de jours maintenant, le MNLA et l’ensemble de la société civile Azawadienne n’emmagasine aucun effort pour mettre en place les institutions à la fois administrative que populaire de la future République Démocratique et Laïque de l’Azawad. C’est ainsi que la formation du Gouvernement Provisoire de l’Azawad s’approche de sa conclusion.

Suite aux demandes des populations, l’état-major du MNLA a décidé de ne pas combattre pour le moment le groupuscule fantomatique Ansar Adine ; groupuscule qui est la source de la présence terroriste dans l’Azawad. À Kidal, les chefferies locales ramènent dans le droit chemin les quelques jeunes qui ont été trompé par le mirage que peut représenter le sombre Iyad Ag Ghaly. À Gao, une manifestation de plusieurs milliers de personnes a eu lieu ce Samedi pour demander à tous les groupes armés autre que le MNLA de quitter la ville en répétant comme à Tombouctou que ni Iyad Ag Ghaly ni ses invités terroristes ne connaissent plus la religion musulmane que les marabouts de la cité des Askia.

Tous les plans du sombre Iyad Ag Ghaly tombant à l’eau de jour en jour, il décida de tenter le tout pour le tout. L’homme qui n’a jamais eu l’amour des peuples de l’Azawad encore moins une velléité religieuse fait depuis un battage médiatique avec l’aide de ces alliés de circonstance d’une certaine presse internationale. Une fois l’organisation fantomatique Ansar Adine mise au-devant de la scène médiatique, il s’empresse d’envoyer ses émissaires à Ouagadougou au Burkina Faso pour conclure des accords pécuniaires non seulement avec la délégation Malienne, mais aussi avec les autorités Burkinabé. Il faut rappeler que depuis des semaines et l’imbroglio politique causé par le coup d’état du CNRDRE, le Mali est sous tutelle du Burkina Faso (médiateur de la CEDEAO) car c’est ce pays qui nomme l’ensemble des hauts fonctionnaires du Mali à commencer par les ministres qui feront partie du prochain gouvernement d’union nationale.

Voulant intensifier le levé de masque de son agent et partenaire Iyad Ag Ghaly, le Mali décida de dépêcher immédiatement auprès du MNLA une délégation en Mauritanie conduite par Tiébilé Dramé, Président du PARENA (Parti pour la Renaissance Nationale).

Cette délégation Malienne aurait rencontré d’abord les autorités Mauritanienne. Nos sources nous apprennent que durant la rencontre avec Mohamed Ould Abdel Aziz, grâce au charisme et au leadership de celui-ci, il a fait comprendre à la délégation que le Mali a joué avec le feu pendant une dizaine d’années en hébergeant, négociant, armant, et coopérant avec le diable que représente l’organisation terroriste AQMI (Al Qaeda au Maghreb Islamique) tout en continuant à détruire tous les repères sociaux dans l’Azawad. En d’autres termes, qui sème le vent récolte la tempête. À la demande du Mali d’extrader les membres du bureau politique du MNLA qui se trouve sur son sol, Ould Abdel Aziz répondra que la Mauritanie est un pays de droit dans lequel aucun être humain qui qu’il soit ne peut être déni de ses droits sans avoir commis de crimes. Il a rappelé à la délégation Malienne que l’expression d’opinions politiques n’est pas un crime selon la loi Mauritanienne.

Après cet échange dans lequel les autorités Mauritaniennes ont notifiés que la Mauritanie n’est pas une République bananière, la délégation Malienne à rencontrer des représentants du MNLA dans un hôtel de Nouakchott. Motivé surement par l’espérance de sa part du gâteau Malien qu’il recevra, Tiébilé Dramé essaya de menacer le MNLA en leur disant que « vous commis la plus grande erreur de vos vies en vous attaquant au Mali. Maintenant vous vous êtes mis seul dans une impasse. Il n’est pas trop tard, revenez vers le Mali et vous serez peut-être pardonner par le Mali après avoir été jugé. »

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1334741495.jpgMahmoud Ag Ghaly, Président du Bureau Politique du MNLA, calme comme à son habitude aurait dit à son vis-à-vis que les autorités Maliennes leur ont toujours tenu ce discours et qu’il serait préférable qu’on ne leur fasse pas perdre leur temps avec ce vieux disque poussiéreux. Revenu à de meilleurs sentiments, Tiébilé Dramé a commencé ce que le Mali sait faire le plus : corrompre les Azawadiens.

Les représentants du MNLA lui ont notifié que certains d’entre eux ont commencés à planifier les voies et moyens de l’indépendance de l’Azawad depuis 1998 après les nombreux échecs du Pacte National et des conclusions de la cérémonie de la Flamme de la Paix. Partant de là, tout l’argent du monde ne les fera pas trahir les populations Azawadiennes et les centaines de milliers de réfugiés tout en marchant sur les corps de leurs frères tombés sur le champ de l’honneur il y a juste quelques semaines. Mahmoud Ag Ghaly dira à Tiébilé Dramé que le discours du MNLA n’a pas changer depuis le 1er Octobre 2010, date de la création du MNA (Mouvement National de l’Azawad). Il y a une seule chose à négocier avec le Mali : les modalités d’organisations du referendum de l’autodétermination. Il a rappelé l’historique de toutes les démarches pacifiques entreprises durant les 16 derniers mois et n’a pas oublier de noter que que le conflit du 17 Janvier au 4 Avril a été causé par l’esprit belliqueux de Bamako qui a toujours utilisé la violence pour régler les revendications des Azawadiens.

Après ces leçons, Mahmoud Ag Ghaly a redit à Tiébilé Dramé que le MNLA n’a pas besoin de l’argent du Mali ou de ses avantages. La seule chose que veux le MNLA étant l’organisation de l’autodétermination pour entériner officiellement aux yeux de la communauté internationale le désir de l’Azawad de se séparer du Mali. Un autre représentant du bureau politique du MNLA lui dira que s’il veut parler d’autres choses que de la séparation d’avec le Mali, ils ne sont pas ses interlocuteurs. Il n’oubliera pas de lui dire que cette séparation est effective depuis le 6 Avril dernier, mais que pour des raisons de formalité pour le besoin de la communauté internationale, il serait bien que le Mali accepte l’organisation de l’autodétermination. Mais qu’a défaut de cette acceptation du Mali, celui-ci ne recolonisera plus jamais l’Azawad.

Nos sources nous apprennent que la délégation Malienne a compris que le MNLA ne suivra pas le chemin de la trahison de la révolution qu’ont emprunté en 1991 le sombre Iyad Ag Ghaly et les autres opportunistes comme Zeidane Ag Sidalamine. Le Mali à travers son représentant Tiébilé Dramé a été notifié que rien, absolument rien d’autres que la séparation de l’Azawad d’avec le Mali ne mérite une quelconque discussion avec le MNLA. Le MNLA a rappelé une fois de plus sa présence pour toute discussion sérieuse qui va dans le sens du désir populaire de mettre fin à la colonisation Malienne.

Par Abdoussalam Ag Inawelene
Toumast Press, 16 avril 2012

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Vive la belle (TA de Toulouse)

Mardi 16h : Évasion surprise au Tribunal administratif

SOCIÉTÉ. La belle depuis le tribunal administratif à Toulouse. Ce mardi après-midi 17 avril vers 16h, greffière, avocat et personnel de ce tribunal sont soudain les témoins d’une surprenante évasion. À l’heure où sont écrites ces quelques lignes, des agents de police, appelés en renfort, quadrillent le quartier Saint Aubin à la recherche du fugitif.

Conclusion extraordinaire d’une affaire aux origines ordinaires

Sous le coup d’une OQTF, Obligation de quitter le territoire français, comparaît un clandestin. Son crime ? Avoir séjourné depuis 2006 sur le territoire français en toute illégalité.

Son avocat plaide en faveur de l’annulation de la décision de reconduite. Face à lui, l’autorité préfectorale exige de la Cour le rejet de cette requête.

Sur les bancs de la salle d’audience, les proches venus soutenir l’intéressé dont son épouse depuis le mois de septembre 2011, enceinte de bientôt 8  mois. « Situation relativement absurde », dénonce la défense : l’intéressé est sur le point d’être père d’un enfant français. Il pourrait donc se voir délivrer de plein droit un titre de séjour.

La préfecture rappelle qu’en six ans de présence illégale sur le sol français, le clandestin en question n’a jamais effectué la moindre démarche en vue de régulariser sa situation. Ayant par ailleurs déclaré quatre fausses identités, la paternité même de l’intéressé soulève de sérieux doutes.

La vice-présidente rend son délibéré vingt minutes plus tard : la requête en annulation de l’OQTF est rejetée. Ce qu’entendant, le clandestin serre alors son épouse en pleurs dans ses bras. La salle se vide progressivement et les trois agents de la Police Aux Frontières observent par pudeur une distance d’avec le couple visiblement accablé. Peut-être touchés par le tableau, c’est sans menottes que les policiers décident de le raccompagner dans le couloir. Mal leur en prend.

Les laissant médusés, il en profite pour disparaître du tribunal dans une course endiablée.

Leur presse (Samuel Vasquez, LibeToulouse.fr, 17 avril 2012)

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[Marseille] Carte des nouvelles caméras

Carte des caméras publiée par la Provence

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Attention, seules les nouvelles y sont représentées (celles de la rue Saint-Féréol par exemple sont absentes), ne sont pas indiquées aussi toutes les caméras "privées" (banques, commerces, bâtiments officiels…), les caméras de circulation…

Marseille Infos Autonomes, 15 avril 2012

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[Révolution tunisienne / Om Larayes] À l’heure des résultats du concours de la CPG (4)

Tunisie. Reprise des affrontements entre des jeunes d’Oum Laarayes et les forces de sécurité

Les affrontements ont repris, mardi après-midi, entre des groupes de jeunes de la ville d’Oum Laarayes (Gouvernorat de Gafsa) et les forces de sécurité intérieure, surtout à la cité Ennour, près des locaux de l’unité mobile de la garde des frontières.

Entre 300 et 400 jeunes ont lancé des pierres contre les forces de sécurité qui ont répliqué par un tir nourri de bombes de gaz lacrymogène, afin de disperser les protestataires qu’ils ont poursuivi dans les ruelles voisines du lieu des affrontements en utilsant une voiture blindée, a constaté la correspondante de l’agence TAP dans la région.

Publié par des ennemis de la révolution (Tap, 17 avril 2012)


Tunisie. La tension se poursuit dans la ville minière d’Om Lârayes

Un calme précaire régné, lundi, dans la ville d’Om Lârayes, dans le bassin minier de Gafsa, après deux jours de tension et d’affrontements entre des groupes de jeunes et les forces de sécurité.

Les cours sont toujours interrompus dans les établissements scolaires, écoles primaires, collèges et lycées, selon l’agence Tap, mais les services administratifs et publics ont repris leurs activités normalement.

En outre, la circulation a repris son rythme normal sur les routes reliant Om Lârayes aux villes voisines, après leur blocage, durant les deux derniers jours, par les groupes de jeunes, avec des barrières et des pneus enflammés, au niveau  des entrées de la ville, en direction de Redeyef, Gafsa et Metlaoui.

La ville d’Om Lârayes a vécu deux jours de tension et d’affrontements, après la proclamation des résultats du concours de recrutement de 605 agents d’exécution pour travailler dans les carrières d’extraction du phosphate et dans les laveries de la Compagnie des phosphates de Gafsa (Cpg).

L’agence Tap dans la région a, par ailleurs, appris que les jeunes qui ont violemment contesté les résultats du concours, vont se rendre au ministère de la Formation professionnelle et de l’Emploi, à Tunis, pour présenter des recours.

Publié par des ennemis de la révolution (Tap, 16 avril 2012)

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[Toulouse, 21 avril] Quelle prison choisir pour mon enfant ?

Discussion autour de l’enferment des mineurEs suivie d’un concert de soutien au CAJ

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[Un bon flic est un flic qui démissionne] « Aujourd’hui, on est totalement discrédités » (2)

La police du Nord dans la ligne de mire

On sait déjà qu’il y a quelque chose de pourri au royaume du Danemark. Mais quid de la police du Nord ? Avec pas moins de cinq affaires obscures, l’actualité de ces derniers mois n’a guère été indulgente avec cette administration qui compte 4800 fonctionnaires.

Dernier rebondissement, l’arrivée hier à Lille de la police des polices, venue éclaircir un dossier de harcèlement moral (lire ci-contre). Deux plaintes ont été déposées par des fonctionnaires. Jean-Claude Menault, patron de la direction départementale de la sécurité publique (DDSP) de 2008 à 2011, au moment des faits, préfère ironiser sur ceux qui confondent harcèlement et commandement, « en général pas les meilleurs ». Ambiance.

Quelle que soit l’issue de ces procédures, l’image de la police départementale ne risque pas de s’améliorer, elle qui depuis près d’un an est éclaboussée par un autre dossier explosif, le Carlton de Lille, dont Jean-Claude Menault est apparu comme une victime officielle : placé en garde à vue en octobre, muté à Paris dans la foulée, retraité en février. L’homme s’est vu reprocher un voyage à Washington où il a rencontré Dominique Strauss-Kahn. Le commissaire divisionnaire Jean-Christophe Lagarde, patron de la sûreté départementale du Nord depuis 2006, était quant à lui mis en examen en octobre pour proxénétisme aggravé et recel d’abus de biens sociaux dans le cadre de cette même affaire DSK.

« Boîte de Pandore »

Ce qui n’a pas empêché Didier Perroudon, successeur de Jean-Claude Menault à la DDSP, de rester optimiste début décembre : « Je n’ai pas le sentiment d’une ambiance dégradée. Il y a des états d’âme qui me semblent marginaux. La police du Nord n’est pas malade. » Dès lors, comment interpréter les autres intrigues mises au jour la semaine dernière ? D’abord ces trois policiers de Roubaix mis en examen mercredi pour faux et usage de faux, et suspendus. Il leur est reproché d’avoir grillé un feu rouge, percuté un autre véhicule, falsifié les constatations, et dissimulé un état d’ivresse. C’est le courrier laissé par un policier roubaisien ayant mis fin à ses jours en janvier qui a révélé l’épisode.

Vendredi, le parquet de Lille confirmait qu’une enquête préliminaire s’intéressait à un officier de police lillois. En cause : la disparition d’un ordinateur portable au domicile d’une personne décédée en mars 2011. L’appareil a été retrouvé sur un site de ventes entre particuliers. Les enquêteurs sont remontés jusqu’au vendeur, l’officier lillois, qui explique avoir acquis l’objet sur le Web. Mais son vendeur à lui n’a pas pu être identifié.

La semaine dernière avait débuté avec la révélation d’une combine ayant cours dans les commissariats de Lille, Roubaix et Tourcoing : des policiers revendaient à des ferrailleurs des objets récupérés en mission et voués à la destruction (vélos, scooters…). Les cagnottes constituées devaient servir à de modestes dépenses de fonctionnement (sandwiches et lampes de poche !). Pas d’enrichissement personnel, a assuré le DDSP… qui a néanmoins informé le procureur.

« La boîte de Pandore a été ouverte », nous expliquait un gradé, fin novembre, dénonçant même une « atmosphère délétère ». Toutes ces affaires n’ont peut-être rien à voir les unes avec les autres et ne touchent qu’une minorité des quelque 4800 valeureux policiers nordistes. Mais leur accumulation pose question, d’autant que la police avait terminé l’année 2011 sur une note positive avec le versement d’une prime de résultat collective (600 euros par fonctionnaire) : évolution de la délinquance, taux d’élucidation, travail des services… Dans ce tableau d’honneur, la plus grosse DDSP de France (le Nord) s’était aussi montrée la meilleure !

La police des polices débarque à Lille

Arrivée hier à l’hôtel de police de Lille Sud, l’IGPN entendra cette semaine une vingtaine de policiers. Une descente dans le cadre d’une enquête ouverte par le parquet après la plainte contre X déposée par Philippe Patisson en février. Le commissaire dénonce le harcèlement moral, l’homophobie et la discrimination qu’il aurait subis comme chef du SDIG (service départemental de l’information générale – ex-RG) du Nord de 2008 à 2011. Un conflit entre clans avait alors éclaté. Différents fonctionnaires, dont Jean-Claude Menault, ancien patron de la police nordiste, sont ciblés. De violents propos racistes et homophobes sont rapportés, concernant également une policière d’origine maghrébine. Un salut nazi devant le bureau de cette fonctionnaire, qui a déposé une plainte pour harcèlement et discrimination, est aussi dénoncé. Et Philippe Patisson fustige une enquête illégale visant à le salir. Un commissaire et des officiers auraient menacé son garagiste afin d’obtenir une fausse attestation montrant de prétendues réparations gratuites. Après une dépression, il a demandé sa mutation. Il est aujourd’hui chef du CCPD (centre de coopération policière et douanière) de Tournai (B).

Leur presse (lavoixdunord.fr, 17 avril 2012)

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[Bayonne] « Sarkozy dégage ! »

Bayonne : des militants auditionnés

Un militant du mouvement altermondialiste Bizi a été entendu aujourd’hui par la police à Bayonne, et trois autres le seront dans la semaine, dans le cadre d’une enquête ouverte pour « offense au président de la République », a-t-on appris de sources concordantes.

Ces auditions font suite à une manifestation organisée samedi à Bayonne qui moquait l’accueil mouvementé reçu dans la ville par le président Nicolas Sarkozy le 1er mars, a expliqué à l’AFP Jean-Noël Etcheverry, membre du mouvement. Bizi avait installé un grand panneau devant le marché municipal « mettant en scène Nicolas Sarkozy recevant un coup de pied au derrière lancé par un Bayonnais anonyme dont tout le monde pouvait prendre la place en glissant sa tête dans un trou confectionné à cet effet », a-t-il précisé.

Une vingtaine de policiers avait alors essayé de démonter le panneau, mais avait dû renoncer devant les protestations de la population, tandis qu’un militant de Bizi qui distribuait des tracts ‘Dégage Sarkozy’ était interpellé puis relâché, a raconté Jean-Noël Etcheverry.

Le parquet a ouvert une enquête afin d’apprécier si la manifestation constituait un délit d’offense au président de la République. « Cette action, sur le plan judiciaire, au regard de l’article 26 de la loi de 1881, est susceptible d’être qualifiée de ‘délit de presse’ et passible d’une amende de 45.000 euros », a indiqué Anne Kayanakis, procureur de la République à Bayonne.

« Pour l’instant, il s’agit de simples auditions, ne donnant pas lieu à des mesures de contrainte », a-t-elle précisé. « Le délit d’offense au chef de l’État est d’autant plus dénué de fondement que cette campagne fait explicitement référence à l’accueil reçu par Nicolas Sarkozy à l’occasion d’une visite qu’il effectuait en tant que candidat à l’élection présidentielle et non en tant que chef de l’État », a estimé Bizi dans un communiqué, annonçant une nouvelle manifestation samedi.

Leur presse (Agence Faut Payer, 17 avril 2012)

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[Nique le pouvoir d’achat] Prise au tas, mode d’emploi

Béthoncourt. Carburant gratuit : 3000 litres volés après une effraction

Environ 3.000 litres de carburant ont été pompés samedi soir dans la station-service d’un supermarché par des automobilistes qui se sont servis gratuitement après une effraction sur une des machines.

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Sur les pompes de la station DATS 24 hier matin, trois mots collés à la va-vite. La distribution gratuite est terminée !

Les constations faites lundi matin par les spécialistes de la maintenance de la station-service montrent « une effraction à l’intérieur » d’une des pompes d’où un plomb a été enlevé, permettant de se servir sans avoir à insérer sa carte de crédit, a précisé le commandant Manuel Boissière, chef de la compagnie de gendarmerie de Montbéliard. L’alerte a été donnée vers 22h par un riverain de la station-service située dans un supermarché de Béthoncourt, qui s’est étonné de voir une cinquantaine de voitures attendant de faire le plein. Une première patrouille de gendarmerie a dû appeler du renfort après avoir fait face à « une certaine hostilité » de la part des conducteurs. La plupart des automobilistes se sont dispersés à l’arrivée des renforts mais les gendarmes ont pu relever « un grand nombre » de plaques d’immatriculation, a expliqué le commandant Boissière, ajoutant que les propriétaires des véhicules seraient entendus ultérieurement. « Le fait de se servir gratuitement en carburant en sachant que la machine ne fonctionne pas est assimilé à un vol, et c’est aggravé par l’effraction sur la machine », a-t-il souligné. Une enquête est en cours et une plainte devait être déposée lundi après-midi au parquet de Montbéliard par la direction du supermarché.

Leur presse (LePays.fr, 16 avril 2012)


Bethoncourt. Pompe vandalisée : 3000 litres de gazole à l’œil

On sait aujourd’hui qu’un acte malveillant explique comment une pompe de la station-service attenante à la supérette Colruyt, à Bethoncourt, s’est mise à délivrer du gazole gratis samedi soir. Explications.

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La gendarmerie recherche activement les automobilistes qui se sont servis gratis à la pompe du Colruyt de Bethoncourt.

Entre 19h30 et 22 heures, heure d’arrivée des gendarmes sur les lieux, samedi soir, ce sont pas moins de 3000 litres de gazole qui ont été tirés gratuitement d’une pompe de la station-service attenante au magasin Colruyt, situé dans la zone d’activité de la Prusse, à Bethoncourt (Le Pays d’hier).

Au prix de 1,419 € le litre, le préjudice s’élève donc à 4257 € ! Les militaires s’activaient, hier, à identifier les propriétaires des véhicules repérés sur place et qui doivent s’attendre à être poursuivis pour vol de carburant. Avec l’aide du gérant, dont ils ont recueilli la plainte, ils ont aussi pu repérer le mécanisme grâce auquel cette distribution gratis a été rendue possible. Car, aujourd’hui, il ne fait plus de doute que la pompe a été vandalisée et non pas sujette à un dysfonctionnement, comme on pouvait le croire initialement.

En démontant le capot, qui est verrouillé et qui, curieusement, n’a apparemment pas subi d’effraction, les enquêteurs ont remarqué qu’un plomb régissant le système de paiement par carte bancaire avait été cisaillé par une main malhonnête.

« On a aujourd’hui la certitude d’un geste malveillant. En revanche, il est impossible de savoir si l’auteur a agi en toute connaissance de cause ou par hasard », confiait, hier, le patron des gendarmes de la compagnie du pays de Montbéliard, le commandant Manuel Boissière. Ce modus operandi est « très rare » d’après l’officier de gendarmerie, qui confirme néanmoins que « les vols de carburant sont en pleine inflation », qu’il s’agisse de vols dans les réservoirs de camions, de machines agricoles ou du syphonage de voitures particulières.

L’or noir gratuit, sauf en cas de mirage, ce n’est pas pour demain…

Leur presse (José Gonzalvez, LePays.fr, 17 avril 2012)

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[27 avril, Coutances] Débat autour du livre « Oublier Fukushima »

Une réunion/débat autour d’un ouvrage écrit par des compagnon-ne-s antinucléaires — Oublier Fukushima — sur la catastrophe de Fukushima, toujours en cours contrairement à ce que tentent de nous faire croire ceux et celles qui veulent nous faire oublier Fukushima, se tiendra à Coutances à 20h le 27 avril prochain.

Ce sera l’occasion de discuter de l’ouvrage, des analyses qu’il-elle-s développent, mais également de la lutte en cours au Chefresnes autour du projet de THT reliant le nouveau réacteur EPR et les projets d’éolien offshore en projet au réseau énergétique européen.

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Sur la lutte anti-THT en cours en Manche, Ile-et Vilaine et Mayenne :
www.anartoka.com/cran/viewtopic.php?t=520
www.stop-tht.org
valognesstopcastor.noblogs.org

Sur le livre :
courtcircuit-diffusion.com/Oublier-Fukushima
www.anartoka.com/cran/viewtopic.php?t=531

Mailing – 16 avril 2012

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[Lannion] A voté !

Lannion. La vitrine de la permanence UMP vandalisée

La vitrine de la permanence UMP, située rue Compagnie-Roger-Barbé, a volé en éclats, dans la nuit de samedi à dimanche. Un acte de vandalisme pour lequel Yannick Guégan, porte-parole du groupe majorité présidentielle à Lannion, a porté plainte, hier, auprès du commissariat de police.

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Selon des témoins, les faits se sont produits vers 2 heures du matin. Un jet de canette de bière serait à l’origine du bris de vitre, « émanant d’anti-sarkozistes primaires », estime Yannick Guégan pour qui le climat de cette campagne est déplorable. « Chacun a le droit d’avoir ses idées. Une campagne électorale, ce n’est quand même pas la guerre. Or, jeudi, sur le marché, nos militants se sont fait agresser verbalement, alors qu’ils distribuaient des tracts. Je trouve grave qu’on en soit rendu là, dans une ville comme Lannion », déplore l’élu.

Leur presse (LeTelegramme.com, 17 avril 2012)

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[Vive le van, Vive le van, Vive le vandalisme / Charente] La LGV ne passera pas

Vandalisme sur le chantier LGV à Roullet-Saint-Estèphe : 14 engins à l’arrêt

Quatorze engins sur 15 stationnés vandalisés. Des câbles électriques et de graissage sectionnés. De la terre dans les réservoirs. Ce week-end, entre vendredi midi et dimanche après-midi, les engins œuvrant sur le chantier de la LGV, à Roullet, ont été victimes d’un raid de vandales. Bêtise gratuite ? Vengeance d’anti-LGV ?

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Les câbles électriques et les conduits de graissage ont été sectionnés

Une enquête de gendarmerie a été ouverte, menée par la communauté de brigades de Blanzac et la brigade de recherches d’Angoulême.

Leur presse (CharenteLibre.fr, 17 avril 2012)

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De l’épouvantail terroriste à l’invisibilité du terrorisme d’État

À propos d’une conférence à Lille 2 – « L’Europe face à la menace terroriste »

Une conférence sur « l’Europe face à la menace terroriste » était organisé aujourd’hui à Lille 2. Réunissant des expertEs en la matière, nous nous sommes invités pour une petite distribution de tracts à l’entrée. Cela n’a pas raté, la diffusion a été écourtée. Le texte constitue visiblement une offense aux étudiantEs organisant la chose (le sujet leur ayant été imposé de ce que l’on nous a dit, mais tout de même très pris à cœur car « c’est pas politique »…), et une offense à l’autorité du président ou encore à la maison du concierge ou à la sécurité… Bref, ils nous ont raccompagné dehors, non sans quelques insultes à notre égard. Nous avons fini la distribution devant où l’accueil était quand même plus chaleureux.

Le tract distribué :
De l’épouvantail terroriste à l’invisibilité du terrorisme d’État

Ce lundi 16 avril est organisée à l’Université de Lille 2 une conférence sur « L’Union européenne face à la menace terroriste ». Le directeur adjoint d’Europol, le coordinateur de la lutte contre le terrorisme de l’Union Européenne et la vice-procureur au sein de la section terrorisme et atteintes à la sûreté de l’État auprès du Parquet de Paris y sont invitéEs.

Pour celles et ceux qui organisent, il s’agit peut-être de mettre en place un projet dans le cadre de leurs études. Pour les institutions et/ou professionnel.le.s de la politique qui les soutiennent, il s’agit d’introduire toujours davantage au sein du système d’éducation l’idée de défense des nations face à une menace omniprésente. Les « Cafés Défense » organisés régulièrement dans les universités en sont aussi une belle illustration, sorti directement des stratégies contre-insurectionnelles dans lesquelles la (F)rance est spécialiste.

En soi, cet ensemble de liens entre armée, police et éducation participent à la construction et au maintien d’un climat de peur, permettant le renforcement des structures de domination et de contrôle social, ainsi que la mise en place d’un arsenal répressif et son acceptation. Si les outils de lutte contre le « terrorisme » sont en premier temps présentés comme des exceptions, ils ne manquent pas ensuite d’être généralisés partout, tout le temps. Le fichage ADN ou la banalisation des dispositifs Vigipirate illustrent parfaitement cette logique.

L’épouvantail terroriste est ici brandi de nouveau. Pointant depuis longtemps une menace venant de l’extérieur du territoire national, il sert à criminaliser et répandre un racisme latent à l’encontre des personnes étrangères ou immigrées. C’est également la figure de la menace intérieure qui est développée à l’encontre des habitantEs raciséEs des « banlieues », mais aussi des personnes dont les idées se placent en rupture radicale avec le cirque démocratique actuel.

Après le fiasco de l’histoire dite de Tarnac et du spectre de « l’ultra gauche », Europol consacrera le 25 avril prochain une réunion aux « euro-anarchistes » qu’elle considère comme une menace terroriste. Entre autres à l’ordre du jour, les luttes contre la construction de la ligne de TGV Lyon-Turin, celles contre l’Europe forteresse ou pour la libération animale. De manière explicite, le réseau No Border, les résistances No TAV de Val de Suse et d’ailleurs, ainsi que la Féderation Anarchiste Informelle sont cibléEs. Dans la foulée, du 14 au 22 mai prochain, 6 militantEs des luttes contre le CPE et contre les centres de rétention passeront en procès sous une juridiction antiterroriste après plusieurs mois de prison préventive. La généralisation du label « terroriste » est en marche. Elle n’est pas seule.

La police, l’armée, la prison, les dispositifs français et européens (Frontex) contre l’immigration, les institutions sociales, le travail salarié… forment un ensemble d’outils qui tuent et détruisent des vies. Pour autant face à la violence toujours plus forte de ces structures de domination, c’est celles et ceux qui s’y opposent qui sont taxéEs de « violentEs » et « terroristes ».

Cette terminologie vient renforcer l’idée de danger répendue dans le discours politico-médiatique. Elle participe au maintien et à la légitimation du monopole de la violence autorisée par l’État qui ne sert qu’à assoir l’exploitation de tous et toutes. En d’autres termes, pointer certainEs comme terroristes tend surtout à invisibiliser et banaliser le terrorisme des États et la guerre qu’ils mènent pour renforcer l’ordre établi.

Nous sommes solidaires des personnes inculpéEs. Les luttes contre les frontières et les grands projets destructeurs, désignées par Europol comme des « mouvements terroristes », sont aussi les nôtres. Nous nous opposons à cette volonté de contrôle total et de répression sans limite.

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Il y aura toujours des grains de sable dans la machine.
Pas de justice, pas de paix.

Indymedia Lille, 16 avril 2012

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[Toulouse] Le 16 allée des Demoiselles expulsé ! On continue !

Le lundi 16 avril, de nombreuses forces de police et de gendarmerie (plus de 20 véhicules) ont expulsé le bâtiment réquisitionné au 16 allée des Demoiselles. Ils ont enfoncé la porte et arrêté plusieurs personnes. Les 5 familles qui y étaient hébergées avaient déjà été relogées dans un nouveau bâtiment réquisitionné le 20 mars au 66 avenue d’Italie.

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Depuis cette nouvelle réquisition, le bâtiment du 16 allée des Demoiselles était utilisé pour accueillir une quinzaine de personnes qui n’avaient d’autre choix que de dormir à la rue.

Alors que les logements vides se multiplient pour spéculer (plus de 26’000 logements vides à Toulouse), alors que de plus en plus de personnes se retrouvent à la rue en situation de grande précarité, la campagne de réquisition continue !

Les expulsé-e-s du 16 allée des Demoiselles, des membres du Collectif pour la Réquisition, l’Entraide et l’Autogestion, des membres de la Campagne 0 enfants à la rue

Tout pour tout-e-s, pouvoir au peuple !


Ouiquende pour les 1 an du CREA à Toulouse

Salut !

On organise un week end pour les 1 an du centre social autogéré CREA (collectif pour la réquisition l’entraide et l’autogestion) les 28, 29 avril. C’est à Toulouse que ça se passe ! On a prévu des débats, projections, concerts, boom et plein d’ateliers ! La prog sera bientôt diffusée.

On sait que c’est un peu court comme délai vu que c’est le ouiquende prochain mais on voulait se saisir de l’occasion pour inviter les collectifs d’autres villes qui se bougent sur ces luttes, on voudrait aussi organiser des rencontres inter collectif un peu plus formelles courant juin, mais disons que là ce serait un premier contact.

Vous pouvez nous répondre à cette adresse pour plus d’infos et/ou consulter le blog :

crea-csa.over-blog.com

À tobien !

Des membres du CREA et de la campagne « Zéro gosse à la rue »

Liste de discussion francophone relative aux squats, 16 avril 2012

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[Champagne] Les comités d’entreprises donnent 3800 € aux « Sodis »

Aube – Les employés de Sodimédical ont reçu le soutien financier de plusieurs comités d’entreprises auboises. Hier, une enveloppe de 3800 € leur a été remise.

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« Au total, il y a 3800 € », se félicite Christophe Piat, secrétaire du comité d’entreprise de Petitjean. Touché par la détresse des Sodimédical qui n’ont toujours pas reçu le moindre euro de salaire depuis le mois d’octobre, les « Petitjean » ont lancé la semaine dernière une grande semaine de solidarité des comités d’entreprises. Des collectes ont été effectuées un peu partout et les Michelin (1200 €), les Bonduelle (340 €), les Petitjean (900 €) et les Mefro (1200 €) ont remis hier leur enveloppe à l’issue d’une petite manifestation de solidarité qui est allée de la place de la mairie à celle de la préfecture.

Une bonne trentaine des 52 salariés de Sodimédical étaient là, comme toujours, derrière leur banderole qui annonce désormais qu’ils sont en lutte depuis… 715 jours ! « On est touché par la mobilisation autour de nous. Pour nous, cette somme, c’est énorme puisqu’on n’a absolument rien, mais ce qui est aussi très important, c’est de ne pas se sentir seuls », explique Angélique Debruyne, la représentante des « Sodis ».

La mobilisation s’est aussi faite samedi dernier dans des supermarchés. « Seules cinq enseignes sur seize ont répondu favorablement. C’est comme ça, mais ça a bien marché », assure Christophe Piat.

L’objectif pour le mouvement de solidarité autour des « Sodis » est maintenant de rebondir. « On ne peut pas faire des collectes tout le temps. » L’idée est donc de trouver de nouvelles solutions. Un loto est par exemple sur les rails. « On a les gros lots, il ne nous manque que la salle. Si un maire veut nous en prêter une, qu’il nous appelle au comité d’entreprise de Petitjean », lance d’ailleurs Christophe Piat.

Pour les salariés de Sodimédical, il s’agit de tenir. De nouvelles échéances les attendent dès la semaine prochaine avec l’appel de la décision du tribunal de commerce de Troyes qui avait suspendu en janvier dernier toute décision alors que la direction de Sodimédical demandait à nouveau la liquidation judiciaire. Le tribunal de commerce d’Épinal, lui, rendra sa décision sur la demande de placement en redressement judiciaire de L&R France. Une décision qui pourrait leur permettre de toucher une partie de leurs salaires impayés.

Brevet cyclos

Ce samedi, l’Asega organise un brevet cyclos et une randonnée pédestre au départ de l’usine de Plancy-l’Abbaye. La participation est fixée à 2 €. Les dons sont libres. Toute la recette sera reversée aux « Sodis ». Départ à 14 h, boucles de 30 et 60 km.

Leur presse (Bruno Dumortier, lest-eclair.fr, 13 avril 2012)

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Dissolution des services secrets et de la police – Anarchie dans l’Union européenne !

Dissolve secret agencies and police – Anarchy in the EU!

According to a protocol of the EU Council working group on “Terrorism”, the European police agency EUROPOL is organising a conference on anarchism on the 24th and 25th of April 2012 in The Hague. According to media reports, there will be a presentation by the Italian delegation on the activities of the „Federazione Anarchica Informale“ (F.A.I.) and the conference will also discuss actions against “railway infrastructures” and against the “No Border Network”.

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“Railway infrastructure”? WTF?!

Very much in line with general European politics, the actual content and intention of the organisers remains in the dark. What, for example, is meant by the term “railway infrastructure”: It seems reasonable to assume that it refers to the protests against the “railway infrastructure” Stuttgart 21 in Germany as well as the high speed connection “Treno ad Alta Velocità” (TAV) which is planned from Turin to Lyon. Both projects were strongly opposed by local communities and this resistance has of course also been strongly supported by a variety of Italian and German left social movements. In this context the German government speaks of “left wing extremism and terrorism” and its alleged “attacks on train transports”.

It can be assumed that the planned EUROPOL conference aims at shifting the legitimate resistance against pointless large-scale projects and dangerous technologies into the focus of conservative securocrats. This would fit the picture of the governments’ politics and their police, which repeat untrue claims that protestors would accept fatalities and should be classified as “terrorists”. Thereby it is the police themselves which endanger lives, namely by using violence and terrorizing methods against politically engaged people. Recent examples are the No-TAV activist “Luca”, who suffered from life threatening injuries after falling from high attitude because of police action; or the young man who was shot in the head with a rubber bullet by a cop at the Spanish general strike against the capitalist policies to tackle the crisis.

“96 Anarchists” and the “NoBorder Network”

According to the German government, activities of the “No Border Network” will also be addressed at the conference. Again, it remains unclear what this really means. Since the early 90’s organisations in solidarity with migration organise frequent cross-border protests, camps and campaigns. With boats on the Mediterranean Sea organsing under the slogan “boats for people” for this year it is planned to protest against the inhumane and often fatal violence of the EU border agency FRONTEX.

Possibly the above refers to incidents on the No Border camp in Brussels 2010: In an unprecedented manner Belgian police forces tried to stop people from the camp joining the international union protests in solidarity.

Here it seems likely that the later uncovered police spy Simon Bromma helped with his “insights”, which he communicated daily to the state criminal police in Stuttgart. Possibly, misleading information subsequently reached the Belgian authorities, which then lead to the arrest of the “96 Anarchists”. As was later reported by a police spokesman, without giving further explanations. The arrested activists were neither carrying “prohibited articles”, nor were they engaged in “criminal behaviour”. It therefore seems pretty clear that the arrests were only due to their “anarchist” convictions.

“Euro-Anarchists”

The German Federal Police Office for criminal Investigation (BKA) also equates left activism with alleged militant “anarchism”. In January 2011 its chief executive Joerg Ziercke was questioned by the Bundestag’s committee on internal affairs and asked to shed light on the question of why his agency maintains an extensive exchange of undercover agents with Great Britain. Ziercke justified the governmental infiltration of the mobilisation against the G8 summit 2007 and the NATO summit 2009 with an alleged “Europeanisation of the anarchist scene” in Greece, Spain, Great Britain, France, Denmark and Germany. He also justified the use of British undercover agents at the G8 summit in Heiligendamm in order to act against “Euro Anarchists, militant left extremists and terrorists”. Before his statement, the term “Euro-Anarchists” was not commonly used in German. Meanwhile, even the liberal middle-class Pirate Party is being considered as having an “aggressive stance against the state” and their conception to be seemingly “anarchist”.

“Organised crime” and “terrorism”

The EU secret service Sit-Cen also deals with the “phenomenon anarchism”. Last October, the agency compiled a “situation assessment”, to which the German federal office for protection of the constitution, a further secret service, also contributed. EUROPOL itself publishes the yearly “Terrorism Situation and Trend Report”, with newly acquired insights. According to this report based on information from Germany, Sweden, the Czech Republic and GB, “anarchist extremists” support “anti-capitalism, anti-militarism, anti-fascism and the ‘No Border’ campaign”.

Only recently it surfaced into the public, that EUROPOL also observes cross-border campaigns of environmental and animal rights activists. Based on these “insights” the police agency organises regular conferences on so called “animal rights extremism”.

Observations and insights on “terrorism” and “extremism” are stored by EUROPOL in the rather extensive so called Analysis Work File (AWF) “Dolphin”, which can include proper dossiers on persons, objects or the progression of events. According to the German government the meeting on “Anarchism” on the 25th of April takes place in the realm of an invitation to all 20 member states of the AWF “Dolphin”. Not only by being listed in the Dolphin database are political activists criminalised. From May on a variety of AWFs are planned to be restructured under the labels of “organised crime” and “terrorism”.

When local residents and anarchists become “location risks”

“Anarchism” or the alleged “Euro-Anarchists” is rendered an umbrella term for politically unwanted international left activism. However, anarchism is moreover a political conviction, which opposes domination of people over other people, like any kind of hierarchy that suppresses individual and collective freedom. A philosophy such as this, which endorses and demands individual freedom, self-determination, equality and self-actualisation, as well as mutual respect and solidarity, ought to be respected by the freedom-embracing project that the EU purports to be.

The criminalisation of legitimate resistance against “railway infrastructure”, “train transports”, the murderous activities of FRONTEX as well as the ideological motivated defamation of anarchism is reason enough to be angry and furious. The fact, that once again a Berlin Senator for the Interior is attempting to criminalise the protest of local residents against increasing rents (recently in form of the protest against BMW Guggenheim Labs), by for example speaking about “left troublemakers” and the alleged “location risk”, proves the current rulers’ fear of the successful resistance of those subjected to their rules.

That is the reason why on the 25th of April at 5 pm we will make our way to the BKA branch in Berlin Treptow to clearly demonstrate our displeasure about EUROPOL’s “anarchism” conference, the daily racism in Europe and the equation of anarchism and left activism with “terrorism”. In addition to that, the route of the protest will also allow us to address the sickening, capitalist urban restructurings, same as attempts by the Berlin repressive agencies to intimidate in the run-up to the 1st May.

The system is criminal – not the resistance!
Our “intolerance” against their oppression – Stop the rent sharks!

Demonstration | 25.4. | 5:00 PM | U-Bhf Schlesisches Tor | Berlin-Kreuzberg

Out of Control Berlin
Monitoring European Police!, 16 avril 2012

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[Sierra Leone] Bolloré = affameur du peuple !

Le groupe français Bolloré est mis en cause dans un rapport d’Oakland Institute, une ONG basée en Californie spécialiste du phénomène d’accaparement des terres. En Sierra Leone, le groupe s’installe sur 6500 hectares pour produire de l’huile de palme.

Ce rapport publié début avril 2012 pointe la location de 6500 hectares de terres agricoles destinées à la production d’huile de palme et de caoutchouc en Sierra Leone. En mars 2011, un contrat de location de ces terres situées dans la région du Malen a été signé entre le ministre sierra-léonais de l’Agriculture et la Socfin Agricultural Company (SAC), filiale locale du groupe Socfin (Société financière des caoutchoucs) basé au Luxembourg et dont Bolloré [possède] 39 % des parts. La société cherche encore 5000 hectares de plus. L’investissement initial — estimé à $ 100 millions — assorti de promesses de création d’emplois, d’une rémunération pour les exploitations agricoles perdues et de construction d’infrastructures, a bénéficié d’un large soutien gouvernemental.

La publication du rapport a coïncidé avec la tenue du 1er au 4 avril d’une assemblée nationale des collectivités touchées par l’accaparement des terres, réunissant une centaine d’agriculteurs et de militants des droits fonciers, dans la capitale Freetown. Les délégués à la conférence, la première de ce genre, ont exhorté le gouvernement à réexaminer les transactions foncières et à prendre des mesures pour rééquilibrer les contrats et les droits entre les communautés rurales et les puissants investisseurs étrangers. Un observatoire de la société civile pour assurer le suivi des investissements agro-alimentaires a également été lancé.

Populations mécontentes

Pour le moins, le projet ne semble pas soulever l’adhésion des populations locales. En octobre 2011, 40 manifestants ont été arrêtés suite à des heurts entre les villageois et Socfin. Les habitants ont critiqué le manque de transparence autour de la transaction ainsi que l’absence de réelle consultation et d’information sur les déplacements de populations qui pouvaient en résulter. Ils ont également soulevé des problèmes relatifs à l’insuffisance des indemnisations, à la corruption, et aux pressions exercées sur les propriétaires fonciers et chefs de villages.

Le terrain loué par Socfin englobe une trentaine de villages et quelque 120 propriétaires fonciers familiaux. Lors de la signature du bail en mars 2011, Socfin avait convenu du paiement d’indemnités pour la perte des exploitations existantes dans les zones d’opération, en plus d’un paiement annuel des loyers aux propriétaires fonciers. Directeur général de Socfin, Gerben Haringsma, avait également assuré que l’entreprise s’engageait à construire un hôpital résident, un réseau de routes, des écoles et des logements, pour un coût de $19 millions. En outre, Socfin avait pris l’engagement de payer $ 75’000 par année pour des projets de développement social et estimé que des possibilités d’emploi seraient créées pour 10’000 personnes, avec une préférence particulière accordée aux locaux.

Un schéma qui se reproduit

« Les griefs formulés par les agriculteurs en Sierra Leone sur les plantations de palmiers à huile sont pratiquement identiques à ceux des communautés paysannes à travers le monde concernant les autres investissements réalisés par les filiales Socfin », souligne le rapport. Des cas similaires d’accaparement des terres ont été signalés ces dernières années au Liberia, au Cameroun et au Cambodge.

Leur presse (Marchés Tropicaux et Méditerranéens, 16 avril 2012)

Le rapport de l’Oakland Institute à télécharger (format PDF, en anglais)

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[Violemment agressés par la police secrète d’État] « On peut s’étonner que des gens ne figurant même pas dans les fichiers locaux du renseignement intérieur fassent l’objet d’un tel traitement »

Coup de filet anti-islamiste : la colère d’une famille humiliée

Explosée à coups de fusil par la police, mercredi 4 avril, la serrure du pavillon de cinq pièces du lotissement des Trois Caravelles où loge la famille Z., à Pau, vient d’être remplacée. Le bailleur ne pouvait attendre l’indemnisation de la justice qui mettra des mois à arriver. Saad et Farid, 28 et 22 ans, plaisantent pour détendre l’atmosphère mais la mine sombre du père, Mohamed, 59 ans, témoigne de l’affront subi par sa famille.

Comme huit autres personnes qu’ils ne connaissent pas, à Bon-Encontre (Lot-et-Garonne), Bordeaux, Carpentras (Vaucluse), Marseille, Roubaix (Nord) ou Valence, ses fils ont fait l’objet d’une interpellation musclée avant d’être relâchés, sans aucune charge, après trente-sept heures de garde à vue dans le cadre antiterroriste. Ce coup de filet national visait à neutraliser les émules potentiels de Mohamed Merah, tueur à Montauban et Toulouse de trois militaires, de trois enfants juifs et d’un père de famille entre les 11 et 19 mars.

Un périple de quatre mois effectué entre septembre 2011 et janvier 2012 par Farid et Saad en Inde, en Birmanie, en Thaïlande et au Cambodge, juste après le bac pro de menuisier-aluminium du benjamin, a suffi à les cataloguer « présumés activistes isolés se préparant au djihad ».

« JE ME SUIS RETROUVÉ NEZ À NEZ AVEC UN FUSIL »

À 6 heures du matin, le 4 avril, Mohamed était le seul levé lorsqu’il a entendu l’explosion. Il a pensé au gaz. « Je suis sorti de la cuisine et je me suis retrouvé nez à nez avec un fusil », raconte cet homme arrivé en 1973 du Moyen Atlas marocain pour travailler dans les usines de chocolat Lindt. « Par terre, par terre ! », ont hurlé des hommes encagoulés en le jetant au sol tandis qu’ils menottaient Farid, descendu en caleçon. À l’étage, Saad a été entravé à son tour. Les policiers ont parlé d' »association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste ».

Ils ont ensuite retourné les chambres, démonté les faux plafonds, saisi téléphones mobiles, ordinateurs portables et disques durs. Ils ont surtout trouvé le journal de bord tenu par Saad durant le voyage en Asie. « Heureusement, dit le jeune homme, car je n’y pensais même plus, or il retrace notre parcours très touristique. » Quand on a embarqué chacun de ses frères dans une C8 avec trois policiers toutes sirènes hurlantes, Assia, 6 ans et demi a demandé, terrorisée : « Ils vont leur faire comme à Mohamed Merah ? » Les radios diffusaient déjà en boucle la nouvelle de cette opération hexagonale contre « des islamistes radicaux ».

Ce matin-là, Mahjouba, la maman des frères Z., a dû insister auprès des policiers pour attraper comme prévu le TGV pour Paris avec sa fille Mariam, 25 ans. « Elle est en plein divorce et avait rendez-vous le lendemain chez un juge aux affaires familiales pour la garde de sa fille de 16 mois, explique cette femme de 46 ans, bénévole au Secours populaire. Mon gendre a profité de l’interpellation de mes fils pour tenter de récupérer la petite. Heureusement, la magistrate n’a pas cédé. »

En garde à vue, Farid et Saad n’ont d’abord pas demandé d’avocat. « On n’avait rien fait », explique Farid, qui s’est fait virer du même coup de la mission d’intérim qu’il venait de commencer. Il y a quatre ans, il a été condamné à six mois de prison avec sursis pour « une petite affaire » dont il préfère ne plus parler. Saad, titulaire d’une licence professionnelle de formateur et conseiller à Pôle emploi à Pau, qui n’avait jamais eu affaire à la police ni à la justice, estime que « les policiers ont mené leur enquête pendant la garde à vue ».

En Inde, pays proche de l’Afghanistan [sic !] — où on les soupçonnait d’avoir séjourné, son frère et lui —, une collègue de travail de Saad a confirmé les avoir accompagnés. Le matin suivant, pourtant, une substitut du parquet de Pau est venue prolonger leur garde à vue.

« Des investigations sont encore en cours, vous serez peut-être déférés au parquet de Paris », spécialisé dans l’antiterrorisme, a-t-elle prévenu. Les enquêteurs se sont alors focalisés sur leur pratique religieuse. « Nous prions cinq fois par jour mais pas à la mosquée puisqu’on travaille, nous faisons le ramadan, et oui, on aimerait aller à La Mecque, explique Saad. Nous l’avons dit. » Farid sourit : « De temps en temps, on entendait dans le commissariat, ‘Ils sont encore là, les terroristes ?' » Saad s’était laissé tirer le portrait et prendre les empreintes digitales. « Je pensais que j’y étais obligé. » Il l’était, d’ailleurs. Un policier l’y a encouragé : « Allez, t’es là pour vingt-quatre heures, c’est une histoire de merde, ne va pas te mettre bêtement un délit sur le dos ! »

« NE DEVENEZ PAS TROP PARANOS »

Le 5 avril, en fin de journée, les deux frères ont été libérés sans charge. « Ne devenez pas trop paranos », leur a lancé un policier sur le ton de la plaisanterie. Il leur a quand même déconseillé « de faire ou d’écrire une connerie ». « C’est la preuve que nous ne sommes pas tous égaux et que mon frère et moi ne pourrons plus nous exprimer librement, estime Saad. Ce que nous avons vécu est la meilleure façon de monter les Français les uns contre les autres. »

Mes Thierry Sagardoytho et Julien Marco, qui les défendent, s’apprêtent à assigner l’État au civil pour faute lourde. « Si le voyage en Asie de nos clients posait question, une convocation au commissariat suffisait, s’insurge Me Sagardoytho. Pour placer quelqu’un en garde à vue, il faut des indices laissant présumer la commission d’une infraction. Or, les enquêteurs ne disposaient d’aucun élément. Alors que Mohamed Merah, repéré par la DCRI (direction centrale du renseignement intérieur), n’a pas été inquiété avant ses assassinats, on peut s’étonner que des gens ne figurant même pas dans les fichiers locaux du renseignement intérieur fassent l’objet d’un tel traitement. »

La famille Z. aurait apprécié des « excuses » du ministre de l’intérieur, Claude Guéant, pour « sa grossière erreur ». Farid a commencé un nouvel intérim dans le bâtiment et Saad a repris le chemin de Pôle emploi. Il doit se marier en septembre. « À une étudiante qui s’habille comme vous, Madame, précise son père. Parce que l’islam, c’est avant tout une philosophie. »

Leur presse (Patricia Jolly, Le Monde, 16 avril 2012)

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[Expulsé pour l’honneur de la DCRI] « Fréquenter une sandwicherie halal serait donc constitutif d’une atteinte manifeste à l’ordre public »

Un Algérien conteste son expulsion après l’affaire Merah

L’avocat d’un Algérien, renvoyé début avril dans son pays par le ministre de l’Intérieur qui le présentait comme un islamiste radical, a contesté lundi matin en référé une expulsion aux motivations, selon lui, électoralistes, décidée dans la foulée des meurtres commis à Toulouse et Montauban par Mohamed Merah.

Ali Belhadad, 44 ans, résidait en France depuis 20 ans et avait un titre de séjour valable jusqu’en 2019 quand il a été expulsé le 2 avril, au moment où le gouvernement multipliait les coups de filet dans les milieux islamistes présumés, et moins de deux semaines après la mort du tueur au scooter.

Dans un communiqué, le ministère de l’Intérieur avait justifié sa décision par le fait que Ali Belhadad avait été condamné pour son rôle dans les attentats de Marrakech en 1994, ce que conteste farouchement l’intéressé.

Face au juge des référés du tribunal administratif de Paris, saisi par l’expulsé, une représentante du ministère de l’Intérieur a reconnu que ce communiqué était erroné.

L’avocat s’érige contre la « posture électorale » de Claude Guéant

À l’audience, le conseil de l’Algérien, Me Éric Plouvier, a raillé « la politique de communication de M. Guéant qui, dans un contexte dramatique, n’a pas hésité à donner de fausses informations aux journalistes ». L’avocat, qui envisage une action en diffamation contre le ministre, s’est élevé contre la « posture électorale » de Claude Guéant qui a, selon lui, décidé l’expulsion « pour faire de l’agitation ».

La représentante du ministère a reconnu que l’affaire Merah avait agi comme un « électrochoc », alors que la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) a été violemment critiquée pour ne pas avoir repéré le danger que représentait Mohamed Merah. « Fallait-il attendre qu’on prenne Ali Belhadad la main dans le sac comme on l’a fait pour Merah ? », a-t-elle demandé. « On ne peut pas reprocher à la DCRI de n’avoir rien fait à Toulouse et la critiquer également quand elle fait son travail en signalant un risque potentiel », a-t-elle insisté.

Elle a déclaré qu’il était notamment reproché à Ali Belhadad ses relations avec des djihadistes « vétérans d’Afghanistan », un emploi dans une librairie parisienne située dans une rue « réputée pour sa proximité avec la mouvance islamiste radicale » ou encore une réunion dans un restaurant de banlieue avec un ancien de Guantanamo.

« Fréquenter une sandwicherie halal serait donc constitutif d’une atteinte manifeste à l’ordre public », a ironisé Me Plouvier, en rappelant que M. Belhadad laissait derrière lui, en France, deux filles mineures et de nationalité française.

La décision devait être rendue dans la soirée.

Leur presse (LeParisien.fr avec l’Agence Faut Payer, 16 avril 2012)

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