L’amour en septembre 2012

Relation prof/élève : 3 ans requis

Trois ans de prison, dont une partie avec sursis, ont été requis à l’encontre d’un professeur isérois retraité ayant entretenu des relations sexuelles avec une ancienne élève de 14 ans, a-t-on appris aujourd’hui de sources judiciaires, confirmant une information du Dauphiné Libéré.

 

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Photo de la série Dijon détourné (14), prise place Wilson à Dijon le 16 juillet 2012

Ce professeur retraité de 62 ans était jugé mardi par le tribunal correctionnel de Grenoble pour « atteintes sexuelles sur mineur de 15 ans » pour avoir entretenu des relations sexuelles avec une de ses anciennes élèves entre juillet et décembre 2010. « Les faits sont complètement reconnus, assumés et regrettés », a affirmé l’avocat du prévenu, Me Ivan Flaud.

Il a indiqué que son client avait eu cette élève en classe de 6e. « L’année suivante, elle ne l’avait plus mais elle avait un peu le béguin pour cet enseignant. Elle venait le voir à la sortie de chaque cours », a-t-il raconté. Un an plus tard, quand l’enseignant est parti à la retraite, il s’est mis à lui donner des cours de soutien de français « et de fil en aiguille, ils sont devenus amants », a indiqué Me Flaud. « L’armure de l’enseignant ne le protégeait plus et les barrières sont tombées », a-t-il ajouté.

L’adolescente contre les poursuites

Me Simon Bergeras, avocat de la mère de la jeune fille, a reconnu que le contexte était alors « un peu particulier ». « C’est vrai que c’est elle qui l’a sollicité. Elle a fait un blocage obsessionnel sur cet enseignant-là, mais je pense qu’elle cherchait avant tout un contact affectif, un père de substitution », a-t-il affirmé. « Le passage à l’acte, c’est lui qui le déclenche en l’embrassant. Puis ils vont avoir des rapports sexuels non protégés pendant six mois », a-t-il souligné.

Selon lui, cette affaire « a fait des dégâts assez durables ». L’adolescente « ne parle plus à sa mère car elle est opposée aux poursuites (contre son ancien enseignant, ndlr) », a-t-il expliqué. En outre, « ça va être compliqué pour elle de se reconstruire », a ajouté Me Bergeras.

Le parquet a requis une peine de prison de trois ans, dont une partie assortie de sursis dont la durée a été laissée à l’appréciation du tribunal, ainsi qu’un suivi socio-judiciaire. Le tribunal correctionnel rendra son jugement le 18 septembre.

Lundi, une enseignante d’un établissement catholique traditionaliste de Vendée a été condamnée par le tribunal correctionnel de La Roche-sur-Yon à six mois de prison ferme pour avoir eu des relations sexuelles avec un élève âgé de 12 ans.

Leur presse (Agence Faut Payer, 5 septembre 2012)


Var : Maëlle, 14 ans, disparaît avec le vendeur de beignets

La jeune fille a disparu de son domicile, à Roquebrune-sur-Argens (Var), le 28 août. Elle pourrait avoir pris la fuite avec Tony, 23 ans, qui vivait à côté de chez elle.

Neuf jours sans nouvelles de leur fille. Pour rompre cette insupportable attente, les parents de Maëlle, 14 ans, disparue à l’aube du 28 août à Roquebrune-sur-Argens (Var), placardent sa photo partout où ils le peuvent. « On attend et elle reste introuvable… C’est atroce », soupire sa mère, pour qui le seul moyen de « se battre » est la diffusion de l’image de son enfant.

Cette jolie jeune fille aux cheveux mi-longs châtains et aux yeux bleus est l’aînée d’une fratrie de quatre. « Quelqu’un l’aura bien vue quelque part? » implore-t-elle. Elle et son mari en sont convaincus : le jeune vendeur de beignets, Tony, 23 ans, qui a disparu en même temps que Maëlle du camping où il vivait, juste à côté de leur maison, est l’unique responsable de cette situation.

« Pour nous, il y a enlèvement et détournement de mineure », martèle le père de l’adolescente. Sa mère insiste : « Maëlle n’a jamais fugué. C’est une enfant calme, sans problème, qui avait son scooter et son portable. Elle rentrait en 3e. Elle avait d’excellentes notes, beaucoup d’ambition et énormément d’amis. Elle ne serait jamais partie sans un coup de fil ou un SMS », assure-t-elle, alors que la rentrée scolaire a eu lieu. Initiée pour « disparition inquiétante », l’enquête des gendarmes de Draguignan a été élargie au délit de « soustraction de mineure ». Une information judiciaire pourrait être ouverte prochainement par le parquet de Draguignan, qui reçoit cet après-midi les parents de Maëlle et leur avocat.

L’homme est surnommé Tony le Trouillard

Recueilli lors des investigations, le témoignage d’un chauffeur de taxi a permis d’établir qu’un couple correspondant au signalement de l’adolescente et du jeune homme a été déposé près de Cannes (Alpes-Maritimes). Le duo aurait ensuite été aperçu près de la gare de Menton. Les recherches pourraient être élargies à Paris et à l’Italie. Avant sa « fugue », dans des échanges de SMS, Maëlle aurait confié à des amies qu’elle devait s’y rendre avec son amoureux. Palerme, en Sicile, que Tony, né à Mantes-la-Jolie, indique comme son lieu de résidence sur sa page Facebook, est aussi une destination possible.

Vendredi, les enquêteurs se sont rendus à Bergerac, où vit la mère de Tony, vérifier qu’il ne s’y trouvait pas. Cette dernière, qui n’a pas vu son fils depuis trois ans, a confié à « Sud Ouest » qu’elle le croyait incapable de concevoir une « cavale ». « On le surnomme Tony le Trouillard. Il est peureux. La petite a disparu et Tony doit se cacher, il a peur. C’est un enfant fragile », dit-elle. En rupture familiale et sans domicile fixe, Tony, le vendeur de beignets, a écrit cette phrase sur son « profil » : « Je ne reste pas immobile pendant que la Terre tourne. »

Leur presse (LeParisien.fr, 5 septembre 2012)

 

Liaison avec un élève : elle est condamnée

Une enseignante d’un établissement catholique traditionaliste de Vendée a été condamnée hier par le tribunal correctionnel de La Roche-sur-Yon à six mois de prison ferme pour avoir eu des relations sexuelles avec un élève de 12 ans. Cette mère de famille de cinq enfants aujourd’hui âgée de 39 ans, qui comparaissait pour « atteinte sexuelle sur mineur », a reconnu avoir eu des relations sexuelles avec la jeune victime durant trois ans, entre 2007 et 2010.

Accompagnée à l’audience de son mari, la prévenue en jupe plissée a évoqué un « péché mortel » tout en assurant avoir vécu une « histoire d’amour » avec l’enfant. La victime, d’origine anglaise, était scolarisée en CM2 à l’école privée Nazareth de Chavagnes-en-Paillers (Vendée), quand la liaison a commencé.

Il faudra trois ans avant que l’adolescent, aujourd’hui âgé de 17 ans, ne se confie au directeur de son établissement et que sa mère ne dépose finalement plainte, en avril 2011. L’avocat de la victime a estimé que l’enseignante, qui a affirmé s’être confiée sans succès à un abbé au début de la liaison, avait été la proie d’une « passion déraisonnée ».

Condamnée à une peine de six mois de prison ferme, la prévenue est également frappée d’une interdiction d’exercer une activité en contact avec des mineurs. Le parquet avait requis 2 ans de prison dont 18 mois avec sursis.

Leur presse (Agence Faut Payer, 4 septembre 2012)


Maldives : une adolescente condamnée au fouet pour des relations sexuelles

Un tribunal des Maldives a ordonné qu’une jeune fille de 16 ans soit fouettée en public pour avoir eu des relations sexuelles hors mariage, ont annoncé mardi les autorités du pays, faisant fi des pressions de l’ONU pour que les châtiments corporels envers les femmes soient abandonnés.

L’adolescente, dont le nom n’a pas été révélé, a reconnu les accusations et a été condamnée selon la loi de la charia. Sa famille s’était plainte de ce qu’elle entretienne une relation avec un homme de 29 ans.

L’homme a lui été condamné à dix ans de prison, lors d’une audience qui s’est déroulée dimanche sur Raa, un atoll isolé, à 200 km au nord de Malé. La jeune fille peut refuser les coups de fouet et sera alors assignée en résidence surveillée pendant huit mois, selon la justice locale.

Le tribunal a précisé que la sentence devait être appliquée lorsque la coupable atteindra 18 ans.

« Dans la plupart des cas, les coupables acceptent que les coups de fouet font partie de la pénitence », a assuré à l’AFP un responsable du tribunal, sous couvert de l’anonymat.

Il y a moins d’un an, le responsable de la question des droits de l’Homme au sein de l’ONU, Navi Pillay, avait prié les Maldives de mettre un terme à ces châtiments physiques sur des femmes ayant eu des relations sexuelles hors mariage.

Lors d’une visite sur l’archipel, Navi Pillay avait noté les progrès accomplis pour garantir les droits des 330.000 musulmans sunnites, mais il avait souligné la nécessité de mieux protéger les femmes.

Les châtiments physiques sont souvent prononcés par les chefs de village, qui font également office de juge. La punition est délivrée à coups de cane.

Selon les autorités, l’adolescente a été condamnée selon la loi de la charia, qui interdit aux filles les relations sexuelles (hors mariage) jusqu’à leur 18 ans.

Son amant en revanche a été jugé selon la justice civile et condamné en raison de la loi qui interdit des relations sexuelles avec une mineur.

Leur presse (Agence Faut Payer, 4 septembre 2012)

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[Mauritanie] Le militant contre l’esclavage Biram Ould Abeid libéré de prison

http://juralib.noblogs.org/files/2012/09/034.jpgMauritanie : le militant contre l’esclavage Biram Ould Abeid libéré de prison

Biram Ould Abeid, le fervent activiste contre l’esclavage en Mauritanie est sorti de prison dans la nuit de lundi. Le président du mouvement abolitionniste en Mauritanie (IRA-Mauritanie), avait été mis en détention préventive durant quatre mois pour avoir brûlé des ouvrages religieux légitimant l’esclavage.

C’est avec un Coran à la main que Biram Ould Abeid est sorti de prison lundi soir. L’infatigable militant contre l’esclavage en Mauritanie, avait été inculpé d’avoir brûlé des ouvrages religieux légitimant les thèses esclavagistes. Le président de l’Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste en Mauritanie (IRA), avait alors été placé en détention préventive le 3 mai pour quatre mois. Six autres activistes de son mouvement ont également été libérés par la justice mauritanienne.

C’est lors d’une mobilisation contre l’esclavage que ces derniers ont avec Biram Ould Abeid incinéré des ouvrages fondateurs du rite malékite, qu’ils accusent de valider l’esclavage. Un crime passible de trente ans de prison en Mauritanie.

« Les autorités cherchaient un prétexte pour l’emprisonner »

Pour les avocats du leader de l’IRA, sa libération est une première victoire. Youba Dianka, ex-secrétaire général de l’organisation contre la violation des droits humains (OCVIDH) en Mauritanie contacté par Afrik.com, estime que « c’est une bonne nouvelle et un désaveu du pouvoir ». D’après lui, « le pouvoir a tout fait pour influencer la justice. Mais il faut croire que les juges ont pris leur courage à deux mains ». Les accusations que les autorités ont portées sur « Biram étaient juste un prétexte pour le mettre en prison. Il a brûlé ces livres, dont les auteurs approuvaient l’esclavage, pour marquer les esprits. C’est un acte politique. Mais les autorités ont joué sur la religion pour monter l’opinion publique contre Biram », explique Youba Dianka.

Leur presse (Assanatou Baldé, Afrik.com, 5 septembre 2012)


Persistance de l’esclavage en Mauritanie

Des ONG dénoncent la persistance de l’esclavage en Mauritanie — Les responsables de SOS Esclaves et de l’Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste (IRA) en Mauritanie ont dénoncé la persistance de l’esclavage dans le pays et « l’absence de volonté des autorités visant son éradication », au cours d’une conférence de presse organisée jeudi dans le cadre de la célébration, le 23 août, de la Journée internationale du souvenir de la traite négrière et de son abolition.

Boubacar Ould Messaoud, président de SOS Esclaves, a vivement condamné l’attitude des autorités mauritaniennes « qui ont passé sous silence cette date importante, preuve de leur persistance dans la honteuse attitude de déni de l’esclavage ».

« Face à tant de mépris manifesté par les autorités vis-à-vis de toutes les victimes qui portent dans leur chair et leur âme les empreintes indélébiles des affres de l’esclavage mauritanien au fil des siècles, SOS Esclaves et IRA Mauritanie réaffirment leur solidarité et détermination à poursuivre le combat », souligne leur déclaration.

Les ONG antiesclavagistes ont par ailleurs relevé « qu’au lieu de commémorer les victimes de l’esclavage, les autorités mauritaniennes s’emploient à saborder les actions des antiesclavagistes et cherchent à les réduire au silence par tous les moyens ».

Une loi adoptée en 2007 criminalise la pratique de l’esclavage en Mauritanie. Toutefois, les ONG antiesclavagistes font régulièrement état de cas et dénoncent « l’impunité » dont bénéficient les présumés auteurs.

On rappelle que c’est dans la nuit du 22 au 23 août 1991 [sic], qu’une insurrection des esclaves a éclaté à Saint Domingue (actuels Haïti et République dominicaine), qui devait jouer un rôle déterminant dans l’abolition de la traite négrière transatlantique.

Leur presse (AfriqueJet.com, 23 août 2012)

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[Chronique de Youv derrière les barreaux] Partie 57 – « L’infirmière, une jeune stagiaire de 20 piges à qui on a bourré le crâne conditionnée à nous parler, quand elle parlait j’avais l’impression qu’elle récitait un texte LOL, comme si on perdait notre humanité une fois que l’on était en taule, l’impression que me donnaient ceux qui travaillaient en taule pourtant personne ne les obligeait à y venir »

Partie 57

Déjà la 57e partie ça défile trop vite.

Réveil avec un mal de crâne, en plus il pleut laisse tomber, la cellule est en vrac, la télé à fond, un vrai animal LOL quand je vois le temps j’avais trop envie de rester sous ma couette et quand t’as envie d’être tranquille c’est là qu’il y a des parasites qui viennent te soûler, un mec frappe à ma porte dans un premier temps je calcule pas, il insiste je me lève vénère c’était un schlague qui s’était trompé de cellule, c’est mort ce toxico m’avait levé du lit, impossible de me recoucher, je sors mon bloc-notes pour gribouiller quelques lignes, l’inspiration avait du mal à venir, j’enfile un jean et un t-shirt puis fonce à l’infirmerie. Je croise des schlagues et des pointeurs, même pas je les regarde, pas de salam alikoum pour ces chiens, une fois arrivé à l’infirmerie, le maton me dit qu’il fallait repasser à 10 heures, j’avais trop les nerfs, mais à 10 heures pile j’suis opé devant l’infirmerie, l’infirmière, une jeune stagiaire de 20 piges à qui on a bourré le crâne conditionnée à nous parler, quand elle parlait j’avais l’impression qu’elle récitait un texte LOL, comme si on perdait notre humanité une fois que l’on était en taule, l’impression que me donnaient ceux qui travaillaient en taule pourtant personne ne les obligeait à y venir.

C’est l’impression qu’ils me donnaient c’était abuser comme si j’allais braquer leur Doliprane et leur Ephéralgan, l’infirmière me donne ma plaquette de Doliprane puis je me barre, je passe voir un pote qui était dans un autre bâtiment, sa porte était entrou­verte il dormait, il me bredouillait des mots sous sa couette, je comprenais rien, je lui dis que je repasserai plus tard, en partant j’ai mis sa chaîne hifi à 50 volume à fond MDR, je croise en rentrant en cellule deux trois mythos, imitations voyous qui racontaient leur vie alors qu’ils étaient tombés pour violence conjugale, tout le monde le savait mais bon on les laisse faire les chauds. Les clowns ça a jamais fait de mal, en plus c’est divertissant, il leur manquait plus qu’un chapiteau et un nez rouge LOL, une fois rentré je sors mon Blackberry, je reçois un appel de la collègue à Chucky, quelqu’un pour qui j’avais beaucoup d’affection, pendant que j’étais au téléphone le maton tente d’ouvrir la porte, impossible j’avais tout bloqué, j’ai crié : « Surveillant je suis aux toilettes » MDR. Il est parti mais c’était moins une, l’amour du risque risquait de tout me prendre, de tout perdre à jouer avec le feu.

Je voudrais remercier infiniment la personne qui me pose mes parties, que je soûle tous les soirs quand j’affine mes textes jusqu’à la dernière seconde, pour une simple photo qui correspond à la partie c’est le parcours du combattant, je mettais trente ans à me décider, désolé LOL pour tous mes caprices de star, toi-même tu sais tu comptes beaucoup pour moi, tu es mon bras droit.

J’ai appris que dans la nuit les matons avaient frappé un grand coup, ils avaient levé deux mecs à 23 heures, ils ont trouvé bigo, shit, ça parlait que de ça dans les cours de promenade, moi je faisais le mec pas concerné car la balance scrutait mes faits et gestes, rien ne leur échappait, dès qu’on me parlait de la sauterie moi je parlais du match de foot de ce soir LOL, j’avais confiance en personne, je vais à la salle de muscu pour une séance de pecs, d’une heure et même là-bas ça parlait que de la descente des matons, chaque mec avait sa version des faits, de un ça passait à quatre téléphones selon celui qui te racontait l’histoire MDR, mais fallait vraiment que je fasse attention les matons étaient de plus en plus chauds, moi le jour où ils me sautent, c’est transfert direct plus mitard c’était cher payé mais c’était le prix à payer pour vous mettre au parfum, MAINTENANT ON FORME UNE ÉQUIPE ON EST ENSEMBLE FAUT QUE LE NOYAU RESTE DUR MÊME QUAND IL PLEUT DES COUPS DURS.

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Appel à la solidarité avec les anarchistes biélorusses

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Voici les adresses en prison des 5 anarchistes et de la personne qui les a soutenus. Vous pouvez leur écrire en anglais. Évidemment, faites attention à ce que vous leur envoyez, il y a de fortes chances que les lettres soient lues.

ABC Marseille

Pavel Syramolatau
Détenu le 17 Janvier 2011, suspecté d’avoir participé à l’attaque contre le quartier général du KGB à Bobruisk lancée le 14 Octobre 2010, en solidarité avec les anarchistes arrêtés en Septembre 2010.
Le 18 mai 2011, il a été reconnu coupable de la destruction intentionnelle de biens et condamné à 7 ans de colonie à régime renforcé.
En Juin 2012, il a signé une demande de pardon.

Pour lui écrire :
212030, Slavgorodskoe shosse, 3 km
Mogilev, IK-19
BELARUS

Artsiom Prakapenka
Détenu le 17 Janvier 2011 suspecté d’avoir participé à l’attaque contre le quartier général du KGB à Bobruisk lancé le 14 Octobre 2010, en solidarité avec les anarchistes arrêtés en Septembre 2010.
Artsiom vient de Grodno et a étudié à Bobruisk. Le 18 mai 2011, il a été reconnu coupable de la destruction intentionnelle de biens et condamné à 7 ans de colonie à régime renforcé.

Pour lui écrire :
IK-15, 212013, Mogilev, Slavgorodskoe shosse, 183 BELARUS

Jauhen Vas’kovich
Détenu le 17 Janvier 2011 suspecté d’avoir participé à l’attaque contre le quartier général du KGB à Bobruisk lancée le 14 Octobre 2010, en solidarité avec les anarchistes arrêtés en Septembre 2010.
Jauhen a été membre d’un parti démocrate chrétien biélorusse et d’un groupe local du « Front de la jeunesse » [organisation nationaliste orthodoxe], il a également écrit pour le journal « Bobruiski courier ».
Il a déjà été arrêté après la manifestation à la Maison du Gouvernement le 19 Décembre 2010, et a passé 12 jours dans un centre de détention. Dans son interview après l’arrestation administrative, il a déclaré : « Je ne vois pas de changements particuliers dans la société depuis que j’ai été libéré. Quant à moi, je peux dire que je suis en colère contre ce régime, ces fascistes. Je pense qu’il faut agir de la façon dont ils agissent contre nous. Nous devons avoir confiance et de ne compter que sur nous-mêmes… »
Le 11 Janvier 2011, il a été interrogé par le KGB et a admis qu’il allait participer à cette action non-violente.
Le jour avant son arrestation de Jauhen a pris part à l’action de solidarité avec les prisonniers politiques à Mogilev.
En 2010, il s’est présenté comme candidat aux élections municipales à Bobruisk pour le compte du parti démocrate chrétien biélorusse. Il était étudiant à l’université de Mogilev.
Le 18 mai 2011, il a été reconnu coupable de la destruction intentionnelle de biens et condamné à 7 ans de colonie à régime renforcé.

Pour lui écrire :
Vaskovich Evgeni Sergeevich / Vas’kovich Jauhen Siarheevich [Le nom est donné en Russe et en Biélorusse, mais il est recommandé d’utiliser le premier (Russe) car le registre de la prison est en russe]
Tyurma №4, 212011, ul.Krupskoj 99A, Mogilev BELARUS

Ihar Alinievich
Ihar Alinevich est un anarchiste biélorusse. Le 27 mai 2011 il a été reconnu coupable d’avoir participé à l’attentat contre l’ambassade de Russie à Minsk, à l’incendie criminel de la Belarusbank, à l’attaque contre le casino « Shangri La », et à la manifestation anti-militariste à proximité du siège de l’État-major. Il a été condamné à 8 ans de colonie à régime renforcé pour hooliganisme en groupe et destruction intentionnelle de biens.
Après la vague de répression contre les anarchistes biélorusses qui a commencé en Septembre 2010, Ihar a dû se cacher des forces spéciales biélorusses à l’étranger.
Le 28 Novembre 2010, il a été enlevé par les flics à Moscou. Le 30 Novembre 2010, on l’a retrouvé dans une prison du KGB à Minsk. Ainsi, brisant toutes les règles de l’extradition Ihar a été transféré de la Russie en Biélorussie en moins de 2 jours.
Ihar a seulement admis la participation à la marche antimilitariste et avoir lancé une grenade fumigène sur le terrain de l’État-major général, mais il estime que ce n’est pas un acte criminel.
La somme des dommages causés est estimée à 100 millions BYR (20’000 $).

Pour lui écrire :
Olinevich Igor Vladimirovich / Alinevich Ihar Uladzimiravich [Le nom est donné en Russe et en Biélorusse, mais il est recommandé d’utiliser le premier (Russe) car le registre de la prison est en russe]
IK-10, 211440, Vitebskaya obl., Novopolotsk,
ul. Tekhnicheskaya, 8, otr. 12
BELARUS

Aliaksandar Frantskievich
Aliaksandr Frantskievich (23 ans) est un anarchiste biélorusse. Le 27 mai 2011, il a été reconnu coupable de participation à l’attentat contre le poste de police de Soligorsk, l’attaque contre le bâtiment Fédération syndicale ; le piratage de la page web de la municipalité de Novopolotsk et il a condamné à 3 ans dans une colonie avec le régime renforcé pour hooliganisme en groupe et sabotage informatique.
Avec d’autres anarchistes il a été arrêté le 3 Septembre 2010, suspecté d’avoir participé à l’attaque contre l’ambassade de Russie en signe de solidarité avec les personnes arrêtées Khimki. Le 20 Septembre 2010, il a été accusé de l’attaque contre le poste de police de Soligorsk.
Malgré ses problèmes de santé (il n’a qu’un seul rein) Sasha est maintenu dans un établissement provisoire depuis Septembre 2010.
Les dégâts infligés par les crimes est estimé à 1,9 mln BYR (400 $).

Pour lui écrire :
Frantskevich Aleksandr Vladimirovich / Frantskevich Aliaksandr Uladzimiravich [Le nom est donné en Russe et en Biélorusse, mais il est recommandé d’utiliser le premier (Russe) car le registre de la prison est en russe]
IK-22 “Volchi nory”, 225295 , Brestskaya obl.,
Ivatsevichski r-n, st. Domanovo, otr. 2
BELARUS

Mikalai Dziadok
Mikalai Dziadok est un anarchiste biélorusse. Le 27 mai 2011, il a été reconnu coupable de l’attaque contre le casino « Shangri La », de l’attaque contre le bâtiment Fédération syndicale et de participation à la manifestation anti-militariste près de l’État-major. Il a été condamné à 4,5 ans de colonie à régime norme pénale pour hooliganisme en groupe.
Avec d’autres militants il a été arrêté le 3 Septembre 2010, suspecté d’avoir participé à l’attaque contre l’ambassade de Russie en signe de solidarité avec les personnes arrêtées Khimki. Le 1er Octobre 2010 il a été accusé de participation à la marche antimilitariste près de l’État-major. Il a passé 29 jours dans un centre de détention avant que l’accusation soit déposée contre lui, alors que, selon la loi biélorusse, ils ne pouvaient le garder pendant plus de 10 jours.
Mikalai a systématiquement nié sa faute pendant l’enquête et à l’audience.
Il a eu quelques problèmes de santé avec un ongle incarné, mais a dû attendre plus d’un mois avant d’être transporté à l’hôpital de la prison pour une opération. Les dégâts infligés par les crimes est estimé à 2,4 mln BYR (500 $).

Pour lui écrire :
Dedok Nikolai Aleksandrovich / Dziadok Mikalai Aliaksandravich [Le nom est donné en Russe et en Biélorusse, mais il est recommandé d’utiliser le premier (Russe) car le registre de la prison est en russe]
IK-17, 213004, Shklov, Mogilevskaja obl.,
BELARUS

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[Affaire de Khimki] Bas les pattes sur Piotr Silajev !

Piotr Silajev, écrivain et antifasciste russe, toujours en prison à Madrid

Silajev, réfugié politique en Finlande depuis début 2012, a été arrêté par la police espagnole à Granada suite à un arrêt international d’Interpol, le 21 août 2012.

Il passait en procès à Madrid le 22 août et contrairement aux attentes, il n’a pas été relâché, et ce alors que l’ambassade de Finlande avait fourni tous les papiers pour prouver son asile politique. Cette dernière à Madrid a, alors, annoncé qu’il risquait jusqu’à 40 jours de prison en attendant son extradition.

Aujourd’hui on ne sait pas quelle sera la réaction de la Finlande suite à cette arrestation.

D’après Tanya Lokshina, de Human Rights Watch, l’État espagnol n’a pas à prendre en compte le statut de réfugié politique en Filande et peut très bien le renvoyer en Russie. Cependant, le chef de l’Office de l’immigration, Esko Repo, a rappelé que les pays européens ont pour consigne de ne pas extrader une personne dans son pays d’origine si il y risque la persécution.

Pourtant l’avocat de Silajev semble pessimiste.

Pourquoi cette arrestation ?

Silajev était assuré de l’asile en Finlande depuis avril 2012. Un tel statut lui avait été offert suite aux persécutions qu’il risquait en Russie à cause de son engagement politique. La Fédération de Russie aimerait bien mettre la main dessus car il est soupçonné d’avoir participé à des actions contre le projet de construction d’autoroute à Khimki, région proche de Moscou.

Entre autres manifestations contre ce projet le bâtiment de la maison communale a été attaqué et des pierres et des feux d’artifice ont été jetées contre ce bâtiment en 2010.

Cette chasse à l’homme ressemble à une dernière tentative de l’État russe pour trouver un coupable dans le cadre des manifestations « contre Khimki ». L’année dernière les charges contre Aleksey Gaskarov, qui avait été arrêté quelques mois auparavant, ont été abandonnées et Maxim Solopov a pris 2 ans de prison pour hooliganisme. Le troisième suspect, Denis Solopov, a reçu asile au Pays-Bas. C’est pourquoi le maire de Khimki, Vladimir Strelchenko veut tout faire pour obtenir une condamnation dans cette affaire.

Mailing – Information récupérée sur le site finlandais Takku.net, 6 septembre 2012

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[Dijon détourné (10)] Black bloc toujours !

Photos prises à Dijon en juillet 2012 :

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Rue des Bons Enfants

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Rue Philippe Pot

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Rue d’Auxonne

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La communication à l’été 2012

Villard-de-Lans. Plus de 600 appels malveillants aux gendarmes en 24 heures

Ils ont de 15 à 17 ans et ont l’appel téléphonique facile. Surtout quand le numéro est gratuit. Surtout quand il s’agit du “17”… Entre mardi soir et mercredi soir, le centre opérationnel et de renseignement de la gendarmerie de Grenoble (CORG) a en effet reçu plus de 600 appels malveillants en moins de 24 heures.

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628 appels exactement au “17” que les gendarmes recevaient et qui ont, selon la gendarmerie, « entraîné un retard dans le traitement des appels de citoyens ayant un besoin avéré de la gendarmerie ». Parce que ces coups de téléphones passés depuis des téléphones portables et une cabine téléphoniques ne revêtaient pas d’urgence. Bien au contraire. Au bout du fil, les militaires avaient à entendre outrages et des insultes.

Trois adolescents rapidement identifiés

Après quelques investigations, et profitant de l’insouciance des auteurs de ces appels qui utilisaient leurs propres prénoms en ligne, les gendarmes ont rapidement identifié l’origine de ces coups de téléphone qui ont tous été enregistrés.

Et mercredi soir, c’est à proximité d’une cabine téléphonique de Villard-de-Lans qu’ils ont interpellé trois adolescents. Trois jeunes de 15 à 17 ans d’un foyer éducatif de Besançon en vacances dans le Vercors. Des jeunes déjà suivis par la justice qui auraient reconnu les faits. Entendus par les gendarmes, les adolescents ont été laissés libres et remis à leurs éducateurs. Le dossier a été transmis aux parquets des lieux de résidence des trois jeunes.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (Benoît Bouy, LeDauphine.com, 17 août 2012)


103 nouveaux appels malveillants au “17” !

Elles avaient passé 628 appels malveillants à la gendarmerie en 24 heures entre mardi et mercredi. Elles avaient été identifiées, interpellées, et entendues par les gendarmes avant d’être remises aux bons soins de leurs éducateurs. Pourtant, dans la nuit de jeudi à vendredi, quelques heures après leur passage par la case gendarmerie, deux adolescentes – un garçon de 15 ans avait également participé à la première salve d’appels de la veille – ont à nouveau insulté les gendarmes par téléphone.

103 appels au “17”, orientés vers le centre opérationnel et de renseignement de la gendarmerie de Grenoble, ont été passés entre 20h30 et 3 heures. Comme 24 heures plus tôt, les gendarmes ont eu à entendre insultes et outrages entrecoupés de rires. Un petit jeu que les militaires n’ont que peu apprécié. Ce vendredi matin, les hommes de la brigade de Villard-de-lans sont se sont donc rendus au camping de Méaudre où le groupe d’adolescents et leurs éducateurs étaient hébergés. Les deux jeunes filles de 15 et 17 ans dont les téléphones portables ont été identifiés comme ayant servi pour passer les appels, ont été interpellées avant d’être placées en garde à vue.

Leurs téléphones portables saisis

Une garde à vue qui devait être levée en fin de journée, au moment même où le groupe d’un centre éducatif de Besançon auquel elles appartiennent quittait le Vercors pour rentrer dans le Doubs. L’affaire a été transmise aux parquets des lieux de résidences des adolescentes. Les deux jeunes filles ont donc quitté l’Isère avec une nouvelle procédure pour “outrages” et “appels malveillants” à leur encontre, mais sans téléphone portable. Leurs appareils ayant été saisis par les gendarmes…

Publié par des larbins de la maison Poulaga (Benoît Bouy, LeDauphine.com, 17 août 2012)

Publié dans Violences policières et idéologie sécuritaire | Marqué avec , | Commentaires fermés sur La communication à l’été 2012

[Bretagne/Breizh] Le Finistère sud nik la police !

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Baie des Trépassés – Cleden-Cap Sizun, août 2012

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Pointe du Raz – Plogoff

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Ibidem

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Ibidem

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Plage de Saint-Jean-Trolimon

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Ibidem

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[Chronique de Youv derrière les barreaux] Partie 56 – « J’avoue que la plupart de mes potes, dès leur sortie se mettront à taper des fourgons blindés »

Partie 56

Jeudi 6 octobre 10h15 du matin, je regarde par la fenêtre à l’horizon un mur froid se dresse et gâche ma vue, je me lève clique sur le PC et laisse tourner un vieil album de R&B à l’ancienne, je débute la journée sur les chapeaux de roue, je prends ma douche et descends sous le porche de la prison où se dressait une barre de fer suspendue, j’enfile des gants pour éviter les ampoules et enchaîne les séries, on dirait que je me préparais pour les JO, ça papote avec des potes, Paris avait tapé Lyon le week-end dernier, on était bons, j’avais gagné deux poulets hallal grâce à ce match, je croise un poteau qui rentrait de permission, on s’est fait la bise comme si on s’était pas vus depuis des mois alors qu’on s’était quittés il y a trois jours, il m’avait fait un bon cadeau, une bouteille de parfum (Fahrenheit 32), 11h30 je remonte en cellule puis prends une douche, midi fermeture des portes le temps de manger, j’en profite pour sortir le tel pour un p’tit salem sur Facebook, puis reçois des textos et coups de fil de mes proches. L’Artificier m’avait appelé, il a trop kiffé mon hommage, 13 heures : je fais quelques parties de poker sur mon PC, deux potes arrivent dans la foulée et me testent sur PES, je lui file un méchant 4-1, ça redescend en promenade faire les cent pas, ça parle de tout et de rien, je préparais mon parloir du week-end en mode famille, ça fait plaisir de serrer ses proches dans ses bras, ça te rebooste le moral.

J’étais conscient de la chance que j’avais d’être bien entouré, j’avais des proches qui me soutenaient et ça m’aidait à vaincre mes démons de l’illicite, j’avais jeté l’éponge pas pour moi mais pour eux, de toute façon c’était la même. QUAND TU ENTENDS OUMAR LA FAMILLE ÇA VA AVEC.

Beaucoup apprendront à me connaître à travers mes écrits, mes parties, c’était pas comparable le Oumar de il y a dix ans et celui de maintenant, au fond de moi j’ai pas changé, mon combat reste le même, c’est juste la manière que j’ai modifiée, sinon j’aurais fini mes jours à tourner en promenade à faire des pâtes à la bolognaise à la plaque chauffante LOL ; j’ai déjà fait en tout et pour tout plus de dix ans pleins d’incarcération dans ma vie, c’est hallucinant mais Dieu merci je suis encore debout et prêt à prendre un nouveau départ dans l’écriture, ma réussite j’y crois dur comme fer parce que je lâche rien, j’irai jusqu’au bout du truc et que Dieu me préserve de retomber dans les bras du vol à main armée, j’ai beaucoup donné dans ce domaine, il fallait apprendre à tourner la page, c’est ça être un bonhomme.

16 heures : entraînement de foot, je faisais partie de l’équipe de détenus de la prison, on jouait tous les week-ends contre des équipes venant de l’extérieur, on gagnait souvent parce que les visiteurs étaient traumatisés de comptabiliser plus de deux cents ans de prison en accumulant toutes les peines de notre équipe, après l’entraînement je fonce à la douche.

18 heures : mon pote cuistot me donne mon repas du soir ce soir c’était pizza au poulet hallal.

19 heures, extinction des feux, les matons ferment les portes, et c’est là que pour nous tout commençait, je bloque la porte et bouche l’œilleton et je sors de la cachette le Blackberry, et le Samsung Player Star, j’étais bien hamdoulilah, j’ai toujours eu une bonne étoile dans toutes les prisons où j’ai été, j’ai toujours fait en sorte d’avoir mon téléphone perso, je fais un tour sur la chronique, réponds à vos com, pose la partie que j’écris à la dernière minute quand je vois que vous signez présent ça m’encourage à insister et persister.

Je fréquentais toujours les mêmes potes, certains sont encore enragés et d’autres ont embrassé l’islam, j’avoue que la plupart de mes potes, dès leur sortie se mettront à taper des fourgons blindés, je reniais personne quoi qu’ils font, j’assume mes poteaux, j’étais fidèle en amitié des vrais frérots, c’était jusqu’à la mort, quand je les vois ça me rappelle d’où l’on vient ça m’évite de m’éloigner de mes principes fondamentaux, vivement la liberté, j’avais tant de choses à accomplir, les murs de ma cellule ne pouvaient plus contenir toutes mes ambitions, demain c’est décidé je repeins ma cellule, histoire de changer de couleur, souvent je déplaçais les meubles d’emplacement ça me donnait une impression de nouveau, mais malheureusement ce n’était qu’une impression.

Quel que soit le temps qu’il me reste à faire je le ferai toujours comme un bonhomme, le plus dur était derrière moi, des fois je croise des jeunes qui viennent de tomber qui ont pris des peines à deux chiffres, ils étaient encore fougueux pleins d’énergie, je me revois moi à mes débuts, mais ce qu’ils ne savent pas encore c’est que longue est la route, et peu parmi tous ces jeunes garderont la même fougue dans dix piges, même mes rêves sentaient la taule, y a des jours même où je rêvais de barreaux, de clés, de menottes et de surveillants, fallait que je retrouve l’air pur, mon cerveau était pas fait pour rester enfermé des siècles.

Un jour mon pote m’a dit : « Wesh Oumar ça fait trop longtemps que tu tournes comment tu fais pour avoir toujours la pêche, on dirait que tu viens d’arriver ? » J’avais pas de réponse à sa question, j’encaissais naturellement les épreuves, la rue, la vie m’a rendu dar, c’est une fois dehors que je réaliserai l’étendue du gaspillage pour l’instant je tiens bon, je ne suis pas près de lâcher le morceau ça leur ferait trop plaisir.

QUI M’AIME ME SUIVE 🙂

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[PCC dégage !] « Voici un bon camarade qui n’a pas eu peur de se révolter »

Chine : un homme meurt en commettant un attentat dans un bâtiment officiel

Un villageois en colère contre les autorités de sa région dans l’est de la Chine a fait détoner lundi des explosifs dans un bâtiment gouvernemental, trouvant la mort et blessant six personnes, a rapporté la presse d’État.

Qu Huaqiang, un « pétitionnaire mécontent », a accompli son geste dans un édifice officiel de la ville de Tengjia, dans la province du Shandong, a indiqué l’agence Chine nouvelle. Sans préciser si les victimes étaient des fonctionnaires du gouvernement.

L’acte désespéré de M. Qu a été salué par de nombreux internautes, qui ont critiqué l’inanité du système des pétitions qui, en Chine, permet théoriquement de s’adresser à un niveau administratif supérieur pour obtenir réparation d’un préjudice.

En pratique les pétitionnaires n’arrivent presque jamais à faire reconnaître la validité de leurs doléances, ce qui pousse les habitants à se rebeller, ont-ils souligné.

« Voici un bon camarade qui n’a pas eu peur de se révolter. Je lui rends hommage », a ainsi écrit un internaute nommé Nizhigala.

Les expropriations de logements et de terrains sont l’une des causes fréquentes de protestations, parfois très violentes, en Chine. Mais les attentats suicide restent rares dans le pays.

La question des pétitionnaires étant sensible, Chine nouvelle a fait disparaître de ses dépêches ultérieures le terme « pétitionnaire mécontent ».

Une femme s’était fait exploser en mai dans le sud-ouest du pays alors qu’elle négociait des compensations financières en contrepartie de la démolition de sa maison, tuant deux autres personnes et en blessant 14.

Et en mai 2011 un chômeur de 52 ans se disant victime d’une injustice avait perpétré un triple attentat à proximité de bâtiments publics de la ville de Fuzhou, dans la province du Jiangxi (est), faisant quatre morts, dont lui-même.

Les associations de défense des droits de l’Homme dénoncent régulièrement des actions déloyales de responsables provinciaux pour empêcher des pétitionnaires de manifester ou d’adresser leurs doléances au gouvernement central.

Presse (Liberation.fr, 3 septembre 2012)

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[Vérité et Justice pour Nabil Mabtoul] Face aux mensonges et à la haine…

Face aux mensonges et à la haine…

Profitant de la mort d’un jeune causée par la Brigade Anti-Criminalité en juin dernier à Millau (12), le Bloc Identitaire démontre sa volonté de s’implanter sans cette ville en diffusant à plusieurs centaines d’exemplaires un tract haineux de soutien à la BAC, appelant à “faire bloc contre la racaille”. Ce tract a été massivement déposé sur les voitures en stationnement, ainsi que dans les boîtes aux lettres du centre-ville. Face à celà, un tract, sous forme de mini journal, a rapidement été créé et diffusé massivement dans les boîtes aux lettres du centre ville ainsi que sur les voitures stationnées. Il a été pour l’instant imprimé à plus de 1000 exemplaires.

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Infos Anti-autoritaires en Cévennes à l’Assaut des Montagnes !, 5 août 2012

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[Afrique du Sud] De l’esclavage à la grève sauvage (2)

Afrique du Sud : 162 mineurs de Marikana libérés mais nouvel accès de violence dans une mine

Une nouvelle flambée de violence a fait au moins quatre blessés dans un mine d’or sud-africaine lundi, alors que la justice a libéré plus de la moitié des mineurs qui avaient été interpellés lors de la fusillade de Marikana le 16 août.

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Des mineurs de Marikana fêtent leur libération après avoir été relâchés par la police, le 3 septembre 2012 à Ga-Rankuwa

Selon la porte-parole de la police Pinky Tsinyane, quelque 200 hommes armés de bâtons et de barres de fer tentaient de bloquer les accès à la mine d’or de Modder East à Springs (environ 30 km à l’est de Johannesburg), qui les avait licenciés en juin, quand les forces de l’ordre sont intervenues.

“Nous confirmons que quatre personnes ont été hospitalisées. Mais nous ne pouvons pas dire si elles ont toutes été blessées par balles ou agressées par les ex-mineurs. Une enquête est en cours”, a-t-elle indiqué à l’AFP.

La compagnie exploitante Gold One a expliqué que la police était intervenue pour dégager la porte et, après avoir tenté d’obtenir la dispersion des manifestants, a fait usage de gaz lacrymogènes et de balles en caoutchouc en fin de matinée.

Le scénario est devenu assez classique dans les conflits sociaux qui agitent périodiquement les mines sud-africaines : des mineurs lancent une grève sauvage, la justice déclare le mouvement illégal, puis la direction licencie les grévistes, avant de commencer à les réembaucher une fois le calme revenu.

Au début de l’année, la mine de platine d’Impala Platinum à Rustenburg (nord) a ainsi été paralysée plusieurs semaines par une grève illégale émaillée de violences qui ont fait trois morts et plusieurs blessés. La direction a licencié 17.200 grévistes, avant de réembaucher la plupart d’entre eux.

À Modder East, Gold One avait licencié 1.044 personnes –plus de la moitié des employés de la mine– en juin après une grève sauvage organisée par le petit syndicat Ptawu, qui cherchait à être l’organisation représentative.

L’entreprise, contrôlée par des capitaux chinois, s’est plainte dans un communiqué des menaces et violences perpétrées à l’encontre de son personnel par ses anciens employés, alors que le processus de réembauche a commencé.

La direction indique avoir eu vent d’au moins quatre attaques ces dernières semaines, dont “deux ont été fatales et une troisième a nécessité l’hospitalisation d’un employé”.

Cet incident survient moins de trois semaines après la fusillade meurtrière à la mine de platine de Marikana (nord) où 34 mineurs en grève sauvage ont été abattus par la police le 16 août.

Dix hommes, dont deux policiers et deux gardes de sécurité, avaient déjà été tués entre le 10 et le 12 août dans des affrontements intersyndicaux.

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Le parquet sud-africain a fait machine arrière dimanche en retirant “provisoirement” l’étonnante inculpation de 270 mineurs grévistes pour le meurtre de leurs camarades abattus par la police, un drame qui avait ému tout le pays.

Les 162 premiers d’entre eux, arrêtés à Marikana juste après la fusillade, ont été libérés lundi par un tribunal de la banlieue de Pretoria.

Jubilant, les mineurs libérés ont quitté le tribunal en chantant et dansant, levant le poing devant les caméras. “Je vais rentrer chez moi maintenant. Je vais retrouver ma famille à Marikana”, a réagi Siyabulela Milo, 32 ans, auprès de l’AFP.

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Les autres doivent être élargis jeudi. Le principal problème est la vérification de leur adresse préalable à leur libération, nombre d’entre eux étant des travailleurs migrants qui habitent dans des bidonvilles aux abords de la mine.

Les mineurs, qui restent poursuivis pour violence publique et rassemblement interdit, comparaîtront à nouveau le 12 février 2013.

La libération des 270 détenus était une revendication majeure des employés de la mine de Marikana (groupe Lonmin), quasiment paralysée depuis que 3.000 foreurs se sont mis en grève le 10 août pour exiger un triplement de leurs salaires.

Seuls 4,5% des employés se sont rendus au travail lundi matin, alors que les négociations ont repris –en vain pour l’instant–, après un week-end largement consacré aux funérailles de la plupart des victimes de la fusillade.

Leur presse (LaDepeche.fr, 3 septembre 2012)


Marikana : les mineurs maltraités

Des mineurs grévistes qui avaient été arrêtés le 16 août lors de la fusillade de Marikana (nord) ont été maltraités par la police sud-africaine quand ils étaient en détention, ont raconté certains d’entre eux à la presse sud-africaine.

Bonginkosi Mtolo, mineur du KwaZulu-Natal (est) a raconté au Times d’aujourd’hui qu’un groupe de policiers portants des gants de chirurgiens est venu au centre de détention où il était incarcéré le 28 août, frappant au hasard. « Ils nous ont frappés et nous ont giflés, nous ont marché sur les doigts avec leurs bottes après nous avoir accusés d’avoir (caché) un clou dans la cellule », a-t-il dit au quotidien. « C’était horrible et je suis heureux d’être libre ! »

La justice sud-africaine a relâché hier 162 des 270 mineurs grévistes qui avaient été arrêtés le 16 août à Marikana, après la suspension de leur inculpation pour le meurtre de leurs 34 camarades qui avaient été abattus par la police. Les 108 autres devraient être remis en liberté jeudi, à condition que leur adresse puisse être vérifiée et qu’ils n’aient pas été impliqués dans des violences antérieures à la fusillade du 16 août.

« Nous avons voulu utiliser nos téléphones à l’intérieur (du centre de détention), mais les policiers, ils nous ont juste fait sortir et nous ont battus. Ils nous ont donné des coups de poing, des coups de pied », a raconté Wildon Febane au site d’informations Daily Maverick.

Un autre mineur, qui n’a pas donné son nom, a expliqué qu’il avait été contraint de rester debout contre le mur, les mains au-dessus de la tête, alors que des policiers le frappaient dans les côtes avec les poings et un bâton. Il a aussi raconté au Daily Maverick que certains de ses camarades ont été giflés et ont eu les doigts piétiné avec des bottes.

La police des polices sud-africaine a annoncé le 27 août qu’une enquête avait été lancée sur d’éventuels abus des forces de l’ordre, une bonne partie des personnes interpellées à Marikana ayant porté plainte dans les jours suivant l’arrestation. Mais les maltraitances policières auraient tout de même continué, selon ces témoignages.

Les policiers n’ont pour l’instant pas été inquiétés après la fusillade de Marikana, bien que des témoins et des journalistes ayant enquêté sur place les eussent accusés d’avoir pourchassé et abattu de sang froid une bonne partie des victimes. Une commission d’enquête a été mise en place par le président Jacob Zuma pour faire toute la lumière sur les événements de Marikana, mais ses conclusions ne sont pas attendues avant janvier.

Leur presse (Agence Faut Payer, 4 septembre 2012)

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[Paris, samedi 8 septembre] Manifestons notre solidarité aux mineurs de Marikana !

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18 ans après la fin de l’apartheid, l’Afrique du Sud est de nouveau touché par l’un des incidents les plus graves. 270 mineurs du groupe Lonmin de Marikana (40 km au nord de Johannesburg) se sont mis en grève pour l’augmentation de leur salaire. Le 16 août une opération policière est lancée afin de faire cesser cette grève. Il en résulte un véritable carnage, plus de 34 morts, 76 blessés. Les travailleurs en grève ont été tués par les balles de la police, qui ne reçoit aucune sanction. Nous ne pouvons pas laisser passer cela ! Vendredi 31 août, les 270 grévistes de Marikana ont été inculpés, par le parquet, du meurtre de leurs camarades. Les mineurs interpelés après ces affrontements ont été inculpés sur la base d’une loi datant de l’époque de la ségrégation raciale, dite de « l’intention commune », ce texte de loi était utilisé par les gouvernements de l’apartheid. Le fait qu’ils étaient armés, les rend coupables.

Nous devons rompre avec cette politique !
Nous ne pouvons rester silencieux face à ce massacre !
Nous exigeons une sanction contre la police AVANT 2013 et la remise en liberté des travailleurs inculpés pour meurtre !!

Rassemblement le Samedi 8 Septembre à 15h devant l’Ambassade de l’Afrique du Sud à Paris (métro Pont de l’Alma).

Manifestons notre solidarité aux mineurs de Marikana !

ICO Paris, 2 septembre 2012

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[Besançon] Rendu du procès des trois camarades pour outrage au drapeau français

Transmis par mail :

Ce lundi 3 septembre 2012, trois camarades comparaissaient devant le tribunal correctionnel de Besançon pour avoir volé puis incendié le drapeau français lors d’une rixe avec des militants des Jeunes populaires de l’UMP, de l’UNI (il existe encore apparemment…) et du Bloc Identitaire. Ces derniers “chantaient” des textes nationalistes et collaient des autocollants islamophobes et racistes aux alentours de la place St-Pierre.

C’est alors que les trois camarades les ont croisés et une altercation physique avec des échanges de coups s’est déroulée. Les autocollants racistes ont été saisis et déchirés, et le drapeau national leur a été volé.

La justice les poursuivent donc pour “attaque sur des militants des Jeunes Populaires”, “vol et détérioration du drapeau français”. Une des personnes est coupable de “possession d’arme”, à savoir qu’il avait un poing américain au moment des faits. Ils ont été interpellés suite à l’appel à la police des militants de droite.

Dans la salle d’audience, quelques soutiens aux compagnons, alors que “les victimes”  et leur soutien étaient absentes.

Nico S., premier à s’exprimer à la barre, explique que, sous la pression des flics, il a déclaré avoir vu Johann M. brûler le drapeau après l’échauffourée, et qu’il le nie entièrement. Il affirme désormais ne pas avoir vu de drapeau français lors de la bagarre. (Ce sont les policiers qui ont retrouvé le drapeau brûlé à proximité de la librairie des cul-bénis Siloë.)

Ensuite, c’est au tour de Johann M. de s’exprimer devant le tribunal. Il affirme avoir déchiré les stickers islamophobes et racistes fraîchement collés, ainsi que ceux qu’un des militants de droite avaient en main. Il souligne que son geste est normal et qu’il n’est pas acceptable de tolérer ses appels à la haine raciale et l’idéologie fasciste. Concernant l’incendie du drapeau, il le nie aussi : “Je vous l’ai dit, on s’est accroché, mais il n’est pas question de drapeau !”

Le président du tribunal lance alors une série de questions sur un ton arrogant aux trois camarades sur leur situation personnelle : Nico S. déclare être au chômage à la recherche d’un emploi et ne percevoir aucun revenu ; le président rappelle soudainement que Seb J. a déjà été condamné pour “fait de vol” en janvier 2011 ; Johann M. a un CDI à temps partiel en tant que fleuriste et déclare percevoir 700 à 800 euros par mois. La proc’ rappelle que, malgré le fait qu’il a un casier vierge, ce dernier est tout de même passé devant le tribunal, même s’il a été à chaque fois innocenté.

La procureure rentre en scène : elle pose la question à Nico S. s’il accepterait de bon cœur un stage de “citoyenneté” de trois mois (un truc du style “la morale laïque” à l’école dont “la gôche” est si friante).

Elle déclare alors, “qu’il est normal qu’il y aient des tensions le soir du premier tour des élections présidentielles, mais qu’on peut cependant se rassembler autour du drapeau français”. Elle ajoute que Nico S. a commencé à bousculer le groupe, alors que Seb J. a lui cherché à dialoguer avec eux et ne s’est pas montré agressif. Pour elle, seul Johann M. était “plus entreprenant et agressif” et a été l’unique auteur du vol.

Les réquisitions du procureur :

• “300 euros d’amende avec sursis” et un stage de “citoyenneté” de 3 mois pour Nico S.
• 1 mois d’emprisonnement avec sursis pour Seb J., accusé d’avoir dégradé le drapeau français (et du fait qu’il a déjà un casier judiciaire).
• 1 mois de prison avec sursis pour Johann M., accusé d’avoir “volé et détérioré le drapeau national”.

Johann s’adresse soudainement au président en lui demandant s’il est normal que la Justice  soit un support des idéologies raciste et fascistes.

(La Cour se retire pour délibérer.)

Alors que la mascarade de justice est de retour, trois flics entourent un type menotté. Ils dévisageront les soutiens aux trois durant tout le délibéré du président, se moquant ouvertement (avec un sourire en coin) des personnes condamnées.

Le rendu:

• 100 euros d’amende avec sursis pour Nico S.
• 100 euros d’amendes fermes à régler dans un délai de 3 mois pour Johann M. et Seb J., condamnés respectivement pour “vol et détérioration du drapeau” et “port d’armes et dégradation du drapeau”.

Ils ont 10 jours pour faire appel.

 

Un anarchiste de Besançon présent à l’audience
Le Chat Noir Émeutier, 3 septembre 2012

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Incendie au centre de rétention du Canet à Marseille

Samedi 1er septembre, à 21h, le feu est mis à des matelas dans la salle commune du premier étage du centre de rétention. Le circuit électrique de la salle commune brûle entièrement, faisant exploser la télévision collective. En entendant crier « au feu », les retenus des autres blocs empilent des matelas à l’intérieur des salles communes, mais la police intervient assez vite. Les retenus du premier étage sont évacués et entassés dans une salle commune du rez-de-chaussée.  Les pompiers arrivent et maîtrisent l’incendie qui ne se propage pas aux autres étages, mais le bloc qui a pris feu est inutilisable. Une enquête est immédiatement ouverte et après avoir visionné les caméras, les flics embarquent un retenu, probablement en GAV. Un autre retenu est mis à l’isolement.  Les retenus de l’étage qui a pris feu sont dispersés dans les cellules des autres blocs, ils se retrouvent à cinq ou six dans des cellules prévues pour deux.

Cet incendie s’inscrit dans un contexte de tension au sein du centre. Depuis cet été, les incidents s’enchaînent : refus d’embarquement, destructions de matériel, résistances individuelles et collectives. Le centre est surpeuplé, la police insulte et tabasse quotidiennement, les retenus qui résistent aux expulsions sont ligotés et bâillonnés au scotch, la bouffe est périmée, les retenus sont gavés d’anxiolytiques, etc. Depuis cet été, la lutte à l’intérieur trouve un écho à l’extérieur : prises de contacts avec les retenus, relais de l’information, parloirs sauvages, rassemblements…

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D’incidents en incendie, les retenus manifestent une nouvelle fois leur refus de l’enfermement.
Malgré ça le centre n’est toujours pas fermé et continue de se remplir.
Continuons à l’extérieur à relayer la lutte à l’intérieur et à exprimer notre solidarité par tous les moyens possibles…

Rassemblement devant le centre de rétention du Canet à Marseille le 8 Septembre à 18H !

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Lutte de CRAS, 3 septembre 2012


Chronologie de la dernière semaine :

Lundi 3 septembre
Arrivés de renforts policiers dans le centre, les effectifs sont doublés.
Les flics procèdent à des interrogatoires de tous les retenus du premier étage ainsi que de quelques retenus du rez-de-chaussée.
À 10h, des personnes vont visiter un retenu au parloir. À leur arrivé au centre, elles constatent une forte présence policière. Elles sont minutieusement fouillées.
À 15h, ces mêmes personnes retournent au centre pour visiter le même retenu. À l’entrée, un flic affirme qu’un autre retenu, « ami » du retenu que ces personnes sont venues voir, les attend pour un parloir. Les personnes répondent qu’elles ne comprennent pas de quoi il s’agit, et insistent pour voir la personne qu’elles sont venues visiter. Contrairement au matin même elles ne sont pas du tout fouillées. Par contre, à la sortie du parloir, on leur demande de patienter le temps d’une « vérification » sur le retenu visité. Une sorte de piège, quoi !

Dimanche 2 septembre
Audience du JLD.
Des personnes sont présentes en soutien à un retenu.
Quatre retenus passent devant le juge. Pour tous le juge ordonne la prolongation de la rétention pour vingt jours. L’avocat commis d’office est catastrophique, il menace les personnes en soutien de faire appel aux keufs s’ils lui parlent mal !
Les flics tentent de nouveau d’expulser le retenu qui a résisté samedi à son expulsion vers la Turquie. Il résiste encore une fois et est encore une fois reconduit au centre.

Samedi 1er septembre
Tentative d’expulsion vers la Turquie. Arrivé dans l’avion le retenu refuse d’embarquer. Il est ramené au centre.
Pendant le repas de midi, les retenus s’aperçoivent que sur l’emballage des barquettes,  il y a une étiquette collée sur la première qui est déjà périmée de quelques jours, du 28/08/2012, la seconde indique une péremption le 02/09/2012. Les retenus en colère refusent de manger et jettent toute la nourriture par terre et dans la gueule des flics. Sous la menace, ils sont encore contraints de ramasser.
À 21h, le feu est mis à des matelas dans la salle commune du premier étage. Le circuit électrique de la salle commune brûle entièrement, faisant exploser la télévision collective. En entendant crier « au feu », les retenus des autres blocs empilent des matelas à l’intérieur des salles communes, mais la police intervient assez vite. Les retenus du premier étage sont évacués et entassés dans une salle commune du rez-de-chaussée. Les pompiers arrivent et maîtrisent l’incendie qui ne se propage pas aux autres étages, mais le bloc qui a pris feu est inutilisable. Une enquête est immédiatement ouverte et après avoir visionné les caméras, les flics embarquent un retenu, probablement en GAV. Un autre retenu est mis à l’isolement.  Les retenus de l’étage qui a pris feu sont dispersés dans les cellules des autres blocs, ils se retrouvent à cinq ou six dans des cellules prévues pour deux.

Mercredi 29 août
À 3h du matin un retenu est réveillé par les flics  qui lui ordonnent de faire son sac et l’embraquent pour une expulsion vers la Tunisie.
Un retenu tente de se pendre après avoir appris la décision de son expulsion. Il est conduit à l’hôpital et ramené au CRA quelques heures plus tard.

Mardi 28 août
Pendant le repas du soir, les retenus énervés de manger toujours la même merde (nourriture périmée et non hallal) décident de foutre le bordel dans le réfectoire. Ils jettent la nourriture par terre et dans la gueule des quelques flics présents lors du repas. Très vite d’autres flics arrivent, armés de matraques électriques qu’ils utilisent sur au moins un retenu. Les retenus n’ont pas le choix et, à contre cœur, ils nettoient.


Petite chronologie non exhaustive des événements des dernières semaines :

« C’est pire que la prison. »

« Ils font des trucs de fous pour pas y aller (se faire expulser) les Tunisiens, s’ils veulent pas monter, ils sont tabassés, scocthés (tout autour du corps, les mains, la bouche). »

« On est ensemble, entre nous on est solidaires comme on peut. »

« On pense à se lamer, se mettre la corde. »

« J’arrive pas à dormir, je sais pas où je suis, je vais faire la guerre. »

« Comme la prison dans le centre, si quelqu’un coopère pas avec eux, ils le défoncent.
Ils s’en battent les couilles, ils savent que dans les chambres y’a pas de caméra »

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Lundi 20 août
Deux retenus qui avaient déjà refusé l’expulsion vers l’Algérie, sont ligotés au Scotch, ballonnés et expulsés de force.
À 14h, les flics fouillent toutes les cellules et tabassent les retenus au passage.

Dimanche 19 août
Audience du JLD.
Neuf retenus. Le premier est relâché pour des vices de procédure, son permis de conduire a disparu aux mains des flics !
Une dizaine de personnes étaient présentes pour soutenir un retenu, celui-ci passe en deuxième à la demande des flics. Dès le début de l’audience la juge se montre arrogante. Une fois les vices de forme et la nullité de la garde à vue rejetés, les personnes présentes en soutien manifestent leur colère. D’autant plus que dans la salle se trouve un flic clairement identifié comme étant un des tabasseurs. Une altercation a lieu avec les flics, la salle est vidée non sans heurt.
Le retenu est ramené dans le bureau de la commandante du centre. Là comme à son arrivée il subit des pressions. Les  parloirs lui sont refusés dans l’après-midi, les flics vont jusqu’à lui refuser l’accès au greffe afin de faire appel, l’avocat présent aux audiences devra intervenir à l’intérieur du centre.

Samedi 18 août
Audience du JLD. Deux retenus sortent.

Vendredi 17 août
Un retenu se pend dans la salle commune du centre de rétention. Ce sont les autres retenus qui l’aident : le portent, le décrochent et crient pour que les secours viennent. Les flics n’interviennent qu’une fois les pompiers arrivés.
Le retenu est amené sur brancard jusqu’à l’ambulance et part pour l’hôpital.
Une semaine plus tard il n’y a  toujours pas de nouvelle…

Jeudi 16 août
Un retenu refuse l’expulsion vers l’Afghanistan, c’est son quatrième refus !

Mercredi 15 août
Un des deux retenus qui a refusé l’embarquement le veille se plaint de maux de ventre. Il tombe dans les pommes. Il demande à voir le médecin, une infirmière lui propose des cachets pour la tête, il les refuse sachant bien qu’il s’agit de tranquillisant. les flics le ramène dans sa cellule. Il demande à aller à l’hôpital, pour seul réponse les flics lui donnent une « patate dans la tête ».
En réaction, tous les retenus du bloc entassent leurs matelas et menacent de les faire cramer. Un autre bloc fait de même. La police n’intervient pas et attend un retour au calme.
« Ils font les gentils pour qu’on se calme, pour les flics les sans-papiers c’est comme les moustiques, ils nous écrasent. »

Mardi 14 août
Un retenu qui était sorti après vingt-cinq jours est de retour au centre deux semaines après. À son arrivée, les flics l’amènent dans un bureau. Ils l’accusent d’être le lien vers l’extérieur. Ils lui montrent des photos du rassemblement et lui disent qu’ils savent tout.
Deux refus d’embarquement vers l’Algérie par avion. Les retenus se sont opposés physiquement aux keufs, ils ont été ramenés au centre.

Lundi 13 août
Le retenu qui a avalé une pile 10 jours auparavant n’a toujours pas reçu de soin. Il est pourtant malade et alité.
Un autre retenu est malade, il doit suivre un traitement 2 fois par jour, mais le matin comme le soir il doit batailler pour qu’on lui donne ses médicaments. Pour protester, il boit des produits ménagers (eau de javel et détergeant). Les flics le tabassent, lui donnent des vomitifs et l’enferment en cellule d’isolement pendant 8h.

Samedi 11 août
Un Tunisien qui avait déjà refusé l’embarquement est expulsé. Pour ce faire, les flics le baillonnent et l’attachent avec du scotch.
La retenue qui était entre la vie et la mort vient de recevoir une greffe du foie, elle est toujours à l’hôpital.

Vendredi 10 août
Les briquets sont interdits dans le centre. Pour allumer leurs cigarettes, les retenus doivent sonner à l’interphone afin que les flics viennent l’allumer. Les flics se rendent compte qu’un retenu cache un briquet, ils lui confisquent et le tabassent. Le retenu n’en reste pas là, il sonne à l’interphone sans discontinuer pendant une demi heure, jusqu’à se  qu’un flic vienne, le maîtrise au sol, l’écrase et lui dit qu’il ne lui donnera pas de feu.

Mercredi 8 août
Un retenu, qui a fait 1 mois de taule aux Baumettes suite à deux refus d’embarquement, est de retour au centre.
Le soir des personnes se rendent au centre et tirent un feu d’artifice en solidarité avec les retenus.

Mardi 7 août
18h, rassemblement devant le centre de rétention.
Cette nuit là, fouille générale, les flics ont empêché toute la nuit  les retenus de dormir.
Depuis se jour il est interdit aux visiteurs de ramener de la nourriture pour les retenus.

Mercredi 1er août
Les interphones sont réparés. Les retenus les font sonner toute la nuit pour harceler les flics. Un parloir sauvage a lieu. À 23h les flics enferment les retenus dans les cellules. Ils enfilent leurs gants et leurs disent : « rentre dans ta cage ».

Mardi 31 juillet
Le soir, du shit est envoyé de l’extérieur dans la cour de promenade. Un retenu le prend. Les flics l’identifient à l’aide des caméras. Ils l’emmènent dans une pièce sans caméra. Ils utilisent une matraque électrique pour le mettre KO. Une fois au sol, ils le frappent. Ce sont toujours les trois mêmes flics qui agissent, pendant que deux sont à l’intérieur et tabassent, le troisième reste devant la porte fermée pour couvrir ses collègues. Quand les flics s’en vont, le retenu est au sol inconscient. Ce sont les autres retenus qui l’évacuent et le réaniment à grande eau.
Régulièrement les flics doivent compter nominativement les retenus. Dans le centre il y a des interphones qui permettent à la police de faire l’appel sans avoir à se déplacer. Les interphones peuvent aussi servir aux retenus pour appeler les flics. Cette nuit, au moins dans un bâtiment, tous les interphones sont mis hors service par les retenus, ce qui oblige les flics à se déplacer.
Mardi également, une femme retenue depuis le 29 juin, a été conduite en urgence à l’hôpital de la Conception où elle se trouve entre la vie et à la mort, suite à l’ingestion de « substances ». Après avoir refusé deux expulsions par avion, elle avait été placée en cellule d’isolement en attendant une troisième expulsion prévue pour le mardi. Dès 19h environ, elle avait appelé sa famille pour lui dire qu’elle souffrait depuis sa mise à l’isolement de violents maux de ventre, et pour se plaindre de violences de la part des policiers intervenus pour la maîtriser. De source médicale, ses poignets présentent des traces de menottage, ce qui indiquerait qu’elle a été attachée dans la cellule, et son visage présentait des hématomes. Les policiers du Centre n’ont appelé les pompiers qu’à 1h du matin, soit 10 heures après sa mise à l’isolement, et 6 heures après son appel à l’aide auprès de sa famille.

Lundi 30 juillet
Refus d’embarquement d’un Marocain par avion. Un téléphone avec caméra et appareil photo intégrée est dans le centre de rétention. C’est un téléphone interdit, afin d’éviter la diffusion à l’extérieur d’images dérangeantes… Un retenu, connu dans le centre pour être une balance, protégé par les flics, leur en parle. Les flics récupèrent le téléphone, vers 3h du mat. Les retenus ne se laissent pas faire. Dans le bordel, un retenu se casse le pied. Comme la police ne veut pas amener le blessé chez le médecin, les retenus décident d’appeler les pompiers. Une fois devant le portail, les flics ne laissent pas rentrer les pompiers. Les retenus insistent à plusieurs reprises pour que les flics acceptent d’amener le blessé à l’hôpital. Au bout d’un certain d’un temps, trois flics enfilent des gants, et amènent prétendument le retenu chez le médecin. En fait ils l’emmènent dans une salle sans caméra et le frappent.

Dimanche 29 juillet
Expulsion de 13 personnes vers la Tunisie. Départ du centre à 6 du mat. 4 retours volontaires sont embarqués sans difficulté. Parmi les 9 autres, l’un part en courant dans la cale du bateau où il y a toutes les voitures de touristes. Il casse une vitre de voiture. Les 8 autres en profitent pour s’éparpiller dans différentes directions. Les flics n’étant pas assez nombreux, ils décident de ramener les retenus au centre.

Dans la semaine du 23 au 28 juillet, un retenu se taillade le bras. Il est amené menotté à l’infirmerie. Le docteur lui fait une piqûre. De retour à sa chambre, il s’endort pendant 18h.


! Lutte de CRAsse !

Les migrations – et les politiques migratoires – sont une question de travail autant que le travail est une question de migrations.

Pour les patrons, l’exploitation des travailleurs migrants est une réponse efficace (et pas chère) aux exigences actuelles du mode de production de la marchandise, de la valeur et du profit.
En effet, le capitalisme tire en partie sa dynamique de la circulation. Plus la circulation de la marchandise s’intensifie, plus elle prend de la valeur et plus elle rapporte de l’argent. Par circulation de la marchandise, il faut entendre aussi bien circulation financière, de l’information, des  biens de production et de consommation … mais aussi des travailleurs ! La mobilité s’impose aujourd’hui comme faisant partie intégrante de la condition du travailleur. Autrement dit, pour survivre, il va falloir se rendre mobile. « Ici », d’un petit boulot de merde à l’autre ; « là-bas », d’un continent de merde à l’autre.

Les travailleurs migrants sont une main-d’œuvre flexible que les patrons peuvent employer au coup par coup, pour des missions précises (une saison, un chantier), au même titre que les intérimaires, ceux qu’on fait travailler au black ou à coup de contrats précaires.
Les sans-papiers forment ainsi les régiments de prolos qui permettent pour nombre de secteurs d’effectuer une confortable « délocalisation-sur-place » (BTP, restauration, services, agriculture…). Cela permet aux patrons d’exercer une pression sur le marché du travail et de niveler les salaires vers le bas pour l’ensemble des travailleurs.
Ainsi, le but des politiques migratoires, ce n’est pas que le territoire devienne un bunker ni même une « forteresse », mais bien de se doter des moyens de trier les migrants en fonction de leurs profils et des besoins spécifiques du marché du travail (l’immigration choisie : tout est là !).

Dans ce monde de la mobilité obligatoire, dans cette société à grande vitesse, c’est par la multiplication des frontières dans notre quotidien que les dominants entendent nous tenir à l’œil et au boulot !

Plus la mobilité des personnes et des marchandises s’accroît, moins leur contrôle est évident. Et qui dit moins de contrôle dit moins d’argent. Pour y remédier, il faut disséminer la frontière dans l’espace, afin de créer les conditions d’un contrôle omniprésent et permanent.
De ce point de vue, le contrôle des migrants est un terrain d’expérimentation autant qu’un bon révélateur des pratiques de contrôle généralisé de la population. La traque quotidienne des sans-papiers accompagne la banalisation des pratiques de contrôle policier. Le contrôle de papier sert aussi de prétexte au contrôle tout court, le fichage administratif précède l’extension du fichage policier et les dispositifs d’arrestation de sans-papiers, en particulier les rafles, renforcent l’occupation policière de nos quartiers. La frontière est bel et bien un mode généralisé de gestion de la population, et pas seulement une conséquence de l’ordre économique de ce monde. Des grilles du centre de rétention aux bornes biométriques des cantines scolaires, des portiques du supermarché aux caméras « intelligentes » dans les gares, les aéroports et la rue, du fichage ADN au fichage Base-élèves pour les mineurs scolarisés, les dispositifs de contrôle sont devenus notre quotidien. On sent que la frontière est diffuse tout autour de nous, et qu’elle peut se matérialiser à tout moment pour nous radier, nous arrêter, nous enfermer…

Les migrants, avec ou sans papiers, nous rappellent sans cesse que ce ne sont pas nous qui traversons les frontières, mais bel et bien les frontières qui nous traversent, nous isolent et nous divisent…

Alors que la précarité devient la condition sociale la plus généralisée et tandis que nos marges de débrouilles pour survivre individuellement se réduisent, la tendance est plutôt au replis identitaire et à l’atomisation. Le climat de peur et de solitude face à la répression est le meilleur effet de l’éclatement de la frontière.
Aussi, nous ne pouvons que saluer les tentatives qui battent en brèche la résignation quotidienne et nous solidariser de ces résistances.

Lorsque les habitants d’un quartier résistent contre les expulsions locatives, lorsque des passants dans la rue s’opposent à des interpellations, lorsque des révoltes éclatent dans les centres de rétention, nous pensons qu’il est important de ne pas les laisser isolées. Agir en solidarité est aussi un moyen de renforcer le rapport de force. La solidarité est une arme pour briser certaines de nos frontières.

Nous ne sommes pas solidaires de la misère, mais de la vigueur avec laquelle les hommes et les femmes ne la supportent pas.
Nous ne nous battons pas seulement contre les frontières et les centres de rétention mais contre le système qui les produit.

19 août 2012


Récit de l’occupation du radar du “Carthage”

Le samedi 4 août, les flics avaient prévenus les retenus d’une expulsion collective vers la Tunisie, par bateau. Des personnes extérieures au centre décident de s’opposer à cette expulsion.

Jusqu’au dernier moment, les infos provenant du centre n’indiquent aucun départ. Puis, rapidement, un retenu est emmené. Deux autres, en provenance de Nîmes, sont déjà à bord.

Une banderole “NON AUX EXPULSIONS ” est déployée, visible par les passagers du bateau.

Une dizaine de personnes pénètrent dans le port en grimpant un grillage et montent à bord du “Carthage”, un bateau appartenant à la compagnie Tunisienne CTN. Ils se trouvent donc en territoire tunisien, ce qui implique la présence de flics tunisiens et des difficultés pour l’intervention des flics français. Dès qu’ils arrivent à l’entrée du bateau, ils se précipitent en courant à l’avant de la cale, empruntent un escalier et arrivent sur le pont le plus haut du bateau. Là, ils occupent la tourelle où se trouvent les radars, les empêchant ainsi de tourner : le bateau est immobilisé.

Ils refusent de descendre de la tourelle tant que les sans-papiers ne seront pas débarqués du bateau. Le capitaine peut prendre cette décison.

S’ensuit un dialogue de sourds avec une partie de l’équipage. Le capitaine ne vient pas, plusieurs membres de l’équipage disent être le capitaine. Des flics tunisiens en civil sont présents. Quatre keufs français montent à bord, ils viennent au pied du radar, ils ne peuvent rien faire et prennent note des revendications des occupants.

Le temps passe, les passagers sont hostiles aux occupants, les insultes fusent.

Il y a bien quelques personnes qui font des signes de solidarité, de plus en plus discrètement, mais ils ne sont pas nombreux. Alors que le représentant de la compagnie CTN s’engage à faire redescendre un sans-papier, des passagers complètement hystériques montent jusqu’au radar. Un premier occupant est saisi par les pieds, il est roué de coups jusqu’à la cabine de pilotage.

Sept autres descendent sous les coups, les filles subissent des attouchements.

Deux personnes grimpent sur une échelle et se trouvent sur le point culminant du bateau, elles descendent quelques instants plus tard.

Tous les occupants se retrouvent dans le poste de pilotage, le capitaine est présent, il refuse de débarquer les sans-papiers prisonniers dans les cellules de la cale. Il menace de partir, les amarres sont détachées. Les occupants n’ont plus le choix que de descendre escortés par l’équipage. Tout le long de la sortie, les coups, morsures, attouchements, pleuvent.

Les keufs français s’emparent des occupants à la sortie du bateau. Un flic tunisien particulièrement violent et vicieux se prend un bon coup de pied dans les couilles, c’est la moindre des choses. Un des occupants esquive les keufs et saute à l’eau, ce qui retarde le bateau une demie-heure de plus. Les pompiers, arrivés en zodiac, le sortiront de l’eau en état d’hypothermie et le conduiront à l’hôpital d’où il sortira tout de suite.

Un simple contrôle d’identité orale pour les neufs autres et ils seront reconduits par la Police Aux Frontières à la sortie du port. Les autorités ont préféré ne pas engager de poursuites, certainement afin de ne pas ébruiter la situation dans le centre de rétention du Canet.

L’expulsion n’a pas pu être évitée cette fois-ci.

Le déchaînement de haine de certains passagers est à l’image de la guerre de tous contre tous que nous subissons au quotidien. En ces temps de crise, les pauvres s’entretuent au bénéfice de l’État et des patrons, les identitarismes pullulent, alors qu’il est plus que temps de se montrer solidaire !

Même si nous savons que ce n’est pas en évitant une expulsion qu’on abattra les murs et les frontières, cette action a permis de sortir de la résignation et des beaux discours, et de tisser des liens de solidarité active avec les retenus. Elle a reçu un bon accueil à l’intérieur du centre.

La solidarité peut s’exprimer aussi au-delà des mots. Il est possible de soutenir de manière offensive.

Avec ou sans papiers, nous vivons tous dans le même monde.

Nous ne nous battons pas seulement pour la fermeture des centre de rétention et la régularisation de tous les sans-papiers mais surtout contre le monde qui les produit.

7 août 2012

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[Une version bien strange] This Is Not A Love Song

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Public Image Ltd – Live Southbank Centre BBC 6 Music 2012

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[Chronique de Youv derrière les barreaux] Partie 55 – « Quelques mois seulement après sa libération le sort s’acharnait sur lui, il perd l’usage de ses jambes »

Partie 55

L’Artificier c’était un jeune Marocain issu d’un quartier voisin du mien, sa détermination et son culot [ont] fait tout naturellement que nos chemins se croisent dans les rues de Mantes-la-Jolie, en 2003 il vient me voir, je sortais tout juste de Fresnes pour l’histoire avec les condés, il m’a proposé quelques plans pour aller chercher des bolides, étonné par le culot de ce jeune, j’ai décidé de le prendre sous mon aile, il n’avait pas besoin de moi pour rentrer dans l’illicite, mais ma réputation et les circonstances ont fait que c’est vers moi qu’il s’est tourné, on a pillé les banques françaises de long en large, plus on tapait et plus il me prouvait que j’avais eu raison de lui laisser faire ses preuves, alors que la plupart de mes autres associés me prenaient pour un dingue et me reprochaient de bosser avec un amateur dans les bracos, ils l’ont sous-estimé et pensaient qu’il n’allait pas tenir sa langue en cas de pépin, j’aimais prendre des risques, et surtout je n’écoute pas le blabla des gens, je me faisais ma propre opinion selon mon ressenti et ce que la personne me démontrait, il s’est avéré plus tard qu’il était plus que fiable, plus professionnel que ses détracteurs, il était autodidacte, apprenait très très vite je pouvais compter sur lui les yeux fermés, une fois qu’on s’est fait sauter il a eu un comportement exemplaire devant la juge et la cour d’assises, c’est pas pour rien qu’ils lui ont infligé sept ans, c’était deux ans de moins que moi qu’ils considéraient comme le leader, il avait fait plus que ses preuves en prison, il a tenu plus que la route. Malgré les années d’incarcération personne ne pouvait rien lui reprocher.

Ils finissent par le libérer après plus de cinq ans d’incarcération, vu qu’il était primaire et son avocat avait fait du bon boulot, j’étais heureux qu’il retrouve l’air pur, mais quelques mois seulement après sa libération le sort s’acharnait sur lui, il perd l’usage de ses jambes quand j’ai appris la nouvelle, c’était la douche froide, la dernière fois que je l’ai vu il pétait la forme en prison. Après tant d’années perdre l’usage de ses jambes c’était une souffrance sans limite, fallait être un sacré bonhomme pour encaisser le coup, mais faut accepter son destin même si le sort s’acharne et c’est dans ces épreuves de la vie que l’on puise dans son mental pour ne pas craquer, c’était facile à dire mais le vivre c’était autre chose. Tout le monde avait pris ses distances avec lui, les anciens potes le négligeaient alors que quelques mois auparavant il les faisait croquer, les meufs ont pris peur du fauteuil roulant et beaucoup se sont éloignées, c’est dans ces durs moments que t’as besoin de tes proches les plus fidèles et malgré ces dures épreuves il reste fier et autonome, il se bat d’arrache-pied pour retrouver l’usage de ses jambes, il m’appelle souvent, il a pas changé, cette épreuve n’a pas affecté son mental, UN GUERRIER RESTE UN GUERRIER MÊME SI LE COMBAT EST RUDE.

Lui rendre hommage c’était pour moi une obligation, il le mérite cent fois c’est un bon assis ou debout, l’Artificier reste l’Artificier, COURAGE MON POTE LÂCHE RIEN, ON EST TOUS DERRIÈRE TOI C’EST AU PIED DU MUR QU’ON VOIT LES VRAIS DURS JE TE SOUTIENS QUOI QU’IL ARRIVE TU POURRAS TOUJOURS COMPTER SUR MOI.

Comment pouvais-je me plaindre après tout ça, on avait tous des épreuves à surmonter plus ou moins dures, l’essentiel c’est de les surmonter, rien n’est insurmontable c’est pour ça qu’il ne faut rien lâcher, PLUS L’ÉPREUVE TE SEMBLE INSURMONTABLE ET PLUS TA VICTOIRE SERA HONORABLE. C’est avec cette devise en tête que j’ai affronté mes longues années derrière les barreaux, il y a toujours pire ailleurs, on est toujours le riche de quelqu’un donc je patiente et attends mon tour, [j’aurai] beau crier et taper ma tête contre les murs de ma cellule ça ne changera rien à ma situation.

2011, le 16 août j’ai décidé de partager mon expérience sur un coup de tête à chaud j’ai écrit la première partie et ainsi de suite jusqu’à la partie de ce soir, j’espère qu’à la fin de toutes mes parties, j’aurai réussi à retranscrire mes émotions, ce qui se passe dans la tête d’un mec de cité, entre quatre murs, il visait la Lune sans avoir la fusée, j’ai toujours été jusqu’au bout de mes projets, ce projet j’y tiens particulièrement, partager ma vie en temps réel sans aucune censure si moi de ma cellule j’arrive à mettre en place des projets, toi qui es dehors tu n’as aucune excuse à t’apitoyer sur ton sort. « Avant de vous faire part de la vie et de la situation de mon pote l’Artificier, j’en ai discuté avec lui hier soir au tel, il m’a donné son accord total, il vous passe à tous un grand salem et m’encourage à continuer à utiliser la plume comme arme, donc un grand salem à toi l’Artificier. »

J’ai passé ma journée à imaginer la manière dont je vous ferai part et vous retranscrirai le courage et la qualité de l’Artificier, j’espère réellement avoir réussi à rendre un bel hommage à un ami.

ON CHOISIT PAS SA FAMILLE MAIS SES POTEAUX.

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[Renversement des croix] Le fait de sévir dans des lieux de culte représente une circonstance aggravante aux yeux de la loi

Châteauroux – La pietà de l’église Notre-Dame vandalisée

Châteauroux. Le 22 août, le sacristain de l’église Notre-Dame a retrouvé l’œuvre d’art à terre. La Ville, propriétaire de l’œuvre, a porté plainte.

La pietà est une œuvre en pierre de tufeau datant du XVIe siècle. Elle a déjà été restaurée en 1993.

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Une bâche de plastique obture désormais la place de la Vierge de pitié dans l’église.

Le déferlement xénophobe et outrancier sur le Net de plusieurs obscures associations se réclamant de l’église catholique est à la hauteur du lamentable acte de vandalisme perpétré, le 19 août dernier, sur la pietà de l’église Notre-Dame. « C’est le sacristain qui a retrouvé la pièce à terre. La tête de la Vierge était détachée de l’œuvre. De nombreux fragments ont été retrouvés entre le mur et le socle sur lequel l’œuvre était posée », détaille Olivier Andrio, responsable laïque près du doyenné.

Inscrite à l’inventaire des Monuments historiques, la pietà ou vierge de pitié, est pour le coup, propriété de l’État. « Dès que nous avons été mis au courant, la mairie a porté plainte, les assurances ont été alertées. Suivant l’expertise, et le montant des dégâts, nous ferons un appel d’offres pour la restauration. Et puisque ce type de comportements d’incivilité nous y oblige, nous allons réfléchir et mettre en place un système de protection et de sécurisation de cette œuvre », précise Anne-Marie Delloye-Thoumyre, adjointe à la culture et au patrimoine.

« Ce geste est gratuit et ne s’est accompagné d’aucun autre dommage. On ne peut parler là de profanation. Il n’y a aucune preuve de quoi que ce soit », avancent, de concert, le père Bertrand Godefroy, responsable du doyenné de Châteauroux, et Marc du Pouget, directeur des archives et conservateur des antiquités et des objets d’art. « J’imagine que cela peut-être choquant, voire émouvant pour certains paroissiens, mais de là, à mettre dans ce geste stupide, un quelconque sacrilège… », poursuit le conservateur.

Reste que désormais, c’est de la restauration dont va devoir se préoccuper la mairie. Déjà restaurée en 1993, l’œuvre étant exposée à l’extérieur, la pietà de l’église Notre-Dame avait retrouvé sa polychromie originelle grâce à Brigitte Estève, conservatrice et restauratrice de monuments historiques. Pour réparer les dégâts occasionnés par l’acte de vandalisme, il faudra au restaurateur effectuer un minutieux travail minutieux. L’aile du nez de la vierge est cassée ainsi que plusieurs fragments de la face.

 « Juste un geste gratuit et aucune profanation »

La restauration consistera à replacer un maximum de fragments, recoller la tête décapitée et tous les fragments, compléter les vides et faire des retouches couleur. Il va sans dire que, désormais, la pietà qui n’était pas jusqu’alors fixée sur son socle, le sera et risque également de se retrouver en hauteur. « Nous devrons avoir l’aval de la Drac pour le système de sécurisation », conclut l’adjointe au patrimoine. Et qui, pour le reste, demande « raison garder et en bon catholique, accorder le pardon ».

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Inscrite aux Monuments historiques

Datant du début du XVIe siècle, la pietà de l’église Notre-Dame est en pierre de tufeau polychrome. Elle a été inscrite à l’inventaire des Monuments historiques, le 27 novembre 1948. Avec des dimensions d’environ 1,30 m sur 1,30 m, l’œuvre qui pèse 60 kg environ a été placée dans le jardin qui borde l’église Notre-dame. Elle fut une première fois restaurée par Louis Ernest Nivet (Ernest Nivet), sculpteur français né à Levroux, le 7 octobre 1871, et mort le 5 février 1948, à son domicile de Châteauroux. Et une seconde fois en 1993, par Brigitte Estève, conservatrice et restauratrice. Depuis 1995, elle était installée à l’intérieur de l’église, sur un socle.

Leur presse (Patricia Lange, lanouvellerepublique.fr, 4 septembre 2012)


Bon-Encontre. Saccage dans la basilique Notre-Dame et au cimetière

Des individus ont porté atteinte hier au mobilier et objets de culte de la basilique de Bon-Encontre. Le cimetière de la commune a également été visité. Les auteurs sont recherchés.

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La basilique et le cimetière ont manifestement été les victimes, hier, d’une après-midi de désœuvrement…

Consternation à la paroisse de Bon-Encontre. Des dégradations ont été commises hier après-midi à l’intérieur de la basilique Notre-Dame de Bon-Encontre et dans l’enceinte du cimetière situé sur la route du golf. Un fidèle de l’église est venu donner l’alerte au presbytère à 15h15. À l’intérieur, de la mousse d’extincteur déversée sur les bancs. Une des représentations du chemin de croix décrochée et placée dans un bénitier, une croix jetée dans l’église. Les fils de la sono arrachés, un vase de fleurs cassé dont les morceaux ont été éparpillés sur l’autel, des cierges répandus partout, la porte du confessionnal cassée…

Des faits de vandalisme s’apparentant à du « sacrilège » pour le délégué pastoral de la paroisse, Jean-Claude Meynard.

Le commissariat d’Agen a dépêché les techniciens de l’identité judiciaire qui ont procédé hier aux premières constatations. Les techniciens ont également découvert dans le lieu saint des crachats soumis à des prélèvements. Le saccage a dû être commis dans le créneau horaire de 14 heures à 15 heures. Puisque la secrétaire du presbytère en ouvrant sa permanence peu avant 14 heures, avait fait un tour dans la basilique Notre-Dame qui était encore en ordre. Une heure de temps pour se livrer à des actes de malveillance dans une église dédiée à Marie toujours ouverte à la prière et au recueillement. « Ce n’est pas la première fois que cela arrive puisqu’il y a un an environ, la toile de deux tableaux avait été tailladée », précise l’homme de confiance du curé de la paroisse, John Hennessy.

Plaques brisées

Plus tard dans l’après-midi, alors qu’une plainte allait être déposée à l’hôtel de police, d’autres faits étaient portés à la connaissance du commissariat. Des dégradations perpétrées au cimetière distant de 150 m, où des plaques funéraires ont été brisées. Un spectacle de désolation vraisemblablement découvert par un visiteur venu se recueillir sur une tombe.

Néanmoins, aucun signe discriminatoire ou étant susceptible d’offenser la communauté catholique n’a été découvert dans les deux lieux « profanés ». Une enquête est ouverte par le commissariat d’Agen qui s’est livré à des auditions de voisinage.

Une bande de 7 ou 8 jeunes aurait été aperçue rôdant dans les parages à l’heure supposée des actes de vandalisme. Le fait de sévir dans des lieux de culte représente une circonstance aggravante aux yeux de la loi. Les auteurs sont prévenus…

Leur presse (LaDepeche.fr, 31 août 2012)

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[Renversement des croix] « Ces femmes se sont manifestement engagées sur le chemin du blasphème et du sacrilège »

Cross Cutting Continues in Russia

A wooden Orthodox Christian cross has been chopped down in the Altai region of Siberia, police said.

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Two weeks ago crosses were also cut down in other regions

It is not clear when exactly the crucifix in the village of Topuchaya was destroyed, however the region’s police press service said it could have happened Monday evening or the early hours of Tuesday.

No further details were available.

The incident comes some two weeks after four crosses were cut down in Russia’s regions by a group who said the act was « revenge » for a two-year jail sentence handed out to three members of the all-female anti-Putin band Pussy Riot, in a case which divided Russian society and sparked a wave of protest actions in support of the group.

Activists from the Ukrainian feminist group Femen cut down a wooden crucifix with a chainsaw in the center of the country’s capital, Kiev, in mid-August in support of the Pussy Riot trio.

The band members were jailed after a protest at Moscow’s largest cathedral over Orthodox Church support for Putin ahead of the March presidential polls that returned the former KGB officer to the Kremlin for a third term.

A senior Moscow priest, Dmitry Smirnov, said the cross attacks amounted to a declaration of war against the Orthodox Church.

Leur presse (RIA Novosti, 4 septembre 2012)


Croisade vandale : qui veut la peau des objets sacrés orthodoxes et pourquoi ?

Depuis que les Pussy Riot ont prononcé leur « prière punk » dans le temple orthodoxe du Christ Sauveur, les thèmes religieux ne quittent pas les unes des sites d’information et des antennes télé.

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Pratiquement toute la frange active de la société s’est retrouvée, de gré ou de force, entraînée dans un débat sur l’Église orthodoxe russe (RPTs), l’art contemporain et la politique. Diverses forces politiques ont commencé de spéculer énergiquement sur les thèmes religieux – les uns organisant des patrouilles orthodoxes, les autres se jetant sur le Patriarche. Cependant, après que quatre croix chrétiennes ont été abattues dans les oblasts d’Arkhangelsk et de Tcheliabinsk, il devient évident que ce vif « débat » est allé trop loin et a acquis un caractère clairement provocateur.

Dans la nuit du 24 au 25 août, quatre croix ont été sciées dans les oblasts d’Arkhangelsk et de Tcheliabinsk. Cet acte de vandalisme avait été précédé d’une action des féministes ukrainiennes de Femen, qui avaient scié, à Kiev, une croix catholique en mémoire des victimes des répressions staliniennes le jour où a été prononcé le verdict contre Pussy Riot. Un signe pour exprimer leur soutien aux jeunes femmes condamnées.

Les membres de Pussy Riot condamnées n’ont, elles, pas approuvé l’action des féministes ukrainiennes ; mais ces dernières n’en ont pas semblé le moins du monde gênées et ont continué « de scier, avec un zèle redoublé, cette pourriture pseudo-religieuse pour en débarrasser le corps de la Rus’ martyre ».

Les Femen ont déclaré à Rouski Reporter online ne pas être directement reliées à l’abattage de ces croix, admettant cependant l’existence d’un lien de parenté spirituelle. Ayant auparavant annoncé le début d’une série d’actions intitulée Krestopoval (« Renversement des croix », ndt), dans le cadre de laquelle elles promettaient d’abattre des croix sur le territoire russe, elles ont confié à RR online n’avoir pas l’intention de renoncer à leur projet : l’attention redoublée des services secrets sur Krestopoval nous contraint à agir plus scrupuleusement et avec plus de considération. Vu que nous n’agissons pas de façon anonyme et que nous ne portons pas de masque, notre action de découpage des croix sera immortalisée par la presse.

La sulfureuse prière-punk « Vierge-Marie, chasse Poutine » avait provoqué une vague de controverses sur le fait de savoir si l’action des Pussy Riot était politique ou antireligieuse. Si les attaques contre les croix n’ont en comparaison, semble-t-il, pas le moindre lien avec des motifs politiques, les Femen se sont pourtant efforcées d’en expliquer le sens : Krestopoval porte trois messages distincts.

Premièrement, politique : celui qui scie une croix proteste contre la trinité très concrète et pas du tout sainte des « Poutine, Medvedev, Goundiaïev », dont précisément l’unité a conduit aux actuelles stagnation et dépression de la Russie. Deuxièmement, athée : c’est une protestation contre la fusion de l’Église et de l’État, contre la propagation religieuse dans les établissements d’enseignement moyen et supérieur. Troisièmement, anti-OPA : l’installation de ce que l’on appelle les croix de chemin, c’est une technique ecclésiastique criminelle de capture, de raid sur un territoire – selon le schéma : d’abord une croix, puis une chapelle, puis une église, un monastère ou n’importe quel autre établissement commercial. Figurez-vous que « ces conquêtes barbares sont le fléau des grandes villes post-soviétiques ».

Si l’action de Pussy Riot a véritablement divisé la société en profondeur, Femen et leurs « intoxications spirituelles » y sont beaucoup moins bien parvenues. À côté des austères répliques des représentants de l’Église orthodoxe russe et de l’État, de nombreuses autres personnes sont intervenues dans le même sens. Le président du Congrès des organisations et associations juives de Russie Zinovi Kogan a qualifié l’action des vandales de « répugnante » ; le mufti de Moscou et premier vice-président de la gestion spirituelle centrale des musulmans de Russie, Albir Krganov, de « sacrilège pour n’importe quelle religion ». Quant à Iouri Chevtchouk, musicien et partisan actif du mouvement de protestation, il a prié dans une lettre ouverte les « chères fanatiques » de « laisser la Russie tranquille » et de « ne pas nous sauver ». Jusqu’à l’avocat de Pussy Riot Nikolaï Pozolov qui a condamné indirectement l’action, même s’il l’a considérée comme une provocation visant les autorités. Et les médias mondiaux, qui avaient majoritairement salué la « prière punk » dans le temple du Christ Sauveur, se sont limités pour cette fois à d’avares commentaires informatifs.

Leur presse (Traduit du russe [Russkiï reporter] par lecourrierderussie.com, 3 septembre 2012)


Russie : reliques volées dans une église

Des reliques de 13 saints ont été volées dans une église dans le centre historique de Saint-Pétersbourg, a indiqué aujourd’hui la police locale, un incident qui intervient après le récent saccage de croix en bois dans deux autres régions de Russie.

« Un inconnu a pénétré dans l’église Sainte-Catherine et volé des reliques de treize saints, parmi lesquels Saint-Nicolas et Saint-Alexandre Nevski », a précisé la police de l’ancienne capitale impériale. « Il n’est pas très clair pour quelle raison ce vol a été commis. Il est peu probable que ce soit pour en tirer un profit », a déclaré un responsable la police, Vladisslav Kirillov.

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En fin de semaine dernière, plusieurs grandes croix en bois dans des lieux publics ont été découpées et saccagées par des inconnus dans la région d’Arkhangelsk (Nord) et de Tcheliabinsk (Oural), suivant l’exemple donné quelques jours auparavant par des militantes du groupe féministe ukrainien Femen à Kiev, selon l’agence Interfax.

La semaine dernière, une membre des Femen aux seins nus a abattu à la tronçonneuse une grand croix en bois devant des caméras à Kiev, en signe de soutien aux trois femmes du groupe de punk rock russe Pussy Riot condamnées le 17 août à deux ans de camps pour une « prière » contre Vladimir Poutine. Les jeunes femmes ont été reconnues coupables de « hooliganisme » et d' »incitation à la haine religieuse » après avoir chanté en février une « prière » dans la cathédrale du Christ-Sauveur à Moscou, demandant à la Sainte Vierge de « chasser Poutine » du pouvoir.

Cette affaire a acquis un retentissement international et la condamnation a été vivement critiquée à l’étranger où elle a été qualifiée de « disproportionnée ».

Leur presse (Agence Faut Payer, 29 août 2012)


Pussy Riot, Femen : toutes des « hooligans »

Les autorités ukrainiennes ont engagé une enquête pénale contre une activiste de Femen, qui a détruit, le 17 août, un monument religieux en plein centre de Kiev en guise de soutien aux membres de Pussy Riot, quelques heures avant leur condamnation. Sur son blog, le groupe se dit victime d’une « traque à grande échelle » par les autorités ukrainiennes.

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Le ministère de l’intérieur ukrainien a annoncé avoir engagé une enquête pénale pour « hooliganisme » et « destruction de biens » contre l’activiste de Femen, Inna Shevtchenko. Celle-ci, torse nu barré de l’inscription « Free Riot » en soutien aux activistes de Pussy Riot, a découpé vendredi dernier à la tronçonneuse une croix de bois sur la place de l’indépendance à Kiev.

« Le ministère de l’intérieur a ordonné une traque à grande échelle des militants de Femen, dont le bureau a été assiégé la nuit entière par les forces spéciales », a déclaré l’organisation dans un communiqué de presse, ajoutant que ses membres n’exprimaient aucun regret et qu’elles étaient prêtes à assumer les conséquences de leurs actes.

Ce week-end, Femen a appelé à une « guerre sainte » pour la liberté de la femme, et annoncé sur son site son intention de s’attaquer aux églises russes en bois.

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De son côté, le porte-parole de la police de Kiev assure qu’aucune action répressive n’a été intentée par les forces de l’ordre : « Les faits relèvent de la justice pénale, une enquête a donc été initiée. Nous avons eu connaissance de l’incident par le biais des médias et nous ne pouvons accuser personne pour l’instant », a affirmé samedi Igor Mikhalko.

Dans un communiqué, l’Église orthodoxe ukrainienne a réagi au coup d’éclat de l’organisation féministe en déclarant « ces femmes se sont manifestement engagées sur le chemin du blasphème et du sacrilège ».

Érigée après la « révolution orange » en mémoire des victimes de la répression stalinienne, la croix, catholique et non orthodoxe, se trouvait sur l’ancien emplacement des locaux de la Tchéka ukrainienne.

Leur presse (Marc Bertrand, lecourrierderussie.com, 20 août 2012)

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[Révolution tunisienne] Nouvelles du 4 septembre

Tunisie. Une simple rixe déclenche une vague de violences à Chebba

Dans la nuit du lundi à mardi, une simple rixe entre deux personnes à Chebba (Mahdia) a tourné à une rixe entre plusieurs groupes de citoyens. Bilan : des blessés, un poste de police incendié, et le local d’Ennahdha saccagé…

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La rixe, qui a commencé tard dans la nuit, a duré jusqu’à l’aube aujourd’hui, rapporte Shems FM. Ces violences ont fait plusieurs blessés même du côté des agents de police. Les fauteurs de troubles ont mis le feu au poste de police et saccagé le local d’Ennahdha ainsi que le bureau des Recettes municipales.

Pour disperser la foule, il a fallu que les forces de l’ordre fassent usage du gaz lacrymogène.

Publié par des ennemis de la révolution (Kapitalis, 4 septembre 2012)


Chebba : Bataille rangée, mise à feu du poste de police, pillage des locaux d’Ennahdha et de la Recette municipale

La ville de Chebba, au gouvernorat de Mahdia, a connu une nuit de terreur et d’actes de violence commis le lundi soir, suite à une simple bagarre qui s’est déclenchée entre deux citoyens. Celui originaire de La Chebba, a été transporté à l’hôpital, tandis que l’autre rival étranger à la ville s’est rendu au poste de police pour s’y réfugier.

Poursuivant l’étranger, un groupe de citoyens a envahi le commissariat de police pour se venger de ce dernier. Les forces de sûreté n’ont pas pu éloigner l’individu, vu qu’elles ne disposaient pas de voiture de police.

Emportés par la colère et surtout l’envie de vengeance, les protestataires ont incendié froidement le Poste de police, puis sont allés piller le local du Mouvement Ennahdha ainsi que celui de la Recette municipale.

D’après une source sécuritaire, les forces de l’ordre ont usé de gaz lacrymogène pour disperser les rassemblements, alors que des citoyens, ainsi que plusieurs agents des forces de sûreté ont été blessés dans les évènements violents qui se sont prolongés jusqu’à l’aube.

Publié par des ennemis de la révolution (Tunivisions, 4 septembre 2012)


Incendie du poste de police de Chaba et dégâts dans les sièges d’Ennahdha, de la Banque agricole et des recettes financières après une nuit d’agitation

Des affrontements ont opposé, la nuit du lundi à mardi, des citoyens de  la ville de Chaba  du gouvernorat de Mehdia aux forces de l’ordre ayant conduit à l’incendie du poste de police de la ville, a rapporté le correspondant de TunisieNumerique sur place.

http://juralib.noblogs.org/files/2012/09/001.jpgTout a commencé par une bagarre entre trois jeunes au cours d’une soirée arrosée d’alcool. Deux de ces jeunes sont originaires de la ville de Chaba et le troisième est étranger à la cité. Ce dernier a, au cours de la bagarre assené un coup de couteau à l’un des deux jeunes avant de prendre la fuite et de se rendre volontairement au poste de police, craignant sans doute pour sa vie.

Lorsque la nouvelle de cette bagarre s’est rependue en ville, les citoyens ont commencé à se rassembler et se sont  rendus au poste de police réclamant que le jeune homme qui s’est rendu leur soit remis ou bien qu’ils vont incendier le poste de police.

Une altercation s’est produite entre un policier et un citoyen durant laquelle le policier a poussé son interlocuteur. Cet incident a fait monter la tension, poussant les agents de l’ordre à faire usage de gaz lacrymogène pour disperser la foule.

Les habitants qui étaient venus au poste de police sur leurs motos les ont abandonnées lorsque la police a fait usage de lacrymogène.

Dans leur course-poursuite au bord de leur véhicule, les forces de l’ordre ont piétiné certaines motos ce qui a provoqué la colère des manifestants qui sont revenus à la charge et ont incendié le poste de police qui a été gravement endommagé.

Les manifestants s’en sont pris également à un bâtiment adjacent au poste de police qui abrite le siège de la Banque agricole dont ils ont brisé les vitres et détruit les enseignes tout comme le siège du parti du mouvement Ennahdha qui se trouve dans le même bâtiment que la Banque et dont les vitres et l’enseigne ont été dégradées.

Le bâtiment des recettes financières a subi des jets de pierres. Les affrontements se sont poursuivis jusqu’à une heure du matin.

Selon notre correspondant la tension est retombée et la ville s’est réveillée dans le calme et a repris son rythme de vie normal. Seuls quelques renforts de l’armée sont visibles dans la ville en vue de parer à toute éventualité.

Publié par des ennemis de la révolution (Tunisie Numérique, 4 septembre 2012)


Tunisie – Décès d’un jeune dans des affrontements avec les forces de l’ordre

Un jeune homme est décédé dans la matinée de ce mardi 4 septembre à Boumhel Bassatine dans des affrontements avec les forces de l’ordre.

« Le jeune homme est mort après avoir été atteint par une pierre au niveau de la tête, quand il essayait, avec d’autres jeunes de faire évader un individu arrêté au poste de police de Boumhal », selon Khaled Tarrouche, le porte parole du ministère de l’Intérieur

Suite à l’arrestation, par les forces de l’ordre, d’un individu recherché pour des délits divers, des habitants de Boumhel, dans la banlieue sud de Tunis, avaient décidé de bloquer la route principale tout en s’en prenant au poste de la garde nationale à coups de pierres.

La situation s’est vite tendue et s’en sont suivi des affrontements entre jeunes et forces de l’ordre qui ont du utiliser du gaz lacrymogène afin de disperser les assaillants.

Suite à cette confrontation, un jeune perd ainsi la vie. Du côté des forces de l’ordre, on dénombre un blessé grave.

Publié par des ennemis de la révolution (Espace Manager, 4 septembre 2012)


Un jeune décède à Boumhel après avoir été frappé par une pierre

Le porte-parole du ministère de l’intérieur a annoncé le décès d’un jeune, après avoir été frappé par une pierre à la tête.

Évoquant les détails de l’incident, le porte-parole a indiqué qu’une foule de jeunes s’est rassemblée devant le poste de police de Boumhel, banlieue sud de Tunis, pour essayer de faire échapper un jeune arrêté.

La victime a essayé de les dissuader, mais elle fut frappée par une pierre, après quoi  elle a été transportée à l’hôpital où elle est décédée, selon la même source.

Publié par des ennemis de la révolution (Tunisie Numérique, 4 septembre 2012)

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Le spectacle de la contestation en 2012

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Leur presse (20 Minutes, 3 septembre 2012)

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[Dijon détourné (9)] À bas toutes les frontières

Photos prises à Dijon en juillet 2012 :

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Rue du Docteur Bertillon

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Rue Philippe Guignard

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Rue Clément Janin

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Rue Ernest Petit

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Boulevard Mansart

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Rue d’Auxonne

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Rue de l’Amiral Pierre

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Rue Ernest Champeaux

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[L’actualité vue d’en bas] Lisez « L’Autre-ment »

L’actualité vue d’en bas ! Voilà presque 4 ans que L’Autre-ment circule du côté du 93 et au-delà… Parti de l’initiative d’étudiants des universités de Villetaneuse et de Saint-Denis, ce journal s’inscrit dans une dynamique locale de résistance globale. Modestement mais sûrement, nous nous attachons à diffuser une autre information, et à analyser l’actualité d’en bas, celle de ceux qui luttent, qui valorisent la solidarité, dont on parle peu ou mal dans les grands médias…

Blog du journal L’Autre-ment 93

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S’abonner à L’Autre-ment pour 5 numéros : 20€ (prix de revient) / 25€ ou plus (prix de soutien); chèque à l’ordre de « l’association de l’Autre Journal ». Envoyer un mail avec vos coordonnées ou un courrier à : Association de l’Autre Journal, 11 avenue Corentin Cariou – 75019 Paris.

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93200 SAINT-DENIS :
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– Librairie Folie d’Encre – 14 place du Caquet
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75015 PARIS :
– La Lettre ouverte – 213 rue de la Convention

75018 PARIS :
– Kiosque à journaux métro La Chapelle
– Librairie Le Rideau rouge – 42 rue de Torcy

75019 PARIS :
– La Lucarne des écrivains – 115 rue de l’Ourcq
– Librairie des Orgues – 82 avenue Flandre
– Kiosque à journaux métro Crimée

75020 PARIS :
– Librairie L’Atelier – 2 bis rue Jourdain
– Librairie Le Monte-en-l’air – 71 rue de Ménilmontant
– Archipélia – 17 rue des Envierges

REIMS (51) :
– Maison de quartier Maison Blanche – 41 bd des Bouches-du-Rhône

TOULOUSE (31) :
– Centre social autogéré (CREA) – 70 allée des Demoiselles
– Kiosk Arnaud-Bernard – Maison des associations – 3 rue Escoussières Arnaud-Bernard

TUNISIE
1000 TUNIS :
– Librairie Le Gai Savoir – 79 av. Farhat Hached – place Barcelone

3100 KAIROUAN :
– Institut Supérieur des Arts et Métiers – Avenue Kortouba

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De Fukushima à la critique du nucléaire – Discussion à Alès le mardi 11 septembre

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Bulletin de Contre-info en Cévennes, 27 août 2012

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[Nouvelles de l’apocalypse] Les géo-ingénieurs travaillent

Géo-ingeniérie
Climat : les apprentis sorciers sont de retour

Bill Gates en sauveur du climat ? Selon le Guardian, la deuxième fortune mondiale soutient financièrement deux scientifiques de Harvard qui s’apprêtent à tester au Nouveau-Mexique du matériel visant à injecter des minuscules particules dans la stratosphère. En agissant comme un miroir, ces particules réfléchiraient les rayons du soleil vers l’espace et garderaient la planète plus fraîche. Ce type d’expérience a un nom, la géo-ingénierie (Basta ! vous en a déjà parlé).

Bill Gates aurait versé 4,6 millions de dollars au FICER, le Fonds pour les innovations dans le climat et la recherche dans l’énergie. Il aurait également investi des millions de dollars dans la société de géo-ingénierie Carbon Engineering dont le président, David Keith, dirige la compagnie pétrolière Canadian Natural Resources… Quoi de mieux en effet que la géo-ingenierie pour éviter d’avoir à prendre des mesures qui réduisent véritablement les émissions de gaz à effet de serre ?

Blocage des rayons du soleil

La communauté internationale a adopté en octobre 2011 un moratoire sur les activités de géo-ingénierie, avec une exception pour les expérimentations scientifiques à petite échelle, menées dans un environnement contrôlé et sous juridiction nationale. Pour apaiser la polémique, les deux chercheurs de Harvard assurent dans le New York Times que « les quantités de particules injectées seront si petites qu’elles n’auront aucun effet sur le climat ».

Ce type d’expérience « ne permettra en rien de diminuer le niveau de gaz à effet de serre dans l’atmosphère », estime le think tank canadien ETC Group. Au contraire, « le blocage des rayons du soleil pourrait causer d’importants dommages à l’environnement, notamment en favorisant l’émission de gaz à effet de serre additionnels dans l’atmosphère et en contribuant à changer les régimes climatiques, à réduire les pluies, à endommager la couche d’ozone, à appauvrir la biodiversité ». En octobre 2011, une cinquantaine d’organisations s’étaient mobilisées contre une expérience similaire au Royaume-Uni (lire leur appel). La pression citoyenne jointe à des différends sur les brevets avaient fini par faire reculer le gouvernement britannique.

Leur presse (Sophie Chapelle, Basta !, 3 septembre 2012)

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