[Chronique de Youv derrière les barreaux] Partie 60 – « Dehors je fonctionnais sans téléphone car c’était la plus grosse des poucaves »

Partie 60

Mon combat ne venait que de commencer loin l’époque où je roulais broliqué armée à portée de main, à l’affût de la moindre recette. Le million d’euros était à la portée de mon canon scié certains disaient que c’était « la mort ou la prison », je garantis qu’ils avaient raison, c’était quoi le mieux la mort ou vingt ans d’humiliation, de pétages de plombs et de larmes ? Y avait pas photo la question mérite d’être posée, ils ont tué mon armée, m’ont affaibli, ont stoppé mon organisation. Avant l’attaque du fourgon blindé pourtant logiquement j’avais toujours un coup d’avance sur les condés, vu que je savais le lieu et l’endroit où j’allais braquer mais ce n’était que théorique, ils étaient très très forts, ils guettaient ta moindre erreur pour t’exploser au vol.

Dehors je fonctionnais sans téléphone car c’était la plus grosse des poucaves et il y avait dans mon équipe un dénommé « Minipouce » qui lui ne pouvait pas se passer de son téléphone, il l’avait toujours autour du cou à chaque fois que je le voyais avec, je le rendais dingue. Un jour alors que je le cherchais urgent, car lui seul avait les clés de l’armurerie, je vais dans une cabine publique, j’appelle une cinquantaine de fois ça sonne mais il ne répond pas. J’ai pris l’Artificier avec moi on l’a cherché dans tout le Val-Fourré, on l’a trouvé garé dans un parking sans éclairage avec une meuf en train de faire le Roméo et Juliette ! J’ai pété les plombs, son tel était posé sur le tableau de bord qui affichait mes cinquante appels. Je prends le téléphone puis l’éclate par terre, pensant l’avoir cassé je prends les clés puis me barre, je voulais pas l’afficher devant sa Juliette mais il avait bien compris qu’il fallait qu’on s’explique plus tard, l’heure n’était pas aux explications j’avais des trucs à faire. Le téléphone ne s’était pas cassé c’est juste la batterie qui a volé en éclats, ce détail causera notre chute.

Quelques semaines plus tard, je vois Minipouce avec son téléphone autour du cou, et je lui sors : « Toi tu vas finir par nous mettre au trou », je devais me rendre urgent avec l’Artificier à Cherbourg pour la préparation d’un casse ; Minipouce était le seul que j’avertissais tout le temps, je lui avais dit que si je n’étais pas de retour dans les cinq jours c’était qu’on était en taule, et si Delphine appelle dis-lui que tu m’as pas vu. C’est sur ces explications que l’Artificier et moi quittons Mantes-la-Jolie pour Cherbourg. Entre-temps, Delphine appelle Minipouce pour avoir de mes nouvelles, j’avais formel­lement interdit à Minipouce de lui dire où j’étais.

Minipouce : Oui allô c’est qui ?

Delphine : C’est Delphine ça va ? Je t’appelle car ça fait trois jours que je n’ai pas de nouvelles de Oumar il est avec toi ?

Minipouce : Non pas du tout, figure-toi que moi aussi je le cherche.

Delphine : Impossible, Oumar te met toujours au courant de ses faits et gestes !

Minipouce : OK OK il est parti avec l’Artificier à Cherbourg ne lui dis pas que je te l’ai dit mais rassure-toi il va très bien.

Delphine : Merci Minipouce t’inquiète il en saura rien !

Pfffffffff, Minipouce avait tout niqué en le disant à Delphine car la BRB avait mis sur écoute toutes les conversations de Delphine, donc Minipouce leur avait donné de précieuses informations ils n’avaient qu’à attendre que l’on braque pour nous localiser c’est comme ça que les keufs m’ont remonté sur le braquage de Cherbourg à cause de ce putain de téléphone.

La BRB quand ils se mettaient sur toi, ils avaient tout leur temps, ils étaient pas pressés, le temps jouait en leur faveur, tôt ou tard tu feras une erreur qui te coûtera ta liberté, j’en suis la preuve vivante. DANS MON CERVEAU J’AI UNE ENCYCLOPÉDIE DE FAITS DIVERS À MON ACTIF, ON DIRAIT QUE J’AI 50 ANS.

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Besançon antifascisme

Le combat contre le fascisme est un combat de tout les instants :

En consultant le site d’ATTAC, nous sommes abasourdis de découvrir qu’Attac Besançon invite Étienne Chouard, proche d’Alain Soral et de son organisation Égalité & Réconciliation.

Les antifascistes radicaux qui m’entourent sont prêts à s’opposer physiquement s’il le faut à la tenue de la conférence de rentrée organisée par Attac ayant invité Chouard pour parler « d’alternatives démocratiques ».

En effet, nous déplorons le fait que certain(e)s militant(e)es d’Attac Besançon puissent trouver des réponses à leurs interrogations dans la lie de la propagande néo-fasciste telle que celle dispensée par Chouard et ses sbires.

Nous sommes libertaires, nous ne considérons pas les divagations nationalistes des soraliens, de l’UPR, comme des alternatives crédibles à l’ersatz de démocratie actuelle.

Nous ne fermons pas la porte aux militants d’Attac Besançon, ceci est une mise en garde.

Indymedia Paris, 9 septembre 2012

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[Dijon détourné (13)] Smashons la gueule des chefs

Le mois de juillet 2012 a vu se dérouler la sixième édition du tournoi international de ping-pong de l’espace autogéré des Tanneries. C’était chouette, et comme le ping-pong est un sujet sérieux, c’était aussi l’occasion d’en parler dans les rues de la ville… Pareil pour le foot, d’ailleurs.

« Dès octobre 1940, [le régime de Vichy fait] interdire le professionnalisme immédiatement pour deux fédérations : tennis et lutte, dans un délai de trois ans pour quatre autres fédérations : football, cyclisme, boxe et pelote basque, interdire les compétitions féminines de cyclisme, football (nocives), interdire et/ou spolier par saisie des biens au moins quatre fédérations uni-sport : Rugby à XIII, tennis de table, jeu de paume, badminton et une multi-sports : FSGT. » [« idéologie officielle du régime de Vichy »]

À vos commentaires si vous en savez plus sur les raisons de l’interdiction du tennis de table (entre autres) par le régime de Vichy !

Photos prises à Dijon en juillet 2012 :

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Boulevard de Chicago – Tanneries

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Boulevard Mansart

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Rue Philippe Guignard

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Ibidem

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Boulevard Mansart

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Rue d’Auxonne

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Ibidem

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Rue Philippe Guignard

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Boulevard de Chicago – Tanneries

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Rue Ernest Champeaux

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Boulevard de Chicago – Tanneries

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Rue Ernest Champeaux

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Ibidem

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Rue Philippe Guignard

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À peine 24 heures après avoir été collé, un des détournements hautement subversifs consacrés au ping-pong se voit arraché fourbement par un-e pétainiste de passage… Quand on vous dit que le ping-pong est un sujet sérieux !

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[Nous sommes leurs cibles en toute impunité] Appel à soutien pour la vérité sur le meurtre d’Amine Bentounsi

Comment obtenir la justice suite à l’assassinat d’Amine Bentounsi et élargir la lutte contre les meurtres policiers impunis ?

Le 21 avril dernier, Amine Bentounsi, le plus jeune incarcéré de France à 13 ans, nous a quittés à 29 ans, de balles tirées dans le dos par un policier lancé seul à sa poursuite à Noisy-le-Sec. Un juge d’instruction a eu le courage de le mettre en examen, au grand dam des policiers, qui sont vent debout contre cette initiative judiciaire, ont multiplié les manifestations, avec le soutien de Sarkozy à l’époque.

Bien évidemment, l’enquête va se heurter à leur résistance…

Amal Bentounsi, la sœur d’Amine, lutte courageusement pour faire établir la vérité et passer la justice, un combat qui va être difficile et long, mais elle est déterminée, et nous le sommes avec elle.

En effet, Amal ne se bat pas que pour son frère, mais pour tous les jeunes abattus par la police dite républicaine en France, jeunes dont la liste s’allonge sans fin depuis plus de quarante ans. Elle se bat, et nous nous battons, pour obtenir la sanction des policiers qui abusent de leur arme et réclament et mettent en pratique le « droit de tuer librement », pour faire en sorte que l’on ne tue plus nos enfants des quartiers populaires comme des chiens.

Amal mène le même combat que ceux qui ont créé les collectifs Vérité et Justice pour Ali Ziri, pour Lamine Dieng, pour Jamal de Gennevilliers, pour Wissam de Clermont-Ferrand, etc…

Elle a reçu un soutien entier des militants d’ATTAC lors de leur université d’été à Toulouse le 27 août dernier.

Nous vous appelons à la soutenir et à coordonner nos luttes pour mettre fin aux meurtres policiers impunis et faire respecter la vérité et la justice.

Un homme est un homme, une vie est une vie, nous n’acceptons pas le « deux poids, deux mesures ». La police n’a pas le permis de tuer, et doit respecter une éthique républicaine.

Nous proposons de mettre en place une coordination, un réseau ou une association unitaire entre tous les collectifs existants pour mener une action commune jusqu’à la reconnaissance de ces crimes et leur sanction.

Contacts : Amal BentounsiÉvelyne Perrin

Meaux le 28 août 2012


Une ballade à moto

Chevauchant l’engin qui hurle et bondit
Je suis le roi de la cité et passe en trombe
Tout est à moi, je suis le plus beau

Plus rien ne compte que la vitesse
Liberté, je te connais enfin
Les immeubles tristes s’enfuient derrière moi

Pas eu le temps de prendre un casque
La ligne blanche, c’est pas fait pour moi
Pour une fois j’échappe au ghetto

Derrière moi soudain une sirène
Toujours là et pas dans le XVIe
La poursuite commence, à fond la caisse

Ils me poussent contre le trottoir
Mes roues crissent, je vais dans le mur
Paierai-je ma liberté au prix de la mort ?

Leur crime sera bien sûr banal
Permis de tuer, c’est le plus du métier
Nous sommes leurs cibles en toute impunité

Abdelghani, 16 ans,
19 août 2012 à Clermont-Ferrand, château de Vergnes

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Brochure sur les luttes dans et autour du CRA du Canet à Marseille

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Lutte de CRAsse, 8 septembre 2012

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Résistons Ensemble n° 111 – septembre 2012

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Résistons Ensemble

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[Dimanche 16 septembre au CICP, Paris] Concert de soutien au Rémouleur

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Collectif Contre Culture

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[Révolution tunisienne] L’armée expulse les squatteurs de la SNIT à Raoued

Tunisie – Scènes de guerre entre forces de l’ordre et squatteurs salafistes [sic !, NdJL] à Raoued

Le quartier Nour Jaâfar à Raoued, squatté essentiellement par des citoyens apparentés à la mouvance salafiste [sic !, Note du Jura Libertaire], a été évacué par la force, par l’armée et la police, après que le ministère de l’Intérieur ait publié un communiqué, hier 6 septembre 2012, annonçant cette évacuation.

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Le même ministère de l’Intérieur a publié, ce vendredi 7 septembre 2012, des photos sur sa page officielle Facebook, montrant des affrontements violents entre les forces de l’ordre et les habitants. Parmi ces habitants, une photo montre Yassine Bdiri, le jeune homme qui avait remplacé le drapeau tunisien par le drapeau noir des salafistes, lors de la polémique du port du niqab à l’université de La Manouba. Ce dernier aurait donc été arrêté par des policiers en civil lors de ces heurts.

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Toujours selon les images publiées par le ministère de l’Intérieur, plusieurs personnes, en majorité barbues [sic !, NdJL], ont été arrêtées. D’autres ont été prises en photo en train de décharger calmement leurs effets dans des camions de déménagement. Face aux squatteurs, des tanks de l’armée ont également été déployés et les images montrent des barrages faits de blocs de pierre ou de pneus ou autres objets en flamme.

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Notons que le ministère de l’Intérieur a procédé à quelques retouches sur les photos, comparativement au même type de photos qu’il avait précédemment publié, notamment lors de la descente policière musclée à la cité Mellaha, à Radès ou encore pour les événements du 9 avril. En effet, les visages des policiers en civil ou en uniforme et des citoyens « accommodants » ont été floutés. Les visages des « fauteurs de troubles », en revanche sont volontairement affichés et livrés à l’opinion publique.

Publié par des ennemis de la vérité (Business News, 7 septembre 2012)

Commentaires choisis :

Vive BN
issam |08-09-2012 19:23
Tan qu’il y aura des blogue comme BN moi je continue à rigole ça me fait bien passe le temp de voir à quel point vous arivez même pas a mettre en place une propagande qui tienne la route ! mais svp continuer vous êtes notre meilleur preuve que la révolution n est pas fini !

@ Honte à vous BN
Cobra |08-09-2012 14:12
Les affrontements ont eu lieux entre force de l’ordre est squatteurs… Cela n’a rien à voir avec le salafisme.
Honte à vous, ce n’est pas une information honnête….

quel désinformation
realiste |08-09-2012 12:03
montrer moi dans toutes les photos à part celui du drapeau un seul salafiste ..
brabbi i7chmou 3la rwa7kom ya BN :((

BN : totale désinformation là
Subaru1980 |07-09-2012 21:41
J’habite pas tres loin, a El Ghazella et cet article sent la totale désinformation, la quasi majorité des gens n’ont rien a voir avec le salafisme ni autre, pire Mr MBH ces gens là ont confisqués les loyers dés la fugue de ZABA, bien avant cette monté du salafisme et le radicalisme religieux. Arretez cette desinformation flagrante, tout ceux qui sont prés de la zone vous dirons que c’est pas vrai. La violence c’etait le resultat du refus d’evaquier les lieux, […] Des bien pris illégalement, […], point barre, donc mettre la lutte idéologique dans ce drame c’est du grand n’importe quoi !

Fous ou aveugle ?
issam |07-09-2012 18:14
ou les 2 !! a part notre amie ou frère changeur de drapeau ou avai vous vu des barbus salafiste islamiste intégriste terroriste ??? agrandissez les photos je croi que c’est pas très compliqué à faire et la on voi des jeunes tunisien qui ressemble tous simplement à notre jeunesse « normale » ni barbe ni jeba ni rien arrête votre propagande grossières ou au moin faire les chose bien et mettait des fosse photos !

Drapeau Tunisien
Tunisian |07-09-2012 17:55
« Parmi ces habitants, une photo montre Yassine Bdiri, le jeune homme qui avait remplacé le drapeau tunisien par le drapeau noir des salafistes, lors de la polémique du port du niqab à l’université de La Manouba. »
On nous avait dit qu’il s’est livré à la justice (Ministère de La Justice Transitionnelle) et qu’il sera jugé.
Je me demande s’il a été jugé et s’il a déjà purgé sa peine. Sinon plusieurs questions se posent.

Ni salafistes ni machin truc
Fairstorm |07-09-2012 17:08
Que de la provocation médiatique. Où est ce que tu les vois les salafistes à part dans tes hallucinations ?

Barbu
citoyen ariana |07-09-2012 16:27
On nous montre un barbu parmi une centaine donc et par conséquent ce sont tous des salafistes !!!!!! Un peu d’honneteté.

On déplace le problème
HatemC |07-09-2012 15:48
Es ce la solution que d’évacuer un squat ? Et ces déplacés ils vont aller où ? Y a t-il une solution de rechange pour eux où juste chasser d’un endroit pour investir un autre endroit ? Sans véritable solution de relogement, le GVT va alourdir encore plus le climat social. Hatem Chaieb


Photos : Évacuation par la force des logements de la SNIT à Raoued

Les forces de l’ordre et les unités de la garde nationale ainsi que les autorités locales et régionales et des huissiers notaires ont pris part hier, jeudi 6 septembre 2012 à l’évacuation des logements squattés après le 14 janvier 2011 à la cité Ennour de l’Ariana, selon un communiqué publié par le ministère de l’intérieur.

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Le communiqué a indiqué que des affrontements ont eu lieu entre les habitants et les forces de sécurité, et que les habitants ont tenté d’empêcher l’exécution de l’ordre en brûlant des pneus de voitures et en dressant des obstacles en face d’eux. En riposte, les autorités ont appréhendé quelques individus, saisissant dans la foulée des armes blanches et des bâtons.

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Selon la même source, les autorités régionales s’intéressent à cette affaire, en faisant des études sociales en faveur des familles nécessiteuses qui avaient squatté les logements. Ces études ont abouti à fournir des logements sociaux pour quelques familles et consacrer des espaces provisoires, ainsi qu’à verser des fonds pour d’autres familles dans le but de les aider à retrouver un logement.

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Publié par des ennemis de la révolution (Manel Derbeli, Tunisie Numérique, 7 septembre 2012)


Raoued : Évacuation par la force des logements squattés à la SNIT

Les agents de la sûreté ont procédé jeudi matin à l’évacuation, par la force, des logements squattés de la société nationale immobilière de Tunisie (SNIT), situés à la cité Nour Jâafar, à Raoued (gouvernorat de l’Ariana), ont indiqué des sources sécuritaires.

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Les agents de la sûreté ont fait face à une résistance des squatteurs qui ont refusé d’obéir aux ordres d’évacuer les lieux et ont bloqué l’accès à ces logements en mettant le feu à des pneus et en dressant des barrages.

Les logements de Nour Jâafar ont été squattés par 340 familles au lendemain de la révolution empêchant ainsi les propriétaires d’en prendre possession.

La SNIT a intenté 6 procès auprès du tribunal de première instance de l’Ariana qui a décidé l’évacuation de ces logements.

Publié par des ennemis de la révolution (TAP via Espace Manager, 6 septembre 2012)


Tunisie. Évacuation de 206 logements de la Snit squattés par des sans-abris

Parmi les logements de la Société nationale immobilière de Tunisie (Snit) squattés par des citoyens depuis une année et demi, 206 ont été évacués à Fouchana (Ben Arous) en attendant l’évacuation de 400 autres à Raoued Jâafar (Ariana), aux environs de Tunis.

C’est ce qu’a affirmé, le ministre de l’Équipement, Mohamed Salmane, lors de la rencontre périodique avec la presse, vendredi, à la Kasbah.

Le ministre également précisé que le coût de la maintenance de ces logements, à la charge de la Snit, va s’élever à environ 1,5 million de dinars.

Publié par des ennemis de la révolution (Kapitalis, 1er septembre 2012)

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[Révolution tunisienne] Sit-in des blessés et proches des martyrs à Kasserine

Tunisie : tension après l’occupation du bureau du préfet à Kasserine

La ville de Kasserine dans le centre-ouest tunisien a connu samedi un regain de tension avec protestations et entrée en grève de la faim de proches des victimes de la révolution de 2011, selon un correspondant de l’AFP.

Des dizaines d’habitants évacués du bureau du gouverneur (préfet) qu’ils avaient occupé jeudi en signe de mécontentement poursuivaient samedi leur sit-in dans les locaux de la centrale syndicale (UGTT). Vingt-trois d’entre eux ont déclaré observer une grève de la faim.

Ces manifestants exigent travail, justice et indemnisation pour les blessés et proches des victimes de la révolution qui a renversé le régime de Zine El Abidine Ben Ali en janvier 2011.

Ils réclament aussi le départ du gouverneur, un membre du parti islamiste au pouvoir Ennahda désigné récemment et accusé d’avoir refusé de se charger du dossier des victimes de la révolution.

Des images des protestaires occupant le bureau du gouverneur et portant les portraits de leurs proches décédés ont été montrées à la télévision nationale.

Le gouvernement a rappelé samedi qu’une commisssion avait été chargée du recrutement dans la fonction publique des blessés et des proches de victimes.

Le ministre des droits de l’Homme, Samir Dilou, a souhaité de son côté l’accélération d’une procédure législative pour la mise en place d’un comité devant arrêter la liste définitive des victimes en vue de leur indemnisation.

Le dédommagement des morts et des blessés de la révolution (environ 300 morts et 2.000 blessés selon un décompte provisoire) a pris un grand retard en raison de la complexité du dossier.

Les proches de victimes de Kasserine, région déshéritée et bastion de la révolte (21 morts), avaient déjà observé un sit-in de plusieurs jours en août dans les locaux de l’UGTT.

Le gouvernement, dominé par Ennahda, a suscité la colère des familles de victimes, qui n’ont pas reçu de réparations satisfaisantes, en annonçant en juillet vouloir indemniser les prisonniers politiques de l’ancien régime, des islamistes pour la plupart.

Un deuxième rassemblement de protestation a eu lieu par ailleurs samedi à Kasserine. Quelque 200 travailleurs journaliers ont manifesté devant le siège de la mairie pour le paiement de leurs salaires de juillet et août.

Le maire a tenté de négocier avec ces hommes en colère avant de faire fermer les portes de son administration gardée par la police et des militaires venus en renfort.

Publié par des ennemis de la révolution (Agence Faut Payer, 8 septembre 2012)

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[Révolution tunisienne] Sit-in des couturières de Monastir

Monastir : Des couturières bloquent la route sur fond de revendications professionnelles

Environ une centaine de couturières ont bloqué la route qui relie Sahline et Jammel à Monastir.

Les employées de l’usine de confection de la région ont protesté, aujourd’hui le samedi 8 septembre, pour revendiquer la régularisation de la situation de certaines d’entre elles qui ne sont pas encore titulaires, ce qui a obligé le parton, de nationalité belge, à fermer les portes de l’usine, rapporte Mosaïque Fm.

Publié par des ennemis de la révolution (Tuniscope, 8 septembre 2012)

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[Révolution tunisienne] Sit-in antiflic à Tabarka

Tunisie : affrontements à Tabarka entre des jeunes et la police

Des affrontements ont éclaté, vendredi soir 07 septembre 2012, à Tabarka entre des jeunes et les forces de l’ordre.

Shems FM rapporte que la cause principale de ces évènements était l’agression par la police d’un jeune de la région qui les aurait insultés dans une station de taxis et qui a été arrêté par la suite.

Les proches de cette personne ont alors revendiqué sa libération. La situation a dégénéré à la suite du refus des agents de l’ordre, ce qui a poussé la police à utiliser le gaz lacrymogène pour disperser la foule.

Publié par des ennemis de la révolution (Investir en Tunisie, 8 septembre 2012) via Le Chat Noir Émeutier


Tabarka : Affrontements entre habitants et forces de l’ordre

Des affrontements ont été observés, hier dans la ville de Tabarka et plus précisément à Zouaoua, entre des habitants et des agents de police à la suite de l’arrestation d’un jeune homme.

À la suite de l’arrestation d’un jeune homme ayant agressé verbalement un agent de police, environ 200 habitants de Zouaoua ont protesté et ont attaqué le poste de police par des jets de pierres pour revendiquer la libération du jeune homme arrêté.

Les forces de l’ordre ont intervenu pour rétablir la sécurité et ont procédé à l’utilisation du gaz lacrymogène pour disperser la foule.

Publié par des ennemis de la révolution (Tuniscope, 8 septembre 2012)

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[Chronique de Youv derrière les barreaux] Partie 59 – « À partir du moment où tu étais condamné, ils avaient aucun scrupule à te réduire au silence dans tous les sens du terme »

Partie 59

La plupart des matons étaient des prolétaires aigris qui avaient raté l’examen d’entrée chez la police et pour lot de consolation sont devenus gardiens surveillants pénitentiaires, je généralise pas mais j’ai vu des scènes en live que même la plus grosse crapule de ma rue n’aurait jamais osé faire, à quinze sur un mec et le terminent avec une piqûre qui plongerait le plus solide d’entre nous dans un coma des plus profonds. Et au réveil tu devenais qu’une espèce de légume, ils appelaient ça la camisole chimique. T’as beau me lire attentivement, tu pourras jamais ressentir ma douleur et ma frustration quand j’assiste impuissant à la mort mentale à petit feu qu’entraînait la seringue, ils t’introduisaient vingt centimètres d’une aiguille dans ta chair, ils venaient de briser une vie mais se félicitaient du travail exécuté, c’est la manière qu’ils ont trouvée pour éliminer les plus récalcitrants. À partir du moment où tu étais condamné, ils avaient aucun scrupule à te réduire au silence dans tous les sens du terme.

Un jour alors que j’étais censé avoir parloir avec Delphine, j’étais encore en cellule, je me faisais beau gosse et au même moment Delphine arrive à l’entrée de la prison, elle présente sa carte, elle donne mon nom et le maton lui dit d’une voix moqueuse : « Excusez-nous mais il y a un problème, votre ami a eu parloir il y a une heure avec une autre demoiselle. »

Delphine fond en larmes, elle fait demi-tour et rentre chez elle, moi content d’aller la retrouver je me dirige vers le parloir quand je croise un bon pote à moi qui me dit que sa sœur avait vu Delphine en pleurs devant la prison, affolé je presse le pas et me rends direct devant le surveillant, et lui demande si Delphine s’était présentée cet après-midi, il me répond que non, du coup je fonce en cellule pour appeler ma belle, elle décroche le téléphone anéantie par la douleur puis me dit : « T’as osé me faire ça à moi », j’ai pété les plombs puis lui demande de s’expliquer, c’est là qu’elle me sort : « Les matons m’ont tout dit, que tu voyais une pute au parloir. » Je lui en ai voulu longtemps d’avoir cru sur parole les matons mais c’était pas le moment de lui reprocher quoi que ce soit, je fais appeler d’urgence le directeur de la prison, j’étais pire qu’en colère, je lui explique la situation, il se rend au parloir puis revient et me dit : « Nous sommes désolés, c’était un malentendu, le surveillant vous a confondu avec un autre détenu, je vous prie de faire rappeler votre amie, je la fais rentrer sur-le-champ et vous laisse une prolongation de une heure », moi je savais très bien que c’était pas une erreur, c’était volontaire, car ils ne supportaient pas qu’une jolie femme t’attendait pendant des années à l’extérieur alors que eux-mêmes étaient dehors et avaient personne, ils se réjouissaient à faire du mal gratuitement. J’ai mis une heure à réconforter Delphine même si elle savait qu’il n’y avait qu’elle ça n’empêchait pas le traumatisme engendré par le porte-clés sur pattes, jamais je leur pardonnerai le comportement détestable qu’ils ont envers les familles qui viennent nous voir au parloir.

Y avait des matons qui faisaient leur taf correctement je l’avoue mais ils étaient très très rares, je m’en rappelle sur Bois-d’Arcy j’ai croisé un maton qui habitait ma propre cité, j’ai halluciné quand je l’ai vu la première fois en uniforme ; je pensais qu’il allait nous mettre bien mais la première fois qu’on se croise dans les couloirs il était devenu amnésique comme si il ne me connaissait même pas. C’est vrai qu’au quartier il n’y avait aucune affinité entre nous, il sortait rarement de chez lui, il n’avait aucun ami dans le quartier, il a grandi dans son balcon LOL mais là on était dans un autre contexte, il s’est avéré qu’il était pire que les autres, il laissait rien passer, les petits de la tess criaient tout le temps son nom de famille dans les couloirs avec les menaces qui vont avec MDR, il a osé venir me voir et m’a dit : « Dis-leur d’arrêter de m’afficher » je lui ai répondu : « Ah tu as retrouvé la mémoire ? Maintenant tu me connais ? » tellement les petits l’ont mis à bout, il a demandé à travailler à l’infirmerie comme si les petits de la cité ne tombaient jamais malades et ne le croiseraient pas là-bas MORT DE RIRE.

À l’aube de ma neuvième année pleine, sans avoir vu la lumière de la liberté la trentaine me faisait réaliser que j’avais pris de l’âge même si en apparence rien ne bougeait, le temps ne s’était pas arrêté au portail de la prison, les sourires de mes neveux et nièces que j’ai pas vu naître me le rappelaient tous les jours.

TOUT PASSE Y A QUE LES MURS ET LES MATONS QUI RESTENT EN PRISON.

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[Esclavage moderne] « Frennen Sistem Restavèk La »

Un enfant sur dix est travailleur domestique en Haïti

Esclavage domestique — Le Bureau international du travail (BIT) a lancé une nouvelle campagne en Haïti pour tenter d’éliminer le travail des enfants, a indiqué mercredi l’organisation.

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Des enfants travaillent dans un bidonville de Cité-Soleil, à Port-au-Prince, le 19 mars 2011.

Un enfant haïtien sur dix est un travailleur domestique ou « restavec ».

« Le système des restavec est indubitablement la pire forme de travail des enfants en Haïti et il a continué de se détériorer ces dernières années. Un enfant haïtien sur dix est un restavec, mais il reste invisible, caché dans les sombres recoins du foyer qui l’emploie et totalement vulnérable à de nombreuses formes d’exploitation », a déclaré à Genève Nancy Robinson, conseillère technique pour le Programme international pour l’abolition du travail des enfants (IPEC) en Haïti.

En créole, le terme « restavec » signifie littéralement « rester avec ». Aujourd’hui, il est l’une des pires dénominations dans la société haïtienne, selon le BIT.

Esclavage moderne

Conçu à l’origine comme un système permettant d’envoyer les enfants vivre en ville auprès de parents plus aisés afin qu’ils puissent recevoir une éducation et vivre dans de meilleures conditions, le système restavec s’est perverti. Il est devenu une forme de trafic de domestiques et d’esclavage moderne.

Des intermédiaires, désignés en créole comme koutchye, sont rémunérés pour trouver des restavec pour les familles d’accueil. En plus d’effectuer de longues heures de travail, ces enfants sont souvent physiquement, sexuellement et verbalement abusés.

Selon l’UNICEF, environ 225’000 enfants, en priorité des filles, âgés de 5 à 17 ans vivent comme restavec en Haïti. Leur journée de travail dure en moyenne 10 à 14 heures.

Bien qu’étant chargés de préparer les repas de la maison, les restavec ne se nourrissent généralement que des restes. Du fait de cette malnutrition, un restavec de quinze ans mesure en moyenne quatre centimètres et pèse vingt kilos de moins qu’un enfant haïtien ordinaire.

Nouvelle campagne

En coordination avec des partenaires locaux et internationaux, l’IPEC et l’Organisation internationale des migrations (OIM) ont lancé une nouvelle campagne intitulée « Frennen Sistem Restavèk La » (En finir avec le système restavec). Elle a pour but de lever le voile sur le système restavec en vue d’abolir cette forme moderne d’esclavage.

Haïti a ratifié la convention 182 du BIT pour l’élimination des pires formes de travail des enfants en juillet 2007 et la convention 138 sur l’âge minimum en juin 2009.

Leur presse (ats/Newsnet, 29 août 2012)

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[Dijon détourné (12)] Rien à mendier, tout à prendre !

Dans le quartier que la mairie voue à la destruction dans le but d’en faire un éco-quartier pour bourgeois, plusieurs maisons abandonnées ont été squattées, d’autres sont vides et ont été méticuleusement saccagées par la mairie pour empêcher qu’elles soient habitées. Quelques locataires et petits propriétaires vivent toujours dans le quartier, refusant pour la plupart l’expropriation dont ils sont menacés. La lutte qui y est menée dure depuis quelques années maintenant, notamment autour du potager collectif des Lentillères (depuis mars 2010) et d’autres parcelles occupées qui servent à cultiver des légumes et des fruits sans aucune notion de propriété privée.

À l’entrée de la rue Philippe Guignard, qui longe les voies de chemins de fer, où plusieurs maisons sont (ou ont été) squattées, un tag annonce au sol : « Commune libre des Lentillères ! ».

La plupart des photos ci-dessous ont été prises dans ce quartier (mais pas toutes). Toutes ont été prises à Dijon les 15 et 16 juillet 2012.

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Rue Philippe Guignard

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Ibidem

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Ibidem

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Ibidem

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Rue de l’Amiral Pierre

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Ibidem

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Ibidem

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Ibidem

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Rue Clément Janin

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Rue Ernest Champeaux

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Rue Pasteur

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[Mort aux El-Assad et à tous leurs complices !] « Syrie, une révolte de dignité et de liberté »

Attentats en série à Damas, assaut de l’armée près de la capitale

BEYROUTH – Au moins trois attentats ont secoué vendredi Damas où de violents combats ont éclaté entre rebelles et les troupes régulières, tandis que des centaines de soldats ont pris d’assaut une localité près de la capitale, selon une ONG.

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A Syrian child stands next to rebel fighters checking a house that was damaged in bombing by government forces in Marea, on the outskirts of Aleppo, Syria, Tuesday, Sept. 4, 2012.

Par ailleurs, des milliers de personnes ont défilé dans les rues dans plusieurs régions de Syrie, bravant dans certaines villes comme Alep (nord) les bombardements de l’armée, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

Des vidéos ont montré des jeunes manifestant dans une ruelle dans les quartiers de Barzé et de Assali à Damas. Syrie, une révolte de dignité et de liberté, scandaient-ils notamment.

Ceux qui n’ont pas été tués par les avions d’Assad l’ont été à cause de la complicité des Arabes et du monde, lisait-on par ailleurs sur une pancarte, critiquant l’inaction de la communauté internationale, à Chaar, un quartier de l’est d’Alep (nord).

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An opposition fighter throws a Molotov cocktail into a building held by government forces during an offensive attack in the Saif al-Dawla neighbourhood of Syria’s northern city of Aleppo, amid heavy street fighting on 29 August 2012.

Un attentat à la voiture piégée a secoué le quartier huppé de Mazzé de Damas, près du Palais de justice et du ministère de l’Information, selon la télévision d’État syrienne, qui l’a qualifié de terroriste.

Deux heures plus tôt, cinq membres des forces de l’ordre ont été tués dans un attentat à la moto piégée perpétré à la sortie d’une mosquée dans le nord de Damas après la prière de vendredi, selon la télévision d’État.

Selon l’OSDH, l’attentat à la bombe s’est produit alors que des membres des forces de sécurité se trouvaient près de la mosquée al-Roukniya.

La télévision syrienne a diffusé des images de destruction, notamment des débris de tuiles tachés de sang et des voitures endommagées près d’une carcasse de mobylette calcinée.

Par ailleurs, une bombe a explosé dans le quartier de Salhiyé (centre), blessant des soldats.

Plusieurs attentats ont secoué Damas depuis le début de la révolte contre le régime en mars 2011, le plus meurtrier ayant fait 55 morts et 372 blessés le 10 mai dans le quartier populaire de Qazzaz.

Un groupuscule islamiste obscur a revendiqué certaines de ces attaques, alors que régime et opposition s’accusent mutuellement d’être derrière ces violences.

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A Syrian rebel, right, covers a fellow fighter carrying the body of his brother and comrade, killed during a battle in Syria’s northern city of Aleppo.

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C’est à Qazzaz (sud-est), qu’ont éclaté vendredi de violents combats entre rebelles et soldats et où les forces de sécurité ont arrêté des dizaines de jeunes hommes.

À Tadamoun, quartier rebelle du sud de Damas, quatre soldats ont été tués dans une attaque contre leur véhicule.

Dans la province de Damas, des centaines de soldats loyalistes secondés par des véhicules lourds ont par ailleurs attaqué Babbila pour tenter d’y écraser des poches rebelles, selon l’OSDH.

Les soldats ont pénétré en force dans cette localité où se sont retranchés des insurgés.

Cette localité, ainsi que celle de Yalda, sont à la lisière de quartiers rebelles de Damas comme Tadamoun et font d’objet de grandes opérations militaires pour les contrôler, a expliqué Rami Abdel Rahmane, président de l’OSDH.

Des combats ont également éclaté dans plusieurs localités d’Idleb (nord-ouest).

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Pledge: Syrian opposition fighters swear to fight for the liberation of Syria in Aleppo last week.

Les violences à travers le pays ont fait vendredi 61 morts dont 29 civils, 19 soldats et 13 rebelles, selon un bilan de l’ONG.

Vendredi, les corps de 16 hommes ont été retrouvés à Harasta dans la province de Damas, certains portant des marques de torture, au lendemain de la découverte de 45 corps dans la même région.

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Members of the Free Syrian Army (FSA) ride motorbikes in the village of Azzara on the outskirts of the flashpoint city of Homs, Syria, on June 28, 2012.

Presse spectatrice (Agence Faut Payer, 7 septembre 2012)

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[Tours] Manif actions occupations

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C’est la rentrée ! Ah bon ?!

La rentrée c’est ce perpétuel rituel pourtant plein  de nouveautés.

Partout dans l’hexagone on se demande bien où est la nouveauté, en revanche on a bien compris l’aspect répétitif et immuable de « LA RENTRÉE ».
Comme d’habitude, après moult discours et promesses au niveau national concernant le logement et l’hébergement d’urgence, aucune avancée concrète : on expulse les squats de Toulouse à Tours (merci Marisol), le 115 est aux abonnés absents, les gens crèvent dehors ou brûlent devant la CAF.
Quant à la politique xénophobe concernant l’immigration, les Obligations de Quitter le Territoire Français sont envoyées à la pelle, les arrestations, les expulsions et l’enfermement sont on ne peut plus d’actualité.

LOCALEMENT ? c’est un Festival !

De multiples convocations pièges et arrestations des migrantes, OQTF en veux-tu en voilà, expulsions locatives à tout va, le 115 ne répond plus… le local de Chrétiens migrants, au bord de l’explosion, annonce 30 à 40 personnes à la rue tous les soirs et la gare de Tours est devenue un centre d’hébergement.
L’année commence comme elle s’est terminée, des squats s’ouvrent et des campements s’installent mais la mairie socialiste les fait expulser rejetant les précaires toujours un peu plus loin du centre ville, faisant en sorte qu’aucune solidarité, ni organisation ne puisse exister.
Tout est bleu toujours, quand l’isolement se rompt : le collectif des travailleurs sans papiers subit une répression accrue.

Constater cette situation n’est pas l’accepter. Ce constat ne peut que nous révolter.
Des collectifs persistent à résister et à lutter d’une façon ou d’une autre. La mairie, le Conseil Général et la préfecture instances responsables de cette situation n’ont pas fini d’être emmerdés.

Des actions, manifestations, occupations se mettent en place.
Assiégeons et bloquons cette ville.
Plus de papiers du tout – Des logements pour toutEs.

Tours Ta Ville, 7 septembre 2012

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[Chronique de Youv derrière les barreaux] Partie 58 – « Ceux qu’avaient voté pour lui se sont mangé la carotte du siècle »

Partie 58

« Notre malheur » a commencé quand Jacques Chirac a élu comme ministre de l’intérieur un homme de petite taille, au cœur de pierre fils d’immigré hongrois se croyant plus royaliste que le roi, en quête de popularité il instaure une répression hors du commun contre les couches populaires, les plus pauvres, il tient un discours haineux et vulgaire, son discours le plus controversé, c’est celui sur le peuple africain, un discours raciste qui l’a définitivement révélé aux yeux des étrangers, ultra-manipulateur il était prêt à tout pour obtenir des votes, il enrichissait les plus riches et il pond des lois favorisant les plus aisés en délaissant les plus démunis, il avait une qualité que personne ne peut contester c’est qu’il disait tout haut ce que la plupart des politiques pensaient tout bas.

En visite dans une cité sensible, il insulte les jeunes de cailleras en direct à la télé il menace de les nettoyer au Kärcher, cette attitude a créé un fossé entre deux couches de la population, ceux qui étaient pour, ceux qui voyaient en lui un sauveur avec sa tolérance zéro, il avait un projet en tête c’était l’élection présidentielle de 2007 donc par intérêt il conduit une politique de terreur pour effrayer une partie du peuple en montrant des images sur les chaînes TV sorties de leur contexte en stigmatisant en généralisant des faits divers qui sont propres à quelques individus isolés, son coup a marché il a été élu haut la main, ceux qu’avaient voté pour lui se sont mangé la carotte du siècle, le soir de son élection il va manger au Fouquet’s (restaurant huppé) avec les patrons les plus riches de France et Faudel LOLLLLLL pendant qu’il mangeait il faisait attendre son peuple qui l’acclamait dehors, un président bling-bling, Rolex, Gucci, lunettes Ray-Ban du jamais vu comme chef d’État. Le fou furieux était partout, il imposait ses proches dans tous les médias à chaque poste clé il y avait placé un homme de confiance, il offre un bouclier fiscal aux plus riches au nez et à la barbe des plus démunis, une injustice totale, il réforme le statut des fonctionnaires, il multiplie son salaire par quatre, en cinq ans retournée la France.

Deux jeunes du 93 pourchassés par la police sont morts électrocutés par un transformateur EDF, tout ça à cause de la pression du gouvernement de Joe Dalton, il va même jusqu’à mettre la pression à la justice qui est censée être indépendante, des manifestations se succèdent dans les quatre coins de la France pendant qu’il faisait ses footings sans scrupule « escroc ou pas ? », dois-je vous rappeler qu’il a été élu démocratiquement je dirais même qu’on a laissé faire vu que peu de gens issus des banlieues populaires se sont rendus à l’isoloir. C’est un assassin car il a assassiné les rêves de beaucoup de ses concitoyens, si on continue à être passifs, inertes on l’aura encore pendant cinq ans, ne sous-estimez pas la résistance de Joe Dalton car ceux qui le critiquent aujourd’hui sont ceux qui l’ont élu hier donc rien n’est joué, restons vigilants pour qu’on évite que Joe Dalton et son équipe sévissent encore un mandat.

CE TEXTE A ÉTÉ RÉALISÉ AVEC LA COLLABORATION DE MES LECTEURS SI SI LA FAMILLE 🙂

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[Révolution tunisienne] Le gouverneur de Kasserine dégagé

Tunisie- Emploi : Le gouverneur de Gafsa [sic, NdJL] agressé

Des blessés et des parents de martyrs de la révolution de Gafsa [sic, NdJL] ont envahi, jeudi, le bureau du gouverneur de la région et l’ont transformé en lieu pour un sit-in qu’ils avaient entamé il y a deux semaines (depuis vendredi 24 août 2012), dans les locaux de l’Union régionale du travail, pour protester contre « les atermoiements des autorités régionales et la non- satisfaction de leurs revendications qui sont, principalement, le travail, comme elles leur ont promis », selon les indications d’un sit-inneur qui a souligné qu’ils vont poursuivre leur mouvement dans le bureau du gouverneur jusqu’à la satisfaction de leur demande.

Les protestataires ont investi, jeudi matin, le bureau du gouverneur, alors qu’il était en train de faire son travail. Ils ont engagé avec lui une discussion acerbe qui s’est transformée en violence verbale, ce qui a poussé le gouverneur à quitter son bureau et à rentrer chez lui.

Le procureur de la République du tribunal de Kasserine est intervenu pour lever le sit-in, après l’établissement d’un accord avec le gouvernement pour la tenue d’une réunion avec les protestataires, samedi prochain, et l’examen de leurs revendications. Les sit-inneurs ont, alors, arrêté leur mouvement de protestation dans le bureau du gouverneur, aux environs de 18H00.

Publié par des ennemis de la révolution (DirectInfo, 7 septembre 2012)


Kasserine : Dispersion du sit-in des blessés et familles des martyrs

Les blessés et les proches des martyrs de Kasserine ont suspendu leur sit-in observé devant le siège du gouvernorat.

Le gouvernement a promis de répondre aux revendications des protestataires et de leur consacrer une réunion le samedi 8 septembre.

Il est à rappeler que le nouveau gouverneur de Kasserine a été dégagé du siège du gouvernorat par les blessés et es familles de martyrs qui ont déclaré que leur demande consiste à rencontrer le chef du gouvernement provisoire Hamadi Jebali, Le ministre des droits de l’homme et de la justice transitionnelle, Samir Dilou et le ministre de l’Intérieur Ali Laarayedh.

Publié par des ennemis de la révolution (Tuniscope, 7 septembre 2012)

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[Révolution tunisienne] Sit-in d’agriculteurs à Skhira

Tunisie : Des agriculteurs séquestrent des camions à Sidi Bouzid

Plusieurs agriculteurs de la délégation de Manzel Bouzaïene (gouvernorat de Sidi Bouzid) ont séquestré des camions appartenant à la société de transport des marchandises en protestation contre leur situation économique, selon radio shemsfm.

Les camions ont été arrêtés dans la région de Skhira relevant du gouvernorat de Sfax. Les agriculteurs exigent la présence de responsables pour pouvoir remettre les camions.

Publié par des ennemis de la révolution (Tunisie Numérique, 6 septembre 2012)

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[Les avatars du salariat] À propos de l’esclavage moderne

Russie : impunité pour les esclavagistes du capitalisme

L’esclavage moderne, contrairement à l’idée répandue par des journalistes à bout de sensationnalisme n’est pas concentré que dans les fonctions domestiques pour quelques monarchies pétrolières. Cédant au fantasme raciste de la « traite esclavagiste » orientale cette interprétation de l’esclavage moderne brouille involontairement la perception d’un esclavage industriel capitaliste en plein développement. Certes l’ONU indique qu’il y aurait aujourd’hui 200 à 250 millions d’esclaves adultes dans le monde auxquels on pourrait ajouter 250 à 300 millions d’enfants de 5 à 14 ans au travail mais c’est dans l’ancien « bloc de l’Est » que l’on trouve le plus d’esclaves par habitant, selon l’OIT :

« en Europe centrale et orientale et dans la Communauté des états indépendants (CEI) que le nombre de victimes pour 1.000 habitants est le plus élevé, avec respectivement 4,2 et 4 pour 1.000 habitants. Il est plus faible dans les économies développées et dans l’Union européenne, avec 1,5 pour 1.000, révèle l’étude. »

Si le trafic à usage domestique est une triste réalité qui s’inscrit également dans le cadre capitaliste d’exploitation, l’esclavage industriel est bien peu souvent renseigné par les institutions internationale.

En Russie des ouvriers vietnamiens étaient enfermés, mal-traités et battus par un patron capitaliste dans une fabrique textile. La « libération » de ces ouvriers par les autorités pouvaient faire penser à la mise en œuvre d’une sanction judiciaire contre l’exploiteur. Mais la justice bourgeoise a entériné une situation de fait en refusant de condamner le patron pour ces crimes.

Les contradictions apparentes entre les besoins d’une main d’œuvre mobile pour le capitalisme global et la nécessité d’une extorsion maximale de la plus-value par le surtravail d’ouvriers réduits en esclavage par des entrepreneurs capitalistes s’expriment pour l’instant dans un consensus d’impunité tant que l’équilibre entre la mobilité et l’esclavage (travail forcé ou concentrationnaire) n’est pas rompu. La crise actuelle du capitalisme tendra à accentuer les formes de travail forcé.

Alerte rouge, 26 août 2012


Des ouvriers vietnamiens réduits à l’esclavage en Russie

La BBC news a réalisé une édifiante enquête près de Moscou où des ouvriers, originaires du Vietnam, étaient exploités de façon inhumaine.

Un salaire de misère, des brimades, des coups… Le quotidien des salariés de l’usine textile Vinastar, située dans le village de Savino au sud-est de Moscou était effroyable. Une journaliste de la BBC news a pu rencontrer les forçats qui y ont travaillé. Leur histoire, quoique poignante, est malheureusement semblable à des dizaines de cas en Asie du sud-est.

De leurs témoignages, une journaliste en a écrit un reportage, mis en ligne le 10 août sur le site de la BBC. Les ouvriers ont vécu à 75 dans quatre chambres, sans électricité. Leur alimentation quotidienne se résumait à un bol de riz et du pain. Ils devaient travailler 18h par jour, 7 jours sur 7 et avaient interdiction de quitter l’entreprise, dont le directeur était vietnamien. Elles étaient payées entre 100 et 220 dollars par mois. Mais le plus gros de leur salaire passait dans le remboursement, à hauteur de 1600 € par ouvrier, des intermédiaires qui leur ont trouvé cette place « en or ». Les journalistes de la BBC sont allés voir l’ambassade du Vietnam en Russie. Pour toute réponse, les diplomates ont affirmé que ces ouvriers n’avaient pas de droits « car ils vivaient à l’étranger et qu’ils avaient signé un contrat en bonne et due forme ».

Lassés de ces conditions de travail, les salariés ont fini par faire grève, ce qui leur a valu de prendre des coups de bâtons par le personnel de sécurité. Ceci dit, leur mobilisation n’est pas restée vaine car la police moscovite de l’immigration a effectué une descente dans l’usine. Cette intervention a également eu lieu trois jours après le passage des journalistes de la BBC dans les locaux Vinastar. Les propriétaires de l’usine devraient être inculpés d’embauche de travailleurs en situation irrégulière.

Leur presse (Asie Infos, 13 août 2012) via Solidarité ouvrière

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[Caen] Vive la belle !

Évasion à Caen. Trois détenus mis en examen pour complicité

Trois détenus de la maison d’arrêt de Caen ont été mis en examen pour complicité d’évasion par effraction. Ils sont soupçonnés d’avoir aidé un autre détenu à se faire la belle, dimanche. L’homme est toujours en fuite.

Mis en examen et transférés dans d’autres prisons

Pas de nouvelles d’Ali Henni qui s’est évadé de la maison d’arrêt de Caen, dimanche après-midi. Une information judiciaire a été ouverte, hier à Caen, pour évasion avec effraction et complicité.

Trois détenus de la maison d’arrêt ont d’ores et déjà été mis en examen pour complicité d’évasion par effraction et écroués dans d’autres maisons d’arrêt.

Courte échelle

Âgés de 21, 24 et 34 ans, ils sont soupçonnés d’avoir aidé directement le Marseillais de 26 ans à se faire la belle. Ils lui auraient fait la courte échelle pour lui permettre de passer le premier mur d’enceinte de la prison caennaise. Des enregistrements des caméras de surveillance les mettent en cause.

La complicité d’évasion avec effraction est passible d’une peine maximale de cinq ans de prison. Dans le Code pénal français, le délit d’« évasion par effraction » est constitué lorsque le détenu, gardé dans un endroit clos, brise le dispositif de fermeture qui fait obstacle à sa fuite. Un délit rarissime. Lorsque l’on parle d’évasion, il s’agit généralement de non-retour de permission.

Presse carcérale (Ouest-France.fr, 6 septembre 2012)


Évasion de Caen. Comment le détenu marseillais a préparé son coup

L’homme de 26 ans, qui s’est évadé dimanche avec des échelles, restait introuvable hier. Retour sur les circonstances d’une action minutieusement organisée.

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Rocambolesque mais bien organisée. L’évasion d’un détenu marseillais de la maison d’arrêt de Caen s’inscrit dans le cadre d’un scénario soigneusement préparé. Mais sans les moyens d’une superproduction : deux échelles télescopiques en aluminium et une pince coupante ont suffi.

Il démolit les tuiles

Comme partout le dimanche, tout fonctionne un peu moins vite, avec un peu moins de monde. Vers 14h30, c’est l’heure de la « promenade » : « Ce n’est pas le surveillant prévu qui s’en est occupé », souligne le syndicat pénitentiaire Ufap. Dans un des couloirs de promenade, Ali Henni, 26 ans, grimpe brusquement sur les épaules d’un codétenu ainsi qu’en témoigne la vidéo de surveillance.

Il atteint le sommet du premier mur d’enceinte surmonté d’un grillage : à la jonction avec un bâtiment, un morceau du grillage a déjà — complicité ou négligence ? — été découpé. Le détenu s’engouffre dans la brèche et se retrouve sous le toit du bâtiment : à coups de pied, il démolit des tuiles et se ménage un passage vers l’extérieur.

Quatre minutes

Un saut de plusieurs mètres et Ali Henni atterrit dans le fossé entre les deux murs d’enceinte de la prison. Presque à ses pieds, il trouve une première échelle lancée peu de temps avant par des complices à l’extérieur. Le temps de déployer les trois éléments de l’échelle et le jeune homme est au sommet du deuxième mur d’enceinte : six mètres de haut.

Les complices, qui ont préalablement coupé les fils de capteurs de mouvement, apportent une seconde échelle. Après cette opération aussi minutée que coordonnée, tout le monde disparaît. « Ça n’a pas duré quatre minutes », assure un surveillant. Le plan de recherches Épervier est déclenché mais, faute du signalement d’un véhicule, il ne portera pas ses fruits.

Vol et tentative de meurtre

Condamné pour violences et recel, l’évadé se trouvait en détention provisoire depuis avril. Il avait été mis en examen pour vol avec arme et tentative de meurtre après l’attaque d’un antiquaire-négociant en bijoux, qui s’était retrouvé dans le coma, dans le centre-ville de Caen. Le procureur Catherine Denis a confié l’enquête à la PJ de Caen, service qui avait déjà interpellé le suspect en avril à Marseille.

« Faites gaffe, avaient alerté voici quinze jours les enquêteurs, le Marseillais va s’arracher. » Selon l’UFAP, la directrice de la maison d’arrêt de Caen avait demandé le transfert du détenu en s’inquiétant des conditions de sécurité insuffisantes. Une enquête administrative va doubler l’enquête judiciaire. S’il apparaît possible de sortir de la maison d’arrêt de Caen, on peut aussi y introduire des téléphones portables. Avec un de ces appareils, un détenu a averti, dimanche soir, la rédaction d’Ouest-France à Rennes de l’évasion…

Presse carcérale (Jean-Pierre Beuve & Nathalie Hamon, Ouest-France.fr, 4 septembre 2012)


Caen. Un détenu s’évade de la prison avec des échelles

Aidé de complices extérieurs, un Marseillais âgé de 26 ans a réussi à s’évader de la maison d’arrêt. L’alerte a été donnée à 14h30 hier après-midi. Un plan de recherche Épervier a aussitôt été déclenché. En vain.

L’évasion

Pas d’hélicoptère. Pas de commando. Il a suffi de deux échelles et de complices extérieurs pour qu’un Marseillais âgé de 26 ans se fasse la malle, a confirmé le parquet du tribunal de Caen. Un scénario digne d’un film de gangsters des années cinquante.

En détention provisoire depuis le 27 avril pour vol avec arme, accompagné ou suivi d’une tentative de meurtre, ce jeune homme s’est évadé hier. L’alerte a été donnée quelques minutes après, à 14h30. Pour ce faire, ses complices ont installé une première échelle à l’extérieur des murs de la prison, plantée à deux pas du stade d’Ornano.

Une deuxième a été glissée à l’intérieur. Un plan de recherche Épervier a aussitôt été déclenché. La Police judiciaire de Caen, qui a traité le dossier pour lequel le Marseillais est mis en examen, est saisie de l’enquête. Tout le monde semble abasourdi. Un représentant syndical se souvient de ce moyen d’évasion qu’avait utilisé un détenu à Caen dans les années 80. Mais celui-ci avait échoué, vite rattrapé par des surveillants.

Le hold-up

Le détenu évadé, du coup recherché, est mis en cause dans un hold-up. Le 17 avril, Christophe Ménard, 49 ans, gérant du magasin La Belle Époque, dans le centre-ville de Caen (Calvados), avait été violemment agressé, dans la réserve de son magasin. Deux malfaiteurs encagoulés s’étaient enfuis, emportant un sac.

Le gérant, déjà victime d’un hold-up raté en septembre, avait poursuivi ses agresseurs. Et ceinturé un des braqueurs. Le complice de ce dernier, armé d’un pistolet-mitrailleur, a tiré une première fois vers le sol puis dans les jambes du commerçant. Celui-ci avait reçu quatre balles, dont une avait atteint à l’artère fémorale.

Un éboueur et trois jeunes riverains avaient posé un garrot de fortune sur la jambe du blessé. Les malfaiteurs avaient pris la fuite à pied avec leur butin. Christophe Ménard, lui, s’en est sorti.

L’interpellation

Chargée de l’enquête, la PJ a pu recueillir le soir même du hold-up de nombreux témoignages et divers indices matériels. Un premier suspect — le Marseillais qui s’est évadé hier — a été arrêté le 25 avril. Il était recherché depuis les faits. « Des éléments permettaient de le mettre en cause », avait à l’époque indiqué la procureure de Caen, Catherine Denis.

Le jeune homme mis en cause avait été interpellé vers 3h15 dans la nuit du 24 au 25 avril, dans la cité des Escourtines, au sud-ouest de la cité des Bouches-du-Rhône. Il faisait alors l’objet d’un contrôle d’identité de la police. Sa garde à vue a été prolongée à Marseille jusqu’au 26 avril, avant d’être amené à Caen. Il contestait les faits.

Une information judiciaire a été ouverte pour vol avec arme, accompagné ou suivi d’une tentative de meurtre, le 27 avril. Il était déjà mis en examen pour l’incendie d’un véhicule d’une surveillante de la prison des Beaumettes, à Marseille. Le présumé complice du hold-up de la Belle époque aurait quant à lui été arrêté ces dernières semaines. Mais lui n’est pas incarcéré à Caen.

Presse carcérale (Nathalie Hamon, Ouest-France.fr, 3 septembre 2012)

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Y’a de la haine à Sumène (Gard)

Face à la montée en puissance de l’extrême droite locale et à son nauséabond cortège de haine xénophobe, une centaine d’habitants de Sumène et environs se sont réunis dans le village mercredi.
Un « pot de l’amitié » et d’information, est prévu ce mardi 11 septembre à 18h place du Plan à Sumène.

Infos Anti-autoritaires en Cévennes à l’Assaut des Montagnes !, 7 septembre 2012


« On se calme ! »

Sumène, le 6 septembre 2012

Depuis les dernières élections et les scores record du Front National dans notre département du Gard, un groupe de personnes se revendiquant du Front National ou de la Ligue du Midi fait régner un climat de violence dans notre village.

Durant la campagne électorale déjà, des insultes avaient été  proférées et des coups portés par certains membres de l’extrême-droite locale, notamment à l’encontre de jeunes Suménois pour une malheureuse histoire d’affiche dégradée…

Puis, sous le prétexte du bris d’une vitre de la supérette de la candidate FN aux législatives, des accusations injustifiées ont été colportées à l’encontre de certains habitants du village par des proches de la candidate, qui tentent depuis de stigmatiser une partie de la population.

Pendant la fête votive, des intimidations, menaces et agressions verbales ont été proférées par ces mêmes personnes proches du FN, et subies par de nombreux Suménois, désignés comme « nuisibles et indésirables »…

Fin août, suite à une altercation entre un membre de la Ligue du Midi et des clients sortis de la pizzeria, la situation a dégénéré en une véritable chasse à l’homme dans le village et ses environs : agression d’un touriste et de ses enfants sur le Plan par quatre personnes armées de battes de base-ball et de barres de fer ; puis, prise en embuscade d’une famille à son domicile par une bande de dix personnes, armées elles aussi, se réclamant du Front National ou de la Ligue du Midi.

Nous, habitants de Sumène, sommes nombreux à refuser de rester sans réagir face aux multiples événements récents, à refuser de laisser s’instaurer la haine et la violence dans ce village que nous aimons et dans lequel nous vivons, travaillons, consommons, scolarisons nos enfants, déployons nos énergies… Nous préférons développer des liens sociaux, de solidarité, d’échanges et de partage, plutôt que de chercher à diviser et à exclure.

C’est pourquoi, dans un esprit d’apaisement, nous vous convions à un pot de l’amitié mardi 11 septembre à 18h, sur la place du Plan à Sumène. Chacun y est invité et y trouvera sa place, dans un esprit de vivre ensemble et de respect mutuel.

NOUS REFUSONS DE NOUS LAISSER INTIMIDER PAR CETTE GROSSIÈRE ENTREPRISE DE
DISCRIMINATION.

Des habitants de Sumène et de ses environs

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Communiqués sur les suites de l’incendie du CRA du Canet à Marseille

Communiqués sur les suites de l’incendie du CRA du Canet à Marseille

Suite à l’incendie du samedi 1er septembre au centre de rétention du Canet, un retenu est embarqué en garde à vue. Il est jugé en comparution immédiate, le mardi 4 septembre dans l’après-midi. Il prend 8 mois ferme et 1600 euros d’amende. Lors du verdict, le juge précise que le détenu effectuera la totalité de sa peine avant de se faire expulser.
Un autre retenu avait été mis à l’isolement dans le centre au moment des faits. Il est libéré le lendemain. Il porte des traces de coups sur tout le corps, sauf le visage.

L’enquête et la procédure auront été mené rapidement. 48 heures seulement après les faits, le détenu se retrouve derrière les barreaux des Baumettes, sans qu’aucune information n’ait circulé à l’extérieur. Une avocate, qui tentait de se renseigner sur cet incendie, s’est vue répondre par Forum Réfugier que cela n’avait jamais eu lieu. Quand elle a tenté de s’informer auprès du Tribunal sur la personne déférée par rapport à cet incendie, on lui a certifié qu’il n’y avait aucun dossier sur une affaire d’incendie au centre de rétention.
Encore une fois, cet incendie s’inscrit dans une série d’évènements et de luttes dans le centre de rétention et à l’extérieur. Dans ce contexte, si les pouvoirs publics tentent d’étouffer l’affaire, c’est sans doute pour éviter toute solidarité autour de cet acte et du principal accusé et essayer d’éteindre les révoltes à l’intérieur du centre.

Continuons à être solidaires des inculpés des incendies du Centre de rétention du Canet.
Continuons à être solidaires avec les retenus en lutte.
Manifestons notre solidarité lors du rassemblement devant le CRA du Canet, samedi 8 septembre à 18 heures.

Lutte de CRAsse, 6 septembre 2012


Solidarité Active contre les expulsions !

Le 5 septembre 2012, une dizaine de personnes se donnent rendez-vous à l’aéroport de Marignane pour s’opposer à l’expulsion de A. détenu au centre de rétention du Canet. Il avait manifesté son intention de résister et son envie de soutien lorsque nous étions allés le voir au parloir.

ArrivéEs à l’aéroport, nous repérons le vol et les guichets d’enregistrement et commençons à parler aux passagers. Nous nous adressons à tous, familles, jeunes et vieux, pour leur expliquer la situation de A., ce qu’il laisse ici, qu’il ne trouvera rien ni personne en Algérie. Nous leur expliquons aussi ce qu’il se passe au centre du Canet et les informons des conditions de rétentions. Les personnes abordées sont, à quelques exceptions près, plutôt réceptives au message. Certaines mêmes nous assurent qu’elles vont réagir. L’une d’entre elles a déjà été témoin de trois refus d’expulsions. Fort de son expérience il réussira à encourager d’autres passagers.

Fin de l’enregistrement, une longue attente commence derrière les vitres qui donnent sur le tarmac. Nous sommes en contact irrégulier avec des passagers en salle d’embarquement et avec A. qui avait gardé son téléphone dans les locaux de la PAF. Les flics amènent dans l’avion deux détenus menottés avant que les passagers n’embarquent. A. refuse l’expulsion, les flics en prennent acte puisqu’il s’agit du premier refus et le débarquent. L’autre retenu reste dans l’avion où les passagers qui ont pu s’organiser dans la salle d’embarquement s’opposent à l’expulsion. Le détenu redescend donc aussi de l’avion sans qu’il n’ait eu besoin de manifester son refus (ce qui peut entraîner parfois une Interdiction du Territoire fRançais). Retour au centre de rétention…


Forum Réfugiés : rapaces et charognards de la machine à expulser…

Forum Réfugiés est une association qui travaille à l’intérieur du centre de rétention. Avec les médecins, ce sont les seuls intervenants civils dans le centre. Leur fonction est soi-disant de suivre les dossiers juridiques des retenus et de les aider dans leurs recours, de veiller à ce que les conditions légales de rétentions soient appliquées, de faire le lien avec les proches si les retenus le leur demandent…

Bien loin d’aider les retenus, cette association, comme toutes celles qui travaillent dans les centres de rétentions, sert juste de caution humanitaire à l’État.

Mais Forum Réfugiés ne se contente pas seulement d’être un vautour de la machine à expulser et de se payer des salaires sur le dos des migrants enfermés. Forum Réfugiés est un acteur de cette machine à expulser, au même titre que la police, les entreprises qui participent aux expulsions, celles qui travaillent dans les centres ou qui les construisent (Bouygues, Sodexo, Accords, Air France, SNCF, SNCM, CTN,…).

Ces derniers temps au centre de rétention du Canet à Marseille, cette association s’est particulièrement appliquée, à saboter les démarches juridiques et administratives des retenus. Des recours envoyés avec quelques minutes fatidiques de retard, alors qu’ils étaient en mesure de faire ces envois dans les temps. Des formulaires de demandes d’asile fournis une fois sur deux. Des dépôts de plaintes, faites par les retenus, qui ne sont pas enregistrées. Des refus de communiquer aux proches certains renseignements, dont ceux concernant les dates d’expulsions. Ils vont même jusqu’à nier, devant des avocats, l’incendie du 1er septembre. Pour qu’ils pondent un communiqué sur les conditions de rétention, il aura fallu qu’il y ait presque mort de femme, cet été.

Vêtue d’un uniforme bleu, d’une blouse blanche ou d’une étiquette humanitaire, la répression sera toujours la répression. Ses agents serviront toujours les intérêts de l’État : la meilleure des polices ne porte pas l’uniforme !


D’incidents en incendie

Les incidents se succèdent dans la prison pour sans-papiers du Canet à Marseille : refus d’embarquement, destructions de matériel, incendie, résistances individuelles et collectives.
Le centre est surpeuplé, les flics insultent et tabassent quotidiennement. Les retenus sont gavés de médicaments (anxiolytiques…). Les tentatives de suicides et les actes d’automutilations sont courants. Lorsqu’ils résistent aux expulsions, ils sont ligotés et bâillonnés au scotch. La bouffe est périmée, etc.
La lutte à l’intérieur trouve un écho à l’extérieur : prises de contacts avec les retenus, relais de la situation, soutien juridique, parloirs sauvages, rassemblements…

Si nous luttons aux côtés des retenus, ce n’est pas pour obtenir de meilleures conditions de rétention, mais pour détruire toutes les prisons.
Si nous dénonçons les violences policières, ce n’est pas pour réclamer une police respectueuse des droits de l’homme. La fonction de la police, c’est de protéger la violence des intérêts des classes dominantes, c’est de défendre la violence de la propriété privée, d’empêcher toute tentative de révolte, de nous forcer par la peur et la répression à accepter les règles d’un jeu truqué. La violence de ce système nous la subissons tous les jours et les gardiens de la paix sont ceux de la guerre sociale contre les pauvres.

Dans les rapports de domination et d’exploitation capitaliste, les sans-papiers, sont utilisés par l’État patron pour faire baisser le prix de la main-d’œuvre et niveler vers le bas l’ensemble des conditions de travail.
Les sans-papiers sont une population utilisée dans le but de normaliser et faire accepter les dispositifs de contrôle qui s’étendent à toutes les classes dominées (rafles dans les quartiers, fichiers internationaux, obligation de se soumettre à tout un tas de formalités administratives…).

Être solidaire des sans-papiers en lutte, c’est comprendre que nous avons les mêmes intérêts contre ce système qui nous domine et nous exploite.
Être solidaire des sans-papiers en lutte, c’est se battre contre l’ensemble des dispositifs de contrôle et de répression que nous subissons.
Être solidaire des sans-papiers en lutte, c’est lutter contre les séparations, celles qui font que les pauvres s’entre-tuent pendant que la domination s’étend.


De l’intérieur

La vie dans le centre
« Ils nous frappent beaucoup, et ils nous menacent. Ils nous traitent comme de la merde, en ce moment, tous les jours ils fouillent nos cellules, ils nous frappent et foutent tout en l’air, ils ouvrent les cellules à 6h du matin et les ferment à 23h, c’est une cage à poules.
Pendant le ramadan, ils ne voulaient pas donner aux gens leurs médicaments, ils donnent peu de bouffe et même pas hallal, le médecin vient seulement une heure par semaine.
Si quelqu’un proteste, ils lui donnent des cachets et l’isolent dans une pièce. »

Les expulsions
« Ils ont expulsé François et un autre mec en même temps. Ils les ont entourés de scotch, et ils les ont expulsés un matin. »

Les coups de pression
« Les gens voudraient s’évader, mais là c’est difficile. Ils ont ajouté des flics en renfort, il y a beaucoup de surveillance en ce moment, si tu voyais à quel point c’est surveillé, t’aurais le vertige, y a plein de flics. »
« Le matin ils m’ont emmené au tribunal, à 8h30, on était trois, ils nous ont menottés les uns aux autres, j’ai protesté, ils m’ont dit “toi tu parles beaucoup alors que les autres se taisent” et ils m’ont fait entrer seul dans un bureau, ils m’ont dit “écoute, attention on connaît tout sur toi et on connaît tes amis qui sont dehors, on sait tout sur eux, et bientôt on pourra t’envoyer au Baumettes”. »

L’incendie et ses suites
« Samedi, à 21h, après le dîner, un feu a été allumé au deuxième étage, et le bloc du deuxième étage a brûlé en entier, ils ont mis tous les retenus de ce bloc dans les deux blocs du bas. Du coup, ils ont mis 3, 4, 5 retenus dans chaque cellule et on dort tous par terre. Ils ont arrêté un Algérien, ils l’ont envoyé aux Baumettes, et il y a des gens qui ont été mis à l’isolement. Ils sont en train de faire une enquête, à chaque fois ils mettent quelqu’un à l’isolement et l’interrogent en lui parlant des images des caméras. Ils les menacent de les envoyer aux Baumettes à cause de l’incendie. On ne sait pas ce qu’il veulent en faire de ces gens qu’ils ont mis à l’isolement.
Hier, ils sont venus chercher quelqu’un dans notre bloc en l’accusant d’avoir fait passer un briquet avec une ficelle du deuxième étage. On a dit qu’on avait vu aucun briquet passer dans notre bloc. (…)
Ils nous menacent à longueur de temps, nous fouillent et fouillent nos cellules. Ils cherchent des briquets. Ils nous disent que si on fait entrer un briquet, on sera expulsés à coup sûr. Jusque-là on attend, on ne comprend rien à ce qui se passe. (…)
Ils ont mis en renfort un nombre hallucinant de flics. C’est une nouvelle équipe, ils ne se comportent pas bien. Toutes les deux secondes ils interrogent quelqu’un et lui demandent s’il a briquet ou s’il sait qui a un briquet, et jusque-là on ne comprend rien. »

Lutte de CRAsse, 7 septembre 2012

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[Dijon détourné (11)] Gauche, droite, même arnaque

Photos prises à Dijon en juillet 2012 :

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Rue du Docteur Bertillon

 

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« Ne blâmez pas Fritzl, notre système a des
choses encore pires à la cave. » – Boulevard Mansart

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Boulevard de l’Université

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Place Wilson

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Ibidem

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Rue de l’Amiral Pierre

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Rue Pasteur

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Ibidem

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Ibidem

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Installation et ouverture du nouveau Centre Social Autogéré, 22 rue Demouilles à Toulouse / URGENT BESOIN DE BEAUCOUP DE MONDE…

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Communiqué de la campagne de réquisition, d’entraide et d’autogestion

Toulouse, le 7 septembre 2012

Le 28 août 2012, l’État a expulsé le centre social autogéré et ses 40 habitants du 70 allée des Demoiselles qui ont dû se débrouiller par elles et eux-mêmes.

Toute l’année les propriétaires, la préfecture et la mairie ont mené ou mènent encore des procédures d’expulsion contre des personnes, des projets collectifs ou des maisons d’habitation, occupées ou pour impayés, des campements et des réquisitions. Nous sommes de plus en plus nombreuses à la rue, dans l’impossibilité de payer des loyers, ou simplement en galère, alors qu’il y a de plus en plus de logements et de bâtiments laissés vides pour la spéculation.

Le capitalisme et l’État ne nous laissent pas le choix, il faut s’organiser par nous-mêmes.

Dans le cadre de la campagne de réquisition, et en toute logique, depuis plus de 48h nous occupons un bâtiment public, laissé vide depuis 6 ans. Nous mettons toutes les preuves à disposition. Des habitants de quatre maisons expulsables ou expulsées, des familles et des femmes en galère laissées sans solutions par le 115, des travailleurs sociaux en lutte, des étudiants et des précaires, des personnes investies dans les activités du Centre Social Autogéré, différents collectifs culturels, artistiques et politiques concernés par les expulsions et tous les soutiens de la Campagne de réquisition ont le plaisir de vous annoncer leur installation et l’ouverture du nouveau Centre Social Autogéré, 22 rue Demouilles à Toulouse.

Nous avons déjà posé les bases de toutes sortes de nouveaux projets et ateliers : cours d’alphabétisation, soutien scolaire, cours de lecture, bibliothèque autogérée, infokiosk, espace internet, salle de répétition, crèche collective, boxe, capoeira, friperie, zone de gratuité, atelier mécanique, réparation auto, salle projection, sérigraphie, atelier couture et tricot, activités variées pour les enfants, cantine populaire, bien entendu toujours libre et gratuit pour toutes et tous.

Nous avons besoin de soutien immédiat, rencontrons-nous, organisons-nous !

TOUT POUR TOUTES
POUVOIR AU PEUPLE !

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