[Notre-Dame-des-Landes/La Rochelle/Bordeaux] Vive le van, Vive le van, Vive le vandalisme

Tags sur la fédération du PS de Gironde et Charente-Maritime

Les locaux de la fédération du parti socialiste de la Gironde et de la Charente-Maritime ont été tagués dans la nuit de lundi à mardi, avec des inscriptions faisant référence au projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes près de Nantes, a-t-on appris auprès du PS.

Le sigle ZAD (Zone à défendre), du nom d’un groupe qui milite contre le projet de l’aéroport [sic], a été retrouvé sur la permanence de La Rochelle tout comme sur celle de Bordeaux, a-t-on appris auprès du PS.

« Non à lAyraultport » (référence au projet d’aéroport contesté de Notre-Dame-des-Landes en Loire-Atlantique, cher au Premier ministre Jean-Marc Ayrault, ndlr) et « tremblez » ont été apposés sur la façade de la permanence charentaise.

À Bordeaux, on peut lire inscrit à la peinture bleue : « UMP-PS-Vindi dégagent » [sic] et « Ayrault vendu » sur le mur d’enceinte.

Emmanuel Arcobelli, premier secrétaire fédéral par intérim de la Fédération du PS de Charente-Maritime, a indiqué à l’AFP avoir déposé plainte contre ce qu’il qualifie d' »agissements qui ne sont pas admissibles ». La fédération girondine a fait de même.

D’autres permanences socialistes, notamment quatre à Paris, une à Besançon (Doubs) et une à Tulle (Corrèze), ont été dégradées au cours des derniers jours, avec à chaque fois un appel au rejet du projet.

La construction de cet aéroport, projet phare du Premier ministre Jean-Marc Ayrault lorsqu’il était député-maire de Nantes, suscite un fort mouvement de contestation. Les opposants à ce qu’ils ont rebaptisé « Ayraultport » se battent depuis des mois contre ce projet devant les juridictions administratives et sur le terrain.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (Agence Faut Payer, 6 novembre 2012)


À Notre-Dame-des-Landes, Valls en plein fantasme de l’ultra gauche

Par un de ces curieux télescopages dont l’actualité a le secret, voilà que la fameuse ultra gauche resurgit sous le feu des projecteurs. L’ultra gauche vous savez, c’est ce fantasme que tout bon ministre de l’intérieur qui se respecte se doit d’agiter sous le nez de la population pour justifier qui, des nouvelles mesures sécuritaires, qui, des arrestations arbitraires, qui, des répressions sans fondement.

Un fantasme qui a atteint son pic en 2008 avec l’affaire dite de Tarnac, affaire qui ne cesse de se dégonfler jour après jour et qui se révèle être une immense manipulation d’État fabriquée de toutes pièces par Sarkozy et sa bande de pieds nickelés.

Or, au moment où l’on apprend ce mardi 6 novembre que « La justice a ordonné fin octobre l’audition des policiers ayant participé à la surveillance des membres du groupe de Tarnac soupçonnés d’avoir saboté des lignes TGV en 2008 en Seine-et-Marne », voilà que Manuel Valls, jamais avare de surenchère sécuritaire, nous refait le coup de la menace anarcho-autonome-ultra gauchiste. Attention, tremblez braves gens, la France est en danger, des hordes libertaires s’apprêtent à mettre vos villes et vos villages à feu et à sang.

Justification du déchaînement de violence militaro-policière

Donc que dit Manuel Valls ? Lors d’une conférence de presse tenue lundi 5 novembre après une réunion ministérielle sur l’organisation internationale de la police, celui-ci annonce tranquillement à des journalistes qu’il existe des « processus de radicalisation dans de nombreux pays » mais en France, il a pris « des proportions inquiétantes ». Et parmi ces processus de radicalisation, l’ultra gauche occupe donc une place de choix, nécessitant une coopération policière internationale pour faire face « aux formes de violence provenant de l’ultra-gauche, de mouvements d’anarchistes ou d’autonomes ». Et Valls de préciser sa pensée en citant « des groupes violents gravitant autour de projets comme la ligne ferroviaire à grande vitesse Lyon-Turin ou l’aéroport de Notre Dame des Landes en France ».

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Nous y voilà… Notre-Dame-des-Landes donc. Pendant que l’ineffable duo Hollande-Ayrault – qui a oublié en cours de route ce que le mot gauche signifiait – a décidé d’envoyer l’armée et la police déloger les opposants au projet d’aéroport, Valls lui, s’empresse de désigner à la vindicte populaire ces vilains fauteurs de trouble dont le seul tort est de vouloir préserver leur lieu de vie. Et au passage, justifie donc le déchaînement de violence qui s’est abattu sur ces femmes, hommes, jeunes ou âgées, avec un acharnement qu’Hortefeux ou Guéant ont dû apprécier à leur juste valeur. Une justification qui tient donc un mot : l’ultra gauche. Pas de quartiers, sus à l’anarchie, à mort les libertaires !

Valls, triste clone d’Éric Besson

Désormais, vous, manifestants et opposants souhaitant soutenir la résistance à Notre-Dame-des-Landes ou à tous ces grands projets inutiles que sont les lignes LGV Lyon-Turin par exemple, le délirant grand stade de Lyon plus connu sous le nom d’OL Land ou encore le pharaonesque projet de hyper centre commercial du triangle de Gonesse, sachez-le, en tant qu’anarchistes, l’État ne vous lâchera pas ! Tel est le message délivré par Manuel Valls, triste clone d’Éric Besson, dont les propos, adoubés par Hollande et Ayrault, font craindre le pire en matière de répression.

Une chose est certaine, face à la mobilisation que ne cesse de grandir pour dénoncer les exactions militaro-policières à Notre-Dame des-Landes, ce pseudo gouvernement de gauche a trouvé la parade ultime : faire passer un mouvement de contestation pour un rassemblement de dangereux terroristes. Il faudra s’en souvenir au bon moment…

Petits Matins et Grand Soir, 6 novembre 2012

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[Interpol] L’ennemi de l’Intérieur appelle à la lutte contre l’ennemi intérieur

Échanger davantage sur l’islamisme radical, l’ultra-gauche et les mafias

ROME – Les 190 pays membres de l’organisation Interpol doivent approfondir les échanges d’information et leurs connaissances dans les domaines de l’islamisme radical, de l’ultra-gauche et dans la lutte contre les mafias, a estimé lundi le ministre français de l’Intérieur Manuel Valls.

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Samedi 2 juin 2012, à 9h30, dans la cour de l’hôtel de Beauvau, qui abrite le ministère, Manuel Valls, en complet gris, avec, de g. à dr., Bernard Boucault, Claude Baland, Jacques Mignaux, Jean Daubigny, directeur de cabinet et Patrick Calvar.

Il existe des processus de radicalisation dans de nombreux pays mais en France, il a pris des proportions inquiétantes, a déclaré M. Valls à des journalistes après une réunion ministérielle de l’organisation internationale de la police.

Le ministre français s’est montré également très préoccupé par de nouvelles formes de délinquance liées au trafic de drogue et sa globalisation à travers les mafias. (…)

Il a aussi préconisé davantage de coopération face aux formes de violence provenant de l’ultra-gauche, de mouvements d’anarchistes ou d’autonomes, en citant des groupes violents gravitant autour de projets comme la ligne ferroviaire à grande vitesse Lyon-Turin ou l’aéroport de Notre Dame des Landes en France.

Selon lui, il ne faut pas négliger non plus le phénomène de l’extrême droite identitaire qui, en France, face à la question de la place de l’islam appelle à la haine en occupant par exemple le chantier d’une mosquée et que l’on retrouve ailleurs dans les milieux des ultras des clubs de foot, en France, Italie ou Allemagne.

M. Valls a appelé à lutter contre ces fléaux en étant fermes, en agissant dans le respect de la loi et en s’appuyant sur nos valeurs. Car cette montée des populismes est le résultat, dans des sociétés meurtries, d’une crise économique, d’une crise des valeurs, de doutes sur les constructions nationales et européennes.

Presse criminelle (Agence Faut Payer, 5 novembre 2012)

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[Interpol] La poucave t’arnaque

Tarnac : quel rôle a vraiment joué le mystérieux espion anglais ?

Les dix personnes mises en examen dans l’affaire de Tarnac demandent à la justice de clarifier le rôle joué par un policier infiltré anglais, Mark Kennedy, dans la procédure engagée contre eux depuis 2008.

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Capture d’écran d’une interview de Mark Kennedy

Les rencontres entre cet agent britannique et les jeunes de Tarnac, avant leur arrestation pour des sabotages SNCF, semblent avoir nourri l’accusation. Elles constituent l’une des énigmes de l’affaire.

L’avocat William Bourdon, qui défend Julien Coupat et ses co-inculpés, vient de déposer une demande d’acte sur le bureau de la juge d’instruction Jeanne Duye. Il l’invite à verser au dossier la totalité des notes de renseignement concernant ses clients. Selon le document que Rue89 a consulté :

« Un certain nombre d’informations ou d’allégations présentes tout au long de la procédure émanent de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), du fait de renseignements fournis par un policier “infiltré” anglais, monsieur Mark Kennedy. […] Il s’agit ici de démontrer que des éléments ont été délibérément dissimulés durant la procédure. »

« Un dossier à double fond »

La défense dénonce « un dossier à double fond », dans lequel le renseignement se serait substitué aux preuves judiciaires. Un argument déjà avancé par William Bourdon dans un autre dossier, celui des Français de Guantanamo. L’avocat parle de « recyclage » du renseignement dans la procédure judiciaire :

« Il y a une dérive des services de renseignement qui privilégient une recherche “underground” de la preuve, et non sa manifestation loyale.

L’utilisation de personnages comme Mark Kennedy est en soi une source de péril. Il ne peuvent qu’être dans la surenchère, et les services tendent une oreille complaisante à ces informations vues comme providentielles, même si elles peuvent être manipulées parce que produites hors de tout cadre judiciaire. »

William Bourdon « n’exclut pas l’audition de policiers de la DCRI ou de Mark Kennedy lui-même ». Le document, quant à lui, accuse le juge d’instruction en charge de l’affaire jusqu’en avril, Thierry Fragnoli, d’avoir caché des éléments utiles à ses clients.

À plusieurs reprises dans le dossier de Tarnac, les policiers accusent les mis en examen, sans préciser l’origine de leurs informations. Elles émanent « des Renseignements généraux », « de la DCRI » ou d’un « renseignement anonyme ».

Les avocats estiment que ces informations constituent des violations des droits de la défense, puisqu’ils ne peuvent pas « en contester la source, l’origine et le contenu ».

Et selon eux, une grande partie de ces informations non-sourcées proviennent du policier infiltré anglais Mark Kennedy, que les mis en examen ont croisé à plusieurs reprises :

• en février 2007 à Varsovie, en Pologne, lors d’une réunion de préparation du contre-sommet du G8 ;

• en janvier 2008 à New York, le policier a rencontré Julien Coupat et Yldune Lévy ;

• à l’été 2008, à Tarnac.

Le nom de Mark Kennedy n’apparaît nulle part dans le dossier, mais chacune de ces rencontres apparemment fortuites a trouvé un écho dans un rapport de la DCRI (rendu public par Mediapart). Il y est surtout question des voyages hors de France des jeunes de Tarnac et de leurs relations avec des activistes étrangers, sans allusion à d’éventuels délits. Les avocats écrivent :

« On s’étonnera que la totalité des éléments et informations censés accabler les mis en examen figurant dans le rapport de la DCRI relèvent de l’international. […]

Aucun élément ne figure donc sur l’activité politique des mis en cause sur le territoire français. Ces derniers ne s’en cachent pourtant pas, loin s’en faut, et ont pour la plupart eu une activité politique et publique fort prolixe dans les mouvements sociaux de ces dernières années. »

En creux dans la procédure

Plus étrange, les observations de Mark Kennedy auraient même abreuvé la procédure judiciaire dès le début : en avril 2008, quand les policiers de la Sous-direction antiterroriste (SDAT) demandent l’ouverture d’une enquête préliminaire sur Julien Coupat et Yldune Lévy, ils s’appuient sur leur voyage à New York, déjà mentionné dans le rapport de la DCRI, pour établir l’existence d’une « structure clandestine anarcho-autonome ».

Présent à New York, Mark Kennedy surveillait des activistes américains en contact avec les Français de Tarnac. Pour le compte de qui ? Le FBI ? L’Angleterre ? Ce n’est pas clair. Quand le juge d’instruction Thierry Fragnoli demande des précisions aux autorités américaines sur cette rencontre, celles-ci renvoient la balle aux services britanniques. Qui écrivent :

« Les services de police du Royaume-Uni sont en mesure de déclarer que des informations sont disponibles attestant que Julien Coupat a assisté à une réunion à New York, USA, entre les 12 et 13 janvier 2008. […]

La source de ces informations confidentielles ne sera jamais divulguée et aucun rapport formel ne sera communiqué. C’est sur cette base que ces informations confidentielles sont fournies au Ministère Public français. »

Le signataire de cette note au magistrat français est le chef de la National Domestic Extremism Unit (NDEU), nouveau nom donné au service de police qui employait Mark Kennedy.

Le policier anglais, qui a voyagé dans 22 pays pour surveiller des activistes d’extrême gauche, a aussi donné des informations à des agents des Renseignements généraux et de la DST, selon plusieurs témoignages.

« X-UK »

Dans son livre Tarnac, magasin général, paru en avril, le journaliste David Dufresne s’interroge sur le rôle de Mark Kennedy, qu’il appelle « X-UK ».

« Au fil du temps, mes calepins s’étaient noircis d’un X-UK, au gré des détails, tous invérifiables et tous disparates – en apparence –, que m’avaient distillés les enquêteurs. X-UK, ça voulait dire “source anglaise inconnue”. Souvent y était accolée une date, tout aussi mystérieuse : 2012. Ce X-UK était la quintessence de ce qu’on appelle le renseignement. Rien n’est plus volatil que le renseignement. […]

Ses informations sur les déplacements à l’étranger de tel ou tel habitant du Goutailloux [la ferme de Tarnac] étaient l’un des socles des certitudes des policiers français – et leur talon d’Achille. Les prétendues ramifications internationales du “groupe Coupat”, c’était X-UK pour une bonne part. […]

Les avocats se tenaient prêts : si le rôle de Kennedy était aussi prépondérant que ce que les on-dit prétendaient, c’était toute la légalité de la procédure qui pouvait voler en éclat. L’infiltré partage avec le repenti cette même faiblesse : si la police peut recueillir toutes les infos qu’elle souhaite, elle ne peut pas les produire toutes en justice. La “judiciarisation” du renseignement a ses limites. »

Les prémonitions du journaliste se sont révélées exactes, la défense s’appuyant désormais sur ce facteur britannique pour enfoncer un coin supplémentaire dans l’enquête, déjà mise à mal depuis quatre ans.

Une séquence favorable à la défense

Après avoir contesté le procès-verbal de filature de Julien Coupat tout au long de l’instruction et déposé trois plaintes contre la police fin 2011 (pour faux et usage de faux, subornation de témoins et écoutes illégales), les avocats des mis en examen ouvrent un nouveau front avec cette dernière demande d’actes.

« Le contexte est aujourd’hui plus serein, les interlocuteurs ne sont plus les mêmes », commente William Bourdon :

« Il est temps que cette arborescence de manœuvres déloyales, articulées les unes aux autres, soit prise pour ce qu’elle est : un gigantesque stratagème contre nos clients, le contournement de l’action judiciaire au nom de la lutte contre le terrorisme. »

La demande d’acte intervient dans une séquence déjà favorable à la défense. Fin octobre, un relevé bancaire d’Yldune Levy montre un retrait de 40 euroseffectué avec sa carte bleue dans un distributeur automatique de billets à Paris, la nuit des sabotages. Alors que la jeune femme, selon les policiers, se trouvait en Seine-et-Marne.

Quelques jours plus tard, la chambre de l’instruction de Versailles ordonne l’audition des dix-huit policiers qui ont participé à la filature. Ils devront justifier de leur présence sur les lieux dans la nuit du 7 au 8 novembre 2008.

De Scotland Yard à la Corrèze

Infiltré pendant sept ans au sein de la gauche radicale anglaise et européenne, le policier Mark Kennedy, qui se faisait appeler Mark Stone, a été démasqué par ses « camarades » en janvier 2011.

Le quotidien anglais The Guardian a publié des dizaines d’articles sur ses activités en Grande-Bretagne, en Allemagne, en Islande, en Irlande, etc. De nombreuses enquêtes disciplinaires et parlementaires ont été lancées.

Dans son pays d’origine, le débat s’est focalisé sur les relations intimes qu’il a entretenues avec des militantes (qui le prenaient pour un des leurs). Ailleurs en Europe, c’est son franchissement aisé des frontières, son rôle d’agent provocateur et les délits qu’il a commis un peu partout qui posent problème. En France, pour l’instant, les passages avérés de Mark Kennedy sur le territoire n’ont eu aucune traduction juridique ni impact politique.

Presse affiliée à Coupat-Assous (Camille Polloni, Rue89.fr, 6 novembre 2012)

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[Chronique de Youv derrière les barreaux] « Je m’engage à punir sévèrement les bavures policières, nos sœurs pourront se promener en hijeb et en niqab en toute sécurité et celles qui préfèrent la minijupe vous pourrez MDR »

http://juralib.noblogs.org/files/2012/09/0513.jpg[2 mars 2012]
Partie : Élection présidentielle

Comme je vous l’ai annoncé j’ai décidé de me présenter aux élections présidentielles, ils nous font rire avec leurs mythos UMP PS etc. nous servent la même salade.

Comme ils veulent rire, rions à plusieurs donc je vous présente ci-dessous mon PROGRAMME :

QUE LA POLITIQUE FRANÇAISE REPOSE EN PAIX.

Tout d’abord j’ouvre les frontières et laisse rentrer tous les clandos, tolérance zéro plus aucun clochard dans la rue.

Je réquisitionne tous les appartements vides pour les sans-abri.

J’enferme tous les juges et procureurs pour qu’ils vivent ce que vivent ceux qu’ils condamnent à des années de prison.

Je légaliserai le shit, il sera vendu dans les grandes surfaces à côté des barres chocolatées et la beuh sera vendue dans les étalages de fruits et légumes.

J’enfermerai la famille LE PEN dans un centre de rétention à côté des immigrés, qu’elle persécute et stigmatise.

Je ferai tourner la roue, réparerai l’ascenseur social tous les oubliés de ce système seront réhabilités.

Je m’engage à punir sévèrement les bavures policières, nos sœurs pourront se promener en hijeb et en niqab en toute sécurité et celles qui préfèrent la minijupe vous pourrez MDR.

Je nettoierai au Kärcher tous ceux qui sont complices de Joe Dalton le président actuel.

Je supprimerai la chaîne TF1 les toutous du pouvoir, je mettrai une amende de 5000 euros à tous les mecs qui portent des jeans slim ultra-moulants, toutes nos mères auront un salaire supérieur à un salaire de ministre qui passent leur temps à nous mentir.

Je créerai des centres qui accueilleront tous les violeurs et pédophiles que je ferai castrer de force.

Et pour les jeunes de banlieue finie la misère j’instaurerai un salaire fixe qui subvien­drait largement à leurs besoins.

En ce qui concerne la crise les banques se démerderont toutes seules. L’ÉTAT n’épon­gera plus les dettes qu’ils ont accumulées à force de jouer avec l’argent des contribuables.

Je suis la seule solution contre tous ces mythomanes professionnels.

Je jure sur la tête de SARKO d’appliquer avec rigueur ce programme.

Si je vous ai convaincu et voulez un vrai changement votez YOUV MDR

P.-S. : Vaut mieux en rire qu’en pleurer ils se moquent de nous ouvertement donc ce texte m’est venu naturellement il est aussi crédible que leur mytho de programme.

QUE LA POLITIQUE FRANÇAISE REPOSE EN PAIX.

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[Chronique de Youv derrière les barreaux] « Nique les limitations de vitesse ! »

http://juralib.noblogs.org/files/2012/09/0513.jpg[1er mars 2012]
Lettre moto-cross

PAS BESOIN DE PERMIS MOTO ACCROCHE-TOI BIEN DERRIÈRE MOI JE T’EMMÈNE

Je monte sur ma bécane un coup de cric je passe la première accroche-toi bien même si je n’ai que 14 ans je mange le bitume de ma cité en passant je passe le salam à mes proches ma famille qui m’aime pour ce que je suis, pas pour ce que j’ai fait. 15 ans je passe la deuxième toujours sur le bitume chaud de ma rue j’pose vite fait ma moto pour taper un match de foot enragé en bas des tours HLM. Après deux-trois frappes je chevauche à nouveau mon cross pour arpenter ma tess cette jungle urbaine où la mentalité y est pirate ! Nique les limitations de vitesse ! 16 ans je roule toujours en deuxième en roue arrière dans des sens interdits, ce qui devait arriver arriva… Accident je tombe trois mois à Bois-d’Arcy mais les semelles de mes Stan Smith remplacent les pneus de ma bécane je roule et déroule en promenade, voilà ce qui arrive quand tu ne respectes pas leur code de la route, mais comment respecter un code que l’on a du mal à déchiffrer, on s’est pas inscrits dans leur auto-école, c’est pour ça que l’on roule n’importe comment, que l’on est souvent dans l’excès en grillant des feux rouges, à chaque fois que l’on a essayé de rouler normal sur leur autoroute on nous jetait sur la bande d’arrêt d’urgence. Donc on a pris goût à rouler en marge de la société et c’est malgré nous que l’on roule à contresens. 17 ans je passe la troisième à ma sortie à cent à l’heure sur l’autoroute du haram, encensé par la critique du ghetto c’est légi­timement que j’embrasse les chemins de l’illicite, voitures volées, rébellions, pillages de grandes surfaces au rayon Super Nintendo et Sega Megadrive voilà mon quotidien à cette époque pourquoi acheter ce que l’on pouvait avoir à l’œil ? Sans CV ni lettre de moti­vation la seule condition requise était de tenir sa langue en cas de pépin, jamais donner le nom de qui que ce soit ! Une fois que tu as compris ses règles la rue t’ouvrait grand ses bras. 18-19 ans je passe la quatrième après de nombreux va-et-vient entre la GAV et la prison j’ai fait à cette époque une escale sentimentale dans les bras d’une rose du bitume, agréable fut l’escale mais certaine rose quand vous la serrez trop fort, elle sort ses épines, donc j’ai repris ma route à 200 % la tête baissée sur la voie de droite j’ouvre les yeux à nouveau menotté enfant trop agité m’a diagnostiqué cette République, elle me jette en centre de rétention pour me rapatrier d’urgence dans ma patrie natale. Je passe la cinquième et réussis à esquiver le charter de la double peine à nouveau dehors la rage décuplée fini de faire semblant je ne faisais plus de détail comme ils ne rigolaient pas avec nous je décide d’en faire autant contre eux. Finis les petits larcins quitte à retourner à l’ombre il fallait y aller pour des trucs sérieux. J’ai pris les armes avec un groupe de soldats, on a pris le maquis, s’enrichir par tous les moyens était notre seul slogan, on a fait flotter notre étendard sur les toits de plusieurs agences bancaires, je ne m’en félicite pas donc je passe vite fait la sixième dix ans plus tard avec pertes et fracas, le moteur de ma bécane est toujours chaud bouillant toujours intact, j’écris ce texte enchaîné dans ma grotte, mais l’enfant du ghetto n’a pas pris une ride même si le temps est passé car le temps n’attend personne, et de l’eau a coulé sous les ponts, ma détermination reste la même car dans nos rues existent et persistent les mêmes problèmes les mêmes injustices, je passe la septième pour conclure ce texte qui est le cri muet d’un banlieusard que l’ambition a failli détruire enterré sous des barbelés.

ENFANT DU GHETTO FAIS DOUCEMENT NE ROULE PAS TROP VITE SUR L’AUTO­ROUTE DE L’ILLICITE CAR SOUVENT SE CACHE UN DRAME AU TOURNANT !

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[Notre-Dame-des-Landes/Paris] Vive le van, Vive le van, Vive le vandalisme

Quatre locaux du PS dégradés en 12 jours

Quatre permanences du Parti socialiste ont été dégradées à Paris en près de 12 jours, des actions que les enquêteurs pensent liées au projet d’aéroport de Notre-Dame-les-Landes près de Nantes, a-t-on appris lundi de source proche de l’enquête.

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*PS, gare à tes fesses !* *On dirait qu’ZAD gêne…* En ce 1er week-end de novembre, des militant-e-s parisien-ne-s sont allé-e-s décorer quelques sections d’arrondissement du PS… et oui, la ZAD est partout !

Après les locaux des XXe et XIe arrondissements parisiens, dégradés le 22 et le 31 octobre, ceux des Ve et VIe arrondissements ont également été la cible d’actes de vandalisme samedi et dimanche, selon cette source. Ces nouvelles dégradations ont été condamnées par le maire PS de la ville Bertrand Delanoë, qui a demandé que « leurs auteurs soient rapidement identifiés et sanctionnés ». Des plaintes ont été déposées par les sections concernées, et pourraient être regroupées et confiées au service de l’investigation transversale (SIT) de la préfecture de police de Paris (PP).

Les enquêteurs pensent que ces actes ont été commis par des activistes opposés au projet de construction de l’aéroport de Notre-Dame-les-Landes en Loire-Atlantique. « Le sigle ZAD, du nom d’un groupe qui milite contre le projet de l’aéroport, a été retrouvé sur la plupart des sections dégradées », a confié un enquêteur. D’autres permanences socialistes, à Besançon (Doubs) et à Tulle (Corrèze), ont été dégradées le 31 octobre et le 3 novembre, recouvertes de tags appelant clairement au rejet du projet.

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En soutien avec la ZAD, voici ce que ça donne à Paris, sur le local du PS parisien, rue Alexandre Dumas.

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La construction de cet aéroport, projet phare du premier ministre Jean-Marc Ayrault lorsqu’il était député-maire de Nantes, suscite une fort mouvement de contestation. Les opposants à ce qu’ils ont rebaptisé « Ayraultport » se battent depuis des mois contre ce projet devant les juridictions administratives et sur le terrain.

Lors des manifestations de protestation, aux côtés des riverains et des militants écologistes, des activistes connus pour appartenir à la mouvance autonome ont été repérés par les policiers, a assuré une source proche du dossier.

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[Besançon, vendredi 9 novembre] « Vers la guerre de basse intensité généralisée »

« Vers la guerre de basse intensité généralisée », un débat présenté par Philippe Godard

Nous le savons, les gens de pouvoir ont l’art de noyer le poisson dans l’eau et de fournir de nombreuses théories qui masquent la réalité des faits. Les faits sont souvent plus simples que la réalité, telle que décrite par les universitaires, entre autres. Il en va ainsi de l’économie politique, qui a été inventée non seulement pour améliorer le transfert des richesses des pauvres vers les riches, mais aussi pour rendre ce processus opaque et, donc, quasi inattaquable par ses adversaires.

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Si nous regardions du côté de la guerre ? Les théories sur les stratégies « géopolitiques », notamment celle des États-Unis (mais on pourrait ajouter la Chine, l’Union européenne, la Russie, Israël, etc.), tombent tout à fait dans ce schéma : on nous parle de « guerre asymétrique » ou de « force d’intervention rapide » – ce qui laisse supposer qu’on ne peut pas prévoir où ça va péter la prochaine fois –, mais pourtant, tout semble désespérément se reproduire. Pas à l’identique, certes. Mais alors, n’y aurait-il pas, en fin de compte, une sorte de fil rouge de la guerre à l’ère moderne ? De même que l’économie politique vise finalement à transférer l’argent des pauvres vers les riches, la science de la guerre ne viserait-elle pas à maintenir sans cesse un certain niveau de guerre ? Tout en dissimulant cette « évidence » ?

Cette « thèse » n’est pas nouvelle. Elle a été émise en Amérique latine, sans doute la première fois durant la guerre civile au Guatemala (1954-1996). Depuis, cette idée resterait-elle valable ? Nous aiderait-elle à comprendre l’état du monde ?

C’est de cela que nous proposons de parler le 9 novembre.

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[Vient de paraître] Salto n° 2, novembre 2012

Salto – subversion & anarchie
Numéro 2 – Novembre 2012

Sommaire :

Articles
Le prix d’un monde entier
Archipel – Affinité, organisation informelle et projets insurrectionnels
Survivre
Les contours d’une lutte (à propos de la lutte contre le nouveau centre fermé à Steenokkerzeel)
Quelques réflexions suite à la lutte contre la construction d’un nouveau centre fermé
Pourquoi travaillez-vous ? – Manifeste contre le travail
Détruisons le travail
Assymétrie
Dans le banc des accusés

Correspondances
Rêver les yeux grands ouverts
L’impossible
Moi, tu, ils, nous

Annexe
Le fracas de l’incompatible – à propos de la manif du 27 juin à Bruxelles
Rencontre anarchiste internationale à Zurich

Obtenir la revue ?
Disponible dans différents bibliothèques anarchistes, locaux ou infokiosques.
Pour Bruxelles : Acrata (rue de la Grande Île 32, 1000 Bruxelles)
Sinon, vous pouvez envoyez un mail

Prix ?
2 euros par numéro
7,5 euros pour 5 numéros

Correspondances ?
via Salto c/o Acrata, rue de la Grande Île 32, 1000 Bruxelles


La revue Salto se veut avant tout être un défi. Un défi pour amener cette impulsion indomptable du refus profond du monde actuel vers une aventure qui en explorerait les possibilités. Une invitation à prendre le temps et l’espace pour s’arrêter sur de nombreuses questions, en sachant que ceci ne nous rendra jamais immobiles.

Les textes qui constituent cette revue prennent à cœur ce défi. Sans avoir la prétention de détenir le fin mot de l’histoire, chacun de ces textes part à sa manière à la recherche de pistes de réflexions, d’histoires et d’analyses qui pourraient équiper de mots l’ardent désir de s’insurger contre l’ordre social. Ces textes esquissent des idées visant à saper toute forme d’autorité, à attaquer et à transformer les rapports sociaux qui en sont impregnés.

Une tentative modeste mais tenace de jeter des ponts toujours plus solides entre les pensées et les pratiques libératrices. Entre les heurts sociaux qui nous entourent et des perspectives révolutionnaires. Entre les individus rebelles de partout. Entre une répugnance insistante de cet existant et sa rugissante subversion.

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[Forcalquier] Expulsion en hiver, les « squatters » sont-ils des sous-hommes, comme les Roms, les Arabes, les Juifs, les gouines et les pédés ?

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Bonjour à vous toutétous !

Voici des nouvelles.

[Ci-dessous], le premier « rapport » de la vie quotidienne dans le squat de Forcalquier.
Ce rapport est distribué afin de faire entendre une voix différente sur des événements qui nous touchent de près.

Nous attendons pour la semaine prochaine l’expulsion de Samuel…
Le commandement de quitter les lieux s’applique en effet à partir du 7 novembre (en pleine trêve hivernale !).
Nous demandons à notre avocat de saisir le Juge de l’exécution pour casser ce commandement qui reprend la formule « de son chef » pour lequel le Conseil général a été débouté par le juge dans son ordonnance du 22 octobre…
Samuel a rempli un dossier DALO et a demandé rendez-vous à la mairie et aux services sociaux afin qu’ils s’opposent à son expulsion.
Nous allons demander officiellement au maire, qui en a le pouvoir, la réquisition du bâtiment que nous occupons (on peut toujours rêver !).
Nous attendons des réponses qui ne viennent pas malgré le soutien du DAL, de la Ligue des droits de l’homme, du CRIP, d’ATTAC et de près de 300 signataires…
La pétition est toujours en ligne sur le site du QueDAL 04 et vous pouvez continuer à la faire signer !
Merci de nous renvoyer un message.

Les flics ont déboulé deux fois la semaine dernière : un pour prendre le nom des résidents et préparer un prochain jugement et deux pour un soi-disant flagrant délit !
Le début de l’hiver nous a un peu surpris et nous récoltons du bois et recherchons encore un gros poële pour la pièce commune !
Enfin, nous vous invitons à notre premier ciné-club ce dimanche soir à partir de 20h30.

Nous continuons à résister et vous invitons à être vigilants.

Les résident-e-s de « la gendarme rit » de Forcalquier, depuis les montagnettes du Sud-Est de la France, 2 novembre 2012

P.-S. : après la fête du livre de Forcalquier qui nous a permis d’accueillir, grâce à la bande du Garage Hell : Le graffeur Gorellaume et une exposition de graveurs américains et français « À l’arrache » ;
Par le truchement de Samuel : Le poète Serge Pey et Chiara Mulas et leur éditeur Fabrice Caravaca (Dernier Télégramme) ;
Nous avons reçu une œuvre postale de Rémy Pénard qui nous servira à orner le fronton du blog de « la gendarme rit » qui parlera de la vie du squat et des activités qui s’y déroulent (ateliers, réunions, etc.)…
En attendant de recevoir d’autres propositions…

N’hésitez pas à faire suivre ce message !


RAPPORT DE LA GENDARME RIT DEPUIS LES MONTAGNETTES DU SUD-EST DE LA FRANCE

Lundi 8 octobre, l’audience en référé qui instruisait la plainte du Conseil général des Alpes-de-Haute-Provence envers notre ami Samuel, demandant l’EXPULSION SANS DÉLAIS de l’ancienne gendarmerie de Forcalquier eut le mérite de faire entendre deux visions des rapports sociaux décidément incompatibles.

D’un côté, celle du plaignant (dont l’étiquette socialiste semble bien délavée), par la voix de son avocate, pour défendre l’inviolable propriété au mépris des nécessités et reprocher aux nécessiteux d’être incapable de se satisfaire de peu, amalgamant la dizaine d’habitants à des « comparses » de Samuel, lequel, argument massue, n’aurait qu’à « retourner vivre chez sa mère » (et à ces mots la gendarme rit !).

De l’autre et faisant face à cette ode réactionnaire cherchant à dévaloriser le contenu social et politique de la réquisition des logements vides, le défenseur de « la gendarme rit » pour parler (enfin !) de justice sociale et de dignité humaine et des progrès à faire pour qu’en France déjà on cesse de tolérer la présence de 2 millions de logements vides pendant que 100’000 galériens survivent dans la rue… Renommant « compagnons d’infortune » les squatters de Forcalquier et interpellant le juge sur la possibilité qui lui était offerte de faire évoluer la loi sur la propriété en opposant à la demande d’expulsion du Conseil général un légitime droit au logement pour les nécessiteux… Ou pour le moins accordant un délai raisonnable d’un an afin de trouver des solutions de relogement.

« Les SDF n’ont qu’a retourner vivre chez leur parents ! » serait donc la solution politique portée au problème du mal-logement par nos administrateurs ? Mais quelle notion du service public, de l’égalité, du partage, des libertés et du changement ! Autant de perspectives qui nous encouragent à désobéir aux ordres injustes, à ne plus respecter le pouvoir de l’argent, de la propriété et du travail sur nos vies, à fédérer nos envies et associer nos énergies pour chercher à produire collectivement des expériences qui puissent motiver chacun de nous…

Nous n’avons pas peur de l’expulsion, sur 2 millions de logements vacants, quelques centaines sont près de chez nous… et si le système n’est pas capable de faire appliquer la loi sur la réquisition nous le ferons nous-mêmes.

Alors on fait notre bois pour l’hiver, on prépare l’ouverture d’un magasin gratuit, les rappeurs qui ont pris le micro lors d’une première fête préparent un enregistrement, des personnes soucieuses de maintenir du lien et de la critique sociale viennent régulièrement se réunir ou proposer des activités (ciné-club, atelier, etc.), enfin, il reste des logements disponibles…

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Nous l’avons pris comme ça ; la plainte contre Samuel ne suffisant pas à faire trembler les insoumis, les politiciens mesquins et arrogants se sont fait le plaisir de nous adresser des représailles.

Trois jours après l’audience du 8 octobre, un bureaucrate du Conseil général, est venu accompagné d’ouvriers du privé, raser la haie que nous avions soigneusement taillée pour qu’elle ne gêne plus notre voisine qui attendait depuis des années que le Conseil général se soucie de sa requête… La manie de couper les arbres, un caractère local ?

Et l’employeur de lancer à un ouvrier « Ne va pas discuter avec eux, ils profitent du système ! » Encore, cette rengaine qui justifie indifférence ou mépris sur nos véritables motivations, qui nous range définitivement dans la catégorie des vauriens, des parias…

Toujours est-il que le « système » le permettant, le Conseil général n’a pas hésité à nous faire subir cet acte de vandalisme légal auquel nous avons dû assister impuissants (ceci étant, l’absence des arbres apporte plus de lumière dans la demeure…).

Non, vraiment, Monsieur, vous ne comprenez pas ce que nous vivons car nous avons trouvé à « la gendarme rit » — grâce à de nombreux soutiens, le moyen d’être mieux lotis chacun et d’avoir ensemble la force de résister et se soustraire à un système dont résolument nous ne voulons plus car, NOUS NE VOULONS PAS UNE VIE DE RICHE, NOUS VOULONS UNE VIE RICHE !

LES COMPARSES
(au théâtre ce sont des figurants muets,
au pénal ce sont les complices d’un malfaiteur)…

COMPLÉMENT D’INFORMATION :
Le délibéré rendu hier au Tribunal d’Instance de Manosque signifie l’expulsion de Samuel, il a quinze jours pour filer chez sa mère… ou trouver quelque bienveillante personne qui l’abrite… à moins qu’il ne bénéficie de la trêve hivernale. C’est donc un échec pour nous ; le débat de fond sur la question du logement, de la précarité, de la justice sociale, n’a pas eu lieu. La loi s’affirme pour protéger les forts, les possédants, et non les démunis. Mais c’est une victoire à la Pyrrhus que le Conseil général a obtenu, la décision du juge ne s’appliquant qu’à Samuel, pas « aux occupants de son chef » qui était la formule malheureuse désignant dans la plainte, les autres squatteurs, qui restent donc à la gendarme rit…

Liste francophone de diffusion d’infos relatives aux squats, 2 novembre 2012

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[Zonz’ de Jamioulx] Justice pour Mikaïl Tékin

TC Charleroi – Trois agents pénitentiaires poursuivis pour la mort d’un détenu demandent l’acquittement

Alors que les parties civiles et le parquet demandent la condamnation des trois gardiens de Jamioulx pour coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort d’un détenu sans intention de la donner, la défense a plaidé « l’absolue nécessité » et sollicité l’acquittement.

Le 8 août 2009, Mikaïl Tékin, un détenu de la prison de Jamioulx, décédait par asphyxie suite à un transfèrement chahuté. Trois agents pénitentiaires avaient dû utiliser la force pour maîtriser ce colosse, l’un d’eux pratiquant une clé de bras au cou, ce qui a provoqué la fracture du larynx et, finalement, l’étouffement du prisonnier. Selon Mes Cloet et Lauvaux, parties civiles, cette clé de bras, maintenue en dépit des râles de la victime, constitue une atteinte à l’intégrité physique de la victime. La justification de commandement de l’autorité ne pourrait donc être invoquée, les violences exercées étant disproportionnées, selon les avocats des parties civiles. Le parquet s’est joint à cette théorie en retenant toutefois l’excuse de provocation, puisque les faits ne se seraient pas produits sans la rébellion initiale. Me Gras et Lothe, conseils des agents, ont sollicité l’acquittement des prévenus. Selon eux, l’unique but des prévenus était de maîtriser le détenu, et non de lui faire mal. Vu les circonstnces, la force était proportionnée et son usage constituait une absolue nécessité. L’issue fatale ne pouvait en outre être prévisible. Jugement le 28 novembre.

Presse carcérale (Belga, 31 octobre 2012)

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[Chronique de Youv derrière les barreaux] « Chuuuuuuuuuuuuutttttttttt mais tais-toi langue de pu*** »

http://juralib.noblogs.org/files/2012/09/0513.jpg[29 février 2012]
Lettre brouillon chiffon sur les balances

LETTRE BROUILLON C’EST TOUT CE QU’ILS MÉRITENT…

Chuuuuuuuuuuuuutttttttttt mais tais-toi langue de pu***

Tu mérites même pas que je te consacre une lettre donc je t’envoie ce brouillon tu fais partie d’une race en voie d’augmentation les temps ont changé moi j’ai connu une époque où tes semblables longeaient le mur de la cité et de la promenade main­tenant à c’qu’il paraît ça bombe le torse normal comme si de rien n’était.

Tellement vous parlez trop les keufs vous mettent des gifles pour que vous arrêtiez de jacter.

Tu connais tout sur tout le monde, tu baves sur les gens clean mais t’es trop peureux pour faire comme eux. Donc tu mets tout en œuvre pour leur mettre des bâtons dans les roues sale JALOUX.

Tu es la cause de 95 % des frères incarcérés, sans vous les cours de promenade seraient vides.

Une grosse trompette dans la cité t’es un CLOWN.

Tu ficha la famille sans honte tes proches t’ont renié tu es grillé jusqu’au bled malgré ça c’est plus fort que toi tu peux pas t’empêcher de parler C’EST UNE MALADIE INCU­RABLE dans mon affaire tu as fait fort coup de téléphone anonyme et t’as tout dit !!!!

Par ta faute la police se sont mis sur nos côtes et nous ont plus lâchés jusqu’à nous péter.

Mais t’inquiéte pas j’ai une petite idée sur ton identité je te réserve une surprise à la hauteur de ton BLA-BLA.

Je vais te couper l’envie de dénoncer qui que ce soit franchement tu ne mérites pas ce courrier tellement tu es du VENT à mes yeux, mais ma plume a insisté donc j’ai pris un BROUILLON et gribouillé ces quelques lignes pour dénoncer TA BOUCHE DE LÂCHE désinfecte-la avec du javel et même comme ça je suis sûr tu parleras toujours autant. Faut être RADICAL et te COUPER la langue. Même muet tu trouveras le moyen de donner, balancer, écrire, montrer du doigt ceux que tu vois.

J’ai le SEUM contre les gens comme toi car la vie de certains de mes frères [a] basculé le jour où t’as pris le combiné de cette cabine publique composé le 17 et bavé, craché ton venin, quand tu fais partie d’une équipe ou d’[une] organisation quand tout va bien tu as l’air d’un mec réglo en apparence et quand ça se passe mal quand tout le monde finit en garde-à-vue ta nature reprend le dessus, [tu] négocies ta libération, tu te mets à table balances tout le réseau et je suis SÛR que tu es prêt à vendre même ta daronne pour sauver ta peau (mais ferme ta bouche) mets-la en veilleuse le pire c’est que vous avez de beaux jours devant vous car la poucave est devenue un métier rentable, je suis dépassé par les événements…

Ça joue les fous protégés par la police mais tôt ou tard quand t’auras plus d’infos à leur donner tellement que tu as balancé toute ta ville ils te jetteront et vous finirez travestis dans un bois je pourrais parler des heures de cette race de donneuses, mais je pense que j’en ai trop dit j’ai déjà gaspillé trop d’encre pour ces langue de p****.

NIQUE LA BALANCE

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[Strasbourg, vendredi 16 novembre] Conférence « La vie des victimes de la catastrophe de Fukushima »

Conférence d’un militant japonais en France : infos et demande d’aide
Conférence « La vie des victimes de la catastrophe de Fukushima »

Kazuhiko Kobayashi, militant antinucléaire japonais fortement touché par la catastrophe de Fukushima, donnera une conférence au Fec de Strasbourg, vendredi 16 novembre. Il évoquera le mouvement de résistance au redémarrage des réacteurs, dénommé « Révolution des hortensias », témoignera de la vie des victimes directes de la contamination et présentera un projet citoyen de construction d’une clinique indépendante pour les malades de Fukushima.

« Ces malades sont généralement soignés par des médecins corrompus. Les mères d’enfants malades sont déboutées de leurs demandes de prise en charge par ces médecins et risquent d’être soumises à un traitement de défaveur si elles persistent à vouloir soigner leurs enfants. L’État refuse de voir la vérité », estime Kazuhiko Kobayashi. Ce projet est présenté en anglais sur le site internet : www.clinic-fukushima.jp/english

Y ALLER : Conférence de Kazuhiko Kobayashi vendredi 16 novembre à 20h, au Fec, 17 place Saint-Étienne à Strasbourg.

URGENT : Nous recherchons des personnes ou assos pouvant l’accueillir pour le même type de conférence (il est en France spécialement pour ça) du côté de Lyon, Clermont Ferrand et La Hague / Flamanville (mouvement anti-THT ?). Besoin d’un lieu de conférence et d’un hébergement. Parle couramment allemand, assez bien anglais, très peu français.

Pour toute info, merci de contacter Thomas Jochim de ma part (Thomas parle très bien français).

Merci à tous
Stéphanie

Mailing du Collectif des irradiés, 3 novembre 2012

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[Thanks for the future] Compte-rendu du week-end de lutte contre leurs méga-projets

Compte-rendu du week-end de lutte contre leurs méga-projets

Nous ne pourrons jamais comprendre le sens de quelque chose, de quelques phénomènes, si nous ne savons pas quelles sont les forces qui s’approprient ces choses, qui les exploitent, ou s’en emparent. Plutôt que d’en rester au constat d’un territoire quadrillé, occupé à réaménager la permanence de ses dispositifs de contrôle, c’est bien plus l’architecture du pouvoir qu’il nous faut autopsier, interpréter.

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L’apparente neutralité des projets d’urbanisation, qu’ils soient ou non dans une perspective de développement durable, masque difficilement la violence avec laquelle ils nous sont imposés. Les exemples récents de résistance contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, des « No-TAV », ou des « anti-THT » nous révèlent, et nous rappellent avecquelles intensités nous devons faire face à une militarisation du territoire et de nos quotidiens.

Cette rationalisation optimale et coercitive de l’espace, vise à nous faire admettre, ou plus concrètement à nous soumettre aux principes de l’ordre dominant. La métropole et le désert sont comme des formes uniques et omniprésentes. Une ligne d’horizon qui ne tolère pas de variété, mais seulement l’unicité et la conformité.

Les quatre ateliers développés lors de ce « W.E. de lutte » ont permis d’analyser ces différents thèmes. Les débats qui ont eu lieu, nous ont donné l’impression qu’il serait trop simple de les achever avec le sentiment d’avoir rendu perceptible l’action du pouvoir, comme de ceux qui luttent. Nous souhaitons que ces réflexions permettent de concrétiser quelques pistes d’applications pratiques…

« Appelés par ce que nous appelons, l’extraordinaire commence au moment même où nous nous arrêtons. »


Atelier « Dans un espace normalisé et aseptisé, comment résister en créant ? »

À partir de quatre concepts d’urbanisme présentés rapidement (la spécialisation de l’espace (zoning), la régulation sociale de l’espace et notamment son embourgeoisement (gentrification), la normalisation de l’espace (normes et standards de la production urbanistique contemporaine) et le contrôle de l’espace (prévention situationnelle), nous dressons le portrait d’une ville dans laquelle il est de plus en difficile de développer des modes de vie hors carcan (le squat mais pas seulement : SDF, zonards, manifestations classiques ou tentatives de réappropriation de l’espace public sont rapidement chassés de l’espace urbain qui doit être propre, maîtrisé, sans accrocs). Comment nos actions peuvent-elles nous permettre de résister à cet espace normé et aseptisé et, mieux, permettre d’en créer d’autres.

À partir de retours d’expériences militantes diverses comme celle de « Débattons dans les Rues » (réappropriations de la rue avec des gens d’horizons différents : gratuité ; volonté de créer quelque chose dans l’espace public ; paroles boxées, débats, zones de gratuité, porteurs de paroles), celle, italienne, du marquage régulier de l’espace public (par des tags ou des graphs récurrents annonçant la  tenue d’une action ou simplement permettant une inscription dans l’espace public), celle, allemande, du Mithausen Syndikat (achat collectif de lieux alternatifs) et bien d’autres (expériences de squat, jeu sur les lieux aux marges privés, publics, communs), nos discussions font rapidement émerger deux enjeux : la nécessité de créer et de faire vivre des lieux alternatifs et celle de se saisir de lieux publics pour s’y inscrire et se les approprier.

Un objectif se dégage de nos discussions : lier appropriation de l’espace public (extérieur) et de l’espace privé publicisé (intérieur) dans une démarche globale. Nous établissons qu’il est nécessaire d’être présents dans l’espace public mais aussi d’avoir des lieux pour se réunir, penser et s’organiser et plus pragmatiquement mettre en pratique des idées et les partager avec ceux qui le souhaitent. Pour ce faire, il semble nécessaire de réfléchir aux temporalités de nos actions, puisque nos techniques d’appropriation de l’espace intérieur (le squat pour l’essentiel) ne résistent généralement pas à la répression plus de quelques jours, investir l’espace public avant d’envisager de s’installer à l’intérieur afin de s’inscrire dans une dynamique impliquant au-delà de nos seuls cercles militants semble une idée à développer. Ceci pose la question de savoir ce qu’habiter un espace veut dire : habite-t-on un lieu, quel qu’il soit, parce qu’on y réside ou plutôt parce qu’on l’occupe, le mobilise, le transforme ? Et, conséquemment : comment pouvons-nous inscrire durablement dans un lieu public afin de rendre notre présence incontournable ? Autrement dit, comment pouvons-nous transformer des actions souvent éphémères en une logique cohérente signant la permanence de notre présence ? S’inscrire dans la mémoire des lieux et dans leur existence sociale est une nécessité : on fait comment ?

L’atelier se conclue sur la volonté de poursuivre la réflexion et de la traduire en actes sur un ou des lieux de Tours, rendez-vous sont pris pour tester des choses.


Atelier « Échographie de collectivité en lutte »

Projection d’un court-métrage sur « l’Hétérotopie ».

Comme dans une famille, il y a dans les collectivités une volonté de transmission de mémoires sur courte et longue durée. Mais à la différence de la famille l’engagement est électif (a-t-on vraiment toujours le choix ?).

Question des rôles de chaque individu : reproduction de la division du travail social au sein de la collectivité. Reproduction des déterminismes qui pose la question : est-ce qu’on masque des inégalités profondes dans ce type de communauté ?

« Il faut pousser l’individu jusqu’à émanciper ses problématiques personnelles et se libérer des codes sociaux et de ces déterminismes ».

On remarque une certaine uniformité dans l’origine, le parcours des membres de ces collectivités. L’entrée dans le groupe est en quelque sorte prédéfinie par une situation sociale.

L’affect est primordial, on recherche une communauté d’idée (par exemple une certaine notion de l’égalité).

Rapport de méfiance à l’extérieur / protection des individus dans le « clan ».

Chacun occupe un rôle défini qui peut être enfermant (avec comme solution la sortie de la communauté). Quelle place laisse-t-on alors au choix ?

Nécessité de se poser la question du type d’égalité : Égalité sérielle : valorisation de certains rôles. Équivalence des rôles : possibilité de changer de rôle sans perdre sa place dans la collectivité, sa valeur pour la communauté.

Problème de la dépendance vis à vis des personnes qui jouent un rôle important dans la collectivité. Comment faire quand surgit un problème psychiatrique par exemple ? Finit souvent par l’exclusion de la personne. Problème de la surprise : changement brutal qui produit, révèle, un « mal communautaire ».

Mais la collectivité peut aussi permettre une prise en charge de la personne. Il faut alors éviter l’infantilisation, la reproduction d’une domination.

La création du collectif comme « contrat social » ? Faut-il privilégier les règles formelles ou informelles ? Les règles formelles permettent une lisibilité qui offre la possibilité à l’individu de « ne pas se laisser absorber par le groupe ».

« On cherche la liberté pour tous », mais comment gérer le fait que d’un côté la collectivité gène l’extérieur, et qu’au sein même de la collectivité, l’individu puisse gêner ? « Schizoïde ».

Texte (de F. Tosquelles) sur la résistance qui crée un « entre soi » avec des gens différents (exemple d’un asile sous l’occupation, entre psychiatres, résistants, et psychiatrisés).

Problème des prises de paroles : nécessité de dynamisme et de parler des rôles et des déterminismes pour les bouger. Par exemple problème des genres : exemple du texte La communauté terrible — les femmes doivent-elle se « viriliser » ? Ou peuvent-elles conserver des spécificités de genre ? Nécessité de discuter des rôles genrés pour les déconstruire.

« C’est comment on vit le problème, comment on le pense » du coup nécessité de regarder d’autres collectivités, d’autres façons de faire.


Atelier « Désertion et nomadisme : mouvements et perceptions du pouvoir »

Problématique principale autour du constat d’Anna Ahrendt : la forme impériale de l’État-nation s’est répandue et se reproduit plus ou moins à l’identique sur tous les territoires… Existe-t-il encore des marges pour d’autres formes d’organisation sociale ? Quelles perspectives pour les luttes qui ne souhaitent pas s’intégrer au pouvoir (à la différence du réformisme, de l’interventionnisme institutionnel, etc.) ?

Deux exemples d’organisations de luttes nomades : la Smala d’Abdelkader (capitale itinérante algérienne en résistance contre la colonisation française), et la création de l’ELZN (la force zapatiste).

Qu’est ce qui distingue ces formes d’organisations, de la création d’un appareil d’État ? Mise à distance de la théorie de Sartre (« La république du silence ») qui pense que se sont les deux faces d’une même pièce, et que la vocation des machines de guerre nomades est de prendre le pouvoir.

Analyse de P. Clastres sur la notion de guerre, comme moyen de conjurer la formation d’appareil d’État.

Le problème des sciences mineures, comme devenir nomade : analyse des travaux d’Anne Quirien sur les compagnonnages et les bâtisseurs d’églises gothiques. Leurs rapports fondamentalement différents à la construction : plan à même le sol par opposition au plan métrique hors chantier de l’architecte, formation interne par initiation, etc. Nécessité pour l’appareil d’État de gérer et de fixer les corporations, de faire passer dans toutes les divisions du travail la distinction de l’intellectuel et du manuel. Nécessité d’une déqualification du travail, et du recours à une main d’œuvre forcée…

Actualité des formes de vies nomades : Les machines de guerre nomades se constituent à la fois par un phénomène de « désertion » et leurs capacités à « faire peuple » dans un en-dehors de l’appareil d’État.

Problème, ou pas, de la confusion entre nomadisme et parasitisme… (Deux textes : A. Brossat « Nous sommes tous des voleurs de poules roumains » sur les pratiques de désertion d’une partie de la jeunesse, et du vol comme « science du dispositif ».)

Si le nomadisme est l’apologie du mouvement, de la flexibilité, il peut, s’il se décharge de son potentiel de lutte et de résistance, tout à fait être soluble dans le capitalisme à l’image de la fuyante main invisible du marché.

Questions/critiques autour de la capacité et de la pertinence à habiter un en-dehors de l’appareil d’État. Critiques de l’alternativisme et nécessité toutefois de réaliser des expériences collectives et sociales « autres ». Discussions autour du nomadisme, de la désertion, et de la constitution d’un sujet politique en-dehors du concept du sujet-citoyen. Rapport de positivité, ou de perte de négativité vis à vis des conflits qui traversent la société ? Nouvelles formes de luttes sensibles face à un milieu social et un quotidien toujours plus conformiste, et répressif.


Atelier « guide juridique d’autodéfense face aux expulsions »

Nous avons décliné cet atelier en deux parties : une première concernant les expulsions locatives et sans droit ni titre, et une seconde sur les expulsions d’habitats légers.

En ce qui concerne les expulsions locatives et sans droit ni titre, nous avons essayé de décrypter les différents textes de lois, et de synthétiser le sens de ceux-ci. Nous avons discuté autour des différentes manières de se défendre juridiquement face à une expulsion, en essayant d’inclure les conséquences juridiques. Différents exemples ont été présentés par des individus ayant eu des expériences juridiques dans ce domaine.

Par manque de temps, nous n’avons pas pu parler des expulsions d’habitats légers.

Nous avons essayé de réfléchir à la création d’un outil, selon différents supports (papiers, site internet, blog…) qui permette à la fois de clarifier certaines notions juridiques, tout en y mêlant des astuces pour contourner, gagner du temps, etc. À travers cet outil, il nous semble surtout indispensable de mettre à la fois en perspective le juridique et les moyens de lutte.

Thanks for the future

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« L’Ennemi intérieur au Val Suse » ?

« L’Ennemi intérieur au Val Suse » ?

J’ai lu un article intitulé L’Ennemi intérieur en Val Suse, publié le 26 octobre en France, sur “Le Jura Libertaire”. Je suis un No Tav convaincu et je suis aussi convaincu, comme tous les No Tav, que l’extension de la lutte en France soit de grande importance pour son succès. Dans ce papier en revanche, sont énumérées une multitude de critiques au camping de Chiomonte, et surtout une série assez longue de mensonges. J’ai passé tout l’été (de même que tout l’été précédent) à Chiomonte et j’ai participé aux initiatives de lutte et de résistance contre la militarisation. Quand je ne suis pas en vallée, j’habite au centre social Askatasuna de Turin, mentionné à plusieurs reprises dans le document et décrit comme organisateur ou  « gérant » du camping.

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Sauf que L’Été No Tav n’a pas été organisé ni géré par mon centre social (avec lequel les signataires du texte identifient probablement, de manière imprécise, tout/e/s les camarades autonomes de Turin et de Val Suse) mais, pour la première fois, par la coordination des comités de la vallée qui se sont réunis pendant tout l’été dans les différents villages.

Dans le document il est affirmé qu’à cause des « autonomes de l’Askatasuna », la cuisine et le bar n’étaient pas autogérés, qu’on y mangeait de la viande et qu’un prix minimum à 1 euro avait été fixé. Toutefois, il n’en a pas été ainsi : la cuisine a été autogérée par les comités (animés par la population de la vallée) et ce par décision du comité de coordination, tandis que le bar a été géré dans un premier temps par le Komitato Giovani No Tav (Komité Jeunes No Tav) de la vallée et par la suite par tous les participants au camping, sur la base d’un planning autogéré et de référents choisis pendant les assemblées.

Tous ces choix, y compris celui de ne pas bannir la viande des repas et de demander la contribution d’un euro, ont été faits par le mouvement et non par une de ses composantes.

Je ne comprends pas pourquoi diffuser des informations mensongères sur des sujets apparemment peu approfondis.

Sur certains points vous avez raison : le mouvement par exemple, devra faire davantage d’efforts pour trouver des interprètes et permettre une meilleure traduction pendant les assemblées. Il est en effet évident que vous avez peu et mal compris ce qui s’est passé. Revenons par exemple sur les faits du 15 août dernier : pendant la nuit des feux, bien que l’assemblée du camping ait choisi une modalité de lutte tranquille pour la soirée, certains camarades ont commencé à endommager le mur du chantier en Val Clarea. Il n’y a alors eu aucune dramatisation de cette initiative, mais une confrontation très tranquille à l’issue de laquelle a été convenu que ce n’était pas la peine de lancer un affrontement avec la police ce soir-là afin de respecter la décision de l’assemblée. C’est pour cela qu’il a été expliqué à ceux qui voulaient réagir aux canons à eau, que dans cette situation-là, il était préférable d’avoir tous le même comportement.

Le mouvement No Tav s’est toujours approprié les modalités d’actions collectives, ce n’est pas une grande nouvelle ; mais il ne faut pas juste en avoir conscience lorsque ces modalités sont satisfaisantes, amusantes ou encore individuellement partagées. Chacun est libre de ne pas reconnaître le contexte collectif comme lieu décisionnel, sur la base de ses propres idées, mais il ne peut imposer cette attitude et ses idées à un mouvement populaire qui, pendant des années, a choisi l’assemblée comme forme la plus judicieuse pour permettre à toutes les instances de se confronter et produire une initiative collective. Les idéologies n’ont rien à voir, c’est une question de respect et de méthode. Le mouvement a fait ce choix de façon autodéterminée et ne peut se soumettre à aucune autorité extérieure, et à la vôtre non plus ; il ne suffit pas de se définir « anti-autoritaire » pour être considéré respectueux de l’autonomie et de la liberté des parcours de lutte … il est nécessaire de le démontrer dans les faits.

Je trouve pathétique que vous insultiez les No Tav qui vous ont invité à respecter les décisions de l’assemblée, en les appelants « policiers ». Bien loin d’illustrer votre « anti-autoritarisme », vous ne donnez la preuve que de votre incapacité à respecter les autres, je ne dis pas dans la discussion, mais ne serait-ce que dans l’offense. Au lieu de désigner certains No Tav comme « policiers », il aurait été plus pertinent de votre part d’éviter de fournir aux vrais policiers (italiens et français) des informations détaillées sur des présumées décisions que les camarades (rendus identifiables grâce à vos indications sur le nom de notre endroit occupé) auraient pris en matière de pratiques illégales à propos de la journée du 31 août et de son « organisation » présumée.  Cela, surtout dans un contexte comme celui de la Val Suse, caractérisé par le recours à outrance à la répression carcérale et à la militarisation du territoire. La résistance n’est pas un jeu et il faut se rendre compte de ce que l’on écrit, où et comment on le fait.

Le paradoxe réside dans le fait que ce que vous publiez sur internet à ce sujet est complètement faux. Vous nous « accusez » d’avoir déplacé l’initiative du 15 au 31 août … mais vous ne savez pas de quoi vous parlez. Je me contenterais de préciser (le reste est inadapté à ce moyen de communication) qu’une initiative en Clarea pour le 31 août a été proposée par le mouvement universitaire, puis reprise par la coordination, mais ce divers jours après le 15 août. Je n’arrive pas à comprendre la raison de ces inventions grossières. De même, les polémiques sur les horaires des assemblées me semblent stériles. Que faisiez-vous donc lorsque les assemblées étaient organisées et annoncées ? Dormiez-vous (agités) en rêvant à Lénine entrant dans votre tente ? Peut-être pensez-vous que le mouvement No Tav, ou les autonomes italiens qui vous préoccupent tant, ont eu peur de la puissance de rupture qu’auraient eu vos positions, si vous aviez participé aux assemblées ? Je vous assure, en toute honnêteté, que vous êtes en train de vous surévaluer.

Vous faites de même quant à vos actions : je trouve embarrassant que vous vous soyez auto-décrits comme l’avant-garde militaire prête à pourvoir aux déficiences des militants No Tav italiens. Je ne rentre pas dans les détails pour d’évidentes raisons, mais ceux qui connaissent les faits sauront se forger leur propre avis. Les révolutionnaires dans tous les cas, ne nécessitent pas l’utilisation de ces tons, ni de se vanter d’actions vraies ou romancées, car il est du devoir de tout/e/s militant/e/s d’agir contre l’oppresseur. Ici nous sommes tous camarades et il n’y a pas de héros. La/e militant/e n’agit pas par narcissisme ou pour des problèmes d’estime de soi et a appris de la rue qu’il faut se méfier de ceux qui font un usage emphatique des mots.

En effet, j’ai bien peur que vous préfériez l’image des choses à leur réalité. Car la réalité, et surtout celle du conflit, n’est possible que grâce à l’organisation, comme le reconnaissent même les anarchistes qui luttent dans l’objectif d’ébranler concrètement le système. Étiez-vous vraiment là le 31 août ? On dirait plutôt que vous avez vu un film, c’est peut-être pour cela que vous vous êtes souvenus des Tute Bianche. Cette nuit-là aucun canon à eau n’a été incendié, alors que vous déclarez en avoir vu brûler deux ; j’espère que vous n’en êtes pas réduits au point de confondre un  canon à eau avec quelques tessons de bouteilles. C’est ce dernier point qui a été discuté en assemblée (sans faire de noms et sans mettre en danger qui que ce soit) : si les choses se font bien et de manière organisée, c’est utile ; sinon cela risque seulement de devenir ridicule ou pire de causer des dégâts (surtout dans un bois). Mais visiblement cette fois encore vous n’avez pas compris, la faute aux traductions sans doute, ou peut-être étiez-vous trop fatigués après une marche trop longue pour vous ? (N’aviez-vous donc pas compris que la résistance NoTav n’est pas un dîner de gala ?).

Parmi toutes ces imprécisions et ces malentendus (puisque je ne veux pas pré-supposer de votre mauvais fois) apparaît de manière flagrante l’incompréhension la plus grave, qui concerne la nature même de la lutte en Val Suse. Vous vous êtes convaincus qu’en son sein se joue une lutte entre courants et factions, en particulier entre deux idéologies, celle “anarchiste” dont vous vous revendiquez, et celle “marxiste-léniniste” et “stalinienne” comme vous la définissez. En réalité, il s’agit d’un mouvement populaire tellement riche qu’en son sein évoluent des personnes dont l’appartenance politique, religieuse et culturelle est des plus variée. Les moments de confrontation ne manquent certes pas, mais toujours dans le respect d’un même principe : la vallée n’a besoin  ni d’idéologie, ni de petits professeurs pour la lui enseigner, qu’ils soient français ou italiens, “marxistes-léninistes” ou “antiautoritaires”. Pour comprendre ces dynamiques – il est bon que vous le sachiez – être présent durant l’été au camping de Chiomonte ne suffit pas, car le mouvement est bien plus étendu et complexe que ce que vous avez eu l’occasion de voir durant ces quelques journées ; mais qui sait dans quel état vous vous retrouveriez après avoir vu tout le reste !

En effet, à la lecture de votre document il semblerait qu’un mouvement populaire vous demande trop d’efforts. Peut-être la variété riche et multiforme des sujets sociaux, qui seuls peuvent remettre en cause – dans la pratique et non seulement en théorie – l’ordre établi, ne vous intéresse-t-elle pas. Vous semblez quelque peu coincés dans l’imaginaire du juste libertaire au cœur pur mortifié par le féroce communiste, ou du dangereux subversif français “contrôlé” et “géré” en Val Suse par le perfide autonome piémontais. Cette représentation des mouvements, ou de ce mouvement, peut éventuellement vous permettre de trouver votre place dans l’univers ; mais nous ne pouvons pas vous aider, car ces schémas-là nous les avons abandonnés depuis longtemps. Pour le reste, outre les vacances en Val Suse, offrez-vous également des vacances à l’intérieur du monde dans lequel nous vivons, France comprise. Vous ferez sans doute beaucoup plus peur à vos ennemis, et surtout vous apprendrez à dépasser vos métaphysiques identitaires. Car tel que l’écrivirent ceux qui ont réellement réussi à vaincre quelques autoritaires : « Die Mauer [ist] im Kopf » [« Le mur [est] dans la tête »]…

Un autonome turinois
Comité No TAV Paris, 4 novembre 2012

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[Zonz’ de Fleury] Vérité et justice pour Gourdana

Grève de la faim en prison après la mort d’une détenue

Gourdana est morte hier à Fleury, vraisemblablement d’un problème cardiaque. Les détenues ont manifesté estimant qu’elles n’ont pas un accès convenable aux soins.

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FLEURY-MÉROGIS, HIER SOIR. Une majorité des 300 détenues de la prison n’ont pas voulu dîner en signe de protestation après le décès d’une prisonnière.

Ambiance de mutinerie à la maison d’arrêt des femmes. Hier, près de 80% des 300 détenues de la prison de Fleury ont refusé de dîner pour protester après la mort de Gourdana. Dans l’après-midi, une cinquantaine d’entre elles avaient refusé de rentrer de la cour de promenade. Les équipes régionales d’intervention et de sécurité de Paris avaient dû intervenir pour rétablir l’ordre.

Cette prisonnière de 34 ans, incarcérée depuis près d’un an, a été retrouvée morte dans sa cellule vers 7 heures. Une autopsie sera réalisée afin de connaître les causes du décès. L’enquête menée par la gendarmerie devra déterminer s’il n’y a eu aucune défaillance des médecins. Car la veille déjà, en fin d’après-midi, cette mère de famille s’était plainte de maux de ventre et de douleurs thoraciques. À 22 heures, la détenue qui partage la cellule avec Gourdana frappe à la porte pour alerter les surveillants de l’état de santé de son « amie ». Un médecin est appelé mais il ne se déplace pas. Dans la nuit, une deuxième fois les prisonnières demandent à voir un généraliste. Cette fois, un diagnostic est établi en parlant au téléphone avec Gourdana. Les deux détenues se couchent. Et le lendemain la victime est découverte dans son lit avec la peau déjà bleue. Les soins prodigués ne parviennent pas à la sauver.

« Cela arrive que les pompiers soient obligés de faire le travail des médecins », témoigne un surveillant qui confirme le déroulement des faits. « S’il y avait plus de moyens pour les surveillants et les médecins, on pourrait éviter ce genre de drame, avance Gérald Ferjul, délégué syndical Usap-Unsa. Ce qui s’est passé est triste. Cela nous choque tous. » Les médecins et les principaux protagonistes ont été entendus par les gendarmes. « Les conseils du généraliste semblaient avoir soulagé la détenue, commente une source proche du dossier. Pour le moment, rien ne permet de dire qu’il y a eu un problème du corps médical. » L’administration pénitentiaire n’a pas souhaité commenter l’enquête en cours.

Par ailleurs, un détenu a eu le doigt sectionné après avoir été mordu par un autre prisonnier jeudi à la maison d’arrêt des hommes. L’agresseur présumé, était libérable la semaine prochaine.

« Il est impossible de voir un médecin rapidement »
IVANA écrouée à Fleury

Comme quelques autres détenues de la maison d’arrêt des femmes de Fleury, Ivana [Le prénom a été modifié] possède un téléphone portable. Contactée hier soir, elle raconte les raisons de ce mouvement de protestation.

« On s’est parlé en promenade et on a toutes décidé de refuser de manger ce soir (NDLR : hier soir), indique cette femme, très remontée.

On veut marquer le coup. Pour vous, à l’extérieur, ça n’est peut-être rien, mais sachez que c’est un geste fort ici. On en a marre. Car, quand on est malade, il est impossible de voir un médecin rapidement. Une détenue ne peut pas rencontrer un généraliste avant trois jours. Et encore, il faut que ce soit grave. Là, c’est la même chose. Gourdana a appelé à l’aide pendant une journée. En vain », accuse cette femme qui dénonce également des « conditions de détention abominables ». « On mourait de froid jusqu’à la semaine dernière, quand ils ont enfin décidé de brancher le chauffage. »

La manifestation d’hier ne devrait pas s’arrêter là. « Les jours prochains, on refusera de rentrer de promenade pour que Gourdana ne soit pas oubliée. Et que l’on ne camoufle pas encore une fois la mort d’un ou une détenue. »

Presse carcérale (Florian Loisy & Louise Colcombet, LeParisien.fr, 3 novembre 2012)

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Mort aux El-Assad et à tous leurs complices !

Un acteur syrien tué par des rebelles

L’acteur syrien Mohamed Rafea, fervent défenseur du président Bachar el-Assad, a été abattu par des rebelles qui l’accusaient de faire partie des chabbihas, les milices civiles du régime.

L’acteur, qui a notamment joué dans le feuilleton syrien « Bab al-Hara », célèbre dans tout le monde arabe, avait été enlevé dans la nuit de vendredi à samedi dans le quartier de Barzé à Damas, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

L’OSDH cite des militants sur place qui affirment que Mohamed Rafea fournissait aux redoutables renseignements syriens des informations sur les manifestants hostiles au régime. Toujours selon ces militants, les rebelles auraient découvert sur lui un pistolet ainsi qu’une liste de personnes recherchées par les autorités.

L’OSDH, qui s’appuie sur un réseau de militants et de sources médicales à travers la Syrie, a recensé plus de 36.000 morts depuis qu’a éclaté en mars 2011 une révolte populaire qui s’est militarisée face à la répression.

Leur presse (Agence Faut payer, 4 novembre 2012)

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[Notre-Dame-des-Landes/Tulle] « PS = Vinci = CRS »

Tulle : des tags sur la fédération du PS

La façade de l’immmeuble abritant la fédération du parti socialiste de la Corrèze à Tulle a été taguée dans la nuit de vendredi à samedi, a-t-on appris auprès du PS.

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Les inscriptions « PS = Vinci = CRS », « collabo » et « Non à l’Ayraultport » (référence au projet d’aéroport contesté de Notre-Dame-des-Landes en Loire-Atlantique, cher au premier ministre Jean-Marc Ayrault, ndlr) ont été apposées à la bombe de peinture noire sur la façade du bâtiment.

Jean-Marc Seijo-Lopez, premier secrétaire fédéral du PS de la Corrèze, a déposé plainte cet après-midi au commissariat de Tulle : « c’est une vision de la politique qui n’est pas la nôtre. Nous condamnons cet acte de vandalisme », a-t-il indiqué à un correspondant de l’AFP.

De son côté, le maire PS de Tulle, Bernard Combes, a regretté auprès de ce correspondant « qu’on n’ait pas trouvé des moyens d’expression autres ». « C’est déplorable et cela abîme la cité », a déclaré le successeur de François Hollande à la mairie de Tulle.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (Agence Faut Payer, 3 novembre 2012)

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[Chronique de Youv derrière les barreaux] « À tous les immigrés morts dans des soutes à bagages, dans des embarcations sommaires exploités par des passeurs sans pitié complices de Babylone »

http://juralib.noblogs.org/files/2012/09/0513.jpg[25 février 2012]
Partie sans papiers

Un jour en allumant la télé j’ai vu des CRS expulser des sans-papiers réfugiés dans une église sans épargner femmes et enfants comme du bétail. Ce fait divers m’a marqué et m’a inspiré ce texte.

SANS-PAPIERS,

Parti de ton village, d’une contrée lointaine originaire d’Afrique adolescence passée à la madrasa tu as des échos qu’il existe une vie meilleure en Occident ton rêve le plus fou c’est d’y accéder par tous les moyens pour améliorer ton quotidien et celui de ta famille. Tu as un cousin éloigné qui lui a déjà fait ce voyage tu le contactes il te met en relation avec des passeurs qui te demandent une somme à quatre chiffres tu hypothèques tout le bétail des tiens pour acheter ta place sur cette pirogue vous êtes entassés à cinquante sur un radeau prévu pour cinq prie Dieu pour arriver sain et sauf, plusieurs jours à errer sur la Méditerranée les passeurs n’étant pas suicidaires sont restés lâchement sur la rive. Une vague imprévue vient briser votre embarquement en deux les trois quarts des victimes de leurs rêves meurent sans même arriver au large des côtes occidentales tu t’en sors par miracle tu es repêché par un bateau policier c’est les menottes aux poignets que tu sors de ton enfer.

On te mitraille de questions que tu ne comprends même pas, même leur traducteur ne parle pas la langue de ton village tu t’inventes une nationalité inexpulsable que tes bourreaux t’avaient soufflée à l’oreille avant d’embarquer pour la mort. Un mois au centre de rétention ne sachant pas quoi faire de toi ils te libéraient avec une sommation de quitter le pays sous huit jours par tes propres moyens à compter de cette date tu deviens « un clando » un sans-papiers, un fugitif, l’ennemi public numéro un pour un certain Premier ministre de cette République tu sors de ta poche un papier plié en dix plastifié avec un sac poubelle que tu gardes au fin fond de ton jean depuis ton départ du village il y est inscrit le nom d’un de tes cousins qui loge dans un foyer Sonacotra de la capitale française tu t’y rends aussitôt, les retrouvailles furent chaleureuses il t’explique le comportement à tenir à chaque sortie en public tu risques ta vie à la vue d’un képi ton cœur se brise tu enchaînes les boulots au noir de tout temps à toute heure sans te plaindre, tes patrons connaissent ta situation donc t’exploitent un maximum et te payent une bouchée de pain puis montré du doigt par ce système accusé à tort de VOLER LE TRAVAIL DES FRANÇAIS considéré comme un sous-homme voilà déjà dix ans que tu es dans l’Hexagone tu envoies chaque mois la moitié de ce que tu gagnes au pays tu fais vivre tout ton village tu es devenu la fierté des tiens. Tu finis par épouser une femme qui est dans la même situation que toi de votre union naît une magnifique fille, elle on peut rien lui reprocher elle est née sur le sol français donc scolarisée mais elle ne comprend pas pourquoi ses parents longent les murs pour venir la chercher à l’école pourtant ça fait déjà quinze ans que ses parents bossent à plein temps cotisent et payent les impôts à la seizième année en rentrant du boulot le père croise des militaires du plan Vigipirate catastrophe retour à la case départ centre de rétention. La FRANCE ne veut rien savoir malgré que t’as femme et enfants te ligote et te jette dans un charter direction ton village, au même moment un certain Premier ministre instaure une loi totalement raciste qui consiste à éradiquer tous les sans-papiers de ce pays la chasse à l’homme est lancée les immigrés sont traqués, dénoncés, délogés des foyers et des squats par instinct de survie ils se regroupent en masse dans une célèbre église ils se pensaient à l’abri que jamais la police oserait venir les chercher dans ce lieu saint mais à l’approche des élections Babylone sans scrupule donne l’assaut, les CRS chargent menottent femmes et enfants direction les nombreux centres de rétention pourtant ils étaient venus en paix mais on leur fait la guerre.

TRISTE ÉPILOGUE.

Donc moi descendant d’esclaves tout ça me touche en plein cœur je suis militant de rien du tout, mais je dis que la France a oublié son passé c’est ces mêmes immigrés qu’ils ont envoyés en première ligne en temps de guerre, les tirailleurs sénégalais et algériens ont marqué l’histoire de France. La France a soudain un trou de mémoire sans parler de nos parents qui ont reconstruit ce pays de leurs mains.

Je dédie ce texte à tous les immigrés morts dans des soutes à bagages, dans des embarcations sommaires exploités par des passeurs sans pitié complices de Babylone.

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[Notre-Dame-des-Landes] L’opération César s’embourbe

[Notre-Dame-des-Landes] L’opération César s’embourbe

Cela fait maintenant trois semaines que l’État, Vinci, sa filiale AGO et les forces du désordre nous harcèlent jours et nuit en détruisant nos lieux de vies. De l’autre côté, la solidarité continue de s’amplifier, de nouvelles personnes affluent chaque jour, renforçant, de fait, notre présence sur la ZAD et la résistance à l’envahisseur et envers ce projet absurde et mégalo d’Ayraultport.

Les forces du désordre et les gros vilains qui gravitent autour commencent sérieusement à s’embourber pour notre plus grand plaisir…

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La cabane du Far-Ouezt

Occupation du Tertre

Jeudi, une nouvelle maison se vide de ses habitant.e.s. Des occupant.e.s super motivé.e.s s’empressent de réoccuper la maison le vendredi matin vers 11 heures.

6 de nos camarades montent directement sur le toit. Le reste occupe l’intérieur de la demeure laissée vacante.

Les flics se pointent une première fois dans l’après-midi pour évacuer les gens à l’intérieur de la maison et laissent sans explication logique nos camarades perché.e.s sur le toit et finissent par partir. Juste après le départ des Play-Mobiles tout le monde s’empresse, bien évidemment, de revenir sur les lieux.

Bilan, une nouvelle opération de répression policière pour rien sauf pour les contribuables qui continuent à casquer.

La deuxième fois, les condés se pointent le soir vers 19h30 en surprenant tout le monde. La boum anti-aéroport qui était prévue ne se fera pas. Vraiment pas fair-play ces Play-Mobiles ! Tout ce qui était dans la maison est perdu dont 4 pacs de bière ! Qu’ils s’étouffent avec !

Ils annoncent les trois sommations de rigueur en deux secondes chrono et chargent direct. Tout le monde se met à paniquer et s’enfuit dans les champs.

Cinq de nos camarades remontent sur le toit à la va vite. Une nacelle les récupère en 15 minutes. Nos potes sont dans la foulée conduit.e.s au poste.

L’occupation est terminée.

La maison est détruite dans la foulée sans désamiantage préalable, en mode gros bourrins, en dehors de toutes les procédures habituelles d’hygiène et de sécurité. Illégalité sur toute la ligne !

Une fois n’est pas coutume, l’État Ripoux-blicain, premier délinquant de France, montre le mauvais exemple.

Bilan répressif de la journée : 6 camarades interpellé.e.s. 4 sont relaché.e.s après vérification d’identité vers 23h30, un.e cinquième pote peu de temps après et le dernier de nos compagnons de lutte devait être libéré.e dans la matinée.

Jeudi, barricades entre les Planchettes et la Paquelais : les Play-Mobiles en mode masos se gazent tous seuls et se prennent une raclée en bonus.

Deux nouvelles barricades se sont dressées dans la nuit de mercredi à jeudi pour faire face à nos agresseurs sur la D281 grâce à l’énergie et à l’enthousiasme de nos camarades qui nous ont rejoint.e.s dans la lutte.

Le jeudi matin, plein de potes ultra-motivé.e.s, dont une majorité d’habitant.e.s de la région et des personnes d’un peu partout en France et en Europe fraîchement venu.e.s  nous rejoindre tiennent fermement les barricades jusqu’à l’arrivée des Play-Mobiles vers 11 heures.

En l’espace de 45 minutes, la barricade-sud est nettoyée par les forces du désordre avec l’appui technique des collabos de la DDE qui se pointe avec un camion-grue. Sous un tir fourni de lacrymos ces casseurs professionnels ripoux-blicains réussissent à détruire la barricade.

Une fois terminée leur sale besogne, toute cette équipe de bras cassés repart sans enlever la deuxième barricade située entre le chemin du Far-Ouezt et celui de la Chèvrerie.

Et hop ! Deux minutes après le départ des forces du désordre, la barricade est refaite.

Environ deux heures plus tard, les Play-Mobiles et les collabos de la DDE se repointent beaucoup plus nombreux avec une dizaine de camions en arrivant comme la première fois par la Paquelais.

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Maison dans les arbres détruite par les forces terroristes de l’État saucialiste

Ils lancent une tartine de tirs lacrymos mais comme dab, les éléments sont avec nous, et ils se prennent les fumées toxiques de leurs armes en pleine poire.

Un mur de 40 légionnaires se forme rapidement. Une partie des forces terroristes ripoux-blicaines passe par les champs pour nous prendre à revers.

Les armées de César passent la première barricade en mode gros bourrins en remontant jusqu’à la deuxième barricade au niveau de la route du Sabot/Far Ouezt.

Au moment même ou ils commencent à tronçonner, la grêle se pointe et les assaisonne copieusement les obligeant à arrêter leurs tronçonneuses.

Après moultes péripéties saisonnières ils arrivent finalement à franchir la deuxième barricade. Ils continuent à repousser les potes jusqu’au carrefour des Fosses-Noires et poursuivent leur incursion dans la ZAD à grands coups de lacrymos.

Le sort s’acharne, les éléments continuent à se déchainer sur les flics, et une fois n’est pas coutume, le vent blindé de gaz lacrymos les asphyxie.

Les Play-Mobiles aveuglés par leurs propres armes de répression (hi, hi, hi) se retrouvent pris à revers par nos camarades. Cachés par les haies, les potes arrivent presque au niveau du camion-pelleteuse qu’ils caillassent. Les sinistres légions lobotomisés du bulbe se précipitent en panique dans leurs camions et partent la matraque entre les jambes.

Et du coup, trois nouvelles barricades se reforment juste après la fuite pitoyable des forces armées terroristes saucialistes.

Aujourd’hui, tout plein de chouettes barricades descendent jusqu’à la Paquelais et remontent de l’autre côté jusqu’au carrefour des Fosses-Noires.

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Maison en argile de la Forêt de Rohanne

Les défaites des légions saucialistes se succèderont malgré une supériorité numérique et matérielle écrasante.

César, tu continues à patauger grave !!! La noyade est pour bientôt !

Vinci hors de nos vies !

Des habitant.e.s de la Zone d’Autonomie Définitive en résistance

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Toutes les infos et plus encore sur le site de la ZAD : Zone À Défendre – Tritons crété-e-s contre béton armé

Bob 92 Zinn, 3 novembre 2012

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[Révolution tunisienne] « Ni laïque, ni islamiste, notre révolution est celle du pauvre »

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Lé 3ilméni, lé islémi Thawritna thawrit zawwali – Feriana, gouvernorat de Kasserine, sans doute début 2012

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[Chronique de Youv derrière les barreaux] « Toujours à deux dans la cité, tu étais mon gilet pare-balles et moi ton kalach on pensait que le monde nous appartenait, on n’avait peur d’aucune armée »

http://juralib.noblogs.org/files/2012/09/0513.jpg[24 février 2012]
Lettre à Kamel 2

Le gardien de mon frère,

Je t’écris ce courrier les mains liées par la douleur car je viens d’apprendre que les porcs t’ont condamné à dix ans ferme pour nos braquages de l’époque, moi j’avais réussi à m’en sortir de justesse. On s’est promis amitié, fidélité jusqu’à ce que la mort nous sépare. Je suis le gardien de mes frères et tu es l’un des plus importants à mes yeux. On choisit pas sa famille mais nous deux on s’est choisis. Toujours à deux dans la cité, tu étais mon gilet pare-balles et moi ton kalach on pensait que le monde nous appartenait, on n’avait peur d’aucune armée. Aucun zoulou nous faisait flipper, peu importe son CV on a toujours répondu à l’appel quand un faux ouf voulait nous test. Même si souvent on risquait d’y perdre nos plumes, notre première vraie rencontre je me souviens c’était sur le terrain de foot de la cité, tes passements de jambes associés à mes crochets aiguisés faisaient la paire, on était complémentaires. Notre association s’est prolongée au-delà des terrains de foot. On a fait les quatre cents coups voire plus LOL, des trucs de ouf indescriptibles, c’est pour toutes ces raisons que ta douleur est devenue mienne. Le pire c’est ce sentiment d’impuissance face à leur condamnation. On arrose un avocat mais pour la plupart du temps il est complice de leur pièce de théâtre. Beaucoup se réjouissent de notre enfermement, toutes ces putes, les faux frères à qui on a coupé la langue trop pendue… Ces balances à qui on crachait au visage ! Tous ces clowns fêtent notre séjour en prison comme une victoire mais frangin on assume le fait d’être des bonhommes « vaut mieux souffrir ici-bas que se réveiller et souffrir de son passé » on n’est l’exemple de personne, un exemple pour personne… Tu es le seul qui peux prétendre me connaître un minimum quand d’autres nous jugent un maximum. Laisse-les parler on a eu ce qu’ils ne posséderont jamais ! C’est pas en bavant sur la vie des autres que tu t’enrichis. La prison nous a ramenés à la case départ, seuls face à nous-mêmes, faut tenir mon frère, tout passe… On est encore jeunes. Dans dix ans la trentaine seulement avec toutes nos dents. La tête haute on ressortira de ce trou à rats. À vos marques prêt feu sortez le premier qui sort prend soin de l’autre inchallah. Nous ici c’est la routine… Promenade, pompes, et les fameuses embrouilles entre quartiers interminables. En ce qui concerne mon affaire ils viennent de nous donner les dates de passage aux assises. Je passe dans deux cours d’assises à Versailles et à Beauvais, en tout une vingtaine de banques. Je sais que l’addition sera salée mais bon j’assume et m’attends au pire une peine à deux chiffres c’est sûr et certain. À Beauvais ils ont accroché que Minipouce et moi, ils nous ont sorti des photos où tu vois un renoi avec des rastas, une grosse barbe, des lunettes de soleil… Bien évidemment le contraire de moi LOL. Et la BRB a persuadé la juge que c’était moi caché derrière une perruque, une fausse barbe… Wallah des grands malades. Mais bon on a tout nié en bloc, mais rien n’est gagné, la preuve ils t’ont condamné pour moins que ça. Moi avec mon casier chargé ils vont me terminer. Bref quoi qu’il se passe on gère… Pas le choix frère. Sur ce mon pote prends soin de toi wallah ils nous auront pas.

P.-S. : Comme un malheur n’arrive jamais seul… J’ai entendu qu’ils ont fumé un petit de notre quartier, un ghetto drame de plus. Quand les chats sont pas là, les souris font leurs propres lois. Mais t’inquiète je te garantis que ça va se payer fois dix…

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[Panama] La marchandise on la brûlera

Panama : pillages autour de manifestations contre la vente de terres publiques

Des commerces ont été saccagés et pillés vendredi dans la capitale du Panama au cours de violences à l’issue d’une manifestation contre une loi sur la vente de terrains publics dans une zone franche du nord du pays, ont montré des images de télévisions locales.

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Onze personnes ont par ailleurs été blessées lors d’échauffourées avec la police et plus de 200 personnes interpellées au cours de ces troubles, ont indiqué les forces de l’ordre.

Dans la capitale, jusqu’à présent il y a cinq blessés — dont deux par balles — et le nombre d’interpellations s’élève à 202. La situation est relativement sous contrôle, a déclaré à l’AFP Mara Rivera, porte-parole de la police.

Dans d’autres points du pays, il y a aussi eu des blocages de routes et des manifestations, ainsi que quelques dégradations isolées. À Colon, épicentre de la contestation, à 80 km au nord de la capitale, trois manifestants et trois policiers ont été blessés et 15 personnes ont été interpellées, selon un communiqué de la police.

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Depuis une semaine, le pays connaît de violentes manifestations qui ont fait trois morts contre cette loi qui autorise la vente de terrains de la zone franche de Colon, la deuxième au monde, où sont implantées plus de 3.000 entreprises, pour la plupart étrangères, à l’entrée du canal de Panama.

La police anti-émeutes a lancé des gaz lacrymogènes contre des groupes pillant des commerces aux environs du Congrès, où peu auparavant le puissant syndicat du bâtiment avait réalisé une manifestation contre ce texte, que le président Ricardo Martinelli a pourtant promis d’aborger vendredi.

Chargées de postes de télévision, de matériel hi-fi, de vêtements ou de boissons alcoolisées, des dizaines de personnes, majoritairement jeunes, couraient dans les rues du centre-ville, selon les images des télévisions locales.

Nous sommes préoccupés par le tour que prend la situation. Il n’y a aucune justification pour en arriver au vandalisme de la part de certains qui veulent profiter de la situation, a déclaré sur la chaîne Telemetro Irving Hallman, président de la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture du Panama.

Après une demi-heure, la police est intervenue, fortement armée, et a procédé à de nombreuses interpellations, dont le nombre n’a pas été précisé.

La province de Colon en était vendredi à son 5e jour de grève générale contre cette loi approuvée par le président il y a une semaine.

Parmi les opposants au texte, certains refusent totalement la vente de terrains publics, d’autres demandent que le produit des ventes soit réinvesti à 100% dans le développement social de la région, contre 35% prévu dans la loi.

En 2011, cette zone de libre-échange sur le canal de Panama a généré un volume de transactions de 29,1 milliards de dollars, en progression de 34,7% par rapport à 2010. Créée en 1948, elle est la première zone franche de l’hémisphère nord, et la deuxième au monde, après Hong-Kong.

Leur presse (Agence Faut Payer, 26 octobre 2012)

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[Chronique de Youv derrière les barreaux] « C’est à cette époque que l’on a vu une nouvelle race de filles… Les beurettes et les renoies. On les voyait pas jusque-là, on les considérait comme des sœurs, voire des amies avec leurs cheveux crépus mais le flow R&B ghetto classe les a sorties de l’ombre MDR »

http://juralib.noblogs.org/files/2012/09/0513.jpg[23 février 2012]
Partie sur notre technique de drague

MÊME CUPIDON A LÂCHÉ L’AFFAIRE

Je crois que Cupidon dans ma rue a enfilé une capuche et n’a pas d’arc et encore moins de flèches. Moi le peu de fois que je l’ai vu c’était armé d’un 11.43 (arme de poing) et il en avait rien à foutre de l’amour. Il a démissionné tellement sa tâche était rude dans la cité. Les gens quand ils recevaient une flèche de Cupidon au lieu de tomber amoureux, ils répondaient à coups de chevrotine. Cupidon n’avait jamais vu ça car depuis la nuit des temps ses flèches étaient efficaces.

Voilà la vraie raison pour laquelle les mecs du ghetto ne savaient pas draguer ça drague à base de « wesh bien ou quoi », « pssss pssss la miss très charmante tu es plus belle que la fleur de mon jardin » LOL du n’importe quoi, si la meuf ne répond pas aux avances ça sort « ouais tu t’es pris pour un mannequin ou quoi arrête de faire ta belle ». Convenez avec moi que cette technique de drague est trop bidon. Pas étonnant que l’on rentrait bredouilles. Et quand une miss succombait sous nos charmes, elle était accro au style du ghetto. Elle voyait bien que derrière nos « wesh wesh cousin » se cachaient des mecs attachants et pleins de vie. Mais c’était v’là la mission pour qu’une fille regarde au-delà de nos casquettes Lacoste et notre accent de zoulou. On devait répéter chacune de nos phrases tellement la meuf ne comprenait rien à notre lexique made in la rue. Mais Cupidon nous a lâchés beaucoup plus tôt, notre calvaire a débuté à l’école primaire avec de sérieux handicaps. Nous les renois fallait systématiquement sortir couverts de crème Nivea de la tête aux pieds pour ne pas ressembler à un bonhomme de neige. Les rebeus avaient des cheveux… Laisse tomber. Le pire c’était le swagg dans lequel nos mères nous sapaient pattes d’eph’, col roulé, tah les Bee Gees et une paire de baskets sans marque… C’était la catastrophe à l’état pur. J’ai brûlé toutes mes photos de l’époque trop compromettantes LOL. Mes enfants si j’en ai un jour risqueraient de s’évanouir à leur vue. Je me souviens nos parents allaient acheter nos sapes dans des hangars où les vêtements étaient vendus au poids. Des vêtements déjà portés par Pierre Paul ou Jacques souvent dans l’étiquette on trouvait le nom de l’ancien propriétaire. Malgré ça nos mères on les aime à en mourir. Mais bon faut avouer qu’au départ dans les starting-blocks on n’est pas tous partis à égalité LOL. Quand on tentait de draguer Julie ou Magalie plus tard un peu mieux sapés c’était impossible alors qu’on se cassait la tête à sortir le grand jeu mais rien à faire elles préféraient Nicolas et Julien jusqu’au jour où le hip-hop a inondé nos rues. Cette culture urbaine nous a sauvé la vie, un vent d’exotisme a soufflé sur le style. Soudain de clandos immigrés on est passés à renois et rebeus. La roue a tourné c’était inespéré pour [les] hyènes comme nous même Julie et Magalie plaçaient les wesh wesh dans leur vocabulaire. C’est à cette époque que l’on a vu une nouvelle race de filles… Les beurettes et les renoies. On les voyait pas jusque-là, on les considérait comme des sœurs, voire des amies avec leurs cheveux crépus mais le flow R&B ghetto classe les a sorties de l’ombre MDR. Merci les fers à lisser quand elles sortent brushinguées, les belles gosses faisaient des ravages pour elles aussi la roue a tourné aïe.

« Comme quoi mauvais départ ne veut pas dire mauvaise arrivée ».

P.-S. : Si l’un de vous connaît l’adresse de Cupidon envoyez-la moi en privé j’ai quelques mots à lui dire MDR.

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[Pays Basque] Le PS travaille

Pays Basque. Arrestation surprise d’Aurore Martin

Aurore Martin est incarcérée ce matin dans une prison espagnole.  La nouvelle, impensable hier — tant la militante avait repris une vie “normale” depuis des mois — a brusquement pris forme en milieu d’après-midi. Vers 16 h, la militante de Batasuna, sous le coup d’un Mandat d’arrêt européen (MAE) émis par la justice espagnole le 13 octobre 2010, validé par la Cour d’appel de Pau le 23 novembre, a été arrêtée par les gendarmes à Garindein près de Mauléon.

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Aurore Martin, le 28 juillet 2011 à Hasparren

Cette interpellation survient plus d’un an après la tentative avortée de Bayonne, le 21 juin 2011. Le ministre de l’Intérieur de Sarkozy s’appelait Claude Guéant. La mobilisation de la population avait ensuite dissuadé Paris de poursuivre dans cette voie, laissant l’affaire en suspens.

L’arrivée au pouvoir du PS en juin paraissait avoir acté ce quasi-abandon du dossier, favorisé par le processus de paix. Jusqu’à hier. Après ses déclarations chocs au quotidien espagnol El Pais (JPB du 30/10), le ministre de l’Intérieur Manuel Valls continue dans la veine répressive.

“De l’huile sur le feu”

Les premières réactions oscillaient hier entre stupéfaction et condamnation. Xabi Larralde (Batasuna) a dénoncé “avec la plus grande fermeté” cette arrestation qu’il assimile une “attaque directe à la feuille de route d’Aiete”. Et d’exiger “la libération immédiate d’Aurore Martin”.

Le secrétaire de l’UMP considère que cet évènement “ne fait rien pour apaiser”. Et met en garde : “Il faut faire attention quand on met de l’huile sur le feu, qu’il ne se rallume pas”. Le sénateur centriste Jean-Jacques Lasserre s’est dit “choqué de voir de quelle façon ce gouvernement utilise des méthodes extrêmement brutales pour traiter des problèmes délicats”. Il accuse au passage, estimant “que le gouvernement socialiste est appuyé par tous les élus socialistes du département”.

Les édiles locaux de la Rose étaient montés au créneau pour défendre Aurore Martin, lorsque le PS se trouvait encore dans l’opposition à l’Assemblée.

“Heures sombres” au PS

Le 23 juin 2011, au côté du collectif contre le MAE, leur secrétaire départemental Pierre Chéret chargeait : “L’instant est important, je le considère comme grave. J’apporte tout notre soutien à A. Martin. Mais pas seulement : derrière la brutalité et les méthodes policières inacceptables, il y a une volonté de faire taire, qui rappelle les heures sombres de notre histoire. […] Nous demandons avec fermeté qu’Aurore Martin ne soit pas extradée sur des faits relevant d’actes politiques militants”.

Hier, P. Chéret nous a confirmé ses propos : “je continue à dire que le MAE ne doit pas s’appliquer à Aurore Martin, elle s’exprime dans un cadre politique, public, légal en France.” Sollicitée sur le sujet, la députée F. Espagnac, n’a pas donné suite. Ses camarades C. Capdevielle et S. Alaux ont répondu, masquant leur embarras derrière le vocable “surprise”. C. Capdevielle se focalise sur l’aspect juridique, répétant que le “délit reproché à Aurore Martin n’existe pas dans le droit français”. Il n’y avait “pas urgence” à agir selon elle.

Pour S. Alaux, cette décision semble “disproportionnée par rapport à ce qu’on reproche” à A. Martin. Elle se dit “soucieuse”, et “ose espérer qu’il n’y a pas de lien” avec les déclarations de M. Valls dans El Pais. D’autres y verront au contraire une continuité. Un rassemblement est annoncé demain midi devant la gendarmerie de Mauléon.

Pierre Mailharin (avec A.R. et G.T.), leJPB.com, 2 novembre 2012


La militante basque Aurore Martin arrêtée

La militante basque française Aurore Martin, membre de Batasuna, a été interpellée jeudi à Mauléon (Pyrénées-Atlantiques) en exécution d’un mandat d’arrêt européen (MAE) de l’Espagne, plus d’un an après une première tentative avortée à Bayonne, ont annoncé la gendarmerie et le parquet.

La militante, membre de ce mouvement radical basque interdit en Espagne mais autorisé en France, qui a épuisé tous les recours légaux contre le mandat de Madrid, a été interpellée sans difficulté vers 16H00 par des gendarmes à l’occasion d’un contrôle routier fortuit. Elle avait fait l’objet d’une première tentative d’arrestation à Bayonne le 21 juin 2011, avortée à la suite de l’intervention de dizaines de militants accourus en solidarité, au point que les forces de l’ordre avaient renoncé.

Aurore Martin est visée depuis le 13 octobre 2010 d’un MAE émis par un magistrat de Madrid pour « faits de participation à une organisation terroriste, et terrorisme », en l’occurrence avoir participé en Espagne à des réunions publiques comme membre de Batasuna, considéré en Espagne comme la branche politique de l’organisation séparatiste basque ETA. Entrée en clandestinité le 21 décembre 2010, Aurore Martin était par la suite réapparue publiquement à la faveur de quelques manifestations au Pays basque.

La Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) de Strasbourg a rejeté en mai le recours de cette indépendantiste contre le mandat d’arrêt, sans motiver sa décision.

Son interpellation intervient alors que le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, a indiqué lundi que la France poursuivra « avec fermeté » son combat contre l’ETA tant qu’elle n’aura pas déposé les armes. Deux militants présumés de l’ETA ont par ailleurs été arrêtés dimanche à Mâcon, dont Izaskun Lesaka Argüelles, figure majeure du groupe armé séparatiste basque.

Presse terroriste (Agence Faut Payer, 1er novembre 2012)

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[Louvain] En attendant la destruction des prisons

Belgique : on n’a pas retrouvé les clés de la prison, mais on a perdu le directeur et les surveillants

Du nouveau à la prison de Louvain. Comme on vous le racontait hier, une clé qui ouvre toutes les cellules de cette prison belge a été perdue. Embêtant. À défaut d’avoir été résolue, cette gaffe a déjà fait une victime : le directeur.

L’histoire a fait hier le tour des machines à café des deux côtés de la frontière. Franchement, perdre les clés des cellules d’une prison, même les scénaristes de Prison Break n’y avaient pas pensé. Il faut croire que nos voisins belges ont plus d’imagination avec cette première saison de « Louvain break ».

À Louvain, la révélation de l’affaire hier par le quotidien flamand Het Laatse Nieuws a bien sûr fait l’effet d’une bombe. Et les premières sanctions sont tombées selon la RTBF.

Plus de directeur, plus de clés et le personnel en grève !

Figurez-vous que le directeur de l’établissement a été mis en congé d’office par l’administration pénitentiaire belge. Normal ? Pas pour les syndicats de la prison de Louvain qui se sont aussitôt mis en grève pour le soutenir. Si on résume, nous avons donc une prison sans directeur, avec un personnel en grève et où les clés sont peut-être en possession des détenus, mais dans tous les cas, qui ont disparu. Au désordre s’est ajouté le chaos.

Des motifs d’espoir

Le porte-parole de l’administration pénitentiaire, Laurent Sempot, a toutefois voulu dédramatiser. Selon lui, les risques d’évasion sont très limités. D’une part, parce qu’une série de serrures importantes « a été immédiatement remplacée. » Ensuite, parce que « les cellules ne s’ouvrent pas de l’intérieur » et que, même avec les clés, les détenus auraient du mal à s’échapper.

On attend avec impatience les prochains rebondissements de « Louvain break » dans les prochains jours.

Presse carcérale (lavoixdunord.fr, 1er novembre 2012)

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