Dieu reconnaîtra le sien

L’agresseur du curé est un curé

Jeudi, un homme encagoulé attaque le curé de Dombasle (54) chez lui. Lundi, l’agresseur se rend à la police : il s’agit du curé de Maixe.

La nouvelle a été rendue publique lors d’une réunion des maires du canton nord de Lunéville ce vendredi matin. Et s’est répandue comme une traînée de poudre. Âgé de 71 ans, l’agresseur du curé de Dombasle, a été démasqué : il s’agit du… curé de Maixe ! L’abbé Jean-Marie Perrin s’est lui-même rendu au commissariat lundi dernier pour tout avouer.

Nous avions relaté dans nos colonnes la mystérieuse attaque subie par l’abbé François Geoffroy, 75 ans, jeudi 9 novembre, en fin de soirée. Alors qu’il venait de regagner son domicile à Dombasle, près de Nancy, un homme dont le visage était dissimulé par une cagoule lui a sauté dessus.

Trois jours d’ITT

Bousculé, jeté à terre, frappé au visage l’abbé François Geoffroy s’est défendu comme un beau diable. « J’ai été pris de peur comme on peut l’être quand on est attaqué par quelqu’un de masqué. Je ne pensais à rien, sinon sauver ma peau. » L’homme d’Église avait été conduit à l’hôpital où il a passé la nuit. Souffrant de douleurs costales et d’une estafilade au visage, le médecin lui avait prescrit une ITT de trois jours.

« Je n’avais pas la moindre idée de qui pouvait m’en vouloir à ce point. Je ne me connaissais pas d’ennemi et rien n’a été volé ! Après, en réfléchissant un peu, je me suis fait une petite idée. C’était manifestement quelqu’un qui voulait me donner une correction. C’était quelqu’un qui ne voulait pas être identifié : il n’a pas prononcé un mot et il était doublement masqué. Dans la rixe, j’ai tenté de lui enlever le bas qu’il portait sur la tête, il y en avait un second dessous ! C’était quelqu’un qui savait que j’étais en réunion. Il a fini par se rendre à cause de l’article paru dans la presse où il était précisé que l’agresseur avait perdu sa montre. »

Rumeurs malsaines

Que reprochait l’abbé Jean-Marie Perrin à l’abbé de Geoffroy ? « Il a été curé à Maixe pendant plus de trente ans jusqu’à ce qu’il démissionne et que l’on me confie sa paroisse. Mais il a continué à assurer tous les offices. Il y avait des tensions entre nous, des différends qui portaient sur la manière d’organiser la pastorale. C’était quelqu’un de très rigoureux, très rigide, strict, dogmatique. » En tout cas moins porté sur le débat que l’abbé Geoffroy.

« Je suis aussi soulagé », confie ce dernier. « Des rumeurs malsaines commençaient à circuler. Sur les forums Internet, les musulmans étaient accusés. »

L’évêché a réagi ce vendredi. Monseigneur Jean-Louis Papin, actuellement à Rome, convoquera l’abbé Jean-Marie Perrin à son retour « pour lui faire connaître la suite à donner à ses actes » précise dans un communiqué l’abbé Jean-Michaël Munier, vicaire général. « Nous devons bien reconnaître que tout homme, même prêtre, peut vivre des fragilités et des dérapages. Et il faut bien sûr en assumer les conséquences. »

Les hommes d’Église sont effectivement des hommes avant tout. Et des justiciables comme les autres. Pour ces « violences », « aggravées » parce que l’agresseur était masqué, le parquet de Nancy apportera prochainement « une réponse pénale », indique le procureur de Nancy, Thomas Pison, « avec toute l’attention que nécessite ce dossier… particulier ».

Leur presse (Saïd Labidi, EstRepublicain.fr, 17 novembre 2012)

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« Cette démocratie si parfaite fabrique elle-même son inconcevable ennemi, le terrorisme »

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Michael Clancy

« Un peu de parano ne fait pas de mal », dixit le FBI

Michael Clancy est « l’un des plus hauts responsables du FBI » selon l’AFP. Récemment auditionné par le Sénat américain, ce « Deputy Assistant Director of the Counterterrorism Division » vient de déclarer à l’AFP que maintenir « un peu de paranoïa ne fait pas de mal » pour mobiliser les Américains et « faire trébucher » les terroristes.

« Nous ne sommes pas la police de la pensée, nous n’avons pas de raison de surveiller un concert de militants de la suprématie blanche, c’est une assemblée légale », a-t-il expliqué : « nous n’enquêtons pas sur les idéologies mais seulement sur les gens qui passent à l’étape supérieure » :

« Dans un grand pays comme le nôtre, qui compte plus de 300 millions d’habitants, et où coexistent des idéologies et des croyances différentes, il est presque impossible de deviner à quel moment quelqu’un va tout à coup commettre un acte épouvantable ».

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Ce pour quoi le FBI n’hésite pas à infiltrer des cellules potentiellement terroristes, et même à pousser certains de ses membres à passer à l’action, quitte à leur fournir les explosifs, et les cibles, de leurs attentats.

Cette « opération Tripwire » — « opération croche-pied », en VF — réserve aussi quelques surprises, à l’image de ce quatuor arrêté pour avoir acheté les stocks d’acétone, un produit très recherché par les apprentis terroristes, dans trois magasins collaborant avec le FBI :

En fait, « ils ne cherchaient pas à fabriquer une bombe, ils faisaient de la marijuana synthétique », se souvient M. Clancy, « c’est une grande ‘success story’, même si cela n’a pas été l’affaire terroriste du siècle ».

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LIRE LE DOSSIER

En septembre 2011, une enquête très fouillée des journalistes américains de Mother Jones, « Terrorists for the FBI », révélait ainsi que la majeure partie des projets d’attentats initiés aux USA depuis 2001 avaient été organisés avec l’appui du FBI, via l’un de leurs 15’000 informateurs, payés pour infiltrer les communautés musulmanes aux USA (voir « Pourquoi le FBI aide-t-il les terroristes ? »).

L’enquête de Mother Jones a depuis reçu le prix du data journalisme 2012, décerné par le Global Editors Network (GEN, qui réunit plus de 900 rédacteurs en chef de 80 pays) et l’European Journalism Centre (EJC).

Le « scoop » de l’AFP permet de mieux comprendre ce pour quoi, et comment, le FBI cherche ainsi à pousser les « loups solitaires » à commettre des attentats :

« Au commencement, il y a quelqu’un qui nous dit « je connais quelqu’un qui connaît quelqu’un qui peut-être veut faire exploser quelque chose ». Il y a ensuite un agent infiltré qui surveille le suspect, jusqu’à lui fournir les ultimes composants d’une bombe. »

En réponse à ceux qui accusent le FBI de « piéger des amateurs qui ne seraient peut-être pas allés jusqu’au bout sans son aide », Michael Clancy répond que le FBI a « toujours respecté la loi », afin de garantir les « droits et libertés » garanties par la Constitution américaine :

« La personne qui finalement appuie sur le déclencheur d’une bombe inerte nous a dit clairement, sans l’ombre d’un doute, qu’elle veut faire exploser quelque chose. L’aurait-elle fait avec ou sans nous ? Ce n’est pas un risque que nous voulons prendre ».

Étrangement, le « scoop » de l’AFP omet toute référence au terrorisme islamiste, se bornant à évoquer la propension du FBI à ne pas s’inquiéter outre-mesure de la menace posée par les « militants de la suprématie blanche », au motif qu’il s’agirait d’une « assemblée légale » (aux USA, on a le droit de se proclamer raciste, ou bien nazi).

Or, si le témoignage (vidéo, à la 41e minute) de Michael Clancy sur la menace terroriste intérieure (« domestic extremism ») devant le Sénat américain, le 19 septembre 2012, ne fait lui non plus aucune référence à la menace islamiste, il n’en pointe pas moins du doigt l’extrêmisme anarchiste, les suprémacistes blancs, les milices paramilitaires, les « éco-terroristes » ainsi que les « criminels en col blanc » qui, membres du « Sovereign citizen movement » qui, refusant de reconnaître les lois locales, fédérales et étatiques, « exploitent la crise de l’immobilier ».

Le FBI a de quoi rendre parano les suprémacistes, les racistes, les anarchistes, les « éco-terroristes », sans oublier les islamistes, potentiellement infiltrables, voire infiltrés. Normal, c’est son boulot. Mais de là à armer les apprentis terroristes, et à les pousser à passer à l’acte, il y a un pas, qui ne grandit pas les USA.

http://juralib.noblogs.org/files/2012/11/39.jpgLe funeste Patriot Act, texte liberticide de 132 pages préparé bien avant le 11 septembre 2001, mais opportunément adopté juste après les attentats, est une autre illustration des dérives que permettent la lutte anti-terroriste aux États-Unis.

Entre 2006 et 2009, le NYMag, auteur du graphique ci-contre, a ainsi récensé 1618 perquisitions « coup d’oeil » (« sneek and peek », en l’absence des personnes perquisitionnées) dans des affaires de drogue, 122 pour fraudes, et seulement 15 pour terrorisme, soit 0,92%… (voir « 10 ans après, à quoi ont servi les lois antiterroristes ? »).

Le 26 mai 2011, quelques heures avant l’expiration du Patriot Act, le Congrès américain décida sa reconduction, jusqu’en juin 2015, comme le rapportait alors l’AFP :

« Trois mesures sont considérées comme cruciales par l’administration et les services antiterroristes dans le Patriot Act : la « surveillance mobile » des communications de suspects utilisant plusieurs lignes téléphoniques, le principe du « loup solitaire » qui permet d’enquêter sur une personne paraissant mener des activités terroristes pour son propre compte, la possibilité pour les autorités d’accéder à « toute donnée tangible » concernant un suspect, comme des courriers électroniques. »

Pierre Desproges s’amusait à répéter que « Ce n’est pas parce que je suis paranoïaque qu’ils ne sont pas tous après moi ». Page 291 de Tarnac, magasin général, le journaliste David Dufresne relevait de son côté cette blague qui circule à la SDAT (Sous-direction anti-terroriste) :

« Le terrorisme, il y a plus de gens qui en vivent que de gens qui en meurent. »

L’antiterrorisme a bon dos.

Leur presse (Jean-Marc Manach, BugBrother, 20 novembre 2012)

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[Calais] Flics, porcs, assassins

La police épinglée pour ses abus envers les migrants de Calais

Le Défenseur des droits, Dominique Baudis, alerte le ministère de l’Intérieur sur les contrôles d’identités et autres arrestations abusives.

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Le Défenseur des droits a déploré vendredi des violations par les forces de l’ordre des droits des migrants présents dans la région de Calais et demandé au ministre de l’Intérieur d’y remédier.

Dans une décision consultée par l’AFP, le Défenseur des droits, Dominique Baudis, précise avoir été saisi d’une réclamation relative au « harcèlement dont seraient victimes les migrants présents dans le Calaisis de la part des forces de l’ordre », policiers de la PAF (police aux frontières) et CRS.

C’est dans cette région du nord de la France qu’a été fermé il y a dix ans le centre d’accueil de Sangatte, symbole de l’émigration clandestine vers l’Angleterre, avant le démantèlement en 2009 du campement de fortune (la « jungle ») qui l’avait remplacé. Ces mesures n’ont pas fait disparaître les migrants qui, selon le Défenseur, étaient environ 220 en octobre dans la région.

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Après enquête, Dominique Baudis dit avoir constaté « que des contrôles d’identité, des interpellations et des conduites au commissariat » étaient souvent effectués sur une même personne, dans un délai rapproché et « à proximité des lieux de repas et de soins », en violation de dispositions sur l’aide humanitaire aux étrangers en situation irrégulière.

Il mentionne également « des visites répétées sur des lieux de vie, à toute heure du jour et de la nuit », ainsi que des « comportements individuels consistant à provoquer ou humilier les migrants ».

Il déplore aussi des « destructions de dons humanitaires et d’effets personnels » ou encore des « expulsions des migrants de leurs abris réalisées hors de tout cadre juridique ».

Dominique Baudis « recommande qu’il soit mis fin à ces pratiques » et adresse sa décision notamment au ministre de l’Intérieur qui, dit-il, a trois mois pour « faire connaître les suites qu’il donnera à ces recommandations ».

Leur presse (Agence Faut Payer, 16 novembre 2012)


À Calais, la police voulait « un moment de convivialité » avec les migrants

Pourquoi des policiers sont-ils entrés dans des squats de migrants à Calais, de nuit et en musique ? Pour partager des « moments de convivialité » bien sûr ! C’est en tout cas leur réponse à l’inquiétude du Défenseur des droits.

Petit retour en arrière : en avril 2011, Rue89 et Les Inrocks publient des vidéos tournées par les No Border, ces militants qui aident les migrants de Calais et filment les interventions policières.

Les 16 et 18 février 2011 à 7 heures du matin, des policiers entrent dans un entrepôt squatté. De leur véhicule sort de la musique africaine. Ils rigolent, dansent, montent le son puis s’en vont, sans interpeller personne.

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Deux mois après la diffusion de cette vidéo, les No Border accompagnés de dix-neuf associations et syndicats déposent un dossier chez Dominique Baudis, le Défenseur des droits, pour faire constater le harcèlement et les violences dont seraient victimes les migrants.

« La méthode n’était peut-être pas opportune »

Dominique Baudis a rendu son rapport vendredi. Sévère. Il constate des interpellations répétées et injustifiées, des « comportements individuels consistant à provoquer ou humilier les migrants », des expulsions illégales, des destructions d’effets personnels… Bref, des atteintes aux droits.

Au milieu des nombreuses remontrances (sans effet contraignant), le Défenseur des droits s’attarde sur les vidéos que Rue89 et Les Inrocks ont publiées. Il a interrogé les fonctionnaires de police concernés, qui offrent des justifications aux petits oignons :

« Les fonctionnaires de police expliquent cela comme étant un moment de convivialité et d’échange entre migrants et policiers, tentant par ce biais de faciliter leur intervention.

Les autorités policières ont confirmé cette interprétation de la vidéo, tout en indiquant que la méthode n’était peut-être pas opportune et que les fonctionnaires en question avaient été rappelés à l’ordre. »

Décidément, les rabat-joie qui peuplent la hiérarchie policière n’ont aucun sens de la convivialité. Ne voient-ils donc pas que leurs troupes, en passant un peu de musique aux migrants récemment débarqués, leur souhaitaient la bienvenue à Calais ?

« Des contacts détendus »

Plus loin, Dominique Baudis demande son avis à une lieutenante de police qui « ne conteste pas les faits » malgré un désaccord sur les horaires. Elle explique :

« Les fonctionnaires de police ont expliqué qu’il était plus facile de recenser les migrants par ce type de contacts détendus.

La lieutenante de police a indiqué néanmoins avoir fait savoir à ses agents que cette façon d’intervenir n’était pas professionnelle. »

Pas professionnelle, certes, mais peut-être révélatrice d’une certaine proximité entre les migrants et la police ? Ah non.

« Tous les migrants qui ont pu être entendus ont répondu qu’ils n’avaient jamais vécu de moment de convivialité avec les policiers et qu’au contraire, ils en avaient peur.

Les événements filmés sur ces vidéos ne seraient pas isolés et il est difficile en les visionnant de ne pas les interpréter comme une démonstration de comportement très provocateur et irrespectueux à l’égard des migrants, à des endroits et des moments où ces derniers essaient de se reposer.

De tels agissements sont intolérables et doivent être interdits par la hiérarchie. »

A priori ils le sont déjà, c’est la hiérarchie qui le dit.

Leur presse (Camille Polloni, Rue 89, 19 novembre 2012)

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[Poitiers] La liberté d’expression ne se demande pas, elle se prend

Trois personnes ont été convoquées au commissariat de police de Poitiers pour le 19 novembre par Lachèvre, un major de police et chef du quart de jour, en vue d’une audition à la suite de la participation à une manifestation non déclarée. De quoi s’agit-il ? Ce n’est pas précisé, mais cela peut être une distribution de tracts en solidarité à un copain passant en procès pour un soi-disant doigt d’honneur, un rassemblement-distribution de tracts en solidarité avec les occupants de Notre-Dame-des-Landes, une déambulation pour telle ou telle cause, tant elles sont nombreuses à nous mobiliser dans cette société ou le capital règne en maître et entend nous asservir un peu davantage chaque jour.

Bien évidemment, en période électorale certains partis peuvent coller, distribuer des tracts sur les marchés, manifester et informer en toute liberté !

Depuis quelques années, les restrictions à l’expression dans la rue se multiplient, qu’elles viennent des municipalités ou de la police. À Poitiers, jamais nous n’avons demandé la moindre autorisation pour nous exprimer dans la rue, c’est une sorte de tradition (il en est que nous respectons !).

Il est évident que ces banderilles d’intimidation plantées contre le droit d’expression sont directement liées aux projets de rénovation urbaine, qui feront de nos centres-villes des zones policées et aseptisées où la bourgeoisie et les commerçants régneront en maîtres.

Nous ne nous rendrons pas à cette convocation car nous n’avons aucune justification à fournir ni aucune information à donner.

Nous continuerons à manifester, à coller, à distribuer des tracts quand bon nous semblera si la cause nous paraît juste.

J.F. – JPD – Y., les trois convoqués
Avec le soutien du Comité poitevin contre la répression des mouvements sociaux, 19 novembre 2012

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[Notre-Dame-des-Landes/Jura] Stop à l’accaparement des terres et aux projets inutiles ! Des légumes pas du bitume !

Compte-rendu action CP39 Notre Dame des Landes
Aéroport de Notre Dame des Landes : Stop à l’accaparement des terres et aux projets inutiles ! Des légumes pas du bitume !

Entre 30 et 40 personnes se sont réunies ce Vendredi 16 Novembre à Lons-le-Saunier (39, Jura) à l’appel de la Confédération Paysanne. L’objet de cette mobilisation était de soutenir les paysans et individus en lutte contre le projet d’aéroport à Notre Dame des Landes.

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VOIR LA VIDÉO

Le rendez-vous était fixé à 11h, rue Pasteur, devant le cinéma, pour se rassembler. Le cortège s’est ensuite mis en route pour la place de la Comédie et plus précisément les locaux du Parti Socialiste.

À peine le temps de toquer à la porte et de se présenter que l’opération symbolique prend vie, un avion est constitué avec des morceaux de béton au sein des locaux, puis la permanence est à demi-murée par des blocs de béton entreposés, tandis que certain.e.s prennent la parole pour expliquer nos raisons et motivations à agir de la sorte. C’est dans la joie et la bonne humeur que chacun a pu contribuer, pierre par pierre, à cette action collective.

Une fois le PS bétonné, nous quittons les lieux, direction Place de la Liberté (en plein centre ville) pour terminer de diffuser nos tracts et se retrouver autour d’un verre de l’amitié, offert par un viticulteur de la Conf’.

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Le tract diffusé

Pour plus d’infos, voir les photos

Confédération Paysanne du Jura, 20 novembre 2012


Lons le Saunier : Les agriculteurs s’attaquent au siège du PS

Pour dénoncer la disparition des terres agricoles, symbolisée, entre autre, par le projet d’aéroport  de Notre Dame des Landes, soutenu par le Parti Socialiste, des agriculteurs de la Confédération paysanne du Jura ont investi les locaux du PS, hier, à Lons le Saunier. Les manifestants y ont déversé pierres et gravats. Le parti pourrait porter plainte.

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Leur presse (PleinAir.net, 17 novembre 2012)

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[Notre-Dame-des-Landes] « Le sabotage, généralement. C’est-à-dire qu’ils posent un tractopelle, on détruit le tractopelle et puis c’est tout »

(…) Hormis la dégradation d’un véhicule de presse, la journée s’est déroulée, à l’heure où la plupart des manifestants sont en train de quitter la zone, sans incident et sans débordement, ce dont se félicite le Préfet de Région des Pays de la Loire.

En revanche, il déplore les propos intolérables tenus, à la mi-journée sur l’antenne nationale de France 3, par une « opposante », incitant à commettre des actions de sabotage et de destructions de matériels.

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VOIR LA VIDÉO

Le Préfet rappelle que toutes les mesures nécessaires seront prises par les pouvoirs publics afin de prévenir et réprimer les actes délictuels portant atteinte aux personnes et aux biens.

« Enfin, il est important de souligner que les « constructions » ou « reconstructions » opérées ce jour ont toutes un caractère illégal. Elles ont donc vocation à disparaître », signale la préfecture. (…)

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Publié par des larbins de la maison Poulaga (Ouest-France.fr, 18 novembre 2012)

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[Toulouse] Procès en appel d’un membre du CREA pour outrage

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Il y a un an, c’était le début du mouvement de réquisition initié par le CREA. Le 12 octobre 2011, la Préfecture expulse (en ne respectant pas ses propres lois) deux maisons que nous occupions pour y vivre et développer des projets tels qu’une cantine populaire. Un membre de la CREA est arrêté et passe en comparution immédiate pour « outrage aux forces de l’ordre » ! Au vu des contradictions des témoignages, le tribunal relaxe notre camarade au bénéfice du doute…

Le 21 novembre 2012, il repasse devant la Cour d’appel de Toulouse suite à l’acharnement du parquet qui cherche à tout prix à nous poursuivre afin de ralentir ce mouvement populaire qui a permis, avec les premières personnes concernées, de libérer en un an et demi plus de 15 bâtiments pour se loger, affronter ensemble nos problèmes du quotidien et développer des activités libres et gratuites pour toutes et tous.

Cette forme de répression n’est pas isolée. Tout au long de cette campagne de réquisition, des personnes ont été arrêtées, emmenées en audition pour être fichées et obtenir par la ruse leurs empreintes et leur ADN. Elles ont toujours refusées de participer à ce jeu sécuritaire et risquent un jour ou l’autre d’être poursuivies. D’autres sont à ce jour encore sous la menace de poursuites judiciaires pour des motifs instrumentalisés par la police et la justice : dégradation de biens privés, violation de domicile, outrage et rebellions, violences commise envers les forces de l’ordre… Depuis l’expulsion du 22, rue Demouilles, la police nous harcèle autour de nos lieux de vie : contrôle  au faciès à la sortie de nos maisons, arrestations arbitraires, placement en détention pour ceux qui n’ont pas le bon profil !

Cette répression n’est pas réservée aux membres du CREA. Chaque jour, des personnes vivant dans les quartiers populaires (espaces rebaptisés par le pouvoir « zones criminogènes ») sont contrôlées au faciès, arrêtées et placés en garde à vue. Chaque jour, les audiences de comparution immédiate ont lieu au Palais de Justice : une personne qui vole dans un magasin prend 6 mois ferme sous prétexte de récidive, une personne interdite de territoire vient de se faire condamner pour récidive à une peine de 4 mois : le juge lui envoyant dans la gueule que ça lui apprendra : « soit tu retournes dans ton pays ou soit à chaque contrôle, tu retournes en prison ! » (sic). Venez faire un tour dans les petites salles du 3e étage du Palais de Justice où chaque jour le juge dit « des libertés » rend ces jugements expéditifs avec tout son mépris et ses humiliations. Et rarement de rassemblement de soutien dans ces carnages judiciaires banalisés  !

À Paris, Lyon, Marseille, Nantes, Calais, des personnes inscrites dans des mouvements populaires et/ou qui trouvent des moyens pour survivre subissent la même répression.

Lorsque nous nous organisons pour prendre en main les problèmes créés par les exploiteurs, l’État nous envoie ses flics, ses juges et ses politiques pour nous empêcher d’être et d’agir ensemble, en nous criminalisant, par leurs coups, leurs procès et  leurs prisons.

En attendant, les véritables responsables de la misère sociale sont bien à l’abri en tirant les ficelles de « La Justice » qui n’est que leur justice !

Aujourd’hui, nous nous rassemblons pour apporter notre soutien à notre camarade et à tout-e-s les opprimées de leur système policier et judiciaire fait par les bourges pour les bourges. Que ce rassemblement serve au moins à nous reconnaître entre opprimé-e-s et réprimé-e-s, que nous échangions sur les formes de solidarité qui peuvent se mettre en place quand l’un de nous tombe entre leurs mains !

Solidarité avec tout-e-s les inculpé-e-s et enfermé-e-s à Toulouse et ailleurs !

Liberté pour toutes et tous !

Organisons-nous ensemble pour bloquer leur machine judiciaire !

RDV mercredi 21 novembre à 13h30 au palais de justice, cour d’appel, côté place du Salin.

Mailing – 20 novembre 2012

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[Chronique de Youv derrière les barreaux] « J’ai vu des daronnes faire la queue chez Coluche pour un kilo de spaghettis Barilla, pendant que son fils aîné zoukait au Fun Raï »

http://juralib.noblogs.org/files/2012/09/0513.jpg[26 mars 2012]
Partie : Les mots se bousculent dans ma tête

On s’était dit rendez-vous dans dix ans, loin d’imaginer qu’y être serait un combat, un exploit, je taille mon crayon avec un sabre pour mieux aiguiser mes verbes.

Je conjugue à l’arrière d’une voiture volée, dérobée sur le parking de la justice, j’ai pris en otage le Bescherelle que j’ai laissé fermé, pour qu’il n’influence pas mes textes, entre la cour de récréation et le fusil-mitrailleur, il y a que la sonnerie de fin de classe qui sépare.

Comment rester assis concentré en classe quand par la fenêtre tu vois des voitures qui brûlent ? Me renvoyer des cours pour moi était pas une sanction mais une congra­tulation, une remise de la Légion d’honneur, ils attestaient que je ne cautionnais pas la politique de ma conseillère de désorientation, qui m’a orienté dans les bras de la prison, mais c’est sans rancune, je me fais la courte échelle tout seul.

Mon caractère et mon argot te gênent, donc tu m’as convoqué devant les tribunaux, j’en rigole même si c’est pas drôle, j’écris comme je parle, pour inciter ceux qui avaient l’habitude d’éviter les livres et les cahiers à lire, plume de fils d’immigrés ne te fie pas à mes haillons.

Je te sers ma vérité avec qualité, poésie des pavés prends-moi pour la pierre, que tu as reçue en pleine tête et te réveille à ton insu, je fleuris le jardin de ta conscience, je dis tout haut ce que tu sais déjà mais penses tout bas, un lecteur déçu peut vite devenir ton tortionnaire, j’ai inversé ma pensée pour ceux qui voudront me contredire LOL.

Je pourrais écrire des textes haineux contre ce système et entraîner les plus jeunes à brûler Marianne, mais loin de moi cette violence gratuite. Je témoigne juste, j’écris ce que je suis, ce que je vois.

Si tu trouves mes textes violents je peux rien pour toi, je fais un zoom sur le quotidien, j’aurais préféré parler des palmiers et de sable doré mais malheureusement ma vie c’est ciment et barbelés, je vais pas falsifier mon horizon, la nuit, l’obscurité cache les fissures de la misère urbaine, mais à la lueur du jour même avec le Kärcher le plus puissant tu ne peux effacer la facture salée d’EDF, j’ai vu des daronnes faire la queue chez Coluche pour un kilo de spaghettis Barilla, pendant que son fils aîné zoukait au Fun Raï, le malheur des uns fait le bonheur des autres.

LES PRIORITÉS DES UNS, SONT MALHEUREUSEMENT PAS CELLES DES AUTRES.

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[Le Caire] « Alors que nous détruisions les blocs de ciment, les forces de sécurité nous ont tiré dessus »

Égypte : Affrontement entre population et forces de répression

Des heurts ont éclaté lundi au Caire entre des centaines de manifestants égyptiens et les forces de sécurité, un an après des affrontements qui avaient fait 42 morts dans la capitale égyptienne, plusieurs mois après le renversement du régime d’Hosni Moubarak.

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Des manifestants ont démoli un mur de béton qui avait été construit l’année dernière par la police égyptienne pour empêcher les manifestants de la place Tahrir, dans le centre du Caire, de marcher vers le siège des forces de sécurité. Les manifestants ont également tiré des feux d’artifice contre les gardiens de ces immeubles, incitant ces derniers à répliquer avec des pierres.

L’année dernière, des affrontements meurtriers connus sous le nom de « Mohammed Mahmoud », en référence à la rue où ils ont lieu, avaient été déclenchés par une forte répression policière contre un « sit-in » de manifestants blessés. Les violences avaient duré plusieurs jours et blessé des centaines de personnes.

La rue Mohammed Mahmoud est devenue un symbole du soulèvement contre le régime et un musée en plein air. Les murs sont couverts de graffitis, de slogans et d’images de la révolution.

Selon un responsable médical, au moins 60 manifestants et 10 policiers ont été blessés dans les affrontements de lundi.

Des manifestants portaient une bannière où l’on pouvait lire « Les Frères musulmans ne sont pas autorisés », tandis que d’autres scandaient « Le peuple veut renverser le régime », en référence au président islamiste Mohamed Morsi. Les Frères musulmans avaient évité les affrontements de rue avec les militaires l’an dernier afin de se concentrer sur la campagne et les élections.

Un manifestant, Abdullah Waleed, a déclaré que la manifestation visait à faire ouvrir les rues du centre-ville qui sont bloquées depuis un an.

« Alors que nous détruisions les blocs de ciment, les forces de sécurité nous ont tiré dessus », a-t-il dit. « J’ai été blessé par des balles de plomb. »

Leur presse (Métro, 20 novembre 2012) via Solidarité ouvrière


(…) Les manifestants ont installé des hôpitaux de campagne près de la place Tahrir afin de soigner les blessés. Une source médicale présente dans l’un de ces hôpitaux a fait état d’au moins « une centaine de blessés ». (…)

Leur presse (Agence Faut Payer, 19 novembre 2012)

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[Espace Noir] Vivre une expérience d’autogestion en Suisse ?

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Espace Noir

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[Vive l’Azawad libre !] Rudes combats autour de Ménaka

Azawad : rudes combats autour de Ménaka

Après la défaite cuisante qu’a essuyé le Mouvement pour l’unicité du jihad en Afrique de l’ouest (MUJAO) près d’Ansongo par les troupes du Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA) le 16 novembre, les hordes islamistes présentes dans l’Azawad par la volonté de certains États ont convergé le 19 novembre vers Ménaka, l’un des bastions du MNLA. Selon des sources militaires du MNLA, ce sont pas moins de quatre-vingt pick-up transportant plusieurs centaines de djihadistes décidés à en découdre avec un mouvement qui dérange. Il faut dire que si les terroristes islamistes viendraient à bout du MNLA, cela ne laisserait aucun doute sur l’opportunité de l’intervention militaire dans l’Azawad. C’est ce qui expliquerait en partie l’attitude de l’AFP, via notamment son correspndant local préféré en Afrique, en la personne de Serge Daniel, qui n’hésite pas à verser dans le mensonge et la désinformation en annonçant la victoire du MUJAO sur le MNLA lors des combats d’Ansongo le 16 novembre.

Depuis le matin du 19 novembre, des affrontements violents ont lieu entre les djihadistes [1] MUJAO, AQMI et BOKO-HARAM et les combattants du MNLA stationnés à Ménaka. Un communiqué du MNLA, daté du 19 novembre, donne un bilan des combats de la journée annonçant que les forces du MNLA ont détruit huit véhicules appartenant aux islamistes et ont récupéré deux autres. Les combattants du MNLA auraient tué dix hommes parmi les djihadistes qui ont enregistré plusieurs blessés. Le MNLA, selon e même communiqué, déplore un mort et quatre blessés.

Cette bataille qui s’annonce rude sera certainement déterminante pour la suite des évènements dans l’Azawad. Le MNLA est plus que jamais déterminé à emporter cette bataille qui lui permettra d’entamer l’action de nettoyage de l’Azawad de ces énergumènes qui empestent le pays.

Tamazgha le site berbériste, 20 novembre 2012


Azawad : intenses combats entre les troupes révolutionnaires du MNLA et les terroristes du MUJAO à Ménaka

MENAKA (SIWEL) — Les combattants du MNLA ont affronté toute la journée les terroristes du MUJAO à Ménaka. Ces derniers auraient profité du déplacement de plusieurs unités du MNLA hors de la ville pour lancer une attaque contre les indépendantistes touaregs. À la suite des combats de la journée, les djihadistes du MUJAO n’ont pas réussi à prendre la ville de Ménaka au MNLA, contrairement aux affirmations de l’un des chefs terroristes sur les ondes de RFI.

Tôt ce matin, aux environs de 8h, les terroristes du MUJAO, avec de gros moyens et des renforts venus d’AQMI, ont tenté de prendre leur revanche sur le MNLA qui leur avait infligé une lourde défaite dans la localité de Tagarangabotte, près d’Asengo, vendredi dernier.

Après plusieurs heures d’intenses combats, les combattants du MNLA maintiennent toujours les terroristes hors de la ville de Ménaka, et affirment avoir détruit une partie de leur matériel.

La cellule de communication de l’état-major militaire du MNLA déclare « être dans la ville de Ménaka » et que « leurs hommes n’avaient pas abandonné la ville, contrairement à la campagne d’intoxication médiatique menée contre leur mouvement ». Le MNLA fait état de « combats qui ont dépassé en intensité tous les affrontements qu’il a pu avoir avec l’armée malienne ».

Les terroristes du Mujao avaient semble-t-il compté sur le déplacement de plusieurs unités du MNLA hors de Ménaka pour lancer leur attaque contre ce dernier dans la ville. Oumar ould Hamaha, un des chefs du groupe terroriste a affirmé dans les colonnes de RFI vouloir « en finir une bonne fois pour toutes avec le MNLA ».

Cependant, après avoir crié victoire et célébré la mise en déroute du MNLA hors de Ménaka, Oumar ould Hamaha, a reconnu, sur les ondes de RFI « faire face à une résistance inattendue du MNLA ». De son côté, Moussa ag Assarid, assurait sur les mêmes ondes que le MLNA « contrôle toujours la ville » et dit « avoir identifié plusieurs morts dans les rangs du Mujao, ainsi que plusieurs véhicules brûlés, abandonnés sur les lieux ».

De son côté, Mossa Ag Attaher, fait état, ce soir, de « la reprise des combat aux alentours de Menaka » et affirme que « les hordes terroristes ont été chassées de l’ancien camp militaire des parachutistes de l’armée malienne qu’ils ont essayé d’occuper et qu’ils (les terroristes) ont été obligé de se replier dans la zone de Tidjefenes ».

Mossa Ag Attaher fait état de pas moins de « 12 terroristes abattus par les troupes du MNLA dans l’ancien camp militaire des parachutistes maliens » affirmant qu’il s’agissait là « d’une troisième victoire militaire du MNLA contre le MUJAO, en moins de 72 heures », précisant que « Ménaka est loin de passer dans le camp terroriste contrairement aux affirmations du porte parole de la nébuleuse terroriste sur RFI ».

D’autre part, au moment où nous mettons sous presse, Moussa Ag Assarid a rendu public le communiqué du MNLA que nous publions ci-dessous :

« COMMUNIQUÉ MNLA n° 40 – CTEA du 19 novembre 2012
Bilan provisoire des combats de la journée

Ce 19 novembre, des combats se sont déroulés dans la région de Ménaka entre le MNLA et la colonne des narco-terroristes du MUJAO, renforcé par l’AQMI, partie de Gao la veille.

Les forces du MNLA ont détruit 8 (huit) véhicules et ont récupéré 2 (deux) autres du MUJAO/AQMI. Par ailleurs 10 (dix) hommes du MUJAO et de l’AQMI ont été tués. Du côté du MNLA on déplore 1 mort et 4 (quatre) blessés.

Aux dernières nouvelles, plusieurs unités du MNLA encerclent à la tombée de la nuit, le reste de la colonne du MUJAO et de l’AQMI.

Fait le 19 novembre 2012

Moussa Ag Assarid
Membre du Conseil Transitoire de l’État de l’Azawad (CTEA)
Chargé de la Communication et de l’Information »

SIWEL, 19 novembre 2012

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[Notre-Dame-des-Landes/Paris] Deux jours avec les profileurs du SIT : quand la police politique travaille sur une bête affaire de tags…

Deux jours avec les profileurs du SIT : quand la police politique travaille sur une bête affaire de tags…

Il est autour de 1h du matin ce vendredi 16 novembre 2012 quand une voiture de la police de proximité s’arrête au niveau du 150 avenue Daumesnil (Paris 12e). Nous sommes alors deux sur le trottoir juste devant la permanence du Parti Socialiste. Et sur les murs de celle-ci, quelques inscriptions au marqueur et une série d’affiches sont apposées là pour soutenir la lutte contre le projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes. Trois flics débarqués du véhicule entreprennent de nous interpeller et font un inventaire (avec photographies) des « dégradations », avant de crachoter dans leur talkie-walkie : Delta, Oscar, Mike…

On nous embarque. Motif invoqué : « Outrage à personne dépositaire de l’autorité publique » (Article 433-5 du Code Pénal). Il semblerait que l’inscription « Ayrault-porc, nous serons ta Bérézina » relevée sur la façade soit à l’origine de l’inculpation. Et il semblerait même que les policiers nous ont pris en flagrant délit de l’avoir fait. Pourtant, personne n’écrivait sur ce mur lorsqu’ils sont arrivés. Et nous nous trouvions juste là, en pleine contemplation de l’œuvre.

Alors que je suis déjà menotté dans la voiture, la radio de celle-ci annonce que nous allons être transférés dans les locaux du Service d’Investigation Transversale, situés rue Riquet dans le 19e. Ça me rappelle quelque chose.

Et voilà que les deux voitures de police qui nous emmènent sont lancées à toute blinde sur les avenues de Paris, manquant à chaque intersection de tuer un cycliste pour être certains de ne pas dépasser les délais légaux imposés par la procédure. Précisons qu’arrivés à mi parcours, les flics de la première voiture se rendent compte qu’ils ont oublié les marqueurs sur le rebord de fenêtre de la permanence socialiste. Retour – très – rapide avenue Daumesnil : ce serait bête d’oublier les pièces à conviction…

Arrestation + 30 minutes : transfert au SSIT (Paris 19e)

1h15, on est placés en garde-à-vue. Un flic présent dans le hall m’écrabouille la mâchoire parce que j’ai osé ne pas me taire quand il m’a demandé de la boucler. Mise en condition. On nous place bientôt en cellule : retrouvailles avec les clapiers qui puent la pisse. D’autres gars sont déjà là, accusés de cambriolage. Forcément, c’est aussi une des spécialités du SIT d’enquêter sur ce type d’affaires, en plus des violences urbaines, des phénomènes de bandes, du racolage et de certaines affaires sensibles incombant à la Direction de la Police Urbaine de Proximité (DPUP).

Bientôt, nous retrouvons l’OPJ sorti d’un vieux film anglais qui sévit toujours à cette adresse. Nous avons chacun une avocate qui nous assiste pendant l’audience. Nous n’avons rien à déclarer, l’OPJ s’ennuie. Mais il reste flegmatique, placide, pose ses questions de routine et imprime son PV qu’il nous demande de signer. Pas envie de signer, on retourne en cellule. Plus tard, on nous demande aimablement si nous souhaitons donner notre ADN. Que dalle, on refuse. Un nouveau chef d’inculpation apparaît dans notre procédure : « refus de se soumettre à un prélèvement biologique » (Article 706 du Code Pénal).

Arrestation + 11 heures : transfert au 27 boulevard Bourdon (Paris 4e)

Alors qu’on est enroulés dans les couvertures dégueulasses de la taule Riquet pour résister au froid, quatre flics en civil viennent nous tirer de nos cellules pour nous emmener dans les autres locaux du SIT près de Bastille. Dans la voiture, la flique assise entre nous deux, Alison, écrit des sms à son collègue Olivier concernant des clés de bagnole, tandis que ses collègues nous demandent la raison de notre interpellation. Un autre nous précède en moto.

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Toujours menottés, on nous sort de la voiture et on nous fait entrer par la petite porte arrière du commissariat située rue de l’Arsenal, puis on nous colle dans deux cellules juxtaposées du poste de police. Un flic d’accueil nous explique gentiment comment utiliser le robinet et le wc turc qu’il y a dans chaque cellule. En tout cas les cellules sont plus propres et moins glauques qu’à Riquet. Mais une taule reste une taule.

Quelques temps après, entretien avec nos avocates respectives et nouvelle audition, cette fois-ci avec Alison et en présence des avocats encore une fois. Elle nous demande d’expliquer notre version des faits, à savoir quand et comment nous nous sommes trouvés devant la permanence du PS et si oui et de quelle manière nous en avons gribouillé les murs. Autant dire qu’on n’a pas grand chose à déclarer. Elle nous interroge aussi sur nos raisons de refuser de tourner le coton-tige dans notre bouche. Elle nous sort l’argument classique du « si c’était ta fille qui s’était faite violer, tu serais contente qu’on retrouve le violeur avec son ADN ». Que dire ? Évoquer la question du totalitarisme, du contrôle total de la population au nom de la prévention du crime ? Je me tais, c’est mieux. Mais à la rigueur on s’en fout, c’est la suite qui est croustillante. Et j’y viens.

Dans l’après-midi, coup d’éclat. On nous notifie une supplétive de garde-à-vue : dix nouveaux chefs d’inculpation s’ajoutent à ceux d’outrage et de refus d’ADN. Quelqu’un quelque part a suggéré aux braves agents du SIT de nous interroger sur dix autres faits de dégradations commis à l’encontre de différents locaux du Parti Socialiste entre le 28 octobre et le 10 novembre ! Que de faits d’armes à notre actif !

Arrestation + 17 heures : prolongation de la GAV de 24 heures

L’enquête a pris soudainement une autre dimension. Mon camarade de galère est emmené à son domicile pour une perquisition. Et après 19 heures, alors qu’il a été ramené en cellule et que le procureur a décidé du prolongement de notre garde-à-vue, le SIT prend congé de nous pour une longue nuit de silence. Toutes les cellules sont occupées et la nuit apporte de nouveaux voisins, certains interpellés pour bagarre, d’autres pour état d’ivresse. Les loquets des autres cellules claquent, des gens passent et repassent dans le couloir, puis finalement le sommeil finit par venir.

Arrestation + 32 heures : seconde perquisition

Je suis réveillé vers 9 heures du matin par Nicolas, Grégoire, Jérôme et Ken, quatre flics du SIT qui viennent m’emmener en perquisition à mon domicile. Pas de mandat, puisqu’on est dans le cadre d’une enquête de flagrance. « Flagrance », ça veut dire que la police fait ce qu’elle veut dans un délai de 7 jours suivant l’arrestation en flagrant délit. Ils ont trouvé ma vraie adresse (que je ne leur avais pas donné) et foncent à travers la capitale ensommeillée pour aller fouiller mon appart. En cours de route, je leur fait remarquer qu’il font le boulot d’une police politique et leur demande ce qui peut bien motiver une perquisition si ce n’est la recherche d’éléments sur mon appartenance politique, éléments qui intéresseraient bien la DCRI ou la SDIG, mais n’ont pas grand chose à faire dans une enquête sur des « dégradations légères ». Ils me répondent qu’ils sont à la recherche « d’éléments préparatoires » (en gros, d’indices permettant d’attester que les inscriptions auraient été préparées chez moi). Quand je leur demande quels types d’éléments peuvent être pris en considération, le silence me répond, éloquent. Mais au demeurant, l’équipe de flics qui m’accompagne est bien sympa. Trop à mon goût.

Ils sonnent, réveillent ma copine qui ne s’y attendait pas trop (elle dormait). Ils font intrusion dans notre appart avec leurs grosses godasses et commencent à fouiller le salon après m’avoir permis de faire un brin de toilette. Tout les intéresse. Ils ouvrent toutes les boites, portes, tiroirs, s’étonnant du rangement. L’un d’eux s’arrête sur le bouquin La force de l’ordre de Didier Fassin, tandis qu’un autre prend des photos d’affiches politiques sur mes murs. Autant dire qu’ils sont satisfaits de trouver sur la table des tracts et affiches en rapport avec la ZAD : sans doute les éléments préparatoires qu’ils cherchaient. Ils en profitent pour prendre des documents personnels permettant de retracer mon parcours politique et l’ensemble de mon matériel informatique (trois pc contenant 4 disques durs, plus 2 disques durs externes, plusieurs clés USB, un camescope…). Puis, alors que je crois la perquisition terminée, ils partent fouiller le véhicule d’une copine dont j’avais emprunté la clé et qui avait été localisée par l’un de leurs collègues la veille (si ça ce n’est pas de l’espionnage digne d’une police politique !). Dans le coffre, ils trouvent deux bombes de peinture blanche et jaune et un flacon de peinture rouge : d’autres « éléments préparatoires ». Ils prennent la voiture en photo et on s’en retourne boulevard Bourdon. Autant dire que la gardienne de l’immeuble n’était pas du tout étonnée de me voir passer menotté et entouré de quatre flics.

Arrestation + 38 heures : avec les flics informaticiens de la BEFTI

Après la pause de midi et alors qu’on s’assoupit dans les cellules, on me fait monter au troisième étage du commissariat, où deux flics de la Brigade d’Enquête sur les Fraudes aux Technologie de l’Information (BEFTI) sont venus en renfort du SIT. Là, tout le matériel informatique saisi dans nos appartements est passé au crible à l’aide du logiciel EnCase Forensic for Law Enforcementet d’appareils de blocage en écriture. Tous les fichiers, y compris préalablement supprimés, sont extraits et analysés à partir de mots clés en rapport avec les faits de dégradation : « parti socialiste », « zad »… Toutes nos photographies et documents personnels passent sous les yeux des techniciens-flics, qui démontent et analysent nos ordinateurs pendant plusieurs heures. Ce qui les intéresse est gravé sur un CD rom et ajouté aux scellés.

Arrestation + 40 heures : ultime audition

La dernière audition porte sur les faits commis à l’encontre des différents locaux du PS au cours du dernier mois. On nous demande de commenter. On n’a évidemment rien à dire, puisqu’on n’y était pas. Et puis Jérôme, le flic qui m’interroge et fait preuve d’une évidente sympathie pour nous (mais sert quand même le pouvoir), tente d’en savoir plus sur mes idées politiques, feignant la discussion informelle « hors audition ». Il tente quelques incises, parlant d’acratie (absence de pouvoir), d’anomie (absence de règles), d’anarchisme de droite, citant Kropotkine et un poète anarchiste, attendant de moi que je donne mon avis. Mais hélas pour lui, le contexte n’invite pas à la discussion. Je n’ai rien à déclarer. Derrière le gars sympa (et semblant sincère) se cache un flic, ne jamais l’oublier.

Arrestation + 44 heures : fin de la GAV et transfert au dépôt du Palais de Justice

Vers 20 heures on nous notifie la fin de notre garde-à-vue et notre transfert dans les quatre heures vers le dépôt du Palais de Justice de la Cité. On nous dit que notre matériel informatique nous sera rendu dans les trois jours, excepté les peintures, quelques documents et nos portables, qui restent sous scellé (un service spécialisé sera chargé de déterminer où étaient nos portables les soirs des 28 et 31 octobre, 1er, 4, 7 et 10 novembre).

Alors que nous dormons, vers 1 heure du matin une équipe de flics de la police de proximité vient nous chercher pour nous amener à Cité. Dans le fourgon, l’une des fliques fait part à sa collègue de sa déception d’être avec nous au lieu d’intervenir sur une bagarre, exprimant son envie de « cogner sur quelqu’un » : la finesse des équipes de nuit…

Peu après, nous sommes placés en cellule dans le dépôt du Palais de Justice, une grosse prison avec plus d’une soixantaine de cellules alignées sur deux étages, avec des coursives comme à Fresnes. Tout est clean depuis que le dépôt a été rénové en 2010 et après que le Conseil de l’Ordre des avocats avait dénoncé son insalubrité en 2009. Mais l’endroit reste affreusement glauque.

Arrestation + 57 heures : transfert vers la cage des déférés

Après avoir été réveillés dans la nuit pour une nouvelle tentative de prélèvement biologique, nous sommes réveillés vers 9 heures du matin pour être emmenés un par un avec une quinzaine d’autres personnes à travers la « souricière » (couloirs souterrains ressemblant à la ligne Maginot) jusqu’au Palais de Justice, menottés et accompagnés chacun d’un gendarme. Placés ensuite dans une cage collective sous la bonne garde d’un groupe de gendarmes, nous attendons un entretien avec l’assistance sociale censée établir nos garanties de représentation (si nous sommes socialement intégrés), puis avec notre avocat et enfin avec le procureur qui doit décider de notre sort.

Arrestation + 62 heures : passage devant le procureur et remise en liberté

Peu avant quinze heures, on passe devant ledit procureur après avoir poireauté près de cinq heures dans la cage des déférés (autant dire qu’on a eu le temps de faire connaissance avec tous nos compagnons d’infortune : escrocs, bagarreur/euses, utilisateur/trices de faux papiers). L’entrevue avec le procureur dure cinq minutes, juste le temps de se voir remettre une convocation en justice pour le 16 janvier 2013 à 9h00 devant la 24e chambre du TGI et une fiche de sortie du dépôt.

Retour au dépôt, remise de nos fouilles. On peut enfin sortir, après 62 heures enfermés pour des dégradations légères !! Précisons qu’entre temps l’inculpation pour outrage a disparu des chefs d’inculpation et que le tribunal ne semble pas retenir (pour l’instant) les faits commis sur les autres permanence PS au cours du mois passé. Heureux de savoir que l’ensemble de mes données personnelles sont passées entre les mains des flics… pour rien !

Que cherchaient vraiment les flics du SIT ? En quoi l’accumulation d’éléments relatifs à nos appartenances politiques et une perquisition à notre domicile permettent-elles de déterminer notre participation à des dégradations ?

Ça suinte le procès de mauvaises intentions…

L’Interstice, 19 novembre 2012


GAV prolongée + perquisition pour deux militants anti aéroport

17 novembre : Les deux militants arrêtés hier [vendredi 16 novembre] sont actuellement perquisitionnés a leurs domiciles et leurs GAV a été prolongée de 24h ! Saisie de tout le matériel informatique et autres documents.

18 novembre, 21h13 : Ils sont sortis ce dimanche à 15h du Tribunal de Grande Instance, où ils avaient été transférés vers 1 heure du matin après 48 heures de GAV aux commissariats rue Riquet (vendredi), puis boulevard Bourdon (samedi).

Au cours des deux jours précédents, leurs domiciles ont été perquisitionné et l’ensemble de leur matériel informatique passé au crible. Leurs téléphones portables restent sous scellé.

Entre 1 heure et 10 heures ils étaient maintenus dans la souricière du dépôt du TGI, puis transférés dans les cages destinées au déférés en attente de voir le procureur.

Désormais libres, ils sont néanmoins convoqués le 16 janvier 2013 devant la 24e chambre du TGI pour dégradations et refus de prélèvements biologiques (empreintes digitales, photo et ADN).

Un compte rendu plus précis sera publié par la suite. Merci pour le soutien.

Indymedia Paris, 17 & 18 novembre 2012

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[De l’argent, il y en a…] Le bal des pleureuses

Thaïlande
Jump in minimum wage worries business  2012-11-19 [TheNation]

« Le secteur privé a exprimé son inquiétude sur les politiques du gouvernement visant à amortir le choc du passage à l’échelle nationale du salaire journalier minimum à 300Bt l’année prochaine, affirmant que cette mesure ne ferait que créer un fardeau et freiner la croissance. »


Indonésie
Concerns Over the Benefits of Higher Minimum Wage  2012-11-19 [JakartaGlobe]

« Une augmentation de salaire qui est le double du taux de l’an dernier pourrait affecter les structures de coûts pour de nombreuses entreprises… »


Sri Lanka
‘Labour: plantations’ expensive component in tea production’ 2012-11-04 [DailyNews]

« L’Association des Planteurs de Ceylan (PA), l’organe représentatif des sociétés de plantation régionales (CPR), a déclaré dans un communiqué de presse cette semaine, que les coûts salariaux représentent la composante la plus importante du coût sans cesse croissant de la production de thé au Sri Lanka et a appelé à une plus grande productivité pour soutenir l’industrie. »

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[De l’argent, il y en a…] La « finance de l’ombre »

Le monde bancaire « parallèle » pèse 67.000 milliards de dollars

Le rapport du Conseil de Stabilité Financière publié ce dimanche évalue à 67.000 milliards de dollars la taille des actifs du monde bancaire « de l’ombre ». C’est aux États-Unis, dans la zone euro et au Royaume Uni qu’il se concentre.

Fin octobre, à Toronto, la directrice générale du Fonds Monétaire International (FMI), Christine Lagarde, s’était emportée contre le développement du monde bancaire de l’ombre (« shadow banking »). Ce dimanche, le Conseil de Stabilité Financière (CSF), l’organe érigé par le forum du G20 en charge de la stabilité financière mondiale, a livré les chiffres 2011. Ils sont édifiants.

La taille du « shadow banking » échappant à toute régulation est de 67.000 milliards de dollars (52.500 milliards d’euros) selon son rapport consacré à 25 pays (90% des actifs financiers mondiaux). Ce sont 5.000 à 6.000 milliards de plus qu’en 2010. Ce secteur « parallèle » représente à lui seul la moitié de la taille des actifs totaux des banques. Rapportée au Produit Intérieur Brut du pays, la banque de l’ombre prospère à Hong-Kong (520%), aux Pays-Bas (490%), au Royaume-Uni (370%), à Singapour (260%) et en Suisse (210%). Mais, en terme absolu, les États-Unis restent en première position puisque la part de ce secteur parallèle représente 23.000 milliards d’actifs en 2011, suivi de la zone euro (22.000 milliards) et du Royaume-Uni (9.000 milliards).

Qui sont les acteurs de ce secteur ? Pour le Conseil, il s’agit « d’intermédiaires de crédit impliquant des entités et des activités en dehors du système bancaire régulier ». Cela recouvre notamment les fonds d’investissements, les fonds monétaires, les sociétés de financement et les entités spécialisées dans les titres qui fournissent des crédits ou des garanties de crédits, ou encore des entreprises d’assurance ou de réassurance qui émettent ou garantissent des produits de crédit.

La crise des « subprimes » de 2007, et la crise financière qui a immédiatement suivi, avaient pourtant déclenché l’ire des responsables politiques pour qui le forum du G20 devait s’efforcer de mettre fin aux activités illicites et mieux encadrer les activités bancaires. Restent que les banques se montrent réticentes à leurs initiatives et le retard s’accumule. En outre, à terme, les régulateurs financiers craignent que les nouvelles exigences légales qui seront appliquées aux banques poussent ces dernières vers un secteur qui échappe encore au contrôle des régulateurs. Ce dimanche, mandaté par le forum du G20, le CSF a mis sur la table pour consultation ses propositions visant à mieux encadrer ce monde bancaire parallèle. Ce n’est qu’en septembre 2013 qu’il publiera ses recommandations pour mieux surveiller et réguler les entités systémiques de ce secteur. D’ici là, le secteur a encore de beaux jours devant lui.

Presse capitaliste (Richard Hiault, LesEchos.fr, 18 novembre 2012)

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[Vient de paraître] Israël/Palestine, Du refus d’être complice à l’engagement (Pierre Stambul)

Cher-e ami-e

Mon livre est en train de sortir. 600 pages.

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Si vous avez participé à la souscription, vous allez le recevoir dans quelques jours.
Si vous avez déjà acheté le livre, n’hésitez pas à transférer ce courriel sur d’autres listes.
Sinon, il va arriver dans quelques librairies.
Dans n’importe quelle librairie, vous pouvez le commander.
S’il s’agit d’une librairie engagée, vous pouvez suggérer qu’elle en commande plusieurs. Il lui suffit de contacter ACRATIE, L’Essart, 86310, La Bussière.
Vous pouvez même suggérer qu’elle m’invite pour une conférence-débat sur Israël/Palestine où je signerais le livre.
Une quinzaine de livres vont arriver au local de l’Ujfp à Paris et le 12 décembre, avec la librairie « Transit », je présenterai le livre à l’Équitable Café de Marseille.

Ce livre aborde toutes les questions liées à la guerre menée contre le peuple palestinien d’un point de vue juif antisioniste.
On pourra y lire d’où je viens, comment j’ai rompu avec le sionisme.
On pourra y lire mois par mois depuis 20 ans comment le fait accompli sioniste détruit la Palestine.
On pourra y découvrir quelques aspects de la vie dans l’UJFP (Union Juive française pour la paix)
De nombreux articles y figurent : sur le sionisme, sur la manipulation de l’histoire, de la mémoire et des identités juives, sur le fascisme et l’antisémitisme, sur la question religieuse, sur les révolutions arabes, sur les médias, sur les voyages en Israël/Palestine.
D’autres articles abordent les questions vives : boycott, désinvestissement, sanction, apartheid, un État/deux États…

Amitiés

Mailing – Pierre Stambul, 19 novembre 2012

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Silence sur Gaza…

Texte paru dans la revue Meeting en janvier 2009, et qui est toujours d’actualité.

Silence sur Gaza…

On a beaucoup parlé de l’élection d’Obama, on a beaucoup plus parlé des émeutes en Grèce mais nous ne disons pas un mot de la guerre à Gaza pourquoi ?

Est-ce parce que ça ne nous concerne pas ? Parce que ça n’a aucun intérêt « du point de vue de la révolution ». On peut le dire mais je pense qu’on sent bien que ce n’est pas la vérité, que l’importance de ce rebond de la guerre de Palestine nous gêne ou peut être pire nous angoisse.

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Cette nouvelle guerre nous angoisse parce que les prolétaires de Gaza se font massacrer et n’ont aucune possibilité d’échapper au piège dans lequel ils sont, ils ne peuvent que « choisir » de mourir sous les bombes israéliennes ou au combat avec le Hamas, ils ne peuvent même pas déserter la bataille ils sont enfermés dans un champ de tir, ils ne peuvent pas s’insurger contre leur propre camp qui les tient en otages. C’est la tragédie absolue il n’y a rien à espérer, Obama laisse Bush endosser l’affaire il n’y a que notre clown national qui en profite pour faire son show pitresque.

Cette horreur nous, nous terrorise parce que nous y voyons quelque chose qui pourrait se répandre dans le monde avec la crise catastrophique du capital (encore à venir), les fractions capitalistes de tous ordres étatiques ou non pourraient bien se jeter les unes contre les autres sans qu’une issue communiste ne s’ouvre.

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Attention ceci n’est pas une analyse, tout ce que je pense me fait dire que cette catastrophe est impossible qu’elle nie la contradiction des classes, que Gaza n’est strictement pas représentatif de la situation dans le reste du monde ; mais pourtant dans sa spécificité de ghetto à prolétaires surnuméraires Gaza est aussi paradigmatique de la restructuration en abîme du capital et c’est pour cela, qu’au fond, on n’ose pas y penser on détourne les yeux, car nous y verrions un avenir inenvisageable.

BL

Dans le contexte, il faut absolument lire : « A fair amount of killing » et aussi « Moyen Orient 1945-2002 Histoire d’une lutte de classe » (si on a plus de temps…).

 

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[PCC dégage !] Émeute antiflic à Fuan (Fujian)

Thousands of Chinese protest, smash police cars

BEIJING (AP) — Thousands of residents protested in a southeastern Chinese city after a traffic accident, smashing police cars and overturning three police vans, police and residents said.

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The reason for the protest in Fuan city in Fujian province was unclear. Police said it was instigated by « a handful of lawless people. » One resident said people became angry because police and paramedics took nearly an hour to arrive to help the injured, while a Hong Kong-based human rights group said it was to do with corruption.

But such protests have become increasingly common in China, and Saturday’s violence is another reminder that the country’s new leadership has to deal with underlying social discontent that often boils over. People are fed up with corruption and high-handed officialdom, pensions that have not kept pace with inflation, and families being forced from their homes to make way for developments.

Residents said police were stopping cars and checking people for driving after drinking on Saturday evening when the accident happened on a main road in Fuan.

Wanting to avoid being tested, a driver in a sedan accelerated away and police started chasing the car, said a resident, who would give only his surname, Lin. About three motorcycles were hit during the chase, said Lin, adding he wasn’t sure who hit them.

« About 10,000 to 20,000 onlookers became angry because police officers and paramedics took nearly one hour to arrive, » said Lin.

He estimated that 1,000 to 2,000 people clashed with police and overturned three police vans.

Photos carried by online southeastern news sites showed hundreds of people swarming across a wide street with two vans thrown onto their sides. In one photo, three people stood on top of an overturned van.

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The official Fuan city police microblog said Sunday that a sedan had collided with a car and three motorcycles just before 8 p.m. Saturday, leaving five people injured.

« The accident made a small number of local people dissatisfied, so they smashed police vehicles and overturned three police vans, » said the statement.

An initial investigation found that a person with no driving license surnamed Jiang had caused the accident and was in police detention, it said. It said the driver wasn’t drunk but had accelerated to avoid a patrol vehicle and aroused attention.

It said four of the injured were in stable condition and the other one had been discharged from hospital.

Later Sunday, the propaganda department of Fuan’s Communist Party committee put out a statement countering accusations police and paramedics had been slow to respond.

It said police had immediately called paramedics and traffic police after the collisions, and a patrol car drove to a hospital to pick up three doctors. The five injured were taken to hospital 40 minutes after the accident happened, it said.

« As the rescue work was going on, some relatives of the injured people and onlookers got out of control, » said the statement. « They started to push and shove the doctors and knock the ambulance and so the ambulance left the scene under police escort. »

It said « a handful of lawless people misled some people who didn’t know the truth » and they began targeting police vehicles.

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The Hong Kong-based Information Center for Human Rights and Democracy said about 10,000 people clashed with police, and that 10 police vehicles had been smashed, three overturned and 20 people injured.

The scenes were triggered by the local police corruption, the center said in a faxed statement that didn’t cite any sources.

It alleged that Fuan’s traffic police were illegally registering license plates to vehicles from outside their jurisdiction for 50,000 yuan ($8,000) and that local residents suspected the sedan had such a license.

Calls to Fuan’s transport bureau rang unanswered. A man at Fuan’s local government propaganda department didn’t answer questions but referred to a press release on a local news portal which said the same as the Fuan police microblog.

Leur presse (Louise Watt, Associated Press, 18 novembre 2012)


Des milliers de manifestants chinois détruisent des véhicules de police

Des milliers d’habitants se sont soulevés dans une ville du Sud-Est chinois après un accident de la circulation, brisant des voitures de police et renversant trois autres fourgons, selon les déclarations de la police et des habitants.

Les raisons de cette protestation dans la ville de Fuan dans la province du Fujian n’étaient pas claires. Selon la police, elle a été initié par « une poignée de gens sans foi ni loi ». Un habitant affirme que les gens se sont mis en colère parce que la police et les ambulanciers ont mis prés d’une heure pour arriver sur les lieux et aider les blessés. Tandis qu’un groupe de défense des droits de l’Homme basé à Hong Kong déclare que ces évènements sont liés à la corruption dans le pays.

Mais ces protestations sont devenues de plus en plus courantes en Chine, et la violences de ce samedi est l’expression du mécontentement social de la population qui souvent dégénère auxquels les nouveaux dirigeants du pays doivent faire face. Les gens en ont assez de la corruption et de la bureaucratie autoritaire du pays, les pensions n’ont pas suivi le rythme de l’inflation, et les familles sont forcées de quitter leurs maisons pour laisser la place à la création de nouveaux aménagements.

Selon des habitants, la police arrêtait des véhicules pour contrôler le taux d’alcoolémie des conducteurs quand l’accident s’est produit sur une route principale dans la ville de Fuan.

Voulant éviter ce contrôle routier, un conducteur dans une berline a accéléré et s’est enfui. La police a alors pris en chasse la voiture a déclaré Lin, un habitant local. Environ trois motos ont été touché pendant la course poursuite selon Lin, en ajoutant qu’il ne savait pas qui les avait heurté.

« Entre 10,000 et 20,000 spectateurs se sont mis en colère parce que la police et les ambulanciers ont mis près d’une heure pour arriver sur les lieux de l’accident » précise Lin.

Il estime que 1,000 à 2,000 personnes se sont affrontées avec la police, et que trois fourgons de police ont été renversés.

Les photos réalisées par le site d’information « les nouvelles du sud-est » montrent des centaines de personnes fourmillant dans une large rue avec deux fourgons renversés sur le côté. Sur une autre photo, trois personnes se tiennent debout sur une camionnette renversée.

Le blog officiel de la police de Fuan a déclaré dimanche que la berline était entrée en collision avec une voiture et trois motos, blessant 5 personnes.

« L’accident a rendu un petit nombre de personnes locales insatisfaites, qui ont alors attaqué des véhicules de police, et retourné trois fourgons policiers » selon le communiqué.

Une première enquête a révélé qu’une personne sans permis de conduire, surnommé Jiang était l’auteur de l’accident et a été arrêté par la police. Le conducteur n’était pas sous l’emprise de l’alcool, mais a soulevé l’attention lorsqu’il a accéléré pour éviter une patrouille.

Les quatres blessés sont dans un état stable, le cinquième étant déjà sortit de l’hôpital.

Plus tard ce dimanche, le département de la propagande du comité du parti communiste de Fuan a publié une déclaration, répondant aux accusations faites à l’encontre de la police et des ambulanciers.

Elle affirme que la police a immédiatement appelé les ambulanciers et la police routière suite aux collisions, et une voiture de police s’est rendue à l’hôpital pour récupérer trois médecins. Les 5 blessés ont été conduits à l’hôpital 40 minutes après l’accident.

« Alors que les opérations de secours se déroulaient, certains proches des blessés et des spectateurs sont devenus hors de contrôle » indique le communiqué. « Ils ont commencé à pousser et bousculer les médecins puis s’en sont pris à l’ambulance, qui a du quitter les lieux sous escorte policière ».

Le communiqué indique également qu’« une poignée de gens sans foi ni loi ont induit en erreur certaines personnes qui ne connaissaient pas la vérité » et ont alors commencé à attaquer les véhicules de police.

Le centre d’information pour les droits de l’Homme et la démocratie basé à Hong Kong, a indiqué qu’environ 10,000 personnes se sont affrontés contre la police et que 10 véhicules de police ont été brisés, dont 3 retournés, et que 20 personnes ont été blessées.

Ces évènements ont été déclenché suite à la corruption de la police locale, précise le centre d’information dans une déclaration faxée qui ne cite aucune source.

Il accuse également la police routière de Fuan d’enregistrer illégalement les plaques d’immatriculation des véhicules provenant de juridictions extérieurs pour 50,000 Yuans (6,300€ ), et que la population locale a soupçonné la berline d’avoir une telle licence.

Les appels au bureau des transports de Fuan sont sans réponses, un homme au ministère de la propagande local de Fuan n’a pas voulu répondre aux questions, mais a fait référence à un communiqué de presse sur un portail de nouvelles locales qui précise la même chose que celui du blog de la police de Fuan.

Traduit de leur presse (Louise Watt, Associated Press, 18 novembre 2012) par nos soins

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[PCC dégage !] Nouvelle immolation dans le district de Tongren (Qinghai) (2)

Chine : une Tibétaine s’immole par le feu

Une Tibétaine, mère de famille, s’est immolée par le feu dans le nord-ouest de la Chine. Il s’agit du dernier cas en date d’une longue série de suicides destinés à protester contre la politique chinoise au Tibet.

Chagmo Kyi, chauffeur de taxi et agricultrice, a embrasé ses vêtements et succombé à ses brûlures samedi dans le conté de Tongren, une région de la province du Qinghai actuellement sous très haute tension en raison de la répression du mouvement de contestation qui s’y déroule.

L’association britannique Free Tibet et le gouvernement tibétain en exil ont confirmé les faits. Selon ce dernier, Chagmo Kyi, mère de deux enfants, s’est immolée devant un monastère et est décédée sur place. Des milliers de personnes, dont des moines, ont ensuite incinéré son corps derrière le monastère. (…)

Leur presse (ATS, 18 novembre 2012)

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[Marseille] Verdict du procès du 16 novembre après la manifestation du 8 août devant le CRA du Canet

Dans la soirée du mercredi 8 août 2012, des pétards sont lancés devant le CRA du Canet à Marseille. Deux personnes sont arrêtées.

Après 40h de garde à vue, elles ont été déférées devant le procureur et le juge des libertés et de la détention. Elles en sortent avec un contrôle judiciaire hebdomadaire et une interdiction de s’approcher des centres de rétention.

Ces deux personnes passaient devant le Tribunal d’Instance de Marseille ce vendredi 16 novembre 2012. Elles étaient accusés de « mise en danger d’autrui ».

Le procureur a demandé 800 euros pour l’une, 1500 euros pour l’autre. Après la plaidoirie de l’avocat qui a argumenté contre l’accusation de « mise en danger d’autrui », les deux personnes ont été condamnées à 400 euros chacune.

[De nombreuses personnes sont venues soutenir les deux inculpés — une bonne cinquantaine à l’intérieur et tout autant qui n’ont pas pu entrer.]

C’est déjà tout de suite, 17 novembre 2012

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[Copwatch] Quelques techniques pour surveiller la police dans la rue

Quelques conseils pour surveiller la police dans la rue

Nous mettons à disposition ci-dessous ce petit « pense-bête » afin que tous et toutes prennent connaissance des différentes méthodes à appliquer pour bien filmer et photographier les déviances quotidiennes des forces de sécurité françaises. Un bon nombre de policiers ont pu découvrir ces méthodes pendant leur sale besogne et ont vite été « calmés ». D’autres ne savent pas encore qu’ils ont été filmés et continuent à pratiquer les dérives que nous dénonçons depuis des années. Ils le découvriront bientôt. Bien sûr, ces méthodes ne sont q’un échantillon de ce que nous appliquons et bien entendu nous n’allons pas dévoiler toutes les astuces.

Bonne lecture.

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Copwatch Nord Île-de-France, 17 novembre 2012

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[« Regardez, il a ce maillot »] L’antiterrorisme travaille

Jugé pour un maillot floqué « Ben Laden »

Un jeune homme de 21 ans, qui portait un maillot du Paris Saint-Germain avec au dos la mention « Ben Laden », s’est retrouvé aujourd’hui devant le tribunal correctionnel de Paris pour « apologie du terrorisme ».

Il avait fait faire ce maillot, où figurait à la place du nom des joueurs celui du défunt chef d’al-Qaida, dans la boutique du club de football parisien, sur les Champs-Élysées. Ce qui lui vaudra d’être interpellé par un CRS. Dans la procédure, le policier affirmait que le jeune homme avait ainsi voulu rendre « hommage » à Oussama Ben Laden.

« C’est faux, j’ai jamais dit ça », a protesté le prévenu face aux magistrats de la 17e chambre, « c’était le policier qui voulait que je dise ça ». À l’issue d’un « simple contrôle », le policier l’a fait « passer de camion en camion en disant « regardez, il a ce maillot », a raconté le jeune homme. Selon le prévenu, il s’agissait en fait d’une référence à un titre du rappeur « La Fouine », dont il n’a pas été en mesure d’évoquer le contenu, car « le rap, ça n’a pas trop de sens, ce qui compte, c’est le rythme ».

« Si j’avais su que ça me ramènerait jusqu’ici, je l’aurais jamais fait », s’est-il défendu, ajoutant que, près du stade, il a « vu bien pire que ça, comme (des maillots) Adolf Hitler ». « C’est vraiment pas une provocation, j’étais en vacances avec ce maillot, on ne m’a jamais rien dit », a-t-il poursuivi.

Aurait-il porté un maillot estampillé al-Qaida ? a demandé le président Marc Bailly. Réponse : « Ah non ! C’est revendiquer quelque chose, c’est un groupe al-Qaida. » Initialement le parquet voulait s’en tenir à un simple rappel à la loi. Mais le jeune homme n’a pas répondu à la convocation, car, a-t-il expliqué, étant absent de chez lui, il l’a connue trop tard. La procureure, « convaincue par aucun des arguments développés » par le prévenu, a requis une amende de 300 euros.

Cette peine retomberait sur ses parents, modestes retraités, a plaidé son avocate, demandant au tribunal, s’il refusait de relaxer son client au bénéfice du doute, de prononcer une peine « juste » et assortie du sursis.

Le soir des faits, un blouson recouvrait son maillot, il l’avait enlevé « un moment alors qu’il faisait chaud », a-t-elle fait valoir, écartant toute idée de provocation de la part du jeune homme. Il avait 10 ans en 2001, années des attentats du World Trade Center, a-t-elle souligné. Jugement le 21 décembre.

Presse terroriste (Agence Faut Payer, 16 novembre 2012)

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[Chronique de Youv derrière les barreaux] « Ma plume décrit ta vie même si je ne te connais pas »

http://juralib.noblogs.org/files/2012/09/0513.jpg[24 mars 2012]
Partie impro totale

Impro totale

On m’a dit lève le doigt si tu veux prendre la parole, quand je l’ai levé j’ai mis un gant pour ne pas laisser d’empreintes, ne te fie pas à ma voix de ghetto youth, si tu es clean je te ferai aucun mal, l’animal s’est auto-dompté, rescapé des tours qu’ils ont dynamitées comme s’il fallait juste changer nos buildings de [la] verticale à l’horizontale pour dissiper nos problèmes, dans mon cartable carré il n’y avait que des marqueurs pour taguer ma rage d’enfant, dans cette discipline on était plus de cent, mon nom de tag « HED » comme la hyène du Roi Lion, j’étais foulek j’ai dû tomber love d’un panneau de sens interdit tellement j’aimais aller à l’encontre de l’ordre établi, c’était le dawa dans ma tête, camisole, muselière on a voulu m’enfiler sans succès, mais sans rancune, j’ai sauté du balcon de la zermi avec un parachute percé pour ralentir ma chute, la jalousie m’attendait de pied ferme, on m’a fermé la porte de la réussite sociale, donc je vais essayer de passer par la fenêtre, ma chérie j’aimerais changer ta vie, mais c’est la merde dans la mienne, prends ce bouquet de sincérité en attendant les lovés, mon avenir dépend du poids de ma patience, la place d’un lion n’est pas en cage, bientôt je quitte le grenier sous les yeux de la concierge, je te déconseille de choisir les bracos comme tremplin, ne te fie pas à la hauteur de tes sauts dans le trampoline car des fois certaines chutes te sont fatales ! Je ne sais pas nager j’ai coulé alors que j’avais pied, le hellel m’a tendu la main mais je lui ai mis une crampe GHETTO POÉSIE, faut donc que je m’applique pour mettre un Kärcher dans ma vie, je vais rendre hellal la grammaire je connais mon sujet par cœur, ma rue m’applaudit ça me suffit amplement, ma plume décrit ta vie même si je ne te connais pas WESH T’ES BLUFFÉ AVOUE ?, mes écrits te parlent pas besoin de grandes phrases, je suis l’imposteur au stylo à bille, zéro en dictée mais c’est moins risqué que de s’attaquer aux banquiers, talent d’une rue déserte, oubliée je mets de la couleur où il fait gris, je suis le petit renoi qui te réveille au guidon d’une moto-cross, je réveille ta conscience avant que tu meures dans leur scénario, ne subis pas ta vie les bras croisés, crois en ton destin, vise un doctorat tu vaux mieux que leur RSA, nous sommes condamnés à réussir par nos propres moyens, vise l’excellence sans excès, immigration choisie, quelle connerie…, ben ne t’étonne pas si ces derniers t’ont choisi pour financer leurs Bugatti, ghetto truands, on a pu l’être mais tu as dû faire exploser le thermomètre.

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[Notre-Dame-des-Landes] « Nous lutterons contre l’aéroport par tous les moyens »

[Seule la lutte décolle !] Un petit récit de la manif de réoccupation du 17 novembre

Dès 9h du matin, des milliers de manifestant-e-s ont convergé vers le bourg de Notre-Dame-des-Landes. Vers 11h, c’est un cortège immense qui s’est élancé en direction de la zone à défendre dans un chouette bazar. Immense, mais aussi plein de gens d’horizons divers : venus de la région ou de l’autre bout de la France ou de l’Europe ; jeunes ou plus âgé-e-s ; familles ou groupes en luttes ; comités locaux ou individu-e-s… Un cortège aux ambiances variées aussi entre battukadas, chorales improvisées ou non, ballade tranquille et bandes de clowns, parsemé d’un drapeau aux couleurs de la lutte : un cercle rouge entourant un avion barré. Une joyeuse bande accompagnée de tracteurs et de camions chargés d’éléments de charpentes, de divers matériaux de constructions, de chapiteaux, de marabouts. Selon nos comptages, on dénombrait environ 40’000 manifestant-e-s accompagné-e-s de plus de 400 tracteurs. Cette grande manifestation populaire a encore une fois démontré l’échec de la campagne des autorités pour diviser l’opposition à l’aéroport et à son monde.

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La tête de la manif

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Le convoi de matériel quitte le bourg

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Le convoi de tracteurs

Vers 13h, le début du cortège est arrivé sur le site de réoccupation alors que la fin de la manif n’était pas encore partie du bourg ! Pendant qu’un campement d’accueil se montait dans un champ, le défrichage a commencé sur le terrain choisi pour accueillir le nouveau lieu d’organisation : un bois de châtaigners parsemé de clairières en cours d’expropriation. On était plein à faire la chaîne pour acheminer les matériaux de construction déchargés des tracteurs au bout du chemin boueux. Les charpentes des structures de base a été montées très rapidement. Pendant ce temps, dans le champ, de nombreux groupes en luttes témoignaient des luttes qu’illes mènent ici et ailleurs contre l’aménagement du territoire et le monde qui va avec.

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La chaîne qui décharge les constructions

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Des planches qui voyagent

À la fin de la journée, les murs de la cabane de discussion et la cuisine collective sont érigés. On construit aussi sanitaires, dortoirs, atelier et mobilier, et autres petites structures. De nombreuses autres cabanes amenées lors de la journée seront montées dans les jours qui viennent.

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Le chantier de construction

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La cabane de discussion en fin de journée

On était des dizaines de milliers pour occuper ce nouveau lieu d’organisation de la lutte contre l’aéroport et son monde. Ça fait une belle force collective pour intensifier la lutte d’ici dans la perspectives des travaux qui s’annoncent. Cette force collective, on souhaite aussi qu’elle donne de l’énergie à tou-te-s celleux qui sont venu-e-s de plus loin pour lutter contre les projets et autres merdes qu’illes se prennent sur la geule.

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Une pancarte de la manif

Par ici la lute continue dans le temps qui viennent : ce week-end et la semaine prochaine pour continuer la reconstruction sur le terrain occupé aujourd’hui, dans la forêt de Rohanne et ailleurs ; le week-end prochain pour la manifestation mensuelle contre l’aéroport et son monde à Nantes samedi 24 ; et dans les mois qui viennent pour empêcher la destruction de la forêt de Rohanne et les premiers traveaux du barreau routier prévus dans les mois qui viennent – des rendez-vous qui seront relayés sur le site web zad.nadir.org.

Alors qu’ils pensaient vider la zone, le mouvement contre l’aéroport et son monde prend de l’ampleur. Une lutte collective qui ne fait que commencer.

Les occupant–e-s de la ZAD, 17 novembre 2012


Prise de parole à l’arrivée de la manif de réoccup : « Ici comme ailleurs, défendons nos rêves et cultivons nos révoltes pour qu’elles deviennent leur cauchemar ! »

Ami-e-s d’ici, ami-e-s d’ailleurs,

Nous, expulsé-e-s ou expulsables, habitant-e-s qui résistent au projet d’aéroport et à son monde, nous tenons à vous remercier.

Merci d’être venu-e-s, de Vigneux ou de Turin, de Rennes ou de Bruxelles, pour participer à cette lutte, pour reconstruire aujourd’hui ensemble les bases matérielles nécessaires à la poursuite de la résistance sur le terrain.

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Merci de vous être réappropriés ce combat, en organisant des rassemblements, des collages, des moments de rencontres sur les marchés de vos villes et de vos villages, en créant des comités locaux…

Vous avez su exprimer notre colère contre les aménageurs par un foisonnement de gestes solidaires : du péage gratuit au défilé de tracteur, du sabotage au concert de soutien, de la prise d’antenne sauvage aux messages qui nous parviennent depuis plusieurs semaines maintenant !

Vous avez participé à cet immense élan de solidarité, solidarité mot qui aujourd’hui prend tout son sens et qui s’est répandu comme une traînée de poudre bien au-de-là du bocage.

C’est vous, anonymes, animés par d’inébranlables convictions qui faites la lutte. Vous qui ne cherchez ni la gloire superflue sous le crépitement des flashs et des caméras, ni les privilèges et le confort d’un siège de député ou de ministre. Vous qui êtes là parmi nous, humblement, et qui avez décidé d’agir plutôt que de subir. La parole des politiques ne doit pas étouffer celle des habitants pour s’y substituer. Cette lutte c’est la nôtre, c’est la vôtre, parce que c’est avec vous que nous obtiendrons l’arrêt immédiat du projet et que nos pourrons faire plier les décideurs, ici comme ailleurs.

Nous avons toujours dit, « un territoire se défend avec celles et ceux qui l’habitent ». Et ces dernières semaines ont prouvé que les habitant-e-s de la zone se défendent ! Une armada policière débarque et le balais infernal des machines emporte dans sa danse macabre, maisons et cabanes, vieux chênes et salamandres… La tristesse et la colère nous gagnent face à Vinci et à l’État socialiste écologiste qui défigurent sous nos yeux ce paysage si familier. Ils ravagent la nature et cherchent à effacer nos souvenirs. Qu’ils nous jettent à la rue à coups de matraque ou nous poussent au déménagement par les pressions, c’est toujours la même violence et le même arbitraire qui nous écrasent. Il est légitime que l’on retourne cette violence contre ceux qui nous l’infligent.

Face à l’État, tous nos gestes de résistances peuvent paraître dérisoires, mais ils sont ô combien justes et nécessaires. Rassemblements, manifs, défense des lieux vie, ouverture collective de maisons, occupation forestière, ravitaillement, blocage de routes, reconstruction, assemblées… Nous avons voulu montrer que nous ne sommes pas de simples meubles qu’on déménage, que nous pouvons nous organiser, résister, dire non !

Ces semaines ne sont qu’un début ! La lutte ne fait que commencer : défense du Rosier, réoccupation de la forêt de Rohanne pour s’opposer à son abattage, blocage des travaux du barreau routier, procès et expulsion à venir des habitant-e-s en bail précaire et des paysans. Il y encore tant à faire. Hollande, Ayrault et les cadres de Vinci doivent comprendre qu’il n’y aura pas de retour à la normale jusqu’à l’arrêt immédiat du projet d’aéroport. Qu’ils prennent garde, car plus la lutte se renforce sur le terrain et plus elle se répand !

Notre rêve, c’est que tous les ami-e-s d’ici et d’ailleurs ramènent chez eux un peu de la détermination qui est née dans ce bocage. Que cette lutte nourrie par celle du Val di Susa comme par celles de Plogoff et du Larzac, renforce en retour d’autres combats.

Nos révoltes ne se limitent pas à Notre-Dame-des-Landes et à son aéroport. Pendant que les caméras et l’attention se focalisent ici, ils continuent d’expulser et de bétonner ailleurs, tous les jours, en silence… L’État oppresse, enferme, réprime partout, tout le temps. Il est confortable de fermer les yeux, facile de se résigner, mais indispensable de se révolter. Partout, pour contrer tous les Césars qui veulent aménager nos vies et nos territoires, continuons de construire des foyers de résistance irréductible.

Ici comme ailleurs, défendons nos rêves et cultivons nos révoltes pour qu’elles deviennent leur cauchemar  !

Les occupant-e-s de la ZAD, 18 novembre 2012


Notre-Dame-des-Landes : Ayrault, prends ZAD dans ta gueule !

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« Nous ne défendons pas la nature, nous sommes la nature qui se défend. » zadiste

« Pour nous, c’est 2000 hectares de liberté et de création, de légumes et de plantes, de fromages et de pain, d’animaux et d’humains, de musique et d’art.
Pour eux c’est un aéroport de plus…
De quoi avez-vous le plus besoin ? » zadiste

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40’000 personnes en soutien à la lutte sur la ZAD

Alors que nous subissons, depuis maintenant un mois, les destructions de nos lieux de vies par les forces armées ripoux-blicaines saucialistes, la résistance au projet mégalo d’Ayrautporc continue de monter en puissance sur la ZAD.

Samedi, quelques 40’000 personnes ont défilé toute la journée de Notre-Dame-des-Landes au Rosier dans une atmosphère festive et conviviale pour signifier au gouvernement leur totale solidarité avec la lutte et leur refus de voir un nouvel aéroport rayer de la carte 2000 hectares de nature uniquement pour satisfaire l’appétit vorace des rapaces de la finance. Un cortège très compact de plus de 5 kilomètres a traversé la Zone à Défendre tout au long de la journée.

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Les partis politiques faiblement présents (EELV, Parti de Gauche, etc.) sont presque passés inaperçus dans la foule immense. Leurs étendards se sont vus, dans le cortège, repeints de boue par des clowns activistes zadistes soucieux-ses de rejeter avec force toute tentative de récupération politique.

La préfecture de Police atteinte du syndrome récurant de Pinocchio annonçait le chiffre fantaisiste de 13’500 personnes présentes à cette manifestation dans l’après-midi… Pourtant aucun flic en uniforme n’a été signalé tout au long de la journée sur la ZAD (hormis la présence de plusieurs flics en civils).

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De nouvelles cabanes et maisons poussent un peu partout. La reconstruction a commencé.

Grâce à la solidarité qui s’articule partout sur la ZAD depuis plusieurs semaines, de nombreux chantiers collectifs ont commencé et déjà de nouvelles maisons s’apprêtent à accueillir tous les zadistes et sympatisant-e-s qui se sont retrouvé-e-s sans toit après les premières opérations de saccage initiées le 16 octobre 2012 par les forces terroristes de l’État français.

Dès la nuit tombée, les tracteurs de la Confédération Paysanne sont venus en nombre (400 tracteurs) acheminer le matériel nécessaire à la reconstruction sur les chantiers (portes, fenêtres, planches, etc.), alors que la manif. n’était pas encore terminée.

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Le toit du Rosier

Le Rosier en danger de destruction imminente

Le Rosier est, depuis le 16 novembre 16 heures, sous la menace des vandales de l’État saucialiste. Mais désormais le rapport de force a bien changé. Certes, le pouvoir dispose d’une armée de robocops lobotomisés du bulbe surarmés, de moyens financiers illimités (tant que les contribuables acceptent de casquer) et des machines de destruction de la DDE (grues, pelleteuses, manitous, camions de gravas).

En face, la résistance, sans arme, dispose d’un fort appuis populaire et d’une aide logistique qui ne cesse de grandir sans compter la présence sur place de nouveaux-elles résistant-e-s qui nous ont rejoint-e-s dans la lutte au cours de la manif de réoccupation et au fil de ses dernières semaines.

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Tous les chemins et routes qui mènent au Rosier sont bloqués par plusieurs barricades et de nombreux-ses activistes sont posté-e-s sur tous les coins stratégiques autour de la maison.

Désobéissance civile

Cette mobilisation exceptionnelle, et la solidarité qui en découle, montre que la lutte légitime que mènent (depuis des années pour certains) les habitant-e-s et occupant-e-s de la ZAD reçoit un écho favorable dans les classes populaires.

La désobéissance civile bat son plein et les actions contre Vinci et le PS se multiplient. Ce qui est injuste ne peut être accepté sous le prétexte fallacieux qu’il s’articule autour de lois iniques votées pour défendre les intérêts d’une oligarchie qui méprise ses populations.

Des solidarités autour de la lutte se sont crées dans toute la France et encore au-delà. Des collectifs s’organisent et planifient des actions partout où Vinci et son chien de garde Saucialiste sont présents. Les actes de résistance et de sabotage décentralisées se multiplient partout afin de faire courber l’échine du gouvernement et de son donneur d’ordre Vinci qu’il protège à grand coup de deniers publics.

Nous luttons ensemble, unis contre la destruction planifiée, par Vinci et l’État saucialiste, d’une terre que nous aimons et que nous protégeons et continuerons à protéger jusqu’à l’abandon du projet d’aéroport et de tout projet destructeur pour l’environnement sur la ZAD.

De plus, une fois le projet abandonné, les habitant-e-s de la ZAD resteront sur place. Des expériences, des échanges de compétences nous ont permis d’apprendre les uns des autres. Depuis le Rosier en 2007, c’est tout un village autogéré qui s’est créé sur la ZAD. L’autogestion étant le but à atteindre.

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Les destructions massives de nos lieux de vies et des jardins collectifs qui les entourent n’ont fait que renforcer notre détermination à faire capoter ce projet destructeur. Le gouvernement a certainement imaginé qu’en pratiquant la politique de la terre brûlée, qu’en détruisant tout sur son passage il parviendrait à briser la lutte et son monde.

La très forte mobilisation de ce week-end montre bien que le gouvernement continue de s’enfoncer avec son opération César à la con. Il a tout essayé, nous a traité de terroristes, d’ultra-violents… Il n’a réussi qu’à révéler les propres limites de son pouvoir, limites qui le conduiront tôt ou tard à sa perte.

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Une lutte globale contre le capitalisme

Dans le monde entier se multiplient des résistances au capitalisme et à sa soif de profit.

Dans toute l’Europe les populations se battent contre les politiques d’austérité dictées par Bruxelles, la BCE et le FMI. Tous les gouvernements portés au pouvoir par les urnes, qu’ils soient conservateurs ou sociaux-démocrates, continuent de servir la soupe aux marchés financiers et aux intérêts privés, trahissant de fait les intérêts de leurs populations.

Au Japon c’est un peuple tout entier, toujours lourdement frappé par les rejets radioactifs engendrés par la catastrophe de Fukushima, qui se dresse sur le chemin des nucléocrates assassins (Areva, Vinci, EDF, TEPCO, etc).

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Sur le continent américain les résistances se multiplient face aux exploitations de pétrole lourd, sables bitumineux, gaz de schistes et autres. La construction des pipelines XXL, qui passeront bientôt du nord du Canada au golf du Mexique, rencontre une opposition acharnée des populations indigènes et des activistes environnementaux. Du projet « Grand-Nord » au Canada aux mines d’uranium au Nouveau-Mexique (dont Areva est le principal bénéficiaire), la résistance est partout.

Au Brésil, les populations locales se battent contre les grands barrages hydroélectriques sur le fleuve Xingu, contre les mines à ciel ouvert et contre la déforestation de la forêt amazonienne.

Au Mexique les communautés indigènes d’Atenco ont définitivement fait capoter un projet d’aéroport semblable au nôtre ! Cela grâce à leur détermination inébranlable conservée malgré une longue et rude lutte et des nombreuses brutalités policières qui en ont découlé.

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Notre-Dame-des-Landes fait partie de cette lutte globale qui s’intensifie partout pour combattre pied-à-pied un système politique ultra-libéral mondial destructeur.

La nature n’est pas à vendre !
L’humain n’est pas une marchandise !
La terre appartient à toutes et tous. C’est notre bien commun…
Vinci dégage ! Résistance et sabotage !

Des habitant-e-s en résistance – le dimanche 18 novembre

Dernière info :
Dimanche soir, déjà 40 camions de « Play-Mobiles » sont annoncés sur la zone certainement pour détruire le Rosier. Nous les attendons de pied ferme. La répression policière à Notre-Dame-des-Landes va, sans l’ombre d’un doute, s’accentuer mais nous ne lâcherons RIEN !!!

Toutes les infos et bien plus encore sont disponibles sur le site de la ZAD Zone À Défendre – Tritons crété-e-s contre béton armé.

Bob 92 Zinn, 19 novembre 2012

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[Caen] Fliquette suicidée, à moitié pardonnée

Caen : une policière se suicide avec son arme de service

Son corps a été retrouvé par une collègue dans le vestiaire du commissariat.

Une policière de 42 ans, mère de deux enfants, s’est suicidée dimanche 18 novembre dans le vestiaire du commissariat de Caen avec son arme de service, peu avant 13 heures, a-t-on appris auprès du directeur départemental de la sécurité publique (DDSP) du Calvados, Philippe Trenec.

Elle s’est suicidée dans le vestiaire avant de prendre son service. Son corps a été découvert à 13 heures par une de ses collègues.

« L’événement a beaucoup choqué l’ensemble de ses collègues », a expliqué Philippe Trenec qui précise qu’une cellule d’aide psychologique et médicale a été mise en place.

La mère de famille, brigadier de police, travaillait au commissariat de Caen depuis dix ans.

Une enquête a été ouverte et confiée à la police judiciaire, a ajouté Philippe Trenec.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (tempsreel.nouvelobs.com avec l’Agence Faut Payer, 18 novembre 2012)

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[Afrique du Sud] Grève des ouvriers agricoles : « Les gens en ont assez, ils veulent mettre fin à leurs souffrances »

Mort d’un second travailleur agricole dans la région du Cap Occidental

LE CAP – Un second ouvrier agricole est mort dans la région du Cap Occidental en proie à de violentes grèves.

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Des protestataires dans la rue principale de Swellendam manifestent pour réclamer un meilleur salaire, le jeudi 15 novembre 2012, lors de troubles généralisés chez les travailleurs agricoles commencés à De Doorns dans la région du Cap Occidental, troubles qui se sont depuis propagés à d’autres villes de la région.

Bongile Ndleni a été tué par balle dans la petite ville de Prince Alfred Hamlet près de Ceres ce mercredi, prétendument par des hommes en pick-up.

Cet ouvrier agricole saisonnier de 40 ans, est décédé ce samedi matin à l’hôpital.

Le porte parole de la police, Andre Traut affirme : «  La police enquête sur les circonstances de ce décès, mais personne n’a encore été arrêté à ce jour ».

Plus tôt cette semaine, Michael Daniels, chauffeur de tracteur de 28 ans, a été tué lors des heurts entre les grévistes et la police à Wolseley.

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Pendant ce temps, les travailleurs agricoles de la région du Cap Occidental ont déclaré qu’ils intensifieraient leur mouvement de grève si le gouvernement n’augmentait pas leurs salaires journaliers minimum.

Les ouvriers de la province ont l’intention de se mettre en grève générale le 4 décembre prochain.

Ils réclament un salaire de 150 rand (13,30€) par jour.

La plupart des ces travailleurs touchent actuellement un salaire moyen de 70 rand (6,20€) par jour.

Mario Wanza, à la tête du « Front démocratique uni » (United Democratic Front), déclare : « Cela va être l’une des grèves les plus suivies, parce que les gens en ont marre, et veulent mettre un terme à leurs souffrances ».

Traduit par nos soins – presse esclavagiste (Graeme Raubenheimer, ewn.co.za, 18 novembre 2012)


Second farm worker dies in W.Cape

CAPE TOWN – A second farm worker has died as a result of the violent strikes plaguing the Western Cape, police confirmed on Sunday.

Bongile Ndleni was shot in Prince Alfred Hamlet near Ceres on Wednesday allegedly by men driving a bakkie.

The 40-year-old seasonal farm labourer died in hospital on Saturday morning.

Police spokespeson Andre Traut said, “The death is being investigated by police and no one has been arrested as yet.”

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Earlier this week, tractor driver Michael Daniels, aged 28, was killed during the violence between striking workers and police in Wolseley.

Meanwhile, farm workers said they planned to intensify their strike in the Western Cape if government does not increase their minimum daily wage.

Farm workers across the province intend to embark on mass action on 4 December.

They are demanding a daily wage of R150.

Many of the workers are currently earning an average of R70 a day.

United Democratic Front head Mario Wanza said, “This is going to be one of the biggest strikes to happen because the people are fed up and they want to bring an end to the suffering.”

Presse esclavagiste (Graeme Raubenheimer, ewn.co.za, 18 novembre 2012)


Afrique du Sud : deux morts dans les violences agricoles au Cap

Les violentes manifestations d’ouvriers agricoles de ces derniers jours dans l’arrière-pays du Cap (sud) ont fait deux morts, selon un nouveau bilan divulgué dimanche par la police, au lendemain du décès d’un saisonnier dont les meurtriers sont toujours recherchés.

« Le corps sans vie de Bongile Ndleni, 40 ans, a été retrouvé à son domicile samedi matin », a indiqué le porte-parole de la police régionale Andre Traut.

Tout indique selon la police que l’ouvrier agricole est mort des suites d’une blessure par balles et « une enquête pour meurtre a été ouverte ».

Selon les premiers éléments, des inconnus circulant en camion ont tiré sur la victime dans une exploitation de Prince Alfred Hamlet, près de la localité fruitière de Ceres, alors que tout le secteur était en proie ce jour-là à des scènes d’émeutes, ayant fait un autre mort dans des heurts avec la police à Wolseley.

Ces violences se sont produites alors que des milliers de travailleurs agricoles ont entamé une grève pour protester contre la faiblesse de leurs salaires il y a quinze jours.

Les grèves en Afrique du Sud s’accompagnent régulièrement de confrontations violentes avec la police ou entre travailleurs, les grévistes n’hésitant pas à décourager les autres de travailler par l’intimidation ou le passage à l’acte.

Le calme est revenu depuis samedi selon la police qui continue de quadriller cette région abritant de nombreuses exploitations fruitières, actives à l’export.

« Tout est normal, il n’y a eu aucun incident », a également indiqué dimanche à la mi-journée le chef de la sécurité routière provincial, Kenneth Africa.

Employés sur de vastes exploitations exportant notamment du raisin de table, les ouvriers agricoles des environs travaillent pour des salaires parmi les plus bas du pays (69 à 75 rands par jour, à peine plus de 6 euros), et dans des conditions de travail et de logement souvent abusives.

Le gouvernement est intervenu promettant une révision anticipée du salaire minimum agricole, mais les négociations doivent encore s’ouvrir.

Presse esclavagiste (Agence Faut Payer via Jeuneafrique.com, 18 novembre 2012)

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