[Révolution tunisienne] Le détournement comme négation et comme prélude

http://juralib.noblogs.org/files/2012/12/012.jpg

Sur la route de la Goulette, août 2012

Publié dans L'insurrection tunisienne et ses suites | Marqué avec | Commentaires fermés sur [Révolution tunisienne] Le détournement comme négation et comme prélude

[Le peuple veut une nouvelle révolution] « Sommes-nous des animaux ? Expliquez-nous ! Dites-nous si oui ou non sommes-nous des humains ?! Sinon pourquoi utiliser des balles destinées à la chasse des animaux ? »

Tunisie : Siliana ville morte depuis quatre jours

La ville de Siliana est en grève générale pour la quatrième journée consécutive pour revendiquer le départ du gouverneur et une part équitable dans le développement régional.

http://juralib.noblogs.org/files/2012/12/032.jpg

L’impression sautant aux yeux de tout visiteur de cette ville en ces jours de révolte, c’est que tout est hors service, à l’exception de quelques pharmacies, boulangeries, petits commerces et l’hôpital régional qui ont gardé leurs portes ouvertes. Des voix révoltées s’élèvent de tous bords. Toutes les délégations y sont. Bou Arada, Gaâfour, Sidi Bou Rouiss, El Krib, Makthar, Kesra, Lakhouet, etc. Elles exigent, à travers leurs représentants, le départ du gouverneur et l’équité en matière de développement régional. Pour eux, les récentes déclarations du chef du gouvernement provisoire et du ministre de l’Intérieur n’ont fait qu’attiser le feu, vu leurs « tons arrogants défiant toute une population depuis toujours difficile à dompter ».

Pour Samia, tout comme pour Salah et Boujemaâ, croisés au cœur de la foule, « Siliana, la ville d’Ali Ben Ghdahem, d’Ahmed Ibn Abi Dhiaf, celle où Ben Ali a été obligé de faire intervenir ses parachutistes dans les années 1990 pour mâter les soulèvements d’alors, la région ne courbera point l’échine devant ses oppresseurs ». La version citoyenne des événements est autre que celle du ministre de l’Intérieur : « Contrairement à ce qu’il a déclaré dans les infos de 20 heures, notre marche de protestation était pacifique et ce sont ses hommes qui ont commencé la provocation. Ses hommes n’ont cessé de vociférer des propos acerbes et insultants sur fond de gestes impudiques à l’égard de tous, sans le moindre respect pour nos femmes et nos vieux. Leur descente la veille vers 21hs (dans la nuit de mercredi à jeudi) dans les cités Salah et Gaâ El Mezoued en est la preuve. Allez en parler avec les femmes et les jeunes, ils vous en diront plus sur notre nouvelle police. Nous ne reviendrons plus sur nos principales revendications : la démission du gouverneur et un vrai développement régional. »

http://juralib.noblogs.org/files/2012/12/042.jpghttp://juralib.noblogs.org/files/2012/12/023.jpghttp://juralib.noblogs.org/files/2012/12/013.jpg

De telles scènes traduisent l’état d’âme de la population et leur détermination à voir se réaliser chez eux les objectifs de la révolution du 14 janvier 2011, notamment la dignité et plus d’équité sociale. Or, le gouverneur essaie de les priver de cette dignité. « Il doit dégager », n’ont cessé de revendiquer les citoyens et leurs représentants. Il est vrai que les événements de Siliana sont arrivés au mauvais moment pour le Chef du gouvernement, Hamadi Jebali.

Cafouillage politique

La Tunisie abritait au même moment le Carrefour d’affaires et de technologies 2012 et accueillait plus de 800 hommes d’affaires. Excédé, il a confirmé son soutien indéfectible au gouvernement de la région, attisant la tension sociale.

Mais depuis, Jebali a commencé à changer son fusil d’épaule. Ainsi, lors de la conférence de presse d’avant-hier, il a nuancé sa position en disant que « ledit gouverneur ne sera démis de ses fonctions que s’il s’avère qu’il a failli à ses responsabilités ». Jebali coupe ainsi avec sa nervosité et ouvre la voie au départ de ce gouverneur. Il pourrait « ghaltouni » (on m’a induit en erreur) pour justifier le changement de ses positions au gré des exigences de la scène politique. Il n’est pas à sa première « correction ».

Du côté de l’opposition, Ahmed Nejib Chebbi, président du comité politique du parti républicain, a appelé explicitement au changement de Ali Laâreyedh à la tête du ministère de l’Intérieur. Cette déclaration intervient suite à la situation de crise que vit le gouvernorat de Siliana. Selon Ahmed Nejib Chebbi, Ali Laârayedh a échoué dans la direction de son ministère et dans la gestion de la sécurité du pays. Le président du comité politique du parti républicain a précisé que le recours à la violence ne mènera qu’au KO [sic – NdJL], « il aurait fallu être plus sévère, mais maintenir la sécurité sans violence », a-t-il notamment dit, en attirant l’attention sur le fait que « le laisser-aller a trop duré avec Ali Laâreyedh, notamment à l’égard des salafistes ».

Pour ce qui est de l’état des victimes, dont le nombre s’élève à plus de trois cents, notamment ceux touchés aux yeux par des éclats de plomb, Selma Mabrouk, députée à l’ANC et ophtalmologiste les a visités à l’hôpital Hédi Raïes d’ophtalmologie. Elle  a affirmé que « dix d’entre eux ont bénéficié d’une chirurgie dite lourde sur le globe oculaire, c’est-à-dire que pour ces cas-là, la plaie occasionnée par le (ou les) plombs de chasse, a touché les tissus internes de l’œil. Dans ces cas-là, les chances de récupération visuelle sont faibles malgré plusieurs interventions chirurgicales de pointe nécessitant une équipe ophtalmologique ultra spécialisée ». Elle a précisé qu’un des blessés serait atteint aux deux yeux, « ce qui veut dire que le risque d’une perte totale et définitive de la vision est malheureusement élevé… »

La situation est encore confuse malgré la baisse de la tension. Une réunion est prévue ce matin au palais du gouvernement à la Casbah entre le gouvernement, la centrale syndicale et sa représentation de Siliana, les représentants de la ville, en l’absence du gouverneur contesté. Tout le monde espère qu’un début de solution pointera à l’horizon.

Publié par des ennemis de la deuxième révolution (Mourad Sellami en Tunisie, ElWatan.com, 1er décembre 2012)


Reportage à Siliana : Le sang qui coule aura son prix

Il a fallu rebrousser chemin à trois reprises avant d’arriver à la ville de Siliana. La route de Bouârada était barricadée et ravagée par le feu. Une autre route est coupée, pont inachevé ou brisé oblige, et une troisième se faufilant à travers la montagne de Bargou, menaçait, par moments, de s’effondrer en petits rochers sur les véhicules.

Les routes n’étaient pas coupées pour braquer des véhicules comme le prétendent certaines personnes, ni pour agresser. L’ambiance y était violente, enflammée, certes, mais la population montait la garde, essentiellement, pour bloquer le passage aux renforts des forces de l’ordre parvenant à Siliana qui était déjà assez ravagée et ensanglantée.

http://juralib.noblogs.org/files/2012/12/021.jpg

En effet et en arrivant à l’hôpital, on découvre un spectacle chaotique : La foule qui crie son désarroi, les pompiers qui accourent transportant des blessés, les couloirs regorgeant de gens et un mouvement rapide et incessant… Les urgences de l’hôpital régional de Siliana grouillent de blessés, jeunes et moins jeunes, criblés de balles, touchés aux yeux, au torse et aux jambes… Le nombre de blessés augmentant, des ambulances d’autres régions viennent en renfort. « La veille, le bloc opératoire a été envahi par la police », témoignent des citoyens en nous interpelant dans la foulée.

Cela fait déjà trois jours que la ville est sans pain, que les citoyens vivent entre la peur et la colère « J’ai évacué ma famille de la maison. Hier, la police a fait des descentes dans les foyers toute la nuit »… Pendant ce temps-là, les ambulances continuaient à affluer transportant des blessés, tandis que les tirs en l’air se faisaient entendre et que l’odeur du gaz lacrymogène et de la fumée est des plus étouffantes.

Entre « Je sacrifierai âme et sang pour toi Siliana » et « Ennahdha dégage », les gens sont perplexes et surpris de la réaction musclée des forces de l’ordre.

Plus de 200 blessés dont une vingtaine de cas critiques et beaucoup de personnes ayant perdu un œil, ou les deux…

Un tour dans la ville ne donne pas, toutefois, une idée précise sur le degré de la montée de violence policière, les édifices et les constructions ne semblent pas avoir été assaillis, tout était fermé, quelques rues étaient barricadées mais les bâtiments ne comportaient aucune trace d’incendie ou d’attaque.

La population de la ville, vide, est partagée entre l’hôpital et la place devant le gouvernorat où les manifestants continuaient à faire face à la police.

Hormis un gouverneur qui ne leur a rien offert, la population revit, semble-t-il, les mêmes pratiques, à savoir clientélisme, favoritisme, nomination parachutée, chômage et, aujourd’hui, des rafales de balles.

« Ils nous ont attaqués, même dans la mosquée », nous lance un jeune, d’autres criaient que si au départ, ils exigeaient principalement le limogeage du gouverneur, aujourd’hui, ils jurent la rupture définitive avec le gouvernement.

Les salafistes de la ville participent, par ailleurs, aux protestations et aux regroupements. Ils ne semblent pas soutenir le gouvernement et ne réagissent pas quand les gens attaquaient le parti Ennahdha. À l’exception d’une personne qui, contrairement à tous, criait à tue-tête dans le couloir de l’hôpital « Continuez à parler, personne ne peut nuire au gouvernement ou à Ennahdha ». Mais on l’ignorait, trop pris dans le malheur pour répondre à une personne qui s’active en solo à défendre un gouvernement, ayant déjà perdu toute légitimité, du moins sympathie dans cette ville.

Un jeune s’enveloppant dans le drapeau tunisien crie pourtant « je ne suis plus un Tunisien ! » La rupture avec la Tunisie, dans cette zone coupée et défavorisée, est de plus en plus évidente. La ville est, pourtant, à seulement 120 kilomètres de la capitale.

La population témoigne que les forces de la sécurité nationale locale ne participaient pas au carnage. En effet et en passant devant le poste, on pouvait voir les agents regroupés, debout et impuissants, devant la porte. Personne de la ville n’attaquait le bâtiment et la police nationale locale se contentait d’être là en tant que spectateur, ne pouvant évidemment pas intervenir pour protéger les habitants…

Tout se jouait presque autour du gouvernorat, même si la fumée dense et opaque, ne laissait apparaître que des ombres, fantômes de cette ville sinistrée, dans un mouvement incessant d’allées et venues, mais toujours accompagnées du bruit des balles tirées…

À travers les traits fatigués des gens et dans le flot de mouvements désordonnés, toute la ville était révoltée, même si en la parcourant, on pouvait étrangement passer dans des rues complètement vides et silencieuses à certains endroits. Les principaux incidents sont signalés aux alentours de l’hôpital, du local de l’UGTT et du gouvernorat.

« Tout cela à cause d’un différend entre deux personnes ? », dixit Hamadi Jebali… Quiconque aurait écouté les témoignages de la population de Siliana aurait su que ce n’était que la goutte ayant fait déborder le vase.

Le 17 décembre 2010, le suicide de Mohamed Bouazizi par immolation était présenté par le pouvoir à l’époque comme étant un simple fait divers. Mais c’était la goutte qui avait fait déborder le vase et exprimer le ras-le-bol général.

Les mêmes témoignages font part du fait que le gouverneur n’ait rien fait pour améliorer la situation des citoyens dans la ville : il refusait, selon eux, de rencontrer qui que ce soit. Il aurait lui-même fait dresser une haute muraille entre la population et lui-même.

Alors aujourd’hui, la population de Siliana ne demande plus seulement le limogeage du gouverneur, mais demande « la tête du ministre de l’Intérieur » exigeant qu’il soit destitué et arrêté afin de rendre compte de « ses crimes à Siliana ».

« Sommes-nous des animaux ? Expliquez-nous ! Dites-nous si oui ou non sommes-nous des humains ?! Sinon pourquoi utiliser des balles destinées à la chasse des animaux ? », s’interrogent-ils avec grande indignation !

En quittant Siliana et reprenant la route qui traverse les montagnes et les plaines d’une région riche en potentiel écologique et touristique, la sérénité qu’offre le spectacle dérangerait presque, coupant soudainement de l’ambiance incendiaire de la ville. Oui, Siliana, mouvementée ou calme, tiraillée par les balles ou se reposant derrière la montagne de Bargou dans un train de vie quotidien ennuyeux, est bel et bien coupée du reste de la Tunisie…

Publié par des ennemis de la deuxième révolution (Hajer Ajroudi, Business News, 29 novembre 2012)

Publié dans L'insurrection tunisienne et ses suites | Marqué avec , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Un commentaire

[Restructuration sans fin] L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) recommande à l’Espagne d’exploiter encore plus son prolétariat

La OCDE pide a España un despido todavía más barato y subir el IVA

• Pide una indemnización de 33 días para improcedentes menor
• Sugiere que más productos y servicios tributen al tipo general

http://juralib.noblogs.org/files/2012/11/1813.jpg

El secretario general de la OCDE, Ángel Gurría, junto a Rajoy

La Organización para la Cooperación y el Desarrollo Económico (OCDE) recomienda a España indemnizaciones más bajas para el despido improcedente, un contrato único con compensación por despido creciente, la eliminación de la jubilación parcial y más control sobre el cobro del paro.

En su último informe económico sobre España, la OCDE señala que la reforma laboral ha sido un « paso sustancial » en la dirección correcta, aunque apunta a la persistencia de desequilibrios como la brecha entre los empleados temporales y los indefinidos.

En esta línea, destaca que la indemnización de 33 días por año trabajado fijada para los despidos improcedentes debería reducirse más, ya que sigue siendo alta en comparación con otros países.

Como solución para salvar la dualidad del mercado, propone avanzar hacia un contrato único con indemnizaciones por despido que vayan creciendo conforme al tiempo trabajado.

En materia de flexibilidad, la OCDE ve positivo que se haya potenciado el convenio de empresa y recortado el periodo de ultraactividad (prorroga automática de un convenio expirado) a un año.

No obstante, subraya que la negociación colectiva sigue siendo rígida y recomienda la supresión de la ultraactividad en los convenios sectoriales y que las empresas puedan participar en las negociaciones salariales sectoriales.

Preocupación por el paro juvenil

Asimismo, la OCDE muestra su preocupación por las altas tasas de desempleo juvenil y reclama una actuación inmediata con políticas activas dirigidas a los jóvenes más castigados por la crisis, los que tienen menor formación.

Al respecto, considera importante dar un impulso a las políticas activas de empleo a nivel regional y emplaza al Gobierno a corregir las altas tasas de abandono escolar a edades tempranas, para lo que sugiere que se facilite avanzar de curso reduciendo las competencias mínimas exigibles.

También recomienda profundizar en el sistema de formación dual que permita a los jóvenes adquirir experiencia profesional mientras se están formando, así como periodos más extensos para los contratos de formación.

De las bonificaciones a la contratación dice que deben ser un instrumento temporal para ayudar únicamente en momentos de actividad económica débil y sólo para jóvenes o colectivos especialmente desfavorecidos.

En lo que se refiere a la protección por desempleo, reclama controles más efectivos para que los parados que reciben la prestación busquen empleo de forma activa.

Respecto a las pensiones, la OCDE reconoce que la reforma de 2011 ha amortiguado el aumento previsto en el gasto asociado al envejecimiento de la población, al elevar a 67 años la edad legal de jubilación, a 37 años el periodo de cotización para cobrar la pensión completa y a 25 años el periodo para calcular la pensión.

Sin embargo, cree que hay que profundizar en ella y propone eliminar cuanto antes la modalidad de jubilación parcial por el alto coste que conlleva para el sistema.

El organismo cree que se podría ahorrar en las pensiones de viudedad a futuro, dada la alta participación de las mujeres más jóvenes en el mercado de trabajo, de tal forma que la prestación se concentre en los casos de necesidad.

Considera que no están suficientemente reconocidas las carreras de cotización más largas ni adecuadamente incentivada la prolongación de la vida laboral, por lo que aboga por requerir más años de cotización para obtener la pensión completa 37 y toda la historia laboral para calcular el importe de la pensión.

Por otra parte, la OCDE achaca el escaso crecimiento de la productividad a la « molesta » regulación de las relaciones laborales, a los altos costes administrativos para crear una empresa y a las barreras para ejercer servicios profesionales, entre otras cosas.

Además subraya la necesidad de que se acometan políticas que aseguren un uso eficiente y sostenible de los recursos naturales, y en particular del agua, « recurso escaso y usado de forma intensiva », razón por la que recomienda mayores subidas de precios que reflejen más adecuadamente su coste.

Subir el IVA e impuestos verdes

La OCDE recomienda que más productos y servicios tributen al tipo general de IVA y que se implanten más impuestos medioambientales, al tiempo que opina que el Gobierno central debería recuperar la competencia sobre una serie de impuestos como el de sucesiones.

La OCDE aprecia que el sistema impositivo español está demasiado dirigido hacia las rentas del trabajo, especialmente a unas cotizaciones a la Seguridad Social que a su juicio deberían reducirse, ya que son los tributos « más dañinos » para el crecimiento económico y el empleo.

Sin embargo, considera que en España se mantienen « relativamente bajos » los impuestos indirectos que gravan el consumo, por lo que advierte de que « la mayoría » de los productos y servicios deberían estar gravados al tipo general de IVA (21%).

« En 2012 varios productos han elevado sus tipos de IVA. Sin embargo, otros se siguen beneficiando de gravámenes sustancialmente reducidos, y deberían moverse al general », afirma el informe, que señala en concreto los servicios turísticos y de transporte (del 10%) y « algunos productos de papel », en referencia a los libros, periódicos y revistas que siguen disfrutando del superreducido (4%).

Asimismo, el organismo recomienda « eliminar o reducir sustancialmente » las deducciones por aportaciones a planes de pensiones, que « sobre todo benefician a familias de ingresos medios y altos ».

« Cualquier impacto positivo de estas deducciones parece haber sido más que compensado por menores ingresos públicos, y la tasa de rendimiento de estos planes de pensiones puede ser significativamente menor que la tasa de interés de la deuda pública », agrega.

En lo que se refiere a los impuestos medioambientales, la OCDE recuerda que en España suponen un 1,5% del PIB, « considerablemente menos » que en otros sistemas fiscales europeos, en los que están en ocasiones por encima del 4%.

En este campo recomiendan estudiar introducir un impuesto nacional sobre el carbón, incluido el gasóleo profesional, algo que « el Gobierno ya está estudiando, lo cual es bienvenido ».

Por lo que se refiere a determinados impuestos verdes establecidos por autonomías, el organismo hace hincapié en que deberían ser tasas nacionales, ya que la contaminación « va más allá de las fronteras regionales ».

También ve espacio para elevar los impuestos sobre el patrimonio, así como el de sucesiones, que una vez más debería estar completamente atribuido al Gobierno central.

Según la OCDE, parte de los ingresos provenientes de la subida del IVA, los impuestos medioambientales y la eliminación de determinadas deducciones pueden permitir mayores deducciones en las cotizaciones a la Seguridad Social para las personas con ingresos más modestos, una vez que los objetivos de consolidación fiscal se hayan alcanzado.

Otra parte de la subida de ingresos podría utilizarse para otorgar mayores ayudas por hijo a las familias más necesitadas, condicionadas a que continúen su formación más allá de la educación obligatoria hasta los 16 años, para así combatir la pobreza y el abandono temprano de los estudios.

Además, la OCDE recomienda rebajar los impuestos a la compraventa de vivienda, ya que a su juicio perjudica la movilidad laboral, y compensarlo con mayores gravámenes al patrimonio inmobiliario.

De nuevo consideran que los impuestos a las transacciones inmobiliarias deben ser recuperados por el Estado central.

El texto asegura que la consolidación presupuestaria debería combinarse con una reforma del sistema impositivo que no choque con el crecimiento económico.

« En el corto plazo, las subidas de impuestos parecen tener un impacto menos negativo en el crecimiento que los recortes de gasto », afirma el informe.

Estas son algunas de las recomendaciones del Informe sobre Economía Española de la Organización para la Cooperación y el Desarrollo Económico (OCDE), que han presentado hoy el secretario general de la institución, Ángel Gurría, y el ministro de Economía y Competitividad, Luis de Guindos.

Presse esclavagiste (ElMundo.es, 29 novembre 2012)

Publié dans España en el corazón | Marqué avec , , | Commentaires fermés sur [Restructuration sans fin] L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) recommande à l’Espagne d’exploiter encore plus son prolétariat

[Thanks For The Future] La tournée des Grands-Ducs

Parce que depuis plusieurs mois, l’expulsion de la maison « Thanks For The Future » a été décidée et programmée…

http://juralib.noblogs.org/files/2012/11/1316.jpg

Parce que depuis que la Mairie et le Projet 244 nous assiègent, nous n’avons jamais eu autant de visites aussi inopportunes : huissier de justice, flics, proprios, journaleux…

Parce qu’il nous semble nécessaire, qu’il y ait des lieux collectifs pour résister, expérimenter, et habiter ce monde à notre façon…

Parce que créer du commun ne peut se faire sans perturbation de l’espace et des dispositifs qui le contrôlent…

Parce que des « artistes » zélés ont choisi d’épauler la Mairie, dans son travail policier…

Parce qu’un « énième » procès des habitants de cette maison est prévu le 13 décembre au tribunal d’instance de Tours…

Parce qu’ils s’invitent chez nous, et qu’ils viennent pour tout détruire…

Nous avons décidé de nous inviter à notre tour, dans leurs espaces…

C’est avec plaisir, que nous vous invitons donc à participer à une déambulation nocturne et joyeuse, le mardi 11 décembre, à 18h30 Place Foire-le-roi, à Tours. (Tenue correcte exigée !)

Nous ne voulons plus d’expulsion, mais des ouvertures…

THANKS FOR THE FUTURE
244 RUE AUGUSTE CHEVALLIER, TOURS

Plus d’info

Publié dans Aménagement du territoire - Urbanisme, Luttes du logement | Marqué avec , , | Commentaires fermés sur [Thanks For The Future] La tournée des Grands-Ducs

[Notre-Dame-des-Landes/Eymoutiers] La ZAD est partout

Des tags anti-aéroport de Nantes dans le centre… d’Eymoutiers !

Samedi, les habitués du marché d’Eymoutiers ont eu la surprise de découvrir la poste, la mairie et d’autres murs de la ville étrangement redécorés.

http://juralib.noblogs.org/files/2012/12/5.jpeg

En tout une dizaine d’inscriptions contre le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes à Nantes a été réalisée un peu partout en ville dans la nuit de vendredi à samedi.

Une enquête est en cours pour retrouver le ou les auteurs des inscriptions.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (LePopulaire.fr, 27 novembre 2012)

Publié dans Aménagement du territoire - Urbanisme, Graffitis divers | Marqué avec , , | Commentaires fermés sur [Notre-Dame-des-Landes/Eymoutiers] La ZAD est partout

[États-Unis] Bas les pattes sur Rebecca Jeanette Rubin !

US : une « éco-terroriste » se rend

Une militante écologiste canadienne du mouvement radical du « Front de libération de la Terre » (ELF), qualifiée d' »éco-terroriste » par les États-Unis, s’est rendue aux autorités de l’État de Washington, a annoncé hier le FBI. Rebecca Jeanette Rubin, 39 ans, était en cavale depuis dix ans. Elle est accusée d’avoir participé à plusieurs incendies criminels entre 1997 et 2001, dans l’ouest des États-Unis. « L’arrestation de Rubin marque la fin de sa cavale de dix ans, dans le cadre de la plus grande affaire d’éco-terrorisme de l’histoire des États-Unis », écrit le FBI dans un communiqué.

Dans l’Oregon, Rubin aurait mis le feu en 1997 à un Bureau fédéral de gestion des espaces publics, et tenté d’incendier en 1998 une entreprise de traitement du bois, selon le FBI. Dans le Colorado, elle est accusée d’avoir détruit par le feu un complexe hôtelier et plusieurs installations de ski, en 1998. Enfin, en Californie, elle est également accusée d’avoir détruit en 2001 une antenne fédérale du Bureau de gestion des espaces publics.

Visée par douze chefs d’accusation pour incendie ou tentative d’incendie volontaire,  Rubin risque plusieurs années de prison. En août 2007, dix autre accusés dans la même affaire avaient écopé de 37 mois à 13 ans de prison, après avoir reconnu leur culpabilité. Deux accusés, Joseph Mahmoud Dibee et Josephine Sunshine Overaker, sont toujours en cavale, précise le FBI.

Écologistes radicaux, les membres de l’ELF, répartis dans le monde en cellules autonomes et sans autorité centrale, ont pour objectif de détruire — généralement par le feu — des industries ou des entreprises accusées de porter atteinte à l’environnement, avec pour principe fondamental de ne mettre en danger aucun animal ou être humain. Après les attentats du 11-Septembre, les autorités avaient classé l’ELF dans la catégorie du « terrorisme national ».

Presse terroriste (Agence Faut Payer, 30 novembre 2012)

Publié dans La police travaille, Violences policières et idéologie sécuritaire | Marqué avec , , , , , , | Commentaires fermés sur [États-Unis] Bas les pattes sur Rebecca Jeanette Rubin !

[Ministère de l’intérieur, ministère de la terreur] Larayedh Ali ou la continuité de l’État

Des citoyens de Siliana en colère

Des citoyens de Siliana devant le ministère de l’Intérieur dénonçant les crimes commis contre les habitants de leur ville. S’adressant aux islamistes au pouvoir, un des citoyens déclare : « L’usage que vous faites de la chevrotine contre nos concitoyens ne nous étonne pas, vous avez déjà utilisé l’acide cholérique à Bab Souiqa (les années 1980) contre des Tunisiens innocents. »

http://juralib.noblogs.org/files/2012/12/011.jpg

Thala solidaire, 30 novembre 2012

Publié dans L'insurrection tunisienne et ses suites | Marqué avec , | Commentaires fermés sur [Ministère de l’intérieur, ministère de la terreur] Larayedh Ali ou la continuité de l’État

[Le peuple veut une nouvelle révolution] « Nous sommes tous Siliana, Zarzis n’est pas lâche »

Hamadi Jebali dégagé à Zarzis

Lors d’une visite dans la délégation de Zarzis, dans le but de s’enquérir des projets de développement dans la région, le chef du gouvernement, Hamadi Jebali, s’est vu réserver un accueil hostile par certains habitants de la ville et notamment par les membres de l’UDC (Union des diplômés chômeurs) qui ont manifesté leur mécontentement quant au manque d’opportunités d’emploi dans la région et la non satisfaction de leurs revendications par le gouvernement.

Parmi les slogans scandés par les manifestants, certains ont exprimé leur soutien à la ville de Siliana : « Nous sommes tous Siliana, Zarzis n’est pas lâche » et appelé à « dégager Hamadi Jebali ». Une émeute, qui a éclaté sur les lieux de la manifestation, où se trouvait le chef du gouvernement, a été rapidement maîtrisée par les agents des forces de l’ordre.

Publié par des ennemis de la deuxième révolution (Business News, 30 novembre 2012)

Publié dans L'insurrection tunisienne et ses suites | Marqué avec , , , | Commentaires fermés sur [Le peuple veut une nouvelle révolution] « Nous sommes tous Siliana, Zarzis n’est pas lâche »

[Sorgues] « La liberté est le crime qui contient tous les crimes »

Poursuivis pour un T-shirt sur le djihad

Deux personnes sont citées devant le tribunal correctionnel d’Avignon le 19 décembre pour « apologie de crime » : leur fils et neveu âgé de 3 ans s’est présenté à l’école maternelle de Sorgues vêtu d’un T-shirt portant les inscriptions « Je suis une bombe, djihad né le 11 septembre », a-t-on appris aujourd’hui auprès du parquet.

http://juralib.noblogs.org/files/2012/12/051.jpg

Le 25 septembre, le garçon s’est rendu à son école maternelle portant un T-shirt portant sur la poitrine l’inscription « Je suis une bombe » et au dos « djihad, né le 11 septembre », a raconté le maire de la ville, Thierry Lagneau (UMP). L’identité et la date de naissance de l’enfant ont été confirmées par le maire et le parquet.

Alerté par le maire de la commune, le parquet d’Avignon a ouvert une enquête de flagrance et placé en garde à vue la mère de l’enfant ainsi que son frère, l’oncle du garçonnet, qui lui a offert ce T-shirt. La mère de l’enfant, qui n’affiche pas de signes religieux ostentatoires, selon le procureur de la République à Avignon, Bernard Marchal « a été très étonnée de la réaction » et ne pensait pas que l’affaire « prendrait ces proportions ». L’homme et sa sœur ne sont pas identifiés comme des islamistes radicaux, selon le procureur.

« Utiliser un gamin avec ce genre d’inscription… À un moment donné il faut mettre des limites. Ils ne sont pas stupides, ils comprennent le sens de ce qu’ils font », a commenté le procureur qui a décidé de les citer devant le tribunal correctionnel d’Avignon pour « apologie de crime » le 19 décembre. « Cet enfant, compte tenu de son âge, ne saurait porter la moindre responsabilité et je dénonce l’attitude de parents qui se sont servis honteusement de la personne et de l’âge de cet enfant pour véhiculer un message à la portée politique qui rentre sous le coup de la loi », a réagi le maire de Sorgues, Thierry Lagneau.

« Au-delà de l’inconscience de ces parents, ils ne pouvaient alors ignorer le caractère parfaitement délictuel de leur attitude en leur qualité de représentants légaux de leur enfant », a-t-il ajouté.

Presse terroriste (Agence Faut Payer, 30 novembre 2012)

Publié dans La police travaille, Violences policières et idéologie sécuritaire | Marqué avec , , , , , | Commentaires fermés sur [Sorgues] « La liberté est le crime qui contient tous les crimes »

[Le peuple veut une nouvelle révolution] Affrontements au Kef

http://juralib.noblogs.org/files/2012/12/09.jpgAprès Siliana, c’est au tour du Kef !

Un calme précaire règne au gouvernorat du Kef après que des affrontements ont éclaté vendredi, entre les manifestants et les forces de l’ordre qui ont utilisé du gaz lacrymogène, lors d’une marche de solidarité avec les habitants de Siliana.

Des groupes de jeunes ont bloqué toutes les routes principales de la ville avec des pneus brûlés, tenté de s’introduire par la force dans un poste de police de la région dans l’intention de l’incendier.

Selon le correspondant de Jawhara FM, la situation est clairement « hystérique » entre ces jeunes et les forces de l’ordre, ce qui a nécessité l’intervention de l’armée afin de garder les établissements publics.

Publié par des ennemis de la deuxième révolution (Tunisie Numérique, 30 novembre 2012)


Le Kef – Une manifestation en soutien à Siliana dégénère

Le correspondant de la radio Express Fm a témoigné qu’une manifestation organisée pour soutenir la ville de Siliana avait commencé d’une manière pacifique mais a, par la suite, dégénéré et s’est transformée en affrontements entre les manifestants et les forces de l’ordre en cet après-midi du 30 novembre 2012.

Des manifestants ont lancé des pierres sur la prison régionale, afin d’y accéder. Les forces de l’ordre ainsi que les brigades de surveillance de la prison sont intervenues et ont repoussé les assaillants. Ces mêmes personnes ont, selon la même source, attaqué par la suite les bureaux de la douane, sis non loin de la prison. Ils ont mis le feu à deux véhicules et ont cassé les vitrines de plusieurs magasins avoisinants.

http://juralib.noblogs.org/files/2012/12/41.jpg

Suite à ces actes de violences, les forces de l’armée nationale sont arrivées en renfort sur les lieux afin de protéger les institutions publiques et les commerces qui avaient déjà fermé par mesure de précaution.

Publié par des ennemis de la deuxième révolution (Business News, 30 novembre 2012)

Publié dans L'insurrection tunisienne et ses suites | Marqué avec , | Commentaires fermés sur [Le peuple veut une nouvelle révolution] Affrontements au Kef

[Ljubljana] Manif contre l’austérité et la corruption

Incidents lors d’une manifestation contre l’austérité en Slovénie

La police slovène a dispersé vendredi à l’aide de canons à eau une manifestation contre les coupes budgétaires et la corruption à Ljubljana, la capitale, à deux jours du second tour de l’élection présidentielle. Quinze personnes, des policiers pour la plupart, ont été blessés selon les forces de l’ordre.

http://juralib.noblogs.org/files/2012/12/6.jpg

À Ljubljana (Slovénie), vendredi soir.

Des milliers de Slovènes sont descendus dans les rues de Ljubljana et six autres villes de l’ancienne république yougoslave pour dénoncer la politique économique du gouvernement conservateur de Janez Jansa, qui a taillé dans les salaires du secteur public et les prestations sociales pour réduire un déficit budgétaire de 6,4% du produit intérieur brut en 2011. (…)

http://juralib.noblogs.org/files/2012/12/8.jpghttp://juralib.noblogs.org/files/2012/12/9.jpghttp://juralib.noblogs.org/files/2012/12/7.jpg

Leur presse (Agence Faut Payer, 1er décembre 2012)

Publié dans General | Marqué avec , , | Commentaires fermés sur [Ljubljana] Manif contre l’austérité et la corruption

[Le peuple veut une nouvelle révolution] La police dégagée de Siliana ?

Siliana : l’armée tunisienne se déploie

Des unités de l’armée ont été déployées ce soir à Siliana, ville tunisienne où des violences opposent manifestants et policiers depuis quatre jours, et l’arrivée des militaires a été accueillie par une foule en liesse.

http://juralib.noblogs.org/files/2012/12/02.jpg

Au moins deux camions chargés de soldats et une dizaine de voitures de l’armée sont arrivées vers 18H30 GMT dans cette ville située au sud-ouest de Tunis. « Un accord est intervenu entre les syndicats et des responsables de l’armée pour le retrait de la police et la prise en charge (de la sécurité) par les militaires », a déclaré Néjib Sebti, secrétaire général régional de l’UGTT, le principal syndicat tunisien.

Le porte-parole du ministère de l’Intérieur a indiqué n’avoir « aucune information à ce sujet » et le ministère de la Défense était injoignable dans l’immédiat. Des milliers d’habitants de Siliana sont sortis dans les rues de la ville pour saluer l’arriver des militaires en scandant « je sacrifie mon sang et mon âme pour l’armée » et « vive l’armée ».

http://juralib.noblogs.org/files/2012/12/03.jpghttp://juralib.noblogs.org/files/2012/12/04.jpg

Quelque 300 personnes ont été blessées après quatre jours de violences dans cette ville déshéritée. Les manifestants réclament le départ du gouverneur régional, la fin de la violence policière, et la mise en place d’un programme d’aides à cette région économiquement sinistrée.

La Tunisie est sous le régime de l’état d’urgence depuis la fuite du président Zine El Abidine Ben Ali en janvier 2011, ce qui octroie des pouvoirs accrus aux militaires et policiers. À l’issue de la révolution l’armée avait déjà été accueillie très favorablement par les foules, alors que la police était largement considérée comme l’outil des basses œuvres du pouvoir.

http://juralib.noblogs.org/files/2012/12/06.jpg

Publié par le savoir-faire français (Agence Faut Payer, 30 novembre 2012 – 20h11)


(…) Mais vers 20H00 GMT, des tirs de gaz lacrymogènes ont à nouveau été effectués alors que des manifestants cherchaient à s’approcher d’un important poste de police. Les policiers et gardes nationaux effectuaient des patrouilles. (…)

Des habitants de Siliana ont par ailleurs prévu d’aller manifester samedi, toujours pour obtenir le limogeage du gouverneur et un plan de développement régional. Une vaste manifestation avait rassemblé dans le calme vendredi matin des milliers de personnes pour une marche « symbolique ».

http://juralib.noblogs.org/files/2012/12/07.jpghttp://juralib.noblogs.org/files/2012/12/05.jpghttp://juralib.noblogs.org/files/2012/12/08.jpg

Publié par le savoir-faire français (Agence Faut Payer, 30 novembre 2012 – 21h41)


Tunisie : tirs de sommation à Siliana, les affrontements s’intensifient

La police tunisienne a procédé vendredi à des tirs de sommation après avoir été visée par des cocktails Molotov lancés par des manifestants à Siliana (sud-ouest de Tunis), où les affrontements se sont intensifiés en fin d’après-midi, a constaté une journaliste de l’AFP.

Au moins deux véhicules blindés de la Garde nationale sont venus renforcer les policiers qui depuis le début de l’après-midi tentaient de disperser plusieurs centaines de jeunes dans cette ville, théâtre de violents affrontements depuis mardi qui ont fait plus de 300 blessés.

Les forces de l’ordre ont aussi fait usage de grandes quantités de gaz lacrymogènes.

« Si on nous y autorise, je n’hésiterai pas à tirer avec des balles réelles », a déclaré à l’AFP un policier, sous couvert de l’anonymat.

Dans tout le centre de la ville, les protestataires ont bâti une nouvelle fois des barricades auxquelles ils ont mis le feu. À la tombée de la nuit, aucun signe d’accalmie n’était perceptible.

« Il faut que le ministre de l’Intérieur retire ses policiers, c’est le seul moyen pour que cette ville retrouve son calme », a affirmé à l’AFP un habitant d’une cinquantaine d’années qui observaient les violences.

Les heurts de vendredi ont été déclenchés en début d’après-midi par les manifestants qui ont jeté des pierres contre un important poste des forces de l’ordre.

Les protestataires dénoncent le recours excessif à la force par les policiers mercredi, lorsque quelque 300 manifestants ont été blessés notamment par des tirs de chevrotine, une munition à laquelle la police n’a plus recours depuis.

Une source hospitalière a fait état de deux blessés en milieu d’après-midi vendredi. Aucun bilan officiel n’a été communiqué et les autorités n’ont pas commenté ces nouveaux débordements.

Depuis le début de la semaine, des milliers de manifestants réclament de nouveau le départ du gouverneur, la fin de la violence policière dont ils se disent les victimes, et la mise en place d’un programme d’aides à cette région économiquement sinistrée, située au sud-ouest de Tunis.

Publié par le savoir-faire français (Agence Faut Payer, 30 novembre 2012 – 19h01)


Siliana : 83 blessés, bilan des affrontements de vendredi

Le correspondant de Mosaïque fm à Siliana a déclaré que le nombre de blessés parmi les protestants et les agents de la force de l’ordre, suite aux confrontations d’aujourd’hui, vendredi 30 novembre, a atteint les 83 personnes. La plupart des blessures sont causées par le gaz lacrymogène.

De plus, il y a une présence imposante de l’armée nationale.

Publié par des ennemis de la deuxième révolution (Tunisie Numérique, 30 novembre 2012 – 22h57)

Publié dans L'insurrection tunisienne et ses suites | Marqué avec , , , | Commentaires fermés sur [Le peuple veut une nouvelle révolution] La police dégagée de Siliana ?

[Révolution égyptienne] Des camarades ont écrit…

Le Caire, Vendredi 30 novembre

Mohammed Morsi comme avant lui Hosni Moubarak accomplissent des miracles.

Si l’on revient quelques années plus tôt, avant la révolution, l’ancien « pharaon », avait réussi à s’aliéner la société entière.

La masse des égyptiens les plus pauvres et les plus inéduqués d’abord, devant les abus de pouvoir, la corruption, l’arrogance des felouls [les séides du régime – NdT] ainsi que leur richesse ostentatoire, l’ensemble du mouvement ouvrier, maté en 2008 à Ghazl el Mahallah, mais aussi partout ailleurs. Les classes moyennes, islamisés ou non, autour de l’assassinat de Khaled Saïd qui mit en lumière la brutalité d’une police. Des millions de coptes, qui ont encaissé, le plus souvent sans broncher, les attaques des islamistes, souvent minimisées par le régime, qui firent près de 1000 morts au cours de la décennie 2000. D’autre part Moubarak et ses felouls se sont aliénés également : sa clientèle de bourgeoisie libérale, les ineptes intellectuels marxistes des salons de Garden City et de Zamalek [deux quartiers, si chics, du Caire – NdT], ainsi que la jeunesse dorée ulcérée par les checkpoints nocturnes de la police militaire.

Quand vint l’heure, et ce fut en janvier 2011, le pharaon tomba.

Ajourd’hui, Morsi el Ayat a accompli le même miracle. Ses rodomontades face à Israël et aux Palestiniens, son passage en force constitutionnel et islamique, sa farce religieuse ostentatoire répétée, consistant à paralyser le Caire cinq fois par jour pour aller ici et là prier en grande pompe, son maintien des forces répressives, la promotion des bouchers de juin-juillet 2011, ont fait leur effet. Il a ainsi réussi à unir une opposition atone et insignifiante, à se mettre à dos une écrasante majorité de fonctionnaires et à reveiller des vélléités de luttes plus larges au sein du mouvement social. Merci, Morsi el Ayat, grâce à toi, nous allons vers une grève générale, et nous te faisons savoir, à nouveau que la révolution n’est pas terminée.

http://juralib.noblogs.org/files/2012/12/01.jpg

Tahrir le 30 novembre, la manif du vendredi

Iannis B. & Yasmine T.

Traduit de l’anglais par H. – Mailing

Publié dans L'insurrection égyptienne et ses suites | Marqué avec , , , , | Commentaires fermés sur [Révolution égyptienne] Des camarades ont écrit…

[Chronique de Youv derrière les barreaux] « Ta vie passera aussi vite qu’un film de une heure trente ! Sauf qu’on ne vit qu’une fois, un seul essai, une seule chance pour faire quelque chose de ton existence donc profite des gens que t’aimes car chaque seconde qui passe est définitivement irrattrapable !! »

http://juralib.noblogs.org/files/2012/09/0513.jpg[13 avril 2012]
Naissance de la MORT

Sujet délicat mais incontournable quelles que soient tes origines ta couleur, la mort ne discrimine personne et met tout le monde d’accord. Entre le jour de ta naissance et le jour de ton départ il y a que les bras de ta mère c’est la seule qui est prête à te laisser sa place sans réfléchir dans ce bas monde.

Même celui ou celle avec qui tu auras partagé ton existence hésitera !

Avant même d’ouvrir les yeux tu sais déjà que ça finit mal.

POURQUOI VIVRE SI ON DOIT MOURIR ?

Les religions répondent aux questions que l’être humain ne peut répondre.

Ta richesse, ton arrogance ou même ta gentillesse ne pourra t’éviter cette fatalité.

POURQUOI ON PLEURE CE JOUR-LÀ ALORS QUE LA VIE NOUS AVAIT PRÉVENUS DÈS LE DÉPART ?

« On dit que c’est les meilleurs qui partent en premier mais on n’aimerait pas voir partir ceux qui restent !! »

Il y en a qui attendent ce jour-là de pied ferme et d’autres qui le fuient et le craignent et cherchent à le retarder à coups de chirurgie.

Moi je viens d’un pays où les rides sont preuve de vécu et de sagesse « un ancien qui meurt c’est une bibliothèque qui brûle ».

Le jour de notre naissance on fait immersion dans cette vie alors qu’on n’a rien demandé. Dès ton premier souffle tu deviens l’héritier d’une culture, d’une couleur, d’une langue on t’explique, on te conseille, on t’interdit c’est trop pour notre petite tête d’être humain !!

Les croyants le vivent bien car leur foi leur a promis d’être que de passage, les athées pour eux ça se complique car pour eux cette vie est le point de départ et la fin en même temps il n’existe que ce qu’ils voient ce qui est palpable. Avec toutes nos différences on est condamnés à vivre ensemble que l’on soit de passage ou pas.

Essayons de cohabiter du mieux que l’on peut !! en acceptant l’autre avec ses croyances et ses défauts à partir du moment où il n’empiète pas dans ta vie privée. En attendant le jour pile à l’heure que la vie avait prévue même avant notre naissance, c’est le jour de notre départ certains diront que c’est le MEKTOUB. Ce jour-là même ton i-Phone t’accompagnera pas dans ton cercueil.

Donc toutes tes Ferrari, tes palais, tes maisons t’appartiennent que temporairement. Mais je crois que quelqu’un nous l’avait informé dès le départ, c’est pour ça qu’on pleure tous à la naissance !

Ta vie passera aussi vite qu’un film de une heure trente ! Sauf qu’on ne vit qu’une fois, un seul essai, une seule chance pour faire quelque chose de ton existence donc profite des gens que t’aimes car chaque seconde qui passe est définitivement irrattrapable !!

IL EST 17 HEURES JE VIENS DE FINIR CE TEXTE QUE VOUS LIREZ CE SOIR LES HEURES QUI SE SONT ÉCOULÉES FONT DÉJÀ PARTIE DE NOTRE PASSÉ.

MAIS LE COMPTE À REBOURS CONTINUE !!!!!!

Publié dans Beau comme une prison qui brûle | Marqué avec , | Commentaires fermés sur [Chronique de Youv derrière les barreaux] « Ta vie passera aussi vite qu’un film de une heure trente ! Sauf qu’on ne vit qu’une fois, un seul essai, une seule chance pour faire quelque chose de ton existence donc profite des gens que t’aimes car chaque seconde qui passe est définitivement irrattrapable !! »

[Notre-Dame-des-Landes] Appel à témoins et à solidarité concernant les arrestations du lundi 26 novembre sur la ZAD

Appel à témoins et à solidarité concernant les arrestations du lundi 26 novembre sur la ZAD

Le lundi 26 novembre 2012, 5 personnes ont été interpellées par des gendarmes en civil, infiltrés derrière la barricade du Sabot. Selon des témoins, il n’y a pas eu de sommations. Pourtant, elles ont été accusées de ne pas avoir obéi aux ordres de dispersion. Selon les personnes arrêtées, les gendarmes ne portaient pas de brassard au moment de l’interpellation et ne l’ont mis qu’après. Elles ont également été rouées de coups (visages tuméfiés, bleus sur le corps). Ayant tenté de se défendre contre un agresseur non-identifié en l’absence de brassards visibles, elles sont accusées de violence envers les gendarmes. En l’absence de preuves formelles (photos, vidéos, témoignages), le juge a validé la version policière au détriment de celle des accusées. Une personne a été emprisonnée et deux procès restent à venir.

Nous appelons toutes les personnes possédant des images (photos ou vidéos) de la foule avant ou pendant la scène (selon des témoins, les flics déguisés en Black Block auraient incité les gens à commettre des délits), ainsi que les témoins à nous contacter au plus vite (merci de mettre en objet qu’il s’agit d’un témoignage concernant les interpellations du 26). Ces informations pourraient permettre de disculper les personnes accusées.

Pour écrire à la personne emprisonnée :

Centre pénitentiaire de Nantes
Quartier Maison d’Arrêt
M. TARDIF Cyril
Ecrou n° 57360
Rue de la Mainguais
44300 NANTES

Mailing Zone à défendre, 30 novembre 2012


Notre-Dame-des-Landes : des flics se déguisent en zadistes
Des opposant.e.s à l’aéroport condamné.e.s lourdement

Lundi 26 novembre. Près du Sabot, une barricade interdit le passage à un convoi de gendarmes mobiles. Un groupe de personnes se poste devant la barricade, face aux flics, et commence à lancer des projectiles en invitant les autres à faire de même. Quelques personnes les rejoignent devant les barricades.

Au moment où les gendarmes mobiles se rapprochent, 5 personnes se font sauter dessus, par ces mêmes personnes qui avaient proposé d’attaquer les flics. Elles prennent plusieurs coups, sont trainées par terre à travers la ligne de gendarmes mobiles et comprennent qu’elles/ils se font arrêter par des flics déguisés en opposants. Ces flics ne portaient clairement pas de brassard à ce moment là, alors qu’ils sont obligés d’en avoir un pour arrêter des gens. Une fois passé la ligne, et après avoir ramassé pas mal de coups, les camarades se sont retrouvées plaqué.e.s au sol, face à une caméra pendant que les flics leur démasquaient le visage. Illes ont eu les mains attachées avec des cordelettes noires en nylon, puis les flics leur ont caché les yeux le temps de mettre des cagoules et leurs brassards autour du cou. Cette arrestation a été particulièrement violente : un.e des camarades à eu les yeux cachés avec un bandage ; plusieurs ont eu les fringues découpées au couteau ; une pluie de coups, notamment au visage alors que les gens étaient menotté.e.s au sol. Les flics ont profité de l’arrestation pour remplir le sac d’un.e des camarades avec des pavés et un masque de ski. Les personnes ont été chargées dans les fourgons de manière particulièrement brutale et humiliante. Avec une clé d’étranglement pour l’un.e, une marche forcée accroupie pour d’autres pendant que les flics marchaient sur les lambeaux de pantalon déchirés pour les faire tomber. Et les rouaient de coups chaque fois qu’ils ou elles tombaient.

Au moins une dizaine de flics était déguisés en parfaits zadistes, armés de cailloux et de divers projectiles. L’un d’eux avait un panneau stop en guise de bouclier. Certains de ces flics ont été vus plus tôt à la Vache rit, et appelaient les personnes à rejoindre les barricades. C’est clairement ces keufs qui ont incité des gens aux affrontements !

Gardes à vue On n’a pas de nouvelles d’une des personnes qui a été arrêtée. Les quatre autres ont passé environ 42h en garde à vue, certains à la Chapelle-sur-Erdre, d’autres à Saint-Luce. Elles ont ensuite été transférées à Walldeck voir un médecin (particulièrement incompétent). L’une d’entre elles est partie à l’hopital se faire recoudre les genoux. Puis retour aux gendarmeries pour subir de 4 à 6 auditions chacune. Mercredi midi, elles ont été transférées au tribunal pour passer en comparution immédiate, et ont poireauté dans les geôles du tribunal. Un.e des camarades a refusé de donner son nom pendant toute la durée de la procédure. Les flics ont dit avoir prélevé l’ADN sur les mégots et les empreintes sur les gobelets d’eau.

Comparutions immédiates Trois des personnes arrêtées ont accepté la comparution immédiate. Illes n’ont eu que très peu de temps pour préparer leur défense et n’ont pu s’entretenir avec leurs avocat.e.s, à peine quart d’heures chacune, peu de temps avant l’audience. La juge a énoncé les chefs d’inculpation en vrac : attroupement armé avec dissimulation du visage, possession d’arme de catégorie 6 (dont lance pierre) et utilisation, refus de prélevement ADN et refus de signalétique, rebellion, violences volontaires sur agents de la force publique. La juge était clairement hostile d’entrée de jeu. Des camarades ont étés viré.e.s de la salle d’audience parce qu’illes manifestaient leur soutien. Des peines lourdes sont tombées.

• Pour la première personne, 6 mois avec sursis, 2 ans d’interdiction sur le territoire de Loire-Atlantique, 500 euros d’amende avec sursis pour l’ADN (c’était pas clair ce qui était pour quoi) ;

• Une autre, 2 mois avec sursis pour l’attroupement, relaxé.e sur les violences et le port d’arme ;

• La troisième personne a pris 10 mois de taule dont 5 ferme avec mandat de dépôt (ce qui veut dire qu’ille est parti.e en taule) et 5 mois de sursis avec mise à l’épreuve. Interdiction de Loire-Altantique pour 5 ans (excepté la commune où la personne est domiciliée). Interdiction de porter une arme.

Refus d’identité La dernière personne a refusé de donner son identité pendant toute la garde à vue. Elle a donc comparu mercredi soir devant le juge d’instruction, qui croyait avoir affaire à un terroriste international. Elle a fini par donner son identité, pour ne pas se retrouver en préventive. Dans l’attente de la date de son procès elle a été placée en contrôle judiciaire, avec obligation de pointer une fois par semaine et avec interdiction de ZAD et communes alentour.

La lutte continue Cet épisode lamentable ne doit pas nous faire oublier tous les moments forts qu’on a vécu depuis un mois et demi sur ces mêmes barricades. Plein de personnes se sont retrouvées avec l’évidence commune qu’on ne peut pas les laisser nous écraser sans se défendre. Des tas de gens qui ne se connaissaient pas, de tout âge et de tout horizon se sont fait confiance et se sont serrés les coudes pour ne pas laisser le champs libre à l’arbitraire de la raison économique.

Après avoir juré vouloir le dialogue et l’apaisement, le gouvernement a monté cette opération pour arrêter des opposant.e.s et faire planer sur tou.te.s les autres la menace de la répression. Dans ce but, ils auraient pu mettre en prison n’importe laquelle/lequel d’entre nous.

MORT AUX VACHES…

Indymedia Paris, 30 novembre 2012

Publié dans Aménagement du territoire - Urbanisme | Marqué avec , | 2 commentaires

[Le peuple veut une nouvelle révolution] Reprise des affrontements à Siliana

Tunisie : affrontements entre manifestants et policiers à Siliana

Des affrontements opposaient de nouveau vendredi quelques centaines de manifestants et des policiers tunisiens à Siliana, théâtre depuis mardi de violences similaires, a constaté une journaliste de l’AFP.

http://juralib.noblogs.org/files/2012/11/224.jpg

Des protestataires ont commencé par attaquer avec des pierres un important poste de police, et les forces de l’ordre ont répliqué peu après avec des gaz lacrymogènes et en pourchassant les assaillants dans les rues, répétant le scénario de la veille.

Les représentants de la principale centrale syndicale du pays, l’UGTT, ont appelé sans succès les manifestants à se disperser.

« Rentrez chez vous, c’est dangereux. Ils vont tirer à balles réelles », a lancé Abdesattar Manaï, un responsable régional de l’UGTT.

http://juralib.noblogs.org/files/2012/11/217.jpg

Des milliers de manifestants avaient défilé dans le calme dans la matinée pour réclamer le départ du gouverneur, la fin de la violence policière, et pour obtenir un programme d’aide à cette région économiquement sinistrée, située au sud-ouest de Tunis.

http://juralib.noblogs.org/files/2012/11/234.jpgLes violences y ont fait plus de 300 blessés depuis mardi.

À Tunis, une centaine de personnes manifestaient sur l’avenue Habib Bourguiba leur soutien à la protestation de Siliana en scandant des slogans populaires durant la révolution de janvier 2011: « Le peuple veut la chute du gouvernement », ou encore « Emploi, liberté, dignité ».

« Nous sacrifierons notre âme et notre sang pour Siliana », ont-ils aussi crié, en se dirigeant vers le ministère de l’Intérieur.

À l’approche du deuxième anniversaire, le 17 décembre, du début de la révolution tunisienne, déclenchée par l’immolation d’un vendeur ambulant de Sidi Bouzid excédé par la misère et le harcèlement des policiers, la Tunisie est une nouvelle fois confrontée à une vague de violences.

Les manifestations sociales dégénérant en affrontements et les attaques menées par des groupuscules salafistes se sont multipliées, alors que le pays est plongé dans une impasse politique, sans aucun compromis en vue sur la future Constitution.

La Tunisie est aussi minée par une économie anémique en raison de la crise de la zone euro et de l’instabilité politique.

Publié par le savoir-faire français (Agence Faut Payer, 30 novembre 2012)


(…) « La révolte des ventres creux », pouvait-on lire le 30 novembre sur la page d’accueil du site du quotidien La Presse à propos des manifestations. Et le journal francophone d’ajouter : « À Siliana, l’on trait les vaches sans jamais boire de leur lait. Là-bas, la révolution du pain n’a rien changé. Car les pauvres sont devenus plus pauvres et le taux de chômage est toujours de 23% ».

http://juralib.noblogs.org/files/2012/11/24.jpeg

Publié par le savoir-faire français (geopolis.francetvinfo.fr, 30 novembre 2012)

Publié dans L'insurrection tunisienne et ses suites | Marqué avec , , , , | Commentaires fermés sur [Le peuple veut une nouvelle révolution] Reprise des affrontements à Siliana

[« Antiterrorisme »] Valls Manuel ou la continuité de l’État

Le projet de loi sur la sécurité et le terrorisme adopté à l’Assemblée nationale

Les députés français ont voté dans la nuit de mardi à mercredi 28 novembre dans un grand consensus le projet de loi sur la sécurité et le terrorisme.

Le projet de loi, examiné en procédure accélérée (une seule lecture par chambre), a déjà été adopté au Sénat. Il a été voté par 45 voix pour et une abstention. (…) La députée Front national Marion Maréchal-Le Pen a dit dans l’hémicycle qu’elle et Gilbert Collard, aussi FN, votaient en faveur du texte.

Manuel Valls, ministre de l’intérieur, a vanté un « texte de rassemblement » et a salué le fait qu’il n’y ait « pas de vote contre ». (…) À l’ouverture du débat, M. Valls a annoncé que des efforts de « coordination » allaient être mis en œuvre dans les services du renseignement français, en particulier à la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), critiquée dans l’affaire Merah.

(…) Une mission d’information, à huis clos total, présidée par M. Urvoas, est en cours à l’Assemblée sur l’évaluation des services du renseignement.

Le député UMP Guillaume Larrivé a jugé « utile » ce texte qui reprend les dispositions du précédent projet de loi concocté par l’ancienne majorité juste avant l’élection présidentielle. Il a par ailleurs proposé, mais en vain, un dispositif de « renforcement de lutte contre les sites faisant l’apologie du terrorisme » avec établissement d’une liste noire par l’autorité administrative obligeant les fournisseurs d’accès à bloquer les sites listés. M. Valls a indiqué qu’il fallait « travailler » sur la question. « La réponse est peu évidente, nous devons prendre le temps pour l’explorer », a-t-il expliqué, se disant « ouvert au débat ». (…)

Le projet de loi prévoit également de prolonger les dispositions temporaires de la loi du 23 janvier 2006, permettant notamment de surveiller des données téléphoniques et sur la Toile.

Publié par des complices des manipulateurs de Mohamed Merah (LeMonde.fr avec l’Agence Faut Payer, 28 novembre 2012)

Publié dans La police travaille, Violences policières et idéologie sécuritaire | Marqué avec , , , , , , , , , | Commentaires fermés sur [« Antiterrorisme »] Valls Manuel ou la continuité de l’État

[Racisme d’État] Valls Manuel ou la continuité de l’État

http://juralib.noblogs.org/files/2012/11/19.gifUn rapport contre les expulsions forcées de camps roms en Ile-de-France

Dans son rapport « Chassés de toutes parts. Les expulsions forcées de Roms en Ile-de-France », Amnesty International revient sur les politiques d’expulsions forcées de Roms de ces deux dernières années et rappelle l’existence des textes internationaux qui imposent à la France de garantir pour tous « le droit à un logement convenable » dont le corollaire est l’interdiction des expulsions forcées. Amnesty International attend du gouvernement qu’il agisse conformément au droit international.

Les recherches menées par Amnesty International soulignent les conditions de vie très difficiles de nombreux Roms installés dans des campements informels en France, qui craignent d’être expulsés de force à tout moment. Le rapport met l’accent sur les conséquences désastreuses de ces expulsions à répétition qui sont traumatisantes et plongent les familles dans des situations critiques. Elles aggravent leur pauvreté, perturbent la scolarisation des enfants, l’accès aux soins et anéantissent toute chance d’intégration et d’insertion sociale.

Contexte

Chaque année, en France, des milliers de Roms sont victimes d’expulsion forcée des bidonvilles, campements informels et squats qu’ils occupent. La plupart du temps, des familles entières sont ainsi mises à la rue, souvent sans la moindre solution de relogement ou avec la promesse d’un hébergement provisoire et insuffisant.

Chassées de chez elles, privés de toute protection juridique, ces familles se retrouvent dans une situation encore plus précaire car la loi française ne protège pas les personnes contre des expulsions forcées.

http://juralib.noblogs.org/files/2012/11/2011.jpg

TÉLÉCHARGER LE DOCUMENT

Conséquences des expulsions forcées

Ces expulsions forcées à répétition sont traumatisantes et plongent les familles dans des situations critiques. Elles aggravent leur pauvreté, perturbent la scolarisation des enfants, l’accès aux soins et anéantissent toute chance d’intégration et d’insertion sociale.

Dans plusieurs des témoignages recueillis, les familles soulignent la difficulté de scolariser les enfants après une expulsion car elles se retrouvent à la rue, sans accès à l’eau, sans aucune sécurité quant à leurs moyens de subsistance et souvent éloignées de l’école qui scolarisait leurs enfants.

L’exemple de Sonia

Sonia est arrivée en France en 1989, à l’âge de neuf ans, avec sa famille qui tentait d’échapper à la pauvreté et à la discrimination subies en Roumanie. Argenteuil a été leur premier point de chute. Depuis cette époque, ils ont vécu dans des baraques et ont été expulsés sans cesse. En moyenne, ils ont passé de cinq à sept mois à chaque endroit. Les études des enfants de Sonia ont été interrompues par les expulsions successives. Son fils, C., a dû fréquenter trois écoles primaires différentes. Sonia témoigne : « Nous sommes chassés de partout, nous n’avons pas de maison, ce ne sont pas des conditions de vie. J’aimerais qu’il n’y ait plus de racisme ici… Il ne faut pas mettre tout le monde dans le même panier. Depuis que je suis en France, cela devient de plus en plus difficile. »

Les expulsions forcées interdites par le droit international

Aux termes du droit international, les expulsions ne doivent être pratiquées qu’en dernier ressort et uniquement après examen de toutes les autres solutions possibles, en réelle concertation avec les occupants touchés. Les autorités doivent les prévenir suffisamment à l’avance et leur proposer des recours juridiques et une indemnisation pour tous les préjudices subis. Elles doivent veiller à ce que personne ne se retrouve sans domicile ni exposé à d’autres atteintes aux droits humains à la suite d’une expulsion. Ces garanties s’appliquent à en toutes circonstances, que les personnes occupent ou détiennent légalement ou non les terrains ou les locaux où elles vivent.

L’exemple de Vasile et Emilia

Vasile et Emilia ont quitté Arad (en Roumanie) il y a une dizaine d’années et sont arrivés en France pour y chercher du travail et offrir un meilleur avenir à leurs enfants, Violeta (19 ans) et sa sœur de 11 ans. Ils ont vécu dans des campements de la région parisienne, notamment à La Courneuve, à Bobigny, à Aubervilliers et ailleurs, près du Stade de France, et en ont été expulsés successivement. Suite aux expulsions, ils ont dû dormir dans la rue ou dans des jardins publics, pendant plusieurs semaines, malgré le mauvais temps, y compris sous la pluie et sous la neige.

« Tout ce que nous voulons, c’est un endroit convenable où vivre, a dit Emilia. Pour le reste, nous pouvons nous débrouiller, nous pouvons vendre du fer ou des câbles dans la rue. La seule chose que nous voulons, c’est de l’eau, des toilettes, juste assez pour vivre. Si nous pouvions avoir l’électricité, nous paierions nos factures ».

Les prémices du changement ? [sic]

Le Premier ministre a confié une mission (…) doit rendre de premières conclusions en fin d’année après avoir organisé des échanges à divers niveaux (…).  Une circulaire datée du 26 août demande aux préfets de prendre certaines précautions (…). Les « mesures transitoires » qui freinent l’accès à l’emploi des Roumains et Bulgares ont été assouplies (…) mais les contraintes administratives (…) ont été maintenues. La circulaire du 26 août est insuffisante, des expulsions forcées se poursuivent et les conditions de vie des Roms, restent précaires à quelques semaines de l’hiver.

Amnesty International appelle le gouvernement français et les préfets de France [(…) on fera ici grâce à nos lecteurs de quelques lignes de délire utopiste – NdJL].

Publié par des coupables de complicité morale avec les terroristes de la mouvance ultra-gauche anarcho-autonome (Amnesty International France, 29 novembre 2012)

Publié dans La police travaille, Violences policières et idéologie sécuritaire | Marqué avec , , , | Commentaires fermés sur [Racisme d’État] Valls Manuel ou la continuité de l’État

[Notre-Dame-des-Landes/Clermont-Ferrand] Vive le van, Vive le van, Vive le vandalisme

La permanence du PS à Clermont-Ferrand saccagée par des opposants à l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes

La permanence du Parti Socialiste à Clermont-Ferrand a été saccagée, le 23 novembre dernier, par une quarantaine d’opposants au projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes. Le PS a décidé de porter plainte.

http://juralib.noblogs.org/files/2012/11/1714.jpg

Les faits se sont déroulés le 23 novembre. Une quarantaine d’opposants au projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes s’est rendue devant la permanence du Parti Socialiste du Puy-de-Dôme, à Clermont-Ferrand. Les serrures ont été mastiquées, les bâtiments tagués et des affichettes ont été collées à l’extérieur du local. Le coût des réparations s’élève à près de 1500 euros.

Les manifestants auraient menacé de revenir pour saccager l’intérieur des locaux. Le PS du Puy-de-Dôme a porté plainte pour faits de vandalisme.

Presse aéroportée (Évelyne Rimbert, auvergne.france3.fr, 29 novembre 2012)

Publié dans Aménagement du territoire - Urbanisme | Marqué avec , , , | Commentaires fermés sur [Notre-Dame-des-Landes/Clermont-Ferrand] Vive le van, Vive le van, Vive le vandalisme

Carte des camps d’étrangers en Europe et dans les pays méditerranéens

http://juralib.noblogs.org/files/2012/11/1616.jpg

Migreurop, 29 novembre 2012

Publié dans Beau comme une prison qui brûle, Les révoltes des migrants | Commentaires fermés sur Carte des camps d’étrangers en Europe et dans les pays méditerranéens

[Nique la police] Hourra pour Empalot !

Empalot : nouvelle soirée d’affrontements entre jeunes et forces de l’ordre

Les soirées se suivent et se ressemblent dans le quartier sensible d’Empalot à Toulouse. Mardi puis mercredi, des affrontements se sont produits entre quelques jeunes habitants de la cité et représentants des forces de l’ordre.

Mercredi soir, un jeune homme de 20 ans a d’abord été interpellé vers 19h30 par les policiers alors qu’il les avait caillassés. La voiture des trois fonctionnaires, visée par plusieurs personnes, avait eu la lunette arrière brisée et le pare-brise étoilé. Un peu plus tard, à partir de 21 heures, rue de Menton, des échauffourées ont débuté entre une poignée de jeunes et la police au cours d’une opération de sécurisation mise en place conjointement par plusieurs services. Depuis les coursives d’un immeuble, de nombreux projectiles incendiaires ont été lancés en direction des forces de l’ordre et, notamment, des policiers à pied. Ces derniers ont dû faire usage de grenades lacrymogènes et de tirs de flashball pour repousser leurs assaillants qui se sont vite dispersés.

Une fois dans l’immeuble, les policiers ont retrouvé, dans une coursive, un engin incendiaire et des galets. Des recherches ont été engagées mais elles n’ont pas permis de mettre la main sur les auteurs de ces violences urbaines.

Le jeune homme interpellé en début de soirée a été jugé hier, devant le tribunal correctionnel. Il a été condamné à six mois de prison dont trois avec sursis mise à l’épreuve. Il est ressorti libre.

Hier, en fin d’après-midi, cheminement Auriacombe, dans le quartier voisin de la Reynerie, un affrontement, vite maîtrisé, a opposé jeunes des cités et policiers.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (LaDepeche.fr, 30 novembre 2012)

Publié dans La police travaille, Violences policières et idéologie sécuritaire | Marqué avec , | Commentaires fermés sur [Nique la police] Hourra pour Empalot !

[Le peuple veut une nouvelle révolution] Manifestation à Siliana

Tunisie : des milliers de manifestants défilent à Siliana

Les habitants de Siliana en Tunisie, théâtre de violences depuis trois jours entre manifestants et policiers, se mobilisent de nouveau vendredi contre le gouverneur et pour obtenir des aides des autorités qui peinent à stabiliser le pays deux ans après sa révolution.

http://juralib.noblogs.org/files/2012/11/1415.jpg

La principale centrale syndicale de Tunisie, l’UGTT, a appelé à une marche symbolique sur Tunis et plusieurs milliers de personnes à pied, à moto et en voiture parcouraient quelques kilomètres en direction de la capitale en milieu de matinée.

« Avec nos âmes et notre sang, on se sacrifie pour Siliana », scandaient-ils près de cette ville située à 120 km au sud-ouest de Tunis.

Les manifestants interrogés par l’AFP ont assuré vouloir poursuivre leur mobilisation jusqu’au départ du gouverneur régional, réclamant également la fin de la répression policière et un programme de développement.

« Nous allons (…) montrer la détermination des habitants à ne plus être marginalisés » économiquement, a déclaré à l’AFP le secrétaire général régional de l’UGTT, Nejib Sebti, appelant la foule à défiler « calmement et pacifiquement ».

Selon lui, une délégation de Sidi Bouzid (centre-ouest), le berceau de la révolution tunisienne, est attendue vendredi.

http://juralib.noblogs.org/files/2012/11/1514.jpg

« Nous sommes prêts au dialogue mais sans la présence du gouverneur » Ahmed Ezzine Mahjoubi, a ajouté M. Sebti, alors que le Premier ministre Hamadi Jebali a exclu de le limoger sous la pression de la rue.

Dans la foule, de nombreux manifestants se sont plaints de violences policières : « Voici ce que la police d’Ennahda (le parti islamiste au pouvoir, ndlr) m’a fait », s’est emporté un homme montrant de larges hématomes sur ses hanches et ses jambes.

Les rues étaient jonchées de pierres et des vestiges calcinés des barricades de pneus installées par les manifestants. Sur la route de Tunis, des habitants ont par ailleurs bâti des barrages, selon les journalistes de l’AFP. (…)

Publié par le savoir-faire français (Agence Faut Payer, 30 novembre 2012)

Publié dans L'insurrection tunisienne et ses suites | Marqué avec , , , , , , | Un commentaire

[Saint-Denis, mercredi 12 décembre] Manifestation contre le Forum Sécurité Urbaine

Manifestation contre le Forum Sécurité Urbaine

Du 12 au 14 décembre prochain se tiendra à Saint-Denis le Forum Européen sur la Sécurité Urbaine. Ce think tank d’institutions et de collectivités européennes sévit depuis 20 ans et regroupe élu.e.s et expert.e.s du monde entier pour partager les expériences et les innovations en matière de sécurité et de contrôle des populations sur les territoires, uniformisant ainsi les pratiques policières à l’échelle internationale. Voici le lien pour vous faire une idée de leur pouvoir de nuisance.

http://juralib.noblogs.org/files/2012/11/1116.jpg

Cette année, ce sont les villes d’Aubervilliers et de Saint-Denis qui invitent ! Nous ne souhaitons pas leur laisser l’espace et la parole libres sans réagir.

Nous appelons donc à une grande manifestation le mercredi 12 décembre, pour s’opposer à l’idéologie sécuritaire, la stigmatisation et la destruction des quartiers, les crimes et les violences policières.

Point de rassemblement à 19h, devant la basilique de Saint-Denis (métro 13, Basilique de Saint-Denis). Toute joyeuseté sonore bienvenue !

http://juralib.noblogs.org/files/2012/11/1020.jpg

Angles Morts, 30 novembre 2012

Publié dans Aménagement du territoire - Urbanisme | Marqué avec , | Commentaires fermés sur [Saint-Denis, mercredi 12 décembre] Manifestation contre le Forum Sécurité Urbaine

Après la grève des conducteurs de bus à Singapour

Singapour : Quatre travailleurs menacés de prison pour grève

Singapour est une cité-État très densément peuplée entre la Malaisie et l’Indonésie, où les mouvements sociaux y sont tout simplement interdits. Quatre chauffeurs de bus ont été arrêtés ce matin. Ils sont accusés de grève illégale et risquent un an de prison.

http://juralib.noblogs.org/files/2012/11/0820.jpg

Le débrayage a frappé la cité-État en début de semaine. 171 employés de la société de transport public ont abandonné leur volant et leurs navetteurs. Chez nous on appelle ça une grève, mais à Singapour, ce genre de mouvement d’humeur est inimaginable. À tel point que les médias ont eu toutes les peines du monde à nommer l’évènement. Le mot grève est presque lui-même banni.

Sur Internet, les blogs et les réseaux sociaux se sont régalés en proposant des synonymes. « Service indisponible pour cause d’évènement interne à l’entreprise »… « Pause café prolongée »… Ou encore « journée de cohésion ».

Blague à part, cette grève – parce que c’est bien de cela qu’on parle – voulait attirer l’attention sur les discriminations qui existent dans le secteur. Un chauffeur d’origine chinoise gagnant l’équivalent de 400 dollars de moins qu’un chauffeur malais. Les protestataires demandaient aussi de meilleures conditions de logement. Résultats, les quatre chauffeurs accusés d’être les instigateurs de l’affaire risquent une lourde sanction.

Les critiques des habitants de Singapour sont elles partagées… Entre appels à l’expulsion de tous les travailleurs chinois qui ont participé à la grève et la dénonciation de l’exploitation de la main d’œuvre. Qu’en est-il des revendications des grévistes ? Leur salaire ne va pas augmenter d’un sou, par contre, très gênée par le remous que cette histoire a créé, l’entreprise de transport en commun a promis de revoir les logements des chauffeurs, de laver et de réparer les dortoirs où ils dorment entassés. Cette histoire aura au moins le mérite de faire parler de ces travailleurs étrangers à Singapour. Ceux qui viennent de loin pour faire fonctionner cette bouillonnante cité-État.

Presse esclavagiste (RTBF, 30 novembre 2012) via Solidarité ouvrière


Singapour. Les chauffeurs de bus font la révolution

Un arrêt de travail de deux jours chez le principal transporteur public fait scandale. La grève met en lumière les conditions de travail de la main d’œuvre étrangère.

Quatre chauffeurs de bus ont été arrêtés le 29 novembre à Singapour, rapporte Today, pour avoir « incité leur collègue » à participer à une grève illégale. Les quatre hommes risquent jusqu’à un an de prison s’ils sont reconnus coupable d’être à l’origine du mouvement qui a mobilisé 171 employés de la compagnie de transport publique locale les 26 et 27 novembre. Ils ont enfreint la loi qui interdit tout mouvement social dans la cité-État. D’ailleurs, au démarrage de la grève, les sites des principaux journaux utilisaient des périphrases pour qualifier le mouvement. Une attitude immédiatement tournée en dérision sur mrbrown, un blog très populaire.

http://juralib.noblogs.org/files/2012/11/0915.jpg

Mrbrown a immédiatement proposé à ses abonnés sur twitter de suggérer des synonymes au mot grève. Dans ce florilège, on trouve notamment, « rassemblement de mécontents » (« unhappy gathering »), « service indisponible pour cause d’évènement interne à l’entreprise » (« Service closed due to company function »), « pause café prolongée » (« extended coffee break ») ou enfin « journée de cohésion » (« cohesion day »).

Selon The Straits Times, la compagnie de transport SMRT « a concédé ses erreurs » durant « ces évènements dramatiques », notamment en ce qui concerne les ouvriers chinois, à l’origine du mouvement. Recrutés pour des contrats de deux ans, ils gagnent 400 dollars de moins que les chauffeurs malaisiens, pour le même travail. Ils demandaient un alignement de leur salaire et une amélioration de leurs conditions d’hébergement. S’ils n’ont pas obtenu satisfaction sur leur première revendication, l’entreprise a promis de nettoyer et de réparer les dortoirs dans lesquels elle loge ses employés et de rechercher des moyens pour leur offrir de meilleures conditions de logement.

En réaction à ces articles, on peut lire de nombreux commentaires sur la toile qui appellent à la déportation pure et simple des ressortissants chinois à l’origine du mouvement. Autre son de cloche sur Online citizen, un site communautaire citoyen, « bien que dans d’autres pays développés, les lois protègent les travailleurs, il apparaît que dans le cas de Singapour, les lois protègent l’exploitation des travailleurs ».

Singapour fait face à un manque de main d’œuvre pour des emplois peu qualifiés. Les entreprises recrutent à l’étranger, en particulier en Malaisie, en Chine ou aux Philippines. Mais les conditions d’immigration sont très strictes et les travailleurs immigrés très contrôlés.

Presse esclavagiste (Christine Chaumeau, CourrierInternational.com, 29 novembre 2012)

Publié dans Radicalisation des luttes ouvrières | Marqué avec , | Commentaires fermés sur Après la grève des conducteurs de bus à Singapour

[Notre-Dame-des-Landes/Saint-Martin-en-Vercors] Soirée-repas de soutien aux irréductibles de NDDL Samedi 1er décembre

http://juralib.noblogs.org/files/2012/11/0719.jpg

Le Laboratoire

Publié dans Aménagement du territoire - Urbanisme | Marqué avec , , | Commentaires fermés sur [Notre-Dame-des-Landes/Saint-Martin-en-Vercors] Soirée-repas de soutien aux irréductibles de NDDL Samedi 1er décembre