-
Articles récents
- Remake | Serait-ce le devenir des comicos partout ?
- Incendie de gendarmerie : à Grenoble et à Nantes, l’État s’attaque au réseau Indymedia
- [Attentats de Paris] La piste rouge-brune
- [A las barricadas] Appel à occupation et soutien pour empêcher l’expulsion de la ZAD de Roybon
- [Le retour du bâillon] La liberté de critiquer la police en procès le 29 juin 2015
- [Soutien à la Mangouste] C’est parce que nous voulons vivre dans des conditions matérielles décentes que nous rentrons en contradiction avec ce monde triste, cynique et non-vivant et vice-versa
- [Peupler les années à venir dʼune tentative qui susciterait autre chose que le désir dʼun retour à lʼordre] De la ZAD aux Communaux ?
- [« Je vous parle de l’usine »] Entretien avec Rémy, ouvrier-robot et révolté
- [Chronique de la hoggra] Des élus utilisent désormais la mort d’un manifestant pour tenter de légitimer encore davantage un dispositif policier militarisé
- [Center Parcs dégage !] Discussion en marge de la Commission d’acceptabilité jeudi 11 juin à Poligny (Jura)
- [Lille] Retour sur le procès dit « de la mutuelle des fraudeurs »
- [MIFIP] 5 pratiques de base pour survivre en milieu numérique
Commentaires récents
- Lukas dans Le catalogue des médias libres
- Socialisme libertaire dans Le catalogue des médias libres
- Guillon dans Le catalogue des médias libres
- AntiTt dans [Dijon] Les Tanneries déménagent ! Tour d’horizon et appel à soutien
- NiqueTonMaire dans [Dijon] Les Tanneries déménagent ! Tour d’horizon et appel à soutien
Archives
Catégories
Étiquettes
- Afrique du Sud
- antifa
- antirep
- Antiterrorisme
- Athènes
- Azawad
- Besançon
- Chronique de Youv derrière les barreaux
- Dijon
- François Hollande
- Frères musulmans
- Gafsa
- Grenoble
- Italie
- La police travaille
- Le Caire
- Lille
- Lyon
- Mali
- Manuel Valls
- Marseille
- MNLA
- Montpellier
- Nantes
- No TAV
- Notre-Dame-des-Landes
- Paris
- place Tahrir
- PS
- Rennes
- Rémi Fraisse
- Résistons Ensemble
- Seine-Saint-Denis
- Sivens
- squat
- Toulouse
- Tours
- Tunis
- UMP
- Val-de-Suse
- Vinci
- Vérité et Justice
- ZAD
- Éditions Antisociales
- États-Unis
Actualités et expressions anarchistes ou autonomes
Archives
Bibliothèques - infokiosques - librairies
Brochures
Communistes libertaires
Communistes-ouvriers
Contre-Culture
Contre-Information
Cybernétique
Debordiana
Éditeurs
Initiatives
Journaux et revues
La liberté est le crime qui contient tous les crimes
- Brigade AntiPub
- Calais Migrant Solidarity
- CLAP 33
- COBP – Montréal
- CODEDO
- CRAP – Montréal
- Flics assassins – Montréal
- Guide juridique
- L'Envolée
- LDH-Toulon
- Legal Team Strasbourg
- Liberté pour les inculpé-es de Labège
- Lois sauvages
- Macerie
- Monitoring European Police!
- Panoptique
- Paris sans vidéosurveillance
- Résistons Ensemble
- Sans-Papiers
- Souriez vous êtes filmés
Liens
- 21 – Angers
- A-Infos
- a3yo [allemand, anglais]
- Acrata – Bruxelles
- AlterLocal – Cran-Gevrier
- Anarkismo
- Antigone – Grenoble
- Antirep 86 – Poitiers
- APCD – Périgueux
- Archives Autonomies
- Archives du Jura Libertaire
- Archives Getaway – Montreuil
- Aredje
- Article XI
- Assemblée contre la précarisation – Marseille
- Attaque
- Bad Kids – Toulouse
- Basse Intensité – Marseille
- Basta !
- Bibliothèque 152 – saintJean-du-Gard
- Bibliothèque anarchiste Libertad – Paris
- Bitcherland Bitches
- Blabla – Dijon
- Brasero – Caen
- Brasiers et Cerisiers
- Brassicanigra – Dijon
- Brèves du désordre
- C'est déjà tout de suite
- CAFCA – Ariège
- Camp-Volant
- Camp-Volant
- Canal Sud – Toulouse
- CapLan & Co – Locquirec
- CATS – Caen
- CCAN – Nancy
- CCPL 59
- Ceux qui veulent le Pays pour tous – Toulouse
- CGA
- CGA-Lyon
- CGA-Toulouse
- Ciné'DahDah – Marseille
- CLA – Ain
- CLAR – Rennes
- CNT
- CNT 09 / Foix
- CNT 13 / Marseille
- CNT 25 / Besançon
- CNT 29 / Quimper
- CNT 31 / Toulouse
- CNT 33 / Bordeaux
- CNT 34 / Montpellier
- CNT 35 / Rennes
- CNT 42 / Saint-Étienne
- CNT 43 / Haute-Loire
- CNT 44 / Nantes
- CNT 49 / Angers
- CNT 54 / Nancy
- CNT 57 / Metz
- CNT 59-62 / Lille
- CNT 67-68 / Alsace
- CNT 69 / Lyon
- CNT 74
- CNT 77 / Chelles & Marne-la-Vallée
- CNT 84 / Avignon
- CNT 87 / Limoges
- CNT 92 / Nanterre
- CNT 95
- CNT-FTE
- CNT-FTTE
- CNT-PTT
- CNT-SUB RP / Paris
- CNT-URP – Paris
- Collectif 69 de vigilance contre l'extrême-droite – Lyon
- Collectif Antifasciste de Besançon
- Collectif de lutte contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes
- Collectif Feignasse – saintÉtienne
- Collectif Justice et Vérité pour Wissam – Clermont-Ferrand
- Collectif Vérité & Justice pour Ali Ziri
- Comité populaire des nouveaux malgré nous – Tours
- Communistes libertaires de la CGT
- Contra Info
- Contre la LEO et son monde ! – Avignon
- Contre tous les lieux d'enfermement
- CQFD
- CREA – Toulouse
- CREP – Strasbourg
- CREP Strasbourg
- CULINA – Nancy
- De bruit et de fureur – Genève
- De l'huile sur le feu – Angers
- Démosphère
- Dialectical Delinquents
- Disaccords
- Du son contre la prison
- Échanges et Mouvement
- Écoute Vois Parle
- Éditions Antisociales
- Éditions Syllepse
- Équitable Café – Marseille
- Espace autogéré des Tanneries – Dijon
- Espace contre ciment
- Espace Noir – saintImier
- Esquive
- Exploités Énervés – Alès
- Face aux armes de la police
- Faure et Reclus à l'Élysée
- Ferme des Bouillons
- Forum Rouge & Noir
- Fréquence Paris Plurielle
- Gongchao
- Groupe anarchiste bordelais
- Groupe D'Anarchistes de Lille et Environs
- Groupe de travail du 27 novembre 2007
- Groupe Pavillon Noir – Poitiers
- Guide à l'usage des proches de personnes incarcérées
- Guide d'autodéfense numérique
- Haine des chaînes – Marseille
- Hors Service – Bruxelles
- Hors-Sol
- Hôtel des Vil-e-s – Clermont-Ferrand
- Iaata.info
- Incendo
- Indymedia Bruxelles
- Indymedia Grenoble
- Indymedia Lille
- Indymedia Nantes
- Indymedia Paris
- Infokiosques
- Initiative Communiste-Ouvrière
- Intervento
- Jardin des Maraîchers – Dijon
- Jef Klak
- Journal de l'ambassade du PEROU à Ris-Orangis
- Kalashnikov Collective Headquarter – Milan
- L'âge de faire
- L'aGitation dans la BoîTe à outils
- L'Alsace Libertaire
- L'Armurerie
- L'Autodidacte – Besançon
- L'Autre-ment
- L'Engrenage – Tours
- L'Enragé'
- L'Épine Noire – Poitiers
- L'herbe entre les pavés
- L'Insoumise – Lille
- L'Intempestive
- L'Interstice
- La BAF – Grenoble
- La Brique – Lille
- La Cavale
- La Ciergerie – Annecy
- La Clémenterie – Ardèche
- La Fanzinothéque anarchiste et/ou anti-autoritaire
- La Gazette de Bruxelles
- La Gryffe – Lyon
- La Gueule Noire – saintÉtienne
- La Gueule ouverte – Alès
- La Horde
- La Loutre par les Cornes – Gentioux
- La Luttine – Lyon
- La Nuit
- La Presse anarchiste
- La rage des assistantes sociales du peuple – Seine-Saint-Denis
- La Rochelle Libertaire
- La Rotative – Tours et alentours
- La Savonnerie Clandestine – Nancy
- La Vieille Valette – Robiac/Rochessadoule
- La voz de la libertad
- Laboratoire d'urbanisme insurrectionnel
- Labour Compost et Beauté
- Lady Long Solo – Paris
- Le Chat Noir Émeutier
- Le Cri du Dodo
- Le Laboratoire – Valence
- Le Libertaire Bisontin
- Le Moulin de Larchat – La Roche Canillac
- Le Perce-Oreilles
- Le Poignard Subtil
- Le Postillon – Grenoble
- Le Rémouleur – Bagnolet
- Le TDB – Toulouse
- Les CAFards – Montreuil
- Les Faire-Ailleurs
- Les filles en joie
- Les Thétards – Périgueux
- Lille sous surveillance
- luk vervaet acid (Articles & Comments in Dark times)
- Lutte en Nord
- Luttes au centre de détention de Roanne
- Luttons contre la précarité – Montpellier
- Lyon sous-surveillance
- Macerie
- Maloka – Dijon
- Marseille en guerre
- Marseille Infos Autonomes
- Massilia Santé System – Marseille
- MCPL – Rennes
- Médias libres
- Médiatours – Tours
- Mille Bâbords – Marseille
- Mondialisme
- Montavoix – Saint-Claude
- Murmure – Angers
- N'Autre École
- Numéro Zéro – saintÉtienne
- ObsPol – Belgique
- OCL
- Opération Poulpe
- OPP – Genève
- Organisation socialiste libertaire
- Page de suie
- Papier Gâchette – Strasbourg
- Paris-Luttes.Info
- Passeurs d'hospitalités
- Période
- Periódico El Libertario – Caracas
- PEROU – Paris
- Pot'Col'Le – Dijon
- Pour des Transports Gratuits Vraiment !
- Probe
- Punxforum
- Quartiers libres
- Que fait la police ?
- Quel Sport ?
- Questions de classe(s)
- Radio BIP – Besançon
- Radio Canut – Lyon
- Radio Galère – Marseille
- Radio Libertaire – Paris
- Radio Panik – Bruxelles
- Radiorageuses
- Ras L'Front – Rouen
- Rebellyon – Lyon
- Reclaim the Fields
- REFLEXes
- Reposito
- Résistances Caen
- RésistanceS.be
- Resto Trottoir – Besançon
- Révolte numérique
- Salto – Bruxelles
- Sans papiers ni frontières
- SCALP Besak
- Se défendre de la police
- Secours Rouge / APAPC – Bruxelles
- Security In-A-Box
- Solidarité Ouvrière
- Sons en luttes
- Sous la cendre – Caen
- Sous surveillance
- SqEK
- Squat!net
- Stéréo-Fish – Grésivaudan
- Stop THT
- Suie et Cendres
- Tahrir-ICN
- Tails
- Tant qu'il y aura de l'argent…
- Terrains de luttes
- Tribune syndicaliste libertaire – Lyon
- Urgence notre police assassine
- Z
- Zeppo
- Zine Library
- Zone À Défendre
Lieux
Nos corps nous appartiennent
Orgas anarchistes
Terre
[Nantes] Projections féministes des Embobineuses
Publié dans Luttes féministes
Marqué avec Embobineuses, Nantes
Commentaires fermés sur [Nantes] Projections féministes des Embobineuses
[Rennes] Dispac’h ! n° 2 – novembre 2012
Publié dans Activités de la CNT
Marqué avec Dispac'h !, Rennes
Commentaires fermés sur [Rennes] Dispac’h ! n° 2 – novembre 2012
[Le fond du problème] « Vivre avec des minima sociaux et des aides ponctuelles qui relèvent de la cour des miracles suivant la situation de tout un chacun ; faire allégeance, se résigner, se taire et subir ; faire les poubelles pour subsister ou se faire condamner pour un vol alimentaire ; se voir ignoré jusqu’à la déchéance voire la mort »
Non à la gestion de la pauvreté
Manifestement, dans sa conférence, le premier ministre n’a pas cerné l’urgence de la situation concernant la pauvreté, le chômage et la précarité. Pourtant nous avons rappelé, en tant qu’association, qu’il devient de plus en plus intolérable que 8 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté. Que dire des drames humains et suicides.
Fort de notre analyse et expertise depuis 1994, nous savions que la situation se dégraderait toujours et encore.
Encore une fois, il est répondu à l’urgence par des mesures d’urgence qui en rien ne régleront le problème sur le fond.
Le fond c’est de vivre avec des minima sociaux et des aides ponctuelles qui relèvent de la cour des miracles suivant la situation de tout un chacun ; de faire allégeance, de se résigner, de se taire et de subir ; de faire les poubelles pour subsister ou de se faire condamner pour un vol alimentaire ; de se voir ignoré jusqu’à la déchéance voire la mort.
Est-ce cela notre modèle social ? Des pauvres et des pauvres toujours et encore au service et sous l’emprise d’une oligarchie à la fois économique et politique. À la merci des décideurs et élus grassement rémunérés qui se moquent du peuple.
Non monsieur Ayrault de cela nous ne voulons pas. Il n’est pas question de diviser les plus démunis et de saupoudrer des 5 et 10% par ci par là ne comblant même pas l’indice des prix à la consommation. De répondre par des mesures obsolètes.
La réalité est tout autre. Il vous faudra beaucoup de courage et de détermination pour y répondre. Nous, pour le moins, nous connaissons les remèdes à, dites-vous, cette crise, alors qu’il s’agit de l’effondrement du capitalisme.
AC ! Champ.-Ard., 11 décembre 2012
Publié dans Luttes des chômeurs et précaires
Marqué avec AC !, Jean-Marc Ayrault
Commentaires fermés sur [Le fond du problème] « Vivre avec des minima sociaux et des aides ponctuelles qui relèvent de la cour des miracles suivant la situation de tout un chacun ; faire allégeance, se résigner, se taire et subir ; faire les poubelles pour subsister ou se faire condamner pour un vol alimentaire ; se voir ignoré jusqu’à la déchéance voire la mort »
ZAD : Propositions depuis Rennes pour le rassemblement des comités des 15 et 16 décembre
DEPUIS RENNES, PROPOSITIONS POUR LE RASSEMBLEMENT DES COMITÉS ANTI-AÉROPORT DES 15 ET 16 DÉCEMBRE À NOTRE-DAME-DES-LANDES
Il n’est pas aisé de définir ce qui se passe à la ZAD, ni de comprendre comment autant d’endroits et de personnes, à travers la France, ont été touchés par cette situation. Pour autant, on sent que ce mouvement respire la sécession : une nouvelle géographie s’esquisse, de nouveaux rapports s’expérimentent, une discipline du partage s’élabore, une attention à ne pas s’accomoder de la présence policière s’aiguise. Depuis Rennes, c’est ce mouvement que nous aimerions prolonger. C’est pourquoi nous soumettons au débat des 15 et 16 ces trois propositions.
La ZAD à tous
La ZAD n’est plus une affaire de quelques-uns et déborde amplement la seule construction d’un aéroport. Après des semaines de bataille à quelques centaines contre les gendrames mobiles, des milliers de personnes ont conquis un nouveau terrain dit « la Châtaigneraie ». En ça, on peut dire que la victoire n’est pas seulement devant nous, elle est déjà présente dans ce que nous avons réussi à assumer en termes de pratiques et de désirs politiques. Nous devons prolonger sur place la multiplicité des présences. Comment faire ? Ce que nous proposons c’est de s’organiser en vue d’un roulement continu des comités, bandes ou amicales anti-aéroport sur la ZAD, et ce, jusqu’à la fin de l’hiver – dans un premier temps. En plus des allers-et-venues plus ou moins réguliers, des semaines particulières voient le jour : aux dix jours de résistance contre l’occupation militaire à la Châtaigneraie répond une invitation du 27 décembre au 3 janvier par Kulon Progo à défendre la Sècherie et fêter le nouvel an. Il suffirait que chaque ville prenne en charge une semaine : cuisiner, construire, animer la radio, tenir la NO-TAVerne, organiser des discussions, accueilir ceux de passage, etc. Selon les désirs, des visages différents peuvent se dessiner au cours des semaines. L’important est de maintenir une présence sur la ZAD qui corresponde au pari du 17 novembre, à l’ampleur européenne qu’a pris la situation.
La ZAD partout
Un mouvement d’un nouveau type est né avec une puissance de contamination qui nous a tous surpris. Les 22 et 23 novembre, quand des centaines de personnes se battent contre la police qui veut expulser les Rosiers et perquisitionner la Châtaigneraie, partout surgit actions, blocages et occupations, de toutes sortes. Ce qui se répand dépasse largement le soutien, ce qui sort des bocages ce sont les rapports de force qui sepentent la zone. Ici et là, on s’organise pour faire du bruit, occuper la police, les mairies, les chantiers. Et nous avons raison. Comme nous l’indiquait récemment un syndicat de police dans le Télégramme : « Il ne faudrait pas qu’il y ait d’autre gros événements de ce type en France ou des manifestations dans tout le pays. Il n’est pas possible de tenir dans la durée et de fixer autant d’effectifs sur un seul site ». Prenons-le au mot et insistons encore et encore sur ce double mouvement qui allie concentration et décentralisation. En même temps que nous décidons des moments forts où le nombre est nécessaire, notre capacité à maintenir une tension sur l’ensemble du territoire met les pouvoirs en difficulté. Accordons-nous donc sur ceci : chaque groupe choisit ses modalités d’actions, le sabotage de nuit renforce la manifestation bruyante, les soirées de soutien appuient les blocages d’axes routiers, et vice-versa.
La ZAD anticipe
Le gouvernement a retardé de six mois la destruction de la forêt et le début des chantiers. Ce temps, croit-il, lui sera suffisant pour sécuriser la zone, c’est-à-dire étendre l’occuaption militaire et empêcher toute possibilité d’habiter les lieux. Cette « reculade » nous laisse du temps pour anticiper au mieux. Alors, le jeu s’inversera : ce sera désormais à notre tour de déloger les machines. L’anticipation est une qualité de premier ordre. Si la manifestation de réoccupation du 17 novembre a été une résussite, c’est parce qu’elle avait été prévue bien à l’avance. Comme il l’a déjà été évoqué lors de l’assemblée du 18 novembre, nous pensons qu’il serait judicieux d’installer un presidio quelques jours avant le début des chantiers pour devancer l’arrivée des buldozers. Il serait mis en pace à l’endroit même des chantiers. Dans un second temps, une manifestation dès les débuts des chantiers serait à prévoir. En Italie, le mouvement NO-TAV appelle presidio les campements où les moyens logistiques d’accueil, de nourriture et de couchage sont réunis pour la venue d’un grand nombre, en vue d’une offensive ciblée sur les chantiers. Le presidio est la condition matérielle pour combattre et habiter ensemble. L’habitude que nous prendrons à tourner entre les villes (proposition 1) nous aidera à construire et tenir les presidio.
Assemblée sur la ZAD, Maison de la Grève, 12 décembre 2012
Publié dans Aménagement du territoire - Urbanisme
Marqué avec Notre-Dame-des-Landes, Rennes, ZAD
Commentaires fermés sur ZAD : Propositions depuis Rennes pour le rassemblement des comités des 15 et 16 décembre
[Notre-Dame-des-Landes/Blois] À propos des citoyens et des indépendants (= « apolitiques »)
POUR LA CONSTRUCTION D’UN AÉROPORT INTERNATIONAL (C.A.I.) À BLOIS (41)
Serions-nous les bâtards de la France ?
Dans le cadre du redéploiement industriel que l’ensemble des citoyens de ce pays souhaite ardemment, nous électeurs de toutes tendances, membres du PS, de l’UMP, du PCF, etc. … pensons que pour créer de l’emploi, il nous faut un Aéroport International à BLOIS, Loir et Cher.
Nous disposons déjà de nombreux atouts : un pôle des industries de l’armement, une centrale nucléaire, une auto-route, et de l’espace pour accueillir un Aéroport International.
Deux sites sont actuellement à l’étude : un au Nord-Ouest de Blois, et un prestigieux au Sud-Est de Blois : le parc de CHAMBORD et ses milliers d’hectares.
Un tel projet permettrait de valoriser le Château de Chambord en en faisant le plus bel aéroport du monde moderne. Des milliers d’emplois seraient ainsi créés dans une Zone à Dékyster qui en a bien besoin.
Un tel projet permettrait de rassembler toutes les forces vives du département. Les premiers contacts que nous avons eu avec les instances consulaires (chambre de commerce, chambre des métiers, etc. …) sont positifs. Il ne manque plus que la volonté politique pour qu’un tel projet voit le jour.
Nous appelons les citoyens à nous rejoindre et à manifester le SAMEDI 22 décembre à 15h à Blois devant la préfecture.
Pour un aéroport international par département
Pour un aéroport international dans le Loir et Cher
Pour des Z A D partout
Vive le redéploiement industriel, Vive le redressement productif
Collectif des Citoyens Conscients et Populaires (CCCP)
Union des Représentants Sociaux Solidaires
Reçu le 11 décembre 2012
Publié dans Aménagement du territoire - Urbanisme
Marqué avec Blois, Notre-Dame-des-Landes, PCF, PS, UMP, ZAD
2 commentaires
[Soudan] « Révolution jusqu’à la mort »
[Mardi 11 décembre] Sudan: Arrests, Injuries and Torture Reported At Gezira University
Wad Madani — The National Intelligence and Security Services (NISS) have continued arresting students from Darfur enrolled at the Gezira University on Tuesday, 11 December, local sources told Radio Dabanga.
Saber Haroun, secretary general of the Student Association of ‘Greater Darfur’ at Gezira University, stated that 30 Darfuri students have been arrested so far.
In addition, seven students were severely injured during the unrests and another one was found in critical condition after being reportedly tortured, he revealed.
Among the arrested students, Haroun cited the following names: Issa Barima Abdullah, Naji Awadallah, Suleiman Hamed Suleiman, Awadallah Abdullah, Issa al-Nour Ramadan, Suleiman al-Nour Adam, Sharif Abdel Aziz, Adam Adam Abdullah, al-Nour Issa al-Nour and al-Daif al-Zein Abdullah.
Speaking to Radio Dabanga from Wad Madani, in El-Jazeera, Haroun stressed the arrests of Darfuri students are still ongoing.
Haroun claimed that seven critically injured students are currently receiving treatment at a hospital in Wad Madani.
The patients are: Mannara Izzeldin, Safa Mohamed Issa, Sit al-Banaat Abdullah, Mawada Mohamedain, Adam Osman, Ibrahim Issa and Mohamed Mahmoud.
Torture
The secretary general also told Radio Dabanga that Yousef Ateem Adam Abdel Rahman, from El-Fasher and enrolled at the Holy Quran College from El-Fasher, was found on Tuesday morning around 9am.
Rahman was ‘thrown’ in front of the dormitories, where he was found, with his head and eyebrows shaved, his nails ripped off and his legs skinned, Haroun recounted.
He added the student was in critical condition, had difficulties breathing and his body showed clear signs of torture.
Four students still missing
On the other hand, Haroun said that four Darfuri students enrolled at the Gezira University are still missing.
According to him, the students are: Suleiman Adam Ali, Adam Osman Ibrahim, Ali Abdel Manan and Faisal Saleh.
The secretary general stressed that the security forces cordoned off four unmarked fresh graves near the Gezira University compound, adding they are preventing citizens and students from approaching the graves.
Arrests in Omdurman
On Monday, security forces arrested another five students from Darfur: Nour Mokhtar, head of the Darfur Student Union at Sudan University, Mohamed Idriss Jeddo, former head of the Darfur Student Union of the University of Khartoum, Taher Abdullah head of Darfur Student Union at the Islamic University, Mohamed Haroun, head of the Darfur Student Union at Al Zaeim Al Azhari University and Abd al Razeq from Al Zaeim Al Azhari University, from the area of Shigla in Omdurman, sources informed Radio Dabanga.
A source told Radio Dabanga that a total of seven students from Darfur, including himself, were waiting for public transport when they were assaulted by security officers.
He recounted the officers threw them into the back of their Toyota Box vehicles, fired in the air and beat the students with sticks and batons.
The student added that he and another victim managed to escape despite their injuries and claimed that the others were taken to an unknown location.
He said he is now suffering from his injuries and emphasized that the detained students were seriously injured.
Radio Dabanga – Independant news and relevant information from the heart of Darfur, 12 décembre 2012
[Lundi 10 décembre] Des centaines de Soudanais manifestent pour la « révolution »
Des centaines de Soudanais ont appelé à une « révolution » lundi [10 décembre], au deuxième jour de manifestations déclenchées par la mort de quatre étudiants darfouris, selon un journaliste de l’AFP.
(…) Au moins 700 personnes sont sorties de l’Université du Nil en scandant « révolution jusqu’à la mort » ou encore « tuer des étudiants, c’est tuer la nation » a constaté le journaliste de l’AFP.
La police a rétorqué à coups de gaz lacrymogène et des manifestants ont été battus à coups de matraque.
Certains se sont éparpillés dans la principale gare routière située non loin de là, où des camions de police anti-émeutes étaient déployés. (…)
Lundi, des manifestations ont également eu lieu devant l’université agricole de Khartoum Nord, selon un témoin, et les forces de sécurité ont dispersé environ 300 personnes à coups de gaz lacrymogène et de matraques.
Les quatre étudiants retrouvés morts vendredi sont décédés en « luttant pour leur droit à une éducation gratuite » selon l’Association des étudiants du Darfour, qui a pointé du doigt les autorités et un syndicat étudiant pro-régime qui avait dispersé la manifestation à laquelle les victimes participaient.
L’organisation de défense des droits de l’Homme Human Rights Watch a indiqué, en citant des entretiens avec des témoins, que les « forces de sécurité du gouvernement ont poussé les manifestants vers le canal, entraînant la chute de plusieurs d’entre eux ».
HRW a indiqué que deux manifestants étaient toujours portés disparus, et que les autorités devaient permettre une enquête indépendante sur le décès des quatre étudiants retrouvés morts.
Selon les sources officielles à l’Université de Gezira, ces étudiants sont morts noyés.
Les étudiants originaires du Darfour, région de l’ouest du pays en proie à des violences, exigent l’application d’un accord de paix conclu en 2011 entre le gouvernement et une alliance de factions rebelles prévoyant une exemption des frais d’inscription pendant 5 ans dans les universités publiques pour les enfants des familles déplacées pendant le conflit.
Presse contre-révolutionnaire (Agence Faut Payer, 11 décembre 2012) via Solidarité ouvrière
[Dimanche 9 décembre] Soudan : Six blessés lors d’une manifestation d’étudiants à Khartoum
Six personnes ont été blessées dimanche [9 décembre] lors de heurts entre la police soudanaise et plusieurs centaines de manifestants rassemblés dans le centre de Khartoum en soutien à quatre étudiants darfouris tués vendredi, a constaté un journaliste de l’AFP.

De nombreux manifestants ont également été arrêtés par les forces de l’ordre, et un bus appartenant à la ville a été incendié, a indiqué la même source.
La station officielle de radio Omdurman a rapporté en citant la police que 47 personnes avaient été placées en détention quand la police a dispersé une « tentative de perturbation ».
Au moins deux personnes ont été blessées à la tête et un à la jambe, tandis que deux femmes présentaient des troubles respiratoires, apparemment dus aux gaz lacrymogènes tirés par la police, selon l’AFP.
La mort vendredi [7 décembre] de quatre étudiants originaires du Darfour, après une manifestation réprimée contre une augmentation des frais de scolarité à laquelle ils avaient participé, a fait ressurgir des appels à la chute du gouvernement.
« Le peuple veut la chute du régime », ont scandé des manifestants, reprenant le slogan du Printemps arabe déjà mis à l’honneur en juin et en juillet au Soudan, quand le pays avait été secoué par une série de manifestations contre l’inflation, lancées d’abord sur les campus, qui avaient souvent dégénéré en appels à faire tomber le régime de Omar el-Béchir, au pouvoir depuis 23 ans.
La manifestation a été dispersée par la police et une centaine d’entre eux ont ensuite parcouru trois km de l’Université de Khartoum à l’Université du Nil où plusieurs centaines d’autres étudiants les ont rejoints.
« Tuer des étudiants, c’est tuer la nation », criaient les manifestants qui se sont ensuite dirigés vers un terminal de bus.
La police a alors tiré des gaz lacrymogènes mais les manifestants se sont à nouveau rassemblés et ont lancé des pierres en direction des forces de l’ordre.
Plus tôt dans la matinée, 500 personnes s’étaient rassemblées sur le campus de l’Université de Khartoum pour célébrer les funérailles virtuelles des quatre étudiants de l’Université de Gezira, au sud de la capitale, retrouvés noyés vendredi soir après avoir participé à une manifestation.
Le rassemblement de vendredi, qui dénonçait une hausse des frais d’inscription pour les étudiants darfouris, avait été dispersé par les membres d’un syndicat d’étudiants pro-gouvernemental, et 80 manifestants avaient été arrêtés.

Port-Soudan, dimanche
Des manifestations de soutien aux étudiants ont également eu lieu à Port-Soudan, a indiqué un témoin.
Plusieurs manifestations de soutien avaient déjà eu lieu sur différents campus de la capitale et des alentours samedi, alors que les autorités ont temporairement fermé l’université de Gezira. (…)
Presse contre-révolutionnaire (Agence Faut Payer, 10 décembre 2012)
« Les choses se sont envenimées quand trois étudiants ayant participé à des manifestations ont été retrouvés morts »
Ahmed Ali (pseudonyme) est un activiste. Il a participé aux manifestations de dimanche dans la capitale.

Tout a commencé à l’université de Gezira au sud de la capitale, dimanche 2 décembre, quand des étudiants originaires du Darfour ont manifesté contre le paiement de leurs frais universitaires. Ils ont manifesté jusqu’à mercredi, jour où les autorités ont réprimé le plus violemment le mouvement. Vendredi, nous avons entendu que trois étudiants ayant participé aux manifestations avaient été retrouvés morts [un quatrième a été retrouvé le lendemain, ndlr] donc je me suis rendu sur place.
À mon arrivée, des centaines d’étudiants manifestaient pour demander des autopsies devant l’hôpital local où les corps avaient été emmenés. Mais les autorités locales ont rétorqué qu’aucun médecin n’était capable d’en faire. Les forces de l’ordre étaient tellement nombreuses que je n’ai pas osé sortir ma caméra. En revanche, j’ai réussi à interviewer, dans les toilettes, des étudiants qui connaissaient les défunts.
“Comment les étudiants ont-ils pu se noyer dans un étang d’un mètre de profondeur ? ”
D’après eux, les corps ont été retrouvés dans un étang artificiel situé sur le campus de l’université. Ils m’ont expliqué que des « rabata » – des hommes de main payés par les autorités – avaient battu les jeunes à coups de barres de fer. Beaucoup d’entre eux avaient fui vers ce plan d’eau. Les gens couraient dans tous le sens, et ils ont mis du temps à réaliser que certains avaient disparu. Ceux à qui j’ai parlé trouvaient ça très étrange qu’ils se soient noyés car l’étang est profond d’un mètre. Pour eux, les « rabata » les ont emmenés et torturés avant de jeter leurs corps sans vie dans l’étang [durant les manifestations de cet été, les services de renseignements avaient aussi été accusé d’exactions, ndlr ]. En tout cas, c’est ce que pensent la plupart des étudiants là-bas [les autorités ont affirmé qu’il n’y avait aucun signe de violence sur les cadavres et le ministère de la Justice a déclaré qu’une enquête serait toutefois ouverte sur les incidents, ndlr].
« Le gouvernement a bien retenu la leçon de cet été »
Dimanche, des étudiants de l’université de Khartoum ont organisé une cérémonie sur leur campus en l’honneur des quatre morts. J’y étais avec plusieurs milliers d’étudiants. Nous avons ensuite voulu sortir manifester mais le gouvernement a bien retenu la leçon de cet été et la quasi-totalité des sorties étaient bloquées. Un groupe de 500 personnes, dont je faisais partie, a réussi à se frayer un passage par une petite porte avant que la police ne jette des gaz lacrymogènes. Certains ont réussi à s’approcher d’un marché. Là, c’était très difficile pour la police de nous poursuivre. On passait d’une ruelle à l’autre en permanence. Au niveau de la station de bus centrale, d’autres civils nous ont rejoints. Là, la police a commencé à frapper fort. Les manifestants ont incendié deux bus. Des dizaines de personnes ont été arrêtées avant que l’on soit tous dispersés.

“Le mouvement s’est essoufflé dès lundi »
C’était encourageant de réentendre des slogans comme « À bas le gouvernement », « Liberté », etc. Mais le mouvement s’est essoufflé dès lundi. J’attendais les informations sur les manifestations à venir mais, mis à part quelques regroupements isolés, personne n’a pris l’initiative d’annoncer un lieu et une heure. Comme l’été dernier, le mouvement manque de leadership [sic – NdJL]. La plupart de ceux qui se sont illustrés pendant les mois de juin et juillet ont dû fuir le pays après avoir été harcelés par la police. Et les manifestants sont fatigués de voir leurs amis battus, arrêtés puis disparaître tout ça pour que rien ne change.
Presse contre-révolutionnaire (observers.france24.com, 10 décembre 2012)
Publié dans General
Marqué avec Darfour, Khartoum, Omar el-Béchir, Port-Soudan, Soudan
Commentaires fermés sur [Soudan] « Révolution jusqu’à la mort »
[Révolution tunisienne] Vive le syndicalisme révolutionnaire LOL
Le principal syndicat tunisien a annulé son appel à une grève générale demain lancé pour dénoncer une attaque d’un groupe proche des islamistes qui dirigent le gouvernement, au lendemain de l’annonce d’un projet de compromis avec le pouvoir. « La commission administrative nationale (de l’Union générale tunisienne du travail) a décidé d’annuler la grève générale », a indiqué l’UGTT en référence à son instance dirigeante, selon la page Facebook officielle de la centrale syndicale.
Presse contre-révolutionnaire (Agence Faut Payer, 12 décembre 2012, 16h33)
[Notre-Dame-des-Landes] Suite au passage en force de la Préfecture, recours et détermination
Communiqué du 12 décembre 2012, 15h45 – Suite au passage en force de la Préfecture, recours et détermination
Nous avons appris que le Tribunal de Saint-Nazaire, suite à une ordonnance sur requête, a rendu hier une décision de justice « autorisant l’expulsion de tous les opposants sans droits ni titre présents » sur la parcelle de la Châtaigne. Le principe d’une ordonnance sur requête est celui d’une procédure anonyme, sans débat contradictoire, qui ne peut fonctionner que dans la mesure où les habitant-e-s ne sont pas nommé-e-s et identifié-e-s. Dans le cas présent les habitant-e-s de la Châtaigne s’étant officiellement identifiés par voie de fax et lettre recommandée aux avocats d’AGO et de la Préfecture avant l’ordonnance, celle-ci devrait être invalidée. Les habitant-e-s de la Châtaigne mettent dès maintenant en place les recours juridiques nécessaires à ce sujet. Dans ce contexte, tout recours à la force publique et expulsion constituerait clairement un passage en force sur le plan juridique et politique.

Sur la ZAD et en cas d’expulsion, de très nombreux opposant-e-s à l’aéroport, paysans, occupant-e-s, associatifs, soutiens sont mobilisés avec la plus grande détermination.
Suite aux tensions de ce matin autour des barricades, la Préfecture parle de « rétablir le contrôle de la situation ». Ceci est un vœu pieux tant qu’elle continuera à occuper militairement la zone, à harceler les habitants et opposants, à empêcher les déplacements, à menacer de nouvelles destruction et à tenter sans succès d’endormir le mouvement avec des propositions de dialogue factice. Outre la Châtaigne, de nombreux autres habitats sont toujours menacés d’expulsion et prêts à résister en cas d’attaque.
Quoi qu’il arrive, des rencontres nationales de plus de 150 comités locaux auront lieu ce samedi et dimanche au bourg de Notre-Dame-des-Landes. Nous rappelons qu’en cas d’expulsion de la Châtaigne, un appel a été lancé ces derniers jours par l’assemblée de la manifestation de réoccupation du 17 novembre : appel aux comités locaux à se rassembler en réaction immédiate et à occuper les lieux de pouvoir dans toute la France. Pour toute nouvelle opération d’ampleur sur la zone un appel a été lancé à une grande manifestation quelques semaines plus tard à Nantes.
N-D. Landes : l’expulsion des opposants ordonnée
Le tribunal de grande instance de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) a ordonné l’expulsion des opposants à l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes occupant « sans droit ni titre » les cabanes construites sur la zone visée, selon le texte de la décision obtenu aujourd’hui par l’AFP.
Dans un communiqué publié ce matin pour dénoncer des « actions violentes » des opposants à l’encontre des gendarmes, la préfecture de Loire-Atlantique estime que, cumulée à la décision du tribunal d’autoriser la destruction des cabanes, rendue publique hier matin, « ces décisions disent l’État de droit. Les occupants n’ont plus de protection juridique ».
Volaille aéroportée (Agence Faut Payer, 12 décembre 2012, mis à jour à 15h01)
Notre-Dame-des-Landes : les opposants vont être expulsés
Le tribunal de grande instance de Saint-Nazaire a autorisé l’expulsion des opposants et la destruction des cabanes construites sur la zone du projet d’aéroport. Mercredi, des gendarmes ont été la cible d’« actions violentes », selon la préfecture.

Les opposants à l’aéroport auraient fait usage de cocktail Molotov selon la préfecture
Le tribunal de grande instance de Saint-Nazaire a ordonné l’expulsion des opposants à l’aéroport Notre-Dame-des-Landes. Le texte, révélé mercredi mais renvoyant à une décision prise dès la veille, prévoit la démolition des cabanes occupées « sans droit ni titre » sur la parcelle de la Châtaigne, site clé de la contestation. Par cette ordonnance, le préfet de Loire-Atlantique, Christian de Lavernée, est autorisé à faire usage « du concours de la force publique » pour déloger les occupants. Selon les autorités, les opposants n’ont plus de protection judiciaire. « Cela signifie que le préfet peut décider une intervention quand il le jugera opportun », a indiqué une source proche des pouvoirs publics.
Pour Julien Durand, porte-parole de l’Acipa, principale organisation d’opposants, la rapidité de la prise de décision du tribunal est « bizarre ». Il dénonce « une justice expéditive au service de la préfecture et une justice très lente qui laisse passer les affaires des citoyens ».
Des gendarmes tombés dans un « guet-apens »
Mercredi, la zone du projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes a été une nouvelle fois le théâtre de violences. La préfecture de Loire-Atlantique a dénoncé des « actions violentes » commises contre des gendarmes par des opposants. Dans un communiqué, l’administration évoque « un guet-apens » orchestré dans la matinée « par une quarantaine d’individus, les uns disposant une herse sur la route tandis qu’un autre groupe tentait d’attaquer les gendarmes à revers ». Aucun gendarme n’a été blessé, tandis qu’un opposant a été soigné pour une blessure légère à la tête.
Une heure après cette attaque, une deuxième charge a eu lieu sur le lieu-dit « Le Rosier », site emblématique de l’opposition au projet d’aéroport. Cette fois-ci, ce sont « une cinquantaine d’assaillants casqués et munis de boucliers, de frondes et de cocktails Molotov qui se sont attaqués à un autre peloton de surveillance », rapporte la préfecture qui parle de violences « particulièrement irresponsables et contre-productives ».
Michel Tarin, membre historique de la coordination des opposants a confirmé les heurts. « Ça a canardé des deux côtés. La violence, il ne faut pas que ça continue, ça dessert tout le monde. Mais la violence vient du fait que ce territoire est occupé tant qu’on maintient la pression comme ça. Faut pas croire que ce sera sans problème », a-t-il déclaré. « Les forces de l’ordre sont considérées comme forces ennemies, nous sommes sous la menace perpétuelle d’une expulsion : ici ils ne sont pas chez eux, les forces de l’État ne sont pas les bienvenues », a-t-il ajouté.
Des membres de la « commission du dialogue », mise en place par le gouvernement, sont arrivés à Nantes mardi. Ils vont tenter de trouver une sortie de crise, mais ne remettrons pas en cause le projet d’aéroport sur le site de Notre-Dame-des-Landes. « Nous avons proposé il y a une semaine au chef de l’État la mise en place d’une commission de dialogue, mais qui aille au fond du dossier. Nous n’avons pas encore eu de réponse », a conclu Michel Tarin.
Volaille aéroportée (Gary Assouline, LeFigaro.fr, 12 décembre 2012, 16h57)
Notre-Dame-des-Landes : « Tant qu’on sera là, les travaux pour l’aéroport ne pourront pas commencer »
Reportage Squatteurs et paysans opposés au projet d’aéroport près de Nantes attendent, dans la crainte d’une opération policière, alors que la justice a autorisé mardi la démolition des cabanes.

Une barricade sur le site de Notre-Dame-des-Landes, mardi 11 décembre.
C’est une petite boîte aux lettres en bois, plantée devant la première barricade du chemin de Suez, en plein coeur du bocage nantais. Elle symbolise le nouvel épisode de la lutte entre les opposants au projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes et l’État. Sur une feuille de papier, les noms de plusieurs « zadistes », les squatteurs installés ici, pour certains depuis plusieurs années. Depuis quelques jours, les intéressés se sont domicilés dans les cabanes de la Châtaigneraie, une clairière « réoccupée » malgré les expropriations.
La stratégie est claire : faire valoir, face à la justice, que les lieux sont habités. Et qu’en conséquence, les forces de l’ordre ne peuvent intervenir pour déloger les squatteurs. C’est ce qu’explique « Camille » — le prénom d’emprunt des militant(e)s du site — qui fait la visite à la presse en ce mardi après-midi ensoleillé : « La justice a autorisé ce matin la démolition des cabanes édifiées le 17 novembre. Mais pour nous, cela ne peut intervenir sans qu’un juge n’ait statué auparavant sur l’expulsabilité des occupants, explique-t-il. À moins que la préfecture ne s’asseoie sur le droit… » C’est d’ailleurs la grande crainte des occupants de la ZAD. Tous redoutent que les gardes mobiles n’interviennent, à l’aube, au cours des prochains jours.
« Ils repèrent les lieux avant d’intervenir »
Un hélicoptère tournoie dans le ciel de longues minutes. Du sol, on distingue un homme qui filme les installations. « C’est la tactique habituelle de la gendarmerie, croit savoir un squatteur [Mercredi à la mi-journée, une équipe de France 2 a contacté Libération pour expliquer qu’un des hélicoptères aperçu mardi après-midi filmant au-dessus de la Châtaigneraie était le sien. Un deuxième appareil, aperçu plus brièvement, n’a pas été formellement identifié.]. Ils repèrent les lieux avant d’intervenir. C’est ce qu’ils avaient fait la dernière fois. » Un autre explique : « Si les autorités veulent nous dégager, il faut le faire avant la semaine prochaine. Parce qu’avec les fêtes de fin d’année, les effectifs policiers vont être insuffisants. » Les « zadistes » espèrent tout de même que la temporisation gouvernementale perdurera en 2013. Certains comptent même sur la trêve hivernale pour éviter toute expulsion. Ce qui les laisseraient « tranquilles » jusqu’au printemps…
Mais en cas de « passage en force », tous se disent prêts à « résister », « sans tomber dans la violence extrême ». « On sait bien qu’on ne pourra pas retenir les flics longtemps. Mais on a quand même prévu un tas de choses pour les ralentir. Le but, c’est de protéger notre matériel, pour pouvoir fuir, et reconstruire à un autre endroit. Car tant qu’on sera là, les travaux pour l’aéroport ne pourront pas commencer. » Fidèles à leur tactique, les squatteurs tiennent le terrain. Les barricades ont été renforcées, des guérites ont été bâties dans les arbres. À la Châtaigneraie, des boucliers sont prêts à l’emploi.

Une barricade près de « La Châtaigneraie », à Notre-Dame-des-Landes, mardi.
« Une façon de résister »
Le soutien des paysans locaux ne faiblit pas non plus. Un cordon d’une quarantaine de tracteurs entoure toujours la clairière. La semaine passée, les moteurs ont été démarrés, histoire de vérifier que « l’outil de travail » des agriculteurs ne se dégradait pas. Certains d’entre eux ont décidé de passer à la vitesse supérieure. Dans un champ voisin de la Châtaigneraie, plusieurs dizaines de personnes s’affairent autour de tubes métalliques. Occupants et paysans ont entrepris de construire une serre afin de relancer un potager. Le dernier, au lieu-dit Le Sabot, a été mis hors d’état par les grenades lacrymogènes il y a quelques semaines.
Pas de quoi décourager Daniel Monnier, agriculteur à Avessac, un bourg voisin. « Si les forces de l’ordre veulent détruire cette serre, on en reconstruira une autre ailleurs », prévient-il. Et de détailler le projet : « En cette saison, on ne peut planter que de l’ail. Mais au printemps, on mettra des légumes. Il faut bien nourrir tout ce monde », sourit-il. Son collègue Gérard Thoméré, installé à Fégréac, précise : « Cette action est la continuité de notre soutien aux jeunes qui occupent les lieux. C’est aussi une façon de résister, de défendre la terre nourricière, de réfléchir au modèle de société que nous voulons. Il est important de relocaliser les productions. »
La visite se poursuit, montre en main. Une petite heure pour la presse – caméras et appareils photos compris – a été négociée entre « zadistes ». Depuis la dernière visite de Libération, les lieux ont changé : la « No Tavern », une guinguette, a été édifiée. On distingue des guirlandes et des sapins de Noël dans certaines cabanes, perchées dans les arbres. Malgré le dernier arrêté préfectoral, qui interdit tout transport de matériel de construction, ainsi que d’essence ou de feux d’artifice, des « ponts » de palettes de bois ont été installés. Une manière de ne pas patauger dans la boue continuellement.
Le gros de la nourriture est désormais stocké dans un chapiteau spécialement érigé le long de la route départementale. « On croule sous les légumes », confie un agriculteur. De l’avis des membres de l’Acipa, la principale association d’opposants, la mobilisation ne faiblit pas. « Les dons sont quotidiens », explique une femme. Julien Durand, le porte-parole de l’Acipa, renchérit : « La lutte est de tous âges, ça fait chaud au coeur pour les anciens comme nous. » Ce week-end, l’association accueillera à Notre-Dame-des-Landes la centaine de comités de soutien créés dans le pays. Une manière de maintenir la pression face au gouvernement. « Nous y déciderons quoi faire nationalement s’il y a une intervention policière ici. »
Volaille aéroportée (Sylvain Mouillard envoyé spécial à Notre-Dame-des-Landes, Liberation.fr, 11 décembre 2012, 19h12 – mis à jour le 12 décembre 2012, 12h38)
Publié dans Aménagement du territoire - Urbanisme
Marqué avec Acipa, Christian de Lavernée, Julien Durand, Michel Tarin, Notre-Dame-des-Landes, Saint-Nazaire, ZAD
Commentaires fermés sur [Notre-Dame-des-Landes] Suite au passage en force de la Préfecture, recours et détermination
[Le stakhanovisme pas mort] Poutine restaure le Prix du travailleur de l’ère soviétique
Putin Restores Worker Award of Soviet Era
MOSCOW — When secretaries, financial analysts and the like spilled onto the streets of Moscow in antigovernment protests last winter, Vladimir V. Putin took one look and dismissed them as a crowd of “office plankton.”

And then he set about burnishing his credentials as a champion of real, working-class Russians, a project that continued on Monday with his decision to dust off a relic of Soviet heraldry: the set of lapel pins called the Hero of Socialist Labor award, now conspicuously shortened in these capitalistic times to the Hero of Labor.
Mr. Putin, who was elected this year to his third term as president, has brought back the Soviet anthem, military parades and political repression. But until now he had not set about restoring the grandeur of the Soviet lapel pin collection for civilians — awards marked by the heads of Lenin and ribbons that once caused jackets to sag.
“Of course, I think that it would be good for us to revive the Hero of Labor award, only we need to think — we shouldn’t make a complete copy of it from the Soviet times,” Mr. Putin told a meeting of political supporters, the Interfax news agency reported Monday. “We need to be sure it covers working people, no matter where they work, and those who work with their heads and their hands.”
Igor Kholmanskikh, a rough-hewed, working-class former tank factory foreman who started a pro-Putin movement in the Ural Mountain industrial area, first proposed reviving the award in August.
Mr. Putin is believed to be swiveling to the political left through the embrace of movements like Mr. Kholmanskikh’s. The intention is to co-opt expected discontent in industrial regions, where support is still stronger than in the urban centers, in case the price of oil, the mainstay of the Russian economy, declines in coming years.
As wages level off, medals and awards that raise status without costing hard currency might substitute as compensation, as practiced in the Soviet period, beginning principally in the 1930s, when such status symbols, rather than salaries, measured accomplishment.
By the 1980s, medal inflation had rendered such awards all but meaningless, as nearly everybody had some, and they became the objects of near universal derision — eventually sold by the hundreds in canning jars on the sidewalks of East bloc countries.
The Hero of Socialist Labor award was created in 1938. It went to coal miners, milkmaids, tractor drivers and others who applied more than the typical amount of elbow grease to their work, thus contributing to “the growth of the might and glory of the U.S.S.R.,” according to an entry about the award in the Big Soviet Encyclopedia.
The award came in the form of two pins — a ribbon and a medal with a cameo of Lenin.
A revision of the rules in 1949 clarified that workers who received the award three times would also have a bronze bust made in their likeness, along with the six pieces of chest decoration. Mr. Putin did not say whether the new award would lead to any busts for repeat winners.
Other awards went to so-called shock workers who took on difficult jobs. Mothers who had 10 children or more were called Hero Mothers.
But in the late 1980s, after the devaluation of lapel pins under Leonid Brezhnev, the government scaled back to ban multiple awards to the same person, then abolished the Hero of Socialist Labor award altogether with the Soviet Union’s demise.
Presse esclavagiste (Andrew E. Kramer, NYTimes.com, 10 décembre 2012)
Publié dans Les luttes de classes en Russie
Marqué avec esclavage, Vladimir Poutine
Commentaires fermés sur [Le stakhanovisme pas mort] Poutine restaure le Prix du travailleur de l’ère soviétique
[Vient de paraître] Sans Remède n°4 – décembre 2012
Salut à Tou-te-s
Le nouvelle équipe de Sans Remède est (pas mal) contente de vous annoncer la sortie de son n° 4.
Trois nouveaux et nouvelles contributeur-trice-s ont rejoints la rédaction du journal. Il en a profité pour doubler de volume (ou presque) et tend vers une ambition encore jeune mais que nous espérons sensible de réflexion plus large sur le rôle de la médecine dans notre monde…
Nous espérons donc d’autant plus que vous prendrez quelques minutes pour nous faire part de vos avis, retours, critiques…
Vous trouverez le nouveau numéro en lecture ou téléchargement sur le site internet :
Pour les envois d’exemplaires papiers, n’hésitez pas à nous envoyer un mail… nous tâcherons de vous les faire parvenir ou de vous indiquer ou vous pouvez en trouver.
Au plaisir de vous lire
Sans Remède – Mailing, 11 décembre 2012
Préambule
Sans remède est composé d’une équipe d’anti-professionnels de la santé, à croissance exponentielle, qui rit parfois malgré son sérieux.
Sans remède est un journal sur le pouvoir psychiatrique et la médicalisation de nos vies, alimenté par des vécus, des confrontations et des points de vue, dans une perspective critique.
Sans remède ne reprend pas à son compte les termes de malade, d’usager, de soigné. Nous sommes des individus avec leurs histoires, leurs aliénations, leurs souffrances, leurs plaisirs, leurs combats, jamais de symptômes.
Sans remède propose l’auto-administration du terme « psychiatrisé-e » à tou-te-s les individu-e-s subissant le pouvoir psychiatrique, dans et hors les murs de l’hôpital.
Sans remède n’est pas radicalement contre la prise de médicaments. Nous refusons le recours massif et systématique à la médication.
Sans remède parle d’enfermements, du pouvoir psychiatrique et de ses effets, autant dans les murs qu’en dehors. L’exercice de ce pouvoir n’est pas que le fait des médecins, il nous implique toutes et tous. Il requiert notre acceptation de manière douce ou violente.
Sans remède ne propose pas de critique constructive pour penser un nouvel enfermement psychiatrique. N’importe quel soutien apporté à l’autre ou rapport de soin devient critiquable dès qu’il s’institutionnalise. Il ne s’agit pas ici de réinventer l’hôpital ou un quelconque lieu de soin.
Sans remède n’est pas qu’un journal papier, c’est aussi une tentative, avec les moyens du bord, de s’organiser ensemble pour éviter le plus possible d’avoir recours à l’institution.
Sans remède ne laisse pas de tribune aux membres de l’institution psychiatrique, car d’autres moyens d’expression sont à leur disposition, au service de ce pouvoir.
Face à la psychiatrie et à la médicalisation du monde, il s’avère nécessaire de poursuivre la critique, dans la perspective de se défendre et de s’organiser.
« Vous êtes sur terre, c’est sans remède »
Publié dans Nos corps nous appartiennent
Marqué avec Sans Remède
Commentaires fermés sur [Vient de paraître] Sans Remède n°4 – décembre 2012
[Notre-Dame-des-Landes/Lons-le-Saunier] Vive le van, Vive le van, Vive le vandalisme ! Qu’ils dégagent tous !
Lons. Le local du PS encore pris pour cible
Mauvaise surprise, pour les militants du PS de Lons. Pour la troisième fois en quelques semaines, la permanence lédonienne du parti, place de la Comédie à Lons-le-Saunier, a été vandalisée dans la nuit de lundi [10 décembre] à mardi [11 décembre]. Cette fois, la vitrine a été brisée et des tags ont recouvert la façade. Le PS du Jura, par la voix d’Eddy Lacroix, son secrétaire général, « déplore ces agissements ». Une plainte a été déposée auprès du commissariat de Lons.
Publié par des larbins de la maison Poulaga (Le Progrès, 12 décembre 2012)
Publié dans Aménagement du territoire - Urbanisme
Marqué avec cirque électoral, Eddy Lacroix, Jura, Lons-le-Saunier, Notre-Dame-des-Landes, PS, ZAD
Commentaires fermés sur [Notre-Dame-des-Landes/Lons-le-Saunier] Vive le van, Vive le van, Vive le vandalisme ! Qu’ils dégagent tous !
Deux Égyptes, Assawra !
Morsi a réussi en 6 mois à diviser l’Égypte en deux.
Ce soir le peuple d’Égypte était Tahrir et à Ethadéya, en masse
et, le peuple des Ikhwans, devant la mosquée de Rabaa dans la banlieue Est ; quelques kms les séparent, mais un énorme fossé idéologique, politique et social s’est creusé entre les deux.

Dans les deux premiers lieux, la foule est gaie, diversifiée, mélangée, hommes, femmes jeunes et adultes, et même des enfants de toutes les catégories sociales, des cheiks turbonnés de l’Azhar, des soufis et des ouvriers, et tout ce monde festoie, scande des slogans plein d’humour au rythme des tambours ;
Dans le second, que des hommes, barbus, à visages fermés et haineux, qui menacent de marcher sur les lieux où se trouvent leurs adversaires pour les corriger, parce qu’ils ont osé contester et contredire leurs patriarches. Ceci est déjà arrivé mercredi dernier, il s’est reproduit à plus petite échelle hier matin à l’aube à Tahrir. Mais cette fois-ci, les occupants de la place étaient bien préparés et ont su répondre à la violence par la violence. Les guerres civiles commencent toujours par la multiplication des affrontements de ce genre. Les révoltés pacifistes n’existent plus.
Face à cette situation alarmante, l’armée a appelé les partis politiques à un dialogue national demain, cet appel est perçu par beaucoup comme un avertissement adressé à Morsi et ses Frères. Ce retour de l’armée qui affiche une certaine neutralité parviendra-t-il à désamorcer la crise politique actuelle ? rien n’est moins sûr.
Rien de neuf en ce qui concerne le référendum, 90% des juges ont déclaré le boycott, ce qui a amené l’État à étaler le vote sur deux semaines, mais les forces politiques, dont l’union a réussi à rassembler tous les adversaires des ikhwans, sont déterminées à l’annuler.
Côté économique, la délégation du FMI en visite au Caire à l’heure actuelle a adressé un ultimatum au gouvernement, s’il n’exécute pas les conditions imposés, c.a.d la hausse des prix d’un certain nombre de produits immédiatement, il annulera l’emprunt. L’annonce, puis le retrait 5 heures plus tard de la hausse des prix, des taxes et des impôts sur les revenus, révèlent la crainte du gouvernement de la réaction de la population, en particulier les plus pauvres, qui seront les plus touchés. Dans ce contexte explosif, l’enjeu pour les Ikhwans est de taille. La fuite en avant, pour sortir de cette impasse, en fomentant des troubles confessionnels est à prévoir, notamment après que Beltagui, a prétendu au cours de son discours devant la foule rassemblée hier soir aux alentours de la mosquée de Rabaa, que la majorité des manifestants de Tahrir et de Ethadéya sont des chrétiens.
Je reviens de Itihidya, j’avais suivi un des cinq cortèges qui devaient converger successivement sur la place du palais. Notre marche a commencé à 16h, sur notre parcours nous avons été rejoints par les étudiants de l’université de Ain Chams, puis par d’autres, au bout d’une heure et demie, notre cortège avait doublé, à 9h du soir, la place avait fait son plein. Cela fait trois semaines que nous descendons en masse dans les places et les rues de l’ensemble des gouvernorats de l’Égypte, et tous les jours le nombre des contestataires augmente, notre lutte finira par payer…
La révolution continue
NO PASARAN
Galila El Kadi – Mailing, 12 décembre 2012
Publié dans L'insurrection égyptienne et ses suites
Marqué avec Le Caire, Mohamed Morsi, place Tahrir
Commentaires fermés sur Deux Égyptes, Assawra !
[Besançon, samedi 15 décembre] Le Collectif Antifa contre la venue des Jeunesses Nationalistes
Publié dans Antifascisme
Marqué avec antifa, Besançon, Jeunesses Nationalistes
Commentaires fermés sur [Besançon, samedi 15 décembre] Le Collectif Antifa contre la venue des Jeunesses Nationalistes
Ma petite entreprise ne connaît pas la crise
L’aciériste allemand ThyssenKrupp en pleine tourmente
Le géant allemand de l’acier ThyssenKrupp s’apprête à vivre un début de semaine bien turbulent. Son conseil de surveillance devait se réunir, lundi 10 décembre, pour entériner le départ anticipé de trois des six membres du directoire d’ici à la fin de l’année. Et ce coup de balai pourrait en annoncer d’autres.
Le président du même conseil de surveillance, Gerhard Cromme, se trouve en effet aussi sous le feu des critiques, en raison de ses responsabilités dans une aventure qui aura coûté cher : la débâcle financière des aciéries que le groupe allemand a fait construire au Brésil et aux États-Unis, via sa filiale Steel Americas, et qui devrait grever l’exercice de l’entreprise.
Les comptes annuels de la société doivent être présentés mardi 11 décembre et les analystes s’attendent à d’importantes pertes.
Lancés en 2005, ces projets d’aciéries outre-Atlantique ont été des gouffres. Ainsi, ThyssenKrupp a investi 12 milliards d’euros au total sur les deux sites avant de décider de s’en défaire. Mais le groupe ne pourrait espérer en tirer que 2 à 4 milliards, selon le quotidien Süddeutsche Zeitung citant un document interne. Le pire scénario évoque même la somme de 1milliard d’euros.
DOMMAGES ET INTÉRÊTS À L’ÉTUDE
Cette perte abyssale pour l’entreprise serait à mettre sur le compte d’un management qui, au mieux, n’aurait pas fourni les bonnes informations au siège, à Essen.
« Une série de chiffres et de revenus donnés à l’époque se sont révélés trop optimistes ou faux au final », a reconnu la direction, le 5 décembre, dans le communiqué annonçant le départ des trois membres du directoire. Il s’agit de Olaf Berlien, responsable des activités industrielles, d’Edwin Eichler, président deThyssenKrupp Steel Europe, et de Jürgen Claassen, chargé de la « bonne gouvernance » au sein du directoire.
Quelles sont les responsabilités de M. Cromme, qui siège au conseil de surveillance depuis 2001, dans cette affaire ? A-t-il su, lui aussi, mais laissé faire ? Selon plusieurs médias allemands, il aurait commandé un nouveau rapport sur les responsabilités … de l’ancien président du directoire, Ekkehard Schuz, ainsi que sur d’autres managers afin d’établir s’ils avaient sciemment falsifié leurs informations. Il s’agirait d’étudier la possibilité de leur réclamer des dommages et intérêts.
ThyssenKrupp traverse en tout cas sa crise la plus grave depuis la fusion entre Thyssen et Krupp à la fin des années 1990.
Outre le dossier des hauts-fourneaux américains et brésiliens, la firme, qui a fêté son bicentenaire cette année, accumule les déconvenues sur d’autres fronts.
SOMPTUEUX VOYAGES AUX FRAIS DE L’ENTREPRISE
Ainsi, le départ de M. Claassen a révélé certaines pratiques inappropriées au sein du management. M. Claassen est en effet accusé d’avoir entrepris, à titre privé mais aux frais de l’entreprise, de somptueux voyages avec des journalistes. Avions en première classe, luxueux hôtels, certains de ces déplacements auraient coûté jusqu’à 15’000 euros par personne.
Par ailleurs, ThyssenKrupp est confronté à plusieurs affaires de cartel et de corruption.
Suite à des manipulations de prix sur les prix rails, aux dépens de la Deutsche Bahn (la SNCF allemande), quatre aciéristes dont le géant d’Essen ont été condamnés en juillet par l’office allemand anti-cartel à payer la somme de 124 millions d’euros.
D’autres accusations portent sur des ententes illicites concernant les prix des ascenseurs et des escalators. Entre les amendes et les demandes de dommages et intérêts, il pourrait en coûter au total un demi-milliard d’euros au géant de l’acier. Enfin, le parquet d’Essen enquête sur un cas de corruption concernant les activités au Kazakhstan d’une filiale de ThyssenKrupp, GfT Bautechnik.
Presse esclavagiste (Blandine Milcent à Berlin, LeMonde.fr, 10 décembre 2012)
Publié dans General
Marqué avec Allemagne, Deutsche Bahn, Edwin Eichler, Ekkehard Schuz, Gerhard Cromme, Jürgen Claassen, Olaf Berlien, ThyssenKrupp
Commentaires fermés sur Ma petite entreprise ne connaît pas la crise
[Aube dorée] Hélas pour nous
Publié dans Antifascisme, L'insurrection grecque de décembre 2008 et ses suites
Marqué avec antifa, Aube Dorée
Un commentaire
[ACAB/Montpellier] Justice et vérité pour Casti

MHSC : « Casti » blessé par un tir de flash-ball, une vidéo contredit la thèse de la police
Les images d’une vidéosurveillance contredisent la version de la police dans les incidents survenus en marge du match de L1 entre Montpellier et Saint-Étienne le 21 septembre au cours desquels un supporteur, victime d’un tir de gomme-cogne, avait perdu un œil, a affirmé ce vendredi à l’AFP l’avocat de la victime.
La police avait évoqué des scènes de violences lors de l’interpellation d’un homme interdit de stade, qui s’était réfugié dans une buvette pour justifier son tir de gomme-cogne, un des fonctionnaires étant même blessé et s’étant vu prescrire des jours d’arrêt de travail. Selon Me Michaël Corbier, la vidéo démontre que les échauffourées entre la police et les supporteurs ont eu lieu au moins vingt minutes après le tir de gomme-cogne. Elle conforte la thèse de la victime selon laquelle les policiers de la BAC n’étaient pas en danger lorsqu’ils ont fait usage du gomme-cogne.
« Mon client était assis à une table au milieu tranquillement en train de boire un verre » (Me Corbier)
Selon le blessé, les policiers ont tiré alors qu’ils venaient de procéder à l’interpellation musclée d’un jeune supporteur qui s’était débarrassé d’un fumigène et s’était réfugié dans la buvette. « Mais on ne sait pas pourquoi ils ont tiré. Il n’y avait pas de volonté d’écarter la foule puisque mon client était assis à une table au milieu tranquillement en train de boire un verre », a précisé Me Corbier. L’avocat, qui a reconnu n’avoir pas vu les images de cette vidéosurveillance — « le juge non plus car la vidéo est sous scellée » et sera diffusée à toutes les parties en même temps —, a précisé baser ses affirmations sur le « procès-verbal de retranscription rédigé par la Sûreté départementale », chargée initialement de l’enquête. Interrogée par l’AFP, la Direction départementale de la sécurité publique a indiqué ne pouvoir s’exprimer, soulignant qu’une instruction judiciaire était en cours. L’enquête a été confiée à l’IGPN.
Une mobilisation des Ultras
À la suite de cet incident, quelque 900 à 1 000 supporteurs de toute la France et membres des Ultras, comme la victime, avaient manifesté le 13 octobre à Montpellier sous le thème de « liberté pour les Ultras » et la « vérité pour Casti », le surnom du blessé. De source proche du dossier, on souligne cependant que ce jour-là, la police « s’était retrouvée face à des individus nombreux, alcoolisés et violents dont certains étaient ou avaient été interdits de stade ».
Publié par des larbins de la maison Poulaga (Agence Faut Payer via MidiLibre.fr, 7 décembre 2012)
Publié dans La police travaille, Violences policières et idéologie sécuritaire
Marqué avec Michaël Corbier, Montpellier
Commentaires fermés sur [ACAB/Montpellier] Justice et vérité pour Casti
De la crise du système à la fin du travail
Lavoro: sta semplicemente finendo, in tutto il mondo
La crisi del sistema porta con sé la fine del lavoro?
« Lavorerai con sudore, partorirai con dolore ». Chissà se la maledizione biblica vedeva un collegamento tra le due cose. Che sia per l’aumento della popolazione, o per la crisi economico-finanziaria, la situazione del lavoro è tragica per tutto il pianeta.

In Italia, le notizie recenti riportano come la disoccupazione stia crescendo a livelli record, e che il 2013 sarà se possibile anche peggio. Dagli USA, arrivano notiziole di poco valore che dovrebbero essere confortanti, la disoccupazione in calo per miseri 146 mila posti di lavoro creati a novembre.
Se invece, come piace a noi, guardiamo i dati da una distanza un po’ meno vicina che ieri mattina, ecco il drammatico grafico in apertura che si riferisce proprio agli States. Un crollo senza possibilità di scuse. Un Paese che, dal 95% di occupati del 1969, è passato a poco più del 58; dove un quarto della popolazione vive intorno alla soglia di povertà, dove chi lavora spesso deve fare tre lavori al giorno per arrivare a fine mese, dove i laureati lavorano gratis. La classe media è completamente distrutta.
Altrove non va meglio. In Spagna i senza lavoro sono 5 milioni, in Francia la disoccupazione è cresciuta al 10,3% nel terzo trimestre, in Grecia è al 26. Persino in Cina decine di migliaia di laureati e diplomati si affollano in file di ore per la speranza di un colloquio, mentre l’economia rallenta (guardate le foto, impressionanti).
La sensazione è che stia finendo il lavoro. Non ce n’è più per tutti, qualsiasi cosa si faccia, qualsiasi preparazione si abbia, qualsiasi capacità o conoscenza si sia in grado di offrire. E questa è probabilmente la prospettiva più agghiacciante nella fine del nostro sistema.
LINK UTILI
Lavoro: la fila dei disoccupati, in USA (video)
Lavoro USA: gli americani lavorano « a morte »
Lavorare tutti, lavorare aggratis
Presse esclavagiste (Debora Billi, Crisis, 7 décembre 2012)
Publié dans General
Commentaires fermés sur De la crise du système à la fin du travail
[Flics, porcs, assassins] Contribution à une révision en profondeur de la politique d’éloignement (sic) (2)

Étrangers en rétention : Valls veut sanctionner les associations trop bavardes
Des moyens en baisse et des sanctions à l’égard des associations trop bavardes… ou trop critiques. Le ministère de l’intérieur vient de publier le nouvel appel d’offres organisant la présence des associations de défense des droits des étrangers dans les centres de rétention administrative (CRA), où sont enfermés les sans-papiers en instance d’expulsion. Paru au Bulletin officiel des annonces des marchés publics du 8 décembre 2012, ce texte négociable, d’après son statut, n’est connu dans son détail que par les structures candidates. Mediapart a pu y avoir accès dans son intégralité.
Dans trois documents distincts, d’une dizaine à une vingtaine de pages chacun, l’État liste les conditions applicables à l’intervention juridique des associations auprès des sans-papiers dans ce lieu de privation de liberté. Cet accompagnement est déterminant puisqu’il constitue souvent l’unique recours des 51.000 personnes « retenues » chaque année en France métroplitaine et en Outre-mer, avant leur possible renvoi du territoire.
Plusieurs éléments ont sauté aux yeux des cinq associations, la Cimade, France terre d’asile, l’Ordre de Malte, Forum réfugiés et l’Assfam, auxquelles incombe ce suivi personnalisé en rétention depuis le 1er janvier 2010.
La mission reste la même que précédemment puisqu’il s’agit, selon la formulation administrative, d’assurer « la fourniture de prestations d’accueil, d’information et de soutien des étrangers maintenus dans les centres de rétention administrative pour permettre l’exercice effectif de leurs droits ». Mais, différence de taille, les moyens financiers alloués à cette tâche sont en baisse, ce qui conduit les intervenants à s’interroger sur la qualité de l’aide qu’ils vont pouvoir apporter.
À la Cimade, présente dans les CRA depuis leur création en 1984 par un gouvernement socialiste, on s’inquiète de cette diminution. À France terre d’asile (FTDA) aussi. Responsable de cette association, Pierre Henry estime le recul à « plus de 20% ». « Cela correspond à un recul drastique. Nous allons négocier cet aspect des choses car il n’est pas question de réduire notre action auprès des étrangers », indique-t-il. D’autant que la demande du gouvernement va en sens inverse : le ministère propose de restreindre le budget tout en formulant des exigences supplémentaires. Les horaires de présence, variant d’un CRA à l’autre en fonction du nombre de « retenus », sont par exemple élargis. Ce qui n’est pas forcément une mauvaise idée en soi, mais cela suppose une prise en compte financière.
Comme ses collègues, Christian Laruelle, directeur de l’Assfam, admet n’avoir pu jeter qu’un « coup d’œil » sur le texte, mais il a calculé que l’administration a prévu deux heures de présence associative par « retenu » entrant en rétention. « Cela revient à un prix de 53 à 54 euros de l’heure », poursuit-il. Selon lui, son association perdrait plusieurs milliers d’euros par rapport à son allocation précédente sur la même période.
« Une pénalité de 500 euros pour non-respect de l’obligation de discrétion »
« On observe une diminution significative des moyens, mais une augmentation des charges à effectuer », résume de son côté Alain de Tonquedec de l’Ordre de Malte, qui relève, par ailleurs, un durcissement « inquiétant » du pouvoir administratif dans ses fonctions de contrôle. Il regrette ainsi qu’il faille prévenir le chef du CRA le jour même du dépôt d’un recours, qu’il faille lui demander l’autorisation pour afficher tel ou tel document aux murs du bureau de l’association et qu’il soit interdit de recevoir plusieurs personnes en même temps, ce qui pouvait avoir son utilité dans un souci de communication. « Quand l’un des retenus parle bien français, il peut aider à traduire pour ses compatriotes », indique-t-il. « Tous ces éléments constituent une accumulation de petites choses, qui au final vont nous compliquer grandement la vie », ajoute-t-il.
Baisse des moyens, tracasseries administratives, et ce n’est pas tout. Les uns et les autres s’étonnent d’une disposition introduite dans l’appel d’offre consistant à instaurer une amende pour les associations trop bavardes. « Une pénalité de 500 euros sera appliquée pour chaque manquement aux obligations contractuelles », telles que « le non-respect du principe de réserve et de l’obligation de discrétion », peut-on lire dans le texte. « Il faut espérer qu’il s’agit d’une formule malheureuse. Ou alors que ce soit un reste malencontreux de l’ancienne version de l’appel d’offre, celle qu’avait élaborée l’administration du temps du quinquennat précédent », ironise Pierre Henry.
« On se demande quel fonctionnaire a pu avoir une idée pareille. Cette clause de confidentialité ne tient pas. C’est absurde et ridicule. Le ministre de l’intérieur n’a pas dû la voir », veut-il croire. Cet appel d’offre correspond, selon lui, à une « étape intermédiaire de discussion, à partir de laquelle il faut négocier pour expurger un certain nombre de miasmes venant de la période passée ». « C’est incompréhensible, cette amende de 500 euros, on peut espérer qu’il ne s’agit pas d’une innovation du nouveau gouvernement ! », lance Christian Laruelle. « De toutes façons, si on a quelque chose à dire, on le dira », prévient-il.
Applicable à partir du 1er mars 2013, l’appel d’offre donne aux postulants jusqu’au 3 janvier pour se faire connaître – valable jusqu’au 31 décembre, le précédent contrat, entré en vigueur au 1er janvier 2010, a fait l’objet d’un avenant de deux mois.
Issu des services techniques du ministère de l’intérieur, il augure d’un nouveau bras de fer entre l’État et les associations concernées. Au risque de donner lieu à un épisode tel que celui qui avait mis en émoi le secteur associatif entre 2008 et 2010 quand les ministres de l’immigration successifs, de Brice Hortefeux à Éric Besson, avaient voulu limiter la présence de la Cimade, jusque-là présente partout, en divisant la mission d’assistance aux étrangers entre plusieurs « prestataires », répartissant les 25 centres, comportant 1.711 places, en huit « lots » distincts.
Dans leur dernier rapport annuel, paru en novembre, les associations, seuls contre-pouvoirs en rétention, avaient conjoitement fustigé des « situations de droits bafouées, d’éloignements expéditifs, d’interpellations abusives et d’enfermements inutiles », notamment à propos des Tunisiens, venus en nombre après le printemps arabe, et des Roumains d’origine Rom, envers lesquels Manuel Valls poursuit une politique semblable à celle de ses prédécesseurs de droite.
Leur presse (Carine Fouteau, Mediapart, 10 décembre 2012)
Publié dans Beau comme une prison qui brûle, Les révoltes des migrants
Marqué avec Alain de Tonquedec, ASSFAM, Brice Hortefeux, Christian Laruelle, Cimade, Éric Besson, Forum Réfugiés, France Terre d'Asile, Manuel Valls, Ordre de Malte, Pierre Henry
Commentaires fermés sur [Flics, porcs, assassins] Contribution à une révision en profondeur de la politique d’éloignement (sic) (2)
[Notre-Dame-des-Landes/Grenoble] « On nous dit pourri-e-s gaté-e-s parce qu’on voit des téléphones dans nos poches, mais le capitalisme nous a rendu pauvres en autonomie, en liens de solidarité, en liberté aussi, autant de petits riens qui séparent le simple du miséreux. Nos parents ont travaillé dur pour consommer : ils ont maintenant le cancer et la nature est mise à sac »
Manifeste de la génération e-grec®
Nous sommes né-e-s après Tchernobyl, tandis que nos parents disaient « plus jamais ça ». Ils-Elles n’ont pas su empêcher qu’en 2011, il y ait Fukushima. On nous appelle avec dédain « génération Y », à cause de la forme des écouteurs autour du cou. Nous serions apathiques et déboussolé-e-s, fruit des nouvelles technologies et d’internet. Pourtant si toute une frange de nos aîné-e-s ont accepté sans broncher l’idée de vivre les derniers temps de la vie sur terre, nous ne nous y résoudrons pas. Nous avons choisi de vivre et de nous battre.

On nous parle de s’envoler vers des « exo-planètes » quand celle où nous sommes sera souillée, alors que certain-e-s d’entre nous ont déjà du mal à rentrer chez eux-elles faute de bus. Depuis la petite école on nous « sensibilise » : il faut trier la poubelle, éteindre la lumière, faire preuve de civisme. Et puis les mêmes prêcheurs-euses arrivent avec leurs gros sabots et dégueulassent nos petits efforts à coup de béton, de pesticides, de nucléaire. Mais tout ça, c’est pour « la croissance », qui finit par devenir « l’obésité » d’un système qui ne voit pas arriver la crise de foie planétaire.
Nous arrivons dans le merdier sans promesse d’embauche, et l’embauche d’ailleurs, est-ce que ça donne un sens au travail qu’on fait ? On veut des métiers, on nous livre en chair à tout faire, six mois par ci, trois mois par là… Il faudra aller un peu à Lille, un peu à Marseille, puis vivre dans sa voiture dans les périodes creuses. Cette « précarité » sera par extension celle du logement aussi, et la pauvreté deviendra plus criante, là où nos ancêtres savaient la compenser par accumulation de stratagèmes, de liens de voisinages, d’outillage et de stock, de conserves, de jardin…
On nous dit pourri-e-s gaté-e-s parce qu’on voit des téléphones dans nos poches, mais le capitalisme nous a rendu pauvres en autonomie, en liens de solidarité, en liberté aussi, autant de petits riens qui séparent le simple du miséreux. Nos parents ont travaillé dur pour consommer : ils ont maintenant le cancer et la nature est mise à sac. Cette trajectoire ne peut pas nous intéresser : s’épuiser à nuire à l’interêt commun en attendant son tour en chimiothérapie.
Tu fera un exposé sur l’énergie renouvelable, le commerce équitable ou l’agriculture bio, tu auras une bonne note mais pendant ce temps-là se tiendra une énième conférence internationale sur le climat à Doha, à Copenhague ou à Paris sans que la moindre mesure ne soit prise. En rentrant chez lui en avion, un élu de province survolant sa ville se dira « tiens, ma ville est petite vue du ciel, il faudrait l’agrandir ! » et il fera construire un deuxième, ou un troisième aéroport, un stade de foot, une tour. La génération « Y » se fout de la visibilité internationale, nous ne sommes pas en concurrence avec les peuples du monde. Les terres agricoles en revanche sont en concurrence avec le béton et les aéroports.
En 2012, alors que la date d’une soi-disant fin du monde approche, la lutte pour la vie a pris un nouvel essor à Notre-Dame des Landes, sur le site du futur aéroport inutile de la région nantaise. Ce mouvement d’occupation et de résistance locale prend une dimension plus générale avec la création de comités de soutien partout en France, et aussi à l’étranger.
Compter sur une croissance du transport aérien en dit long sur les ambitions écologiques actuelles. Les uns disaient que l’homosexualité était contre-nature, ils développaient le clonage et les OGM. Les autres disent que « l’énergie est notre avenir, économisons-la » et ils construisent des aéroports.
Nous n’avons aucune confiance en eux-elles pour organiser nos vies ! Barrons-leur la route dans les bois, dans les champs, dans nos lycées, dans nos facs !
La génération « Y »
Pour se renseigner sur ce mouvement :
Pour trouver un comité de soutien près de chez vous :
Retrait des troupes françaises à Notre-Dame-des-Landes / Retrait des porcs du bocage breton
Tract lycéen grenoblois – Indymedia Grenoble, 8 décembre 2012
Publié dans Aménagement du territoire - Urbanisme
Marqué avec Notre-Dame-des-Landes, ZAD
Un commentaire
RSA : une pitoyable revalorisation … dans 10 mois
RSA : une pitoyable revalorisation
Jean-Marc Ayrault devrait annoncer tout à l’heure une hausse du RSA de 10% sur cinq ans, dont 2% dès 2013. Ainsi compte-t-il lutter contre la pauvreté et l’exclusion sociale : à moindre frais.
La conférence nationale de « lutte contre la pauvreté et pour l’inclusion sociale » se poursuit ce mardi 11 décembre. Elle s’achèvera cet après-midi par un discours du Premier ministre Jean-Marc Ayrault, qui tracera les grandes lignes d’un plan visant à endiguer la pauvreté…
Annoncée en juillet par François Hollande, cette conférence réunit plusieurs ministres et de nombreuses associations qui ont planché, en amont, sur sept thématiques : l’accès à l’emploi, l’accès aux minima sociaux, l’enfance, le surendettement, le logement, la santé, et la gouvernance des politiques de solidarité. Face à l’évolution récente de la pauvreté, il va sans dire que les attentes sont très élevées.
Nos amis du MNCP (Mouvement national des Chômeurs & Précaires), après avoir été auditionnés sur l’accès aux droits, ont été invités à participer aux tables-rondes sur l’emploi et la gouvernance. Déçus par la faiblesse des propositions, leurs collectifs manifestaient hier dans vingt villes de France et à Paris, place d’Iéna devant le Cese où se tient la conférence.
43% du seuil de pauvreté
L’une des mesures phares de ce plan pluriannuel de lutte contre la pauvreté sera la revalorisation du RSA-socle (ex-RMI), une demande forte des associations qui dénoncent depuis longtemps le décrochage de ce revenu.
En effet, le RSA est revalorisé tous les ans au rythme de l’inflation, beaucoup plus lentement que le Smic et les salaires en général. Il s’élève aujourd’hui à 475 euros pour un célibataire sans enfant (418 euros une fois déduit le « forfait logement » de la CAF, véritable racket consistant à amputer le RSA de 95% des allocataires => lire en commentaire) et à 598 euros pour un couple (712 avant le forfait).
Hors « forfait logement », le montant du RSA représente la moitié du seuil de pauvreté monétaire — 964 euros en 2010 pour une personne seule — contre 80% il y a dix ans. Une fois le « forfait logement » déduit, on tombe à 43%.
Endiguer la pauvreté, vraiment ?
Pour corriger cette dégradation, le Premier ministre devrait annoncer aujourd’hui une hausse de 2% en 2013 [Dernière minute : Les 2% promis dès 2013 ne s’appliqueront pas avant septembre !] en plus de la revalorisation automatique liée à l’inflation. Cette revalorisation se poursuivra les prochaines années pour atteindre 10% sur cinq ans, et coûtera 1 milliard d’euros aux finances publiques en rythme annuel.
Sauf que 2% d’augmentation pour une personne seule équivaut à 9,50 € de plus par mois (hors « forfait logement »). Même si ce « coup de pouce » s’ajoute à la revalorisation automatique annuelle liée à l’inflation — 1,7% l’année dernière, soit 8 € de plus par mois (hors « forfait logement », j’insiste); cette année, on tend vers 1,9% —, ce n’est pas avec ça qu’on endigue la pauvreté [Dernière minute : Le coût total de ce plan d’ici 2017 ne dépassera pas 2,5 milliards. Une goutte d’eau !] !
Pourquoi ne pas avoir appliqué cette augmentation d’un coup ? 47,50 € par mois tout de suite, ça avait de la gueule ! De quoi soutenir la consommation des ménages. Mais non : c’est une question de gros sous et, comme à chaque fois, il y en a plus pour les riches que pour les miséreux qui subiront eux aussi — et durement — la hausse de la TVA (entre autres) pour financer le « crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi » de 20 milliards accordé sans contreparties aux entreprises.
Non-recours au RSA : 5,3 milliards de non-dépenses
Quelque deux millions de foyers bénéficient du RSA, dont 1,39 million du RSA-socle, selon les derniers chiffres de la Caisse nationale d’allocations familiales. Mais 33% des personnes éligibles au RSA-socle ne le demandent pas. Concernant le RSA-activité, qui offre un complément de revenus aux « travailleurs pauvres », le gouvernement pourrait annoncer une réforme, car il est jugé trop complexe à obtenir : ainsi, 68% des personnes éligibles ne le demandent pas non plus.
Au total, l’estimation de la non-dépense engendrée par le non-recours au RSA s’élève à 5,3 milliards d’euros par an. À comparer avec le coût de cette pitoyable revalorisation : 1 milliard en rythme annuel…
Non revalorisation de la prime de Noël
Bien qu’elle soit reconduite et son financement pérennisé, son montant restera inchangé. Là aussi, on se moque du monde puisque le montant de cette prime est le même depuis 14 ans alors que les prix ont flambé. Mais cette « prime aux fainéants » scandalise déjà monsieur et madame Michu : on comprend que le gouvernement ne souhaite pas les froisser davantage.
Tandis que des multinationales planchent sur le potentiel marché de la pauvreté (vendre à des miséreux de plus en plus nombreux, c’est aussi un business), le gouvernement ferait bien de ne pas perdre de vue que nos 9 millions de pauvres et 3 millions de Smicards participent eux aussi à la demande intérieure, donc à l’activité du pays. Lorsqu’on parle de « lutte contre l’exclusion », négliger leur rôle est non seulement un non-sens économique, mais une faute morale.
SH
La conférence n’est même pas terminée (il est 14h) qu’on en connaît déjà les conclusions, qui fleurissent sur les principaux sites d’information. Comme pour la « grande conférence sociale » de juillet, les décisions étaient prises à l’avance ; à croire qu’à chaque fois les participants ne sont là que pour amuser la galerie !
Nous attendons la réaction du MNCP, qui doit l’avoir en travers de la gorge.
Actuchômage, 11 décembre 2012
Solidarité : pas de choc, à peine une pichenette !
Le mouvement national des chômeurs et précaires veut exprimer sa colère après les annonces du Premier Ministre Monsieur Ayrault aujourd’hui en conclusion de la conférence nationale de lutte contre la pauvreté.
Les arguments de la « crise », de l’ « austérité » et de la « dette » ont dominé un discours flou et de peu d’envergure politique. Nous appelions à un choc de solidarité, nous sentons à peine la pichenette : 20 milliards pour la compétitivité face à 2,5 milliards pour la solidarité, le gouvernement a exprimé aujourd’hui clairement ses priorités. Les chômeurs et les précaires n’en font pas partie.
Nous demandions une augmentation immédiate de 250 euros des minima sociaux. Le RSA ne devrait être augmenté que de 10% sur 5 ans soit 8 euros mensuels d’augmentation par an. Notre revendication d’un revenu décent garanti pour les jeunes dès la sortie du système scolaire est réduite comme peau de chagrin, avec un élargissement sous condition du RSA, sous la forme d’une proposition de contrat avec des contraintes très sélectives.
Et sur les autres points, rien ou presque n’a été dit : rien sur l’Allocation Équivalent Retraite, rien sur la dispense de recherche d’emploi pour les chômeurs âgés, rien sur l’accompagnement et les moyens de Pôle Emploi, rien sur la reconnaissance et le soutien de l’organisation collective des chômeurs et précaires…
Cette conférence est donc pour nous l’occasion d’une déception de plus : aucune ambition politique face à des enjeux immenses, aucune réponse crédible face à des questions urgentes.
MNCP, 11 décembre 2012
Publié dans Luttes des chômeurs et précaires
Marqué avec François Hollande, Jean-Marc Ayrault, MNCP
Un commentaire
[Arbeit macht frei] « De la main d’œuvre presque gratuite et corvéable selon les besoins » : l’esclavage en somme
L’Allemagne croule sous les emplois très précaires
Ils sont appelés minijobs, ces contrats précaires à temps partiel, dont la rémunération est inférieure à 400 euros par mois. Cela représente 7,4 millions de contrats et permet de faire artificiellement baisser le taux de chômage. Mais clairement pas le nombre de pauvres.

Ces minijobs à salaires très bas sont en outre accusés d’empêcher parfois la création de vrais emplois en Allemagne. C’est ce que dénonce une étude d’un institut dépendant de l’Agence allemande pour l’emploi (BA) diffusée lundi. Ces contrats ultra-précaires, ont été créés lors des grandes réformes du marché du travail de 2003 à 2005 menées par le chancelier social-libéral Gerhard Schröder. Ce sont des emplois à temps partiel dont la rémunération ne dépasse pas 400 euros par mois — 450 à partir de janvier prochain — et qui peuvent être exercés en parallèle de l’aide sociale, ou cumulés. Ce sont des cadeaux qu’adorent les patrons, puisque outre le salaire ridicules, ces emplois sont en outre quasiment dispensés de charges sociales. De la main d’œuvre presque gratuite et corvéable selon les besoins : la « fléxibilité » en somme.
La BA recense 7,4 millions de contrats de travail de ce type. Plus d’un tiers des salariés sous contrats de ce type cumulent les emplois. L’étude dénonce « des indices évidents (selon lesquels) les minijobs ont pris la place d’emplois soumis aux charges sociales ». Sans surprises, c’est dans les entreprises de petites tailles et dans les secteurs du commerce de détail et de la restauration, où les « minijobs » sont les plus nombreux, que cet effet serait le plus fort. Ainsi 70% des établissements de restauration emploient au moins 1 « minijobber », et ces derniers représentent 34% du nombre total de salariés dans ce secteur. Dans le commerce de détail, les chiffres sont respectivement de 63% et 23%. Les minijobbers représentent également 20% des employés d’entreprises de 1 à 9 personnes, et 15% dans celles de 10 à 99 personnes, mais seulement 5% dans celles de plus de 100 salariés.
Presse esclavagiste (Humanite.fr, 10 décembre 2012)
Publié dans Luttes des chômeurs et précaires
Marqué avec Allemagne, esclavage, Gerhard Schröder
Commentaires fermés sur [Arbeit macht frei] « De la main d’œuvre presque gratuite et corvéable selon les besoins » : l’esclavage en somme










