[Vient de paraître] Sans Remède n°4 – décembre 2012

Salut à Tou-te-s

Le nouvelle équipe de Sans Remède est (pas mal) contente de vous annoncer la sortie de son n° 4.

Trois nouveaux et nouvelles contributeur-trice-s ont rejoints la rédaction du journal. Il en a profité pour doubler de volume (ou presque) et tend vers une ambition encore jeune mais que nous espérons sensible de réflexion plus large sur le rôle de la médecine dans notre monde…

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Nous espérons donc d’autant plus que vous prendrez quelques minutes pour nous faire part de vos avis, retours, critiques…

Vous trouverez le nouveau numéro en lecture ou téléchargement sur le site internet :

sansremede.fr

Pour les envois d’exemplaires papiers, n’hésitez pas à nous envoyer un mail… nous tâcherons de vous les faire parvenir ou de vous indiquer ou vous pouvez en trouver.

Au plaisir de vous lire

Sans Remède – Mailing, 11 décembre 2012


Préambule

Sans remède est composé d’une équipe d’anti-professionnels de la santé, à croissance exponentielle, qui rit parfois malgré son sérieux.

Sans remède est un journal sur le pouvoir psychiatrique et la médicalisation de nos vies, alimenté par des vécus, des confrontations et des points de vue, dans une perspective critique.

Sans remède ne reprend pas à son compte les termes de malade, d’usager, de soigné. Nous sommes des individus avec leurs histoires, leurs aliénations, leurs souffrances, leurs plaisirs, leurs combats, jamais de symptômes.

Sans remède propose l’auto-administration du terme « psychiatrisé-e » à tou-te-s les individu-e-s subissant le pouvoir psychiatrique, dans et hors les murs de l’hôpital.

Sans remède n’est pas radicalement contre la prise de médicaments. Nous refusons le recours massif et systématique à la médication.

Sans remède parle d’enfermements, du pouvoir psychiatrique et de ses effets, autant dans les murs qu’en dehors. L’exercice de ce pouvoir n’est pas que le fait des médecins, il nous implique toutes et tous. Il requiert notre acceptation de manière douce ou violente.

Sans remède ne propose pas de critique constructive pour penser un nouvel enfermement psychiatrique. N’importe quel soutien apporté à l’autre ou rapport de soin devient critiquable dès qu’il s’institutionnalise. Il ne s’agit pas ici de réinventer l’hôpital ou un quelconque lieu de soin.

Sans remède n’est pas qu’un journal papier, c’est aussi une tentative, avec les moyens du bord, de s’organiser ensemble pour éviter le plus possible d’avoir recours à l’institution.

Sans remède ne laisse pas de tribune aux membres de l’institution psychiatrique, car d’autres moyens d’expression sont à leur disposition, au service de ce pouvoir.

Face à la psychiatrie et à la médicalisation du monde, il s’avère nécessaire de poursuivre la critique, dans la perspective de se défendre et de s’organiser.

« Vous êtes sur terre, c’est sans remède »

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