[La police travaille à Cambrai] « Je ne les ai pas insultés, je leur ai juste dit qu’ils me dégoûtaient »

EN DIRECT DU TRIBUNAL
Ils refusent le travail d’intérêt général : direction la case prison

C’est en victimes que se présentent ces trois jeunes prévenus à la barre du tribunal, mardi après-midi. Ils comparaissent pour des outrages à des policiers, pour rébellion et pour des violences pour l’un.

Le 20 mars, deux frères, P. A. et S. A. et leur copain, Y. H., boivent des bières dans le jardin public. Quand une patrouille de police surgit et leur demande de vider leurs cannettes. Rappelons qu’un arrêté interdit la consommation d’alcool dans le jardin public. Les policiers contrôlent aussi les identités de ces jeunes. Y. H. n’a pas ses papiers, ils lui demandent de le suivre au commissariat. Et c’est là que la situation dégénère. Ils ne sont pourtant pas connus comme des délinquants. Le plus jeune, P. A. n’a jamais été condamné, tandis qu’une condamnation apparaît aux casiers judiciaires des deux autres, un défaut d’assurance pour S. A.. Mais les deux frères interviennent.

Insultes et outrages pleuvent. À la barre, les trois jeunes, âgés de 20 à 25 ans, ne semblent pas mesurer la portée de leurs actes. Si la consommation d’alcool est pointé du doigt, ils affirment, presque fièrement, qu’ils étaient « conscients ». « Ils nous ont interpellés pour rien », lance l’un. « Je ne les ai pas insultés, je leur ai juste dit qu’ils me dégoûtaient », affirme un autre.

Le procureur de la République, Jérôme Marilly, rappelle qu’il est interdit de consommer de l’alcool dans le jardin public. Qu’à Cambrai, comme à Douai ou Valenciennes, ces comportements constituent un trouble à l’ordre public. Il se dit « désespéré par de tels comportements » et pointe du doigt « leur oisiveté et leur consommation d’alcool… Il serait plus utile qu’ils travaillent ou s’investissent dans un projet professionnel. » Il requiert 140 heures de travail d’intérêt général. Mais coup de théâtre, le plus âgé des frères, refuse ce TIG. Le procureur reprend immédiatement la parole et requiert trois mois de prison ferme. Solidaires dans leur inconscience et leur bêtise, P. A. et Y. H. rejettent aussi le TIG. Ils peuvent aujourd’hui s’en mordre les doigts. P. A., jamais condamné, a écopé de quatre mois de prison avec sursis. S. A. à qui des violences étaient aussi reprochées, de trois mois ferme et Y. H. de deux mois. Ils devront en outre, verser solidairement, des dommages et intérêts, deux fois 150 euros à deux policiers.

Leur presse (lavoixdunord.fr, 22 avril 2012)

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[La révolution se fait aussi en talons] « Comment est-ce que vous vous sentiriez si on vous pressait les couilles ? »

Ouganda : manifestation en soutien-gorge contre l’agression d’une opposante

Six opposantes politiques ougandaises ont été brièvement détenues lundi à Kampala, après avoir manifesté en soutien-gorge pour protester contre l’agression sexuelle par la police d’une collègue.

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Une douzaine de femmes ont manifesté en direction du principal poste de police de la capitale, pour exprimer leur colère contre le traitement policier réservé la semaine dernière à une importante responsable de l’opposition qu’un agent de police avait tenté d’attraper par les seins pour l’arrêter.

« Comment est-ce que vous vous sentiriez si on vous pressait les couilles ? » interrogeaient notamment, sur des pancartes, les manifestantes, dont certaines avaient retiré leur chemise en signe de protestation.

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« Nous avons voulu montrer que nous ne tolèrerions pas ce comportement », a expliqué à l’AFP l’organisatrice de la manifestation, Barbara Allimadi.

« Nous voulions demander à la police si elle est là pour faire son travail ou pour pincer les seins », a-t-elle ajouté, précisant que les six personnes arrêtées avaient été depuis libérées.

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Vendredi, la télévision ougandaise avait diffusé des images montrant la police saisir par un sein l’une des responsables du Forum pour le changement démocratique, Ingrid Turinawe, pour la faire sortir de sa voiture et l’arrêter, lors d’une tentative de manifestation de l’opposition.

Le chef du Forum pour le changement démocratique, Kizza Besigye, avait pris il y a un an la tête de manifestations d’opposition contre la vie chère. Il a depuis été lui-même régulièrement arrêté puis libéré au cours de manifestations.

Leur presse (Agence Faut Payer, 23 avril 2012)


(…) Ingrid Turinawe est l’une des organisatrices des manifestations « Walk To Work »  lancées en 2011 pour dénoncer la hausse du coût de la vie et notamment du prix du pétrole. Des marches qui ont été sévèrement réprimées par la police. (…)

Leur presse (observers.france24.com, 23 avril 2012)

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[Scientifiquement prouvé] Trente pour cent des policiers sont des voleurs

Portefeuille disparu à la police : enquête interne après une émission de la VRT

Le service interne de surveillance de la police locale de Gand a lancé une enquête après un reportage de l’émission Volt, dans laquelle un portefeuille amené au commissariat Gand-Ouest a été dérobé. « Il y a de grandes chances que le voleur soit un membre du personnel de police », a déclaré son porte-parole, Manuel Mugica Gonzalez. S’il s’agit d’un agent, il y aura des sanctions pénales et disciplinaires, d’après le parquet de Gand.

L’émission Volt (Eén) a amené dix portefeuilles « trouvés » dans dix différents postes de police. « Dans les portefeuilles, se trouvaient les papiers des propriétaires et 150 euros. Sept des dix sont retournés au propriétaire sans le moindre problème, avec la totalité de la somme. Dans deux autres cas, le propriétaire n’a jamais été contacté et les portefeuilles ont disparu. Dans le dernier cas, le propriétaire a été prévenu que son portefeuille avait été retrouvé mais celui-ci avait disparu quand la personne est arrivée au commissariat pour le récupérer. »

Les derniers faits se sont déroulés au commissariat de Gand-Ouest (Ekkergem). « On a rédigé un procès-verbal et le service interne de surveillance a lancé une enquête », a déclaré M. Gonzalez. « Comme le portefeuille est arrivé samedi au commissariat et que son propriétaire devait venir le chercher dimanche, l’agent l’a placé à l’accueil, dans un endroit non surveillé. D’habitude, les objets trouvés le week-end sont gardés dans un coffre-fort, mais dans ce cas-ci, ça n’a pas été le cas. Des centaines de policiers passent à l’accueil, sans compter les personnes des entreprises qui travaillent pour nous. Il est évident que cela dépasse l’entendement et que le coupable aura une sanction assez lourde. »

La surveillance interne a transmis le procès-verbal au parquet de Gand, a annoncé la porte-parole du parquet Annemie Serlippens. « Le service interne de surveillance a lancé une enquête sous la direction d’un magistrat. Les faits se sont déroulés entre le 10 et le 15 mars. Si le coupable est un agent, il y aura des sanctions pénales et disciplinaires. »

La police ne dispose pas d’images de caméra-surveillance sur le lieu des faits, ce qui rendra l’identification du coupable difficile.

La VRT ne portera pas plainte

La rédaction de l’émission Volt (VRT) a décidé de ne pas suivre les conseils de la Commission Permanente de la Police Locale (CPPL), l’organe consultatif des services de police, a déclaré jeudi à Belga le rédacteur en chef de l’émission, Carl Voet.

Le représentant flamand de la Commission permanente, Marc Hellinckx, a appelé jeudi la rédaction de l’émission Volt à porter plainte auprès des commissariats concernés. « À partir de ce moment-là, leur système de contrôle interne pourra être actif. Ils pourront ainsi chercher qui est personnellement responsable, une enquête judiciaire pourra être ouverte, d’éventuelles règles organisationnelles concernant les procédures internes pourront être revues, et finalement un dédommagement pourra être mis en place. »

Le rédacteur en chef de l’émission, Carl Voet, a déclaré que l’équipe de l’émission ne porterait pas plainte. Son but était de conscientiser les citoyens aux risques de laisser quelque chose dans un commissariat. « On ne veut pas faire une chasse aux sorcières contre certains commissariats », a-t-il déclaré.

Leur presse (Belga, 19 avril 2012)

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[Russie] Le « travail » des policiers

Les tortures ordinaires de la police tatare

Enquête La mort d’un homme à Kazan après un interrogatoire a révélé un phénomène d’ampleur nationale.

Le 28 décembre 2008, Renat Falakheev, 27 ans, étudiant en droit administratif, fête le départ d’une copine dans un club de Kazan (république du Tatarstan). À minuit et demi, il est emmené au commissariat Azino-2 parce que sa tablée tarde à régler une addition de 50 euros. À trois heures du matin, Ilsiar Falakheeva découvre que son fils est à la morgue de l’hôpital du coin, écorché et couvert d’hématomes. « Le médecin m’a dit qu’il n’avait jamais vu ça. On lui avait arraché un bout de chair jusqu’à l’os. Et quand j’ai récupéré ses vêtements, ils étaient déchirés et lacérés. Ils l’ont battu, ils ont torturé mon garçon jusqu’à la mort », raconte Ilsiar, d’une voix blanche. Cette femme bien apprêtée occupe un poste important dans l’appareil présidentiel. Mais sa haute fonction ne l’a pas protégée. « Depuis plus de trois ans, j’essaie de porter plainte, d’entamer un procès contre ces monstres. Rien à faire. Malgré les preuves flagrantes, l’enquête criminelle n’a jamais été ouverte, et les juges d’instruction me disaient ouvertement qu’ils ne s’engageront pas dans une procédure contre un policier », explique-t-elle. Mais depuis que Kazan est au cœur d’un scandale de torture par la police, Ilsiar a repris espoir. L’affaire a été rouverte et prise en main par des juristes spécialisés.

Mi-mars, un homme de 52 ans, Serguei Nazarov, est décédé après un interrogatoire mené par les inspecteurs du commissariat Dalny, dans le même quartier qu’Azino-2. Selon une pratique très répandue au sein de la police russe, les inspecteurs de Dalny avaient décidé de lui faire porter le chapeau pour un acte de vol et vandalisme qu’il n’avait pas commis, sans hésiter à falsifier les documents nécessaires à sa détention. Pour lui extorquer des aveux, les policiers l’ont sodomisé avec une bouteille de champagne. Nazarov a succombé à l’hôpital à une rupture du rectum. Mais contrairement à l’affaire Falakheev, le cas Nazarov a embrasé l’opinion publique et s’est soldé par un esclandre national. « Non seulement il est mort, mais en plus il a subi des sévices sexuels, avec un objet, une bouteille. De champagne. C’était trop, c’était le point d’ébullition, analyse Igor Cholokhov, qui dirige le Centre pour les droits de l’homme de Kazan. Si Nazarov avait été “simplement” frappé à mort avec une matraque ou s’il avait survécu à la torture, il aurait rejoint aux oubliettes tous les autres molestés. » Depuis 2002, l’ONG suit les cas de violence policière et peut se targuer d’avoir participé à la condamnation d’une trentaine d’agents. Mais depuis 2009, aucune poursuite n’a pu être engagée. « Notre région devait être une vitrine : notre police devait être irréprochable. Les médias ont même reçu l’ordre de ne publier aucune information négative sur les services de maintien de l’ordre », résume Igor Cholokhov.

Péché originel. L’histoire de Nazarov, elle, a été immédiatement reprise par les médias et la blogosphère, provoquant un débat public sur le problème de la torture institutionnalisée qui gangrène la Russie. À Kazan et ailleurs, des dizaines de victimes ont enfin pu se faire entendre. L’ONG de Cholokhov s’occupe aujourd’hui de cinq cas de torture, rien qu’à Dalny, antérieurs à celui de Nazarov, mais pour lesquels aucune enquête n’a jamais été ouverte. L’épisode de la bouteille figure dans tous les témoignages, comme outil de travail routinier. Aliya Sadykova, 20 ans, estime avoir eu de la chance : « Ils m’ont frappée et juste menacée de m’enculer toute la nuit avec la bouteille, mais ils ne sont pas passés à l’acte. » La petite blonde joufflue au visage raconte d’une voix à peine audible les cinq jours passés en détention et les interrogatoires violents à Dalny. Elle devait avouer qu’elle avait piqué dans la caisse d’une entreprise dont elle avait démissionné dix jours plus tôt.

Les récits des victimes révèlent que le « travail » des policiers consistait à extorquer des aveux sous la torture, sans chercher à établir la vérité, en y trouvant même du plaisir. Oskar Krylov, un informaticien de 22 ans, a fini par s’accuser d’un vol qu’il n’a pas commis, après avoir été sodomisé avec un crayon, puis une bouteille, par la même équipe d’inspecteurs. « Au moment où ils ont baissé mon pantalon, j’ai hurlé que je signerai tout ce qu’ils voulaient, et ils m’ont répondu que c’était trop tard, il fallait accepter quand ils me le demandaient gentiment », raconte le jeune homme, qui essaie lui aussi en vain, depuis le mois d’août, de faire ouvrir une enquête criminelle contre ses tortionnaires.

« Le moyen le plus rapide pour élucider un crime, c’est d’obtenir des aveux, explique Pavel Tchikov, juriste en chef de l’association Agora. Les inspecteurs, juges d’instruction, procureurs et tribunaux sont évalués au rendement, il faut donc trouver des moyens efficaces de faire du chiffre. » De fait, le péché originel du système, c’est la politique du chiffre, héritée des « plans de réussite » de l’époque soviétique. La théorie du droit et le code pénal soviétique étaient fondés sur l’idée que l’objectif principal de la police était d’éradiquer le crime, censé être totalement absent de la société communiste. D’où la nécessité d’améliorer les chiffres d’année en année. « Il y a des quotas pour tout : nombre de plaintes enregistrées, de crimes élucidés, de procédures entamées, de jugement rendus, ce qui donne lieu à une chaîne bien huilée dont tous les maillons sont responsables d’abus », poursuit Tchikov. Sur son tee-shirt, on peut lire All cops are bastards (« Tous les flics sont des salauds »). Avec une poignée d’avocats et de juristes, souvent d’anciens juges d’instruction ou procureurs, Tchikov s’est spécialisé dans la torture. Son ONG est basée à Kazan, mais elle travaille dans tout le pays, de Moscou à Vladivostok. « Et s’il n’y a pas de délit, les indices de réussite en pâtissent. Il n’est donc pas rare que les policiers mettent en scène des crimes pour les résoudre », assure le juriste. À la politique du chiffre s’ajoute le conflit d’intérêts quand il s’agit de porter plainte contre un agent de police. « Les juges d’instruction et les inspecteurs de police travaillent main dans la main au quotidien pour élucider les crimes et les délits. Mais quand tu portes plainte contre un flic qui t’a fait du tort, tu t’adresses à son collègue le juge d’instruction. C’est pourquoi la plupart des plaintes sont rejetées. Solidarité de caste oblige », renchérit Ramil Akhmetgaliev, un juge d’instruction devenu avocat, qui partage son bureau avec Pavel Tchikov.

Résultat : une impunité dont jouissent consciemment les policiers et qui leur permet d’abuser de leurs pouvoirs à tous les niveaux. Selon les statistiques officielles du comité d’enquête (principal organe en charge des investigations criminelles), près de 80’000 plaintes sont déposées tous les ans contre des agents des forces de l’ordre. Seulement 4000 enquêtes criminelles sont ouvertes. C’est-à-dire que 95% des plaintes passent à la trappe, alors que 60% sont fondées, assure Tchikov. Et d’insister : la torture au sein de la police n’est pas un phénomène nouveau, pas plus qu’il n’est spécifique à Kazan. Elle est pratiquée partout en Russie, depuis des décennies. L’effet « phénomène de masse » qui secoue Kazan depuis trois semaines est presque un coup du hasard, relativise Tchikov : « Il se trouve que Nazarov est mort à Kazan, où travaillent deux associations très actives en matière de torture par la police. 25 dossiers étaient prêts, et nous avons pu les sortir dès que l’affaire Nazarov a éclaté. »

Bon grain. Face à cette déferlante, les autorités ont dû admettre que les tortionnaires de Dalny n’étaient pas des sadiques isolés qu’il suffisait de punir en présentant des excuses à la famille des victimes. Au-delà de leurs particularités psychiques, ces inspecteurs étaient surtout le produit d’un système. Et la preuve, s’il en fallait, de l’échec de la réforme de la police dont le président sortant, Dmitri Medvedev, avait fait une priorité. Pour purger une institution honnie en Russie, coupable de corruption, trafics, torture et meurtres, tous les policiers ont été soumis, courant 2011, à une procédure de vérification qui devait séparer le bon grain de l’ivraie. « Malgré de mauvais résultats, les flics de Dalny, par exemple, n’ont pas été écartés, car ils étaient sous la coupe de leur chef », s’indigne Igor Cholokhov. Cela aura coûté la vie de Nazarov, mais la situation semble s’être débloquée, se rassurent pourtant les défenseurs des droits de l’homme : le ministre de l’Intérieur du Tatarstan, Asgat Safarov, adepte notoire de méthodes musclées, a posé sa démission, créant un précédent dans la vie politique russe, où les hauts fonctionnaires n’ont pas pour coutume d’assumer les fautes de leurs subalternes. Les policiers de Dalny attendent de passer en jugement. Et le comité d’enquête a soutenu la proposition de créer, enfin, une « police des polices » indépendante.

Leur presse (Veronika Dorman à Kazan, Liberation.fr, 22 avril 2012)

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La police travaille en Espagne

L’Espagne veut suspendre provisoirement Schengen, par peur des émeutiers

L’Espagne rétablira les contrôles à sa frontière avec la France et dans les aéroports pour éviter l’entrée de groupes violents lors d’une réunion de la Banque centrale européenne (BCE) à Barcelone le 3 mai, a indiqué lundi une responsable du ministère de l’Intérieur.

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« L’accord de Schengen sera suspendu entre le 24 avril et le 4 mai », a expliqué une responsable du ministère de l’Intérieur sous couvert d’anonymat, le ministère cherchant à empêcher d’éventuels « altercations » et « actes de violence ».

« Les forces de sécurité ont détecté la possibilité que des organisations anti-système arrivent pour cette réunion », a précisé la même source, indiquant qu’elles « pourraient venir de Grèce ou d’Italie ». L’Espagne rétablira donc des contrôles plus stricts « dans les aéroports de Catalogne et sur la frontière » avec la France, a-t-elle ajouté.

6000 agents déployés

Environ 2000 agents de police et de la Garde civile pourraient venir renforcer les effectifs de la police régionale catalane, a-t-on ajouté au ministère. La police catalane refuse pour l’instant de chiffrer le dispositif spécial prévu à cette occasion.

En tout, les médias espagnols estiment qu’environ 6000 agents seront déployés dans la région. Des incidents violents ont marqué la dernière grève générale du 29 mars à Barcelone, deuxième ville du pays, la police ayant affronté des manifestants avec des balles en caoutchouc.

Après ces heurts, le gouvernement conservateur de Mariano Rajoy a annoncé qu’il travaillait à une réforme controversée du code pénal, qui durcira les peines encourues par les casseurs mais aussi par les organisateurs de manifestations qui dégénèrent.

Presse terroriste (Agence Faut Payer, 23 avril 2012)

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[Bruxelles] Stopper la police, mode d’emploi

Schaerbeek : il se couche sur la rue pour stopper la police

Un homme s’est couché en travers de la route pour empêcher une course-poursuite qui impliquait les forces de l’ordre et un cyclomoteur dans la nuit de dimanche à lundi à Schaerbeek.

Selon les informations données par les services de police de la zone de Bruxelles-Nord, les faits se sont produits vers 2h40 dans la rue Stephenson alors qu’une voiture de la police était en train de poursuivre un cyclomoteur.

Un homme s’est alors subitement couché en travers de la route pour empêcher la course-poursuite. Le conducteur du véhicule de police est parvenu à l’éviter de justesse mais a par contre perdu toute trace du vélomoteur qu’il poursuivait.

L’individu, âgé de 21 ans, a été interpellé après son acte inconscient et mis à la disposition du parquet de Bruxelles pour entrave à la circulation.

Leur presse (RTL.be, 23 avril 2012)

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[Nouvelles de l’Apocalypse] Des océans de plastique

Le plastique couvre l’océan mondial

La croissance de la production globale des plastiques qui, en fin de compte, se retrouvent dans l’océan fait peser une lourde menace à tous les organismes vivants. Une déclaration en ce sens a été faite par les chercheurs de l’Institut d’études maritimes et polaires Alfred Wegener (Allemagne).

Les particules microscopiques du plastique diluées dans l’eau qui s’amassent dans les organismes vivants sont particulièrement dangeureuses. L’organisme les absorbe efficacement par le canal alimentaire.

En outre ces particules peuvent pénétrer dans les roches, s’accumuler au fond des marécages, entrer dans la composition des sels, etc. Les chercheurs sont préoccupés par la pollution croissante de l’océan par le plastique surtout à la lumière du fait que personne ne sait encore rien des conséquences d’une telle pollution.

Leur presse (Voix de la Russie, 23 avril 2012)


Pollution : Le 7e continent continue de s’étendre

Le 7e continent est un gigantesque amas de déchets qui flotte entre la Californie et Hawaï, dans le nord-est de l’océan Pacifique. Issus des activités humaines et véhiculés par les courants maritimes, ces déchets, essentiellement plastiques, couvrent une surface de près de 3,5 million de km².

Les observations réalisées depuis plus de dix ans par l’Algalita Marine Research Foundation révèlent que l’ensemble des déchets humains provenant des littoraux et des navires se rejoignent et s’accumulent dans deux zones baptisées « Plaque de déchets du Pacifique est » (Eastern Pacific Garbage Patches) et « Plaque de déchets du Pacifique ouest » (Western Pacific Garbage Patches).

Ces régions, réunies en une zone géographique appellée le 7e continent, totalisent un poids de 3,5 millions de tonnes et contiennent jusqu’à 750.000 débris par km², le tout sur une surface de 3,43 millions de km², rapporte notre-planete.info. Selon Chris Parry, chef de programme d’éducation du public, de la California Coastal Commission de San Francisco, depuis plus de 50 ans, les déchets tourbillonneraient sous l’effet du grand vortex nord-pacifique (North Pacific Gyre) et s’accumuleraient dans cette zone peu connue.

En effet, peu de routes commerciales et peu de bateaux de pêches traversent cette région. Le vortex attire vers lui tous les résidus issus de notre société de surconsommation. Toutefois, contrairement au siphon, les déchets ne sont pas « aspirés » mais accumulés et parfaitement visibles. Pour Greenpeace, sur les 100 millions de tonnes de plastique produits chaque année, près de 10 % finissent dans les océans. Sur ces mêmes 10 %, 70 % coulent et le reste est emporté au gré des courants.

46.000 morceaux de plastique par 2,5 km² d’océan

Autrefois (avant 1990), les débris étaient détruits par les micro-organismes. Si ce n’est plus le cas aujourd’hui, c’est parce que les plastiques représentent 90 % des déchets flottant sur les océans. Selon le Programme des Nations Unies pour l’Environnement on trouverait d’ailleurs 46.000 morceaux de plastique par 2,5 km² d’océan sur une profondeur d’environ 30 mètres ! Selon l’Algalita Foundation, la quantité de plastique dans l’eau de mer est jusqu’à dix fois supérieure à celle du plancton dans certains endroits.

Or, ces plastiques, qui mettent jusqu’à 1.000 ans à se dégrader, représentent un danger mortel pour les animaux. On a souvent entendu parler des tortues qui s’étouffent en confondant un sac plastique avec une méduse mais on sait moins que d’autres animaux sont touchés par cette pollution. Au total, plus de 267 espèces marines seraient affectées par cet amas colossal de déchets selon le rapport de Greenpeace.

Comme l’explique Rebecca Asch, chercheuse à l’Institut Océanographique Scripps, « dans cette zone la plupart des morceaux de plastique sont très petits. Les déchets ont été dégradés par la lumière du soleil et les courants océaniques. Donc ça n’a rien à voir avec une bouteille ou un sac en plastique. Ce sont des tout petits morceaux de plastique de la taille d’un confettis. En fait ils ont la même taille que le plancton dont se nourrissent les poissons. C’est pour ça qu’ils mangent le plastique, c’est parce qu’ils le confondent avec du plancton. »

100.000 mammifères marins morts par an, par ingestion de plastique

Sur les îles Midway, dans le Pacifique, des dizaines de milliers d’albatros meurent dès leur naissance. Ceux-ci ont été nourris par leurs parents par des déchets plastiques provenant de la Grande plaque de déchets du Pacifique. Ils meurent l’estomac rempli de plastique. Greenpeace estime ainsi à environ un million le nombre d’oiseaux et à 100.000 le nombre de mammifères marins mourant chaque année de l’ingestion de plastiques.

Selon des scientifiques américains de l’Institut Scripps, un poisson sur dix ingère du plastique dans le Pacifique Nord, soit 24.000 tonnes de plastiques avalées par les poissons chaque année dans cette zone. De plus, les débris de plastique ont la fâcheuse tendance à fixer les polluants organiques persistants (POP). Connus pour leur nocivité et leur capacité à voyager autour du globe les DDT (dichlorodiphenyltrichloroethane) et PCB (polychlorobiphényles) se retrouvent dans des morceaux de plastique à des concentrations jusqu’à 1 million de fois supérieures aux normales.

Il est pourtant actuellement impossible de nettoyer cette zone à la taille colossale. Selon Marcus Eriksen, directeur de recherche et d’éducation à la Algalita Marine Research Foundation, « il n’y a rien que nous puissions faire maintenant, à l’exception de ne pas faire plus de mal. »

Leur presse (MaxiSciences.com, 23 avril 2012)


Une mission guyanaise part explorer le « continent de plastique » du Pacifique

Guidée par des satellites high-tech, une goélette des années 1930 va prochainement partir à la découverte du « 7e continent », gigantesque plaque de déchets plastiques flottant sur l’océan Pacifique, grande comme six fois la France mais largement méconnue.

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Patrick Deixonne, le 13 avril 2012 à Cayenne, avant le lancement de la mission d'exploration du "continent de plastique"

« Choqué par les déchets rencontrés dans l’océan » lors de sa participation à la course en solitaire transatlantique à l’aviron Rames-Guyane, en 2009, l’explorateur guyanais Patrick Deixonne a décidé de monter cette expédition scientifique pour alerter sur la « catastrophe écologique » en cours dans le nord-est du Pacifique.

Cette plaque de déchets est « située dans des eaux peu concernées par la navigation marchande et le tourisme, le problème n’intéresse que les écologistes et les scientifiques. La communauté internationale ne s’en soucie guère pour l’instant », estime-t-il.

Membre de la Société des explorateurs français (SEF) qui parraine l’aventure et fondateur d’Ocean Scientific Logistic (OSL), basée à Cayenne, M. Deixonne explique vouloir « être les yeux des Français et des Européens sur ce phénomène ».

Ex-sapeur pompier au Centre spatial de Kourou et fin connaisseur de la forêt guyanaise, Patrick Deixonne, 47 ans, se définit comme un « explorateur d’une nouvelle génération qui doit documenter les grandes problématiques environnementales, car l’information est la clef du changement ».

La mission « 7e continent » appareillera le 2 mai de San Diego (États-Unis) à bord de L’Élan, une goélette à deux-mâts de 1938, pour un mois de navigation et un périple de 2.500 milles entre la Californie et Hawaï, où l’explorateur Charles Moore a découvert par hasard en 1997 cette incroyable nappe de débris plastiques.

Jusqu’à présent, hormis un passage de la mission Tara-Océans dans la zone pour y prélever du plancton, seules deux expéditions américaines l’ont étudiée, en 2006 et 2009.

Les déchets s’amalgament au point de rencontre de courants marins qui s’enroulent sous l’effet de la rotation de la Terre, selon le principe de la force de Coriolis, et forment un immense vortex appelé « gyre ».

La force centripète aspire lentement les détritus vers le centre, une spirale qui serait l’une des plus importantes connues sur la planète : 22.200 km de circonférence et environ 3,4 millions de km², selon le Centre national des études spatiales (Cnes) qui parraine le projet.

« On estime à plusieurs dizaines de millions de tonnes les quantités de déchets dans chacun des cinq gyres du globe », explique Georges Grépin, biologiste conseiller scientifique d’OSL.

Ce sont « essentiellement des microdéchets de plastique décomposé en suspension sur 30 mètres de profondeur. Ce n’est pas un continent sur lequel on peut marcher au sens propre », précise-t-il.

La goélette sera guidée par deux satellites de la NASA, Aqua et Terra, pour se rendre là où la concentration de déchets est la plus forte afin d’en mesurer la densité, avec des prélèvements d’eau, de planctons et de matériaux.

Un capteur réalisé par des élèves ingénieurs de l’ICAM (Toulouse) avec le Cnes sera testé dans une bouée dérivante. Il doit permettre à terme de distinguer dans l’eau les plastiques des planctons et autres particules vivantes, puis de cartographier les zones polluées grâce à l’imagerie satellite, ce qui serait une première mondiale.

Douze bouées dérivantes d’études scientifiques de l’agence américaine National oceanic and atmospheric administration (NOAA), du programme d’étude des océans de l’Unesco et du projet jeunesse Argonautica (Cnes) seront également lâchées durant le parcours pour permettre à des milliers d’étudiants dans le monde de mener une étude des courants marins.

Pour en savoir plus sur l’expédition et la suivre en direct

Leur presse (Jérôme Vallette, Agence Faut Payer, 14 avril 2012)

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[Hamad dégage !] Vengeance pour Salah Abbas Habib

Des manifestants affrontent la police à Bahreïn

Des centaines de manifestants ont affronté lundi la police anti-émeute à Bahreïn après les obsèques d’un manifestant décédé au cours du week-end, a constaté un journaliste de Reuters.

Les manifestants ont jeté des cocktails molotov et des pierres contre un commissariat du quartier d’Al Bilad al Kadim, à Manama. La police a répliqué avec des gaz lacrymogènes et des grenades assourdissantes.

Auparavant, 15.000 personnes ont participé aux obsèques de Salah Abbas Habib, dont le corps criblé de grenaille a été retrouvé au lendemain de sa participation à des affrontements avec les forces de l’ordre.

Un an après un mouvement de contestation réprimé par la force par la famille régnante sunnite, des manifestations ont été organisées au cours du week-end à Bahreïn en marge du Grand Prix de Formule Un.

Leur presse (Reuters, 23 avril 2012)

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Votez bien, votez RIEN !

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Métro parisien, 22 avril 2012

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[Pédagogie et révolution] Rencontre avec Grégory Chambat Samedi 28 avril à Bordeaux

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« Si je pense que les deux notions sont indissociables, je considère aussi que leur relation n’est pas symétrique. Il me semble improbable qu’une réelle pédagogie émancipatrice puisse se déployer dans un système social inégalitaire et hiérarchisé. En ce sens, l’éducation, malgré ses marges de manœuvres, reste tributaire de la société. Je ne crois pas non plus à une conscientisation progressive des opprimés par l’éducation, ce n’est pas le savoir qui libère les hommes, du moins, pas seulement et pas auto­­matiquement. Sur cette question, les pistes ouvertes par les syndicalistes français du début du XXe siècle et leur “refus de parvenir” me paraissent toujours d’actualité dans leur façon d’appréhender le rapport à la culture dans une perspective collective. La question révolutionnaire reste donc centrale et première, quelle que soit la forme qu’elle emprunte. Ceci dit, de la Révolution française au Chiapas, en passant par la Commune de Paris (et d’Oaxaca !) ou l’Espagne de 36, toutes les entreprises de libération se sont frottées, souvent avec audace et succès, aux problèmes pédagogiques. Mais elles ont aussi toujours bénéficié d’expérimentations antérieures, de tâtonnements qui ont eu la chance de pouvoir s’exprimer pleinement et à grande échelle à l’occasion de ces “explosions de liberté”. C’est sur ce lien entre critique sociale et contestation pédagogique que je travaille actuellement pour une “contre-histoire” de l’éducation en France. »

Entretien avec Grégory Chambat tiré du site de la revue N’Autre École

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[Russie] « Considérer le sacrilège, le blasphème, l’outrage des lieux saints comme expression légitime de la liberté humaine »

Un office religieux près de la cathédrale du Christ-Sauveur

Un office religieux près de la cathédrale du Christ-Sauveur à Moscou a rassemblé de 50’000 à 65’000 croyants. Selon le patriarche Cyrille, l’anticléricalisme dans la société peut avoir pour effet les persécutions des croyants comparables à celles de la période bolchévique. L’initiative des hiérarques de l’Église d’organiser un Te Deum est liée aux faits de vandalisme et de profanation des églises devenus plus fréquents ces derniers temps depuis l’acte punk scandaleux de cet hiver dans la cathédrale du Christ-Sauveur. L’acte sacrilège du groupe punk Pussy Riot a été suivi par d’autres. Le 18 mars, la cathédrale de Serge de Radonège de la ville de Mozyr a été profanée par des inscriptions blasphématoires et l’avilissement de l’image de la Croix. Dans la nuit du 12 avril des malfaiteurs ont mis de l’essence et ont incendié la porte d’entrée de la cathédrale de Démétrios de Thessalonique à Krasnodar. Rossiïskaïa gazeta

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À la fin de la liturgie le patriarche Cyrille a prononcé un sermon. « Il y a parmi nous des traîtres en soutane qui disent : à quoi bon nous réunir ici pour cet office ? », a déclaré le chef de l’Église orthodoxe russe. « Aujourd’hui nous faisons face à une attaque des persécuteurs que je ne comparerais pas à celles du passé, mais qui est dangeureuse par le fait qu’il est proposé de considérer le sacrilège, le blasphème, l’outrage des lieux saints comme expression légitime de la liberté humaine, comme un phénomène qui doit être défendu par la société moderne », a dit le patriarche. Nesavissimaïa gazeta

Leur presse (Voix de la Russie, 23 avril 2012)


Une foule prie à Moscou contre le sacrilège d’une prière punk anti-Poutine

Des dizaines de milliers de fidèles ont répondu à l’appel du patriarche de l’Église orthodoxe russe Kirill et ont prié en plein air à Moscou pour « corriger » le sacrilège que représente à leurs yeux une « prière punk » anti-Poutine chantée dans une cathédrale en février.

Après la messe dominicale, Kirill est sorti de la cathédrale du Christ-Sauveur et s’est adressé à la foule (65.000 personnes selon la police) venue prier « pour la correction de ceux qui souillent les lieux sacrés et la réputation de l’Église », selon l’appel du patriarcat.

« Nous sommes venus prier pour notre patrie, pour notre peuple et pour notre jeunesse, pour que Dieu nous mette à l’abri des tentations du diable », a déclaré Kirill devant les fidèles, dont un grand nombre venus de province à bord d’autocars affrétés pour l’occasion.

Des écrans géants diffusaient aussi des messages de soutien de personnalités russes comme le réalisateur Nikita Mikhalkov. Des prières similaires ont eu lieu dans d’autres villes du pays.

Cette démonstration de force visait à répondre aux critiques qui ont suivi l’inculpation de trois jeunes femmes du groupe Pussy Riot pour avoir chanté fin février « une prière punk » contre l’homme fort du pays, Vladimir Poutine, devant l’autel de la cathédrale.

« Mère de Dieu, chasse Poutine ! », avaient-elles chanté, dénonçant le soutien de l’Église au Premier ministre, réélu président le 4 mars et dont l’investiture est prévue le 7 mai.

Trois des cinq jeunes femmes, identifiées selon la police, sont en détention provisoire et risquent sept ans de prison, déclenchant un débat sur l’opportunité de les condamner à une peine aussi lourde.

Amnesty International a appelé à leur libération et des responsables russes et des religieux ont demandé que la justice se montre magnanime.

Le patriarche, réputé proche du pouvoir, a lui dénoncé dimanche le « blasphème » et exprimé sa frustration vis-à-vis de ceux qui considèrent l’incident comme « l’expression légale de libertés ».

Il était accompagné de religieux portant des icônes « souillées » par la présence de Pussy Riot, et d’autres, profanées notamment à coups de couteau, ailleurs en Russie.

La foule, brandissant des drapeaux avec l’inscription « Sainte Russie » ou des pancartes proclamant « Lève toi pour ta foi et la terre russe », soulignait la nécessité de défendre l’Église.

« Elles (Pussy Riot) m’ont offensée en tant que chrétienne. Je veux être ici avec mes frères et sœurs, avec des popes, pour montrer que nous sommes un ensemble, unis », a expliqué Tatiana Kourakina, qui travaille dans les ressources humaines.

« Nous sommes venus car l’Église a besoin de notre protection », a jugé Dmitri, une journaliste de 30 ans.

Depuis l’action de Pussy Riot, plusieurs scandales touchant Kirill ont été relayés dans la blogosphère, et les médias d’État y ont vu une attaque contre la foi mais aussi contre le régime russe, après la vague de contestation politique de l’hiver.

Fin mars, un conflit de voisinage a ainsi été très suivi lorsqu’il a été établi qu’une femme occupait un appartement à une adresse très prestigieuse à Moscou et appartenant à Kirill.

Puis, l’Église a dû reconnaître début avril qu’un photomontage grossier avait été publié sur son site qui a fait disparaître du poignet du patriarche une montre de luxe.

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Avant d’accéder à la tête de l’Église en 2009, Kirill avait déjà été accusé par les médias de s’être enrichi dans les années 1990 grâce à la vente de tabac et d’alcool.

Le patriarche avait estimé en avril que la « profanation » d’églises, dont l’action de Pussy Riot, et les critiques le visant étaient « les maillons de la même chaîne ».

« Le fait que les questions privées revêtent une ampleur nationale s’inscrit dans le contexte de la lutte contre l’Église », avait-il déclaré.

L’Église orthodoxe russe connaît une période de renaissance depuis la disparition en 1991 du régime athée soviétique.

Leur presse (Agence Faut Payer, 22 avril 2012)

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[Révolution tunisienne] Sit-in au lycée El Manar à Kasserine

Tunisie : Du gaz lacrymogène pour disperser des élèves dans un lycée à Kasserine

Les forces de l’ordre ont fait usage du gaz lacrymogène, lundi 23 avril 2012, pour disperser des élèves qui ont voulu semer le désordre dans le lycée secondaire El Manar à Kasserine, ont rapporté des sources de TunisieNumérique.

Plusieurs élèves qui ont protesté sans raison apparente [sic], ont voulu perpétrer des actes de violence avant qu’ils ne soient dispersés par les forces de l’ordre. Le gaz  s’est infiltré jusque dans les salles de classe interrompant les cours dans le lycée, précisent ces mêmes sources.

Publié par des ennemis de la révolution (Tunisie Numérique,  23 avril 2012)

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[Montréal] « Médias partout, info nulle part »

Vandalisme au Journal de Montréal

L’édifice abritant les locaux du Journal de Montréal a été la cible de vandalisme dans la nuit de dimanche à lundi.

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De cinq à six personnes ayant le visage dissimulé se sont présentées vers 3h30 au 4545, rue Frontenac. Neuf fenêtres ont été fracassées à l’avant de l’immeuble, de la peinture beige a été lancée sur la façade du bâtiment et des graffitis ont été effectués sur les murs extérieurs, sur lesquels on pouvait notamment lire « Médias partout ».

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Le petit groupe de personnes a réussi à prendre la fuite. Aucun suspect n’a encore été arrêté. Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a ouvert une enquête pour tenter de déterminer les circonstances du crime et de retrouver les suspects à l’origine du vandalisme.

On ignore pour le moment si cet acte est lié au mouvement de contestation étudiante.

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Leur presse (Radio-Canada.ca, 23 avril 2012)


(…) Par ailleurs, en matinée, les sites internet du Journal de Montréal, de Canoe ou de TVA Nouvelles, notamment, ne fonctionnaient pas.

Leur presse (cyberpresse.ca, 23 avril 2012)

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[Révolution tunisienne] Sit-in à Tataouine

Tunisie – Des manifestants à Tataouine revendiquent des projets de développement régional

Plusieurs jeunes des différentes composantes de la société civile ont pris part, dimanche matin, à Tataouine, à une marche populaire pour revendiquer la création de deux projets qui, aux yeux des habitants de la région, « sont vitaux pour le présent et l’avenir du gouvernorat ». Il s’agit de la création d’une station de transformation du gaz naturel extrait du Sahara de la région (Oued Zar, Henchir El-Fors et El-Borma) et de l’ouverture d’un poste frontière à Mach’had Salah entre la Tunisie et la Libye.

Selon les protestataires, « le gouvernorat de Tataouine a longtemps été privé des fruits de l’énergie pétrolière et doit bénéficier de ses dividendes ».

Les participants à cette marche organisée par la Ligue populaire pour la protection de la révolution à Tataouine ont également scandé des slogans appelant à la création de postes d’emploi au profit des jeunes chômeurs, au renforcement de l’infrastructure dans la région et à la consolidation des attributs du développement intégral.

La ligue a saisi cette occasion pour convoquer une grève générale pour mardi prochain.

L’Union régionale tunisienne du travail a annoncé, dans une déclaration publiée sur Internet, son boycott de cette grève, estimant que cette décision est hâtive, dans la mesure où les négociations se poursuivent avec le gouvernement au sujet de ces deux projets.

Publié par des ennemis de la révolution (TAP, 23 avril 2012)


L’UGTT nie avoir appelé à une grève générale à Tataouine

La bureau régional de l’Union Générale Tunisienne du Travail à Tataouine a nié toute relation à l’appel lancé pour une grève générale dans la région. La grève prévue pour le mardi 24 avril a été planifié sans l’accord de l’UGTT et sans sa présence aux discussions.

Les responsables de l’UGTT rappellent aussi, que des discussions entre la centrale ouvrière et le gouvernement sont en cours pour la création d’un projet qui a pour but de promouvoir l’économie des régions du sud.

Publié par des ennemis de la révolution (MosaiqueFM.net, 22 avril 2012)


Tunisie – Grève générale mardi 24 avril à Tataouine

Les composantes de la société civile, associations et partis, à Tataouine ont décidé la tenue d’une grève générale mardi 24 avril 2012, suite à une réunion tenue vendredi, selon Radio Tataouine.

Cette décision fait suite à la déclaration de Mohamed Lamine Chakhari, ministre de l’Industrie et du Commerce, faite jeudi à Radio Tataouine, et dans laquelle il expliquait implicitement que le gouvernement a renoncé à un projet de gazoduc et d’une station de traitement de gaz dans la région à cause du coût exorbitant, indiquant que selon une étude, le projet couterait 700 millions de dinars de moins si le gazoduc passait directement du Sahara vers Gabès.

Publié par des ennemis de la révolution (Business News, 22 avril 2012)

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[Algérie] Vengeance pour les immolés de Tiaret

Un autre jeune s’immole par le feu à Tiaret

Énième tentative de suicide dans la soirée de dimanche aux environs de vingt et une heures à Tiaret. Un jeune âgé d’environ vingt six ans, non encore identifié s’est aspergé d’essence en plein cœur de la ville de Tiaret et a mis le feu sur son corps devant passants et policiers médusés par la scène.

Évacué par la protection civile vers les urgences médico-chirurgicales de l’hôpital de la ville il a été admis aussitôt au bloc opératoire mais son état de santé selon certaines sources hospitalières ne susciterait pas une grande inquiétude [sic].

Le motif de cette immolation, devenue à la mode, reste énigmatique [sic]. C’est pour rappel, le troisième acte du genre après Hicham Gacem, 22ans et Ras Ghanem Oualid, 16 ans.

Leur presse (Fawzi Amellal, ElWatan.com, 23 avril 2012)

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[Adrar, Algérie] Ce phénomène qui ne cesse de prendre de l’ampleur

Adrar : actes de vandalisme sur les distributeurs de billets

Sur six distributeurs automatiques de billets de banque (DAB), mis au service du citoyen, installés au niveau des institutions bancaires et bureaux de postes à Adrar, seuls deux d’entre eux sont actuellement en service, où l’on notera au passage que, momentanément, ils sont à l’arrêt pour des raisons parfois de défaillance de réseau informatique et parfois par manque d’approvisionnement en liquidités, mais tout de même lorsqu’ils fonctionnent, ils rendent un fier service aux usagers.

Ceux qui n’ont pas le temps de faire la chaîne devant les guichets ou qui ont un besoin pressant d’argent en dehors des heures de travail. Cependant, ces machines ont fait l’objet d’agressions physiques de la part d’individus qui ignorent ou sous-estiment le bienfait et l’utilité de cette invention. Ce sont là les conséquences d’une société où la notion de civisme et de respect pour le bien public n’a aucun sens. En effet, ces appareils sont littéralement saccagés et endommagés et certainement mis à la réforme.

Questionné sur ce sujet, un passant d’un certain âge nous lança : « N’allons pas loin, j’ai visité le Maroc et la Tunisie, pays voisins avec lesquels on partage la même culture et la même religion. Et j’ai eu à constater le bon état de leurs installations financières. Qui, de nuit comme de jour, sans gardiennage ni policiers pour les surveiller, sont intactes et opérationnelles. »

Un responsable de banque, pour sa part, nous confia : « C’est pour la troisième fois que notre distributeur a fait l’objet d’acte de vandalisme… Souvent, ce sont des clients que le distributeur refuse de servir pour tel ou tel motif, alors là, ils s’en prennent à la machine et parfois c’est l’acte d’un aliéné… Toutefois, nous voulons préciser aux citoyens que chaque réparation nous revient à 150’000 DA… Enfin, pour nous prémunir de cette situation, dernièrement, nous avons conçu un système de protection métallique avec des grillages et des barreaux, mais, malgré ce dispositif préventif, on a encore subi des dommages. »

Il serait sans doute nécessaire de faire fonctionner les caméras placées sur les DAB et aussi diffuser des spots publicitaires et de sensibilisation à la TV afin d’éradiquer ce phénomène qui ne cesse de prendre de l’ampleur.

Leur presse (ElWatan.com, 19 avril 2012)

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[Mort aux pauvres !] Le modèle hongrois

Hongrie : les diabétiques punis pour leurs écarts de régime

BUDAPEST – Pour réduire les dépenses de santé, le gouvernement hongrois a décidé de punir les diabétiques qui ne suivraient pas scrupuleusement leur régime en leur privant l’accès aux meilleurs traitements subventionnés.

Selon un décret ministériel publié lundi dans le Journal officiel, les diabétiques devront se soumettre chaque trimestre à un test sanguin spécifique visant à contrôler leur consommation d’hydrates de carbone.

S’ils sont pris à défaut à deux reprises dans l’année, en clair si leur taux de glucose a augmenté au delà des valeurs fixées par le décret, les patients concernés se verront refuser l’accès aux médicaments les plus efficaces (insuline analogue) et devront se contenter des traitements à base d’insuline humaine moins performants et provoquant davantage d’effets secondaires.

De plus, ils devront payer plus cher pour leur traitement, dont la part subventionnée par l’État va se réduire.

Pour les diabétiques assujettis à des traitements intensifs, l’utilisation du médicament n’est financièrement justifiable à long terme seulement si la concentration de glucose reste conforme aux valeurs stipulées par le décret, selon le texte paru au Journal officiel.

Les mineurs et les personnes atteintes d’une forme sévère de diabète seront exemptés de la nouvelle réglementation, qui entrera en vigueur le 1er juillet.

Environ 500.000 personnes sont atteintes de diabète en Hongrie.

Le premier journal hongrois Nepszabadsag a dénoncé lundi sur son site internet la punition des diabétiques fautifs qui recevront un traitement moins bon.

Selon un expert, le docteur Laszlo Bene, cité par le quotidien, les malades ne sont d’ailleurs généralement pas indisciplinés, mais ne peuvent pas se permettre d’acheter des aliments diététiques modernes.

En février dernier, lors du débat au parlement sur le décret, le député socialiste Andras Nemény s’était emporté contre la politique sociale du gouvernement (…) synonyme de misère pour les pauvres et jugé le décret scandaleux.

Le Nepszabadsag rappelle que le gouvernement du conservateur Viktor Orban avait justifié son décret en déclarant que les médicaments des diabétiques coûtaient 30 milliards de forints (100 millions d’euros) et qu’il était inutile de gaspiller l’argent des contribuables pour des gens qui ne coopéraient pas avec leur médecin.

Leur presse (Agence Faut Payer, 23 avril 2012)

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[Révolution tunisienne] « Les jeunes et les citoyens du bassin minier ne seront jamais utilisés comme des pions. Ils défendront bec et ongles leurs droits longtemps spoliés par les différentes autorités »

En sit-in depuis plus d’une semaine devant le ministère de la Formation Professionnelle et de l’Emploi : Les chômeurs du bassin minier ne lâchent pas prise

Les résultats du concours de la Compagnie des Phosphates de Gafsa (CPG) défrayent toujours la chronique chez les jeunes chômeurs et les familles du bassin minier.

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Insatisfaits, les natifs de Md’hilla et d’Om Larayes se sont déplacés à la capitale pour protester contre leur exclusion du deuxième concours. C’est devant le ministère de la Formation Professionnelles et de l’Emploi qu’ils campent depuis plus d’une semaine. « Nous sommes venus pour revendiquer notre droit au travail. À une vie digne, et nous ne comptons pas rentrer au bassin minier sans avoir gain de cause », annoncent-ils d’un ton très ferme.

Samedi, 21 avril. Plus d’une semaine s’est déjà écoulé depuis l’annonce des résultats du concours de recrutement des techniciens et des agents à la CPG aussi bien à Om Larayes qu’à Md’hilla. En ce même jour, toute la ville de Redeyef attend avec impatience et très prudemment cette date, où le sort professionnel de plusieurs jeunes chômeurs sera déterminé. Certes, les résultats du concours ne feront pas l’objet d’un accord de tous les citoyens. C’est ce qui s’est passé dans les villes de M’dhilla et d’Om Larayes. Insatisfaits des méthodes et des critères adoptés par le ministère de la Formation Professionnelle et de l’Emploi pour recruter les jeunes, plusieurs natifs de ces villes observent un sit-in devant son siège sis au boulevard Ouled Haffouz. Jeunes, hommes et femmes, toutes tranches d’âge confondues, les sit-inners ne cachent pas leur mécontentement des résultats du concours où, « l’on a exclu plusieurs cas sociaux et jeunes en quête de travail et surtout d’équité sociale », protestent-ils.

Critères adoptés

« Il faut dire que les critères adoptés lors du deuxième concours et qui se veulent transparents et judicieux ne sont pas logiques », critiquent les sit-inners. « Et pour preuve, plusieurs cas sociaux qui ont réussi au premier concours ont été exclus la deuxième fois », ajoutent-ils tout en se demandant sur quelle base le ministère a arrêté les conditions sociales.

Par ailleurs, les sit-inners considèrent que « d’autres facteurs de choix ne sont pas logiques ni même réalistes ». « Ceux qui ont établi les critères écartent les simples ouvriers bénéficiant d’une couverture sociale », expliquent-ils tout en ajoutant : « c’est notre droit de postuler pour un poste de travail stable. Pourquoi nous sanctionnent-ils ainsi ? », s’interrogent les protestataires. Et d’enchaîner : « nous avons quand même le droit à la couverture sociale même si nous travaillons dans un poste précaire ou pour une courte durée ». « Cela ne doit être en aucun cas un facteur d’exclusion », attirent-ils l’attention.

Toujours dans le même contexte, d’autres jeunes considèrent que le gouvernement provisoire et plus particulièrement le ministère de la Formation Professionnelle et de l’Emploi n’ont pas bien étudié les critères de recrutement. « Je ne comprends pas pourquoi j’étais écarté du concours alors que mon CV est riche », s’interroge un jeune sit-inner. « Je suis titulaire d’un diplôme de formation en électromécanique et j’ai mon permis de conduire. Il n’y a pas de raison de m’exclure de ce travail alors que j’ai réussi le premier concours », critique-t-il d’un ton très ferme.

Détermination

Solidaires, les sit-inners essayent de faire passer un message au gouvernement provisoire ainsi qu’à leurs concitoyens à Md’hilla et à Om Larayes. « Nous tenons à rappeler que nous ne sommes pas contre nos concitoyens qui ont réussi au dernier concours », précisent les protestataires tout en demandant de « les ajouter à la liste des admis ». Ils ont par ailleurs annoncé très fermement que « les richesses du bassin minier doivent être désormais, investies dans le bassin longtemps marginalisé ». « Les jeunes et les citoyens de la région ne seront jamais utilisés comme des pions. Ils défendront bec et ongles leurs droits longtemps spoliés par les différentes autorités », se mettent-ils d’accord.

Il est clair que la question de recrutement des jeunes dans la CPG ne sera pas résolue facilement. Pour éviter ces problèmes, le gouvernement provisoire devrait adopter l’approche participative en impliquant tous les concernés dans ce processus.

Publié par des ennemis de la révolution (Sana Farhat, letemps.com.tn, 22 avril 2012)


Situation d’appréhension à Redeyef après l’annonce des résultats du concours de la CPG

La ville de Redeyef dans le gouvernorat de Gafsa vit  en état d’appréhension du pire après l’annonce il y a quelques instants, ce samedi 21 avril 2012 des résultats du concours de la Compagnie des Phosphates de Gafsa – CPG), a appris  de sources concordantes.

Les mêmes sources ont indiqué que la Garde nationale et la Police se sont retirées de la ville alors que l’armée a pris position devant les endroits sensibles notamment les bâtiments administratifs et les carrefours stratégiques.

Une ambiance de tension est perceptible dans la ville, indiquent ces sources.

Publié par des ennemis de la révolution (Tunisie Numérique, 21 avril 2012)

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[Besançon, 29 avril] Voilà le Resto Trottoir de printemps !

Alors que tout le monde est occupé pendant deux jours sur cinq ans à un unique devoir civique, nous invitons tout le monde à faire bouger sa ville le plus souvent possible : créez vos propres Resto Trottoir dans votre quartier ou votre cour d’immeubles pour créer de la solidarité ; lancez des actions pour informer vos voisin.e.s des mensonges étatiques et des vols de l’élite sur le peuple ; organisez-vous collectivement… et organisons ensemble notre devenir local dans une optique de changement global !

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Attention ce mois-ci, nous serons installés sur les quais Vauban pour laisser la place au vide-grenier de Tambour Battant place Marulaz !

Comme habituellement, n’hésitez pas à venir participer à l’installation des tables, des bancs et de notre propagande (panneaux, décorations et banderoles !, ainsi que les tables de presse et zone de gratuité) à partir de 11h30 sur les quais Vauban.

Si vous voulez participer à la cuisine : rdv rue Battant le samedi dès 11h devant le restaurant indien.

Si vous voulez participez à d’autres ateliers : nous fabriquons un four solaire, avons des projets de cuisine mobile, de sérigraphie, de diffusion du mouvement « Food Not Bombs » dans les quartiers et villes avoisinantes.

Et voilà ! Que vous votiez ou non, agissons ensemble et retrouvons-nous ce dimanche 29 avril ensemble pour un repas et plus si vous le souhaitez…

Les trottant.e.s

Pour nous écrire : mail

Pour voir ce qu’on fait et pourquoi : blog

Le mouvement Food Not Bombs international (issu des Diggers et autres) : en anglais ; en français

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[Qu’est-ce que la démocratie directe ?] « Cette mobilisation politique générale était la condition essentielle, mais aussi bien le principal résultat de la rotation des délégations »

« La règle limitant à deux fois dans la vie la possibilité d’être membre du Conseil signifie que la moitié de ceux qui avaient passé trente ans, c’est-à-dire quelque chose comme un citoyen sur trois, était au moins une fois membre dudit Conseil ; et les trois quarts des conseillers auraient à servir une (unique) nuit et un (unique) jour de leur vie en qualité d’épistatès tôn prytanéôn [président des prytanes]. Un simple calcul conduit à ce résultat stupéfiant : un citoyen athénien (adulte mâle) sur quatre pouvait dire “J’ai été vingt-quatre heures président d’Athènes” — mais aucun d’entre eux ne pouvait se vanter de l’avoir été plus de vingt-quatre heures. »

Morgens H. Hansen, La Démocratie athénienne à l’époque de Démosthène, cité par Fabrice Wolff, Qu’est-ce que la démocratie directe ?

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[Moscou] L’anarchiste Alexei Soutouga a besoin de votre aide

L’anarchiste russe Alexei Soutouga, a été arrêté et placé en détention dans un centre de détention provisoire. Pour le défendre, l’Anarchist Black Cross de Moscou lance l’appel aux dons.

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À Moscou, dans la soirée du mardi 17 avril, a été arrêté un anarchiste, antifasciste et membre de l’ « Action autonome » Alexei Soutouga. Cela s’est produit lors de la collecte des dons en soutien aux prisonniers antifascistes. Presque 24 heures après son arrestation, on a appris qu’Alexei se trouve dans le centre de détention provisoire No. 2, connu sous le nom « Boutyrka ». La police dresse contre lui les mêmes accusations que contre l’antifasciste Alexei Olessinov (celui-ci est en détention depuis plus d’un mois) : être complice dans l’incident survenu au club « Vozdukh », à Moscou. Lors de l’incident du 17 décembre 2011, les gardiens-nationalistes de ce club ont attaqué les visiteurs du club antifascistes, puis les ont accusés pour ces agressions.

Le 17 avril, au centre de Moscou, a eu lieu la collecte de dons pour les antifascistes détenus provisoirement (dans l’attente des résultats de l’enquête pénale en cours) — notamment, Alexei Olessinov et Igor Khartchenko. L’événement a été organisé par un groupe de différents militants et des membres de l’initiative « Aide Directe » (association lutant contre le racisme et pour les droits de l’homme). Dans un endroit préalablement décidé, se sont rencontrés environ 15 personnes, parmi lesquels se trouvait Alexei Soutouga.

Selon les témoignages, environ à 20h30, deux policiers en uniforme se sont rapprochés du groupe. Ils se sont vaguement présentés et ont demandé pourquoi, autour du banc, il y a autant d’ordures. Ensuite, les policiers ont demandé à tous les participants de l’action de présenter leurs papiers. Les participants ont refusé de le faire, après quoi, dans la minute suivante, sont d’abord apparus deux hommes en civil, puis environ 5-6 de leurs collègues.

L’un d’entre eux a présenté ses papiers en murmurant quelque chose comme « Brigade anti-criminalité, les gars » et ordonna : « Prenez celui-ci ! ». Les policiers en uniforme ont obéi à cet homme en civil et ont emmené Alexei en direction de la route.

Tout de suite, toutes les personnes en civil les ont suivis, ne portant plus aucune attention au reste des participants à l’action, alors qu’ils avaient promis d’emmener au commissariat tous ceux qui n’avaient pas leurs papiers. Selon les informations disponibles, parmi les policiers participants à l’arrestation, il y avait le fameux agent du FSB de Moscou Evgeny Platov (le FSB – Service fédéral de sécurité de la Fédération de Russie, NdT), mieux connu sous le nom « Jenia le FSB » (plus d’informations sur lui et ses enquêtes contre les anarchistes de Moscou, en russe).

À noter qu’un groupe d’anarchistes, dont Alexei, a déjà été arrêté une semaine plus tôt par ces mêmes personnes en civil, mais a été libéré sans aucune charge ou accusation.

Pendant presque 24 heures, l’emplacement de Soutouga n’était pas connu de sa famille et ses camarades. Son téléphone ne répondait pas. Ce n’est que dans la soirée du 18 avril, qu’il a été signalé être dans Boutyrka : apparemment, le tribunal de district Basmanny a immédiatement pris la décision de détenir l’antifasciste.

Il est accusé de « hooliganisme » (article 213, Partie 2 du Code pénal). Selon le communiqué du service de presse de la police de Moscou, Alexei Soutouga est impliqué dans la même affaire qu’Alexei Olessinov. À noter que, récemment, a été tenté l’ouverture d’une deuxième affaire pénale contre Olessinnov : le 17 avril, il a eu une confrontation avec un jeune homme. On voulait accuser Olessinov d’avoir attaqué ce jeune homme le 4 décembre 2011, bien que, ce jour-là, Olessinov ait passé toute la journée en écrivant des articles et messages sur Internet. (pour plus d’informations, en russe).

« L’affaire contre l’antifasciste connu Alexei Olessinov dure déjà depuis plusieurs mois et stagne de plus en plus. Apparemment, la police est de plus en plus irritée par la campagne de soutien à Olessinov. S’il y avait réellement des preuves contre Soutouga, la procédure aurait été respectée : d’abord, l’enquête pénale, ensuite, l’arrestation. Or, on observe l’inverse : la personne a été arrêtée et détenue presque pendant 24 heures. Il semble que la police a une très forte imagination », — ainsi un des membres de l’ « Action autonome » commente cette situation.

Pour défendre Soutouga, payer son avocat, l’Anarchist Black Cross de Moscou lance l’appel aux dons. Pour transmettre de l’argent, lisez les instructions (en anglais)

Contacts pour avoir plus d’informations : +7-985-247-23-50 (l’initiative antiraciste « Aide Directe »), +7-985-247-20-65 (le groupe de Moscou de l’ « Action Autonome »)

Plus d’informations sur le cas d’Alexei Olessinov

Sur les autres persécutions des anarchistes et antifascistes à Moscou (en anglais, en russe)

Traduit de l’anglais (Action Autonome), 21 avril 2012

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[Rennes, 25 avril] Boum de soutien à la lutte contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes

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Film « Poor America » (BBC)

Poor America

The BBC examines the decaying economic conditions in the United States and the effect it has had on American citizens.

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With one and a half million American children now homeless, reporter Hilary Andersson meets the school pupils who go hungry in the richest country on Earth. From those living in the storm drains under Las Vegas to the tent cities now springing up around the United States, Panorama finds out how the poor are surviving in America and asks whatever happened to Barack Obama's vision for the country.

The US media is not reporting on issues like this, rather they focus on things like dead rock stars or who won the American Idol competition. In their view, « if it doesn’t get reported, it doesn’t exist. »

Politicians point fingers at each other as the cause of the faltering and dying economy and even blame the millions of homeless, unemployed, and hungry as the culprits, while hack groups like the Heritage Foundation don’t see any problems at all. To them poverty is a myth.

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Montée des luttes ouvrières en Russie

http://avtonom.org/sites/default/files/store/imagecache/thumb/worker_0.jpgSelon les informations publiées par le site Avtonom le 21 avril, le nombre de protestations ouvrières en Russie est le plus haut pour ce premier trimestre 2012 de ces cinq dernières années.

En effet, selon les chiffres du Centre des droits sociaux du travail, il y a eu entre janvier et mars 2012, 61 actions de protestations ouvrières dont 23 grèves en Russie. Pour comparer, on comptait ces dernières années pour la même période 11 protestations ouvrières en 2008, 27 en 2009, 22 en 2010 et 53 en 2011.

Solidarité ouvrière, 21 avril 2012

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[Un toit c’est un droit !] Occupation d’un logement vacant au 11 rue Jean Jaurès (Poitiers)

À l’initiative du collectif de sans-logis et mal-logés de Poitiers et de leurs soutiens, une grande maison bourgeoise laissée à l’abandon depuis plus de 15 ans est désormais occupée au 11 rue Jean Jaurès à Poitiers.

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Le but est de faire de cette grande maison un lieu d’accueil, de logement et d’hébergement autogéré pour des sans-abris et mal-logés.

Des banderoles ont été déployées aux fenêtres.

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De nombreux riverains croisés sur place soutiennent très clairement cette action.

Le soutien est évidemment bienvenu (matos, bouffe, idées, coups de main…).

UN TOIT C’EST UN DROIT !
DES LOGEMENTS POUR TOUS !

Un communiqué des occupants des lieux sera bientôt rendu public.

À suivre !

21 avril 2012

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