[« Opération Ardire » en Italie] Contre le terrorisme médiatique et d’État

Depuis toujours le rôle investi par les médias a été de créer et gérer l’opinion publique. Créer avec attention l’information de masse sur la base de choix précis en ce qui concerne la typologie, les temps et la qualité des nouvelles divulguées.

Non seulement le rôle même de l’appareil médiatique est de filtrer la compréhension de la réalité sociale qui nous entoure, mais le journalisme et la télévision sont aussi partie intégrante de la domination. Ils préparent le terrain avec des alarmismes artificiels pour les opérations militaires et les opérations répressives en générale et en justifient publiquement les opérations.

http://juralib.noblogs.org/files/2012/07/021.jpgEn ce qui concerne cette fonction des médias, l’opération répressive contre les anarchistes appelée « Ardire » (audace) qui a mené pour la matinée du 12 juin à 40 perquisitions, 24 mises en examen et 10 arrestations, dont un ici à Gênes, est exemplaire. L’article de loi est le 270bis : « association subversive à des fins de terrorisme ». En plus de l’habituel, mais non moins pénible et partial mécanisme qui consiste à agiter le monstre en première page, dans ce cas la spectacularisation médiatique des événements a crée une approbation et légitimation de l’opération, cachant la vraie inconsistance de la théorie accusatrice.

Cela ne nous surprend pas que dans un climat social en agitation croissante comme celui que nous vivons, l’État intervienne. Dans une situation qui donne des signes forts que ça peut leur échapper des mains, face à une économie qui n’arrive pas à garder le cap, faite de spéculation et d’erreur de gestion, l’État procède au renforcement de la militarisation du territoire, pour le maintenir dans les rangs de son contrôle et de sa gestion.

Après avoir terrorisé par diverses stratégies, depuis celle de la tension jusqu’à celle de la faim, de celle du chantage à celle de l’humiliation, l’État cherche à orienter la peur et l’insécurité vers tous ceux qui ouvertement, avec rage et détermination, se déclarent contre ce système et se positionnent de façon directe contre la domination.

Lorsque les personnes, suite à la perte de la propre sécurité et de la liberté démocratique, commencent à transformer l’exaspération même en rage, et la propre rage en rébellion, en créant des moments de rupture de l’ordre social à travers l’action directe, le pouvoir serre l’étau répressif farcissant le code pénale et le système pénitentiaire de nouveaux articles fantaisistes de limitation de la liberté et de criminalisation absolue de l’opinion, de la pensée ainsi que de l’action, dans la peur de leur capacité à se reproduire.

Dans cette logique, le pouvoir cherche à fragmenter, catégoriser, isoler, provoquer la guerre entre les pauvres, nous faire taire et nous appauvrir au niveau humain et social, dans les prisons, et dehors comme dans une grande prison à ciel ouvert.

Face à cela nous ne pouvons que réaffirmer notre opposition à ce système pourri qui vacille, dans l’engagement constant de son renversement, loin des logiques de distinction et des prises de distance qui sont utilisées par le pouvoir.

La répression et le terrorisme médiatique ne mettront pas fin aux luttes, de même qu’ils n’arriveront pas à éteindre la solidarité avec ceux qui luttent contre cet ordre des choses.

Notre solidarité va aux perquisitionnés, aux inculpés et aux arrêtés.

LIBERTÉ POUR GABRIEL, MARCO, PEPPE, SERGIO, KATIA, ALESSANDRO, PAOLA, GIULIA, ELISA et STEFANO.

Traduit de l’italien (Fear To Sleep, 26 juin 2012) par Contra Info

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[Collectif Vies Volées] Lettre ouverte au gouvernement

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[Beat On The Brat] Crèche sauvage, mode d’emploi

Crèche clandestine à Marseille : les parents s’expliquent

Ils mettent en cause le manque de structures d’accueil

« Nous ne sommes pas des monstres ! Nous n’aurions jamais laissé nos enfants en danger ». Plusieurs parents ont vivement réagi à notre article d’hier, révélant l’existence d’une crèche clandestine aux Réformés à Marseille (1er). Fermée mercredi par les services de police, qui avaient été alertés par une lettre anonyme, cette structure dirigée par une ancienne infirmière de 60 ans, accueillait 26 enfants de 6 mois à 3 ans dans un appartement du Bd Roosevelt. Tarif : 17 € par jour, versés « au black » à la responsable, aujourd’hui poursuivie pour « travail dissimulé et mise en danger d’autrui ».

Mais pour les parents, Monique, la nounou, ne doit pas être montrée du doigt. « Nos enfants n’étaient pas entassés dans 25 m², les plus petits dormaient dans des lits individuels, dans une chambre à part. Le local comportait aussi une cuisine, une salle d’eau, une cour intérieure. Il y avait 3 personnes pour garder les enfants, et je n’en ai jamais compté plus de 15 en même temps », assure Yan Lovic, qui faisait « pleinement confiance à Monique » pour s’occuper de sa fillette de 2 ans. « Nous ne sommes pas des parents irresponsables. Il y a parmi nous des avocats, des médecins, des artistes. Cette affaire met en lumière de manque de crèches à Marseille », estime cet intermittent du spectacle, qui aurait « refusé de se faire pistonner » pour obtenir une place.

Chez Monique, il a trouvé un mode de garde collectif aux horaires souples (8h-19 h), « le seul adapté à la vie moderne ». Les enfants, assure-t-il, « y étaient parfaitement heureux ». Une crèche d’autant plus « tendance » que certains parents y trouvaient un avantage financier non négligeable : d’après les enquêteurs, plusieurs fraudaient le fisc en déclarant une garde à domicile, bénéficiant ainsi de chèques emplois-services.

La PMI consentante ?

« Mais quelle aurait été leur réaction si un incendie, un accident, un problème sanitaire était survenu dans cet appartement ? » tonne Michel Amiel, conseiller général (PS) chargé de la Petite enfance. L’élu rappelle qu’en matière d’accueil des enfants, « les normes d’hygiène, de sécurité, d’encadrement sont très strictes ». Une réglementation que les services de la protection maternelle infantile, qui dépendent du Conseil général, sont chargés de faire respecter.

Or, la PMI connaissait l’existence de la crèche clandestine. Depuis 2006 d’après certaines informations. Ce qui est sûr, c’est qu’il y a 4 ans, l’appartement avait été visité par des inspecteurs. Il avait été proposé à la nounou de créer (légalement cette fois) une micro-crèche. « Mais cette structure se limitant à l’accueil de 8 à 10 enfants, elle nous a répondu qu’elle préférait fermer », raconte Michel Amiel. L’an dernier pourtant, Monique accueillait encore des enfants quand elle a reçu une 2e visite de la PMI, suite, semble-t-il, à un problème avec un enfant.

Comment se fait-il que la crèche sauvage n’ait pas été fermée ? « Ce n’est pas normal. Une enquête interne a été ouverte pour comprendre ce qui s’est passé », reconnaît Michel Amiel. Mais pour l’élu à la Petite enfance, il est fort possible que d’autres structures de ce type fonctionnent en toute impunité. « La PMI n’est pas une police. Sauf dénonciation, on ne peut contrôler que les crèches qui sont déclarées comme telles ».

« Une aubaine »

« La solution proposée au cours Franklin Roosevelt est une véritable aubaine », estiment les parents dans un communiqué. « Ce lieu était connu des services de la PMI, qui avaient évoqué la possibilité de transformer le lieu en une structure officielle. Il était aussi connu des services de l’enfance de la Ville ». Malgré ce, « aucune interdiction d’ouverture n’avait été délivrée », observent-ils, estimant avoir été livrés à eux-mêmes face à la défaillance des services compétents.

« Nombre d’entre nous ont tenté sans succès d’inscrire son enfant dans une crèche municipale et/ou associative », où les délais d’attente « dépassent les deux années ». « Nous n’avons aucune autre solution que d’avoir recours à des systèmes alternatifs », plaident les parents, qui se disent par ailleurs « entièrement satisfaits » de ce mode d’accueil et de sa « souplesse de fonctionnement ».

Leur presse (Sophie Manelli et Romain Luongo, LaProvence.com, 30 juin 2012)


Crèche fermée à Marseille : illégale oui mais « par esprit de solidarité »

Jeudi à Marseille, deux femmes, qui gardaient 25 enfants dans un petit F2, ont été placées en garde à vue avant d’être relâchées pour poursuivre l’enquête sur cette « crèche clandestine » qui a été immédiatement fermée.

Pour les autorités, les deux femmes, la gérante de 59 ans (ancienne infirmière) et son employée, s’occupaient des enfants dans des conditions ne respectant pas les règles en matière de sécurité, d’hygiène ou du nombre d’encadrants.

Dans l’appartement, elles avaient installés huit lits et sept transats pour garder entre 15 et 25 enfants dans l’appartement de 50 m², disposant d’une cour intérieure de 30 m². Un rapport du médecin de la PMI est encore attendu, mais aucun cas de maltraitance n’est évoqué à ce stade.

Face à la pénurie de places en crêche…

L’avocat de la gérante de cette crêche illégale, a jugé vendredi qu’on « caricature et diabolise la réalité ». Pour lui c’est un système mis en place par des parents « par esprit de solidarité » face au « problème énorme de garde d’enfants » dans la ville. « Les parents se sont regroupés et une forme de coopérative s’est mise en place », avec trois personnes pour garder les enfants et la présence ponctuelle de parents pour animer des ateliers, a déclaré Me Christophe Pinel.

Pour l’avocat : « Seul le piston permet d’avoir des places en crèche à Marseille »

« Ce système s’est mis en place par esprit de solidarité, camaraderie, car le seul statut qui permet d’avoir des places en crèche à Marseille, c’est le piston », a poursuivi l’avocat. « On ne peut pas dire que toutes les règles aient été rigoureusement appliquées, mais tout s’est fait avec l’agrément des parents, sans aucune maltraitance à l’égard des enfants et aucune économie ne s’est créée là-dessus », a-t-il assuré.

Les parents, parmi lesquels plusieurs intermittents du spectacle, versaient 17 euros par jour, a précisé un père de famille, Yann Loric, dont la fille de 2 ans et demi était gardée depuis juin 2011 dans cette « crèche » qui existait depuis « de nombreuses années ».

« Les autorités étaient au courant. Si elles laissaient faire, c’est parce qu’elles avaient conscience que cette structure ne faisait que pallier le manque criant de crèches dans cette ville », a estimé ce parent.

« On avait conscience que ça flirtait avec l’illégalité, mais ce n’était pas insalubre. Ce qui me révolte, c’est qu’on fasse passer cette dame pour un monstre, les parents pour des gens inconséquents, voire criminels et que toutes les autorités se dédouanent !« , s’est-il insurgé.

Crèche fermée, enquête ouverte

La responsable de 59 ans a été relâchée dans l’attente des résultats de l’enquête, ouverte pour travail dissimulé, mise en danger de la vie d’autrui et escroquerie.

Leur presse (MidiLibre.fr avec l’Agence Faut Payer, 1er juillet 2012)

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La police travaille à Ramallah (Cisjordanie)

Ramallah : heurts lors d’une manifestation

Des jeunes militants palestiniens ont manifesté dimanche à Ramallah, en Cisjordanie, pour protester contre des violences policières lors d’un rassemblement la veille dans cette ville, siège de l’Autorité palestinienne, et de nouvelles échauffourées ont eu lieu.

Plusieurs dizaines de protestataires ont dénoncé « le régime militaire » et réclamé « le retour à la liberté et la dignité nationale », a constaté un correspondant de l’AFP sur place.

Des échauffourées ont éclaté, les forces de sécurité palestiniennes frappant les manifestants à la matraque. Trois de ces derniers ont été évacués et hospitalisés, tandis qu’un certain nombre d’autres étaient interpellés.

Samedi après-midi, quelque 200 jeunes Palestiniens avaient défilé à Ramallah à l’appel des « Palestiniens pour la dignité », une organisation indépendante, pour réclamer l’annulation pure et simple d’une rencontre prévue dimanche entre le président palestinien Mahmoud Abbas et le vice-Premier ministre israélien Shaul Mofaz. Cette entrevue a été finalement reportée sine die en raison notamment du mécontentement populaire.

Leur presse (Europe1.fr avec l’Agence Faut Payer, 1er juillet 2012)

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Allez passer vos vacances au Maroc

Un village marocain rebelle cadenassé et pillé par les forces de l’ordre

Depuis près d’une semaine, le village de Chilhat au nord du Maroc, où s’est installée une entreprise rizicole espagnole avec l’aval du gouvernement, est sous haute tension. Les centaines d’habitants, qui se disent floués par l’entreprise, ont tenté de faire entendre leur voix mais se sont heurtés à une répression féroce.

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Capture d'écran d'une vidéo montrant des manifestants à Chlihat aspergés par un canon à eau

L’entreprise espagnole Rivera del Arroz loue depuis 2007 à l’État marocain une terre agricole de près de 4000 hectares, entourée d’une ceinture de hameaux pauvres, parmi lesquels le village de Chlihat. Jeudi, dans la matinée, les paysans de ce village de 400 habitants sont descendus dans un champ cultivé depuis mi-mai par l’entreprise pour empêcher les tracteurs de labourer la terre, celle-ci étant exploitée, selon eux, au mépris d’un accord avec la communauté locale. Les habitants affirment en effet que, la production intensive de riz provoquant une prolifération de moustiques, ils avaient obtenu de l’entreprise qu’elle épargne cette parcelle voisine de leur hameau. Une parcelle qu’ils souhaitent par ailleurs réserver aux élevages du village.

Sur cette vidéo postée le 15 juillet 2012, plusieurs habitants de Chlihat témoignent après la répression de la manifestation de jeudi.

À 0’32 : « Nous sommes actuellement encerclés. Nous ne pouvons aller nulle part, pas même au marché. Ils débarquent dans nos maisons en forçant les portes, parfois à 2 h, 3 h, ou 4 h du matin. Personne ne peut sortir, même les malades ne peuvent quitter le village pour se faire soigner. »

À 2’58 : « Les institutions de l’État devraient préserver la dignité des citoyens mais aussi leur sécurité. Il se trouve qu’au lieu de cela, leur souci est de servir cette entreprise qui porte atteinte à nos droits. »

Rapidement, des affrontements ont éclaté entre les forces de l’ordre, déployées sur place pour sécuriser le travail de l’entreprise, et les habitants. Selon le ministère de l’Intérieur, les manifestants auraient jeté des pierres en direction des forces de l’ordre, causant plusieurs dizaines de blessés, et auraient tenté de bloquer la circulation sur une route nationale. Les manifestants expliquent quant à eux que les forces de l’ordre, estimées à 1500 hommes, ont usé démesurément de la force, utilisant canons à eau et balles en caoutchouc. L’Association marocaine des droits humains (AMDH), dont des militants se trouvent sur place, fait état d’une centaine de blessées. Elle ajoute par ailleurs que ces derniers jours des policiers ont pénétré de force dans les habitations des villageois et que des commerces ont été saccagés.

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Des douilles de balles en caoutchouc. Les protestataires affirment qu'elles sont périmées (photo envoyée par Saïd Kharraje mardi 19 juin).

Le conflit entre l’entreprise et les paysans n’est pas nouveau. Outre la question de la parcelle qui devait être épargnée par l’entreprise, les paysans affirment avoir obtenu de l’exploitant, lors de négociations effectuées en 2009, la promesse d’embaucher 500 paysans. Pour autant « seulement 12 personnes ont été engagées par l’entreprise, la production de riz étant presque entièrement mécanisée », indique un militant local de l’AMDH.

Vingt-cinq personnes auraient été arrêtées depuis le début du mouvement, toujours selon l’AMDH, parmi lesquels des journalistes et des militants des droits de l’homme. Seize sont toujours en détention. Mercredi, la situation restait très tendue dans le village.

Nous avons tenté de contacter l’entreprise espagnole Rivera del Arroz à plusieurs reprises, mais celle-ci n’a, pour l’heure, pas répondu.

« Le jour de la manifestation, les forces de l’ordre ont tué une vache et brûlé des moissons appartenant à des villageois »

Saïd Kharraz est membre de la section locale de l’Association marocaine des droits humains. Il a effectué des visites de terrain entre jeudi et dimanche et recueilli plusieurs témoignages.

Après la répression de la manifestation de jeudi, il y avait des dizaines de blessés, dont certains dans un état grave. Beaucoup n’ont pas pu être évacués à l’hôpital car les forces de l’ordre encerclant une zone de plusieurs hameaux, ils avaient peur de se faire arrêter. Certains manifestants, dont beaucoup souffraient de fractures, ont tout de même réussi à se réfugier dans des villages voisins où ils ont reçu des soins rudimentaires. Ce jour-là, les forces de l’ordre ont tué une vache et brûlé des moissons appartenant à des villageois. Mais le pire était encore à venir.

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Les villageois se disent flloués par l'entreprise Rivera del Arroz (photo envoyée par Saïd Kharraje mardi 19 juin)

Samedi, vers neuf heures du matin, des policiers sont entrés de force dans des maisons, ont trainé les résidents dans la rue, puis les ont rassemblés sur une place et aspergés avec des canons à eau. Pendant ce temps, d’autres policiers se sont livrés à une véritable razzia sur le village où des objets précieux ont été dérobés, dont des bijoux, mais aussi de la nourriture et des fours (traditionnels) ont été détruits.

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Un jeune de Chlihat montrant sa blessure au niveau de l'épaule (photo envoyée par Saïd Kharraje mardi 19 juin)

« Les jeunes se sont réfugiés dans la forêt et les hameaux environnants pour échapper aux arrestations. »

Nous avons comptabilisé une centaine de blessés, dont un enfant qui a eu l’œil crevé. Deux étudiants ont également rapporté à leurs parents avoir été torturés dans un centre de la gendarmerie afin qu’ils fournissent des informations sur Arriahi Ayachi, un camarade militant des droits de l’homme détenu pour incitation à la désobéissance civile. [Nous avons essayé de recueillir la version des autorités locales mais elles n’ont, pour l’heure, pas répondu.]

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Un jeune blessé à la tête (photo envoyée par Saïd Kharraje mardi 19 juin)

Ces derniers jours, Chlihat ressemble à un village fantôme. Les jeunes se sont réfugiés dans la forêt et les hameaux environnants pour échapper aux arrestations. Les femmes et les personnes âgées qui sont restés refusent de s’adresser aux militants ou à la presse, par crainte de représailles.

« Les choses ont dégénéré après qu’un tracteur a renversé une veille dame qui manifestait »

Jamel (pseudonyme) est un jeune chômeur habitant à Chlihat. Depuis le début des troubles, il se cache, en compagnie d’autres jeunes, dans une forêt proche du village pour échapper aux arrestations.

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Des femmes du village, dont une a été blessée à la jambe par une balle en caoutchouc, témoignent : 17 juin 2012. À 1’38 : « Hier, ils nous ont poursuivi avec des canons à eau jusque dans nos maisons (…). Comme ils nous ont menacé, nous avons passé la nuit dans la forêt (…) Ils rentrent de force dans nos maisons, nous bousculent et bousculent nos enfants. Sans parler des insultes. »

Nous n’avons rien fait de mal. Nos seules « armes » étaient des banderoles et de slogans. Au début, nous nous sommes mis en travers du passage des tracteurs pour les empêcher d’avancer. Un Européen au volant d’un grand tracteur a démarré, renversant une vieille dame. Un enfant a répliqué en lui jetant une pierre. Et de là, tout est parti : les tirs avec des balles caoutchouc, les gaz lacrymogène, le matraquage, les arrestations.

Nous sommes prêts à négocier pour trouver une solution, mais il faut que les violences cessent, que nos femmes puissent être soignées et que nos enfants puissent de nouveau se rendre à l’école.

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Un villagois atteint d'une balle en caoutchouc (photo envoyée par Saïd Kharraje mardi 19 juin)

Leur presse (observers.france24.com, 20 juin 2012)


Rivera del Arroz
Adresse : 148, bd Allal Ben Abdellah – Larache
Téléphone fixe : 0539 91 28 19
Fax : 0539 91 28 19
Activités : Traitement, conditionnement et commercialisation du riz, des dérivés du riz ainsi que les semences certifiées du riz

Vidéos :

Appel à solidarité urgente : Chlihat, à 25 km de Ksar Kabir, une société espagnole, Ribera del Arroz, exploite les terres collectives pour cultiver du riz, les habitants souffrent des moustiques, réclament du travail pour leurs enfants. Face au silence, se soulèvent, occupent les terres. Depuis le 14 juin, les affrontements éclatent entre forces de l’ordre et habitants, le 15 juin, l’armée entre en force, avec bombes lacrymogènes, canon à eau, tir balles caoutchouc, vols, saccages dans les maisons, plusieurs blessés etc.

Paroles des femmes de douar Chlihat, témoignages lors de la caravane de solidarité pour lever le blocus sur le village, mercredi 20 juin 2012

Maroc – Le temps des révoltes paysannes (SlateAfrique, 26 juin 2012)

La révolte Douar Chlihat, Loukos, région Ksar Kebir (Souad Guennoun, Mamfakinch.com, 21 juin 2012)


Larache : Bras de fer entre les habitants d’un douar et une entreprise espagnole

La tension sociale a élu domicile à un douar à Larache. Un conflit y oppose les habitants à une société espagnole, soutenue par le ministère de l’Intérieur, qui exploite 3000 hectares pour la culture du riz.

Ce matin, un calme précaire prévaut dans le douar de Chlihate à Larache. « Les forces de l’ordre commencent à évacuer les lieux et les habitants regagnent, peu à peu, leurs maisons », indique Fathia Yaâcoubi, président de la section locale de l’AMDH. Ce retour à la « normale » intervient après plusieurs jours de tensions. À l’origine, un différend entre les résidents du douar Chlihates et une société espagnole qui loue, depuis dix ans, 3000 hectares des terres du Domaine appartenant à l’État, pour la culture du riz. La compagnie a décidé d’exploiter 180 mètres carrés d’un terrain qu’elle loue et qu’elle avait laissé, jusqu’au 14 mai dernier, à l’usage des habitants du douar.

« D’un commun accord, la compagnie avait laissé 180 mètres carrés de la totalité de la surface hors de toute exploitation : une parcelle qui la sépare du douar et qui profite aux troupeaux de moutons ou de vaches des habitants. En 2011 les résidents du douar et les responsables de la société espagnole ont convenu d’employer des jeunes, issus du douar, au sein de la compagnie et de continuer à garder les 180 m² sans culture », souligne la présidente de la section de l’AMDH à Larache, Mme Yaâcoubi. L’accord a volé en éclat. « Le jeudi 14 mai, l’entreprise espagnole révise sa position initiale et commence à exploiter les 180 m². Ces tracteurs investissent cette surface sous la protection d’éléments des forces auxiliaires, ce qui a déclenché l’ire des habitants », précise Mme Yaâcoubi.

Le ministère de l’Intérieur défend la société espagnole

La décision a provoqué la colère des habitants et de très fortes tensions « marquées notamment par de violents affrontements le vendredi et le samedi, ayant contraint des familles à quitter leurs habitations pour se réfugier dans la forêt ou dans la ville de Larache. Des blessés, il y en a et dans les deux camps. Nous avons relevés, deux cas parmi les éléments des forces auxiliaires. Quant aux manifestants, il est difficile de donner un chiffre exact, sachant que, par crainte d’être arrêtés, ils évitent de se rendre à l’hôpital ou chez des médecins privés », explique Mme Yaâcoubi.  La même attitude a été observée à Khouribga, Imzouren ou encoure Béni Bouayache.

Le ministère de l’Intérieur ne s’est pas contenté de l’envoi d’éléments des forces de l’ordre pour mettre un terme à la contestation des habitants, il a tenu, dans un communiqué publié le dimanche, à condamner ce qu’il qualifie d’« actes de violences auxquels se sont livrés certains manifestants à l’encontre des forces de l’ordre qui assuraient le déroulement normal de l’opération de labour pour la plantation de riz dans la province de Larache ». Et de préciser qu’ « aucune entrave à la liberté de travail et de circulation ne sera tolérée et que les autorités publiques veilleront à la stricte application de la loi et en sanctionneront toute violation ».

En relation avec ces incidents, quatre habitants de Chlihate ont été arrêtés. Le samedi, ils ont été présenté devant un juge, leur procès est prévu demain au tribunal de première instance de Larache.

Leur presse (Mohammed Jaabouk, Yabiladi.com, 18 juin 2012)

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[Millau] Vérité et Justice pour Nabil Mabtoul

Millau. Plusieurs autos incendiées

Huit voitures ont été détruites par le feu dans la nuit de jeudi à vendredi à Millau ; trois, rue du Général-Cossé, une, à proximité de l’hôtel Cévenol, une, sous le pont Lerouge et trois, enfin, dans le quartier de Malhourtet. Selon les secours qui sont intervenus dès le début de la soirée, la partie de cache-cache avec les incendiaires a duré jusqu’au petit matin. Sans faire de blessé fort heureusement.

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À proximité de l’Hôtel Cévenol, un camion-citerne a dû être déplacé.

Une enquête est bien sûr en cours pour retrouver les responsables de ces actes de vandalisme. Ceci étant, impossible de ne pas faire le rapprochement avec les récents événements survenus à Millau et qui ont entraîné la mort, mardi dernier, d’un Villefranchois de 26 ans. Jeudi soir, lors d’un rassemblement organisé sur les lieux mêmes du drame, le père du défunt avait pourtant appelé les manifestants au « calme et à la dignité ».

Presse complice des assassins assermentés (MidiLibre.fr, 30 juin 2012)


Tir mortel sur un fuyard à Millau : le policier mis en examen

Un policier soupçonné d’avoir tué par balle mardi un automobiliste lors d’une course-poursuite à Millau (Aveyron) a été mis en examen hier à Montpellier pour coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner.

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La voiture accidentée de la victime, un jeune homme de 26 ans.

Le brigadier-chef de la BAC (brigade anti criminalité) de Millau qui est suspecté d’avoir tiré et tué un jeune conducteur de 26 ans à Millau (Aveyron) a été mis en examen, hier après-midi, à Montpellier (Hérault) pour coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner. Il a été placé sous contrôle judiciaire avec l’interdiction provisoire d’exercer la fonction de policier et de détenir une arme.

Ce chef de mise en examen, avec la circonstance aggravante de faits commis par « personne dépositaire de l’autorité publique », est une qualification criminelle qui peut conduire son auteur devant une cour d’assises, a-t-on précisé au parquet de Montpellier. Une mise en examen pour homicide involontaire aurait été passible du tribunal correctionnel.

Dans la nuit de mardi à mercredi, le policier bien noté de 37 ans avait ouvert le feu sur Nabil Mabtoul, un jeune homme de 26 ans qui tentait d’échapper à la patrouille lors d’une course-poursuite. L’accident a eu lieu alors que le conducteur avait fait un tête-à-queue à vive allure et que les deux policiers étaient descendus de leur véhicule l’arme au poing. Le conducteur avait alors tenté de s’extraire du « piège » qui se refermait sur lui en renversant le major qui lui intimait l’ordre de sortir de la voiture.

Le policier avait alors ouvert le feu depuis une distance de deux mètres, touchant le conducteur à l’épaule droite aux poumons et à l’aorte. Une blessure importante qui a provoqué une hémorragie fatale.

« De la part du policier, il n’y a pas d’intention de tuer, mais d’arrêter l’action qui mettait en danger son collègue. L’instruction permettra de dire si le tireur était en état de légitime défense, si l’autre policier était réellement menacé par la voiture qui tentait de redémarrer. Aujourd’hui, on peut juste s’interroger sur la nature de la riposte qui, pour l’instant semble disproportionnée à l’attaque puisque le conducteur n’était pas armé », a expliqué Brice Robin, le procureur de la République de Montpellier.

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Les parents de la victime incrédules

Un signalement de trafic de stupéfiant est à l’origine de cette tentative d’interpellation mouvementée. Dans la voiture, les policiers ont récupéré 1,6 kg de résine de cannabis conditionné en savonnette. « Les parents de ce garçon sont étonnés et même incrédules. Cette histoire de trafic de drogue ne ressemble pas du tout au garçon qu’ils connaissent bien et qui vit encore à la maison. Maintenant, nous savons qu’il est mort par balle et non pas après avoir perdu le contrôle de son véhicule comme on a pu le laisser croire au lendemain de cette tragédie. Mais, nous allons tout vérifier » répond Me Michael Corbier l’avocat de la famille qui s’est rendue hier après-midi à l’institut médico-légal de Montpellier pour voir le corps.

Presse complice des assassins assermentés (Christian Goutorbe, LaDepeche.fr, 30 juin 2012)


Millau. 250 personnes rendent hommage à la victime

Hier, en fin d’après midi, près de 250 personnes (180 selon la police) se sont rassemblées pour rendre un dernier hommage à Nabil Mabtoul, ce Villefranchois de 26 ans tué par la balle d’un policier, dans la nuit de lundi à mardi dernier, alors qu’il tentait de se soustraire à un contrôle mené par la brigade anticriminalité (BAC) du commissariat.

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Près de 250 personnes ont défilé, hier soir, à Millau, pour rendre à hommage à Nabil Mabtoul, ce Villefranchois de 26 ans, décédé, mardi. Il a été tué d'une balle tirée par la police.

Millavois et de nombreux proches de la victime, venus de Villefranche-de-Rouergue, ont défilé jusqu’au lieu où le jeune homme est décédé.

Après avoir déposé des fleurs près de la station essence située à proximité du rond-point des Stades, la famille s’est réunie pour exprimer sa peine. Le père de la victime a dressé le portrait d’un garçon normal, qui n’a jamais eu de soucis avec la justice. Pas de haine dans les paroles des proches. Plutôt de la tristesse et un doute. « On espère que la justice fera son travail » a déclaré le cousin de la victime.

Les autorités avaient prévu un fort dispositif de sécurité avec un escadron de gendarmerie envoyé à Millau dans l’après-midi. Mais la manifestation n’a pas connu de débordement, même si l’incompréhension et la révolte se lisaient sur tous les visages.

Presse complice des assassins assermentés (LaDepeche.fr, 29 juin 2012)

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[Association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste] Vérité et justice pour les victimes des tueries de Toulouse et Montauban

Mort de Merah : « Il ne fallait pas qu’il parle » pour le frère d’une victime

Le frère du parachutiste Iman Ibn-Ziaten, tué le 11 mars, s’est interrogé vendredi sur l’action des services secrets se demandant pourquoi Mohamed Merah, pourtant « fiché », a été laissé « sans surveillance » avant les tueries qui ont fait sept morts à Toulouse et Montauban.

« La question » d’une éventuelle responsabilité ou défaillance des services secrets, DGSE et DCRI, « nous hante et nous attendons de la justice que la vérité soit faite sur ces interrogations », a déclaré Atim Ibn-Ziaten à l’AFP.

Selon lui, « on se cache derrière le code de la liberté » pour accepter l’explication qu’avait fournie Mohamed Merah à son retour de voyages en Afghanistan puis au Pakistan et selon laquelle il faisait du tourisme. Or « il avait été interpellé par les Américains en Afghanistan, ils avaient fait une fiche sur lui ».

« Américains et Français travaillent ensemble en Afghanistan, je ne peux pas croire que leurs services secrets n’aient pas travaillé ensemble », a-t-il ajouté.

« Il y a des parts d’ombre. Pourquoi a-t-il été laissé sans surveillance ? », se demande-t-il ajoutant avoir « du mal à croire à une défaillance des services secrets français », DGSE et DCRI.

Atim Ibn-Ziaten souhaite donc que « toutes les déclassifications » des notes de la DCRI sur Mohamed Merah demandées par les juges « se fassent pour savoir la vérité ».

« On le présente comme quelqu’un qui est passé au travers des mailles du filet, ça voudrait dire que les services secrets sont incompétents ? », interroge le frère de la victime qui dit avoir « des difficultés à comprendre le temps qu’ils ont mis à localiser » Mohamed Merah.

Il regrette que le tueur soit « parti avec son secret » et reste convaincu que Mohamed Merah a été tué, lors de l’assaut donné par le Raid, parce qu' »il ne fallait pas qu’il parle ».

Presse terroriste (Agence Faut Payer, 29 juin 2012)


Merah : la Défense refuse la protection juridique aux familles des soldats tués

Le ministère de la Défense a refusé d’accorder le bénéfice de la protection juridique aux familles des soldats tués à Toulouse et à Montauban par Mohamed Merah, ont annoncé mercredi à l’AFP les avocates de la famille de l’un d’eux.

Pour Albert Chennouf, père d’Abel Chennouf, tué par Mohamed Merah le 15 mars à Montauban, « c’est la fin de toute espérance », estiment Me Samia Maktouf et Me Béatrice Dubreuil.

Car selon elles, « aucun des membres de la famille Chennouf n’est en mesure d’assumer par lui-même les frais de justice qu’elle devra inévitablement engager dans le cadre de cette procédure qui s’annonce longue et difficile ». Or « privés de l’aide du ministère, nos clients ne pourront être associés à la recherche de la vérité », ont-elles ajouté. (…)

Presse terroriste (tempsreel.nouvelobs.com, 27 juin 2012)

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La police travaille à Béziers

Béziers. Colère après l’arrestation d’un mineur : « Il a été frappé comme un chien »

« On accepte que nos jeunes soient arrêtés, ce ne sont pas des saints, mais il y a des façons de le faire et ce qui s’est passé hier est inadmissible » : une demi-douzaine de mamans criaient leur révolte, hier, rue Albert-Arnaud, dans le quartier de l’Iranget, devant une barricade de fortune faite de poubelles, à la suite de l’interpellation d’un mineur de 15 ans qui a dégénéré.

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Hier après-midi, les témoins de l'arrestation ont soutenu les parents de l'adolescent.

L’interpellation dérape…

Il est environ 21h30, jeudi soir. La Brigade anticriminalité arrive sur place pour enquêter sur un vol de deux-roues. Il fait encore très chaud, les gamins et les parents prennent l’air au pied des immeubles. Les policiers interpellent un mineur de 15 ans, bien connu de leurs services, et deux autres jeunes. Un attroupement se forme. Des renforts sont appelés.

« Tout se passait calmement, jusqu’à l’arrivée des policiers en uniforme, témoigne Sabrina. Ils ont arrêté deux garçons, on n’a rien dit mais ils s’en sont pris ensuite au fils de Fatima. Tout le monde sait qu’il est malade, qu’il souffre d’hydrocéphalie, a un tuyau dans la tête et que le moindre coup peut lui être fatal. »

Alertés par les cris des jeunes, les adultes s’approchent. « On a vu ce gamin de 15 ans poussé dans une voiture, il hurlait que ses menottes lui faisaient mal, il a commencé à se débattre, les policiers le brutalisaient lui coinçaient la tête entre les fauteuils », continuent les mamans.

Selon elles, les coups de matraque ont commencé à pleuvoir sur la petite foule formée autour des véhicules des forces de l’ordre. « J’ai arraché la matraque des mains d’un policier pour protéger mon petit-fils de 16 ans qui était à terre, j’ai même pris un coup », s’indigne Brigitte. Moise, 14 ans, s’approche, un œil au beurre noir : « J’ai reçu un coup-de-poing mais je ne porterai pas plainte, cela ne sert à rien ».

« On ne frappe pas ainsi des enfants »

Les témoins dénoncent une réponse policière inadaptée à la situation : « On ne les empêche pas de faire leur travail, d’interpeller les voleurs, mais ce n’est pas à eux de faire justice. On ne frappe pas ainsi des enfants, même nous les parents, on n’a pas le droit. »

Fatima et Abdellah, les parents du garçon de 15 ans, reviennent du tribunal. Leur fils a été placé sous contrôle judiciaire et placé en centre éducatif fermé à Nîmes : « Le juge nous a dit que c’était pour éviter qu’il revienne faire le caïd dans le quartier. Mon fils avait le visage enflé, des griffures, mais le docteur qui l’a examiné n’a rien signalé. Je lui ai ramené ses médicaments, il est soigné pour hyperactivité. »

Fatima n’a pas dormi de la nuit : « Je ne laisserai pas passer ça, il a été frappé comme un chien ».

Deux policiers blessés et une voiture dégradée

Le garçon de 15 ans a été présenté devant le parquet, hier après-midi puis renvoyé devant le juge des enfants. Il a été mis en examen pour rébellion et vol et placé en centre éducatif fermé.

C’est le service de vidéo surveillance de la ville de Béziers qui a alerté les policiers de faits suspects à l’Iranget. Sur place, la Bac retrouve une moto qui a été déclarée volée la veille par effraction sur la commune de Villeneuve-lès-Béziers.

« Les policiers ont interpellé le mineur qui était sur la moto. Lorsque les renforts sont arrivés pour embarquer la moto et l’adolescent, ils se sont trouvés face à une quarantaine de jeunes appelés à l’aide par le jeune interpellé », explique le commissaire central Jos.

Les policiers ont été pris à partie. Lors de l’échauffourée, deux fonctionnaires ont été blessés et un véhicule de police a été dégradé à coups de pieds. Les policiers ont réussi à appréhender le principal suspect et deux autres garçons. Les autres jeunes se sont finalement dispersés.

« Le jeune prévenu de 15 ans est multirécidiviste, il a déjà été placé dans des centres éducatifs. On le connaît depuis ses 12 ans. Il fait partie des dix gamins les plus remuants du quartier. La maman surprotège son gamin et est persuadée qu’il y a une conjuration judiciaire et policière contre son fils », précise le commissaire Jos.

Presse multirécidiviste (Annick Koscielniak, MidiLibre.fr, 30 juin 2012)

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[Toulouse] Les cadres de l’Assurance maladie travaillent

Des fiches secrètes sur des salariés de la Sécu

Des salariés de la CPAM ont découvert qu’ils faisaient l’objet d’un fichage confidentiel : pauses-café, trajets, comportement sont recensés par les cadres de leur service. Direction et syndicats ont tenté de régler l’affaire en interne.

Une vingtaine d’employés de l’unité des Délégués de l’Assurance maladie (DAM) de Haute-Garonne ont découvert, il y a plusieurs mois, qu’ils étaient fichés par les cadres du service. Pour certains de ces visiteurs médicaux, les informations consignées remontent à 2008. Aucun d’entre eux n’avait été informé par les managers. En décembre dernier, une indiscrétion révèle le pot-aux-roses.

Certains documents, dont La Dépêche a pris connaissance, révèlent que les fiches renseignent à divers niveaux. En plus d’extraits de conversations orales ou par mail entre salariés et encadrants, l’on y apprend par exemple qu’un salarié « a apporté une boîte de chocolats », ou qu’un autre « annule ses rendez-vous quand son enfant est malade ». Un délégué aurait montré « une attitude désintéressée pendant la réunion technique » ; un de ses collègues serait venu « s’excuser sur le décalage entre son attitude […] et ce qu’il ressentait à ce moment-là ». Les pauses-café de certains salariés sont recensées et apparaissent sous le nom d’« anomalies ». Il y est parfois mentionné des révélations, ou « dénonciations » de la part de collègues. Aucune fiche n’est composée de la même manière. Certaines font une page quand d’autres pèsent une dizaine de feuilles et sont complétées au quotidien. En revanche toutes sont informatisées et disposées sur le serveur interne de la Caisse primaire d’assurance maladie (CPAM).

« On travaille de la meilleure manière possible, et c’est cela que l’on récolte. L’ambiance actuelle est très tendue ; le climat nauséabond. Les managers n’ont pas eu l’impression de faire quelque chose de mal, mais ce sont des techniques de management scandaleuses », dénonce un salarié. En décembre, des syndicats de salariés ont été informés. Depuis, les différentes parties tentent péniblement de régler l’affaire en interne. « Nous avons demandé à ce que le fichage soit stoppé tout de suite et que le contenu des fiches soit révélé individuellement aux personnes concernées. Car elles n’étaient pas au courant et n’avaient aucun moyen de se défendre. D’autant que certaines rubriques n’ont rien à voir avec l’efficience professionnelle. Le salarié est complètement mis sur le gril. Et les éléments mentionnés peuvent peut-être influencer la notation ou l’avancement », argumente Jean-Yves Delagrange, délégué syndical FO à la CPAM. Certains salariés envisagent peut-être de saisir la Commission nationale de l’informatique et des libertés, organisme qui instruit sur plainte et peut enquêter sur le caractère abusif et illégal d’un tel fichage. Sollicitée, la direction de la CPAM de Haute-Garonne a indiqué qu’elle s’exprimerait ultérieurement.

Leur presse (Pauline Croquet, LaDepeche.fr, 30 juin 2012)

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[Vive l’Azawad libre !] La guerre entre le MNLA et l’internationale terroriste est désormais totale

Communiqué du CTEA : Le MNLA toujours debout et en marche

Le MNLA est toujours débout et en marche en dépit de tous ce que nos détracteurs racontent.

Nous condamnons avec la dernière rigueur les exactions sommaires qui ont été commises ces jours-ci par les terroristes du MUJAO-AQMI et certains jeunes de Gao qu’ils ont berné, payé et galvanisé pour tuer.

Pour des raisons stratégiques nous avons quitté la ville de Gao et renforcé toutes nos frontières et les positions que nous contrôlions seuls. Et les grandes villes telles que Gao et Tombouctou sont encerclées par nos combattants, une technique qu’ils connaissent bien et qu’ils avaient utilisé face à l’armée malienne.

Notre retrait de Gao et de Tombouctou était surtout pour éviter à la population civile d’être victime de combats militaires. Ayant un objectif à long terme et le bien-être du peuple, nous avons préféré ne pas participer à un carnage meurtrier dans les villes.

Désormais c’est une guerre qui est ainsi lancée entre le MNLA et les différents groupes terroristes qui sévissent dans cette bande sahélo saharienne depuis une dizaine d’années que les autorités maliennes n’ont jamais combattu alors même qu’elles avaient reçu des financements important de la part de la communauté internationale. Il s’agit là d’une guerre contre les ennemis du monde entier et nous espérons désormais avoir le soutien de ceux qui combattaient déjà le terrorisme.

Le MNLA ne mène cette guerre ni contre l’islam ni contre les Arabes, tout amalgame est à exclure.

Le MNLA poursuit son objectif pour l’indépendance de l’Azawad qu’il voudra laïc et démocratique dans l’intérêt général de tous les Azawadiens qu’ils soient Songhoy, Peulh, Arabes ou Tamacheq (Touaregs).

Fait à Gao, le 30 Juin 2012

Moussa Ag Assarid
Membre du CTEA
Chargé de l’information et de la communication

Toumast Press


La brigade du Colonel Leche Ag Didi détruit un renfort des terroristes

La guerre entre le Mouvement National pour la Libération de l’Azawad et l’internationale terroriste est désormais totale. Plusieurs contacts au sein de l’état-major militaire du MNLA nous ont assuré que la mort du Colonel Bouna Ag Attayoub et celle probable du Colonel Wari seront vengées. Dans la journée d’hier, une brigade sous le commandement du Colonel Leche Ag Didi a détruit un renfort terroriste.

La trahison entourant l’attaque terroriste contre l’unité du Colonel Bouna Ag Attayoub continue de hanter les Azawadiens. Cette pilule a du mal à passer. À situation exceptionnelle, remède exceptionnel. L’état-major militaire du MNLA ne fait pas exception à la règle. Depuis le Jeudi, l’ensemble des unités du MNLA ont reçus pour ordre immédiat d’abandonner leur positionner à l’intérieur du territoire de l’Azawad pour rejoindre des points précis afin de prendre part à des états généraux des forces de défenses de l’Azawad. Les seules brigades dont les positions ont été renforcées sont celles chargées de la sécurisation des frontières avec le Mali, et des autres pays limitrophes.

C’est ainsi que la brigade du Colonel Leche Ag Didi chargé de la sécurisation de la zone couvrant Tessalit a rejoint la région de Gao. Croyant profiter de l’aubaine, les terroristes ont accélérés la venue de renfort des pays du Maghreb. Selon Mossa Ag Attaher, Chargé de Communication du MNLA, des islamistes/terroristes Algériens ont pu rejoindre la ville de Gao à bord d’une cinquantaine de véhicule afin de venir en aide à leurs frères et compagnons d’AQMI et du MUJAO.

Si ces derniers ont rejoint Gao, tous n’ont pas eu cette chance. Hier dans la journée, la brigade du Colonel Leche Ag Didi à intercepter un renfort de terroristes étrangers qui se rendaient à Gao. L’embuscade tendue par cette brigade a eu lieu vers Tarkint, dans la région de Gao. Après des heures de combats violents, la moitié des véhicules des terroristes seront détruit.

Côté humain, nos sources nous certifient qu’aucune victime n’est à reporter dans les rangs du MNLA. Ce qui n’est pas le cas chez les terroristes dont une partie a été tué, et tous les autres, dont la majorité blessée, ont été emprisonné. La nouvelle stratégie du MNLA consistant à donner le minimum d’informations par rapport au mouvement de ses troupes et sa stratégie militaire, Toumast Press essayera autant que possible de ne donner que les informations nécessaires permettant à nos lecteurs de suivre l’évolution de la situation.

Cependant, nous pouvons certifier que ceci n’est que le début de la destruction totale du terrorisme dans l’Azawad. Les états généraux de la défense de l’Azawad approchent de leur fin, et les officiers de l’état-major militaire ce sont dit les 4 vérités les yeux dans les yeux. Ceci laisse présager une meilleure coordination pour bouter de l’Azawad les terroristes Africains et Asiatiques.

Le sanguinaire Mokhtar Belmokhtar qui a reçu en pleine poitrine une roquette du Colonel Bouna Ag Attayoub ne sera pas le seul à connaitre ce sort. Au monde de choisir s’il est prêt à aider l’Azawad à finir rapidement le travail. Mais ce dont nous sommes surs, avec ou sans l’aide international, le MNLA fera le travail.

Par Ikhlou Ag Azzezen – Toumast Press, 30 juin 2012

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[Révolution mondiale] Le Soudan entre dans la danse

Soudan : la révolte gagne du terrain à Khartoum
Les Soudanais manifestent depuis trois semaines contre le régime

Lancées il y a trois semaines par des étudiants, les manifestations contre la vie chère s’intensifient au Soudan. Les protestataires sont à nouveau descendus ce vendredi dans les rues de Khartoum. Ils comptent amplifier le mouvement de contestation samedi à l’occasion du 23e anniversaire du coup d’État du président Omar el-Béchir.

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La révolte soudanaise en marche ? Les manifestations contre les mesures d’austérité prises par le président Omar el-Béchir s’intensifient. « Khartoum, soulève-toi ! » « Le peuple veut changer le régime ! » « À bas le régime », tels sont les slogans scandés par les protestataires. Ces derniers ont prévu de manifester à nouveau samedi à l’occasion du 23e anniversaire du coup d’état conduit par le président Omar el-Béchir. Ils espèrent rassembler davantage de monde pour que la contestation ne s’essouffle pas.

Le mouvement a été lancé le 16 juin par des étudiants qui protestaient contre la hausse des prix des denrées alimentaire et la suppression des subventions sur le carburant. Ces derniers ne sont désormais plus seuls à exprimer leur colère contre le régime en place. Ils ont été rejoints par des membres de la société civile. Les manifestations ont souvent lieu à Khartoum, la capitale soudanaise, et dans d’autres villes du pays. Selon les organisations de défense des droits de l’Homme, près de 10’000 personnes auraient au total participé à la contestation les dix premiers jours à Khartoum.

Malgré l’intervention des forces de l’ordre, les protestataires semblent décider à aller jusqu’au bout. De nombreux manifestants sont à nouveau descendus dans les rues de Khartoum, ce vendredi. Ils se sont rassemblés devant l’une des plus grandes mosquées de la capitale. La manifestation a été dispersée par les forces de police qui ont fait usage de gaz lacrymogène alors que des jeunes leur lançaient des pierres.

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« Ces manifestations sont les plus importantes »

« Nous avons déjà vu des manifestations auparavant, mais je pense que beaucoup s’accorderont pour dire que celles-ci sont les plus importantes », indique une source diplomatique. Elle fait état toutefois du manque d’organisation de la contestation. Pour ce responsable religieux, « la majorité des gens souffrent ». D’après lui, « la plupart des gens veulent le départ du gouvernement mais l’opposition politique est faible et trop effrayée par le régime ». La peur des Soudanais est en train de disparaître, estime, pour sa part, cet avocat militant. D’ailleurs jeudi, plusieurs centaines de ses confrères, vêtus de leur robe noire, sont descendus dans la rue pour défendre « le droit constitutionnel de manifester ».

Le président Omar el-Béchir est quant à lui sorti de son mutisme. Il estime que les manifestants ont été manipulés, affirmant que la mobilisation est loin d’être celle des révolutions arabes. Quoi qu’il en soit, le chef d’État ne dort plus sur ses deux oreilles. L’économie soudanaise s’est effondrée. Le pays a perdu les trois-quarts de ses revenus pétroliers depuis que le Soudan du Sud a pris son indépendance le 9 juillet 2011. Le taux d’inflation a atteint des taux records. La monnaie a chuté. Depuis la scission, le Soudan peine à retrouver ses marques.

Publié par des ennemis de la révolution (Assanatou Baldé, Afrik.com, 29 juin 2012)


Premières images amateurs des affrontements au Soudan ce vendredi

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Des protestataires dressent des barricades dans le quartier d'Ab Nubawi, à Omdourman

Le président soudanais Omar el-Béchir célèbre ce samedi le 23e anniversaire de son accession au pouvoir. Mais depuis douze jours, la révolte gronde dans tout le pays, à cause de la hausse des prix et de l’annonce de nouvelles mesures d’austérité. Les manifestations sont quotidiennes. Ce vendredi, la région de Khartoum a encore été le théâtre de protestations et d’affrontements avec les forces de l’ordre. Voici les premières photos de ces incidents prises à Wad Nubawi, un quartier d’Omdourman, une ville située sur une rive du Nile, en face de la capitale Khartoum.

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Publié par des ennemis de la révolution (observers.france24.com, 29 juin 2012)


La police disperse des manifestants près de Khartoum, au Soudan

La police soudanaise a dispersé vendredi à coup de grenades lacrymogènes des dizaines de manifestants qui s’étaient rassemblés devant l’une des plus grandes mosquées de la capitale, Khartoum, rapporte un journaliste de Reuters.

Les manifestants, qui s’étaient regroupés à l’issue de la grande prière du vendredi, protestaient contre les effets de mesures d’austérité décidées par le gouvernement.

Les forces de police ont encerclé la mosquée Imam Abdel Rahman, connue pour abriter les partisans du principal parti d’opposition, le parti Oumma, dans la ville d’Omdurman, en face de Khartoum. Elles ont fait usage de gaz lacrymogènes alors que des manifestants leur jetaient des pierres.

Plusieurs personnes ont été interpellées, selon des témoins.

« Liberté, paix et justice ! La révolution est le choix du peuple », ont crié de concert un homme coiffé d’un turban blanc et des jeunes en jeans et tee-shirts, avant que les forces de sécurité ne dispersent les manifestants.

Une centaine de personnes ont également manifesté devant une mosquée de Bahri, un quartier du nord de Khartoum. Une troisième manifestation était signalée dans la province du Nord-Kordofan, dans l’ouest du pays, où près de 200 manifestants ont scandé « Non aux prix chers ».

Dans la soirée, deux agents des services des renseignement et de la sécurité ont mené une perquisition au bureau de l’Agence France Presse à Khartoum et arrêté un correspondant travaillant pour l’agence à temps partiel qui avait pris des photos d’une manifestation anti-régime à Omdurman, ville jumelle de Khartoum, a annoncé l’AFP.

Le journaliste a été emmené par les agents et ceux-ci ont indiqué qu’il devrait être libéré dans les deux heures.

Le Soudan, où les prix des denrées alimentaires se sont envolés, est depuis la mi-juin le théâtre de manifestations contre la décision du gouvernement de supprimer les subventions sur les carburants, de réduire les effectifs de la fonction publique et d’augmenter les impôts pour tenter de résorber le déficit budgétaire.

Au départ confinées aux campus universitaires et surtout organisées par les étudiants, les manifestations ont aujourd’hui gagné la capitale.

Publié par des ennemis de la révolution (Reuters, 29 juin 2012)


La contestation au Soudan doit prendre de l’ampleur pour ne pas s’éteindre

Quand un groupe d’hommes de main du gouvernement soudanais s’en sont pris à des manifestants la semaine dernière, ces derniers ont reçu l’aide inattendue de la police, signe que la révolte gagne du terrain, selon un avocat relatant l’incident.

Samedi, le Soudan célèbrera le 23e anniversaire du coup d’État qui a porté Omar el-Béchir au pouvoir. Le pays entrera aussi dans la troisième semaine d’une contestation qui doit prendre de l’ampleur à l’occasion des manifestations prévues vendredi et samedi, sous peine de s’éteindre.

Lancé le 16 juin par des étudiants qui protestaient contre la hausse des prix des denrées alimentaires, le mouvement a profité peu après de l’annonce d’un vaste plan d’austérité comprenant des hausses d’impôts et l’abandon des subventions sur les carburants, dont les prix ont subitement gagné 50% dans un pays déjà touché par une très forte inflation.

Dans de nombreux quartiers de la capitale et plusieurs villes du pays, des petites manifestations sporadiques se sont multipliées. Selon des militants, au moins 10.000 personnes au total ont manifesté pendant les 10 premiers jours du mouvement dans l’agglomération de Khartoum.

Le plus souvent, les manifestations rassemblent 100 à 200 personnes qui brûlent des pneus, lancent des pierres et bloquent la circulation en réclamant une baisse des prix et la chute de M. Béchir, avant d’être violemment dispersés par les forces de l’ordre.

Selon des organisations de défense des droits de l’Homme, les arrestations se multiplient depuis deux semaines.

« Nous avons déjà vu des manifestations auparavant, mais je pense que beaucoup s’accorderont pour dire que celles-ci sont les plus importantes », estime une source diplomatique. Mais « il n’y a vraiment pas la moindre organisation ».

Le président Béchir a estimé que les manifestants étaient manipulés et assuré que le mouvement restait très limité, loin des mobilisations de masse du Printemps arabe.

Première révolution arabe

Parallèlement, les partis politiques d’opposition restent relativement en retrait, conscients du fait qu’il n’y ait pas de « solution rapide » aux défis du Soudan, selon la source diplomatique.

Le Soudan, déjà en quasi-faillite, a perdu des milliards de dollars de recettes pétrolières avec la sécession en juillet 2011 du Soudan du Sud, qui a hérité des trois-quarts des réserves de brut.

« La majorité des gens souffrent », explique un responsable d’Église travaillant auprès de la minorité chrétienne, s’exprimant lui aussi sous couvert d’anonymat. « La plupart des gens veulent le départ du gouvernement », mais l’opposition politique est faible et trop effrayée par le régime.

Selon un avocat militant s’exprimant sous couvert d’anonymat, la peur est en train de disparaître.

Jeudi, plus d’une centaine d’avocats vêtus de leur robe noire se sont rassemblés à Khartoum pour défendre « le droit constitutionnel » de manifester. Fait rare, la police anti-émeute a observé sans réagir.

Contrairement aux membres des forces de sécurité de l’État, nettement mieux payés, les policiers gagnent moins de 300 livres soudanaises (environ 68 dollars) par mois et peinent comme le reste de la population à nourrir leur famille, explique l’avocat.

Et selon lui, l’armée aussi hésite à tirer : « Ils ont des pistolets mais ils ont peur de les utiliser parce qu’alors il y aura des victimes, et qu’une seule victime peut changer toute la situation ».

En 1964, la mort d’un militant étudiant, Ahmed al-Qureshi, avait provoqué la « Révolution d’octobre », par laquelle des dizaines de milliers de manifestants avaient renversé le régime militaire alors en place.

« Nous avons été le premier peuple arabe à faire la révolution. J’espère que nous pourrons dire à nos enfants que nous avons aussi fait celle-ci », ajoute l’avocat.

Publié par des ennemis de la révolution (Ian Timberlake à Khartoum, Agence Faut Payer, 29 juin 2012)

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[Ex-Mali] Comment accommoder le président de la République

Exclusif – Mali : la vidéo du lynchage de Dioncounda Traoré au palais de Koulouba

De nouveaux témoignages et documents éclairent les circonstances de l’agression dont Dioncounda Traoré, le président de la transition, a été la victime le 21 mai dernier. En particulier une vidéo exclusive que Jeune Afrique s’est procurée. Accablant.

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Manifestants au palais présidentiel de Koulouba, le 21 mai 2012.

Et si une commission d’enquête internationale se penchait sur l’agression de Dioncounda Traoré ? La question pourrait être à l’ordre du jour du sommet de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), qui se tient les 28 et 29 juin à Yamoussoukro. Car, à Bamako, l’enquête piétine. Seulement trois inculpations pour « troubles graves à l’ordre public », début juin. Depuis, rien.

Pourtant, plus d’un mois après les faits, plusieurs témoignages et documents — dont la vidéo exclusive que vous pouvez voir ci-dessus —, auxquels J.A. a eu accès, révèlent les secrets de cette agression. Bien plus violente et scandaleuse que l’on aurait pu imaginer. Retour sur cette folle journée du 21 mai.

Combien sont-ils ? Cinq mille, dix mille ? Une marée humaine déferle dans les rues de Bamako, à l’appel de la Coordination des organisations patriotiques du Mali (Copam). La coalition, composée d’associations et de petits partis, soutient le coup d’État militaire qui a renversé Amadou Toumani Touré (ATT) le 21 mars. Surtout, elle rejette la décision de la Cedeao, qui a installé Dioncounda Traoré dans le fauteuil présidentiel pour une année de transition.

Horde

La Copam a donc organisé une « convention nationale » avec un objectif : désigner le chef de la junte, le capitaine Amadou Haya Sanogo, président de la transition. Organisée au Centre international de conférences de Bamako, ladite convention tourne court : les leaders sont absents, et la foule, furieuse, marche sur la place de l’Indépendance, au centre-ville. Lequel des manifestants propose de rallier le palais de Koulouba ? « C’était spontané », assure l’un d’eux. La horde des mécontents passe devant la cité administrative qui borde le fleuve Niger, fait un détour par le 34e bataillon des commandos-parachutistes — ex-siège des Bérets rouges, fidèles à ATT, le président déchu — et gravit la route aux virages en épingle qui mène à Koulouba. Ils brandissent des pancartes hostiles à la Cedeao et à son président, l’Ivoirien Alassane Ouattara. Mais celui qui cristallise les rancœurs, c’est Traoré. « Il peut être président de la Cedeao s’il le veut, mais pas du Mali », hurlent-ils en envahissant le palais.

Les gardes — des Bérets verts de l’armée de terre — ne font rien pour les en empêcher, prenant même la pose avec des admirateurs. Ils ne réagissent pas davantage lorsque quelques audacieux escaladent la façade pour accéder aux coursives, ou qu’un groupe utilise une échelle en guise de bélier pour défoncer les grilles.

Dans le hall, on s’adonne au pillage. À l’étage, un petit groupe s’est lancé à la recherche du président. Sur la coursive, il tombe sur cinq Bérets rouges. On parlemente, avant de s’affronter. Le seul militaire armé n’ose pas faire usage de son fusil. De toute façon, ils sont débordés par la meute.

« Il est dedans ! » crie l’un des assaillants, qui a trouvé le bureau où s’est réfugié le chef de l’État. Ils se poussent, se piétinent, s’invectivent pour avoir le droit de le molester. À coups de poing, de pied et de livre. Deux manifestants tentent de raisonner leurs amis. Ils sont repoussés. Traoré tombe. Deux Bérets marron — la garde nationale — font rempart avec leur corps et lui mettent un casque sur la tête. Vite arraché, il est utilisé pour le frapper. Des renforts tentent de se frayer un chemin à coups de matraque.

Prostré

Le président est transporté dans le fond de la pièce. À ses côtés, l’un de ses collaborateurs, en larmes, qui a lui aussi reçu des coups. Traoré est à terre. Ni son âge (70 ans) ni son statut ne l’ont mis à l’abri. Alors, il se protège la tête. Autour de lui, militaires et manifestants s’affrontent, mais il reste prostré. Ces derniers s’acharnent à nouveau sur lui, lui arrachent ses chaussures et ses vêtements. L’un des assaillants brandit un morceau de chemise. Ils l’ont dénudé. « Il est mort, c’est sûr », exultent-ils. Avant que des renforts viennent exfiltrer le président exsangue. La scène de lynchage a duré une dizaine de minutes.

Informé, Cheick Modibo Diarra, le Premier ministre, se précipite au palais. Après avoir vu le président, il sort s’adresser à une poignée de jeunes, restés dans la cour. « Il pleurait », raconte un témoin. Sur l’honneur bafoué du Mali, sans doute…

Leur presse (Malika Groga-Bada, JeuneAfrique.com, 29 juin 2012)


Vidéo de l’agression du président malien

Le groupe panafricain Jeune Afrique a diffusé aujourd’hui une vidéo de l’agression, le 21 mai, du président malien par intérim Dioncounda Traoré, qui a été frappé jusque dans son bureau par une foule en colère appelant à le tuer, face à des gardes impuissants à le protéger. « Dioncounda est là ! Il est là ! », « Aw y’a faga ! » (« Tuez-le ! », en langue bambara), peut-on entendre parmi ses agresseurs, comprenant beaucoup de jeunes, dans cette vidéo de 5 minutes 44 secondes au total que s’est procurée Jeune Afrique.

Tout est parti le 21 mai d’une manifestation contre le maintien au pouvoir de Dioncounda Traoré: au terme d’un intérim constitutionnel de 40 jours à la suite d’un coup d’Etat militaire le 22 mars, cet homme de 70 ans devait conduire la transition au Mali pour une période d’un an à compter du 22 mai. Des protestataires se rendent à Koulouba, près de Bamako, où est situé le complexe présidentiel abritant ses bureaux.

On les voit casser les grilles d’entrée en se servant notamment d’une échelle comme bélier, certains escaladent les hauts murs blancs alors que dans un des bureaux à l’étage, un militaire évalue la situation, sans faire usage de son arme. Des dizaines de manifestants se dirigent vers un bureau. L’un d’eux aperçoit Dioncounda Traoré, qu’on voit brièvement sur la vidéo, en chemise blanche. La foule le prend à partie, débordant des membres de la Garde nationale dont certains tentent, en vain, de faire barrage de leurs corps entre ses agresseurs et lui.

Il est frappé de coups de poings, de livre, de pied aussi quand on le devine tombé dans la bousculade. Un militaire lui met son casque sur la tête, qui lui est enlevé et utilisé pour le frapper, un autre fait usage de sa matraque, inefficace contre des adversaires plus nombreux et déterminés. Puis c’est une cohue indescriptible.

Selon un journaliste de l’AFP à Bamako, qui a pu visionner dans un cadre privé une autre vidéo de cette attaque, Dioncounda Traoré a été dénudé par ses agresseurs qui l’ont laissé pour mort. Dans son édition de cette semaine, Jeune Afrique fait le même récit, précisant que le lynchage du président a duré une dizaine de minutes et qu’en partant des lieux, des manifestants exultaient en lançant : « Il est mort, c’est sûr ! ».

Depuis le 23 mai, Dioncounda Traoré séjourne en France où il a subi une opération chirurgicale, d’après son entourage.

Leur presse (Agence Faut Payer, 29 juin 2012)

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[Révolution tunisienne] Des nouvelles de Kasserine

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Kasserine : Troubles après le décès de deux recherchés par la justice

Les troubles et les actes de violence ont repris, vendredi aux environs de midi, au croisement de la route conduisant à la cité Ennour, dans le centre-ville de Kasserine. Ces troubles s’étaient déclenchés, jeudi matin, à la suite du décès de deux jeunes dont la mort serait due, selon leurs parents, à leur poursuite par les agents de la sécurité, parce qu’ils étaient recherchés par la justice.

Des affrontements ont éclaté entre les agents de sécurité et des citoyens après l’enterrement des deux jeunes, qui ont mis le feu à des pneus au croisement et lancé des pierres contre les agents de sécurité et tenté d’incendier deux voitures des forces de la sécurité. Les agents de l’ordre ont utilisé des bombes de gaz lacrymogène pour disperser les manifestants.

Les forces de sécurité et l’armée nationales ont renforcé leur présence pour protéger les établissements publics et privés qui ont fermé leurs portes par crainte d’une possible dégradation de la situation.

Publié par des ennemis de la révolution (WMC/TAP, 29 juin 2012)


Tunisie : Violences à Kasserine après la mort de deux personnes

Des habitants de gouvernorat de Kasserine ont protesté, vendredi 29 juin 2012 contre le décès  de deux personnes dans un accident de la circulation lors d’une course poursuite effectuée par des unités de sécurité.

Les protestations ont vite dégénéré se transformant en violences entre des jeunes et les forces de l’ordre. Les agents de l’ordre ont riposté aux jets de pierres par l’usage du gaz lacrymogène.

Les violences ont causé la fermeture de plusieurs commerces et établissements administratifs dans la ville.

Publié par des ennemis de la révolution (TunisieNumerique.com, 29 juin 2012)


La police disperse des jeunes qui tentent d’incendier les postes de police à Kasserine

Les forces de l’ordre de Kasserine ont dû avoir recours au gaz lacrymogène pour disperser un groupe de jeunes qui tentait de mettre le feu à des postes de police de la région. Cette tentative vient  en signe de protestation au décès des jeunes qui avaient perdu le contrôle de leur voiture en s’échappant d’un contrôle de police.

Publié par des ennemis de la révolution (MosaiqueFM.net, 29 juin 2012)


Kasserine : Le local d’Ennahdha attaqué

Le local du mouvement Ennahdha à Kasserine a été envahi et attaqué par un groupe des blessés de la Révolution. Ces derniers ont menacé d’incendier le local.

Les protestataires ont envahi le local du mouvement Ennahdha et ont contesté la nonchalance des responsables régionaux quant à la régularisation de leur situation.

Les protestataires ont également exigé l’examen de leurs dossiers dans un délai ne dépassant pas deux jours et ont menacé d’incendier le local dans le cas contraire, rapporte le Maghreb.

Publié par des ennemis de la révolution (Tuniscope.com, 28 juin 2012)

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[Asturias en el corazón] Des échauffourées lors de l’expulsion d’une famille à Oviedo

Mercredi 27 juin 2012, à Oviedo, le collectif « Stop Deshaucios » [Stop aux expulsions] a tenté d’empêcher l’expulsion d’une famille équatorienne qui ne pouvait plus payer son emprunt-logement à la banque Cajastur. Ce couple et leur fille de cinq mois vivaient là depuis 2004.

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Alors qu’environ 200 personnes étaient rassemblées au pied du bâtiment pour protester contre l’arrivée de la police, dix-sept personnes étaient déjà barricadées dans l’appartement expulsable.

Depuis l’appartement, de l’eau a été jetée par les fenêtres sur les flics qui essayaient de forcer la porte d’entrée du bâtiment. Des échauffourées ont éclaté dans la rue, plusieurs personnes se faisant tabasser par les flics anti-émeute.

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Une vingtaine de personnes ont été arrêtées, et si tout le monde a été relâché par la suite, certaines personnes passeront en procès pour résistance active à l’expulsion…

En Espagne, plus d’un million de personnes sont touchées par l’endettement par l’emprunt-logement qu’elles ne peuvent rembourser. En 2011, il y aurait eu dans le pays plus de 58’000 expulsions locatives…

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Squat!net, 29 juin 2012

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[La liberté ou la mort] Made in China, le lait à l’eau alcaline

Chine : Des centaines de packs de lait rappelés après contamination

Une entreprise chinoise de produits laitiers a rappelé plusieurs centaines de packs de lait parce qu’une erreur mécanique avait contaminé le lot à l’eau alcaline, dernier scandale en date à toucher l’industrie laitière en Chine.

Ce rappel concerne des produits fabriqués par la société Guangming, précisent jeudi les médias chinois.

L’industrie laitière chinoise s’efforce de retrouver la confiance des consommateurs à la suite d’une série d’affaires, dont la plus grave a éclaté en 2008 avec la mort d’au moins six enfants qui avaient bu du lait contaminé à la mélamine. Près de 300.000 autres personnes étaient tombés malades après en avoir consommé.

Presse empoisonneuse (Reuters via 20Minutes.fr, 28 juin 2012)

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Des locaux de Microsoft en Grèce visés par un attentat (2)

Un groupe revendique l’attentat contre Microsoft à Athènes

Une organisation d’extrême gauche, le Front révolutionnaire international, a revendiqué vendredi l’incendie volontaire du siège de Microsoft il y a deux jours à Athènes.

Des hommes armés et cagoulés ont précipité mercredi une camionnette transportant des bonbonnes de gaz à l’intérieur du bâtiment et mis le feu au véhicule, provoquant des dégâts matériels sans faire de blessés.

Dans un communiqué publié sur internet, le Front révolutionnaire international affirme que cette attaque contre Microsoft était destinée à porter un coup au système capitaliste.

« Nous avons choisi ce bâtiment parce que Microsoft est l’une des entreprises les plus puissantes du secteur informatique (…) qui porte maintenant le capitalisme sur ses épaules », précise le communiqué.

Le groupe ajoute que cette action était un geste de soutien aux militants anarchistes arrêtés en Grèce et en Italie et fait référence à Theodore Kaczynski, surnommé « Unabomber », l’auteur d’une série d’attentats aux colis piégés entre 1978 et 1995 aux États-Unis.

« Nous prenons cette revendication au sérieux et nous enquêtons sur son authenticité », a déclaré un policier qui souhaité garder l’anonymat.

Le Front révolutionnaire international s’est fait connaître pour la première fois l’an dernier, avec une série d’incendies volontaires contre les véhicules personnels de policiers et un établissement de la chaîne McDonald’s.

Les incendies criminels visant des banques, des entreprises étrangères et des représentants politiques se sont multipliés au cours des dernières années en Grèce, alors que le pays s’enfonçait dans la crise économique.

Presse terroriste (Reuters, 29 juin 2012)


Microsoft-Grèce : revendication anarchiste

Une organisation anarchiste inconnue a revendiqué vendredi l’attentat commis mercredi contre les locaux de Microsoft à Athènes par des assaillants qui ont fait exploser une camionnette avec des bonbonnes de gaz, causant d’importants dégâts.

Le groupe, qui affirme s’appeler « Attitude différente pour la prolifération du terrorisme révolutionnaire », a indiqué avoir utilisé 150 litres d’essence lors de l’attaque qui a endommagé le rez-de-chaussée du bâtiment sans faire de blessés.

« L’immeuble de Microsoft a été choisi parce qu’il s’agit de l’une des entreprises les plus puissantes dans le domaine de l’informatique », a ajouté ce groupe dans un texte posté sur le site de gauche indymedia.org. « Toute entreprise qui fait partie du complexe techno-industriel est une cible pour nous (…) l’anarchie est pour nous un mode de vie », affirme le message.

Selon la police, deux ou trois inconnus cagoulés à bord d’une camionnette volée ont forcé mercredi à 03H45 locales (00H45 GMT) l’entrée des locaux de Microsoft avant de sortir du véhicule, d’immobiliser les deux agents de sécurité du bâtiment et de mettre le feu à la camionnette remplie de bonbonnes de gaz. L’incendie a endommagé l’entrée et le rez-de-chaussée du bâtiment de Microsoft, situé à Maroussi, dans la banlieue nord d’Athènes. Les assaillants ont réussi à s’enfuir.

Presse terroriste (Europe1.fr avec l’Agence Faut Payer, 29 juin 2012)

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[Marche-en-Famenne, Belgique] Beau comme un chantier de prison qui saute

Marche (Belgique) : Des bombes sur le chantier de la future prison

La stupeur et la crainte ! Ce sont les deux sentiments qui ont habité le personnel de l’entreprise Valens-Duchene après la découverte de cinq bombes artisanales à l’ouverture du chantier sur le site de la construction de la prison à Marche-en-Famenne. Elles se présentaient sous forme de bouteilles apparemment remplies d’essence et reliées entre elles. Elles étaient raccordées à un dispositif de mise à feu à retardement.

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C’est vers 7h lundi matin que, sur le chantier de la prison de Marche-en-Famenne, un objet suspect a été repéré par un ouvrier qui montait sur sa grue. Il s’agit d’un engin de type artisanal, et de type mise à feu avec un dispositif à retardement.

« C’est effectivement un des grutiers qui a repéré quelque chose d’anormal en montant dans sa cabine pour reprendre le matin. Il a découvert une installation artisanale placée dans la couronne de sa grue sous sa cabine. Ceux qui les ont placées sont donc carrément montés en haut de la grue, vraisemblablement de nuit. Il fallait être vraiment motivé et très organisé, témoigne l’un des ouvriers du chantier. Nous n’avons en tous les cas jamais fait l’objet de la moindre menace avant cette découverte. Cependant, si ces mécanismes avaient explosé, cela aurait pu faire du dégât et consumer les cabines des grutiers. Imaginez qu’ils aient été en plein travail. On en a retrouvé quatre autres. Deux des engins commençaient d’ailleurs à se consumer. On a repris le travail, mais les consignes de sécurité seront renforcées et chaque ouvrier devra se tenir vigilant avant chaque utilisation du matériel. »

Vers un acte de sabotage

« Installés près du coffret électrique, ces indices montreraient le souhait de dégradation de matériel et de sabotage, sans volonté d’atteinte aux personnes, expliquait hier après-midi la Procureur du Roi Élisabeth Dessoy, descendue sur les lieux.

Quatre autres grues ont été équipées du même type de matériel : « Mais la visite des lieux ne nous a pas permis de déceler d’autres éléments. Après avoir dressé un périmètre de sécurité, nous avons constaté qu’il n’y avait plus de danger et nous étions rassurés. C’est maintenant la procédure normale qui joue. Nous avons fait appel au SEDEE de l’Armée (Service d’enlèvement et de destruction d’engins explosifs) qui doit établir son rapport et évaluer la dangerosité du dispositif. À l’heure actuelle, on peut dire que l’enquête peut aller dans tous les sens. La prison a peut-être été visée comme symbole de la justice… La piste d’un litige liée au chantier avec un différend employeur/employé a été écartée. »

La piste d’un mouvement d’opposants à la construction de la prison est privilégiée par le député-bourgmestre de Marche-en-Famenne André Bouchat.

Publié par des amis des matons (L’Avenir, 26 juin 2012)


Marche-en-Famenne : une nouvelle bombe déposée

Une sixième bombe artisanale, retrouvée mardi en début de journée sur le chantier de la future prison de Marche-en-Famenne, a été déposée entre lundi et mardi, a indiqué mardi après-midi la procureur du roi de Marche-en-Famenne, Élisabeth Dessoy.

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Cet engin explosif, confectionné à nouveau à l’aide de bouteilles, et de type similaire à cinq autres déjà découverts sur le site lundi matin, se trouvait en hauteur près du mécanisme d’une grue de chantier. Une bombe artisanale avait déjà été découverte sur cette même grue lundi. « Il ne s’agit donc pas d’un engin qui n’a pas été retrouvé lundi lors de la fouille du chantier », a relevé la procureur du roi. Sur base de cet élément, il est donc établi que quelqu’un a réussi à nouveau à s’introduire sur le chantier pour venir y poser un engin artisanal. Mardi en fin d’après-midi, aucune instruction n’avait été ouverte même si cette possibilité n’est pas exclue par le parquet.

Par ailleurs, la procureur du roi précise que les premiers résultats des diverses analyses effectuées sur les engins explosifs, par le service de déminage d’Heverlee, ne seront pas connus avant la fin de cette semaine. Ces analyses doivent permettre de connaître la dangerosité des bombes artisanales et leur mécanisme. Les autorités judiciaires n’ont eu connaissance de quelconques revendications.

Publié par des amis des matons (RTL.be, 26 juin 2012)

Brèves du désordre, 28 juin 2012


Marche-en-Famenne : des engins explosifs sur le chantier de la prison

La procureur du roi de Marche-en-Famenne Élisabeth Dessoy a indiqué qu’un dossier était à l’information au parquet à la suite de la découverte lundi matin de cinq engins, pouvant s’apparenter à des bombes artisanales, sur des grues sur le chantier de la future prison de Marche-en-Famenne. À ce stade, la mise du dossier à l’instruction n’a pas été jugée nécessaire.

« Des devoirs d’enquête vont être dirigés afin de vérifier si des engins de la sorte ont déjà retrouvés ailleurs, les engins vont aussi être analysés afin de déterminer quelle aurait été la conséquence en cas d’explosion, ou encore si ceux-ci auraient pu être actionnés à distance ou bien si l’explosion aurait été provoquée lors de la mise en marche des grues », a confié la procureur du roi.

Les « bombes artisanales », confectionnées à l’aide de bouteilles, ont été trouvées près des boîtiers électriques. L’hypothèse privilégiée à ce stade par le député-bourgmestre de Marche-en-Famenne André Bouchat, est celle d’un mouvement anti-prison. La construction de cette future prison n’a toutefois pas engendré de protestations. Les autorités judiciaires n’ont, elles, jamais eu non plus connaissance de quelconques revendications.

« La prison a peut-être été visée comme symbole de la justice », ajoute la procureur Dessoy. La piste d’un litige liée au chantier avec un différend employeur/employé a aussi déjà été écartée.

Publié par des amis des matons (Belga, 25 juin 2012)

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[Toulouse] Rendu du procès du CREA – Chantier festif pour cet été, du 20 au 29 juillet

« Bas les pattes de mon bât ! »

Rendu du procès pour l’expulsion du Centre Social Autogéré de Toulouse : un mois de délai…

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Les gouvernements se succèdent mais rien ne change. À Toulouse comme ailleurs, l’État continue de gérer les misères et joue avec nos vies. Sa justice prononce un mois de délai avant d’expulser la quarantaine de personnes dont des familles avec enfants, de notre lieu de vie.

Pas d’étonnement de notre part, juste la confirmation du mépris et du cynisme des dirigeant-e-s et de leurs institutions pour celles et ceux d’entre nous qui avaient encore des doutes. L’État, c’est la guerre aux pauvres.

Et on a tellement peur qu’aujourd’hui on fait un basket et on mange des glaces avec les gosses dans la piscine gonflable.

À présent, on va se concentrer sur ce qu’on sait faire de mieux, nous organiser entre nous, entre pauvres, galérien-ne-s, révolté-e-s… pour défendre ce lieu, pour en ouvrir d’autres, pour étendre notre résistance par de nouvelles rencontres, contre toutes les expulsions.

Contre celles annoncées des campements de l’île du Ramier, de Sloli à Bonnefoy, du 66 avenue d’Italie, du hameau de La Paz à L’Isle Bouzon

En construisant la solidarité et les liens avec d’autres mouvements dans d’autres villes : les mal-logés enragés à Paris, le collectif Urgence Précarité à Nantes, les habitant-e-s de l’internat occupé de Dijon, la Patate Chaude à Grenoble et tous les collectifs qui réquisitionnent à Tours, Rouen, Saint-Denis, Bordeaux, Lyon…

Pas moyen qu’on bouge de là, on reste chez nous, on continue à vivre et à lutter, là.

Dans cet esprit, on invite toutes celles et ceux qui le souhaitent au chantier festif du Centre Social Autogéré du 20 au 29 juillet.

Réquisition, entraide, autogestion !
Tout pour tou-te-s, Pouvoir au peuple !

Communiqué du CREA, 29 juin 2012

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[Vive l’Azawad libre !] « Avec ou sans l’aide de la communauté internationale, le MNLA combattra jusqu’au bout les ennemis de l’Azawad et n’abandonnera jamais le combat qu’il a entrepris de mener pour la liberté du peuple de l’Azawad »

Communiqué du CTEA : Retour sur les affrontements de Gao

Tout d’abord, le Mouvement National de l’Azawad (MNLA) et le Conseil Transitoire de l’État de l’Azawad (CTEA) présentent leurs condoléances aux familles des martyres de l’Azawad qui sont tombés sur le champ de l’honneur.

Après les évènements malheureux du mercredi 27 juin 2012 à Gao, c’est le temps des bilans et des organisations stratégiques. Le MNLA déplore 4 morts parmi ses combattants et environ 10 blessés mais la plus lourde perte est bel et bien du côté des terroristes d’AQMI et du MUJAO. Nous avons appris plusieurs dizaines de morts dont le n°1 d’AQMI Moktar Belmoktar et de nombreux blessés terroristes d’AQMI-MUJAO. Il y a eu également, malheureusement, des victimes civiles lors de ces combats de ces dernieres journées.

Le MNLA est plus que jamais déterminé à aller jusqu’au bout de son objectif : l’indépendance de l’Azawad avec toute sa diversité quelque soit les obstacles qui sont mis sur ce chemin. Cette lutte prendra le temps qu’il faut, le prix qu’il faut mais aboutira un jour c’est la seule solution durable et définitive au conflit qui oppose l’Azawad au Mali.

Nous lançons un vibrant appel à la communauté internationale pour qu’elle nous aide à lutter contre les groupes terroristes. La mort du chef d’AQMI mercredi 27 juin est une preuve de notre volonté et notre détermination à lutter contre le terrorisme.

Fait à Gao, le 29 juin 2012

Moussa Ag Assarid
Membre du CTEA
Chargé de l’information et de la communication

Toumast Press


Le terroriste Belmokhtar, Numéro 1 d’AQMI au Sahel, tué par le MNLA à Gao

Le réseau international du terrorisme est en deuil. La terrible bataille de Gao qui a vu la mort de 4 grands combattants du MNLA, a été lourde en pertes humaines et matérielles pour l’axe du mal. Mokhtar Belmokhtar, numéro 1 d’AQMI au Sahel et un autre dirigeant d’AQMI avec plus d’une vingtaine de terroristes ont été tués par l’unité du Colonel feu Bouna Ag Attayoub dont la bravoure est inégalée.

Comme annoncée dans notre précédente édition, l’axe du mal composé du Mali, du Niger, de l’Algérie, et du Qatar a tout fait pour déstabiliser la jeune république de l’Azawad. C’est ainsi que le quotidien Français le Canard Enchaîné annonçât il y a un mois le financement d’AQMI et d’Ansar Adine par l’émir du Qatar qui avait prévenu à l’occasion la France et son ancien président Nicolas Sarkozy. L’Algérie quant à elle, elle a toujours été présente dans l’Azawad grâce à Al Qaeda au Maghreb Islamique (AQMI), un démembrement de son DRS. Depuis la semaine passée, au moins deux officiers supérieurs de l’armée Algérienne sont présent à Gao afin d’encadrer et d’instruire les terroristes du MUJAO afin de préparer leur attaques contre le MNLA.

Oui, vous avez bien entendu, au moins deux officiers supérieurs Algériens étaient à Gao pour encadrer les terroristes du MUJAO qui sont supposés avoir commis plusieurs attentats en Algérie, et qui sont surtout supposer détenir toujours en captivité les 7 diplomates Algérien enlevé à Gao en Avril dernier. Nul n’est besoin n’est de s’attarder sur les plans du Mali et du Niger (plus une partie de la CEDEAO). Mais tous ces plans machiavéliques concoctés par l’axe du mal n’ont pas pu venir à bout du MNLA qui continuera de se défendre avec le même courage et la dignité qu’a démontré l’unité du Colonel feu Bouna Ag Attayoub.

Cette unité d’une vingtaine de personne a combattu et mis en déroute pendant près d’une heure des terroristes du MUJAO (Mouvement pour l’Unicité et le Jihad en Afrique de l’Ouest) et de Boko Haram (terroristes Nigériens et Nigérians). La bravoure et la dignité des combattants du MNLA fut encore plus éclatante lorsqu’ils se sont imposés avec brio contre le renfort terroriste d’AQMI puissamment armé et dirigé par Mokhtar Belmokhtar en personne.

Après d’âpre combat, plusieurs sources nous confirmerons la mort de Belmokhtar, numéro 1 d’AQMI au Sahel. Un combattant de l’unité du Colonel feu Bouna Ag Attayoub, nous dira qu’il le voyait combattre lorsqu’une « rafale l’a eu en pleine poitrine ». En plus de ce terroriste, plus d’une vingtaine d’autres d’AQMI, du MUJAO, et de Boko Haram ont été tués. Parmi eux, un autre cadre d’AQMI. Une source à Gao nous confirmera qu’il y a deux corps d’AQMI dans la morgue de Gao. L’un d’entre eux est celui de Belmokhtar, et l’autre est celui d’un terroriste Mauritanien.

Pour mémoire, Belmokhtar est ce terroriste Algérien de 40 ans, qui a rejoint l’Afghanistan à l’âge de 19 ans. Quelques années plus tard, il retournera en Algérie pour devenir l’un des chefs du GIA (Groupe Islamique Armée), ensuite du GSPC (Groupe Salafiste pour la Prédication et le Combat) qui deviendra AQMI en 2007.

Ce terroriste vient d’être tué par une petite unité du MNLA au courage démesuré, alors qu’il n’avait pas pu être mis hors d’état de nuire pendant une vingtaine d’année, par les Américains (en Afghanistan), les Algériens, les Maliens (qui n’ont jamais tiré une seule balle contre AQMI), et l’ensemble des organisations anti-terroristes par qui il était recherché.

Par Alghatek Ag Emasseye
Toumast Press, 28 juin 2012


Affrontements terribles à Gao entre le MNLA et les terroristes supportés par l’axe du mal

Le Mercredi 27 Juin 2012, restera dans l’histoire de la jeune république de l’Azawad comme étant le plus sombre. Sombre d’abord et surtout de par les pertes au sein du MNLA, mais aussi sombre de par la force des terroristes, sombre de par la violence des combats, sombre de par les trahisons contre le MNLA, et enfin sombre de par le choix des leaders Touareg d’Ansar Adine d’empêcher aux Touareg de cette organisation de venir en aide au MNLA.

Tout a commencé comme beaucoup d’entre nous l’avait prédit depuis la prise du camp Amashash de Tessalit. Tout est né d’un plan très bien structuré à Bamako, Niamey, Alger, et Doha. Pendant que les leaders aussi bien politiques que militaires du MNLA péchaient par leur naïveté et leur laisser-aller, les forces du mal ne dormaient pas et continuaient de mettre en place les derniers détails de leurs plans machiavéliques. Mais l’heure n’est pas aux accusations, l’heure est à l’unité fraternelle. L’heure est à l’union sacrée pour permettre à David (MNLA) et de battre Goliath (le réseau international du terrorisme et de l’islamisme, celui de la haine de nos voisins Maliens).

Depuis plusieurs mois, le Mali mettait en place son plan de déstabilisation du MNLA. Ce plan passait en premier lieu par les anciens membres du Gandakoy et leurs proches de Gao. Au même moment, l’Algérie continuait sa lutte féroce contre l’Azawad à travers AQMI et Ansar Adine. Ansar Adine et dans une certaine proportion l’AQMI bénéficiait des largesses financières, et technologiques du Qatar. Une fois leurs plans ficelés, cet axe du mal est passé à l’action.

Pour mettre le feu aux poudres cet axe du mal organisât et perpétrât ce Lundi la mort d’Idrissa Oumarou Maïga, un enseignant d’une cinquantaine. Aussitôt cet enseignant d’une cinquantaine d’année assassinée, l’axe du mal accusera le MNLA d’avoir commis le crime pour je cite « voler la moto » de feu Maïga, une vielle mobylette qui il faut le rappeler. Nul besoin n’est de confirmer que le MNLA n’a absolument rien à avoir à ce crime, car la vente d’une seule de ses milliers de voitures aurait rapporté une valeur supérieure à celle d’une centaine de mobylette comme celle de feu Maïga.

L’axe du mal est alors passé à la seconde étape consistant à pousser la population de Gao, déjà infiltrée par le Gandakoy, à manifester contre le MNLA. Lors de la manifestation, l’axe du mal tapis fera tout son possible pour pousser le MNLA à tirer sur la foule qui était encadrée par le MUJAO et Boko Haram. Le professionnalisme du MNLA a permis de disperser la foule sans des dégâts importants du côté de la population civile.

N’ayant pas réussi son objectif la vieille, l’axe du mal continuera de manipuler la population en la poussant encore à manifester le Mercredi. Toujours encadrée par les terroristes du MUJAO et de Boko Hara, la population de Gao manifestera cette fois-ci avec les drapeaux du MNLA et le drapeau noir d’AQMI. Pire encore, les manifestants et les terroristes du MUJAO-Boko Haram outrepasseront un barrage de sécurité du MNLA protégeant la présidence de l’Azawad.

C’est à ce moment précis que la population civile s’écarta et le MUJAO et Boko Haram commencèrent à bombarder à l’arme lourde la présidence du MNLA. C’est également à ce moment que les réseaux téléphoniques d’Orange et de Malitel ont été brouillés par les terroristes. Pire encore, le réseau du téléphone satellitaire Thuraya a également été brouillé rendant impossible toute communication du MNLA pour appeler des renforts. Il est important de noter ici que ni le Mali, ni les terroristes ne disposent de la technologie nécessaire pour brouiller le réseau satellitaire. Seuls les pays occidentaux ou ceux du Moyen Orient en dispose…

Pris de court, et attaquer de toutes parts, la vingtaine de combattants du MNLA qui avait en charge la protection de la présidence s’est battue avec courage et mérite. Malgré leur petit nombre et le nombre insuffisamment d’armes dont ils disposaient, ces combattants ont presque mis en déroute les terroristes du MUJAO et de Boko Haram.

Apprenant la déroute de son allié, Al Qaeda au Maghreb Islamique (AQMI) se dirigera rapidement vers le champ de bataille avec un arsenal de guerre impressionnant et qui aurait pu détruire en quelques minutes la présidence de l’Azawad n’eut été la bravoure exceptionnelle du petit nombre de combattants du MNLA. La brigade surarmée d’AQMI était dirigée par le numéro 1 d’AQMI au Sahel, Mokhtar Bel Mokhtar en personne. L’organisation parfaite du petit nombre de combattants du MNLA a permis de causer plus d’une vingtaine de morts dont des leaders parmi les terroristes.

Voyant un renfort de plus d’une centaine de terroristes qui rejoignait le champ des combats, le petit nombre de combattants du MNLA a décidé d’évacuer la présidence pour rejoindre le gros des troupes Azawadiennes dans le camp Fihroun. Parmi les 4 combattants du MNLA tombés dans ce petit groupe dont la bravoure est sans égale, figure le chef des opérations, le Colonel feu Bouna Ag Attayoub. Paix à son âme et à celui de tous les combattants tombés sur le champ de l’honneur.

Si ces 4 braves combattants du MNLA sont morts, c’est parce qu’ils ont été trahis par des combattants non Touareg qui les avaient rejoint en affirmant qu’ils ne se reconnaissent que sous le drapeau de l’Azawad. Une fois les combats commencés, ces traitres ont rejoint leurs fusils contre eux et ont combattus avec le MUJAO et ensuite avec AQMI.

Encore dans le chapitre des trahisons, à Kidal, les combattants Touareg d’Ansar Adine ont convoqué Iyad Ag Ghaly et les leaders d’Ansar Adine pour réuni extraordinaire. Après qu’il lui fut notifié qu’il faut agir, Iyad Ag Ghaly a dit aux combattants Touareg que soit Ansar Adine agit en combattants avec ses compagnons d’idéologie (MUJAO, Boko Haram et AQMI) ou Ansar Adine allait servir de médiateur pour permettre l’arrêt de combats, et qu’en aucun cas, Ansar Adine allait combattre avec le MNLA. Sidéré par ce qu’ils venaient d’entendre de la bouche d’un Touareg, la salle de la rencontre a commencé à se vider de la majorité des combattants Touareg qui n’était pas disposé à abandonner leur frères Touareg du MNLA. Peu après, Iyad Ag Ghaly à fermer toutes les sorties de la ville afin de ne pas permettre aux combattants Touareg d’Ansar Adine de sortir pour combattre avec le MNLA.

Dans la soirée, nos sources nous apprenaient que l’armée Malienne en coordination avec le MUJAO et AQMI a commencé à bouger et a quitté son poste dans lequel elle s’était repliée tactiquement en fin novembre, pour rejoindre la petite ville de Boni en territoire Azawadien. L’état-major du MNLA a demandé au petit nombre de combattants du MNLA de se rendre à Gossi pour éviter momentanément les affrontements avec les centaines de militaires Maliens accompagnés par les miliciens du Gandakoy.

Surpris par la coordination des actions de l’axe du mal Mali-Niger-Algérie-Qatar, l’état-major militaire du MNLA ne ménage aucun effort pour rétablir rapidement la sécurité et la quiétude dans l’Azawad et montrer au monde entier qu’il a le contrôle de son pays avec ou sans son aide contre le terrorisme.

Par Alghatek Ag Emasseye
Toumast Press, 28 juin 2012


Mise au point du MNLA sur la situation à Gao

Algérie1 vient de recevoir du Mouvement National de Libération de l’Azawad (MNLA) une mise au point sous forme de communiqué dans lequel ce mouvement touareg essaie de rétablir les faits en rendant compte de la situation réelle sur le terrain et particulièrement à Gao, principale ville du nord Mali.

Mise au point sur la situation à Gao

Aujourd’hui, l’AFP, repris en boucle par un certain nombre de médias occidentaux, maliens et algériens, annonçait que le « MUJAO avait occupé le QG du MNLA ». Ils annonçaient que le MNLA avait subi une sérieuse défaite face au Mujao et que les combattants du MNLA « ont fui, d’autres ont été tués, d’autres arrêtés ».

Il convient de préciser que : Le QG du CTEA était occupé par des civils et non des militaires, le QG militaire du MNLA se trouve au camp militaire 1 et non au siège du gouvernorat. Les victimes ne se comptent pas uniquement dans les rangs du MNLA mais nous nous abstiendrons de faire des décomptes macabres. L’avenir proche rétablira les faits.

Les islamistes du Mujao ont reçu le renfort de plusieurs unités de l’AQMI dont l’un des chefs a été abattu aujourd’hui par les combattants du MNLA. Nous confirmerons ultérieurement l’identité du terroriste abattu. Les combattants du MNLA qui avaient la charge de protéger le QG ont tenté d’éviter au maximum l’usage des armes lourdes en raison de la localisation en plein centre ville du QG.

Les combattants du MNLA arrivés du camp militaire 1, zone aéroportuaire ont tenté de déplacer les combats à l’extérieur de la ville mais les djihadistes du Mujao ont ouvert le feu dans les rues, exposant ainsi les populations et poussant le MNLA à se replier dans le camp militaire toujours occupé par les combattants du MNLA, contrairement aux affirmations de l’AFP qui annonçait « la fuite des combattants du MNLA ».

Par ailleurs, il y a également lieu de préciser que les forces en présence dans l’Azawad ne se limitent pas à la seule présence physique des groupes armés, il y a aussi et surtout tout le soutien logistique, financier et médiatique de certaines puissances étrangères qui appuient sans réserve les groupes islamistes opérant dans notre territoire tout en dénigrant outrageusement le seul mouvement démocratique du pays.

Où est cette communauté internationale qui n’a eu de cesse d’exiger du MNLA qu’il « précise » sa position vis-à-vis de l’islamisme et pour certain de « mener le combat contre les islamistes » ? Quel soutien apporte-t-elle au MNLA dans cette nouvelle guerre que nous sommes en train de mener contre les narco-terroristes du Mujao ? Où est la presse internationale censée promouvoir la liberté et la démocratie ? Où sont donc tous les donneurs de leçons ?

Avec ou sans l’aide de la communauté internationale, le MNLA combattra jusqu’au bout les ennemis de l’Azawad et n’abandonnera jamais le combat qu’il a entrepris de mener pour la liberté du peuple de l’Azawad.

En ce moment, une partie des unités du MNLA, stationnées aux frontières de l’Azawad, reviennent à l’intérieur du territoire pour achever de débarrasser la ville de Gao des groupes islamistes du Mujao qui terrorisent la population.

C’est une nouvelle phase de cette guerre que les ennemis de notre peuple nous imposent. Nous l’affronterons avec courage et détermination et nous appelons l’ensemble des peuples frères et amis à nous soutenir massivement par tous les moyens dont ils disposent.

Gloire à nos martyrs d’hier et d’aujourd’hui Vive l’Azawad libre et démocratique

Mossa Ag Attaher, Chargé de communication, Mouvement National de Libération de l’Azawad

Algérie1 via Diaspora Saharaui, 28 juin 2012


Azawad : les masques sont-ils tombés ?

Courant du week-end du 23 juin, une délégation du groupe obscurantiste Ansar Dine a été reçue à Alger. À la même période, une délégation de quatre personnes venues du Qatar se sont rendues dans l’Azawad sous la protection du MUJAO (Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest). Ces Qataris qui ne cachent pas leurs liens avec ce groupe, présenté par les médias et les États qui prétendent combattre le terrorisme islamiste comme étant une dissidence de l’Aqmi, sont venus officiellement pour une mission humanitaire : ils devaient évaluer les besoins des populations avant de revenir leur apporter l’aide nécessaire.

En réalité, les islamistes d’Ansar Dine ont été reçus à Alger pour coordonner les attaques qui devraient viser le MNLA. Les Qataris sont allés apporter du « blé » à leurs soldats du MUJAO et autres terroristes d’Ansar Dine et consorts. Deux jours plus tard, des incidents graves voient le jour à Gao, et le mercredi 27 juin les islamistes du MUJAO s’attaquent aux Touaregs du MNLA.

Cette opération aurait été facilitée par des éléments infiltrés au sein du MNLA.

Les affrontements ont fait plusieurs victimes y compris dans les rangs du MNLA dont le colonel Bouna Ag Tahib.

Pour l’exécution de cette opération, Alger aurait dépêché deux colonels pour encadrer les troupes du MUJAO-AQMI. Le Mali a activé ses manipulateurs locaux qui ont fait soulever les populations noires, par ailleurs utilisées comme boucliers humains par les djihadistes.

Cette situation était prévisible dans la mesure où ces forces du mal (Alger-Qatar-Mali) avec la bénédiction de la toute puissance coloniale (France) sont décidées décidées à décapiter le MNLA et empêcher les Touaregs de récupérer leur territoire.

Rappelons-nous, juste après le congrès du MNLA, début du mois de mai, la région de Kidal, proche des frontières algériennes, a été investie de barbus venus de plusieurs pays y compris du Pakistan ; Ansar Dine a du s’occuper de la logistique et de leur accueil. La liaison entre les différents groupes était assurée par des « grands » émirs comme Mokhtar Belmokhtar et Abdelhamid Abou Zeid, tous les deux algériens en mission dans le Sahara et Sahel depuis des années. Nous le disions dans un article dédié à cela.

Le MNLA est aujourd’hui confronté à une situation qui ne lui laisse pas d’autre choix que de mener une guerre sans merci à ces hordes qui veulent à tout prix pourrir l’Azawad. Les forces du MNLA encerclent déjà Gao, des renforts sont arrivés de partout. Et c’est l’occasion pour « faire le ménage au sein du MNLA » afin que la noble mission que s’était assignée le Mouvement en janvier 2012 soit poursuivie jusqu’à la victoire finale. Les forces militaires qui ont pu chasser l’armée malienne, renvoyée chez elle, sauront nettoyer l’Azawad de cette racaille dont la mission est d’empoisonner le pays. Et Ansar Dine ne devra surtout pas être épargné. Et le MNLA devra finir avec les sentiments.

Mokhtar Belmokhtar serait tué à Gao

Selon des informations qui nous sont parvenues de Gao, mais qui restent à vérifier, l’émir algérien d’AQMI, Mokhtar Belmokhtar, surnommé aussi le borgne, aurait été tué lors des combats du mercredi à Gao entre combattants du MNLA et les groupes islamistes.

Que fait la communauté internationale ?

Maintenant qu’il est clair que le MNLA n’a non seulement pas d’accointances avec les groupes islamistes mais il est entré en guerre avec eux, que fera la communauté internationale ? Que fera la France ? La logique voudrait que le MNLA soit soutenu, et il serait injuste de le laisser tout seul face à ces terroristes que tout le monde prétend combattre. À moins que ce qui est véritablement recherché étant l’afghanisation de l’Azawad, et bientôt de l’Aïr !! Cette communauté ne se rend certainement pas compte qu’elle est en train de jouer avec le feu, un feu qui risque de ravager leurs propres demeures.

Nous reviendrons certainement longuement sur les événements de Gao et leurs conséquences.

La Rédaction de Tamazgha le site berbériste, 29 juin 2012

Signez la pétition « Non à l’agression des Touaregs de l’Azawad »


Les partisans de la guerre affûtent leurs armes
Grandes manœuvres au Sahel

Paris cherche à rallier les pays de la Cédéao à l’option armée au Mali pour contourner le refus d’Alger. Le chaos n’est pas si loin…

Au Sahel, plus précisément au Mali, la situation va de mal en pis. Des affrontements meurtriers à l’arme lourde se sont déclenchés hier à Gao, au nord, entre les membres de la rébellion touareg du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) et les islamistes du Mouvement pour l’unicité et le Jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao). « On entend des coups de feu, les combattants du Mujao et du MNLA se tirent dessus, on a peur », a déclaré à l’AFP Nina Oumarou, sœur de l’élu municipal, Idrissa Oumarou, assassiné lundi soir par des hommes armés.

Ces affrontements interviennent au lendemain de violentes manifestations à Gao d’habitants indignés par l’assassinat du conseiller municipal, par ailleurs enseignant et membre du parti du président malien de transition, Dioncounda Traoré. Des hommes armés non identifiés ont tiré sur des centaines de manifestants, faisant au moins un mort et une dizaine de blessés. Des citoyens ont accusé le MNLA d’avoir ouvert le feu sur la foule, ce que ce mouvement a catégoriquement démenti, parlant d’une « manipulation » du Mujao.  Les deux groupes belligérants ont alors fait parler la poudre, notamment dans le quartiers dit Château rouge, où les combattants du Mujao ont attaqué le camp de la ville tenu par les combattants du MNLA. Pendant ce temps, l’autre mouvement islamiste Ançar Eddine, qui contrôle « religieusement » Tombouctou, suit de près la scène, dans l’espoir de tirer profit de cette guerre « fratricide » entre le MNLA et le Mujao.

Une situation tendue qui inquiète au plus haut point les chefs d’État de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cédéao). Ils doivent d’ailleurs se réunir à nouveau demain à Yamoussoukro (Côte d’Ivoire) pour discuter de l’envoi d’une force armée au Mali, soumis à une demande formelle des autorités de transition de Bamako.

Précisément, le président Abdelaziz Bouteflika avait reçu, lundi, l’envoyé spécial de son homologue ivoirien Alassane Ouattara, chef en exercice de la Cédéao. De son côté, Djibril Bassole, ministre des Affaires étrangères du Burkina Faso, pays chargé par les États d’Afrique de l’Ouest d’une médiation au Mali, est arrivé hier à Alger en visite de travail.

Un curieux « Monsieur Sahel » de la France…

Le même jour s’est ouvert à Alger la 9e session de la réunion du Comité international des services de renseignement et de sécurité africains (Cissa). Comme il fallait s’y attendre, la situation au Mali a polarisé l’attention des participants. Mais le pas n’a pas encore été franchi, s’agissant de l’éventuel recours à la force, comme le souhaitent certains pays, dont la France.

L’Algérie reste toujours attachée à une solution « politique négociée » pour pacifier non pas uniquement le Nord mais tout le Mali. Cependant, les pays de la Cédéao subissent des pressions pour faire valider l’option militaire. La France est ainsi à la pointe des pays qui souhaitent une intervention militaire. Elle a d’ailleurs désigné un ex-ambassadeur, Jean Felix-Paganon comme « représentant spécial pour le Sahel » qui est déjà à pied d’œuvre à Bamako.

Ce curieux « Monsieur Sahel » devrait aussi se rendre « dans les prochains jours dans plusieurs autres pays de la région », selon le Quai d’Orsay. Cet envoyé spécial a pour mission de dresser un constat in situ pour mettre au point un « plan d’action pour le Sahel ».

Un « plan » qui devrait être soumis à la mi-juillet aux autorités algériennes à l’occasion de la visite annoncée du MAE français, Laurent Fabius, pour une éventuelle caution. Mais rien ne dit qu’Alger va se départir de son attitude de non-ingérence mais aussi de sa peur légitime pour un pays frontalier d’une « afghanisation » du Mali et par extension de tout le Sahel. L’heure est plus que jamais aux grandes manœuvres dans cette région.

Presse soumise aux « services » algériens (Hassan Moali, ElWatan.com, 28 juin 2012)

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[L’avenir nous appartient] De la bière gratuite !

Et le Web islandais inventa la Constitution participative…

Après trois mois et demi de travail, un comité de 25 citoyens islandais a transmis un projet de Constitution participative à leur Parlement. Rédigé en partie via les médias sociaux, le texte doit être examiné par les députés le 1er octobre.

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Un comité de citoyens islandais a remis ce vendredi à la présidente du Parlement un projet de Constitution qui vise à remplacer l’actuelle. Une première  dans un pays où les querelles politiques ont toujours empêché un réexamen général de la Loi fondamentale largement inspirée de celle du Danemark, l’ancien pays de tutelle. Depuis l’indépendance de l’île, en 1944, seuls quelques ajustements ont été apportés au texte.

Composé de 25 Islandais élus, parmi lesquels des paysans, des professeurs, des étudiants, des membres du clergé, des avocats, etc., le comité a supervisé pendant trois mois et demi l’écriture de la nouvelle Constitution à laquelle ont contribué les citoyens via les médias sociaux.

Tout est parti de l’indignation des Islandais

C’est après la désastreuse crise financière de 2008 que l’Islande se lance dans cet ambitieux et innovant processus de révision constitutionnelle. L’effondrement du système bancaire et son impact sur de nombreux secteurs économiques conduisent le pays à remettre en cause les fondements même de son fonctionnement. Indignée, la population réclame une meilleure séparation des pouvoirs exécutif et législatif, davantage de démocratie participative, des garanties pour mieux contrôler les responsables du pouvoir…

Le 6 novembre 2009, un millier de personnes participent à un « forum national » durant lequel ils expriment leurs opinions sur les valeurs centrales que doit refléter cette nouvelle Constitution. Le 6 avril 2011, un Conseil constitutionnel, créé quelques mois plus tôt, entame ses travaux de révision, à partir des résultats du forum. Des travaux auxquels les quelque 320’000 citoyens islandais sont invités à participer par le biais d’Internet.

Chaque jour, le Conseil publie sur son site les comptes-rendus de ses discussions. Chacun est invité à commenter ces propositions, à poser des questions, faire des propositions… Même chose sur la page Facebook et le compte Twitter des Sages. Chaque jeudi, les réunions de travail sont ouvertes au public et diffusées en direct sur la chaîne YouTube du comité. « Je crois que c’est la première fois qu’une Constitution est pratiquement écrite sur Internet, a commenté Thorvaldur Gylfason, l’un des membres du Conseil cité par le journal britannique The Guardian. Le public voit la Constitution prendre forme sous ses yeux. »

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Bière gratuite ou enseignement obligatoire du langage des signes ?

Alors que certains plaisantins [sic – note du JL] proposent d’instaurer la gratuité des glaces ou de la bière, d’autres, plus sérieux, s’inquiètent de la durée des mandats électifs ou proposent de faire de la langue des signes un enseignement obligatoire à l’école. Si toutes les remarques n’ont bien sûr pas été retenues, et si des experts juridiques ont encadré les travaux, les membres du conseil assurent que ces contributions ont eu un impact très positif sur le projet.

Fruit de cette collaboration, un projet de Constitution de 114 articles, bien sûr disponible sur Internet, qui ouvre la voie à des changements considérables comme le rôle du président de la République, l’équilibre des pouvoirs, la révision du système électoral ou encore la façon dont les ressources naturelles sont utilisées.

L’avocat Gísli Tryggvason est  l’un des 25 membres du comité. Interrogé par France24.com, il se félicite du travail accompli durant ces trois mois et demi : « Je suis très fier car certains pensaient que l’on n’y arriverait pas. Des milliers de personnes ont participé à la rédaction du texte, ce n’était pas évident à compiler. Et même si, au final, seuls 1 à 2 % du corps électoral ont contribué au projet, j’estime que c’est une réussite. » Bien qu’il ne soit pas « le mieux placé pour répondre », Gísli Tryggvason estime que l’adoption de cette Constitution participative serait « bon » pour son pays.

Reste que le texte doit être examiné par une commission de députés. Début des travaux : le 1er octobre. Une perspective qui est loin d’enchanter l’avocat. « Pendant 30 ans, les parlementaires n’ont pas été capables d’amorcer un quelconque processus. Ma grande peur est que ce projet ne soit jeté aux oubliettes », estime Gísli Tryggvason, bien décidé à « maintenir la pression » pour que le projet soit accepté. Et d’ajouter, plus radical : « Nous devrions soumettre le texte aux Islandais par référendum avant même que le Parlement ne s’en saisisse. »

France24, 29 juin 2012

Traduction anglaise du projet de Constitution en PDF ici

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[Mort aux El-Assad et à tous leurs complices !] La révolte armée gagne du terrain

La révolte armée gagne du terrain

Ont-ils décidé de plus communiquer ? Sont-ils davantage organisés ou nombreux ? Les hommes qui ont pris les armes en Syrie, simples civils ou déserteurs, membres de l’une ou l’autre des sections locales de l’armée libre syrienne, font de plus en plus parler d’eux.

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Des hommes armés ont attaqué les locaux de la chaîne de télévision al Ikhbaria, près de Damas, considérée comme un relais du pouvoir syrien par l'opposition, tuant trois journalistes et quatre membres de la sécurité, selon la presse officielle.

Par leurs actions – ils ont attaqué par exemple mercredi matin la chaîne de télévision officielle Al-Ikhbariya à Damas – leurs prises de guerre et l’accroissement du nombre de défections, ils prennent une ampleur de plus en plus importante.

L’attaque de la chaîne Al-Ikhbariya, qui a fait trois morts, est en effet intervenue au lendemain de combats entre armée et rebelles près de la capitale, autour de positions de la Garde républicaine en charge de protéger Damas et ses environs. Or, c’est la première fois que des combats aussi violents sont aussi proches de Damas, selon l’OSDH. Les rebelles mènent des attaques de plus en plus audacieuses contre l’armée qui, elle, continue de bombarder intensément les bastions rebelles, y mène des perquisitions et des arrestations, selon les militants.

Selon l’OSDH, un hélicoptère a été abattu et trois véhicules militaires détruits mardi à Khan al-Soubol à Idleb (nord-ouest) et mercredi, des rebelles ont lancé une attaque près d’un aéroport militaire dans la région d’Alep (nord).

Les vidéos des « héros »

Et les vidéos des actes de guerre des membres de l’Armée syrienne circulent de plus en plus sur Youtube et les réseaux sociaux. De nombreuses personnes ont pu ainsi consulter la vidéo de l’hélicoptère abattu par l’ALS mardi.

(…) Ou même celle de la prise d’une base militaire près d’Alep.

Les défections s’accélèrent

Mais, si ces actes de guerre semblent de plus en plus nombreux, c’est aussi que les défections s’accélèrent. La fuite spectaculaire, à bord de son MiG21, du colonel Hassan Merhi al-Hamadé vers la Jordanie la semaine dernière a ramené l’attention sur les départs d’officiers syriens. Ces derniers, retenus dans les rangs en raison des mesures de représailles très dures mises en place contre les proches des déserteurs, réfléchissent à deux fois avant de fuir. Mais certains parviennent à leurs fins, comme le brigadier général Mostafa Ahmad al-Sheik qui, en janvier dernier, avait réussi à amener avec lui ses proches lors de son exfiltration vers la Turquie. Et depuis deux semaines ces départs sont de plus en plus nombreux.

Une faille dans l’immense muraille que représente l’armée syrienne. Car pour l’instant le gros des troupes reste, lui, dans le rang. Mais cette faille se fait de plus en plus visible.

Publié par des ennemis de la révolution (tempsreel.nouvelobs.com, 28 juin 2012)


Syrie : près d’un tiers des militaires ont fait défection (médias)

Près d’un tiers des militaires syriens se sont ralliés à « l’Armée syrienne libre » partiellement basée en Turquie, rapportent vendredi les médias turcs se référant aux services de renseignement locaux.

D’après les médias, près de 100.000 soldats des troupes gouvernementales, dont le nombre total est estimé à 300.000 hommes, ont rejoint l’Armée syrienne libre. Cette dernière contrôle actuellement 60% du territoire syrien, ajoutent les médias.

600 militaires, dont 20 généraux, ont quitté la Syrie. Plus de 50 officiers syriens ont fui le pays pour la Turquie, indique le journal El Sabah.

Près de 55.000 Syriens sont arrivés en Turquie depuis avril 2011. 34.300 personnes ont trouvé refuge dans des camps de refugiés déployés dans les zones frontalières, a annoncé vendredi le département turc des Situations d’urgence. Le nombre de refugiés pourrait dépasser les 70.000 personnes d’ici la fin de l’année, selon les autorités.

Depuis la mi-mars 2011, la Syrie est en proie à une vague de contestation du régime en place. Selon l’Onu, les affrontements ont déjà fait plus de 12.000 victimes. Damas affirme pour sa part que plus de 2.500 policiers et soldats syriens, ainsi que plus de 3.200 civils ont été tués dans des affrontements contre des bandits financés de l’étranger [sic]. (…)

Publié par des ennemis de la révolution (RIA Novosti, 29 juin 2012)

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[Cosette moderne] Les esclaves travaillent

En Malaisie, les immigrées traitées en esclaves domestiques

Quand les ambulanciers ont trouvé le corps sans vie et couvert d’ecchymoses de Mei Sichan, le 31 mars dans une habitation du nord-ouest de la Malaisie, il ne pesait plus que 26 kg. L’employée de maison cambodgienne de 24 ans est morte de faim, selon le rapport de police. Le couple qui l’avait embauchée, inculpé pour meurtre, encourt la peine de mort par pendaison. En 2011, au moins neuf employées de maison cambodgiennes sont décédées à force de coups et de privations.

Environ 200’000 domestiques immigrées (dont 30’000 Cambodgiennes) travaillent légalement en Malaisie, sur un total de 3 millions de travailleurs étrangers pour 28 millions d’habitants. Mais aucun cadre juridique ne fixe les droits de ces femmes, soumises au bon vouloir de leurs patrons et des agences de recrutement. C’est cet état de fait, associé à un « climat d’abus des droits de l’homme », qui, selon l’association Jump, un réseau de soutien aux migrants et aux réfugiés, conduit à des drames tels que celui de Mei Sichan.

Des témoignages terribles d’anciennes femmes de ménage cambodgiennes en Malaisie ont été publiés en 2011 dans un rapport de l’Uniap (le Programme interagences des Nations unies sur le trafic des êtres humains). Ils corroborent ceux recueillis par les associations malaisiennes d’aide aux migrants : interdiction de sortir de la maison et d’entrer en contact avec quiconque, passeport confisqué, travail de l’aube à la nuit, sans jour de congés, salaire versé à la fin du contrat (deux ans, le plus souvent), amputé de frais à la discrétion des employeurs… Insultes, coups, sévices et violences sexuelles sont de surcroît le lot commun de ces travailleuses. Quand ce n’est pas la mort.

Un accord bilatéral a été signé sur ce sujet entre la Malaisie et l’Indonésie, son plus grand pourvoyeur de femmes de ménage. Celui-ci prévoit un salaire mensuel minimum de 700 ringgits malaisiens (175 euros), un jour de congé hebdomadaire, l’interdiction faite aux employeurs de conserver le passeport de leur employée, ainsi que le droit de cette dernière à communiquer avec ses proches et à porter plainte. Mais, excédée par le manque d’entrain des autorités malaisiennes à protéger ses ressortissantes, Jakarta a suspendu en 2009 leur envoi pendant trois ans.

Bien que cette interdiction n’ait jamais été entièrement respectée, les agences de recrutement malaisiennes s’étaient tournées vers le Cambodge. Jusqu’à ce que celui-ci n’interdise à son tour, en octobre 2011, et pour les mêmes raisons, à ses ressortissantes de travailler en Malaisie. Mei Sichan avait quitté son pays deux mois avant cette décision.

Presse esclavagiste (Charles Dannaud, Liberation.fr, 19 juin 2012)


Le dur destin des domestiques indonésiennes en Arabie saoudite

Vingt-cinq jeunes indonésiennes risquent la peine de mort en Arabie saoudite pour crimes contre leurs employeurs.

Parmi 1,2 million de travailleurs domestiques indonésiens dans le royaume, nombreux dénoncent des mauvais traitements. Djakarta échoue à les protéger.

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Jeunes Indonésiennes candidates à l’émigration au bureau de Tangerang, dans la province de Banten.

Terminal 4, aéroport de Soekarno-Hatta à Djakarta. Dika se remet tout juste de ses douze heures de voyage qu’elle vient d’effectuer depuis Riyad. Dans le terminal réservé au retour des travailleurs domestiques, elles sont plusieurs centaines de jeunes Indonésiennes à revenir d’Arabie saoudite ou de Malaisie, des pays dans lesquels elles ont été femmes de ménage ou nourrices pendant souvent plus de trois ou quatre ans.

Dika se dit chanceuse. La jeune femme de 22 ans a pu économiser un peu d’argent qu’elle va remettre à sa famille. Elle connaît le sort de nombreuses autres travailleuses domestiques à l’étranger.

En Arabie saoudite, 1700 ressortissants indonésiens croupissent en prison. Au moins vingt-cinq jeunes Indonésiennes attendent leur jugement dans les geôles du royaume wahhabite et risquent la peine de mort. « Pour légitime défense,  s’insurge Anis Hidayah de l’association indonésienne Migrant Care, qui s’occupe des travailleurs migrants. Souvent elles sont battues, même violées, et si un jour elles se défendent, ou elles s’échappent, elles risquent la peine de mort. »

« Les employeurs pensent nous acheter »

« Les familles perdent espoir, certaines femmes sont emprisonnées depuis une dizaine d’années,  explique Anis Hidayah. Depuis l’an passé, il est difficile de leur redonner courage. » En juin 2011, une femme de ménage indonésienne a été décapitée en Arabie saoudite, pour avoir tué son employeur qui la maltraitait et la retenait prisonnière.

Tous les jours, mille travailleurs domestiques reviennent en Indonésie, selon l’association Migrant Care.  La majorité raconte la vie sordide que leurs employeurs leur ont fait subir. Ibu Eli a été domestique pendant plus de dix ans, en Malaisie puis dans les pays de la péninsule arabique, pour finalement être vendue en Irak. Plusieurs années qu’elle décrit comme de l’esclavage moderne.

Lorsqu’elle est partie, jeune fille, elle croyait pouvoir trouver une échappatoire à une vie qu’on lui promettait difficile. « En Indonésie, même après des études, il est difficile d’obtenir un travail. Alors sans qualification, comment fait-on ? Le travail à l’étranger reste une alternative pour beaucoup de femmes,  raconte-t-elle. Les employeurs payent une somme importante aux agences de recrutement pour obtenir une employée de maison, ils pensent alors nous acheter, et nous devenons de vraies esclaves. »

18 heures par jours, des coups en retour

Dans le bureau de l’aide juridique de Migrant Care, Yeni Larasati brandit tremblante la photo de sa jeune sœur, la dernière qu’elle ait d’elle. Elle date d’il y a cinq ans. Ernawati, lycéenne, avait alors 15 ans. C’était avant qu’elle parte pour l’Arabie saoudite. « Le recruteur d’une agence de placement est venu dans notre village de l’est de Java, il l’a convaincue en lui parlant d’argent facile à gagner, dix fois plus qu’un salaire indonésien », raconte tristement Yeni Larasati.

Sa sœur a rejoint le centre de formation des employés de maison à Djakarta où elle a reçu une courte formation au repassage et à la cuisine. « L’agence de placement a falsifié sa date de naissance, pour établir son visa de travail. Ils ont aussi imité la signature de mon père pour l’envoyer au plus vite à l’étranger. »

Six mois après son arrivée en Arabie saoudite, Ernawati contacte sa sœur pour se plaindre de mauvais traitements. Elle travaille 18 heures par jour et ne reçoit aucun salaire. Plusieurs mois plus tard, elle appelle à nouveau sa sœur apeurée : elle vient d’être battue, son crâne est ouvert. Elle pleure son désir de rentrer.

Des employeurs rarement inquiétés…

Yeni Larasati, affolée, se rend au ministère des affaires étrangères. Sa plainte est bien enregistrée, mais on lui rétorque que l’ambassade d’Indonésie est trop éloignée du lieu de travail de sa sœur à Riyad. Ernawati ne reçoit donc aucune protection.

Deux mois plus tard, elle reçoit un appel de l’hôpital de Riyad : sa sœur est décédée sous les coups de son employeur. Depuis, la jeune femme essaie de faire condamner l’agence de recrutement, en vain. L’employeur non plus n’a jamais été puni. Il a depuis une nouvelle employée de maison.

« Il est très difficile de faire jouer les assurances, explique Agustinos de l’institution Komnas Perempuan. Elles sont valables uniquement deux ans, le temps d’un contrat type. Car souvent les employeurs gardent leur domestique plus de deux ans pour amortir les frais nécessaires à sa venue (1400€). Il n’y a alors plus aucun recours. »

… et un gouvernement « corrompu »

Plus d’un million d’Indonésiennes travaillent comme employées de maison en Arabie saoudite. En 2008, le gouvernement indonésien a signé un moratoire dans lequel il déclare ne plus envoyer de travailleurs domestiques en Malaisie et en Arabie saoudite. Malgré le moratoire, chaque année 20’000 travailleurs indonésiens entrent en Arabie saoudite.

« Le gouvernement ne contrôle pas les 598 agences de placement de travailleurs domestiques. Elles falsifient les documents. Certaines Indonésiennes sont d’abord envoyées dans d’autres pays du Golfe en transit ; à d’autres on établit un visa spécial, sur lequel est inscrit que la jeune femme part en pèlerinage à La Mecque, le rêve pour tout musulman. En réalité, elles restent à Riyad et deviennent esclaves », explique Anis Hidayah.

Et de souligner que les agences « brassent beaucoup d’argent et ont des soutiens au sein du gouvernement. Le pays est très corrompu. »

Une petite victoire des associations

Contrairement aux Philippines, le gouvernement indonésien ne réussit pas à protéger ses travailleurs à l’étranger, qui ont rapporté 6 milliards d’euros l’an dernier au pays. Le 12 avril, les associations de défense ont cependant remporté une petite victoire avec la ratification par leur gouvernement de la convention internationale de protection des travailleurs étrangers de 1990.

« C’est une première étape, il faut maintenant qu’il conforme les lois nationales au droit international », explique Anis Hidayah de l’association indonésienne Migrant Care. « Depuis, plusieurs jeunes femmes indonésiennes sont mortes en Malaisie sous les coups de leurs employeurs… »

Presse esclavagiste (Anne-Fleur Delaistre, LaCroix.com, 27 juin 2012)


[Côte d’Ivoire] Travaux domestiques : Comment on se sert des servantes

Lors de notre visite dans des quartiers d’Abidjan des filles de ménage aux abois pataugeaient entre ennui, angoisse et galère. Un récit qui retrace leur quotidien de plus en plus dramatique. Certes la capitale économique est un pole d’attraction pour les filles de toutes les régions qui n’ont pas eu la chance d’être scolarisées ou ayant abandonné tôt l’école, faute de moyens financiers de certains parents. Ainsi, pour se faire une place au soleil certaines d’entre elles préfèrent devenir fille de ménage à Abidjan. Mais cette aventure connait des fortunes diverses.

Pour avoir ce boulot, ces filles prennent contact avec des agences de placement de servantes qui leur proposent des emplois périlleux. Ces filles déposent une demande auprès des agences, qui les confient à des patronnes désireuses d’avoir une fille de ménage. Tout cela se fait moyennant une somme de 5000 Fcfa qu’elles paient à l’agence. Tant que l’agence ne trouve pas aux filles de famille un ok, elles sont obligées d’être à l’écoute ou même de passer des jours à l’agence dans l’espoir de se trouver du travail. Souvent certaines filles déboursent des fortunes avant d’avoir un débouché. Car certaines payent plus de 5000Fcfa dans plusieurs agences. Ce qui est devenu une véritable source de richesse, voire un gigantesque marché pour ces maisons qui pullulent à Abidjan. Les agences ne se préoccupent pas de la moralité des familles d’accueil. Tout ce qui les intéresse c’est leur argent. La plupart de ces agences n’ont aucune existence légale. De la manière les employeurs trouvent ces filles dans un état désespéré dans les agences, c’est aussi de cette manière qu’ils n’accordent pas du respect à ces filles. Mais est-ce une raison de régner en maitre face à une personne en détresse ? Ces filles n’ont-elles pas de droits à revendiquer ?

Le calvaire des filles de ménage

Une fois ce boulot décroché, c’est le début de souffrance, d’esclavage pour certaines. Lors de notre visite à Cocody (riviera Golf) qui est l’un des principaux pôles d’attraction à Abidjan aux environs de 6 heures et demie du matin, nous avons découvert la petite Traoré Salimata âgée de dix sept ans qui affichait une mine grise défraichie, visiblement noyée dans les soucis. « Je travaille dans cette maison. Et on m’y interdit de dormir. Je dors tous les jours à la terrasse. Mensuellement je ne reçois que 20’000Fcfa. Avant de signer le contrat, ils m’ont dit qu’ils ne pouvaient payer que 30’000Fcfa à condition que je ne dorme pas chez eux. Et que si je dors ici, le salaire ne dépassera pas les 20’000Fcfa, or mes tuteurs vivent à Yopougon. Cette distance m’a poussée à dormir ici ». nous a-t-elle confié.

Crise de confiance…

La confiance entre les employeurs et ces dernières est aujourd’hui brouillée. Certaines patronnes confirment qu’elles sont toujours victimes de ces filles. Car elles les considèrent comme des voleuses. Une situation qui fait que les employeurs n’acceptent plus qu’elles dorment sur les lieux de travail. « J’ai adopté une fille de ménage comme ma propre fille. Nous avons passé près de six ans ensemble et elle était devenue pratiquement ma confidente. Il a fallu un seul, jour pour que cette confiance se dégrade. Or c’est elle qui gardait la clé de ma chambre. Un jour en rentrant du travail, j’ai constaté qu’elle avait emporté tous mes bijoux et l’argent que je gardais sous le lit. Donc depuis ce temps je n’ai plus eu confiance en ces filles. Moi je préfère qu’elle viennent travailler et retourner à la maison le soir », nous confiait, Mme Loukou Assistante de Direction à la riviera Faya.

Des patronnes ne font pas plus d’un mois avec des filles de ménage

Au moment où elles vont chercher ces filles dans les agences, elles se montrent beaucoup indulgentes et aimables. Mais une fois la fille foule le seuil de la maison, elles adoptent un autre comportement à l’endroit de celles-ci. À peine certaines femmes arrivent à lui payer convenablement le salaire promis. Et quand elles revendiquent, les patronnes n’hésitent pas à les menacer et les mettre dans la rue, avec pour slogan : « tant qu’il y a des filles qui sont en quête d’emploi dans les agences, les foyers ne resteront jamais sans servante ». À la Riviera 2, une agence de placement de filles a refusé de confier des filles à Mme DK, qui n’arrive pas à faire plus d’un mois avec ses employées. Selon les responsables de cette agence, lorsqu’elle engage une fille, elle refuse de la payer après le premier mois. Aussi pour ce comportement toutes les filles la redoutent à cause des sévices qu’elles subissent chez elle. Elle n’est pas la seule femme à se montrer aussi désagréable vis à vis des filles de ménage. Elles sont nombreuses, ces femmes qui changent de servantes au gré de leurs humeurs.

La nourriture et l’usage de la douche et du WC sont interdits à certaines servantes

La chose la plus inhumaine qu’on n’aurait pas imaginée et à laquelle ces filles sont confrontées, c’est le fait que certaines travaillent et ne gouttent pas à la nourriture de leurs patrons. Elles sont obligées de payer la nourriture dehors ou attendre l’heure de la descente pour manger à la maison. C’est le cas de Mlle Nathalie qui dit être interdite de nourriture à son lieu de travail. « Avant de m’engager, ma patronne m’a dit que je n’ai pas droit à la nourriture que je prépare. Mais je suis payée à 35’000Fcfa dans le mois. J’y suis déjà habituée. Je ne dors pas chez eux. Je suis obligée de payer tous les jours le transport ou de marcher pour venir à Adjamé (habitat) ou je réside en passant par le pont piéton qui relie Adjamé et le lycée technique de Cocody. Quand il y a des invités je finis souvent tard et souvent je traverse ce pont piéton aux environs de 21 heures. Ce qui m’expose à de grands dangers. Ils m’ont aussi interdit à doucher chez eux », nous a-t-elle martelé. Par ailleurs certaines patronnes vont plus loin en interdisant ces filles de se soulager dans leur WC. « Ma patronne m’a interdit l’usage de ses toilettes, à Cocody Angré. Quand l’envie me prenait, je partais le faire chez un vieux gardien qui vivait dans une baraque avec sa famille. En ce moment-là, je dormais dans la cuisine. Un jour je souffrais d’une diarrhée la nuit. Comme l’accès au WC m’était interdit, j’ai décidé de déféquer dans un sachet noir dans la cuisine. Ainsi, j’allais le jeter au petit matin. Je vous assure que j’ai bien attaché le sachet de sorte que le déchet ne sente pas. Mais le lendemain comme d’habitude ma patronne se réveillait tôt. En vérifiant tout dans la cuisine, elle a découvert le sachet contenant le déchet. Malgré mes explications, et les interventions de son mari, elle m’a sévèrement menacée avec un pilon. Après quoi, elle m’a vidée de chez elle après deux mois sans salaire », s’est-elle indignée.

Présence encombrante, les femmes mariées se lamentent

Bien plus, les patronnes les soupçonnent le plus souvent d’être de petites sorcières ou d’arracheuses de maris. Et certains maris, trop accros du sexe n’hésitent pas à coucher avec ces filles en l’absence de leurs épouses. Cette situation pousse parfois des couples au divorce. Pour passer cette éventualité, certaines servantes sont interdites d’accès à la chambre conjugale. Quand elles sont présentes certaines patronnes mettent leurs maris sous haute surveillance. Elles sont nombreuses aujourd’hui, les servantes qui portent des grossesses de leurs patrons.

L’État encore impuissant

Jusqu’à ce jour l’État ivoiriens reste impuissant dans la protection des droits des filles de ménage. On pourrait même confirmer que les structures qui œuvrent pour la protection de ces filles sont quasiment inefficaces. Quand bien même le travail des filles de ménage est fortement critiqué, rien n’est entrepris par les autorités étatiques pour assainir et mieux organiser ce secteur qui est à la fois vital et indispensable. Vivement que le gouvernement y songe.

Presse esclavagiste (enquête réalisée par Fofana Zoumana, Le Démocrate via news.abidjan.com, 13 juin 2012)

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[Montpellier] Vive la belle !

Un détenu s’est évadé sur le chemin du retour vers la maison d’arrêt de Villeneuve lès-Maguelone, dans la banlieue de Montpellier, après avoir passé son code de la route, selon une source judiciaire.

L’homme, âgé de 22 ans, a profité d’un feu rouge pour fausser compagnie au surveillant qui le ramenait sans lui avoir remis les menottes, a précisé cette source, qui n’était pas en mesure de dire si le jeune avait été reçu à son examen. Des recherches sont en cours pour retrouver le fugitif.

Par ailleurs, un autre détenu s’est échappé d’un chantier dans la cité du Petit-Bard alors qu’il effectuait un travail d’intérêt général (TIG) en présence de deux éducateurs du service d’insertion pénitentiaire.

Publié par des amis des matons (Agence Faut Payer, 28 juin 2012)

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[Patagonie] La meilleure nouvelle de la semaine

Argentine : 11 morts, dont 8 gendarmes, et 49 blessés dans un carambolage

Onze personnes, dont huit gendarmes, sont mortes et 49 autres ont été blessées dans un carambolage entre deux bus de la gendarmerie et un camion dans la province argentine de Chubut (Patagonie, sud), a annoncé le gouverneur, Martin Buzzi.

« Les victimes sont huit gendarmes et les conducteurs des trois véhicules », a précisé lors d’une conférence de presse M. Buzzi. « Ce sont des gens qui ont donné leur vie en faisant leur devoir », a-t-il ajouté.

Les gendarmes avaient été dépêchés dans la province de Chubut après que des actes de vandalisme eurent été dénoncés par la compagnie pétrolière Panamerican Energy (PAE, à capitaux britanniques, chinois et argentins) dans le gisement le plus important de la province, où 400 ouvriers du bâtiment sont en grève.

La présidente argentine Cristina Kirchner a annoncé un « deuil national » sans en préciser la durée. « Beaucoup de ces gendarmes ne gagnent même pas un tiers ou un quart de ce que gagnent ceux qui occupent ce gisement et commettent des actes de vandalisme », a-t-elle souligné lors d’une cérémonie.

La province de Chubut abrite 40% de la production pétrolière du pays.

« L’activité reprendra lorsque la sécurité aura été rétablie », a annoncé la PAE dans un communiqué.

Presse des chiens écrasés (Liberation.fr, 26 juin 2012)

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Des locaux de Microsoft en Grèce visés par un attentat

Des individus sont entrés, mercredi 27 juin, à l’aube, dans les locaux de Microsoft à Athènes et ont fait exploser une camionnette avec des bonbonnes de gaz, provoquant un incendie qui s’est soldé par d’importants dégâts, selon une source policière.

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La police antiterroriste a été chargée de l’enquête sur ces faits, que les autorités ont qualifié d’attentat extrémiste au vu des premiers éléments, selon la même source.

Deux ou trois personnes cagoulées à bord d’une camionnette volée ont forcé à 3h45 locales (2h45 à Paris) l’entrée des locaux de Microsoft avant de sortir du véhicule, d’immobiliser les deux agents de sécurité du bâtiment et de mettre le feu à la camionnette, remplie des bonbonnes de gaz, selon la police.

LES AUTEURS DE L’ATTENTAT RECHERCHÉS

L’incendie provoqué a endommagé l’entrée et le rez-de-chaussée du bâtiment, situé à Maroussi, dans la banlieue nord d’Athènes. Les inconnus ont ensuite pris la fuite et la police est en train de les rechercher.

Les attentats, sans victime pour la plupart, contre des cibles diplomatiques, services publics, succursales et agences de banque sont fréquents en Grèce et sont souvent attribués à la mouvance extrémiste ou anarchiste locale par la police.

Le dernier attentat de ce genre a eu lieu en avril, quand un groupe inconnu jusque-là baptisé « Action révolutionnaire » avait revendiqué l’explosion d’un engin incendiaire devant une annexe du ministère de l’administration, à Athènes, provoquant d’importants dégâts matériels.

Presse terroriste (LeMonde.fr avec l’Agence Faut Payer, 27 juin 2012)

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