Qui a dit qu’il n’y avait plus de touristes en Tunisie ?

http://juralib.noblogs.org/files/2012/06/0130.jpgTunisie : Jean-Marie Le Pen en vacances à Hammamet

Selon Le Figaro, Jean-Marie Le Pen et son épouse Jany passent actuellement quelques jours de vacances en Tunisie.

L’ancien président du Front national a choisi la station balnéaire d’Hammamet, située à une soixantaine de kilomètres au sud de Tunis, pour se reposer.

Publié par des ennemis de la révolution (Babnet, 26 juin 2012)

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In memoriam Robert Galley

Mort de Robert GALLEY à l’âge de 91 ans
Le dernier Baron du gaullisme LES PIEDS DEVANTS

PÉDIGRÉE :

Du 31 Mai à 1981 ministre sans discontinuité, la plus longue longévité ministérielle de la Ve République.
En 1955 il dirige la construction de l’usine de plutonium sur le site de Marcoule, c’est le « père » du nucléaire en France.
En 1958 il est chargé de la construction de l’usine de séparation isotopique à Pierrelatte au Commissariat de l’énergie atomique.
Il a représenté la France lors du sacre de sa majesté l’empereur BOKASSA (les diamants à Giscard).
12 mois de prison avec sursis lorsqu’il était trésorier du RPR.
Membre du comité d’honneur du Mouvement Initiative et Liberté depuis sa création en 1981, MIL qui n’est rien d’autre que le SAC dissout par Mitterrand en 1981 après une multitude d’affaires : meurtres, rackets (le 5/7 une centaine de morts)…
Député de l’Aube sans interruption de 1968 à 2002, maire de Troyes de 1972 à 1995, son successeur, aux deux postes : François Baroin dit BABOIN

IL VA NOUS MANQUER !

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Une centaine d'autocollants ont été collés.

 

Robert Galley, en mai 1968, rédige « La machine infernale »

Lors d’une interview télévisée, Robert Galley a évoqué l’action qu’il était prêt à mener avec des milliers d’officiers face aux manifestants.

« Lorsqu’arrive la révolution de Mai 1968, j’étais délégué à l’informatique et mon bureau était au 233, boulevard Saint-Germain. J’étais donc aux premières loges. Les débuts m’ont semblé sympathiques. La remise en cause a toujours un côté frondeur. Puis la décomposition de la société m’a horrifié, j’étais extrêmement choqué par tout ce qui arrivait, étant entendu que mon réflexe était de dire : on n’a pas flanqué à la porte les Allemands avec toutes les pertes que nous avons subies pour voir arriver au pouvoir, ici, des Krivine et toute l’équipe d’énergumènes autour de Geismar et de Cohn-Bendit. Surtout que nous savions très bien que ces gens-là basaient une partie de leur propagande contre le militarisme et la force de dissuasion. J’ai supporté tout cela vaillamment, jusqu’au jour où je me suis mis en colère, vers le 20 mai. l’avais rencontré mon ami Jordan, parachutiste de la France libre. Compagnon de la Libération et ambassadeur. Il m’avait passé un papier sur lequel on décomposait la mécanique “provocation, répression, soulèvement”. »

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« J’avais réuni un mouvement de 5000 officiers »

« Cela m’avait semblé une analyse pertinente, je suis allé voir quelques camarades comme Philippe Peschaud, président des Anciens de la 2e DB, et nous avons organisé une soirée au cours de laquelle j’ai rédigé La machine infernale. C’était un tract qui décomposait toute ta mécanique de 1968 et qui disait : “la société occidentale ne doit pas se laisser enfermer dans ce processus diabolique qui détruit tout”. Ce tract a eu une influence considérable. Je suis allé trouver la famille Wendel, car nous n’avions pas d’argent pour imprimer le tract à 2 millions d’exemplaires. Pour diffuser ce tract, j’ai fait appel à la 2e DB, à la 1re DFL, aux Français libres et j’ai convoqué les officiers. Je suis allé voir le général Simon qui était gouverneur de Lyon, des officiers à Marseille et le 25 mai, j’avais réuni autour de moi un mouvement de 5000 officiers. Ce mouvement n’était pas décidé à ce que la chose tourne à la chienlit. Nous avons eu un choc lorsque le général de Gaulle est parti car jusque-là nous avions confiance. Nous commencions à penser que la décomposition s’était même installée dans les hautes sphères de l’État. »

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« Nous ne pouvions tolérer cela »

« Cela a bien tourné parce que le Général est revenu et qu’il y a eu la manifestation des Champs-Élysées mais nous, Français libres, nous ne pouvions tolérer cela. Au moment de la manifestation des Champs-Élysées, j’étais chez le général Fourquet pour essayer de concerter nos efforts avec ceux de l’armée française car nous pensions que la gauche allait réagir à cette manifestation qui a surpris par son ampleur. Mais nous ne savions pas ce qui allait se passer. Nous avions réfléchi à beaucoup de choses, en particulier de nous constituer, pour réagir, un PC clandestin. Nous nous préparions à la guerre civile, nous ne voulions pas la subir. Si c’était allé trop loin, nous l’aurions lancée nous-mêmes avec violence, tout de suite, pour créer la terreur. C’était la méthode commando. Il ne faut pas subir, il faut avoir une altitude offensive. Nous étions absolument déterminés. J’étais donc dans la préparation de ce PC clandestin à quatre heures de l’après-midi le vendredi quand j’ai eu Jacques Foccart au téléphone qui me communiquait le numéro de téléphone du général de Gaulle en me disant que si dans les cinq minutes je ne l’avais pas appelé, j’entrais au gouvernement comme ministre de l’Équipement. Je n’ai pas appelé. C’est ainsi que je suis entré en politique. »

Source : L’Est Éclair, les plus du web juin, numéro spécial : Robert Galley, page 7


« Si, dans une seule grande usine, entre le 16 et le 30 mai, une assemblée générale s’était constituée en Conseil détenant tous les pouvoirs de décision et d’exécution, chassant les bureaucrates, organisant son auto-défense et appelant les grévistes de toutes les entreprises à se mettre en liaison avec elle, ce dernier pas qualitatif franchi eût pu porter le mouvement tout de suite à la lutte finale dont il a tracé historiquement toutes les directives. Un très grand nombre d’entreprises aurait suivi la voie ainsi découverte. Immédiatement, cette usine eût pu se substituer à l’incertaine et, à tous égards, excentrique Sorbonne des premiers jours, pour devenir le centre réel du mouvement des occupations : de véritables délégués des nombreux conseils existant déjà virtuellement dans certains bâtiments occupés, et de tous ceux qui auraient pu s’imposer dans toutes les branches de l’industrie, se seraient ralliés autour de cette base. Une telle assemblée eût pu alors proclamer l’expropriation de tout le capital, y compris étatique ; annoncer que tous les moyens de production du pays étaient désormais la propriété collective du prolétariat organisé en démocratie directe ; et en appeler directement — par exemple, en saisissant enfin quelques-uns des moyens techniques des télécommunications — aux travailleurs du monde entier pour soutenir cette révolution. Certains diront qu’une telle hypothèse est utopique. Nous répondrons : c’est justement parce que le mouvement des occupations a été objectivement, à plusieurs instants, à une heure d’un tel résultat, qu’il a répandu une telle épouvante, lisible par tous sur le moment dans l’impuissance de l’État et l’affolement du parti dit communiste, et depuis dans la conspiration du silence qui est faite sur sa gravité. Au point que des millions de témoins, repris par “l’organisation sociale de l’apparence” qui leur présente cette époque comme une folie passagère de la jeunesse — peut-être même uniquement universitaire — doivent se demander à quel point n’est pas elle-même folle une société qui a pu ainsi laisser passer une si stupéfiante aberration.

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Robert Galley

Naturellement, dans cette perspective, la guerre civile était inévitable. Si l’affrontement armé n’avait plus dépendu de ce que le gouvernement craignait ou feignait de craindre quant aux mauvaises intentions éventuelles du parti dit communiste mais, tout objectivement, de la consolidation d’un pouvoir prolétarien direct dans une base industrielle (pouvoir évidemment total, et non quelque “pouvoir ouvrier” limité à on ne sait quel pseudo-contrôle de la production de sa propre aliénation), la contre-révolution armée eût été déclenchée sûrement aussitôt. Mais elle n’était pas sûre de gagner. Une partie des troupes se serait évidemment mutinée ; les ouvriers auraient su trouver des armes, et n’auraient certainement plus construit de barricades — bonnes sans doute comme forme d’expression politique au début du mouvement, mais évidemment dérisoires stratégiquement (et tous les Malraux qui disent a posteriori que les tanks eussent emporté la rue Gay-Lussac bien plus vite que la gendarmerie mobile ont certes raison sur ce point, mais pouvaient-ils alors couvrir politiquement les dépenses d’une telle victoire ? Ils ne s’y sont pas risqués, en tout cas, ils ont préféré faire les morts ; et ce n’est certainement pas par humanisme qu’ils ont digéré cette humiliation). L’invasion étrangère eût suivi fatalement, quoi qu’en pensent certains idéologues (on peut avoir lu Hegel et Clausewitz, et n’être que Glucksmann), sans doute à partir des forces de l’O.T.A.N., mais avec l’appui indirect ou direct du “Pacte de Varsovie”. Mais alors, tout aurait été sur-le-champ rejoué à quitte ou double devant le prolétariat d’Europe. »

« Le commencement d’une époque », Internationale situationniste no 12, septembe 1969

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[Marseille 2013] War

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Marseille Infos Autonomes, 20 juin 2012

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[Sceaux] Comment accommoder le flic en civil

Six policiers agressés à Sceaux

Six policiers ont été « légèrement blessés » ce midi après avoir été pris à partie par trois hommes dans un magasin de Sceaux (Hauts-de-Seine).

Vers 12H35, cinq policiers de la Sûreté territoriale basés à Sceaux (Hauts-de-Seine), en civil et hors service, ont été reconnus et pris à partie par les trois hommes « défavorablement connus des services de police », alors qu’ils effectuaient leurs courses dans un magasin Simply Market, a expliqué la préfecture des Hauts-de-Seine, dans un communiqué.

Deux des trois agresseurs ont sorti un tournevis et l’un d’eux a blessé un policier à l’omoplate droite, lui causant une entaille peu profonde, selon la préfecture. Une bagarre a alors éclaté entre les agresseurs et les policiers, rejoints par des renforts du commissariat de Sceaux et de la Sûreté territoriale, au cours de laquelle cinq autres fonctionnaires ont été blessés légèrement.

Les trois hommes, deux originaires de l’Essonne et un du Val-de-Marne, ont été interpellés alors qu’ils prenaient la fuite et placés en garde à vue.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (Agence Faut Payer, 25 juin 2012)

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[Mauvaises Intentions] Paris : Rendu du procès antiterroriste de mai 2012

Voici le rendu du procès contre 6 camarades qui s’est tenu en mai 2012, prononcé le lundi 25 juin à 13h30.

Pour un rappel plus détaillé de l’affaire voir infokiosques.net/mauvaises_intentions

Frank : non-coupable, relaxé de tous les chefs d’inculpation, il peut demander réparation pour les 6 mois de détention préventive déjà effectués

Ivan : relaxé pour le refus ADN, coupable des autres faits reprochés, condamné à 1 an de prison dont 6 mois avec sursis, rejet de la demande de non inscription au casier judiciaire

Bruno : relaxé pour le refus ADN, coupable des autres faits reprochés, condamné à 1 an de prison dont 6 mois avec sursis

Damien : relaxé pour le refus ADN, coupable des autres faits reprochés, condamné à 2 ans de prison dont 1 an avec sursis

Inès : coupable de l’ensemble des faits reprochés, condamnée à 30 mois d’emprisonnement dont 18 mois avec sursis, rejet de la demande de non inscription au casier judiciaire

Javier : coupable de l’ensemble des faits reprochés, condamné à 3 ans d’emprisonnement dont 2 ans avec sursis, rejet de la demande de non inscription au casier judiciaire

De plus, l’ensemble des scellés est confisqué.

À noter que la détention préventive déjà effectuée couvre la quasi totalité des peines de prison ferme, il y a donc peu de probabilités que l’un des inculpés retourne en prison. Ceux pour qui il reste quelques semaines ou mois à faire seront convoqués ultérieurement devant un juge d’application des peines.

À noter aussi que le caractère terroriste de l’affaire a donc été maintenu.

Les condamnations sont soit identiques aux réquisitions du procureur, soit légèrement allégées (Inès, Javier), sauf bien sûr pour Frank qui est relaxé.

Le parquet comme les inculpés ont maintenant 10 jours pour faire appel.

Indymedia Paris, 25 juin 2012

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[Reprendre la terre] Camp Reclaim The Fields en Écosse du 12 au 18 juillet

Invitation de Reclaim The Fields Écosse au camp « Take Back the Land » (Reprendre la Terre) du 12 au 18 juillet

Salut à toute la constellation. Peut être ne saviez-vous pas qu’il y a des personnes de RTF en Écosse, mais on a une chouette invitation pour vous tou.te.s. RTF participe au camp « Take Back the Land » de Coal Action Scotland (Action Charbon Écosse).

Le camp aura lieu dans la Douglas Valley, au sud de Glasgow, où Scottish Coal déchire la terre en creusant de nouvelles mines à ciel ouvert, encercle des villages tels Glespin et Douglas, encrasse nos poumons et ravage la terre. Le propriétaire de ces terres est le richissime lord Hume, en lien étroit avec la couronne, et les mines sont soutenues par les élu.e.s locaux.

En tant que composante émanant de RTF nous prévoyons d’établir des jardins communautaires avec une communauté locale et avons par conséquent besoin de bras pour aider à planifier, creuser, construire et planter. On aimerait aussi proposer quelques ateliers liés aux thématiques de RTF et bien sûr participer à ce qui va être un camp excitant et important.

Pour plus d’infos visitez les sites takebacktheland.org.uk et coalactionscotland.org.uk (en anglais). Enfin, essayez de nous prévenir de votre venue par e-mail afin que nous nous rendions compte de l’intérêt extérieur. Si vous avez d’autres questions n’hésitez pas à nous les adresser à cette même adresse mail. Nous serons enchanté.e.s de vous rencontrer cet été. À bientôt.

RTF Scotland – mailing, 23 juin 2012

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[Algérie] Le suicide ou la révolution

Suicides, immolations, défenestration…
Le syndrome de Tiaret

Le phénomène a atteint ses proportions les plus alarmantes les 10, 11 et 12 mai avec un suicide par jour.

http://juralib.noblogs.org/files/2012/06/0128.jpgLa wilaya de Tiaret est-elle devenue le lieu de prédilection des phénomènes sociaux tels que le suicide sous ses différents procédés (pendaisons, immolations, défenestration… etc.) ?

À voir le nombre des actes « signés » ces derniers temps, on est tenté de le croire. Il ne se passe pratiquement pas une semaine sans que le suicide d’un jeune, d’une femme ou d’un enfant ne soit signalé.

Le dernier en date remonte à ce 19 juin lorsqu’un jeune de 25 ans s’est donné la mort dans la localité de Aïn El Hadid. Le procédé utilisé par ce jeune renseigne sur un malaise et un désespoir total : il s’est pendu, en pleine place publique, à un pylône électrique.

Selon des sources oculaires, ce père de famille venait de quitter le siège de la mairie après avoir eu un entretien avec le président d’APC.

Un passager a tenté de secourir la victime mais a été découragé par les flammes provenant de la ligne à haute tension. Les sapeurs-pompiers, appelés à la rescousse, n’ont pu que constater le décès du jeune.

Macabre bilan

Moins de 48 heures plus tôt, c’est un adolescent qui a mis fin à ses jours dans la même localité.

Malheureusement, ces deux cas ne sont pas les seuls à secouer cette wilaya de l’Ouest. Depuis le mois de mars dernier à ce jour, des dizaines de suicides et de tentatives de suicide sont enregistrées.

Le 9 juin dernier, un homme de 39 ans a tenté de s’immoler par le feu devant le siège de la mairie de Ksar Chellala.

Si le malheureux a échappé de justesse à la mort, ce n’est pas le cas de cet autre homme de 36 ans qui s’est pendu à un arbre à Mellakou, une localité située à une vingtaine de kilomètres au sud de Tiaret.

Deux jours auparavant, un adolescent âgé d’à peine 14 ans a mis fin à ses jours par pendaison à Aïn El Hadid.

Le phénomène a atteint ses proportions les plus alarmantes les 10, 11 et 12 mai avec un suicide par jour.

Le premier a ingurgité une bouteille d’acide à son domicile, le deuxième a avalé des comprimés de barbituriques tandis que le troisième s’est pendu à un arbre.

Le drame ne s’arrête pas là. Deux jours plus tard, un jeune chômeur qui participait à un sit-in de protestation devant le siège de l’APC de Aïn El Hadid, a tenté de se suicider en s’ouvrant les veines. Avec d’autres chômeurs, le jeune homme de 27 ans entendait dénoncer les critères de recrutement utilisés par les responsables d’une société publique locale auxquels ils reprochent notamment d’embaucher des personnes ne résidant pas sur le territoire de la commune.

Le mois de mars a connu un des bilans les plus macabres. Un homme de 35 ans s’est donné la mort en se pendant à un arbre à la sortie Sud de la ville de Tiaret.

Désespéré de voir son dossier de demande de logement social rejeté malgré de nombreuses réclamations adressées au chef de daïra puis au wali de Tiaret, un autre désespéré âgé de 36 ans s’est ouvert les veines en public devant le siège de la daïra de Frenda, à cinquante kilomètres de Tiaret. En début du même mois, alors qu’il venait de se faire retirer son permis de conduire à Ksar Chellala pour infraction au Code de la route, un homme de 43 ans, dénonçant un « acte arbitraire », a tenté de se suicider dans la rue, sous les yeux de dizaines de passants.

En juin, un lycéen âgé de 16 ans, qui avait été traduit en conseil de discipline pour avoir cassé un carreau, s’est immolé par le feu dans la cour de récréation de son lycée, au quartier Sonatiba, au sud de la ville de Tiaret sous le regard horrifié de ses camarades. Huit élèves de sa classe ont perdu connaissance devant une telle scène.

Même les lycéens

Le lycéen Rass Ghanem Walid est décédé une semaine plus tard. Au cours de la même semaine, un homme, âgé d’une cinquantaine d’années, a tenté de s’immoler par le feu avec son fils à Frenda, à une cinquantaine de kilomètres au sud de Tiaret. Au moment où de nombreux citoyens contestant une liste de cent bénéficiaires de logements attribués dans le cadre de la résorption de l’habitat précaire assiégeaient la daïra cernée par de nombreux policiers, l’homme est monté sur le toit de ce même édifice en compagnie de son fils de 17 ans qu’il a arrosé d’essence avant de s’en asperger lui-même la tête.

Vers la fin du même mois, un jeune homme de trente ans a tenté de s’immoler par le feu devant le siège de la police judiciaire de la wilaya de Tiaret.

Le jeune homme, habitant la localité de Mesra (Mostaganem), s’est rendu à l’ex-place Carnot, en face du siège de la sûreté de wilaya, pour s’asperger d’essence avant de s’enflammer à l’aide d’un briquet.

Enfin, au mois de février, un jeune chômeur de 23 ans s’est aspergé d’essence à Mahdia (50 km à l’est de Tiaret), avant d’allumer un briquet, se brûlant gravement sur différentes parties du corps. Cette tentative d’immolation est intervenue moins de trois semaines après la mort du jeune G. Hichem, qui s’est immolé par le feu sur la place publique le 26 janvier dans la même wilaya.

C’est dire que le suicide dans la wilaya de Tiaret est devenu un véritable fléau social sur lequel les autorités compétentes doivent se pencher. La régression sociale ne doit plus durer si l’on veut mettre un terme au désespoir dévastateur.

Presse suicidaire (Idir Tazerout, lexpressiondz.com, 24 juin 2012)

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[Révolution égyptienne] Les gens ont pris la parole et le mouvement de cette société est irréversible

Les islamistes au pouvoir en Égypte

Aujourd’hui, dimanche 24 juin 2012, la commission électorale a proclamé Mohammed Morsi, président élu.

Alors que la tentation d’exil en saisit certains, alors que la dénonciation de cette ultime mascarade électorale est dans de nombreux esprits, il est nécessaire de réaffirmer nos positions.

Jamais nous ne plierons, ni ne cèderons, ni ne ferons notre valise. Nous gardons la tête haute, face à la junte militaire, et face au fascisme élu !

No pasaran !

Le Caire, ce dimanche 24 juin, 22h20.
Galila Elkadi (mailing)


La fête

Dans leur immense mansuétude, après s’être octroyé le pouvoir législatif en dissolvant l’Assemblée, le pouvoir constitutionnel en invalidant de fait la nouvelle assemblée constituante, après avoir donné pleins pouvoirs à la police militaire et placé son budget au-dessus de la constitution, le Scaf a bien voulu reconnaître la victoire de Morsy aux élections.

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Il n’y a pas de doute : c’est bien le candidat des Frères qui a remporté ce scrutin. Dans le cas contraire, il n’y aurait pas eu une semaine de tergiversations. En ce sens, les Égyptiens avaient de bonnes raisons de fêter une avancée démocratique hier soir. Pour la deuxième fois de leur vie, on proclamait le résultat d’une élection non connu à l’avance. La précédente avait eu lieu pour les Législatives.

Il n’est pas sûr pour autant que ce soit les idéaux de la Révolution qui aient ainsi progressé. Mais c’était cela que voulaient croire les centaines de milliers d’Égyptiens rassemblés cette nuit. Une fête populaire, très populaire, impossible à réduire à une victoire “islamiste” comme le sous-entendent certains commentateurs (voir la Une de Libé aujourd’hui). D’ailleurs étaient présents sur la place de nombreux abstentionnistes du second tour, peu amènes à l’encontre de Morsy et de son parti, contents malgré tout d’avoir échappé à l’annonce d’un retour de Moubarak-bis et à la fin certaine du processus commencé il y a un an et demi.

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Non, on ne psalmodiait pas le Coran sur la place, mais on chantait toutes les chansons populaires qui ont accompagné les rassemblements depuis le 25 janvier 2011, de l’hymne national à celui des Ultras, en passant par Ya baladi (Mon pays) de Dalida, repris en cœur par la foule. On scandait encore “Du pain, la liberté et la justice sociale !”, des exigences qui rassemblent toujours les Égyptiens, et auxquelles Morsy et ses Frères devront faire face. Certes, ils pourront toujours dire qu’ils n’ont pas le pouvoir nécessaire pour réaliser les changements attendus, mais ils ont tout de même accepté un deal avec l’armée (dont nous ne connaissons pas tous les termes). La situation catastrophique du pays appelle des mesures radicales que le parti de la Justice et de la Liberté semble de toutes façons incapable de proposer.

En choisissant d’associer les Frères au pouvoir – pouvoir qu’il garde en main pour l’essentiel – le Scaf a sans doute fait le calcul d’un retour à l’ordre, un ordre auquel la Confrérie appellera les Égyptiens, sans trop se forcer d’ailleurs. Cette stratégie a un revers qui est, à mon avis, la seule vraie victoire de ces derniers jours. Les luttes sociales et l’opposition politique vont enfin être débarrassées du parasite permanent que constitue une organisation occulte dont les militants prennent leurs décisions ailleurs. L’armée n’ignorait pas le danger, elle qui a pris par avance des mesures permettant à la police militaire d’arrêter des civils. Une partie des gens qui étaient rassemblés hier soir auront la naïveté de faire confiance au nouveau pouvoir. Mais la majorité d’entre eux ne s’arrêteront pas en chemin : ils ont pris la parole et le mouvement de cette société est irréversible.

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Blog SN, 25 juin 2012

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[Stop THT] La bataille de Montabot

Affrontements entre opposants aux lignes à très haute tension et gendarmes

Les forces de l’ordre ont « chargé alors qu’aucune infraction n’avait été commise », a assuré de son côté l’avocat des anti-THT, Me Gervais Marie-Doutressoulle, qui lui a compté « six blessés dont deux « sérieux » chez les manifestants.

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Les forces de l’ordre ont « chargé alors qu’aucune infraction n’avait été commise », a assuré de son côté l’avocat des anti-THT, Me Gervais Marie-Doutressoulle, qui lui a compté « six blessés dont deux « sérieux » chez les manifestants.

Opposants à la ligne à très haute tension (THT) Cotentin-Maine et forces de l’ordre se sont affrontés dimanche à Montabot, dans le bocage normand, où des centaines de militants avaient monté un « camp de résistance » et où une députée EELV a dénoncé un « harcèlement » des militants par l’État.

Les heurts se sont déroulés pendant à peine une heure aux abords du « camp de résistance », des tentes montées dans un champ avec l’accord de son propriétaire depuis jeudi soir et qui a rassemblé jusqu’à 300 militants selon la police, 600 selon les militants.

Un endroit interdit aux médias par les militants aux abords duquel dimanche matin ils ont affronté les forces de l’ordre dans le brouillard, sous une pluie parfois battante, alors que des détonations retentissaient dans la vallée parsemée de pylônes en construction.

Un petit groupe de militants remontés contre la presse, équipés de masques à oxygène, a posé aux abords du camp un barrage sur une route communale parsemée de clous, avec des barbelés et de lourds rondins de bois, avant que des affrontements n’y surviennent.

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En fin de matinée un militant a été évacué par les pompiers, sur un brancard, un bandeau blanc avec une tache rouge sur la tête, a constaté une journaliste de l’AFP.

« Il s’agit d’un militant d’une vingtaine d’année qui a été blessé à l’œil, alors que les forces de l’ordre répondaient aux agressions des manifestants par tirs de gaz lacrymogène et de flashball », expliquera plus tard à l’AFP la sous-préfète de Coutances, Anne Frackowiak-Jacobs.

Les jours du militant ne sont pas en danger, selon la préfecture.

Outre ce blessé, la préfecture a recensé un autre blessé chez les manifestants, une jeune femme de 23 ans incommodée par les gaz lacrymogène, et quatre blessés légers chez les gendarmes dont deux ont été hospitalisés pour des « radios » à la main « après y avoir reçu des coups ».

« Traités presque comme des terroristes »

Les forces de l’ordre ont « chargé alors qu’aucune infraction n’avait été commise », a assuré de son côté l’avocat des anti-THT, Me Gervais Marie-Doutressoulle, qui lui a compté « six blessés dont deux « sérieux » chez les manifestants.

Selon le porte-parole des militants anti-THT, l’un de ces blessés a été transféré au CHU de Caen pour y être opéré à la tête.

Un seul manifestant a été placé en garde à vue « après avoir jeté un fumigène sur un gendarme », selon la préfecture. Les militants ont commencé à quitter les lieux en milieu d’après-midi.

La ligne THT Cotentin-Maine doit acheminer sur 163 km l’électricité du polémique nouveau réacteur nucléaire EPR en construction à Flamanville dans le nord de la Manche. Pendant que certains s’affrontaient sur le barrage dimanche matin, une centaine de personnes ont ainsi défilé dans les environs du site avec des slogans antinucléaires.

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La député EELV Isabelle Attard est venue sur place dans l’après-midi dénoncer un « harcèlement » ces derniers mois des opposants à la THT « traités presque comme des terroristes » par l’État.

Elle y a plaidé pour le lancement d’une étude épidémiologique sur les effets des THT sur la santé, déjà réclamée par les collectivités locales de droite comme de gauche.

Plusieurs études ont mis en évidence une « corrélation statistique » entre la survenue de leucémies infantiles et le fait de vivre près d’une THT, mais le lien n’a jamais été scientifiquement prouvé.

Presse dégagée (Agence Faut Payer, 25 juin 2012)


THT : deux militants et deux gendarmes blessés dans les affrontements à Montabot (50)

Le calme semble pour le moment revenu à Montabot, où depuis ce dimanche matin, ont lieu des affrontements entre forces de l’ordre et militants anti-THT. Pour la préfecture, ce rassemblement « ne relève pas de la contestation locale, mais s’affiche comme une volonté de manifester violemment en bandes organisées ». D’où la mobilisation sur place de deux escradons de gendarmes mobiles, soit environ 120 personnels.

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Le point a été fait sur les incidents de cette nuit : « Un vigile privé chargé de la surveillance d’un pylône en construction, a été pris à partie par une trentaine de manifestants, a évoqué la sous-préfète de Coutances, qui a établi pour la journée son QG à la gendarmerie de Percy. Toute la nuit, les forces de l’ordre ont subi un caillassage. »

Ce matin, une soixantaine de manifestants ont enflammé des barricades. Un affrontement s’en est suivi, au cours duquel deux militants et deux gendarmes ont été blessés. Un manifestant aurait été interpellé.

Pendant ce temps, la marche d’une centaine de personnes, qui se dirigeait vers l’ancien château d’eau du Chefresne a été interrompue : elle a rebroussé chemin, et s’est repliée, comme l’ensemble des opposants à la THT, dans le campement situé à Montabot.

THT : la police contrôle tous les véhicules aux entrées de Saint-Lô

Dans le prolongement de la mobilisation des forces de l’ordre dans le secteur de Montabot-Le Chefresne, théâtre ce dimanche de manifestations de résistance à la ligne THT, la police nationale est également mobilisée à Saint-Lô, à 20 km du lieu des affrontements. Des fonctionnaires contrôlent tous les véhicules aux entrées de la ville : ils recherchent l’éventuelle présence d’explosifs et tout autre objet susceptible de troubler l’ordre public.

Presse dégagée (Ouest-France.fr, 24 juin 2012)


(…) Selon la préfecture de la Manche, « des gendarmes ont été pris à partie et  ont essuyé des jets de pierre de la part d’un groupe d’une soixantaine d’individus comprenant des personnes casquées et masquées. Des groupes de manifestants souvent masqués ou cagoulés ont violemment pris à partie les gendarmes présents. Ils étaient armés de barres à mine, boulons, bâtons et ont effectué des tirs tendus de fusée en direction des forces de l’ordre. »

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Près de 550 policiers et gendarmes sont mobilisés sur le site, qui rassemble un peu plus de 300 manifestants selon les autorités, plus de 600 selon les organisateurs qui ont érigé depuis vendredi soir un camp de résistance à la THT, fermé aux médias. (…)

Presse dégagée (TendanceOuest.com, 24 juin 2012)


Tension sous la ligne à haute tension ! Des gendarmes caillassés un vigile agressé

Le week-end de lutte contre la THT dans la Manche : des gendarmes caillassés samedi après midi, un vigile agressé dans la nuit de samedi à dimanche.

Un demi-millier de militants anti-nucléaire sont rassemblés sur un campement à Montabot près du Chefresne depuis vendredi hier soir. Une opération de lutte contre les travaux de la ligne THT longue de 163 kms, qui doit relier la Bretagne à l’EPR de Flamanville.

Des gendarmes et un vigile agressés

Samedi après midi, des gendarmes mobiles chargés de surveiller le secteur ont été caillassés par des militants cagoulés selon la préfecture de la Manche.

Dans la nuit de samedi à dimanche, c’est un vigile chargé de déjouer tout acte de sabotage aux pieds des pylônes qui a été agressé par une trentaine de militants. Ils se sont jetés sur lui, sa voiture retournée.

Ce dimanche, des débats doivent se dérouler avec des responsables politiques régionaux.

L’association » Percy sous Tension » déboutée par la justice

Le juge des référés du Tribunal administratif de Caen, a rejeté samedi, la requête de l’association « Percy sous Tension » qui demandait à  la justice d’autoriser les membres de l’association à se rendre dans le château d’eau désaffecté situé sur la commune du Chefresne après y avoir été expulsés mercredi matin à 6h par les forces de l’ordre, pour raison de sécurité après un arrêté pris par le préfet.

Presse dégagée (TendanceOuest.com, 24 juin 2012)


Lettre ouverte au rassemblement du Chefresne

Bonjour.

Vous êtes nombreuses et nombreuses au week end de résistance qui se tient au Chefresne contre un projet de ligne THT. Nous aurions aimé y être nous aussi, mais on ne pouvait malheureusent pas [sic].

La nuit dernière, entre vendredi et samedi 23 juin, en solidarité avec votre rassemblement, nous avons scié une partie de deux des pieds d’un pylone de très haute tension [sic], à côté de Nantes, au sud de la Loire. C’était la première fois que nous faisions cela, et on n’a pas trouvé ça particulièrement difficile. Sur le moment, on avait l’impression que ça faisaient beaucoup de bruit, mais à quelques dizaines de mètres on n’entendait plus rien [sic]. On a pris des gants pour ne pas laisser d’empreintes et on a publié ce communiqué en utilisant un système d’anonymat appelé t(A)ils [sic]. On va sans doute recommencer ce genre d’action, peut-être dans quinze jours, à côté de la Roche-sur-Yon [sic].

Nous espérons que ce geste de soutien va vous faire plaisir et contribuer à vous donner de l’enthousiasme pour un week-end réussi. Bravo à vous.

Amélie, Sophie, Benoît et quelques autres… [sic]

Indymedia Nantes, 23 juin 2012


Déjà un demi-millier de militants au week-end de résistance anti-THT à Montabot

Organisé afin d’envoyer un signal fort à l’État, le week-end de résistance anti-THT bat son plein à Montabot ce samedi 23 juin. Plus de 500 militants ou sympathisants du mouvement opposé à la création d’une ligne très haute tension (400’000 volts) Cotentin-Maine ont convergé vers le camp où sont prévus des débats et animations diverses. Le tout sous la vigilance extrême des forces de l’ordre.

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Presse dégagée (Ouest-France.fr, 23 juin 2012)


Les anti-THT organisent leur week-end de résistance à Montabot

Les militants opposés à la ligne THT Cotentin-Maine se mobilisent ce week-end. Ils ont installé un camp provisoire à Montabot, sur l’un des versants du mont Robin.

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Débats et actions symboliques sont ainsi programmés à deux pas de la commune du Chefresne. La préfecture de la Manche, qui a souhaité s’exprimer sur le dossier de la THT, craint des actions de « sabotage » au cours du week-end. Les forces de l’ordre sont d’ores et déjà sur place.

Presse dégagée (Ouest-France.fr, 23 juin 2012)


Dans le Cotentin, un village d’irréductibles Normands sous haute surveillance

Opposé à la ligne haute tension Cotentin-Maine, Le Chefresne est sous surveillance depuis plusieurs mois.

« Voici quelques jours, nous avons célébré l’anniversaire de ma mère en famille. Un hélicoptère de la gendarmerie a survolé la maison », témoigne Jean-Claude Bossard, 60 ans, maire démissionnaire du Chefresne (Manche) et l’un des chefs de file de la lutte contre la future ligne très haute tension (THT) Cotentin-Maine.

Devant relier le futur réacteur EPR de Flamanville (Manche) au réseau électrique, la ligne THT (400’000 volts) se concrétisera par 320 pylônes répartis sur 163 kilomètres dans 64 communes de quatre départements. Des maires se sont opposés au passage de la ligne, mais leurs arrêtés ont été annulés par le tribunal administratif. Exception : l’arrêté de Jean-Claude Bossard, qui a été « oublié » par la préfecture de la Manche.

Filature et garde à vue

Depuis mars, une vingtaine de militants se relaient dans le bois de la Bévinière pour occuper les arbres qui seront abattus pour faire place à la ligne. Depuis cette « occupation », le village est, de jour comme de nuit, sous surveillance de la gendarmerie avec patrouilles, barrages, contrôles d’identité et hélicoptère au moindre attroupement. « Revenant d’une réunion paroissiale, j’ai été suivie par deux voitures », déclare à Ouest-France une habitante outrée.

La tension est montée le 6 juin : s’opposant au passage d’engins de chantier, Jean-Claude Bossard, qui brandissait son arrêté, est interpellé et placé en garde à vue pour entrave à la circulation. « Pendant son audition qui a duré 12 heures, mon client a toujours conservé son écharpe tricolore », précise son avocat, Me Gervais Marie-Doutressoule. Le maire est ressorti libre.

Renforts

Suite à cette interpellation, le conseil municipal, qui avait déjà refusé les 150’000 euros du plan d’accompagnement de la ligne THT, a démissionné en bloc. Mercredi, nouvel assaut des forces de l’ordre : l’ancien château d’eau, devenu quartier général des anti-THT, est évacué par les gendarmes. « L’occupation du château d’eau par des personnes étrangères au service public de l’eau leur fait courir des risques de chute », assure la préfecture.

Jusqu’à présent, l’opposition du Chefresne s’est menée dans le calme. Mais le week-end risque d’être agité suite à un appel à la résistance des antinucléaires : ils ont établi leur camp dans le village voisin de Montabot. Trois escadrons de gendarmes mobiles (240 hommes) sont déjà sur place pour appuyer les forces de l’ordre locales.

Presse dégagée (Louis Laroque à Caen, LePoint.fr, 22 juin 2012)

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[No Border Stockholm] Cinquième & sixième jours

No Border Stockholm : cinquième jour

Avait lieu ce jour une manifestation contre l’entreprise SAAB, compagnie de surveillance dont il est interdit de filmer les abords ou de prendre des photos du bâtiment qui abrite leurs activités sécuritaires. Tout le monde était donc invité à venir les filmer et les prendre en photos. Deux personnes, qui prenaient des photos d’une « zone interdite » ont été arrêtées, puis relâchées quelques heures plus tard à bonne distance dans des bois avoisinant Stockholm… C’est mieux que la garde-à-vue, mais c’est fatiguant, surtout quand les flics vous relâchent exprès juste après le dernier bus.

Trois personnes sont toujours enfermées dans la prison de Sollentuna. Toujours pour les mêmes motifs crées de toute pièce : « tentative de violence sur agent », « résistance violente », « émeute avec violence », « résistance à l’arrestation ». Elles sont en attente de leur présentation devant un juge pour connaître leur(s) chef(s) d’inculpation, ou de leur procès. Une personne a été présentée au tribunal en chaise roulante, tellement les flics l’avait tabassée. La personne arrêtée pour « tag » en début de semaine est toujours enfermée. Elle va devoir attendre la semaine prochaine pour être présentée au juge, puis sans doute subir encore un délai de quinze jours avant son procès. Cette sévérité est due au fait qu’elle n’est pas suédoise, et que les autorités ne veulent pas qu’elle s’enfuit…

Se tenait hier sur le camp un repas avec des gens du quartier, une trentaine d’habitant-es sont venu-es discuter, nous rencontrer, et passer la soirée sur le camp.


No Border Stockholm : sixième jour

Journée marquée principalement par une manifestation de soutien aux quatre personnes enfermées à la prison de Sollentuna, située juste à côté du tribunal (cela doit être pratique). Cela rappelle les centres de rétention à côté des aéroports, les tribunaux administratifs dans les centres de rétention… 80 personnes se mettent en route, prennent le métro, le train, sous les regards curieux des passants. À leur arrivée deux policiers « donnent » l’autorisation de rester manifester, tant que les gens restent calmes… Ce jour une samba accompagne la troupe qui s’est transmutée en black block en quelques secondes à la descente du train. Des caméras qui surveillent les abords du bâtiment sont tournées vers le ciel, des civils investissent « discrètement » les lieux. Ce jour lendemain du solstice d’été est férié en Suède. C’est donc pour certaines personnes un maigre plaisir que d’imaginer que les flics qui débarquent petit à petit ont été interrompus dans leur repos estival, et le coût supplémentaire que cela représentera pour l’État suédois. Des passants sont interpellés par cette agitation et demandent ce qui se passe. Des explications leur sont données sur le camp en cours, la répression, et les camarades enfermés. Une famille restera un temps afin de montrer à ses enfants comment se déroule une manifestation, parce que c’est important d’apprendre ce genre de choses. On entend quelqu’un crier : « Vous avez oublié le bazooka ! ». Dans ce quartier très populaire, des jeunes se mêlent aux activistes, d’autres suivent à distance. Le bâtiment est très moderne : aucun barreau, aucune barrière. Presque aucun mur non plus, car toutes les hauteurs sont vitrées. Pour peu on pourrait croire qu’il renferme des bureaux, certes sécurisés, mais pas des êtres humains. La manifestation tourne autour de la prison high tech, sans vraiment savoir si les prisonniers peuvent l’entendre. Finalement, une poignée d’individus masqués s’attaqueront au tapis de pelouse disposé en contrefort des murs. Un acte qui tient plus du défouloir que d’autre chose, mais il n’est pas question que cette manifestation puisse donner plus de prétextes ou de ressentiments aux autorités suédoises et leurs chiens vis-à-vis des activistes en attente de leur procès. Au bout d’une heure « à tourner en rond », le groupe s’engouffre entre deux tours HLM et s’en va d’où il est venu, laissant derrière lui le tableau un parterre défoncé. Encore une fois, peut-être la « presque nuit » pourra-t-elle être plus propice à plus de choses…

Feu à toutes les prisons !
Freedom for all !

Indymedia Lille, 23 juin 2012

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[Politique] Mais pourquoi seulement 24 heures ? pourquoi pas 4 ou 5 ans ?

Un « Secret Story » politique en Flandre en vue des communales d’octobre

L’idée est portée par la nouvelle chaîne flamande, Vier, lancée en septembre sur les cendres de VT4. Les présidents de partis du Nord seraient invités à cohabiter dans un château du pays, filmés pendant 24 heures. Du jamais vu !

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Bart de Wever (NV-A) et Wouter Beke (CD&V) vont-ils accepter cette version politique de « Secret Story » ?

De l’aveu même de ses promoteurs, le show envisagé serait en effet du « jamais vu » jusque-là. La nouvelle télévision Vier, qui lance ses programmes le 17 septembre avec la société de production Woestijnvis, et un nouveau talk-show de début de soirée animé par Tom Lenaerts, avec notamment notre ex-collègue Christophe Deborsu, entend bien frapper les esprits.

24 heures dans un château

Des présidents de partis filmés ensemble, interviews communes et séparées, dans un château au Limbourg ou dans la région de Fourons : voilà le concept ! Les politiques seraient alors filmés pendant 24 heures mais pas question de les filmer pendant leur sommeil.

Auraient marqué leur accord : Alexander De Croo (Open VLd), Wouter van Besien (Groen), Bruno Valkeniers (Vlaams Belang), Wouter Beke (CD&V), Bruno Tobback (Spa). Jean-Marie De Decker, lui, attend toujours une invitation.

Bart de Wever sera-t-il de la partie ?

Un homme hésite : Bart de Wever. En cause : le date prévue du tournage 12 juillet. Or ce jour-là, fait-il remarquer « il y a à l’agenda une séance plénière du Sénat sur la scission de l’arrondissement judiciaire de BHV, je trouve ironique de voir que certains préfèrent être à la télévision ce jour-là ». L’homme fort de la N-VA tient là sa revanche, après que cette semaine on ait critiqué son absence du débat au Sénat sur la scission du BHV électoral parce qu’il menait campagne en bus à travers la Flandre.

Réplique immédiate, comme souvent, le CD&V a fini par recaler aussi la date du 12 juillet, disant ne jamais l’avoir formellement acceptée. La chaîne cherche désormais un autre jour de tournage pour tous.

Presse enfermée dans le spectacle (F.L. avec F. Van Eeckhaut, RTBF.be, 23 juin 2012)

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La police travaille à La Verrière (Yvelines)

Une fillette de 18 mois blessée lors d’une intervention de police

Un père de famille et sa fille se sont retrouvés coincés au milieu d’échauffourées, samedi, entre fauteurs de troubles et policiers dans le quartier du Bois de l’Étang à La Verrière (Yvelines). « Faites attention, j’ai une gamine dans les bras », lance Mokhtar aux policiers, en vain. « Il s’est retourné vers moi, m’a visé et m’a tiré dessus », explique t-il à RTL. En tout, sept personnes ont été incommodées par des gaz lacrymogènes, dont cinq ont été conduites à l’hôpital, deux adultes et trois enfants parmi lesquels la fillette, qui a reçu un éclat de projectile sous l’œil et souffre d’un hématome sur la pommette. Un conseil de quartier a été organisé ce dimanche matin, afin de faire redescendre la tension entre police et habitants. Le Défenseur des droits va être saisi de l’affaire.

« À un centimètre près elle perdait son œil »

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Lina

Jets de pierre contre grenades lacrymogènes et tirs de flashball : Mokhtar et Lina se sont retrouvés coincés par hasard au milieu des échauffourées. « J’avais ma petite dans les bras », explique ce dernier, « et j’ai dit au policier de faire attention ». « Il s’est retourné et m’a tiré dessus, j’ai juste eu le temps de retourner ma gamine. J’ai pris le projectile sur l’épaule, et une partie est venue toucher son œil. » Mokhtar explique « qu’à un centimètre près » sa fille « perdait son œil », mais ne veut pas pour autant attiser les tensions avec les forces de l’ordre. « Je n’en veux pas à la police, j’en veux à certains policiers ».

Des policiers qui ont d’ailleurs également été légèrement blessés, pour cinq d’entre eux. Ils souffrent notamment d’ecchymoses consécutives aux jets de pierre. Sept participants présumés aux violences ont été placés en garde à vue.

Selon les premiers éléments de l’enquête, les incidents ont débuté vers 18h quand une patrouille de police, arrivée après le signalement d’un vol de moto, a été prise à partie, à proximité d’un parc où jouaient des enfants en compagnie de leurs parents. Pour se dégager, les fonctionnaires ont utilisé des lanceurs de balles en caoutchouc et des gaz lacrymogènes. C’est un éclat de ces « moyens de dispersion » qui aurait donc pu toucher l’enfant.

Une enquête est en cours, sous l’autorité du parquet, pour déterminer les circonstances exactes de ces échauffourées. Le calme est rapidement revenu dans le quartier, a de son côté indiqué la préfecture des Yvelines, mais le maire a préféré prendre les devants et organiser un conseil de quartier dimanche matin. Benoît Hamon, député dans cette 11e circonscription des Yvelines, était présent, et a expliqué vouloir faire en sorte que les relations entre policiers et habitants « soient bonnes ».

Publié par des complices des brutes en uniforme (RTL.fr, 24 juin 2012)


La Verrière : un bébé blessé dans une opération de police

Vive émotion, hier à La Verrière. À 17h30, une enfant de 18 mois a été blessée au visage par un tir de grenade lacrymogène, lors de heurts entre jeunes et policiers dans le quartier du Bois-de-l’Étang. Bilan : 7 personnes, dont plusieurs mineurs, ont été interpellées, 5 policiers ont été blessés et la fillette a été hospitalisée pour des examens ophtalmologiques.

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Selon la police, une patrouille a subi un caillassage avant d’être prise à partie dans un hall d’immeuble et d’user de grenades lacrymogènes. Mais les tirs se sont déroulés près d’une aire de jeux très fréquentée. « Les policiers ont tiré des grenades lacrymogènes sans distinction, vers les enfants et les parents qui étaient sur l’aire de jeux où se sont déroulés les heurts », assure le père de la fillette blessée. Des habitants ont ensuite ramassé les débris des projectiles (notre photo). Alain Hajjaj, le maire (PC), s’est rendu sur place et a demandé une enquête aux autorités « pour faire toute la lumière sur cette affaire ». Hier à 21 heures, la tension était toujours palpable dans la cité.

Publié par des complices des brutes en uniforme (LeParisien.fr, 24 juin 2012)


Yvelines : une petite fille blessée lors d’échauffourées à La Verrière

Une petite fille et cinq policiers ont été blessés samedi après midi lors d’échauffourées opposants jeunes gens et forces de l’ordre à la cité du Bois de l’Étang à La Verrière (Yvelines).

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Vers 17h30 une patrouille a été la cible d’un jet de pierres de la part d’un jeune homme.

Lorsque les fonctionnaires ont souhaité l’interpeller dans un hall d’immeuble, ils ont été agressés par un groupe hostile leur jetant divers projectiles.

Des renforts de police sont intervenus, et sont survenus des tirs de grenades lacrymogènes et flash-ball contre divers projectiles près d’une aire de jeux. Une fillette de 18 mois, qui était dans les bras de son père, a été blessée à l’œil dans des circonstances encore indéterminées.

Au total, sept jeunes suspects ont été interpellés et placés en garde à vue. Le père de l’enfant raconte qu’il était en train de promener sa fille. « J’ai demandé aux policiers de ne pas tirer dans ma direction. Un projectile a été lancé vers moi. Mais j’ai juste eu le temps de me retourner. Ma fille a été blessée par une grenade et sa capuche porte des marques de brûlure. Elle a failli perdre l’œil. » De source proche de l’enquête, il s’agirait d’un hématome sur la pommette.

Le maire de la Verrière Alain Hajjaj (PC) : « J’avais demandé que les interventions de police soient mesurées et proportionnées dans ce quartier. Je demande à la préfecture de mener une enquête pour faire toute la lumière sur une opération qui a conduit les policiers à lancer des grenades lacrymogènes sur un jardin d’enfants. »

Thierry Mazet, le représentant du syndicat Alliance pour le Sgap (secrétariat général pour l’administration) de Versailles, souligne qu’une nouvelle fois les fonctionnaires ont été pris à partie dans le secteur. « Cela se produit de plus en plus et nous avons de moins en moins d’effectifs. Il est grand temps de nous donner des moyens. »

Le maire de la commune a prévu d’organiser une réunion dimanche à 10h pour rencontrer les habitants du quartier. De leur côté, ces derniers comptent tenir un rassemblement pour protester contre ce qu’ils qualifient de « violences policières ».

Publié par des complices des brutes en uniforme (Julien Constant & Maxime Fieschi, LeParisien.fr, 23 juin 2012)

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[Vérité et Justice pour Wissam El-Yamni] Campagne de communication nationale pour l’été

Wissam / Clermont-Ferrand / campagne de communication nationale pour l’été

Le comité Justice et Vérité pour Wissam souhaite organiser une campagne de communication nationale pour l’été.

Parce qu’aujourd’hui, peu de personnes en France savent réellement ce qu’il s’est passé à Clermont-Ferrand le jour de l’an, parce que nous ne pouvons ni ne devons pas arrêter la dynamique, nous souhaitons communiquer sur le plus de villes et de villages possible de France sur la nature de l’affaire Wissam.

Nous faisons appel à la solidarité pour participer à cet évènement. Si vous êtes disponibles rien qu’une demi heure pendant l’été pour distribuer ou afficher dans votre village ou ville un tract ou une affiche, et que vous souhaitez nous aider, merci de nous contacter afin que l’on vous fournisse tracts ou prospectus.

Plus la campagne de communication touchera des villes, villages éloignées, plus efficace elle sera.

Comité « Justice et Vérité pour Wissam » (contact)

Liste de discussion du réseau Résistons Ensemble, 24 juin 2012

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[Vive la révolution togolaise !] Les manifestations s’étendent à plusieurs villes

Togo : la révolte populaire atteint l’intérieur du pays

Le mouvement de contestation du pouvoir de Faure Gnassingbé commencé le 12 juin dernier a atteint plusieurs villes de l’intérieur de ce petit pays de l’Afrique de l’ouest, a appris jeudi après-midi, AfriSCOOP de sources concordantes à Lomé.

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Après la capitale togolaise, les manifestations contre la nouvelle loi électorale et les restrictions de liberté s’étendent. De sources proches du Collectif sauvons le Togo (Cst, un regroupement de partis d’opposition et d’associations de la société civile), les populations d’Atakpamé et de Sokodé (villes situées à 160 et 300 km de Lomé) ont battu le pavé, ce jeudi.

Comme à l’accoutumé, elles ont été dispersées à coup de gaz lacrymogènes et de matraques par les forces de l’ordre. Des courses poursuites entre gendarmes et jeunes manifestants ont été également constatées dans les rues de ces villes.

À Kara, 400 km de Lomé, la police et la gendarmerie auraient fait irruption dans une réunion d’opposants. Selon ces mêmes sources, des responsables de l’Alliance nationale pour le changement (Anc) du principal opposant, Jean-Pierre Fabre ont été appréhendés à Sokodé et à Kara.

« Ces manifestations ne sont pas autorisées. Au vue de ce qui s’est passé à Lomé, les forces de l’ordre ont reçu pour consigne d’éviter des troubles », a affirmé à AfriSCOOP, une source proche du ministère de l’Intérieur sous couvert de l’anonymat.

Selon des analystes, la répression mise en place par Lomé dénote d’une stratégie de « décapitation » de cette grogne populaire. 53 sympathisantes du Cst se trouvent actuellement à la prison civile de Lomé. Plusieurs responsables de ce collectif ont été brièvement interpellés en début de semaine.

« Nous n’allons pas abdiquer face à la force et à la violence. Ce mouvement ne fait que commencer et il ira à son terme avec la fin du régime autocratique et antidémocratique de Faure Gnassingbé », a déclaré Ferdinand Ayité, membre du collectif joint par AfriSCOOP.

Djibril Sall, Leral.net, 22 juin 2012

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[La Plaine, Marseille] Niquer la vidéosurveillance, mode d’emploi

La Plaine. Un Charivari festif s’est transformé en vandalisme militant
Casser ces caméras qui ne sauraient voir

Un long tube d’acier creux garni d’une corde à nœud coulant qui entoure, 6 métres plus haut, une couteuse caméra de vidéo-surveillance municipale (sur le Cours-Julien (6e)). Ceux qui manipulent le tube, des troubadours de carnaval portant des masques rigolos, tirent ensemble sur la corde jusqu’à ce que la caméra céde. Un peu d’alcool, une allumette, Big Brother vient de perdre un œil.

Samedi après-midi [16 juin], lors d’un charivari sur le secteur, sept caméras de vidéo-surveillance ont été endommagées, dont deux sévèrement par des casseurs militants. Le lien entre ces vandales et les organisateurs du défilé festif (déclaré en préfecture) n’est pas établi. Les deux personnes interpellées lors des échauffourées de fin de manif n’ont pas été inquiétées pour vandalisme.

L’exploitation des vidéos est en cours même si un policier reconnaît que « les gars étaient très malins ». Une banderole opaque dressée par exemple par des complices pour camoufler les actions aux caméras, celle des médias comme des vidéo-surveillance.

Ces dernières ayant été pour la plupart préalablement coiffées de sacs opaques toujours avec la technique du tube d’acier, les images des militants sont rares. « On y voit des types masqués qui cassent nos caméras » résume un policier. « Ils ont bien fait le boulot. » On y voit aussi ces mêmes troubadours danser autour d’un pylône pour mieux masquer ceux qui, accroupis, coupent les cables de transmission d’image (puis coulent du béton dessus).

Quant à la capacité de réaction en temps réel que sont censées donner ces caméras à la police, tant vantée par les autorités, les troubadours en rigolent encore. Les fameuses Vidéo-Patrouilles ne sont ni plus ni moins qu’une escroquerie intellectuelle. « Sil n’y a pas les effectifs sur le terrain, regrette un policier, on se contente de voir l’intervention qu’on va rater. » Lorsque les premiers policiers, à Noailles, arrivaient pour disperser la sauterie, tout nos joyeux ambulants jetaient leur matériel en un tas qu’ils embrasaient d’un coup, avant de se disperser cachés par un écran de fumée.

Leur presse (La Marseillaise, 19 juin 2012)

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[Manifestations antinucléaires à Tokyo] La Révolution des Hortensias est en route !

http://juralib.noblogs.org/files/2012/06/0212.jpg22 juin 2012, encore une journée historique de la lutte antinucléaire au Japon !

Ce vendredi soir, entre 40 et 50’000 personnes se sont rassemblées devant la résidence officielle du premier ministre Noda à Tokyo.

Les Japonais ne lâchent rien.

Ils refusent la décision du gouvernement de redémarrer les centrales nucléaires dans leur pays.

Suite au mépris affiché des autorités face à la pétition rassemblant plus de 7 millions de signatures, la mobilisation s’amplifie, certains parlent déjà de « Révolution des Hortensias » ‒ 紫陽花革命 ‒ rappelant cette fleur japonaise symbole de la mousson.

C’est un fait, les révolutions du XXIe siècle naissent dans les réseaux sociaux ! Le terme semble être né dans un tweet du 17 juin. Cette fleur symbolise la floraison longue avec plusieurs couleurs qui dure toute la saison des pluies de mi-juin à mi-juillet.

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« Saikado hantai » (« Non à la relance ! ») hurlaient les manifestants.

Vendredi prochain sera encore un vendredi jaune, les organisateurs promettent une manifestation de 100’000 personnes. Gageons que cette appellation ‒ la Révolution des Hortensias ‒ soit retenue par l’Histoire et que ses fleurs s’épanouissent longtemps !

Le blog de Fukushima, 22 juin 2012

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[Copwatch] Le Premier Flic de France travaille

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Nicolas Comte, secrétaire général du syndicat Unité SGP Police Force ouvrière, à Manuel Valls, ministre de l'Intérieur, de l'Outre-Mer, des Collectivités territoriales et de l'Immigration, le 1er juin 2012

 

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Sébastien Gros, chef de cabinet du ministère de l'Intérieur, à Nicolas Comte, secrétaire général du syndicat Unité SGP Police Force ouvrière, le 18 juin 2012

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[Poitiers] Bas les pattes sur le DAL 86 !

Un militant du DAL 86 convoqué au commissariat le 14-06-12 et reconvoqué vendredi 22 juin à 14h30

L’un des militants du DAL 86, ciblé depuis longtemps par les autorités qui semblent chercher par tous les moyens à le faire tomber, en particulier en le rendant responsable personnellement – puisqu’il est solvable et a un travail d’enseignant –, des actions du DAL 86, a été convoqué en début d’après-midi par un officier de police judiciaire de la Brigade des accidents et délits routiers pour … les affaires du squat du 11 rue Jean-Jaurès (effraction avec dégradation et mise en danger de la vie d’autrui) et de tag (menace de mort envers le maire de Poitiers). Il est convoqué de nouveau pour deux autres procédures vendredi 22 juin à 14h30. Merci de venir nombreux devant le commissariat pour le soutenir et de diffuser massivement autour de vous.

Nous sommes confrontés une nouvelle fois à des tentatives des autorités de constituer un délit de solidarité et de criminaliser les militants. La nouveauté c’est qu’aujourd’hui ce ne sont plus les « jeunes » et/ou « marginaux » qui sont harcelés mais des vieux militants de terrain qui en l’occurrence, n’ont pas d’autre but que de coopérer avec les sans logis et mal logés afin de les soutenir, de les appuyer pour mettre en place des solutions concrètes. Imaginons si lors de la grande grève de la faim des sans papiers en 2006, M. Santrot alors maire de Poitiers avait mis en cause nommément et publiquement les militants qui les soutenaient et les accompagnaient, les accusant d’instrumentaliser, de manipuler les sans papiers et de mettre leur vie en danger et si les procureurs les avaient fait convoquer pour audition au commissariat ? Eh bien c’est exactement ce qu’il se passe aujourd’hui avec le DAL 86 et les sans logis et mal logés.

Droit Au Logement Vienne, 14 juin 2012

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[Bruxelles, mercredi 27 juillet] Manif antifa suite à la répression sauvage de la manifestation du 17 juin

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Pour l’unité, contre la police !

Nous co-signions hier avec les Jeunes FGTB et la JOC un appel à manifester ce mercredi 27 juin à la Place Poelaert. Nous souhaitons assortir cette appel d’une légère mise au point concernant deux phrases de cet appel.

Premièrement : nous ne souhaitons pas établir un contrôle démocratique de la police. La police est l’organe armé du régime capitaliste. La démocratie parlementaire est le visage politique du système économique capitaliste. La question que nous nous posons est la suivante ‘Si la police ne commettait pas de bavures, si le Comité P parvenait à condamner les débordements policiers : est-ce-que ça en ferait quelque chose de bien ?’. Non, la police resterait garante de la solidité du système, la violence de la police se justifie par la légitimité auto-proclamée du système qui s’en sert.

Le propre d’un mouvement révolutionnaire est de vouloir faire la révolution : de renverser la classe dominante, par tous les moyens nécessaires. Soyons sérieux un instant : la classe dominante ne se laissera pas abattre, elle se défendra (et elle se défend déjà contre tout ce qui la menace, elle et son ordre). Elle se défendra par des moyens que nous connaissons tous : la police, l’armée, le contrôle social et la répression. Dès lors que nos actes menaceront la classe dominante, elle se défendra. Nous ne devons pas faire en sorte que nos actes ne provoquent pas la répression, nous devons nous préparer à faire face à la répression.

Ensuite, l’appel ‘exige’ de la ministre Milquet et du bourgmestre Thielemans qu’ils rendent des comptes. Nous n’avons rien à faire de leurs comptes, ils ne sont pas nos élus et ne nous représentent pas. Ils ne représentent que leurs intérêts et ceux de leur classe. Nous n’avons rien à demander à un gouvernement dont nous désirons la chute.

Enfin, nous désirons l’unité de la lutte antifasciste à côté de l’antifascisme institutionnel et capitaliste qui ne visent à combattre l’extrême-droite que pour protéger leur système. Nous voulons rappeler notre enthousiasme d’appeler à une manifestation contre la répression et le fascisme et de construire l’unité antifasciste et anticapitaliste dans la rue.

Manifester contre la répression et le fascisme : c’est avant tout manifester contre le système qui les crée et les nécessite.

Antifa BXL, Radicalement antifasciste, anticapitaliste et révolutionnaire, 21 juin 2012

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[No Border Stockholm] « Serait-ce une forme nouvelle d’Internationale dont personne ne parlerait ? »

No Border Stockholm : « prequel »

http://juralib.noblogs.org/files/2012/06/022.pngMais qui sont ces gens ?Installés dans un champ, ils plantent des tentes, montent des chapiteaux, une cuisine, construisent des douches, des toilettes sèches, des bancs, des tables, même un sauna, paraît-il. Ils répandent de la sciure sur les flaques de boue, font leur vaisselle dans trois grands bacs d’eau dont la provenance reste un mystère, mangent « vegan », comme ils disent. Il y a bien une tente avec une croix rouge affichant le mot « med », mais les codes vestimentaires en vigueur ne ressemblent nullement à ceux de la Croix Rouge. Tous les matins, ils se rassemblent pour discuter et s’expriment avec d’étranges signes de mains pour prendre la parole ou marquer leurs accords et désaccords. À l’entrée, un panneau affiche : « No cops, no fascism, no sexism, no homophobia, no transphobia, no journalists, no borders, etc. » Cette annonce est ponctuée d’un A cerclé. Ils vont et viennent toute la journée, parfois la nuit. Ces allers et venues semblent liés à des interventions policières dans le centre ville ou sa banlieue, mais en quoi ? Ils ont invité les habitant-es du quartier à manger dans la semaine pour se présenter et expliquer leur présence, et les désagréments qu’elle peut causer en terme de présence policière et son corolaire de contrôles, fortement renforcés ces derniers jours. Une chose est certaine, la police les décrit comme de dangereux terroristes et en arrêtent tous les jours. Parfois même alors qu’ils se baladent tranquillement seuls sur les routes avoisinantes. Il y a comme une recrudescence de « fermiers » équipés de jumelles et des « photographes amateurs » dans les parages depuis leur arrivée. Sans doute des pervers qui n’ont rien de mieux à faire que de reluquer ces jeunes marginaux. Ils parlent allemand, anglais, russe, finlandais, flamand, espagnol, italien, polonais, hollandais, français, danois, ainsi que des langues impossibles à identifier… Et suédois, évidemment. Serait-ce une forme nouvelle d’Internationale dont personne ne parlerait ? Ils disent réclamer l’abolition des frontières, des États, et en ont fait un slogan récurent : « No Border, No Nation ». Ils réclament l’arrêt des politiques migratoires et des expulsions de sans papiers, comme le dit la suite de leur slogan « Stop deportation ». Ils se battent pour une liberté de circulation totale, pour tous et toutes. Il semble cependant que leurs revendications et implications politiques dépassent largement ces enjeux, en témoignent des ateliers sur le genre, la « blanchité », les classes sociales, les relations entre l’art et la politique. Tous les jours de nouveaux « campeurs » arrivent, ils doivent être 300, peut-être plus, peut-être moins. Il faudrait demander à la police qui doit tenir les comptes.

Indymedia Bruxelles, 21 juin 2012


No Border Stockholm : troisième jour

Journée d’action contre G4S, entreprise de sécurité en contrat dans de nombreux pays, fournisseur privé de matériel de surveillance ainsi que de matons et autres vigiles en tout genre.

Lorsque la manifestation se met en route du camp, à peine a-t-elle fait 200 mètres dans les bois que deux flics en civil ont l’indélicatesse, l’arrogance, la stupidité, de se montrer derrière le groupe d’une soixantaine de personnes. Au bout de quelques minutes de « réflexion », un groupe décide de les pourchasser. Les flics reculent, ils semblent ne pas y croire en voyant un attroupement d’une trentaine de personnes déferler vers eux, une sorte de « tsunami noir ». Réalisant ce qu’il pourrait se passer si la vague les atteignait, ils rebroussent chemin, mais pas assez vite. À quelques mètres du contact, l’un d’entre eux sort son arme. Moment d’hésitation dans la vague. Il la pointe vers le ciel, calmant les ardeurs. Ils partent, sans autre heurt qu’une bonne frayeur. Maintenant ils doivent savoir ce que cela fait, que d’être pourchassé pour des personnes qui ne vous veulent aucun bien…

Devant cet élan de testostérone, des personnes décident de quitter ces encagoulés, qui ont choisi une stratégie bien claire pour cette journée. Débarrassés des encombrants suiveurs, ils poursuivent leur route jusqu’à une station de métro, et tombent nez à nez avec un groupe de flics, en très, très, très grande forme (au sens littéral). Des molosses, des colosses, des monstres. Ces derniers ne mouftent pas, mais les suivent… Le rapport de force n’étant cette fois pas en leur faveur, certaines personnes font demi tour. Le groupe se sépare donc, mais ne pourra jamais atteindre son objectif, par ailleurs déjà barricadé par des hordes de CRS locaux. Rebrousser chemin s’avère la décision la plus sage…

Dans la presque nuit suédoise (car ici il ne fait jamais nuit noire), une ou plusieurs personnes trébuchent malencontreusement sur des bombes de peinture devant la façade des bureaux de G4S. On pourra lire : « G4S kills by deportation » et « collaborators ». C’est quand même plus pratico-discret comme cela, diront certains…

Indymedia Bruxelles, 21 juin 2012

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Fête antiflic à Digne-les-Bains

Nuit d’émeute à Digne après l’interpellation de deux jeunes gens

C’est une véritable nuit d’émeute que le centre-ville de Digne-les-Bains a connu peu après les dernières notes de la fête de la musique. Intervenus vers 1h30 du matin pour tenter de calmer un groupe de jeunes gens éméchés sur le boulevard principal de la ville, les policiers, après avoir fait arrêter la musique, ont essuyé une pluie d’insultes et de jets de projectiles divers et variés.

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Un abribus a notamment été incendié sur la place De-Gaulle cette nuit.

L’interpellation de deux jeunes gens, auteurs présumés de jets de bouteilles en direction des policiers dont l’un d’entre eux a d’ailleurs été légèrement blessé, a littéralement mis le feu aux poudres. Au point de contraindre les fonctionnaires de police à se retrancher dans le commissariat, le temps de s’équiper de casques, de boucliers antiémeutes et de grenades lacrymogènes afin de faire face à la horde de jeunes gens, dont plusieurs adolescentes, tous provocateurs à souhait et armés de bouteilles, canettes et autres pavés.

Faute de pouvoir disposer de renforts, de la part notamment de la gendarmerie mobilisée par ailleurs, la quinzaine de fonctionnaires de police a dû gérer seule la situation qui s’est ensuite envenimée avec la destruction par des projectiles d’un abribus et d’une cabine téléphonique ainsi que l’incendie par les jeunes émeutiers d’un parc entier de conteneurs à déchets près de la place principale. Un feu alimenté avec du mobilier provenant de terrasses de bars, fermés depuis déjà quelques heures. L’incendie a également détruit un platane et endommagé plusieurs autres, avant que les pompiers puissent intervenir sous la protection des policiers contraints d’user de leurs grenades lacrymogènes.

Vers 3h30, les jeunes rebelles se sont peu à peu dispersés dans la ville, sans affrontement direct avec les forces de l’ordre, détruisant toutefois à nouveau par le feu plusieurs conteneurs sur leur passage. Au petit matin, le centre-ville s’est éveillé encore sous le choc de cette nuit d’émeute, dont les stigmates étaient encore visibles malgré le nettoyage effectué par les employés municipaux.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (Philippe Dubernard, LaProvence.com, 22 juin 2012)


Digne-les-Bains : le commissariat assiégé

La Fête de la Musique a dégénéré en affrontements dans la nuit d’hier à aujourd’hui, à Digne-les-Bains (Alpes-de-Haute-Provence), où 200 personnes ont assiégé le commissariat après l’interpellation de trois jeunes qui avaient agressé des policiers, a-t-on appris d’une source proche de l’enquête.

Les policiers sont intervenus vers 01H30 pour mettre un terme aux agissements d’un groupe de jeunes gens ivres sur la voie publique. La situation a dégénéré après l’interpellation en flagrant délit de trois d’entre eux qui avaient lancé des canettes et des bouteilles vides sur les fonctionnaires.

Les policiers ont alors été pris à partie par près de 200 personnes qui se sont rassemblées devant le commissariat. Les fonctionnaires, équipés de tenues anti-émeute et retranchés dans le bâtiment, ont été obligés d’utiliser des grenades lacrymogènes pour se dégager et escorter les sapeurs-pompiers, mobilisés pour éteindre un incendie.

Une vingtaine de containers à poubelles ont également été incendiés ainsi que des abris-bus. Deux policiers ont été légèrement blessés durant les affrontements et ont été brièvement hospitalisés. Des enquêtes judiciaires sont en cours.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (Agence Faut Payer, 22 juin 2012)

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[Paris, mardi 26 juin] Manif de soutien aux anarchistes et aux autres prisonniers politiques en Turquie

Halte à la répression en Turquie ! Turkiye’de ki Baskiya SON !

Libération des prisonnier-e-s anarchistes en grève de la faim depuis le 11/06/2012 et de tou-te-s les prisonnier-e-s politiques !

Quelques jours après la manifestation du 1er mai à laquelle les anarchistes ont pris part, la police a perquisitionné et cassé plusieurs lieux alternatifs et arrêté 60 militant-e-s anarchistes. 51 ont été libéré-e-s quatre jours après mais 15 doivent encore passer en procès pour association terroriste. Ils et elles sont accusé-e-s d’appartenance à une organisation terroriste pour avoir été en possession d’un ouvrage de Kropotkine, retrouvé chez ces dernier-e-s. 9 d’entre elles et eux sont encore en prison à l’heure actuelle et six autres, dans d’autres villes (Izmir, Ankara etc.), ont depuis été arrêté-e-s, ce qui porte à 15 le nombre d’anarchistes emprisonné-e-s depuis le début du mois de mai. Depuis le 11/06/2012, 14 d’entre elles et eux ont entamé une grève de la faim, malgré des conditions d’encadrement sanitaire déplorables…

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Cette opération s’inscrit dans un cadre plus large de durcissement de la répression, ces dernières années, contre les opposant-e-s au parti au pouvoir, l’AKP. Ce gouvernement, à la fois conservateur islamiste et néolibéral sur le plan économique, détruit l’environnement et les droits des travailleuses et des travailleurs, des femmes, des kurdes et des minorités ethniques et religieuses (halevis notamment) ou des minorités sexuelles (LGBTT). La situation des femmes, en particulier, devient de plus en plus problématique avec les menaces d’interdiction de l’avortement et l’augmentation des violences masculines (violence physique et harcèlement sexuel).

L’État turc mène une politique de terrorisme d’État, comme en témoigne le massacre perpétré à Roboski le 28 décembre 2011, au cours duquel 34 personnes dont 19 enfants ont été tuées lors d’un bombardement. Les militant-e-s sont emprisonné-e-s, torturé-e-s, agressé-e-s physiquement par des nervis fascistes manipulés par l’État turc ou par les forces de répression. Désormais, les lois antiterroristes de 1991 peuvent servir à enfermer toutes les opposant-e-s, sans procès, pendant plusieurs années. Plusieurs milliers de prisonnier-e-s politiques croupissent dans les prisons turques, dans l’isolement, pour leurs opinions politiques. C’est ce qui se passe pour les 15 anarchistes actuellement en prison depuis plus d’un mois. Les conditions de détention déplorables génèrent des conflits, les prisons sont surpeuplées (manque de lits notamment) et les militant-e-s vegan ou végétarien-ne-s ne peuvent respecter leur régime alimentaire. Afin de casser les solidarités à l’intérieur de la prison, l’État sépare les militants et militantes emprisonnées.

À l’extérieur, la solidarité s’organise à Istanbul. Solidarité politique avec des manifestations devant les prisons et une campagne de sensibilisation vers la population. Solidarité financière aussi pour soutenir le mouvement et aider les compagnes et compagnons en détention. Des actions de solidarité ont également eu lieu partout dans le monde, notamment en Allemagne, en Suisse et à Lyon.

Pour la libération immédiate et pour l’arrêt des poursuites contre les anarchistes et contre tou-te-s les prisonnier-e-s politiques en turquie ! Manifestons le mardi 26 juin à 18h30 au Trocadero à Paris ! EYLEM 26 Haziran Sali, Saat: 18.30, Trocadero, Paris

CGA, des militant-e-s venant de Turquie et des militant-e-s kurdes

Mobilisation unitaire d’organisations et d’individu-e-s libertaires : Coordination des Groupes anarchistes (CGA) – Offensive Libertaire et Sociale (OLS) – Fédération anarchiste (FA) – Alternative libertaire (AL) Banlieue Nord-Ouest & Paris Nord-Est

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Rio plus 20 ou Printemps silencieux moins 50 ?

http://juralib.noblogs.org/files/2012/06/0123.jpgRio+20 or Silent Spring-50?

Governments mark 50 years of failure… and a couple of nano-steps forward

For a lot of the world, ‘Rio+20’ signifies the big environmental jamboree taking place this week in Brazil – before the Olympics and after the Queen’s Jubilee. For the thousands of negotiators and civil society observers, including ETC Group, who have tracked the process since 2010, Rio+20 ended a few short hours before the world’s ‘leaders’ touched down at Rio’s Galeão International Airport. With five staff members and more allies on the ground in Rio, ETC Group offers an overview of Rio+20, including some unexpectedly good things from an otherwise dismal summit.

But first, the undeniable bad news: it’s difficult to describe Rio+20 as anything other than a tragedy. Despite years of preparation and months of negotiations, nothing said or done in Rio can cover up not just the 20 lost years since the original 1992 Earth Summit – as seasoned delegates have quietly noted – but also the half-century of intergovernmental failures since Rachel Carson catalyzed the sequence of global environmental congresses following the publication of her book, Silent Spring, in 1962.

ETC Group’s Neth Daño notes, “Many delegations are genuinely embarrassed by the title of their outcome document, ‘The Future We Want,’ which sets sights on a future that can’t be achieved by the haplessly short-sighted initiatives proposed.”

The big winner in Rio is the industrial private sector, getting the green light to advance a ‘green economy’ with the promise of ‘enabling environments’ and public resources. After months of opposition, and under pressure from Brazil trying to cobble something out of the rubble of New York negotiations, the global South accepted an umbrella concept of ‘green economy’ with several ‘conditions,’ but the concept is still vaguely defined and open to interpretation by industry, governments and international financial institutions. For industry, the green economy clearly means the financialization of nature – the notion that every watershed and waterlily will be priced and pigeonholed (and traded and sold) as part of nature’s ‘environmental services.’

Now the better news: Feeling like the scavenger after a massacre, ETC Group has found a few remnants of hope. Despite the best efforts of Canada and the USA, for example, both the Human Right to Water and the Right to Food got a boost, and although Food Sovereignty was bypassed, the final negotiated text does recognize the importance of farmers and indigenous peoples in the saving and exchanging of seeds.

“It was only when La Via Campesina – on behalf of the world’s farmers – took the plenary podium to address the world’s political leaders that the essential role of peasants in producing food for the world while conserving the environment came to the fore. Peasants and the ways they can best be supported should have been at the very center of Rio+20 all along,” says ETC’s Silvia Ribeiro.

Frustratingly, the major initiative led by the World Resources Institute (WRI) to force greater global and regional transparency throughout multilateral environmental institutions – a move that has been gaining momentum since 1999 and has had strong Secretariat and governmental support – faded throughout the last months of negotiations and got scant attention in the final text. Which made ETC’s successful call for global to national technology assessment all the more surprising. 1992’s Agenda 21 had recommended regional and national technology assessment, but, in the year following the Earth Summit, the two UN institutions providing some tech assessment capacity were both eliminated and the US government’s own Office of Technology Assessment bit the dust a couple of years later. With the private sector in the ascendancy, few thought that Rio+20 would take on technology assessment at every level of governance and even ETC didn’t expect governments to admit – let alone express concern – that some new technologies could damage health, biodiversity and the environment.

In the negotiated outcome document (that offers almost nothing new since the original Earth Summit), ETC is encouraged that there is a global consensus against ocean fertilization, a theoretical climate change techno-fix. While a moratorium on ocean fertilization was already won at the UN Convention on Biological Diversity in 2008, reinforcement of concerns raised by this geoengineering proposal through the intensely-political Rio+20 process means that the high seas venture capitalists hoping to sell carbon credits are now ‘dead in the water.’ Last-minute moves to expand opposition to geoengineering beyond ocean fertilization to include solar radiation management techniques and other land-based techniques ran up against a tacit agreement among governments not to introduce new topics into the negotiations or to expand on existing topics. Nevertheless, intergovernmental opposition to geoengineering as a Plan B to forestall climate change is clearly on the rise.

For ETC, a third glimmer of good news is that Rio+20 has welcomed the Rome-based UN/FAO Committee on World Food Security (CFS) to consider agricultural and food issues. The CFS includes a model for the expanded participation of social movements and civil society in intergovernmental negotiations – as well as a model for bringing together both UN and non-UN intergovernmental agencies addressing common issues. When the current food crisis became apparent in 2008, peasant organizations and CSO partners called for the renewal of the CFS in Rome as preferable to UN-New York proposals to create an alternative ruling body for food and agriculture on the other side of the Atlantic. ETC Group considers it important that Rio+20 has explicitly endorsed the CFS’s work on assessment of sustainable food production and food security at the national level, as well as its work on land tenure, fisheries and forests in the context of food security.

Finally, ETC has also been actively engaged in the Peoples’ Summit for Social and Environmental Justice, two hours by bus but a world away from the official proceedings. More than 50,000 people have participated throughout the week. There, the critique of the green economy and the financialization of nature was paramount, as well as the commitment to food sovereignty, in which peasants, artisanal fishers and women play a central role. The Summit also demanded a ban on all forms of geoengineering, as part of the plan of actions for civil society and social movements.

For more information:
In Rio de Janeiro:
Pat Mooney, mobile phone (Canada): +1 (613) 240-0045
Neth Daño, mobile phone (Rio): +55 21 8730 1867
Silvia Ribeiro, mobile phone (Rio): +55 21 8698 3912

ETC Group is an international civil society organization with consultative status to ECOSOC and many other multilateral institutions. Together with our partners in civil society, we have been monitoring the Rio+20 process and participating in global and regional preparatory meetings over the past two years.

Communiqué de ETC Group (Action Group on Erosion, Technology and Concentration), 21 juin 2012

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[Révolution tunisienne] La version officielle de Madame : c’était un complot de Seriati, de Facebook, d’El Taïef, de l’armée !

La chute de la Maison Ben Ali, racontée par l’épouse de l’ancien président

Depuis son exil saoudien, Leïla Trabelsi a décidé de livrer sa version de la chute de l’ex-dirigeant tunisien Zine El-Abidine Ben Ali, son époux qu’elle dit ne « jamais avoir cessé d’aimer, tout président déchu qu’il soit ».

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Dix-sept mois après la première révolution arabe, la femme la plus honnie de Tunisie, réputée cupide et avide de pouvoir, juge dans un livre, Ma vérité (éditions du Moment) que les événements qui ont conduit à la chute de l’ancien régime sont le fruit d’un « coup d’État planifié ». Elle le fait en s’exposant chaussée de ses inévitables lunettes de soleil, mais voilée.

Voilée, Leïla Ben Ali le restera d’ailleurs tout au long des entretiens menés de janvier à mai sur le site Skype par le journaliste Yves Derai, contacté par des intermédiaires tunisiens anonymes pour recueillir ce témoignage.

C’est la « nouvelle » Leïla qui parle, et non l’ancien dirigeant tunisien, qui n’apparaîtra sur l’écran aux yeux du journaliste qu’une seule fois, « pour saluer », apparemment en pleine forme.

RUMEURS DE PUTSH PROPAGÉES DEPUIS PARIS

Ce fameux 14 janvier 2011, date de la fuite précipitée du couple en Arabie saoudite, celle qui fut surnommée la « Régente de Carthage », s’éveille dans sa maison de Sidi Bou Saïd vaguement inquiète de voir affluer chez elle les membres de sa famille apeurés par la vague de contestations qui secoue de plus en plus fort le pays.

Par téléphone, son mari lui suggère d’aller accomplir une omra (petit pèlerinage) à la Mecque en compagnie de deux de leurs enfants, « le temps que la situation revienne à la normale (…) dans trois ou quatre jours ».

Quand elle rejoint le président en début d’après-midi, Leïla Ben Ali trouve un palais de Carthage sans « le moindre gardien devant la demeure officielle, pas l’ombre d’une sentinelle, les portes ouvertes aux quatre vents ».

À l’intérieur, Ali Seriati, le chef de la garde présidentielle, « déroule son scénario de fin du monde ». L’homme de la sécurité le plus puissant de Tunisie, récemment acquitté par un tribunal militaire dans l’enquête sur les jeunes tués par balles à Kasserine et Thala pendant la révolution, presse le couple de rejoindre l’aéroport militaire de l’Aouina et pousse Zine El-Abidine Ben Ali à monter à bord.

« Sans l’insistance de Seriati, le président ne serait jamais monté dans l’avion », affirme Leïla Trabelsi, qui s’interroge sur le rôle joué alors par le chef de la garde présidentielle. Comme Ali Seriati le dira plus tard devant les juges, elle évoque elle aussi les rumeurs alarmantes de putsch propagées depuis Paris par un « conseiller de l’Élysée » et par le directeur central du renseignement intérieur, Bernard Squarcini. Interrogé par Le Monde en avril 2011, ce dernier avait démenti.

L’ARMÉE TUNISIENNE SERAIT RESPONSABLE DE LA CHUTE DU RÉGIME

Mais pour Leïla Ben Ali, il y a bien eu complot, des « mains secrètes », qui auraient fomenté les troubles. « Parmi les signes qui auraient dû inquiéter le président : le nombre inhabituel de stages proposés par certains pays étrangers à de jeunes tunisiens dans des laboratoires où ils ont appris l’usage des blogs. »

Manque de preuves, ou prudence ? [sic ! – note du JL] Elle ne va pas jusqu’au bout de son accusation, mais elle laisse clairement entendre que l’armée tunisienne serait responsable de la chute du régime.

À l’aube du 14 janvier, « les policiers avaient été priés de remettre leurs armes à l’armée, laquelle, comme par hasard, paradait, dès le lendemain de notre départ, dans des photos conçues à l’avance ». « Ma conviction, ajoute Leila Ben Ali, est que ceux qui ont fomenté le coup d’État (…) ne font pas partie du ministère de l’intérieur. »

Les Ben Ali savent de quoi ils parlent. Au passage, Leïla reconnaît que son mari avait bien destitué son prédécesseur, Habib Bourguiba, avec « un cercle de 35 personnes », quand il prit le pouvoir le 7 novembre 1987.

L’épouse de l’ancien dirigeant désigne surtout un homme, Kamel El Taïef, « connu pour ses accointances avec certains Occidentaux », et décrit comme celui qui a acculé le couple « au pire le 14 janvier ». Puissant conseiller de l’ex-président, il était tombé en disgrâce en 1992, en raison de la haine qu’il vouait à sa femme. Homme d’influence, il serait à l’origine de la réputation de plus en plus sulfureuse acquise par l’ancienne famille régnante au fil des années.

L’ANCIEN MINISTRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES FONDE SON PARTI

Une réputation que tente de corriger sans convaincre Leïla Trabelsi. L’épouse veut réhabiliter son image, conteste tout, cite les bonnes relations avec Nicolas Sarkozy qui ne « refusait pas les produits du terroir qu’on lui faisait parvenir », se décrivant jusqu’à l’écœurement, comme une âme simple et charitable. Tout au plus confesse-t-elle quelques égarements de sa famille, accusée d’avoir spolié le pays.

« Parmi les miens, quelques-uns ont exagéré, souvent les plus jeunes qui se laissaient aller à leur appétit de profit », dit-elle, avouant cependant : « Nous avons été le talon d’Achille du président. » Mais comme on ne se refait pas, elle menace aussi « les usurpateurs actuels du pouvoir, dont Ben Ali connaît parfaitement les dossiers « .

On prêtait au palais de Carthage le dessein de remplacer à la tête du pouvoir le mari par sa femme. Leïla Ben Ali nie. « Ben Ali avait l’idée, effectivement, de préparer un successeur. Il l’avait même trouvé et persuadé que c’était l’homme de la situation, le préparait à la fonction suprême, en plein accord avec lui. Ce dauphin n’est autre que son dernier ministre des affaires étrangères, Kamel Morjane. »

C’est lui qui a fait parvenir leurs passeports au couple réfugié en Arabie saoudite. Toujours ministre dans le premier gouvernement de transition après la révolution, contraint de le quitter sous la pression de la rue, l’homme, interdit de se présenter aux élections constituantes d’octobre 2011, a fondé un nouveau parti. Il hérite de ce dernier cadeau des Ben Ali.

Presse complotiste (Isabelle Mandraud, Le Monde, 21 juin 2012)

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[Guerre sociale au Maroc] Six « saboteurs » en prison

Pour leur implication présumée dans la préparation d’actes de sabotage : Six prévenus placés en détention préventive

Le procureur général près la Cour d’appel de Rabat a affirmé, mardi, que le juge d’instruction près cette juridiction a ordonné le placement en détention préventive de six individus pour leur implication présumée dans la préparation d’actes de sabotage visant des structures portuaires, des bateaux et la sécurité intérieure de l’État.

Un communiqué du Parquet précise que les mis en cause sont également poursuivis pour entrave à la liberté de travail et participation à la divulgation du secret professionnel.

La même source rappelle que le procureur général près cette Cour « a reçu des informations selon lesquelles des individus ont perpétré des actes illégaux de nature à porter atteinte à la sécurité intérieure de l’État et aux intérêts économiques nationaux, à endommager des structures, des ports et des bateaux et à entraver la liberté du travail au port Tanger-Med, une artère économique vitale du Royaume qui fait face à une concurrence farouche de ports étrangers voisins ».

Les mis en cause, explique le communiqué, se sont servis de conflits à caractère social que connaît Tanger-Med, depuis des mois, lesquels étaient sur le point de paralyser cette enceinte, durant le mois de mai dernier, après que des employés du port eurent immobilisé deux navires à l’aide de grues, dont certains à bord ont recouru à la force et à la menace. Ces protestations ont également empêché des bateaux italiens contractuels, censés assurer le transport d’immigrés entre les deux rives de la Méditerranée, et entravé le mouvement de tous les bateaux à Tanger-Med et au port de Béni Ansar, poursuit le communiqué, affirmant que ces actes ont été commis pour « servir des intérêts personnels, ceux de personnes et entreprises étrangères concurrentes ».

Selon la même source, le procureur général près la Cour d’appel de Rabat a ordonné une enquête sur un groupe d’individus pour leur implication présumée dans la constitution d’une bande criminelle en vue de saboter des structures, des ports et des bateaux et de porter atteinte à la sécurité intérieure de l’État, ainsi que dans la participation à l’entrave de la liberté d’action et la divulgation du secret professionnel.

Sur la base d’une commission rogatoire, le juge d’instruction a chargé la Brigade nationale de la police judiciaire de mener des investigations aux termes desquelles sept individus ont été auditionnés, ajoute le communiqué, précisant que six mis en cause ont été placés en détention préventive. L’enquête sur cette affaire est toujours en cours.

Presse terroriste (Libe.ma, 21 juin 2012)

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