[Belfast] Comment accommoder le maton

Belfast : un gardien de prison tué

Un gardien de prison a été tué aujourd’hui au sud-ouest de Belfast lors d’une fusillade, réminiscence des attentats paramilitaires en Irlande du Nord condamnée comme « une attaque lâche et monstrueuse » par la ministre en charge de la province britannique, Theresa Villiers. Le gardien a été victime d’une embuscade sur l’autoroute entre Portadown et Lurgan à une cinquantaine de kilomètres au sud-ouest de Belfast, alors qu’il se rendait à son travail. Des coups de feu ont été tirés en direction de sa voiture qui a eu un accident, selon la police.

« Nous ne pouvons pas confirmer si l’homme a été tué par balle ou si sa mort est le résultat de la collision », a déclaré une porte-parole de la police. « Je condamne totalement cette attaque lâche et monstrueuse », a réagi la ministre britannique de l’Irlande du Nord, Theresa Villiers. « Les gouvernements britannique et irlandais (…), la police nord-irlandaise et la police irlandaise, et surtout toute la population nord-irlandaise continueront à travailler ensemble pour veiller que ceux qui utilisent la violence à leurs fins ne réussissent pas », a-t-elle encore dit.

Un véhicule qui pourrait avoir appartenu aux assaillants a ensuite été retrouvé carbonisé à Lurgan, un fief de dissidents républicains, favorables à un rattachement de l’Irlande du Nord à la république d’Irlande. Cette fusillade s’est produite vers 07H30 (locale et GMT), au moment où des démineurs étaient appelés à un centre commercial près de Lisburn, à une vingtaine de kilomètres de Lurgan, pour contrôler un véhicule suspect.

L’Irlande du Nord, province britannique semi-autonome dotée depuis 2007 d’un gouvernement bi-confessionnel, a connu trente années de violences intercommunautaires qui ont fait 3.500 morts. Un accord de paix ayant conduit au partage du pouvoir entre protestants et catholiques a été conclu en 1998, mais des violences sporadiques se produisent encore. Les républicains de la minorité catholique sont favorables à un rattachement de l’Irlande du Nord à la République d’Irlande. Les groupes paramilitaires républicains ont renoncé à la violence pour parvenir à leurs fins, mais des dissidents restent opposés au partage du pouvoir entre les deux communautés. La semaine dernière, les autorités britanniques ont estimé que la menace d’un attentat en Ulster restait forte, mais avaient revu à la baisse la menace d’attentats sur le sol britannique liée à l’Irlande du Nord.

Presse carcérale (Agence Faut Payer, 1er novembre 2012)

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[Notre-Dame-des-Landes] Rejoignez la résistance !

Notre-Dame-des-Landes : Le Farouezt a tenu bon face à l’envahisseur, le 01/11 ! Résistons une nouvelle fois pour préserver un des derniers lieux de vie et de résistance !

Aujourd’hui, jeudi 1er Novembre, les camarades ont réussi à défendre un des derniers lieux de vie des occupant-e-s de la ZAD. Il s’agit du Farouezt, une cabane magnifique auto-construite dans un taillis tout aussi remarquable.

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Ayant eu à subir par deux fois les assauts des troupes de « César » (nom que ces idiots ont donné à l’opération de destruction de la ZAD), les camarades ont tenu bon, et ce malgré les lacrymogènes et leur attirail de légionnaire ultra-moderne.

Demain, les forces d’occupation militaire risquent de revenir en force pour déloger un des derniers lieux de résistance de la ZAD (mais il y en aura d’autres !).

Dès demain matin de bonne heure (5h du matin), aidons les camarades à tenir le Farouezt, et à en faire un bourbier et une honte pour leurs manœuvres militaires de pacification de la ZAD par la terre brûlée !

Seule notre résistance déterminée et commune, fera de Notre-Dame-des-Landes l’exemple de leur échec à mater nos désirs de vies et d’autonomie !

Faisons de la ZAD un exemple de résistance pour toutes/tous ceux/celles résigné-e-s face au rouleau compresseur de la croissance et du profit sur le dos de la majorité d’entre nous !

Nous ferons de la ZAD leur bourbier ! Ils ne bétonneront pas nos espaces de vies en toute impunité !

Rejoignez la résistance !

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N.B : les occupant-e-s de la ZAD viennent de mettre pas mal de photos des trois derniers jours de résistance sur leur site, dont une photo d’un flic qui vise au flashball des camarades dans les cabanes en hauteur ! Vous pouvez les trouver ici :

picasaweb.google.com/113382718807039752437/Expulsions

Collectif de lutte contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, 1er novembre 2012


[La résistance s’amplifie, continuons le combat !] Communiqué de presse des occupant-e-s de la ZAD du 31 octobre

Vu sur le site internet des occupant-e-s de la ZAD, le 01/11/2012 :

Alors que les opérations d’expulsion se sont aujourd’hui poursuivies sur la ZAD, zone menacée par le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, un nombre grandissant de voix s’élèvent contre la répression des opposants et exigent l’abandon du projet [Après Paul Molac, député de la 4e circonscription du Morbihan, faisant part de son inquiétude quant au déploiement des forces de l’ordre pour chasser des opposants dont il a déclaré comprendre les motivations, l’ancien Directeur à la Caisse des Dépôts et Consignations, Patrick Warin a publié une lettre ouverte à François Hollande l’exhortant à abandonner le projet, tandis qu’une centaine de personnes ont assisté à la réunion d’organisation de la manifestation de réoccupation du 17 novembre prochain.].

Aux lieux-dit le Sabot et les 100 Chênes, les forces de l’ordre ont dû intervenir à grand renfort de gaz lacrymogènes pour faire reculer les opposants et faire descendre de force les personnes qui défendaient les habitations en en occupant les toits. La violence a été une fois de plus disproportionnée, avec des tirs de grenades lacrymos et de flashball effectués depuis un hélicoptère sur des manifestants.

http://juralib.noblogs.org/files/2012/11/151.jpgDans la forêt de Rohanne, également menacée de destruction, il a fallu toute la journée aux gendarmes mobiles et à leur équipe de gendarmes de haute montagne pour déloger les habitants de quatre cabanes et détruire celles-ci. Au sol, de nombreuses personnes de tous âges, voisins, paysans, opposants venus de plus loin, ont soutenu celles et ceux qui résistaient perchés en hauteur. Là encore de nombreux témoignages font part de violences excessives envers les occupants, étouffements, coups et doigts enfoncés dans les orbites.

« J’ai assisté toute la journée à l’intervention des gendarmes dans la forêt, et j’étais vraiment très inquiète d’autant plus que l’un d’entre eux est tombé d’une plateforme dans un arbre suite à une fausse manœuvre de sa part, ce qui fait douter de leurs compétences en terme de sécurité » explique une voisine présente dans la forêt.

La situation a poussé le Président du Conseil Régional des Pays de la Loire à des déclarations paniquées visant à faire taire les interventions publiques qui soulignent l’importance des enjeux autour de ce projet : destruction des terres agricoles, aménagement autoritaire du territoire, changement climatique, mythe de la croissance.

En prétendant qu’il était désormais impossible de stopper la construction de l’aéroport et en essayant d’appliquant la technique bien connue du « diviser pour mieux régner », M. Auxiette n’a fait que souligner la flagrance de l’illégitimité de ce projet. Il nie surtout que l’opposition au projet d’aéroport dépasse aujourd’hui largement le cercle de ceux qu’il continue, malgré l’évidence et l’énorme soutien qui leur est apporté de toutes parts, à qualifier de jeunes activistes isolés.

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« Nous vivons tous sur la même terre, nous sommes tous concernés par ce qui se passe ici. Je ne fais pas confiance aux décideurs politiques. Ils nous ont bien prétendu que le nuage radioactif de Tchernobyl s’était arrêté à la frontière française ! » rappelle un paysan breton venu sur place, qui ajoute : « J’ai d’ailleurs prévu de revenir le 17 novembre, pour la manifestation de réoccupation. »

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[Notre-Dame-des-Landes] L’État ment ! La ZAD n’est absolument pas évacuée ! On est toutes et tous là et au taquet !

Notre-Dame-des-Landes : Opération Obélix. Un menhir dans ta face Ayrault !!!

Récit des agressions et saccages que nous subissons ces derniers jours des forces de destructions capitalistes.

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La ZAD au lever du soleil

Le Sabot

Mardi,

Très tôt le matin, réveil à 5 heures, puis café tous ensemble. La flicaille se pointe par la route de la Paquelais vers 7h00 au lever du jour.

On reçoit l’info que les flics attaquent la barricade sud. Ils avancent sans faire les 3 somations habituelles, ils passent la barricade enflammée 30 secondes avant et se mangent quelques œufs de peinture dans la face.

Ils sécurisent toute la route du Far-Ouezt au Sabot. Des affrontements suivent au premières barricades du Sabot. Les flics réussissent à passer en contournant les barricades par les champs et ils nous font reculer en nous aspergeant copieusement de lacrymos.

On charge les flics à une soixantaine. Échange de projectiles divers et colorés contre des tirs de lacrymos. Les flics et les officiels sont contraints à reculer, asphyxiés par leurs propres lacrymos ces gros cons.

Face à face tendu toute l’après midi.

L’après-midi, les flics arrivent à sécuriser le Sabot. Toute résistance devient impossible. Les zadistes en face ne pouvant plus se défendre car totalement à découvert une fois la pelleteuse ayant détruit toutes les barricades et ouvert une tranchée le long de la route de la Paquelais.

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Une trentaine de personnes solidaires avec la lutte font un sitting devant le trou béant laissé sur la route, empêchant, de fait, la pelleteuse d’entrer dans le jardin collectif. Les Play-Mobiles se mangent un paquet de vannes. Leur regard dépourvus de la moindre parcelle d’humanité et de matière grise reste impassible malgré des blagues qui n’arrêtent pas de fuser de tous les côtés.

Les soir les flics et les collabos de la DDE qui bossent avec eux se cassent sous les huées.

Mercredi,

Petit rassemblement dans le Sabot suivi d’un petit déj.

La veille les légions de César ont détruit toutes les barricades et projectiles (5 barricades défoncées à la pelleteuse, œuf colorants, légumes pourris, bouteilles de peintures, cailloux, boucliers pour se protéger des tirs tendus de lacrymos et des raquettes pour les renvoyer aux Play-Mobiles agresseurs).

Au petite matin une seule barricade nous protège de la flicaille, construite dans la nuit par des camarades fraîchement arrivé.e.s, des paysan.n.e.s et personnes solidaires venues sur les lieux.

Les flics nous surprennent en se déployant dans le champ très rapidement.

Ils gardent leur position à une trentaine de mètres de nous. Les flics nous envoient des lacrymos par derrière puis se mettent a gazer le chemin du Sabot où nous nous trouvons, Très vite il devient impossible de rester sur place, L’atmosphère étant irrespirable et on ce trouve un peut démuni face aux robocops, on recule, ils avances, masque à gaz sur le groin, rapidement il pénètrent et sécurise le Sabot (côté ouest).

Les flics prennent également les barricades Est côté Belishroot, les barricades du Pimky (le nord) et contiennent les gens au niveau du Far Ouezt (le sud).

Affrontement expéditif, qui nous laisse un sale goût d’impuissance. Différents groupes tentent de se concentrer sur les machines de chantier pour ralentir leur travail mais le convoi est bien protégé, patrouilles à pied, escorte et tout le tralala.

Bilan de la journée niveau destructions : la maison commune du Sabot n’est plus, le jardin collectif est ravagé, la maison du Cent Chêne (ancienne boulangerie de la ZAD déplacée depuis, le pain est excellent, merci) est elle aussi détruite. Trois autres maisons auto-construites sur la zone du Sabot sont elles-aussi au sol.

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Des flics grimpeurs s’attaquent aux cabanes dans les arbres.

La forêt de Rohanne

Mardi, vers 15 heures, les flics chargent la forêt de Rohanne avec pour objectif de détruire les cabanes dans les arbres. Les flics font usage de nombreux tirs de flashballs. Les salauds visent la tête. Un copain témoigne qu’il s’est pris un tir de flashball dans le cou. Plusieurs potes sont blessés par des éclats de grenades de désencerclement. D’autres sont blessés par des tirs de flash-Balls.

Le mercredi matin, les flics encerclent la Forêt et sécurisent tout. Des gendarmes spécialement formés pour la haute montagne commencent à aller chercher des opposant.e.s toujours perché.e.s dans les arbres afin de protéger les cabanes.

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Un manitou détruit une cabane sous forte protection des Play Mobiles.

La flicaille détruit plusieurs cabanes à l’aide d’un manitou dans la journée.

Les zadistes sur place restent impuissant.e.s face à un dispositif de répression infranchissable.

Barricades sud et nord sur la route de Vigneux

Mardi matin, 7h30 les flics prennent la barricade centrale en passant par le chemin de Suez en courant.

Une partie des opposant.e.s se replie sur la barricade sud et finit dans les champs à droite pour passer par la forêt de Rohanne et défendre la barricade nord qui bloque la route vers le Vache Rit.

Au croisement des Fosses-Noires et de la route de Vigneux, une batucada s’installe dans le champ à vaches en face de la Saulce. Les pelleteuses et des vas et viens de camions remplis de gravas commençent leurs balais de mort. La maison sera finalement totalement rasée, les cabanes dans les arbres détruites ainsi que toutes les constructions au sol. Des flics qui protègent les pelleteuses et camions se mangent des œufs de peinture. Les Play-Mobiles, déjà ridicules à la base, sont la risée des personnes sur place.

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Des légionnaires redécorés devant la Saulce.

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Et des vitamines (lait et purin bio) pour les forces du désordre d’AyrautPort de NDDL !

Résistance acharnée des zadistes sur la barricade nord toute la journée. Les flics ont aspergé les opposant.e.s sur place de lacrymos et de grenades assourdissantes.

La barricade résistera aux assauts des forcenés casqués jusqu’à 17 heures.

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Chemin du Pimky

Les flics se placent devant le Pimky le mardi après-midi. La manifestation qui partait de Notre-Dame à 10 heures est juste à côté sur la gauche, après la route des Fosses-Noires.

Plusieurs personnes solidaires ainsi que des manifestants font une chaîne humaine pour empêcher les plays-mobiles d’accéder au chemin qui mène à la cabane.

Le lendemain matin, deux potes planqués 1h30 dans les buissons entendent les flics faire des blagues à deux balles. Ces lobotomisés du bulbe finissent par se déchaîner sur les 4 tentes sur place au milieu de rires bien gras.

Perquisition à la Sécherie

Mercredi après-midi, plusieurs camions de Play-Mobiles encerclent la Sécherie rendant impossible aux habitant.e.s de sortir ou de rentrer.

Deux officiers de la Police judiciaire cherchent un émetteur, certainement énervés par les émissions en continu de Radio Klaxon qui tourne l’État saucialiste, les flics et Vinci en ridicule depuis maintenant deux semaines.

Après une fouille infructueuse de deux plombes, toute cette bande de guignols repart la queue entre les jambes, les mains vides.

Une pelleteuse arrache un arbre sur les lieux de l’ancienne maison du Coin, sous forte escorte policière, le long de la route des Fosses-Noires. Nos camarades sur place interpellent les Play-Mobiles jusqu’à ce qu’ils dégagent.

Jeudi

Les flics bloquent le rond-point des Ardillères et la Paquelais et fouillent tous les véhicules. Il semblerait qu’une nouvelle vague de répression nous attende dès demain par Toutatis !

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Et pour la suite … l’opération Obélix est lançée !

La lutte continuera jusqu’à la défaite totale des forces ennemies et le retrait des armées d’occupation saucialistes de la Zone d’Autonomie Définitive.

Bref, que Vinci et le gouvernement de Gôcheuuuuh ne s’y trompent pas ! Le fait que pratiquement la totalité de nos lieux de vies soient détruits, ne nous ne fera pas renoncer, au contraire. Nous reconstruirons sur les ruines que les légions de César ont laissé.

Nous serons désormais bien plus mobiles et réact.ifs.ves aux agressions futures de l’État français, de Vinci et de sa filiale AGO.

L’État ment ! La ZAD n’est absolument pas évacuée ! On est toutes et tous là et au taquet !

La lande ne sera pas bétonnée !!!

Opération Obélix : Un menhir dans ta face Ayrault !!!

Vinci hors de nos vies !

Des habitant.e.s de la Zone d’Autonomie Définitive en résistance

Toutes les infos sont disponibles sur le site de la ZAD : Zone À Défendre – Tritons crété-e-s contre béton armé

Bob 92 Zinn, 1er novembre 2012

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[« Antiterrorisme »] Qui sont les « responsables de la direction centrale » de la DCRI qui ont couvert et protégé Mohamed Merah ?

Les policiers toulousains du Renseignement avaient envisagé la transmission du dossier de Mohamed Merah au parquet antiterroriste dès juin 2011, mais leurs supérieurs hiérarchiques de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) n’auraient pas réagi. Voilà ce que révèlent de nouvelles auditions du dossier, que Libération a pu consulter.

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Photo extraite du Libération papier d’aujourd’hui

Entendus il y a quelques jours, le patron de la Direction régionale du renseignement intérieur (DRRI) de Toulouse, Christian Ballé-Andui, et le brigadier chargé du suivi de Merah, le fameux « Hassan », ont expliqué que leurs inquiétudes, dès le 15 juin 2011, étaient suffisamment fortes pour avoir envisagé de « judiciariser la situation de Mohamed Merah ». Préoccupés par ce qu’ils savent de son voyage en Afghanistan et de ses contacts avec le « réseau » salafiste local, craintes redoublées par « le fait que Mohamed Merah ait évolué dans une famille et dans un environnement radical ancien », ils estiment son « potentiel de dangerosité » élevé. Et décident donc de suivre la procédure prévue dans ce type de situation. À savoir, rédiger une note à l’intention de leurs supérieurs hiérarchiques de la DCRI dans laquelle ils demandent à ce que soit « évaluée » la possibilité d’ouvrir une enquête judiciaire avec signalement de Mohamed Merah au parquet antiterroriste.

Baisse de la surveillance

Aucune réponse, disent-ils, ne leur est jamais parvenue de la direction centrale. Ils poursuivent donc leur surveillance de Mohamed Merah. Ce n’est que cinq mois plus tard, le 14 novembre 2011, à son retour du Pakistan, que la DCRI leur demande d’organiser, un « débriefing préventif ». Deux policiers de la centrale parisienne font le déplacement et mènent l’entretien, en présence d’Hassan. Le 25 janvier 2012, soit encore un mois et demi après, ces responsables de la direction centrale rédigent une note de synthèse de cet entretien, note qui sera transmise à leurs collègues de Toulouse le 21 février 2012.

Dans ce document, ils concluent que la rencontre « n’a pas permis de faire le lien entre Mohamed Merah et un éventuel réseau jihadiste ». Conséquence directe de cette appréciation, selon les policiers de Toulouse : une diminution du « degré de surveillance relative à Mohamed Merah ». « On ne travaillait plus directement sur lui », résume Hassan.

Recruter Merah ?

L’autre élément fondamental de cette note de la DCRI est contenu dans le morceau de phrase suivante : Mohamed Merah, écrivent les spécialistes parisiens, « pourrait présenter un intérêt pour notre thématique en raison de son profil voyageur ». Concrètement, traduit Christian Ballé-Andui, la direction centrale à Paris leur demande « une évaluation de fiabilité en vue de recrutement ». Toulouse décide de ne pas répondre à cette suggestion — « vu la dimension à nos yeux encore trouble de Mohamed Merah », explique Christian Ballé-Andui.

Après ces dates, alors même que Mohamed Merah commence les préparatifs de ses actes terroristes, son niveau de dangerosité est donc « revu à la baisse par les spécialistes parisiens ». Toulouse s’exécute et « enlève les surveillances ». Le 15 mars 2012, date de la tuerie de Montauban, où Mohamed Merah abat deux parachutistes et en blesse grièvement un troisième, Christian Ballé-Andui se rend sur place de sa propre initiative, et propose de participer aux réunions des enquêteurs. On lui répond que cela n’est « pas nécessaire ». Il le regrette aujourd’hui, car il pense rétrospectivement, ayant vu après coup les vidéos disponibles ce jour là, que ses chefs opérationnels auraient peut-être pu reconnaître dessus Merah. « D’ailleurs le 20 mars à 2h09 [soit environ 24 heures avant le début de l’assaut, ndlr], lorsque mon chef opérationnel voit pour la première fois les vidéos, il me dit à 80% c’est Merah. »

Mauvaise piste

Le 15 mars, Christian Ballé-Andui s’adresse aussi à sa direction centrale pour souligner son intuition d’une piste jihadiste, ayant appris notamment « que le régiment de Montauban revenait de rotation en Afghanistan ». Ses interlocuteurs lui répondent alors « que les choses ne pouvaient pas être aussi simples que cela ». Et le maintiennent « sur la piste de l’ultra-droite ». Le lendemain, le 16 mars, de sa propre initiative, Christian Ballé-Andui transmet deux notes à sa direction centrale. La première « portant sur la mouvance de l’ultra droite suivie de dix profils », pour répondre à la piste qu’on lui a suggérée.

La seconde, « portant sur la piste salafiste » avec seize noms dont six peuvent être compatibles avec les actes commis et parmi ces six, Mohamed Merah. La direction centrale lui demande, en réponse, le 17 mars, de faire des « vérifications sur les pistes de l’ultra droite » et de « mettre en attente le document sur le salafisme ». Le 19 mars, Mohamed Merah tue trois enfants et un professeur au collège juif d’Ozar Hatorah.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (Ondine Millot, Liberation.fr, 31 octobre 2012)

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[La Toussaint à Noisy-le-Grand] Michel Pajon travaille

http://juralib.noblogs.org/files/2012/11/02.jpgHonte au député-maire de Noisy-le-Grand !

Michel Pajon vient de ressusciter le jour des morts pour prouver au monde qu’il n’a pas honte.

Alors qu’une voiture venait de percuter deux enfants rroms, tuant sur le coup l’un d’entre eux, M. Pajon se saisit de l’occasion pour se plaindre … des Rroms !

Voilà un passage du Parisien :

Selon Michel Pajon, «au moins 600 Roms» vivent en permanence sur le territoire de Noisy-le-Grand, qui compte au moins deux bidonvilles. «C’est un vrai souci pour nous», indique le maire, décrivant «des mamans avec des bébés de trois mois dans les bras qui mendient au feux rouges et des enfants roulant sur des vélos sans feux, créant des situations d’une dangerosité très préoccupante. Ça faisait un moment qu’on craignait le pire».

Pas un mot en revanche pour la victime, ni pour l’enfant de 12 ans qui se bat contre la mort à l’hôpital. M. Pajon « craignait »-il vraiment le pire ? Pourquoi donc n’a-t-il pas reçu ces Rroms le 15 octobre, lorsqu’ils ont passé toute la journée et la nuit devant sa mairie dans l’espoir de le voir ? Pourquoi le lendemain les a-t-il fait évacuer et chasser par la police en dehors de la ville ?

Aujourd’hui il y a au moins 598 Rroms à Noisy, car l’un d’entre eux est dans la morgue et l’autre dans un hôpital à Paris. M. Pajon n’a aucun mot pour ceux-là. Il ne les compte pas, il fait juste le décompte des Rroms. Il s’empresse en revanche à préciser que le conducteur a subi un teste d’alcoolémie qui s’est révélé négatif, ce que nous ne mettons pas particulièrement en doute. Pour M. Pajon, « pris à partie » par les Rroms, le conducteur « a du se réfugier au commissariat ». N’est-ce pas plutôt qu’il s’est rendu au commissariat après avoir roulé sur deux enfants ? Car, s’il avait été « pris à partie » par la foule, comme il est laissé entendre, on l’imaginerait mal partir tout seul au commissariat. Mais M. Pajon ne recule devant rien. « Honte » ne fait pas partie de son vocabulaire, élu de la République qu’il est !

La Voix des Rroms, 1er novembre 2012


Accident de Noisy-le-Grand : les familles contestent la version officielle

Sous le panneau portant le nom de la commune, deux petites bougies ont été allumées. Témoignage du dramatique accident qui s’est produit peu avant 21 heures, ce mercredi soir à Noisy-le-Grand (Seine-Saint-Denis). Deux enfants roms circulant à vélo ont été percutés par un véhicule à proximité d’un campement installé non loin de la nationale 370.

Roger, 15 ans, est décédé « sur place ». Son ami Catalin, 12 ans, a été transporté « dans un état critique à l’hôpital » Necker à Paris. Il est, ce jeudi, dans un état « stationnaire ».

Selon la préfecture de Seine-Saint-Denis, c’est « un père de famille qui rentrait chez lui avec deux enfants dans sa voiture » qui les a percutés. Les deux adolescents se trouvaient sur un même vélo qui « a surgi de nulle part », toujours d’après la préfecture. Le conducteur n’a pu les éviter.

« Pris à partie », le conducteur « a dû se réfugier au commissariat »

Selon les familles, les deux garçons se rendaient au McDonald’s d’en face. Ils « traversaient au passage piéton, au feu vert pour piétons », a indiqué Samir Mile, de la Voix des Roms. En milieu de journée, les pères des deux adolescents se sont rendus au commissariat de Noisy-le-Grand pour déposer plainte.

Le conducteur a été placé en garde à vue dès mercredi, à 21h15, pour les besoins de l’enquête. « Des prélèvements ont été réalisés sur l’automobiliste qui se sont révélés négatifs pour l’alcool et les stupéfiants », a-t-on précisé à la préfecture. « A priori, il n’y a aucune responsabilité du conducteur », a pointé une source judiciaire. Le maire PS de la commune, Michel Pajon, avait déjà assuré que l’accident était « involontaire ».

Une source à la préfecture indique que l’automobiliste « s’est arrêté » aussitôt après l’accident. Mais, « pris à partie par les occupants du camp de roms », il est « reparti et s’est immédiatement présenté au commissariat de Noisy-le-Grand ». Une information confirmée par le maire, Michel Pajon.

Les familles contestent la version officielle

Cette version est en revanche contestée par les familles du camp. Celles-ci affirment que la voiture n’était plus là quand elles ont découvert les corps de part et d’autre de la chaussée. « Les Roms de ce camp, ils n’ont pas attaqué le chauffeur parce que personne ne l’a vu », a argumenté Stanarun, qui se présente comme l’oncle de Roger. « Les deux personnes qui ont vu l’accident ont vu qu’il n’a pas arrêté les autres voitures. Il a couru. Et les a laissés dans la rue », a-t-il ajouté.

Selon Didier Cusserne, du collectif de soutien aux Roms de Noisy-le-Grand, les 150 habitants du bidonville se sont certes massés « le long de la route où ça s’est passé », mais c’étaient « simplement des familles qui voulaient comprendre ». « Il y avait des mamans en larmes qui s’effondraient, c’est toute une communauté qui se sent frappée », assure-t-il. Didier Cusserne ajoute que les habitants ignoraient encore vers 23 heures que l’un des deux enfants était mort. Il affirme que « la police n’a voulu donner aucune information ni sur leur état de santé ni sur (le lieu) où ils avaient été amenés ».

Selon lui, « il y avait un climat de tension, la police est arrivée en repoussant l’ensemble du camp, sortant matraques et gaz lacrymogène ». D’après la préfecture, il y a eu « quelques échauffourées entre la police et certaines personnes du camp », au moment où arrivaient policiers et pompiers sur les lieux, « mais sans réelle gravité ».

« Ça faisait un moment qu’on craignait le pire »

Selon Michel Pajon, « au moins 600 Roms » vivent en permanence sur le territoire de Noisy-le-Grand, qui compte au moins deux bidonvilles. « C’est un vrai souci pour nous », indique le maire, décrivant « des mamans avec des bébés de trois mois dans les bras qui mendient au feux rouges et des enfants roulant sur des vélos sans feux, créant des situations d’une dangerosité très préoccupante. Ça faisait un moment qu’on craignait le pire ».

Didier Cusserne explique de son côté que les habitants de ce campement « sont installés là depuis deux ou trois mois » après avoir été expulsés d’autres bidonvilles en banlieue parisienne. Le propriétaire du terrain a demandé leur évacuation et une audience devant la justice est prévue dans une dizaine de jours. « Depuis des mois et des années, ils vont se réinstaller deux cents mètres plus loin après avoir été expulsés légalement, et à chaque fois on se repasse la patate chaude », déplore Michel Pajon.

Presse complice des assassins en cravate (LeParisien.fr, 31 octobre & 1er novembre 2012)

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[Afrique du Sud] Les grévistes tentent de prendre d’assaut l’armurerie de la mine de Magdalena

Afrique du Sud : la police disperse des grévistes d’une mine de charbon

La police sud-africaine a indiqué jeudi avoir tiré des gaz lacrymogènes pour disperser des grévistes près d’une mine de charbon de l’est du pays, au lendemain de la mort de deux mineurs, tués par des vigiles alors qu’ils tentaient de s’emparer de l’armurerie de la mine.

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Un policier sud-africain patrouille pendant une grève de mineurs, le 30 octobre 2011 à Rustenburg.

« Il y avait environ 200 mineurs qui bloquaient la route entre Dundee et Dannhauser (où est située la mine, ndlr). Quand la police est arrivée, ils sont devenus violents, et la police a dû utiliser des gaz lacrymogènes pour les disperser », a raconté à l’AFP le porte-parole de la police Jay Naicker.

Ces échauffourées n’ont fait aucun blessé a-t-il précisé.

Selon un responsable syndical présent sur place, les manifestants n’étaient pas hostiles.

« J’étais là au moment des faits, et personne n’a été violent », a affirmé Lucky Zama, responsable régional du Syndicat national des mineurs (NUM).

La mine de charbon bitumineux de Magdalena, exploitée par le groupe canadien Forbes & Manhattan Coal à Dannhauser, est perturbée par une grève depuis le 17 octobre, une partie du personnel réclamant d’un doublement du salaire de base à 7.000 rands (620 euros) par mois et six mois de congé maternité pour les employées.

La production y a été totalement arrêtée par la direction après la mort des deux mineurs, mercredi.

L’Afrique du Sud est touchée depuis début août par une vague de grèves sauvages démarrée dans le sang à la mine de platine de Marikana (nord), et qui s’est étendue à d’autres mines de platine, d’or, de chrome ou de fer.

La situation tendait cependant à revenir à la normale ces derniers jours, à l’exception notable des opérations d’Amplats, numéro un mondial du platine, et de plusieurs mines de charbon.

Presse esclavagiste (Agence Faut Payer, 1er novembre 2012)


Afrique du Sud : deux grévistes tués dans une mine de charbon

Deux grévistes ont été tués mercredi par des gardes de sécurité alors qu’ils tentaient de pénétrer dans l’armurerie d’une mine de charbon de l’est de l’Afrique du Sud, a indiqué la police.

Une centaine de grévistes ont tenté de prendre d’assaut l’armurerie de la mine de Magdalena, exploitée par le groupe canadien Forbes & Manhattan Coal près de Dannhauser, dans le nord du KwaZulu-Natal (est), quand ils en ont été empêchés par des vigiles, a raconté le colonel Jay Naicker.

Vers 10H30 (08H30 GMT, ndlr), certains des mineurs ont apparemment essayé de rentrer par effraction dans une armurerie de la mine, et ils ont été dispersés par les services de sécurité de la mine, a-t-il décrit dans un communiqué.

Il semble que les vigiles ont pourchassé les manifestants jusqu’à un bidonville proche de la mine, et que des tirs coups de feu ont été tirés, blessant deux hommes. Les deux hommes ont été transportés (à l’hôpital) pour être soignés, mais sont morts de leurs blessures, a-t-il poursuivi.

La police a saisi des armes et ouvert une enquête, a-t-il précisé.

Afin d’assurer la sécurité de tous nos employés et de protéger nos actifs, nous avons pris la décision de suspendre toutes les opérations jusqu’à nouvel ordre, a indiqué dans un communiqué le PDG de Forbes & Manhattan Coal, Stephan Theron.

La mine de charbon bitumineux de Magdalena est perturbée par une grève depuis le 17 octobre, une partie du personnel réclamant d’importantes augmentations de salaires.

L’Afrique du Sud est touchée depuis début août par une vague de grèves sauvages démarrée dans le sang à la mine de platine de Marikana (nord), et qui s’est étendue à d’autres mines de platine, d’or, de chrome ou de fer.

La situation tendait cependant à revenir à la normale ces derniers jours, à l’exception notable des opérations d’Amplats, numéro un mondial du platine, et de plusieurs mines de charbon.

Presse esclavagiste (Agence Faut Payer, 31 octobre 2012)

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[Afrique du Sud] Installation électrique incendiée avant l’aube par des grévistes

Afrique du Sud : la police tire gaz et balles en caoutchouc contre des mineurs

La police sud-africaine a tiré des gaz lacrymogènes et des balles en caoutchouc mardi matin pour disperser plusieurs centaines de mineurs d’Amplats en grève à Rustenburg (nord), a-t-on appris de source policière.

Selon un porte-parole, « la police a tiré des balles en caoutchouc, des gaz lacrymogènes et des grenades étourdissantes » pour repousser environ un millier de mineurs qui empêchaient les voitures de pompiers de parvenir à une installation électrique incendiée avant l’aube, apparemment par des grévistes d’Amplats, numéro un mondial du platine et filiale du géant Anglo American.

« À 4 heures ce matin (02H00 GMT mardi), une station électrique a été incendiée sur le site d’Anglo American, et environ un millier de personnes ont essayé d’empêcher la police et les pompiers d’accéder au site », a indiqué à l’AFP le porte-parole de la police Dennis Adriao.

« Depuis, il y a eu des heurts avec ces groupes de gens. Nos hommes sont toujours sur place et essayent de ramener l’ordre. Ces groupes essayent de barricader les routes », a-t-il déclaré peu avant 07H00 GMT.

Les mineurs d’Amplats ont entamé le 12 septembre une grève sauvage pour réclamer de substantielles augmentations de salaire. Après un long bras de fer, la direction avait finalement annoncé le 5 octobre le licenciement de 12.000 d’entre eux.

Vendredi 26 octobre, un accord a été trouvé avec le syndicat majoritaire NUM pour réintégrer les grévistes licenciés et donner un coup de pouce aux salaires.

Mais nombre de grévistes refusent de suivre les consignes du NUM et ne veulent pas reprendre le travail sans avoir obtenu satisfaction.

Amplats est la dernière grande compagnie minière encore paralysée par la vague de grèves sauvages qui démarré dans le sang à Marikana (nord) en août, à l’initiative de mineurs en colère contre le NUM et réclamant de fortes hausses de salaires.

Presse esclavagiste (Agence Faut Payer, 30 octobre 2012)

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La marchandise, on la brûlera

Una marcha sindical terminó con destrozos en Barcelona

Un grupo de manifestantes ingresó a los locales de ropa Zara y de electrónica Apple.

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A la carga. Con la cara tapada, varias personas ingresaron al local de Zara en el centro de Barcelona.

Un grupo de manifestantes de dos centrales sindicales españolas de origen anarquista, CGT y CNT, irrumpieron ayer en algunos negocios de las marcas más reconocidas de la ciudad de Barcelona , como Apple y Zara, con lo que se desataron fuertes disturbios en una ciudad ya afectada por la huelga de transporte público.

Los manifestantes, que ingresaron a diversos locales, fueron enfrentados por la policía catalana, que intervino para calmar la protesta, en particular en el negocio de ropa, donde varias personas tiraron al piso algunos estantes. Esa empresa pertenece a Amancio Ortega, dueño de la tercera mayor fortuna del mundo.

Banderas y pancartas anticapitalistas también se vieron en la tienda de música y libros FNAC de Plaza Cataluña. Los manifestantes luego se dirigieron al negocio de la marca Apple, que se encuentra en la capital catalana.

“Todo ocurrió en diez minutos, ingresamos y luego nos fuimos dejando todo en orden”, declaró uno de los portavoces de la CGT. “Nuestro objetivo fue protestar en aquellos negocios donde los trabajadores son impotentes”, continuó el sindicalista.

Primero, varias personas entraron en FNAC de Plaza Cataluña, con banderas y proclamas antisistema, según explicó un portavoz de CGT. El establecimiento, sin embargo, no confirmó la irrupción de los sindicalistas y asegura que, de haberse producido, “se ha tratado de un incidente menor”.

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Posteriormente, ese mismo grupo entró en la tienda de Apple, ubicada en el corazón de la capital catalana. “Fueron unos pocos minutos, nos hemos paseado de forma pacífica y hemos salido”, indicó el mismo portavoz de CGT.

También adhirieron algunas pegatinas a favor de la huelga. En las columnas de los laterales de la tienda, se podía leer la pintada que rezaba “Fuck Apple”. Un portavoz de la compañía declinó de hacer cualquier comentario sobre el incidente, que incluso aseguró desconocer.

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Posteriormente, los grupos pasaron delante de una sede del BBVA, hasta terminar en Zara. Según siempre ese mismo portavoz, un par de sindicalistas entraron en el local, sacaron un maniquí al que le quitaron la ropa, y lo prendieron fuego en la puerta. Varias imágenes muestran a personas tapadas, tirando objetos al suelo.

En la protesta en la puerta de Zara, los Mossos d’Esquadra (la policía de Barcelona) detuvieron a uno de los sindicalistas que llevaba baldes de pintura. Varias de la personas que entraron en los establecimientos se llevaron productos de la tienda Zara en paseo de Gràcia, que tuvo que cerrar temporalmente. Los Mossos d’Esquadra identificaron a una treintena de personas por pintadas y destrozos en comercios.

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La jornada de protesta de los sindicatos siguió por la tarde con una manifestación, en la que no hubo incidentes, desde el Arco del Triunfo de Barcelona hasta acabar en los Jardines de Gràcia.

La policía catalana informó que en el operativo que se desplegó a lo largo de todo el día de protestas identificó a una treintena de sindicalistas y manifestantes. También comunicó que no detuvo a ninguno de ellos. A ocho los filmó en la estación de tren de Sants por efectuar pintadas y otros siete en la estación del Nord por pinchar ruedas de un taxi.

Leur presse (ANSA/Clarin.com, 1er novembre 2012)


Espagne. Des anars mettent à sac le temple des fringues

Des membres d’un syndicat libertaire ont protesté contre l’austérité à Barcelone. Zara en a fait les frais.

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Le magasin Zara du centre de Barcelone a été visé par les casseurs. Les manifestants ont également investi un Apple Store.

Étagères et mannequins jetés au sol, vêtements et chaussures éparpillés un peu partout: c’est une scène de chaos qui a frappé, hier, le magasin Zara du centre de Barcelone, a rapporté hier El Economista. Profitant d’une manifestation anti-austérité convoquée par les syndicats CGT et CNT, une horde de protestataires appartenant à un syndicat anarchiste a forcé la porte de plusieurs commerces du centre-ville, notamment un magasin Apple, où aucun dégât n’a été commis. Les fauteurs de trouble se sont enfuis dès l’arrivée de la police, a raconté un porte-parole du syndicat CGT en condamnant ces actes.

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Pour protester contre les mesures d’austérité, les principaux syndicats espagnols, CCOO et UGT, ont appelé à une deuxième grève générale le 14 novembre. Le Portugal et la Grèce suivront le mouvement. La Confédération européenne des syndicats a appelé à une grève générale en Europe.

Leur presse (20min.ch, 31 octobre 2012)

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[Tours] Solidarité avec les émeutiers des Fontaines et du Sanitas

Face-à-face tendu dans un quartier de Tours

Depuis dimanche, des groupes de jeunes du quartier du Sanitas, à Tours (37), défient police et CRS en caillassant et incendiant des véhicules.

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Plusieurs dizaines de jeunes, très mobiles, caillassent et incendient des véhicules au Sanitas, à Tours.

Deux quartiers de Tours sont sous tension depuis plusieurs jours. Dimanche à l’aube, 24 voitures étaient incendiées dans le quartier des Fontaines. En fin de journée, c’est le quartier du Sanitas, un autre quartier sensible de Tours, situé à quelques centaines de mètres, qui s’enflammait : vers 18h30, une cinquantaine de jeunes s’en est pris à un 4×4 qui passait à petite vitesse, en raison de travaux. Un caillassage apparemment gratuit qui a laissé le conducteur et les deux enfants assis à l’arrière du véhicule sous le choc, et un véhicule criblé d’impacts. Presqu’au même moment, une autre voiture brûlait dans le même quartier.

La présence de nombreux véhicules de police, puis de CRS, appuyés par l’hélicoptère de la gendarmerie et son puissant projecteur dès le dimanche soir n’a pas mis fin aux échauffourées. Lundi, des jeunes s’en sont à nouveau pris à des véhicules, au hasard, ainsi qu’aux voitures de la police, utilisant les gravas qui parsèment le chantier du tram, dont la ligne traversera le quartier d’ici fin 2013.

Mardi encore, les jeunes ont maintenu la pression dans le quartier : un bus de ville et une voiture de police ont été caillassés en plein après-midi ; le soir, au moins quatre voitures et un camping-car étaient incendiés.

Cinq mois avec sursis pour un étudiant de 19 ans

Mercredi, le calme semblait revenu, sur le terrain du moins. Pas d’incident particulier n’a été signalé dans la journée, durant laquelle plusieurs patrouilles mobiles surveillaient le quartier. Une compagnie de CRS appelée en renfort devait se déployer pour la nuit. Parmi les jeunes participant aux échauffourées – majoritairement des adolescents et de jeunes adultes – seuls cinq ont été interpellés. L’un d’entre eux, âgé de 18 ans et connu des services de police, a été jugé en comparution immédiate mardi, et condamnée à trois mois de prison ferme pour avoir insulté des policiers.

Hier, deux mineurs et deux majeurs étaient présentés au tribunal de Tours en comparution immédiate. Un des mineurs a été relâché, faute de preuves, le second, présenté devant le juge des enfants, a fait l’objet d’une mesure d’éloignement. Un homme âgé de 36 ans, sujet à des problèmes d’alcool et de psychiatrie, a été condamné à trois mois de prison pour propos insultants contre des policiers. Un étudiant de 19 ans a été condamné à 5 mois avec sursis pour sa participation aux dégradations d’une voiture. Il portait un Tazer au moment de son interpellation.

Quatre voitures brûlées dans la nuit

Quatre voitures ont brûlé dans la nuit de mercredi à jeudi : 3 sur la place de Varennes (le feu s’est propagé à deux autres autos), derrière les voies ferrées près de l’avenue Edouard Vaillant, et une dans le quartier Maryse Bastié. Dans ce même secteur ainsi qu’à Saint-Pierre-des-Corps, des poubelles ont brûlé.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (lanouvellerepublique.fr, 1er novembre 2012)


Sanitas : quatre interpellations dans la nuit de mardi à mercredi

Deux mineurs et deux majeurs ont été interpellés au Sanitas. Les adultes ont été condamnés hier à des peines légères en comparution immédiate.

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Le feu mis au camping-car mardi s’est propagé ensuite à deux voitures dans le quartier du Sanitas, à Tours.

Une fois la nuit tombée, mardi, la situation est redevenue tendue dans le quartier du Sanitas, où trois voitures ont été détruites. Le feu mis à un camping-car, dans lequel se trouvait une bouteille de gaz qui, heureusement, n’a pas explosé, s’est propagé ensuite à deux voitures garées à côté.

Dans la nuit, la police a interpellé quatre personnes : deux mineurs de 14 et 15 ans, et deux majeurs. L’un des jeunes a été relâché, faute de preuve. L’autre a été mis en examen et présenté au juge des enfants qui a pris une mesure d’éloignement de Tours.

Les deux adultes ont été jugés en comparution immédiate dans la journée. Le premier, Karim B…, devait répondre de rébellion. Repéré par la police pour ses propos insultants, il titubait et ne semblait dans son état normal.

Cet homme de 36 ans, qui vit de l’allocation adulte handicapé et avec l’APL, a passé un an et demi en psychiatrie. Il est toujours suivi par un service ambulatoire et prend beaucoup de médicaments. Le procureur requiert trois mois d’emprisonnement et ne s’oppose pas à un aménagement de la peine.

Pour défendre son client, l’avocat insiste sur son problème d’alcool et sa santé mentale. Le prévenu a été condamné à trois mois de prison mais a été laissé libre en attendant d’être convoqué par un juge d’application de peines.

Règlement de comptes entre bandes

L’autre prévenu était un étudiant en première année, âgé de 19 ans, et poursuivi pour avoir participé à la dégradation d’une voiture. Il était aussi en possession d’un Tazer. Il sera aussi bientôt auditionné par la police pour une affaire de détention de sabre qui semble entrer dans le cadre d’un règlement de compte entre bandes.

Mardi soir, l’homme, reconnaissable par sa veste rouge, a été aperçu, en compagnie d’autres jeunes, par un habitant du quartier en train de donner des coups dans sa voiture. Le groupe avait insulté le propriétaire du véhicule qui avait assisté à la scène depuis son balcon.

Les affrontements auraient pour origine un mauvais échange de regards, la semaine dernière, entre deux groupes qui circulaient en voiture aux Atlantes, à Saint-Pierre-des-Corps : l’un venait de Paris et l’autre de Tours.

Au parquet, le procureur Trippier requiert six mois avec sursis car le prévenu n’a pas de casier. Avocat de la défense, Me Boisgard estime que son client n’est pas le seul à porter une veste rouge avec trois bandes d’une marque bien connue. Il plaide la relaxe. Jugement : cinq mois avec sursis. L’étudiant est ressorti libre.

L’hélicoptère des gendarmes est-il nécessaire au Sanitas ?

Beaucoup de personnes s’étonnent et trouvent même disproportionnée l’intervention de l’hélicoptère au-dessus du Sanitas. Hier soir encore, pour la troisième fois, il a lentement survolé le secteur à basse altitude.

Grâce à son puissant projecteur, il éclaire les groupes de « caillasseurs » qui, une fois repérés, s’empressent de disparaître. Dans le monde du spectacle, le grand projecteur qui éclaire la scène et qui se focalise sur l’artiste, s’appelle la « poursuite ». Il en va presque de même avec celui de l’hélicoptère.

Les policiers au sol restent en lien permanent avec l’appareil : « Son utilisation est très intéressante pour obtenir des renseignements sur les mouvements en temps réel. Il permet de voir les endroits les plus éclairés mais aussi les moindres recoins plus ou moins sombres. » D’en haut, les forces de l’ordre disposent d’une vue complète.

« Le but est vraiment de faire cesser les incendies de voitures très préjudiciables aux habitants. Les policiers savent faire le distinguo entre les groupes de jeunes qui se trouvent dehors pour s’amuser ou aller se restaurer à l’extérieur et ceux qui détruisent les biens », explique la directrice départementale de la sécurité publique, Brigitte Pommereau.

L’hélicoptère facilite aussi le repérage des départs de feu afin que les secours interviennent le plus rapidement possible. Il se tient prêt au décollage dès la moindre alerte.

Dans la journée, il n’a pas eu à intervenir, la situation s’étant calmée par rapport à la veille. Deux feux ont été allumés à des containers certainement par imitation des événements précédents et des pierres ont été jetées contre un bus mais, cette fois, à Saint-Pierre-des-Corps.

Au quotidien, l’hélicoptère de la gendarmerie est affecté à des opérations de surveillance du trafic, notamment pour le respect des distances sur le réseau secondaire ou l’autoroute, toujours en liaison avec des équipes au sol.

Il contribue souvent aussi à la recherche de personnes disparues, allant jusqu’à survoler la Loire ou le Cher en cas de suspicion de suicide.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (lanouvellerepublique.fr, 1er novembre 2012)


Sanitas : une interpellation après les caillassages

Un bus et une voiture de police ont essuyé des jets de pierres, hier après-midi. Un déploiement de policiers s’est vite mis en place.

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Avec les vacances, beaucoup de jeunes restent dehors toute la journée.

Trois mois ferme pour insultes

Trois jours après le début des violences aux Fontaines et au Sanitas, la tension reste vive notamment autour de la place Saint-Paul, devant la station-essence. Hier encore, des véhicules se sont fait caillasser en plein après-midi : un bus de Fil bleu vers 15h puis une voiture de police une heure plus tard.

De nombreux agents ont alors été déployés dans le quartier, bien visibles de tous les jeunes, souvent en casquette et en capuche. L’un d’eux a d’ailleurs été interpellé puis conduit au commissariat central pour y être auditionné. Il appartiendra au parquet, en fonction des éléments dont il dispose, de poursuivre ou non cette personne.

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De nombreux renforts sont venus dans le quartier du Sanitas en milieu d’après-midi.

Face à une telle montée de violence, beaucoup de gens s’interrogent sur les causes de ce malaise qui, et ce n’est certainement pas un hasard du calendrier, se déclenche dès le début des vacances. Ils brûlent les containers, les deux-roues (deux lundi) et s’en sont même pris à un véhicule de pompiers.

Les enquêteurs et les observateurs essaient de trouver une explication. Il n’est même pas évident qu’hormis la proximité géographique, il y ait un lien entre les 25 voitures brûlées dimanche matin aux Fontaines et les caillassages au Sanitas.

Dans le premier cas, les policiers ont essayé d’interpeller deux jeunes qui ont peut-être allumé les trois foyers d’incendie (voir NR d’hier). Dans le second, ils ne sont plus deux mais des dizaines d’autres prêts à ramasser des pierres sur le sol pour les jeter sur tout ce qui leur déplaît. Au risque de blesser quelqu’un ou pire… Une chose est sûre : la situation ne pourra perdurer ainsi pendant les deux semaines de vacances.

Voitures incendiées : des CRS en renfort au Sanitas

Pour maintenir le calme au Sanitas, une compagnie de CRS de Béthune s’installe dans le quartier tourangeau, ce mercredi soir. Elle doit rester plusieurs jours.

Mercredi après-midi, la situation était beaucoup moins tendue que la veille, même si un bus a essuyé un jet de pierres à Saint-Pierre-des-Corps.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (lanouvellerepublique.fr, 31 octobre 2012)


Sanitas : un 4×4 Mercedes caillassé

Après un dimanche matin tendu aux Fontaines, la soirée a aussi dégénéré au Sanitas, à Tours. Vers 18h30, un 4×4 noir Mercedes roulait lentement, comme d’autres voitures, à cause des travaux, au niveau de Saint-Paul, près de la station-essence.

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Les policiers ont renforcé hier leur dispositif au sol tandis que l’hélicoptère de la gendarmerie survolait le quartier à basse altitude.

Ce conducteur avait bien vu que des jeunes le regardaient d’un mauvais œil mais il n’imaginait pas vivre un cauchemar les minutes suivantes. Avec deux enfants (2 et 9 ans) à bord, le véhicule a été pris pour cible par une cinquantaine de jeunes. Sans autre raison que celle de la haine d’une belle voiture, ils l’ont caillassée.

En quelques minutes, les impacts de pierre ont provoqué de multiples trous sur la carrosserie. Les jets ont été tellement nombreux que le pare-brise a explosé. Surmontant sa peur, le conducteur est descendu pour signaler que des enfants se trouvaient dans l’auto.

Quelques jeunes ont alors arrêté de lancer des projectiles mais d’autres ont continué. Les enfants ont été choqués. Par chance, personne n’a été blessé. Les occupants du véhicule ont ensuite réussi à repartir. La facture pour les réparations avoisinerait les 2.500 euros.

Un hélicoptère surveille le quartier

Les voyous qui ont procédé à cet acte de vandalisme ont pu penser que le propriétaire d’une aussi belle voiture pouvait payer les dégâts. Il devra, pour cela, demander l’aide de sa famille car il n’a rien d’un richissime homme d’affaires. Ce véhicule coup de cœur a été acheté d’occasion un peu plus de 9.000 euros. Rappelons que, dimanche, après 19 h, une voiture a aussi brûlé au Sanitas.

Hier soir, des jeunes s’en sont à nouveau pris à des véhicules de particuliers et de la police et les ont aussi caillassés. Les forces de l’ordre ont alors fait appel à l’hélicoptère de la gendarmerie qui, avec son puissant phare, a surveillé les lieux en volant à basse altitude. L’appareil était en lien avec les policiers au sol. L’effet a été immédiat : les jeunes se sont vite dispersés tandis que, dans le quartier, de nombreux habitants commentaient entre eux les événements.

Comme la veille, des CRS sont arrivés en soirée pour maintenir une présence policière afin d’éviter de nouveaux débordements.

Nouveau caillassage au Sanitas

Cet après-midi, les forces de l’ordre ont, à nouveau, déployé d’importants moyens dans le quartier du Sanitas à Tours. Un bus et des policiers auraient essuyé un caillassage, un peu plus tôt. De nombreux contrôle d’identité été effectués. L’ambiance était assez tendue, notamment autour du rond-point Saint-Paul.

3 mois ferme pour avoir insulté les policiers

Un jeune de 18 ans a été condamné mardi en comparution immédiate à 3 mois d’emprisonnement ferme pour avoir insulté des policiers dimanche matin, au Sanitas. Un petit groupe d’une quinzaine d’individus avaient insulté une patrouille et lancé quelques pierres. Le prévenu a reconnu avoir insulté les policiers après avoir été contrôlé, mais pas avant. Le procureur a requis 6 mois d’emprisonnement avec un mandat de dépôt. Le tribunal a condamné le prévenu à 3 mois ferme, avec un mandat de dépôt.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (lanouvellerepublique.fr, 30 octobre 2012)


Voitures brûlées : deux suspects en fuite

Les Fontaines. Après un dimanche noir avec 25 voitures brûlées, deux suspects poursuivis par la police ont réussi à s’enfuir.

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Assurée au tiers, une habitante du quartier redoute que l’assurance ne l’indemnise pas ou prou après la destruction de sa voiture garée à côté du local à poubelles.

Dans le quartier des Fontaines, l’heure était hier à la colère et à la désolation. Vingt-cinq voitures ont pris feu dimanche, peu après 6h : dix voitures ont d’abord brûlé puis les flammes se sont propagées à quinze autres.

Trois foyers distincts ont été découverts : place Massenet, place Charles-Garnier et rue d’Ingres. Une course-poursuite a eu lieu dimanche matin entre la police et deux suspects, visages masqués par une capuche et une écharpe mais ils ont réussi à échapper aux forces de l’ordre à hauteur de la « dalle », c’est-à-dire la partie supérieure du centre commercial.

Une vidéosurveillance ?

Toutes les voitures n’étaient pas encore dégagées hier. Celle d’une habitante d’une tour de 18 étages se trouvait toujours sur place, calcinée à côté d’un local à poubelles qui a été incendié. Certainement à cause du vent, les flammes ont gagné sa Twingo achetée d’occasion fin août-début septembre. « Et maintenant, comment vais-je faire avec quatre enfants à charge ? Ce véhicule, j’en avais besoin, j’ai trimé pour le payer. À 32 ans, c’était ma première voiture et elle est réduite en cendres. Personne ne me fera crédit pour en acheter une autre. Je n’en ai pas les moyens. Je venais de la faire passer au contrôle technique, j’avais acheté un auto-radio, un siège-bébé et des clés USB qui étaient restés à l’intérieur. »

Assurée au tiers, elle redoutait hier de devoir payer de sa poche l’enlèvement de l’épave. Avec anxiété, elle attendait de rencontrer son assureur pour savoir si elle pouvait être dédommagée.

L’une de ses voisines partie travailler dimanche, à 6h, n’avait rien remarqué d’anormal mais, ensuite, « depuis la gare de Tours, je sentais l’odeur de brûlé ! Par prudence, je ne me gare jamais à côté des poubelles car les containers sont souvent incendiés ». Après le sinistre, les riverains demandent que le prochain local ne soit plus en bois, à l’extérieur, mais enterré. Beaucoup se disent aussi favorables à l’installation d’une vidéosurveillance.

Appel à témoins aux Fontaines

La police lance un appel à témoins pour demander aux habitants des Fontaines (rues Charles-Garnier, place Ingres et place Jules Massenet) qui auraient des informations qui pourraient être utiles dans l’enquête en cours sur les incendies de véhicules commis dimanche 28 octobre, vers 6h10, de les communiquer. Elles seront reçues sous X, c’est-à-dire de manière anonyme.

Dans ce cas, contacter le commissariat de police de Tours au 02.47.xx.xx.xx.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (lanouvellerepublique.fr, 30 octobre 2012)


Nuit chaude aux Fontaines : véhicules et poubelles en feu

Les habitants se sont réveillés, hier matin, au son des sirènes de pompiers. Des incendies volontaires ont détruit dix véhicules, endommagé quatorze autres et un local à poubelles.

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Spectacle de désolation, hier matin, aux Fontaines : treize véhicules et un local à poubelles ont été réduits en cendres.

Place Ingres, hier matin, au beau milieu du quartier des Fontaines, les habitants contemplaient, incrédules, le spectacle des voitures calcinées. Quelques heures plus tôt, la plupart des riverains avaient été réveillés par les sirènes des pompiers. Parfois aussi par le bruit fait par les vitres des véhicules en train d’exploser.

« Je croyais que c’étaient des pétards ou même des coups de feu, explique une voisine. Je suis descendue et j’ai vu plein de gens qui regardaient. D’habitude, je gare ma voiture ici… »

Sur le quartier, flottait alors une odeur d’essence et de fumée. À côté des carcasses calcinées, une poussette et un ballon avaient, eux aussi, été dévastés par les flammes.

« On a le droit à ce genre de choses une fois par an, commente un retraité qui habite le quartier. Cela fait peur. Et comment vont faire tous ces gens pour aller travailler demain matin ? »

Un peu plus loin, place Massenet, un jeune couple prenait en photo les dégâts occasionnés par le feu sur sa voiture. « C’est un véhicule qu’on a depuis cinq mois, précise le jeune homme. La police nous a réveillés ce matin pour nous dire que notre voiture avait été endommagée. Nous avons appelé notre assureur mais il faudra le recontacter demain. Nous travaillons tous les deux et nous avons besoin d’une voiture pour aller au travail. »

Le jeune couple – choqué par l’événement – envisage purement et simplement « de chercher un autre logement ».

Place Charles-Garnier, le spectacle n’était pas très différent. Une femme, mère de quatre enfants en bas âge, se lamentait devant son véhicule réduit en cendres. Sa petite Twingo a eu le malheur d’être garée à côté du local à poubelles lui aussi entièrement détruit.

« Il faudra que vous alliez demain au commissariat pour porter plainte », explique à la dame un voisin attentif. Au total, dix voitures ont entièrement brûlé, quatorze ont été endommagées et deux ont eu les vitres brisées.

La directrice départementale de la sécurité publique, le commissaire Brigitte Pommereau, promettait dès hier « de mettre tous les moyens en œuvre pour identifier les auteurs ». Elle a également ordonné des renforts de police dans le quartier pour les nuits et les journées à venir.

DERNIÈRE MINUTE. Hier, vers 19h, les pompiers sont intervenus pour éteindre un feu de voiture allée de Montrésor, au Sanitas.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (Caroline Devos, lanouvellerepublique.fr, 29 octobre 2012)


Voitures incendiées, cette nuit, aux Fontaines

Plusieurs feux de voitures se sont déclarés simultanément, ce matin, dans le quartier des Fontaines à Tours. Les habitants sont en colère.

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Place Ingres, neuf véhicules ont été totalement détruits par le feu.

Les habitants du quartier des Fontaines, à Tours, se sont réveillés, ce matin, avec une odeur de fumée flottant autour de leurs immeubles. Place Ingres, les riverains se sont groupés aux abords des carcasses calcinées de neuf véhicules qui ont été totalement détruits par le feu, à l’aube. Vers 6h45, les locataires des appartements situés aux alentours ont entendu du bruit, provenant de l’explosion des fenêtres des voitures incendiées.

« J’ai cru que c’étaient des pétards ou des coups de feu, explique une voisine. Mais, en regardant par la fenêtre, j’ai vu les flammes ». Un peu plus loin place Massenet, trois véhicules ont aussi été touchées par le feu. Enfin, place Charles Garnier, le local à poubelles et une voiture stationnée à proximité ont été entièrement ravagés.

La police a ouvert une enquête pour retrouver les auteurs de ces incendies manifestement volontaires. Au total, dix voitures ont été totalement détruites, quatorze ont été endommagées et deux ont eu les vitres brisées.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (lanouvellerepublique.fr, 28 octobre 2012)

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[Notre-Dame-des-Landes/Tours] « Pas d’Ayroporc ; la ZAD est partout »

Les ZAdmiEs !

À Tours, mercredi 31, en fin d’après midi, une trentaine de personnes arrivent place de la préfecture avec banderoles « PS VINCI vos projets puent la mort » ou encore « Pas d’Ayroporc ; la ZAD est partout », tracts invitant à la manif de réoccupation du 17 novembre près de Nantes et affiches…

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Tentative de blocage de l’un des parking Vinci, celui de la gare : blocage des caisses automatiques et de la barrière de sortie : Les Verts d’EELV étaient déjà partis…

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Les anti-émeutes ont dû arriver à peine 10 minutes après le début de l’action : faut vous expliquer qu’à Tours, les AmiEs, en ce moment les voitures crament au quartier des Fontaines, et l’hélico de la police est sorti pour la troisième nuit consécutive au Sanitas, dans le cadre d’une vaste opération policière. Dans ce quartier du Sanit’ après des caillassages notamment de voitures de keufs, toute une ribambelle de schmitts défilent depuis trois jours et trois nuits (on vous passe les articles dans la presse locale hein, et les déclarations des fafs qui proposent une milice privée pour rétablir l’ordre) et ce quartier-là justement, il est tout près de la gare. C’est pour cette raison, que les flics étaient tout chauds et tout prêts à dézinguer du contestataire (on vous passe aussi les réflexions sexistes etc.).

Bref on a fini devant la mairie PS à planter nos banderoles.

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CouRage à TouTEs les Zadistes,
au 17,
Adishatz !

Le 1er novembre 2012

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[Chronique de Youv derrière les barreaux] « Il s’est avéré que mes chagrins savaient nager »

http://juralib.noblogs.org/files/2012/09/0513.jpg[22 février 2012]
Partie ma bouteille à la mer

Lettre écrite au clair de la Lune à qui veut bien me lire

J’écris cette lettre comme si je jetais une bouteille à la mer, prends place dans ma tragédie je te sers une part de ma vie.

J’explique comment le sheytan m’a fait la cour je compte plus mes allers-retours à l’ombre c’est éclairé par la nuit noire quand tout le monde dort que mon cerveau retranscrit le mieux mes erreurs mes remords pourtant j’ai crié tant de fois mon amour à cette vie, ghetto poète marqué au fer rouge par la banlieue j’en suis issu je suis l’un de ses enfants chéris elle m’a adopté pris dans ses bras j’avais pas vu qu’elle portait un flingue à sa ceinture ce que je pensais être de l’amour était juste une protection de sa part elle s’est servie de moi pour se couvrir contre les assauts du système elle m’a pris en otage elle m’a sacrifié sur le champ de bataille j’ai perdu trop de plumes parmi les vautours.

Si tu trouves ma bouteille avec cette lettre à l’intérieur au large de quelconque plage je te garantis que ce que tu lis n’est pas de la fiction c’est de la réalité MA réalité celle d’un homme qui retranscrit ses émotions son vécu à six pieds sous terre.

Prends ma lettre comme un miracle des temps modernes la richesse de cette vie c’est que tout est possible à partir du moment où tu le crois j’ai essayé de noyer mes chagrins en faisant des pompes, du sport à fond mais il s’est avéré que mes chagrins savaient nager donc j’ai décidé de les affronter et d’en faire des écrits écrire en guise de thérapie.

Si un jour il m’arrive malheur vous saurez à peu près l’homme que j’ai été je suis pas le pire et loin d’être le meilleur si un sentiment de compassion t’enivre à la lecture de ma lettre c’est que tu vois en moi un fils un frère un ami ou un mari personne n’est à l’abri que la lumière s’éteigne même en plein jour.

Je suis condamné à vivre dans le noir malgré les rayons du soleil.

J’ai appris à voir dans cette obscurité, j’ai beaucoup observé la nature humaine c’est une fois que t’es à terre que les gens te finissent à coups de talons et c’est rarement ceux que tu pensais qui te piétinent.

On a parfois d’énormes surprises « c’est fou comme parfois c’est ceux pour qui tu es prêt à prendre une balle qui sont ceux qui sont derrière la gâchette » y a que vue du ciel qu’on peut trouver la terre belle si un jour tu me croises dans ta rue tu liras dans mon regard ma rage de réussir l’isolement le fait de me retrouver seul avec moi-même m’a permis de faire le bilan à la mi-temps d’une vie turbulente adolescence surexcitée.

Si mon expérience ma vie peut éviter à certains poussés par la fougue et la frustration d’un manque de reconnaissance si mes écrits peuvent leur éviter de plonger les deux pieds joints dans l’illicite j’aurai fait mon taf.

On est tous maîtres de notre destin c’était ma bouteille à la mer que j’ai jetée par-dessus le mur d’enceinte.

Déchiffre ma plume et évite cette tragédie à ceux que t’aimes.

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Défendons les dernières cabanes de la ZAD demain, jeudi 1er novembre ! Sus à l’occupation militaire de la ZAD !

Venez nombreux/se-s défendre demain matin de bonne heure (dès 5h du matin) la cabane du Farouezt et la cabane dans les arbres de la forêt de Rohanne !

Ils ont beau avoir détruit de nombreux-se-s maisons, cabanes et jardins, leur politique de la terre brûlée ne continuera pas sans une grande résistance !

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Aujourd’hui, le 31 octobre 2011, les forces militaires/milices de Vinci, sous ordre du gouvernement socialo/écolo, ont une nouvelle fois détruit des espaces de vie, de liberté et d’autonomie ! Ainsi la ferme maraichère du Sabot n’est plus, ce qui ne veut pas dire qu’elle ne sera pas reconquise ! lls ont aussi détruit des cabanes dans la magnifique forêt de Rohanne !

Nous devons les empêcher de continuer leur travail de fossoyeur, et leur montrer qu’ils n’ont rien à faire sur la ZAD !

Défendons notre droit à l’auto-détermination sur ce bocage unique en France !

L’occupation militaire de la ZAD ne cessera que si nous restons déterminé-e-s et que votre soutien continue de plus belle !

Tous-toutes à la ZAD pour reconquérir nos vies !

Des photos de la ZAD, prises par les occupant-e-s de la ZAD, avant les opérations militaires de ces deux dernières semaines (vous pourrez voir la forêt de Rohanne et le Farouezt)

Sinon, vous pourrez retrouver un fil info en direct sur le site internet de la ZAD de bonne heure demain matin : zad.nadir.org/

Collectif de lutte contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, 31 octobre 2012

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[Zone de Sécurité Prioritaire LOL] Solidarité avec les barricadiers d’Amiens-Nord ! (5)

AMIENS Prison après la marche de la colère

Malik, 21 ans, a écopé de 9 mois de prison mercredi pour des violences sur policiers le 13 août, quelques heures avant l’embrasement d’Amiens Nord. Il nie les faits.

Les deux policiers qui ont été violentés ce 13 août devant les grilles de la préfecture, n’étaient pas en mesure d’identifier Malik comme étant l’un de leurs agresseurs. Lors du procès du jeune homme de 21 ans, hier, tout reposait sur une vidéo enregistrée par une caméra de vidéosurveillance. Problème : contrairement à d’autres protagonistes, formellement identifiables et filmés en train d’exercer des violences, on n’y voit pas Malik agresser les fonctionnaires.

D’abord à l’écart, il approche quand la situation dégénère, « saute dans le tas », selon le parquet, « lève le bras brutalement », selon Me Nicolas Beck, avocat des policiers. On ne sait pas sur qui ou sur quoi retombe ce bras.

« On a servi de défouloir »

Malik, qui participait à cette marche visant à dénoncer un contrôle de police ayant dégénéré à Amiens Nord lors d’une cérémonie de deuil en la mémoire de son cousin, le répète : s’il est intervenu, c’était pour sortir sa tante de là.

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Des heurts avec des policiers avaient émaillé la manifestation devant la préfecture d’Amiens, le 13 août dernier.

Les policiers de la DCRI ont expliqué comment ils ont « servi de défouloir ce jour-là ». Ils étaient chargés de filtrer l’entrée de la préfecture où une délégation de sept personnes, sur les 150 manifestants, était reçue par les autorités. Dans une scène aussi violente que brève, ils ont reçu des coups au visage et aux jambes.

La représentante du parquet a requis un an de prison : « Il a eu la volonté d’adhérer » aux violences à ses yeux, notamment parce qu’on le voit « le bras tendu vers les policiers ».

« On lui prête à un geste et deux victimes ! », souligne l’avocat du prévenu, Me Guillaume Combes (les faits seront requalifiés en violences en réunion). Pour lui, « il s’agit d’avoir plus que des analyses, il faut des certitudes ». Or on peut interpréter la vidéo « dans un sens comme dans l’autre ».

Les juges ont finalement condamné Malik à 9 mois de prison, la présidente Briet précisant qu’ont été prises en compte « les circonstances, à savoir le décès du cousin » du prévenu, et « le niveau d’émotion » lors de cette marche. La peine sera exécutée en semi-liberté : le jeune homme pourra poursuivre son emploi de serveur. Les deux policiers se sont portés partie civile mais n’ont pas réclamé de dommages et intérêts.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (Gautier Lecardonnel, Courrier-Picard.fr, 1er novembre 2012)


Amiens/policier blessé : 9 mois de prison

Un homme de 21 ans a été condamné aujourd’hui par le tribunal correctionnel d’Amiens à 9 mois de prison en semi-liberté pour des violences contre un policier lors d’une marche à Amiens-Nord le 13 août, quelques heures avant de violents heurts entre jeunes et forces de l’ordre. « Il a été condamné à 9 de mois de prison ferme avec mandat de dépôt à l’audience, mais exécution de sa peine en semi-liberté », a indiqué le procureur de la République d’Amiens, Bernard Farret.

Le parquet avait requis un an de prison ferme contre le prévenu, qui était jugé en comparution immédiate pour des violences sur personne dépositaire de l’autorité publique, commises lors d’une « marche de la colère » organisée au lendemain d’une opération de police à proximité d’une cérémonie d’hommage à son cousin, décédé dans un accident de moto le 9 août.

Cette opération avait été jugée « excessive » par des riverains des quartiers nord d’Amiens et avait fait office de détonateur pour les violents affrontements de la nuit suivante, qui avaient fait 17 blessés chez les policiers et occasionné des millions d’euros de dégâts dans le quartier d’Amiens-Nord. « Il était en état de récidive. Il avait déjà eu des condamnations pour violences », a précisé Farret.

Recherché, le jeune homme s’était présenté de lui-même lundi à la permanence du parquet, puis avait été placé en garde à vue au commissariat d’Amiens. Il avait été déféré mardi puis placé en détention provisoire. Serveur dans un restaurant d’Amiens, « il sortira le matin pour aller travailler et rentrera le soir pour dormir à la maison d’arrêt », a expliqué son avocat, Me Guillaume Combes.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (Agence Faut Payer, 31 octobre 2012)


Amiens : Un jeune homme jugé pour violence sur policiers quelques heures avant les émeutes

Un jeune homme âgé de 21 ans doit être jugé mercredi après-midi en comparution immédiate pour avoir exercé des violences sur un policier de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), a-t-on appris auprès du parquet d’Amiens (Picardie). Il encourt la peine maximale, soit six ans de prison ferme. Recherché par la police, il s’est rendu au tribunal correctionnel d’Amiens volontairement avant d’être placé en garde à vue au commissariat.

Le jeune homme est accusé d’avoir donné des coups de poing à un policier « ce qui a entraîné un jour d’incapacité totale de travail » le 13 août dernier, lors d’une marche organisée pour dénoncer un contrôle de police à l’issue duquel son cousin est mort à scooter. L’homme soupçonné, originaire des quartiers nord d’Amiens, « nie le caractère violent de ses actes et explique sa réaction afin d’extraire de la foule une vieille tante », qui « n’était pas sur les lieux », explique perplexe le parquet.

Le soir même de cette marche, des violences avaient éclaté dans les quartiers nord, une des 15 zones de sécurité prioritaires françaises définies par le gouvernement. Un centre de loisirs, une salle de sports et une école maternelle ont été incendiés et seize policiers ont été blessés dans ces heurts par des tirs de chevrotine et de mortier et par de jets de projectiles. À ce jour, deux mineures et un majeur ont été jugés pour avoir pris part directement aux violences urbaines d’août dernier.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (Sipa, 31 octobre 2012)

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Appel à la résistance massive contre l’État terroriste ! Témoignage d’un-e résistant-e sur la ZAD à propos de la terreur d’État du 30 octobre à NDDL

Vu sur le site internet des occupant-e-s de la ZAD, le 31 octobre 2012 :

La haine, que de la haine.

Aujourd’hui mardi 30 octobre 2012 des terroristes (le terme terrorisme est apparu alors que l’État terrorisait les populations) nous ont assiégés. Armés de flashball, de grenades asourdissantes et de désencerclement, de tazers, de flingues, de matraques de tout l’équipement qui puent les morts tombés sous leur joug. Ils ont encerclés et après des affrontements où l’on entendait les détonations des grenades, les bulldozers sont arrivés. Ces engins de destructions étaient venus pour effacer un espace où des individu-e avaient repris en main leur vie de leur manière, où illes défendaient ce qui permet à tou-te-s de vivre. Parce que « quand le dernier arbre sera abattu, la dernière rivière empoisonnée, le dernier poisson capturé, alors seulement vous vous apercevrez que l’argent ne se mange pas ».

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Mais ces dangeureux terroristes souhaitaient tout détruire pour bétonner ce qui permet à tou-te-s de vivre pour l’emploi, pour la croissance, et bien sûr au nom de l’écologie. Alors c’était facile pour eux car un multinationale-État leur permettaient de tout faire. Dans ce monde la justice est au service des véritables terroristes.

Alors M. le préfet et sa clique, quand on attaque des gens à la grenade et au flashball… Quand on terrorise les gens par l’opression la répression, quand on détruit ce qui permet à toi et tes sbires de vivre sur cette terre et qu’en plus tu as le culot de dire que nous sommes des terroristes qui vous harcelons, permets-moi de te dire que ton arrogance et ton mépris sont le reflet de ton inconscience. Alors toi le préfet, toi la république terroriste endormeuse des masses, va te jeter dans le gouffre que tu a créé.

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http://juralib.noblogs.org/files/2012/10/0424.jpgOn devrait vous condamner pour saccage, destruction du vivant, génocide indirect sur le long terme de l’espèce humaine, terrorisme contre une population, par la répression, mise en danger des chances de survie de l’humanité, collaboration avec une mafia nommée multinational , organisation de malfaiteurs ayant commis des dégradations en réunion, mise en danger de personnes avec des armes « non létales » participation à l’extinction d’espèces vivantes, pollution grave des sols, de l’atmosphère via le kérozène et le bétonnage, déportation de la population locale en HLM, mise en danger de la biodiversité et des relations humaines. Mais pas pour vous enfermer dans une prison mortifère que vous avez mise au point, pas pour vous condamner à mort dans un tribunal populaire, non. Mais pour vous employer à aller dans tous les lieux radioactifs, dans tous les lieux pollués pour les décontaminer avec le matériel que vous donnez au « simple » employé de base. Pour vous mettre en face de la réalité que vous avez créée, toi la république, toi le patron, toi la multinationale, toi le flic, toi l’État, toi le patriarcat, toi le fasciste, toi le collabo.

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[Notre-Dame-des-Landes/campagne lyonnaise] À chaque flic son boulon

Revendication action

Salut !

C’est sûr que c’est pas difficile de déboulonner des pylônes ça manque pas commes les flics à Notre-Dame-des-Landes mais même de loin on envoie à chaque flic son boulon y faudra du temps mais on en a dans la campagne lyonnaise des pylônes nous ont offert cette offrande dans la nuit du 30 au 31 octobre.
Ce n’est qu’un début…
Contre les expulsions à Notre-Dame-des-Landes contre la violence économique soutien à tous ceux qui veulent s’arracher de ce monde.

Reçu le 31 octobre 2012

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[Chronique de Youv derrière les barreaux] « Rappelle-toi des batailles de neige que l’on faisait en bas du hall de la cité les petits contre les grands mais comme on n’avait pas de boules de neige on faisait la guerre à coups de pierres »

http://juralib.noblogs.org/files/2012/09/0513.jpg[20 février 2012]
Partie lettre à mon frère

MON FRÈRE,

Cette fois-ci c’est la bonne je suis parti pour un bon moment je t’écris cette lettre pour que tu retrousses tes manches et que tu prennes les rênes de la famille en mon absence.

Tu as sept sœurs et un petit frère à sauvegarder, veille sur eux prends soin d’eux car ils auront besoin de toi car là je suis parti pour un long périple derrière les barreaux.

J’assume mes erreurs mais Dieu merci tu ne marches pas sur mes pas j’ai jamais été un exemple pour quiconque encore moins pour toi.

On se connaît à peine car j’ai passé la plupart de mon temps entre les terrains de foot et les cours de promenade de Bois-d’Arcy.

Quatre ans nous séparent trop jeune pour comprendre ton grand frère agité pendant que je pillais les banques toi tu te prosternais pour t’offrir une place au paradis.

Je pensais me sacrifier pour les nôtres alors que mes actes alourdissaient notre fardeau déjà trop lourd ne t’inquiète pas pour moi, peu importe le temps et la peine qu’ils m’infligeront je resterai solide intact bats-toi pour la mama sèche ses larmes même avec les manches de ton pull ta tâche est lourde frangin mais tu en es plus que capable.

Rappelle-toi des batailles de neige que l’on faisait en bas du hall de la cité les petits contre les grands mais comme on n’avait pas de boules de neige on faisait la guerre à coups de pierres. Tellement on avait de l’imagination on se prenait des pierres dans la figure en étant persuadés que c’était des boules de neige. J’ai voulu vivre mes rêves mais dur a été mon réveil ça fait plus d’un mois que je suis incarcéré pour les raisons que tu sais. Rien de nouveau tu as l’habitude mais peu importe assume ton rôle à plein temps fais les choses bien.

Les voitures qui étaient dans le 31 je les ai laissées à Delphine et ce que tu as entre les mains te revient de droit j’ai même pas fait trois mois dehors une brève escale à la maison on se croisait en silence trop pressé dans ma tête à répondre à l’appel du brolique du haram je te glissais un billet par-ci par-là pour ne pas que tu embrasses le chemin du sheytan je suis ton aîné donc je me devais de te montrer comment slalomer entre les hypocrites les mythos les jaloux dans la cité mais j’étais trop occupé à construire mon pseudo-empire je t’ai mis de côté je t’ai rien inculqué. Je me suis cassé le dos pour glorifier notre nom dans la banlieue et qu’ils nous respectent je pense que à ce sujet-là je réussis mon taf mais je n’ai pas été à la hauteur des valeurs de nos parents je m’en rends compte un peu tard frangin assis dans ma cellule ma lettre en guise de reconnaissance de dette. Demande à faire le permis pour que l’on se dise enfin ce qu’on n’a jamais pu se dire auparavant je suis tombé pour la énième fois je ne suis pas mort caractère chaud bouillant je démarre au quart de tour trop ambitieux pour ma petite tête voilà où ça m’a mené.

Prends soin des nôtres frérot fais pas les mêmes erreurs que j’ai fait avec toi avec ton petit frère parle-lui évite-lui les chemins semés d’orties facilite-lui la vie mets-le à l’abri mais ne lui cache rien car tout se sait.

Sur ce je t’embrasse frère sûrement à bientôt au parloir.

Ton frère

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[Besançon] La permanence du PS attaquée en solidarité avec la ZAD – Nuit du 30 au 31 octobre 2012

Le Chat Noir Émeutier reçoit et transmet :

Dans la nuit du mardi 30 au mercredi 31 octobre 2012, nous avons attaqué la permanence du Parti Socialiste située à deux pas du commissariat central de police.

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Au total, trois tags ont été inscrits sur le local : « ZAD VAINCRA », « Stop AyraultPorc » et un « (A) ».

En plus de cela, nous avons également fracassé trois vitres de la permanence à l’aide de trois gros parpaings : pour l’une, le pavé est parti si vite qu’il a traversé la vitre et laissé un gros trou au milieu. Les deux autres ont été littéralement explosées.

À proximité du local du PS, un autre slogan (« Solidarité avec la ZAD ») a été tagué sur une palissade.

Alors même que ce mardi les expulsions des chiens policiers continuaient sur la ZAD, les occupant.e.s continuent de résister de la plus belle des manière en ripostant par des barricades sur les routes et des jets de toutes sortes de projectiles sur les gardes mobiles.

Que les camarades de Notre-Dame-des-Landes tiennent bon, les soutiens arrivent et vont continuer d’affluer dans les jours qui viennent, en attendant la mobilisation à venir du 17 novembre pour la réoccupation.

La ZAD est partout, que le PS, Vinci et compagnie ne l’oublient jamais !

Le Chat Noir Émeutier, 31 octobre 2012


Un local du PS dégradé à Besançon

Le local du Parti socialiste à Besançon, situé en centre-ville, a été la cible de dégradations et de graffitis dans la nuit d’hier à aujourd’hui, a-t-on appris auprès de la fédération PS du Doubs.

Trois vitres ont été brisées à l’aide de pavés et les inscriptions « Stop Ayrault porc » et un symbole anarchiste ont notamment été tagués à la bombe rouge sur la façade du local, a indiqué le premier secrétaire de la fédération socialiste du Doubs, Nicolas Bodin. Il a estimé les dégâts à environ 2.000 euros, précisant que le PS porterait plainte pour dégradations. « À chaque fois qu’on s’attaque à un parti politique, qu’il soit de droite ou de gauche, on affaiblit la démocratie », a-t-il déclaré.

Dans un communiqué, le maire socialiste de la ville, Jean-Louis Fousseret, a fait part de son « indignation » et de sa « colère face à ces actes tout aussi stupides que lâches ».

Début octobre, le local UMP de la ville avait lui aussi été la cible de dégradations. Le secrétaire départemental de l’UMP du Doubs avait alors réclamé l’installation d’un système de vidéo-surveillance devant sa permanence.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (Agence Faut Payer, 31 octobre 2012)

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[Tours] Une expulsion, deux incendies … Thanks for the future

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Une expulsion, deux incendies … Thanks for the future

« Le pacifisme ne se diffuse, que là ou l’insensible a déjà triomphé… »

Après que les artistes « conventionnés » du Projet 244 nous aient assiégés en nous coupant l’eau et l’électricité, que la police ait occupé physiquement notre lieu pour nous interdire de faire des concerts, que la mairie et les propriétaires (la SEMIVIT) se soient précipités puis enlisés dans une procédure d’expulsion beaucoup plus longue que prévue … la répression exercée contre les squats à Tours est encore montée d’un cran.

Dimanche 28 octobre vers 17 heures, un nuage de fumée est venu obscurcir le ciel au dessus du squat « Thanks For The Future ». Deux départs de feu simultanés et distincts d’un peu plus de 100 mètres, se sont déclenchés dans des locaux mitoyens de notre maison collective. Deux ateliers ont complètement été détruits, et une maison encore habitée, à été endommagée.

Peu après leur intervention, les pompiers nous ont déclaré qu’il n’y avait aucun doute concernant la nature « volontaire » des deux départs de feu. En effet, les locaux brûlés ne disposant pas d’électricité, et la distance ainsi que la configuration des lieux entre les deux départs de feu écartaient d’après eux, toutes possibilités d’accident.

La police qui n’est pourtant pas avare d’interventions dans ce genre de circonstances et surtout de lieux, a refusé de venir constater les faits malgré l’insistance et les appels réitérés des pompiers. Seule une association « le roulement à Bill » parmi les nombreux artistes présents ce jour là, semble avoir pris la mesure de ce que laissent présager de tels actes.

Depuis les rumeurs vont bon train… Ce dont on peut être sûr toutefois, c’est que la répression ne s’embarrasse plus d’aucune limite. Lorsque celle-ci use de formes légales, c’est uniquement pour masquer la violence de ce système qui ne tolère aucune forme d’échappatoire, aucune remise en question. Que ce soit à Lyon, à Rennes, ou plus récemment à Poitiers, ce genre d’histoires d’incendies volontaires dans le cadre de procédure d’expulsion, nous rappelle avec quelle sinistre détermination le Pouvoir nous impose et nous
dicte les conditions de vie auxquelles nous sommes impérieusement astreints.

Nous assiéger, nous expulser, ou brûler nos lieux de vie ne régleront en rien le problème que posent nos choix et notre façon d’habiter le monde. Nous continuerons d’ouvrir, de réquisitionner et de réclamer des lieux collectifs. Heureusement, toute joie (même s’il lui arrive parfois de s’enflammer…) finit par avoir ses débordements. À nous de renforcer les cercles de celle-ci.

Si le processus est lent, notre passion n’est pas négociable.

Thanks For The Future !

Rassemblement de solidarité le jeudi 8 novembre à 9h30
devant le Tribunal d’instance, rue Édouard Vaillant

Et soirée de projection : « Figures tragicomiques de l’urbanisme contemporain »
le samedi 3 novembre à 19h30 au 244 Rue Auguste Chervallier

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5e Congrès de la CGA à Perpignan

Perpignan. Puig Antich organise le 5e congrès anarchiste

Cette année, c’est au groupe Puig Antich, riche de 41 années d’existence, que revient le délicat honneur d’organiser le 5e Congrès de la coordination des groupes anarchistes. Une réunion qui rassemblera à Toulouges, les 1er, 2 et 3 novembre, une cinquantaine de délégués venus de toutes les grandes villes de France. Le but : aborder les grandes questions de société, (notamment la crise sociale, l’anti-patriarcat, l’antiracisme) et l’international ou comment mettre en place les relations, les stratégies politiques avec différents pays. Les délégués chercheront aussi à améliorer le fonctionnement et les outils de l’organisation dont le journal « Infos et analyses libertaires ». Une réunion publique sera organisée l’après-midi du mercredi suivant dans les locaux la librairie Info, au 2 bis de la rue Théodore-Guiter à Perpignan.

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Les militants luttent contre tout système autoritaire.

« En 2002, avec des membres de l’Union régionale du Sud-Ouest, nous nous sommes désolidarisés de la Fédération anarchiste pour créer la Coordination des groupes anarchistes, se remémorent les militants, Francine, Edward, Estève et Benoît. Ceci faisait suite à un désaccord dû à l’appel d’un groupe à voter Chirac pour barrer la route Le Pen. Or nous sommes hostiles à l’électoralisme et à l’État. Nous n’appelons donc jamais à voter. Nous proposons que l’individu soit acteur et non spectateur des luttes libertaires. Car en politique, les équipes changent mais pas le système et nous refusons la hiérarchie, un groupe se responsabilise collectivement ». « Si le vote pouvait changer les choses, il serait interdit depuis longtemps », conclut Edward.

Leur presse (LIndependant.fr, 30 octobre 2012)

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[Seule la révolte est légitime] Doit-on dorénavant considérer la police française comme le bras armé d’une puissance d’occupation ?

[Défendons la ZAD contre Vinci et sa milice privée ! Les expulsions et destructions continuent!] FLASH INFO sur la situation du mercredi 31 octobre

La situation en direct ici :

zad.nadir.org/spip.php?article471

http://juralib.noblogs.org/files/2012/10/0133.jpg


Je sais ce qui se passe à Notre-Dame-des-Landes

Je sais ce qui se passe à Notre-Dame des Landes. Et je ne l’oublierai pas, quelle que soit l’issue de cette lutte qui n’aurait jamais dû avoir lieu. Malgré l’omertà des grands médias, qui réduisent le juste combat non violent des habitants des terres et des bocages contre les forces policières armées, à une brève ou à quelques images d’illisibles échauffourées quand ils ne le passe pas sous un silence complice, je sais heure par heure les destructions, ordonnées par l’État, de fermes, de cultures, de cabanes établies dans les arbres. Je sais l’usage des grenades lacrymogènes, des grenades explosives. Je sais les tirs de flashballs. Je n’oublierai pas. Je n’oublierai pas que le Président de la République et le Premier Ministre socialistes ne veulent pas entendre les habitants quand ces derniers sollicitent une simple écoute. Surdité absolue des sommets de l’État : on interpelle pas le Président puisque, dans notre pays, seule la police interpelle le citoyen, pour l’arrêter quand il proteste. Je sais maintenant que ceux qui gouvernent notre pays ne sont pas les hommes et les quelques femmes que les Français respectueux du suffrage universel ont élus, mais les capitaux investis au mépris du bien-être des individus, les multinationales insensibles à l’intérêt général et pour lesquelles le profit, sans cœur, ni âme, ni raison, est le seul moteur de l’action. L’État montre aujourd’hui que la police française est au service des bétonneurs, que la police française est l’agent fonctionnarisé des destructeurs de l’environnement pour leur unique profit. Elle n’a donc plus rien à voir avec la protection du citoyen. Doit-on dorénavant considérer la police française comme le bras armé d’une puissance d’occupation ? Dans ce cas, seule la révolte est légitime. Je n’oublierai pas l’opiniâtre résistance des gens simples qui défendent l’intégrité de ce territoire magnifique contre la voracité des profiteurs appuyée par l’État. Je sais ce qui se passe à Notre-Dame-des-Landes, et je n’oublierai pas.

Juliette Keating, 31 octobre 2012

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[Notre-Dame-des-Landes] APPEL URGENT À RENFORCER LA RÉSISTANCE FACE AUX OFFENSIVES SUR LA ZAD !

Fil d’infos de la journée VU SUR LE SITE DE LA ZAD :

- 11h20 : une trentaine de tracteurs de camarades sont devant les Planchettes. Les flics menacent de faire usage de la force si ils ne partent pas dans 10 minutes.

- 11h10 : à la Saulce deux cabanes dans les arbres et une au sol seraient détruites par les flics. Il reste au moins une cabane occupée et un camarade perché dans un filet.

- 11h00 : des flics font des tirs tendus de flash-ball dans les champs près de la Saulce. A la Forêt de Rohanne, les flics sont en ligne sur le chemin parallèle au chemin de Suez et progresse dans la forêt.

- 10h50 : un buldozer est en train de détruire les barricades autour du Sabot. Des camarades sont toujours dans la cabane du Sabot.

- 10h45 : les flics refusent l’accès à la zone à la manifestation partie du bourg de Notre-Dame en prétextant la « violence » des opposants déjà sur place. La manifestation repartirait vers le bourg.

- 10h40 : une pelleteuse est arrivée au carrefour près de la Saulce. Les camarades dans les arbres à la forêt de Rohanne de voient pas de flics directement. Le manifestation est bloquée à la Primaudière.

- 10h20 : il y a maintenant 200 personnes rassemblées dans le bourg de Notre-Dame, des tracteurs arrivent.

- 10h11 : la barricade est s’est enflammée du côté de la Saulce.

- 10h09 : des gardes mobiles arrivent à pieds vers la barricade est de la Saulce.

- 10h05 : une dizaine de flics armés de flashball s’est postée en ligne en bas des cabanes de la forêt de Rohanne.

- 10h : plus de 100 personnes sont rassemblées devant la mairie de NDDL, avec des tracteurs !

- 9h55 : arrivée de bulldozer et pelleteuse du côté du Sabot, accompagnés de 7 cars de policiers. Les flics commencent à s’organiser en groupes mobiles pour pouvoir suivre les groupes mobiles d’opposant-e-s.

- 9h50 : les flics commencent à contourner la forêt de Rohanne, ils n’auraient pas l’air à l’aise en forêt, 10 camions de GM ont été vu partant de NDDL vers la ZAD.

- 9h48 : les flics attendraient un bulldozer pour entrer dans le Sabot : pas facile à prendre, le sabot est toujours là !

- 9h40 : les personnes dans les cabanes de la Saulce y sont toujours ! l’expulsion n’a pas commencé là-bas des flics sont dans le chemin de Suez au niveau de la forêt de Rohanne.

- 9h40 : annonce d’une autre personne touchée au genou par grenade assourdissante des fourgons de renforts arrivent vers le carrefour de la Saulce par le chemin de suez, 8 autres fourgons ont été vus de la Boissière vers NDDL.

- 9h23 : tirs de flashball, un blessé léger est signalé.

- 9h15 : du côté de la Saulce, on entend la batoukada mais aussi des grenades assourdissantes. Un flic aurait été touché par une grenade de ses camarades et rapatrié dans ses rangs…. La situation reste stable au Sabot, avec des flics positionnés dans le champ mais immobiles.

- 9h05 : les flics détruisent les cabanes au sol dans la forêt de la Saulce. Il y a toujours des camarades perchés dans les arbres. Du côté du Sabot, ne machine est un train de détruire une barricade sur la route de la Paquelais au niveau du Phare Ouest.

- 9h : la battuc rythme la résistance aux barricades de la Saulce, les flics se font repeindre leurs boucliers au niveau du Sabot où ils sont positionnés devant la cabane.

- 8h55 : les flics ont des grimpeurs et une tronçonneuse dans le bois de la Saulce. Ils sont informés qu’il y a des gens dans les arbres. Il y aurait une interpellation (à La Saulce ?). Les flics reculent à la barricade Nord de la Saulce.

- 8h50 : la ZAD reprend l’offensive depuis le centre de la Saulce et depuis une barricade ! courage et rage !

- 8h40 : une soixante de GM sont entrés dans le champ du Sabot après quelques confrontations, ils sont devant la maison.

- 8h39 : arrivée d’une quinzaine de fourgons du côté du Sabot, qui ont franchit la barricade enflammée les flics sont au centre des barricades de la Saulce : qu’ils y restent !! les barricades est et nord tiennent toujours ! des gens arrivent d’ailleurs une fumée noire s’en dégage, des détonations sont entendues.

- 8h32 : les flics ont passé les barricades et sont entrés dans la Saulce, et cherchent les cabanes. Au niveau du far ouest, les véhicules de flics sont toujours bloqués par la barricade en feu, au niveau du Sabot, les flics sont à pied en ligne sur le chemin.

- 8h25 : ils arrivent au niveau des barricades de la Saulce construites ce we sur la D81, par le Nord et le Sud : la résistance commence là aussi.

- 8h20 : la Saulce est aussi une destination policière … 3 camions s’en approchent par le chemin de Suez.

- au niveau des Ardillières, les flics laissent passer les piéton-ne-s (et les tracteurs) sur présentation de la carte d’identité.

- 8h10 : l’hélico a fait un petit tout de reconnaissance au dessus de la Saulce.

- 8h05 : les flics se positionnent autour du Sabot, par le champ en face et essayent de passer par le chemin du Pimki Courage là bas !

- 8h : les flics sont entrés dans le chemin entre le Sabot et les Cent Chênes.

- 7h50 : les flics sont entrés dans le chamin derrière le Sabot au niveau de Pimky.

- 7h45 : les camarades demandent des renforts au niveau du Sabot.

- 7h30 : situation à NDDL : 2 fourgons et 2 voitures sont stationnés devant la Poste, un fourgon devant la cantine, et une voiture bloque la route en direction de la Paquelais. L’hélicoptère est arrivé.

- 7h30 : les flics ont passé la première barricade sur la route au niveau du Far ouest, de nombreux véhicules stationnés derrière cette barricade. Une trentaine de flics se dirigent vers le Sabot, une trentaine vers le Far Ouest. La résistance commence.

- 7h20 : plusieurs fourgons sont arrivés devant la barricade du Far Ouest ( en provenance de la Paquelais) : la barricade est en feu.

- 7h10 : la circulation est bloquée aussi au niveau du carrefour de la Boissière par une voiture de flics : ils laissent passer les « locaux ».

- 7h : les flics ( 2 fourgons ) laissent passer les personnes à pied au niveau des ardillières.

- 6h20 : circulation bloquée aussi depuis NDDL et Vigneux …

- 5h50 : une voiture bloque depuis la Paquelais vers NDDL et Fay.

- 5h30 : deux voitures de flics bloquent la circulation depuis les Ardillières en direction de Vigneux.


Notre-Dame-des-Landes : nouvelle opération d’évacuation mardi matin

NOTRE-DAME-DES-LANDES (France) – Les forces de l’ordre ont lancé mardi matin une nouvelle opération pour faire évacuer les opposants à l’aéroport en projet à Notre-Dame-des-Landes et de vifs affrontements étaient en cours depuis le matin, a constaté un photographe de l’AFP.

Les forces de l’ordre se sont d’abord concentrées sur le lieu appelé Le Sabot, considéré comme un site emblématique de l’opposition à ce projet d’aéroport dont l’ouverture est prévue en 2017.

Les forces de l’ordre ont eu recours aux grenades explosives, aux grenades à poivre, ainsi qu’aux lacrymogènes, a-t-on constaté de même source. Un hélicoptère survole la zone en permanence.

Après de vifs affrontements, allant jusqu’au corps à corps, une pause s’est instaurée peu avant 8H30, les forces de l’ordre semblant attendre l’arrivée de renforts. Les deux camps se faisaient face à moins de 200 mètres.

Vers 10H30, une quinzaine d’opposants à l’aéroport ont pris position sur le toit du Sabot tandis que les forces de l’ordre s’employaient à dégager les voies d’accès à ce lieu, a-t-on constaté de même source.

Les opérations, appuyées par un très important dispositif, semblaient en fin de matinée se diriger vers La Saulce, un autre lieu de vie des opposants, non encore détruit, situé entre un et deux kilomètres du Sabot.

Par ailleurs, une vingtaine de tracteurs, qui se sont réunis vers 10H00 devant la mairie de la commune de Notre-Dame-des-Landes, ont pris la direction du Sabot, a-t-on appris auprès de l’un des conducteurs de tracteurs. Ce rassemblement était prévu depuis plusieurs jours pour ce mardi matin, en soutien aux agriculteurs menacés par le projet de nouvel aéroport, prévu sur un terrain bocager préservé.

Vers 11H00, les tracteurs et leurs passagers, arrivés à proximité du Sabot, ont reçu un ultimatum des forces de l’ordre : On vient de nous donner un quart d’heure pour évacuer. Sinon, les CRS chargent, a déclaré à l’AFP l’un de ces passagers, Dominique Guitton.

Ne faisant pas partie des manifestants, des travailleurs d’un chantier agricole (ensilage), prévu à proximité pour la journée, se sont vu interdire de remplir leur tâche : On leur a dit que s’ils se mettaient à bosser, les forces de l’ordre leurs confisquaient leur matériel, a indiqué M. Guitton. Des membres des forces de l’ordre sont en train de tirer au flashball à vue, a-t-il ajouté.

L’annonce de cette évacuation avait filtré dès lundi soir. En prévision de cette opération, les opposants, qui tentent de ralentir les opérations d’expulsion entamées il y a deux semaines, avaient creusé ces derniers jours des tranchées et érigé des barrages pour ralentir la progression des forces de l’ordre, avec notamment des arbres coupés placés en travers des voies d’accès. Des feux, notamment de palettes, avaient également été allumés.

Partenariat public-privé, avec le groupe Vinci en maître d’œuvre, ce projet d’aéroport est situé à 30 km au nord de Nantes, en direction de Rennes. Il est destiné à remplacer en 2017 l’actuel aéroport de Nantes Atlantique situé au sud de l’agglomération.

Ce projet a été déclaré d’utilité publique par l’État et soutenu par les collectivités locales socialistes.Outre les agriculteurs, il est contesté à l’échelle nationale, par EELV, le Parti de Gauche ou le Modem.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (Agence Faut Payer, 30 octobre 2012 – 11h32)

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[Chronique de Youv derrière les barreaux] « Aux armes et ne nous laissons plus traiter comme des moins-que-rien, aux armes enfant de loin rejeté pour ton teint, aux armes la résistance est un devoir pour chacun »

http://juralib.noblogs.org/files/2012/09/0513.jpg[18 février 2012]
La Marseillaise que j’ai remise au goût du jour

MA MARSEILLAISE

« Allons enfants issus de la misère mettez-vous à l’abri car dans ce pays les charters rapatrient les plus démunis. Le jour de gloire n’a jamais existé, il s’est fait violer par le jour d’espoir. Une certaine tyrannie, leur étendard sanglant se sont dressés dans nos rues et ont tué impunément, ils viennent jusque sous nos toits, enferment et discri­minent nos fils et nos compagnes. Aux armes et ne nous laissons plus traiter comme des moins-que-rien, aux armes enfant de loin rejeté pour ton teint, aux armes la résistance est un devoir pour chacun. La liberté, l’égalité et la fraternité se sont arrêtées aux frontières de nos cités. Aux armes pour ceux qui nous ont précédés et qui ont fait de nous ce que nous sommes, des hommes dignes même dans l’adversité, aux armes pour nos parents et nos enfants, pour qu’ils n’ont pas à subir ce que nous subissons. Aux armes que tu viens du ghetto ou d’ailleurs, bats-toi pour protéger ton toit, demande et exige ce qui te revient de droit, entendez-vous dans nos rues mugir leurs féroces soldats. Nous sommes devenus leurs boucs émissaires constamment montrés du doigt. Logement insalubre, précarité voilà à quoi nous avons droit… Révoltons-nous enfants d’ici et de là-bas vu qu’ils ne nous respectent pas jusqu’à qu’un temps pur qui se dresse à l’horizon ! »

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[Bagnolet] Programme de novembre 2012 au Rémouleur

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LE RÉMOULEUR – Local auto-organisé de lutte et de critique sociale

Les horaires d’ouverture du local : le lundi de 16h30 à 19h30, le mercredi de 16h30 à 19h30 et le samedi de 14h à 18h.

Le Rémouleur, 106 rue Victor Hugo 93170 Bagnolet (M° Robespierre ou M° Gallieni)

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[La ZAD contre-attaque] Tous à la ZAD

Depuis le 15 octobre, les quelques hectares de bocage au sud de Notre-Dame-des-Landes sont le théâtre d’une guerre bien singulière. La préfecture a déclenché les procédures d’expulsion des lieux occupés sur cette zone en lutte depuis 40 ans contre la construction du nouvel aéroport de Nantes. La démesure des forces engagées (500’000 euros, 1500 policiers, sans compter les pelleteuses, camions-bennes, etc. et les ouvriers attachés) n’a pourtant pas suffi à expédier une opération censée durer 48 heures. En effet, sur place, la réaction a été immédiate et organisée : de nouvelles barricades surgissent quand d’autres sont renforcées, toutes sont défendues et les habitants voient affluer les renforts des villes alentours par dizaines. Le conflit prend des allures de guerre irrégulière, où l’invincibilité et le surnombre apparent des forces de l’ordre est mis à mal par le terrain en faveur des opposants. Là où les cars ne connaissent que routes et barrières, nous nous frayons des chemins à travers le maïs et les haies, apparaissons et disparaissons à notre aise dans un espace qu’ils ne peuvent pas comprendre à partir de leurs outils. Les haies sont les murs derrière lesquels nous nous cachons, les bois deviennent les foules dans lesquelles on se disperse, les chemins de terre se transforment en ruelles jonchées d’arbres tronçonnés. Quand certains tiennent les barricades stratégiques, d’autres groupes mobiles peuvent perturber les déplacements et les interventions policières. La communication entre les groupes est bien rodée : une radio (107.7 fm) et des talkies relais diffusent les informations relatives à l’ennemi, les besoins de chaque lieu et les nécessités de renforts.

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Les présences là-bas peuvent véritablement varier selon les envies de chacun. Se prêter à ce jeu tactique dans la boue ou préparer des vivres pour tenir la durée du combat sont le plus évident. Il serait aussi possible d’empêcher les flics de dormir à coups de casseroles devant leurs hôtels, ou simplement se déplacer dans la zone pour faire masse et les empêcher de nous isoler. Qu’on ne s’y trompe pas, si toutes les hypothèses ont pu prévaloir par le passé sur les méthodes à utiliser pour combattre le projet, il n’y a plus aujourd’hui qu’un seul front, et c’est celui, concret, qui s’est ouvert il y a deux semaines.

Cet appel s’adresse à tous ceux qui ne peuvent pas se faire à la destruction de cet espace par la construction d’un aéroport, à tous ceux qui ont passé des heures à fantasmer devant des films sur la possibilité du maquis, à tous ceux qui ont envie de se lancer dans un jeu de pistes où les enjeux (et les risques) sont bien réels. Pour venir, le mieux est d’arriver bien équipé : bottes, k-way, sac de couchage, un peu de nourriture, lampes de poche, carte IGN, des chaussettes de rechange, des tronçonneuses et des pioches, de quoi se masquer le visage (la police filme beaucoup), des masques à gaz, des lunettes de plongée et du Maalox contre les lacrymogènes etc. Venir se battre à la ZAD c’est aussi avoir en tête que la temporalité est souvent incertaine : entre les batailles et les mauvais coups, le temps s’effile, on cherche quoi faire. Y venir implique d’être déterminé à jouer sa propre partie tout en se tenant attentif à tout ce qui participe de la situation.

Les dernières nouvelles venant de là-bas sont bonnes. Trois des lieux expulsables à partir de demain (samedi 27 octobre) ont eu des délais supplémentaires. Jusqu’au 15 novembre pour les Rosiers et jusqu’au 27 décembre pour la Sécherie. Quant à la Saulce une grande Street-Party est organisée à partir de ce soir et pendant tout le week-end. Un campement légal sera monté à proximité avec de quoi dormir, manger et se retrouver. Cependant tous ceux qui disposent de barnums, chapiteaux, cantines, sonos puissantes ou tout autre aide logistique sont invités à nous rejoindre.

Qu’à partir de maintenant un maximum de personnes affluent à la ZAD

Tous les rendez-vous précis, les cartes, et les infos minute par minute ici

                                                    De la Maison de la Grève, vendredi 26 octobre 2012

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[Nous ne les laisserons pas faire de nos vies des ruines !] Raser une maison… À propos des expulsions à Notre-Dame-des-Landes

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Vu sur le site internet des occupant-e-s de la ZAD, le 29 octobre 2012

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