[Notre-Dame-des-Landes] « Que ce soit sur des terrains prêtés ou squattés, nous appelons à défendre ensemble chaque cabane avec toute la détermination nécessaire »

[L’ayrault’porc de NDDL ne passera pas !] Faudrait pas oublier qu’on est en train de gagner !

Quand on attend au petit matin dans une maison ou derrière une barricade, en se disant qu’il est vraiment pénible de ne pas savoir quand ils vont attaquer, on en viendrait presque à oublier en quoi la situation actuelle sur le terrain est une victoire :

• la D81 est « à nous » depuis plus de trois semaines (barricades ou chicanes, selon les moments, installées sur le bitume) ;

• le Far West, ainsi que d’autres cabanes, sont toujours debout et occupés ;

• la maison du Rosier, expulsable depuis le 16 novembre, est toujours joyeusement habitée, et défendue par tout un tas de gens dont des paysans avec leurs tracteurs ;

• la route à l’ouest du Rosier est elle aussi « garnie » de splendides barricades ;

• la maison de la Sécherie a obtenu du délai jusqu’au 27 décembre ;

• radio klaxon diffuse sur la zone ;

• ça construit de plus belle dans la forêt de Rohanne, sur le nouveau lieu occupé depuis le 17 novembre, et dans plein d’autres petits bois ou ronciers … ;

• plus largement, il y a du monde, on s’organise pour s’installer et accueillir dans les campements, on réfléchit à la suite de la lutte.

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VOIR LES PHOTOS DE LA RECONSTRUCTION

Et bien sûr, au-delà de ce qui se passe sur la ZAD elle-même, c’est toute la dynamique de lutte contre ce projet et le monde qui va avec qui s’est renforcée depuis le début des expulsions, cette mobilisation folle de partout, ces 40’000 personnes venues sur place le 17 novembre, ces collectifs créés dans plein de villes et de campagnes … Et qui sait ce qui nous attend encore ?

Alors, de temps en temps ça vaut peut-être le coup de le redire : on est en train de gagner, et en face ils doivent être bien embêtés ! D’ailleurs, il n’y a qu’à lire leurs pitoyables déclarations, exhortant les bon-ne-s citoyen-ne-s à laisser les élu-e-s réfléchir à leur place, agitant désespérément le chiffon rouge de la menace ultra-gauche/anarcho-autonome/on-ne-sait-quoi-qui-fait-peur, tentant encore et toujours de diviser les opposant-e-s en appelant les un-e-s à la raison, et se teintant régulièrement de xénophobie assumée (« ce sont des étrangers », comme si on ne vivait pas tou-te-s sur la même terre !). Toutes ces paroles laissent penser qu’ils ne savent plus trop par quel bout prendre la chose …
From Reconstruction

Et on ne compte pas leur laisser reprendre la main ! L’idée c’est de continuer à affirmer notre opposition radicale à ce projet et au système qui le soutend, et d’agir en conséquence. C’est de renforcer la complémentarité entre nos modes d’action pour que cette lutte s’enrichisse encore de multiples facettes, chacune compliquant le travail des décideurs qui voudraient nous faire taire.

L’aéroport ne se fera pas !

Vu sur le site internet des occupant-e-s de la ZAD, le 22 novembre 2012


Précisions sur la réoccupation de la ZAD, les nouvelles bâtisses et les menaces de la Préfecture

Ce samedi, après trois semaines d’expulsion, nous étions plus de 30’000 pour réoccuper sur la ZAD. Dès l’arrivée de la manifestation, cinq bâtisses pré-construites ont commencé à s’édifier : un espace de réunion de 80m², une cantine, deux dortoirs, un bloc sanitaires et un atelier. Ce lundi encore les travaux continuent. Grâce à une somme d’ingéniosités, de savoir-faires communisés et de chaînes humaines interminables pour amener les tonnes de planches, poutres, tôles, et pailles nécessaires, les constructions ont été véloces. Le résultat coupe le souffle et laisse de grand sourires sur les visages. Pour fêter ça et inaugurer un peu, un apéro est proposé ce lundi à 17h sur place.

Rappelons que ces nouveaux bâtiments collectifs sont appelés à devenir un carrefour pour les opposant.e.s et une antenne pour organiser la résistance aux chantiers de l’aéroport.

La préfecture, qui ne perd pas le nord, a annoncé dès samedi que ces nouvelles cabanes « avait vocation à disparaître ». Pourtant, le terrain sur lequel se sont effectuées les principales reconstructions est prêté par un propriétaire, opposé à l’aéroport et en cours d’expropriation. Il ne peut donc juridiquement y avoir d’expulsion de ces cabanes sans une mise en œuvre par la Préfecture de procédures longues et liées au code de l’urbanisme. Nous tenions à préciser à toutes celles et ceux qui sont venus réoccuper samedi que, même selon leurs lois, ces cabanes ne peuvent subir de destructions à court terme.

En parallèle à ces grandes constructions, de nouvelles cabanes et espaces de vie se reconstituent sur des terrains squattés appartenant à Vinci. Toute la semaine, des maisons dans les arbres vont venir se nicher de nouveau sur les hauteurs de la forêt de Rohanne.

Que ce soit sur des terrains prêtés ou squattés, nous appelons à défendre ensemble chaque cabane avec toute la détermination nécessaire.

Si ils nous expulsent, on résiste, on revient !

Mailing RTF, 22 novembre 2012


Notre Dame des Landes – communiqué du Rosier

Depuis une semaine, le Rosier, maison occupée depuis 5 ans pour lutter contre l’aéroport est protégé par des paysan-ne-s, des habitant-e-s, des gens qui nous rejoignent.

Nous vous convions à une conférence de presse

Vendredi 23 novembre à 14h
Devant la barricade du Rosier.

Pour y aller : sortie de Vigneux en direction du Temple. Prendre à droite en direction du cimetière. Prendre à droite en direction du Rosier.

Communiqué

Depuis la remorque d’un tracteur défendant la maison du Rosier, expulsable depuis le 18 novembre :

Dans la nuit du 15 au 16 novembre, après 4 semaines d’expulsion et de résistance et à la veille d’une manifestation de réoccupation massive, une vingtaine de tracteurs sont arrivés au Rosier.

Depuis une semaine, cette maison occupée depuis 5 ans pour lutter contre l’aéroport est protégée par des paysan-ne-s, des habitant-e-s, des gens qui nous rejoignent de tous les départements.
Nous nous relayons derrière les barricades et nous nous organisons pour faire vivre ce lieu encore longtemps.
Ces barricades qui ont empêché les forces de l’ordre de venir jusqu’ici, nous permettent aussi de construire des espaces et des moments de rencontres, d’échanges, d’entraide. De la diversité des personnes qui s’y croisent naissent de nouveaux projets, des perspectives de lutte et de vie. Notre détermination grandit, de cette lutte qui s’élargit nous nous sentons renforcés.

Pour participer à la lutte, rejoignez-nous tous les jours dès 6h pour le petit dej’.

Pour le Far, la Gare, le Champs de ronce, No name et tous les lieux réoccupés pour ne pas les laisser vider la zone.

Nous sommes tous et toutes des habitant-e-s qui résistent !

Mailing – 22 novembre 2012


Les « irréductibles » de Notre-Dame-des-Landes ont reconstruit lotissements et barricades

Passés de 150 à 500 après la manifestation de samedi contre le projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes, les irréductibles du bocage ont déjà reconstruit un immense lieu de vie, fait de constructions collectives, de lotissements, de barricades et de tranchées.

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C’était bien qu’ils nous expulsent, ça a resserré les liens entre les différents opposants : tout ce qui a été détruit a été refait… en double, se félicite Jérôme, un militant anti-aéroport installé depuis plus de trois ans sur la Zad, la zone d’aménagement différée réservée au futur aéroport.

De quelque 150 zadistes qui habitaient déjà début octobre l’un des plus grands squats à ciel ouvert d’Europe selon leurs propres termes, les effectifs ont bondi à au moins 500 à la suite de la mobilisation qui rassemblé le 17 novembre sur place entre 13.000 (préfecture) et 40.000 personnes (organisateurs), venues de toute la France.

Le long des routes, plus d’une centaine de véhicules de toutes sortes cohabitent : caravanes ou cars habitables, utilitaires d’entrepreneurs, voitures individuelles redécorées de motifs de lutte anti-nucléaire ou capitaliste, ou petites voitures de ville propres. Dans plusieurs champs, des campements de tentes, dont certains en comptent plusieurs dizaines.

En se promenant de lieu en lieu, à condition de ne pas prendre de photo pour les journalistes, on passe de la vision bucolique d’un chalet en voie d’achèvement au fond d’un bois, à celle, nettement moins paisible, du jeune cagoulé de noir surveillant un hélicoptère de gendarmerie qui tente de survoler une assemblée générale en plein air…

Un groupe de quatre hommes d’une quarantaine d’année avance, le sourire au lèvres, dans le chemin boueux qui mène à l’un des nouveaux lotissements, dans la Lande de Rohanne. Dans une première clairière où se dressent trois grands chalets de bois parfaitement réalisés, ils déposent une table et une grande bâche, pour aider, puis cherchent à se rendre utiles. Ils sont paludiers à Guérande.

Dans une autre clairière, des étudiants en architecture sont venus apporter leurs connaissances et leurs bras.

Plus d’une dizaine de barricades

Dans les chantiers où résonnent les coups de marteaux, on entend aussi des visseuses électriques et un groupe électrogène tourne. Aux commandes, visiblement, des vrais entrepreneurs du bâtiment. Oui, certains ont pris deux semaines de vacances pour venir nous aider, reconnaît Michel Tarin, figure historique de la lutte.

Les marteaux résonnaient aussi jeudi au fond du bois de Rohanne, où se déroulait, il y a à peine deux semaines, une lutte acharnée entre les gendarmes chargés d’évacuer et de détruire une dizaine de cabanes dans les arbres, et leurs occupants.

On pouvait dénombrer au moins autant de cabanes dans les arbres qu’avant, avec également une nouvelle maison sur deux étages. Tout autour, dans les arbres, équipés de matériel d’escalade, des constructeurs habillés de noir s’affairaient à une dizaine de mètres au-dessus du sol.

Pour autant, le reconstruction n’a pas concerné que les maisons : plus d’une dizaine de barricades, dont certaines très difficiles à escalader, se sont érigées en plusieurs point du bocage. Un tronçon de route stratégique, proche des nouvelles zones de construction, est désormais barré de barricades.

Même s’ils ont compliqué la donne des pouvoirs publics sur le plan juridique, les opposants savent que ces derniers peuvent ordonner à tout moment au moins l’évacuation d’une vieille ferme, le Rosier, premier squat du mouvement à avoir été investi. Du coup, il est défendu aussi bien par les zadistes, que par les agriculteurs qui y ont disposé leurs tracteurs tout autour.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (Agence Faut Payer, 22 novembre 2012)

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[Japon] A voté !

Japon : prise d’otages dans une banque pour demander la démission du gouvernement

TOKYO – Un homme armé d’un couteau retenait jeudi cinq personnes en otage dans un banque au Japon, exigeant la démission du Premier ministre et de son gouvernement, ont rapporté la police et les médias nippons.

L’homme a fini par relâcher une des otages, près de sept heures après, a annoncé la télévision publique NHK. Les images montraient une femme sortant de la banque à la nuit tombée, escortée par un policier et apparemment menottée.

Elle n’a pas été identifiée pour le moment et on ignore pourquoi elle est apparue menottée.

La prise d’otages a commencé en début d’après-midi et était toujours en cours dans la soirée dans une agence bancaire de la ville de Toyokawa, dans la préfecture d’Aichi (centre), a déclaré un porte-parole de la police, sans davantage de détails.

La télévision publique NHK a précisé que le forcené détenait une cliente et quatre employés. Il a également demandé à parler aux journalistes.

Le preneur d’otages aurait une cinquantaine d’années, et non pas entre 30 et 40 ans comme annoncé précédemment. NHK a précisé qu’aucun des otages n’était blessé et que l’homme n’avait pas demandé d’argent.

Le journal Asahi a ajouté qu’il avait réclamé à manger et à boire pour dix jours, ainsi que des cigarettes et un briquet.

Les télévisions japonaises montraient des images des alentours de cette banque, dont le périmètre a été bouclé par d’importantes forces de police.

Cette prise d’otages intervient alors que le Premier ministre, Yoshihiko Noda, a décidé la semaine dernière de dissoudre la chambre basse du Parlement et de provoquer des élections législatives anticipées qui auront lieu le 16 décembre et devraient entraîner un changement de gouvernement, d’après les sondages.

Leur presse (Agence Faut Payer, 22 novembre 2012)

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Pacte de productivité en Italie : horaires flexibles, vidéosurveillance à l’usine et au bureau, salaires à la performance

Produttività: orari flessibili, telecamere sul lavoro. Cgil dice no

Accordo governo-parti sociali. Camusso: ridurrà i salari. Tra le novità: sgravi su redditi fino a 40mila euro lordi.

Orari più flessibili, telecamere in fabbrica e in ufficio, più salario in relazione alle performance. Sono alcuni dei punti dell’accordo di produttività, raggiunto da governo e parti sociali, ad eccezione della Cgil. Susanna Camusso ha ribadito la sua contrarietà verso un « testo sbagliato », che « ridurrà i salari ». Dispiaciuto il governo. « Le motivazioni oggettivamente non tengono », ha detto il ministro Corrado Passera.

I punti chiave su cui si basa l’accordo sono il rafforzamento della contrattazione di secondo livello e gli sgravi fiscali per il salario di produttività.

In concreto, per i lavoratori arriveranno cambiamenti su orari e qualifiche. Possibile il demansionamento, ma non unilaterale, con decurtazione dello stipendio e, per quanto riguarda i turni, una ridefinizione della loro distribuzione anche con modelli flessibili. Il demansionamento e la flessibilità dei turni sono due nuovi istituti contrattuali che potranno essere introdotti solo facendo ricorso alla contrattazione collettiva. Contrattazione collettiva anche « per le modalità attraverso cui rendere compatibile l’impiego di nuove tecnologie », ovvero la possibilità di introdurre la video sorveglianza sui luoghi di lavoro.

Per quanto riguarda la riduzione del cuneo fiscale, sono in arrivo sgravi sui redditi fino a 40 mila euro annui lordi. Le parti sociali « sono consapevoli degli effetti che la contrattazione collettiva, in particolare al secondo livello, può esercitare sulla crescita della produttività » e « convengono sulla necessità di condividere col governo i criteri di applicazione degli sgravi fiscali e contributivi » per il salario di produttività.

Viene poi stabilito il doppio livello di contrattazione. Verrà depotenziato il contratto nazionale e saranno rafforzati quelli di secondo livello. In pratica le parti sociali potranno scegliere di quale secondo livello discutere: o territoriale o aziendale.

Entro il 31 dicembre 2012, la materia della rappresentanza sindacale « sarà disciplinata per consentire il rapido avvio della procedura per la misurazione della rappresentanza nei settori di applicazione dei contratti nazionali, in attuazione dei principi contenuti nell’accordo interconfederale del 28 giugno 2011 ». Le intese dovranno prevedere « disposizioni efficaci per garantire l’effettività e l’esigibilità delle intese sottoscritte, il rispetto delle clausole di tregua sindacale, di prevenzione e risoluzione delle controversie collettive, le regole per prevenire i conflitti, non escludendo meccanismi sanzionatori per le organizzazioni inadempienti ».

Presse esclavagiste (TMNews.it, 22 novembre 2012)

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[Mort aux El-Assad et à tous leurs complices !] À Yabroud, l’après-Assad a commencé

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[25 novembre] Contre les violences machistes et la violence d’État

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[Besançon, samedi 24 novembre] Pour la liberté de jouir et de choisir ! Droit des femmes à disposer de leur corps

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[Scandale Merah] Saura-t-on bientôt les noms des politiques et des policiers de la mafia sarkozyste qui ont manipulé Mohamed Merah ? Et quand seront-ils jugés ?

Affaire Merah : vers une commission d’enquête parlementaire

PARIS (Sipa) — Une commission d’enquête parlementaire sur les dysfonctionnements des services de renseignement français lors de l’affaire Merah devrait être créée en janvier prochain, les députés EELV, à l’origine de cette initiative, ayant décidé d’utiliser leur « droit de tirage », accordé à chaque groupe une fois par session, a annoncé mercredi l’élu écologiste Noël Mamère.

« Nous considérons à l’instar des avocats et de tous ceux qui ont suivi cette affaire qu’il y a des dysfonctionnements graves dans le système de renseignement français », a-t-il expliqué devant la presse à l’Assemblée nationale.

Cette commission, à laquelle le groupe PS s’était un temps opposé, « n’aura pas seulement pour but de chercher la vérité, d’essayer de percer la muraille du secret-défense (…) mais également de revoir le système de fonctionnement des services de renseignement tel qu’il avait été réformé par l’ancien président de la République, M. Sarkozy », a précisé le député de Gironde, instigateur de cette action avec son collègue du Gard Christophe Cavard.

Les députés écologistes, auquel s’est associé le socialiste Gérard Bapt, ont souhaité que, comme pour l’affaire d’Outreau, soit nommée une commission d’enquête de 30 députés représentant les différents groupes politiques qui siègent à l’Assemblée.

La proposition de résolution est aujourd’hui sur le bureau de la ministre de la Justice, Christiane Taubira. « Comme aucune information judiciaire n’a encore été ouverte (sur les dysfonctionnements, ndlr), nous ne voyons pas la raison qui pourrait conduire la garde des Sceaux à dire qu’il n’y a pas de possibilité d’enquête parlementaire », a indiqué M. Mamère.

Absent de cette conférence de presse, Me Patrick Klugmann, qui représente les familles des victimes de l’école juive de Toulouse, s’est réjoui que « tout le monde s’accorde à dire qu’il n’y a aucune difficulté à créer cette commission d’enquête ». « Nous nous associerons à toutes démarches consensuelles et pluripartisanes et nous dénoncerons toutes tentatives d’instrumentalisation politicienne de l’affaire Merah », a-t-il dit à Sipa.

Dans l’exposé des motifs, les députés EELV notent que « l’émotion créée par les assassinats de Montauban et de Toulouse a été ravivée récemment par des informations selon lesquelles le meurtrier était connu des services du renseignement français, et que des manquements dans le suivi de sa surveillance lui avaient laissé la liberté suffisante pour planifier et perpétrer ses actes criminels ».

« Un lien entre les affaires Merah, de Tarnac et de Karachi »

Au-delà du seul dossier Merah, Noël Mamère a souligné l’existence d' »un lien sur la question des renseignements entre cette affaire, l’affaire de Tarnac (…) et l’affaire de Karachi ».

L’avocat Olivier Morice, défenseur de la famille de Mohamed Legouad, l’un des militaires abattus par Mohamed Merah, a lui aussi insisté sur le fait que d' »autres affaires » sont concernées par les investigations proposées aux parlementaires.

« Dans le cadre des travaux, cette commission ne se résumera pas bien évidemment à examiner le fonctionnement des services secrets dans le cadre de l’affaire Merah », a-t-il dit, rappelant qu’il représente aussi « un nombre important des familles des victimes dans l’attentat de Karachi », qui coûta la vie en 2002 à 11 employés français de la Direction des constructions navales (DCN).

Également présente, Me Samia Maktoub, avocate des familles d’Iman Ibn Ziaten et Abel Chennouf, les autres militaires tués par Merah, a rappelé que ses clients avaient souhaité que « les élus de la République, toutes colorations confondues, toutes orientations politiques confondues, essaient de faire face à leurs responsabilités ».

Presse terroriste (tempsreel.nouvelobs.com, 21 novembre 2012)


EXCLUSIF. Les étonnantes révélations de Souad Merah

(…) Quels liens Mohamed Merah avait-il avec les policiers de la DCRI ? Avait-il accepté de collaborer avec les policiers du renseignement à son retour du Pakistan en 2011 ? C’est l’une des questions auxquelles Souad Merah répond dans l’interview donnée ce vendredi [sic] au cabinet de son avocat, Me Christian Etelin. (…)

Que savez-vous des liens entretenus par votre frère avec les policiers de la DCRI ?

Quelques jours après le retour de son second voyage au Pakistan, j’ai reçu un appel d’un un homme se présentant comme un officier de police et qui cherchait à joindre Mohamed. Je lui ai répondu qu’il était hospitalisé. Plus tard, Mohamed l’a rappelé pour prendre rendez-vous avec lui. Quelques jours après cet appel, j’ai déposé mon frère qui était convoqué rue du Rempart-Saint-Étienne (le siège de la Direction régionale du renseignement intérieur, NDLR). Dans la voiture, il m’a dit : « S’ils me proposent de bosser pour eux, je bosse pour eux. » Je lui ai dit : « Tu vas devenir une balance ? » Il ne m’a pas répondu. Mais à son retour de l’entretien, il m’a dit qu’on lui avait « seulement posé des questions sur ses voyages ». Après la mort de Mohamed, la jeune femme avec laquelle il s’était marié religieusement m’a raconté avoir surpris plusieurs conversations téléphoniques entre cet officier de police et mon frère. Le ton de leurs conversations était amical.

Presse terroriste (Propos recueillis par Jean-Manuel Escarnot, LePoint.fr, 21 & 22 novembre 2012)

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[Azawad] Récit de la bataille de Ménaka

Ménaka sous contrôle des terroristes ; échanges de tirs avec le MNLA en dehors de la ville

Ce qui devait arriver est arrivé dans la nuit du Lundi au Mardi. Les 11 véhicules du MNLA ont été obligé de quitter la ville de Ménaka face à des renforts impressionnants de terroristes. Mardi à 23 heures GMT, il y avait toujours des échanges de tirs entre le MNLA et les terroristes d’AQMI, du MUJAO et de Boko Haram qui occupent la ville. Parmi les terroristes morts figurent des Touareg de Kidal enrôlé par la secte Ansar Adine.

Ce Lundi à 8h du matin GMT, les terroristes du MUJAO et d’AQMI ont attaqués les faubourgs de la ville de Ménaka pour laver l’affront terrible qui leur avait été affligé par la brigade du Colonel Machkanani le Vendredi 16 Novembre.

Très rapidement, les unités du MNLA placées dans la ville de Ménaka sous les ordres du Commandant Alwadeghat arrivent à repousser l’attaque des terroristes en détruisant plus d’une dizaine de leur véhicules. Sentant une hécatombe proche, les terroristes du MUJAO, AQMI, et Ansar Adine ont retirés leurs combattants du secteur de Ménaka après plus de 5 heures de terribles affrontements.

Dès lors, les combattants du MNLA se sont divisé en deux groupes, l’un allant à la poursuite des terroristes pour les repousser encore plus loin, et l’autre, comprenant 11 véhicules, restait dans la ville de Ménaka autours du Commandant Alwadeghat.

Après que les terroristes du MUJAO et d’AQMI se sont distancés de plus de 60 kilomètre de Ménaka, l’unité du MNLA qui les poursuivait a fait demi-tour, mais n’a pas rejoint la ville de Ménaka comme prévu. Où est-ce que cette unité est partie ? Nous ne le savons pas. Est-ce une trahison ? Nous ne le savons pas encore pour le moment.

Toujours est-il que les terroristes du MUJAO et d’AQMI ont reçu un renfort impressionnant dont nous faisions état dans notre dernière édition. Après l’arrivée de ce renfort, il semblerait que les terroristes ont reçu un appel d’un Touareg prétendu du MNLA qui leur a signifié que les forces du MNLA à Ménaka se sont réduites et que la ville était dorénavant prenable.

Lundi, vers 22H GMT, les affrontements ont repris vers Ménaka qui n’était protégé que par le Commandant Alwadeghat et ses hommes qui occupaient exactement 11 véhicules. En d’autres termes, ce sont ces combattants, seuls, sans aucun soutien humain ou logistique, qui ont fait face aux centaines de combattants du MUJAO, AQMI, et Ansar Adine, et aussi du Boko Haram qui étaient infiltrés dans la ville et attendait le meilleur moment pour sortir.

Après avoir vaillamment protégé la ville pendant plus de 6 heures de temps, le MNLA a fini par s’y retirer car il ne disposait même plus de minutions pour faire face aux terroristes qui venaient dans tous les sens.

Le Commandant Alwadeghat, chef des opérations, s’est sacrifié pour permettre au reste de ses combattants de quitter la ville. Avant de se sacrifier, il a appelé l’état-major militaire du MNLA pour savoir où se trouvait le renfort du MNLA qui était attendu depuis plus de 24 heures déjà. L’état-major militaire du MNLA lui aurait dit que les renforts sont en routes. Après avoir attendu de très long moment, il a compris que s’ils continuaient à attendre les renforts du MNLA, lui et tous ses hommes seront tués par les centaines de terroristes d’AQMI, du MUJAO, d’Ansar Adine, et de Boko Haram.

Il s’est alors sacrifié pour permettre à ses combattants de se retirer de la ville, en attendant de se réorganiser.

Après s’être réorganisé hors de la ville, ce groupe de combattants du MNLA est finalement revenu dans le secteur de Ménaka. Le Mardi, depuis 15 heures GMT, il y a des tirs sporadiques d’armes lourdes entre le MNLA et les terroristes qui occupent la ville de Ménaka.

À notre question de savoir si le MNLA a été vaincu, le Lieutenant Intirya de la compagnie de Ménaka répondra : « Nous n’avons pas été vaincu, nous sommes là, nous sommes revenus et faisons des échanges de tirs d’armes lourdes contre les terroristes en attendant que les choses sérieuses ne commencent. Ils ont le dos au mur, et nous nous réorganisons rapidement en attendant que les derniers civils quittent la ville de Ménaka dont une bonne partie risque d’être détruite. »

En d’autres termes, Ménaka est momentanément occupée par les organisations terroristes, et le MNLA n’a fait que se replier hors de la ville car ces combattants présents à bords d’onze véhicules ne pouvaient pas faire face aux centaines de terroristes qui venaient de toutes les directions.

Malgré ce retrait du MNLA, les terroristes récoltent de lourdes pertes. Selon nos informations 6 combattants du MNLA dont le Commandant Alwadeghat ont été morts. Côté terroristes, ce n’est pas moins de 48 morts et encore plus de blessés qui sont répertoriés. Selon nos informations, d’importantes personnalités auraient été tués dans les affrontements. Toumast Press attend la confirmation de ces morts avant de les confirmer.

Nous avons eu le cœur brisé lorsque nous avons appris que des Touareg de Kidal, enrôlés par la secte Ansar Adine, font partie des victimes du MUJAO. En d’autres termes, pendant qu’Alghabass Ag Intallah et Mohamed Ag Aharib se pavanent à Ouagadougou en affirmant condamner le terrorisme dans l’Azawad, les combattants de la secte Ansar Adine eux combattent aux côtés des terroristes du MUJAO, d’AQMI, et de Boko Haram.

Mais ceci n’explique pas la mort du Commandant Alwadeghat et de ses 5 autres compagnons. C’est un dysfonctionnement terrible dans la chaine de commandement militaire du MNLA qui a fait que seuls, avec 11 véhicules, ils ont affrontés des centaines de terroristes qui recevaient des renforts en hommes et en munitions. Aussi, après que la coalition terroriste s’est retiré des alentours de Ménaka le Lundi, c’est un Touareg de la région de Gao, qui l’a appelé pour lui signifier de revenir parce que la ville était prenable. Après des enquêtes, nous reviendrons sur ces dysfonctionnements qui une fois de plus, laissent le peuple Touareg et l’Azawad dans son entier en larmes.

Ahmeyde Ag Ilkamassene pour Toumast Press, agence d’information touareg, 21 novembre 2012


Azawad : AQMI appuie les narco-islamistes du MUJAO et prennent Ménaka en otage

MENAKA (SIWEL) — Pendant que les terroristes du MUJAO, fortement appuyés par l’AQMI, livrent bataille à l’intérieur de Ménaka sans aucun égard vis-à-vis d’une population civile terrorisée par les combats, le MNLA refuse de prendre la population en otage et se retire à quelques kilomètres de Ménaka, espérant attirer les terroristes hors de la ville.

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Unités du MNLA qui combattent les terroristes du MUJAO.

Il semblerait que les terroristes du Mujao se soient emparé de la ville de Ménaka après avoir affronté des unités du MNLA gênées par des combats qui se déroulent au beau milieu de la ville, engageant ainsi la vie des populations civiles ; une option, « pas noble » refusée par le MNLA qui considère que « la populations n’a pas à faire les frais des combats contre les narco-terroristes du MUJAO ».

Pour le MNLA, « il est hors de question de prendre la population en otage » en livrant bataille à l’intérieur de Ménaka, et préfère « attirer les narco-terroristes hors des villes ».

La presse internationale traite l’information de diverses manières et rapporte des détails contradictoires.

Ainsi, l’AFP affirme « sur la base de sources concordantes » que « les combattants du Mujao viennent de prendre le contrôle de la localité de Ménaka après un petit accrochage avec quelques éléments du MNLA ». Tandis que le journal Le Nouvel Observateur, se basant sur les déclarations du porte-parole du MUJAO, Oumar Ould Hamaha rapporte que « les touaregs se sont retirés de leurs positions mardi après de violents combats ». Le Nouvel Obs poursuit en précisant que « des résidents de cette ville ont également confirmé par téléphone cette information tout en ajoutant que la rébellion touareg se trouve à quelques kilomètres de la ville », confirmant ainsi la position du MNLA quant à son refus de « livrer bataille à des narco-terroristes par populations interposées ».

Toujours dans les colonnes du Nouvel Obs, « M. Ag Assarid a accusé les islamistes du MUJAO de bénéficier du soutien d’Al-Qaïda au Maghreb islamiste (AQMI). » Ces renforts de l’AQMI au Mujao sont confirmés par le site internet de la chaine d’information BFMTV qui rapporte les propos d’un autre porte-parole du groupe terroriste Mujao, Abu Walid Sahraoui, qui a déclaré que son mouvement avait « reçu du renfort des frères musulmans d’Al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) et qu’ils « contrôlent désormais la ville », corroborant les propos d’un combattant du MNLA, cité par BFMTV, selon lesquels « Le Mujao est venu avec beaucoup de combattants d’Aqmi. Ils ont attaqué, nous avons résisté et après nous sommes partis. »

Pendant ce temps-là, la presse malienne, elle, se réjouit des affrontements entre les Touaregs et les islamo-terroristes du Mujao qu’ils qualifient insidieusement « d’anciens alliés du MNLA » avec lesquels le MNLA aurait fait « cause commune » pour « envahir le nord du pays. », après les avoir taxés de « mercenaires libyens » faisant ainsi de la désinformation une arme de guerre psychologique visant à couper les touaregs du MNLA de tout soutien, aussi minime soit-il.

SIWEL, agence kabyle d’information, 21 novembre 2012


COMMUNIQUÉ DE PRESSE N° 41 – CTEA DU 21 NOVEMBRE 2012
Le résultat des combats à Ménaka

Pendant la journée du 19 novembre, les narco-terroristes du MUJAO/AQMI, après une première tentative repoussée, sont parvenus à la faveur de la nuit à accéder à la ville de Ménaka au prix de nombreuses pertes d’hommes et de matériels où ils sont assiégés depuis lors par les forces du MNLA.

À ce jour, le MUJAO/AQMI a enregistré 36 morts et un grand nombre de blessés contre 6 morts et 6 blessés pour le MNLA.

Afin d’éviter un drame humain, le MNLA a positionné ses forces autour de Ménaka en vue de l’assaut final.

Fait le 21 novembre 2012

Moussa Ag Assarid
Membre du Conseil Transitoire de l’État de l’Azawad (CTEA)
Chargé de la Communication et de l’Information


Pour comparaison, ce qu’un « quotidien de référence » publiait deux jours plus tôt :

Mali : les islamistes du Mujao chassent les rebelles du MNLA de Ménaka  

Les islamistes du Mouvement pour l’unicité et le djihad en Afrique de l’Ouest (Mujao), ont chassé lundi 19 novembre des rebelles touaregs de la ville de Ménaka (nord-est du Mali), où ils s’étaient à nouveau installés depuis peu, a appris l’AFP de sources concordantes.

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Un combattant du Mujao à Gao le 16 juillet.

« Les combattants du Mujao viennent de prendre le contrôle de la localité de Ménaka après un petit accrochage avec quelques éléments du MNLA », le Mouvement national de libération de l’Azawad, a affirmé une source sécuritaire régionale, ce qu’a confirmé un habitant de Ménaka. »Les combattants du Mujao ont chassé le MNLA », a dit cet habitant, en précisant qu’ils « ont pris le camp militaire et sont en train de crier Allah Akbar [Dieu est grand] ».

La ville de Ménaka avait été l’une des premières prises par le MNLA, lorsqu’il avait lancé son offensive dans le Nord en janvier avec les groupes islamistes, auxquels il était alors allié. Le MNLA voulait faire de Ménaka la base de sa contre-offensive « générale » pour reconquérir le nord du Mali entièrement occupé depuis fin juin par les groupes islamistes armés, Mujao, Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI) et Ansar Dine (Défenseurs de l’islam).

Publié par des larbins des terroristes (LeMonde.fr avec AFP, 19 novembre 2012)

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[Notre-Dame-des-Landes/Ile de France] Mise en alerte permanente des services de police suite à la plainte déposée par le PS pour la dégradation de ses 10 antennes d’arrondissement

La répression sur Paris se précise… Le SIT, après la traque à la trace papillaire de SDF, a trouvé son nouveau joujou. Le SIT, c’est une sorte de police politique, bon garde des intérêts bourgeois et bonne alternative à la SDAT. Pratique, on en parle moins dans les médias que la SDAT.

Mobilisons-nous.


[NDDL-Idf] Trois arrestations dans le réseau antipub hier soir

Salut tout le monde,

Trois nouvelles arrestations dans le réseau antipub hier soir, 21 novembre à 21h30 :

Après l’inscription d’un certain nombre de messages en soutien à NDDL sur les panneaux publicitaires du métropolitain, un copain a été interpellé, par une dizaine de policiers en uniformes. Un copain et une copain-e, inquiets, les ont suivi et ont été interpellé-e-s à leur tour. Quatre véhicules de police, une vingtaine de policiers sont intervenus pour procéder à l’interpellation des ami-e-s.

Il-les ont été conduit-e-s au Service d’Investigation Transversale dans le 19e arrondissement où ils ont été auditionné-e-s concernant l’inscription d’un message constituant un « outrage à personne dépositaire de l’autorité publique » (« Ayrault-porc » ils n’aiment pas).

Il-les ont été relâché-e-s tout-e-s trois vers 23h30 sans suites (menaces de GAV si culpabilité établie après visionnage des bandes vidéos).

Cette interpellation rapide et en nombre confirme une mise en alerte permanente des services de police suite à la plainte déposée par le Parti Socialiste pour la dégradation de ses 10 antennes d’arrondissement.

Prudence sur les actions…

Liste de discussion du réseau Résistons Ensemble, 22 novembre 2012

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Sur les arrestations de ce matin en Italie

[Italie, la police travaille]
Émeutes du 15 octobre 2011 à Rome, descentes policières de Milan à Cosenza : 5 arrestations

L’opération des Ros (« Regroupement Operationel Spécial », organe d’investigation des Carabinieri ndt), Carabiniers et Digos (police politique italienne ndt) a été déclenchée ce matin. Les menottés sont proches des milieux anarchistes et liés au supporterisme violent. Ils seraient responsables de « dévastation et saccage et résistance à forces de l’ordre » au cours de la manifestation des Indignés à Rome il y a un an.

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VOIR LA VIDÉO

Descente dès les première heure de la matinée. Le Ros et le comandement provincial des carabiniers, avec la Digos de la capitale, sont en train d’exécuter cinq meusures préventives à Rome, Savona, Milan et Consenza, émises par le Gip (Juge pour les enquêtes préliminaires ndt) du tribunal de Rome contre des personnes proches de l’anarchisme, des milieux antagonistes et des supporters de foot violents.

Ils seraient responsables de « dévastation et saccage et résistance aux forces de l’ordre » au cours des émeutes du 15 octobre 2001 liées à la journée mondiale des indignés à Rome. Une des cinq personnes arrêtées était déjà incacérée à Milan pour des faits similaires. Considéré comme proche du milieu antagoniste, le jeune avait finit en cellule ces derniers mois pour des incidents survenus au cours d’une manifestation. L’ordre d’incarcération préventive lui a donc été notifié en prison.

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VOIR LA VIDÉO

L’opération d’aujourd’hui, coordonnée par le pôle antiterroriste du parquet local, fait suite à celles qui, entre le 15 octobre et le 20 avril 2012, avaient déjà concerné une quarantaine de personnes. À l’origine des mesures restrictives on trouve le « danger subsistant d’une réitération des faits » d’après le Gip. Toujours sur disposition du parquet diverses perquisitions sont en cours.

Sur la base d’ultérieures comparaisons photographiques produites par la police scientifique les cinq accusés ont été en effet reconnus parmi les responsables d’épisodes de violence spécifiques qui ont eu lieu au cours de la manifestation. « En collaboration avec d’autres forcenés et en utilisant y compris des armes par procuration ceux-ci, en faisant courrir de très graves risques pour la sécurité publique, ont — comme on peut le lire dans une note conjointe des Ros et de la Digos — donné l’assaut au bureau de poste de via Cavour, détruit la station service Eni de Largo Corrado Ricci, l’agence Manpower de via Labicana, les vitrines de la filiale de la Banque Populaire du Lazio de via Merulana, jusqu’à causer l’incendie de la caserne de l’Armée italienne et de celle de la Garde des finances de via Labicana.

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VOIR LA VIDÉO

Les manifestants violents, en outre, ont été reconnus alors qu’avec d’autres personnes, ils créaient un cordon de protection visant à empêcher la vision, le passage et l’intervention des forces de l’ordre. Un des accusés, enfin, a été indentifié comme une des personnes qui ont participé à l’assaut contre un fourgon blindé des carabiniers qui avait été par la suite incendié.

Traduit de l’italien (La Repubblica, 22 novembre 2012) par un-e correspondant-e du Jura Libertaire

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[Mexique] Complot capitaliste contre le maïs

The Great Mexican Maize Massacre

Gene Giants Prepare the Genetic Wipe-out of One of the World’s Most Important Food Crops.

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Agribusiness giants Monsanto, DuPont and Dow are plotting the boldest coup of a global food crop in history. If their requests to allow a massive commercial planting of genetically modified (GM) maize are approved in the next two weeks by the government of outgoing president Felipe Calderón, this parting gift to the gene giants will amount to a knife in the heart of the center of origin and diversity for maize. The consequences will be grave – and global. With the approvals and December planting deadlines looming, social movements and civil society organizations have called for an end to all GM maize in Mexico. Mexico’s Union of Concerned Scientists (UCCS) has called on the Mexican government to stop the processing of any application for open-field release of GM maize in Mexico [UCCS (Unión de Científicos Comprometidos con la Sociedad), “Statement: Call to action vs the planting of GMO corn in open field situations in Mexico,” November 2012]. ETC Group joins these calls, and appeals to the UN Food and Agriculture Organization (FAO) and to the UN Convention on Biological Diversity (CBD) – intergovernmental bodies mandated to support food security and biodiversity – to take immediate action.

Outrage and alarm rang out through Mexico when the world’s two largest commercial seed companies, Monsanto and DuPont (whose seed business is known as DuPont Pioneer Hi-Bred International, Inc.), and Dow AgroSciences (the world’s 8th largest seed company) applied to the government for the planting of 2,500,000 hectares (more than 6 million acres) of transgenic maize in Mexico [The list of commercial applications for environmental release of GMOs is available here. (In Mexico, DuPont Pioneer Hi-Bred International, Inc., is known by the name PHI México.)]. The land area is massive – about the size of El Salvador. Scientists have identified thousands of peasant varieties of maize, making Mexico the global repository of maize genetic diversity. If the agribusiness applications are approved, it will mark the world’s first commercial-scale planting of genetically modified varieties of a major food crop in its center of origin.

“If Mexico’s government allows this crime of historic significance to happen, GMOs will soon be in the food of the entire Mexican population, and genetic contamination of Mexican peasant varieties will be inevitable. We are talking about damaging more than 7,000 years of indigenous and peasant work that created maize – one of the world’s three most widely eaten crops,” said Verónica Villa from ETC’s Mexico office. “As if this weren’t bad enough, the companies want to plant Monsanto’s herbicide-tolerant maize [Mon603] on more than 1,400,000 hectares. This is the same type of GM maize that has been linked to cancer in rats according to a recently published peer-reviewed study.” [Gilles-Éric Séralini et al., “Long term toxicity of a Roundup herbicide and a Roundup-tolerant genetically modified maize,” Food and Chemical Toxicology, Volume 50, Issue 11, November 2012, pp. 4221–4231. See also, John Vidal, “Study linking GM maize to cancer must be taken seriously by regulators,” The Guardian, 28 September 2012.]

(…)

To read the full release, please download the PDF.

Communiqué de ETC Group, 15 novembre 2012


Mexique/OGM
L’introduction massive du maïs transgénique fait débat

Des organisations non gouvernementales s’inquiètent d’une prochaine approbation, par le Mexique, de la culture de maïs transgénique sur une zone de quelque 2,4 millions d’hectares. Le gouvernement mexicain assure qu’aucune décision n’est prise pour l’instant.

« Tout indique que la décision pourrait être prise dans les prochaines semaines. Nous pensons que le président (Felipe) Calderon pourrait la signer avant de quitter ses fonctions le 1er décembre », a déclaré, mardi, Silvia Ribero, porte-parole au Mexique de l’organisation environnementale ETC, basée au Canada.

La semaine dernière, ETC et le Réseau de défense du maïs, basé au Mexique, avaient assuré, dans un communiqué, qu’une telle décision bénéficierait aux « géants de l’industrie agroalimentaire Monsanto, DuPont et Dow, pour planter une zone énorme de maïs transgénique ».

Le ministre mexicain de l’Agriculture, Francisco Mayorga, a indiqué cette semaine que l’étude des demandes des multinationales suivait son cours normal et qu’il ne pensait pas qu’une décision interviendrait avant la fin de l’année. « Nous n’allons pas forcer les choses […] il manque des documents légaux et ceux-ci ne peuvent pas être publiés sous cette administration », a-t-il assuré, lundi, au quotidien El Economista.

La culture de maïs transgénique est une question polémique au Mexique, où cette plante sert de base à l’alimentation. Le pays est l’un des principaux producteurs mondiaux de maïs blanc, mais importe plus de 7 millions de tonnes par an de maïs jaune, destiné à l’élevage et à l’industrie.

Le gouvernement mexicain avait déjà autorisé, en 2011, la culture de maïs jaune transgénique de Monsanto dans de petites zones pilotes, en dépit des critiques des mouvements de défense de l’environnement.

Leur presse (lafranceagricole.fr, 21 novembre 2012)

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[La liberté ou la mort] Émeute contre la construction d’un transformateur électrique à Wenzhou

Wenzhou villagers riot over substation they fear is health threat

More than 1,000 Wenzhou locals clash with police over plant they fear is a health threat.

http://juralib.noblogs.org/files/2012/11/1010.jpgMore than 1,000 villagers have clashed with police in Wenzhou over the construction of an electrical substation, despite recent central government promises for changes to reduce « not in my backyard » movements.

Hundreds of the protestors in Liuliang and Fangbei villages were injured after confronting police, in a bid to stop construction of a 220-kilovolt substation. The project would require building high-voltage power lines over their homes, which some feared could threaten their health.

At least four police cars and a local media van were badly damaged in the clashes, which involved protests in each of the two villages.

The earlier protest, in Liuliang, involved about 1,000 villagers and 2,000 police, the Hong Kong-based Information Centre for Human Rights and Democracy said yesterday. Two police cars were smashed and officers closed roads to the restive village.

A smaller protest in Fangbei continued until yesterday afternoon, when police called in reinforcements to help disperse some 300 villagers, said one resident who uploaded a video of the scene to the internet. The footage shows police firing tear gas at stone-throwing protesters.

Local residents have been trying to stop the project for more than a year and have petitioned in the provincial capital of Hangzhou, as well as Beijing. Protesters reportedly clashed with police during a rally outside the township’s government headquarters last year.

« So far, authorities haven’t responded to us on this, » a villager said. « They haven’t given us any money for this damaging project, either, although they always claim that they have distributed compensation to us. »

Disputes over large construction projects are occurring with increasing regularity on the mainland, including a successful effort to stop the expansion of a petrochemical plant in Ningbo last month.

Last week, Environment Minister Zhou Shengxian blamed the rise of « not in my backyard » movements on poor management by local authorities and promised measures to improve transparency and environmental reviews.

Leur presse (Alice Yan, SCMP.com, 22 novembre 2012)


Villagers Protest Power Project

Plans to run powerful electricity cables above homes in an eastern Chinese city spark protests and clashes.

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An overturned police vehicle at the scene of the clashes in Longgang township in Wenzhou’s Cangnan county, Nov. 20, 2012.

More than 10 people have been hospitalized after a clash between police and residents protesting plans to run high-voltage power transmission cables above their homes in the eastern Chinese city of Wenzhou, activists said Wednesday.

The clashes were sparked late on Tuesday in Longgang township in Wenzhou’s Cangnan county after several hundred local people staged protests against the construction of an electricity transforming station near the township, according to online posts.

« They [police] used batons, tear gas, and there was a while I thought they would start firing live ammunition, » said one Longgang resident surnamed Feng.

« This was against farmers who had only sticks and stones [to defend themselves], » he said.

« They fired a lot of tear gas, » Feng added. « There was a pall of white smoke over the whole place, and people couldn’t open their eyes. »

Bludgeons

Feng said the authorities appeared to have hired unofficial muscle as back-up.

« There were a bunch of random-looking people carrying bludgeons, » he said. « They were beating up local people, and a lot of villagers got hurt and had to be taken to hospital. »

Feng said « more than 10 » people were still in the Longgang Township People’s Hospital on Wednesday, recovering from injuries, some of which he said were serious.

He said police had continued their crackdown on protesters with detentions.

« The police came three times in the night and took people away, » Feng said.

Feng said local residents were angry at not having been consulted over plans to build the transformer just 300 meters (984 feet) from their homes, and to run high-voltage cables over the area.

« Around 500 people showed up here [on Tuesday] and were going to install the cables whether we liked it or not, » he said. « Of course the villagers were going to resist them, because their rights and interests had been violated. »

« Most of the people in the village are women, but there were male and female, young and old, even kids, who went [to protest], » he said.

SUV overturned

Video footage shot by villagers and posted to the video-sharing site Youku showed white smoke billowing while police in riot gear with shields and batons retreating into vegetable fields as villagers overturned an SUV into an irrigation canal.

Minutes later, villagers rallied against police, hurling stones and lumps of earth from the fields, while crowds thronged the main highway, where police buses clustered.

A second Longgang resident surnamed Zhang said the authorities had sent « several hundred » people, including police, to the site of the planned transforming station on Tuesday afternoon.

« The villagers used weapons like bricks, wooden sticks, stones, beer bottles and knives to try to halt construction, » he said. « The police beat us up with their batons, but the local people only had what they could find lying around to fight back with. »

« The riot police fired the tear gas… we didn’t count how many, but the whole area was wreathed in smoke, » he said.

Zhang said police and protesters had both sustained injuries, including the township’s political and legal affairs secretary Lu Cunyang, who had been taken to hospital.

He said the construction crew had been forced to abandon their work.

A third resident surnamed Fang also said more than 10 people had been taken to hospital with injuries, and some of them had been taken away from there by police.

« The Longgang police station started detaining people late Tuesday night at the hospital, » Fang said. « Five of them were accused of leading the protest and were taken to the police station. »

« The authorities have designated this a mass incident and are carrying out an investigation, and some of the villagers will be charged and sentenced, » he added.

Taken by force

Fang said the planned transforming station was being built on farmland which had been taken by force from collective ownership by the village, without the consent of the wider community.

He said the villagers would fight the plans « to the bitter end. »

« Transforming stations inevitably produce electromagnetic fields, and they can have a big impact on humans, for example, making women more likely to have miscarriages, » Fang said.

« They also contribute to an increased risk of cancer, and affect people’s throat and respiratory tract, » he said.

« All of this makes people very worried. »

An official who answered the phone at the Longgang township government offices on Wednesday hung up the phone as soon as the RFA Cantonese service reporter identified themselves.

Repeated calls to the Cangnan county government offices went unanswered during office hours on Wednesday.

Meanwhile, an officer who answered the phone at the Longgang police station declined to answer questions because he was unable to confirm the identity of a journalist.

Leur presse (RFA.org, 21 novembre 2012)

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[Bientôt hors de vos écrans] Robocop : la revanche d’ED-209

Armes : Il faut interdire les « robots tueurs » avant qu’il ne soit trop tard

Ces armes complètement autonomes constitueraient un danger accru pour les civils.

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La sentinelle robotisée sud-coréenne SGR-1, système précurseur des armes complètement autonomes, est capable de détecter une personne dans la Zone coréenne démilitarisée et, si un opérateur humain émet la commande, d’ouvrir le feu. Photo prise lors d’un exercice d’essai, mettant en scène la reddition d’un soldat ennemi.

(Washington, le 19 novembre 2012) – Les gouvernements devraient interdire de manière préventive les armes complètement autonomes, en raison du danger qu’elles représenteraient pour les civils dans un conflit armé, a déclaré Human Rights Watch dans un rapport publié aujourd’hui. Ces armes futures, parfois appelées « robots tueurs », auraient la capacité de choisir et de tirer sur des cibles sans aucune intervention humaine.

Ce rapport de 50 pages, intitulé « Losing Humanity: The Case Against Killer Robots » («Une arme inhumaine : Les arguments contre les robots tueurs ») donne un aperçu des préoccupations suscitées par ces armes complètement autonomes, qui seraient par nature dénuées des qualités humaines permettant d’exercer des contrôles – juridiques ou non – sur des opérations meurtrières pour les civils. En outre, les obstacles qui empêcheraient de tenir quiconque responsable de dommages causés par ces armes affaibliraient la capacité de la loi à décourager des récidives.

« Donner à des machines le pouvoir de décider qui peut survivre et qui doit mourir sur le champ de bataille reviendrait à aller trop loin dans le recours à la technologie », a déclaré Steve Goose, directeur de la division Armes à Human Rights Watch. « L’exercice par l’homme d’un contrôle sur la guerre robotisée est essentielle pour réduire le nombre des morts et des blessés parmi les civils. »

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ED-209 dans le film original (1987) de Paul Verhoeven.

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ED-209 sur le site OmniCorp (« We’ve got the future under control ») de promotion du remake (sortie US en 2013) de José Padilha.

Le rapport « Une arme inhumaine » est la première étude d’envergure sur les armes complètement autonomes effectuée par une organisation non gouvernementale et est basée sur des recherches en profondeur sur la loi, la technologie et l’éthique de ce concept d’armes. Elle est publiée conjointement par Human Rights Watch et par la Clinique des droits humains internationaux de la faculté de droit de l’Université de Harvard (Harvard Law School International Human Rights Clinic).

Human Rights Watch et la Clinique des droits humains internationaux ont appelé à l’élaboration d’un traité international qui interdirait formellement la mise au point, la production et l’utilisation d’armes complètement autonomes. Ils ont également appelé individuellement les États à édicter des lois et à adopter des politiques visant à empêcher la mise au point, la production et l’utilisation de telles armes à l’échelon national.

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L’avion de combat britannique Taranis, dont un prototype a été présenté en 2010, est conçu pour frapper des cibles à longue distance, “même sur un autre continent”. Bien que le ministère britannique de la Défense affirme que des opérateurs humains continueront à intervenir dans son utilisation, le Taranis illustre l’évolution de la technologie militaire vers des armes de plus en plus autonomes.

Les armes pleinement autonomes n’existent pas encore et les grandes puissances, dont les États-Unis, n’ont pas encore pris la décision de s’en doter. Mais les forces armées de haut niveau technologique sont en train d’en mettre au point ou se sont déjà dotées d’engins précurseurs qui illustrent la tendance à aller vers une plus grande autonomie des machines sur le champ de bataille. Les États-Unis sont à la pointe de cette évolution technologique. Plusieurs autres pays – dont l’Allemagne, la Chine, la Corée du Sud, Israël, le Royaume-Uni et la Russie – s’y sont également engagés. De nombreux experts prédisent que la pleine autonomie des armes pourrait être réalisée dans 20 ou 30 ans, voire plus tôt.

« Il est essentiel d’arrêter la mise au point de robots tueurs avant qu’ils ne fassent leur apparition dans les arsenaux nationaux », a ajouté Steve Goose. « Au fur et à mesure que les pays s’investiront dans cette technologie, ce sera de plus en plus difficile de les convaincre de l’abandonner. »

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XT-908 Unmanned Aerial Vehicle sur le site de promotion du remake de José Padilha.

Les armes totalement autonomes ne pourraient pas satisfaire les critères imposés par le droit international humanitaire, ont affirmé Human Rights Watch et la clinique de Harvard. Elles seraient incapables de distinguer de manière appropriée entre soldats et civils sur le champ de bataille ou d’exercer le jugement humain nécessaire pour évaluer la proportionnalité d’une attaque – c’est-à-dire de juger si les dommages subis par les civils dépassent en termes d’impact l’avantage militaire tiré de l’attaque.

Ces robots auraient également pour effet d’affaiblir les contrôles non juridiques sur les meurtres de civils. Des armes pleinement autonomes ne pourraient pas montrer de compassion pour leurs victimes et des autocrates pourraient en abuser en s’en servant contre leur propre peuple. Bien que remplacer des troupes humaines par des machines puisse sauver des vies de soldats, cela pourrait aussi faciliter la décision de partir en guerre et reporter sur les civils le fardeau d’un conflit armé.

Enfin, l’utilisation d’armes complètement autonomes créerait un vide juridique en matière de responsabilité. Tenter de tenir le commandant, le programmeur ou le fabricant responsable juridiquement des actes d’un robot présenterait de grosses difficultés. L’absence de responsabilité légale diminuerait la possibilité de décourager les violations du droit international et de rendre une justice réellement réparatrice aux victimes.

Même si la plupart des responsables militaires affirment que dans l’avenir immédiat, les humains conserveront un certain niveau de supervision sur les actes de robots transformés en soldats, l’efficacité de cette supervision est discutable, ont déclaré Human Rights Watch et le laboratoire de Harvard. En outre, certaines déclarations faites par des autorités militaires ont laissé la porte ouverte à une pleine autonomie de ce type d’armes à l’avenir.

« Il faut agir maintenant, avant que les robots tueurs ne passent du domaine de la science-fiction à la réalité », a conclu Steve Goose.

Communiqué de Human Rights Watch, 19 novembre 2012

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[Brèves d’Égypte, 22 novembre 2012] « Allons-nous assister à une militarisation de la révolution égyptienne ? »

Dernières nouvelles

Le Caire, 22 novembre 2012

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http://juralib.noblogs.org/files/2012/11/272.jpgLes murs du Caire avec les graffitis où les slogans nous renvoient la haine que les Égyptiens éprouvent vis-a-vis des Frères et du gouvernement ; c’est hallucinant : à bas les Frères, non au gouvernement de Mourchid ; [les] deux n’ont aucune crédibilité, les Frères et l’armée, ces slogans dominants ne sont aucunement contrebalancés par ceux des salafistes et autres mouvances islamiques qui ont pourtant dominé l’espace public il y a deux semaines.

Depuis trois jours des jeunes, non encadrés par les partis en présence, plus jeunes encore que leurs prédécesseurs qui ont fomenté la révolution du 25 janvier, sont descendus dans les rues pour commémorer les événements de la rue Mohammad Mahmoud qui ont fait 28 morts et des dizaines de blessés il y a un an. Même scénario, des accrochages avec la police, un mort et un autre blessé grave et des dizaines d’autres.

http://juralib.noblogs.org/files/2012/11/0223.jpghttp://juralib.noblogs.org/files/2012/11/262.jpghttp://juralib.noblogs.org/files/2012/11/252.jpg

À Ismaélya, les manifestants ont mis le feu dans le siège du parti des Frères, et dans d’autres gouvernorats comme Suez ou Mounouféy pourtant très favorables à ce parti, si l’on tient compte des scrutins aux dernières législatives ; les sièges du parti ont été la cible des manifestants.

Deux caractéristiques particulières sont à souligner : l’âge des manifestants, ils sont entre 16 et 22 ans, ils ne sont plus pacifistes, mais répondent à la violence des forces de l’ordre, par d’autres moyens ; cocktails molotov et aussi tirs d’armes. Allons-nous assister à une militarisation de la révolution égyptienne, tout est possible, tout est envisageable. L’impunité totale des crimes commis par l’armée et la police attise les haines,  et le recours à la violence.

Hier je me suis rendue sur la place Tahrir et j’ai pu discuter avec certains d’entre eux, qui ont voté pour Morsi El Ayat, mais complètement désillusionnés, et déterminés à l’aune de poursuivre leur propre combat, en dehors de tous les partis en présence auxquels ils ne croient pas, pour faire chuter ce régime.

À l’heure où je vous écris les combats se poursuivent. La police a même occupé les terrasses de mon ancien lycée français du Caire et l’a souillé par sa présence pour tirer contre les manifestants, je suis contrariée et scandalisée à la fois.

Une chose est certaine, ces nouveaux jeunes, qui feront la révolution de demain ont prouvé aux Égyptiens, et à ceux qui complotent contre la région et leurs acolytes à l’intérieur que les Frères et Moubarak c’est la même chose, pile et face.

Galila El Kadi – Mailing


Égypte : des manifestants attaquent l’un des bureaux d’Al-Jazeera au Caire

LE CAIRE (Sipa-AP) – Des manifestants égyptiens ont attaqué mercredi à la bombe incendiaire l’un des bureaux de la chaîne qatari Al-Jazeera au Caire. Ils ont également agressé l’un des chefs de la police qui tentait de négocier la fin des violentes protestations frappant la capitale égyptienne depuis trois jours.

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Les manifestants ont mis le feu à l’un des bureaux de la chaîne Al-Jazeera qui donne sur la place Tahrir, au centre du Caire, avec des bombes incendiaires. Selon un journaliste de la chaîne qui se trouvait à l’intérieur du bâtiment, environ 300 manifestants se sont approchés des bureaux de la chaîne avant midi, proférant des injures. « Ils ont accusé notre chaîne d’être biaisée et de n’être pas objective », a raconté Ahmed el-Dassouki, le journaliste témoin de l’assaut.

Les pompiers sont parvenus à maîtriser l’incendie.

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Après cette première attaque, les manifestants ont agressé le chef de police cairote, Osama el-Saghir, qui s’était rendu sur la place Tahrir pour tenter de désamorcer la situation, a déclaré un responsable de la sécurité, soulignant que les agresseurs ont assené des coups de poing et de pied au policier.

Des dizaines de personnes ont été blessées par des jets de gaz lacrymogène lancés par la police. Cent dix-huit personnes ont été arrêtées depuis le début des protestations, a annoncé le ministre de l’Intérieur Ahmed Gamal Eddin.

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Un homme aide une manifestante aveuglée par le gaz lacrymogène, après les heurts avec les forces de l’ordre place Tahrir, le 21 novembre.

Des heurts avaient éclaté lundi dans le centre de la capitale égyptienne entre des centaines de manifestants égyptiens et les forces de sécurité, un an après des affrontements qui avaient fait 42 morts au Caire.

Connus sous le nom de « Mohammed Mahmoud » en raison de la rue où ils avaient eu lieu, ces violences avaient été déclenchées par une forte répression policière contre un sit-in de manifestants. Des groupes de défense des droits de l’Homme et des manifestants réclament justice pour ces victimes.

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Leur presse (tempsreel.nouvelobs.com, 21 & 22 novembre 2012)


Le FMI soutient les réformes économiques de l’Égypte

Le FMI soutiendra l’Égypte à hauteur de 4,8 milliards de dollars.

Le Fonds monétaire international (FMI) annonce la conclusion d’un accord de prêt d’environ 4,8 mrds $ (3,74 mrds€ soit 29,27 mrds de livres égyptiennes) sur vingt deux mois en faveur de l’Égypte.

Cet accord, conçu pour soutenir les réformes économiques du pays de l’année 2013 / 2014, devra néanmoins être approuvé par le conseil d’administration du Fonds d’ici quelques semaines.

La mission, conduite au sein du FMI par Andreas Bauer, permettra d’aider l’Égypte à « développer un programme national pour promouvoir la reprise économique, combler les déficits budgétaires, créer rapidement des emplois et trouver le chemin d’une croissance à moyen terme ».

Leur presse (Astrid Jousset, EcoNostrum.info, 21 novembre 2012)


L’Égypte a arrêté et parfois torturé plus de 300 mineurs en un an, selon HRW

LE CAIRE (Sipa-AP) — Plus de 300 mineurs ont été arrêtés, et pour certains torturés ou agressés, par les autorités égyptiennes au cours de manifestations au Caire l’année passée, selon un rapport publié mardi par l’organisation Human Rights Watch (HRW).

Des mineurs ayant été incarcérés interrogés par l’organisation ont rapporté que des policiers et des soldats « leur avaient donné des coups de pied, les avaient frappés avec les crosses de fusils, frappés avec des bâtons et soumis à des chocs électriques », selon le rapport.

Human Rights Watch affirme également que la police a parfois interrogé les enfants avant que ceux-ci puissent avoir accès à un avocat, et que les autorités ont jugé certains mineurs en tant qu’adulte, violant ainsi le droit égyptien et international.

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Des manifestants se protègent le visage contre le gaz lacrymogène utilisé par la police près de l’ambassade des États-Unis au Caire, le 14 septembre 2012.

D’après cette organisation basée à New York, ces arrestations ont majoritairement eu lieu au cours des cinq importantes manifestations l’année passée dans la capitale égyptienne, à la suite de soulèvement de la population égyptienne contre Hosni Moubarak, renversé en février 2011.

Plus récemment, Human Rights Watch accuse les autorités égyptiennes d’avoir arrêté au moins 136 enfants en septembre. Cette rafle se serait déroulée lors d’une manifestation devant l’ambassade américaine du Caire contre le film islamophobe qui avait provoqué une montée de la violence dans tout le Moyen-Orient, selon le groupe.

Leur presse (Challenges.fr, 20 novembre 2012)

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[Nantes] Vive le van, Vive le van, Vive le vandalisme

Nantes. La permanence de l’UMP 44 « vandalisée » durant la nuit

La permanence de l’UMP 44, place Dumoustier dans le centre-ville de Nantes a essuyé cette nuit « des actes graves de vandalisme », dénonce Mickaël Barthélémy-Mathiot, responsable départemental Jeunes-Adjoint du parti.

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Philippe, permanent actif de l’UMP 44 constate les dégâts ce matin à Nantes.

La vitre de la porte d’entrée a été découverte à 7h20 ce matin « en miettes », après avoir été brisée durant la nuit. Aucune autre dégradation n’a été constatée à l’intérieur de la permanence protégée par un rideau.

Aucune inscription, revendication ou autre indice ne permet d’identifier le ou les auteurs de l’acte. Enquête en cours.

« Les Jeunes Populaires 44 ont toujours été pour un débat apaisé pour une démocratie apaisée, ajoute Mickaël Barthélémy-Mathiot. La liberté d’expression n’autorise pas tout, encore moins la violence et le vandalisme ! Gageons que l’habitude prise par certains partis politiques de dégrader les biens publics pour manifester leur désapprobation n’ait pas donné des idées à des individus mal intentionnés… »

Une plainte va être déposée aujourd’hui par l’UMP 44.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (PresseOcean.fr, 21 novembre 2012)

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Brèves égyptiennes, 20 novembre 2012

Le Caire, le 20 novembre 2012

Chers amis, chers camarades

Mon arrivée en Égypte a correspondu à une série d’événements catastrophiques, bien évidemment les bombardements de Gaza constitue un événement prioritaires ; mais d’autres événements plus locaux et qui n’en sont pas liés méritent aussi notre attention.

Il y ‘a d’abord, avant le bombardement de Gaza par Israël l’infiltration des groupes terroristes au Sinaï, venus de toute part, d’Afghanistan, du Pakistan, de la Bosnie, et de toutes les contrées de cette planète qui ont encadré militairement et idéologiquement ces terroristes arrivés dans la péninsule sans passer par aucun poste frontalier ce qui pose de nombreuses interrogations quant au laxisme des autorités égyptiennes et de leur logique. Le quotidien Al Ahram daté du 16 novembre ; parlait de la perte du Sinaï et de l’incapacité de l’État à contrôler la situation.

Pour la première fois, les bombardements de Gaza ne suscite pas une solidarité unanime parmi la population égyptienne ; qui craint un complot international parrainé par les États-Unis et la complicité de l’Europe pour le renvoi des Palestiniens au Sinaï en tant que terre d’accueil et un État de substitution.

Mais au moment où les raids israéliens ont fait quelques dizaines de morts, une collision entre un bus transportant des écoliers et un train, le second en quinze jours, a fait près de 50 morts et une vingtaine de blessés tous des enfants, certaines familles ayant perdu toute leur progéniture. Les deux poids et deux mesures manifestés par le gouvernement égyptien vis-a-vis de ces carnages, volontaires ou liés à la négligence, ont provoqué une large protestation qui affecta le soutien aux Gazawi, voire une critique acerbe à l’intérêt accordé au malheur des Palestiniens au détriment des familles égyptiennes touchées par le drame de l’accident meurtrier. À l’aube, d’Alexandrie à Assiout, la population a bloqué les chemins de fer en guise de protestation contre le laxisme de l’État et la détérioration de l’état de cet équipement.

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Les familles endeuillées par l’accident de car qui a tué samedi au moins 49 enfants dans la province centrale d’Assiout ont barré les routes et ont tenté de bloquer l’accès au Premier ministre égyptien.
Les manifestants ont utilisé des bûches et des blocs de béton pour bloquer les routes, tirant des rafales de balles en l’air et dénonçant le président égyptien Mohamed Morsi, le Premier ministre Hicham Qandil et le gouverneur de la province.
Le ministre de l’intérieur a néanmoins réussi à se rendre sur les lieux de l’accident, y est resté environ dix minutes avant de partir sous les huées de la foule.
La foule a également hué Hicham Qandil lors de son arrivée au principal hôpital d’Assiout, où les blessés étaient traités. Les habitants de cette province égyptienne sont connus pour être lourdement armés et beaucoup ont établi des alliances tribales. (Leur presse – Sipa-AP, 17 novembre 2012)

L’annonce de la construction de camps de réfugiés palestiniens au Sinaï vient confirmer la thèse d’un plan international, perçu comme un complot, pour transférer les Palestiniens dans un État de substitution, ce qui attise les haines et risque de générer de nouveaux conflits communautaires et frontaliers incommensurables.

Au niveau local, les représentants des trois Églises ainsi que 25 membres représentant les soi disant, forces civiles et démocratiques, ont annoncé leur retrait de l’assemblée constituante. On s’est toujours demandé ce qu’ils faisaient là dedans alors que tout était joué d’avance. La nouvelle constitution de l’Égypte de l’an 2012, est loin de satisfaire les aspirations du peuple égyptien suite à la révolution du 25 janvier, c’est tout simplement un ramassis d’articles mal écrits, qui répriment les libertés, renient la diversité de l’identité culturelle, font du président de la république un despote avec des pouvoirs absolus et jettent les bases d’un État religieux moyenâgeux.

Ce qui donne un peu d’espoir, ce sont les mouvements de contestation qui se comptent par dizaines, la grève du métro, celle des médecins qui dure depuis trois semaines, et sur tous les sites industriels, non seulement pour des revendications corporatistes, mais aussi pour dénoncer l’absence de budgets pour assurer un service adéquat, la corruption et divers abus de pouvoir ainsi que la répression des syndicalistes meneurs des grèves.

Galila El Kadi – Mailing

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Qui en France est vraiment complice de la barbarie intégriste islamiste ?

Les Saoudiennes sont désormais tracées électroniquement

Un système électronique mis en place par les autorités saoudiennes avertit les familles des femmes dès qu’elles quittent le royaume.

Privées du droit de conduire et de voyager sans autorisation, les Saoudiennes sont désormais soumises à une nouvelle mesure de contrôle avec un système électronique mis en place par les autorités avertissant leur famille dès qu’elles quittent le royaume. Depuis la semaine dernière, le « gardien » de la femme saoudienne — père, époux, frère ou tuteur — reçoit sur son téléphone un message SMS l’informant que la femme placée sous sa garde légale a franchi les frontières du royaume, même si elle voyage en sa compagnie.

C’est la militante Manal al-Chérif, icône de la campagne pour obtenir le droit des par un couple. L’époux, qui voyageait pourtant en compagnie de sa femme, a reçu un message par SMS des services de l’émigration, l’informant que son épouse « a[vait] quitté l’aéroport international de Riyad ». « Les autorités ont recours à la technologie pour surveiller les femmes », déplore la romancière et éditorialiste Badriya al-Bichr, dénonçant « l’état d’esclavage dans lequel est maintenue la femme saoudienne ».

Les femmes n’ont pas le droit de quitter le royaume sans une autorisation de leur « gardien » — qui peut être son propre fils pour une veuve ou une divorcée — et doivent produire à l’aéroport ou aux frontières du royaume une « feuille jaune » signée par ce dernier servant d’autorisation de voyager. Cette nouvelle décision a été violemment dénoncée sur Twitter, rare bulle de liberté dans le royaume. « Qu’ils nous passent les menottes, tant qu’ils y sont », affirme une femme. « Il ne reste plus qu’à équiper nos femmes d’une puce électronique pour qu’on puisse suivre tous leurs déplacements ! » ironise un homme.

« Mentalité arriérée »

« C’est la technologie au service d’une mentalité arriérée. Ils veulent garder les femmes prisonnières », estime de son côté Badriya al-Bichr, qui a dénoncé dans ses romans l’état de servitude des Saoudiennes, estimant que « le gouvernement ferait mieux de s’occuper des femmes soumises à la violence familiale ». Le royaume applique une interprétation rigoriste de l’islam et il s’agit du seul pays au monde où les femmes n’ont pas le droit de conduire. Des militantes avaient lancé en juin 2011 une campagne pour braver cette interdiction et avaient adressé une pétition au roi, mais sans obtenir gain de cause.

Le roi Abdallah, un prudent réformateur, a accordé le droit de vote aux femmes à partir des prochaines élections municipales en 2015 et allégé la pression de la terrible police religieuse, qui traque les femmes qui ne sont pas dûment voilées ou les couples non mariés. Pour la militante libérale Souad Al-Chammari, c’est « l’establishment religieux » qui fait pression pour maintenir les restrictions sur les femmes, « traitées comme des mineures toute leur vie, même si elles occupent des postes élevés ». Elle estime « qu’il ne peut y avoir de véritables réformes en Arabie saoudite sans changer le statut de la femme et lui accorder l’égalité avec les hommes ».

Outre les restrictions sur leurs déplacements, les femmes sont obligées de sortir voilées, qu’elles soient Saoudiennes ou étrangères. L’interdiction de la mixité rend en outre difficile l’accès des femmes à plusieurs métiers et cette situation fait que le taux de chômage dépasse les 30 % parmi les Saoudiennes, selon une étude officielle, alors que le royaume fait appel à quelque huit millions de travailleurs étrangers. En octobre, la presse locale avait rapporté une directive du ministère de la Justice selon laquelle les avocates seraient autorisées à plaider devant les tribunaux dès le mois de novembre. Dans cette directive, le ministère demandait aux tribunaux de permettre aux avocates, détentrices d’un diplôme en droit et ayant effectué un stage de trois ans dans un cabinet de droit, de plaider devant eux, mais cette annonce est restée lettre morte.

Presse asservie et électroniquement contrôlée (LePoint.fr, 21 novembre 2012)


L’Oréal ouvre une filiale en Arabie Saoudite
Communiqué de presse

Afin de renforcer sa présence dans le Royaume d’Arabie Saoudite, L’Oréal a créé L’Oréal KSA, une nouvelle filiale issue d’une joint-venture avec Al Naghi Group.

Les marques du Groupe L’Oréal sont présentes en Arabie Saoudite depuis 1982. En 2000, L’Oréal a désigné Al Naghi Group comme son distributeur exclusif pour la commercialisation de ses marques des Divisions Grand Public, Cosmétique Active et Produits Professionnels.

La nouvelle filiale gère un portefeuille de marques comprenant, entre autres, L’Oréal Professionnel, Kérastase, L’Oréal Paris, Garnier, Maybelline New York et Vichy.

L’Oréal KSA aura pour principales missions la mise en œuvre des meilleures pratiques pour développer le marché local ; une proximité accrue avec les consommateurs pour mieux cerner les attentes des femmes saoudiennes ; la mise en place d’un plus large accès des produits du Groupe à des consommateurs saoudiens toujours plus nombreux et enfin, un engagement en faveur de la formation, de l’éducation et du développement des talents locaux au sein des équipes de L’Oréal KSA.

« Cette union de deux organisations solides qui partagent les mêmes valeurs, tout en apportant chacune leur expertise individuelle, nous rend confiant pour accroître nos positions sur le marché saoudien », a déclaré Geoff Skingsley, Directeur Général de la Zone Afrique et Moyen Orient, L’Oréal.

« Depuis plus de dix ans, notre partenariat avec L’Oréal a permis de rendre accessibles les marques de cette entreprise à des millions de consommateurs saoudiens à travers le Royaume. Nous sommes très fiers d’être associés à un Groupe à la fois éthique, orienté « consommateurs » et engagé en faveur des communautés locales et nous nous réjouissons de contribuer au développement de ce business », a commenté le Cheikh Mohamed Yusuf, Président de Naghi Group.

À propos de L’Oréal

Leader mondial de la beauté, L’Oréal est au service de toutes les beautés du monde depuis plus de 100 ans avec un portefeuille unique de 27 marques internationales, diverses et complémentaires. L’Oréal a réalisé en 2011 un chiffre d’affaires consolidé de 20,3 milliards d’euros et compte 68’900 collaborateurs. En matière de développement durable, Corporate Knights, réseau mondial d’investissement social responsable, a sélectionné L’Oréal pour son classement 2012 des 100 entreprises les plus engagées dans le développement durable à l’échelle mondiale et ce pour la cinquième année consécutive.

À propos de Mohamed Yusuf Naghi Group

Mohamed Yusuf Naghi Group est un conglomérat de premier plan opérant principalement dans quatre secteurs, à savoir (1) la distribution et la logistique avec FMCG en partenariat avec des groupes de renommée internationale comme Mars Inc, Reckitt Benckiser Plc, L’Oréal et Americana ; (2) la distribution automobile et services en partenariat avec des entreprises de renom telles que BMW, Jaguar et Land-Rover et Hyundai ; (3) les transports à travers son leader du transport pèlerins Hafil et Al-Ameen pour le transport scolaire ; (4) les services financiers par le biais de sa société de crédit-bail Aqsat. Le Groupe s’est engagé à soutenir les communautés et à initier des partenariats durables afin de fournir aux consommateurs saoudiens et à ses partenaires un service de qualité.

Presse cosmétique (France-Moyen-Orient.com, 18 novembre 2012)

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Georges Abdallah libéré / Appel du parquet

LE TRIBUNAL LIBÈRE GEORGES IBRAHIM ABDALLAH… QUI RESTE EN PRISON !

Le Collectif pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah prend acte de la décision du tribunal d’application des peines de Paris de libérer Georges Abdallah.

Enfin une décision positive depuis 2003, qui ne fera pas oublier les 28 ans de détention en France de notre camarade.

28 ans de prison, 28 ans de résistance pendant lesquels le militant révolutionnaire libanais Georges Ibrahim Abdallah a gardé intactes ses convictions politiques et son engagement solidaire aux côtés des peuples en lutte, et tout particulièrement aux côtés du peuple palestinien, qui lutte aujourd’hui avec héroïsme contre une nouvelle agression sioniste.

Le parquet a immédiatement fait appel de cette décision de libération.

Une nouvelle fois l’État français, qu’il soit gouverné par la gauche comme par la droite, a accepté les pressions des États-Unis, partie civile dans ce dossier, et reste inflexible dans son acharnement à garder Georges Abdallah prisonnier.

Le Collectif continue d’affirmer son soutien à Georges Ibrahim Abdallah et la mobilisation, qui ne cesse de grandir, ne doit pas faiblir jusqu’à son retour dans son pays et parmi les siens.

Collectif pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah, 21 novembre 2012

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[Vive la belle !] Et nique le tout-nouveau-tout-beau CRA de Vincennes !

Sept clandestins s’évadent du centre de rétention de Vincennes

Une enquête interne a été ouverte, selon la préfecture de police.

L’Inspection générale des services (IGS – « police des polices ») a été saisie mercredi d’une enquête administrative après l’évasion de sept étrangers en situation irrégulière du centre de rétention administrative (CRA) du Bois de Vincennes et a été chargée d’un audit sur ce centre, a annoncé la préfecture de police de Paris.

L’IGS a été « saisie d’une enquête administrative afin de faire la lumière sur cette évasion » a déclaré la préfecture. La « police des polices », a dit la source, a été également chargée de « réaliser un audit sur la sécurité du site » où des « mesures de sécurité ont été décidées et prises », mercredi, à la suite de cette affaire. (…)

L’IGS est compétente et spécialisée dans ce genre d’enquêtes internes ainsi que pour des audits dans les commissariats ou établissement relevant de la police.

Publié par le Centre des Révélations Administratives (AFP, 21 novembre 2012)


(…) Trois Algériens, deux Tunisiens, un Marocain et un Irakien ont attendu le départ des agents d’entretien puis le changement des équipes de police pour s’éclipser, a expliqué à l’AFP Céline Guyot, responsable juridique de l’Assfam en charge de l’assistance des étrangers sur le site. « Ils ont fugué par une porte mal fermée ou qu’ils ont forcée vers 23H20 », a-t-elle ajouté.

Selon les premiers éléments de l’enquête, les sept hommes ont pris la fuite en direction de l’autoroute A4 qui passe à proximité du CRA, dans le 12e arrondissement de Paris.

Des recherches ont été lancées pour les retrouver, mais elles n’avaient rien donné mercredi à la mi-journée, selon la préfecture de police. (…)

Le CRA de Vincennes est « un site fermé avec une forte présence policière. Tout est badgé, il y a des caméras, des grillages, des portes sécurisées », a souligné Mme Guyot : « Que sept personnes puissent en sortir d’un coup est quelque chose d’exceptionnel ! » (…)

Mardi, les cinq associations autorisées à intervenir dans ces centres (Assfam, Cimade, France Terre d’Asile, Ordre de Malte et Forum Réfugiés-Cosi) ont réclamé une réforme « profonde » de la politique d’éloignement des étrangers.

Critiquant « le recours systématique à la rétention », elles ont souligné son inefficacité à leurs yeux : seuls 40% des sans-papiers placés en CRA en métropole ont été expulsés en 2011.

À Vincennes, en 2011, près de 60% des personnes retenues ont ainsi été libérées par les juges ou l’administration.

Ibidem


(…) Ce CRA, situé dans le 12e arrondissement de Paris, avait brûlé le 22 juin 2008 lors d’émeutes ayant éclaté au lendemain de la mort d’un ressortissant tunisien, décédé selon les autorités d’une crise cardiaque. Une cinquantaine de personnes avaient profité du sinistre pour prendre la fuite.

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Fermé plusieurs mois, ce CRA avait alors subi d’importants travaux de rénovation et a rouvert en novembre 2010. Les responsables de l’incendie — trois Maliens, deux Marocains et un Palestinien — ont été condamnés en appel en janvier à des peines allant de six mois à deux ans et demi de prison ferme.

Divisé en trois unités, le CRA de Vincennes, géré par la préfecture de police de Paris, a une capacité totale de 171 places, selon un rapport associatif publié mardi.

En 2011, 3.214 personnes ont été placées en rétention à Vincennes et 14 ont réussi à s’enfuir, dans des incidents séparés. Parmi les étrangers retenus, les nationalités tunisienne, algérienne, indienne et roumaine étaient les plus représentées.

Les CRA ont été créés en 1984 par le président François Mitterrand qui voulait mettre un terme aux rétentions illégales pratiquées dans les années 70 dans les commissariats, les prisons, voire dans des hangars comme au port de Marseille.

Le taux d’occupation des CRA n’était que de 45% en septembre et le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, s’est dit ouvert à une réflexion sur la fermeture de quelques uns des 23 CRA de métropole.

Ibidem

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[Meursault/Nolay] Vive le van, Vive le van, Vive le vandalisme

Nolay : un cocktail Molotov lancé sur un distributeur de billets

Un cocktail Molotov a été lancé contre le distributeur de billets de la Caisse d’Épargne de Nolay [Côte d’Or] dans la nuit de vendredi à samedi. Une enquête a été ouverte.

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Les sapeurs-pompiers sont intervenus à la Caisse d’Épargne de Nolay, dans la nuit de vendredi à samedi, aux environs de 3 h 30, pour éteindre un début d’incendie. D’après les premiers éléments recueillis, un ou plusieurs individus auraient lancé un cocktail Molotov contre le distributeur de billets, sans doute pour effacer les traces d’une tentative d’effraction qui aurait mal tourné. Par chance, l’incident n’a pas fait de victime. Si de gros dégâts ont été relevés sur la façade de l’immeuble et à l’intérieur des locaux, il n’y a pas eu de dégâts collatéraux sur les bâtiments environnants.

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Sur place, la gendarmerie de Nolay a procédé aux premières investigations. Une enquête est actuellement en cours pour tenter de retrouver le ou les coupables de ces actes.

À noter enfin qu’une attaque de ce type a déjà eu lieu à Meursault contre une agence bancaire il y a une quinzaine de jours, lors du premier week-end de novembre.

Leur presse (Élodie Bidault, BienPublic.com, 18 novembre 2012)

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[Notre-Dame-des-Landes] « L’ennemi est identifié. C’est tout le système qui est remis en cause »

Dans les interstices d’un monde mourant : une journée à Notre-Dame-des-Landes

1h du matin, on se les gèle dans la voiture garée près d’une intersection d’autoroutes. Derrière nous enfin : des phares. On monte dans le bus, on salue la compagnie, on se cale sur les sièges et c’est parti pour une nuit de sommeil haché. À 3h c’est pause pipi dans les locaux de la Conf’ paysanne, on resterait bien. Mais on préfère en embarquer avec nous et le voyage se poursuit. À 8h le bus arrive à Notre-Dame-des-Landes, je frissonne, c’est que j’en ai entendu parler de ce bled ! Les gens arrivent petit à petit. Les tracteurs arborent fièrement un tournesol à leur proue. Tiens, Greenpeace est là, avec un gros ballon jaune. Et les petites rues du village se remplissent. On se mettra pas en branle avant 11h. Un petit poste juché sur un tracteur diffuse radio Klaxon, la radio pirate des zadistes qui émet sur 107.7, la fréquence de Vinci. Comme un joli pied de nez. On y entend un message de soutien du Mexique. La sensation de faire partie d’une seule lutte mondiale s’intensifie.

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Il y a de tout ici : des anars, des autonomes, des écolos, des paysans, des membres de partis ou syndicats, des vieilles, des vieux, des jeunes, des clowns. Des orchestres improvisés qui entonnent des airs rythmés. Une chorale de gamins hauts comme trois pommes qui défient Ayrault dans leurs paroles, et ils y mettent du cœur s’il vous plait ! De l’art partout : des tags sur le bitume, sur les panneaux de signalisation, sur les murs des vieilles fermes. Des épouvantails aux formes étranges qui portent des slogans tous plus touchants les uns que les autres se dressent sur les bords de la route. Et la foule immense se déploie en un long ruban sous nos yeux ravis : ce qu’on est nombreux ! Plusieurs kilomètres avant d’arriver à la Zone À Défendre (ZAD), pendant lesquels on jouit du paysage. C’est que le bocage s’est paré pour nous recevoir, il a enfilé ses plus beaux atours automnaux. Des prairies, des arbres magnifiques, des haies dans tous les sens. Et des ruisseaux d’eau vive qui coulent sous nos pieds, passant sous la route à droite et ressortant à gauche, se faufilant dans la zone humide.

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http://juralib.noblogs.org/files/2012/11/311.jpgLa Vache Rit enfin, dans la ZAD. Une ferme autogérée. Un petit concert s’est improvisé sur des bottes de paille. Je traverse un grand espace grouillant de légumes et de gens, et j’arrive dans une petite pièce. Sur la table un plan : celui de l’aéroport qu’ils veulent construire. Et on m’explique leur projet, en détail. La corruption qui suinte. Ça fait bouillir un truc, là, dans mon ventre. Une rage qui me fait repartir sur la route, sous la pluie fine qui commence, pour aller au cœur de la ZAD. Dans un pré, des clowns jouent aux CRS et nous bombardent de mottes de terres. Ah les cons, ils ont failli m’avoir. On passe la superbe forêt de Rohanne où les cabanes des résistants ont été détruites récemment. Encore un peu de route et on arrive dans un immense pré. Au milieu, un chapiteau de cirque vient d’être dressé. Des tentes, des cabanes. Je bois une délicieuse soupe courge-curry-coco bio servie par des zadistes puis rejoins, à travers les bois, d’interminables chaînes humaines qui se passent des planches, des palettes, des seaux. On sue, on parle, on chante, on rit. D’un côté les remorques se déchargent, de l’autre ça cloue, ça assemble. Des toilettes sèches poussent comme des champignons. Au cœur de la forêt, des maisons en bois s’élèvent sous mes yeux embués. On se regarde les uns les autres, émus. La solidarité ? Elle est là, devant nous. L’Humain ? Il n’y a que ça ici.

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« Trop de monde sur ce chantier, allez-voir plus loin ! ». On est des centaines à courir d’un côté à l’autre, d’une remorque à l’autre, proposer notre aide. On se parle, on crée des liens, très vite, très forts. On échange quelques mots, une blague, un sourire, de l’émotion. Je porte une lourde palette avec une fille. Des clowns nous balancent des confettis. Entre deux tracteurs, un petit orchestre : « Allez, les filles, en dansant ! ». Alors on se trémousse sur leur mélodie, en faisant gaffe de pas glisser dans la boue avec la palette. Pendant une pause bien méritée, je m’interroge. Que se passe-t-il ici ? Que faisons-nous ? Pas besoin de trop intellectualiser, ça crève les yeux : on fait émerger un autre monde. Dans les marges de leur monde pourri, de leur monde mort, un monde joyeux, fraternel et humain est là. Ouvrez le moindre espace, vous le verrez jaillir. J’en chialerais. Les slogans, les citations, qui fleurissent partout dans la ZAD sont clairs : l’ennemi est identifié. C’est tout le système qui est remis en cause. Toutes les générations sont là. Énormément de jeunes, prêts à prendre la relève des anciens du Larzac et d’ailleurs. Sur une large banderole « NON à l’aéroport et à son monde ». C’est bien de ça qu’il s’agit. À Notre-Dame-des-Landes, on renoue avec les passions joyeuses. On se bat pour de la terre, pour des légumes, pour des animaux et des arbres. Bref : on se bat pour la Vie.

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Le blog d’Emmanuelle, 19 novembre 2012

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[No Border] Une carte de la résistance contre le régime des frontières européennes

Au sujet de la carte transfrontalière

Les participants étaient venus de Copenhague à Bamako et de Tanger à Uzhgorod : en mars 2012 environ soixante activistes de quatorze pays se sont rencontrés à Istanbul, afin d’échanger et de discuter les expériences acquises durant leurs projets et leurs campagnes aux frontières extérieures de l’UE.

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La carte est le résultat de cette conférence transfrontalière et montre principalement les groupes et les organisations représentés, leurs réseaux entrelacés et leurs activités collectives. De plus sont inclus quelques incidents-clés des combats des cinq dernières années dans le contexte du régime des migrations répressif de l’Europe et son externalisation continue vers l’est et le sud. Ce régime est esquissé  – brièvement – au verso de la carte.

Évidemment cette carte ne prétend pas à l’exhaustivité concernant la résistance contre le régime des frontières de l’UE, mais elle donne une vue d’ensemble du nombre croissant des initiatives simultanées à travers l’Europe et au-delà. Nous espérons que la liste des contacts stimulera plus de gens et de groupes à s’engager et à former des réseaux, ou à participer avec leurs propres projets.

Ainsi nous proposons d’utiliser cette carte comme encore un autre outil et une sorte de plateforme à être complété et mis à jour, afin de cultiver l’approche transnationale et la compréhension des combats pour la liberté de circulation.

L’équipe cartographe – No Border

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[Chronique de Youv derrière les barreaux] « J’ai appris à lire en relisant ma déposition en garde-à-vue »

http://juralib.noblogs.org/files/2012/09/0513.jpg[30 mars 2012]
Mon intimité

Dans mon intimité je te souhaite la bienvenue, ne fais pas attention au bazar que tu y vois c’est un désordre organisé.

J’ai enterré mes larmes sous le paillasson et caché mes chaînes sous mes manches, assis-toi et prends place deviens témoin de mon vécu.

Surtout s’il te plaît ne me juge pas épargne-moi ta morale la vie me la fait déjà tous les soirs… La liberté à n’importe quel prix « on n’est pas tous égaux au royaume de l’argent illégal » génération fusil-mitrailleur dent pour dent deuil pour deuil, j’ai appris à lire en relisant ma déposition en garde-à-vue.

Je fais partie de ces enfants à qui on a lâché la main donc devenu autodidacte dans le crime organisé j’ai fait mes classes parmi les plus grosses crapules de Mantes-la-Jolie j’avais les félicitations à chaque fin de trimestre je visais le doctorat dans la voyoucratie.

Mon intimité te dévoile ce que je n’ai jamais su dire ou montrer, crois-moi sur parole quand j’te dis que j’ai changé dans ma manière d’être ouvre les yeux promène-toi dans le jardin de mon intimité tu ne trouveras pas un brin de haine et de colère aucune envie de vendetta j’ai rangé mon Beretta il a ensanglanté mon passé mon avenir si tu le cherches est caché sous la mine de mon crayon.

S’il te plaît ne me pousse pas à refaire parler les balles sur tes rotules en légitime défense.

Assis-toi c’est moi qui régale ce soir je suis ton guide touristique dans ma mémoire là où personne a accès tu es VIP un invité de marque.

Je te sers un verre de mélancolie cocktail de gâchis et de tragédie étiqueté cas sociaux j’ai slalomé longtemps entre les bombes humaines les kamikazes de la rue qui une fois la nuit tombée, tombent le masque enfilent la cagoule.

Mon intimité que j’aurais pu appeler tout simplement ma vérité, je m’y suis réfugié parfois les yeux rouges d’incompréhension, la vie m’a mis sur le côté le voyou castré par l’administration, les barreaux ne font plus peur donc une peine à deux chiffres j’ai écopé pas le choix que d’assumer « ils peuvent enfermer un révolutionnaire mais pas la révolution ».

Le monde est à toi si tu assumes ce que tu es et ce que tu fais, je suis un inconnu mais avoue que j’ai le coup de stylo qui tue, derrière ces lignes se cache un homme qui refuse de mourir avant son heure « la connaissance libère » donc je suis libre même derrière ces putains de barreaux.

La nuit m’a pardonné toutes mes nuits blanches pas le temps de dormir je me reposerai une fois mort.

Ça fait longtemps que je ne rêve plus depuis que j’ai raté le virage depuis que ma vie est en cage.

« Serre-moi dans tes bras et dis-moi que tu m’aimes » m’a dit un jour mon pire cauchemar c’est pour ça que je n’ose plus fermer les yeux.

Mes cicatrices refont surface à certaines dates anniversaires impossible de les gommer avec le temps.

On [est] condamné à dire Allah himo toute notre vie.

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[De l’argent, il y en a…] Bas les pattes sur Paul Peters !

Fausse bombe au cou : 13 ans de prison

Un banquier australien, qui s’était introduit dans une villa de Sydney pour accrocher une fausse bombe au cou d’une adolescente lors d’une tentative manquée d’extorsion de fonds, a été condamné mardi à 13 ans et six mois de prison ferme, dont dix incompressibles. Ce fait divers hors norme, survenu début août 2011, avait fait les gros titres de la presse internationale.

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Paul Peters, 52 ans et père de trois enfants, était entré par effraction dans une demeure cossue de Sydney, un masque sur le visage, et avait attaché de force « une bombe » au cou de la jeune fille de la maison, Madeleine Pulver, âgée alors de 18 ans et qui révisait des examens. Le malfaiteur avait disparu après avoir laissé une note indiquant que de puissants explosifs sophistiqués se trouvaient à l’intérieur de l’engin. Il réclamait une rançon contre le désamorçage de la bombe.

Des équipes de démineurs, des policiers et des ambulanciers étaient restés aux côtés de Madeleine pendant une dizaine d’heures jusqu’à ce qu’ils découvrent qu’il s’agissait d’une fausse bombe. Le quinquagénaire souffrait à l’époque de troubles psychiatriques, après une séparation et la perte du droit de garde de ses enfants.

Selon le juge, Paul Peters s’est pris pour « le vengeur », le personnage principal du roman qu’il était en train d’écrire. Il a indiqué aux médecins qu’il marchait à travers la banlieue chic de Sydney, cherchant à « revivre des scènes de (son) livre » et qu’il avait fini par croire qu’il en était le héros, John Chan.

Accrocher cette « bombe » au cou de l’adolescente était « une vengeance double : une pour moi, une pour John », a-t-il déclaré aux médecins. Le juge a précisé que l’état psychologique du condamné au moment de ses actes avait été pris en compte, mais de manière « minimale ».

Presse folle à lier (Agence Faut Payer, 20 novembre 2012)

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[Denée] Vive le van, Vive le van, Vive le vandalisme

Denée. Le monument aux Morts a été profané

La croix en tuffeau qui surmonte le monument aux Morts érigé en 1920 derrière la mairie de Denée, petite commune de 1400 habitants au sud d’Angers, a été brisée et dérobée.

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Dominique Tertrais, maire de Denée, présente la photo du monument qui était surmonté d’une croix en tuffeau.

Quand les services municipaux ont installé le drapeau tricolore vendredi, tout était en ordre. Mais dimanche, pendant la cérémonie commémorative de l’armistice du 11 Novembre, les participants ont découvert que la croix n’était plus à sa place.

Le maire de Denée, Dominique Tertrais, a déposé plainte pour vandalisme, hier. Il a aussi écrit au préfet pour exprimer son indignation. « Je souhaite que les auteurs de cette profanation soient identifiés, jugés et punis par la justice ».

Presse va-t-en-guerre (courrierdelouest.fr, 12 novembre 2012)

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