[Paris] Mal-logés et précaires tous dans la rue le 1er décembre

Mal-logés et précaires tous dans la rue le 1er décembre

Printemps 2012, suite à la manif contre la fin de la trêve hivernale, une assemblée de précaires et de mal logés se réunit tous les dimanches. Ensemble nous avons fait plusieurs actions et occupations (perturbations de meetings et d’institutions). En juin nous ouvrons un lieu collectif pour s’organiser. Mais nous en avons été expulsés en octobre. Depuis, toutes nos tentatives, pour que ceux qui sont à la rue puissent se loger, se sont soldées par des expulsions expéditives et arbitraires (avec deux procès à la clé), car le pouvoir ne veut absolument pas que l’on s’organise par nous-mêmes. Individualisé face aux contrôles de Pôle Emploi ou de la CAF, face aux huissiers et aux assistantes sociales, nous pensons que c’est collectivement que l’on peut faire face à ces questions.

Parce que ça ressemble à quoi la vie pour nous depuis des années ? S’entasser dans un deux pièces où une chambre de bonne, ne pas bouger de son logement parce qu’ailleurs c’est plus cher, se faire expulser parce qu’on a perdu son taf, prendre un crédit revolving parce qu’on est sans sous dès les débuts de mois, courir dans les transports pour 2 heures de boulots par-ci par-là, se faire enlever ses enfants parce qu’on a plus de toit, se faire radier de Pôle emploi pour absence à convocation téléphonique, se faire traiter de parasite parce qu’on touche le RSA…

Crise oblige, on imagine mal comment ça pourrait aller mieux. Déjà, comme nous l’avons constaté, les sans-papiers sont de plus en plus refusés par le SAMU social, dont le budget a été diminué de moitié pendant que le standard téléphonique explose, avec de plus en plus de familles à la rue. Duflot parle de réquisitionner certains logements. Mais c’est pour mieux gérer ceux qui y vivront, parquer dans des casernes, le temps d’un hiver, sous le contrôle d’associations para-étatiques, qui gagnent de l’argent sur la misère.

Samedi 1er décembre, à 14 H, à la rotonde de Stalingrad (métro Jaurès ou Stalingrad) venez nombreux avec casseroles, djembés, sifflets … pour faire du bruit

Un logement pour tous avec ou sans-papiers

Des papiers pour tous

Un lieu pour s’organiser

Occupation, réquisition des logements vides par nous-mêmes

Arrêt des expulsions à Notre-Dame-des-Landes et ailleurs

Le Laboratoire, 27 novembre 2012

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[Chronique de Youv derrière les barreaux] « Y a ce keuf qui manque de RESPECT à des DARONNES et fait le surpris quand ce cocktail Molotov explose sur son crâne »

http://juralib.noblogs.org/files/2012/09/0513.jpg[10 avril 2012]
Amour contradictoire

— Ta mère tu l’aimes tellement fort qu’à son anniversaire tu lui as offert une convocation chez les keufs !!

— T’es pas CISTRA mais quand ta fille kiffe un RENOI c’est v’là l’combat.

— T’aimes la France mais tu la BRÛLES sans scrupule.

— C’est ton pote mais tu l’as TRAHI normal.

— Ça roule en Ferrari et dort dans un lit SUPERPOSÉ.

— Tu l’AIMES mais tu la TROMPES.

— Nique FACEBOOK mais on a tous un compte.

— On aime le BLED mais se moque de l’accent.

AMOUR CONTRADICTOIRE c’est comme faire un smack à Vincent McDoom, mi-homme mi-femme entre deux.

C’est même plus le cul entre deux chaises c’est la chaise dans le cul ! en totale contradiction avec ses convictions.

Tu sais que fumer TUE mais ça ne t’empêche [pas] de le faire, ben fume et MEURS !!

Pire encore y a ce couple qui ne se PROTÈGE jamais et s’étonne qu’un jour la demoiselle tombe ENCEINTE et opte pour un AVORTEMENT à 3 MOIS de grossesse.

— Tu montes sur des BRAQUAGES et PLEURES le jour de ton arrestation wesh ?

— Tu tires, tu lèves, tu fais LE FOU et le jour où tu te retrouves plié en quatre dans le coffre d’une voiture tu te comportes comme une petite fille.

— Tu fais le VOYOU mais tu t’habilles ULTRA-MOULANT et tu t’étonnes que plus personne te RESPECTE.

— Y a cette fille sapée ULTRA-SEXY qui n’arrête pas de passer devant un groupe de hyènes c’est comme servir de la viande FRAÎCHE à des crocodiles AFFAMÉS. Ton étonnement doit rester au niveau de la longueur de ta jupe !!

— Y a ce keuf qui manque de RESPECT à des DARONNES et fait le surpris quand ce cocktail Molotov explose sur son crâne.

— Tu veux des euros et tu dors jusqu’à 16 heures.

Fais-toi plaisir tu veux me CONTREDIRE c’est le thème de mon texte.

— Tu ABOIES, m’INSULTES et dès que j’ACCÉLÈRE tu portes plainte.

Pas de TAF, pas d’OSEILLE le sommeil RÉMUNÈRE que tes rêves.

On veut tous un bon taf mais on a BOYCOTTÉ les cours.

On veut une fille HELLEL alors qu’on vit dans le HARAM.

L’être humain est fait de contradictions le tout c’est d’assumer QUI on est et OÙ l’on va ! Aïe…

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[Ministère de l’intérieur, ministère de la terreur] Tirs de chevrotines sur les manifestants de Siliana (2)

Tunisie : plus de 150 blessés dans des affrontements à Siliana

Plus de 150 personnes sont traitées pour diverses blessures, a affirmé un médecin de l’hôpital de Siliana. Quatre d’entre elles ont été transférées à Tunis, mais la nature de leurs blessures n’a pas été précisée. Le service des urgences était visiblement débordé, et des proches des victimes s’y étaient rassemblés pour manifester leur colère. « Nous allons brûler la ville », criait un homme dont le fils figure parmi les blessés.

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Plusieurs blindés de la garde nationale – l’équivalent de la gendarmerie – ont été déployés, selon un journaliste de l’AFP. Comme la veille des manifestants ont bloqué des rues à l’aide de barricades. En début d’après-midi, les affrontements se poursuivaient entre une foule de manifestants armés de pierres et des policiers. D’épais nuages de gaz lacrymogènes étaient visibles dans la ville.

LES MANIFESTANTS RÉCLAMENT LE DÉPART DU GOUVERNEUR

Plusieurs milliers de manifestants se sont rassemblés à 9 heures devant les locaux du gouvernorat (préfecture) de Siliana, réclamant notamment le départ du gouverneur, a indiqué le secrétaire général du bureau régional de la centrale syndicale à Siliana, Néjib Sebti. Selon lui, les forces de l’ordre ont procédé à des tirs de sommation et de gaz lacrymogènes avant de tirer un type de balle « bizarre » pour disperser les manifestants. Des affrontements similaires avaient déjà eu lieu la veille et la police avait utilisé des balles en caoutchouc.

Les manifestants réclament la libération de 14 personnes détenues lors de violences survenues en avril 2011, le limogeage du gouverneur régional ainsi que des moyens accrus pour assurer le développement économique de cette région très pauvre, comme la plupart des provinces de l’intérieur de la Tunisie.

Dans une première réaction mercredi matin, le cabinet du premier ministre s’est dit préoccupé par « les protestations dans les lieux publics du gouvernorat de Siliana ». Il a aussi regretté « l’utilisation de la violence contre les forces de l’ordre, l’agression des sièges de la souveraineté et la tentative d’endommager les biens publics ».

Publié par le savoir-faire français (LeMonde.fr avec l’Agence Faut Payer, 28 novembre 2012)


(…) Le personnel de l’hôpital de la région de Siliana est entré, ce mercredi 28 novembre 2012, en grève en signe de protestation contre la descente policière de la veille dans leurs locaux, a indiqué le secrétaire général de la Fédération régionale de la santé à Siliana, Abdessattar Manaï, dans une déclaration à Shems Fm. Le personnel assurera, quand même, les cas d’urgences, a-t-il précisé, soulignant que c’est leur devoir.

M. Manaï a expliqué les raisons de leur mouvement par la violence perpétrée par les 30 agents des forces de l’ordre qui ont pris d’assaut l’hôpital, terrorisant les malades, détruisant certaines équipements et pénétrant au bloc opératoire et à la salle de réanimation.

Il a précisé que 24 personnes ont été soignées dont deux personnes ont été transférées l’hôpital de Hédi Erraïes à Tunis. (…)

Leur presse (BusinessNews.com.tn, 28 novembre 2012)


(…) Quelque 200 personnes ont aussi manifesté à Tunis en soutien aux habitants de Siliana. (…)

Publié par le savoir-faire français (Agence Faut Payer, 28 novembre 2012)

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[Allemagne] Cachez cette vérité que nous ne saurions voir

Berlin aurait édulcoré un rapport sur la pauvreté en Allemagne

Le gouvernement allemand a édulcoré un rapport quadriennal sur la richesse et la pauvreté dans le pays élaboré par le ministère du travail, allant jusqu’à supprimer des passages critiques sur le creusement des inégalités, rapporte le Süddeutsche Zeitung, mercredi 28 novembre.

Ainsi, dès l’introduction, l’affirmation selon laquelle « le patrimoine privé en Allemagne est très inégalement réparti » a disparu de la version retouchée du rapport, dont le journal a obtenu copie de l’original. De même, il n’est plus fait mention de certaines précisions factuelles, par exemple le fait qu' »en Allemagne en 2010, près de 4 millions de personnes travaillaient pour un salaire horaire brut de moins de 7 euros », relève encore le quotidien.

BAISSE DES SALAIRES RÉELS

Une autre phrase qui dénonçait la baisse des salaires réels ces dix dernières années pour les personnes à faibles revenus perçoit à présent ce déclin comme « le signe d’améliorations structurelles » du marché du travail, la création de nombreux emplois à bas salaires entre 2007 et 2011 ayant permis le retour à l’emploi de chômeurs.

Toujours selon le Süddeutsche Zeitung, le ministre libéral (FDP) de l’économie, Philipp Rösler, aurait notamment fait signifier que la première version du rapport du ministère du travail, contrôlé par la chrétienne-démocrate (CDU) Ursula von der Leyen, ne cadrait pas avec l’opinion du gouvernement.

« Ce n’est pas un rapport édulcoré », s’est défendue une porte-parole du ministère du travail interrogée par l’AFP. « Les modifications ont été faites après concertation des différents ministères », un processus « normal », d’autant plus que le rapport est dense – plus de cinq cents pages – et son domaine très large, a-t-elle insisté. Aucune date de publication n’est fixée pour l’instant, le rapport final devant encore être approuvé en conseil des ministres, a-t-elle précisé.

Presse pleine aux as (LeMonde.fr avec l’Agence Faut Payer, 28 novembre 2012)

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[Bagnolet] Programme de décembre 2012 au Rémouleur

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LE RÉMOULEUR – Local auto-organisé de lutte et de critique sociale

Les horaires d’ouverture du local :
le lundi de 16h30 à 19h30,
le mercredi de 16h30 à 19h30
et le samedi de 14h à 18h.
SAUF EXCEPTIONNELLEMENT LES 24, 26 ET 31 DÉCEMBRE

Entrée libre et gratuite.

Le Rémouleur – 106, rue Victor Hugo 93170 Bagnolet
(M° Robespierre ou M° Gallieni)
Mail

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[Notre-Dame-des-Landes] S’ils détruisent notre lieu d’organisation, nous occuperons les leurs !

Contre l’aéroport et son monde : s’ils détruisent notre lieu d’organisation, nous occuperons les leurs !

Le 17 novembre, nous étions environ 40’000 à investir la Châtaigne à Notre-Dame-des-Landes pour y construire un lieu d’organisation de la lutte. Depuis le vendredi 23 le chantier se maintient malgré le harcèlement policier, les saisies de matériel et d’outils et les violences physiques. Le 4 décembre aura lieu un procès visant à autoriser l’expulsion et la destruction de ce lieu.

On ne les laissera pas détruire nos constructions sans riposter. Tous ensemble, à notre tour d’intervenir sur leurs lieux d’organisation. S’ils viennent démolir la Châtaigne, nous appelons à des occupations des lieux de pouvoir dans toutes les villes. Dès maintenant, préparons-nous à les investir.

Dans les 48h qui suivraient une destruction de la Chataigne, rassemblons-nous devant les (sous-)préfectures, les mairies, etc. !

De plus, nous invitons dès maintenant les manifestant-e-s du 17 et tou-te-s celles et ceux qui refusent ce projet à se tenir prêt-e-s pour une nouvelle manifestation de grande ampleur.

L’assemblée générale d’organisation de la manifestation de réoccupation, 27 novembre 2012

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[Notre-Dame-des-Landes/Millau] « Que le mouvement engagé hier fasse tache d’huile et que Saint-Affrique ne soit pas la seule mairie socialiste à être occupée sur le territoire français »

Les anti-aéroport de Nantes évacués manu militari de la mairie de Millau

Ils étaient 90 environ, à manifester hier matin à 11 h devant la mairie. Réunis à l’appel du comité Millau-Larzac-Notre-Dame-des-Landes, ils demandaient l’arrêt du projet du nouvel aéroport de Nantes.

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La mairie a été “squattée” par les militants jusqu’à l’évacuation musclée en soirée.

Mais que vient donc faire Notre-Dame-des-Landes à la mairie de Millau ? Comme à Saint-Affrique ou à Rodez ces jours-ci, les militants visent les mairies socialistes, l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes étant un projet porté par Jean-Marc Ayrault alors maire de Nantes. Pour Philippe Tellier, actif dans le collectif, il est important de se mobiliser partout en France, car « au niveau stratégique, c’est beaucoup plus porteur d’avoir des comités qui agissent aux quatre coins de l’Hexagone ». Les militants ont rappelé qu’ils s’opposaient à ce projet parce qu’ils le jugent inutile économiquement et parce qu’ils veulent défendre la zone bocagère de Notre-Dame-des-Landes, devenue une réserve de biodiversité puisque le projet est dans les cartons depuis quarante ans.

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« On vous laisse le droit de vous exprimer, mais je vous demande de ne pas vous énerver » (Josette Hart, première adjointe au maire)

Josette Hart, première adjointe au maire, a eu la tâche difficile d’“accueillir” les manifestants en l’absence du maire qui devait arriver dans la nuit. Prônant avant tout le dialogue, elle a regardé les militants envahir la mairie et interrompre la réunion qui se tenait dans le conseil municipal. « Je sais qu’une trêve sur ce dossier a été annoncée par le gouvernement pour dialoguer. On vous laisse le droit de vous exprimer, mais je vous demande de ne pas vous énerver. » Loin de ce débat qui s’est invité en force, les fonctionnaires municipaux ont dû revoir leur emploi du temps.

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En fin d’après-midi les occupants s’apprêtaient à préparer une soupe collective

Joint par téléphone dans l’après-midi, le maire a affirmé « être ravi que cela se passe bien. Je pense que ça a bougé au niveau national, une commission de conciliation devrait permettre de sortir d’un cycle de violence que je trouve absurde ». Dans la cour de la mairie, une vingtaine de militants rejoints par des sympathisants de Florac et Saint-Affrique s’apprêtaient à préparer une soupe collective en fin d’après-midi. Avant d’y passer la nuit et en attendant d’être délogés.

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Presse aéroportée (Marie Massenet, MidiLibre.fr, 28 novembre 2012)


Millau. Le futur aéroport nantais fait toujours… des vagues

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Les manifestants, dans la salle du conseil, perturbent la réunion « Mieux manger, mieux bouger ».

Ce matin, plus de 70 manifestants opposés au projet d’aéroport de Notre-Dames-des-Landes, Loire-Atlantique) ont démarré une occupation de la mairie. Après avoir demandé aux élus socialistes locaux de se positionner sur ce projet, les manifestants ont pénétré dans la salle du conseil. Une réunion sur le « Mieux manger, mieux bouger » était en cours ; une fois de plus, il a été demandé aux élus et représentants associatifs de se positionner. Face à cette question, Mme Hart, première adjointe au maire de Millau, n’a pu exprimer une position claire, expliquant « que les six mois de suspension du projet doivent servir à la discussion ». Pourtant, les opposants à ce projet d’aéroport veulent une décision ferme d’arrêt total du projet.

Presse aéroportée (LaDepeche.fr, 28 novembre 2012)


Millau-Larzac solidarité avec les opposants à Notre-Dame-des-Landes

En soutien aux opposants au nouvel aéroport Notre-Dame-Des-Landes, hier matin, une cinquantaine de militants de divers horizons et de tous âges, ont occupés la mairie de Millau. Dans la cour de la mairie, un petit campement a été improvisé avec braseros et tables. Au menu : café chaud, fromage, pâté, soupe. À l’intérieur de la mairie, après un peu de confusion, la pression est retombée et nous nous sommes tranquillement installés avec sac de couchage, matelas dans la salle du conseil municipal. Nous n’étions évidemment pas les bienvenus, et il a fallu rappelé à toute l’équipe municipale que la mairie n’était pas leur maison, mais celle du peuple. Qu’ils n’en été donc que locataire et que nous avions autant de droit à être sur place qu’eux. Nous avons bien sûr voulu rencontrer le maire mais celui-ci n’était pas là… Donc impossible pour lui de prendre une position claire sur ce projet idiot. Le hasard des agendas fait parfois bien les choses…

L’occupation a duré toute la journée, et vers 21h00, sentant comme de l’électricité dans l’air nous nous sommes tous retranchés à l’intérieur de la salle du conseil municipal. Vers 22h00, les gardes mobiles ont pénétrés dans la pièce et nous ont traînés en dehors de la mairie. L’évacuation s’est faite dans le calme et la dignité. Aucun mobilier n’a été dégradé, rien n’a été cassé.

En échange du retrait du tracteur et de sa remorque qui bloquait l’accès à la cour de la mairie, nous avons même pu récupérer tout notre matériel en laissant l’endroit aussi propre que lorsque nous y sommes entrés. La police a eu l’air contrarié de ne pas avoir à faire à des barbares de la fameuse mouvance anarcho-libertaire-radicalo-gauchiste.

Le combat continu, soutien total aux occupants de la ZAD et aux membres de L’ACIPA. Et bien sûr n’hésitons pas à renouveler partout en France ce type d’occupations non violentes. Des mairies il y en a partout. Des péages Vinci aussi, et des parkings Vinci aussi…

blogs.mediapart.fr/blog/gregoiredsj, 28 novembre 2012

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[Notre-Dame-des-Landes] Journaliste dégage !

ND-des-Landes : l’accès à la presse limité ?

Un groupe d’opposants à l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique) installés dans les « nouvelles cabanes », devenues le lieu symbolique de leur lutte, ont indiqué aujourd’hui à l’AFP que la presse ne serait dorénavant autorisée à y accéder que 30 minutes par jour.

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À Notre-Dame-des-Landes, au lendemain de la manifestation du 17 novembre 2012.

Sur la route menant à ce lieu, entre deux barricades qui ont été dressées pour en interdire l’accès aux forces de gendarmerie, une quinzaine d’opposants ont indiqué en milieu d’après-midi à trois journalistes de l’AFP, qui avaient obtenu un rendez-vous sur place, qu’ils n’avaient plus le droit de passer.

Selon ces opposants, une assemblée générale de tous les habitants de ce nouveau lieu, composé de huit constructions en bois édifiées collectivement lors d’une manifestation massive d’opposition à l’aéroport le 17 novembre et baptisé « La Châtaigne », venait de voter le fait que la presse ne pourrait plus y accéder qu’entre 11h et 11h30 chaque jour. « Revenez-demain », ont-ils simplement indiqué, très fermes malgré l’insistance des journalistes et l’intervention en leur faveur d’autres opposants. Quelques minutes plus tôt, précisément sur cette même route, c’était un barrage de gendarmes, très fréquents sur la zone depuis plusieurs semaines, qui interdisait l’accès aux journalistes, contraints à un long détour.

Croisées près de ces barricades mardi, plusieurs figures historiques de la lutte anti-aéroport, membres de l’Acipa, principale association d’opposants, déploraient ce refus d’accès à la presse. Et d’autres opposants anticapitalistes ont clairement indiqué à l’AFP, ce même jour, qu’ils regrettaient cette interdiction.

Les relations ambivalentes des opposants à l’aéroport avec la presse, tout comme les innombrables contrôles de cartes de presse des gendarmes, compliquent le travail sur le terrain, depuis le début des expulsions massives à la mi-octobre. Une partie des opposants anticapitalistes accusent sans distinction les journalistes d’être « collaborateurs du système » qu’ils combattent. Depuis environ trois semaines, les affiches indiquant « Les journalistes ne sont pas les bienvenus » ou « Pas de journalistes ! » se sont multipliées sur les lieux de lutte comme sur les barricades.

Presse aéroportée (Agence Faut Payer, 27 novembre 2012)

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[Indonésie] Licenciements massifs contre l’augmentation du salaire minimum

L’Association des employeurs d’Indonésie (APINDO) a déclaré qu’au moins 10.000 travailleurs pourraient perdre leur emploi lorsque le gouvernement de Djakarta mettra en œuvre le nouveau salaire minimum à Rp 2,2 millions (US $ 228) l’année prochaine.


Jakarta faces massive layoffs following salary hike, says Apindo

The Indonesian Employers’ Association (Apindo) has said that at least 10,000 workers could lose their jobs when the Jakarta administration implements the new minimum wage at Rp 2.2 million (US$228) next year.

Apindo wages and social security division head Hariyadi Sukamdani said Tuesday that the 44 percent increase would hit employers hard.

“Until now, 100 garment companies plann to shut down their businesses due to the raise,” he told tempo.co. He added that shoe manufacturers had also considered the same action.

Labor-intensive companies, owned by Korean and Japanese businesses, located at Kawasan Berikat Nusantara in North Jakarta have threatened about theredundancies if the new wage is implemented.

Hariyadi, who is also vice chairman of the Indonesians Chambers of Commerce and Industry (Kadin), said that the Japanese and Korean Ambassadors to Indonesia had voiced their concern over the new policy to the Apindo and Kadin.

Presse esclavagiste (The Jakarta Post, 27 novembre 2012)

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[Notre-Dame-des-Landes/Nantes] Appel à soutien pour des camarades qui passent en comparution immédiate cet après-midi au tribunal de Nantes (le 28/11/2012)

Reçu par mailing, le 28/11/2012 à 12h33 :

Des personnes arrêtées sur la ZAD passent en comparution immédiate cet aprèm à Nantes. Besoin de monde.

Précision du CLCA : les jugements commencent généralement à 14h au tribunal de Nantes.

Voici l’article de Ouest-Torche qui en parle :

Notre-Dame-des-Landes. Trois anti-aéroport jugés ce mercredi à Nantes

Trois manifestants anti-aéroport passent en comparution immédiate ce mercredi après-midi au palais de justice de Nantes.

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Ils seront jugés pour attroupement, violence sur personnes dépositaires de l’autorité publique et port d’armes (frondes, lance-pierres) et rébellion. Un quatrième militant anti-aéroport a été déféré devant le tribunal. Ce dernier fait l’objet d’une ouverture d’information, car il a refusé de donner son identité.

Pour rappel, les camarades ont été arrêtés suite à une infiltration de flics en civil (habillés en black-bloc) qui les ont poussé à se mettre en avant et à jeter des cailloux sur les forces militaires d’occupation, pour ensuite les arrêter violemment.

Soutenons nos camarades ! Ne les laissons pas briser nos vies !

La solidarité est plus forte que leur terreur !

Des membres du CLCA

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[Bangladesh] Troisième manifestation et caillassage des usines

Incendie d’usine au Bangladesh : cadres arrêtés, 5.000 manifestants

DACCA – Trois responsables d’une usine textile ravagée par un incendie qui a fait 110 morts au Bangladesh ont été arrêtés mercredi à la suite de témoignages d’ouvriers assurant qu’ils avaient reçu l’ordre de ne pas quitter leur poste.

De nouvelles manifestations ont parallèlement rassemblé des milliers d’ouvriers qui se sont violemment heurtés aux forces de police.

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Le propriétaire en fuite de l’usine Tazreen Fashion, Delwar Hossain, a été retrouvé mardi et était interrogé sur les circonstances du sinistre survenu samedi soir dans la zone industrielle d’Ashulia, proche de Dacca.

Il était également entendu au sujet d’une violation présumée des normes de construction en vertu desquelles le bâtiment de neuf étages n’aurait jamais dû dépasser trois étages.

Selon le chef de la police de Dacca, Habibur Rahman, les responsables arrêtés dans la nuit de mardi à mercredi avaient ordonné aux ouvriers paniqués de rester à l’intérieur de l’usine, leur assurant qu’ils n’avaient rien à craindre.

Tous trois sont des cadres intermédiaires de Tazreen. Des rescapés nous ont dit qu’ils n’avaient pas autorisé les ouvriers à fuir le feu, expliquant que c’était un simple exercice d’incendie. Certaines informations les accusent d’avoir verrouillé les portes, a-t-il déclaré à l’AFP.

Samedi soir, plus de 1.000 ouvriers ont été piégés par les flammes. Parmi les victimes figuraient de nombreuses femmes, mortes par asphyxie, intoxication ou pour avoir sauté dans le vide, selon des rescapés et des témoins interrogés par l’AFP.

Une enquête a été ouverte pour homicide involontaire.

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Pour le troisième jour consécutif, des milliers de manifestants ont défilé dans la zone industrielle d’Ashulia.

Selon la police, au moins 5.000 ouvriers ont quitté leur ateliers et ont défilé en caillassant les façades de plusieurs des 500 usines de confection de la zone.

http://juralib.noblogs.org/files/2012/11/0522.jpgUne centaine d’entre elles avait fermé afin d’éviter des heurts.

Une rumeur faisant état d’une alerte au feu a déclenché ces (nouvelles) manifestations, a indiqué à l’AFP un responsable de la police de Dacca, Faruq Ahmed.

Ils réclament justice pour les victimes et l’arrestation du propriétaire de Tazreen, a-t-il dit.

La police a fait usage de balles en caoutchouc, déployé des canons à eau et projeté de l’eau chaude pour disperser les manifestants qui s’en prenaient aux forces de l’ordre.

Les ouvriers ont vandalisé plusieurs usines et incendié des deux-roues dans des incidents qui ont fait une vingtaine de blessés, selon la version électronique du journal à grand tirage Daily Star.

http://juralib.noblogs.org/files/2012/11/0914.jpgSelon le site Internet de Tuba Group, la maison-mère de Tazreen Fashion, l’usine employait 1.630 personnes et fabriquait des polos, des T-shirts et des vestes pour des firmes occidentales. (…)

L’incendie meurtrier d’Ashulia a semé la peur dans les ateliers du pays. À Chittagong, une ville portuaire du sud, une cinquantaine de travailleurs ont été blessés mercredi dans une bousculade provoquée par l’émanation de fumée venant d’un climatiseur.

Presse esclavagiste (Agence Faut Payer, 28 novembre 2012)


(…) Environ 15.000 ouvriers ont manifesté lundi et 12.000 mardi à Dacca, à l’appel de 14 syndicats. (…)

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La fédération de l’industrie textile, la Bangladesh Garment Manufacturers and Exporters Association, qui va verser 1.250 dollars (963 euros) à chacune des familles endeuillées, a demandé aux enquêteurs de ne pas écarter la piste d’un sabotage, évoquant une « conspiration locale et internationale pour détruire » le secteur [sic, NdJL].

La police a annoncé mardi qu’elle interrogeait une femme soupçonnée d’avoir fait incendier par un homme, également arrêté, une autre usine de la zone dimanche. Le chef de la police a précisé que les enquêteurs recherchaient un lien éventuel avec le drame de Tazreen.

Le Bangladesh compte quelque 4.000 usines textiles dont les exportations, principalement destinées aux États-Unis et à l’Europe, rapportent environ 20 milliards de dollars (15,4 milliards d’euros) par an. Il est numéro deux mondial derrière la Chine.

Les exportations textiles représentent les quatre cinquièmes du total et nombre de propriétaires ont acquis un grand pouvoir, siégeant au Parlement ou dirigeant des clubs sportifs.

Mais les ouvriers se plaignent des mauvaises conditions de travail et des salaires, qui peuvent ne même pas atteindre les 40 dollars (30,8 euros) par mois. La Police industrielle est spécifiquement chargée des troubles dans les usines et les syndicats accusent les forces gouvernementales d’avoir tué l’un de leurs dirigeants, Aminul Islam, en avril dernier. La loi interdit aux ouvriers du textile de se syndiquer, alors que les autres secteurs le peuvent.

Dans un entretien au journal Daily Star de Dacca publié mardi, le directeur de l’usine Tazreen Fashions se déclare inquiet … de perdre des clients étrangers. « J’ai peur que mes affaires avec eux en souffrent », dit-il sans mentionner les victimes ou les familles. La société Tazreen n’a pas répondu aux demandes d’entretien avec l’agence Associated Press.

L’une des raisons du succès du textile bangladais est le moindre coût du travail, dans la mesure où près du tiers des 150 millions d’habitants vivent dans une extrême pauvreté. Le salaire minimum a été presque doublé cette année après de violentes manifestations, pour s’élever à 3.000 takas (38 dollars ; 29,3 euros) par mois. La Banque mondiale évalue le revenu par tête à environ 64 dollars (49 euros) par tête en 2011.

Presse esclavagiste (Sipa-AP, 27 novembre 2012)


(…) Dacca est réticent à imposer des réglementations dans un secteur qui représente 80 % des exportations du pays et emploie 3 millions de personnes. « Le gouvernement est sous l’influence des patrons et un député sur dix possède, lui ou sa famille, une usine de textile », explique Kalpona Akter, la directrice du Bangladesh Center for Workers Solidarity, une autre ONG de défense des droits des travailleurs. (…)

Presse esclavagiste (Julien Bouissou, LeMonde.fr, 27 novembre 2012)

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[Révolution égyptienne] Tahrir pavoise

Tahrir a repris le souffle du 11 février 2011, du déjà vu mais sans les Frères et les salafistes.

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Les Égyptiens étaient des millions aujourd’hui au Caire, à Alexandrie et dans 16 autres gouvernorats à crier leur colère contre le régime des Ikhwans. Les slogans ont de loin dépassé le simple refus de la déclaration constitutionnelle qui instaure une dictature religieuse, pour exiger le départ de Morsi El Ayat ; « Dégage, le peuple veut la chute du régime, cette fois-ci c’est sérieux on va pas la leur laisser etc. » ont été scandées par des millions aujourd’hui.

Tahrir avait déjà fait son plein à 16h avant l’arrivée des deux grandes marches conduites par Sabahi et Baradei. Devant un public enflammé, les chefs du nouveau front du salut qui se sont succédés sur la seule tribune élevée côté Ligue arabe, ont demandé aux manifestants de ne pas quitter les lieux jusqu’au retrait de la déclaration honnie, le démantèlement de l’assemblée constituante, la purge du ministère de l’intérieur, le jugement des assassins des martyrs et le retrait de la nouvelle loi qui assoit de nouveau la mainmise de l’État sur les syndicats ouvriers en autorisant le président de choisir leurs leaders.

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En fait les Frères musulmans n’ont rien laissé pour se mettre toutes les catégories sociales sur le dos. Outre les juges, les avocats, les journalistes, les gens de l’art, l’ensemble des syndicats indépendants ont rejoint ce nouveau mouvement de contestation. Le défilé des membres du barreau, avait une longueur de 3 km.

La révolution continue et plus que jamais
NO PASARAN

Mailing – 27 novembre 2012


Égypte : nouveaux heurts au Caire après une mobilisation inédite anti-Morsi

De nouveaux heurts ont éclaté mercredi au Caire entre manifestants et forces anti-émeutes au lendemain d’une mobilisation populaire inédite contre le président islamiste Mohamed Morsi (…)

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Des heurts avaient eu lieu dans la nuit dans les rues environnantes de la place Tahrir avant de s’y propager le matin. Les forces de l’ordre ont tiré des gaz lacrymogènes sur les manifestants, et des gaz ont atteint les tentes où des protestataires campent depuis le 23 novembre, selon un photographe de l’AFP.

La télévision a montré des images de protestataires masqués attrapant les canettes de gaz pour les lancer à leur tour vers la police dans une rue proche de l’ambassade des États-Unis, non loin de cette place emblématique de la révolution de 2011 qui a renversé le président Hosni Moubarak.

Des centaines de manifestants avaient passé la nuit sur la place après des manifestations de dizaines de milliers de personnes à travers le pays pour dénoncer la décision le 22 novembre du président Morsi de renforcer provisoirement ses pouvoirs afin, selon lui, de pouvoir engager les réformes. (…)

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Depuis le début des troubles, trois personnes ont été tuées dans des heurts entre policiers et manifestants ou entre protestataires des deux camps rivaux, selon des sources médicales. Des dizaines d’autres ont été blessées, dont 100 mardi, selon le ministère de la Santé. (…)

Les rassemblements de mardi lors desquels le puissant mouvement des Frères musulmans, dont est issu le président, a été également conspué, ont eu lieu dans la plupart des 27 provinces du pays, dont Alexandrie, deuxième ville d’Égypte.

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« Dégage ! », ont scandé les manifestants reprenant le slogan emblématique de la révolte anti-Moubarak. Une banderole déployée à une entrée de la place Tahrir proclamait : « Interdit aux Frères musulmans ». « Nous ne voulons pas remplacer un dictateur par un autre », selon un manifestant, Asser Ayoub, 23 ans. (…)

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Leur presse (ElWatan.com, 28 novembre 2012)

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[Révolution tunisienne] Violente dispersion de la grève générale à Siliana

Plusieurs milliers de manifestants et les forces de l’ordre tunisiennes se sont affrontés mardi 27 novembre dans la ville de Siliana (120 km au sud-ouest de Tunis), qui observait une grève générale, a constaté un journaliste de l’AFP.

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Entre 6000 et 7000 manifestants ont défilé dans les rues lorsqu’un jet de pierre a visé des policiers. Ces derniers ont répliqué par des tirs de gaz lacrymogènes et de balles en caoutchouc, selon la même source qui a dénombré deux blessés, dont l’un à l’œil. Les manifestants et les policiers se sont ensuite pourchassés dans les rues de la ville et un poste de la garde nationale a été partiellement saccagé.

« ON N’AVAIT PAS VU ÇA MÊME SOUS L’ÈRE BEN ALI »

« Les forces de l’ordre ont réagi de manière brutale, on n’avait pas vu ça même sous l’ère [du président déchu Zine El Abidine] Ben Ali », a déclaré Nejib Sebti, secrétaire général de l’Union générale des travailleurs tunisiens (UGTT) à Siliana.

Les manifestants réclament la libération de 14 personnes détenues lors de violences en avril 2011, le limogeage du gouverneur régional ainsi que des moyens accrus pour le développement économique de cette région très pauvre, comme la plupart des districts de l’intérieur de la Tunisie. Les détenus seraient par ailleurs en grève de la faim depuis onze jours, selon M. Sebti.

Les habitants ont aussi observé une grève générale mardi qui, selon l’UGTT, la principale centrale syndicale du pays, a été très suivie. « L’emploi est un droit, bande de voleurs », ont notamment scandé les manifestants.

Publié par le savoir-faire français (Agence Faut Payer, 27 novembre 2012)


(…) Quatorze personnes dont deux agents policiers ont été blessées mardi lors d’affrontements entre des milliers de manifestants et les forces de l’ordre dans le gouvernorat (préfecture) de Siliana, une région déshéritée du centre de la Tunisie. (…)

Selon le Dr Ali Kharroubi, médecin du service d’urgence de l’hôpital régional de Siliana, les blessés ont été touchés par des objets contendants. L’un d’eux a dû être transféré dans un hôpital de Tunis pour extirper de son corps « un objet étrange » qui pourrait être une balle en caoutchouc, a-t-il précisé à l’agence TAP. (…)

Leur presse (Sipa-AP via tempsreel.nouvelobs.com, 27 novembre 2012)


(…) Le secrétaire général de l’URT de Siliana, Nejib Sebti, dont le témoignage a été recueilli par l’agence Tap a souligné que « les échantillons de douilles prouvent l’utilisation de balles tirées par des fusils à grenaille » précisant que « les médecins de l’hôpital régional de Siliana ont pu extraire des échantillons de cette poudre chez un des blessés au niveau de l’œil ».

Les policiers ont utilisé des bombes de gaz lacrymogène et les matraques pour disperser les manifestants qui se sont retirés vers le centre ville où ils ont brûlé des pneus et des palmiers tout au long de la rue de l’environnement reliant le siège du gouvernorat au district de la sécurité nationale de Siliana.

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(…) Maher Ben Amor, président de l’association du développement et des diplômés chômeurs a déclaré, sur les ondes de Shems FM, que les habitants de Siliana craignent les éventuelles descentes nocturnes des forces de sécurité, après les affrontements qui ont lieu dans la journée.

Leur presse (Mag14.com, 27 novembre 2012)

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[Notre-Dame-des-Landes/Montreuil] « Grève Bocage Sabotage »

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Indymedia Nantes, 27 novembres 2012

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[PCC dégage !] « Des immolations protestataires tous les jours »

Le rythme des immolations de Tibétains s’accélère en Chine

Quatre Tibétains ont mis le feu à leurs vêtements dimanche 25 et lundi 26 novembre dans des régions de l’ouest de la Chine où s’exprime une très vive contestation de la tutelle de Pékin, au moins trois d’entre eux ont succombé à leurs brûlures, a rapporté Radio Free Asia.

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Rebkong, Qinghai, le 12 novembre 2012

Deux de ces gestes désespérés, accomplis pour protester contre la répression exercée par les autorités chinoises, se sont produits dans la province du Gansu ; un, dans la province du  et un dans la province du Sichuan, selon Radio Free Asia, qui cite des résidents ayant contacté des Tibétains en exil.

Le Sichuan et le Qinghai – aux portes de la région autonome chinoise du Tibet – ainsi que le Gansu ont une importante population d’ethnie tibétaine, qui accuse Pékin d’étouffer sa culture et sa religion. L’accès à ces trois provinces est en théorie ouvert à la presse internationale accréditée en Chine. Mais en pratique les journalistes étrangers se voient interdire d’approcher ces zones tibétaines sous très forte tension, où les forces de sécurité chinoises sont déployées en grand nombre.

NONNE BOUDDHISTE DE 17 ANS

L’ONG Free Tibet a de son côté confirmé deux suicides de Tibétains dimanche et lundi, ainsi qu’une tentative d’immolation d’un troisième Tibétain, qui a été emmené par les forces de l’ordre peu après s’être transformé en torche humaine. Ni Free Tibet ni Radio Free Asia n’ont pu savoir s’il avait survécu.

Parmi ces dernières victimes figure une nonne bouddhiste âgée de 17 ans, selon Free Tibet. Originaire de la province du Qinghai, elle est morte juste après s’être enflammée volontairement. « Des immolations protestataires nous sont désormais rapportées pratiquement tous les jours », a souligné dans un communiqué Stephanie Brigden, directrice de Free Tibet.

Dans un incident distinct relaté par l’ONG, plus de vingt étudiants ont été hospitalisés après l’intervention de la police contre une manifestation à laquelle ils participaient. Leur école, dans la province du Qinghai, a été investie par les forces de sécurité. Ils faisaient partie d’un groupe d’un millier d’étudiants qui protestaient contre la distribution, par les autorités, d’un livre critiquant le recours aux immolations par le feu ainsi que l’utilisation de la langue tibétaine, a précisé Free Tibet.

Plus de quatre-vingts personnes, en majorité des moines bouddhistes, se sont immolées par le feu ou ont tenté de le faire depuis le début de mars 2011 dans les zones chinoises habitées par des Tibétains.

Leur presse (LeMonde.fr avec l’Agence Faut Payer, 27 novembre 2012)

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[Notre-Dame-des-Landes] Des outils numériques

Notre-Dame-des-Landes, une lutte « augmentée » par le numérique

Le conflit qui oppose un assemblage hétérogène d’organisations aussi diverses que la Confédération paysanne, Attac ou encore Greenpeace au projet aéroportuaire de Notre-Dame-des-Landes présente une spécificité que peu d’observateurs ont relevée jusqu’ici.

Une nouveauté qui ne tient pas au réseau dense et complexe de solidarités nouées à l’occasion de cette opposition au gouvernement, mais à l’arrivée, au sein de cette coalition hétéroclite, d’un acteur habitué jusqu’ici à des champs de bataille autrement plus conflictuels : Telecomix, une « non-organisation » qui dénote, par ses structures, son idéologie et sa gouvernance, avec les autres acteurs impliqués sur le terrain.

Telecomix, actif de la Syrie à Nantes

Telecomix, qui regroupe un assemblage hétérogène d’« hacktivistes » – contraction de « hacker » et d’« activiste » –, s’était illustré jusqu’en 2010 par son expertise juridique et ses actions de lobbying visant à la défense des « libertés numériques » auprès du parlement européen. Mais le groupe informel, souvent décrit comme une « ONG de hackers », proche du Parti pirate suédois et de WikiLeaks, s’est véritablement révélé à travers son soutien logistique et logiciel au printemps arabe.

Ouvert, sans hiérarchie, et fonctionnant sur un modèle entièrement décentralisé, Telecomix, depuis maintenant plus de deux ans, s’est fait une spécialité de venir en aide à des populations opprimées par des régimes autoritaires recourant à la violence pour imposer leur volonté, principalement au Maghreb et au Moyen-Orient.

La philosophie et le combat de Telecomix est – sur le papier – très simple : garantir la libre diffusion et le partage de l’information, quelle qu’elle soit, en particulier quand un régime politique s’oppose à sa libre circulation. Notre-Dame-des-Landes, qui n’aura percé dans les médias qu’à la suite de la très violente répression policière qui aura fait une centaine de blessés dans le camp des manifestants – un score digne d’une dictature – est ainsi devenu le tout dernier combat dans lequel Telecomix s’est engagé.

Dans la lignée d’opérations telles qu’« OpEgypt », qui avait permis de rétablir une connectivité internet dans une Égypte soumise au « blackout » par Hosni Moubarak, ou d’« OpSyria », qui consistait à mettre à la disposition de l’opposition syrienne des technologies de communication chiffrées et de coordination avancées, Telecomix a expérimenté à Notre-Dame-des-Landes différentes technologies visant à offrir à ceux qui s’opposent à l’installation d’un aéroport des outils numériques destinés à soutenir leurs actions.

Surveillance des forces de l’ordre

Ainsi, un réseau internet sans fil « mesh » (maillé), résiliant et impossible à surveiller, est en cours de déploiement dans la « zone à défendre » (ZAD), le territoire occupé par les opposants.

Des services collaboratifs et sécurisés en ligne ont été mis en place afin d’optimiser les problématiques de logistique, de communication et de transport de l’ensemble des acteurs sur le terrain, des systèmes de surveillance et de suivi des actions et des déplacements des forces de l’ordre sont en cours de développement, ainsi que d’autres technologies avancées, mises au point lors du printemps arabe ou créées à l’occasion.

Mais les hacktivistes de Telecomix ont également recyclé un savoir-faire accumulé lors du printemps arabe en matière de dissémination et de maîtrise des flux informationels, improvisant une véritable agence de presse, similaire à celle mise en place dès le début du conflit syrien, qui est encore à ce jour le seul système en mesure d’assurer une protection à ses utilisateurs face aux systèmes de surveillance numérique étatiques contrôlés par Bachar el-Assad.

Des airs d’« Occupy Wall Street »

Les projets en cours de développement par Telecomix ne sont pas sans rappeler les dispositifs déployés lors des manifestations d’« Occupy Wall Street » :

• mise à disposition de l’ensemble des opposants de connectivité internet gratuite et sécurisée, échappant à toute surveillance electronique ;

• centre de presse destiné aux médias internationaux et à la presse alternative ;

• initiation de la population locale aux techniques de chiffrement.

Bien sûr, les compétences en terme d’utilisation à des fins de résistance politique d’outils sociaux tels que Facebook et Twitter ont également été mises à profit. Des stratégies de guerre informationelle et de coordination tactique elles aussi mises au point en Tunisie, en Égypte et en Syrie.

Mutation des conflits sociaux

Mais au-delà des actions et des initiatives de Telecomix, le phénomène le plus évident et le plus durable résultant de l’arrivée de hackers sur la scène de Notre-Dame-des-Landes reste, sans aucun doute, la mise en place de liens de solidarité et de coopération entre les mouvances du « hacking » et des organisations issues de luttes propres au XXe siècle. Des passerelles qui semblent à la fois profiter à l’efficacité des actions initiées par les différents acteurs de terrain, et qui inscrivent l’« hacktivisme » dans l’histoire des conflits sociaux propres au territoire français.

Au-delà d’une lutte ponctuelle, Notre-Dame-des-Landes marque probablement le début d’une mutation en profondeur des conflits sociaux à venir. Une mutation qui, comme beaucoup d’autres, passe par la maîtrise du numérique.

Leur presse (Fabrice Epelboin – entrepreneur dans le secteur des médias sociaux et enseignant à Sciences Po Paris –, Rue 89, 27 novembre 2012)

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[Chine] Au pays de l’avenir radieux

Chine : la mort de cinq enfants des rues ternit le bilan de Hu Jintao et de Wen Jiabao

L’affaire des cousins Tao – cinq garçonnets morts empoisonnés au monoxyde de carbone, vendredi 16 novembre, dans le conteneur poubelle où ils s’étaient réfugiés du froid et avaient allumé un feu – jette une ombre sur les efforts déployés par le secrétaire général sortant, Hu Jintao, et par son premier ministre, Wen Jiabao, pour promouvoir la lutte contre la pauvreté et le « développement équilibré » de la Chine.

Bijie – la préfecture, majoritairement rurale, de 8 millions d’habitants, dans la province de Guizhou, où a eu lieu le drame – a été désignée en 1988 par le gouvernement central chinois comme une « zone pilote pour la protection environnementale, le développement économique et la lutte contre la pauvreté ». Sur proposition de Hu Jintao, à l’époque numéro un du parti du Guizhou.

Durant son double mandat à la tête du pays, Hu Jintao a donc voulu faire de Bijie une zone modèle et a soigné son « bébé » : il s’y était déjà rendu en 1996, alors qu’il était vice-président, et s’est entretenu en 2010 par vidéoconférence avec des professeurs d’une école de la préfecture lors de la journée des enseignants.

Les autres membres du Comité permanent du Parti communiste chinois (PCC), le cœur du pouvoir, lui ont prêté main forte : ainsi, en février, Jia Qinglin, l’un des neufs membres du Comité permanent, a-t-il loué, selon l’agence Xinhua (Chine Nouvelle), les « grandes réalisations », en 2011, de Bijie en matière de lutte contre la pauvreté lors d’un séminaire organisé à Pékin sur le développement de cette région, l’une des plus pauvres de Chine. En octobre 2011, le premier ministre Wen Jiabao s’est même rendu à Bijie afin de donner sa bénédiction au « concept de développement scientifique » de Hu Jintao, rapporte Epoch Times, en citant les journaux de Hongkong.

SIGNES AVANT-COUREURS IGNORÉS

Or, les signes avant-coureurs du drame de Bijie n’ont pas été pris en compte. Les cousins Tao avaient été identifiés fin 2011 par Hao Xing, un internaute local, qui a mis en ligne un reportage sur le sort de ces enfants des rues. Hao Xing est un pseudonyme qui signifie « bonne action ».

Un quotidien de Shanghaï, le Dongfang Zaobao, a raconté cette histoire dans son édition du 22 novembre. Non loin de la gare de Shuangjingsi, à Bijie, le 27 décembre 2011, Hao Xing a vu deux enfants se réchauffer autour d’un feu, devant un restaurant. L’un d’entre eux portait un vêtement tout simple, avec une fermeture cassée. Ce tableau a rappelé à l’internaute son enfance, car il avait quitté lui-même sa famille, très pauvre, à 15 ans pour apprendre le kungfu et a vagabondé un moment dans les environs du temple de Shaolin, jusqu’à ce que des bonnes âmes le prennent en charge.

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Le reportage du Dongfang Zabao sur l’initiative de l’internaute Hao Xing, un an avant la mort des enfants.

Hao Xing a demandé aux enfants s’ils avaient froid. Ils ont répondu que non, mais qu’ils avaient faim, et il les a emmenés manger des nouilles dans une gargote. Les enfants venaient du comté de Dafang, à Bijie. Leurs parents étant divorcés et leurs pères travaillant ailleurs, ils vivaient avec leurs grands-parents. Tous les jours, ils sortaient les bœufs aux champs. Mais leurs parents ne leur envoyaient pas d’argent et ils n’avaient pas de quoi manger.

À 1 heure du matin, le 28 décembre, Hao Xing a raccompagné les deux enfants dans leur « maison » : une petite pièce insalubre de 2 m², coincée à côté d’un transformateur électrique, où ils vivaient à six, avec une seule couette pour se couvrir. Hao Xing est venu leur rendre visite tous les jours. L’un des garçons, Tao Chong, s’est blessé un jour au visage et à la jambe après avoir allumé un feu avec de l’essence. Hao Xing lui a donné 20 yuans pour qu’il se soigne, mais l’enfant à préféré garder l’argent pour s’acheter de quoi manger. Ils lui ont aussi raconté qu’ils dormaient parfois sous la tour de la télévision et dans les passages commerciaux souterrains.

RETOUR RAPIDE À LA RUE

Afin de les aider, Hao Xing a lancé l’idée d’une « maison des enfants des rues ». Une école privée de Bijie a proposé d’accueillir les enfants à moitié prix. À l’époque, beaucoup d’internautes ont réagi à la proposition, et les médias locaux ont consacré quatre reportages aux enfants. L’administration des affaires civiles locale s’est toutefois opposée au projet.

Le 12 janvier 2012, un responsable a appelé Hao Xing pour lui dire qu’ils avaient trouvé les enfants, les avaient lavés et soignés et s’occupaient d’eux en attendant que leurs familles les reprennent. Une photo publiée par les médias chinois les montre à ce moment, la tête rasée.

Or, Hao Xing retrouvera un peu plus tard les enfants dans la rue. Ils lui ont raconté qu’ils n’ont pas supporté la vie dans le centre d’hébergement pour vagabonds : « Il n’y a pas de liberté, même pour aller aux toilettes. Il faut tout le temps être à l’heure… », se plaignent-ils. Ils s’étaient enfuis après avoir cassé les fenêtres et la serrure de leur chambre.

Le gouvernement de Bijie a d’abord arrêté Li Yuanlong, le journaliste qui a révélé la mort des enfants et avait diffusé une photographie d’eux prise peu avant le drame dans un passage souterrain, puis sanctionné huit officiels locaux, dont le principal de l’école où certains des enfants avaient été scolarisés, et des responsables locaux de l’éducation et des affaires civiles. Les autorités ont ensuite promis, le 23 novembre, de mettre en place un mécanisme pour s’occuper des enfants des rues. Reste à espérer qu’elles prennent davantage en compte les facteurs humains dans l’aide à la pauvreté.

Leur presse (Brice Pedroletti à Pékin, LeMonde.fr, 26 novembre 2012)

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[Révolution égyptienne] No pasaran ! Les Cairotes retournent place Tahrir (2)

Heurts entre opposants à Morsi et policiers place Tahrir

Des heurts ont éclaté place Tahrir au Caire mardi entre forces de l’ordre et opposants au président Mohamed Morsi qui réclament l’abrogation d’un décret qui, disent-ils, menace de plonger l’Égypte dans une nouvelle ère dictatoriale.

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(…) La police a fait usage de gaz lacrymogène contre des jeunes manifestants qui leur jetaient des pierres dans les rues adjacentes à la place Tahrir, symbole de la révolution qui a renversé le régime d’Hosni Moubarak en février 2011.

Des manifestations ont également eu lieu à Alexandrie, Suez, Minya et d’autres villes du Delta du Nil.

Un manifestant de 52 ans est mort après avoir inhalé du gaz. Il s’agit du second décès survenu lors de manifestations depuis jeudi, date de la publication du décret controversé. (…)

« Nous ne voulons pas d’un nouveau dictateur. Le régime de Moubarak était dictatorial. Nous avons fait la révolution pour avoir la justice et la liberté », explique Ahmed Husseini, 32 ans, présent tôt mardi sur la place centrale du Caire. (…)

Leur presse (Reuters, 27 novembre 2012)

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[Chronique de Youv derrière les barreaux] « Même le sheïtan ne veut plus danser sur la même piste que toi »

http://juralib.noblogs.org/files/2012/09/0513.jpg[9 avril 2012]
Génération…

Démarre au quart de tour en bas des tours, plus de haine que dans le film de Kassovitz, mange des sandwichs sans vitamine, v’là la mine des daronnes de cette génération sans nom ! Musculation à fond, nique tout le monde, tellement ils se niquent eux-mêmes, grandi dans un nid de têtes cramées au jerricane, amitié inexistante même sous ahia que ça siphonne comme une chicha, tu te méfies de ton assos saucé, par un Jacques Mesrine devenu Jacques Miskine, quand il s’est fait fumer porte de Clignancourt, toutes les folies ont une fin, même si ta faim justifie les moyens, y a pas moyen que tu montres tes sentiments à cette meuf qui t’a attendu les pieds joints, quand tu enfilais et enchaînais les joints en cour de promenade, génération sans remède encore moins de vaccins, maladie incurable, et durable, personne n’est à l’abri, du « Wesh ! Hé je vais te niquer ta mère ! » cette phrase a engendré des larmes de sang, a déterré des haches de guerre, même sans avoir fait le service militaire, se mangent entre eux comme des mantes religieuses, ça nous rappelle que Malcolm X s’est fait fumer par un renoi, il y a que vue du ciel, que la terre paraît si belle !

Sombre comme une fille qui s’est fait tourner dans une cage d’escalier par les Dalton ! Et entendre dire par l’un de ces violeurs « Ouais wallah elle était consentante hein ! » Pffffffffffff wesh ?!!!

Génération juste le hellel ça me suffit, comme les chéris saoudiens qui se marient à chaque escale, contaminés comme à Tchernobyl, on s’enfonce dans ce sable mouvant, ne les prends pas pour ce qu’ils ne sont pas, appelle un chat un chat ! Enferme ton chien dans une cave sans lumière sans nourriture, et ne t’étonne pas que le jour où tu le ressortiras il te fasse pas un câlin mais t’arrache la main, y a pas de place pour se plaindre, le pourboire n’est pas obligatoire, l’amour s’est sauvé dans ce dernier texto mais ton i-Phone y est pour rien, t’as beau la supplier de revenir mais tes coups lui ont fait attraper l’Alzheimer, elle t’a rayé de sa mémoire.

Génération de poissards cramés jusqu’à l’entrée de cette boîte, même le sheïtan ne veut plus danser sur la même piste que toi, le respect avant l’oseille OK mais difficile de te faire respecter avec ton jean slim, paraître au lieu d’être dure génération.

VITE PASSONS À LA SUIVANTE EN ESPÉRANT QU’ELLE SOIT MOINS PIRE…

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[Fiat Pomigliano, Italie] « C’est de l’esclavage ! T’as qu’à venir travailler sur la chaîne toi aussi ! »

« C’est de l’esclavage ! T’as qu’à venir travailler sur la chaîne toi aussi ! » hurle un ouvrier au cours d’une assemblée à l’usine Fiat de Pomigliano en réponse à Joseph Terracciano, secrétaire général de la fédération de la métallurgie CISL de Naples.

Le même Terracciano qui déclare dans son discours : « Nous sommes exactement à l’opposé du passé, parce que dans le passé il y avait une logique antagoniste. Aujourd’hui, la priorité est de savoir comment nous assurons la compétitivité de cette usine dans le pays et dans le monde de la concurrence. »


Fabbrica Italia Pomigliano, gli operai: “Il nuovo contratto contro i diritti”

I lavoratori disertano la prima assemblea convocata nel chiuso della mensa e non, come è sempre stato, in uno dei piazzali della fabbrica. Un lavoratore in cassa integrazione: « Non denigriamo l’azienda, ma la sola produzione della Panda non può garantire il lavoro per tutti i tremila che sono ancora fuori dallo stabilimento ».

“I lavoratori non stanno lì a prendersi le frustate, i lavoratori hanno i rappresentanti sindacali che prima o poi dovranno essere eletti da voi”. Giuseppe Terracciano, segretario generale della Fim Cisl Napoli non fa in tempo a finire la frase che dalla platea si alza un coro assordante di fischi. “Qua sta la schiavitù”, “vieni a lavorare anche tu sulla linea!”, gli urla qualcuno, mentre lui prova a riprendere la parola: “Se tra di voi c’è qualcuno che pensa che ci sia la frusta e non lo denuncia alle organizzazioni sindacali io penso che sia sbagliato”. A giudicare dalla registrazione che ilfattoquotidiano.it ha potuto ascoltare per intero, la prima assemblea degli operai dalla nascita di Fabbrica Italia Pomigliano (Fip) non è stata certo un successo. Di sicuro non lo è stata per le tute blu già riassorbite in Fip – solo poco più della metà era presente all’incontro – e neppure per i sindacati, come ammette lo stesso Terracciano all’inizio del suo intervento: “A me dispiace personalmente, ma credo che dispiaccia anche a tutti i miei colleghi, che quest’assemblea non sia partecipata complessivamente”.

Certo, deve aver influito anche il fatto che all’incontro erano stati invitati solo gli operai riassorbiti in Fip e non pure i circa mille che lavorano alla Panda anche se il contratto ce l’hanno ancora con Fiat Group Automobiles. Oppure la scelta di convocare l’assemblea nel chiuso della mensa e non, come è sempre stato, in uno dei piazzali della fabbrica. Off the record, però, molti ammettono di non aver partecipato perché non approvano la “nuova cultura sindacale” che c’è in fabbrica dalla nascita della newco, quella che lo stesso Terracciano descrive nel suo intervento: “Siamo esattamente all’opposto del passato, perché in passato c’era una logica antagonista. Oggi la priorità è come noi assicuriamo la competitività di questo stabilimento nel Paese e nel mondo per gareggiare”. Senza “denigrare” la Fiat, come invece starebbe facendo la Fiom. “Parlare contro Pomigliano – continua – non è solo un danno a voi, ma anche a quelli che stanno fuori. Ghettizzare, svalutare questo modello, significa fare una concorrenza contro la realtà di Pomigliano, contro i lavoratori. Demonizzano la Fiat e ci accusano di essere servi dei padroni. Noi facciamo gli accordi, non siamo servi”. Gli fa eco un delegato Rsa Fim, che ricorda come “quei diciannove che sono fuori, che dicono che in questa fabbrica si calpestano i diritti, quando entreranno dovranno firmare pure loro il nuovo contratto”.

Eppure è proprio Terracciano a far riferimento nel suo intervento a una pratica denunciata da tempo dagli operai non ancora riassorbiti in Fip e di cui nessuno, Fiom a parte, aveva finora parlato: la ‘messa nell’acquario’, e cioè la ‘confessione’ pubblica degli operai costretti ad ammettere gli errori commessi durante il proprio turno di lavoro a dirigenti e team leader in una stanza con le pareti in vetro. Una pratica cui il segretario Fim aggiunge un particolare inquietante: “A me risulta che alla messa stanno partecipando anche i sindacalisti delegati – dice – E se alla messa partecipano pure i delegati, voi dovete dire ai vostri delegati, e siamo per sostenerli, le cose che non vanno e insieme dobbiamo trovare la soluzione con l’azienda per risolverle”. “E’ la conferma delle nostre preoccupazioni – dichiara Antonio Di Luca, operaio in cassa integrazione iscritto alla Fiom – Quel che rattrista è che continuano a dire che denigriamo la Fiat. Non è così. Nessuno di noi ha mai parlato male della fabbrica, ma ci siamo da sempre scagliati contro il nuovo contratto, perché siamo convinti, e lo vediamo ogni giorno, che leda i diritti delle persone. Non abbiamo parlato mai male neanche della Panda, un’ottima auto che si sta giustamente ritagliando uno spazio importante sul mercato. Sappiamo, però, che la produzione di un solo modello non può garantire il lavoro per tutti i tremila che sono ancora fuori dallo stabilimento di Pomigliano e dagli altri impianti dell’indotto”.

A tremila tute blu, entro il prossimo 28 novembre dovranno essere sottratti 19 operai, che la Corte d’appello di Roma ha imposto a Fiat di riassumere. Diciannove operai che dal giorno del referendum in fabbrica non hanno messo più piede. E che per entrare saranno comunque costretti a firmare il nuovo contratto con l’azienda. Compreso Di Luca. “Ma firmeremo un contratto di lavoro come operai – dice – Si tratterà di contratti individuali, che non riguarderanno la Fiom. Il sindacato sarà libero comunque di esercitare tutti i diritti contenuti nel titolo terzo dello statuto dei lavoratori: costituzione delle Rsa, assemblee, referendum, trasferimento dei dirigenti delle Rsa, permessi retribuiti, permessi non retribuiti, diritto di affissione, contributi sindacali e locali della rappresentanza sindacale”. Tutto come prima del referendum, insomma. Come se questi due anni non ci fossero mai stati.

Presse esclavagiste (Andrea Postiglione, IlFattoQuotidiano.it, 25 novembre 2012)

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[Notre-Dame-des-Landes] « J’avais oublié que des balances se cachent dans les émeutiers » (Youv – partie 2)

Quatre interpellations et un gendarme blessé à Notre-Dame-des-Landes

NOTRE-DAME-DES-LANDES (France / Loire-Atlantique) — Quatre personnes ont été interpellées et un gendarme en civil blessé à la tête lors de l’assaut, par les forces de l’ordre, d’une barricade érigée sur une route de Notre-Dame-Des-Landes par des opposants au projet d’aéroport nantais, a constaté l’AFP.

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Un opposant au projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes interpellé par la police, lundi 26 novembre 2012

Les opposants cagoulés — repliés dans un champ voisin — ont continué de tirer des fusées de détresse sur les gendarmes pendant les travaux de destruction à la nuit tombante.

Au moins une dizaine de gendarmes habillés comme des opposants se trouvaient sur la barricade et ont exhibé des bandeaux avec la mention gendarmerie au moment de l’assaut, a constaté l’AFP.

Habillés de vêtements maculés de boue, certains avec des sacs poubelles en guise de protection imperméable, ils ont procédé à plusieurs interpellations.

C’est l’un de ces gendarmes infiltrés qui a été blessé à la tête et aussitôt évacué par un véhicule de secours.

La barricade, qui se trouvait au lieu-dit Le Sabot, est tombée très rapidement, après des tirs de grenades lacrymogènes de gendarmes sur les manifestants, qui ont répliqué avec des cailloux, des bouteilles en verre, des feux d’artifice et des fusées de détresse.

Cette intervention faisait suite à celle, en début d’après-midi, contre une autre barricade sur cette même RD281, qui était interdite à la circulation ou, selon les jours, filtrée à l’aide de chicanes par les opposants anticapitalistes à l’aéroport depuis près de trois semaines.

Le dégagement de ces barricades constituait selon la préfecture un préalable à l’ouverture de négociations avec les associations adversaires de l’aéroport.

La deuxième barricade aussitôt tombée, un communiqué de la préfecture annonçait des propositions de négociations, avec notamment le retrait des forces de gendarmerie, sous condition du gel de la construction de nouvelles habitations sur la zone du projet d’aéroport.

Presse aéroportée (Agence Faut Payer, 26 novembre 2012)


COPWATCH : à toutes les personnes qui luttent à NddL

Ce lundi 26 Novembre 2012, une dizaine de gendarmes en civil se sont introduits parmi les opposants afin d’y réaliser un total de 4 interpellations lors de l’assaut d’une barricade. Des personnes présentes sur place nous ont indiqué que les gendarmes avaient été repérés, revêtus avec des vêtements boueux en mode « contestataire ». D’une part, nous tenons à rappeller que chacun a le droit à la légitime défense. Rien n’indique officiellement qu’un gendarme en civil criant « gendarmerie » afin de réaliser une interpellation est un gendarme. Tout le monde peut dans ce cas être et jouer au gendarme en se trouvant un brassard orange sur « le marché ». Officiellement c’est une agression. L’autodéfense est donc un droit. C’est comme pour la BAC.

http://juralib.noblogs.org/files/2012/11/0521.jpgD’autre part, nous demandons à tous et à toutes que le plus grand nombre de photos de gendarmes mobiles soient prises (peu importe les grades). Le groupement présent sur place est le III/3 de la gendarmerie mobile de Nantes. Parmi ce groupement nous sommes particulièrment attentifs aux blessures effectuées par les diverses armes à effets cinétiques et de type flashball. L’escadron ciblé est le 31/3 de Nantes.

Il est important que des photos de titulaires de lance grenades cougar et de LBD soient prises en priorité.

Indymedia Nantes, 27 novembre 2012


Notre-Dame-des-Landes : des flics en civil s’infiltrent sur une barricade et arrêtent plusieurs de nos camarades

Hier, sur la barricade-sud à hauteur du pré qui va au Far-Ouezt nous sommes une centaine à faire face aux forces du désordre afin de défendre un de nos derniers lieux-de-vie encore intact.

Il est 16 heures. Une cinquantaine de Play-mobiles se mettent en formation d’attaque en moins d’un quart d’heure.

6-7 personnes masquées passent la barricade, se rapprochent dangereusement des flics et incitent les autres camarades à se rapprocher aux aussi de la flicaille. À nouveau 7-8 potes passent la barricade ce qui surprend les résistant.e.s restés derrière. Du coup, ils se retrouvent à une quinzaine à faire face à la charge des forces de destruction de l’État saucialiste sans aucune protection.

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Alors qu’un nuage de lacrymos envahie la barricade, nous voyons subitement une scène hallucinante se dérouler sous nos yeux, nos camarades se battre entre eux.

Nous comprenons rapidement qu’il s’agit d’infiltrés.

Deux BAC-heuh (flics en civil ou gendarmes peu importe) déguisés en mode black-block jettent littéralement un des nôtres dans le fossé. Deux autres BAC-heuh défoncent un camarade et le plaquent au sol.

Tout va très vite, derrière la barricade, les nombreux tirs de lacrymos rendent d’un coup l’air irrespirable et obligent la résistance à reculer.

Alors que derrière le chaos est total, le mur de Play-Mobiles s’arrête à trois mètres de la barricade et nos potes disparaissent rapidement derrière eux.

Tout était calculé au millimètre. La flicaille vient pour la première fois depuis le début de l’opération César, initiée le 16 octobre dernier, d’arrêter au moins 4 de nos camarades sur une barricade. C’est en effet la première fois que des flics s’infiltrent parmi nous de la sorte.

Il est évident que les raclures mafieuses qui sont directement intervenues ont volontairement isolé nos potes, les incitant même à les suivre et à se rapprocher le plus possible des forces armées terroristes saucialistes afin de les défoncer et de les arrêter en soit disant flagrant délit alors que nos camarades ne font que défendre les derniers lieux de vie encore debout après 6 semaines de destruction systématique de la ZAD.

Alors que le Gouvernement, par la bouche du Préfet de Loire-Atlantique, ose parler d’apaisement, cette ultime provocation de l’État terroriste remet les pendules à l’heure et détruit, de fait, toute possibilité de dialogue en utilisant ce genre de procédés immondes.

La seule alternative qu’a le Gouvernement saucialiste est de retirer au plus tôt les agents provocateurs qu’il envoie sur les barricades et sur nos lieux de vie (flicaille en civil, indics, etc.) ainsi que toute présence militaire sur la ZAD.

http://juralib.noblogs.org/files/2012/11/0326.jpgRien n’est à négocier. Le projet d’Ayraultporc doit être définitivement abandonné au plus vite à moins que le gouvernement n’ait pour unique désir de continuer à jeter de l’huile sur le feu en pariant sur un hypothétique pourrissement alors qu’il est le seul responsable de cette situation qui lui échappe totalement.

Que le gouvernement ne se fasse aucune illusion, il est aux abois et il n’arrivera jamais à entamer notre détermination malgré ses basses manœuvres.

Non à projet d’Aéroport et à la destruction de 2000 hectares de bocage et de lande !

Non aux provocations de la flicaille saucialiste !

Notre mode de vie autogéré, sans chef, sans aucune hiérarchie, qui refuse en bloc la société consumériste capitaliste que l’on veut nous imposer, n’est pas négociable.

Nous sommes ici chez nous et nous ne partirons pas.

La répression d’État ne passera pas !

Libération immédiate de nos camarades arrêtés hier !

Vinci dégage !

Des zadistes témoins oculaires directs des arrestations de nos camarades

Toutes les infos et plus encore sont sur le site de la ZAD : Zone À Défendre – Tritons crété-e-s contre béton armé

Bob 92 Zinn, 27 novembre 2012


Notre-Dame-des-Landes : un mois avec sursis pour un jet de bouteille sur des gendarmes

Un opposant au projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes, interpellé samedi lors des affrontements avec les forces de l’ordre, a été condamné en comparution immédiate à un mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique).

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Les opposants contre les forces de l’ordre, samedi 24 novembre 2012

L’homme, un agriculteur de 53 ans dont la ferme est concernée par les travaux pour réaliser les accès routiers à l’aéroport, était poursuivi pour avoir lancé une bouteille en direction de trois gendarmes mobiles, sans faire de blessé.

Le procureur de la République avait requis 6 mois de prison avec sursis à son encontre, soulignant la nécessité d' »arrêter ce type de comportement et cette perte de repères dans les manifestations ».

Le prévenu, qui a reconnu les faits, a également été interdit de séjour pendant deux ans dans les quatre communes sur lesquelles s’étend la zone réservée au futur aéroport controversé (Notre-Dame-des-Landes, Vigneux-de-Bretagne, Grandchamps-des-Fontaines et Treillières). (…)

Presse aéroportée (Fabienne Béranger avec l’Agence Faut Payer, pays-de-la-loire.france3.fr, 26 novembre 2012)

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[Colombes, samedi 1er décembre] Commémoration « Mahamadou Maréga mort il y a deux ans »

http://juralib.noblogs.org/files/2012/11/0331.jpgM. Mahamadou Maréga est mort plaqué face contre le sol d’un ascenseur par plusieurs policiers, ses pieds et mains étaient attachés. Il a été asphyxié au gaz lacrymogène, électrocuté par 16 tirs de Taser dont plusieurs en contact direct et matraqué à sang par 17 policiers venus l’expulser de son domicile. Ses voisins témoignent avoir entendu les appels au secours de Mr Maréga pendant qu’il se faisait torturé par ces policiers qui ricanaient en le regardant se tordre de douleur et hurler. Aucun de ses bourreaux n’a eu pitié de lui. Qui aurait pu sauver sa vie ?

Nous commémorons sa mort pour lui rendre sa dignité volée par ces policiers et le juge qui a rendu une ordonnance de non-lieu 2 ans après. Malgré la décision du Défenseur des droits qui recommande que des poursuites disciplinaires soient engagées à l’encontre des gardiens de la paix RAMOS et MAHMOUDI et que Messieurs LE GAL, BAUDOIN, GAUDIN et NASSOY fassent l’objet de sanctions disciplinaires. Et, cette décision démontre la qualification pénale des faits. À quoi sert le Défenseur des droits, si ses recommandations ne sont pas prises en compte par les juges d’instruction ?

RdV le samedi 1er décembre 2012 à 14H00
555 rue Gabriel Péri – 92700 Colombes
Accès : RER A Nanterre Université + Bus 304 : Arrêt 4 Chemins-Aragon / RER A La Défense + Bus 272 : Arrêt Place de Belgique / Train : La Garenne Colombes + Bus 167, 367, 161 : Arrêt 4 Chemins-Aragon.

Plus d’informations : BlogContact

Infozone, 27 novembre 2012

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[Notre-Dame-des-Landes] À toutes/tous celles/ceux qui hésitent à venir sur la ZAD en soutien à la résistance, suivi de petites précisions sur le mouvement libertaire

La ZAD est grande, très grande… Environ 1650 hectares sans compter l’emprise du projet de barreau routier, ce qui porte à 2000 hectares l’emprise totale du projet. (et à plus de 20 000 hectares dans le futur, si l’on prend en compte tous les projets de développement prévus entre le projet d’aéroport de NDDL et Nantes !) [Sur l’urbanisation des terres agricoles, un article qui fait bien réfléchir].

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Du coup, vous imaginez bien que lorsque l’on dit que la ZAD est sous occupation militaire, on ne dit pas qu’il y a un flic par m², ce qui porterait les effectifs à plusieurs dizaines de milliers ! Quand il y a opération militaire, et en ce moment c’est tous les jours, les principales routes de la zone sont bloqués ou filtrés à des points clés, et les militaires sont présents sur les lieux visés. Sur le reste de la ZAD, on peut heureusement encore circuler librement (si ils en avaient les moyens, on se dit qu’ils seraient bien capables de nous empêcher de le faire !). Par des petits chemins, par les champs, par les taillis il est possible de rejoindre des lieux calmes pour prendre des nouvelles, amener du ravitaillement … comme à la Vache Rit. Si c’est pour participer directement à la résistance, vous trouverez surement au détour d’un chemin, d’un champ … un camarade qui vous indiquera facilement où et comment venir les aider.

Une petite carte mise à jour pour vous repérer

et des informations pratiques ici pour vous rendre sur la zone

Pour ceux/celles qui auraient juste peur de la violence « légitime (sic) d’État », ce qui est compréhensible, les affrontements avec les forces d’occupation militaire sont très localisés. Sur le reste de la ZAD, la vie suit son cours (enfin, sauf quand les grenades assourdissantes nous rappellent que des camarades se font sûrement mutiler !). Si vous ne souhaitez pas participer directement à la résistance, c’est largement possible de rester en retrait et d’aider : à l’infirmerie, à la logistique, à la communication des infos, à des constructions sur des cabanes (et là y’a de quoi faire :), …)

Enfin, pour ceux/celles qui ont peur des anarchistes, libertaires, encagoulés ou autrement nommés par les terroristes d’État : ultra-gauchistes (sic, bravo pour la caricature et la fabrication de l’ennemi intérieur) … il est bon de rappeler certaines choses :

• d’abord nous sommes humains comme vous toutes/tous, capables d’empathie, de gentillesse (même parfois pour un flic qui ose sourire à nos blagues, et surtout pour un flic qui démissionne) mais aussi capables de rage, de colère lorsque l’on voit des lieux magnifiques se faire détruire, nos camarades se faire gazer et mutiler, suffoquer sous les lacrymos (et alors on résiste comme on peut : cailloux, branches, bouteilles…)

• nos cagoules, vêtements noirs, lunettes, gants ne sont pas des habits professionnels. Ils servent à nous protéger de l’identification et du fichage généralisé, et de la criminalisation du militantisme. De plus en d’actions autrefois considéré comme légitimes, sont criminalisés par la justice étatique ! Et que dire du fichage ADN qui menace profondément notre liberté (n’oublions pas que pas mal de dictateurs ont été élus sous un régime démocratique, que fera-t-on de ces fichiers si cela se produit par chez nous ?! Et que dire de notre liberté de résister à des lois et projets destructeurs de nos vies et de nos libertés !)

• notre idéologie libertaire ne prône pas la violence comme une fin en soi. D’ailleurs notre idéologie n’est pas unique et figée. Elle est en perpétuel mouvement, multiple et ne se fige pas dans des carcans idéologiques. La non-violence fait partie de nos actions, comme parfois la violence, lorsqu’elle s’impose comme un acte de résistance nécessaire à la violence « légitime d’État ». Notre idéologie ne prône pas le désordre, elle prône l’auto-organisation. Oui, vous avez bien entendus : « organisation ». Nous nous battons contre l’injustice, les privations de liberté, pour l’autonomie et la solidarité. Nous ne sommes pas des professionnels de l’activisme, nous nous battons parce que nous ne voulons plus vivre dans un monde sclérosé par les intérêts de quelques-un-e-s ; et croyez-nous, la plupart d’entre nous préféreraient cultiver leur jardin, lire, construire des cabanes, discuter de tout et de rien, effectuer du troc, vivre en harmonie avec la nature et ses habitant-e-s … tiens d’ailleurs c’est ce que faisaient les camarades (majoritairement libertaires d’ailleurs) de la ZAD, avant que l’État se dise que cela représentait sûrement un danger, toute cette liberté et cette capacité à se débrouiller sans lui !

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Y’aurait beaucoup de choses à dire sur le mouvement libertaire, et avant de cracher dessus, on aimerait bien que certain-ne-s d’entre vous s’informent un peu. Voici de quoi le faire :

fra.anarchopedia.org

ecolib.free.fr

www.infokiosques.net

drapeaunoir.org

juralib.noblogs.org

et tout un tas d’autres que vous trouverez en fouillant sur le net.

Merci en tout cas du soutien affiché sur la ZAD et partout ailleurs ! Cela nourrit la lutte et les autres luttes contre le bétonnage de nos vies !

Continuons la résistance !

Défendons notre droit à l’auto-détermination !

Battons-nous contre leur monde mortifère !

Un membre du CLCA, 27 novembre 2012

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[Cirque électoral] Des libertaires au parlement catalan ?

Des libertaires au parlement catalan ?

Ce dimanche 25 novembre, le gouvernement nationaliste catalan de droite (CiU) a convoqué des élections anticipées au parlement catalan. Jusqu’ici rien d’exceptionnel, mais avec le terrible contexte social de crise et le gouvernement espagnoliste du PP à Madrid, l’historique tension entre la Catalogne et Madrid s’est énormément accentuée. Le 11 septembre, plus d’1 million de personnes (pour un pays de 6 millions d’habitant-e-s) manifeste pour réclamer l’indépendance. La clameur populaire est aussitôt reprise à son compte par le gouvernement, comme un parfait écran de fumée pour masquer les sujets sociaux brûlants (accès au logement, à la santé, à l’éducation ou corruption de la classe politique). La manœuvre semblait profiter surtout aux gouvernements de droite catalan et espagnol très largement critiqués notamment avec la grève générale massivement suivie du 25 novembre dernier, chacun s’accusant mutuellement d’être responsable de tous les maux du pays. Bref, ces élections étaient considérées comme les plus importantes depuis la chute de Franco et pouvant marquer un tournant dans la vie politique nationale.

Un parti « anti-parti » ?

Dans ce contexte d’exception, la CUP (Candidatura de unitat popular) a décidé de se présenter pour la première fois aux élections nationales quand jusque-la elle participait seulement aux élections municipales. Ce parti s’inscrit dans un mélange de marxisme hétéroclite, de lutte de libération nationale (semblable à ce qui peut exister au Pays Basque, la lutte armée en moins) et de municipalisme libertaire. Le fonctionnement est assembléaire, les députés/délégués sont soumis à une consultation permanente de la base, se revendiquant de la démocratie directe. Les candidat-e-s choisi-e-s sont pour la plupart issus des mouvements sociaux. Ainsi David Fernandez, la tête de liste est un des journalistes de la Directa, hebdomadaire des luttes locales, et s’est fait connaître notamment pour dévoiler de nombreux cas cas de corruption. il est également militant de base du mouvement coopérativiste autogestionnaire, insoumis, proche des squats, membre de la Coordination pour la prévention de la torture et participant de tous les combats de ces 15 dernières années…

Enthousiasme, doutes et critiques

Et là, le débat classique de participer ou non au spectacle des élections a pris un tournant assez étonnant. De nombreux révolutionnaires — qu’illes soient libertaires, autonomes, communistes, participant-e-s du 15M — ont ainsi soutenu publiquement la campagne de la CUP comme le fait ici un militant du 15M : « La CUP ne nous représente pas, puisque personne ne nous représente. La CUP n’est ni l’avant-garde ni la courroie de transmission des mouvements. Simplement c’est une partie des mouvements. Ses militant-e-s participent au jour le jour dans les luttes pour le logement, les services publics, le coopérativisme, le féminisme, l’écologie, le mouvement de voisin-e-s. Les mouvements lui exigeront, comme jusqu’ici, que ça ne soit pas une participation intéressée et électoraliste ; pour ce que je connais de la CUP le principal risque n’est pas celui-ci, sinon qu’en cas de succès, les énergies de nombreuses personnes se concentrent sur le travail parlementaire au lieu de continuer de participer d’autres espaces. L’entrée au parlement, illes l’ont présenté comme une expérimentation de laquelle apprendre. Illes veulent être une caisse de résonance qui dialogue directement avec les mouvements sociaux depuis le respect pour l’autonomie de ceux-ci. »

De nombreuses voix se sont également fait entendre pour rappeler que dans l’histoire de nombreux camarades libertaires ont tenté l’aventure parlementaire et que celle-ci s’est souvent soldé par un échec ou par une récupération par le pouvoir. De nombreux doutes planent sur la capacité de la CUP de ne pas tomber dans les travers de la démocratie représentative avec ses leaders professionnels de la politique, ses débats politiciens et sa logique éléctoraliste.

En tout cas, il est fort à parier que les révolutionnaires n’avaient pas participé aussi massivement aux élections ici depuis les années 30. Le résultat c’est que trois personnes parti prenantes des luttes sociales se retrouvent désormais avec un siège de député. À charge pour eux de se maintenir intègres et combatifs dans le « cœur de la bête » et pour les mouvements de ne pas attendre que le changement vienne du parlement.

Sans-titre-diffusion, 26 novembre 2012

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Petit kit d’autodéfense à Pôle Emploi

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Union locale CNT-AIT du Puy de Dôme

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