[PCC dégage !] Breath and truth

Des moines tibétains enfermés dans leur monastère par les autorités chinoises

Depuis le 17 mars, le monastère de Tongkyap, situé à Gadê, dans le nord-est du Tibet, est la cible des autorités chinoises. Des centaines de moines y sont enfermés pour subir une « rééducation politique ». Leur tort : avoir permis la publication du livre écrit par l’un des leurs et portant sur les immolations par le feu auxquelles ont eu recours de nombreux moines tibétains depuis 2008.

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La cour du monastère de Tongkyap.

http://juralib.noblogs.org/files/2013/03/0412.jpgBreath and truth a été écrit par le moine Titsun. Le livre se veut un essai sur les immolations et présente également une biographie du lama Saop Rinpoche, issu du même monastère, qui s’est immolé par le feu le 8 janvier 2012. Publié le 8 mars par les moines de Tongkyap, l’ouvrage a fortement déplu à Pékin qui a envoyé des fonctionnaires et des policiers le 17 mars au monastère. Le moine Titsun serait quant à lui détenu par la police depuis le 11 mars.

Selon l’organisation International Campaign for Tibet, 89 Tibétains se sont donnés la mort en s’immolant par le feu depuis 2009. De nombreux Tibétains accusent Pékin de ne pas respecter leur culture et leur religion et réclament l’indépendance de cette province de l’est de la Chine ainsi que le retour de leur chef spirituel, le Dalaï-Lama, aujourd’hui en exil à Dharamsala. Le Tibet, ainsi que les zones tibétaines des provinces limitrophes, sont totalement interdites d’accès aux journalistes.

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Le Centre tibétain des droits de l’Homme (TCHRD), basé à Dharamsala en Inde, a publié cette photo, qui montre des voitures blanches d’officiels chinois stationnant à l’entrée du monastère.

« Les autorités ont le monastère de Tongkyap dans le collimateur car c’est un monastère rebelle »
Tongnyi Dhontok Rinpoch est un ancien moine bouddhiste. Il a quitté Gadê en 1997 et vit désormais en Europe.

Les moines ont organisé le 10 mars une célébration pour marquer le 54e anniversaire de la révolte tibétaine de 1959 et le cinquième anniversaire du soulèvement de 2008. Ils sont sortis du monastère pour se rendre à un monument sacré, érigé à proximité, avec les traditionnelles lampes à beurre de yack [les moines tibétains font brûler le beurre de yack comme une offrande, NDLR]. Au cours de cette procession, ils ont pris la parole et évoqué la répression chinoise à l’encontre des Tibétains et les immolations par le feu auquelles ont eu recours certains moines. Ayant vécu à Gadê, j’ai quelques contacts sur place qui m’ont affirmé que beaucoup d’habitants ont assisté à cette commémoration. Ça n’a certainement pas plu aux autorités chinoises.

Elles ont le monastère de Tongkyap dans le collimateur car c’est en quelque sorte un monastère rebelle : un des moines, Nyima Woeser, avait déclenché en 2007 un premier mouvement de protestation, qui lui a valu de passer six ans en prison. Libéré, après avoir été torturé selon ses dires, il a regagné le monastère début 2013. Le monastère était par ailleurs parmi les premiers à se soulever en 2008. Et à tout cela s’ajoute évidemment la publication par le monastère du livre de Titsun [deux jours avant la commémoration, NDLR].

Les officiels chinois ont d’abord voulu s’installer dans une sorte d’hôtel aménagé pour les touristes au sein du monastère, mais les moines ont refusé. Du coup, ils ont monté des tentes à l’intérieur de la cour du monastère. Selon mes informations, des femmes de Gadê leur font à manger et leur apportent la nourriture.

Les moines vont très probablement subir une « rééducation » [une information confirmée par le Centre tibétain des droits de l’Homme qui affirme que les moines seront incités à dénoncer ceux qui ont participé à la publication du livre, NDLR]. J’ignore en quoi elle consistera exactement, mais on peut parier que comme souvent, pendant au moins un mois, ils seront obligés de répéter à longueur de journée qu’ils détestent le Dalaï-Lama, ne le reconnaissent pas, qu’ils s’engagent à ne jamais avoir de contact avec lui, et devront également répéter le texte de la Constitution ainsi que des lois chinoises ou affirmer qu’ils serviront la Chine.

Ils pourraient également se voir confisquer leur carte d’identité car la Chine délivre des documents d’identité spécifiques aux moines les autorisant à résider et étudier dans des monastères. Dans ce cas, s’ils veulent continuer à être moines, cela serait dans l’illégalité donc encore plus dangereux pour eux.

Presse combustible (Observers.France24.com, 20 mars 2013)

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[Gland, Suisse] Nique la police

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(…) L’adjudant Ehinger indique que d’autres investigations sont en cours, notamment pour identifier l’auteur des inscriptions « NLP » (nique la police) commises sur les vitrines du poste de gendarmerie en décembre dernier. (…) – Publié par des larbins de la maison Poulaga (Yves Merz, 24heures.ch, 19 mars 2013)

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[Notre-Dame-des-Landes] Sème ta zad sur la D281 : sous le béton pioché, la terre libérée !

La D281, à l’est de la ZAD, deviendra-t-elle un véritable jardin collectif ? Un chemin piétonnier interdit aux véhicules motorisés et polluants, spécialement ceux des forces du désordre ? Un chemin de liberté, où la terre reprendrait sa liberté face à son geôlier le plus destructeur, le béton armé, armé de toutes les envies de domination de ses concepteurs ?

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Depuis plusieurs jours, à chaque lever du soleil, la D281 se déleste un peu plus de son bitume malodorant pour mieux retrouver la fraîcheur du printemps qui approche. La terre nourricière reprend ses droits. Mais aidé par qui ?

Certaines rumeurs mentionnent d’étranges lutins, qui revenus du fond des âges, à la faveur de l’innocupation militaire de la route et de l’absence du contrôle de l’État effectuent des danses mystérieuses sur la D281. Des danses rythmées du son des pioches, des masses et des pelles. Des danses incontrôlées mais fertiles, puisqu’ils laisseraient derrière eux une terre ensemencée ! Oui, ensemencée ! Se mettraient-ils à la culture ?! Les plus inconscients pensent qu’ils souhaitent simplement que les passants de cette route puissent s’y servir librement en légumes, fruits et céréales. Comment, une zone de gratuité alimentaire ?!

Ces petits êtres étranges penseraient par là-même rendre à cette zone la vie bouillonnante qui lui était autrefois habituelle. Une vie bien lointaine depuis que les engins crasseux et malodorants, que l’on appelle voitures ont empêché nombre d’animaux de la parcourir, nombre d’habitant-e-s de ne plus s’y arrêter et de ne plus s’y croiser, nombre d’instants de vie éphémères mais tenaces de ne plus s’y dérouler.

Enfin, ce ne sont que des rumeurs. On n’en sait rien. Toujours est-il que chaque matin, sous le béton pioché, la terre est libérée… et que l’on entend parfois derrière les haies habitées, les ricanements de petits êtres décidément bien effrontés…

Bien sûr il y en aura toujours pour s’en offusquer, mais s’y sont-ils arrêtés, je veux dire vraiment arrêtés, sur cette zone libérée ?

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Certain-ne-s d’entre nous auraient surpris des lutins en plein acte. Voici en exclusivité les outils qu’ils ont laissé sur place. On se pose par contre des questions sur la signification de la pose du panneau interdit… zone interdite aux bleus et autres agents de la terreur et du béton ? Étrange ces lutin-ne-s…

Un ami de l’an 01

Collectif de lutte contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, 20 mars 2013

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[Mort aux El-Assad et à tous leurs complices !] Deux ans ! Nous espérons n’avoir pas trop dérangé l’humanité

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« Deux ans ! Nous espérons n’avoir pas trop dérangé l’humanité.
Semaine du refus de la trahison du sang des martyrs.
Comité local de coordination d’Al-Bou Kamal »

Blog du Monde.fr Un œil sur la Syrie

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[Rennes, vendredi 22 mars] Contre le flashball et son monde, ne désarmons pas !

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Audience en appel du procès de l’évasion de Palaiseau : Pièce et Bouton cousus de fil blanc

Le mercredi 20 mars 2013 a eu lieu le procès en appel d’Ibrahim El Louar, condamné à deux ans d’emprisonnement par le TGI d’Évry le 18 janvier pour « vol et violence en réunion sur agent dépositaire de l’autorité publique ayant entraîné une incapacité de travail de moins de 10 jours » et « soustraction à une mesure d’éloignement ». Il a également été condamné à verser des dommages et intérêts de 1000 et 600 euros à deux flics.

Le 16 décembre 2012, quatre prisonniers du centre de rétention de Palaiseau avaient réussi à s’évader après avoir subtilisé à un flic le badge magnétique ouvrant les portes. Suite à cela, un cinquième retenu, Ibrahim, a été arrêté et placé en garde-à-vue, accusé d’avoir participé à l’évasion. Frantz Pièce, maton au centre, l’a accusé de l’avoir ceinturé et maîtrisé pendant que les autres lui dérobaient son badge et prenaient la fuite. Sa collègue, Coralie Bouton, arrivée en renfort l’accusait elle de l’avoir fait tomber au sol et d’avoir essayé de lui prendre ses menottes et son badge.

Après une courte instruction d’un mois, il a été jugé par le tribunal d’Évry, sans bénéficier de l’assistance d’un avocat bien qu’il en ait demandé un. Lors de l’audience les faits ont été requalifiés (de « tentative de soustraction à une mesure d’éloignement et violence ayant entraîné moins de dix jours d’ITT » en « vol et violence en réunion sur agent dépositaire de l’autorité publique ayant  entraîné une ITT de moins de 10 jours » et « soustraction à une mesure d’éloignement ») de façon à pouvoir appliquer la récidive (sur une précédente condamnation pour vol) et donc faire passer la peine encourue de trois à quatorze ans.

Ce jour-là, des vidéos des caméras de surveillance du centre ont été visionnées. Comme l’a fait remarquer la défense, le tribunal devait être en possession de « lunettes spéciales qui altéraient sa capacité de vision ». En effet, sur les images que nous vu lors de l’audience d’appel, on voit que rien ne s’est déroulé comme l’on déclaré Pièce et Bouton. Déjà, on ne voit rien (les retenus qui ont dérobé le badge avaient pris le soin d’éteindre la lumière), ou presque : des ombres qui ceinturent un policier (reconnaissable à son uniforme) puis deux policiers qui tabassent quelqu’un dans un couloir. Ibrahim, qui nie depuis le début avoir participé à l’évasion, s’est par contre toujours reconnu dans la personne tabassée. Un PV établi en garde-à-vue constate d’ailleurs qu’il porte de nombreuses traces de coup. Lors de cette garde-à-vue, Ibrahim a essayé de se mutiler avec une lame de rasoir qu’il avait sur lui, ce à quoi les flics ont répondu en le gazant et en l’entravant aux pieds et aux mains jusqu’à ce qu’il soit déféré.

Lors de l’audience d’appel à laquelle une trentaine de personnes étaient présentes en solidarité, l’avocate a plaidé le fait qu’il n’avait pas pu se défendre en première instance et qu’elle-même n’avait pas pu préparer la défense comme elle l’aurait souhaité (pas eu accès aux vidéos, pas pu bénéficier d’un interprète pour s’entretenir avec son client les jours avant l’audience…). Ibrahim n’a pas varié dans ses déclarations. Il a continué à réfuter les accusations des flics et son avocate a pu mettre en avant les nombreuses incohérences existant entre les déclarations policières et les images vidéo. D’ailleurs, lors de l’exposé des faits on remarque que les déclarations des flics ont changé au cours de leurs auditions.

Le procureur a demandé confirmation des chefs d’inculpation et de la peine. L’avocate a plaidé la relaxe. Le jugement sera rendu le 2 avril à 13h, sans qu’Ibrahim ne soit extrait.

Liberté pour toutes et tous, avec ou sans papiers !
Ni prison, ni rétention !

Évasion Palaiseau, ce 20 mars 2013

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[Flics, porcs, assassins / Valls Kyste My Ass] Appel de soutien à Amal Bentounsi !

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Appel de soutien à Amal Bentounsi !

Amal Bentounsi a été convoquée le mercredi 20 février 2013 devant la police pour « diffamation envers une institution représentant l’autorité publique ». Une plainte déposée par le ministre de l’Intérieur Manuel Valls lui reproche certains contenus de son blog : urgence-notre-police-assassine.fr

Son frère Amine Bentounsi a été tué  le 21 Avril 2012 d’une balle dans le dos par un policier depuis mis en examen pour homicide volontaire. Gyrophares allumés, une centaine de voitures de police avait alors bloqué les Champs Élysées le 26 avril 2012 pour défendre leur collègue.

Quant à Nicolas Sarkozy, il avait préconisé, en leur répondant, la nouvelle notion de « présomption de légitime défense ». Souvenons-nous que Sarkozy s’était déjà attaqué à Hamé du groupe de rap La Rumeur qui avait écrit que « (…) les rapports du Ministère de l’Intérieur ne feront jamais état des centaines de nos frères abattus par les forces de police sans qu’aucun des assassins n’ait été inquiété ». Au bout de 8 ans de procédure l’État a été débouté de son action.

En s’attaquant au combat d’Amal Bentounsi  pour rendre la vérité et justice à son frère assassiné, Manuel Valls ne change pas de politique par rapport à ses prédécesseurs sarkozystes.

Nous, soussigné(e)s, dénonçons cette nouvelle tentative de mettre en cause la liberté d’expression. Nous, nous déclarons solidaires d’Amal Bentounsi, exigeons le retrait de la plainte de Manuel Valls et l’abandon de toutes poursuites judiciaires éventuelles contre Amal
Bentounsi.

Le 5 mars 2013

Premières signatures : Janos BOROVI ; Élise LANGUIN, militante d’Amnesty International ; Ivan CLAVIER ; Maurice RAJSFUS, historien ; Catherine GRUPPER, militante MRAP ; Claude GUILLON, écrivain ; Alima BOUMEDIENE, juriste internationale ; Mathieu RIGOUSTE ; Saimir MILE, président de La voix des Rroms ; Dominique GRANGE, chanteuse engagée ; TARDI, dessinateur ; Éliane BENARROSH, militante droit solidarité ; Omar SLAOUTI ; Martin ZERNER, professeur d’Université, retraité ; Jean-François FONTANA, enseignant – syndicaliste à Paris ; Natacha LE GRAND, professeur des écoles (92) ; Gaëtan LE PORHO, professeur des écoles spécialisé (92)…

Contact, signatures, soutiens à renvoyer à cette adresse

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[Do It Yourself] L’ouvrier se tue à la tâche, Le patron se tue à la hache

Il frappe son patron avec une hache

Deux hommes étaient aujourd’hui entre la vie et la mort après qu’un ouvrier a porté deux coups de hache à la tête de son employeur avant de tenter de se suicider, à Villejuif (Val-de-Marne), a-t-on appris de source policière.

Vers 13h, sur son lieu de travail, l’ouvrier a porté deux coups de hache sur le crâne de son employeur, un grossiste en matériels de chauffage, à la suite d’un différend dont l’origine est encore inconnue. Il a ensuite tenté de se suicider en se portant un coup de cutter au niveau de la gorge, a précisé une source policière.

Les deux hommes, dont le pronostic vital est engagé, ont été conduit dans deux hôpitaux, la Pitié-Salpêtrière à Paris pour l’employeur, Henri-Mondor à Créteil pour l’ouvrier.

Presse esclavagiste (Agence Faut Payer, 20 mars 2013)

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[Bouira, Algérie] « Libérez les innocents. Jugez les vampires de notre APC »

Bouira. Les familles des jeunes détenus de Takerboust se mobilisent
Sit-in devant le tribunal

Cela va faire trois mois que dix jeunes du village Takerboust, dans la commune d’Aghbalou, ont été placés sous mandat de dépôt pour avoir manifesté le jour des élections. En effet, le 29 novembre dernier, date des élections locales, avait été une journée particulièrement animée où « plus de 400 personnes » avaient pris part à des manifestations suivies de heurts avec les forces de l’ordre dépêchées sur les lieux. C’est toutefois ce qu’affirme Boubekeur, enseignant de son état, dont le fils a été incarcéré à la Maison d’arrêt de Bouira. « Depuis l’emprisonnement de ces jeunes, nous n’avons eu de cesse d’interpeller toutes les instances afin soit de les libérer, soit les inculper. De plus, s’il faut qu’ils soient inculpés, alors tous les autres manifestants doivent également l’être… nous n’accepterons pas que seuls 10 personnes payent les pots cassés ». Selon notre interlocuteur, sur les bandes vidéos ayant servi à identifier les manifestants, il n’y aurait pas uniquement quelques visages reconnaissables. « Beaucoup de familles influentes ont réussi à soustraire leurs enfants de cette affaire, nous autres familles modestes, n’ayant personne sur qui compter, nous subissons les conséquences de cette injustice… », ajoutera-t-il. « Jugez tout le monde ou libérez les prisonniers », s’égosillaient les familles et amis des détenus à l’extérieur. Après quelques pourparlers, les protestataires ont dégagé une délégation qui s’est rendue dans le bureau du procureur. Ce dernier leur aurait demandé un délai de 10 jours pour se prononcer sur cette affaire. Apparemment soulagés, les manifestants se sont dispersés dans le calme, en promettant de revenir à la charge, en nombre plus conséquent, cette fois-ci, si rien n’est entamé, soit pour les libérer, soit pour les condamner. À noter que les protestataires exigent toujours une commission d’enquête sur la gestion de la commune par l’ancien exécutif municipal.

Leur presse (Hafidh B., depechedekabylie.com, 20 mars 2013)

 

Bouira : Des villageois de Takerboust manifestent devant le tribunal

De nombreux citoyens, pour la plupart des jeunes de la localité de Takerboust relevant de la commune d’Aghbalou, à 60 km au nord-est de Bouira, ont tenu ce mardi 19 mars, un sit-in de protestation devant le siège du tribunal de Bouira pour exiger la libération des dix détenus depuis trois mois, a-t-on constaté sur place.

La manifestation visait également à protester contre la lenteur des procédures judiciaires sachant qu’aucun procès n’a eu lieu pour le jugement de ces détenus. Ces derniers avaient été interpellés par les services de sécurité et conduits au juge d’instruction qui les a placés sous mandat de dépôt. Ils avaient empêché pour rappel la tenue de l’opération de vote du dernier scrutin local du 28 novembre de l’année écoulée.

Les dix jeunes incarcérés dont des étudiants séjournent à la prison de Bouira, sans pour autant les faire bénéficier d’un procès, alors que la loi stipule que la durée d’un détenu placé sous mandat de dépôt ne pouvait pas passer les 45 jours.

Le sit in est organisé par le comité du village qui ne cesse également d’exiger une commission d’enquête sur la gestion précédente des affaires de leur commune.

Les manifestants ont brandi des pancartes et autres banderoles sur lesquelles on peut lire : « libérez les innocents. Jugez les vampires de notre APC ».

Demouche Nacer, membre du comité de soutien aux détenus dira : « nous exigeons la libération sans condition de nos enfants. Ils ont rien fait. Cela fait presque trois mois qu’ils sont en prison sans qu’un procès soit programmé ».

Leur presse (Amar Fedjkhi, ElWatan.com, 19 mars 2013)

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Carnaval des enfants sauvages à Saint-Affrique – 16 mars 2013

À Saint-Affrique, les enfants sauvages ont envahi la ville samedi dernier

Après avoir chanté et dansé, les enfants sauvages ont brûlé leur personnage géant, le caramantran en bord de Sorgue.

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L’ambiance était festive samedi après-midi, à l’occasion du carnaval des enfants sauvages. Adultes, jeunes et enfants, soit un peu moins de 300 participants se sont rassemblés sur le pont vieux avant de déambuler sur les boulevards en dansant, avec en tête de cortège un grand caramantran. Plusieurs musiciens accompagnaient le joyeux cortège, certains venants du Larzac avec des cuivres.

Enfants sauvages en peaux, buis, terre et branchages

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Les « alter-carnavaliers » ont fait une longue pause devant la mairie. Tous ont été rapidement recouverts de farine blanche, tout comme le sol de la place. Certains arboraient des peaux ou des capes, étaient recouverts de terre, de buis, de laurier ou de branches de sapins. Le but étant de ressembler à un enfant sauvage. Quelques-uns portaient de beaux masques colorés. Un crocodile en papier s’est même invité à la fête.

Grand feu en bordure de rivière

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À l’issue du défilé, les participants se sont retrouvés sur les bords de la Sorgue, en face l’église.

À l’occasion du jugement du caramatran, l’un des carnavaliers, muni d’un mégaphone, a notamment critiqué le maire qui souhaite installer des caméras de vidéo surveillance en centre-ville. Puis le feu a été mis au caramantran. Les participants ont alors dansé autour de lui. Certains, n’hésitant pas à sauter par-dessus les flammes.

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VOIR LES PREMIÈRES PHOTOS

Leur presse (Jean-Marc Cognot, MidiLibre.fr, 19 mars 2013)

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[Saint-Étienne, samedi 23 mars] Manifestation contre le racisme

Saint-Étienne ville cosmopolite et prolétaire, les discriminations n’ont rien à y faire !!

Stéphanoises, Stéphanois,

Alors que le racisme et les idées fascistes se banalisent, le Front National cherche à s’implanter durablement dans notre département à l’approche des élections municipales. Le samedi 23 mars, le « président d’honneur » du Front National, Jean-Marie Le Pen vient séjourner dans la Loire. Son objectif « encourager le développement du Front National dans la région stéphanoise ». Ces deux derniers mois, à plusieurs reprises des événements de ce type-là ont été organisés dans la Loire. Se servant de ce contexte, certains groupuscules néo-fascistes n’hésitent pas à s’afficher publiquement à Saint-Étienne.

Nous ne voulons pas voir ça !

Stop aux agressions – Stop aux discours haineux

Saint-Étienne est une ville fière de son histoire, de son passé résistant, fière de son multiculturalisme, de sa diversité et de son vivre ensemble. Répondez présent à l’appel unitaire pour la manifestation du 23 mars ! Le FN ramène ses poids lourds de Paris pour essayer d’attirer quelques adhérents… Montrons-leur qu’ils auraient dû s’en abstenir !

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[Petit éditeur, un métier de chien (qui peut conduire devant les tribunaux)] Procès Fradier vs Reboux le 26 mars

« Quand on veut noyer son chien, on l’accuse de la rage. » (dicton)

En ces temps de crise et de disette culturelle, il est encourageant de constater que tous les écrivains ne se laissent pas gagner par le découragement et la fatalité numérique. Certains retroussent leurs manches et ne reculent devant rien pour arrondir leurs fins de mois (leur faim de Moi ?).

Catherine Fradier, avec qui j’avais, en tant qu’éditeur, combattu (et vaincu) la secte Opus Dei, lors d’un procès en diffamation en 2008, me poursuit devant les tribunaux pour « non-paiement de droits d’auteur » (réglés depuis belle lurette, avec seulement deux petits mois de retard). Malgré cela, elle a souhaité maintenir sa plainte.

Ce ne sera pas le procès du siècle. Il oppose un petit éditeur et une auteure qui aimerait bien devenir grande. Il est symptomatique d’une époque où la morale et l’argent sont inconciliables.

Mme Fradier me réclame 35.000 € (dommages-intérêts, préjudice moral, frais de publications judiciaires).

J’ai pour ma part fixé le prix de mon « honneur » (et de la procédure abusive) à 10.000 €.

L’audience aura lieu le mardi 26 mars 2013 à 12h devant la 3e cour civile (3e section) du TGI de Paris.

Je suis défendu par Me Antoine Comte.

Merci à celles et ceux qui pourront se déplacer pour me soutenir.

Prévoir d’arriver avec une bonne demi-heure d’avance (à cause des procédures de fouille à l’entrée du Palais).

Un apéritif leur sera servi à l’issue de l’audience, à la buvette du Palais (à mes frais).

Jean-Jacques Reboux
Éditions Après la Lune, 20 mars 2013

Dernier titre paru (février 2013) :

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Après l’assassinat à Paris d’un employé du ministère de la Santé algérien négociant avec l’Unicef l’envoi de médicaments dans son pays, Sophie, jeune journaliste obsédée par le passé algérien de son père, se fait embaucher par une multinationale en produits pharmaceutiques. Du port d’Alger jusqu’à l’hôpital de Bejaia, en Kabylie, elle supervise l’acheminement de la cargaison, convoitée par des personnages peu recommandables, aidée par Aline, com-merciale d’un labo concurrent, et l’énigmatique BHG, qui lui confie les clefs des réseaux mafieux de l’importation grenouillant autour du pouvoir militaire. Elle tentera de débusquer le tout-puissant pacha, assistée depuis la France par Lakhdar, journaliste algérien réfugié, et Mercader, détective à Toulouse. Et, comme souvent en Algérie, par quelques « mains invisibles » bienveillantes.
Écrit par un excellent connaisseur de l’Algérie, À la santé des pachas décrypte, en utilisant les codes du polar, l’une des « faces cachées » les plus notoires de l’Algérie contemporaine : la mafia des médicaments.

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[« Une vraie conduite de voyous »] La police travaille à Marseille

http://juralib.noblogs.org/files/2013/03/015.jpg(…) [Vendredi 11 janvier], en fin d’après-midi, le jeune magistrat de permanence au service d’urgence du parquet reçoit un appel du commissariat du 3e arrondissement. Au téléphone, l’interlocuteur semble gêné. Il explique qu’un grave accident de la circulation vient de se produire, qu’une femme a été percutée violemment par un véhicule qui faisait des embardées. La victime vient d’être transférée aux urgences, son pronostic vital est engagé. Elle s’en sortira finalement avec de multiples fractures. Mais il y a un problème. Le chauffeur et les trois autres occupants du véhicule sont des policiers, membres de la prestigieuse brigade de répression du banditisme (BRB), qui expliquent qu’ils rentraient tout juste de mission et qu’ils étaient attendus en urgence à l’Évêché, le siège de la police marseillaise.

« Vous avez fait l’éthylotest ? », demande le procureur de permanence.

Malaise à l’autre bout du fil. Juste après l’accident, explique le policier au procureur, un certain nombre de membres de la BRB, dont le chef, sont venus sur place. Et, pendant que l’équipage de police-secours faisait les premières constatations sur l’accident, le chauffeur a été discrètement exfiltré. Lorsque l’agent l’a cherché pour le soumettre au dépistage, il avait disparu.

La hiérarchie du parquet est alertée. Terrain miné. La décision est aussitôt prise de confier l’enquête à l’inspection générale de la police. Lorsque l’un des enquêteurs se présente au domicile du chauffeur pour mesurer son taux d’alcoolémie, celui-ci est largement positif. Le chauffeur a une explication toute prête. En rentrant chez lui, il était « en état de choc » et il a bu « plusieurs verres de whisky ».

Mais, sur le bureau du procureur de permanence, les témoignages accablants s’accumulent, qui sont aussitôt transmis à la hiérarchie du parquet. Un témoin, qui roulait juste derrière la voiture des policiers avant l’accident, raconte que les quatre passagers semblaient « très excités », que l’un d’eux s’était déjà amusé à tirer le frein à main et que la voiture avait fait plusieurs embardées. « Une vraie conduite de voyous », résume-t-il sur procès-verbal.

Dans sa fiche, le premier agent de police-secours arrivé sur place avait noté, lui, les yeux « vitreux » et l’haleine « sentant fortement l’alcool » des quatre passagers. Un autre témoin, l’amie de la victime, qui était juste à côté d’elle quand elle a été percutée, confirme la grande excitation des occupants de la voiture. « En plus, elle est, euh, avocate ! », explique l’enquêteur au procureur de permanence.

Décision est prise au parquet de faire interpeller le chauffeur et de le placer en garde à vue pour le mettre en examen. L’interlocuteur policier renâcle, évoque l’activité surchargée du commissariat. Le procureur insiste. « On ne peut pas se permettre de laisser passer ça. Surtout à Marseille, vous le savez comme moi. »

Publié par des larbins de la maison Poulaga (Pascale Robert-Diard, LeMonde.fr, 30 janvier-1er février 2013)

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SqEK – Squatting Europe Kollective

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Squatting Europe Kollective est un réseau transnational d’activistes et d’activistes-chercheurs réunit par la même volonté de réfléchir à des problématiques spécifiques rencontrées par les mouvements squats de nos différents pays (criminalisation/négociation/institutionnalisation, histoire et situation actuelle des mouvements dans chaque pays, genre, rapport individu/collectif, squat urbain/squat rural, etc.).

Activistes et activistes-chercheurs apportent leurs compétences particulières dans la volonté de supprimer la rupture entre des recherches de plus en plus soumises à une libéralisation massive et l’engagement politique dont nous nous réclamons. Indépendant de toute université, agence étatique, ONG, association ou compagnie privée, ce collectif autogéré a donc entre autre pour but de lutter contre l’attaque néo-libérale du savoir et entend promouvoir le partage des connaissances et des méthodes de réflexion par et pour les activistes.

Initié en 2009 par Miguel Martinez du Centro Social Casablanca de Madrid (expulsé en 2012), le réseau représenté par une mailing-list permet la création permanente de collectifs dont les buts sont fixés horizontalement et par consensus durant les rencontres en face-à-face, préparées par les débats lancés sur la mailing-list. Notre activité principale consiste à se réunir deux ou trois fois par an dans des villes différentes ou des membres du collectif organisent plusieurs jours de rencontres et de débats avec les squatteurs locaux. Les meetings permettent notamment aux individus de différents pays d’échanger et de lancer des initiatives de réflexions ou d’actions (par exemple des soutiens transnationaux) dans ou en dehors du réseau.

La prochaine rencontre aura lieu à Paris du 20 au 24 mars.

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[Bordeaux, samedi 23 mars] Débat sur l’agriculture et le marché bio

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La grande distribution propose des produits bio importés de l’autre bout du monde, à l’empreinte écologique catastrophique, cultivés par des ouvriers sous-payés et revendus entre cinq et dix fois leurs prix d’achat. Pendant ce temps, des paysans vendent leurs produits bio, avec une réflexion sur un prix juste, sur des marchés de plein vent ou au sein d’Amap. Plutôt qu’une démarche indissociablement écologique, sociale et politique, peut-on réduire la bio à une distribution d’aliments sans pesticides pour consommateurs inquiets de leur santé ? La bio peut-elle se mettre au service du “bien-être” d’une partie de la population sans ébranler les fondements de la société de consommation ?

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[Notre-Dame-des-Landes] Correspondance interceptée

Salut à tous !

On s’est procuré (la ZAD est partout, même dans les boîtes à lettres des puissants) un échange de courriers entre Xavier Huillard (PDG de Vinci) et François Pinault (PDG de Pinault-Printemps-Redoute et actionnaire de Vinci).

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La vérité éclate au grand jour : les PDG ont un cœur ! C’est le scoop-buzz de l’année.

Partage de regrets envoyé de l’un à l’autre quasiment au même moment, c’est tout bonnement hyper-incroyable ! On y apprend que les deux hommes, rongés par d’insoupçonnables remords, conscients de leur condition, aiment profondément le peuple et se désolent d’être si méga méchants.

Choc et VSD ont été devancés par Les Potins du Grand Ouest, le nouveau magasine 100% intox de la ZAD. L’info fait déjà le tour du monde !

En exclusivité, nous avons choisi de publier ces lettres que se sont échangés Xavier et François (junior).

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Vive la zizanie !

Ceci était un communiqué de l’Agence Fiente Presse, 18 mars 2013

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[PCC dégage !] Nouvelle immolation au Sichuan

Immolation par le feu d’une Tibétaine en Chine

Kunchok Wangmo, une trentenaire de la province du Sichuan, a mis le feu à ses vêtements, selon l’association de défense des Tibétains International Campaign for Tibet (ICT). Sa mort a été confirmée par Free Tibet, une autre organisation de défense des Tibétains. Son geste désespéré a conduit immédiatement les autorités à arrêter son époux. (…)

Presse combustible (LeMonde.fr avec l’Agence Faut Payer, 19 mars 2013)

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Manif’ antifa région de Rennes Samedi 23 mars

Manifestation unitaire contre l’extrême droite

samedi 23 mars
à Chartres-de-Bretagne
15h00 à la Mairie

Le samedi 23 mars, dans un lieu privé à la sortie de Chartres-de-Bretagne, le mouvement d’extrême droite identitaire Jeune Bretagne, prétend organiser une journée de débat sur le thème « Que faire face à la crise ? ». Est ainsi annoncée la présence d’une dizaine d’organisations de France et de l’étranger, de la plus dure extrême droite qui soit, des organisations qui se revendiquent fascistes et ont à leur actif quantité de faits d’ultra violence raciste (se référer au verso pour plus de détails sur les organisations invitées).

Ce n’est pas par hasard si Jeune Bretagne a choisi Chartres pour organiser sa « conférence ». Le mouvement espère faire écho à la lutte des camarades victimes de la guerre sociale à l’usine PSA. Cette tentative de récupération écœurante est malheureusement classique de l’extrême droite. La dernière « conférence » organisée par Jeune Bretagne s’était conclue par l’agression de jeunes du quartier dans lequel se tenait le sinistre rendez-vous, à Vannes, il y a un an.

Nos valeurs à nous, respect, solidarité, refus de la haine, rendent inacceptable la tenue d’un pareil événement, qui dans le contexte de percée de l’extrême droite sur fond de crise sociale, fait songer aux manœuvres de partis néo-nazis comme Aube Dorée en Grèce. Au delà de ça, un tel rassemblement de tout ce qui peut se faire de pire à droite de la droite est une situation à haut risque de débordements, pour tout le week-end du 23 mars.

Personne ne mérite de subir auprès de chez lui un tel regroupement ! Ni à Chartres, ni en Bretagne, ni ailleurs !

Signataires (mise à jour du 19 mars) : Association France-Palestine Solidarité (AFPS), Collectif Antifasciste Rennais, Confédération Nationale du Travail (CNT), Europe Écologie Les Verts, Gauche Anticapitaliste, Gauche Unitaire, Jeunes Ecologistes, Jeunesses Communistes, Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), Parti de Gauche, Sindikad Labourerien Breizh (SLB), Union Démocratique Bretonne  (UDB), Un Toit c’est Un Droit.

Les organisations d’extrême droite présentes à Chartres le 23 mars

Troisième Voie, de Serge Ayoub dit « Batskin » : membre de la frange néo-nazie des supporters du PSG dans les années 1980, il fonde les Jeunesses Nationalistes Révolutionnaires en 1987. Nombre des JNR passeront devant les tribunaux pour des violences à caractère politique ou raciste – y compris pour meurtre. Après un long break marqué par une condamnation pour trafic de drogue, Batskin créé Troisième Voie où l’on retrouve des « vétérans » des JNR.

Le Réseau Identité représenté par Richard Roudier : il a fait partie de l’organisation néo-nazie Unité Radicale, dissoute en 2002 après qu’un de ses membres a tenté d’assassiner Jacques Chirac. Il est, en avril 2003, un des fondateurs du Bloc Identitaire dont il a été exclu l’année dernière.

Riposte Laïque représentée par Pierre Cassen : s’est fait connaître en co-organisant avec le Bloc Identitaire en 2010 un rassemblement à Paris appellé « apéro saucisson pinard ». Pour elle la défense de la laïcité sert uniquement de prétexte au déversement des pires insanités xénophobes. Dès 2010 Pierre Cassen était intervenu à Paris, au Local, un établissement tenu par Serge Ayoub.

CasaPound représentée par Xavier Eman : organisation italienne souhaitant incarner un « fascisme du troisième millénaire », elle se targue d’avoir des préoccupations sociales. En réalité, ses militants se sont surtout signalés par leurs violences contre les étudiants grévistes et les militants de gauche. Plus grave, c’est un individu membre de CasaPound qui, en décembre 2011 à Florence, a tué deux vendeurs ambulants sénégalais, en blessant trois autres.

Guillaume Faye : issu, selon ses propres termes, « de la grande bourgeoisie parisienne », Faye est une des principales plumes de l’extrême droite française contemporaine. Dans les années 70-80, outre ses activités pour le Figaro Magazine ou encore Paris-Match, il était membre du GRECE et, à ce titre, un des principaux théoriciens de la Nouvelle Droite. Après un « break » d’une dizaine d’années et un crochet par Skyrock en tant qu’animateur, il fait son retour en politique en 1998.

ADSAV représenté par Ronan Le Gall : ADSAV s’inscrit dans la lignée directe de la frange du mouvement indépendantiste/autonomiste breton qui, sous l’Occupation, a collaboré avec les nazis. Ainsi, ADSAV « se refuse à condamner ceux qui ont combattu pour l’indépendance bretonne avec sincérité et droiture, quelles que soient l’époque et les circonstances ».

Jeune Bretagne représenté par Yann Vallerie : à l’instar d’ADSAV, Jeune Bretagne considère comme des références politiques acceptables les figures de la collaboration bretonne. Son blog rend hommage à l’abbé Perrot (exécuté par la Résistance en 1943) et à Olivier Mordrelle (condamné à mort par contumace à la Libération, réfugié au Brésil, en Argentine, puis dans l’Espagne de Franco). Des militants de Jeune Bretagne étaient présents à Lyon lors de la « Marche des cochons » du 14 mai 2011 : ce défilé s’est terminé par des déprédations et des attaques contre des commerces supposés tenus ou fréquentés par des étrangers.

Le Mouvement d’Action Sociale (MAS) : concentre la majeure partie de sa propagande sur les thématiques sociales et économiques, s’inspirant de CasaPound.  Il existe une revue dont la ligne politique est très proche du MAS : le bimestriel Rébellion, lui-même fondé par des anciens d’Unité Radicale.

La NSV (Nationalistische Studentenvereniging) : organisation étudiante nationaliste flamande très proche du Vlaams Belang (extrême droite nationaliste flamande) dont le leader, Filip Dewinter – qui, avant de soigner son discours, ne cachait pas sa fascination pour le nazisme – est un ancien membre.

Thomas Ferrier : il est le dirigeant du PSUNE (Parti Socialiste pour l’Union de la Nation Européenne). Cadre dans la fonction publique, Ferrier n’en est pas moins un fervent partisan de la simplification des procédures de licenciement des agents publics et un apologiste de « l’initiative privée de nature entrepreneuriale ». Il a donc parfaitement sa place dans une réunion d’extrême droite prétendant démagogiquement se pencher sur la question sociale, puisque ses « solutions » sont les mêmes que celles prônées par le patronat.

Collectif antifasciste rennais

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[Révolution égyptienne] Mahalla bloquée par les grèves, lundi 18 mars / « Nous n’avons pas besoin de ministre de l’Intérieur, nous avons les comités populaires », dimanche 10 mars

Mahalla bloquée par les manifestations et les grèves

1.300 usines environ ont fermé dans la ville industrielle du Delta en raison des protestations massives et des grèves contre les Frères musulmans, ce lundi.

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Manifestant face aux forces de sécurité à Mahalla en janvier 2013

Les grèves et les manifestations massives contre le président égyptien Mohamed Morsi ont complètement bloqué la circulation dans la ville industrielle de Mahalla, dans le delta du Nil, ce lundi.

Aswat Masriya, un portail d’information affilié à Reuters, a signalé que des milliers d’étudiants ont manifesté, appelant à la chute du régime en place, et à la chute du gouvernement du « Guide suprême des Frères musulmans ».

La Confrérie, le groupe islamiste dont Morsi est originaire, est considéré par beaucoup d’opposants comme le véritable organe de décision. L’opposition affirme que le Guide Suprême du groupe, Mohamed Badie, dirige de facto le pays.

Les protestations contre les deux hommes et le puissant groupe islamiste ont provoqué la fermeture de près de 1300 usines. Les écoles et universités, ainsi que les magasins étaient fermés en raison des protestations et des problèmes de circulation qui en découlent.

Aswat Masriya a également indiqué que les entrées et les sorties de la ville ont été bloquées, interrompant ainsi les transports en commun. Des manifestants en colère ont empêché les autobus de bouger.

Selon la télévision égyptienne, les chauffeurs de bus et les chauffeurs de taxi se sont mis en grève pour protester contre les pénuries récurrentes de carburant. Ils auraient appelé à renforcer la sécurité des stations-service, après qu’un groupe de voyous aurait volé un dépôt de diesel.

Les rickshaws, ou touk-touks, constituaient le seul moyen de transport possible au milieu des manifestations, avec des tarifs variant de LE1 à LE5, voire LE10.

Depuis le deuxième anniversaire de la révolution du 25 Janvier, plusieurs villes dont Port-Saïd, Mansoura, Tanta et Mahalla ont été le théâtre de manifestations de masse et d’appels à la désobéissance civile.

Le mois dernier déjà, dans le cadre de cette campagne de désobéissance civile, des grévistes de Mahalla avaient bloqué les axes principaux de la ville.

Les grèves des travailleurs de Mahalla en 2006 puis 2008 contre le régime du président déchu Mubarak avaient été très suivies et sont considérées par beaucoup d’analystes en Égypte comme une des prémices de la révolution de 2011.

Traduit de l’anglais (presse contre-révolutionnaire – Ahram Online, 18 mars 2013) à l’arrache par nos soins

 

Mahalla protesters clash with striking police officers
[Dimanche 10 mars 2013]

Central Security Forces called in to disperse crowds away from police station

Clashes between protesters and security forces around Mahalla Second Police Station continued on Sunday, although the station’s police officers are on strike.

Protesters gathered in Al-Shoon Square on Sunday before moving towards the nearby Mahalla Second Police Station, which they attacked with rocks and Molotov cocktails, according to activist and Mahalla resident Mahmoud Haroun. Protesters called for the dismissal of the minister of interior and the departure of President Mohamed Morsi. “We don’t need the ministry of interior, we have popular committees” was among the most repeated slogans during the protest.

Striking security forces fired teargas at protesters and called for Central Security Forces (CSF) to support them. CSF vehicles arrived later at the police station and succeeded in dispersing protesters. No arrests or injuries were reported on Sunday, said Ahmed Abdel Kader, a member of the Al-Dostour Party in Mahalla.

Police officers began their strike on Saturday by freeing all protesters detained on Friday and closing down Mahalla Second Police Station, according to Haroun. Abdel Kader said police officers hung a sign promoting their strike and stating that they do not want to intervene in the current political crisis.

Meanwhile in the Sha’abiya district of Mahalla, residents formed popular committees to protect their homes after they were repeatedly attacked and robbed during the past few days. “They contacted the police several times, but the police refused to come, saying they are on strike,” said Haroun and Abdel Kader. Haroun added that residents are currently collecting money to employ a security company to provide them with security personnel.

Clashes also took place on Saturday, as protesters hurled rocks and Molotov cocktails at Mahalla second police station after their gathering at Al-Shoon square was attacked by armed men. “Protesters suspected that those thugs were pushed by security forces to end their protest at the square, and accordingly they headed towards the police station,” said Haroun.

Striking security forces called for CSF support after four officers were injured. Four CSF vehicles arrived at the station and dispersed protesters. More than ten protesters in addition to the four police officers were injured by birdshot during the clashes, according to Haroun.

Presse contre-révolutionnaire (Fady Salah, DailyNewsEgypt.com, 11 mars 2013)

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[Rennes] Affaire « Mort à Tiqqun / Fantômette »

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La revendication « Fantômette » du tag à la Maison de la Grève est en réalité un faux écrit par des gens de la Maison de la Grève pour rigoler. C’est expliqué dans le texte « Un tag, une blague ».

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[Montpellier / Figuerolles] Pourquoi nous n’irons pas à la création du collectif d’entraides proposée par la CGA

Pourquoi nous n’irons pas à la création du collectif d’entraides proposée par la CGA

Parce que ce projet nous rappelle étrangement le projet du local d’Expression populaire, qui venait plus ou moins des mêmes organisations, et que ça c’est pas super bien passé.

Parce qu’on en a marre des appels à réunion pour agiter du vide. Des milles projets semblables abandonnées, de personnes qui affirment : ça serait bien qu’on fasse quelque chose, mais on veut surtout pas s’en occuper.

Parce que des initiatives semblables existent dans le quartier, que ce soient dans les squats ou autre mais n’ont pas l’air de mobiliser outre mesure les militants de la CGA. Apparemment, on n’est bien servi que par soi-même, satisfait surtout quand le logo apparaît en fin de tract.

Parce que les formalismes, les groupes de travail, les commissions à tire larigot et les mandats à foison ne sont pas notre tasse de thé.

Parce que ça nous fait marrer que ce soit appelé par des personnes qui « vivent dans le quartier, y ont vécu ou y passe souvent », et d’apprendre la création de ce collectif sur le site internet du Jura Libertaire. C’est d’ailleurs pour ça qu’on a décidé de poster cette réponse sur ce site.

Parce qu’appeler une réunion dans le PMU « le bar des Lilas » ne vous transformera pas automatiquement en potes des gens du quartier. D’ailleurs, vous y avez déjà mis les pieds, dans ce bar ?

Parce qu’« il nous semble important de trouver les réponses nous-mêmes ».

Parce que se tirer dans les pattes, ça nous amuse.

P.-S. : vous nous filez un coup de main pour le prochain couscous ?

Des Figuerollien-nes qui ne sont manifestement pas à la CGA, 18 mars 2013

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[Figuerolles, Montpellier] Appel à la création d’un collectif d’entraide

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Groupe Un autre futur – CGA Montpellier

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[France génocidaire] Le procès en diffamation des neuf officiers français contre la revue La Nuit Rwandaise

Le procès en diffamation des neuf officiers français contre la revue La Nuit Rwandaise

À propos de ce procès :

La commission nationale indépendante rwandaise dite Commission Mucyo, chargée de faire la lumière sur le rôle de la France dans le génocide des Tutsi de 1994, a remis son rapport au gouvernement rwandais le 16 novembre 2007.

Le Ministre de la Justice / Garde des Sceaux rwandais, Tharcisse Karugarama, rend public ce rapport le 5 août 2008 et, dans un communiqué de treize pages, il résume les charges contre la France. Il stipule que la France était au courant des préparatifs du génocide, qu’elle a participé aux principales initiatives de sa préparation puis à sa mise en exécution, et qu’elle est responsable de la continuation des opérations du génocide dans sa « Zone Humanitaire Sûre ».

Le communiqué se termine par une liste de personnalités françaises, 13 politiques et 20 militaires, « les plus impliquées dans le génocide ». Il conclut : « Vu la gravité des faits allégués, le gouvernement rwandais enjoint les instances habilitées à entreprendre les actions requises afin d’amener les responsables politiques et militaires français incriminés à repondre de leurs actes devant la justice. »

Plusieurs des officiers français cités ont demandé un soutien public de leurs responsables politiques, mais ne l’ont pas obtenu. Ils ont alors souhaité porter plainte contre le Rwanda ou son ministre de la Justice, mais cela n’a pas été possible pour l’instant. Neuf d’entre eux [Ces neuf officiers sont : Bernard Cussac, attaché militaire de 1991 à 1994 ; René Galinié, attaché militaire jusqu’en 1991 ; Jacques Hogard, commandant du groupement sud Cyangugu de Turquoise ; Étienne Joubert, Chef du DAMI Panda, officier de renseignement puis chef des opérations du détachement du 1er RPIMa dans l’opération Turquoise ; Jean-Claude Lafourcade, commandant de Turquoise ; Jean-Jacques Maurin, attaché militaire adjoint de 1992 à 1994 ; Christian Quesnot, chef d’état-major particulier du président de la République, François Mitterrand ; Michel Robardey, assistant militaire technique, conseiller en police judiciaire ; Jacques Rosier, commandant de l’opération Noroît en 1992 et du COS durant Turquoise.] ont porté plainte contre deux sites web qui ont publié le communiqué en question : Le Nouvel Observateur et La Nuit Rwandaise [« La Nuit Rwandaise » publie encore ce communiqué à l’adresse lanuitrwandaise.org/revue/communique-du-gouvernement,102.html ainsi que sur ce site. Le Nouvel Observateur  l’a fait disparaître de son site. Le gouvernement rwandais aussi, même si on le trouve encore sur certains de ses sites annexes.]. Ils visent en fait le Rapport Mucyo, qu’ils voudraient voir qualifier de « tissu de mensonges » par la justice française.

Il est relativement facile d’établir la bonne foi de ces deux sites web. Ne serait-ce que parce que, de leur côté, des officiers français présents au Rwanda avant et pendant le génocide des Tutsi ont eux-même publié ce communiqué. Ainsi l’association créée par les officiers pour leur défense, France-Turquoise, l’a mis en ligne pendant un moment. Et l’un d’eux, Didier Tauzin, l’a publié en annexe de son livre.

La Nuit Rwandaise, représentée par son directeur Michel Sitbon, a en outre choisi ce qui s’appelle « l’offre de preuve » pour établir au cours du procès la matérialité des faits sur lesquels se base ce communiqué. Quinze rescapé-e-s, témoins oculaires, journalistes, ou chercheurs sont disposés à venir témoigner, ce dont nous les remercions.

Maîtres Laure Heinich et Christian Charrière-Bournazel ont accepté d’assurer la défense de La Nuit Rwandaise. Ils ont obtenu que le tribunal dégage du temps pour auditionner les témoins et leur permettre de s’exprimer sur le fond. Le procès est ainsi prévu le 23 avril après-midi et toute la journée du 24 avril 2013 au Palais de Justice de Paris [17e chambre correctionnelle, 1er étage, Tribunal de Grande Instance, Palais de Justice de Paris, 4 boulevard du Palais, 75001 Paris, Métro Cité ou Châtelet, dans l’Île de la Cité].

Le Nouvel Observateur se limite à plaider la bonne foi. Il vient de demander à annuler la procédure, car la plainte englobe la totalité du communiqué (alors que normalement elle doit porter sur des phrases précises). Début avril 2013, quand le septième numéro de La Nuit Rwandaise paraîtra, nous devrions donc savoir si le procès est maintenu.

Ce procès occasionne naturellement de nombreuses dépenses liées à la constitution du dossier, aux frais des avocats et à la venue des témoins. Nous vous appelons donc à soutenir La Nuit Rwandaise par votre aide financière [Chèques à l’ordre de « France-Rwanda Génocide » à envoyer à la librairie Lady Long Solo, 38 rue Keller, 75011 Paris ou à Jacques Morel, 21 rue Antoine Freyermuth F-67380 Lingolsheim – France].

La Nuit Rwandaise, 17 mars 2013

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[Vient de paraître] Le gouvernement par la peur au temps des catastrophes, Réflexions anti-industrielles sur les possibilités de résistance

Paru aux Éditions de la Roue

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« Nous ne prétendons pas savoir de quoi demain sera fait, ni supputer les chances de la liberté dans les années à venir, mais nous percevons encore un peu partout des signes de vie confus et désordonnés, et des individus ou des groupes épars persistent à exprimer malgré tout une critique sociale pertinente, dont quelques exemples ont illustré notre propos. Et même si la disproportion entre l’ampleur du désastre et l’indigence des moyens qui peuvent lui être opposés est de nature à refroidir le plus aliéné des militants, rien n’assure que la politique du grain de sable dans l’engrenage soit éternellement vouée à l’échec, ni que soit vaine la transmission d’un étrange héritage : la mémoire de ce qui pourrait encore être. Dans le passé, les victimes du nucléaire ont été intégralement dépossédées, de leur conscience autant que de leur vie : il est pour chacun des occupations plus indignes que de s’attacher jusqu’à la fin de son temps personnel à ce qui pourra contribuer, si peu que ce soit, à les venger en dissipant l’ignorance et en interdisant l’oubli. Pour cela, à qui nous adresser, sinon aux victimes présentes — si indifférentes qu’elles puissent être au sort commun —, mais surtout futures ? »

Un volume 15 × 21, mars 2013
176 pages. 11 euros.
ISBN 978-2-9541154-1-2

Cet ouvrage, dans sa première partie, étudie la nature du système de domination contemporain, marqué par le rôle nouveau et prépondérant désormais dévolu à l’État, et établit une étroite corrélation entre la défense de l’idée de progrès et la justification de la servitude. Face à la réalité actuelle comme aux perspectives qu’elle dessine, ce texte examine les formes de lutte que peuvent revêtir la résistance à la soumission et les exigences de la défense du territoire, considéré comme la résultante des rapports spatio-temporels tissés entre un groupe humain et son environnement ; et il conçoit cette défense comme la mise en jeu de cet antidote au désespoir que contient une réflexion fondamentale de Lewis Mumford : « La mégamachine est un éléphant qui craint jusqu’au plus petit souriceau. »

Dans une seconde partie, l’édition de plusieurs textes actuels illustre que rien n’est impossible, mais que tout reste à faire dans une perspective anti-industrielle, la seule qui puisse éviter de reproduire les séparations à l’œuvre dans cette société ; et la réédition d’écrits antinucléaires de l’après-Tchernobyl montre que si la lutte contre la nucléarisation du monde connaît une régression, celle-ci est sans mystère : le Parti de l’État, écolocrates compris, nous avait déjà divulgué l’essentiel de ses mensonges, de ses méthodes et de ses projets. Une catastrophe plus tard, il y aurait un étrange et fatal aveuglement à n’en pas tenir compte. La résistance et le rejet salutaires s’ancreront dans cette « superstition de la liberté » qui a survécu aux religions, aux idéologies, au spectacle moderne et à tous les outrages du temps.

Sommaire de l’ouvrage :

Avant-propos

État et esclavage, terre et liberté

Maintenant… • Terrorisme nucléaire : l’abîme de la servitude • Présentation des textes à propos de Valognes et du Chefresne • Valognes et après • Mise au point entre inculpés • Ni héros ni martyrs

Déjà jadis… • Présentation du Comité « Irradiés de tous les pays, unissons-nous ! » • La tête dans les nuages… • Plate-forme du Comité • Faibles doses, grands mensonges • Tout continue… • Le moratoire, l’écologie de marché et la lutte antinucléaire • Le miroir aux alouettes • Le syndrome toxique

Les Éditions de la Roue
La Taillade – 11150 Villasavary
Tél. 04 68 24 60 39

Diffusion-distribution aux libraires :

Hobo-diffusion
23, rue Pradier – 75019 Paris
Tél. 06 46 79 40 71

Makassar
8, rue Pelleport – 75020 Paris
Tél. : 01 40 33 69 69

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Tract diffusé pendant la manifestation contre le centre fermé de Vottem à Liège, le 17 mars 2013

CITOYENNISME ET INSURRECTION
Sur la pertinence des voies citoyennes pour lutter contre les prisons

Entre la prison et son extérieur, il n’y a qu’un mur

L’horreur ordinaire et quotidienne au sein des prisons de tous types n’est plus à démontrer. Nous ne savons que trop bien qu’il y règne une atmosphère de terreur, de haine et de frustration. Faire la liste des tortures psychiques ou physiques que l’État inflige régulièrement à tous et toutes les « indésirables » nous ferait pénétrer dans une routine morbide qu’il est temps de briser. Ce qu’on oublie en revanche, c’est que la prison n’est que la concentration et l’expérimentation de méthodes de contrôle, de surveillance et de soumission que l’on retrouve à l’extérieur : la ville-prison. Au travers des caméras, des contrôles de police, du fichage institutionnel (ONEM, CPAS, Banques, ADN et empreintes digitales…), des politiques d’urbanisme, de la promotion du « bon citoyen »… s’exprime une réelle volonté de gérer la population pour s’assurer qu’elle ne quitte pas le droit chemin. Droit chemin balisé par ceux et celles qui ne souhaitent pas perdre leur pouvoir et leurs privilèges. Tout est pire que dehors en prison, et pourtant tout est tellement pareil. Une réflexion sur la prison qui ne critique pas le monde qui la produit est une réflexion amputée.

Qui sont ces gens que l’on enferme ?

Violeu.se.r.s, braqueu.se.r.s, voleu.se.r.s, meurtri.ère.er.s, sans-papiers, révolté.e.s… Une erreur commune est de considérer que derrière chaque personne enfermée, il existe un cas individuel auquel apporter une solution individuelle. Un.e tell.e sera violent.e, psychopathe, perturbé.e, asocial.e, prédisposé.e à la délinquance etc. Sans tomber dans un discours victimisateur et déresponsabilisant, nous sommes en partie le produit du monde dans lequel nous vivons. Ce monde qui prône la richesse, la réussite individuelle par la compétition, réduit les corps à des objets publicitaires, porte la guerre et l’exploitation dans certains pays pour assurer la prospérité d’autres territoires, et dont le mécanisme même ne peut que laisser des milliers de gens sur le carreau. Ce même monde qui feint l’indignation lorsqu’après avoir créé les conditions de la misère (affective, sociale, sexuelle, intellectuelle), certaines personnes vont chercher les moyens de leur satisfaction là où ils se trouvent, ou ceux de lutter contre ce qui les oppresse. Ce qu’elles ont toutes en commun, c’est de mettre en danger la stabilité de ce système socio-économique qu’est le capitalisme. Capitalisme dont l’État est le premier défenseur, son rôle principal étant de le faire accepter par la population ou, le cas échéant, de l’y contraindre.

Lutter contre l’État tout en lui serrant la main ?

Il paraît donc paradoxal d’attendre de l’État qu’il fasse quoi que ce soit qui aille à l’encontre des intérêts économiques qu’il défend et de la paix sociale qu’il met en place. Cependant, pour éviter les écueils de la dictature, l’État a dû au cours de son développement consentir à créer des espaces bien délimités qui permettent l’expression de la contestation tout en restant gérables. C’est pourquoi il martelle que les seuls moyens de s’exprimer sont ceux-là mêmes qui ne peuvent en aucun cas mettre en péril les fondements du système politique : voter, manifester pacifiquement, faire circuler des pétitions, monter associations et syndicats… en résumé : participer activement à la démocratie. Agir dans ces cadres hyper réglementés apparaît donc comme étant une perte d’énergie, en plus d’un aveuglement incroyable quant aux échecs répétés de ces méthodes de « lutte ». Comment imaginer changer quoi que ce soit par les actes précités alors qu’au sein des taules, les détenu.e.s doivent se mutiner avec violence pour obtenir la simple possibilité de prendre une douche ? Retirer les œillères du légalisme, c’est élargir son champ de vision aux multiples gestes subversifs du quotidien.

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Comment s’aimer et se soutenir par-delà les barreaux ?

D’un point de vue strictement éthique, nous ne pouvons que refuser un quelconque dialogue avec les tortionnaires qui chaque jour, poussent des dizaines de gens au suicide (aussi bien dedans que dehors), quand ils et elles ne les passent tout simplement pas à tabac ou les droguent. On ne saurait plus vraiment dire si l’attitude pacifiste des syndicats et organisations politiques, a pour but de soutenir les gens enfermés ou de faire leur propre promotion en s’assurant que tout reste bien en place, car c’est cette attitude qui par sa passivité même contribue à la continuité de la violence d’État. Dedans comme dehors, c’est de liberté saccagée qu’il s’agit, et cette liberté à arracher ne saurait s’accommoder de moyens qui portent en leur sein les conditions de sa négation. Quitter les sentiers battus de la contestation spectaculaire n’est pas une simple question d’efficacité, mais bien d’adéquation entre les fins que nous visons et les moyens que nous utilisons. La question de la violence n’est rien d’autre qu’une question d’État, c’est-à-dire une façon d’en conserver son monopole tout en faisant oublier que chaque jour, il distille une dose de haine et de sadisme qu’on ne saurait ni voudrait jamais égaler.

Ce qu’il faut à l’heure actuelle, c’est une propagation de la révolte qui existe déjà à l’intérieur des geôles comme à l’extérieur. Des milliers de gestes et d’habitudes à transformer pour en finir avec un monde qui enferme, tue et mutile. Nous ne parlons pas de battre le pavé avec l’accord du bourgmestre, mais de les saisir et de leur trouver une autre utilité. Nous ne saurions établir le contact avec les prisonniers et prisonnières selon le calendrier de l’administration, nous préférons organiser des parloirs sauvages près des cours de promenade. Bien sur, ce ne sont que des propositions, libre à chacun.e de laisser vagabonder son imagination…

Ceci dit, rappelons-nous que nous parlions déjà plus haut de la ville-prison…

Ne pas s’arrêter en si bon chemin

Savoir faire le lien entre la construction d’un nouveau centre commercial et la construction d’une nouvelle prison, entre une voiture qui crâme et le suicide d’un.e prisonni.è.er.e, entre l’installation de nouvelles caméras et l’aménagement d’ailes de haute sécurité revient à arrêter de vouloir segmenter les luttes et à s’interroger sur l’aspect totalitaire du système capitaliste. Il est nécessaire de s’attaquer à la prison comme il est nécessaire de saper les fondements de la ville-prison, la première n’étant que le pendant répressif de la seconde.

« Pour que l’odeur de la poudre brise le silence de la paix sociale »

Pour aller plus loin…

Parce qu’on aime bien que les gens s’informent et réfléchissent par eux-mêmes, voici quelques pistes qu’il est intéressant de suivre.

Brochures (trouvables sur infokiosques.net) : L’impasse citoyennisteMilitantisme, stade suprême de l’aliénationNotre planète est une prisonParoles de retenus depuis la prison pour étrangers de VincennesSe battre contre l’isolement, c’est se battre contre la prisonParoles de FIESComme un chien enragéPourquoi faudrait-il punir ? • Lavomatic – lave ton linge en public

Journaux : L’Envolée La CavaleMauvaises intentions

Livres : Huye, hombre, huye de Xosé Tarrio Gonzalez • Fractures d’une vie de Charlie Bauer • Surveiller et punir de Michel Foucault • À couteaux tirés avec l’existant, ses défenseurs et ses faux critiquesBrique par brique se battre contre la prison et son mondeLa joie armée de Alfredo M. Bonanno

Films : QHS et rébellion : un court métrage contre la prisonIllégal de Olivier Masset-Depasse • Celda 211 de Daniel Monzón

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