[Vient de paraître] Le gouvernement par la peur au temps des catastrophes, Réflexions anti-industrielles sur les possibilités de résistance

Paru aux Éditions de la Roue

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« Nous ne prétendons pas savoir de quoi demain sera fait, ni supputer les chances de la liberté dans les années à venir, mais nous percevons encore un peu partout des signes de vie confus et désordonnés, et des individus ou des groupes épars persistent à exprimer malgré tout une critique sociale pertinente, dont quelques exemples ont illustré notre propos. Et même si la disproportion entre l’ampleur du désastre et l’indigence des moyens qui peuvent lui être opposés est de nature à refroidir le plus aliéné des militants, rien n’assure que la politique du grain de sable dans l’engrenage soit éternellement vouée à l’échec, ni que soit vaine la transmission d’un étrange héritage : la mémoire de ce qui pourrait encore être. Dans le passé, les victimes du nucléaire ont été intégralement dépossédées, de leur conscience autant que de leur vie : il est pour chacun des occupations plus indignes que de s’attacher jusqu’à la fin de son temps personnel à ce qui pourra contribuer, si peu que ce soit, à les venger en dissipant l’ignorance et en interdisant l’oubli. Pour cela, à qui nous adresser, sinon aux victimes présentes — si indifférentes qu’elles puissent être au sort commun —, mais surtout futures ? »

Un volume 15 × 21, mars 2013
176 pages. 11 euros.
ISBN 978-2-9541154-1-2

Cet ouvrage, dans sa première partie, étudie la nature du système de domination contemporain, marqué par le rôle nouveau et prépondérant désormais dévolu à l’État, et établit une étroite corrélation entre la défense de l’idée de progrès et la justification de la servitude. Face à la réalité actuelle comme aux perspectives qu’elle dessine, ce texte examine les formes de lutte que peuvent revêtir la résistance à la soumission et les exigences de la défense du territoire, considéré comme la résultante des rapports spatio-temporels tissés entre un groupe humain et son environnement ; et il conçoit cette défense comme la mise en jeu de cet antidote au désespoir que contient une réflexion fondamentale de Lewis Mumford : « La mégamachine est un éléphant qui craint jusqu’au plus petit souriceau. »

Dans une seconde partie, l’édition de plusieurs textes actuels illustre que rien n’est impossible, mais que tout reste à faire dans une perspective anti-industrielle, la seule qui puisse éviter de reproduire les séparations à l’œuvre dans cette société ; et la réédition d’écrits antinucléaires de l’après-Tchernobyl montre que si la lutte contre la nucléarisation du monde connaît une régression, celle-ci est sans mystère : le Parti de l’État, écolocrates compris, nous avait déjà divulgué l’essentiel de ses mensonges, de ses méthodes et de ses projets. Une catastrophe plus tard, il y aurait un étrange et fatal aveuglement à n’en pas tenir compte. La résistance et le rejet salutaires s’ancreront dans cette « superstition de la liberté » qui a survécu aux religions, aux idéologies, au spectacle moderne et à tous les outrages du temps.

Sommaire de l’ouvrage :

Avant-propos

État et esclavage, terre et liberté

Maintenant… • Terrorisme nucléaire : l’abîme de la servitude • Présentation des textes à propos de Valognes et du Chefresne • Valognes et après • Mise au point entre inculpés • Ni héros ni martyrs

Déjà jadis… • Présentation du Comité « Irradiés de tous les pays, unissons-nous ! » • La tête dans les nuages… • Plate-forme du Comité • Faibles doses, grands mensonges • Tout continue… • Le moratoire, l’écologie de marché et la lutte antinucléaire • Le miroir aux alouettes • Le syndrome toxique

Les Éditions de la Roue
La Taillade – 11150 Villasavary
Tél. 04 68 24 60 39

Diffusion-distribution aux libraires :

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