[Petit éditeur, un métier de chien (qui peut conduire devant les tribunaux)] Procès Fradier vs Reboux le 26 mars

« Quand on veut noyer son chien, on l’accuse de la rage. » (dicton)

En ces temps de crise et de disette culturelle, il est encourageant de constater que tous les écrivains ne se laissent pas gagner par le découragement et la fatalité numérique. Certains retroussent leurs manches et ne reculent devant rien pour arrondir leurs fins de mois (leur faim de Moi ?).

Catherine Fradier, avec qui j’avais, en tant qu’éditeur, combattu (et vaincu) la secte Opus Dei, lors d’un procès en diffamation en 2008, me poursuit devant les tribunaux pour « non-paiement de droits d’auteur » (réglés depuis belle lurette, avec seulement deux petits mois de retard). Malgré cela, elle a souhaité maintenir sa plainte.

Ce ne sera pas le procès du siècle. Il oppose un petit éditeur et une auteure qui aimerait bien devenir grande. Il est symptomatique d’une époque où la morale et l’argent sont inconciliables.

Mme Fradier me réclame 35.000 € (dommages-intérêts, préjudice moral, frais de publications judiciaires).

J’ai pour ma part fixé le prix de mon « honneur » (et de la procédure abusive) à 10.000 €.

L’audience aura lieu le mardi 26 mars 2013 à 12h devant la 3e cour civile (3e section) du TGI de Paris.

Je suis défendu par Me Antoine Comte.

Merci à celles et ceux qui pourront se déplacer pour me soutenir.

Prévoir d’arriver avec une bonne demi-heure d’avance (à cause des procédures de fouille à l’entrée du Palais).

Un apéritif leur sera servi à l’issue de l’audience, à la buvette du Palais (à mes frais).

Jean-Jacques Reboux
Éditions Après la Lune, 20 mars 2013

Dernier titre paru (février 2013) :

http://juralib.noblogs.org/files/2013/03/0122.jpg

Après l’assassinat à Paris d’un employé du ministère de la Santé algérien négociant avec l’Unicef l’envoi de médicaments dans son pays, Sophie, jeune journaliste obsédée par le passé algérien de son père, se fait embaucher par une multinationale en produits pharmaceutiques. Du port d’Alger jusqu’à l’hôpital de Bejaia, en Kabylie, elle supervise l’acheminement de la cargaison, convoitée par des personnages peu recommandables, aidée par Aline, com-merciale d’un labo concurrent, et l’énigmatique BHG, qui lui confie les clefs des réseaux mafieux de l’importation grenouillant autour du pouvoir militaire. Elle tentera de débusquer le tout-puissant pacha, assistée depuis la France par Lakhdar, journaliste algérien réfugié, et Mercader, détective à Toulouse. Et, comme souvent en Algérie, par quelques « mains invisibles » bienveillantes.
Écrit par un excellent connaisseur de l’Algérie, À la santé des pachas décrypte, en utilisant les codes du polar, l’une des « faces cachées » les plus notoires de l’Algérie contemporaine : la mafia des médicaments.

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