[Paris 9e] A voté !

Une permanence UMP attaquée à Paris en présence de militants

INFO LAB – Un coup de barre à mine, une vitre qui vole en éclats, alors que des militants se trouvent encore à l’intérieur du local de campagne : c’est la scène qui s’est déroulée, dans la nuit de mardi à mercredi à la permanence de campagne du député UMP Pierre Lellouche, rue de Maubeuge.

La porte de la permanence, en verre, a été défoncée

La permanence de campagne du candidat UMP aux législatives Pierre Lellouche, ancien secrétaire d’Etat au Commerce extérieur, située au 9 bis rue de Maubeuge, dans le 9e arrondissement de Paris, a fait l’objet d’une attaque, dans la nuit du lundi 11 au mardi 12 juin, selon les informations du Lab d’Europe 1.

Contacté par Le Lab, Lellouche confirme l’information :

« La porte de la permanence, en verre, a été défoncée à coups de barre à mine, et a volé en éclats.

Plusieurs personnes travaillaient encore dans la permanence… »

« Une main courante a été rédigée, et une plainte doit être déposée dans les heures à venir », détaille le commissariat de police du IXe arrondissement de Paris.

La BAC est restée sur les lieux une partie de la nuit, le temps qu’un serrurier intervienne.

Leur presse (Antoine Bayet, lelab.europe1.fr, 13 juin 2012)

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[Le Chefresne] Week-end de résistance à la ligne THT

Depuis sept ans, des dizaines de milliers de personnes (de la Manche, de la Mayenne, de l’Ille et Vilaine et du Calvados) vivent avec l’épée de Damoclès d’une ligne Très Haute Tension programmée pour être installée de Raids (50) à Beaulieu (53).

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Regarder le film docu/annonce du WE de résistance

Depuis décembre 2011, les chantiers de pylônes ont démarré et avec eux la violence d’État et de RTE (signatures forcées, travaux de destruction engagés légalement ou pas, etc…). Face à cette situation, nombre d’individus ont décidé que l’heure était à l’action directe pour tenter d’enrayer ce « rouleau compresseur » et appellent chacun à y participer avec les moyens qu’il jugera bon pour nuire matériellement à l’avancée du chantier. Si nous sommes contraints à ces pratiques c’est que l’opposition populaire à ce projet n’a, depuis que le projet est connu, rencontré uniquement que mépris et arrogance de la part de l’État et de RTE. Chacun aura compris qu’il n’y avait rien à attendre de ces institutions. C’est seulement en s’organisant par nous-mêmes avec nos moyens que nous pourrons freiner la toute puissance de l’État. Les habitants du Val Susa en Italie, qui luttent contre la construction de la ligne TGV Lyon-Turin, l’ont compris depuis longtemps. Ils arrivent pour l’heure à freiner sérieusement la destruction de leur vallée.

Depuis le 14 janvier 2012 et la réunion publique de Coutances, qui faisait suite à l’action de perturbation du convoi de déchets radioactifs de Valognes, une assemblée s’est constituée autour du village du Chefresne (50), terre de résistance depuis des années à ce projet de ligne THT. Cette assemblée, composée autant d’habitants proches du projet que d’individus en lutte contre toutes les politiques de gestion de nos vies par l’aménagement des territoires, assume entièrement l’héritage de l’action de Valognes, autant sur les pratiques de luttes, les formes d’organisation que sur le sens politique de ces luttes.

L’actualité nous montre avec bonheur que personne n’a attendu la constitution de cette assemblée pour agir sur le terrain. Déjà quelques pylônes déboulonnés, des engins en panne, des piquets de signalisation des chantiers systématiquement enlevés… Si les chantiers avancent bien trop rapidement, chacun peut constater que la panoplie des actions de nuisances reste ouverte et que les effets ne sont pas négligeables. L’État et RTE savent désormais que leur arrogance n’a d’égal que notre détermination.

Si l’assemblée du Chefresne entre aujourd’hui en résistance ce n’est pas seulement contre les dégâts sur la santé que RTE reconnaît implicitement en rachetant les maisons à moins de 100 m de son réseau THT. Ce réseau THT est intimement lié à la production nucléaire et assumé comme telle par EDF justifiant cette ligne THT par l’EPR en construction. C’est donc également une résistance à l’industrie nucléaire que nous poursuivons aujourd’hui. Mais ces lignes THT et la centralisation de la production électrique dont elles sont la résultante ont également une autre signification. Avec la multiplication de ces projets en France et en Europe, nous savons aujourd’hui que l’État et l’industrie ont décidé de faire de l’électricité un marché spéculatif international se donnant les moyens d’un réseau international de distribution pour vendre l’électricité de l’EPR au Maroc, en Angleterre ou ailleurs. On est bien loin du souci affiché par EDF de sécuriser la distribution en France et notamment dans l’Ouest. C’est donc aussi contre la démence productiviste et le règne de l’économie que nous rentrons en résistance.

Si ce qui se vit aujourd’hui du côté de la Manche et de la Mayenne trouve écho chez les opposants à l’aéroport de Notre Dame des Landes, à la centrale à gaz du Finistère, à la ligne TGV Paris-Cherbourg, c’est que nous partageons le sentiment d’une même dépossession face à la gestion de masse dont participent ces projets d’aménagement des territoires.

Ce que nous a appris l’action de Valognes de fin novembre c’est que lorsque de la détermination se double d’une organisation collective horizontale (autrefois nommée démocratie directe), ce que nous récoltons n’est pas seulement de la confiance et de la force, c’est aussi le sentiment profond de reprendre nos affaires en main. Quelle meilleure réponse aux expropriateurs de nos vies et aux aménageurs de notre survie ?

La présente assemblée se veut être un soutien (plus que nécessaire) pour les habitants et habitantes qui se trouveraient démunies face au travail de destruction qu’effectue RTE contre ce qui a été, pour elles et eux, des lieux dans lesquels ils et elles ont toujours vécu et/ou travaillé. L’assemblée souhaite accompagner leur colère et les prémunir de tout acte de désespoir qui pourrait s’ajouter à leur sentiment d’impuissance, et souhaite également effectuer un travail d’information de la population contre la propagande produite par RTE quant à l’avancée, soi-disant sans « incidents », des travaux. L’assemblée souhaite la réappropriation de cette lutte par la population afin qu’elle y participe activement, et souhaite travailler contre toutes les formes de résignation.

Afin que les habitants et habitantes ne se sentent pas dépossédé-e-s de la lutte, ils et elles seront informé-e-s, par le biais des affichages, des prochaines dates auxquelles se réunira l’assemblée. Le collectif se veut ouvert à toutes les initiatives et à toutes les personnes souhaitant s’informer ou participer à cette lutte.

L‘assemblée refuse toutes formes de récupération politique. Toutes les initiatives ne devront, en conséquence, afficher aucune appartenance politique ou syndicale.

L‘assemblée assumera toutes les formes d’actions, sans distinction de leur « violence », tant qu’elles n’atteignent pas l’intégrité physique des personnes travaillant à la construction ou à la protection des lignes. Qu’elles soient produites par les habitants de la région ou les personnes venant de l’extérieur, les actions seront assumées également. Le Collectif veut éviter les rivalités, peu constructives, entre des locaux et des non locaux.

NI RÉSIGNATION, NI COMPROMIS, SABOTONS LE CHANTIER DE LA THT

L’assemblée du Chefresne, le 4 mars 2012

Contacts – Infos : valognesstopcastor.noblogs.org et stop-tht.org


Ébauche de Programme pour le WE de résistance

Vendredi 22 juin :

Discussion / débat : • Fukushima et l’accident nucléaire : une gestion programmée de l’absence de gestion. • Histoire de la lutte contre la ligne THT Cotentin Maine, comment cette lutte s’inscrit contre le développement d’un marché international de l’électricité dans une opposition au monde nucléarisé.

Jeux de piste & ateliers pratiques

Samedi 23 juin :

Discussion / débat : • L’écologisme en critique : du capitalisme vert à la passion gestionnaire (contrôle et administration du vivant, place de l’Etat). • Les luttes territoriales locales et internationales (Lignes THT, lignes TGV, aéroports, centrales de production électrique, etc) et la convergence possible des luttes contre la dépossession. • Perspectives autour des luttes anti-THT et antinucléaires : retour sur les perspectives imaginées à Valognes telles le transport de la matière première, celui des déchets radioactifs, l’enfouissement… • Assemblée de préparation de la journée d’action.

Ateliers pratiques sur les actions d’interférence aux chantiers de la THT

Soirée musicale

Dimanche 24 juin :

Journée d’actions de « diversions » massives

Samedi 23 & Dimanche 24 juin :

Espace & animations enfants

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Opération “Ardire” : nouvelles vague d’arrestations et de perquisitions dans toute l’Italie

Comme nous l’ont informé les compagnons d’informa-azione et de ParoleArmate, aujourd’hui le 13 juin 2012 , à 4h du matin, les carabiniers du ROS ont fouillé environ 40 maisons lors d’une opération répressive contre le mouvement anarchiste appelée “Opération Ardire” [Audace]. Cette opération a été dirigée par le procureur public Manuela Comodi de Pérouse qui a ordonné la mise en détention de 10 personnes (8 en Italie, un en Allemagne et un en Suisse) et d’enquêter sur 24 autres.

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Les 8 compagnons arrêtés et emprisonnés en Italie et dont la presse bourgeoise les accusent de relations avec la FAI-FRI sont :

Stefano Gabriele Fosco
Elisa Di Bernardo
Alessandro Settepani
Sergio Maria Stefani
Katia Di Stefano
Giuseppe Lo Turco
Paola Francesca Iozzi
Giulia Marziale

En ce qui concerne les arrestations en Allemagne et en Suisse, il s’agit de deux anarchistes qui ont déjà été kidnappé depuis plusieurs années par l’État : Gabriel Pombo Da Silva et Marco Camenish. Parmi les noms de compagnons sous le coup de l’enquête, beaucoup sont des prisonniers qui sont déjà en taule en Grèce sous l’accusation de membre des CCF.

Dès que possible nous publierons les adresses des prisons où les compagnons ont été emmené et nous demandons à quiconque qui aurait plus d’informations de nous les communiquer.

Les maisons ont officiellement été perquisitionné pour trouver des explosifs, des documents informatiques et des papiers, parmi elles une est celle de l’éditeur de informa-azione dont les ordinateurs entre autres choses, utilisés pour la maintenance de site ont été confisqué, deux sont celles de compagnons de Culmine, qui ont aussi été arrêté, et celle des compagnons de ParoleArmate (l’un d’entre eux est détenu et un autre visé par l’enquête).

Nous sommes dans l’attente de plus de nouvelles pour mieux comprendre l’extension et la stratégie de cette opération répressive. Nous exprimons notre solidarité à tous les compagnons arrêtés, frappés par les perquisitions et les enquêtes.

Voici la lettre de Tomo sur cette opération répressive :
Le chaos est à la porte (sur l’Opération Ardire)

C’est toujours la même histoire.

Dans le contexte d’une super-opération (opération “Ardire” [Audace], quel putain de nom !) contre des anarchistes et des incendiaires de la paix sociale, à 4h du matin le 13 juin, ma maison a été perquisitionné par les ROS de Pérouse et de Bologne suppléés par deux carabiniers locaux (contrairement à la dernière fois où je fus perquisitionné, cette fois ils n’ont rien trouvé). Ils étaient à la recherche du même matériel qu’ils voulaient trouver la dernière fois : ordinateurs, explosifs, etc.

Malgré tout il y avait une belle surprise cette fois : le gars en uniforme, envoyé par le maintenant fameux M. Comodi, m’a dit que j’étais sous le coup d’une enquête dans le cadre de la loi 270bis.

Je veux clarifier ceci, bien qu’on m’ait assigné un commis d’office, je refuserai toute défense légale car je ne reconnais aucune autorité, qu’elle soit judiciaire ou non.

C’est une perquisition de style classique, qui a aussi conduit à l’emprisonnement de dizaines d’anarchistes et la perquisition de plus de 20 personnes, dont certains sont des compagnons des CCF. Malgré tout, il est toujours trop tôt d’avoir une vision claire de la situation.

Que dire ? Il est inutile de dire ceci, en dépit des nombreuses années de taule qu’ils peuvent nous donner, le feu que nous portons en nous ne peut être éteint. Il se répand fièrement et rencontre les flammes des compagnons d’affinité partout, ceux qui d’une manière ou d’une autre n’acceptent qu’une position : celle de l’attaque. Ces extraordinaires compagnons, ceux dont la haine brûle comme une centaine de soleils dans le ciel, sont les amis et frères avec qui nous partageons colère et douleur, pleurs et sourires, doutes et passions, lourds comme des rochers et sifflants comme du plomb. Ceux-là sont les compagnons qui menacent avec leurs propres vies la société, ses lois et ses défenseurs ; ceux-là sont les indomptables rebelles qui éclairent la nuit et peignent la ville avec les couleurs de la destruction et de la révolte.

Même derrières des barreaux de prison ou depuis les cours, leurs regards, mots et pensées sont des armes dangereuses qui deviennent des lames tranchantes pour l’évasion, en dépit des tentatives des juges et des procureurs d’étouffer leur force individuelle. Mais les juges et les procureurs, ces déchets humains, ne peuvent stopper la furie iconoclaste qui se propage tel un virus.

Nous sommes l’infection… et il n’y a pas de remède, que ce soit pour les “maîtres” comme pour les “serviteurs”.

Le chaos est à la porte…

Une gigantesque, incandescente, accolade complice enflammée à vous, compagnons.

SOLIDARITÉ TOTALE AVEC LES REBELLES ARRÊTÉS ET PERQUISITIONNÉS
POUR LA DESTRUCTION DE LA SOCIÉTÉ
PUISSE LE RUGISSEMENT DE LA POUDRE DÉCHIRER LE SILENCE DE LA PAIX SOCIALE
VIVE L’ANARCHIE

Tomo, 13 juin, depuis mon néant.

Contra Info, 13 juin 2012

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[Printemps érable] Des nouvelles de la F1 et de l’ambiance de merde

Finito, il n’y aura plus de négos. Le « punir et laisser pourrir » résume bien le programme de Charest pour l’été. Ce que beaucoup ont pu sentir depuis peu, c’est la baisse d’intensité du mouvement, à la faveur de l’été qui commence et vu que les cours sont suspendus jusqu’en août de toute façon. Pour un paquet de monde, c’est le temps de prendre un break avant la vraie guerre. Il y a toujours quelques casseroles qui résonnent, mais on ne voit plus les grandes manifs de quartier d’il y a dix jours encore. Les manifs nocturnes se poursuivent toutefois sans relâche, hier pour une 50e journée d’affilée. On en est à 4 mois de grève aujourd’hui.

LE GRAND PRIX – F1 : Il y a bien eu, du 7 au 10 juin, un peu plus d’actions, une petite remontée de la tension, très attendue. Samedi et dimanche, quelques « méfaits » ont été commis sur le trajet des manifs, selon les journaleux, ce qu’ils n’avaient pas vu depuis un moment (tout le monde a une notion du temps un peu fuckée ces jours-ci). Oui, les hôtels, les commerçants et les autres ont eu une moins bonne année qu’à l’habitude, le maire aussi.  Ça les a fait un peu chier, certes, mais sans plus. Le fait marquant, cette fin de semaine-là, reste d’abord l’amplitude du dispositif de sécurité déployé pour faire chier les autres, tous ces crottés de manifestants, de « carrés rouges » et de « casseurs infiltrés »  venu pour casser le party. En plus des nombreuses arrestations ciblées autour des manifs, on a « assisté » a une multiplications des descentes chez des militants, perquisitions et tout le bordel. Bousculades en pleine rue Crescent : au milieu du display de gros chars sports et de pitounes augmentées, les bleus du SPVM ne savaient plus toujours sur qui taper. Faut dire que plusieurs avaient compris que c’était plus facile de circuler sans se faire spotter une fois grimée en greluche ou déguisé en douchebag de Laval. Et puis de toute façon, comme on l’a vu, même les amateurs de chars peuvent avoir envie de pitcher des trucs sur les cochons. Même problème pour les flics dans le métro, qui comptaient bien filtrer tous ceux qui y passaient. Partout sur la ligne jaune, et ailleurs sur le réseau, de véritables checkpoints spéciaux ont été mis en place pour arrêter des suspects, ou les refouler, et saisir au besoin leur sac à dos, leurs bouquins, leurs canif suisse, alouette.

Un responsable de l’opération s’est défendu de faire du « profilage » , assurant qu’ils n’arrêtaient « pas seulement des gens avec un carré rouge ».  Équitable.

On est en plein exercice contre-insurrectionel. Entre les gens qui en ont plein le cul du bordel, et ceux qui s’épuisent à le faire, entre ceux qui collaborent de plus en plus fièrement avec la police et ceux qui commencent à vraiment flipper de cet « état spécial », l’ambiance n’est pas au plus top. Ça donne un peu un feeling « années de plomb », mais sans bombes ni fusils, sans enlèvements ni assassinats (tout juste quelques enveloppes de menaces et de bicarbonate).

L’amertume carcérale, coupée à l’eau d’érable.

L’État mobilise toute ses ressources judiciaires pour briser le mouvement. Les injonctions n’ont pas marché, mais la durée des événements donne l’occasion aux flics de bien prendre le temps de cibler tout un tas de gens. La situation est bloquée, mais rien ne les arrête, eux. La population est avertie. Et si elle est encore une fois choquée devant ces nouveaux signes de raidissement, elle en reste encore là, à dénoncer, à s’indigner, et à se dissocier de tout ceux qui rendent les coups.

Charest est fou, la crise est dans une impasse, vivement les élections. C’est un peu le nouveau mot que les gens se passent, mais dans plusieurs bouches, on le prononce avec un accent de découragement écœuré. Savoir que le PQ peut rentrer et briser le mouvement avec un moratoire de 6 mois et quelques pinottes, ça donne pas trop envie de s’emballer.

Alors voilà, on attend la retour en classe, les élections, et pendant ce temps-là les « camarades » continuent à se faire buster, les uns après les autres. Les appuis aux arrêtés sont bien timides. Jusqu’ici.

Le système judiciaire semble avoir pris la résolution de garder systématiquement détenu les arrêtés, alors qu’il y a peu encore on nous libérait après quelques heures sous promesse de comparaître. Dans plusieurs cas, les cautions sont lourdes. C’est évidemment le contexte qui change la valeur des décisions juridiques, révélant leur arbitraire ridicule. Aujourd’hui, chaque arrêté du mouvement devient dangereux. Un juge de nous apprendre que cette sévérité est nécessaire, car avec toute la couverture médiatique, le public pourrait perdre confiance en la justice. Cela dit bien son intention de criminaliser tous ceux qui n’y croient déjà plus.

La bêtise n’a pas de terrain plus propice que le cerveau d’un flic, d’un journaliste ou d’un politicien en temps de crise.

Cette semaine, à partir d’une perquisition chez l’unique élu de gauche à Québec (c’est sa fille qui était ciblée), la découverte d’un poster illustrant le premier ministre crevé devant Khadir produit un scandale assez comique. Un petit groupe de bums qui chantent des ballades malpolies pourra maintenant répandre au monde entier ses couplets inspirés et ses « messages subliminaux ».

Wow. Rocco était-il fan de « mise en demeure »?

Tandis que de nombreux espaces, projets et collectifs nés au début de la grève suspendent leur activités, les assemblées de quartier quant à elles ne font que commencer à prendre forme, dans au moins 5 quartiers de Montréal. Ce qui reste pour l’instant une série d’initiatives modeste a encore la possibilité de donner un nouveau ton à ce qui se passe, et une nouvelle épaisseur. On y crée des comités, on parle de ramener la lutte localement, de possibles occupations, de centres sociaux, mais surtout de petits trucs plus modestes. Une populeuse assemblée anticapitaliste a aussi pris le relais des assemblées de lutte, la semaine avant le Grand Prix, et l’intervention dans les quartiers y a été aussi très discutée. Pour ceux qui n’ont pas quitté la « scène » du conflit, la disposition générale reste encore à la mobilisation, et dépasse rarement les perspectives activistes. Un peu en retrait du mouvement général, s’organisent toutefois des activités, rencontres et espaces dédiés au soutien psycho-affectif pour ceux qui commencent à péter un câble. Il faut aussi surveiller la création imminente de comités de soutien pour les arrêtés et inculpés du mouvement, qui pourrait donner une suite plus marrante aux concerts de casseroles que le mutisme qui s’installe.

Sans-titre-diffusion, 14 juin 2012

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[Mort aux El-Assad et à tous leurs complices !] Vive le tuning révolutionnaire de Homs !

La ville de Homs (…) est en passe de devenir le centre de développement et de réalisation d’une gamme complète de matériels militaires. Après la mise au point d’une arme légère capable de tirer les projectiles les plus divers, ses habitants ont illustré encore une fois le proverbe « nécessité est mère de l’invention », en fabricant, pour leurs propres besoins défensifs, un véhicule blindé léger.

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Blindé homsiote (vue de profil)

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Vue de face

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Vue rapprochée

Le site Zaman al Wasl, qui consacre un article à ce prototype auquel il a eu accès à grand peine, indique que l’engin a été réalisé en bardant un Suzuki léger de plusieurs couches de tôle. Ce type de véhicule est très répandu dans les rues des villes syriennes, sa taille modeste lui permettant de se faufiler dans les recoins les plus reculés des souqs et de livrer les provisions et le mazout de chauffage jusqu’au cœur des vieux quartiers. On attirera l’attention des lecteurs derrière lesquels sommeille un informateur [sic] sur le fait qu’il est inutile de chercher noise aux occupants du Suzuki reproduit ci-dessous pour la précision de l’information. Immatriculé à Damas, il n’a rien à voir avec son camarade homsiote désormais relooké.

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Un Suzuki léger

Le site précise que les tôles permettent à ce « blindé » de préserver ses occupants des balles de fusil mitrailleur. En augmentant la taille de la photo, on constate des impacts sur le haut de la portière qui indiquent, soit qu’il a été testé pour éprouver sa résistance, soit qu’il a déjà subi le baptème du feu. Il ajoute qu’en raison de son poids, le blindage interdit à cet engin une vitesse supérieure à 80 km/heure. Cela ne constitue pas un réel handicap, les rues et lieux dans lesquels il est appelé à se déplacer n’étant guère propices à des allures élevées. Il indique aussi que le profilage du nez a été conçu pour lui permettre de désintégrer les barricades et d’écarter de sa route les sacs de sable derrière lesquels se dissimulent les militaires chargés de la surveilance des populations. Il note que l’engin, de fabrication artisanale, est toujours en développement. On constate effectivement, à l’examen de la photo ci-dessous, qu’une pièce a été ajoutée latéralement en partie basse pour assurer une meilleure protection des pneus.

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Autre blindé homsiote

Les amateurs d’armes et d’engins blindés examineront avec intérêt la photo suivante, qui offre une vue sur la cabine de pilotage et le poste de tir depuis l’arrière. (…)

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Blindé homsiote (vue arrière)

Presse complice des El-Assad (Ignace Leverrier, blog du Monde « Un Œil sur la Syrie », 6 juin 2012)

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Collectif anti-répression nancéien

Présentation du collectif anti-répression nancéien

Depuis la fin du mois de janvier il existe sur Nancy un collectif anti-répression. Animé par des acteurs venus de divers horizon militants, le collectif a une base horizontale et égalitaire. Il répond au principe d’autogestion et ne dépend donc d’aucun parti, association ou syndicat. En outre il rejette toute forme de discrimination ou de domination.

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Créé à une période où des acteurs du monde militant nancéien pâtissaient d’une répression féroce, le collectif est le fruit d’une double aspiration, être capable d’assurer une défense juridique collective et être en mesure d’apporter un soutien tant moral que matériel aux individus touchés par la répression.

Aujourd’hui nous souhaitons élargir le collectif et l’ouvrir à l’ensemble des individus, militants ou non, victime de la répression ou non. Nous entendons par répression tout harcèlement, violence morale ou physique, abus de pouvoir, délit de faciès, comportements racistes…

À cet effet, nous organisons une réunion publique le mercredi 16 mai à 19h30 dans les locaux du CCAN (Centre Culturel Autogéré Nancéien) au 69 rue mon désert, 54000 Nancy.

La solidarité est notre arme

Contact

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[Vannes] Agression fasciste

Communiqué CVED56 (Comité de vigilance contre l’extrême droite, morbihannais) :

Ce samedi 2 juin, s’est tenue à Vannes à l’hôtel Mercure (groupe Accor), une conférence intitulée les « Assises face à l’immigration » par quatre groupuscules de la frange dure de l’extrême droite, raciste et fasciste. Nous nous interrogeons sur la complaisance de l’hôtel Mercure quant à la tenue de ce genre d’événement nauséabond. Devant l’hôtel Mercure circulait un service d’ordre musclé avec chien (typique de ce genre de rassemblements). La préfecture et la mairie de Vannes ne pouvant qu’être au courant de la tenue de cette assemblée, nous nous interrogeons également sur leur complaisance. En mars 2009, la mairie de Vannes avait pris un arrêté pour annuler le spectacle de Dieudonné au motif de risques de « troubles à l’ordre public ». De même, l’hôtel Mercure (groupe Accor) où devait se dérouler le « spectacle » de « l’humoriste » avait aussi annulé sa prestation… (cf. cet article de Libération)

On pouvait s’attendre à ce que des propos racistes tombant sous le coup de la loi soient prononcés au cours de cette conférence diffusée également en direct sur internet, ce fut effectivement le cas : discours tenant des thèses racialistes et ethno différencialistes.

Un groupe de jeunes Vannetais s’est rassemblé pacifiquement devant l’hôtel Mercure pour protester contre ce type de discours racistes. La réponse du service d’ordre des organisateurs de la conférence a été à la hauteur des thèses haineuses qu’ils professent, c’est-à-dire brutale : gaz lacrymogène, agressions à la batte de base ball, jets de pierres et de bouteilles sur les jeunes qui ont été surpris et qui ne venaient pas pour en découdre. Il y a eu trois jeunes blessés dont deux hospitalisés.

Les institutions et la direction de l’hôtel Mercure n’ont pas joué leur rôle en laissant les adversaires de la démocratie s’organiser. Nous, Comité morbihannais de vigilance contre l’extrême droite, condamnons fermement les violences commises contre les jeunes par les nervis d’extrême-droite, nous affirmons notre entière solidarité avec cette jeunesse. Plus largement, nous dénonçons à la fois les idées et pratiques développées par les organisations d’extrême-droite (fussent-elles groupusculaires) et la complaisance vis-à-vis de celles-ci par la Préfecture, la Mairie de Vannes et l’hôtel Mercure.

Une des structures organisatrices de ces « assises face à l’immigration » avance masquée car elle présente des candidats et candidates aux futures élections législatives sous des apparences « régionalistes modérées » au nom de « Bretagne, nous avons foi en toi ». Il est important pour nous de leur faire tomber le voile : il s’agit bien d’une structure fascisante.

En lien un dossier sur une partie des organisateurs de ce rassemblement présentant une liste « Bretagne nous avons foi en toi » aux législatives.

Le CVED 56 (Comité de vigilance contre l’extrême droite, morbihannais)


OUEST FRANCE Vannes :

Un débat sur l’immigration provoque une bagarre

Des habitants du quartier de Kercado et des participants à une conférence sur l’immigration se sont affrontés physiquement samedi soir à Vannes.

Trois organisations : « War Raok, la voix de la nation bretonne », « Résistance républicaine » et Jeune Bretagne, les identitaires bretons » tenaient l’après-midi, dans un hôtel vannetais, un débat sur l’immigration. Il fallait, pour y participer, s’inscrire.

Vers 18h30, quelques dizaines de personnes du quartier voisin de Kercado se positionnaient autour du lieu de la conférence pour montrer leur désaccord avec les thèses développées lors de la rencontre. Des participants au débat, vivant cette présence comme une provocation, rejoignent alors le service d’ordre à l’extérieur.

Deux blessés légers

Les deux groupes vont se battre sur le parking de l’hôtel durant cinq minutes. Jusqu’à ce que la police arrive. Deux Vannetais seront soignés à l’hôpital pour des blessures légères. Un participant au débat a été incommodé par des gaz lacrymogènes.


TÉLÉGRAMME Vannes :

Vannes. La réunion d’identitaires bretons dégénère en bagarre

Une bagarre a éclaté, samedi, vers 18h30, sur le parking de Chorus, à Vannes, entre des participants à un colloque d’identitaires bretons et des habitants du quartier de Kercado.

Des membres d’associations d’identitaires bretons s’étaient donné rendez-vous à Vannes, dans la salle de réunion d’un hôtel, samedi après-midi, pour « un colloque breton sur l’immigration », organisé par War Raok, La voix de la nation bretonne, Résistance républicaine et Jeune Bretagne, les identitaires bretons.

Des jeunes Vannetais, « choqués qu’une telle réunion puisse se tenir à Vannes », sont venus « tenter de débattre avec les identitaires ».

La situation a aussitôt dégénéré entre les deux groupes d’une trentaine de personnes. La police est intervenue, mettant fin aux échauffourées. Deux jeunes de Kercado ont été blessés.

Reçu le 4 juin 2012

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Nantes détourné (1)

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Dans les rues de Nantes en mai 2012

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[Vive l’Azawad libre !] « On se défendra comme on l’a déjà fait »

Le MNLA prêt à faire face à une éventuelle intervention militaire dans l’Azawad

« Si la CEDEAO et la communauté internationale choisissent de nous faire la guerre, on n’a pas le choix : on va nous défendre comme on l’a [déjà] fait ! » a déclaré Ibrahim ag Mohamed Assaleh qui a conduit la délégation du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) reçue le 9 juin 2012 par le président burkinabé, Blaise Compaoré, médiateur pour la Cédéao.

Le message est on ne peut plus clair. Rien ne fera reculer le MNLA décidé à ne pas lâcher l’indépendance qu’il a arrachée et réitère sa détermination de se battre jusqu’au bout.

Ceci dit, la délégation du MNLA reste convaincue que la guerre ne résout pas tous les problèmes.

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Le MNLA a ainsi montré sa disposition à discuter avec la CEDEAO et la communauté internationale pour trouver une issue pacifique à la crise qui secoue l’Azawad depuis janvier 2012. La délégation reçue par le médiateur de la CEDEAO a tenu également à faire savoir que le MNLA n’a rien à voir avec Ansar Dine, une organisation avec laquelle il ne partage ni les objectifs ni le projet.

Il est très difficile de tirer des conclusions de cette rencontre MNLA-CEDEAO d’autant plus que l’activité diplomatique de la CEDEAO et de certains États africains comme le Bénin et le Niger, dont les présidents se sont rendus à l’Élysée pour solliciter l’appui et l’intervention de la France, ne cessent de se multiplier ces derniers jours en vue d’obtenir une résolution du Conseil de Sécurité des Nations Unies pour une intervention militaire dans l’Azawad. De même, il est tout aussi difficile d’accorder une quelconque confiance à une organisation qui n’est qu’un club de républiques bananières et d’États voyous qui feront tout pour mater la résistance touarègue et empêcher l’Azawad d’accéder à son indépendance. Incapables de faire face eux-mêmes aux Touaregs, ils vont chercher le soutien notamment d’Alger, mais surtout de l’ancienne puissance coloniale, la France, qui continue de bien veiller sur ces États vassaux.

Face à cette situation à laquelle sont confrontés les Touaregs déterminés à se battre pour leur liberté, Imazighen se doivent de se mobiliser pour être aux côtés des Touaregs et pour empêcher cette alliance internationale anti-touarègue d’imposer son injustice dans l’Azawad. Ce que subissent aujourd’hui les Touaregs sera le sort réservé à toute région de Tamazgha qui osera se soulever pour agir en faveur de sa propre libération. C’est pourquoi, il est plus que nécessaire que l’ensemble des Imazighen se mobilisent pour combattre ces ennemis de l’Azawad qui sont en réalité les ennemis de l’ensemble du pays amazigh.

« La Rédaction » de Tamazgha le site berbériste, 12 juin 2012


Mali : la prochaine guerre

Le Conseil de sécurité de l’ONU pourrait rapidement donner son aval à une intervention militaire africaine dans le nord du Mali.

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Abdelmalek Droukdel, alias Abu Musab Abdul Wadud, chef d'Aqmi, sème la terreur au nord du Mali.

Pendant que le Conseil de sécurité de l’ONU n’arrive pas à s’entendre sur le dossier syrien, il pourrait dans le même temps décider rapidement d’une intervention au Mali. Inquiet de l’installation de « troupes terroristes » dans le nord du pays, François Hollande a garanti, lundi, le soutien de la France à une opération militaire de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cedeao), sous l’égide de l’ONU. « Si une intervention est décidée, c’est aux Africains de la mener, la France comme d’autres puissances se mettant au service des Nations unies », a précisé le président français.

« François Hollande se montre particulièrement prudent sur la question », note Antoine Glaser [Antoine Glaser, spécialiste de l’Afrique, coauteur de Sarko en Afrique, avec Stephen Smith (éditions Plon)]. « L’Algérie, principal partenaire dans la région, ne veut pas entendre parler de forces françaises à ses frontières, d’autant plus que la constitution algérienne lui interdit d’intervenir chez ses voisins », ajoute le spécialiste de l’Afrique. On se souvient, de la même manière, que l’Union africaine s’était fermement opposée à une action de l’Otan en Libye, avec le résultat que l’on connaît. Mais dans le cas du Sahel, l’adversaire comme le terrain demeurent autrement plus instables.

L’enfer du Sahara

Dans l’enfer du Sahara, un soutien international, tout du moins logistique, paraît indispensable. « Les moyens de la Cedeao ne sont pas appropriés à la région, au niveau tant matériel que financier », explique Pierre Jacquemot, chercheur associé à l’Institut des relations internationales et stratégiques (Iris). « Agir au Sahara suppose des moyens aériens, de petits équipements rapides au sol ainsi que des soldats aguerris : tout ce dont une armée africaine classique n’est pas dotée », ajoute le spécialiste de l’Afrique subsaharienne. Une intervention africaine pourrait-elle dès lors ouvrir le chemin à un envoi futur de casques bleus ? Une hypothèse « crédible en cas de besoin », juge le journaliste Serge Daniel [Serge Daniel, correspondant de l’AFP à Bamako, auteur de Aqmi, l’industrie de l’enlèvement (éditions Fayard)]. Un scénario qu’écarte de son côté Pierre Jacquemot, « étant donné les difficultés que connaît déjà l’ONU en Côte d’Ivoire (Onuci), où sept casques bleus ont été abattus vendredi dans une embuscade.

Une fois et demie plus grand que la France, pour une densité de population qui ne dépasse pas 1,2 habitant par kilomètre carré, le nord du Mali est historiquement revendiqué par le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), un groupe touareg musulman — mais laïque — [sic], qui lutte depuis cinquante ans pour arracher à Bamako l’indépendance de la région. « Il a été aidé dans ce sens par l’ex-gouvernement français de Nicolas Sarkozy, notamment pour contrer les ambitions du groupe touareg islamiste d’Ansar Dine (Défenseur de l’islam, en arabe, NDLR) », indique Antoine Glaser. Ce dernier mouvement, proche d’al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi), prône l’instauration de la charia.

État islamique

Or ces deux groupes touaregs, aux ambitions pourtant divergentes, se sont alliés au début de l’année dans leur lutte contre l’armée malienne. Leur percée explique en partie le coup d’État militaire du 22 mars dernier, qui a mis fin à dix ans de règne d’Amadou Toumani Touré. Les putschistes reprochaient notamment au président malien de ne pas assez oeuvrer pour remédier au chaos dans le nord du pays, qui a entraîné, selon l’ONU, la fuite d’au moins 126’400 Maliens à l’étranger depuis janvier dernier.

Or, bien loin de freiner l’avancée des rebelles, la faiblesse du nouveau pouvoir s’est révélée contre-productive. Privée de tout commandement, l’armée malienne n’a pu contenir les assauts touaregs, qui se sont emparés de Tombouctou, Gao et Kidal, les trois grandes villes du nord. Et coup de théâtre, le 27 mai dernier, les frères ennemis, le MNLA et Ansar Dine, ont annoncé leur fusion et proclamé la création de l’État islamique de l’Azawad. Une déclaration par la suite démentie par plusieurs ailes au sein du MNLA, faisant apparaître d’importantes dissensions sur l’application « pure et dure » de la charia.

Les erreurs afghanes

« On ne peut avoir de vraie collusion entre les deux tendances », estime Pierre Jacquemot. « Les touaregs du MNLA n’accepteront jamais un État islamique sur leurs terres de Tombouctou, ni à Gao », insiste le chercheur. Problème, selon le journaliste Serge Daniel, les forces du MLNA seraient pratiquement absentes sur le terrain face à Ansar Dine, allié à Aqmi. Prônant le djihad en Afrique de l’Ouest, la branche régionale d’al-Qaida aurait récemment enregistré l’arrivée de combattants venus tout droit d’Afghanistan et du Pakistan. « Aqmi a trouvé dans les pays pauvres du Sahel son nouveau fief », affirme Antoine Glaser. « Une planque parfaite », ajoute Serge Daniel.

L’organisation vit aujourd’hui principalement du trafic de drogue ainsi que de rapts de civils occidentaux, dont les six otages français toujours retenus au Sahel. Aqmi s’appuierait également sur des combattants binationaux, selon Serge Daniel, formés à perpétrer des attaques directement en France. À l’instar de l’Afghanistan, où les talibans avaient été armés par les États-Unis contre les Soviétiques, les djihadistes bénéficieraient de l’aide bien involontaire de l’Occident. « La chute de Kadhafi a provoqué la dispersion d’armement sophistiqué dans le nord du Mali, note Antoine Glaser. Nombre de touaregs travaillaient pour les forces de sécurité libyennes, qui leur assuraient un financement correct. Aujourd’hui, on les retrouve dans les rangs de la rébellion. »

Publié par des larbins des services français (Armin Arefi, LePoint.fr, 13 juin 2012)

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[Vérité et Justice pour Wissam El-Yamni] La police des police efface des preuves

À notre demande puisque la première autopsie a été fait sans le dossier médical le juge a demandé à la police des police d’aller chercher le dossier médical dans lequel il y avait des photos prises par les médecins. Lorsque la police des police avait le dossier médical entre les mains elle a enlevé le CD des photos avant de les transmettre aux juges. Dans le dossier médical transmis aux juges il n’y avait donc pas les photos. Apprenant ceci par des témoins de la scène, nous prévenons le juge qui contacte ensuite l’hôpital. Celui-ci lui signale qu’en effet les photos ont été enlevé du dossier médical. Ils l’ont ensuite envoyé par courrier aux juges sans passer par la police des police. Tout est fait pour dissimuler l’état de Wissam à l’arrivée de l’hopital.

N.B. : Wissam était 9 jours et demi en soins intensifs, son corps a donc fortement cicatrisé pendant cette période.

Comité « Justice et Vérité pour Wissam », 13 juin 2012

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Neuropolice

Une réplique du cerveau humain… en numérique !

Créer un cerveau artificiel : c’est le défi des chercheurs de « Neuropolis », un centre de recherche suisse dont le lancement a été annoncé aujourd’hui.

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Le premier cerveau humain numérique pourrait naître dans le tout nouveau « Neuropolis », en Suisse. Telle est, en tous cas, l’ambition de l’École Polytechnique Fédérale de Lausanne (EPFL) qui a annoncé aujourd’hui la création de ce centre de recherche inédit, pour lequel vont être investis 110 millions de francs suisses (91 millions d’euros).

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Un grand accélérateur de neurones

« Neuropolis sera une plateforme unique en Europe dédiée à la simulation numérique du cerveau, au développement des neurosciences, notamment des neurosciences computationnelles (qui modélisent le cerveau) », affirme Patrick Aebischer, le directeur de l’EPFL qui, depuis son arrivée aux manettes, n’a eu de cesse de mettre les neurosciences en avant.

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Une armoire de Blue Gene.

« Nous voulons construire l’équivalent du CERN (qui héberge le LHC, le grand collisionneur de particules, NDLR) pour le cerveau, c’est-à-dire une plateforme dont la puissance de calcul et les logiciels seront à disposition des neuroscientifiques et biologistes du monde entier. Il sera complété à Genève par un nouvel institut d’imagerie moléculaire qui mettra en œuvre des essais pré-cliniques. »

Le projet pilier de cette nouvelle organisation? Blue Brain, la modélisation du cerveau humain, menée par l’équipe de Henry Markram, que Sciences et Avenir vous présentait dans son dossier « Cerveau numérique ». « Nous désirons offrir une maison à Blue Brain, reprend Patrick Aebischer. Dans un espace ouvert au public où pourront être visualisés nos progrès, pour ne pas effrayer la population et répondre aux inquiétudes suscitées (notamment la crainte de développer une conscience artificielle, NDLR) nous ne sommes pas dans une tour d’ivoire. »

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Blue Brain nécessite déjà la puissance de calcul d’un super calculateur, Blue Gene P, de 16.000 processeurs et 0,5 pétaflop (0,5.1015 opérations par seconde). « Nous atteindrons un petaflop dans deux ou trois ans, jusqu’à un exaflop (1018) en 2020. » assure le directeur. Neuropolis sera financé par le groupe Rolex, la Confédération helvétique ainsi que les Cantons de Vaud et de Genève. L’enveloppe pourrait cependant gonfler encore plus dans quelques mois. L’EPFL et plus de cent autres équipes scientifiques, sont en effet en lice pour décrocher une bourse européenne pour leur « Human Brain project » qui regroupe plusieurs travaux autour d’un modèle informatique de cerveau humain. À la clé, un milliard de dollars. Réponse en 2013.

Presse sans cerveau (Elena Sender, sciencesetavenir.fr, 11 juin 2012)

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[Ni héros ni martyr] « Un sourire, ma tête d’innocent » (Lionel Reinaudo)

Toulouse. Procès de Lionel Reinaudo, un braqueur hors-normes

Lionel Reinaudo, 28 ans, sera jugé à partir de mercredi à Toulouse pour avoir braqué et dévalisé plusieurs banques et bijouteries entre 2005 et 2007… durant ses deux années de cavale, après s’être évadé de la prison de Carcassonne. Ce malfrat aux pratiques particulières agissait toujours à visage découvert et muni d’armes hors d’usage.

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Condamné pour un rôle secondaire dans des braquages à 9 ans de réclusion, Reinaudo s’évade de la prison de Carcassonne en 2007 après seulement un an de détention. S’ensuit une longue série d’attaques de banques et bijouteries, de Toulouse à Monaco. Le 12 octobre 2006, il attaque deux établissements bancaires à Agde en l’espace d’une heure. Il enchaîne à Revel où il s’en prend à deux reprises à la même agence de la Société Générale. La seconde fois, il attendra une heure devant la salle des coffres, retenant en otage des employés, que l’un des responsables aille chercher les bonnes clés. Quelques semaines plus tard, Reinaudo aura l’audace de payer sa note d’hôtel avec des pièces de 2 euros provenant de l’un de ses méfaits.

600’000 euros de marchandises à Monaco

En avril 2007, il braque deux bijouteries toulousaines, dont la maison Bernadou, l’une des plus réputées de la ville. Il entre dans le magasin prétextant vouloir offrir un bijou et, une fois la vitrine déverrouillée, s’attaque au vendeur en l’attachant avec des menottes achetées la veille… dans un sex-shop !

C’est à Monaco que Lionel Reinaudo réalise son dernier vol, peut-être le plus marquant, le 30 mai 2007. Il entre dans la bijouterie Jasré, un bouquet de roses à la main, puis menace le gérant avec son arme, le ligote et dérobe pour 600’000 euros de marchandises. Mais avant de quitter les lieux, il prend le temps de fumer tranquillement deux cigarettes et de laisser sur le comptoir son fusil à pompe à canon scié… sans munition à l’intérieur.

Surnommé « Chance » dans son enfance

Ce jeune braqueur hors-normes a toujours agi avec une incroyable assurance et sans violence physique. Ses victimes sont d’ailleurs surprises par son calme et sa désinvolture : il se moque d’être filmé et agit toujours sans gants ni cagoule. Cette propension au vol s’est manifestée très tôt chez Lionel Reinaudo. Celui que l’on surnommait « Chance » dans son enfance car il avait le don de ne jamais des faire prendre, commence à voler dès l’âge de 12 ans. L’enfant préfère dérober chez les autres que demander un peu d’argent à une mère qui parvient difficilement à joindre les deux bouts. Le patron d’un magasin va d’ailleurs le coincer mais lui propose de ne pas appeler la police si Lionel lui ramène des cartes bancaires volées.

Une première plongée dans la délinquance qui ne va plus le quitter. Mais son avocat Maître Emmanuel Tricoire ne voit pas son client comme un grand malfrat dangereux : « Nous ne sommes pas dans le grand banditisme. Il agit à la fois par nécessité, sans doute par jeu et tout ça dans une course folle dont il est persuadé qu’elle va mal finir. Il a une forme d’honneur, un rejet absolu de la violence, à aucun moment il n’a été physiquement violent », même si Emmanuel Tricoire admet que ses victimes aient pu souffrir d’une « violence psychologique ».

« Nous ne sommes pas dans le grand banditisme »

Concernant le butin engrangé par Lionel Reinado durant sa cavale, son avocat assure que les bijoux de Monaco n’ont été revendus que pour 15’000 euros et que l’accusé ne possède pas de trésor caché. Mais pour le défenseur de la bijouterie Bernadou à Toulouse, maître Xavier Ribaute, il est surprenant qu’aucun butin n’ait été retrouvé et il juge également les sommes tirées de la revente des bijoux « complètement irréalistes ».

Déjà condamné pour un rôle secondaire dans des braquages (9 ans), son évasion de la prison de Carcassonne fin 2005 (2 ans), pour des cambriolages sur la côte méditerranéenne (2 ans) et l’attaque de deux banques et une bijouterie (13 ans), Lionel Reinaudo encourt cette fois la réclusion criminelle à perpétuité devant les assises de la Haute-Garonne. Il devra y répondre d’une douzaine de braquages commis pendant sa cavale.

Presse multirécidiviste (LaDepeche.fr avec agences, 12 juin 2012)


Toulouse. Lionel Reinaudo, petit bonhomme sacré braqueur

Lionel Reinaudo, 27 ans, comparaît aujourd’hui devant la cour d’assises de la Haute-Garonne. Il s’expliquera sur treize braquages dont deux bijouteries, à Toulouse et Monaco. Portrait d’un petit bonhomme devenu un sacré braqueur.

À quoi tient une vie d’homme ? Lionel Reinaudo, du haut de son mètre 67 aurait pu devenir une star du ballon rond, façon Alain Giresse. Il en avait le talent, paraît-il. Seulement à 12 -13 ans, à force de piquer dans les rayons des magasins du Cap d’Agde, ce Sétois a énervé un commerçant. Il aurait dû ramener ce fils de carreleur et de secrétaire, solidement tenu par l’oreille. L’homme a préféré un autre marché : « Ramène-moi des cartes bancaires étrangères ! On peut tirer jusqu’à 3500 €… »

Un premier pas du mauvais côté, d’autres vont suivre. À 18 ans Lionel Reinaudo tente l’infanterie de marine mais il est réformé. Alors « par amitié », à 19 ans en décembre 2002, il franchit pour la première fois le sas d’une banque l’arme à la main. Puis une autre agence en janvier 2003. L’addition se solde devant la cour d’assises de l’Aude en octobre 2005. Lionel Reinaudo, libre et confiant, est condamné à 9 ans de prison. « Avec cette condamnation, ils m’ont tué », admet-il après coup. Deux mois plus tard il s’évade ! Son frère est venu le chercher. La cavale va durer deux ans.

« Les rêves brisés transforment les songeurs en braqueurs ! »

Avec des hauts, des bas, des braquages minables et un coup de Prince, à Monaco. Tabac, station-essence, supérette, banques, il attaque semaine après semaine. Six hold-up en deux mois. « Pour survivre… », s’excuse-t-il. Des armes, jamais chargées. « Il y a deux choses graves à ne jamais faire : vendre de la drogue et tuer quelqu’un », affirme Reinaudo à un juge d’instruction de Béziers. Gueule de premier communiant, il passe partout. « Un sourire, ma tête d’innocent… Combien de fois je me suis faufilé ainsi à travers les contrôles », confie-t-il après son arrestation. Il pousse même le défi jusqu’à accompagner un copain signer son contrôle judiciaire au commissariat central de Toulouse. Pourtant, il vient de dévaliser une bijouterie dans la Ville rose.

« J’en avais assez des petits braquages. Un copain m’a dit de monter sur des bijouteries », raconte le braqueur qui, le 12 octobre 2006, a attaqué deux banques en 30 minutes à Agde. « Dans la première je n’avais pris que 74 €, je suis allé à la Poste… » Il dévalise une première bijouterie à Castelsarrasin en mars 2007 avec un complice. Un mois plus tard, il entre peu avant midi chez Bernardou, à deux pas des Carmes à Toulouse. Personne ne se méfie de ce client qui vient verser des arrhes pour « un cadeau ». Il sort une arme et des menottes achetées la veille dans un sex-shop. Il repart avec 130’000 € de bijoux. À Monaco, un mois plus tard, il change de catégorie : 630’000 €, valeur d’achat ! Là aussi il a joué les faux clients. « J’allais braquer mais une femme et sa fille sont entrées. Jamais de braquage avec des enfants ou des personnes âgées ! » Une heure plus tard, il prend tout, ou presque. Il a oublié les montres. « Les sacs étaient tellement lourds je n’arrivais pas à conduire ma moto ! » Janvier 2008, les gendarmes mettent fin à sa cavale. En prison, il attend ses rendez-vous judiciaires. Il assure qu’il ne lui reste plus un euro de son errance de voyou. « J’ai voulu la vie d’artiste, je le regrette ». Les experts ne semblent pas trop croire à cette résilience. Lionel Reinaudo demeure philosophe : « Les rêves brisés transforment les songeurs en braqueurs ! »

Traqué jusque dans un club libertin !

La police judiciaire de Montpellier, leurs collègues de Toulouse, les gendarmes des sections recherches de Toulouse, de Marseille… Lionel Reinaudo était traqué par tous les services entre décembre 2005 et janvier 2008. Finalement, ce sont les gendarmes de Toulouse qui ont mis fin à sa cavale le 12 janvier 2012 à Villeneuve-Loubet, près de Cannes. Mais pour attraper ce « loup solitaire », la traque a été longue, compliquée. Les gendarmes ont même monté une souricière dans un club libertin du Cap d’Agde, Le Glamour. « C’était son anniversaire, le 20 octobre 2007. Son frère organisait une soirée… » Les enquêteurs de la SR de Toulouse et une équipe du GIGN se sont glissés au milieu des couples libertins, prêts à bondir. Mais Lionel Reinaudo n’a jamais passé la porte…

Presse multirécidiviste (Jean Cohadon, LaDepeche.fr, 13 juin 2012)

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[Le JL vous l’avait bien dit] Merah était bel et bien « traité » par les services secrets français (2)

 

Affaire Merah : la thèse d’une manipulation par les services secrets resurgit

(…) Contactée par l’AFP, la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) n’a fait aucun commentaire sur ces vidéos. De source proche de l’enquête, on se montrait cependant très réservé sur ces vidéos que le tueur aurait envoyées de son téléphone portable à son père.

Les spéculations sur les liens entre Merah et les renseignements étaient apparues peu après la mort du tueur le 22 mars, du fait notamment de ses contacts avérés avec un agent de la DCRI de Toulouse en novembre 2011, à la suite de voyages en Afghanistan et au Pakistan. C’est ce même policier de la DCRI qui était intervenu pour négocier lors du siège.

Un ancien patron du contre-espionnage, Yves Bonnet, s’était ouvertement interrogé sur un éventuel rôle d’indicateur que Merah aurait pu jouer.

Mais Bernard Squarcini, alors chef de la DCRI, avait démenti fin mars que l’homme qui avait abattu de sang froid sept personnes à Toulouse et Montauban entre les 11 et 19 mars ait été un « indic ». Ce que l’ancien ministre de l’Intérieur Claude Guéant avait également « totalement exclu ».

Une source policière a affirmé mardi à l’AFP que Merah a « pu être traité » directement de Paris par un agent de la DCRI — proche de Bernard Squarcini — car localement « ce n’était pas possible avec six agents travaillant sur une trentaine d’objectifs ».

Cet agent a « effectué des séjours à Toulouse dans cet esprit », selon elle, ce « qui ne veut pas dire que Merah a été un indicateur ».

Merah, selon plusieurs autres sources policières du Renseignement, avait « le profil de cette minorité » de Français parfois « envoyés par les services secrets faire le djihad » sous « divers prétextes et parfois sous différentes pressions aussi ». Selon ces sources policières du renseignement, cette information est toutefois « difficilement vérifiable ».

(…)

Les avocates de familles de victimes, Mes Samia Maktouf et Béatrice Dubreuil, ont indiqué à l’AFP que ces dernières étaient « extrêmement choquées de ce nouvel épisode » et attendent « des autorités que la vérité éclate ». « Elles attendent en particulier beaucoup de la déclassification promise de tous les documents nécessaires à l’enquête », ont elles déclaré.

Le ministre de l’Intérieur Manuel Valls a demandé une étude approfondie « sur ce qui a dysfonctionné » dans l’affaire Merah en raison d’un « échec » de l’État qui « n’a pas su ou pas pu protéger des Français ».

Publié par des larbins de la police secrète d’État (Agence Faut Payer via LePoint.fr, 12 juin 2012)


Alain Hamon : « Un recrutement de Merah est possible »
Interview : Alain Hamon, journaliste auteur de Police : l’envers du décor

Quelle est votre réaction aux dernières « révélations » sur Mohammed Merah, qui aurait été agent d’un service secret ?

Alain Hamon : J’ai déjà dit dans cette affaire que la DCRI n’avait pas bien fait son travail. Je ne comprends toujours pas comment ses agents n’ont pas davantage surveillé ce garçon, ses voyages au Proche et au Moyen-Orient, ses activités. Et je persiste à dire que si ce travail de surveillance avait été bien fait, il n’y aurait eu aucune victime, ni à Toulouse, ni à Montauban.

Là, des enregistrements entre les mains de son père, présenteraient Merah comme un agent des services secrets !

Si ces enregistrements existent, et que leurs contenus sont ceux qui sont reportés, cela veut dire qu’un service, on ignore lequel mais on a le choix entre DCRI, DGSE et DRM (les renseignemenst militaires), ont recruté Merah pour l’utiliser comme taupe.

Est-ce que cela vous paraît crédible ?

Un ancien des Renseignements généraux, et pas le moins bon, Claude Bardon qui a fait tomber Action directe, m’a affirmé que le profil de Mohammed Merah correspondait aux personnes qui dans les années 90 et 2000 étaient « travaillées » par les services pour être recrutées. C’est donc possible. Même si Bernard Squarcini [Ex patron de la DCRI, en place lors de tueries de Toulouse et Montauban] a affirmé que ce n’était pas le cas…

Cela vous laisse songeur…

Non. Cela fait partie du boulot de ces services . Envoyer des gens à l’étranger, en Afganisthan, en Irak, au Pakistan et les débriefer à leur retour, c’est classique. Cela peut être aussi intéressant pour connaître les mouvances islamistes en France et plus particulièrement dans le grand Sud-Ouest. En revanche, un type qui est capable de trahir ses amis, les gens qui pensent comme lui, il faut le surveiller.

Comme du lait sur le feu…

Avec au moins une laisse très courte. C’est ce que disent les spécialistes. Et on revient à mon propos liminaire : si un service avait recruté Merah, ce service devait également le surveiller de très très près. Et dans ce cas-là, comment n’ont-ils pas vu arriver la dérive meurtrière de ce garçon ?

Et si cette histoire constituait un écran de fumée ?

Pour nous montrer que les Services avaient repéré et recruté Mohammed Merah… Tout est possible mais si tout cela est mis en place pour minimiser les ratés de la DCRI ou protéger je ne sais qui, la manipulation ne durera pas longtemps !

Publié par des larbins de la police secrète d’État (Propos recueillis par Jean Cohadon in LaDepeche.fr, 13 juin 2012)

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[« Antiterrorisme »] Les espions travaillent (3)

Des précisions sur la mystérieuse glace sans tain du Palais de Justice

La présidente du Tribunal de grande instance de Paris a obtenu des éclaircissements sur la salle des témoins où s’était dissimulée une policière du renseignement pour photographier le public d’un procès sans être vue.

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Le 22 mai, Les Inrocks assistaient au dernier jour du procès dit de “la mouvance anarcho-autonome francilienne” au Palais de Justice de Paris. Dans l’après-midi, un petit événement met en émoi les journalistes présents, rapidement au courant via Twitter.

Dans la salle d’audience voisine de la nôtre, la présidente Sauteraud apprend la présence d’une intruse dans sa salle des témoins. Alors que ceux-ci s’apprêtaient à se réunir, ils surprennent une femme qui prend des photos à travers la vitre. Elle shoote le “plateau correctionnel” où sont rassemblés les soutiens des supposés “anarcho-autonomes” en procès. Le soir même, le journaliste d’Owni Jean-Marc Manach raconte l’incident :

“La mystérieuse photographe expliqua qu’un gendarme l’avait faite entrer, par l’autre porte — qui donne sur un couloir du tribunal —, s’excusa, rangea son paquetage, et s’éclipsa.

Sur le moment, nous ne réalisions pas la portée de cette intrusion. Quelques minutes plus tard, un gendarme entra par la porte extérieure — celle qui donne sur le couloir, et par laquelle était sortie la mystérieuse photographe — et nous demanda gentiment s’il pouvait éteindre la lumière.

Interloqués, il nous expliqua que les grandes baies vitrées de cette salle des témoins étaient recouvertes par un miroir sans tain, et qu’il serait donc préférable d’éteindre la lumière, afin de ne pas révéler l’existence de ce miroir sans tain…”

Branle-bas de combat et articles de presse : la préfecture de Police met moins de 24 heures à admettre l’identité de la photographe, une policière de la Direction du renseignement chargée de surveiller les militants d’extrême-gauche venus ce jour-là.

Pourquoi cette salle bénéficie-t-elle d’une vue imprenable (et discrète) sur le plateau correctionnel ? Est-elle régulièrement utilisée par les services de renseignement pour observer le public des procès “sensibles” ? Pour en savoir plus, le président du Syndicat de la magistrature (classé à gauche) a envoyé un fax à la présidente du Tribunal de grande instance de Paris, Chantal Arens, le 31 mai. Demandant des explications, Matthieu Bonduelle écrit :

“Il s’agit là d’une grave atteinte aux valeurs qui doivent gouverner les missions du service public de la justice, au sein même d’un tribunal qui ne saurait devenir un lieu dédié à l’espionnage des citoyens venus assister à un procès.”

La semaine dernière, Chantal Arens a répondu après avoir mené une enquête interne. Elle précise que d’après les archives du tribunal, la salle des témoins de la 17e chambre dispose d’une “vitre fumée” (et non d’une “glace sans tain”), “installée il y a une vingtaine d’années” pour permettre aux témoins “de bénéficier de la lumière naturelle en provenance de la salle des pas perdus”. Le dispositif n’aurait donc pas été conçu pour servir de studio photo incognito…

Pour éviter toute intrusion à l’insu des autorités judiciaires, la présidente du TGI compte condamner l’un des accès à la salle des témoins, débouchant sur un couloir :

“Avec Monsieur le Procureur, nous avons décidé de remplacer cette serrure. Le seul accès désormais possible se fait à partir de la saìle d’audience, sous le contrôle du président d’audience et de l’huissier audiencier.”

Après ce mini-scandale, les fonctionnaires du renseignement devront trouver d’autres cachettes. Et, si possible, ne pas se faire prendre en flag.

Presse terroriste (Camille Polloni, LesInrocks.com, 12 juin 2012)

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[Nouvelles de l’Apocalypse] Fukushima, un Tchernobyl global

Fukushima Fallout Rivals Chernobyl

State-of-the-art analysis based on the most inclusive datasets available reveals that radioactive fallout from the Fukushima meltdown is at least as big as Chernobyl and more global in reach Dr. Mae-Wan Ho

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Special report to be included in Science in Society #55 (available August 2012).

14’000 Americans already died from Fukushima fallout?

A paper published online December 2011 in a peer-reviewed journal estimated that nearly 14’000 have died in the United States in 14 weeks following the arrival of the radioactive fallout from the Fukushima meltdown [Mangano JJ and Sherman JD. An unexpected mortality increase in the United States follows arrival of the radioactive plume from Fukushima: Is there a correlation? Internation Journal of Health Services 2012, 42, 47-64]. It noted that the estimate is comparable to the 16’500 excess deaths in the 17 weeks after the Chernobyl disaster. The rise in reported deaths after Fukushima was greatest among infants less than one year of age.

The authors’ credentials appeared impeccable [“Study: Fukushima radiation has already killed 14,000 Americans”, WashingtonsBlog, 24 December 2011]. Joseph Mangano is a public health administrator and researcher who studies low-dose radiation exposure and subsequent risk of diseases such as cancer and damage to the newborn. He has published numerous articles and letters in medical and other journals as well as books, including Low Level Radiation and Immune system Disorders: an Atomic Era Legacy. Janette Sherman worked for the Atomic Energy Commission (precursor of the Nuclear Regulatory Commission) at University of California Berkeley, and for the US Navy Radiation Defense Laboratory in San Francisco. She specializes in internal medicine and toxicology, with an emphasis on chemicals and nuclear radiation, was an advisor to the National Cancer Institute, and served on the advisory board of the Environment Protection Agency for 6 years.

A major criticism of their work is that the authors claimed Fukushima fallout arrived just six days after the earthquake, tsunami, and meltdowns, but they provided no evidence for this assertion [“Researchers trumpet another flawed Fukushima death study”, Micheal Moyer, Scientific American, 20 December 2011]. Another is the paucity of radioactive measurement data; but that is the responsibility of the US Environment Protection Agency (EPA), and is hardly the authors’ fault. Indeed, the authors are themselves critical [1]: “The paucity of data from the U.S. EPA is unfortunate and will hamper future studies.”  The same paucity of data has indeed hampered studies that might have prevented the humanitarian health disaster still unfolding more than 25 years after the Chernobyl disaster (see [Stohl A, Seibert P, Wotawa G, Arnold D, Burkhart JF, Eckhardt S, Tapia C, Varga and Yasunari TJ. Xenon-133 and caesium-137 releases into the atmosphere from the Fukushima Dai-ichi nuclear power plant: determination of the source term, atmospheric dispersion, and deposition. Atmos Chem Phy 2012, 12, 2313-43. Led by A. Stohl at Norwegian Institute for Air Research, Kjeller] Chernobyl Deaths Top a Million Based on Real Evidence, SiS 55).

Comprehensive Test Ban Treaty Measurements

Withholding data, or not bothering collecting appropriate data, appear endemic to the nuclear industry and governments in general; and Fukushima is no exception ([Ho MW. Truth about Fukushima. Science in Society 55 (to appear) 2012] Truth about Fukushima, SiS 55). But a surprising source of observations is coming from radioactivity measuring stations set up under the Comprehensive Test Ban Treaty (CTBT), which foresees a global ban of all nuclear explosions. To verify compliance with the Treaty, a global monitoring system is being built, which includes measurements of radionuclides. Measurements of atmospheric concentrations of both Xe-133 and Cs-137 were available from CTBT stations to a high degree of sensitivity. Sixty monitoring stations are currently delivering data on Cs-137, and 25 stations delivering data on Xe-133 to the International Data Centre of the Preparatory Commission for the CTBT Organisation in Vienna. Cs-137, with a half-life of 30.17 years, comprises approximately half of the total radioactive caesium released, the other half being Cs-134 [Assessment on the 66th day of projected external doses for populations living in the north-west fallout zone of the Fukushima nuclear accident, outcome of population evacuation measures, Report DRPH/2011-10, Directorate of Radiological Protection and Human Health, Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire, October 2011]. Xe-133, with a half-life of 5.25 days is the most abundant Xe isotope, comprising >97.3 % of xenon in emissions.

State of the art analysis on the most inclusive available datasets

After the earthquake and Tsunami struck, elevated levels of radioactive emissions were measured in Japan and all over the Northern Hemisphere including the CTBT monitoring stations. But the point measurements are too sparse to determine the three-dimensional distribution of radionuclides in the atmosphere and their deposition on land and sea. Given accurate emissions data, dispersion models can simulate the atmospheric distribution and deposition of radionuclides and provide a more complete picture than the measurements alone. The simulations must be compared, and fit the measurement data. However, the single largest source of error in prediction is the source term, the rate of emissions into the atmosphere from the accident site. To this day, the time variation of emissions from Chernobyl is still uncertain.

The most comprehensive information on the events in the Fukushima disaster is a report released by the Japanese Government in June 2011 to the International Atomic Energy Agency (IAEA) [Nuclear Emergency Response Headquarters, Government of Japan: Report of the Japanese Government to the IAEA Ministerial Conference on Nuclear Safety – The Accident at TEPCO’s Fukushima Nuclear Power Stations, accessed 7 October 2011], and its subsequent updates. Although the report contains estimates of the amounts of radioactivity released into the atmosphere for certain key radionuclides, the data are not reliable; as the releases did not take place through defined pathways and were not metered.

To make the best use of the available information and data, an international team led by Andreas Stohl at the Norwegian Institute for Air Research (NILU) applied state-of-the-art atmospheric dispersion models to optimise the fit between the model calculations (simulations) and the observed measurements, thereby to obtain the most reliable source term. This top-down approach, called inverse modelling, was earlier used to make estimates of the Chernobyl source term. And members of the team have previously developed an inverse modelling method for volcanic eruptions and greenhouse gas emissions.

A first guess of release rates were based on fuel inventories and documented accident events at the site based on information provided by the Japanese government’s report. The first guess was subsequently improved by inverse modelling, which combined the results of an atmospheric transport model, FLEXPART, and measurement data from several dozen stations in Japan, North America and other regions.

The simulation was driven with three-hourly operational meteorological data from two different sources: The European Centre for Medium-Range Weather Forecasts (ECMWF) analyses, and the National Centers for Environmental Prediction (NCEP) Global Forecast System (GFS) analyses.

Total releases greater than Chernobyl

The results obtained for the total release of Xe-133 was 15.3 EBq (uncertainty range 12.2-18.3, EBq – 1018 Bq), more than 2 × total release from Chernobyl (Chernobyl total was 5.2 EBq) and “likely the largest radioactive noble gas release in history”. This took place between 11 and 15 March 2011. In fact, the release is greater than the entire estimated Xe-133 inventory of the Fukushima Dai-ichi nuclear plant, and is explained by the decay of I-133 (half-life 20.8h) into Xe-133. There is strong evidence that Xe-133 release started before the first active venting was made, possibly from structural damage to reactor components and/or leaks due to excessive pressure inside the reactor.

For Cs-137, the inversion modelling results gave a total emission of 36.6 PBq (20.1-53.2, PBq = 1015 Bq); 70 % more than first guess, and about 43 % of estimated Chernobyl emission. The results showed that Cs-137 emission peaked on 14-15 March but were generally high from 12 until 19 March, when they suddenly dropped by orders of magnitude at the time when spraying of water on the spent-fuel pool of unit 4 started. This indicates the emission may not have originated only from the damaged reactor cores, but also from the spent fuel pool of unit 4.

Altogether, an estimated 6.4 PBq of Cs-137, or 18 % of the total fallout until 20 April were deposited over Japanese land areas, while most of the rest fell over the North Pacific Ocean. Only 0.7 PBq or 1.9 % of the total fallout was deposited on land areas other than Japan.

Correspondence between simulated and observed results improved by inverse modelling

A scatter plot of all available Xe-137 observations versus simulation results, both a prior (from guess estimate of source) and a posteriori (source values optimised to fit the data) is given in Figure 1.

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Figure 1 Scatter log/log plot of all Xe-133 data both a priori and a posteriori (see text)

The straight line in the middle is where the correspondence is 1:1 between measured and simulated values, the lines above and below represent respectively overestimates and underestimates by a factor of 5. There is a background emission of Xe-133 from nuclear facilities, which is highly variable, and this is allowed for by adding a value of 1 x 10-4 Bq /m³ to every simulated concentration; consequently, one cannot expect correlation between measured and simulated values at the low end (lower left quadrant). Many of the data points there represent enhanced background observed. Data point in the upper right quadrant all reflect emissions from the Fukushima fallout, and for those data points, the modelled and observed values show a tight correlation, with most simulated points falling within a factor of 5 of the observed values. While the model results using the first guess emissions are already well correlated with the measurements, applying the inversion simulation clearly improves the correspondence, with most of the data points falling closer to the 1:1 line.

The scatter plot of the measured and simulated Cs-137 concentrations is given in Figure 2, where again, a background of normally distributed random concentration was added to every simulated concentration value.

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The fit between simulated and observed data are not as good for Cs-137 as it is for Xe-133. One reason is the added complexity of modelling wet and dry removal of the particles carrying Cs-137 from the atmosphere. Nevertheless, there is still a clear correlation between simulated and observed concentrations.

Time series of simulated and observed measurements made at key stations in Japan, Oahu (Hawaii), Richland (Washington State), and Stockholm were also produced, as well as the amount of radioactivity deposited on the ground. The fit between simulated and observed tend to be better outside Japan, possibly due to contamination of monitoring stations in Japan.

Deposition of radioactivity on land

It may have seemed fortunate that westerly winds prevailed during most of the accident to carry the radioactive plume offshore. But exactly during and following the period of the strongest Cs-137 releases on 14 and 15 March, as well as after another period with strong emissions on 19 March, the radioactive plume was carried over Eastern Honshu Island, where rain deposited a large fraction of Cs-137 on the land.

Radioactive clouds reached North America on 15 March and Europe on 22 March. By mid-April, Xe-133 was fairly uniformly distributed in the mid-latitudes of the entire Northern Hemisphere and was for the first time also measured in the Southern Hemisphere (Darwin Station, Australia). In general, simulated and observed concentrations of Xe-133 and Cs-137 both at Japanese as well as distant sites were in good quantitative agreement.

The dispersion of radionuclides from the Fukushima fallout was simulated based on GFS meteorological analyses. The first releases associated with the venting and explosion of Fukushima Daichi Nuclear Power Plant unit 1 reactor on 11 and 12 March 2011 was blown mainly offshore and transported eastsoutheast over the North Pacific Ocean, though a change in wind direction on 12 March blew the plume over the coastal areas north of the power plant. There was no precipitation, and the magnitude of the release was an order of magnitude lower than on 13 and 14 March, associated with the venting and explosions in the other units. On 14 March, a cyclone developed over southern Japan, and this coincided with a period of very high emissions from ventings and explosions of unit 2, unit 3 and in the spent-fuel pool of unit 4. (Details of the release events are given in an Appendix of the paper [4].)

During the accident events, Xe-133 and Cs-137 from the Fukushima fallout dispersed throughout the Northern Hemisphere and eventually also reached the Southern Hemisphere. A first radionuclide cloud ahead of the main plume containing only Xe-133 was transported rapidly across the North Pacific at low altitudes and arrived in western North America on 15 March (Figure 3). The first radioactive cloud skimmed along the North American seaboard because a large cyclone over the Eastern Pacific produced a southerly flow along the coastline. It was nevertheless detected at Richland, Washington State in USA. The main part of the radioactive cloud entered western North America on 17-18 March and could be detected by monitoring sites there (see Figure 4). A comparison of the top left panels in Figure 3 and 4 shows that the lead part of the Xe-133 plume is much stronger than the Cs-137 plume, resulting mainly from the earlier start of Xe-133 emissions.  On 18 March, high levels of both Xe-133 and Cs-137 can be found over the eastern Pacific Ocean and western North America. This part of the cloud was still close to the surface south of 50º. The high altitude head of the cloud with lower levels of Cs-137 had already arrived over the North Atlantic. At the same time, the radioactive cloud penetrated the subtropics and arrived at Hawaii on 19 March.

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Figure 3 Simulated total atmospheric columns of Xe-133 (colour shading) in kBq/ m2 and geopotential (height adjusted for pressure, blue isolines) at four different time points from 12 March (upper left) to 22 March 2011 (lower right); Fukushima Dai-ichi Power plant, yellow circle; air sampling site at Tokai-mura, green square; deposition monitoring site in Tokyo, green diamond; air sampling station on Oahu (Hawaii), green triangle; Stockholm, green circle.

From the Xe-133 maps (Figure 3), it can be seen that already, by 18 March, the highly radioactive plume had engulfed much of western and central North America from Canada to the USA, with radioactivity ranging well over 1000 to 100’000 Bq or more. Some of this could be easily have been inhaled by the inhabitants.

By 22 March, contaminated air from Fukushima had circled the Northern Hemisphere and reached both the tropics as well as the polar regions (Figs. 3 and 4). Even though enhanced surface concentrations were still limited to small parts of the Northern Hemisphere, this changed quickly. In April, all measurement stations recorded an enhanced background of Xe-133. Even the Australian station Darwin started registering enhanced Xe-133 in April.

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Figure 4 Simulated total atmospheric columns of Cs-137 (colour shading) in Bq/m² and geopotential (height adjusted for pressure, blue isolines); other details as in Figure 3

The maps of total deposition of Cs-137 in Japan and globally are shown in Figure 5. Note that the scale is in kBq/m². The orientation of the simulated plume is exactly as found by aerial surveys of Cs-137 between 6 April and 26 May by MEXT. The airborne measurements show that along the main plume axis, Cs-137 deposition values greater than 1000 kBq/m² extends about 50 km from the Fukushima plant (well outside the evacuation zone).

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Figure 5 Maps of total deposition of Cs-137 until 20 April 2011 for Japan (upper panel) and globally (lower panel). The colour scale is in kBq/m²; other details as in Figure 3

In the Chernobyl disaster, Cs-137 deposition values exceeding 1000 kBq/m² were observed in two areas: in the exclusion zone around Chernobyl Nuclear Power Plant and Prypjat, and north of the city of Gomel in Belarus. For the Fukushima accident, the land areas receiving such high deposition values are smaller, but still extensive. In the extratropical North Hemisphere, Cs-137 deposited from past nuclear testing is still present, raising the background to about 1-2 kBq/m². That value is exceeded by deposition from Fukushima over large parts of Honshu Island and the western Pacific Ocean. However, deposition of Cs-137 over other parts of Asia, North America and Europe is minor compared to this pre-existing background.

The analysis accounts for more than 90 % of the Cs-137 emissions until 20 April, with the rest still residing in the atmosphere and small amounts lost by radioactive decay. Japan received 6.4 PBq or 18 % of total Cs-137 deposition until 20 April. This is quite similar to a previous estimate of 22 % reported, although their absolute values are smaller because of lower source emissions used. Only 0.7 PBq or 1.9 % of total Cs-137 deposition occurred over land areas other than Japan, while the remaining 80 % (29.28 PBq) were deposited in the oceans. This is in addition to the deliberate releases of radioactivity that constituted “the largest radioactivity releases into the ocean in history”).

Central data repository and increased monitoring urgently needed

These results for only two of the main radionuclides already added up to nearly 15 times the total radioactivity in the latest TEPCO estimates [Press release, Tokyo Electric Power Company, 24 May 2012] of just over 1 EBq. If we take the amount of Cs-134 as equal to 36.6 PBq (same as for Cs-137 when measured [6]), and add the value of 500 PBq for I-131 given by TEPCO for releases into the atmosphere,  as well as the rest released into the ocean (18.1 PBq), we arrive at a total of 16.0532 EBq. This is certainly more than the estimated total of 14 EBq released in Chernobyl according to the World Nuclear Association [Chernobyl Accident 1986, World Nuclear Association, April 2012].

The estimates are the best available based on still very incomplete information. In their closing remarks, the authors pointed out that the data collected for the analysis come from various sources, none of which is available to the public [4]. They speculated that more useful data sets were not even accessible to the research team; stating: “Institutions having produced relevant measurement data should make them freely available,” and calling for a central data repository to be created. The analysis has only derived the source terms for two important radionuclides, and work needs to be done on others, notably I-131. This is absolutely necessary to address and mitigate the health impacts of the Fukushima catastrophe already unfolding.

The reluctance of officials to disclose information in the early days of the disaster has meant that iodine tablets were not distributed to people in the most highly contaminated areas, with the result that 44.5 % of the children showed radioactive contamination of up to 35 mSv in their thyroid gland; and an examination of more than 38 000 children in Fukushima prefecture found cysts in 35 % of the children’s thyroid gland (see [5]).

The excess deaths in the US observed by Mangano and Sherman in the 14 weeks following the accident do coincide with the arrival of high levels of radioactivity (in X-133) by day 5 (Figure 3), and by day 10 engulfed the whole of North America in both X-133 and Cs-137 (Figures 3 and 4). They wrote in the conclusion of their report [1]: “It is critical that research
should proceed with all due haste, as answers are essential to early diagnosis and treatment for exposed people, particularly the children and the very young.”

The need for systematic monitoring, data-sharing, and research applies across the globe; as the available data already demonstrate, the disease burden will not be restricted to Japan.

Rapport ISIS (Institute of Science In Society), 11 juin 2012

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[« Antiterrorisme »] La méthode italienne (9)

Coup de filet dans la mouvance anarchiste italienne

La police italienne a arrêté mercredi huit membres présumés d’une organisation anarchiste accusés d’être impliqués dans l’envoi de lettres piégées. Le Grison Marco Camenisch, actuellement en prison en Suisse, et une personne détenue en Allemagne sont aussi soupçonnés.

L’enquête vise la Fédération anarchiste informelle-Front révolutionnaire international (FAI/FRI), qui dénonce la politique d’austérité menée par le gouvernement de Mario Monti. Parmi les personnes interpellées figurent plusieurs « représentants majeurs » de cette organisation anarcho-insurrectionnelle, selon les enquêteurs.

Les dix suspects sont accusés notamment d’association dans le but de terrorisme et de subversion. Ils sont aussi soupçonnés d’avoir organisé plusieurs attaques, dont l’attentat contre l’université Bocconi de Milan en 2009 et l’envoi de lettres piégées à des agences d’Equitalia (les services de perception de l’impôt), et au patron suisse de la Deutsche Bank, Josef Ackermann. Ces lettres ont a été revendiquées par la cellule Olga de la FAI/FRI.

« Éco-terroriste » grison

M. Camenisch et un Espagnol incarcéré en Allemagne sont considérés par les enquêteurs comme des figures de pointe de ce réseau. Ils sont soupçonnés d’avoir projeté des attentats, après avoir été trouvés en possession de documents définissant de nouvelles cibles et contenant des messages de revendication.

Le Grison, âgé de 60 ans, purge actuellement une peine de huit ans de prison pour le meurtre d’un garde-frontière à Brusio, entre les Grisons et l’Italie en décembre 1989. En Italie, il avait été condamné à douze ans de réclusion pour de nombreux attentats à l’explosif contre des pylônes électriques.

La FAI/FRI a aussi revendiqué l’attaque contre Roberto Adinolfi. Ce dirigeant d’Ansaldo Nucleare, entreprise liée au conglomérat de défense Finmeccanica, a été blessé par balle à une jambe le 7 mai à Gênes.

Ces attaques ont ravivé en Italie la crainte d’un retour aux « années de plomb » des décennies 1970-1980.

Presse terroriste (ats via Romandie.com, 13 juin 2012)


(…) La police de Pérouse a également fait état de plus de 40 perquisitions à travers l’Italie. (…)

Presse terroriste (20Minutes.fr avec Reuters, 13 juin 2012)


Italian police arrest leftwing terror suspects

Ten held in Italy, Switzerland and Germany on warrant issued in Perugia over links to two shadowy revolutionary organisations

Police in Italy, Switzerland and Germany have arrested 10 people suspected of involvement in leftwing terrorist activity in Italy and elsewhere over the past three years.

Police sources said the suspects, detained in pre-dawn raids, all had links to one of two shadowy organisations: the Informal Anarchist Federation (FAI) and the International Revolutionary Front (FRI). Warrants issued by a judge in Perugia, in central Italy, accused them of a variety of offences including subversion, terrorist conspiracy and international terrorism.

Eight arrests were made in Italy, one in Switzerland, and one in Germany.

A senior officer in the semi-militarised Carabinieri police, General Giampaolo Ganzer, said the FAI and FRI were in a position to mount attacks with « both bombs and firearms ». The general, who commands the Carabinieri’s special forces, said the two groups were in contact with the Greek anarchist movement.

Those arrested appeared not to have been directly connected with the most serious recent terrorist attack in Italy – the shooting and wounding last month of a senior executive in the nuclear industry, Roberto Adinolfi of Finmeccanica. But in an interview with the Italian Sky TV network, General Ganzer said: « The origin is the same. »

The warrants cited other terrorist operations, many of them abortive. These included a failed pipebomb attack on the business-oriented Bocconi university in Milan in 2009; recent blasts outside tax collection offices in different parts of Italy; a parcel bomb intercepted in Frankfurt in 2011 and sent to the then CEO of Deutsche Bank, Josef Ackermann; and, also in 2011, a parcel bomb addressed to the Greek embassy in Paris, which was later defused.

More than 40 searches were carried out in Italy alone. Among those taken into custody were two men arrested in 2009 on suspicion of sabotaging an Italian railway line.

Presse terroriste (John Hooper à Rome, Guardian.co.uk, 13 juin 2012)

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La gendarmerie travaille à Bondy

Une mère de famille décède lors d’une perquisition au quartier Blanqui…

Mandatés par le juge de Soissons, des gendarmes ont perquisitionné le domicile familial d’un habitant du quartier Blanqui, à Bondy, dans le cadre d’une enquête pour trafic de stupéfiants. La mère du suspect est décédée pendant l’intervention. Les doutes planent quant aux causes du décès.

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« C’était Bagdad. Ça tirait de partout. » Les obus de balles de Flash-Ball, à même le sol, devant l’école Jean Rostand, en témoignent. Les habitants de la rue Martin Luther King sont encore sous le choc de la descente des forces de l’ordre qui a eu lieu ce mardi matin. Vers neuf heures, la gendarmerie de Senlis a mené une perquisition au domicile familial d’un habitant de la cité Blanqui.

Une descente de police qui a très mal tourné, « la mère de famille a fait un malaise. Elle est décédée. Rupture d’anévrisme ou malaise cardiaque d’après les pompiers… mais il paraît qu’elle a été bousculée… Elle n’est pas morte comme ça, témoigne un habitant, son fils, tabassé et sous le choc, a été embarqué en sang. »

Quelques minutes plus tard, la Brigade criminelle de Bobigny, le Samu et deux camions de pompiers débarquent. Des témoins affirment : « Quand ils ont descendu le corps, les pompiers et ambulanciers étaient très tendus et faisaient des messes basses, comme s’ils cherchaient à cacher quelque chose ».

Une thèse qui a vite fait de tomber dans les oreilles de Christian Lambert. Le Préfet de Seine-Saint-Denis, présent, a promis qu’une autopsie sera effectuée pour soulever le moindre doute sur la cause du décès. Le service départemental de la police judiciaire a effectivement été saisi par Sylvie Moisson, procureur de la République de Bobigny, pour déterminer les causes exactes du décès. Présent aussi, le commissaire de Bondy, dont les habitants regrettent « des propos malheureux sur le décès de la mère ».

Sur place, une quarantaine de voitures de police est encore stationnée aux environs de 14 heures. Des CRS, appelés en renfort, quadrillent la cité aux quatre coins. « C’est de la provocation, pourquoi ils cherchent à faire monter les nerfs des jeunes ? », questionne un voisin. Présent sur les lieux depuis le début, il poursuit, « dès que la nouvelle du décès est tombée, quelques gamins se sont révoltés. Les policiers ont répliqué de manière disproportionnée. Ils ont lancé des bombes lacrymogènes en direction de l’école primaire qui jouxte la cité. C’est scandaleux, les instituteurs et les enfants étaient en panique. »

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Dans le milieu de l’après-midi, le calme est revenu à la cité Blanqui. Repartis bredouilles, « les CRS n’ont rien eu à se mettre sous la dent, même s’il n’attendaient que ça pour jouer de la matraque » affirme un jeune. Un calme précaire, la suite en photos sur l’album

Blog Bondy Actus, 13 juin 2012

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[La Rochelle] Logement : un problème que l’on peut résoudre nous-mêmes

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Logement : un problème que l’on peut résoudre nous-mêmes

Le DAL de Charente-Maritime a décidé de réunir les candidats aux législatives de la première circonscription afin d’évoquer les problèmes de logements et d’entendre leurs réponses sur le sujet. Mais à part fournir une tribune aux acteurs de la mascarade électoraliste, cette réunion n’apportera certainement rien de concret. Faut-il donc attendre un geste des politiciens pour prendre en main nos vies ? Pour notre part nous ne le pensons pas, c’est pour cela que nous avons décidé de nous rendre à cette réunion publique : nous souhaitons y porter une voix différente, celle de l’action directe.

Nous n’attendons rien de cette République des hommes d’affaires en forme de politiciens, et même s’ils sont parfois forcés de légaliser nos actions concrètes comme ils l’ont fait en adoptant l’ordonnance de réquisition des logements vides en 1945, nous préférons nous servir nous-mêmes. Sans domicile fixe depuis un certain temps, nous avons ainsi décidé de squatter un logement vacant à La Rochelle. Il s’agit d’une magnifique maison avec jardin qui appartient à une très grosse entreprise et qui était vide depuis plus de 4 ans.

Bien que nous ayons l’habitude d’apporter notre soutien aux actions du DAL, nous ne cherchons pas comme lui à négocier avec les autorités légales pour, au bout du compte, n’obtenir qu’un sursis ou une cage à lapins dans une hideuse cité HLM. Nous revendiquons au contraire la possibilité de vivre à plusieurs, en petite communauté, dans une belle maison avec un grand jardin où cultiver un potager qui nous permettra de nous nourrir nous-mêmes en évitant de consommer des fruits et légumes contaminés par les pesticides et les OGM.

Par le présent tract, nous ne demandons rien à personne, mais souhaitons nous adresser fraternellement aux pauvres mal-logés ou à la rue pour leur dire : « Si vous n’en pouvez plus de vivre dans un appartement qui ressemble à une cellule, si votre logement est insalubre, si vous ne parvenez pas à payer votre loyer, si vous êtes à la rue, sachez que des dizaines de milliers de logements sont vides dans ce pays, dont 3000 à La Rochelle. Alors si vous en avez envie, vous pouvez parfaitement vous organiser pour les prendre, pour les habiter, pour les squatter. »

Le changement ne viendra pas d’en haut.

Des squatteurs de La Rochelle

Tract distribué lors d’un débat organisé par le DAL (Droit au Logement) de la Rochelle, avec les candidats aux législatives.

Liste francophone de diffusion d’infos relatives aux squats, 12 juin 2012

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[260 rue des Pyrénées, Paris 20e] Occupons les logements vides – Organisons-nous, défendons-nous

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Affrontements et couvre-feu à Tunis et sept autres villes du pays

Le ministère tunisien de la Justice a estimé mardi que les violences commises dans la nuit de lundi à mardi à Tunis constituaient des actes terroristes et que les personnes arrêtées seraient jugées en vertu des lois anti-terroristes établies sous le régime Ben Ali.

Les personnes arrêtées seront traduites en justice en vertu de la loi anti-territoriste décrétée en 2003, a déclaré le représentant du ministère Mohamed Fadhel Saihi lors d’une conférence de presse après des violences qui ont fait une centaine de blessés et à l’issue desquelles plus de 160 personnes ont été arrêtées.

M. Saihi a par ailleurs annoncé la mobilisation des gardiens de prison pour protéger les tribunaux à travers le pays. Ils ont reçu des ordres pour utiliser tous les moyens y compris les tirs à balle réelle pour déjouer toute éventuelle attaque, a-t-il déclaré.

Fin mai, le ministre de l’Intérieur Ali Larayedh avait annoncé que les forces de l’ordre étaient habilitées à faire usage de balles réelles en cas d’attaques contre des institutions souveraines, après une série d’attaques contre des casernes de police.

Plusieurs localités tunisiennes, outre la capitale, ont été le théâtre lundi et mardi d’attaques de postes de police, de sièges syndicaux et de partis politiques, et d’un tribunal par des groupes mêlant membres de la mouvance salafiste et casseurs [??? – note du JL].

Selon le porte-parole du ministre de l’Intérieur Khaled Tarrouche, présent à la conférence de presse, des affrontements se poursuivaient mardi soir dans la cité populaire Intilaka à l’ouest de Tunis, où des groupes organisés jouent au chat et à la souris avec les forces de l’ordre.

Publié par le « savoir-faire français » (Agence Faut Payer, 12 juin 2012)


Le ministère de l’Intérieur tunisien a décrété la mise en place d’un couvre-feu de 21h à 5h du matin à Tunis et dans sept autres villes du pays dont Sousse et Monastir.

Cette décision fait suite aux violences qui ont eu lieu dans la banlieue de Tunis hier de la part de salafistes et de repris de justice [??? – note du JL]. Les salafistes protestent contre une exposition d’art qui « porterait atteinte au sacré ». Le ministère de la Culture va déposer plainte contre les organisateurs de cette exposition.

idem (lefigaro.fr, 12 juin 2012)


Quelques messages relevés sur Twitter :

Monastir sous couvre-feu alors qu’on reportait rien dans la région.

Ce #couvrefeu est complètement injustifié. La #tunisie à connu pire et sans couvre feu. C’est de la manip pure et dure.

Couvre feu = alimenter la peur, alimenter la rumeur (personne ne sachant ce qui se passe réellement dehors). Faut reprendre la rue les amis


Vidéo des affrontements cité Intilaka mardi visible ici

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[Terreur à Neuilly] Ex-chef d’État, une fonction à hauts risques

Dix gardes du corps pour Nicolas Sarkozy

INFO MATCH. Le coût de la sécurité de l’ancien président de la République devrait dépasser 700’000 euros par an.

Nicolas Sarkozy craint-il pour sa sécurité ? Selon nos informations, l’ancien chef de l’État a demandé et obtenu que 10 officiers de police soient désormais affectés à sa protection ainsi qu’à celle de sa famille. Ces 10 policiers sont de vieilles connaissances de Nicolas Sarkozy puisqu’ils faisaient partie du GSPR (Groupement pour la sécurité du président de la République) lorsqu’il occupait l’Élysée. Si tous les anciens chefs de l’État bénéficient d’une protection à vie (comme les Premiers ministres et les ministres de l’Intérieur), son intensité est très variable selon les personnalités.

Valéry Giscard d’Estaing bénéficie encore de deux officiers de sécurité, Jacques Chirac en compterait 6, sans oublier un autre affecté à la protection de son épouse Bernadette. « Nicolas Sarkozy a déjà été agressé et plusieurs fois pris à partie verbalement. Cela peut expliquer ce fort niveau de protection », note un bon connaisseur du problème. Soucieuse de désamorcer toute polémique, Véronique Waché, l’attachée de presse de Nicolas Sarkozy, assure que « ce dispositif n’a rien d’exceptionnel. Tout ça a été vu avec le ministère de l’intérieur. Par ailleurs, il y a 2 chauffeurs parmi ces 10 policiers. »

La protection des hautes personnalités avait été épinglée en 2010 par la Cour des Comptes en raison de son coût élevé et souvent injustifié. Le budget moyen d’un policier affecté à ce type de mission s’élèverait, selon ses calculs, à 72’000 euros par an. Le coût de la sécurité de Nicolas Sarkozy devrait donc dépasser 700’000 euros par an.

Presse de protection des hautes personnalités (David Le Bailly, Parismatch.com, 11 juin 2012)

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[España en el corazón] « Ça dégénère quand la police entre dans les villages »

Espagne : la colère des mineurs ne faiblit pas

Les actions coup de poing se poursuivent dans les régions de Castille-et-Leon et des Asturies pour protester contre la réduction des aides publiques dans l’industrie minière. Des hommes encagoulés ont déposé des pneus sur des routes et des voies de chemin de fer.

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Leurs épouses se sont jointes à la manifestation. Elles sont inquiètes. « Quel va être notre avenir », s’interroge l’une d’elles. « Le pire c’est que personne ne nous soutient en Espagne. Il n’y a que les mineurs de l’étranger qui sont derrière nous. »

« Il y a beaucoup de tension », explique un homme le visage caché par une écharpe. « Et ça dégénère quand la police entre dans les villages où il y a des femmes et des enfants et qu’ils n’en n’ont rien à faire. Mais nous, on va faire comme eux. C’est très triste car un jour quelque chose de grave va à arriver. »

Les mineurs sont entrés dans leur deuxième semaine de protestation. Ils n’acceptent pas la décision du gouvernement espagnol de diviser quasiment par trois les subventions dans leur secteur.

La manifestation a dégénéré quand des individus ont commencé a lancer des roquettes artisanales en direction des policiers qui ont répliqué en tirant des balles en caoutchouc. Les affrontements n’auraient fait aucun blessé grave.

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Leur presse (Euronews) via Solidarité ouvrière, 12 juin 2012

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[Le Jura Libertaire vous l’avait bien dit] Merah était bel et bien « traité » par les services secrets français

Dans ses enregistrements, Merah dit avoir été trahi par les services secrets français

C’est un document explosif, qui pose autant de questions qu’il apporte de réponses. Le Parisien-Aujourd’hui en France a pu se procurer la retranscription des deux enregistrements vidéos réalisés par Mohamed Merah le 22 mars dernier à Toulouse, à la fin du siège au cours duquel il a perdu la vie. D’après ce document, révélé ce mardi matin par le quotidien algérien Echourouk, Merah était bel et bien « traité » par les services secrets français.

Il se filme au téléphone, pendant le siège, en train de parler avec celui qu’il pensait être son ami, et dont il connaissait le prénom : un certain Zouhair. D’après ce qu’il dit, Mohamed Merah a découvert que Zouhair n’était qu’un pseudo, et que cet homme dont il se disait proche est en fait un capitaine des services français dont il a fini par trouver l’identité, et dont il cite distinctement le nom de famille.

« C’est toi qui m’a mis dans cette histoire et cette galère », dénonce Merah avant, dans un appel ultérieur, de rappeler à son interlocuteur quels ont été leurs liens : « rappelle toi, lui dit Merah, que tu m’as envoyé en Irak, au Pakistan, en Syrie pour aider les musulmans, et après je découvre que tu es à la solde des services français, que t’es un criminel et que tu es un officier des services, sale traître. » À l’autre bout du fil, son interlocuteur confirme à demi-mots : « Ce qui est passé, c’est arrivé, maintenant il faut que je te sauve la vie, et te sortir de cette affaire, rend toi ou tu me laisses entrer et je récupère tes armes ? »

« Tout laisse penser à un véritable scénario aboutissant à sa mort »

Si cet enregistrement est véridique, ce que devra vérifier la justice française qui a été saisie hier d’une plainte émanant du père de Mohamed Merah, il semblerait donc que Merah ait été, à son corps défendant, une « taupe » des services français au sein des mouvements djihadistes. Aurait-il échappé à ses manipulateurs ? C’est l’une des nombreuses questions que se posent les avocates de son père, Me Zahia Guerrache Mokhtari, et Me Isabelle Coutant-Peyre. « Nous ne disons pas que Mohamed Merah n’a rien fait, précise cette dernière. Mais a minima, il apparait des relations anciennes et étroites entre Mohamed Merah et les services secrets français. Il y a énormément de zones d’ombres. Tout laisse penser à un véritable scénario aboutissant à sa mort. Et nous estimons que les victimes des tueries de Toulouse ont aussi le droit de savoir ce qu’il s’est tramé. »

Publié par des larbins de la police secrète d’État (Nicolas Jacquard, avec Timothée Boutry et Thibault Raisse, LeParisien.fr, 12 juin 2012)


Un journal algérien détiendrait deux vidéos tournées par Merah le jour de sa mort

Le site internet du journal algérien Echorouk a publié lundi 11 juin une retranscription de deux vidéos qui auraient été détenues par les avocates du père de Mohamed Merah. Elles prouveraient que la mort du fils était préméditée.

Mohamed Benalel Merah avait toujours déclaré vouloir « dissiper le flou » qui entoure selon lui la mort de son fils. « Je vais engager les plus grands avocats et travailler le reste de ma vie pour payer les frais. Je vais porter plainte contre la France pour avoir tué mon fils », déclarait-il le 26 mars, soit quatre jours après la mort de Mohamed Merah.

Il aura donc mis sa menace à exécution. Le père du responsable de l’assassinat de sept personnes, dont trois enfants, à Toulouse et à Montauban en mars dernier, a déposé plainte contre X le 11 juin à Paris pour « meurtre avec circonstances aggravantes ». La plainte vise ainsi implicitement la hiérarchie de la police française qui a donné l’ordre de lancer l’assaut contre Merah, le 22 mars à Toulouse.

Deux avocates au profil atypique

Pour mener son combat, le père du « tueur au scooter » a choisi deux avocates pour le moins atypiques. Me Zahia Mokhtari et Me Isabelle Coutant-Peyre. La première, algérienne, est soupçonnée par ses confrères d’entretenir des liens avec le GIA [le groupe islamique armé algérien impliqué dans la guerre civile algérienne dans les années 1990]. Selon le Figaro du mardi 12 juin, elle n’aurait traité que quelques cas de droit commun dans sa carrière et sortirait un peu « du néant ».

La seconde, Me Isabelle Coutant-Peyre, est une autre figure hors normes de la profession. Cette avocate française qui avait défendu en 2009 Youssouf Fofana, le chef du « Gang des barbares » est également l’épouse du Vénézuelien Ilich Ramirez Sanchez, plus connu sous le nom de Carlos, condamné à perpétuité pour le meurtre de deux policiers et d’un indicateur de la police en 1975. « Vous avez 300 ou 400 personnes surarmées et un type tout seul enfermé dans son appartement. Rien que ça suffit pour se poser des questions », a-t-elle insisté, à plusieurs reprises, pour justifier sa présence dans ce dossier.

Les deux femmes ont multiplié ces derniers mois les déclarations auprès des médias, répétant qu’elles disposaient d’éléments prouvant « l’exécution » de Merah, notamment des enregistrements vidéo de l’assaut. Il s’agirait, selon Me Coutant-Peyre, d’images tournées avec un téléphone portable qu’aurait eu en sa possession Mohamed Merah. Les deux femmes avaient promis, en avril, de remettre ces enregistrements à la justice française.

Les étranges vidéos de Mohamed Merah

Ce n’est pourtant pas dans le bureau des juges que se retrouvent les vidéos, mais dans la rédaction d’un journal populaire algérien, Echorouk, qui a prétendu lundi 11 juin être en leur possession. Le jour même, le quotidien en publie la retranscription sur son site internet, alimentant de fait les rumeurs de potentielles accointances entre l’islamiste et le Renseignement français.

« Allô Mohamed, sors et rends toi, personne ne te fera de mal, tu me connais et tu connais ma parole… », peut-on lire. « Va au diable espèce de traître, pourquoi voulez-vous me tuer aujourd’hui, qu’ai-je fait ? Je n’ai rien fait, je n’ai tué personne. C’est toi qui m’as emmené dans cette situation et je ne te le pardonnerai pas », aurait répondu Merah à son interlocuteur, un certain « Jossier ». Un échange houleux s’ensuit entre les deux hommes. « Tu m’as envoyé en Irak, au Pakistan et en Syrie pour aider les musulmans et ensuite tu apparais comme un criminel et capitaine dans les renseignements, je ne te pensais pas comme ça, jamais ! ».

Une possible fuite de la DCRI ?

La manière dont Merah, encerclé par les forces de police, aurait pu transmettre ces vidéos à une tierce personne demeure inexpliquée.

« Il est possible qu’au sein de la DCRI (Direction centrale du renseignement intérieur), une personne ait pu faire fuiter les enregistrements et les transmettre via plusieurs intermédiaires aux deux avocates du père de Merah. Il y a un tel manque de consensus sur la gestion de cette affaire, de tels règlements de compte… L’un d’eux a pu penser ‘j’ai un coup à jouer avec ces enregistrements…’ », lâche un islamologue réputé et expert en géopolitique qui a accepté de répondre – sous couvert d’anonymat – à FRANCE 24. Pour l’expert, l’existence de ces vidéos n’a donc rien de chimérique.

Quant à savoir comment un journal algérien les aurait récupérées et publiées, l’expert n’a aucun doute. « Me Mokhtari est algérienne. Elle est sûrement téléguidée par les renseignements algériens. Transmettre ces données n’a rien de compliqué. Maintenant, vous dire pourquoi Alger, qui contrôle de près les organes de presse, avait intérêt à les publier, c’est un autre débat et je n’en sais strictement rien. » Contactée par la rédaction, la DCRI n’a pas souhaité faire de commentaires.

Publié par des larbins de la police secrète d’État (Charlotte Boitiaux, France24.com, 12 juin 2012)


(…) On peut voir Mohamed Merah en train de téléphoner à une personne qu’il pensait être son ami, un certain Zoheir, selon Le Parisien. Ce dernier était en fait un capitaine des services français dont Merah a fini par trouver l’identité : le capitaine Jussayer, selon Echorouk. (…)

Publié par des larbins de la police secrète d’État (LaDepeche.fr, 12 juin 2012)

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THT : L’internationale du GUILIGUILI remercient chaudement RTE

http://juralib.noblogs.org/files/2012/06/000.pngChère ReTeTe,

Dans ce concert de désapprobation qui s’élève avec raison du fond des chemins creux sur tes mafieuses méthodes (pardonne leur car ils ne savent pas ce qu’ils font), une voix s’élève pour soutenir ton infâme besogne.

Hé oui il était temps que les lignes se brouillent, que les positions vacillent et que les trous du cul s’en mêlent……

Si nous te remercions aujourd’hui, c’est pour les possibilités que tu nous offres de t’en faire baver pour l’éternité… Et nous commencions sérieusement à désespérer de tes capacités à nous passionner.

Au lieu de s’attarder la betterave dans les bars clandestins de nos home sweet home, une génération spontanée de petits Don Quichottes hilarants arpentent désormais la cambrousse à la recherche des aires de jeu mises sympathiquement à leur disposition par tes soins.

Soyons clairs… Nous ne t’aimons pas.

Tes manières nous déplaisent, tes amitiés nous gênent et ton arrogance nous irrite la pompe à vie.

Il faut cependant te reconnaître cette capacité à organiser les bases de situations passionnantes…… « L’aventurier est celui qui fait arriver les aventures, plus que celui à qui les aventures arrivent » écrit celui pour qui « l’histoire est émouvante » et le divertissement intégral. (Non ce n’est pas dans OUIOUI saccage le bocage… Cherche encore.)

Nous ne sommes ni de ceux qui alimentent les marches funèbres, ni des gentils animateurs du spectacle de la critique ……… nous sommes bien moins que ça. Juste libérés des illusions…

C’est dire si nous sommes dangereusement amusants et indésirables sous tous systèmes.

Nous savons les règles un brin pipées…… Que le rapport de force reste bien inégal…… Que tes stroumphs suréquipés en cerveaux disponibles et dressés pour en découdre avec l’esprit des arbres n’attendent que de nous couper la sève.

Oui, tout cela nous le savons… Vous irez jusqu’au bout… Ne pas perdre la face.

Cependant, prends garde à ce qui se passe, tout particulièrement au Chefresne, et à la façon dont tu négocieras la réponse à l’offense qui t’est faite… Nous parlons ici du « village » gaulois devenu symboliquement le lieu de résistance à ta toute puissance illégitime et des quelques irréductibles bonobos qui vocalisent leur détermination sur radio canopée dans le petit bois de la Bévinière.

Nos armes de distraction massive ne supporteraient pas de te voir leur faire bobo.

Ne sous-estimes pas le JE/JEU qui nous anime et le NOUS qui nous sublime.
Dis toi bien que tu partiras un jour…… Et le plus vite sera le mieux.
Qu’il sera alors toujours temps d’accélérer  le vétuste de tes mégalocroix afin de les remiser au rayon des aberrations médiocratiques…… Juste pour s’amuser.
Nous croyons à la force de l’escargot.

La poussière est ton avenir… Nous en faisons déjà l’élevage.
LE GRAND JEU a déjà commencé.
Pour tout ça, nous te remercions.

Pour l’internationale du GUILIGUILI : Raymonde DUSILENCE

Reçu le 9 juin 2012

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[Dijon, du 1er au 10 juillet 2012] Chantier d’été des Tanneries

On vous invite à participer au désormais traditionnel chantier d’été des Tanneries, du 1er au 10 juillet !

S’y mêleront, pendant 10 jours, BTP Do It Yourself, aménagements d’espaces d’activités, rendez-vous sportifs et ludiques, moments dansants, échanges de savoir et vie collective. Venez profiter de ces moments de rencontre et de découverte de la grande usine autogérée tant qu’il en est encore temps, puisqu’il est de plus en plus probable que l’on déménage un jour, pour transvaser les structures et projets dans un nouvel espace. Sujet sur lequel on fera le point, dès que l’issue des négociations en cours sera plus claire.

D’ici là, sachez que ça commencera fort, avec une boum de soutien à Blabla le 30 juin, avant d’enchaîner sur le tri des trésors et matériaux accumulés, le travail sur les archives et la déco, la mécanique vélo pour disposer de cycles communisés, les équipées sur les toits pour parer aux fuites ou le jardinage pour épauler les potagers du quartier. Pour le reste, outre le très attendu tournoi international de ping pong des Tanneries, il y a aura pas mal de surprises à préciser, et de l’espace pour vos propositions de lectures, jeux de pistes, dérives urbaines & co…

D’un point de vue plus pratique, sachez que, depuis le chantier de l’été dernier, on a à notre disposition un sleeping plus sympa, mais que les tentes sont aussi les bienvenues pour éviter d’être trop serré-e-s. Les repas seront végétaliens. On vous invite à laisser votre chien à la maison plutôt que dans votre voiture une fois sur place, et à préférer une venue sur quelques jours plutôt qu’un passage éclair, histoire de prendre le temps de se rencontrer !

Et pour les Dijonnais-e-s, il est possible de passer au jour le jour : les chantiers débuteront chaque matin à partir de 10h, et si vous souhaitez nous rejoindre pour les moments plus légers, le programme des festivités sera disponible sur le site.

SAMEDI 30 JUIN : boum en soutien au journal Blabla pour les plus impatient-e-s de nous retrouver

LUNDI 2 JUILLET : début du chantier tout en douceur

MARDI 10 JUILLET : rangement et fin du chantier

Espace autogéré des Tanneries – 17 bd de Chicago – 21000 DIJON

Arrivée en stop et voiture : sortie « Dijon centre » en arrivant d’un peu partout – « rue d’Auxonne » quand on arrive depuis Paris.

Depuis la ville : bus ligne 12 – arrêt « Chicago »

Pour des propositions/idées divertissement/avertir de votre venue : mail

Pour plus d’infos sur le lieu ou le programme : tanneries.squat.net

Si malgré toutes ces infos vous êtes perdu-e-s : 03 80 666 481

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