[Mort aux El-Assad et à tous leurs complices !] Vive le tuning révolutionnaire de Homs !

La ville de Homs (…) est en passe de devenir le centre de développement et de réalisation d’une gamme complète de matériels militaires. Après la mise au point d’une arme légère capable de tirer les projectiles les plus divers, ses habitants ont illustré encore une fois le proverbe « nécessité est mère de l’invention », en fabricant, pour leurs propres besoins défensifs, un véhicule blindé léger.

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Blindé homsiote (vue de profil)

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Vue de face

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Vue rapprochée

Le site Zaman al Wasl, qui consacre un article à ce prototype auquel il a eu accès à grand peine, indique que l’engin a été réalisé en bardant un Suzuki léger de plusieurs couches de tôle. Ce type de véhicule est très répandu dans les rues des villes syriennes, sa taille modeste lui permettant de se faufiler dans les recoins les plus reculés des souqs et de livrer les provisions et le mazout de chauffage jusqu’au cœur des vieux quartiers. On attirera l’attention des lecteurs derrière lesquels sommeille un informateur [sic] sur le fait qu’il est inutile de chercher noise aux occupants du Suzuki reproduit ci-dessous pour la précision de l’information. Immatriculé à Damas, il n’a rien à voir avec son camarade homsiote désormais relooké.

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Un Suzuki léger

Le site précise que les tôles permettent à ce « blindé » de préserver ses occupants des balles de fusil mitrailleur. En augmentant la taille de la photo, on constate des impacts sur le haut de la portière qui indiquent, soit qu’il a été testé pour éprouver sa résistance, soit qu’il a déjà subi le baptème du feu. Il ajoute qu’en raison de son poids, le blindage interdit à cet engin une vitesse supérieure à 80 km/heure. Cela ne constitue pas un réel handicap, les rues et lieux dans lesquels il est appelé à se déplacer n’étant guère propices à des allures élevées. Il indique aussi que le profilage du nez a été conçu pour lui permettre de désintégrer les barricades et d’écarter de sa route les sacs de sable derrière lesquels se dissimulent les militaires chargés de la surveilance des populations. Il note que l’engin, de fabrication artisanale, est toujours en développement. On constate effectivement, à l’examen de la photo ci-dessous, qu’une pièce a été ajoutée latéralement en partie basse pour assurer une meilleure protection des pneus.

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Autre blindé homsiote

Les amateurs d’armes et d’engins blindés examineront avec intérêt la photo suivante, qui offre une vue sur la cabine de pilotage et le poste de tir depuis l’arrière. (…)

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Blindé homsiote (vue arrière)

Presse complice des El-Assad (Ignace Leverrier, blog du Monde « Un Œil sur la Syrie », 6 juin 2012)

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4 Responses to [Mort aux El-Assad et à tous leurs complices !] Vive le tuning révolutionnaire de Homs !

  1. parano-one says:

    simple boutade…rien de bien méchant, de quoi nourrir les esprits de craintes légitimes…

  2. quiconque says:

    Wouarf, mais non, je me documente juste sur le woueb, ça permet de savoir que les pick-up libyens avaient le même problème de surpoids (mais avec des masses mieux réparties).
    D’ailleurs mon message n’était pas si pro, à la réflexion, vue la largeur du suzuki, il y a pas la place pour un poste de tir en poste passager : pas la place de mettre la caisse contenant la bandes de munitions, pas la place pour qu’un servant réalimente avec une nouvelle bande, encore moins pour changer le canon (avec la durée du tir ça chauffe, au bout d’un moment il faut mettre un canon froid et laisser le premier refroidir et ainsi de suite).
    Il y a une page wikipédia sur les mitrailleuses, ça permet de savoir l’essentiel, de façon générale sur le net il y a tout ce qu’il faut pour une instruction théorique de base en matière militaire.

  3. parano-one says:

    avec des commentaires d´une telle précisions on peut se demander pourquoi si peu de connaissances en matiere de guerre sociale ne contaminent pas plus notre quotidien…on peut aussi se demander si les militaires tendent vers l´anarchisme? si les flics cultivent les projections de violences de manieres virtuelles? si les mécaniciens de la cnt supportent de maniere revendicative la lutte armée? ou si les hardcore gamers confondent fiction et réalité? bref, un commentaire technique qui soulève bien des questionnements… la dcri serait elle là? derriere ce « quiconque » pour un nouveau merah? suspense…nous serons tout dans: « faites entrer l´accusé », le dimanche 36 juin 2012.

  4. quiconque says:

    L’intention est bonne mais le résultat est catastrophique.
    Les plaque d’acier c’est lourd, il faut construire avec le moins de surface possible pour limiter le poids. Il vaut mieux limiter aussi la hauteur pour ne pas trop élever le centre de gravité.
    Là on a un engin qui a trop de poids sur l’avant (au premier freinage fort il va piquer, racler de l’avant et/ou péter ses fixations d’amortisseurs avant).
    On a un porte à faux avant trop important (le nez va racler dans le sol à la première montée).
    On a trop de hauteur (au premier virage pris à vitesse élevée, poum, ça verse vers l’extérieur du virage).
    La mitrailleuse a un débattement latéral de 30 degrés et un débattement vertical inexistant qui entrave fortement la capacité offensive du machin (en gros on tire devant et c’est tout).

    D’après moi il fallait mieux découper le haut et l’arrière de la cabine, reculer et abaisser le siège conducteur et passager pour pouvoir abaisser la hauteur de blindage et limiter la hausse du centre de gravité, installer la mitrailleuse en position siège passager (avant droit) pour accroître le débattement du poste de tir en vertical et en latéral. Faire des ouverture coté gauche et droit de la cabine (important pour le conducteur de voir ce qui se passe à gauche et à droite), éventuellement blinder le plateau du suzuki (mais pas haut du tout) afin d’installer un poste de tir couché à l’arrière (important de pouvoir tirer vers l’arrière avec un fusil d’assaut ou mieux un fusil mitrailleur permettant le tir couché, après un demi tour pour repli, rafaler à mort vers l’arrière ça peut interdire le tir de RPG qui est immanquable sur un véhicule qui file dans l’axe.

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