[Notre-Dame-des-Landes] Pas d’armistice sur la ZAD, l’heure de la riposte a sonnée !

Feu aux sociétés collabos

Flic par flic, machine par machine, nous détruirons tous vos moyens de destruction !

Le dimanche 11 novembre nous avons démarré la riposte contre les machines de mort qui saccagent nos maisons et la forêt. La société Blanchard qui louait des machines ayant servi à détruire des cabanes et des arbres dans la forêt a été attaquée de nuit. Les deux plus gros engins ont été incendiés et sont désormais hors d’état de nuire.

Nous ne nous étonnons pas du silence médiatique, jamais aucune info n’a été donnée par la préfecture à la presse lors des attaques contre les sociétés collabos. Il faut savoir que par le passé, toutes les sociétés ayant travaillé sur la ZAD ont été attaquées en retour et ne sont plus jamais revenues. Le silence de la préfecture exprime clairement leur peur de ne plus trouver de sociétés prêtes à collaborer pour une poignée de dollars. La prochaine fois nous trouverons bien un ouvrier à immoler avec la pelleteuse, là au moins on sera sûrs de faire les gros titres !

En attendant, nous tenons à rassurer les autres sociétés, il n’y aura pas de jalousie, nous irons toutes vous remercier personnellement, une par une, nous avons le temps. Il est clairement impossible de protéger tous ces sites sur le long terme.

Flic par flic, machine par machine, nous détruirons tous vos moyens de destruction !

Quelques habitant-es en colère !

Indymedia Nantes, 25 novembre 2012

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[Mali] Précisions sur le soulèvement des populations de la mine d’or de Syama

Mine d’or de SYAMA : Les 23 villages de la commune s’érigent contre les « discriminations économiques »

Du 8 au 11 novembre 2012, la mine d’or de Syama, qui était à feu et à sang, affichait fidèlement l’image de la galerie de Marikana en Afrique du Sud. En effet, les 23 villages de la commune rurale de Syama ont bloqué les voies d’accès à la carrière pour s’ériger contre ce qu’ils appellent les discriminations économiques, notamment dans la rétention de richesses et emplois générés par la société. Du coup, les forces de sécurité débarquent sur les lieux et ouvrent le feu sur les populations, après l’échec des négociations pour lever les barricades. Le bilan de la fusillade : 10 blessés et deux morts parmi les villageois.

Le soulèvement à la mine d’or de Syama est dû à la réaction des habitants des 23 villages de la commune, victimes de discriminations économiques lors du recrutement de la main-d’œuvre non qualifiée pour l’électrification de la mine. Mais aussi du manque de respect du directeur chargé du développement communautaire, Lamine Sarré, à l’endroit des femmes de la communauté qui, lors d’une révolte, a traité les femmes de la commune « d’incapables  de mettre au monde un enfant comme lui né d’une bonne mère », à cause de « leur mauvais comportement à l’égard de leurs époux ». C’est dans cette situation que des notables de la localité se sont rendus au domicile d’Arouna Coulibaly de la société « SAER » pour avoir des explications sur l’exclusion des ressortissants de la commune et le non-respect du quota de recrutement pour la communauté. Sur 82 personnes, seulement 4 de la commune ont été retenues. Sur ce nombre, une personne a été recrutée dans des conditions douteuses.

La tension monte d’un cran

Après l’altercation qui s’en est suivie, trois jeunes d’entre eux ont été arrêtés sur plainte d’Arouna Coulibaly. Du coup, les 23 villages de la commune de Syama s’organisent pour occuper les voies d’accès à la mine au niveau du rond-point situé à l’entrée de la carrière. Ils exigent alors la relaxe des trois détenus et le renvoi sans condition du Directeur du développement communautaire et directeur par intérim chargé des ressources humaines, Lamine Sarré. Pour désamorcer le mouvement, le Préfet avait convaincu le Juge de paix de Kadiolo, Amadou Samba Cissé, de libérer les jeunes. Mais après avoir pris connaissance du rapport de la Gendarmerie, le Juge s’est abstenu d’honorer l’engagement pris. Alors, les ressortissants de la commune se sont organisés pour occuper les voies jusqu’à la satisfaction de leurs doléances. C’est ainsi qu’ils ont pris des dispositions pour assurer leur approvisionnement et la cuisine sur place par les femmes, en attendant la poursuite des négociations à un niveau plus élevé. Le mouvement était composé de jeunes dont certains étaient armés de fusils de chasse, de femmes et d’enfants. Selon les membres de la communauté des localités, des chasseurs, sur la demande des chefs de village, avaient été désignés pour assurer l’encadrement du mouvement et la protection des manifestants 24 heures sur 24. Mais comme les populations ne juraient que par la satisfaction de leur demande, la situation a dégénéré en une confrontation entre les chasseurs et les forces de sécurité dont le bilan est de 2 morts et 10 blessés. Et le directeur de cabinet du gouverneur de région de Sikasso, Sidiki Konaté, de confirmer qu’après une nuit à l’hôpital, trois des blessés parmi les forces de sécurité ont rejoint leur domicile. Cette information est confirmée par l’Adjoint au Commandant du camp de la Garde nationale de Sikasso, le Capitaine Mahmoud, qui explique que l’agent de sécurité grièvement blessé se trouve à l’hôpital de Kati. Selon les membres de la communauté de Syama, le nombre limité de blessés parmi les services de sécurité est dû au fait que les quelques chasseurs choisis étaient présents pour assurer la protection des participants au mouvement et la sécurité des mines. À les en croire, les populations ne s’attendaient pas à l’usage des armes qui a été ordonné suite à l’échec des négociations avec les autorités locales. « La perte de confiance dans l’administration était perceptible, et la communauté ne se laissera pas surprendre la prochaine fois », avertissent quelques habitants. Selon la communauté des localités de Syama, plus de 71 agents de sécurité ont fait usage d’armes et de gaz lacrymogènes.

Le groupe « Joko ni Maaya » averti

Pourtant, le groupe « Joko ni Maya », qui s’est rendu sur le terrain, a attiré l’attention des autorités maliennes sur les discriminations économiques qui sont à la base du mouvement de la localité de Fourou et qui risquent de devenir source de rébellion armée. Et c’est effectivement la mauvaise appréciation du niveau d’indignation et de détermination de la communauté qui a conduit à cette situation qui s’est soldée par ce bilan qui aurait pu être très lourd des deux côtés. Le groupe « Joko ni Maya » attribue cette situation de morts d’hommes au système de mauvaise gouvernance, notamment la gouvernance administrative et politique caractérisée par le disfonctionnement de l’administration et l’opacité dans les relations. S’y ajoutent la gouvernance économique et d’entreprise qui a corrompu les valeurs sociétales et culturelles dans un milieu caractérisé par la dépossession de la communauté des terres agricoles et minières sans lui assurer une sécurité économique par la participation au capital de la mine de Syama et au programme de formation à l’employabilité, enfin la gouvernance régionale et globale qui permet aux investisseurs institutionnels étrangers de développer leur capacité d’accumulation de richesses à partir des multinationales ayant dépossédé le Mali de ses richesses et réduit les populations à la pauvreté. Pour toutes ses raisons, le président du groupe « Jojo ni Maya », le Pr Abdoulaye Niang, recommande urgemment d’engager des négociations avec la communauté des localités de Syama pour rétablir la confiance perdue, de relaxer les trois jeunes détenus et d’ouvrir une enquête complète sur les causes et conséquences du mouvement du 8 au 11 novembre dernier à la mine d’or de Syama. En attendant, le feu couve sous les cendres à Syama, et le groupe « Joko ni Maya » propose l’affectation immédiate de Monsieur Sarré par exemple au siège de la compagnie à Bamako suite à l’agression verbale qu’il a lancé contre les femmes de la communauté des localités. Aussi, le groupe propose une mission multidisciplinaire de haut niveau pour rencontrer toutes les parties prenantes afin de désamorcer la crise. À bon entendeur salut !

Presse chercheuse d’or (Jean Pierre James, Le Combat, 24 novembre 2012)

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[Notre-Dame-des-Landes/Reims] ZAD vaincra !

Le PS porte plainte pour dégradation sur le bureau de la section de Reims

De mystérieuses inscriptions avaient été inscrites sur les vitres du PS de la Section de Reims dimanche 18 novembre.

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Des inscriptions similaires ont également été retrouvées sur le campus Droit & Lettres de l’Université de Reims.

Il semble que ces coups de bombe ont été donnés par des membres du collectif Zone À Défendre (zad.nadir.org).

L’organisme appel au soutien des insurgé-e-s de la ZAD sur leur site internet en ligne [sic, NdJL].

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Publié par des larbins de la maison Poulaga (champagne-ardenne.france3.fr, 18 novembre 2012, mis à jour le 20 novembre)

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[Notre-Dame-des-Landes] Un récit en BD de la journée du 17

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TÉLÉCHARGER LA BD

Zone À Défendre, 20 novembre 2012

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[Notre-Dame-des-Landes] En réponse à la proposition d’une commission de dialogue par le gouvernement

En réponse à la proposition d’une commission de dialogue par le gouvernement

Ayant pris connaissance de la volonté du gouvernement d’ouvrir des négociations avec les différentes parties en présence dans la lutte, nous avons donc décidé de faire part de [nos revendications] :

• La fermeture de toutes les entreprises de plus de 12 salariéEs ;

• Une rente à vie pour les salariéEs ;

• 20 heures de soleil en hiver ;

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• Multiplication par huit de tous les minimas sociaux ;

• Le RSA pour tous et toutes, attribué dès la naissance (et pour les avortéEs aussi) ;

• Le retrait des implants capillaires des présentateurs télé ;

• Le nucléaire remplacé par des ministres qui pédalent ;

• L’Élysée transformé en zone humide ;

• Toutes les lettres au Père Noël seront reçues [et] exaucées par le gouvernement ;

• Manuel Valls ainsi que tous les corps de la Défense et de l’Intérieur se tatoueront « Nique la police » sur le front ;

• Que l’Académie française accepte et utilise le langage sms ;

• Qu’après la mort de Jean-Marc Ayrault soit gravé sur sa tombe « la ZAD m’a tuer » ;

• Que la Terre tourne dans l’autre sens ;

• Repousser la fin du monde (bien après le 21 décembre) ;

• Le même temps à Lille qu’à Marseille, mais sans Mistral ;

• La Marseillaise sera remplacée par une comptine pour enfants chantée à l’envers ;

• Les séances de spiritisme seront remboursées par la SÉCU ;

• Les pipelines seront exclusivement reservés à des transports de jus de fruits ;

• Pour chaque animal tué, un parlemantaire sera sacrifié (même quand on écrase une fourmi par erreur) ;

• 20 à 30 hectares de terres attribuées à tous les gens étant passés ou ayant habité sur la ZAD (plus un tracteur ou hélicoptère si souhaité) ;

• Que les négociations soient interdites.

Cette liste est ouverte et non exhaustive.

Zone À Défendre, 24 novembre 2012


Poulets nocturnes

Salut

On a reçu en même temps ou presque l’annonce que le gouvernement voulait ouvrir des négociations et l’attaque de flicards sur le chemin de Suez (voir flash info du samedi…).

Si vous êtes dans le coin il n’est pas inutile de venir tôt demain, voir aussi le rendez-vous à pique-nique pour défendre le chantier.

Amicalement

Zone À Défendre – Mailing, 25 novembre 2012 – 1h31


Les flics et leurs médias laissent sous-entendre qu’il y aurait une guerre à NDDL. Par conséquent, une ligne de front avec des camps retranchés où, a priori le rapport de force est équilibré.

C’est l’image nécessaire à la Sarkollandie pour passer sous silence le fait qu’il y a une seule armée qui fait des ravages par sa violence : les chairs des opposant.es sont atteintes définitivement, les corps tombent et leurs vies sont en jeu.

La violence est seulement du côté de la vallse de l’Ayrauport pas du côté de la résistance de ceux qui veulent vivre sans l’emprise des multinationales et du monde qui les nourrit.

Il s’agit donc d’être à la hauteur de cette infamie et de prendre le « dialogue » du premier sinistre pour ce qu’il est : une manœuvre pour passer en force tout en feignant la démocratie.

Mailing – 25 novembre 2012 – 14h57

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[Révolution égyptienne] Morsi dégage !

Day 3: A new wall in Cairo erected as police continue attacks

CAIRO: Egyptians woke on Sunday to a massive new concrete wall erected on Qasr el-Aini street leading to Cairo’s iconic Tahrir Square. Police then moved down a side street and began a new barrage of tear gas and rubber bullets at demonstrators stationed in Tahrir Square.

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Armored vehicles made an entrance on Qasr el-Aini street around 2:30 PM on November 23, 2012, raining down tear gas barrage after another on protesters.

Activists on the ground told Bikyamasr.com that they are “attempting to encircle us” as the ongoing crisis over President Mohamed Morsi’s decree that delivers him near absolute power continues to face backlashes.

On Saturday, violence erupted across the country, with Muslim Brotherhood supporters of the president attacking anti-Morsi protesters in the Nile Delta cities of Damanhour and Mahallah.

Scores of protesters were injured in the violence, with injuries including rubber bullet wounds, tear gas inhalation and others, medical sources said.

Back in Cairo, the focal point of the ongoing battle for change in Egypt, the violence peaked on Saturday evening and early Sunday as dozens of police carriers and armored vehicles entered the central Cairo area. This led to massive pushes by the police.

And then the wall went up, making it the latest addition to the other dozen walls placed sporadically around the city.

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« Morsi Go » is written in Arabic on the road in Cairo’s Tahrir Square on November 24, 2012, a day after opposition-led protests were held in most of Egypt’s major cities sparking violent clashes in the canal city of Suez and the Mediterranean city of Alexandria.

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Activists in Tahrir Square are concerned that as the frontlines move to new areas, the police are planning a massive attack that they argue is similar to the action of police during the January 2011 uprising, which saw some 1,000 Egyptians die in ousted Hosni Mubarak from power.

“I just watch and see what is happening and I fear for people’s lives,” said Hassan Hossam, a 25-year-old activist who has been at the frontlines of all action in Cairo over the past two years.

He told Bikyamasr.com that if the police continue to push and use this kind of force, he wonders if they will stop.

“We saw the worst violence on bridges in 2011, and now they are pushing people towards those same bridges and into the open space of Tahrir. This is not good and while I will continue to have my voice heard, I am becoming worried over what is happening,” he said.

For many, the police action against the demonstrators has highlighted the need for change. Many have said they will not stop until Morsi apologizes to the country for trying to be like Mubarak.

“He has as much power as Mubarak did, so why would we not take to the streets? He told us to,” Yussif, a 29-year-old writer told Bikyamasr.com in reference to an earlier speech Morsi gave calling on citizens to “revolt” if he took too much power.

But now that they have taken to the streets, in Cairo and elsewhere, the heavy hand of the state continues to wield itself down on protesters, with tear gas and rubber bullets near continuously making their way into the crowds.

Many believe there is no turning back now.

Egyptian activists have announced they would remain in Cairo’s Tahrir Square until President Mohamed Morsi withdraws his presidential decree that ostensibly grants him unlimited power.

The National Assembly for Change has urged other political groups, parties and movements, to join the sit-in in Tahrir as a show of force against what they called a power grab that places Morsi above the rule of law.

Around a dozen tents have been erected in the center of the square and protesters appear determined to push on with their demonstration until Morsi makes changes.

The Assembly said it is disappointed by the recent moves made by Morsi concerning the drafting of the constitution and said they would not stand by and allow the president to take as much power as ousted President Hosni Mubarak had until he was ousted in a popular uprising in January 2011.

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A protester runs as he returns a tear gas canister to the riot police in Tahrir, Cairo November 25, 2012.

Day of Rage turns to day of clashes

Hundreds Egyptian protesters have been injured in ongoing violence in downtown Cairo on Qasr el-Aini street leading to the iconic Tahrir Square, the ministry of health reported.

Activists and field hospital officials believe the number to be dramatically higher.

According to volunteer doctors at field hospitals scattered around the frontlines, the injuries consist mainly of tear gas inhalation, however many of those being wounded have “been shot by rubber bullets.”

The violence, which is the continuation of the previous four days, increased in dramatic fashion on Friday afternoon, following anger over President Mohamed Morsi’s constitutional declarations that activists say has left the country in the hands of the ultra-conservatives and silences those who fought for freedom during the January 2011 uprising that ousted former President Hosni Mubarak.

According to the ministry of interior’s Facebook page, Minister Ahmed Ibrahim reportedly ordered police officers to be “patient” and “to work” with the different revolutionary powers. He also said on state television that no tear gas had been fired into Tahrir Square, where tens of thousands have gathered into the evening, saying they will not leave and have begun an open-ended sit-in demanding change in the country.

The ministry said that police arrested 210 protesters, 85 of whom were transferred to the prosecution’s office and are being held pending investigation for 15 days, and 45 under aged youth were released and had been given to the custody of their parents.

Morsi, for his part, spoke to the nation on Friday afternoon as violence spiraled into chaos in downtown Cairo, telling the country that “thugs” were responsible for the violence. State television also reported that nobody was in Tahrir Square, which online activists said was the same tactic used by the Mubarak government on January 25, 2011, when protests that eventually ousted him from power erupted.

Many believe this could be the beginning of a second uprising that is already demanding the end of Morsi’s rule.

Both makeshift hospitals inside al-Dobarah church and Tal’at Harb street both confirmed the arrival of people shot with rubber bullets. doctors said following an early evening attack that Bikyamasr.com saw 8 protesters arrive with rubber bullet wounds near Qasr el-Aini street, while doctors in Tala’at Harb said about 7 cases were reported.

Bikyamasr.com encountered a mother in her mid fifties roaming the end of Sheikh Rehan street, a few steps away from the fronlines of the clashes, searching for her two sons.

“I can’t leave them and I can’t go in to look for them,” she said in distress as more tear gas was fired at the protesters. “Is this the justice we asked for or is it the ramblings of a crazy man,” said the mother, referring to President Morsi’s recent decree.

Leur presse (Joseph Mayton, BikyaMasr.com, 25 novembre 2012)


Égypte/affrontements : des dizaines de personnes ont été blessées

Des dizaines de personnes ont été blessées dans les affrontements entre les manifestants et la police, qui ont recommencé ce dimanche dans le centre du Caire.

Selon les données des médecins de l’hôpital de campagne qui s’y trouve, les blessures obtenues par des éclats d’obus, ainsi que des traces d’ obus à mitraille ont été enregistrées chez patients. Plusieurs ont été victimes des gaz lacrymogènes, qui est activement utilisé par les forces de sécurité pour disperser les manifestants.

Leur presse (french.ruvr.ru, 25 novembre 2012)

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[Chronique de Youv derrière les barreaux] « Dans l’ascenseur de ma vie ça pue la pisse »

http://juralib.noblogs.org/files/2012/09/0513.jpg[5 avril 2012]
Le temps d’une réflexion

Dans l’ascenseur de ma vie ça pue la pisse, normal que je rêve du XVIe, mais si j’y arrive je ferai la courte échelle à ceux qui ont uriné dans ma cage d’escalier, je peux pas leur en vouloir car leurs toilettes étaient bouchées.

Le savoir est une arme donc dépêchons-nous de nous armer, personne va te laisser passer devant lui au feu vert, un jour j’ai croisé mon futur il voulait que je lui laisse carte blanche sur mon présent, j’ai refusé et je me suis mis au volant de ma vie, j’ai ralenti dans les virages j’ai perdu trop de frères au tournant. À l’abri des regards indiscrets j’ai dissimulé ma timidité sous ce sourire fragile, qui disparaissait à chaque détonation, sirène et gyrophare étaient des corbeaux de mauvais augure, la nuit se partageait entre réflexion et action, on jouait à 1, 2, 3, soleil devant les patrouilles de la BAC, ça gonfle les pectoraux à l’approche de l’été, ruée dans les plages du Sud pour dépenser l’oseille mal acquis. Les bronzés font du ski sans neige dans une déchetterie avec des cageots vides de fruits et légumes, l’imagination nous a joué des tours, mais nous a sauvé la vie elle nous a anesthésiés les pieds dans le ciment, un tour dans le marché de Mantes-la-Jolie (78) suffisait pour nous emmener loin devant chaque stand tu te croyais au Mali à Marrakech ou à Porto ça parlait fort avec un accent du bled et oui notre imagination nous a préservés de la dépression nerveuse du ghetto.

La richesse du mélange et de la mixité on a hérité la tolérance on nous a inculquée dans nos cités d’or.

Au clair de la Lune j’ai appris à manier la plume essaie de suivre attentivement le texte suivant :

Fini de proposer faut disposer, dans tes lauriers on se repose plus, nos acquis minimisés, ne crains pas de te noyer car même le Titanic a été submergé par l’émotion d’un iceberg, un suicide au Yop est possible si tu insistes et persistes, la trahison se cachait derrière ce bouquet de roses, pourtant tu prenais la pilule, tu as sous-estimé le poids que tu allais accumuler en acceptant cette invitation à dîner, applaudis pas sa chute mais la hauteur d’où il est tombé, on rit de ta veste à capuche alors qu’elle te protège de la pluie, on ne vit qu’une fois alors qu’on a le droit à plusieurs erreurs, mais une erreur te coûtera peut-être la vie…

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[Notre-Dame-des-Landes/Nantes] La préfecture de Loire-Atlantique a vocation à disparaître

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Manif nantaise du 24 novembre

Indymedia Nantes, 25 novembre 2012

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[Notre-Dame-des-Landes] Nous ne lâcherons rien

Communiqué de l’équipe médic 24 novembre 2012

Depuis Notre-Dame-des-Landes

Depuis des semaines d’occupation et de harcèlement policier et militaire, alors que nous continuons à défendre la zone du bétonnage programmé, nous avons atteint aujourd’hui, samedi 24 novembre, un pic de violence avec une centaine de blessé.e.s, dont une trentaine graves pris en charge à l’infirmerie de l’équipe medic établie à la Vache rit, l’une des nombreuses équipes de soins sur la zone.

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On dénombre une vingtaine de personnes touchées par des éclats de grenades assourdissantes, aux jambes, aux bras, à la lèvre, au bas ventre. Ces bouts métalliques ou plastiques entrent dans les chairs, on peut rarement les extraire, et ils restent souvent à vie.

Les grenades assourdissantes sont censées être utilisées selon un protocole précis : notamment en cas d’encerclement des forces de l’ordre, et en direction du ciel, ce qui n’était clairement pas le cas aujourd’hui. Les gendarmes mobiles les utilisent de façon à ce qu’elles explosent à côté ou sur les manifestants, provoquant des blessures graves.

Une personne a été touchée au bas ventre par un éclat d’une de ces grenades offensives, provoquant un gros hématome et des lésions internes. On constate chez deux personnes 10 impacts chacune dans les jambes. Une personne risque de perdre son œil droit. On constate également une plaie au tympan due à un tir de grenade, provoquant une surdité brutale. Suite à des tirs tendus de flashball, on dénombre quatre blessures au thorax, avec fractures de côtes et état de choc, de multiples blessures aux jambes et aux mains, une blessure hémorragique au visage. Et de nombreux.ses autres blessé.e.s.

Il était difficile d’évacuer les blessé.e.s les plus graves par ambulance ou par véhicule particulier suite aux différents barrages de police. Ces scènes de défilé ininterrompu de blessé.e.s du matin au soir ravive dans nos mémoires le souvenir de l’action de masse contre les pylônes THT (Très Haute Tension) dans la Manche le 24 juin 2012 pendant laquelle les forces de l’ordre ont fait l’usage démesuré des mêmes armes, faisant plus d’une vingtaine de blessé.e.s en une heure.

L’habituelle stratégie de frapper fort celles et ceux qui résistent à leurs plans de destructions ne semble pas fonctionner ici à Notre-Dame-des-Landes. La force et la détermination est bien vive sur les visages. Nous ne lâcherons rien.

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[Notre-Dame-des-Landes/Lons-le-Saunier] Les locaux du PS visés une troisième fois

Jura. Le local du PS encore pris pour cible par les anti « Ayrault-port » cette nuit

Déjà emmuré la veille, le local du PS à Lons-le-Saunier a encore été pris pour cible, dans la nuit de samedi à dimanche, par les opposants au projet d’aéroport en Loire Atlantique. Des références au projet de Notre-Dame-des-Landes y ont en effet été taguées.

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Déjà pris pour cible par les manifestants de la confédération paysanne la semaine dernière lors d’une action de soutien aux opposants du projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, près de Nantes, et à nouveau dans la nuit de vendredi à samedi, le local du PS jurassien, à Lons-le-Saunier, a reçu une nouvelle « visite » dans la nuit de samedi à dimanche.

Emmuré la nuit précédente, le local a cette fois été tagué, à la peinture blanche, de « ZAD » et « 44 » — nouvelles références au projet d’aéroport, qui est prévu dans une zone d’aménagement différé (ZAD) dans le département de la Loire-Atlantique (44). Une pancarte de la manifestation de samedi a été laissée devant la porte…

Publié par des larbins de la maison Poulaga (LeProgres.fr, 25 novembre 2012)

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[Jura] Morez sous l’œil des caméras

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Leur presse (Le Courrier de saintClaude & sa région, 5 mars 2009) via Le Jura Libertaire OldSchool

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[Jura] Lons-le-Saunier sous l’œil des caméras

Vidéosurveillance : « L’objectif n’est pas de jouer les tours de contrôle »

Le débat sur la vidéosurveillance est relancé avec l’arrivée, ce mercredi, de 200 nouvelles caméras dans Paris. Christophe Bois, proviseur du lycée professionnel Le Corbusier de Lons-le-Saunier, dans le Jura, explique comment l’arrivée de neuf caméras a été accueillie dans son établissement, le 14 décembre dernier.

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Leur presse (Laurie Bouclet, LeProgres.fr, 22 décembre 2011)

Le lycée professionnel Le Corbusier de Lons-le-Saunier est le premier équipé de caméras dans le département du Jura. Pourquoi votre établissement a-t-il été choisi pour expérimenter le dispositif ?

En février 2011, le lycée a été ciblé par la préfecture et les services de l’inspection académique comme prioritaire. Un diagnostic sécurité a montré les lacunes de l’établissement. En deux ans, en 2009 et 2010, nous avons été victimes de cinq cambriolages. Le bâtiment, en forme de H, est très difficile à protéger uniquement avec des alarmes. Il a donc été décidé de remplacer les grillages par des clôtures renforcées, d’installer des alarmes anti-intrusion et de la vidéosurveillance. Et les neuf caméras sont arrivées le 14 décembre dernier.

Sont-elles placées à l’intérieur de l’établissement ?

Oui, mais elles sont dirigées vers l’extérieur. L’objectif n’est pas de jouer les tours de contrôle et de crier dans un micro « Untel, ne te bagarre pas avec Untel ». Il est d’éviter de nouvelles intrusions. Et les élèves, comme les parents et enseignants l’ont bien compris. À cause des vols d’ordinateurs, il y a deux ans, nous avons eu des problèmes pour faire passer les bacs pro. Il a fallu demander en urgence que l’établissement voisin nous en prête.

Avez-vous été confronté à des réactions négatives des élèves, des parents ou des enseignants ?

Pas vraiment. Le débat est dépassionné ici. Certains élèves étaient curieux lors de l’installation. Mais peut-être étaient-ce les apprentis électriciens qui s’intéressaient à leur fonctionnement…

Qui peut avoir accès aux images ?

En cas de nouvelle intrusion, deux personnes seulement sont habilités à aller chercher les images: le procureur ou un officier de police judiciaire. Les images sont quant à elles effacées automatiquement, seconde par seconde, pour qu’il ne reste que 30 jours de mémoire. Il n’y a aucune crainte à avoir.

Combien cela a-t-il coûté ?

L’ensemble du dispositif, c’est-à-dire les caméras, les clôtures et l’alarme anti-intrusion a coûté 80’000 euros. Le tout subventionné, à un quart par l’État et aux trois quarts par la Région.

Leur presse (Lucie Soullier, LExpress.fr, 22 décembre 2011)


Lons-le-Saunier : Parents d’élèves contre le vidéoflicage à l’école

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Leur presse (Le Progrès, 23 mars 2010) via Le Jura Libertaire OldSchool


« Il n’y a plus d’actes de vandalisme là où il y a des caméras »

Trente-deux caméras de surveillance gardent un œil en permanence sur six secteurs de la ville jugés sensibles. Cinq d’entre elles viennent d’être installées, impasses Saint-Antoine et du Moulin. Douze autres caméras devraient être installées d’ici la fin de l’année.

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Le but est avant tout « dissuasif ». En quelques années, les rues et parkings de Lons se sont équipés d’une trentaine de caméras qui filment en continu les allées et venues de tout un chacun. Quatre aux abords de la Maison commune, huit vers la MJC, neuf surveillant le parking Regard… Des lieux jugés sensibles, choisis par la ville après consultation des services de police.

« Le recours à la vidéo-surveillance porte ses fruits. Il n’y a plus d’actes de vandalisme sur ces sites, indique Daniel Bourgeois, conseiller municipal délégué à la gestion des espaces publics. Avant, il ne se passait pas une semaine sans que des carreaux ne soient cassés à la Maison commune, par exemple. »

Jusqu’ici, dans la cité lédonienne, le dispositif s’est avéré plus dissuasif que répressif. « Les bandes sont conservées huit jours, dans des lieux sécurisés où personne ne met les pieds, puis effacées automatiquement, explique Daniel Bourgeois. Elles ne sont consultables que par la police, sur demande du procureur de la République. Et, à ma connaissance, cela n’est jamais arrivé à Lons. »

Au début du mois, cinq nouvelles caméras ont été installées pour surveiller les abords des impasses du Moulin et Saint-Antoine, en plein centre-ville, vers la rue Lecourbe. « Il y avait régulièrement des feux de poubelle dans le coin, raconte un riverain. On verra bien si ça change quelque chose… » Six autres caméras sont sur le point d’être mises en place vers le giratoire Bernard-Sautot, c’est-à-dire vers le centre commercial de la Marjorie, deux sont également prévues rue de la Préfecture et quatre autres garderont un œil sur les alentours du Cosec, dans le quartier du Solvan. « Ce ne sont pas des endroits qui posent problème, mais plutôt des secteurs où il pourrait y avoir des soucis », explique Daniel Bourgeois.

Ces installations, votées l’an dernier en conseil municipal pour un budget de 47.000 euros, étaient initialement programmées au printemps dernier. « Les appels d’offres, puis le manque de disponibilité des entreprises, ont retardé le projet. Mais si tout va bien, tout sera en place d’ici la fin de l’année », confie le conseiller municipal. Qui n’exclut pas l’implantation d’autres caméras. « Nous ferons le point dans cinq ou six mois. Mais de toute façon, c’est le conseil municipal qui décidera. »

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Retrouvez la carte des caméras de surveillance (mise à jour le 22 mars 2010)

Parking Regard : 9 caméras
Maison de l’emploi : 3 caméras
Maison commune : 4 caméras
MJC : 8 caméras
Services techniques : 3 caméras
Impasse Saint-Antoine et impasse du Moulin : 5 caméras
• Rue de la Préfecture : 2 caméras
GES COSEC : 4 caméras
Croisement Sautot : 6 caméras à venir
École François-Rollet : 8 caméras à venir

Leur presse (Cloé Makrides, LeProgres.fr, 29 octobre 2009) via Le Jura Libertaire OldSchool


À l’automne, les caméras de surveillance investiront la ville

Le conseil municipal l’a validé cet hiver, il y aura bien une douzaine de caméras de surveillance installées dans des secteurs jugés sensibles. Les premiers travaux sont faits, elles seront installées en septembre. Un sujet délicat.

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C’est du sensible, du très sensible et les élus marchent sur des œufs quand ils abordent le sujet… L’installation de caméras a pour objectif avoué la sécurité dans la cité. En même temps, pour beaucoup c’est un œil qui se braque sur eux sans qu’ils le sachent et sans qu’on leur demande leur avis.

Sécurité publique ? Liberté de l’individu ? Le débat est sans fin, mais force est de constater qu’il agite toutes les municipalités. On se souvient de Dole où les caméras ont été acceptées par l’ancienne équipe et refusées par la nouvelle. À Saint-Claude, même topo alors qu’à Morez, elles se multiplient.

À Lons, les élus ont validé le projet cet hiver après un long débat où la gauche s’était abstenue en arguant du fait que les crédits d’État (qui financent en grande partie ce type d’équipement) devaient servir à autre chose. Finalement, il a été décidé d’installer une douzaine de caméras (pardon, le projet parle de vidéosurveillance…) qui devaient entrer en fonction cet été. Il y aura un petit retard, les tranchées destinées à passer les câbles ont été faites, mais la pose des caméras est prévue pour septembre.

Il y en aura trois dans l’impasse Saint-Antoine et la petite place Grancher, là où des vandales avaient coupé un arbre. Deux autres sont prévues dans l’impasse du Moulin, sombre et étroite, qui rejoint la rue Émile-Monnot. Cinq seront installées sur le giratoire Bernard-Sautot, c’est-à-dire vers le centre commercial de la Marjorie, pas destinées à surveiller les habitants du quartier assure-t-on en mairie, mais à repérer les véhicules qui montent vers la Marjorie ou filent aux Mouillères. Deux autres seront placées devant la préfecture… Il y a quelques semaines, les élus ont décidé d’en placer quatre autres aux abords du GES dès le mois d’octobre et d’en remplacer une dans le parking souterrain place de la Liberté (dans ce second vote, une partie de l’opposition s’est prononcée pour).

Et, pour rester dans le débat de fond, Bernard Viret — adjoint à l’urbanisme — ne manque pas de rappeler le principe de base qui veut que personne ne regarde les vidéos exceptées la police municipale et la police d’État en cas de problème nécessitant des recherches. Sinon, les bandes ne sont pas regardées et elles sont effacées automatiquement toutes les semaines…

Un dispositif déjà en service depuis deux ans à la Maison commune et la MJC

Que ce soit en conseil municipal ou plus largement au niveau national, le sujet a beau susciter le débat sur le rôle d’un éventuel «big brother», la vidéosurveillance est une réalité qui fait partie du quotidien de chaque citoyen. Chacun de nous est filmé quand il va à sa banque, quand il franchit un péage d’autoroute, quand il entre dans un magasin, etc.

À Lons, les caméras fleurissent depuis belle lurette et le problème de fond reste le même : la liberté individuelle. Bien entendu, quand c’est la collectivité qui prend cette décision, le sujet devient plus aigu. Pourtant, il faut le savoir, chacun de nous est filmé à longueur de journée sans même qu’il l’imagine.

À Lons, le débat est d’ailleurs tronqué puisque huit caméras ont été installées il y a deux ans autour de la Maison commune et sept autres aux abords de la MJC l’an dernier, avant que le sujet soit abordé de façon globale en conseil municipal.

Leur presse (Armand Spicher, LeProgres.fr, 11 août 2009) via Le Jura Libertaire OldSchool


La vidéosurveillance progresse dans le Jura

Dole, Saint-Claude, Morez ont des projets. Lons-le-Saunier également qui a déjà plusieurs dispositifs en fonctionnement. L’État encourage ces politiques avec de substantielles subventions.

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Ras-le-bol. Ce sentiment est à l’origine de la plupart des projets de vidéosurveillance qui existent dans le département. À l’image de ce qui se prépare à Saint-Claude, par exemple. Début novembre, le maire Jean-Louis Millet expliquait dans nos colonnes que le système allait être mis en place plus vite que prévu pour faire face à la « recrudescence » d’une certaine forme de petite délinquance. L’élu dénonçait une série de « feux de poubelles, voitures esquintées ». La goutte d’eau qui a fait déborder le vase a été les dégradations commises à la salle des fêtes. La ville avait déjà annoncé la mise en place de caméras dans le parking souterrain de la Côte Joyeuse. Cette fois, ce sont la place des Carmes où se font « de nombreux rassemblements nocturnes » et la rue des Écoles « où circulent beaucoup de jeunes », qui pourraient en bénéficier. « Les riverains en font la demande de manière récurrente. Mais nous déterminerons les lieux précis par une concertation avec la police municipale et la gendarmerie. » L’installation devrait démarrer dès le premier trimestre 2008. Une première tranche de travaux est estimée à 200.000 euros, subventionnée à hauteur de 84.000 euros. « C’est l’équipement du QG — qui devrait se trouver dans des locaux municipaux — et la connectique le plus cher. Je ne sais pas encore combien de caméras seront installées. » Le conseil municipal devrait entériner tout cela le 20 décembre.

Même proximité dans le temps du côté de Dole. « Les travaux devraient commencer au début de l’année », commente Jean-Claude Protet, l’adjoint à la communication, aux affaires générales, internationales et à la sécurité. Au programme : seize ou dix-sept caméras réparties sur deux secteurs. Dans l’hyper centre-ville et aux Mesnils-Pasteur. « C’est une demande forte des habitants. Nous avons déjà fait une expérience sur des parkings des Mesnils-Pasteur, la délinquance a chuté de 80% », souligne l’adjoint de Gilbert Barbier. Il s’agirait comme à Saint-Claude d’un système d’enregistrement d’images ensuite consultables par les services habilités, mais également pourvu d’une possibilité de les visionner « en direct » en mairie. Voire depuis le commissariat. Une proposition du préfet qui a également été faite à la ville de Lons-le-Saunier (lire par ailleurs). Le montant estimé des travaux est de 293.000 euros subventionné à hauteur d’environ 35% par l’État. « Nous en sommes à la phase technique. Nous avons notamment à choisir entre un système wi-fi et le câblage télé pour acheminer les images », termine Jean-Claude Protet.

Le dossier morézien est à peine moins avancé. « Le comité local de sécurité et de prévention de la délinquance l’a validé », précise le maire Jean-Paul Salino. « Nous sommes en train de finaliser le cahier des charges. A priori, nous pourrions bénéficier d’une subvention de l’État de 75.000 euros. Notre projet porte sur une douzaine de caméras. Nous avons listé, en collaboration avec la gendarmerie, les lieux difficiles à surveiller. Il s’agit de quelques secteurs en centre-ville, de bâtiments publics, des sorties de lycées et collèges… »

Lons : Une longueur d’avance…

La ville préfecture a déjà mis la vidéosurveillance en place sur la Maison commune, trois parkings et un passage souterrain à la gare. D’autres projets se profilent.

Le passage souterrain de la gare est l’équipement le plus ancien en matière de vidéosurveillance à Lons. Et ce système a déjà largement fait ses preuves. Le commandant Patrick Vey, adjoint au directeur départemental de la sécurité publique, se souvient d’au moins deux affaires, de tags et de vol, qui ont été résolues grâce à lui. La ville préfecture ne s’en est pas tenue là. Les parkings de la place de la Liberté, du 11-Novembre et de la rue Regard sont également filmés. La maison commune de la Marjorie est équipée de huit caméras intérieures et extérieures depuis environ un an. Le même genre de système est prévu pour la MJC. « Le dossier est budgété. Il coûte 30.000 euros subventionnés à 50% par l’État », commente le député-maire Jacques Pélissard. « Les marchés sont passés et les travaux devraient commencer dans les semaines à venir. Les caméras pourraient être opérationnelles début 2008. » La ville a d’autres projets dans ses cartons. « Nous pensons au centre social, par exemple », détaille Jacques Pélissard.

Pour l’instant, à Lons comme dans le reste du département, la vidéosurveillance est un enregistrement d’images. Il n’y a pas de visionnage « en direct ». Question de budget : il semble difficile de payer du personnel pour surveiller en permanence des moniteurs. Mais le préfet a proposé à la ville préfecture et à Dole une centralisation des images dans les commissariats. Une idée à laquelle le député-maire lédonien se dit « ouvert ».

293.365 euros au titre du FIPD

« Plusieurs millions ont été affectés au Fonds interministériel de prévention de la délinquance (FIPD) pour l’ensemble de la France cette année. Cet argent a été réparti dans les départements en fonction de leur population et de la délinquance qu’ils ont à subir. Le Jura a obtenu 293.365 euros. » Ce sont ces fonds, explique Christian Cuchet, le directeur de cabinet du préfet Christian Rouyer, qui servent à financer les divers projets jurassiens de vidéosurveillance. « C’est la première fois que nous bénéficions de ces crédits », détaille Christian Cuchet, « et le préfet a souhaité qu’ils soient principalement utilisés pour porter des projets préventifs. Le conseil départemental de prévention de la délinquance a décidé de privilégier la vidéosurveillance. Ils sont affectés à 90% à cela. Le reste servira à financer des actions comme celles du CIDF (Centre d’information sur les droits des femmes, ndlr) sur les violences faites aux femmes. »

L’an prochain, ces fonds devraient appuyer des opérations de « prévention situationnelle ». En clair, à améliorer l’urbain chaque fois que cela améliore la sécurité. Il peut s’agir, par exemple, de sécuriser des entrées d’immeubles ou de financer de l’éclairage public.

Leur presse (Jean-François Butet, LeProgres.fr, 5 décembre 2007) via Le Jura Libertaire OldSchool

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[Jura] Saint-Claude sous l’œil des caméras

Caméras au gymnase des Avignonnets : l’opposition se frotte les mains

Conseil municipal. La séance de ce jeudi a offert à l’opposition un motif de satisfaction. La vidéo surveillance, critiquée en son temps, est aujourd’hui reprise par la majorité. Celle-ci invoque la politique du cas par cas (…)

Leur presse (Boris Ivanoff, LeProgres.fr, 21 mai 2011)


On n’arrête pas le Progrès à saintClaude

Vidéosurveillance : Du débat politique au vandalisme

Avant de filmer, elles avaient fait beaucoup parler. L’installation de caméras de vidéosurveillance sur la sous-préfecture du haut Jura avait fait l’objet d’un débat politique lors des Municipales entre le maire sortant, Jean-Louis Millet, et son opposant Francis Lahaut. Le premier souhaitait installer un dispositif en plusieurs points de la ville. Le second estimait que cela ne faisait que déplacer les problèmes de délinquance, sans les résoudre. Seul l’équipement du parking souterrain de la Côte Joyeuse, derrière le Palais des sports, faisait l’unanimité. Il a fait l’objet de plusieurs incendies de véhicules, et de nombreux vols ou actes de vandalisme. Une douzaine de caméras discrètes a été installée durant l’été à l’intérieur de l’édifice. Les deux dernières aux entrées ont été fixées mardi. Et l’une d’entre elles a déjà été détruite par jet de pierre dans la nuit de samedi à dimanche. Reste à voir si les autres caméras pourront fournir les images de son ou de ses bourreaux.

Leur presse (LeProgres.fr, 29 septembre 2008) via Le Jura Libertaire OldSchool

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[Notre-Dame-des-Landes/Niort] « PS pourris – Ayrault porc – Vinci dégage »

La fédération du PS taggée à Niort

À Niort, la façade du siège du Parti Socialiste a été vandalisée dans la nuit de vendredi à samedi (23 au 24 novembre) par des opposants au projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes. Des tags hostiles à Jean-Marc Ayrault, au PS et au groupe Vinci y ont été inscrits.

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La permanence de Niort a été vandalisée, tout comme l’ont été celles de Poitiers et La Rochelle en novembre.

Rodolphe Challet, le Premier secrétaire fédéral du Parti socialiste en Deux-Sèvres a réagi par le biais d’un communiqué mettant en cause les propos « extrêmement injurieux » à l’égard du Premier ministre.

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« Cet acte est une injure au débat démocratique et aux décisions prises par les représentants du peuple. Il va sans dire que nous dénonçons, comme inadmissible, cet acte et que nous demandons à tous les représentants locaux des partis démocratiques de le dénoncer également. »

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Le 6 novembre dernier, la fédération du PS à la Rochelle avait déjà été vandalisée.

Depuis plusieurs semaines, de nombreuses fédérations du PS partout en France, particulièrement dans le Grand ouest, et notamment en Poitou-Charentes [La Rochelle (le 6 novembre), Poitiers (le 13 novembre) et Niort] ont été la cible de ce vandalisme « anti-Ayraulport ».

Publié par des larbins de la maison Poulaga (Élodie Gérard, France3 Poitou-Charentes, 24 novembre 2012) via les Brèves du désordre

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[EPM de Lavaur] « Grâce aux fenêtres et à la gouttière, il y a une possibilité d’accéder d’abord sur le toit, puis sur le mur d’enceinte. Pour des adolescents en bonne condition physique l’exercice est aisé : on grimpe puis on saute de 7 m avant de déguerpir. Et ça marche ! »

Lavaur. La multiplication des évasions de mineurs devient inquiétante

« Par ici la sortie » : cette signalisation ne sera jamais posée dans la cour intérieure de l’établissement pénitentiaire pour mineurs (EPM) de Lavaur, mais les jeunes détenus qui ont envie de se dégourdir les jambes à l’extérieur de la prison connaissent parfaitement le chemin pour prendre la poudre d’escampette.

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Les deux adolescents ont grimpé sur le toit, sauté sur le lur d’enceinte avant de se jeter dans le vide.

Les deux nouveaux évadés (voir notre édition de vendredi) n’ont fait que suivre le chemin emprunté pour la première fois à Lavaur le lundi de Pâques 2010 par un jeune et par deux autres prisonniers le lundi 15 octobre dernier. De toute évidence il existe une malfaçon dans la conception de ces prisons.

Grâce aux fenêtres et à la gouttière, il y a une possibilité d’accéder d’abord sur le toit, puis sur le mur d’enceinte. Pour des adolescents en bonne condition physique l’exercice est aisé : on grimpe puis on saute de 7 m avant de déguerpir. Et ça marche !

Déjà en 2008

Ce moyen d’évasion a été inauguré en février 2008 par 2 mineurs détenus à l’EPM de Marseille. La technique a fait école chez les prisonniers. Après la première évasion de ce type à Lavaur, les personnels avaient fait remonter le problème : rien n’a été fait. Des travaux de sécurisation sont prévus et programmés. Hier dans la ville, les réactions des habitants oscillaient entre scandale et dérision.

« C’est une passoire. Avec tout cet argent investi », marmonnait une vieille dame. « Je ne leur confierai pas mes enfants. Ils sont mieux encadrés au centre de loisirs », plaisantait, goguenard, André, à la terrasse du café des Américains. Ceux qui ne sont pas d’humeur à rire ce sont les syndicats de surveillants : « Nous attendons toujours que l’on prenne en compte au niveau national nos interrogations sur la sécurité dans les EPM mais également de leur utilité», indique Christian Colla, pour FO Pénitentiaire. « Depuis l’ouverture en juin 2007, les personnels demandent la pose de barbelés sur les murs de cette enceinte, mais même avec 2 évadés en octobre, toujours rien, malgré les promesses », s’indigne dans un communiqué Laurens Maffre, secrétaire régional UFAP/UNSa Justice.

Lavaur. Toujours en cavale

Les deux évadés sont âgés de 16 et 17 ans. Ils ont intégré l’EPM depuis peu de temps, avec le statut de prévenus. Ils étaient dans l’unité des arrivants. Une unité qui porte désormais bien mal son nom. Comme pour les précédentes évasions, ils ont profité du moment de détente vers 19 heures pour fausser compagnie à tout le monde en empruntant les fenêtres et la gouttière situées dans un des angles de la cour intérieure. Ils devaient être jugés prochainement : l’un dans le cadre d’une procédure criminelle pour vol aggravé et l’autre dans le cadre d’une procédure correctionnelle. Selon nos informations, un des deux adolescents habite Toulouse et l’autre est domicilié dans le département de l’Aude. Hier, à l’intérieur de la prison le climat était tendu : le personnel accuse le coup. Du côté des mineurs détenus, pas de chambrage comme lors de la dernière double évasion. Très certainement que ces actes ne sont plus un événement. « Il ne faudrait pas trouver des lampistes pour porter le chapeau », expliquait, sous couvert de l’anonymat, un surveillant, hier après-midi. Du côté de l’enquête, malgré l’important dispositif de gendarmerie mis en place dès l’annonce des évasions, les deux jeunes sont toujours en cavale.

Presse carcérale (Richard Bornia, LaDepeche.fr, 24 novembre 2012)

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[Notre-Dame-des-Landes] Cette lutte servira au moins d’exemple…

Des mesures communistes à Notre-Dame-des-Landes ?
Ou, retour sur une résistance et sur les limites actuelles à la résistance

« La lutte contre l’aéroport de NDDL est une tentative de créer une brèche dans les remparts capitalistes. Par-ce-que pour beaucoup, pour s’attaquer au capitalisme, il fallait bien commencer quelque part !

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Il s’agit de 2000 ha qui vont d’abord être rasés puis bétonnés, dans le but fou de créer un aéroport international HQE (Haute Qualité Environnementale) Il y aurait de quoi rire si la population locale favorable à ce projet n’imaginait pas faire de profit. Mais les riches deviendrons plus riche et les pauvres, plus pauvre. La réalisation de ce projet d’aéroport mené par VINCI, entreprise multi – nationale présente sur tous les continents (à Khimki aussi, près de Moscou, ou VINCI veut raser les dernière foret locale, et ou la faible résistance sur le terrain s’oppose à des milices d’extrême droite ultra violentes, ou l’assassinat politique est monnaie courante) [Voir ce site pour plus d’info], à donc été retenue, au mépris des populations locales, qui à fin de résistance ont lancé un appel à occupation en 2009.

L’occupation dure donc depuis deux ans, temps utilisé par une poignée de résistant-e-s anti-capitalistes pour développer l’autonomie, alimentaire, culturelle, et politique. Mais le squat de cette zone à défendre (ZAD) ralentit ces travaux, entraînant le fichage et la répression des militant-e-s, et depuis peu les procédures d’expulsions, mais nous résisterons quoi qu’il en coûte !

Aujourd’hui donc nous lançons un appel à la ré-occupation des lieux et à la rébellion internationale !

Il va sans dire que quand ils nous expulseront,
nous résisterons !
(et le soutien international est nécessaire si nous voulons venir à bout du capitalisme !)
Contre ce capitalisme galopant, et contre la toute puissance de l’argent, une seule solution,
l’insurrection ! »   (Sur le site zad.nadir.org/)

Voici donc ce qui leur fait peur : l’autonomie, l’attaque, l’insurrection. Ils savent la société du capital relativement fragilisée dans ce moment actuel de restructuration dans lequel se fait jour une conjoncture, un moment de redéploiement hiérarchique des instances constitutives de la société du capital, un moment d’incertitude. Au sein de cette conjoncture il y a des possibles, des potentialités autant pour le capital que pour son anti-thèse ; le communisme. Il y a aussi et surtout une nécessité : le combat idéologique par lequel chacune des dynamiques tendra à le mener jusqu’au bout, jusqu’à l’abolition de l’une ou de l’autre de ses contre-parties. Il s’agit donc pour le capital en situation de maintenir son hégémonie et d’approfondir son emprise dans les esprits, d’éradiquer toute contestation qui prendrait l’allure d’une abolition localisée de son ordre et de ses règles. Plus que défendre la construction de cet aéroport, il s’agit bien de s’attaquer à l’effronterie d’une bande « d’anarcho-autonomes ultra-gauche » faisant l’apologie d’une autre façon de concevoir la vie sociale, de construire autrement des rapports sociaux qui ne soient plus médiés par les catégories de la société du capital.

Le combat des pantins de la « politique » et de ceux qu’ils servent, la classe capitaliste elle-même au service du capital pour son plus grand bien, est donc un combat idéologique. Ils n’ont d’autres choix que de le mener jusqu’au bout. De faire de Notre-Dame-des-Landes un désert de béton pour faire en sorte que se réduise toujours davantage la distance entre consommateurs et marchandises. Mais surtout, imposer par force du Droit la nécessité de tout ceci et l’exposer comme seule « alternative » à la face naïve du prolétariat en attente de solutions aux problèmes actuels. Toute contestation radicale (prendre les choses à la racine) doit donc être bannie de l’espace public. Toute discordance ne doit donc pas s’étendre au-delà de ce que le capital à pu tolérer un temps, le temps de s’amuser de ces babacools et de leurs cabanes dans les arbres. Mais ce temps-là est passé, fini de rire, il est temps de siffler la fin de la partie et de faire en sorte que ne s’étende plus avant une expérience et une lutte qui commence à prendre forme dans le corps social (le fameux « kyste » de Valls – impayable ce type !).

Mais la question est de savoir si réellement cette lutte aurait été capable (ou serait capable, car n’étant encore point achevée en ce jour du 24 novembre 2012) de s’étendre au cœur de la machinerie de la valorisation : dans le secteur de la production, de faire lien avec les luttes (relativement peu) existantes dans les unité de production régionales. Ou, autrement dit, aurait-elle été capable d’utiliser la dynamique d’autonomie sur site qu’elle a construit avec une partie de la population locale, afin de s’étendre et de porter plus avant vers le cœur de la production et de la reproduction sociale le fer de la révolte ?

La lutte contre l’aéroport de NDDL est une précieuse expérience de ce qui peut être mené localement, en construisant l’autonomie et en la défendant. Mais elle est aussi précieuse en ce sens qu’elle démontre qu’elle ne pourrait être une attaque contre le capital (c’est pourtant en ce sens que certain(e)s de ses protagonistes la présentent : contre l’aéroport et son monde !) que si cette autonomie parcellaire et n’intéressant qu’un secteur de la vie rurale se dépasse à un certain moment et se lie avec d’autres luttes dans d’autres secteurs de la vie sociale capitaliste, à savoir les unités de production, les quartiers « d’exclusion », les luttes de chômeurs, les luttes du prolétariat ouvrier, etc. Se construire une identité au travers d’une telle lutte, c’est positivement s’affirmer dans une opposition constructive face à l’ennemi, mais c’est aussi s’enraciner dans une situation dont la particularité a tendance à enfermer ses acteurs/actrices dans une stricte défense de l’autonomie dont le résultat est d’attirer une foule de charognards en mal de représentativité (les élus EELV et Front de Gauche entre autres, ATTAC et autres « alternativistes »).

Mais ceci dit, le point de bascule n’est jamais loin, et les « responsables » politiques et économiques le savent bien. Si le buzz que fait cette lutte s’étend, alors certains liens seront possibles avec d’autres luttes, d’autres rages, dans d’autres zones plus au cœur de la sacro-sainte dynamique de la valorisation du capital. Et alors là BOUM ?!? Valls, Vinci et consorts sur la planète Mars… Une limite sera néanmoins à franchir, celle des médiations de la société du capital contre lesquelles butte la lutte à Notre-Dame-des-Landes. Car cette lutte est contradictoire comme toutes celles qui ont lieu dans le moment actuel : pour tenter une extension, elles ne peuvent empêcher que s’introduisent en son sein d’une part, les médiations diffuses de l’échange marchand simple (présence des paysans et de « l’alternative ») et d’autre part, présence opportuniste de la médiation politique (présence d’élus « verts », Front de Gauche, etc. ou d’associations « négociatrices »).

Des mesures communistes ont été, et sont encore à ce jour, mises en œuvre sur ces 2000 hectares à Notre-Dame-des-Landes, ainsi que même en dehors de ce lieu devenu symbolique désormais (par des comités de soutien ailleurs en France – occupation durable d’un local du PS dans le Sud). Mais il s’en faut de quelques encablures pour que s’engage un processus durable de communisation. Ou alors disons que celui-ci en reste circonscrit à cette lutte, et à cette cause, celle de la défense d’un site, d’une vision de la production, de la terre. La lutte pourra-t-elle, dans son cours, abolir la production [Se référer à l’article « Qu’est-ce que la production ? »] et les médiations qui sont le capital en procès (et la contre-révolution) ? Pourra-t-elle donner une extension irréversible aux pratiques et rapports immédiatement sociaux entre les individus engagés dans le conflit ?

Le capital impose aussi sa limite, directement, violemment sous la forme matérialisée de décervelés casqués tentant de mettre un terme à l’expérience, et surtout à l’extension de cette lutte hors des balisages de la médiation, de la négociation. Il sait qu’il y a un risque pour lui dans cette période de bouleversement et c’est la raison pour laquelle s’affolent ses sbires, ministres, capitalistes, préfets et autres. La jeunesse se rebiffe ? Alors les séniles (dont l’âge ne saurait être un critère de qualification) doivent reprendre la main … pour sauver leur propre mort !

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Cette lutte servira au moins d’exemple, démontrera que l’auto-organisation est le premier acte de la révolution … mais que la suite s’effectuera contre elle. Elle mérite en cela respect et soutien. Ce qui se fait jour au travers de cette lutte et de bien d’autres en d’autres lieux (en Égypte, Tunisie, Afrique du Sud, Grèce, Italie, etc.), c’est l’aboutissement actuel de la contradiction – entre les classes et entre les genres et que l’on peut identifier à la dynamique de valorisation du capital – qui ne peut plus se résoudre par l’affirmation de l’un de ses termes. C’est l’Unité de l’humanité qu’il devient désormais nécessaire d’opposer à la Totalité du capital.

Max L’Hameunasse
In limine… Critique de la valeur et communisation, 24 novembre 2012

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[Notre-Dame-des-Landes] Communiqué de presse détourné

Communiqué de presse détourné

On nous a proposé ce détournement de communiqué de presse suite à l’info de blessé grave en début d’après-midi du 23 novembre sur la zad. Tout est pompé sur l’affaire du pauvre vigile qui a eu 5 jours d’ITT il y a une dizaine de jours. Il n’a pas été envoyé à la presse, mais il vaut la lecture…

Une opposante a été blessé près du site du futur aéroport de Nantes à Notre-Dame-des-Landes dans la journée de vendredi. Elle a été agressé par une cinq-centaine de défenseurs du projet. Une enquête de la Zone à Défendre est en cours.

Une opposante chargé de surveiller une maison près du site du futur aéroport de Nantes à Notre-Dame-des-Landes a été blessée dans la journée par une cinq-centaine de défenseurs au projet qui ont vandalisé, saccagé et détruit sa maison.

L’opposante, résidante sur la Zone à Défendre, surveillait une maison acquise par les opposantEs, à Notre-Dame-Des-Landes, dans une zone proche du site du futur aéroport, dite zone à défendre, pour éviter tout saccage du bocage par des défenseurs du projet.

Elle a été pris à partie à 13h45 par « une cinq-centaine d’individus cagoulés et armés de grenades assourdissantes », a expliqué à l’AFP Camille Breton, occupant. Les agresseurs étaient aussi armés de « flashball », a précisé la Zone à Défendre dans un communiqué.

L’occupante était alors dans sa forêt dont les arbres ont été vandalisés et sur laquelle les agresseurs ont déversé un gaz irritant. Selon les explications de la victime, les agresseurs, dont certains parlaient français, ont hésité à la laisser dans la forêt avant d’y répandre d’autres gaz.

Ils l’ont finalement laissée dans la forêt qu’ils ont gazée avant de vandaliser « au niveau des cabanes, des arbres et des nouvelles constructions ».

L’occupante, qui a fini par s’enfuir et appeler les secours, selon la Zone à Défendre, se dit choquée et blessée « notamment aux jambes et au dos » et après sa prise en charge par les secours risque au moins quelques jours d’ITT lui ont été prescrits, ajoute-t-on de même source.

Des centaines de blessés depuis début octobre

Une enquête de la Zone à Défendre est en cours. La coordination des occupantEs a condamné dans son communiqué cette « nouvelle agression d’une grande lâcheté et dont les conséquences auraient pu être plus dramatiques encore ». Celle-ci « témoigne de la résolution et de la violence de la minorité autonome policière, venue d’ailleurs, qui entretient l’insécurité sur le secteur de Notre-Dame-des-Landes », est-il ajouté.

Selon la Zone à Défendre, cette victime s’ajoute aux « centaines de blessés parmi les occupantEs » depuis début octobre, début des opérations d’évacuation des squats occupés par les opposants à la construction de l’aéroport qui ont donné lieu à de violents affrontements entre forces de l’ordre et squattereuses sur le site.

Camille Breton, porte-parole de la coordination des occupantEs et membre du syndicat de la biodiversité, a condamné dans un communiqué « la dérive criminelle des policiers et appelle chacun à prendre ses responsabilités ». Une journée d’ »expulsion » du site est annoncée pour la semaine par les défenseurs de l’aéroport mortuaire, dont le président PS Jacques Auxiette et le premier ministre de la république française Jean-Marc Ayrault.

Les travaux du nouvel aéroport doivent commencer début 2013 et s’achever en 2017 pour remplacer l’actuel magnifique bocage du pays nantais.

Zone À Défendre, 23 novembre 2012

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[Le visage du capital] « Je veux que le propriétaire de l’usine soit pendu »

Une usine textile prend feu au Bangladesh, faisant plus de 100 morts

Un incendie dans une usine textile située aux abords de la capitale du Bangladesh, Dacca, a fait au moins 104 morts parmi les ouvriers, dont plusieurs sont décédés en sautant dans le vide pour échapper aux flammes et d’autres par suffocation, ont indiqué les autorités et les secours dimanche 25 novembre.

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Le feu s’est déclaré tard samedi soir dans l’entrepôt, au rez-de-chaussée de l’usine Tazreen Fashion, à une trentaine de kilomètres au nord de Dacca. Les survivants ont raconté dimanche matin comment ils avaient tenté d’échapper aux flammes qui ravageaient le bâtiment de neuf étages. « Il y avait plus d’un millier d’ouvriers piégés dans l’usine », a déclaré aux médias locaux une survivante de 42 ans, depuis son lit d’hôpital. « J’ai sauté du quatrième étage et j’ai atterri sur le toit d’un autre bâtiment, de trois étages. Plusieurs personnes sont tombées et sont mortes. »

LES MESURES DE SÉCURITÉ EN QUESTION

L’usine fabriquait des vêtements destinés pour la plupart à l’exportation vers les pays occidentaux. Elle avait pour clients des marques internationales, telles que la chaîne néerlandaise C&A et la société de Hong Kong Li & Fung. « C’est une perte immense pour mon personnel et mon usine. C’est la première fois que nous avons un incendie au sein d’une de mes sept usines », a indiqué le propriétaire de l’usine, Delwar Hossain.

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Le causes de l’incendie n’étaient pas encore connues. Mais beaucoup d’usines textiles du Bangladesh, où sont confectionnés des vêtements destinés à l’exportation vers les pays occidentaux, sont dotées de circuits électriques défectueux et de mesures de sécurités très laxistes. Mi-septembre, un incendie dans une usine textile de Karachi, la capitale économique du Pakistan, avait causé la mort de près de 300 ouvriers. La police locale avait alors déposé des accusations de meurtres contre les propriétaires de l’usine.

Solidarité ouvrière, 25 novembre 2012


(…) Inquiets, les proches des ouvriers se sont rassemblés par milliers près des lieux du sinistre. Des soldats et des gardes-frontières ont d’ailleurs été déployés en renfort sur les lieux pour aider la police à garder le contrôle de la situation.

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Le Bangladesh compte environ 4.000 usines de vêtements. Les mesures de sécurité sont déficientes dans plusieurs d’entre elles. L’exportation de vêtements rapporte environ 15 milliards d’euros chaque année au Bangladesh. La production est surtout distribuée aux États-Unis et en Europe.

Presse esclavagiste (Sipa-AP, 25 novembre 2012)


(…) “Oh, Allah, where’s my soul? Where’s my son?” wailed Yasmine, who works at another factory in the area. “I want the factory owner to be hanged. For him, many have died, many have gone.”

(…) Bangladesh’s garment factories make clothes for brands including Wal-Mart, JC Penney, H&M, Marks & Spencer, Carrefour and Tesco.

Presse esclavagiste (ArabNews.com, 25 novembre 2012)


(…) « Global buyers who buy cheap apparel from Bangladesh do audit safety issues in factories. But these audits are often not actual inspections, » said Babul Akhter, head of the Bangladesh Garments and Industrial Workers Federation.

According to the Clean Clothes Campaign, a Amsterdam-based textile rights group, since 2006 at least 500 Bangladeshi garment workers have died in factory fires.

Bangladesh has recently emerged as the world’s second-largest clothes exporter with overseas garment sales topping $19 billion last year, or 80 percent of national exports.

The sector is the mainstay of the poverty-stricken country’s economy, employing 40 percent of its industrial workforce. (…)

Presse esclavagiste (english.ahram.org.eg, 25 novembre 2012)

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[Notre-Dame-des-Landes/Lons-le-Saunier] Les locaux du PS murés une deuxième fois

Jura. Le local du PS à nouveau « emmuré » à Lons-le-Saunier

C’est la deuxième fois en 15 jours que la permanence du PS du Jura est visée. Rebelote dans la nuit dernière : un nouveau mur a été construit et cimenté devant la porte. Un acte revendiqué « en soutien aux opposants à l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes ».

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Déjà la semaine dernière, le local de permanence de la fédération du Parti socialiste du Jura, à Lons-le-Saunier, avait été pris pour cible par les manifestants de la confédération paysanne, qui défilaient contre le projet d’aéroport de Notre-Dame des Landes, à Nantes. Le local avait été symboliquement emmuré avec des moellons.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (LeProgres.fr, 24 novembre 2012)

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[Italie] À la fin de l’année 200’000 travailleurs temporaires dans l’administration publique devront dire adieu à leur emploi

Dipendenti Pubblici, oltre al danno la beffa: via anche i precari

A quanto pare per i dipendenti statali il peggio deve ancora arrivare. Dopo l’annuncio di uno stop alla crescita dello stipendio e di un taglio che riguarderà circa 6 mila dipendenti, ecco che arriva un’altra doccia fredda.

Dopo l’annuncio di prepensionamenti e mobilità per i 6 mila tra ministeri ed enti previdenziali, ora spunta l’emergenza precari. Sono i rappresentati sindacali ha lanciare l’allarme che riguarda oltre 400 mila contratti che risultano in scadenza il prossimo mese. Entro fine anno 200 mila lavoratori precari della pubblica amministrazione dovranno dire addio al proprio posto di lavoro.

Una situazione tragica se questi andranno ad aggiungersi ai già 6 mila esuberi annunciati. Secondo la Cgil mancano le risorse per prorogare i contratti in scadenza a causa della nuova spending review, e quindi cosa succederà?

Sembra che non ci sarà scampo per oltre 160 mila lavoratori nella pubblica amministrazione e 70 mila dipendenti della scuola pubblica. Susanna Camusso ha già chiesto un decreto urgente ma le risorse dove saranno recuperate?

Presse esclavagiste (Piera Scalise, Worky.biz, 23 novembre 2012)

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[Besançon] Récit de la manif « pro-choix » le 24 novembre 2012

Comme tous les ans, les cathos de SOS Tout-Petits organisent leur prière contre l’avortement, contre les moyens contraceptifs et cherchent à exprimer leur vision d’une société régie par des « lois naturelles » et, de ce fait, imposer des normes « hétéro-patriarcales…

Contrairement à l’an dernier (la cathédrale de la Porte Noire étant en travaux), leur prière était prévu devant la basilique St-Ferjeux, ce qui fait loin du stand des féministes situé place Pasteur).

Environ 30 personnes au rassemblement, deux fois de plus de keufs, une bagnole de la BAC à proximité du rassemblement… Des affiches collées et quelques tracts distribués

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Départ du cortège en prenant la moitié de la chaussée, avec en banderole de tête :

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ArrivéEs aux abords de la basilique St-Ferjeux, deux barrages de flics en tenue anti-émeute nous attendaient, ainsi que de nombreuses voitures de la BAC… Plusieurs camarades ont été contrôlés quelques minutes avant et n’ont pas pu rejoindre le cortège.

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On reconnaît le gros William à l’extrême-droite…

Nous avons tenté tant bien que mal de saboter la prière des cathos en hurlant nos chants et slogans anars : « Gardez vos prières, loin de nos ovaires », « Cathos, fachos, lâchez-nous le clito ! », « Ni Dieu Ni Maître, ni ordre moral ! », « Bouffons des chattes, pas des hosties ! », « Les curés au bûcher, les sorcières en liberté ! », etc…

Des pancartes ont été disposés à la vue des rares passant.e.s :

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Des tags ont été vus dans le secteur de la basilique :

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Une heure plus tard, les vieux se relèvent et partent, notre cortège se redirigent en direction du centre-ville en jetant des capotes en l’air en signe de départ.

Quelques autocollants ont été également posés dans le quartier de St-Ferjeux pour l’égalité des droits entre tou.te.s :

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Vive la capote ! À bas la calote !

Le Chat Noir Émeutier, 24 novembre 2012

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[Notre-Dame-des-Landes] « Poulets rôtis, poulets grillés »

Pique-nique dimanche 25 à 13h à la Châtaigne (lieu occupé depuis le 17 novembre) et appel à chantier et défense du site

Nous venons de traverser une nouvelle journée de résistance collective face à des centaines de policiers. Après l’échec d’hier, ils cherchaient aujourd’hui à expulser de nouveau les cabanes de la forêt de Rohanne.

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L’appel de la veille à rejoindre la zad a été largement suivi. Malgré les barrages policiers, une foule de personnes est venue en renfort, des bourgs alentours et de beaucoup plus loin. Jusqu’à la tombée de la nuit la police a été raillée, interpellée, attaquée et harcelée par des opposants de tout âge… Nous notons que le gouvernement annonce ce soir différer de 6 mois les « défrichements » et donc la destruction de la forêt. Ce recul nous encourage à renforcer la mobilisation, sur le terrain et partout ailleurs, afin d’obtenir l’arrêt définitif du projet.

Alors que la forêt était couverte par les fumées des lacrymos et les détonations des grenades assourdissantes, le lieu réoccupé pendant la manifestation du 17, tout proche, a été réinvesti. Nous avons commencé à nettoyer les dégâts causés par l’opération policière d’hier. (voir communiqué)

Nous proposons dès demain dimanche 13h un pique-nique à la Châtaigne pour se rendre compte de ce qui a été construit depuis le 17 novembre. Apportez de quoi manger et des outils à utiliser le jour même ou à donner pour remplacer ceux volés par la police le 23 novembre.

Nous savons que la Préfecture cherche à opérer un nouveau passage en force et à produire un arrêté pour détruire les constructions. Pour s’oppposer à toute tentative de destruction des cabanes, nous appelons pour la semaine prochaine à une veille permanente sur le terrain, ainsi qu’à des chantiers afin d’y être nombreux-ses tous les jours. Nous voulons meubler les espaces, les décorer, nettoyer et remblayer les chemins, préparer la défense du site, penser son utilisation…

Nous avons été des dizaines de milliers à réoccuper, nous ferons vivre et protègerons ensemble cet espace d’organisation de la lutte.

Bravo aux 8000 personnes qui ont manifesté à Nantes aujourd’hui et aux milliers d’autres qui ont organisé des actions partout ailleurs.

À l’appel de quelques constructeurs-trices de la Châtaigne – Mailing, 24 novembre 2012

Accès par la d81 puis par le chemin de Suez.

Liste de vœux : pelles, pioches, scies, marteaux, clous, câbles électriques, spots, vitres et vitriers, gants de travail, palettes, pieds de biche…


(…) huit personnes ont été interpellées dans la matinée à Notre-Dame-des-Landes, l’une avait un cocktail molotov à la main et l’autre une fronde, a indiqué la préfecture. Trois personnes ont été blessées, dont deux opposants évacués par les pompiers, et un gendarme, victime d’un « trauma sonore », selon la préfecture.

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Ces affrontements très vifs se déroulaient, notamment autour d’une barricade, sur le site de l’aéroport en projet. Quatre colonnes de camionnettes de gendarmerie d’une dizaine de véhicules chacune étaient positionnées au centre de la zone, près du bois de Rohanne où 500 squatteurs s’opposent au projet d’aéroport.

Cocktails molotov, tirs tendus de fusée de détresse, pierres ou bouteilles en verre d’un côté, grenades lacrymogènes et assourdissantes de l’autre : les opposants très déterminés défendaient par une barricade l’accès à des chalets de bois érigés collectivement samedi 17 novembre lors d’une importante manifestation anti-aéroport qui avait rassemblé de 13’500 (selon les chiffres de la préfecture) à 40’000 manifestants.

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Manifestants et forces de l’ordre se livraient à une véritable guerre de position. Les quelques dizaines d’opposants cagoulés qui tenaient la barricade lancaient des assauts successifs vers les forces de l’ordre qu’ils parvenaient par moment à repousser de quelques mètres, aux cris notamment de « poulets rôtis, poulets grillés » lors de lancers de bouteilles incendiaires. À quelques centaines de mètres, d’autres forces de l’ordre dans les bois protégaient des engins de chantier qui détruisent des cabanes érigées dans les arbres par des opposants. Dans plusieurs cabanes en haut des arbres, à près de dix mètres du sol, il y avait encore des opposants, dont certains accrochés dans les branches, qui criaient « assassins ! ». (…)

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Publié par des larbins de la maison Poulaga (LeMonde.fr avec l’Agence Faut Payer, 24 novembre 2012)


(…) « Un CRS a été touché lors de la manifestation à Nantes, victime d’un pavé lancé qui l’a frappé au visage alors qu’il était derrière la lance à eau », a déclaré à l’AFP un porte-parole du ministère, Pierre Henry Brandet.

Le CRS « a perdu connaissance et est évacué en ce moment même au centre hospitalier de Nantes », a ajouté le porte-parole sans être en mesure de se prononcer sur le degré de gravité de cette blessure. (…)

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Publié par des larbins de la maison Poulaga (Agence Faut Payer, 24 novembre 2012)


Intervention policière, expulsion des occupants, destructions des constructions… Riposte immédiate !

L’État et le gouvernement socialo-écologiste veulent imposer leurs choix par la force. Ne le laissons pas faire ! L’aéroport ne doit pas se faire !

Trois lieux sont visés. Le Rosier (la plus ancienne maison occupée), la forêt de Rohanne et La Chataigneraie (où des maisons et cabanes ont été construites le week-end dernier après la manif).

Depuis la manifestation de réoccupation du samedi 17 novembre, le nombre des occupants permanents de la ZAD (Zone à défendre) était passé de 150 à environ 500 personnes tandis que sur Nantes et la région nantaise, le mouvement d’opposition à l’aéroport s’est élargi à de nouvelles personnes qui se mobilisent, participent aux AG, apportent de l’aide, expriment concrètement leur solidarité avec les occupants et leur engagement contre le projet.

Il s’agit là d’un mouvement massif né en dehors des organisations politiques institutionnelles et c’est ce qui leur fait peur !

“Cette opération consiste à empêcher la reconstitution d’un camp retranché. Il s’agissait de ne pas laisser fortifier ce genre de camp”, a déclaré (à l’AFP) le préfet Christian de Lavernée.

Les jours précédents, Hollande, les élus PS de la région nantaise, Valls et quelques autres, avaient déclaré que ce n’était pas les opposants qui empêcheraient le projet d’aéroport de se faire et que la force de l’État s’imposera.

Hier, Ayrault avait réaffirmé : « L’aéroport se fera » en ajoutant « Nous avons choisi notre destin. Nous ne nous laisserons donc pas dicter une vision du monde qui n’est pas la nôtre ». Et bien nous non plus ! Ce sont bien deux « visions du monde » qui s’affrontent.

Le 14 septembre dernier J.-Ph. Magnen, le porte parole d’EELV déclarait à Presse-Océan en parlant des occupants : « C’est compliqué… On est démunis, ces ultras sont totalement autonomes, on ne sait pas comment les virer ». Eh bien maintenant il sait ! Il suffit d’envoyer l’armée.

Ils veulent l’épreuve de force. Ils vont l’avoir. On ne les laissera pas faire. On ne se laissera pas imposer ce que l’on refuse : aéroports, TGV, nucléaire, productivisme, « compétitivité » et un long etcétéra… hors de nos vies !

Appels à manifester partout

Dans la région nantaise (et au-delà pour ceux-celles qui le peuvent), il y a un appel à converger vers la ZAD, afin d’être le plus nombreux possible, beaucoup plus nombreux que les 500 flics officiellement déployés. Des barrages de gardes mobiles ont été installés tout autour de la zone d’intervention pendant que d’autres flics chargent et gazent les opposants.

Ailleurs. Appels à des manifestations de rue et à des rassemblements devant ou en direction des préfectures (et les consulats), généralement vers 18 heures.

Il n’est pas interdit d’aller aussi rendre visite à d’autres lieux, locaux et représentants du pouvoir politique (PS et ses alliés) ou de Vinci (principal bénéficiaire du projet). Purin, fumier, poubelles… chacun voit. Imagination, humeur et créativité !

Il faut montrer qui ils sont. Il faut dénoncer quels intérêts ils défendent et quelle société ils veulent nous imposer. Il faut les empêcher de nuire.

Localement, collectifs et individus solidaires doivent pouvoir s’auto-organiser pour prendre des initiatives appropriées.

L’intervention de ce jour appelle à une « riposte immédiate » mais il faut aussi avoir à l’esprit que l’épreuve de force va se poursuivre et s’inscrire dans la durée, et qu’il faut se préparer à une lutte prolongée.

Ce n’est qu’un début ! L’aéroport ne doit pas se faire !

Organisation communiste libertaire, 23 novembre 2012

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[Restructuration sans fin] Changements radicaux dans le Code du travail en Russie

Renouvellement de la législation du travail du pays préparé par l’Union des industriels et entrepreneurs : annulation de la journée de travail de 8 heures et semaine de travail portée à 60 heures, droit à l’usage illimité des contrats de travail à durée déterminée, légalisation des agences de sous-traitance interne, réduction des garanties juridiques pour les femmes enceintes, annulation de la majoration obligatoire des salaires dans l’extrême Nord et beaucoup d’autres.


Russian unions clash with industrialists over labor reform

Russia’s Labor Confederation has complained to law enforcers saying that the current concept of renewal of the country’s labor laws, prepared by the Union of Industrialists and Entrepreneurs, is anti-constitutional.

The All-Russian trade union confederation addressed the Prosecutor General’s office with an official letter saying that the concept drafted by the entrepreneurs directly contradicts article 7 of the Constitution that defines the Russian Federation as a social state with policy aimed at creating conditions for the people’s decent living and free development.

The Union leaders claim the illegal issues in the draft include the cancellation of the 8-hour workday, legalization of unlimited use of fixed-term work contracts, legalization of internal outsourcing agencies and serious reduction of legal guarantees to pregnant women, cancellation of obligatory wage rise in the extreme North and many more.

If the suggested amendments come into force it would surely cause sharp confrontation in society, the union leaders conclude.

Thus, the confederation asked the prosecutors to probe the concept under the Federal Law on Extremism. If the investigation shows the document really includes material that could incite hatred between social groups the prosecutors should take measures that could include suspending the activities of the Union of Industrialists’ and Entrepreneurs.

The concept of the radical changes to the Labor Code was approved by the Union in late August and members of the body said that it was prepared on the basis of suggestions drafted by billionaire businessman and wannabe politician Mikhail Prokhorov.

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Mikhaïl Prokhorov

Entrepreneurs hold that Russia’s current labor code is obsolete and works only for large scale enterprises in the traditional economy and those rapidly developing new companies need something very different. Besides, the old code leaves the economy unprepared to shocks like the economic crisis of 2008-2009 they say.

The authors of the concept say that the businessman must be given more freedom to fire and hire employees to make the economy more stable in times of crisis.

The initiative was not welcomed by the general public and by the trade unions, especially the suggested raising of the maximum working hours to 60 in a week instead of 40 as provided by international norms and agreements.

However, the state officials have repeatedly noted that apart from the criticism the unions should submit their own suggestions on the document or the government and the parliament will have to work with the existing draft, however faulty it is.

Presse esclavagiste (RT.com, 23 novembre 2012)

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[Notre-Dame-des-Landes/Besançon] ZAD vaincra ! ZAD vivra !

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Centre-ville

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Quartier Battant

Le Chat Noir Émeutier, 24 novembre 2012

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La lutte contre le viol et les violences faites aux femmes est une nécessité !

La lutte contre le viol et les violences faites aux femmes est une nécessité !

Alors que les violences faites aux femmes sont quotidiennes, on peut regretter qu’une seule date soit retenue, depuis 1981, pour n’y concéder qu’un rappel en forme d’anniversaire.

Autour du 25 novembre, dans le cadre de « la journée mondiale des violences faites aux femmes », partout où des manifestations et des rassemblements seront appelés à dénoncer les pratiques inhérentes au système de domination masculine, les groupes et liaisons de la Coordination des Groupes Anarchistes se mobiliseront et appellent à se mobiliser [À Lyon, le rassemblement est à 14 heures samedi 24 novembre place Ampère. À Perpignan, table de presse, samedi 24 novembre à 15H, Place des Poilus…]

http://juralib.noblogs.org/files/2012/11/0128.jpgNous insistons pour dire qu’avant et après cette date, il est nécessaire de tout mettre en œuvre pour rappeler qu’en France, aujourd’hui une femme sur dix est victime de violences conjugales, une femme sur six est victime de viol. 206 viols sont à dénombrer quotidiennement !

Lutter contre le viol et toutes les violences faites aux femmes est une nécessité. Pour cela il nous faut lutter contre le Patriarcat, l’un des systèmes de domination, partie prenante du système de domination globale qui régit notre société.

Un système qui organise, légitime et pérennise l’oppression des femmes au travers :

• du travail domestique gratuit et l’éducation des enfants,

• de l’appropriation du corps des femmes et des entraves au droit de disposer librement de leur corps,

• des violences exercées contre elles (du harcèlement jusqu’au meurtre),

• des inégalités au travail,

• de l’éducation différente entre les filles et les garçons.

• Les violences contre les femmes s’exercent au travail, dans la vie privée, les espaces publics, à l’école, dans les médias.

• Les violences contre les femmes n’ont pas de frontières : elles s’exercent partout dans le monde.

• Les violences contre les femmes ne sont pas liées à une classe sociale : elles s’exercent dans tous les milieux culturels et sociaux.

• Les violences contre les femmes ne sont pas un problème individuel et privé. Ces violences systématisées impliquent une réponse collective et publique.

Nous considérons que la destruction du patriarcat, l’éradication du viol et des autres violences faites aux femmes impliquent une mobilisation sans faille en privilégiant la lutte collective !

Il convient donc de :

• Dénoncer la réalité des viols et des autres violences et de permettre aux femmes d’en parler librement…

• Mettre en place des structures militantes et autonomes permettant d’accueillir les femmes victimes de viols et des autres violences faites aux femmes de les accompagner…

• Mettre en place des lieux d’autodéfense…

• Développer les espaces où l’on se sente en sécurité, en confiance, pour penser, parler, agir !

Le 25 novembre et tous les autres jours, rappelons que

Non, c’est Non ! Tout ce qui n’est pas oui, c’est non ! Plus jamais seul-e-s, plus jamais muet-te-s…

Relations Extérieures de la C.G.A.
Perpignan le 22 novembre 2012

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