[Jura] Lons-le-Saunier sous l’œil des caméras

Vidéosurveillance : « L’objectif n’est pas de jouer les tours de contrôle »

Le débat sur la vidéosurveillance est relancé avec l’arrivée, ce mercredi, de 200 nouvelles caméras dans Paris. Christophe Bois, proviseur du lycée professionnel Le Corbusier de Lons-le-Saunier, dans le Jura, explique comment l’arrivée de neuf caméras a été accueillie dans son établissement, le 14 décembre dernier.

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Leur presse (Laurie Bouclet, LeProgres.fr, 22 décembre 2011)

Le lycée professionnel Le Corbusier de Lons-le-Saunier est le premier équipé de caméras dans le département du Jura. Pourquoi votre établissement a-t-il été choisi pour expérimenter le dispositif ?

En février 2011, le lycée a été ciblé par la préfecture et les services de l’inspection académique comme prioritaire. Un diagnostic sécurité a montré les lacunes de l’établissement. En deux ans, en 2009 et 2010, nous avons été victimes de cinq cambriolages. Le bâtiment, en forme de H, est très difficile à protéger uniquement avec des alarmes. Il a donc été décidé de remplacer les grillages par des clôtures renforcées, d’installer des alarmes anti-intrusion et de la vidéosurveillance. Et les neuf caméras sont arrivées le 14 décembre dernier.

Sont-elles placées à l’intérieur de l’établissement ?

Oui, mais elles sont dirigées vers l’extérieur. L’objectif n’est pas de jouer les tours de contrôle et de crier dans un micro « Untel, ne te bagarre pas avec Untel ». Il est d’éviter de nouvelles intrusions. Et les élèves, comme les parents et enseignants l’ont bien compris. À cause des vols d’ordinateurs, il y a deux ans, nous avons eu des problèmes pour faire passer les bacs pro. Il a fallu demander en urgence que l’établissement voisin nous en prête.

Avez-vous été confronté à des réactions négatives des élèves, des parents ou des enseignants ?

Pas vraiment. Le débat est dépassionné ici. Certains élèves étaient curieux lors de l’installation. Mais peut-être étaient-ce les apprentis électriciens qui s’intéressaient à leur fonctionnement…

Qui peut avoir accès aux images ?

En cas de nouvelle intrusion, deux personnes seulement sont habilités à aller chercher les images: le procureur ou un officier de police judiciaire. Les images sont quant à elles effacées automatiquement, seconde par seconde, pour qu’il ne reste que 30 jours de mémoire. Il n’y a aucune crainte à avoir.

Combien cela a-t-il coûté ?

L’ensemble du dispositif, c’est-à-dire les caméras, les clôtures et l’alarme anti-intrusion a coûté 80’000 euros. Le tout subventionné, à un quart par l’État et aux trois quarts par la Région.

Leur presse (Lucie Soullier, LExpress.fr, 22 décembre 2011)


Lons-le-Saunier : Parents d’élèves contre le vidéoflicage à l’école

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Leur presse (Le Progrès, 23 mars 2010) via Le Jura Libertaire OldSchool


« Il n’y a plus d’actes de vandalisme là où il y a des caméras »

Trente-deux caméras de surveillance gardent un œil en permanence sur six secteurs de la ville jugés sensibles. Cinq d’entre elles viennent d’être installées, impasses Saint-Antoine et du Moulin. Douze autres caméras devraient être installées d’ici la fin de l’année.

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Le but est avant tout « dissuasif ». En quelques années, les rues et parkings de Lons se sont équipés d’une trentaine de caméras qui filment en continu les allées et venues de tout un chacun. Quatre aux abords de la Maison commune, huit vers la MJC, neuf surveillant le parking Regard… Des lieux jugés sensibles, choisis par la ville après consultation des services de police.

« Le recours à la vidéo-surveillance porte ses fruits. Il n’y a plus d’actes de vandalisme sur ces sites, indique Daniel Bourgeois, conseiller municipal délégué à la gestion des espaces publics. Avant, il ne se passait pas une semaine sans que des carreaux ne soient cassés à la Maison commune, par exemple. »

Jusqu’ici, dans la cité lédonienne, le dispositif s’est avéré plus dissuasif que répressif. « Les bandes sont conservées huit jours, dans des lieux sécurisés où personne ne met les pieds, puis effacées automatiquement, explique Daniel Bourgeois. Elles ne sont consultables que par la police, sur demande du procureur de la République. Et, à ma connaissance, cela n’est jamais arrivé à Lons. »

Au début du mois, cinq nouvelles caméras ont été installées pour surveiller les abords des impasses du Moulin et Saint-Antoine, en plein centre-ville, vers la rue Lecourbe. « Il y avait régulièrement des feux de poubelle dans le coin, raconte un riverain. On verra bien si ça change quelque chose… » Six autres caméras sont sur le point d’être mises en place vers le giratoire Bernard-Sautot, c’est-à-dire vers le centre commercial de la Marjorie, deux sont également prévues rue de la Préfecture et quatre autres garderont un œil sur les alentours du Cosec, dans le quartier du Solvan. « Ce ne sont pas des endroits qui posent problème, mais plutôt des secteurs où il pourrait y avoir des soucis », explique Daniel Bourgeois.

Ces installations, votées l’an dernier en conseil municipal pour un budget de 47.000 euros, étaient initialement programmées au printemps dernier. « Les appels d’offres, puis le manque de disponibilité des entreprises, ont retardé le projet. Mais si tout va bien, tout sera en place d’ici la fin de l’année », confie le conseiller municipal. Qui n’exclut pas l’implantation d’autres caméras. « Nous ferons le point dans cinq ou six mois. Mais de toute façon, c’est le conseil municipal qui décidera. »

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Retrouvez la carte des caméras de surveillance (mise à jour le 22 mars 2010)

Parking Regard : 9 caméras
Maison de l’emploi : 3 caméras
Maison commune : 4 caméras
MJC : 8 caméras
Services techniques : 3 caméras
Impasse Saint-Antoine et impasse du Moulin : 5 caméras
• Rue de la Préfecture : 2 caméras
GES COSEC : 4 caméras
Croisement Sautot : 6 caméras à venir
École François-Rollet : 8 caméras à venir

Leur presse (Cloé Makrides, LeProgres.fr, 29 octobre 2009) via Le Jura Libertaire OldSchool


À l’automne, les caméras de surveillance investiront la ville

Le conseil municipal l’a validé cet hiver, il y aura bien une douzaine de caméras de surveillance installées dans des secteurs jugés sensibles. Les premiers travaux sont faits, elles seront installées en septembre. Un sujet délicat.

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C’est du sensible, du très sensible et les élus marchent sur des œufs quand ils abordent le sujet… L’installation de caméras a pour objectif avoué la sécurité dans la cité. En même temps, pour beaucoup c’est un œil qui se braque sur eux sans qu’ils le sachent et sans qu’on leur demande leur avis.

Sécurité publique ? Liberté de l’individu ? Le débat est sans fin, mais force est de constater qu’il agite toutes les municipalités. On se souvient de Dole où les caméras ont été acceptées par l’ancienne équipe et refusées par la nouvelle. À Saint-Claude, même topo alors qu’à Morez, elles se multiplient.

À Lons, les élus ont validé le projet cet hiver après un long débat où la gauche s’était abstenue en arguant du fait que les crédits d’État (qui financent en grande partie ce type d’équipement) devaient servir à autre chose. Finalement, il a été décidé d’installer une douzaine de caméras (pardon, le projet parle de vidéosurveillance…) qui devaient entrer en fonction cet été. Il y aura un petit retard, les tranchées destinées à passer les câbles ont été faites, mais la pose des caméras est prévue pour septembre.

Il y en aura trois dans l’impasse Saint-Antoine et la petite place Grancher, là où des vandales avaient coupé un arbre. Deux autres sont prévues dans l’impasse du Moulin, sombre et étroite, qui rejoint la rue Émile-Monnot. Cinq seront installées sur le giratoire Bernard-Sautot, c’est-à-dire vers le centre commercial de la Marjorie, pas destinées à surveiller les habitants du quartier assure-t-on en mairie, mais à repérer les véhicules qui montent vers la Marjorie ou filent aux Mouillères. Deux autres seront placées devant la préfecture… Il y a quelques semaines, les élus ont décidé d’en placer quatre autres aux abords du GES dès le mois d’octobre et d’en remplacer une dans le parking souterrain place de la Liberté (dans ce second vote, une partie de l’opposition s’est prononcée pour).

Et, pour rester dans le débat de fond, Bernard Viret — adjoint à l’urbanisme — ne manque pas de rappeler le principe de base qui veut que personne ne regarde les vidéos exceptées la police municipale et la police d’État en cas de problème nécessitant des recherches. Sinon, les bandes ne sont pas regardées et elles sont effacées automatiquement toutes les semaines…

Un dispositif déjà en service depuis deux ans à la Maison commune et la MJC

Que ce soit en conseil municipal ou plus largement au niveau national, le sujet a beau susciter le débat sur le rôle d’un éventuel «big brother», la vidéosurveillance est une réalité qui fait partie du quotidien de chaque citoyen. Chacun de nous est filmé quand il va à sa banque, quand il franchit un péage d’autoroute, quand il entre dans un magasin, etc.

À Lons, les caméras fleurissent depuis belle lurette et le problème de fond reste le même : la liberté individuelle. Bien entendu, quand c’est la collectivité qui prend cette décision, le sujet devient plus aigu. Pourtant, il faut le savoir, chacun de nous est filmé à longueur de journée sans même qu’il l’imagine.

À Lons, le débat est d’ailleurs tronqué puisque huit caméras ont été installées il y a deux ans autour de la Maison commune et sept autres aux abords de la MJC l’an dernier, avant que le sujet soit abordé de façon globale en conseil municipal.

Leur presse (Armand Spicher, LeProgres.fr, 11 août 2009) via Le Jura Libertaire OldSchool


La vidéosurveillance progresse dans le Jura

Dole, Saint-Claude, Morez ont des projets. Lons-le-Saunier également qui a déjà plusieurs dispositifs en fonctionnement. L’État encourage ces politiques avec de substantielles subventions.

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Ras-le-bol. Ce sentiment est à l’origine de la plupart des projets de vidéosurveillance qui existent dans le département. À l’image de ce qui se prépare à Saint-Claude, par exemple. Début novembre, le maire Jean-Louis Millet expliquait dans nos colonnes que le système allait être mis en place plus vite que prévu pour faire face à la « recrudescence » d’une certaine forme de petite délinquance. L’élu dénonçait une série de « feux de poubelles, voitures esquintées ». La goutte d’eau qui a fait déborder le vase a été les dégradations commises à la salle des fêtes. La ville avait déjà annoncé la mise en place de caméras dans le parking souterrain de la Côte Joyeuse. Cette fois, ce sont la place des Carmes où se font « de nombreux rassemblements nocturnes » et la rue des Écoles « où circulent beaucoup de jeunes », qui pourraient en bénéficier. « Les riverains en font la demande de manière récurrente. Mais nous déterminerons les lieux précis par une concertation avec la police municipale et la gendarmerie. » L’installation devrait démarrer dès le premier trimestre 2008. Une première tranche de travaux est estimée à 200.000 euros, subventionnée à hauteur de 84.000 euros. « C’est l’équipement du QG — qui devrait se trouver dans des locaux municipaux — et la connectique le plus cher. Je ne sais pas encore combien de caméras seront installées. » Le conseil municipal devrait entériner tout cela le 20 décembre.

Même proximité dans le temps du côté de Dole. « Les travaux devraient commencer au début de l’année », commente Jean-Claude Protet, l’adjoint à la communication, aux affaires générales, internationales et à la sécurité. Au programme : seize ou dix-sept caméras réparties sur deux secteurs. Dans l’hyper centre-ville et aux Mesnils-Pasteur. « C’est une demande forte des habitants. Nous avons déjà fait une expérience sur des parkings des Mesnils-Pasteur, la délinquance a chuté de 80% », souligne l’adjoint de Gilbert Barbier. Il s’agirait comme à Saint-Claude d’un système d’enregistrement d’images ensuite consultables par les services habilités, mais également pourvu d’une possibilité de les visionner « en direct » en mairie. Voire depuis le commissariat. Une proposition du préfet qui a également été faite à la ville de Lons-le-Saunier (lire par ailleurs). Le montant estimé des travaux est de 293.000 euros subventionné à hauteur d’environ 35% par l’État. « Nous en sommes à la phase technique. Nous avons notamment à choisir entre un système wi-fi et le câblage télé pour acheminer les images », termine Jean-Claude Protet.

Le dossier morézien est à peine moins avancé. « Le comité local de sécurité et de prévention de la délinquance l’a validé », précise le maire Jean-Paul Salino. « Nous sommes en train de finaliser le cahier des charges. A priori, nous pourrions bénéficier d’une subvention de l’État de 75.000 euros. Notre projet porte sur une douzaine de caméras. Nous avons listé, en collaboration avec la gendarmerie, les lieux difficiles à surveiller. Il s’agit de quelques secteurs en centre-ville, de bâtiments publics, des sorties de lycées et collèges… »

Lons : Une longueur d’avance…

La ville préfecture a déjà mis la vidéosurveillance en place sur la Maison commune, trois parkings et un passage souterrain à la gare. D’autres projets se profilent.

Le passage souterrain de la gare est l’équipement le plus ancien en matière de vidéosurveillance à Lons. Et ce système a déjà largement fait ses preuves. Le commandant Patrick Vey, adjoint au directeur départemental de la sécurité publique, se souvient d’au moins deux affaires, de tags et de vol, qui ont été résolues grâce à lui. La ville préfecture ne s’en est pas tenue là. Les parkings de la place de la Liberté, du 11-Novembre et de la rue Regard sont également filmés. La maison commune de la Marjorie est équipée de huit caméras intérieures et extérieures depuis environ un an. Le même genre de système est prévu pour la MJC. « Le dossier est budgété. Il coûte 30.000 euros subventionnés à 50% par l’État », commente le député-maire Jacques Pélissard. « Les marchés sont passés et les travaux devraient commencer dans les semaines à venir. Les caméras pourraient être opérationnelles début 2008. » La ville a d’autres projets dans ses cartons. « Nous pensons au centre social, par exemple », détaille Jacques Pélissard.

Pour l’instant, à Lons comme dans le reste du département, la vidéosurveillance est un enregistrement d’images. Il n’y a pas de visionnage « en direct ». Question de budget : il semble difficile de payer du personnel pour surveiller en permanence des moniteurs. Mais le préfet a proposé à la ville préfecture et à Dole une centralisation des images dans les commissariats. Une idée à laquelle le député-maire lédonien se dit « ouvert ».

293.365 euros au titre du FIPD

« Plusieurs millions ont été affectés au Fonds interministériel de prévention de la délinquance (FIPD) pour l’ensemble de la France cette année. Cet argent a été réparti dans les départements en fonction de leur population et de la délinquance qu’ils ont à subir. Le Jura a obtenu 293.365 euros. » Ce sont ces fonds, explique Christian Cuchet, le directeur de cabinet du préfet Christian Rouyer, qui servent à financer les divers projets jurassiens de vidéosurveillance. « C’est la première fois que nous bénéficions de ces crédits », détaille Christian Cuchet, « et le préfet a souhaité qu’ils soient principalement utilisés pour porter des projets préventifs. Le conseil départemental de prévention de la délinquance a décidé de privilégier la vidéosurveillance. Ils sont affectés à 90% à cela. Le reste servira à financer des actions comme celles du CIDF (Centre d’information sur les droits des femmes, ndlr) sur les violences faites aux femmes. »

L’an prochain, ces fonds devraient appuyer des opérations de « prévention situationnelle ». En clair, à améliorer l’urbain chaque fois que cela améliore la sécurité. Il peut s’agir, par exemple, de sécuriser des entrées d’immeubles ou de financer de l’éclairage public.

Leur presse (Jean-François Butet, LeProgres.fr, 5 décembre 2007) via Le Jura Libertaire OldSchool

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