[Sit-ins de chômeurs à La Réunion] « On est prêt à faire ce qu’il faut, même si on doit casser, pour avoir du boulot »

http://juralib.noblogs.org/files/2013/02/0314.jpgNouvelle nuit de violences à La Réunion

Après une journée calme mardi, où seul un petit barrage filtrant avait été installé à la Rivière des Galets à la périphérie du Port, par des jeunes réclamant 200 contrats aidés, la mairie annexe du quartier a été partiellement détruite par un incendie en début de nuit. L’intervention rapide des pompiers, sous la protection des forces de l’ordre, a permis de sauver la moitié du bâtiment en bois sous tôle.

Des affrontements ont ensuite opposé pendant une bonne partie de la nuit policiers et gendarmes à des groupes de jeunes qui ont répliqué aux tirs de grenades lacrymogènes par des jets de pierre, de fumigènes et de cocktails molotov, dans plusieurs rues de la ville. Un automobiliste qui a tenté forcer un barrage a été sorti de son véhicule et sa voiture incendiée, une station-service vandalisée et en partie pillée.

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9000 CONTRATS AIDÉS ET 7000 CONTRATS D’AVENIR

Plusieurs barrages constitués de branchages et de poubelles enflammées ont été installés à plusieurs carrefours de la ville. Des voitures ont été la cible de jets de pierre dont celle d’une chaîne de télévision. Au moins trois jeunes ont été interpellés. En milieu de nuit un imposant dispositif de policiers de la Compagnie départementale d’intervention (CDI) et de gendarmes mobiles était déployé sur les lieux avec une douzaine de fourgons, installé à un rond-point.

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Les violences du Port ont fait suite à une série de petits barrages routiers, installés dans plusieurs communes de l’île, par des jeunes réclamant des contrats aidés. Le ministre de l’outre-mer, Victorin Lurel, a indiqué que l’État a débloqué 9000 contrats aidés et 7000 contrats d’avenir en faveur de la Réunion. Interrogé par la chaîne de télévision Réunion 1re depuis Paris, il a invité les collectivités à « se mobiliser pour apporter leur concours au dispositif », tout en appelant la population à être « raisonnable ». « L’État a fait son travail », a-t-il dit.

Le député-maire de Saint-Leu, Thierry Robert (MoDem) a reproché l’allongement de la durée des nouveaux contrats de six à dix mois, ce qui a réduit de « 6000 le nombre de bénéficiaires », a-t-il dit. Des habitants de l’île n’ont pas manqué de faire le rapprochement entre ces violences et le début des émeutes de février 2013 [sic – NdJL] qui avaient également commencé par un barrage routier au Port contre la vie chère. Les violences avaient ensuite gagné toute l’île et duré une semaine.

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Publié par des larbins de la maison Poulaga (LeMonde.fr avec l’Agence Faut Payer, 20 février 2013)

 

Le quartier de la Rivière-des-Galets se réveille endolori

Très tôt ce matin, Jean-Yves Langenier et la Chantal Ambroise, la sous-préfète de Saint-Paul, ont effectué un repérage des dégâts qu’a subi le quartier de la Rivière-des-Galets. Contrairement à ce qui avait été annoncé par les pompiers hier soir, la mairie annexe a été totalement ravagée par les flammes, qui ont également réduit en cendres la salle de boxe attenante aux locaux administratifs. C’est tout un patrimoine qui est parti en fumée, comme les documents d’état civil et toutes les archives du bâtiment.

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Sur place, Paulette Lapactia est défaite. « C’est très dur de voir ça. C’est la première qu’un bâtiment public est attaqué comme cela au Port. Personne ne s’y attendait, c’est vraiment décourageant. Il faut absolument que les parents interviennent pour que les enfants reviennent à la raison », indique l’ancienne adjointe de Jean-Yves Langenier. Son sentiment est partagé par la plupart des habitants du quartier qui désapprouvent l’attitude des jeunes.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (Clicanoo.re, 20 février 2013)

 

Saint-Louis : « On ne veut pas de petits contrats à la mairie, on veut bosser dans la ZI »

Une trentaine de jeunes originaires du quartier de l’Étang-du-Gol ont pris en otage hier pendant quelques heures la zone industrielle et commerciale de Bel Air qui jouxte leurs maisons. Leur revendication ? Obtenir un travail dans l’une de ces entreprises.

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« On a apporté des CV dans ces boîtes qui nous entourent pour leur proposer nos services mais aucune ne nous a répondu favorablement. Ce n’est pas normal que des magasins et des artisans situés au cœur de notre quartier préfèrent embaucher des gens extérieurs plutôt que de donner du boulot à ceux qui habitent ici et qui en ont besoin ». C’est en ces termes que les manifestants qui bloquaient hier les voies de circulation situées dans la zone de Bel Air présentaient les causes de leur mouvement. Et un autre jeune d’ajouter, à rebours des demandes formulées par les jeunes des autres quartiers de la commune : « Nous, ce n’est pas un petit contrat de 6 mois à la mairie que l’on veut. On veut un vrai travail, dans une entreprise. On veut pouvoir nourrir nos familles décemment avec un salaire de 1000 euros ».

Il était très tôt hier matin quand les premiers barrages ont été érigés dans ce quartier de Saint-Louis qui avait, pour le moment, été épargné par les manifestations et les violences liées à la colère des jeunes sans emploi. Peu avant 7 heures déjà, aucun véhicule ne pouvait circuler entre Mr. Bricolage et Hyper U. « On n’est pas des méchants. On veut juste se faire entendre. La société ne veut pas de nous. On est pourtant plein de bonne volonté et d’envie de travailler. On ne demande qu’à être inséré », confie l’un des leaders du mouvement des jeunes de l’Étang. Des jeunes âgés de 18 à 35 ans, presque tous pères de famille. Certains sont diplômés de BEP ou de CAP. Ils galèrent tous pour trouver un emploi et rêvent d’un CDI comme d’autres de gagner au Loto.

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BARRAGES LEVÉS CONTRE RENDEZ-VOUS AVEC LE MAIRE

La manifestation n’aura pas duré hier matin dans la ZI de Bel Air. Avant 11 heures, il ne restait plus rien des barrages et barricades. C’est la promesse d’une rencontre ce matin à 9 heures avec le maire de leur commune qui a décidé les jeunes à quitter le milieu de la chaussée. « On aimerait qu’il agisse en notre faveur pour que les entreprises présentes dans cette zone reconsidèrent notre candidature. Ça me semblerait normal que des gars et des filles d’ici puissent travailler au Score, à l’Hyper U, à Monsieur Bricolage… », espère un jeune papa âgé de 21 ans et déjà en charge de 5 enfants.

Un autre renchérit : « Ce n’est quand même pas normal lorsque mon marmaille me demande d’aller manger chez Quick, juste à côté de chez nous, je suis obligé de lui refuser. Pas normal non plus qu’il reçoive l’exemple d’un papa qui passe son temps à zoner dans le quartier parce qu’il ne trouve aucun débouché ».

Les jeunes, qui ont accepté de lever le camp hier en l’échange d’un rendez-vous avec la municipalité, disent qu’ils accepteraient un contrat aidé si on n’avait rien d’autre à leur offrir. « Mais, pour nous, un ti contrat de 6 mois, c’est vraiment pas ce qu’on recherche en tant que papa. On a besoin de plus de stabilité et de lisibilité quant à l’avenir ».

Les jeunes de l’Étang, qui s’estiment oubliés par la commune au profit d’autres quartiers ou bien d’autres individus plus proches du maire et de son directeur de cabinet, préviennent : « Si nos responsables font la sourde oreille et qu’ils refusent de nous entendre, on va les déboucher ! » « On est prêt à faire ce qu’il faut, même si on doit casser, pour avoir du boulot », achève un autre jeune de l’Étang.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (Clicanoo.re, 20 février 2013)

 

Pierrefonds : après la révolte, le calme reste précaire

Fin novembre, une cinquantaine d’habitants de Pierrefonds envahissent les locaux de la Civis après avoir occupé, la veille, le centre administratif du quartier. En colère, ils réclament des contrats aidés pour leurs jeunes. Ils sont particulièrement irrités par l’embauche d’une personne, issue d’un autre quartier de Saint-Pierre, au sein de leur centre administratif. Ils dénoncent également les promesses électorales jamais tenues. Pour ramener le calme, David Lorion, adjoint municipal, propose 12 contrats aidés et promet que le maire, hors département ce jour-là, recevra la population. Trois mois plus tard, le calme est revenu dans le quartier. Le maire a reçu quelques habitants et cinq à six contrats ont déjà été distribués. Cinq autres doivent suivre afin de renforcer l’association « Marmaille l’usine ». « La mairie nous dit toujours que ces contrats seront bientôt créés. Mais on ne voit rien venir », peste l’un des leaders de la contestation du mois de novembre.

GARE AUX DÉSILLUSIONS

Si la révolte est passée, l’ambiance générale « reste toujours tendue », reconnaît celui-ci. Car le sentiment d’abandon est vivace. Déplacés en urgence de « Ti Paris » suite au cyclone Firinga, aux débuts des années 90, ils ont vu leur maison se dégrader au fil des années au point souvent d’en devenir insalubre. Les voiries sont également en piteux état. Et le seul parc pour enfant du quartier n’est même pas entièrement clôturé. Propriétaires de leur maison, ils n’ont pas les moyens de les remettre en état. Une opération de résorption de l’habitat insalubre est en cours et les travaux devraient commencer dans les prochains mois. Conscient de la baisse du nombre de contrats, les riverains ne sont pas fatalistes. « À l’avenir, on aura peut-être plus besoin de la mairie, affirme l’un d’eux. La création de la zone d’activité de Pierrefonds va nous aider, à condition que les entreprises embauchent des gens du quartier. Deux habitants ont travaillé sur les travaux du pont de la rivière Saint-Étienne et la nouvelle clinique a déjà permis d’embaucher 4 ou 5 personnes. C’est déjà ça, même si elle avait promis de prendre 10 à 12 gens du quartier ». Autant de perspectives qui permettent de maintenir le calme. Mais gare aux désillusions.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (Clicanoo.re, 20 février 2013)

 

Saint-Paul : Ils bloquent la route et finissent en garde à vue

Ils réclamaient la venue de la députée-maire Huguette Bello mais ce sont les gendarmes du secteur qui ont débarqué. Hier matin, vers 7h30, cinq habitants du quartier de Fleurimont avaient décidé de monter un barrage sur la route près de la mairie annexe, avec les mêmes revendications que les manifestants de la Rivière-des-Galets. Ils ont eux été rapidement interpellés et placés en garde à vue. Trois d’entre eux sont convoqués devant le tribunal pour le délit d’entrave à la circulation. Les deux autres ont fait l’objet d’un rappel à la loi.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (Clicanoo.re, 20 février 2013)

 

Heurts à La Réunion

Des heurts entre jeunes et forces de l’ordre se sont produits dans la nuit de lundi à mardi 19 février à La Réunion, au Port, après un jour de blocage routier dû à des barrages installés par des manifestants réclamant du travail.

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Les affrontements ont duré une bonne partie de la nuit dans plusieurs quartiers de cette commune, à une quinzaine de kilomètres de Saint-Denis, selon des témoins. Aux grenades lacrymogènes tirées par les gendarmes mobiles, les manifestants ont répliqué par des jets de pierre et de cocktail Molotov dans le secteur de la Rivière de galets et la cité Rico Carpaye. Des poubelles ont été incendiées un peu partout dans la ville, où le calme est revenu à 1 heure du matin.

DEMANDES DE CONTRATS AIDÉS

Les affrontements ont démarré après la levée d’un barrage routier installé par des jeunes qui réclamaient des contrats aidés de la mairie, barrage qui a provoqué des embouteillages monstres sur une artère clé. Une réunion entre le maire du Port, Jean-Yves Langenier (PCR), et une délégation de jeunes dans l’après-midi n’a pas abouti. « La commune n’a pas les moyens de régler seule les problèmes du chômage », a dit le maire.

Dans le sud de l’île, des jeunes ont aussi bloqué un carrefour à Saint-Pierre et brûlé des poubelles, avant d’être rapidement délogés par les forces de l’ordre. Depuis quelques jours, des barrages routiers ont été installés dans plusieurs communes par de petits groupes de jeunes réclamant des emplois.

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Publié par des larbins de la maison Poulaga (LeMonde.fr avec l’Agence Faut Payer, 19 février 2013)

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[Vive la Syrie libre !] La vérité sort de la bouche des enfants

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#Kefranbel (Idleb) :: de la bouche des plus petits « Le peuple veut la chute du régime ! »

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[Toulouse] La Bibliothèque Libertaire nommée Encres Noires ouvre ses portes

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La Bibliothèque Libertaire nommée Encres Noires vous ouvre ses portes à Toulouse. Ce lieu occupé depuis début janvier en plus d’autres activités est un espace pour lire, emprunter, discuter, partager, etc…

Pour l’instant, nous disposons d’une bonne centaine de livres disponibles à l’emprunt sur les sujets en rapport à l’Anarchisme, le Monde Alternatif, l’Écologie, le Féminisme, l’Histoire, etc…) plus quelques revues à consulter sur place.

N’hésitez pas à passer au « Beurk In Game Palace » afin de nous rencontrer, consulter et/ou d’emprunter.

Si par hasard, vous possédez des bouquins que vous souhaiter donner ou prêter afin de les partager, nous sommes preneurs.

Encres Noires tient à saluer et à remercier tous ceux qui nous ont aidés, soutenus, offert ou vendus à moindre coût : l’Atelier de Création Libertaire (ACL) ; Ni Patrie, Ni Frontières ; Libertalia ; S!lence ; l’Échapée ; Tahin Party ; les Fondeurs de Briques ; la Fabrique ; Sextant ; Tanibis ; le Passager Clandestin ; Courant Alternatif ; le Fakir ; Liberterre ; le Flibustier ; Rytrut ; La Dispute ; Les Cahiers Spartacus et tous ceux que j’ai oublié… MERCI !!!

Encres Noires
au Beurk In Game Palace
59 rue Offenbach
31500 Toulouse

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[Abat-faim] « 90% de nos fromages sont fabriqués avec du lait apatride ; plus de 90% des laits de consommation commercialisés en France sont des laits d’importation, et souvent d’assemblage »

Lait : l’étiquetage avec l’origine démandé

Dans la foulée des producteurs de viande, les amateurs de lait et de fromages réclament à leur tour un étiquetage précisant l’origine de la production et de la collecte de ces produits dont les circuits, selon eux, sont « opaques ». Cette demande, précise l’Association Fromages de Terroirs dans un communiqué, concerne « les laits de consommation, les laits destinés à la transformation des produits laitiers frais et les fromages industriels ». « 90% de nos fromages sont fabriqués avec du lait apatride ; plus de 90% des laits de consommation commercialisés en France sont des laits d’importation, et souvent d’assemblage », affirme l’association, qui s’est adressée directement par courrier au ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll.

Selon elle, « les pratiques douteuses des groupes agroalimentaires révélées par l’affaire » des lasagnes au cheval sont amplement pratiquées par l’industrie du lait. « Cette sombre affaire rend plus évidente l’urgente nécessité d’informer clairement les consommateurs sur l’ensemble des produits alimentaires qu’ils achètent », écrit la présidente de l’association, Véronique Richez-Lerouge, à Le Foll. « Pourquoi quand on achète un fromage, un yaourt ou n’importe quel produit laitier, ne pas savoir d’où vient le lait qui a servi à sa fabrication? » demande-t-elle en évoquant un « marché spot » (informel de gré à gré), « un marché désincarné où se renégocient des laits qui viennent de partout ».

« De nouveaux problèmes vont apparaître sur l’origine du lait: on doit connaître quelles sont les conditions de collecte du lait, comment les vaches ont été alimentées », poursuit-elle en évoquant une véritable « omerta ».

L’Association Fromages de Terroirs compte 80 adhérents actifs et quelques 450 « parrains », à la fois producteurs et consommateurs, indique sa présidente.

Publié par des larbins de la mafia agroalimentaire (Agence Faut Payer, 18 février 2013)

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Le communisme, c’est les Soviets plus l’électricité

Électricité : les tarifs vont bien grimper de 30 % en cinq ans

C’est une phrase qui a le mérite de la clarté : « La CRE prévoit une augmentation sensible des prix de l’électricité pour tous les consommateurs dans les cinq prochaines années ». Dans un rapport publié lundi, la Commission de Régulation de l’Énergie, l’autorité administrative indépendante chargée de veiller au bon fonctionnement des marchés de l’électricité et du gaz en France, table sur une progression de 30 % des tarifs réglementés d’EDF de 2012 à 2017. L’explication ? L’essor des énergies renouvelables et des investissements dans les réseaux à financer.

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Manifestation contre les factures élevées de l’électricité, le 17 février 2013 à Sofia, en Bulgarie

La nouvelle n’est pas une surprise. Il y a un an, la CRE tablait déjà sur une hausse de 30 % des prix du courant de début 2012 à fin 2016. Lundi, en actualisant ses prévisions pour la période allant de mi-2012 à mi-2017, elle aboutit aux mêmes conclusions.

La CRE explique s’attendre à une hausse moyenne de 30,1% des factures d’électricité pour les clients au tarif dit bleu, réservé aux particuliers proposé par EDF et une poignée de fournisseurs historiques locaux.

Une hausse moindre pour les gros consommateurs

Cette forte hausse « sera due pour plus du tiers à l’augmentation de la CSPE (contribution au service public de l’électricité, taxe qui finance entre autres l’énergie solaire et éolienne), laquelle s’explique pour l’essentiel par le développement des énergies renouvelables », prévient la CRE. « Pour les autres clients, ayant une consommation supérieure, les hausses de prix seront moindres : 23,7 % pour les clients au tarif jaune et 16 % pour les clients au tarif vert », poursuit la Commission.

Le gouvernement s’est engagé le mois dernier à résorber d’ici à 5 ans une ardoise de près de 5 milliards d’euros liée à l’essor des énergies renouvelables, qui s’était accumulée depuis plusieurs années dans les comptes d’EDF, via des augmentations progressives de la CSPE. La CRE a basé ses calculs sur l’hypothèse d’une hausse de la CSPE qui resterait plafonnée à 3 euros par an, comme c’est actuellement le cas. Aujourd’hui, cette taxe représente environ 70 €  par an et par foyer.

12 milliards d’investissements à financer cette année

En outre, la CRE anticipe une inflation de 2% par an, un prix de marché de l’électricité supérieur d’un point à l’inflation et une hausse équivalente à l’inflation de l’Arenh (mécanisme qui oblige EDF à revendre à ses concurrents un quart de sa production d’électricité nucléaire, à un prix régulé), dont les règles d’évolution doivent être revues cette année.

La CRE anticipe aussi des hausses bien supérieures à l’inflation du tarif d’accès au réseau électrique (ou Turpe), se basant sur les niveaux demandés par les gestionnaires de réseaux RTE et ERDF, engagés dans de lourds programmes de renouvellement et de développement des lignes électriques.

La semaine dernière, EDF avait de nouveau défendu des hausses de tarifs « raisonnées », tenant compte des problèmes de pouvoir d’achat et de compétitivité, pour couvrir ses énormes investissements maintenus à 12 milliards d’euros cette année.

Leur presse (LeParisien.fr avec l’Agence Faut Payer, 18 février 2013)

 

Bulgarie/électricité : les manifestations se poursuivent

Sofia – Les manifestations en Bulgarie contre les grands groupes du secteur de l’électricité, lesquelles avaient rassemblé des dizaines de milliers de participants dimanche, se sont poursuivies lundi à une moindre échelle, avec des slogans anti-gouvernementaux.

À Sofia, environ 2.000 manifestants ont défilé en centre-ville, se félicitant du limogeage lundi du ministre des Finances, Simeon Djankov. Ils scandaient Mafia, Démission, Djankov est parti, c’est le tour de Boïko Borissov, le Premier ministre conservateur. Les manifestants ont jeté des pierres et des bouteilles sur le Parlement, cassant des vitres. Un manifestant a été blessé et au moins quatre personnes ont été interpellées, selon la police.

Des manifestations se sont tenues également dans une dizaine d’autres villes dont Varna (est), Blagoevgrad (sud-ouest) et Plovdiv (sud).

Les factures d’électricité de janvier, dont le montant a plus que doublé par rapport à celles de décembre, avaient déclenché ces protestations quotidiennes dans tout le pays qui durent depuis neuf jours.

Leur presse (Agence Faut Payer, 18 février 2013)

 

(…) Le gouvernement avait limogé fin janvier le président de la Commission d’État de régulation de l’énergie (DKEVR) Anguel Semerdjiev. Uliana Ivanova, qui lui avait succédé, a démissionné dimanche, prise dans un scandale de vente illégale de cigarettes sur un site internet où elle détenait des parts.

(…) au lendemain de manifestations qui ont réuni des dizaines de milliers de citoyens dans tout le pays contre les factures élevées d’électricité reçues à la fin janvier, alors que le gouvernement tarde à libéraliser le marché de l’énergie.

Ce sont les premières protestations massives spontanées, non organisées par des partis, depuis la fin du communisme en Bulgarie.

Le risque de voir ces manifestations dégénérer « en violence incontrôlable » est important, selon plusieurs politologues, alors que des incidents entre manifestants et policiers à Sofia ont éclaté en cours de défilé.

Les manifestants ont réclamé une « nationalisation » des trois entreprises de distribution d’énergie qui se partagent le territoire bulgare : l’autrichienne EVN et les tchèques CEZ et Enero Pro, une idée à laquelle M. Djankov s’est fermement opposé. (…)

Leur presse (Agence Faut Payer via Liberation.fr, 18 février 2013)

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Carnaval des Gueux 2013 à Montpellier

Le Carnaval des Gueux reste une valeur sûre à Montpellier

Environ six-cents personnes ont participé, mardi soir, au Carnaval des Gueux organisé dans l’Écusson. Un rendez-vous alternatif bien ancré dans les habitudes des jeunes Montpelliérains.

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Le cortège a démarré du Peyrou vers 19 h  avant de tourner dans le centre historique. Quelque deux-cents policiers et gendarmes mobiles étaient réquisitionnés pour la manifestation. Vers 22 h, deux chars ont été brûlés sur la place des Martyrs-de-la-Résistance. Vers minuit, deux-cents carnavaliers étaient toujours dans les rues et ils étaient encore une trentaine vers 3 h sur la place Sainte-Anne avant la dislocation du carnaval.

Trois personnes ont été interpellées à la suite de dégradations (une vitrine de commerce touchée, des tags apposés) et une pour avoir jeté des projectiles sur les forces de l’ordre.

 

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Publié par des larbins de la maison Poulaga (MidiLibre.fr, 13 février 2013)

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[Grèce] Les Indiens contre les voleurs

Grèce : des hommes encagoulés attaquent un site minier controversé

ATHÈNES – Des hommes encagoulés ont attaqué dans la nuit de samedi à dimanche des installations dans le nord de la Grèce du groupe minier canadien Eldorado Gold qui souhaite y exploiter de l’or, mais dont la présence est controversée, a déclaré la police à l’AFP.

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Un groupe de 40 à 50 hommes a jeté des cocktails Molotov et mis le feu à des équipements d’Hellenic Gold, filiale grecque d’Eldorado Gold, dans la région d’Halkidiki dimanche vers 01H00 (23H00 GMT samedi), endommageant notamment des conteneurs et des camions, a précisé la police.

Un des vigiles du site a été transféré à l’hôpital pour des problèmes respiratoires et des blessures légères et 27 personnes ont été retenues avant d’être relâchées.

La police a ensuite arrêté quatre autres personnes, selon des informations de presse, tandis que, d’après la chaîne de télévision publique grecque Net, quatre autres sont recherchées.

Dans un communiqué, Hellenic Gold a appelé les autorités à défendre la légalité et à protéger les investisseurs étrangers.

Toutes les activités de la compagnie dans la région se déroulent dans le respect des procédures légales, a-t-elle assuré.

La présence du groupe canadien suscite l’opposition de nombre d’habitants de cette région touristique qui craignent que celui-ci ne cause des dégâts irréparables à l’environnement.

Le gouvernement grec a autorisé en 2011 la filiale grecque d’Eldorado Gold à creuser.

Le projet est soutenu par le maire de Salonique et les autorités locales, qui misent sur la création de plusieurs centaines d’emplois dans un pays frappé par la récession et où le taux de chômage dépasse les 26%.

Mais ses détracteurs, qui se battent contre le projet depuis son autorisation, estiment qu’il va contaminer et assécher les réserves hydrauliques locales et conduire au rejet dans l’air de substances dangereuses telles que du plomb, du cadmium, de l’arsenic et du mercure.

Ils sont soutenus dans leur combat par Syriza, le parti de la gauche radicale et principal parti d’opposition grec.

En janvier, des centaines de personnes ont manifesté à Athènes contre Eldorado Gold, emmenées par des jeunes transportant des troncs de chênes et de hêtres ou engoncés dans des vêtements de décontamination.

Située dans le nord-est de la Grèce, la péninsule boisée et pittoresque d’Halkidiki est une destination prisée des touristes, en particulier de ceux des Balkans et de la Russie proches.

Un autre groupe minier canadien, TVX, s’y était déjà implanté il y a une vingtaine d’années, mais en avait été chassé en 2003.

Presse chercheuse d’or (Agence Faut Payer, 17 février 2013)

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[Notre-Dame-des-Landes] Sème ta ZAD ! Appel à occupations agricoles sur la ZAD

Appel à occupations agricoles sur la ZAD

Sème ta ZAD

Après plus de 40 ans de combat contre l’aéroport et plus de 3 ans d’occupation sur le terrain, nous paysan.e.s en lutte, habitant.e.s qui résistent, compagnon.e.s venu.e.s de toute la planète… avons préservé les terres de la ZAD du saccage aveugle et de l’urbanisation stérile. Plusieurs générations de paysan.e.s ont façonné le bocage et l’histoire autour de Notre Dame des Landes. À travers les combats syndicaux des travailleurs et travailleuses paysan.e.s, jusqu’à la bataille contre l’aéroport, l’esprit de résistance s’est transmis dans cette région. Pourtant sous la pression de l’État, certain.e.s habitant.e.s et exploitant.e.s agricoles ont été contraint.e.s de céder leurs terres à Vinci. Actuellement 250 ha sont libres.

Ensemble nous garderons ces terres et nous continuerons à les cultiver collectivement !

Nous sommes déjà nombreu.x.ses à nous organiser sous diverses formes collectives, mais il reste de la place pour d’autres projets. Nous invitons les paysan.e.s sans terre de tous horizons à nous rejoindre sur la ZAD. Pour que les cultures puissent commencer au printemps, nous vous proposons de réfléchir dès maintenant à ces installations de long terme. En respectant cette terre d’accueil venez vous installer avec vos envies, vos outils et votre « cabane de jardin », c’est réellement un des meilleurs moyens de lutter.

Voici quelques idées de projets agricoles qui pourraient s’implanter ici : Reforestation – Arboriculture – Maraîchage – Agroécologie – Permaculture – Productions de Légumineuses et de Céréales – Boulange – Brasserie – Plantation de Fleurs et de plantes médicinales – Élevage de consciences – Apiculture – Traction Animale … Culture et élevage de variétés et de populations en voie de disparition… Cette zone d’autonomie aura également besoin de compétences artisanales : Travail du bois, de la forge, de la poterie, du textile et de compétences dans les énergies renouvelables.

Pour préparer votre installation collectivement, informez-vous sur zad.nadir.org/semetazad ou contactez nous.

Nous luttons ici contre un projet d’aéroport polluant mais plus largement contre le pillage de la Terre et la privatisation du vivant. Par nos modes de vie et nos actions, nous sommes aussi concrètement en lutte contre les pratiques de l’agriculture productiviste sous perfusion européenne, qui gave les animaux et les humains : d’ogm, d’engrais, de pesticides, de produits chimiques… Nous luttons contre la contamination des sols, des eaux, du monde vivant, de l’atmosphère, contre le bouleversement climatique… contre la destruction de l’agriculture vivrière partout dans le monde, qui fragilise les sociétés humaines et entraîne des famines, contre les lobbys agro-alimentaires qui contraignent les agricultrices et agriculteurs à l’endettement, à la production normalisée, à la course au rendement et l’ensemble de l’humanité à une insensée dépendance au pétrole pour se nourrir. La résistance au cataclysme capitaliste passe par l’indépendance alimentaire locale. Nous sommes nombreu.x-ses à défendre cette terre pour qu’elle ne soit pas dévastée et nous continuerons à la défendre pour qu’elle ne redevienne pas un produit marchand pollué. Nous voulons que l’eau, la terre, se loger, se nourrir sainement, soient accessibles et gratuits pour toutes et tous. Nous invitons les personnes engagées dans ces combats, à créer des agri-collectifs autonomes et solidaires sur la ZAD, pour que nous développions ensemble, progressivement, notre autonomie alimentaire et notre diversité culturelle. C’est la multitude des cultures, des expériences de vie et de lutte qui font la richesse de la ZAD. Montrons aux parasites politiques que la croissance fertile est ici. Pour que cette énergie vitale s’épanouisse, nous continuerons à nous enraciner ici et à polliniser le reste de la Terre.

Le 13 Avril 2013, en relation avec la journée mondiale des luttes paysannes, nous appelons toutes les personnes qui soutiennent notre mouvement à participer à une grande manifestation de mise en culture des terres de la ZAD

« L’Assemblée Paysanne Sème Ta ZAD »

 

Suite de l’Appel

« Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est pour le peuple, et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs. »

Déclaration des droits de l’homme et de la femme du 24 juin 1793 – Article 35

Nous n’avons pas choisi de nous insurger par plaisir, ni par haine, mais parce que l’humanité n’a plus d’autre choix que de changer de comportement pour assurer sa survie. Nous sommes à un tournant de l’histoire de la vie sur Terre. En moins de deux siècles l’hyperactivité humaine a mis en péril 3,5 millions d’années d’évolution de la vie. Nous sommes, en ce moment même, responsables de la 6e extinction de masse des espèces vivantes. C’est pourquoi sur la ZAD et ailleurs, nous préparons le terrain pour que 7 – 8 – 9 – 10 … milliards d’êtres humains puissent atterrir, vivre libres, égaux, et en harmonie avec le reste du vivant. Il y a urgence et nous invitons les personnes qui nous entendent à s’organiser localement pour que l’activité humaine puisse avoir un impact bénéfique et non pas bénéficiaire sur son environnement.

Il fut un temps où les droits de l’homme, de la femme et le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, étaient des revendications portées par un courant politique nommé socialisme… Il serait temps que celles et ceux qui se réclament de cette idéologie se questionnent sur les raisons de leur usurpation historique et les conséquences de leurs actes sur l’humanité et sur la planète. Nous observons depuis longtemps le monde autour de nous, que ce soit sur le plan politique, social, économique, environnemental… le modèle de développement qui nous est imposé, démontre chaque jour qu’il est en perdition. Nous n’attendons plus rien des promesses de ce pouvoir hégémonique archaïque. Nous refusons de nourrir et d’enrichir par nos activités et notre consommation, des exploiteurs exploiteuses, patrons, patronnes, des banques, des forces de l’ordre qui protègent les intérêts des pouvoirs politiques et financiers qui nous mettent en danger… Nous voulons l’abolition du contrôle hiérarchique qu’illes font régner à tous les niveaux. Les idéaux qu’illes essayent de nous vendre sont corrompus. Nous ne croyons plus aux discours de celles et ceux qui ne mettent pas les mains dans la terre et qui ne connaissent que les campagnes politiques ou publicitaires ; Nous ne voulons plus de leur désinformation, de leur parodie de progrès, de leur technolobotomie. En toute conscience nous voulons utiliser les connaissances techniques et scientifiques, uniquement pour vivre plus sobrement plus doucement et pour mettre fin à ce système autodestructeur. Nous préférons cultiver nos énergies vivantes plutôt que de succomber aux énergies fossiles.

En vivant sur la ZAD nous voulons lutter contre toutes formes d’aliénation. Nous avons commencé à prendre nos vies en main et à expérimenter d’autres façons de vivre. Nous voulons connaître nos voisins et voisines, tisser des liens avec les villes environnantes et les luttes qui s’y mènent. Nous voulons prendre le temps de faire des choses ensemble, sans écrans interposés. Nous aimons manger et partager une nourriture bonne et sans label, qui soit le fruit de nos convictions. Nous voulons également que le travail devienne une joie partagée et diversifiée. Nous voulons nous épanouir pleinement et ne pas nous cantonner à un rôle sclérosé 35h par semaine. Nous ne voulons pas attendre d’avoir des diplômes et des autorisations pour agir. Nous ne voulons pas devenir des entrepreneurs et entrepreneuses mais plutôt des entredonneurs et entredonneuses. Et s’il fallait encore transiger avec la sacro-sainte illusion de propriété, convenons que la terre et les ressources naturelles sont des biens précieux qui appartiennent à tout le monde et surtout qu’il nous appartient d’en prendre soin. Nous dénonçons l’impérialisme commercial qui régente nos vies et ravage la planète, l’irresponsable compétition internationale et l’instrumentalisation des nationalismes. Ici nous créons une base pour que prolifèrent de véritables échanges internationaux, pour faire sauter les frontières. Nous voulons que la ZAD continue à être une zone multiculturelle expérimentale, libre, ouverte fondée sur le partage d’opinions, de connaissances de savoirs faire et sur l’entraide. Nous avons des rêves et nous lutterons pour les cultiver ici et partout.

Pour toutes ces raisons et pour réaliser toutes ces envies, nous revendiquons la reprise légitime des terres que l’ÉTAT / VINCI a usurpé à l’humanité et au monde vivant.

Depuis le début de l’occupation de la ZAD il y a 5 ans, les maisons abandonnées ont palpité, les cabanes ont fleuri, les potagers et les jardins collectifs ont foisonné. Pas de plan d’austérité ici, malgré notre défiance de l’argent, la vie a prospéré sur la ZAD. Au printemps 2011, à l’appel de Reclaim the Fields [Reclaim The Fields est une constellation internationale de paysan-ne-s sans terre, de paysan-ne-s en devenir, ainsi que des personnes qui veulent retrouver le contrôle de la production alimentaire : Reprenons les Champs !] nous étions mille à manifester, outils à la main, pour défricher un terrain et y installer le collectif du Sabot. Les légumes ont nourri notre lutte pendant un an et demi. Pour nous encourager le gouvernement a envoyé sa commission de dialogue casquée et armée. Le potager a été arrosé aux lacrymos et la cabane collective détruite. Presque tous les lieux où nous avions engagé nos vies ont été rasés, la répression militaire y a fait rage et nous fout encore la rage ; encore une exemplaire démonstration de la violence d’État. L’opération « Caesar » est un succès, nous restons ! Nous restons parce que nous avons de notre côté la vie, la création, l’émancipation et la responsabilité de l’avenir. Grâce au soutien du monde entier nous sommes plus que jamais déterminé.es à continuer. Ils ne pourront pas tou.te.s nous arrêter.

En novembre 2012 nous étions des dizaines de milliers à manifester et à reconstruire pour sauvegarder les terres de la ZAD et pour exprimer notre détermination face au pouvoir, qui voudrait, comme à son habitude, étouffer « démocratiquement » nos opinions.

Aujourd’hui nous sommes heureu.x.ses de vous annoncer que les saboteureuses ont déjà fait de nombreux rejetons !

Au printemps 2013, même si ce pouvoir espère encore piétiner nos vies, quoi qu’il arrive, cette lutte qui s’est largement propagée, fleurira de plus belle. Au printemps nous vous appelons tou.te.s : « semeureuses volontaires » à venir avec vos pelles, vos graines, vos plants et votre joie de vivre pour ensemencer la ZAD.

En écho à toute la solidarité que nous avons rencontré, nous voulons à notre tour alimenter dès que possible des cantines populaires, nourrir d’autres luttes et partager le goût d’espérer.

« L’Assemblée Paysanne Sème Ta ZAD »

ZAD, 25 janvier 2013

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[Notre-Dame-des-Landes] L’expérience de ferme autogérée du Sabot

Entetien : l’expérience de ferme autogérée du Sabot

Le Combat Syndicaliste : Tout d’abord, pouvez-vous vous présenter brièvement ?

Micka : Moi, c’est Micka, je ne suis pas originaire du coin. Avant je travaillais en maraîchage et j’étais militant à côté. Je suis venu là pour allier les deux, mêler l’agriculture à la lutte.

Clément : Moi c’est Clément, je ne suis pas du coin non plus. J’étais en Mayenne avant de venir sur la ZAD. Je travaillais dans des assos naturalistes, plus dans l’écologie. Ça faisait un petit bout de temps que j’avais des projets agricoles car je pense que l’agriculture est super importante pour les luttes contre ce système, c’est un point de base en fait. C’est comme ça que je suis venu m’installer sur la ZAD.

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Pouvez-vous nous présenter Reclaim the Fields, son historique et sa problématique ?

Micka : C’est un mouvement. Ni une association, ni un collectif, nous employons plutôt le terme de « constellation », ça rassemble des groupes ou individus à droite-à gauche, qui se ressemblent autour d’idées à peu près communes. Il y a l’idée d’accès à la terre, d’autonomie alimentaire… C’est né au départ comme la section jeunes de la Via Campesina [Organisation internationale regroupant des petits et moyens paysans militant notamment pour le droit à la souveraineté alimentaire] puis ça s’est vite émancipé et il y a eu une première rencontre européenne en octobre 2009 à Minerve (Hérault) [À l’occasion d’un camp international à la ferme, coopérative et SCOP La Cravirola], qui a posé les bases du mouvement. Dans chaque pays il y a des groupes qui font vivre ce réseau et en France, RTF est un des groupes les plus actifs.

Clément : Donc une problématique de luttes paysannes, à la base c’est venu des jeunes de la Via Campesina qui se sont rendus compte qu’il y a beaucoup de jeunes paysans ou qui veulent le devenir qui ne sont pas syndiqués et qui ont un peu envie de sortir du syndicalisme. RTF est venu de ça aussi à la base. Les dernières rencontres européennes ont eu lieu sur la ZAD début septembre.

Micka : Tout ça est bien expliqué dans le bulletin de Reclaim the Fields, notamment dans le premier numéro.

Votre engagement contre l’aéroport a-t-il commencé avec votre installation au Sabot ou étiez vous impliqué auparavant ?

Micka : Il a commencé en même temps, on ne connaissait que vaguement l’histoire de l’aéroport. On est venus pour cette occupation de terres contre l’aéroport et son monde.

Clément : Avant la création du Sabot il y a déjà eu une rencontre entre gens de RTF et gens de la ZAD qui étaient venus à une rencontre francophone à Dijon qui a fait qu’en février 2011 il y a eu une réunion sur la ZAD où il a été discuté les apports que RTF pouvait faire à la ZAD. C’est là qu’on a découvert ce qui se passait ici, la lutte contre l’aéroport et en particulier les occupations.

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Pouvez-vous nous raconter comment s’est passé la création du Sabot, la manif de défrichage et l’installation du lieu ?

Micka : La manif du 7 mai 2011. On avait donné rendez-vous aux gens à la Paquelais, un village proche du terrain qu’on visait. L’idée était de faire une manif fourches en main, du même type qu’il avait eu à Dijon pour ouvrir le potager des Lentillères à côté des Tanneries. Ils étaient venus défricher collectivement, l’idée avait bien marché, c’était assez cool de venir nombreux pour faire une action illégale et de faire venir des familles et des gens comme ça, dans la bonne humeur et sans stress. L’idée était de le refaire ici, à plus nombreux. À la Paquelais, plein de gens étaient outillés de croissants, de faux, de faucilles, de débroussailleuses, de pleins d’outils différents… j’ai vu quelqu’un avec une hallebarde ! C’était assez bon enfant, il n’y avait pas un flic à l’horizon. On a marché sur le Sabot au son de la batucada. On s’est arrêté devant la parcelle, il y a eu un discours assez chouette et tout le monde est entré dans la parcelle pour défricher pendant que le bar était en train de s’installer, que les cuisines se montaient. En quelques heures, on s’est rendu compte de l’efficacité de 1000 personnes : il y avait 70 ares à défricher, une friche de 20 ans. Les gens alternaient défrichage et incursions à la buvette. Il y a eu des prises de parole en même temps de gens impliqués dans diverses luttes similaires ailleurs comme No-TAV ou Khimki en Russie. Concert le soir, fête. Les jours qui ont suivi on a continué, le défrichage était fini, on a abattu les arbres qui étaient sur le terrain. On a désouché et commencé à mettre en culture dans la dizaine de jours qui a suivi le 7 mai. Au départ, les bâtiments étaient assez sommaires, c’était un terrain nu, des gens avaient un poids lourd aménagé, ça a un peu sauvé au début. Sinon, on a vécu dans une grande tente. Au fur et à mesure on a acquis un mobil home, on a aménagé une cabane autour. Un petit tunnel pour stocker du matos a été récupéré sur un squat sur la zone. Ça a pris quelques mois pour bien s’installer, trouver des panneaux solaires pour avoir un peu de jus, faire un forage pour avoir de l’eau potable et d’irrigation. On avait fait un planning de cultures à l’avance et des plants avaient été préparés au préalable, des gens nous en ont donné à droite-à gauche pour arriver prêts en mai, ce qui était un peu tard dans la saison. Entre la décision de faire le Sabot en février et le mois de mai, on s’était un minimum organisé pour que les cultures puissent commencer rapidement.

Quel était le fonctionnement collectif du Sabot ?

Micka : C’était un collectif de 6-8 personnes, pas un collectif mouvant comme dans d’autres squats. Le fonctionnement était horizontal, on travaillait au mieux tous ensemble sachant que des gens avaient plus de capacités en bricolage, d’autres en maraîchage. On partageait les connaissances au mieux. Ça a plutôt pas mal marché, malgré des hauts et des bas. Comme ça n’était pas évident de vivre sur la ZAD au quotidien, on avait fait une sorte de roulement. Sur les huit, il y en avait quatre sur place. C’était ce collectif-là qui gérait le lieu pour la première année. On s’était engagés à faire la saison. On ne savait pas au départ dans quoi on se lançait. On ne connaissait ni la ZAD, ni la région. On quittait nos tafs, nos études, on avait d’autres activités ailleurs. On s’était dit « on verra bien, on fera une saison et on verra comment ça se passe ». Au bout de la première année, le collectif s’est un peu étiolé et pour la deuxième année les gens étaient un peu différents.

Clément : La deuxième année il y avait un peu moins de monde au départ, les gens qui sont venus souhaitaient pour la plupart un fonctionnement un peu plus collectif. Le Sabot s’est un peu plus transformé en jardin collectif, avec une équipe à peu près stable avec entre cinq et huit personnes qui se retrouvaient une fois par semaine pour prendre des décisions et des gens de passage ou d’autres squats de la ZAD qui venaient pour filer des coups de main.

Quelle était votre production, en terme de quantités, de consommateurs, etc. ?

Micka : Il y avait un hectare de maraîchage diversifié. On estime que ça bénéficiait à une centaine de personnes. On vendait sur place à prix libre pour les autres squatteurs et pour les gens des alentours, les gens des bourgs, les voisins, tout le monde pouvait venir sur place. On a essayé de fournir en légumes des cantines pour des événements type manifs ou week-ends d’action, de réunions sur la ZAD. On a fourni pour le camp de Valognes, à Angers pour un squat de demandeurs d’asile, il y aurait eu des grèves dans le coin on les aurait fourni, il n’y en a pas eu malheureusement… On a essayé de développer ça la première année en plus de la vente sur place.

Clément : La deuxième année ça a été un peu plus compliqué à cause de la météo. On a un peu plus galéré et puis avec le fonctionnement un peu plus collectif, ça a été plus difficile d’être rigoureux. On a un peu moins produit. La plupart de la production est restée sur la ZAD avec quand même des voisins qui passaient prendre des légumes, on a aussi un peu fourni des cantines mais la production était moins importante que la première année.

Micka : Que ce soit la première comme la deuxième saison, la production était loin de suffire à autonomiser la ZAD en légumes, en termes de quantité. Il y avait aussi des gens qui ne venaient pas et qui faisaient des récups. Si tout le monde était venu, on n’aurait pas pu fournir tout le monde. S’il y avait eu le double voire le triple de légumes, ce serait parti aussi.

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Comment se sont passées l’expulsion et la destruction du lieu ?

Clément : Après le premier jour des expulsions on savait que ça allait arriver, on s’était préparés. Il y a eu plusieurs maisons qui ont été expulsées dès le matin. Dès le premier jour, beaucoup de gens se sont rassemblés dans les environs du Sabot, du Far Ouest, des Cent Chênes, etc. C’était encore un lieu qui tenait et où il y avait beaucoup de monde. Il y a eu des moments assez chouettes. Les deux premiers jours il y a eu des affrontements avec les flics. Mais à aucun moment ils n’ont vraiment voulu attaquer, expulser et détruire le Sabot tout de suite. Pendant deux semaines il y a eu des petits affrontements, avec des gens qui restaient. C’était un quartier où il y avait beaucoup de monde du coup. Mais le jour où ils ont voulu expulser il ont réussi à le faire et assez rapidement. C’est un peu un mythe de dire que le Sabot a réussi à résister à l’attaque des flics pendant deux-trois semaines.

Micka : On a résisté moralement. Le fait de venir là, de continuer tous les jours à refaire des barricades sur le chemin, d’amener des provisions pour les gens qui étaient là, de rencontrer des émeutiers, des familles qui venaient le dimanche. Mais militairement c’est sûr qu’on ne pouvait pas contrer une offensive policière mais ce qu’on a fait autour c’était chouette.

Clément : C’était le premier lieu où il y a eu cette résistance-là, ça a peut-être fait changer un peu leurs plans. Ils pensaient que ça allait être facile partout.

Micka : Les premières expulsions sont allées très vite. On a eu l’impression de mettre un grain de sable dans les expulsions

Clément : Au niveau médiatique, ces deux-trois semaines d’attaques avec les gazages, le jardin qui a été piétiné, ça a aussi touché pas mal de monde, ça a ramené des gens de l’extérieur.

Micka : Un des objectifs du Sabot était de faire du lien entre les squatteurs et les paysans et les gens du coin. C’était pas gagné au départ, il y avait quand même un fossé culturel, des pratiques vraiment différentes, deux mondes différents. Les squatteurs étaient plus issus des milieux urbains, militants. Ça a un peu marché, cette démarche de faire des ponts, notamment le 7 mai 2011. Comme ça a été un lieu ouvert collectivement, ça a été important pour sa défense car chaque personne qui avait arraché une ronce le 7 mai avait envie de défendre le lieu. C’était une expérience à réitérer.

Clément : Ça a pris de l’ampleur depuis le 7 mai et là depuis la construction de la Châtaigne le 17 novembre dernier et la manif de réoccupation, c’est un peu la même chose, à 30 ou 40 fois plus. Peut-être que la prochaine fois on sera encore beaucoup plus. C’était la même dynamique : une manif bon enfant avec un chantier qui se fait d’une manière bluffante. Le 17 novembre c’était hallucinant le matos qui était transporté, la vitesse avec laquelle ça se construisait.

Que pensez-vous de la tendance à la disparition des terres cultivables, à Notre-Dame-des-Landes en particulier mais aussi en général ?

Clément : C’est une chose contre laquelle on lutte personnellement, dans nos réseaux, parce que ça va à une vitesse folle. Si on continue comme ça, dans cent ans on n’aura plus un hectare de terres cultivables en France. Les gens ont du mal à concevoir le fait qu’un département de terres agricole disparaisse tous les six-sept ans. C’est un truc contre lequel il faut lutter directement et c’est pour ça qu’on lutte contre ces projets d’artificialisation des terres, même si ça s’inscrit dans une lutte anticapitaliste globale, c’est aussi pour préserver ces terres. Que ce soit des gros projets comme celui de l’aéroport ou des zones commerciales, même des petites surfaces. Il y a des villes comme Laval où c’est en train de bouffer les terres agricoles à coups de 10-20 hectares. La construction des lotissements bouffe de plus en plus de terres dans les zones rurales, de plus en plus loin des villes. C’est la métropolisation. L’aéroport ajouterait sur une courte période plusieurs années d’artificialisation des terres en comptant aussi les hôtels, des zones commerciales, la ligne LGV Nantes-Rennes. Il y a aussi un impact au niveau de l’eau car le bétonnage réduit les infiltrations d’eau, ça crée des risques d’inondation. Apparemment, avec l’aéroport, Blain risquerait d’être inondé. Sur une zone comme la ZAD, qui est une vraie éponge, les quantités d’eau absorbées sont énormes.

Comment voyez-vous la suite de la lutte contre l’aéroport ?

Micka : Je suis assez confiant, j’ai l’impression qu’il faut qu’on tienne encore quelques mois, qu’on se mette à fond et qu’on va finir par gagner.

Clément : J’étais assez pessimiste, la dynamique sur la ZAD commençait à s’encrouter, à tourner en rond. Les expulsions nous ont donné un bon coup de pied au cul et plein de gens se sont rendus compte de ce qu’il se passait ici. On aurait jamais imaginé la dynamique qu’il y a eu depuis, avec les soutiens, la création de comités un peu partout, le nombre de participants à la manifestation de réoccupation. Il y a de quoi être plutôt optimistes sur la suite. Le projet est aussi en train de se fissurer politiquement.

Micka : Si la préfecture avait attendu quatre ou cinq mois de plus pour expulser, il y aurait peut-être eu moins de monde sur la zone. Ça commençait à s’essouffler un peu avec les occupations et l’hiver qui arrivait. C’est un peu le préfet qui a relancé la dynamique des occupations et de la lutte en général !

Clément : Il y a davantage de gens qu’avant, plus de projets agricoles. Ils ont expulsé le Sabot et là on va se relancer dans des cultures. Il y des projets collectifs un peu partout. En ce moment toutes les deux semaines on fait une AG sur les thématiques agricoles avec les gens qui se sentent investis là-dedans, les paysans du coin… Ça a été un peu difficile car plein de gens sont arrivés avec des cultures différentes. Ça commence à se tasser, on prend des habitudes.

Quel est l’avenir des terres après tout ça ?

Micka : On commence à se poser cette question depuis peu. Il y a de nombreuses possibilités : un autre projet, ou juste le barreau routier sans l’aéroport, un des rêves du maire de Notre-Dame… On lutterait contre ce genre de projet. Il faudra que les paysans sur place continuent à cultiver, qu’il y ait de nouvelles installations. On m’a dit : « Si l’aéroport ne se fait pas, il faudra bien aménager », mais aménager quoi ? Ce sont des terres agricoles ! On ne pourra pas effacer l’histoire du lieu, les occupations des dernières années. Pourquoi pas faire une zone d’autonomie définitive, un peu hors du monde et du temps, vivre comme on le décide.

Clément : Des gens du réseau COPAIN [Collectif des Organisations Professionnelles Agricoles INdignées par le projet d’aéroport, regroupant le réseau Civam 44, la Confédération Paysanne, le Groupement des Agriculteurs Biologiques et Terroirs 44] réfléchissent là-dessus depuis peu, une structure qui pourrait permettre des installations ou que les gens présents actuellement puissent rester à cultiver les terres sans avoir le statut d’agriculteurs, avoir des projets alternatifs qui ne rentrent pas dans les cases des administrations. Le fait que des paysans installés et des structures et associations agricoles y réfléchissent, c’est très intéressant.

Micka : La seule chose qu’on peut craindre c’est que si l’aéroport ne se fait pas, les squatteurs seront quand même les grands perdants avec le risque de résurgences de conflits internes.

Clément : Les gros paysans du coin se positionnent déjà pour récupérer des terres si le projet ne se fait pas. Que les associations s’y opposent déjà, c’est plutôt positif. En tous cas, ce sera une petite victoire car il y aura encore des luttes à mener.

Micka : Même dans le cas contraire, on aura gagné en vécu, en expérimentations, en liens, en nouvelles pratiques. Tout ça ne sera pas perdu, ça va essaimer.

Pour conclure ?

Micka : Ce qui était classe c’était l’objectif du Sabot, faire du lien entre squatteurs et paysans. Ça a fonctionné, si je devais ne retenir qu’une chose du Sabot, c’est ça. La diversité des pratiques, qu’on puisse tous lutter ensemble, avec des moments forts comme les manifs du 7 mai 2011 et du 17 novembre 2012. La lutte est plus riche comme ça, on ne reste pas dans les carcans identitaires.

Clément : À force de discussions, il y a des gens qu’on commence à voir beaucoup, on se rend compte que des idées changent chez eux, du fait d’être voisins, de faire des choses ensemble.

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Syndicats de la CNT Nantes, 15 février 2013

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[La guerre politique en Tunisie] Live from El Kasbah

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انطلاق الجلسة التشاورية مع كابتن خبزة ؟ Le début de la réunion consultative en présence du capitaine Khobza ? [khobz = pain]

Page Facebook de L’Indic

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[Afrique du Sud] Grèves des mineurs : les jaunes du NUM protégés par la milice patronale

Cinq mineurs abattus dans une mine d’Afrique du Sud

Au moins cinq personnes ont été abattues par des gardes de la mine de platine en Afrique du Sud. Le conflit s’est produit lors de la manifestation de travailleurs à Rustenburg, où les mines sont exploitées par la société Anglo American Platinum.

Auparavant, la société a annoncé la fermeture de quatre mines de platine à Rustenburg, ce qui peut laisser environ 14.000 personnes sans emploi. Les représentants du syndicat des travailleurs informel ont protesté contre la décision, se réunissant près de la mine.

Au cours de ces derniers mois, l’Afrique du Sud fait face à une vague des protestations des mineurs, qui ont déjà provoqué la mort de 50 personnes.

Presse esclavagiste (french.ruvr.ru, 18 février 2013 – 21h40, heure de Moscou)

 

13 mineurs blessés en Afrique du Sud

Treize mineurs ont été touchés par des balles en caoutchouc tirées par des vigiles ou blessés à coup de machettes aujourd’hui lors d’affrontements entre syndicats rivaux à la mine de Siphumelele exploitée par Anglo American Platinum (Amplats) à Rustenburg dans le nord de l’Afrique du Sud, a indiqué la police. Une dispute a opposé quatre permanents du Syndicat national des mineurs (NUM) à des militants du syndicat rival Amcu, qui avaient pris possession de leurs locaux.

Les hommes du NUM sont allés plaider leur cause auprès de la direction, et se sont finalement retrouvés encerclés par une foule hostile d’un millier de personnes, a raconté le porte-parole de la police Thulani Ngubane. Pour les protéger, « la sécurité de la mine est intervenue et a tiré des balles en caoutchouc, et un total de treize employés de la mine dont quatre vigiles » ont été blessés, a-t-il poursuivi dans un communiqué.

« Certaines personnes ont été blessées par des machettes et des objets contondants, tandis que d’autres ont été touchées par des balles en caoutchouc tirées par la sécurité », a-t-il précisé, ajoutant qu' »aucun décès n’a été rapporté à ce stade ». Les syndicalistes du NUM n’ont dû leur salut qu’à la fuite, et sont allés se cacher dans des véhicules blindés de la sécurité de la mine, a encore noté M. Ngubane

Amplats, numéro un mondial du platine, a rapporté les faits d’une façon similaire dans un communiqué, ne faisant toutefois état que de douze blessés. « Anglo American Platinum est profondément préoccupé par cet incident et appelle ses employés à rester calmes », a noté le groupe, ajoutant qu’un recensement des appartenances syndicales de ses employés était en cours. Amcu affirme avoir recruté massivement ces derniers mois, et être désormais le représentant légitime du personnel.

La rivalité et les surenchères entre le NUM, majoritaire et proche du pouvoir, et le petit syndicat Amcu ont a alimenté le mouvement de grèves sauvages qui a frappé le secteur minier sud-africain au second semestre 2012, faisant près de 60 morts. Les événements de Marikana, qui ont faits 48 morts en août et septembre, avait débuté par des violences entre les deux syndicats.

Presse esclavagiste (Agence Faut Payer, 18 février 2013 – 17h40)

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[Révolution égyptienne] Le soulèvement des provinces

Nouvelles d’Égypte

Loin du Caire, les provinces égyptiennes bouillonnent.

Que ce soit à Mahalla, ville industrielle au cœur du Delta qui s’est déclarée ville indépendante depuis plus d’un mois, à Tanta, à Mansoura, à Zagazig, pourtant fief du président, sans parler des trois villes du canal de Suez, Suez, Port-Saïd et Ismailéya, les manifestations contre le pouvoir des Frères, furent d’une violence sans précédent.

Depuis l’élection de Moris El Ayat, membre de la confrérie illicite, président de l’Égypte en juin 2012 ; 105 Égyptiens ont été tués, dont la majorité sont des jeunes activistes, et 16 soldats au Sinaï. Aucun auteur de ces meurtres, quelquefois ciblés n’a été identifié ni mis en examen.

Bien au contraire ce sont les jeunes révolutionnaires qui sont systématiquement arrêtés, incarcérés, humiliés et torturés dans des nouveaux camps baptisés les petits Guantanamo.

Chaque gouvernorat a maintenant ses martyrs et ses blessés,  chaque famille a son détenu,  et tous les jours  s’organisent des funérailles qui crient leur haine contre ce nouveau pouvoir qui a dépassé l’ex-régime de Moubarak dans sa violence et son despotisme. L’image de la mère de Mohammad El Guindi, jeune révolutionnaire de 18 ans mort sous la torture, se frappant la tête avec sa chaussure pour avoir voté pour Morsi est devenue emblématique.

Aujourd’hui Port-Saïd a décrété la désobéissance civile, pour protester contre la tuerie de 22 manifestants qui contestaient le verdict du tribunal contre les auteurs présumés du meurtre de 72 personnes lors d’un match de foot en janvier 2011.

Cette désobéissance civile sera poursuivie par 12 autres gouvernorats du delta et du sud de l’Égypte.

La poursuite de la contestation en Égypte, deux ans après la révolution du 25 janvier 2011, a atteint son zénith au mois de janvier 2013 avec plus de 500 mouvements de grève, de manifestation, de refus etc. enregistrés par les associations des droits de l’homme.

Le soulèvement des provinces marque une nouvelle étape dans le processus révolutionnaire qui vise à renverser le régime des Frères, il dépasse et de loin les tractations politiques du Front du salut national. Celui-ci qui a entamé un dialogue ambigu et tâtonnant avec le pouvoir en place est de plus en plus contesté dans la rue.

La révolution continue, c’est le peuple qui la fait et il gagnera.

Galila El Kadi – mailing, 18 février 2013

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[Révolution égyptienne] « Soulève-toi Port-Saïd »

Égypte : manifestation à Port-Saïd

Des milliers de manifestants à Port-Saïd, en Egypte, ont vidé aujourd’hui des bâtiments officiels de leurs employés, appelant à la désobéissance civile et réclamant justice pour les dizaines de personnes tuées le mois dernier dans des affrontements avec la police.

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Thousands of Egyptians rallied, closing down government offices and factories Port Said.

Selon des témoins, les manifestants ont aussi forcé des écoles, des banques et des usines à fermer et ont brièvement bloqué une ligne de chemin de fer dans cette ville qui longe le canal de Suez. « Soulève-toi Port-Saïd », « Soit justice leur est rendue, soit nous mourrons comme eux », scandaient les manifestants, dont faisaient partie de nombreux « Ultras », des supporteurs de football fervents et organisés.

« Les jeunes Ultras ont empêché mes lycéens d’entrer. Les cours sont complètement à l’arrêt », a dit une enseignante de la ville, Amal Mohammed. Le mouvement n’a toutefois pas affecté le trafic sur le canal de Suez, a indiqué un responsable du canal.

Les manifestants réclament justice pour la mort d’au moins 40 personnes, tuées dans des affrontements avec la police après la condamnation à mort fin janvier de 21 supporteurs de football locaux, accusés d’être impliqués dans des violences ayant fait 74 morts l’an dernier après un match de foot.

Le président Mohamed Morsi avait réagi aux violences à Port-Saïd et dans deux autres villes longeant le canal de Suez en faisant appel à l’armée pour assurer la sécurité et en imposant l’état d’urgence ainsi qu’un couvre-feu. Le couvre-feu a systématiquement été bafoué à Port-Saïd, Suez et Ismaïliya.

Au total, plus de 50 personnes ont été tuées et des centaines blessées dans les violences ayant suivi l’annonce du verdict, qui a coïncidé avec le deuxième anniversaire du début de la révolte contre Hosni Moubarak. Les heurts les plus sanglants ont eu lieu à Port-Saïd.

Ces affrontements, les plus meurtriers depuis l’élection présidentielle de juin 2012, se sont déroulés sur fond de forte contestation du pouvoir de Mohamed Morsi et de sévère crise économique.

Presse contre-révolutionnaire (Agence Faut Payer, 17 février 2013)

 

Egypt protests bring Port Said to standstill

Thousands of locals block harbour and state offices to denounce death sentences given over last year’s football riots.

Thousands of Egyptian protesters have blocked access to the harbour and rallied outside state buildings in Port Said to demand justice over the deaths of dozens of people killed in riots last month.

The violence on Sunday was triggered by anger over the death sentences handed down to 21 people from Port Said for their involvement in a soccer stadium disaster in the city a year ago in which more than 70 people were killed.

The verdict enraged people in Port Said, where the majority of the condemned were local soccer fans, many of whom claim innocence.

Sunday’s day of « civil disobedience » was called by hardcore football supporters of Port Said’s al-Masry, the club that had been playing a home match against Cairo’s Al Ahly when the stadium disaster occurred in February 2012.

Al Jazeera’s Rawya Rageh, reporting from Cairo, said that the protest was aimed at « bringing the city to a complete standstill ».

« A few thousand marched through Port Said, laying siege to key government buildings, including city hall, the port authority, the industrial zone and parts of the railway tracks, » said Rageh.

Witnesses said around 3,000 people took part in the protest, demanding the death sentence for those responsible for the January 26 violence set off by a verdict read out in Cairo.

« With our lives, with our blood, we will sacrifice ourselves to you martyrs: Either we avenge you or we die like you! » they chanted.

« The disobedience will last for one day and could continue if the protesters’ calls for the death sentence for the killers of martyrs are not granted, » said Ahmad Mutwalli, a political activist in Port Said.

The protesters also disrupted train services.

General Ahmed Najeeb, head of the General Authority of Port Said, said the protest had not affected shipping activity at the Mediterranean port.

Port Said was one of three provinces near the Suez Canal where President Mohamed Mursi declared a 30-day state of emergency in response to last month’s unrest.

Presse contre-révolutionnaire (AlJazeera.com avec agences, 17 février 2013)

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[The proof of the pudding is in the eating] La valeur d’échange travaille

Les farines animales plus rentables pour l’aquaculture

À partir de juin, les farines animales seront à nouveau autorisées pour nourrir les poissons. Une mesure censée soulager la filière aquacole, notamment en réduisant ses coûts de production.

Pour Guillaume Garot, le ministre délégué chargé de l’Agroalimentaire, le feu vert de Bruxelles au retour des farines animales pour nourrir les poissons « tombe mal », en plein scandale sur la viande de cheval. Pour la filière aquacole, en revanche, cette mesure est plutôt une bonne nouvelle. La réintroduction des protéines animales transformées (PAT), effective au 1er juin, est censée lui permettre de réduire le coût de l’alimentation des poissons d’élevage, qui est principalement à base de farines et huiles de poissons et matières premières végétales depuis l’interdiction des farines animales après la crise de la « vache folle ».

La pisciculture française consomme environ 50.000 tonnes d’aliments concentrés, selon le Conseil national de l’alimentation (CNA), qui a publié un rapport sur l’utilisation des PAT l’an dernier. Cette alimentation a subi de plein fouet l’«augmentation structurelle» des prix des matières premières, déplore le Comité interprofessionnel des produits de l’aquaculture (CIPA), cité dans ce rapport. D’après ses calculs, l’utilisation de PAT de porc ou de volaille à hauteur de 7 à 15% dans la formulation des aliments destinés aux poissons d’élevage pourrait représenter une économie, par exemple dans le cas de la truite, comprise entre 1,5 et 5% du coût de production total.

Les PAT ont aussi l’avantage d’être très riches en protéines, un critère sur lequel les céréales ne peuvent rivaliser. Cette alternative est d’autant plus nécessaire, selon les éleveurs, que la pêche est toujours plus encadrée et que les petits poissons utilisés pour nourrir les élevages se raréfient. La filière se reporte donc en masse sur les farines et huiles de poissons, ce qui fait grimper leurs prix. Un cercle vicieux auquel Bruxelles entend apporter une solution en autorisant à nouveau les protéines animales. Cela « améliorera la durabilité à long terme du secteur de l’aquaculture », a fait valoir la Commission européenne jeudi.

« Sens politique d’une huître »

Pour faire passer sa mesure, à laquelle la France s’était d’ailleurs opposée, la Commission insiste autant sur ses bénéfices économiques que sur ses garanties sanitaires. « Elle est conforme aux avis scientifiques les plus récents selon lesquels le risque de transmission d’ESB entre animaux non-ruminants est négligeable », précise Bruxelles. Des arguments qui ne convainquent pas la délégation socialiste française au Parlement européen, échaudée par l’affaire de la viande de cheval. « Faut il avoir le sens politique d’une huitre pour abimer ainsi la perception que se font de l’Europe les citoyens ? Nous demandons à la Commission de revenir immédiatement sur cette décision », déclare la députée Isabelle Thomas dans un communiqué. Face à ce tollé, le CIPA assure ce vendredi que « les décisions qui seront prises par la filière ne se feront que sur la base d’un consensus sociétal et uniquement avec des garanties de traçabilité totale de ces PAT ».

Dans le sillage du scandale de la viande chevaline, c’est justement la traçabilité qui inquiète les associations de consommateurs. « Il faut que, sur les étals des poissonniers, les produits d’élevage nourris aux farines animales soient signalés comme tels, avec un étiquetage clair », revendique Thierry Damien, président de Familles Rurales. « Le consommateur doit pouvoir faire son choix en connaissance de cause. » D’autres contestent l’intérêt économique de la mesure. « Ces protéines animales sont très utilisées sur le marché de l’alimentation pour animaux, à un prix déjà élevé », souligne Olivier Andrault, chargé de mission alimentation chez UFC-Que Choisir. Selon lui, « la demande supplémentaire issue de la filière aquacole devrait encore faire grimper les prix ». Autre bémol : « Si les éleveurs parviennent à faire baisser leurs coûts de production, on peut s’attendre à ce que les négociations avec leurs débouchés soient plus difficiles. » L’industrie agroalimentaire et la grande distribution, en effet, chercheront aussi à augmenter leurs marges.

Encore faudra-t-il que ces enseignes achètent des produits fabriqués à base de PAT… Bon nombre de distributeurs — que ce soient pour leurs marques propres (MDD) ou pour les produits vendus sous les labels « Agriculture biologique » ou « Label rouge » — excluent encore de leurs cahiers les quelques matières premières animales autorisées par la réglementation.

Presse cannibale (Isabelle de Foucaud, 15-16 février 2013)

 

UE : le retour des farines animales sème le trouble

Les farines de porc et de poisson pourront nourrir les poissons d’élevage en Europe dès le 1er juin. Cette annonce faite par Bruxelles, jeudi 14 février, alors que le scandale de la viande de cheval vendue comme de la viande de bœuf s’étend en Europe, a provoqué de vives réactions. La nouvelle ne pouvait pas tomber plus mal pour les promoteurs du retour des farines animales dans les élevages européens.

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Un conducteur de pelleteuse manipule des farines animales, en février 2001 à Strasbourg.

Publiée au Journal officiel de l’Union européenne cette semaine, la décision d’autoriser les farines de porc et de poulet pour l’élevage des poissons n’est pas nouvelle. Elle a été prise le 18 juillet 2012 par les représentants des Vingt-Sept, sur proposition de la Commission européenne. Trois États, la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni, s’y étaient opposés pour des raisons d’ordre politico-éthiques.

L’utilisation des farines animales pour les ruminants avait été interdite en 1997 en raison des risques de contamination par l’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB), la « maladie de la vache folle ». L’interdiction avait été étendue en 2001 aux aliments destinés à tous les animaux de consommation, dont les poissons.

ÉVITER LE CANNIBALISME

Les instances européennes, Commission en tête, ont considéré que l’interdiction totale en place depuis plus de dix ans était disproportionnée, au regard des risques encourus. « Le risque de transmission de l’ESB entre des non-ruminants est négligeable, dans la mesure où le cannibalisme est évité », fait-on savoir à Bruxelles. Les risques sont considérés comme d’autant plus mineurs que la maladie de la vache folle est quasiment éteinte : à peine 28 cas ont été identifiés en 2012, sur quelque 40 millions de têtes de bétail adulte.

Par mesure de précaution, seules les farines issues de non-ruminants seront autorisées, et un dispositif de contrôle, par le biais de tests ADN, sera mis en place. Par ailleurs, seules les parties propres à la consommation humaine seront utilisables pour l’alimentation animale. Ainsi, on ne parle plus de « farines de viandes et d’os », mais de « protéines animales transformées » (PAT). « Les poissons sont omnivores, et certains, comme les saumons, sont même carnivores », explique Frédéric Vincent, le porte-parole du commissaire chargé de la santé et de la protection des consommateurs, Tonio Borg.

Un argumentaire peu convaincant pour certains écologistes. « On n’a encore jamais vu des poissons s’attaquer à des porcs ou à des volailles », avance le député européen Vert José Bové. « Rien n’empêche, si on réintroduit les farines animales dans l’alimentation, qu’elles se retrouvent demain utilisées pour des animaux auxquels elles ne sont pas destinées. » Le député européen demande un étiquetage spécifique « Nourri avec » ou « sans farines animales ». Il appelle le gouvernement français à exiger la suspension de la mesure et promet, dans le cas contraire, d’appeler au boycottage des poissons d’élevage dès le 1er juin 2013.

PROTÉINES BON MARCHÉ

Après les poissons, la Commission entend proposer de réintroduire l’utilisation des farines animales pour les volailles et les porcs. Le « cannibalisme » étant désormais interdit, les volailles ne pourront être nourries qu’avec de la farine de porc, et inversement. Mais cette autorisation ne devrait pas intervenir avant 2014, selon un porte-parole de l’exécutif communautaire.

Les industriels et les agriculteurs, qui ont fait du lobbying à Bruxelles pour que les farines animales soient à nouveau autorisées, espèrent ainsi accéder à des sources de protéines bon marché. « Les pays d’Europe du Sud, en particulier l’Espagne, sont très demandeurs, car le cours du soja est au plus haut », estime Jean-Michel Serres, éleveur et président de la Fédération nationale porcine.

« Les industriels de l’alimentation animale souhaitent avoir accès aux PAT pour réduire les coûts. Mais c’est un leurre économique. À terme, le prix des protéines animales pourrait s’aligner sur le cours du soja », affirme au contraire Pierre Brosseau, éleveur de porcs et membre de la Confédération paysanne.

« Les fabricants d’aliments pour animaux pensent que c’est intéressant de pouvoir choisir entre différentes sources de protéines pour arbitrer en fonction de l’évolution des prix et d’avoir ainsi une souplesse de formulation des produits », explique Olivier Andrault, de l’association de consommateurs UFC-Que choisir.

Quoi qu’il en soit, les grands industriels sont prêts. Comme Saria, par exemple, filiale du groupe allemand Rethmann, présent dans l’équarrissage et l’exploitation des sous-produits des abattoirs. Il vend aujourd’hui des protéines de poisson pour l’aquaculture et des PAT de porc et de volaille pour les fabricants de nourriture pour chiens et chats. Idem pour Glon Sanders, filiale de Sofiprotéol.

« HYPOCRISIE »

Les éleveurs sont aussi prêts à franchir le pas. « Il y a une forme d’hypocrisie, tout le monde veut bien en mettre mais sans être le premier », dit M. Brosseau, qui ajoute : « Pour ma part, je n’y serais pas opposé s’il y avait suffisamment de contrôles. Or si, pendant six mois, des industriels ont pu mettre de la viande de cheval à la place de la viande de bœuf, cela prouve qu’il y a une crise de la traçabilité. » Même prudence chez M. Serres : « Il y a quelques jours, je vous aurais parlé d’opportunité ou de risque de distorsion de concurrence.

Mais pour le moment, cela me paraît prématuré et maladroit d’expliquer cela aux consommateurs. » La suite donnée à la décision de la Commission européenne dépendra beaucoup de la sensibilité du consommateur à cette question. Pour M. Andrault, « il y a un risque d’image pour les filières d’élevage, avec la réintroduction des farines animales ». Dans un communiqué publié vendredi 15 février, l’Association de l’aquaculture française s’est empressée de souligner que « les décisions qui seront prises par la filière ne se feront que sur la base d’un consensus sociétal et uniquement avec des garanties de traçabilité totale ».

En octobre 2011, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) avait émis un avis négatif au retour des farines animales, estimant que « les conditions permettant une utilisation sécurisée des PAT ne sont pas à ce jour totalement réunies ».

Presse cannibale (Laurence Girard & Philippe Ricard à Bruxelles, LeMonde.fr, 16 février 2013)

 

Poissons : un label « sans farine animale »

La ministre de l’Écologie Delphine Batho a déploré le feu vert de Bruxelles au retour des farines animales pour nourrir les poissons, et a souhaité la création d’un label « sans farine animale » pour informer les consommateurs. « Je n’avais pas vu cette décision (d’autorisation des farines animales, ndlr) qui datait du mois de janvier et qui a été rendue publique la semaine dernière par la Commission européenne, et j’en pense le plus grand mal », a déclaré Delphine Batho lors de l’émission Le Grand Entretien de RCJ (Radio de la communauté juive).

« Ce n’est pas dans la logique de la chaîne alimentaire que de donner de la viande à manger à des poissons. C’est la même logique d’absurdité financière » que pour la viande de cheval, a-t-elle estimé.

Pour Delphine Batho, « il est donc très important que la filière piscicole française s’organise pour qu’il y ait un label sans farine animale qui puisse faire son apparition sur les étalages, pour dire aux consommateurs français : le poisson que vous achetez n’a pas été nourri avec de la viande ».

Presse cannibale (Agence Faut Payer, 17 février 2013)

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[Saint-Denis (93)] Conf’-discussion sur l’Internationale Situationniste, jeudi 21 février au squat de la rue des Tartres

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Petite histoire de l’Internationale Situationniste
Mini-conférence + discussion ouverte

Avec comme perspectives le dépassement de l’art et la destruction de la société spectaculaire-marchande, les situationnistes ont participé, de 1957 à 1972, à l’élan révolutionnaire qui a culminé dans la deuxième moitié des années 1960. Quel a été leur apport théorique et pratique ?

C’est ce que nous essaierons de voir le jeudi 21 février 2013, à 19h30,
au squat du  4 rue des Tartres, (Saint-)Denis 93200
(métro Saint-Denis-Université, terminus de la ligne 13).

Pour compléter la conférence-discussion, il y aura un petit infokiosque avec divers textes situs à emporter chez soi.

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Squat!net, 16 février 2013

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[Besançon, dimanche 24 février] De la bouffe, pas des bombes !

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[Révolution égyptienne] Ministère de l’Intérieur, ministère de la Terreur

Egyptian police publicly beat to death man suspected of killing officer

Officers and police personnel arrested and beat to death a man they accused of killing a colleague at the site of funeral for the fallen captain in the southern governorate of Beni Suef.

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Ta’ma’s funeral in Beni Suef city on Saturday

Egyptian policemen beat to death in public a man they believed was the killer of a police officer who was shot on Saturday morning in the Upper Egypt governorate of Beni Suef, according to Ahram’s Arabic news website reporter.

Investigations officer Captain Hesham Kamal El-Din Ta’ma was shot in Beni Suef city in the early hours of Saturday morning while he was breaking up a brawl involving firearms between two families in El-Ghamrawi and Ezbet El-Safih areas.

Ta’ma was transported to Al-Zahra’ Hospital in Beni Suef city, but succumbed to his injuries an hour later.

During the slain officer’s military funeral, several police officers and personnel, who had arrested Hossam Abo El-Regal, a man they accused of killing Ta’ma, in an apartment in Beni Suef city, then led him to the site of the funeral, tied him down in a mini-truck,  and beat him to death as tens of mourners watched.

According to Ahram Online’s reporter on the scene, the officers and police personnel attacked Abo El-Regal in the presence of senior security and political officials in Beni Suef who were leading the procession, including General Ahmed Shaarawi, the governorate’s security director and and Maher Beybers, Beni Suef’s governor.

Presse contre-révolutionnaire (Emad Abo Zeid – Beni Suef, Ahram Online, 16 février 2013)

 

L’Égypte va armer les agents de police face à une montée de la criminalité

L’Égypte a décidé d’armer les agents de police, après une semaine de manifestations de membres des forces de l’ordre qui réclament des armes et de meilleures conditions de travail, alors que la criminalité augmente dans le pays, selon une source des services de sécurité.

Le ministre de l’Intérieur, Mohamed Ibrahim, a donné son accord pour importer 100.000 pistolets, a affirmé samedi cette source. Les officiers de police et certains conscrits sont équipés d’armes de poing voire de fusils d’assaut, mais les policiers de grade inférieur ne sont pas armés.

La criminalité a augmenté dans le pays après le soulèvement populaire qui a renversé début 2011 le président Hosni Moubarak, selon une source des services de sécurité.

Près de 33 policiers ont été tués durant les 18 jours qu’a duré cette révolte, durant laquelle des commissariats de police ont été incendiés, et 138 sont morts depuis, selon des chiffres du ministère de l’Intérieur publiés en janvier.

Ces dernières semaines, les rassemblements d’opposants au président islamiste Mohamed Morsi ont régulièrement dégénéré en affrontements violents avec les forces de l’ordre, qui répondent par des tirs de chevrotine et des gaz lacrymogènes aux cocktails Molotov lancés par les manifestants.

Samedi, lors des funérailles d’un capitaine de police décédé la veille durant une fusillade, des policiers et des civils ont violemment battu un homme qu’ils soupçonnaient être impliqué dans l’incident, selon des témoins.

Une vidéo mise en ligne sur Youtube montre des hommes armés tenir la victime couverte de sang sur un camion pick-up, à Beni Soueif, au sud du Caire.

Le gouverneur de la province, Maher Beibers, a affirmé à la chaîne privée égyptienne ONTV que l’homme avait été transporté à l’hôpital, d’où il s’était échappé.

Presse contre-révolutionnaire (Agence Faut Payer via lorientlejour.com, 16 février 2013)

 

Egypt’s Interior minister agrees to arm low-ranking officers

Interior Minister Mohamed Ibrahim has agreed to 19 demands made by low-ranking police officers, including arming them with pistols to ‘combat dangerous criminals’.

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Interior Minister Mohamed Ibrahim

Interior Minister Mohamed Ibrahim has agreed to arm low-ranking police officers and personnel « to combat dangerous criminals, » among 19 other accepted demands the officers had been on strike action for since Tuesday.

Ibrahim agreed to allocate 100,000 pistols to low-ranking officers and personnel, ostensibly to allow them to protect themselves during riots.

Several police officers were reportedly killed in recent clashes with protesters. Tens of citizens have have also been reported killed and rights organisations in Egypt have also frequently condemned police brutality.

Ibrahim also agreed to cancel all existing penalties and disciplinary military trials for police personnel.

In addition, the interior ministry agreed to facilitate administrative requirements for low-ranking personnel to be promoted, and is planning to accept 1500 low-ranking officers for the « officers of honour » cadre.

Ibrahim has also formed a special committee to look into increasing end-of-service rewards for low-ranking officers.

Another committee will be formed to develop the healthcare system provided by the ministry to all police personnel and their families, as well as establishing more hospitals.

Low-ranking police officers had protested the treatment they receive in the ministry’s hospitals, complaining that higher officers receive free medical care while they, as low-ranking personnel, have to rely on Egypt’s health insurance system.

Ibrahim has also agreed to purchase 120 residential apartments for officers and police personnel in Northern Sinai and approved forming a cooperative association in different security directorates to work on offering residences to police personnel

The General Coalition for Police Personnel and Conscripts had announced Tuesday that its members would go on strike in over 10 governorates nationwide until their demands were met.

Presse contre-révolutionnaire (Ahram Online, 16 février 2013)

 

Égypte : grève dans la police

Plusieurs milliers de membres des forces anti-émeute de la police égyptienne se sont mis en grève aujourd’hui pour réclamer la démission du ministre de l’Intérieur qu’ils jugent trop proche des Frères musulmans, a-t-on appris de sources proches de leur état-major.

De violents affrontements ont opposé récemment les forces de l’ordre et des manifestants hostiles au gouvernement. Cinquante-neuf personnes ont trouvé la mort entre le 25 janvier, date du deuxième anniversaire de la « révolution du Nil », et le 4 février.

Au ministère, on confirme l’existence d’un mouvement de protestation et on invite les cadres à tenir compte des revendications des grévistes. On explique par ailleurs que la grève a été organisée parce que la police anti-émeute tablait à tort sur l’interdiction de manifestations susceptibles de tourner à nouveau à la confrontation.

Hier, plusieurs centaines de policiers s’étaient rassemblés devant le siège de la sûreté d’Alexandrie pour demander la démission de Mohamed Ibrahim. Quelques jours plus tôt, la diffusion d’une vidéo dans laquelle ont voit des policiers frapper et traîner un manifestant nu lors d’un rassemblement devant le palais présidentiel avait suscité l’indignation.

Presse contre-révolutionnaire (Reuters, 13 février 2013)

 

Rare manifestation de policiers en Égypte

LE CAIRE, Égypte – Des centaines de policiers égyptiens ont organisé des manifestations, mardi, afin de demander au gouvernement de ne pas les utiliser comme instruments de répression politique dans les troubles qui ébranlent le pays.

Des policiers ont manifesté dans au moins dix provinces. Ces manifestations, qui marquent une rare expression de dissidence des policiers, montrent que ceux-ci craignent d’être tenus responsables par la population de la violente répression survenue lors des manifestations antigouvernementales.

Les militants des droits de la personne allèguent que les policiers ont fait usage d’une force excessive au cours de la dernière vague de manifestations, qui ont débuté à la veille du deuxième anniversaire du soulèvement ayant mené au départ du président Hosni Moubarak.

Les policiers protestataires ont appelé à la démission du ministre de l’Intérieur et ont scandé des slogans dénonçant ce qu’ils estiment être la prise de contrôle de ce ministère par les Frères musulmans.

Presse contre-révolutionnaire (The Associated Press, 13 février 2013)

 

Égypte : deux nouvelles lois visant à réglementer le droit de manifestation de rue et la lutte contre la prolifération de brutalité

« Les islamistes travaillent à l’organisation d’une société civile, à la définition du peuple, à la recomposition de la classe dominante et à la restauration de l’État. »

4e de couverture de « Du Kochari et du Jasmin »

La loi 26 article rend également obligatoire que le ministère de l’Intérieur être informé de toute protestation ou une date de démonstration, les objectifs et le site.

La demande de notification doit être soumis au ministère cinq jours à l’avance de la date de la manifestation. Le ministère de l’Intérieur se réserve le droit d’interdire les « manifestations » ou « rassemblements et des réunions publiques » si elles risquent de « perturbateurs de la paix publique et de la sécurité. »

Le projet de loi interdit les manifestants scandant des slogans de ce qui « pourrait semer les graines de la sédition », ou de porter des vêtements couvrant le visage noir.

Le  Procureur général Talaat Abdallah a récemment commandé aux forces de police d’arrêter des citoyens qui portent des masques noirs ou des revêtements ou qui appartiennent à de nouveaux groupes révolutionnaires connus sous le nom « Black Bloc ». La loi menace les contrevenants à un an de prison et une amende de pas moins de LE30, 000 (environ 4000 $) et d’au plus LE100, 000 (environ $ 14.000).

Shura Council discusses laws ‘to control street protests and confront thuggery’

The government is set to give the police sweeping powers to disrupt protests and combat ‘saboteurs and provocateurs.’

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Protesters opposing Egyptian President Mohamed Mursi flee from tear gas fired by riot police during clashes along Sheikh Rihan street near Tahrir Square in Cairo January 25, 2013

The government of Prime Minister Hisham Kandil is currently in the process of drafting two new laws aimed at regulating the right of street protest and combating the proliferation of thuggery. According to Justice Minister Ahmed Mekki, anti-protest laws have become a necessity to stem the tide of violence in the street and to regulate the right of organising demonstrations.

A draft anti-protest law is expected to be discussed by the Islamist-dominated Shura Council’s Committee on National Defence in the coming days. Informed sources told Ahram Online that « if approved by the committee this week, the law could be discussed by the council in a plenary meeting next Sunday. »

In its meeting held today, the Committee on National Defence launched scathing attack against private TV satellite television channels, taking them to task for alledgely inciting protesters to launch violent attacks on several state buildings in recent days, notably Al-Ittihadiya presidential palace in Cairo’s district of Heliopolis on 1 February. Deputy Interior Minister Major General Abdel-Fattah Othman complained that « police forces have not been able to fight violent street protests in recent days because there is no law that gives us the authority to do this. »

The government’s new draft law would grant police forces a free hand to use force to disrupt and disperse streets protests, especially in the vicinity of Al-Ittihadiya Palace and other significant state institutions, such as police stations, parliament, and state ministries. The 26-article law also makes it obligatory that the interior ministry be notified of any given protest or demonstration’s date, objective and site. The notification request must be submitted to the ministry five days in advance of the date of the demonstration. The interior ministry reserves the right to forbid « demonstrations » or « public gatherings and meetings » if they risk « disrupting public peace and security. »

The draft law also stipulates that demonstrations or street protests be organised between 7am to 7pm, and public gatherings from 7am to 11pm. The law gives police forces rights to disrupt demonstrations or public gatherings by use of force if they are found to threaten public order.

Additionally, the draft law prohibits protesters and demonstrators from chanting slogans that « might sow the seeds of sedition, » or wearing black face coverings. Prosecutor-General Talaat Abdallah recently ordered police forces to arrest citizens who wear black face masks or coverings or who belong to new revolutionary groups known as « Black Bloc. » The law threatens violators with one year in prison and a fine of no less than LE30,000 (around $4,000) and no more than LE100,000 (around $14,000).

Ihab El-Kharat, chairman of Shura Council’s Human Rights Committee, told Ahram Online that « The government tried last month to send the anti-protest law to the Shura Council to discuss it but our response was that this is not the right time to discuss this law. »

« I, like any ordinary citizen, knew about this anti-protest law from information in the media and I think that this is a new repressive measure aimed at pouring oil on fire rather than finding a political solution to the current crisis in Egypt, » said El-Kharat, an appointed Coptic MP who belongs to the Egyptian Social Democratic Party. El-Kharat warned: « It is quite a dangerous development that the Shura Council becomes a tool for Islamists imposing repressive laws on Egyptians. » « These are the same authoritarian techniques of the former regime of Hosni Mubarak, » said Al-Kharat.

Unlike El-Kharat, Islamist MPs, who mostly belong to the Muslim Brotherhood and the ultraconservative Salafist El-Nour Party, are exerting pressure on the government to send the anti-protest law to the Shura Council as soon as possible. Sobhi Saleh, a leading firebrand of the Muslim Brotherhood’s Freedom and Justice Party (FJP), told parliamentary correspondents today that the Shura Council — currently endowed with legislative powers until a new House of Representatives (formerly People’s Assembly) is elected — has sent messages to the government twice, urging it to refer the new anti-protest law to the Shura Council as soon as possible. « We expect this law to be sent to the Shura Council to be discussed at once, » said Saleh.

Saleh revealed that the government has also finalised drafting a new law aimed at fighting thuggery and hooliganism. Saleh said the law will toughen penalties for acts of thuggery. « This law gives police forces the right to arrest criminals who join street protests or stand near clashes with police, even if they refrain from committing any violent acts. » According to Saleh, « at the moment there is a pressing need to impose an iron fist on armed thugs and stand up to saboteurs and provocateurs. »

Responding to a question about the negative impact of repressive laws on the Muslim Brotherhood and Islamist President Mohamed Morsi, Saleh insisted that « the popularity of Islamist President Mohamed Morsi and the Muslim Brotherhood have skyrocketed in recent days. » « We were not defeated as the opposition claims, and President Morsi will continue fighting violence and corruption, » he added.

Presse contre-révolutionnaire (Gamal Essam El-Din, Ahram Online, 3 février 2013)

Égypte : une loi sur les manifestations

Le gouvernement égyptien a approuvé mercredi un projet de loi visant à réguler l’organisation des manifestations, considéré par des associations de droits de l’Homme comme une atteinte à la liberté d’expression. La loi doit encore être votée par le sénat, qui détient le pouvoir législatif jusqu’à la tenue d’élections législatives dans les prochains mois.

Cette loi a pour objectif d' »assurer la nature pacifique des manifestations » et « protéger le droit » à manifester, a affirmé le ministre de la Justice, Ahmed Mekki, lors d’une conférence de presse. Le projet de loi doit aussi « empêcher la confusion entre les manifestations pacifiques, que l’État souhaite protéger, et les attaques visant les individus et les propriétés ainsi que les troubles à l’ordre public », a-t-il précisé.

Presse contre-révolutionnaire (Europe1.fr, 13 février 2013)

 

Égypte : Le Premier ministre harcelé par des manifestants

Des manifestants ont jeté des pierres et des bouteilles samedi contre le convoi du Premier ministre égyptien Hicham Qandil sur la place Tahrir au Caire. D’autre part, la diffusion d’une vidéo montrant des policiers frapper un manifestant à terre dans la capitale suscite un tollé dans le pays.

Selon la chaîne privée Dream Live, M. Qandil a ensuite quitté la place. Un communiqué laconique de son bureau a expliqué que le Premier ministre avait « fait face à des jeunes et des agitateurs » lors d’une visite sur la place emblématique. « J’ai préféré éviter une confrontation entre ces personnes et le personnel de sécurité », a indiqué le chef du gouvernement sur sa page Facebook.

Politiquement, le Front de salut national (FSN), principale coalition de l’opposition égyptienne, a de son côté annoncé son soutien « aux appels du peuple » à une chute du régime du président Mohamed Morsi.

Le FSN a en outre demandé que le président, issu de la mouvance des Frères musulmans, soit poursuivi en justice pour « les crimes » commis dans le pays lors de manifestations réprimées par la police.

La coalition réclame une enquête « indépendante pour les crimes » perpétrés par les forces de l’ordre « afin de poursuivre en justice tous ceux qui en sont responsables, à commencer par le président de la République et son ministre de l’Intérieur ».

Le communiqué a été publié au terme d’une réunion du FSN, tenue au lendemain d’une nouvelle nuit de violences au Caire devant le palais présidentiel.

Une vidéo choque

La diffusion d’une vidéo fait également scandale. Les images diffusées vendredi à la télévision égyptienne montre en effet un homme nu, couvert de poussière, entraîné de force par une demi-douzaine de policiers vers un véhicule blindé.

Les services du président Morsi ont annoncé l’ouverture d’une enquête sur cette affaire mais l’opposition a directement accusé le nouveau pouvoir d’agir envers les manifestants comme le faisait le régime d’Hosni Moubarak. L’homme frappé à terre, d’âge mûr, a été admis dans un hôpital de la police.

Presse contre-révolutionnaire (ats, 2 février 2013)

Publié dans L'insurrection égyptienne et ses suites | Marqué avec , , , , , , , , , , | Commentaires fermés sur [Révolution égyptienne] Ministère de l’Intérieur, ministère de la Terreur

[Révolution mondiale / Bangladesh] La critique de la religion est la condition première de toute critiquee

Meurtre d’un blogueur : colère à Dacca

Des dizaines de milliers de manifestants, indignés par la mort d’une figure du mouvement de contestation, se sont massés aujourd’hui dans le centre de la capitale bangladaise, Dacca, en exigeant la peine de mort pour les coupables de crimes de guerre commis durant la lutte pour l’indépendance en 1971.

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Le mouvement de contestation, qui en était samedi à son 12e jour, a commencé avec l’annonce la sentence rendue à l’encontre d’un dirigeant islamiste, Abdul Quader Mollah, numéro deux du Jamaat-e-Islami, qui a été condamné à la réclusion à perpétuité et non à la peine capitale comme l’espéraient certains.

Âgé de 64 ans, le secrétaire général adjoint de la plus importante formation islamiste du pays a été reconnu coupable de crimes de guerre et une majorité de Bangladais s’attendaient à ce qu’il soit condamné à mort pour meurtre, viol et torture.

50.000 personnes place Shahbag

L’architecte Rajib Haider, qui avait été à la pointe des manifestations et tenait un blog consacré aux protestations, a été tué à coups de poignard vendredi soir devant son domicile, alors qu’il rentrait d’une manifestation qui avait attiré 100.000 personnes sur la place Shahbag. Selon sa famille, il a été assassiné pour s’être dressé contre les islamistes et avoir appelé à manifester. La police dit avoir interpellé cinq suspects.

En milieu d’après-midi, 50.000 personnes étaient rassemblées sur la place Shahbag, et plus du double étaient attendues au même endroit plus tard, lorsque la dépouille mortelle de Haider devait être transportée à l’endroit pour des prières de funérailles.

D’importantes manifestations paralysaient d’autres villes du pays et le déploiement des forces de sécurité était nettement plus important que les jours précédents.

Presse contre-révolutionnaire (LeFigaro.fr avec Reuters, 16 février 2013)

 

‘Militant atheist’ blogger stabbed in Bangladesh

Blogger battles for life after being attacked by three unidentified men; local police yet to comment on motive.

A self-styled « militant atheist » who is famed for his anti-religious blogs was fighting for life Tuesday after he was stabbed in the capital of Muslim-majority Bangladesh, police and medics said.

Asif Mohiuddin, 29, was attacked on Monday night by three unidentified men near his office in Dhaka’s upscale Uttara district.

« We operated on him for more than three hours. He is improving but still not out of danger. He has six deep cuts including two grave ones in the shoulder, » Haridas Saha, a surgeon at Dhaka Medical College Hospital, told AFP.

« The nature of the cuts proved that the attackers wanted to murder him, » Saha said, adding that friends of Mohiuddin who were with him at the time of the attack blamed Islamic « fundamentalists ».

Local police chief Rezaul Islam confirmed the attack but did not comment on the motive.

« The attackers were lurking near his office. He was attacked as he was about to enter the office. Passers-by rushed him to a hospital, » Islam told AFP, adding police were investigating the motive.

Mohiuddin’s blog http://www.somewhereinblog.net/blog/realAsifM has been one of the most visited webpages in Bangladesh and is known for its tirade against religions in one of the most conservative parts of the world.

His blog’s title page called the god « Almighty only in name but impotent in reality ».

In July last year, he ridiculed Muslims and the Koran in a satirical piece on « the mass conversion of supermen to Islam ». Ninety percent of Bangladesh’s 153 million people are Muslims and Islam is the state religion.

Several other prominent Bangladeshi writers have also been attacked in recent years for their stand against Islam and Islamic groups.

Humayun Azad, a poet, novelist and literature professor, was attacked by members of an outlawed Islamic militant group for a satirical novel against fundamentalist groups in 2004. He later died in Germany.

Presse contre-révolutionnaire (Agence Faut Payer, 15 janvier 2013)

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[Do It Yourself] Main basse sur la ville, mode d’emploi

Orthez : les quatre voleurs glissaient le butin dans leur maillot de bain… de femme !

(…) pris en flagrant délit de vol hier après-midi dans le supermarché Leclerc de la cité Fébus.

Vers 16h30, ce mercredi, les vigiles du magasin repèrent quatre hommes au comportement suspect dans le rayon informatique de la grande surface. Ils préviennent les gendarmes de la brigade d’Orthez.

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Les marchandises volées ont passé la caisse du supermarché camouflées dans le maillot de bain féminin porté (à l’envers) par les voleurs, sous leurs vêtements.

Les quatre hommes se sont dispersés dans le magasin, mais une fois la caisse passée, ils sont tous interpellés par les vigiles… et les gendarmes. Qui découvrent sur eux un butin composé notamment de parfums et de vêtements, planqués dans des maillots de bains de femme — une pièce — que les voleurs portent sous leurs vêtements. Les maillots sont portés à l’envers. Une technique semble-t-il assez répandue. (…)

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Le butin dérobé par les quatre complices, notamment dans deux supermarchés d’Orthez : des aliments, des produits cosmétiques, des vêtements, mais aussi des téléphones portable.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (larepubliquedespyrenees.fr, 14 février 2013)

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[Montpellier] Le TTGC avait fait une syncope

Un an déjà. Ha ils avaient beau jeu de croire que le fait de nous expulser nous arrêterait que nous laisserions les chirurgiens de la SERM faire leur opération Grand Cœur tranquillement. Et ben ils se sont plantés. Figuerolles est un véritable kyste. La SERM l’a appris à ses dépends, lorsqu’une vingtaine de personnes ont foutus le bordel jeudi 31 janvier au vernissage d’une exposition aux locaux de la mission Grand Cœur. Puis deux jours plus tard, c’est la porte anti squat du TTGC qui est tombé à grand coup de baguettes magiques, permettant à une cinquantaine de personnes d’y pénétrer pour la soirée…

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Montpellier Squat, 1er février 2013

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[Flics, porcs, assassins] La Justice travaille à Senlis

La famille d’un jeune homme tué par un gendarme s’inquiète d’un possible non-lieu

La famille d’un jeune homme de 19 ans originaire de Montataire (Oise), tué en novembre 2008 à un barrage de gendarmes, s’est inquiétée d’un possible non-lieu et ses avocats en ont appelé à la ministre de la Justice, lors d’une conférence de presse mardi.

Le Parquet de Senlis, en faveur d’un non-lieu, vient de faire appel de l’ordonnance de renvoi des juges d’instruction. Ces derniers ont requis la charge d’homicide involontaire contre le gendarme auteur présumé d’un tir qui a touché mortellement la victime, a expliqué Me Hubert Delarue, l’un des avocats des parties civiles.

Cette charge renvoyait ainsi le gendarme devant le tribunal correctionnel et non devant une cour d’assises, une décision que la famille avait dans un premier temps eu du mal à accepter. « Avec mes confrères nous avons su convaincre que cette décision des juges d’instruction était juridiquement fondée et qu’il convenait de l’accepter », a indiqué Me Delarue, avant d’ajouter que l’appel du parquet, qui estime que le gendarme n’a pas commis d’erreur, avait provoqué une deuxième vague de stupeur, y compris cette fois chez les avocats. »Nous avons été à la fois surpris et peinés », a-t-il déclaré.

Selon lui, la Chancellerie a forcément influé sur cette décision. « J’ai l’intention de demander audience au Garde des Sceaux de façon à ce qu’on nous explique, à ce que la famille puisse comprendre, pourquoi le choix a été fait de contester une décision parfaitement motivée ». De son côté, Me Damien Legrand, également conseil de la famille, a exprimé son sentiment d’une « volonté » du parquet et du ministère « de ne pas porter le débat sur la place publique ». Le parquet de Senlis n’était pas joignable dans l’immédiat.

Dans leur ordonnance de renvoi, les juges établissent que sur les six tirs du gendarme, les deux derniers n’étaient pas justifiés dans la tentative de stopper le véhicule dans lequel se trouvait la victime, qui s’éloignait à plus de 20 mètres, a rapporté Me Delarue. Ce véhicule venait de forcer un barrage de gendarmes après avoir été pris en chasse à la suite de deux vols dans l’Oise. Deux autres occupants du véhicule, le conducteur et son passager, sont soupçonnés d’avoir laissé la victime, assise à l’arrière et atteinte par une balle dans le dos qui a provoqué une lésion cardiaque, devant la caserne des pompiers de Montataire, qui n’ont pu la sauver.

Jugés lors d’un procès séparé en septembre dernier, les deux hommes ont été condamnés à de la prison ferme mais l’accusation de non-assistance à personne en danger n’a pas été retenue. Ils ont toujours nié s’être trouvés dans la voiture avec la victime.

Leur presse (LEssor.org, « le premier journal indépendant de la Gendarmerie », 12 février 2013)

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[Révolution mondiale / Bahreïn] « Le peuple veut la chute du régime »

Bahreïn : les protestations s’intensifient à l’anniversaire du soulèvement

MANAMA — L’opposition à Bahreïn se prépare à intensifier ses protestations à l’occasion du deuxième anniversaire du soulèvement maté dans cette monarchie du Golfe, même si le gouvernement a tenté d’appaiser les tensions en lançant un dialogue national.

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Des manifestants à Sanabis au Bahreïn, le 12 février 2013

La police bahreïnie a dispersé mardi soir des centaines de manifestants qui ont tenté de s’approcher de la Place de la perle, symbole du soulèvement maté il y a deux ans à Manama, selon des témoins. Les policiers ont lancé des grenades lacrymogènes et des bombes assourdissantes pour faire reculer les manifestants, dont des femmes, qui brandissaient des drapeaux bahreïnis.

Le « Collectif du 14 février », un groupe clandestin radical qui orchestre la mobilisation via les réseaux sociaux, a appelé à des manifestations devant culminer vendredi par une tentative de revenir sur la « Place de la perle », symbole du soulèvement du 14 février 2011.

Les opposants, en majorité chiites, avaient campé pendant un mois sur cette place de Manama pour réclamer des réformes politiques. À la mi-mars, ils en avaient été délogés lors d’un sanglant assaut des forces de sécurité. Les autorités avaient par la suite rasé le monument central de la place et continuent d’en bloquer tous les accès.

Le « Collectif du 14 février » a également appelé sur sa page Facebook à une « grève générale de la dignité » jeudi, jour anniversaire du soulèvement.

Pour sa part, l’opposition traditionnelle dirigée par la puissante formation chiite Al-Wefaq, qui organise des protestations quotidiennes dans le calme depuis une semaine pour commémorer le soulèvement, a appelé à une importante manifestation vendredi dans les localités chiites des environs de Manama.

« Malheureusement, nous nous attendons à une escalade », affirme la ministre de l’Information et porte-parole du gouvernement, Samira Rajab. « Il y a une tentative délibérée de provoquer des victimes, afin de faire pression sur le dialogue », assure la ministre à l’AFP. Le gouvernement avait lancé dimanche une nouvelle session du dialogue national regroupant l’opposition, les groupes sunnites pro-gouvernementaux et le pouvoir, pour tenter de débloquer la situation. (…)

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Des femmes participent à une manifestation anti-gouvernementale le 12 février 2013 à Sanabis, près de la capital Manama

Deux ans après le soulèvement (…) l’opposition traditionnelle est soumise à la pression de la rue qui se radicalise, des affrontements opposant régulièrement de jeunes manifestants dans les villages chiites aux forces de sécurité.

Interrogé sur cette radicalisation, cheikh Salmane reconnaît que « beaucoup de gens pensent que le régime n’est pas sérieux dans son appel à relancer le dialogue, et nous estimons qu’ils ont en partie raison ». « Ils sont frustrés par ce dialogue et par l’attitude du gouvernement, et par conséquent certains réclament la chute du régime », ajoute-t-il. « Le pouvoir n’a fait aucun geste de bonne volonté, au contraire les arrestations, les procès, les restrictions des libertés continuent », souligne l’opposant, selon lequel 1.800 personnes demeurent en détention pour participation aux troubles, un chiffre jugé « exagéré » par Mme Rajab. (…)

Presse contre-révolutionnaire (Wissam Keyrouz, Agence Faut Payer, 13 février 2013)

 

Bahreïn : la révolte oubliée des printemps arabes

Lors de manifestations marquant le deuxième anniversaire de la révolte des chiites, majoritaires dans ce petit royaume pétrolier régi par une monarchie sunnite, un policier et un manifestant de 16 ans ont été tués.

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Un groupe de manifestants antigouvernementaux, cocktails Molotov à la main.

Hussein al-Jaziri, 16 ans, est mort jeudi, touché par des tirs de chevrotine à la poitrine dans le village de Daih. Il faisait partie des centaines de manifestants descendus dans la rue de plusieurs villages chiites. Ils répondaient à l’appel, lancé sur les réseaux sociaux, du Collectif du 14 février, un groupe clandestin radical. Le but était de commémorer le deuxième anniversaire de la révolte, qui a déjà fait plus de 80 morts selon les ONG de défense des droits de l’homme. Dans la nuit, c’est un policier qui est mort après avoir été touché par un projectile incendiaire lancé par des manifestants dans le village chiite d’al-Sahla, près de Manama.

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Sur le foulard de cette femme est inscrit : « Prête à mourir pour le Bahreïn ».

C’est la révolte oubliée des printemps arabes. Elle a pourtant commencé un mois avant celle des Syriens, et trois jours avant celle des Libyens. Mais aujourd’hui, nul n’appelle le roi du Bahreïn à démissionner, ni ne reçoit les opposants bahreïniens. Au contraire, l’intervention, dès le début de la contestation, de l’Arabie saoudite voisine, est discrètement validée par les Européens et les Américains. Le 14 mars, 4000 soldats, principalement saoudiens, avec un soutien des Émirats arabes unis, sont venus prêter main-forte au roi Hamad Ben Issa al-Khalifa. Ils ont mis fin brutalement à l’occupation d’une place de la capitale, Manama, inspirée par la place Tahrir du Caire.

La menace iranienne au premier plan

Les armées étrangères ont été présentées comme une force destinée à protéger le Bahreïn contre la menace iranienne. L’Europe et les États-Unis ont avalisé cette vision, privilégiant leurs intérêts stratégiques. Seul pays du Golfe à être touché par le printemps arabe, le Bahreïn abrite l’état-major de la cinquième flotte américaine. Il joue un rôle important dans l’endiguement de l’Iran, situé juste en face. Le roi présente la révolte populaire comme une insurrection confessionnelle dangereuse pour l’équilibre de la région. Près de 80 % de ses 1.340.000 habitants sont chiites comme en Iran. S’il était renversé, assure le monarque, c’est un État allié de l’Iran qui s’installerait au cœur du golfe Arabo-Persique.

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Sur les affiches de celles-ci, à Manama, la capitale, on peut lire : « Cessez de verser noter sang ».

Les Saoudiens, principaux alliés des États-Unis dans la région, ont renchéri. Ils ne sauraient tolérer un État chiite si près de leur territoire. Ils craignent l’influence sur leur propre population chiite, elle aussi contestataire, dans les régions pétrolières proches du Bahreïn.

Les opposants bahreïniens se défendent de toute alliance avec l’Iran. Ils soulignent que même la commission « indépendante » désignée par le roi a conclu à l’absence d’influence iranienne sur les manifestants. L’opposition affirme que la mobilisation saoudienne est surtout due à la crainte de Riyad de voir émerger une véritable démocratie sur son palier. Les opposants assurent que leur révolte est surtout sociale, tout en retournant l’argument confessionnel contre le roi. Pour eux, c’est la monarchie qui discrimine les chiites majoritaires, accaparant pour elle-même et pour ses amis le pouvoir politique et économique.

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Au cours des affrontements, dans la ville de Sanabis, un homme s’apprête à lancer son cocktail Molotov.

Un embryon de système démocratique

Il existe bien un embryon de système démocratique. Le principal parti d’opposition, al-Wifaq, a même remporté largement les élections législatives de 2010 avec 64 % des voix. Mais à cause d’un découpage défavorable, il n’a obtenu que 16 sièges sur les 40 soumis au suffrage universel. La réalité du pouvoir reste entre les mains de la famille royale, qui truste les portefeuilles ministériels. Les partis légaux demandent la fin de la discrimination et une véritable monarchie constitutionnelle. Ils pourraient cependant se voir déborder par une opposition plus radicale, clandestine, qui réclame une république. Jeudi, dans les villages chiites, des manifestants ont repris le slogan des révolutions arabes : « Le peuple veut la chute du régime. »

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Face aux manifestants, les forces de l’ordre.

Le gouvernement, inquiet de voir la contestation perdurer, vient de reprendre un « dialogue national » avec l’opposition légale, des membres de la société civile et les partis sunnites favorables au pouvoir. Mais l’état d’urgence est toujours en vigueur, et des dizaines de prisonniers politiques restent enfermés, dont 13 militants condamnés à des peines allant de cinq ans à la perpétuité. Amnesty International, qui a pu enquêter sur place, a conclu, dans un rapport publié jeudi, qu’aucun de ces détenus n’avait « encouragé ou utilisé la violence » et « qu’aucune preuve convaincante ne justifie leur incarcération. » L’ONG demande leur libération immédiate. Une manifestation en leur faveur a eu lieu jeudi à Paris.

Presse contre-révolutionnaire (Pierre Prier, LeFigaro.fr, 15 février 2013)

 

Bahreïn : nouvelle manifestation au lendemain de heurts ayant fait 2 morts

L’opposition à Bahreïn organise vendredi une nouvelle manifestation près de Manama, au lendemain d’affrontements ayant fait deux morts lors des commémorations du 2e anniversaire du soulèvement animé par la majorité chiite qui réclame des réformes démocratiques.

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La manifestation, prévue en milieu d’après-midi sur Boudaya, une route reliant plusieurs villages chiites, survient sur fond de vive tension dans ce petit pays du Golfe dirigé par une dynastie sunnite et confronté depuis deux ans à une crise politique.

Le ministère de l’Intérieur a annoncé la mort dans la nuit d’un policier, touché par un projectile incendiaire lancé par des manifestants lors d’affrontements à Al-Sahla, un village chiite près de Manama.

En outre, a ajouté le ministère, une unité de la lutte anti-terroriste a désamorcé jeudi soir une bombe de près de deux kilogrammes, placée sur le pont-digue du roi Fahd, sans donner plus de détails. Ce pont relie depuis 1986 Bahreïn à la province Orientale d’Arabie saoudite où se concentre la minorité chiite de ce royaume à majorité sunnite.

« Le policier Mohamed Atef, touché par un projectile incendiaire tiré à distance et qui l’a grièvement blessé, a succombé avant son arrivée à l’hôpital », a déclaré le chef de la police, le général Tarek al-Hassan. « Des groupes terroristes » ont lancé des cocktails Molotov, des barres de fer et des pierres en direction des policiers qui sécurisaient des routes et protégeaient des biens publics et privés à Al-Sahla, a-t-il ajouté.

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Sa mort est intervenue au terme d’une journée d’affrontements dans plusieurs villages chiites, au cours desquels un jeune protestataire a été tué. Hussein al-Jaziri, 16 ans, est mort après avoir été grièvement blessé, notamment à la poitrine, par des tirs à la chevrotine, lors d’affrontements avec les forces anti-émeutes dans le village de Daih, selon la principale formation de l’opposition chiite, Al-Wefaq. Le parquet, cité par l’agence de presse officielle BNA, a annoncé qu’il interrogeait deux policiers soupçonnés d’implication dans la mort du protestataire. « Hussein al-Jaziri a été tué de sang froid », a accusé l’opposition, déplorant « des dizaines de blessés et plusieurs arrestations illégales ».

http://juralib.noblogs.org/files/2013/02/332.jpg« Le peuple est déterminé à obtenir ses droits légitimes pacifiquement (…) pour une transition démocratique », a ajouté dans un communiqué l’opposition, qui réclame notamment une monarchie constitutionnelle, un gouvernement issu d’élections et la fin de la discrimination confessionnelle.

Des centaines de personnes étaient descendues dans la rue jeudi dans plusieurs villages chiites, aux cris de : « Le peuple veut la chute du régime » ou « À bas Hamad », le roi de Bahreïn.

Les forces anti-émeutes, déployées en force, ont fait usage de gaz lacrymogène et tiré à la chevrotine contre les manifestants, qui leur lançaient des pierres et des cocktails Molotov.

Les protestataires ont bloqué les accès des villages avec des pneus en feu, des troncs d’arbres ou des bennes à ordures, selon des témoins.

Les heurts se sont poursuivis par intermittence jusqu’aux premières heures de vendredi dans certains villages où des protestataires ont fait exploser des bonbonnes de gaz, ont indiqué des habitants contactés par téléphone.

Les manifestants répondaient à un appel à la grève générale et à la désobéissance civile jeudi, lancé par le Collectif du 14-Février, un groupe clandestin radical qui orchestre la mobilisation via les réseaux sociaux.

La contestation, déclenchée en 2011, s’est soldée par 80 morts selon la Fédération internationale des droits de l’Homme. Plusieurs dirigeants de l’opposition sont emprisonnés depuis.

Presse contre-révolutionnaire (Agence Faut Payer, 15 février 2013)

 

Bahreïn : le savoir-faire français au service de la répression

Paris a envoyé grenades lacrymogènes et CRS pour former les forces antiémeute du royaume du Golfe. Or elles tuent les manifestants depuis deux ans.

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Des manifestants bahreïnis submergés de gaz lacrymogène tiré par les forces de sécurité du royaume, lors d’un rassemblement dans un village chiite, près de Manama, le 23 avril 2012.

Le fâcheux précédent tunisien, au cours duquel Michelle Alliot-Marie, alors chef de la diplomatie française, avait proposé au régime de Ben Ali le « savoir-faire » français en matière de sécurité pour mieux maîtriser les manifestants, semble se répéter dans un autre pays touché par le Printemps arabe : le royaume de Bahreïn. C’est en tout cas ce que révèle Jean-Marc Manach sur son blog Bug Brother du Monde.fr. D’après ce journaliste, des agents antiémeute toxiques français permettraient aux forces de sécurité bahreïnies de réprimer les manifestants chiites de ce minuscule royaume du Golfe.

Lassée par une sous-représentation à la tête du pays, la majorité chiite (à 70 %) de cet État de 1’230’000 habitants (dont 550’000 nationaux) manifeste au quotidien depuis deux ans jour pour jour contre le pouvoir sunnite dont il exige des élections libres et la fin des discriminations à son encontre. Mais Manama a décidé d’employer la manière forte pour étouffer toute velléité démocratique. Sur les 87 morts recensés depuis février 2011, 43 seraient ainsi décédés des suites de leur exposition au gaz lacrymogène, dont deux — un jeune garçon de huit ans et un vieillard de 87 ans — encore récemment.

Des grenades lacrymogènes dans les maisons

« Des grenades lacrymogènes ont été directement tirées sur les contestataires, et jusqu’à l’intérieur de leur domicile », explique au Point.fr Reda al-Fardan, militant bahreïni du site bahrainwatch.org, qui a publié les photos de ces grenades. « Outre les projectiles américains et britanniques, nombre de cartouches grises et reconnaissables à leur tête rouge appartiennent à la même marque : le français Alsetex », ajoute-t-il. « Un grand nombre de grenades lacrymogènes françaises retrouvées place de la Perle (place centrale de Manama) », confirme au Point.fr Aymeric Elluin, responsable de la campagne « Armes et Impunité » chez Amnesty International. « Le problème est qu’elles sont mal utilisées par les forces de sécurité bahreïnies [sic – NdJL], de sorte qu’elles tuent autant que des armes à feu. »

Contactée par Le Point.fr, la marque française Alsetex, spécialiste de la « gestion démocratique des foules » et qui a depuis pris le soin de supprimer de son site internet les modèles incriminés, affirme être soumise à une obligation de confidentialité tout en précisant que toute exportation à l’étranger est soumise à une autorisation du gouvernement français. Du côté gouvernemental, on assure que, « suite à l’affaire tunisienne, l’exportation de l’ensemble des produits pour le maintien de l’ordre vers Bahreïn a cessé le 17 février 2011 », tout en rappelant que la France a été parmi les premiers pays à prendre cette mesure unilatérale.

L’aide de l’Arabie saoudite

Pourtant, d’après le militant bahreïni Reda al-Fardan, « des gaz lacrymogènes de marque Alsetex ont bel et bien été observés dans le pays jusqu’à mars 2012 ». « Si de telles cartouches françaises ont été retrouvées dans le royaume, il s’agit peut-être de stocks », indique-t-on à Paris. D’après le chercheur Jean-Paul Burdy [auteur du blog Questions d’Orient], professeur d’histoire à l’Institut d’études politiques de Grenoble, ces cartouches françaises pourraient provenir de pays tiers comme l’Arabie saoudite ou le Qatar, membres avec Manama du Conseil de coopération du Golfe.

Personne n’a oublié qu’en plein cœur du Printemps de la Perle le royaume avait fait appel à 1000 soldats saoudiens et 500 émiratis pour lui venir en aide. « Nos exportations de matériel de maintien de l’ordre contiennent des clauses de non-réexportation, tout ne peut pas être contrôlé », admet-on de source gouvernementale. Mais la mouture 2012 du rapport annuel du Parlement français sur les exportations d’armes françaises relance la suspicion autour de nouvelles ventes françaises de gaz lacrymogène à Bahreïn après le 17 février 2011.

Exportations de matériel de guerre

D’après ce document, la France a obtenu en 2011 neuf autorisations d’exportation de matériel de guerre (AEMG) vers Bahreïn pour un montant d’environ 17 millions d’euros, dont 421’000 euros concernent des agents chimiques toxiques « antiémeute » de catégorie ML7. Pour Amnesty International, cette dernière classification peut correspondre à du gaz lacrymogène. Du côté gouvernemental, on assure au contraire qu’il s’agit « uniquement de matériel d’alerte biologique et de détection chimique ».

Le rapport 2012 fait également état de 16 millions d’euros d’AEMG de type ML4 (missiles, roquettes, bombes) et de 500’000 euros d’AEMG de classe ML5 (radar). « Il est problématique de vendre des armes à des régimes dictatoriaux dont on sait qu’ils répriment leurs manifestants », estime le député français Pouria Amirshahi, secrétaire de la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale. À Paris, on rappelle qu’aucun embargo sur les ventes d’armes de guerre ne vise Bahreïn et que chaque matériel passe au préalable en « commission interministérielle des exportations des matériels de guerre ». « Le royaume n’est pas du tout dans le même registre qu’un pays comme la Syrie, souligne-t-on. On parle ici de maintien de l’ordre, pas de guerre civile. »

Guerre de faible intensité

« Bahreïn connaît depuis deux ans un état de guerre de faible intensité », estime pourtant le chercheur Jean-Paul Burdy. « Les jeunes tiennent les quartiers chiites de la conurbation de Manama, et la police ne peut y pénétrer que par des coups de force. » À en croire ce spécialiste du royaume, qui se rend régulièrement à Bahreïn, les forces de l’ordre agiraient par pure vengeance en ciblant délibérément l’intérieur des domiciles et voitures des opposants, faute de pouvoir contenir les manifestations quotidiennes qui se poursuivent.

Si l’ambassadeur de France pour les droits de l’homme, François Zimeray s’est déplacé en décembre dans la monarchie du Golfe pour lui rappeler qu’il ne faut pas incarcérer des militants pour des propos tenus sur Twitter, ni des médecins parce qu’ils avaient soigné des manifestants, l’ambassadeur de France en poste à Bahreïn, Christian Testot, a par la suite assuré le royaume que la coopération entre les deux alliés n’était pas remise en cause. Il ne faut pas oublier que le roi du Bahreïn a été reçu en catimini par François Hollande à l’Élysée en août dernier pour évoquer un renforcement de cette même coopération.

Trouble jeu de la France

« On ne comprend pas les signaux divergents successivement envoyés à Bahreïn par le gouvernement français, s’insurge le militant Reda al-Fardan. Ce qui est sûr, c’est que Manama n’a aucune raison de mettre fin à la répression lorsque le roi obtient du président français une telle légitimité internationale. » En août dernier, l’agence de presse officielle BNA annonçait que les domaines futurs de coopération entre les deux pays toucheraient la presse, la politique, l’éducation, la culture, la technologie et la défense.

« Défense ne veut pas dire maintien de l’ordre », insiste-t-on à l’Élysée. De son côté, le Quai d’Orsay indique qu’un haut comité de coordination s’est récemment réuni en séance de travail pour identifier les futurs domaines de collaboration. Le ministère des Affaires étrangères rappelle également qu’un accord de coopération militaire lie déjà les deux pays depuis 2009 dans le cadre des opérations de piraterie dans l’océan Indien, mais également de la formation de la garde royale bahreïnie. Celle-ci ne serait pourtant pas le seul corps armé qui bénéficie du « savoir-faire » français.

Un régime répressif depuis 2005

Comme Le Point.fr le révélait en février 2011, les forces antiémeute de Bahreïn, en action depuis le début du Printemps de la Perle, ont été formées par des policiers français issus des compagnies républicaines de sécurité (CRS), en vertu d’un accord de coopération en matière de sécurité intérieure signé en novembre 2007 à Paris. À la Direction générale de la police nationale, on assure que la dernière opération de gestion démocratique des foules à Barheïn date de 2008.

« C’est une opération intéressante, car elle privilégie l’emploi d’armes non létales, ce qui est un plus dans ces pays-là », indique une autre source proche du dossier. « Le royaume de Bahreïn est connu pour faire un usage excessif de la force depuis 2005 », rappelle pour sa part Aymeric Elluin, d’Amnesty International. « Et cela concerne à chaque fois l’usage de grenades lacrymogènes. »

Presse contre-révolutionnaire (Armin Arefi, LePoint.fr, 14 février 2013)

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[Marseille, mercredi 20 février] Débat sur le dépistage du cancer du sein

Le dépistage du cancer du sein par mammographie est de plus en plus contesté : efficacité remise en cause (faible selon certaines études voire nulle selon d’autres), pression (médiatique, médicale) sur les femmes, effets délétères certains notamment liés au surdiagnostic. Venez en débattre à l’Équitable Café mercredi 20 février à 20h00. L’auteur du livre No Mammo, Rachel Campergue, participera au débat. (…)

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Organisation : Massilia Santé System et collectif santé Équitable Café.

Marseille Infos Autonomes, 7 février 2013

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[Copwatch] « Dans ces vidéos, les détenus qui avaient, semble-t-il, consommé de l’alcool et du cannabis, critiquaient les personnels travaillant et l’institution » LOL

Ils filment des surveillants de prison

Trois surveillants du centre de détention de Val-de-Reuil (Eure) ont été filmés à leur insu, avec un smartphone, par des détenus qui ont diffusé ces images sur Facebook, a-t-on affirmé aujourd’hui de source syndicale.

Les faits se seraient produits au début du mois de février dans ce centre de détention qui compte près de 800 détenus. « Dans ces vidéos, les détenus qui avaient, semble-t-il, consommé de l’alcool et du cannabis, critiquaient les personnels travaillant et l’institution », a assuré Sébastien Ménard, délégué de l’Union fédérale autonome pénitentiaire (Ufap).

Selon ce syndicaliste, la direction a mené des investigations, découvert le propriétaire du smartphone et récupéré les vidéos. « Nous souhaitons maintenant des poursuites disciplinaires mais aussi devant les tribunaux », a indiqué Sébastien Ménard.

Ce syndicaliste estime qu’il s’agit d’une affaire « grave » qui ne doit pas être banalisée. « Il y va de l’intégrité physique et morale des personnels », a-t-il ajouté.

Presse carcérale (Agence Faut Payer, 14 février 2013)

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La bible de l’assurance chômage

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