[Maroc] Mohammed VI, le Roi prédateur

Le Roi prédateur. Un livre accusateur contre Mohammed VI

Deux journalistes français publient Le Roi prédateur, un livre à charge contre Mohammed VI, le souverain marocain qu’ils accusent d’avoir mis l’économie du pays «en coupe réglée» pour s’enrichir.

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L’édition de dimanche dernier du quotidien espagnol El Pais, qui publiait les bonnes feuilles de l’ouvrage, a été interdite au Maroc, un haut responsable du ministère de la Communication soulignant son caractère «diffamatoire et sans preuve». Les deux co-auteurs du livre, publié aux éditions du Seuil, sont Catherine Graciet et Éric Laurent. La première a été journaliste au Maroc et a notamment écrit, avec le journaliste Nicolas Beau, La Régente de Carthage, un ouvrage consacré à Leïla Trabelsi, épouse de l’ex-président tunisien Zine El Abidine Ben Ali. Éric Laurent a publié de nombreux ouvrages, dont La Mémoire d’un roi (1993), un recueil d’entretiens avec le roi Hassan II, père de Mohammed VI.

Le livre des deux journalistes part d’un constat : «En juillet 2009, le magazine américain Forbes créa la surprise en publiant sa liste annuelle des personnalités les plus riches du monde. Dans le classement spécialement consacré aux monarques, le roi du Maroc faisait une surprenante apparition à la 7e place, avec une fortune évaluée à 2,5 milliards de dollars.» La fortune de Mohammed VI «avait doublé en cinq ans» en dépit de la crise financière mondiale, notent les auteurs. «Mohammed VI, roi du Maroc, est désormais le premier banquier, le premier assureur, le premier agriculteur de son pays. Il y joue un rôle dominant dans l’agroalimentaire, l’immobilier, la grande distribution, l’énergie et les télécoms», disent-ils. Les deux journalistes cherchent à décrire les rôles respectifs dans l’entourage du roi, dans la conduite des principaux holdings gérant les participations royales dans les entreprises du pays et dont le domaine d’action s’est élargi depuis l’accession au trône de Mohammed VI, en 1999. Ils décrivent plusieurs opérations démontrant, selon eux, cette mainmise du palais royal sur la marche des affaires, comme les circonstances de la création de la plus grande banque du pays ou l’introduction en Bourse d’un groupe immobilier appartenant à un proche du roi.

«L’absolutisme royal de Hassan II était résolument politique et visait à assurer la pérennité de la monarchie marocaine. L’absolutisme de Mohammed VI s’exerce, lui, dans le domaine de l’économie et ne s’accompagne d’aucune stratégie politique pour assurer l’avenir de la dynastie qu’il incarne», estiment les deux journalistes. Les éditions du Seuil ont par ailleurs protesté, mardi, contre l’interdiction d’El Pais au Maroc. «Les Éditions du Seuil, éditeur du livre, par la voix de leur président, Olivier Bétourné, s’indignent, au nom de la liberté d’expression et de publication, de cet acte de censure contre un livre certes fort critique du roi du Maroc et de sa cour, mais écrit de bonne foi et fruit d’un travail d’enquête exceptionnel», indique un communiqué.

Leur presse (ElWatan.com, 29 février 2012)


« Le Roi prédateur », de Catherine Graciet et Éric Laurent : royal business

On cherchera en vain quelques lignes sur la vision politique de Mohammed VI, ce que pense le palais du « printemps arabe » ou le bilan que le roi tire des réformes qu’il a lui-même initiées, telle la nouvelle Constitution approuvée par référendum, pour parer à toute contestation. Rien de ce côté-là. Sur le commerce, le business, en revanche, en veux-tu en voilà.

Page après page, les auteurs décrivent un souverain allié de la France devenu « le premier banquier, le premier assureur, le premier agriculteur » de son pays, et un homme d’affaires de premier plan dans « l’agroalimentaire, l’immobilier, la grande distribution, l’énergie, les télécoms »… Un roi « Midas », écrivent-ils, classé au 7e rang en 2009 des monarques les plus riches par le magazine américain Forbes, et dont la fortune aurait doublé en cinq ans. Celui qui s’était vu attribuer l’étiquette de « roi des pauvres » lorsqu’il succéda à son père, Hassan II, en 1999, n’a plus rien à voir avec le roi des affaires dont il est question ici.

Prédation économique

À travers les holdings royales, les prises de participation dans des domaines aussi variés que le sucre, le foncier, les terres agricoles, le BTP, l’électricité ou même la culture, c’est une véritable mise en coupe réglée de l’économie marocaine que dénoncent les deux journalistes. Tout ou presque, affirment-ils, remonte aux caisses royales. Au point que le Maroc constitue à leurs yeux « un cas unique ».

« La plupart des dirigeants pillent leur pays en confisquant à leur peuple les richesses. Au Maroc, c’est le peuple qui, chaque jour que Dieu fait, enrichit le roi en achetant les produits de ses entreprises », assurent Catherine Graciet (coauteur de La Régente de Carthage — La Découverte, 2009 —, qui dénonça l’emprise mafieuse de Leila Trabelsi, l’épouse de l’ex-président Ben Ali en Tunisie) et Éric Laurent (auteur de nombreux ouvrages, dont La Mémoire d’un roi — Plon, 1993 —, tiré de ses entretiens avec Hassan II). Dernier « Eldorado » en date : le développement des énergies renouvelables, avec la création de la dernière-née des entreprises royales, Nareva, déjà dotée d’importants contrats dans le domaine éolien. Mais muette quant à ses objectifs.

Deux hommes, proches de Mohammed VI, sont particulièrement visés par ce brûlot : Mounir Majidi, secrétaire particulier du roi et grand argentier du palais, et Fouad Ali El Himma, ministre délégué à l’intérieur de 1999 à 2007. Les deux hommes, rivaux, sont toujours décrits à la manœuvre pour imposer, souvent de façon brutale, les vues du palais dans le domaine des affaires comme dans celui de la sécurité. Lors des manifestations du Mouvement du 20 février, qui réclame à intervalles réguliers dans les rues de villes marocaines plus de justice sociale et la fin de la corruption, leurs noms seront systématiquement dénoncés.

À travers ces deux personnages, qui ont connu le roi dans sa jeunesse, l’un par le truchement d’un cousin, l’autre en partageant la même formation au Collège royal, les intrigues de cour, les nominations et les disgrâces peuplent l’univers royal et le docile Makhzen, selon cette expression typique qui désigne les institutions marocaines. Malheur à ceux qui tentent de s’opposer ! Ceux-là se voient écartés sans ménagement, étranglés financièrement et parfois condamnés à de lourdes peines de prison comme en témoigne Khalid Oudghiri, ancien patron de la puissante banque Attijariwafa Bank, déchu, humilié et pour finir condamné par contumace — il vit en France — à vingt ans de prison. L’homme livre ici les pressions, témoignages à charge et accusations extorquées dont il fut l’objet. Tous ses biens, au Maroc, seront saisis.

Certes, le réquisitoire de ce livre est brut, les témoignages souvent anonymes, et les faits parfois approximatifs faute d’accès direct aux sources. Mais l’ampleur de la prédation économique ainsi décrite, dans un pays où 15 % de la population vit au-dessous du seuil de pauvreté fixé à 2 dollars par jour, ne peut que choquer.

LE ROI PRÉDATEUR de Catherine Graciet et Éric Laurent. Le Seuil, 216 p., 17,80 euros.

Mohammed VI a été classé en 2009 au 7e rang des monarques les plus riches par le magazine américain Forbes.

Leur presse (Isabelle Mandraud, LeMonde.fr, 29 février 2012)

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Sétif (Algérie). Émeutes à Beni Fouda

La paisible commune de Beni Fouda, à une vingtaine de kilomètres au nord-est de Sétif, a été secouée ce lundi par de graves émeutes.

Les sièges de l’APC et de l’ADE ont été totalement saccagés par des manifestants en colère. Les mauvaises conditions de vie et le chômage, qui lamine une grande partie de la population, les jeunes en particulier, sont les raisons de ce coup de gueule. Les émeutiers ont tout d’abord fermé la RN 77 et la route qui mène à leur patelin empêchant toute circulation. Des pierres, des troncs d’arbres et des pneus auxquels ils ont mis le feu, ont été placés un peu partout à travers le village durant toute la journée. L’intervention des éléments de la gendarmerie n’a pas pour autant empêché les manifestants de poursuivre leur blocage ainsi que la destruction du mobilier et du matériel électronique aux deux sièges précités.

Des véhicules en stationnement et de nombreux magasins ont été également saccagés. L’on apprend qu’une dizaine de jeunes manifestants ont été interpellés par la gendarmerie, raison pour laquelle les émeutiers sont revenus à la charge pour demander la libération de leurs camarades. Dans l’après-midi d’hier, la situation restait très tendue dans ce patelin enfoncé au flanc de la montagne de Medjounes. Il est à noter que Beni Fouda est connue surtout par sa vocation agricole mais souffre de l’enclavement et du manque de perspectives pour ses jeunes.

Leur presse (L. Bourdim, ElWatan.com, 29 février 2012)

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[Paris] Manifestation contre les expulsions et la restructuration urbaine Samedi 17 mars

Un logement pour tous été comme hiver !

Manifestons contre les expulsions et la restructuration urbaine samedi 17 mars 13 heures métro Alexandre Dumas

À tous ceux qui vivent à 5 dans un 20m²,
À tous ceux qui se sont déjà fait couper l’électricité,
À tous ceux qui doivent choisir entre bouffer et payer leur loyer,
À tous ceux qui ont déjà fait des faux dossiers pour avoir un appartement,
À tous ceux qui se sont déjà ou vont se faire expulser,
À tous ceux qui en ont marre de claquer leurs salaires pour un petit appart’ humide,
À tous ceux qui ont de plus en plus de mal à payer leur loyer,
À tous ceux qui trouvent que tout ça c’est pas normal,
À tous ceux qui trouvent que le chacun pour soi c’est tout le monde dans la merde !

La fin de la trêve d’hiver arrive. Cette année, commme chaque année, la fin de l’hiver est le grand moment des expulsions. Presque plus de risque de mourir de froid dehors, alors la propriété reprend tous ses droits. C’est le grand ménage pour les propriétaires et l’État qui se débarassent enfin des locataires mauvais payeurs, des squatteurs, ceux dont on ne renouvelle pas le bail, tous ceux qui sont jugés peu rentables. Entre 2010 et 2011, le nombre d’expulsions est passé de 50’000 à 100’000. Cette année, il faut s’attendre à la même chose, alors que des milliers de logements sont vides. Cette question s’ajoute à un durcissement général des conditions de vie pour une grande partie des gens, entre baisse des allocations, précarisation, chômage. Le pire reste sans doute à venir, les loyers ne cessant d’augmenter alors que c’est déjà la galère.

Mais il faut bien que les affaires continuent et cette année est aussi celle du lancement du Grand Paris. Misère ou pas, crise ou pas, de grands projets de restructuration urbaine sont mis en œuvre par l’État avec les régions et les municipalités, principalement dans les villes populaires de la petite couronne : Ivry, Saint-Denis, Montreuil, Bagnolet, Aubervilliers…

Restructuration ça veut dire quoi ?

Concrètement les habitants de ces quartiers vont être expulsés pour permettre la construction d’immeubles de bureaux, de zones commerciales, et de logements au loyer très élevé. Le but étant de remplacer les classes populaires par une population plus riche. Les pauvres doivent devenir invisibles pour laisser la place à des zones attractives où dominent les boutiques branchées, l’industrie culturelle et les entreprises ou écoles de pointe. Il n’y a qu’à voir le nettoyage encore récent des derniers quartiers populaires de Paris pour imaginer le résultat : même quand les mairies prétendent construire quelques HLM, la plupart ne seront accessibles qu’à partir de 2000 euros de revenu. Face à cette politique de riches pour les riches, de nombreuses personnes s’organisent. Certains refusent de quitter le logement qu’ils n’ont plus les moyens de payer, d’autres s’opposent à la destruction de leurs lieux d’habitation et des liens de voisinage et de solidarité qui allaient avec. On ne se laisse pas déplacer en grande banlieue sous prétexte qu’on est vieux ou pas très rentable.

Dans plusieurs quartiers, des collectifs d’habitants se montent pour résister aux politiques urbaines et aux décisionnaires qui les pilotent. À Bagnolet, le collectif de la Noue perturbe régulièrement le conseil municipal ; à Saint-Denis, le comité de soutien de familles expulsées de leur squat cet hiver et qui occupent le parvis de la mairie organise des manifestations toutes les semaines. Ailleurs, ceux qui n’en peuvent plus d’attendre un HLM ou de vivre dans des conditions pourries occupent des logements vides. Que se multiplient les formes concrètes de résistance : collectifs de quartier indépendants de ceux qui gèrent la ville, occupations de logements vides, pression sur les conseils municipaux, les réunions de concertation et les bailleurs sociaux, qu’on soit 6, 50, 200, rassemblements et résistances concrètes contre les expulsions.

Indymedia Paris, 25 février 2012.

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Nouvelles de Tunisie

De nombreux équipements (salles de classes et bureaux) du lycée de Sbeitla 1 dans le gouvernorat de Kasserine ont été détruits, mardi 28 février dans l’après-midi, par des lycéens et d’autres individus étrangers à l’établissement, après le décès d’un lycéen qui s’était suicidé, a rapporté radio Shems.fm.

Élève de 3e année secondaire, ce lycéen a été renvoyé de l’établissement, mardi 28 février 2012, par le conseil de discipline. Le motif du renvoi est qu’il était entré au cours en état d’ivresse.

Le jour des faits, il s’est imbibé de carburant et s’est immolé par le feu dans la cour du lycée quelques heures plus tard. Transporté à l’hôpital, le jeune homme a succombé à ses brûlures.

Publié par des ennemis de la révolution (Tunisie numérique, 29 février 2012)


Un groupe de jeunes chômeurs de Gafsa (…) ayant choisi de faire un sit-in devant le réservoir d’eau sis à la zone Edouali, ont exigé du travail ainsi qu’un minimum de revenus pour leur permettre de subsister. Au cas où leurs revendications ne sont pas satisfaites, ils ont déclaré être prêts à contaminer le réservoir d’eau qui approvisionne 70% des foyers à Gafsa. Ils ont été jusqu’à menacer de jeter des carcasses d’animaux et des détritus dans le réservoir si les autorités ne répondent pas à leurs revendications. (…)

Publié par des ennemis de la révolution (Direct Info, 29 février 2012)


Sit-in hier chez Ennakl [société d’import-export de véhicules à moteur] : DG Porsche surpris en train de discuter avec Sakher el Materi au tél.

(tntrends sur Twitter, 28 février 2012)

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[Mort aux El-Assad !] Abandonnés du monde, les combattants de la liberté de Homs opposent une héroïque résistance aux « monstres de la 4e division »

(…) Aussi fragmentaires et invérifiables soient-elles, ces informations vont toutes dans le même sens : l’armée syrienne a resserré son étau autour du quartier et continue de pilonner sans relâche les rues et les maisons, où plusieurs milliers d’habitants se trouvent encore. Ce dispositif aurait été renforcé au cours des dernières 24 heures. Selon des membres de l’opposition syrienne dans la ville, des blindés appartenant à la 4e division de l’armée syrienne se seraient déployés depuis la nuit dernière dans les rues autour de Baba Amr. Ces blindés étaient, selon ces témoins, marqués de l’inscription « Les monstres de la 4e division », ce qui en dit long sur leur mission. Cette unité, garde prétorienne du régime, commandée par le propre frère du président syrien, Maher el-Assad, est depuis plusieurs mois le fer de lance de la répression lancée par les autorités syriennes contre le soulèvement syrien.

Si l’opération met en œuvre des moyens militaires, avec chars et artillerie lourde, le vocabulaire utilisé est trompeur. Les termes d’encerclement, de siège et d’assaut évoquent des combats, alors que l’opération de l’armée syrienne contre Homs ressemble plus à une action punitive, destinée à faire un exemple sanglant de la ville rebelle. Les pertes civiles, dont le bilan reste impossible à déterminer, ne sont à cet égard pas une conséquence d’une opération militaire, mais bel et bien le but recherché. L’ONU a reconnu mardi que le nombre des victimes de la répression syrienne était certainement beaucoup plus élevé que les 7500 morts officiellement admis, selon Lynn Pascoe, secrétaire général adjoint de l’ONU pour les Affaires politiques. (…)

Leur presse (Le Figaro, 28 février 2012)


Les forces du président syrien Bachar Al-Assad ont lancé mercredi un nouvel assaut sur la ville assiégée de Homs, alors que le Conseil de sécurité de l’ONU se penche sur un nouveau projet de résolution en faveur d’un cessez-le-feu humanitaire en Syrie.

De violents combats ont éclaté à proximité du quartier de Baba Amr, où une offensive au sol a été lancée au cours de la nuit. « L’armée tente de pénétrer dans le quartier avec son infanterie […] et il y a des échanges de tirs avec des fusils automatiques et des mitrailleuses », a indiqué un opposant, Mohammad al Homsi.

Le pilonnage de Homs s’est poursuivi et des obus sont tombés sur les quartiers de Khalidyé et al-Bayada. L’accès à la ville est désormais complètement coupé, selon plusieurs chefs de l’Armée syrienne libre (ASL), postés autour de Homs.

Un membre de la Commission générale de la révolution syrienne, Hadi Abdallah, a précisé que « les forces du régime ont pu couper une route clandestine par laquelle parvenaient » des produits alimentaires et médicaux. La « voie secrète qui liait Baba Amr au monde extérieur » servait également à évacuer les blessés.

Les nouveaux renforts envoyés par le régime la veille « augmentent notre crainte que l’assaut final est proche », a confié le militant.

(…)

Selon des analystes, en tentant d’étouffer à tout prix le bastion de la contestation de son régime, Bachar Al-Assad semble vouloir éviter que la ville de Homs ne devienne une nouvelle Misrata, ville libyenne dont la prise par les rebelles avait sonné le glas du président Mouammar Kadhafi l’automne dernier.

Le leader libyen en fuite avait été tué lors du dernier assaut contre Syrte, sa région d’origine.

« La chute de Misrata avait annoncé celle de Kadhafi à Syrte », a expliqué à l’AFP le directeur de recherche à l’Institut des relations internationales et stratégiques (Iris), Karim Bitar.

Après plus de trois semaines de bombardements sur la ville, les déserteurs affirment être toujours déterminés à défendre la « capitale de la révolution ».

« Le régime croit que s’il contrôle Homs, il mettra fin à la révolution. Mais il rencontre une résistance féroce, c’est pour cela qu’il n’a pas lancé d’assaut jusqu’à présent », affirme quant à lui le colonel Riad al-Assad, porte-parole de l’ASL, qui regroupe les soldats déserteurs.

Leur presse (Radio-Canada.ca avec Agence Faut Payer et Reuters, 29 février 2012)


Baba Amr rebels ‘will fight to the end’

A Syrian activist has told the BBC’s Richard Colebourn that around 400 Free Syrian Army fighters, who are under attack by government forces in the district of Baba Amr, « will fight to the end ».

The activist, who shot videos in Homs and posted them onto the internet, said that it is now becoming very hard to tell people what is going on.

« There will be more crimes » he said, « and no one will know. »

When asked about the response from the international community, he said that he feels « disgusted ».

« I’m not from another planet, I’m a human being trying to ask for help, » he said.

Leur presse (BBC News, 29 février 2012)

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Lyon en soutien à Luca et au NO TAV !

Une trentaine de personnes s’est retrouvée ce matin pour tagger le consulat général d’Italie à Lyon en soutien à la lutte contre le TAV et à Luca, activiste dans le coma suite à une altercation avec la police italienne. Retour en photos de l’action.

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Rebellyon, 29 février 2012.

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[Londres] Le 11 mars, ne manquez pas le « special training seminar » avec le camarade Jeff Monson

Jeff Monson & Black Rose Sunday 11th March

A few years ago members of the Whitechapel Anarchist Group and other local activists based around the London Action Resource Centre (LARC 62 Fieldgate Street E11ES) created Black Rose Martial Arts. The original intention was simply to have a healthly alternative to the hedonism of radical politics in the form of free weekly training in wrestling and mixed martial arts.

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Since it’s inception Black Rose has grown from strength to strength mainly due to the dedication of committed activists and the input of a wide range of incredible people to share skills and build confidence. The sessions have engaged a wide range of men and women, building a large collective around the project and has recently expanded into a kids club as well in the shape of Black Thorn.

Alarm has been proud to support Black Rose Martial Arts Co-Operative and to see it flower so beautifully. Recently Mixed Martial Artist and Anarcho-Communist Jeff Monson agreed to be the patron of Black Rose which was incredible for all those involved. In the next few weeks there will be the first issue of the Black Rose Magazine and also some amazing Black Rose T-Shirts from Sabcat.

But the main event is Black Rose Martial Arts Co-Op hosting Jeff Monson on SUNDAY 11TH MARCH. During the daytime there will be a special training seminar with Jeff at a hired gym for Black Rose regulars. Then in the evening from 5-7pm at LARC (London Action Resource Centre 62 Fieldgate Street Whitechapel E11ES) Jeff Monson will be talking in a public event on politics and fighting. Please come along for this unique event.

ALARM (All London Anarchist Revolutionary Movement), 22 février 2012

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[Anthropologie du bourgeois] « La cupidité s’accroît avec la fortune et le rang social »

Le riche est porté sur la triche, selon une étude

Les personnes issues des classes supérieures ont davantage tendance à enfreindre le code de la route, à chaparder des bonbons ou à mentir dans le but de s’enrichir encore davantage, révèle une étude réalisée aux États-Unis et au Canada. Ses résultats ont été publiés lundi dans la Revue de l’Académie nationale des sciences (PNAS).

L’étude a été réalisée par des chercheurs de l’Université de Californie à Berkeley et de l’Université de Toronto, qui ont réalisé sept expériences différentes auprès d’une centaine de personnes pour chaque test.

L’une de ces expériences a montré que les propriétaires de grosses cylindrées avaient plus tendance que les autres à commettre une infraction à un carrefour et laissaient moins traverser les piétons.

Bonbons

Un autre test réalisé avec un jeu de dés et une récompense à la clé a montré que les personnes se disant d’un statut social supérieur avaient davantage tendance à mentir sur leur score.

Et lorsqu’on leur a donné un paquet de bonbons en leur disant qu’il était destiné à des enfants présents dans une pièce voisine mais qu’elles pouvaient se servir, les personnes de milieux favorisés piochaient davantage que les autres.

Culture du résultat

« La recherche de l’intérêt personnel est une motivation plus importante pour l’élite, et la cupidité qui s’accroît avec la fortune et le rang social peut amener certains à mal se conduire », ont expliqué les auteurs de l’étude.

Ces derniers relèvent que les classes supérieures sont plus indépendantes et par conséquent moins inquiètes du qu’en dira-t-on.

Les plus riches sont plus portés sur la culture du résultat et ont une vision plus positive de la cupidité, ce qui peut les rendre « moins attentifs aux conséquences de leurs actes pour les autres », ont observé les chercheurs.

Leur presse (ats, 27 février 2012)

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[Lille] Samedi 17 mars 2012 – Journée contre la répression policière

Parce qu’elle te contrôle quand t’as une gueule qui lui revient pas !

Parce qu’elle veut tout savoir sur toi : ton sexe, tes origines, ta sexualité, ta religion, tes opinions, ton ADN, tes empreintes…

Parce qu’elle refuse l’asile alors que c’est elle qui a fait fuir les gens de leur pays !

Parce qu’elle te soumet à un système qui ne te correspond pas !

Parce que, vu des beaux quartiers, elle a l’apparence de la « sécurité » mais qu’elle n’est qu’intimidation quotidienne dans les quartiers populaires !

Parce qu’elle te tabasse lors de tes révoltes et de tes manifs !

Parce que, quand t’es gréviste, elle est toujours là pour essayer de  t’intimider ou d’entraver tes actions !

Parce que ce pays l’exporte à l’étranger comme un savoir-faire !

Parce qu’elle ne veut pas être filmée et prise en photo quand elle agit !

Parce qu’elle fait peur et résigne !

Chaque année depuis 1997, vers le 15 mars, le COBP (Collectif Opposé à la Brutalité Policière) organise des manifestations dans les rues de Montréal, et cette journée de protestation s’est étendue à de très nombreux pays.

En France, alors que la multiplication des intimidations, violences policières, interpellations, condamnations de toutes sortes continuent de dessiner un peu partout un ordre policier généralisé, s’est imposée l’idée d’une nouvelle journée de mobilisation contre les politiques sécuritaires en cours ou à venir.

À Lille, le CRRIMMS, Collectif de Résistance à la Répression et à l’Intimidation des Militants et des Mouvements Sociaux, répond à cet appel international.

Nous dénonçons !

• Nous dénonçons les morts suspectes après une interpellation (en 2008 on compte 11 morts suspectes de la part de la police et cinq blessés graves, en 2009 on compte 5 morts, 5 blessés, en 2010, 9 morts suspectes, 5 blessés).

• Nous dénonçons les morts suspectes déguisées sous forme de suicide en prison !

• Nous dénonçons les contrôles d’identité de manière générale mais surtout les contrôles d’identité au faciès !

• Nous dénonçons la chasse aux sans papier-e-s et aux migrant-e-s à Lille, Calais, Angres, Norrent-Fontes, Steenvoorde, et partout ailleurs !

• Nous dénonçons le racisme et la violence de l’institution policière qui est au service des intérêts des plus riches et des classes dirigeantes !

• Nous dénonçons la multiplication des lois et des projets sécuritaires qui restreignent les libertés. Et 50 ans après la fin de la guerre d’Algérie, nous dénonçons les techniques répressives contre-insurectionnelles nées et testées durant cette guerre qui visent aujourd’hui à toujours plus nous contrôler et nous ficher par tous les moyens !

• Nous dénonçons la violence pendant les mouvements sociaux comme ce fut le cas en octobre 2010 à l’égard des lycéen-nes sur qui des chiens furent lâchés à Lille, Roubaix, Tourcoing !

• Nous dénonçons la multiplication des procès et des amendes pour les grévistes et militant-es des mouvements sociaux (Xavier Mathieu pour avoir refusé la prise ADN) !

• Nous dénonçons la censure à l’égard du site copwatch et de toute personne voulant filmer ou prendre en photo les forces répressives !

• Nous dénonçons toute répression qui vise à nous soumettre et à nous faire taire !

Notre silence ferait de nous toutes et tous les complices de l’État policier !

Le métier de policièr-e est dangereux ?

On nous dit souvent que le métier de policier-e est dangereux. Pourtant selon le site « victimes du devoir », le nombre de mort-es dans la police est stable depuis une dizaine d’années. On en comptait 3 en 2002, 9 en 2003 et 2004, puis 2 en 2005 et 2006, 6 en 2007, 5 en 2008 et 7 en 2009, 6 en 2010 et 4 en 2011. Nombre dérisoire au regard du nombre de morts liées aux accidents de travail : 144 dans la construction et 134 dans l’industrie entre 2002 et 2004.

En même temps les policier-es ont de plus en plus tendance à se considérer comme des « justiciers », ce qui légitime selon eux l’usage de la violence lorsqu’il y a « dérives » ou « bavures » de leur part.

Si on compare,  un-e ouvrier-e qui commet une faute grave est licencié-e, et un-e policier-e qui fait perdre un œil à un-e jeune lycéen-ne ou cause une blessure mortelle se fait seulement muter. L’impunité dont jouissent les policier-es reste un facteur important pour que ce système d’injustice sociale puisse fonctionner, car c’est cette impunité qui leur permet d’employer la violence en sachant pertinemment qu’ils ne risquent pas grand-chose.

La police protège-t-elle tout le monde ? L’usage de la violence est-il propre à ce métier ?

La police se définit surtout comme « maintien de l’ordre ». Quel ordre ? Un ordre inégalitaire, celui d’une société organisée sur la domination économique et politique d’une minorité  sur une majorité qui se fait exploiter toute sa vie. Il ne faut pas oublier que la police française a été créée sous Louis XIV, au même moment que l’instauration du code noir de l’esclavage. Son but était de chasser les mendiant-es, et donc assurer la sécurité des dominant-es.

Aujourd’hui encore, les violences policières sont ciblées ; elles touchent essentiellement les pauvres, les immigré-es, mais aussi les jeunes, les militant-es politiques, les « déviant-es », les insoumis-es…

Prenons l’exemple des jeunes. Human Rights Watch publie dans son rapport du 2012 que les jeunes issus des minorités, dont des enfants de moins de 13 ans, font fréquemment l’objet de contrôles comprenant des interrogatoires prolongés, des palpations portant atteinte à leur intimité… Ces contrôles arbitraires peuvent avoir lieu même en l’absence d’un signe quelconque d’infraction.

La Commission nationale de déontologie de la sécurité a également publié en 2008 une étude recensant des exemples de « violences illégitimes » des forces de l’ordre envers les moins de 18 ans. Recours excessif à la force lors d’une interpellation, fouille de sécurité injustifiée ou placement en rétention administrative comparable à de la maltraitance. Depuis sa création en 2000 la Commission a traité 75 dossiers concernant des mineurs (environ 10% du total).

Or est-ce que quelqu’un-e peut imaginer que Jacques Chirac ou Lilliane Bettencourt, si tant est qu’un jour on vienne les chercher, puissent être l’objet d’un traitement pareil au moment de leur interpellation ? Ce n’est pas possible parce que les policier-es ont intégré la nature de leurs client-es ; ils savent très bien reconnaître à qui ils ont à faire.

Les démonstrations de forces de sécurité, leur présence partout et la violence utilisée, plutôt qu’à nous protéger, sert plus à nous inculquer la peur et la suspicion ainsi qu’à nous apprendre la place qui nous est réservée dans cette société.

Programme de la journée Samedi 17 mars 2012

10h30 – Table ronde sur la répression (place Martin Luther King, Lille Sud)

14h – Départ manifestation (place Martin Luther King, Lille Sud)

17h30 – Assemblée populaire (place Degeyter, Lille Fives)

19h30 – Repas collectif (place Degeyter, Lille Fives)

21h30 – Projection plein air (place Degeyter, Lille Fives)

Collectif contre la répression et l’intimidation des militants et des mouvements sociaux (CRRIMMS), Collectif Vérité et Justice, Groupe des anarchistes de Lille et environs (GDALE).

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[Metz] Pressions policières sur la CNT (nuit du 24 au 25 février)

Communiqué de presse de la CNT Moselle suite à la bavure policière du vendredi 24 février

Le vendredi 24 février, la CNT organisait une soirée de soutien dans ses locaux situé au 5 place des Charrons, à Metz. Alors que tout se déroulait bien, la Police est intervenue pour un tapage. Le chef de patrouille  a demandé à parler à un responsable de notre organisation. Le secrétaire régional de la CNT s’est présenté et a fait remarquer à l’officier qu’aucun tapage n’avait lieu et qu’il pouvait le constater par lui-même. L’officier a alors exigé les papiers d’identité de notre camarade. Celui-ci lui a alors demandé le motif de ce contrôle d’identité tout en sortant ses papiers. C’est alors que sans motif, l’officier a déclaré : « y’en a marre on l’embarque ». Le secrétaire du syndicat CNT des travailleurs de l’éducation sera également interpellé pour avoir osé dire au premier que l’avocat du syndicat allait être immédiatement contacté. S’en est suivi des propos inadmissibles tenus par l’officier : « je vais vous faire fermer votre syndicat de merde », « sales rouges », « connard de syndicalistes », « petit con, connard ». Il est à noter qu’à aucun moment, nos camarades n’ont élevé la voix ni insulté les policiers, pour preuve, aucune garde à vue n’a eu lieu suite à ces arrestations. Le chef de patrouille préférant mettre les deux militants de la CNT en cellule de dégrisement pour Ivresse Publique Manifeste… un comble dans la mesure où se sont ces mêmes agents qui ont demandé à nos camarades de sortir. On peut dès lors supposer un piège. Le seul problème étant que nos camarades n’avaient pas bu, qu’il leur a été refusé un test d’alcoolémie ainsi que l’explication de leurs droits à l’hôpital devant le personnel hospitalier quelque peu interloqué par la situation. En effet, nos camarades ne savaient pas sous quel régime ils étaient placés.

Une fois au commissariat de police, ils leur est notifié leur placement en cellule de dégrisement. Pour autant, le scandale policier ne s’arrête pas là. Personne ne demandera à nos camarades de signer l’inventaire de leur fouille. Les policiers mettront de leur propre chef : « trop ivre pour signer ». À leur sortie, aucun procès verbal d’IPM ne leur sera présenté, ni aucune garde à vue notifiée, à croire que toute la procédure policière ce soir-là est restée clandestine. Par ailleurs, nous relevons le sang froid de nos camarades, qui resteront courtois malgré les invectives incessantes du responsable de patrouille à leurs endroits.

Mais le scandale ne s’arrête pas là. En effet, la police est revenue mettre la pression à la CNT. Pas moins de six voitures comprenant une vingtaine de policiers en uniforme et en civil, ont encerclé le local du syndicat aux alentours de 1h du matin, en interdisant l’accès à des locaux syndicaux au public, en insultant les gens présents, et en mettant la pression pour obtenir la fermeture de nos locaux. Nous pouvons affirmer que lors de cette soirée, la Police a violé tous les droits démocratiques élémentaires : liberté d’expression, liberté de circulation, liberté d’organisation, liberté syndicale. Elle a usé de prétextes fallacieux afin d’interpeller des militants syndicaux. Elle a usé de provocations inadmissibles afin de tenter de pousser les interpellés au délit, ce qui, nous le rappelons, n’aura jamais été le cas. Les provocations policières ce soir-là n’avaient, à notre sens, pour seul but que de déstabiliser notre organisation syndicale en espérant créer un affrontement devant nos locaux.

De fait, la CNT ne peut considérer l’action policière que comme une action politique, ce qui n’est pas dans ses attributions, hostile à son égard. La CNT a pris contact avec ses avocats, et témoignages à l’appui, déposera plainte cette semaine auprès du procureur de la République.

Nous nous tenons à la disposition de la presse pour toute information complémentaire.

CNT – Union départementale de la Moselle, 28 février 2012.

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[PCC dégage !] Résistance et répression au Xinjiang

Chine : au moins 12 morts dans des émeutes au Xinjiang

Au moins 12 personnes ont été tuées mardi dans des émeutes survenues près de Kashgar, dans la région autonome en majorité musulmane du Xinjiang, fréquemment sujette à des troubles opposant la minorité ouïghoure turcophone aux Chinois « Hans », a rapporté l’agence Chine nouvelle.

Des « émeutiers » ont attaqué à l’arme blanche et tué au moins dix personnes dans le district de Yecheng, a précisé l’agence officielle de presse chinoise.

Chine nouvelle a ajouté que la police avait pour sa part tué « au moins deux meurtriers » et pourchassait les autres.

Le Xinjiang, région aux confins occidentaux de la Chine, est régulièrement secoué par des troubles en raison des fortes tensions entre Hans (ethnie majoritaire en Chine) et Ouïghours (musulmans turcophones).

Nombre de ces derniers, qui sont près de neuf millions, dénoncent la répression culturelle et religieuse à leur encontre ainsi que l’immigration massive de Hans qui procèdent au développement économique de cette région encore pauvre, mais possédant d’abondantes ressources naturelles.

Le Xinjiang avait en particulier connu des troubles fin juillet et début août 2011, à la suite desquels Pékin avait envoyé une brigade d’élite de la police antiterroriste. Les attaques officiellement attribuées à des Ouïghours et les ripostes de la police avaient fait plus de 20 morts.

Des violences bien plus meurtrières avaient éclaté en juillet 2009. Plus de 1.600 personnes avaient alors été blessées et près de 200 tuées à Urumqi, capitale de cette région autonome.

Les principales victimes avaient été des Hans. Les jours suivants, ces derniers s’étaient vengés, lançant des expéditions punitives contre des Ouïghours.

Ces émeutes, les plus meurtrières en Chine depuis des décennies, avaient déclenché une implacable répression contre les Ouïghours avec des dizaines d’exécutions, de nombreuses disparitions et arrestations, aggravant encore le ressentiment de cette communauté contre le pouvoir communiste chinois.

À la fin de l’année dernière, la police avait abattu sept preneurs d’otages appartenant à un « groupe terroriste » dans le district de Pishan, au cours d’une opération qui avait permis de libérer deux otages, avait rapporté le gouvernement régional.

Fin janvier, les autorités du Xinjiang ont annoncé le recrutement de 8.000 policiers supplémentaires, principalement pour renforcer les effectifs des forces de l’ordre dans les campagnes.

Leur presse (Agence Faut Payer, 28 février 2012)

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La critique des médias en action à La Grande-Borne (Grigny)

Une équipe de France 3 agressée

Une équipe de la rédaction de France 3 Ile-de-France a été agressée ce matin par des personnes cagoulées munies de barres de fer dans la cité de La Grande-Borne à Grigny (Essonne), a-t-on appris mardi auprès de la chaîne.

« Ce matin, deux journalistes en reportage pour le 12/13 de France 3 Paris Ile-de-France à la cité de la Grande Borne à Grigny, accompagnées de leur opérateur de prise de son, ont été agressées par des individus cagoulés et munis de barres de fer », a annoncé France 3 dans un communiqué.

« Elles ne sont pas blessées mais très choquées et ont déposé plainte au commissariat. La caméra leur a été volée », a ajouté la chaîne, qui a « dénoncé cette agression portée à l’encontre de journalistes dans le cadre de l’exercice de leur métier ».

L’agression survient après celle d’une autre journaliste dimanche à la cité de La Grande-Borne, travaillant pour RMC. Une journaliste, également en reportage, a été agressée physiquement et son matériel a été volé, a-t-on annoncé à la rédaction de RMC.

Ces agressions se produisent alors que l’Opievoy, bailleur social d’Ile-de-France, a annoncé lundi soir dans un communiqué avoir porté plainte contre X, après l’agression mercredi d’un de ses gardiens en poste dans la cité de La Grande-Borne.

Le parquet d’Évry a précisé qu’une enquête a été confiée au commissariat de Juvisy-sur-Orge (Essonne).

Leur presse (Agence Faut Payer, 28 février 2012)

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Home Sweet Home !!! Un 5e bâtiment pour vivre !

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HOME SWEET HOME, DE NOUVEAU CHEZ NOUS !!!

Le 6 octobre 2011, le CREA réquisitionne une maison 5 rue Goudouli et lance ainsi le début de la campagne « Zéro enfant à la rue ». Vide depuis 2 ans, cette maison appartenant à un propriétaire privé, doit accueillir 5 familles avec enfants, soit une trentaine d’habitant·e·s.

Le 10 octobre, nous faisons constater l’occupation de la maison par de nombreuses personnes : les médias, le voisinage et même la police pour justifier notre présence depuis plus de 48h dans les lieux et ainsi, être protégé·e·s par la Loi.

Cependant, le 12 octobre, à 6h du matin, la police force l’entrée du-e notre domicile et embarque au passage ses occupant·e·s au commissariat central sous le prétexte fallacieux de dégradation. Aucune décision de justice ordonnant notre expulsion n’a été prise ce qui est contraire à la Loi.

NOUS NE SOMMES PAS EXPULSÉ·E·S !!!

Pourtant, le jour-même, l’accès à la maison est obstrué : serrures changées par la police. Une semaine plus tard les entrées et les fenêtres sont murées par le propriétaire !

Devant ce viol illégal de notre domicile par la police, nous portons plainte auprès du Procureur de la République. Cette plainte a été reçue, une enquête est en cours et le 18 janvier, nous nous réinstallons CHEZ NOUS, avec les familles. De nouveau, c’est l’ébullition policière : 4 voitures débarquent, la police questionne refusant d’admettre que nous sommes CHEZ NOUS ! Des discussions s’entament, les preuves de notre légitimité la plus totale sont à nouveau présentées.

La police ne respecte pas la loi : au bout de 48h, nous sommes occupant·e·s sans droit ni titre et une expulsion ne se fait pas sans procédure !

Alors que de nombreuses familles se retrouvent à dormir à la rue, dans des voitures ou sous des tentes et que l’ÉTAT réduit le budget du social pour mieux sauver les banques et les patrons, la réquisition est une solution concrète, immédiate et légitime ! Un 5e bâtiment d’ouvert, ce sont 5 familles de moins à la rue ! L’entraide et l’autogestion sont nos armes, nous ne lâchons rien, ON CONTINUE !

La misère n’est pas une fatalité, les gouvernants l’organisent et arment le bras de la répression policière pour nous faire taire ! Toulouse ne lutte pas seule, à Tours, à Nantes, à Grenoble, à Marseille, à Paris ou à Dijon mais aussi en Europe et partout dans le monde, des galérien-ne-s s’unissent pour reprendre la ville et la partager. Il en va de notre responsabilité à tou-te-s si nous voulons en finir avec l’injustice, l’autorité et l’inégalité. Le peuple n’a besoin ni de chefs, ni de partis, ni de sauveurs. Émancipons-nous, organisons-nous par nous-mêmes et pour nous-mêmes, par l’entraide et l’autogestion.

Nous avons besoin de nouvelles initiatives et de forces pour continuer. Toutes et tous, RDV 5 rue Goudouli, de jour comme de nuit, pour nous soutenir et participer à la campagne.

Plus de gosses, plus d’adultes, plus personne à la rue ! Mettons fin à la misère, la Force est avec nous !

N’essayons pas, faisons ! Tout le Pouvoir au Peuple !

ZÉRO ENFANT À LA RUE.

Collectif pour la Réquisition, l’Entraide et l’Autogestion, 28 février 2012.

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Je suis né d’une cigogne

Charmois. La statue de la Vierge volée la nuit dernière

Au cours de la nuit de lundi à mardi, la statue de la Vierge située dans la grotte, au pied du nid de cigognes de Charmois (Territoire de Belfort), a été dérobée. Elle a été remplacée par une cigogne décorative dont la tête était cassée.

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Le maire, Jean-Claude Hauteroche, a prévenu la gendarmerie qui a fait, sur place, les constatations d’usage. Puis il est allé déposer plainte à la brigade de Grandvillars. Très rapidement, il s’est avéré que la cigogne avait été volée dans un jardin, à Bourogne.

Mais aucune trace de la statue. Cette nouvelle affaire perturbe la sérénité des habitants du village. Elle fait suite en effet à une série de cambriolages perpétrés dans plusieurs pavillons de la commune il ya quelques jours. D’un point de vue symbolique, par ailleurs, la disparition de la statue est particulièrement mal ressentie dans ce village sans église, dont le seul symbole religieux est cet oratoire, érigé au centre du village, en l’honneur de la Vierge.

Chacun s’interroge mais il est bien difficile de comprendre les motivations des auteurs de cet acte de vandalisme. II prouve, pour le moins, que la bêtise humaine n’a décidément pas de limite.

Leur presse (LePays.fr, 28 février 2012)

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Initiative NO TAV Paris – mardi 28 février

Aujourd’hui, mardi 28 février, comme déjà hier dans plus de 40 villes en Italie, une initiative de solidarité avec la lutte de Val de Suse a eu lieu à Paris. Une banderole avec l’inscription « Solidarité avec la Val Susa. NO TAV » a été déployée Gare de Lyon pendant que des tracts ont été distribués aux voyageurs. Ici le texte du tract et quelques photos :

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NO TAV Solidarité avec la lutte de Val de Susa
LIBERTÉ POUR TOU(TE)S

En Italie, depuis plus de 20 ans, un mouvement s’oppose à la construction d’une nouvelle ligne de train à haute vitesse (TAV) Turin-Lyon qui devrait passer, tout en détruisant le territoire, par la Val de Susa, une région montagneuse à côté de Turin.

Le mois dernier il y a eu une imposante opération judiciaire contre ce mouvement, avec plus de 30 arrestations pour essayer d’affaiblir la résistance et la diviser entre « bons » et « mauvais » manifestants.

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Samedi 25 février une manif de 70.000 personnes a voulu exprimer sa solidarité avec les arrêtés et sa ferme volonté de continuer la lutte. Hier a eu lieu un énième acte de répression : les forces de l’ordre, dans le but de permettre l’élargissement du chantier, ont essayé de détruire la Baita Clarea, une petite maison construite par les No TAV sur le terrain qui doit être traversé par le tunnel de la ligne Tav.

Un nombre impressionnant de flics et de militaires a été utilisé pour l’opération d’expulsion. Alors qu’un groupe de militants était encerclé dans la Baita Clarea, l’un d’entre eux est monté sur un pylône électrique pour essayer de ralentir l’opération. Un flic a alors tenté de le faire descendre, sans filet ni outil de protection, manœuvre totalement assassine. Luca, après avoir annoncé qu’il ne se rendrait pas, a grimpé un peu plus haut et a pris une forte décharge électrique, faisant une chute de plusieurs mètres. Depuis il est hospitalisé en état de coma pharmacologique à l’hôpital de Turin et sa vie est en danger.

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Dans certaines usines et écoles de la Vallée des grèves spontanées ont immédiatement été déclenchées, l’autoroute et les deux nationales restent aujourd’hui encore bloquées. Des mobilisations de solidarité ont eu lieu dans plus de 40 villes italiennes, et même à l’étranger, avec plusieurs manif’ sauvages et blocages de trains.

La résistance de Val de Susa, loin d’être l’expression d’un malaise local, est plutôt l’expression d’un refus radical des logiques économiques et politiques imposées par un système qui exploite et détruit territoires et populations.

Solidarité avec Luca et les inculpés de la lutte NOTAV !

Organisons-nous et faisons exploser notre rage face à la militarisation des territoires et la destruction de notre existence.

Paris, le 28 février 2012.

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[Paris Mercredi 7 mars] Procès suite à la manif Opéra mouvement retraites

Mercredi 7 mars cinq personnes passeront en procès pour « attroupement en vue de commettre des violences ou des dégradations » (loi « contre les bandes ») et « refus de prélèvement ADN » suite à la manif du 16 octobre 2010 qui partie de Nation s’était finie vers l’opéra Bastille lors du mouvement des retraites. L’audience aura lieu à 9h à la 24e chambre du TGI de Paris métro Cité.

Pour rafraichir les mémoires des textes disponibles entre autres ici :
http://www.infokiosques.net/spip.php?article852 et ici :
http://infokiosques.net/lire.php?id_article=816

Liste de discussion du réseau Résistons Ensemble, 28 février 2012.

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[29 février 2012 : Rassemblement contre les mesures d’austérité] 11h place de la Révolution à Besançon

Rassemblons-nous pour promouvoir et préparer la grève générale ! Contre le capitalisme, ses crises et son austérité !

Encore un appel intersyndical à sortir la tête du trou une journée (le 29 février), pour mieux l’y enfouir de nouveau le lendemain. Encore une fois on nous dissuade de faire grève en faisant mine de nous y appeler.

Cette fois, la “mobilisation” se veut européenne, c’est déjà un progrès par rapport aux simulacres de contestation que les bureaucrates syndicaux du monde mettent en scène en ordre dispersé. L’appel émane de la Confédération européenne des syndicats (CES), organisme intégré aux structures de l’Union européenne qui regroupe la plupart de ceux qui ont renoncé à défendre les intérêts des travailleurs pour mieux collaborer à la gestion du système qui nous broie chaque jour un peu plus. En France, il est à peine relayé et promet d’être assez peu suivi. Les fossoyeurs de la lutte de classe sabotent eux-mêmes leur démonstration de faiblesse.

Pourtant, les raisons ne manquent pas de retrouver les chemins d’une lutte radicale contre le capital et ses États. Celle invoquée ici, le refus des plans d’austérité, est même excellente : il s’agit d’affirmer que les travailleurs — nous, vous, toi — ne sont pas disposés à payer les dégâts de la crise du capital. Les exemples ne manquent pas non plus, d’Oakland à Athènes, de travailleurs résolus à mettre des bâtons dans les roues de l’exploitation, à affronter, physiquement si nécessaire, les classes dominantes. Malgré les hésitations, malgré toutes les trahisons de la gauche politicienne et syndicale, la perspective qu’ils indiquent est la seule à même de nous sortir par nous-même de l’impasse capitaliste, ses bases sont :

• l’action directe, celle entreprise par les travailleurs eux-mêmes, sans intermédiaire en cravate ni délégation de pouvoir ;

• la démocratie directe, la souveraineté des assemblées de base, horizontales et librement fédérées ;

• la solidarité de classe, par delà les frontières et les corporatismes ; le refus des fausses solutions réformistes et électoralistes, qui ne sont que renoncements et plans de carrière ;

• la grève générale, pour couper les vivres aux puissants, débrancher l’aliénante machine à profit, pour enfin vivre et construire ensemble la société.

En Espagne, durant l’automne dernier, divers mouvements anti-autoritaires et révolutionnaires (à l’initiative des organisations syndicales libertaires et d’une partie du mouvement des “indignés”) ont entamé un regroupement unitaire à la base dans le but de populariser un moyen d’action radical (grève générale illimitée) et une revendication largement consensuelle (l’arrêt des plans d’austérité et la contestation globale de ce système d’exploitation). Ils n’en sont certes pas encore à faire la révolution, mais du moins leur voix ont plus d’échos qu’en agissant séparément.

Au delà des déclarations de principes, c’est une dynamique similaire que nous devons mettre en place, avec tous ceux qui souhaiteront s’y associer, en veillant toutefois à ne pas faire le jeu de fractions politiciennes ou bureaucrates, quelles qu’elles soient. Le point de départ pourrait être l’appel européen pour une journée d’actions anti-capitalistes le 31 mars, lancé par diverses organisations révolutionnaires anti-autoritaires (syndicales, anti-fascistes, libertaires autonomes…). Plus d’informations sur le site http://march31.net/

… C’est sur nos propres efforts qu’il faut compter pour que cette journée ne reste pas sans lendemain.

CNT 25.

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Tactiques et Guerilla – Pour une frappe révolutionnaire victorieuse

Émeutes, pillages, incendies, affrontements, expropriation, occupation, redistribution, réappropriation, autodéfense, autonomie, grèves dures. La prétendue « crise » du capitalisme, qui n’est autre que la période de régénération du système sur l’écrasement et la désintégration sociale et physique de vies humaines, faite de violentes offensives de la bourgeoisie, est propice à instabilité et révolte de masse.

Les violentes offensives du Capital sont appuyées par son bras armé de l’État chargé de réprimer et contenir toute révolte réelle à l’encontre de ses rouages et de son équilibre. Et de la bonne marche de la bourgeoisie.

Depuis des décennies, le monde occidental n’avait pas connu de tels troubles sociaux d’une telle ampleur. Et ce n’est qu’un début. Tous le savent, camarades et ennemis. La question révolutionnaire actuelle est celle du basculement. Des conditions et de la capacité de ce basculement, de son irréversibilité et de sa force offensive vers le communisme libertaire. Au feu les prêtres puristes de l’anarchisme et les bobos gauchistes, il s’agit de resserrer les rangs et de penser notre action en vue de créer de nouveaux rapports sociaux égalitaires et solidaires face à leur monde de mort et assassin.

Cette brochure se veut une arme. Une arme de combat. Individuelle et collective. Son objectif est de proposer des pistes afin de penser notre action en termes de tactiques et de stratégies. Ceci dans une perspective révolutionnaire, c’est-à-dire une perspective non pas défensive et réactive, mais offensive et qui se donne les moyens de vaincre l’ennemi. Notre ennemi est l’État et le Capital. Et tout ce qu’ils impliquent. Notre ennemi est également le collabo faux-ami comme la centrale syndicale, la force stalinienne et tout ce qui a tendance au contrôle, à l’autoritarisme et au centralisme au sein des luttes. Notre force est notre détermination, notre arme est notre solidarité, notre protection est notre perspicacité révolutionnaire. Notre réalité est la guerre de classes. Cette brochure s’adresse aux camarades invisibles disséminés dans toute leur société, des travailleurs, chômeurs, sans-papiers, étudiants, précaires, exploités et traqués d’ici et d’ailleurs.

Tout commence. Tout est à faire.

Nous sommes la vie, et la vie ne se soumet pas.


1 –

L’arme de l’exploité du travail est la grève. L’arme du dominé est l’expropriation. La force révolutionnaire de ces armes résident en leur capacité à durer par des structures autogestionnaires, c’est-à-dire horizontales, locales et offensives ; ainsi que de leur capacité à se battre frontalement contre tout ennemi par l’autodéfense érigée en exigence collective.

2 –

Ces armes sont en elles-mêmes leur propre revendication, leur propre ambition, leur propre pouvoir. Et de fait leur propre nécessité, leur propre exigence. Une arme ne négocie pas avec son ennemi. Elle l’évite ou elle l’affronte. D’une arme, nous n’attendons ni n’espérons rien de l’ennemi que sa réédition ou sa mort. Dans le cas d’une grève syndicale, qu’elle exige une hausse des salaires ou autre, la question n’est pas ce qu’elle obtient mais comment elle l’obtient. De la nature consciente de sa force, elle n’aura plus à exiger, mais à prendre.

3 –

La force de frappe révolutionnaire ne doit plus se penser selon des outils de lutte dont la conception relève de critères qui appellent à l’intelligence de l’ennemi et donc à la cartographie de sa propre force. « Grèves nationales », grèves générales dont le rapport de force sont conçus à « l’échelle nationale », un mouvement social quelque soit ses outils d’expansion élaborés d’après les critères de « territoire national », tout cela ne fournit que des armes à nos ennemis. Que ce soit l’État ou les staliniens, la police ou la bourgeoisie à travers sa force médiatique, les arguments qui nous attaquent et nous isolent sont les mêmes : massification, représentativité, délégation centralisée. Et si nous peinons à les contrer sur ce terrain, c’est que nous gardons intégrés en nous les « critères nationaux ». Ou, du moins, nous les mélangeons dans une confusion contre-stratégique.

4 –

Lesdits « critères nationaux » ne sont une effectivité et une réalité que par et pour nos ennemis. Et c’est en cela que nous devons les prendre en compte. Car nous devons les prendre en compte. Autrement dit, pour l’État : (a) le seuil de tolérance médiatique officiel que l’État accorde dans son rapport de force avec la population quant aux questions impliquées dans ce rapport de force (violence et légitimité par exemple). Les différentes strates d’équilibre de ce seuil de tolérance médiatique permet, par le discours officiel des positions d’État selon telle situation, d’anticiper et comprendre ses positions réelles dans telle ou telle phase de la guerre de classes. (b) les équipements et tactiques des forces répressives. Les différentes formes et natures des forces répressives et leurs objectifs. (c) l’équilibre des forces politiques et sa conséquence en termes de rapports de force. Pour les staliniens et sociaux-démocrates : (a) la population conçue comme « entité nationale » uniforme et homogène, concernant en réalité la seule et stricte Middle Class. Tout ce que cela implique : la Middle Class érigée en collaboratrice et ennemie des classes ouvrières et populaires ; la Middle Class comme foule neutre républicaine et corps de l’État dont ladite souveraineté n’a de sens que dans sa capacité à en être son principal bouclier face à toute menace à potentialité révolutionnaire. Le bouclier de l’État a pour devise « citoyennisme » et pour matériau cette Middle Class. (b) les outils principaux de contrôle et de répression, tels que le centralisme et la représentativité, la délégation et le mensonge médiatique érigée en réalité sociale. (c) l’appareil syndical comme auxiliaire des forces répressives d’État, tant en termes de discours et de positions que de terrain.

5 –

Développer la force de frappe révolutionnaire est créer et renforcer le contenu tactique et offensif des armes de l’exploité et du dominé. Autrement dit de notre classe. Pour cela il est nécessaire de localiser son ennemi. Localiser l’ennemi est l’identifier politiquement dans sa réalité sociale, ce qui permet alors de le situer géographiquement. L’État et le Capital, ainsi que ses alliés, n’ont de réalité physique comme ennemis qu’en terme d’occupant. D’où la validité de leurs armes selon les « critères nationaux » en termes d’échelle et d’entité.

6 –

Le renforcement du contenu tactique de nos armes renforce sa force de frappe révolutionnaire. Mais ce contenu tactique n’a de capacité à vaincre l’ennemi que selon une stratégie offensive, sociale et politique. Contre l’occupation du territoire réel par l’État et le Capitalisme, notre stratégie offensive relève de la libération du territoire.

7 –

La libération du territoire comme stratégie offensive de notre force de frappe révolutionnaire contre l’occupant capitaliste assassin doit se penser et s’acter selon des tactiques qui n’ont pas à prendre en compte les frontières nationales et leurs implications politiques. Vaincre est élaborer notre propre cartographie révolutionnaire selon notre force de frappe effective. Notre champ de bataille est le monde, qui n’a pas de frontière dans la lutte révolutionnaire. Les rapports de solidarité internationaux sont une de nos armes.

8 –

Nous considérons la seule victoire révolutionnaire de notre époque dans la réalité des Zones Autonomes Zapatistes. Toutes les luttes à portée révolutionnaire effective relevaient de ce principe, que ce soit le Kronstadt communiste libertaire de 1921 en Russie, l’Ukraine communiste libertaire de 1921 de la Makhnovtchina, le Paris communiste libertaire de la Commune de 1871, ou encore l’Espagne révolutionnaire de 1936. Ce qui a causé leurs pertes fut toujours l’arme de nos ennemis : centralisme par les « gouvernements [dit] révolutionnaires », les délégations érigées en État, l’insuffisance ou la faiblesse des solidarités internationales qui en découlent. Or, quand une Zone Autonome libère un territoire local de l’occupant capitaliste, par la grève et par le fusil, elle ne peut se maintenir durablement sans une solidarité active révolutionnaire internationale. C’est ce qui a été la force formidable du mouvement révolutionnaire des Black Panthers qui libérait des zones territoriales locales et se les réappropriaient en créant un nouveau rapport social, et se renforçait dans la multiplication de ces zones et la coordination horizontale de leurs forces de frappe directe et armée contre l’ennemi.

9 –

Libérer une zone de l’occupant capitaliste signifie éradiquer la réalité capitaliste dans telle zone en lui substituant directement un rapport social égalitaire et libertaire, comme nouvelle réalité sociale et populaire de cette zone. Le quartier d’Exarchia à Athènes est une de ces Zones Autonomes révolutionnaires, et la seule du genre dans toute l’Europe. Éradiquer la réalité sociale capitaliste d’une zone signifie détruire tous les rouages qui la permettent par destruction stricte et incendiaire des rouages du Capital tels que banques, sièges de pouvoir, commerces de luxe, commerces inutiles de profits ; rendre la zone interdite à toute force répressive d’État, les chasser et brûler commissariats et casernes, et maintenir le territoire hors de portée de toute force répressive ; abolir la propriété par la réappropriation directe des maisons et espaces vides et leur réorganisation collective et autogestionnaire ; la réappropriation et l’auto-organisation des ressources en eau, gaz et électricité ; les cuisines collectives et la récup’ (nourriture, matériel, vêtements) pour les plus démunis ; élaboration et construction de nos propres moyens de communication tels que radio libres autogérées, voire canaux de télévision, presse écrite et internet, transformation des espaces publics et muraux en zones d’expression et d’information (affiches, tracts, graff) ; aménager collectivement l’espace public selon besoins et nécessités (à Exarchia, un parking privé arraché par la population locale et les camarades est devenu un parc verdoyant et place centrale du quartier) ; émanciper les petits commerces, l’artisanat et les marchés à partir de l’abolition du profit capitaliste ; créer des maisons communes et de travail libres tels que centres culturels, lieux d’impression, lieux de concerts, bars à prix libre, cuisines collectives, etc.

La population de la zone participe et vit alors de cette réalité sociale révolutionnaire, solidaire dans les exigences de son autodéfense par la culture de combat de terrain qui s’y développe contre les tentatives d’incrustation de l’ennemi.

10 –

Les armes de la classe des exploités et dominés, tels que grèves et expropriation, occupations et redistributions, développent et renforcent leur contenu offensif comme force de frappe révolutionnaire si elles sont comprises comme tactiques de guérilla.

11 –

La guérilla est une nécessité tactique dans la stratégie offensive révolutionnaire selon l’objectif d’élaboration de Zones Autonomes communistes libertaires. Si les armes de grève et d’expropriation, d’occupation et de redistribution, de réappropriation et d’autogestion sont à contenu révolutionnaire et se passe des critères de l’ennemi, celui-ci ne pourra que déployer une répression militarisée afin d’anéantir ce qui est une menace pour lui. Forces antiémeute, forces antiterroriste, armée régulière, mercenaires, police politique, police du renseignement, indicateurs, écoutes à distance, caméras de vidéo-surveillance, fichages ADN et biométriques, police en civil, police secrète, nous ne comptons plus la puissance militaire colossale de l’ennemi et de sa force de répression. L’État n’ayant que cette fonction répressive afin de protéger le Capital et la bourgeoisie, il a permis une occupation capitaliste militarisée du territoire et s’est donné les moyens de le garder.

La guérilla doit développer des tactiques en fonction de vaincre politiquement et socialement l’ennemi sur une zone locale, c’est-à-dire avant tout le vaincre militairement.

12 –

Vaincre militairement l’ennemi n’est possible que sur une zone locale délimitée selon nos propres objectifs et nos propres forces strictement locaux. Il n’y a de victoire révolutionnaire et communiste libertaire que dans cette perspective locale. Les « révolutions arabes » en Tunisie, Égypte et Libye ont certes été capable de vaincre sur le terrain à l’échelle nationale un ennemi et ses forces militarisées, mais n’amènent que des échecs politiques insistants. Et nous saluons les nouvelles vagues insurrectionnelles qui se succèdent et balaient les « résultats » des « révolutions nationales » précédentes, chacune renforçant progressivement la force de frappe révolutionnaire populaire réelle. Mais en Égypte, la seule victoire révolutionnaire est celle de la Place Tahrir en elle-même, Zone Autonome.

13 –

Les journées d’insurrection se multiplient en Europe depuis quelques années. Rien qu’en Angleterre : les émeutes « étudiantes » à Londres de novembre-décembre 2010, les émeutes populaires de Londres la semaine du 6 au 10 août 2011, la journée d’insurrection du 26 mars 2011. Mais aussi en Italie avec la journée insurrectionnelle du 15 octobre 2011 à Rome, à Athènes le soir du 12 février 2012, pour les événements les plus récents. Des villes brûlent. Mais sont reconstruites le lendemain. Ces émeutes sociales et populaires récurrentes dans toute l’Europe et aux États-Unis depuis plusieurs années nous permettent de comprendre la faiblesse et la force de leur contenu offensif et révolutionnaire.

14 –

La victoire effective et de terrain de ces journées d’insurrection est celle d’avoir tenu des secteurs-clés de la ville et tenu en échec les forces répressives d’État le temps au moins d’une demi-journée. Cette victoire est permise par la coordination spontanée entre les combattants révolutionnaires et la masse populaire sur le terrain face aux forces répressives d’État. L’échec de ces journées réside en sa nécessaire brièveté et sa spectacularisation marchande par le Pouvoir suite aux événements. Ceci permet une répression ciblée contre les combattants et une occupation militaro-policière renforcée contre la population. Que ce soit à Rome suite au 15 octobre 2011 ou à Athènes suite au 12 février 2012, la victoire momentanée de terrain a entraîné une répression systématique contre les combattants par l’outil de rafles occasionnant des centaines d’arrestations. La question est celle de la stratégie offensive de la guérilla et de ses tactiques de terrain.

15 –

Nous considérons la dynamique des « contre-sommets » comme une phase logique de l’intégration des tactiques de guérillas dans le monde occidental. Ceci tant dans l’aspect des Villages Autogérés temporaires de contre-sommet que dans l’aspect systématique des affrontements temporaires de grande envergure. Le principe fondamental de l’action internationaliste, directe et autonome de cette dynamique constitue sa force principale.

16 –

Nous considérons la période actuelle de désintégration de la dynamique des « contre-sommets » comme une nouvelle phase logique dans la recherche de nouvelles tactiques et stratégies révolutionnaires par les combattants du monde occidental. La question est celle de la réappropriation locale au sein des luttes sociales locales de ces tactiques et stratégies volontairement localisées dans le temps et dans l’espace ; et celle de la transition de la « guérilla spécialisée » des contre-sommets internationaux et temporaires en « guérilla sociale » locale et diffuse.

17 –

Cette phase de réappropriation et de transition est déjà en cours avec les luttes locales offensives, directes et victorieuses qui se développent et se renforcent dans toute l’Europe. Ces luttes locales de guérilla autonome et révolutionnaire parmi les plus importantes actuellement sont : la lutte du Val di Susa au nord de l’Italie à proximité de Turin contre un projet d’urbanisation capitaliste ; la lutte de Notre-Dame-des-Landes au nord-ouest de la France à proximité de Nantes contre un projet d’urbanisation capitaliste ; la lutte No Dal Molin en Italie à proximité de Vicenza contre un projet d’aménagement militaire capitaliste ; la lutte de Exarchia à Athènes en Grèce et du Kreuzberg à Berlin en Allemagne contre le projet répressif de gentrification capitaliste ; la lutte Stuttgart 21 à Stuttgart en Allemagne contre un projet d’urbanisation capitaliste ; la lutte défaite du Kommando Rhino à Freiburg au sud-ouest de l’Allemagne contre un projet d’urbanisation capitaliste ; la lutte de Montreuil à Paris en France contre le projet répressif de gentrification capitaliste ; etc. Toutes ces luttes locales relèvent de luttes d’autodéfense contre l’ennemi.

18 –

Il s’agit de développer et de renforcer les armes de classe que sont grève, expropriation et affrontement de terrain d’autodéfense comme tactiques de guérilla offensive de libération du territoire contre l’occupant capitaliste. Les phases stratégiques les plus efficaces pour ces tactiques offensives sont les périodes de mouvements sociaux, de mouvements syndicaux et d’instabilité sociale par paupérisation généralisée amenée par les violentes offensives de la bourgeoisie et du Capital.

19 –

Que ce soit en période de situation de pacification sociale apparente ou de mouvement social, la force de frappe révolutionnaire s’évalue et se confronte selon la coordination locale des réseaux et groupes de combattants. Les tactiques d’agitation sociale et de subversion radicale doivent être évaluées selon les combattants du secteur en question. La coordination internationale entre les combattants des différents secteurs est une nécessité de renforcement de la force de frappe révolutionnaire locale.

20 –

Les priorités stratégiques pour la lutte de guérilla au niveau local sont : le harcèlement régulier et continu des forces répressives d’État par l’attaque de commissariats et de patrouilles ; rendre une zone à délimiter interdite aux forces répressives d’État ; la réappropriation des espaces vides comme outils d’information, d’ouverture et d’organisation, c’est-à-dire comme épicentres de la force de frappe ; l’expropriation des denrées alimentaires par l’intensification des opérations d’auto-réduction des supermarchés et l’organisation préalable de leur redistribution directe ; la réappropriation des espaces publics et muraux en espaces d’expression et d’information révolutionnaire ; la création ou la réappropriation d’outils de communication par presse écrite et internet, radio libre autogérée ou autre ; le soutien actif par le partage des outils de lutte et le renforcement en contenu offensif des armes des exploités lors d’une grève, syndicale ou non, dure ou sauvage, afin de la rendre tactique de guérilla en vue de la stratégie révolutionnaire de libération du territoire contre l’occupant capitaliste ; la création et la multiplication de lieux d’entraînement populaire au combat de rue comme ceux qui  existent déjà à Athènes et Volos en Grèce, à Turin en Italie (Antifa Fight Club) et permettre la formation des combattants pour l’ensemble de la population; harceler et chasser l’ennemi fasciste dans ses tactiques similaires d’implantation locale et de cloisonnement complet du territoire.

21 –

Aux premiers succès de la lutte de guérilla pour la libération du territoire, renforcer la coordination locale des groupes de combattants en milices d’autodéfense afin de sécuriser les premiers résultats victorieux de la lutte contre l’ennemi.

22 –

La suite de la dynamique offensive révolutionnaire par les tactiques et stratégies de guérilla, qui doit voir son renforcement par une phase de multiplication et de généralisation des Zones Autonomes révolutionnaires, verra ses solutions d’elle-même. À partir de l’expérience combattante locale et de la pratique de coordination horizontale des zones de front locales. Cette perspective nous est encore trop lointaine et il s’agit pour l’heure de détailler les questions tactiques au vu de l’état actuel de la lutte de guérilla en Europe et aux États-Unis qui est notre zone géographique sociale.

23 –

Si depuis quelques années la multiplication et l’intensification des émeutes sociales, populaires et anarchistes dans tout le monde occidental permet un aguerrissement des différentes générations révolutionnaires actuelles, la priorité demeure celle de l’intégration politique de notre condition assumée de combattants révolutionnaires. Ce qui nous dissocie des militants « traditionnels » pétris dans l’inertie de Parti et d’appareil, des puristes théoriciens de salon et des bobos gauchistes, est la considération intégrée et assumée d’être des combattants en guerre. La phase d’intensification actuelle de la guerre de classes dans le monde occidental exige l’intensification des tactiques de guérilla urbaine. Contre un ennemi combattant, le rapport de force ne peut tenir et se renforcer qu’en affirmant et entraînant notre camaraderie combattante.

24 –

Les tactiques de terrain en formation Black Bloc permettent déjà de se réapproprier plusieurs pistes quant aux réflexes automatiques individuels et collectifs à renforcer au sein des groupes affinitaires en situation d’affrontement direct avec les forces répressives d’État. Ces tactiques de terrain se sont renforcées essentiellement lors des contre-sommets, et commencent à se développer lors des mouvements sociaux. Nous proposons d’amener quelques éléments parmi les plus essentiels afin de renforcer notre force de frappe révolutionnaire, qu’elle soit réfléchie et mise en pratique en situation de combat de terrain. Afin de concrétiser ces éléments, nous prendrons en exemple de fond les événements de la soirée insurrectionnelle du 12 février 2012 à Athènes. Quelque soit l’ampleur des combats, les réflexes automatiques de terrain à assimiler à échelle individuelle et collective sont les mêmes. Et la coordination tactique effective des outils de guérilla permettent une portée insurrectionnelle dans la stratégie de libération du territoire contre l’occupant capitaliste.

25 –

En situation de combat de terrain, il est fondamental de distinguer : la ligne de front, ou encore « zone de contact » ; la zone de front ; la zone arrière. La zone de front comprend la ligne de front en contact direct avec l’ennemi de terrain et l’espace de « no man’s land » qui se situe entre les premières lignes et les cortèges constituant le gros de la masse populaire à l’arrière. La zone de front est celle des camarades révolutionnaires et combattants, aguerris ou non aux tactiques de guérilla.

26 –

En situation de bataille, quelque soit la nature du combat (émeutes sociales, populaires, anarchistes), seule la ligne de front prime. Elle est la priorité tactique et stratégique de terrain, exclusive et unilatérale. Ce qui ne signifie en rien une importance politique supérieure au reste des secteurs de bataille. Sans ligne de front, il n’y a pas de bataille, mais qu’un massacre répressif confus et général. Les camarades sur la zone de front permettent une jonction de terrain entre la zone de contact et la zone arrière, entre les combattants des directes premières lignes et la masse populaire. La question stratégique est celle de la capacité à vaincre l’ennemi sur le terrain, à le déborder et lui faire perdre le contrôle de la situation. Et d’atteindre nos objectifs stratégiques.

27 –

Les positions prédéfinies de l’ennemi ont pour objectif premier de protéger tel ou tel secteur de terrain, à sécuriser et dégager de la foule révoltée. Il est fondamental de situer en préalable, tant que possible, nos propres positions de terrain afin de sécuriser nos propres secteurs de terrain à dégager de la force de frappe répressive de l’ennemi. À Athènes, le soir d’insurrection du dimanche 12 février 2012 eut lieu au milieu d’une série de manifestations de quatre journées d’action syndicale prédéfinies. Les combattants et camarades anarchistes révolutionnaires ont tactiquement pris position à la Faculté de Droit, occupée spécifiquement pour les cinq jours afin d’en faire un centre de décision et de contre-information, de réunion et d’organisation, et surtout un centre médical autonome de premiers soins pour les blessés. Cela permettait également d’avoir une base avancée entre le quartier d’Exarchia et la place Syntagma où se situe le Parlement, cible principale de la foule révoltée et secteur stratégique principal à défendre pour les forces répressives d’État. Lors de la journée d’affrontements du vendredi 10 février, après plusieurs heures de combat, le cortège de camarades et combattants s’est replié en trois branches, à la Faculté de Droit, au cœur d’Exarchia et en ville pour une dispersion au niveau de la place Omonia. Pour garder l’initiative lors d’une bataille urbaine, il est fondamental d’acter en préalable nos positions de départ, à la zone de combat à choisir pour ne laisser l’ennemi nous déplacer selon ses propres tactiques de répression, et d’établir plusieurs options de retraite. Le choix des cibles et objectifs de bataille dépendent des groupes affinitaires en amont et de la force de frappe effective.

28 –

Il est fondamental d’organiser différents groupes en préalable remplissant chacun une mission spécifique selon les exigences de terrain. Tels : un groupe de soins, équipé au moins de masques à gaz, afin de soigner les blessés au plus proche de la zone de front et de les retirer à l’arrière ; un groupe de coordination et de visibilité, de préférence mobile ou équipé de téléphones portables jetables ou talkies-walkies (voire d’oreillettes), afin de garder une capacité de recul dans l’évaluation de la situation et des équilibres de terrain pour une meilleure force de frappe tactique au combat ; un groupe anti-gaz équipé de masque à gaz chargé de neutraliser ou rejeter les palettes lacrymogènes vers les lignes ennemies ; un groupe bouclier ou « barricade » afin de permettre d’établir des positions fixes dans la zone de front pour contenir les attaques de l’ennemi ; un groupe de contact équipé pour le corps à corps avec l’ennemi pour permettre des avancées de terrain ou secourir des camarades isolés et piégés par l’ennemi. La capacité d’organisation et de coordination de ces groupes peut être l’élément décisif de victoire lors d’une bataille.

29 –

Au sein même des groupes affinitaires, et quelque soit leurs effectifs numériques, l’organisation et l’équipement de chaque combattant remplissant chacun une mission spécifique selon les exigences de terrain est un aspect fondamental pour l’efficacité et la préservation du groupe de combat. La coordination des combattants d’un groupe renforce sa force de frappe effective et sa capacité à se préserver de l’ennemi. L’équipement de chaque combattant en coordination avec celui de chaque autre permet de constituer de véritables groupes affinitaires de combat à part entière. Tels : fumigènes ou lasers afin d’aveugler les lignes ennemies ; oreillettes et/ou codes gestuels pour une coordination physique des combattants ; masques à gaz ; lunettes anti-gaz ; gants renforcés ; équipements de base de premiers soins (pour le traitement immédiat des gaz, des hématomes et blessures ouvertes) ; marteaux et barres de fer ; lances-pierre ; projectiles incendiaires. Le ravitaillement en eau, barres énergétiques et aliments relève de l’autonomie propre à chaque groupe affinitaire.

L’organisation de terrain entre les différents combattants d’un groupe affinitaire dépend des réflexes automatiques intégrés entre chacun et de la solidarité de l’esprit de corps en situation de contact direct. La hiérarchisation ou horizontalité interne du groupe selon les expériences et réflexes intégrés de terrain dépend de la même chose. Et cela ne regarde que le groupe en lui-même. Seules les exigences de terrain commandent les priorités des initiatives et la coordination de celles-ci au sein d’un groupe. Tels : en directe première ligne en contact frontal avec l’ennemi, le combattant n’a de concentration visuelle et corporelle exclusivement en fonction de l’ennemi face à lui. En cette situation d’exposition directe, il est crucial pour lui d’avoir un appui de son groupe à l’arrière qui assure sa visibilité et est prêt à le chercher en cas de difficulté ; l’alternance de ceux qui assurent la couverture et la visibilité à l’arrière et ceux qui montent en première ligne, qui reste la priorité de terrain exclusive ; la coordination pour l’érection de barricades ; etc. Ce qui en général prend une forme de coordination générale tel que tout combattant en action, quelqu’elle puisse être, doit avoir un combattant qui assure sa couverture de visibilité derrière lui, que ce soit dans la zone de contact ou la zone de front. Lorsque le combattant à l’arrière tire celui à l’avant en retrait, celui en action doit suivre automatiquement avec une confiance affinitaire de terrain non à remettre en cause en situation. Ceci permet d’avoir les bonnes décisions et les bons réflexes de terrain à l’échelle d’un groupe affinitaire en fonction des mouvements des lignes ennemies, dans le cas le plus général où elles tentent de couper la zone de contact, les directes premières lignes de la zone de front afin de les isoler et les neutraliser. Ce qui se produit par des attaques latérales et à revers, dans des ruelles adjacentes, primordiales à sécuriser. Cette sécurisation du secteur de combat dépend de la coordination entre les différents groupes affinitaires.

30 –

Les tactiques de guérilla en situation correspondent aux objectifs de bataille et se disposent selon les mouvements des lignes ennemies. Pour que la zone de front puisse progresser et gagner du terrain, il s’agit de renforcer au maximum la zone de contact et les premières lignes. Suffisamment renforcée, les groupes d’attaques incendiaires appuyés par les jets de pierre peuvent efficacement tenir en respect les lignes ennemies. C’est le meilleur moment d’une charge et attaque frontale de notre part pour les faire reculer. Une coordination entre les phases latérales et le milieu de la ligne de front, avec les unes qui attaquent et l’autre chargée de les tenir en respect rend possible un mouvement de recul de l’ennemi et une conquête de terrain.

Les combats de la première ligne doit permettre aux combattants à l’arrière de sécuriser la zone de front et de la consolider, par des séries de barricades. La fumée du feu a pour effet de désactiver le produit actif du gaz lacrymogène. Les barricades nous donnent la capacité de pouvoir reculer de nous-mêmes et d’attaquer à nouveau sans perdre la zone de front en elle-même, et ainsi de garder la capacité de gagner du terrain. Toute possibilité de prise à revers et d’attaque en tenaille est à exploiter car strictement intenable pour l’ennemi. Les lignes de boucliers individuels et collectifs permettent d’aller en avant des barricades et d’aller au contact. Elles permettent également aux groupes de combat allant au corps à corps de pouvoir se replier et se positionner de nouveau derrière les boucliers, et empêchent toute charge ennemie.

Seule cette coordination tactique de guérilla rend possible de briser les lignes ennemies et d’atteindre les objectifs de bataille. Chaque secteur de terrain conquis doit être aussitôt sécurisé frontalement et latéralement, par barricades.

31 –

Face à une offensive des combattants, les tactiques policières sont précises. Le rôle des premières lignes antiémeute est  d’encaisser et de tenir. C’est-à-dire que les premières lignes ennemies ont pour mission de ne pas reculer, chaque mètre de terrain conquis doit être définitivement sécurisé. D’où son équipement en bouclier et armure. L’ennemi a pour triple-objectif de contenir la foule révoltée, de la repousser puis de la disloquer en la scindant par petits groupes épars afin de briser l’effet de masse compact. Si notre ligne de front combattante se renforce suffisamment, les premières lignes ennemies ne peuvent que encaisser et tenir, avec l’appui de leurs arrières qui utilisent gaz lacrymogène et grenades explosives en cas de zone de contact trop intense et potentiellement intenable. Les différentes grenades et gaz servent à dégarnir autant que possible la ligne de front combattante. Si cette dernière se voit contrainte de se dégarnir et beaucoup de combattants de reculer, ceux de la zone de front doivent prendre le relais et renforcer à nouveau la ligne de front. En cas inverse et de dislocation de la ligne de front, et seulement à ce moment là, les premières lignes policières chargeront pour la briser définitivement et investir la zone de front. L’ennemi ne charge que à ce moment là, jamais il n’attaquera une ligne compacte qui l’attaque déjà. Tant que les lignes antiémeute sont en situation défensive ils n’ont d’autre choix que d’encaisser, tenir ou reculer. Une charge policière ne dure jamais plus de cent mètres d’affilée. L’attaque-éclair et coordonnée est une obligation pour l’ennemi afin de ne pas désorganiser sa propre ligne de contact.

32 –

Toujours être en capacité de secourir des groupes de camarades isolés et piégés par des mouvements tactiques de l’ennemi en l’attaquant. La meilleure défense est l’attaque. Réinsérer des camarades aveuglés, blessés, isolés ou piégés au sein de la zone de front voire à l’arrière.

33 –

Avoir des camarades qui ne soient pas en combat et hors des événements qui gardent le contact avec ceux en situation de terrain permet d’avoir une capacité d’autodéfense et de coordination en cas de blessure, d’hospitalisation ou d’arrestation en amont et en aval. La coordination avec les groupes Legal Team qui assurent la couverture judiciaire et les groupes de soin à l’arrière est un outil essentiel de renforcement de la stratégie de guérilla.

La coordination entre les combattants sur le terrain et les camarades en-dehors de la situation et leur échange d’information permet d’avoir une vue « aérienne » de la situation et de renforcer la force de frappe tactique. L’élément vidéo-caméra avec des images en direct live de la situation peut permettre une victoire par une communication avec ceux sur le terrain sur les mouvements tactiques de l’ennemi et en fonction de nos objectifs.

34 –

Les objectifs de bataille sont multiples : prises de bâtiments publics, prises de relais de communication (antennes radios, antennes TV, sièges de presse), prises de lieux de pouvoir (hôtels de ville, mairies, préfectures), destruction incendiaire de lieux économiques (sièges de banques et de firmes multinationales, commerces de luxe, sièges patronaux), zones stratégiques à tenir, réappropriation de moyens de production, destruction incendiaire de casernes et commissariats, lieux de pillage, etc. Les objectifs de bataille correspondent aux enjeux stratégiques réfléchis et décidés en amont par les réseaux de combattants de la zone locale.

35 –

Nous considérons la dynamique récente du mouvement Occupy aux États-Unis comme la nouvelle phase logique de l’intégration des tactiques de guérillas dans le monde occidental. L’intégration des armes de notre classe tels que grève, occupation, expropriation et réappropriation en tactiques de guérilla dans la stratégie de libération du territoire contre l’occupant capitaliste constitue la force principale de cette dynamique et renforce sa force de frappe révolutionnaire. Les batailles d’Oakland dans leur succession et leur enchaînement voient se développer et se renforcer cette intégration des tactiques de guérilla pour une force de frappe offensive victorieuse et nous avons pu en voir les premiers résultats efficaces lors de la bataille du 28 janvier 2012.

36 –

Que les Zones Autonomes révolutionnaires libèrent des quartiers, des ensembles de quartiers par leur coordination, des villes et des régions entières, qui outrepassent les frontières de l’ennemi et créent notre propre cartographie révolutionnaire. La longue bataille du 11 décembre 2010 au 22 mars 2011 de Keratea, petite ville à proximité d’Athènes, est parvenue à vaincre militairement les forces répressives d’État et à libérer le territoire de l’occupant capitaliste au bout de 130 jours de combats de guérilla sur toute la région. Nous considérons la victoire de Keratea en Grèce comme une des victoires de la stratégie révolutionnaire de libération du territoire contre l’occupant capitaliste. De même, en Chine du Sud, les luttes de guérilla victorieuses de décembre 2011-janvier 2012 ont permis de libérer le village Haimen devenue Zone Autonome révolutionnaire et Commune Autonome. Des luttes de guérilla révolutionnaire sont également en cours dans les villages de Wukan, Pishan, Qinghai et Schuan en Chine du Sud.

37 –

Les Zones Autonomes révolutionnaires sont des Communes Autonomes. La libération du territoire contre l’occupant capitaliste est à même de libérer les rapports sociaux de manière égalitaire et libertaire, où travail et vie collective sont purgés des outils de l’ennemi de propriété, d’exploitation et de pouvoir. L’intensification des luttes de guérilla, l’expansion de leurs victoires et leur coordination solidaire constitue la force de frappe révolutionnaire globale contre l’ennemi État et Capital.

38 –

Les Communes Autonomes sont la concrétion politique de notre victoire contre le capitalisme vers l’expérimentation révolutionnaire du communisme libertaire comme nouveau vivre-ensemble social. En Grèce, la coordination actuelle des Assemblées de Quartier est le prélude logique à l’intégration des tactiques de guérilla pour la stratégie révolutionnaire de libération du territoire contre l’occupant capitaliste.

39 –

La mixité sociale pour la désintégration radicale du système de classes constitue la force des Communes Autonomes pour une force de frappe révolutionnaire durable.

40 –

Emiliano Zapata à ses hommes peu avant son assassinat par les forces répressives d’État : « Cette terre est à vous, et vous devez la défendre. Vous la perdrez vite si vous ne la défendez pas. S’il le faut, au péril de votre vie. Vos enfants, au péril de leur vie. Ne méprisez pas vos ennemis, ils ne désarment pas. Et s’ils brûlent votre maison, rebâtissez-la ; s’ils détruisent votre récolte, ressemez ; s’ils tuent vos enfants, que vos femmes en fassent ; s’ils vous chassent hors de vos vallées, allez vivre au flanc de la montagne ; mais survivez. Vous voulez toujours des chefs, sans peur et sans reproche. Il n’y en a pas. Il n’existe que des hommes comme vous. Qui changent, qui désertent, qui meurent. Il n’y a pas de chef en dehors de vous. Et un peuple fort est la seule force durable. Un homme fort affaibli un peuple, mais un peuple fort n’a pas besoin d’homme fort. »

Nous considérons peuple les différentes franches de la population qui s’assument combattants dans la guerre de classe.

* *

Cette brochure se veut une arme. Une arme de combat. Individuelle et collective. Son objectif est de proposer des pistes afin de penser notre action en termes de tactiques et de stratégies. Ceci dans une perspective révolutionnaire, c’est-à-dire une perspective non pas défensive et réactive, mais offensive et qui se donne les moyens de vaincre l’ennemi. Notre ennemi est l’État et le Capital. Et tout ce qu’ils impliquent. Notre ennemi est également le collabo faux-ami comme la centrale syndicale, la force stalinienne et tout ce qui a tendance au contrôle, à l’autoritarisme et au centralisme au sein des luttes. Notre force est notre détermination, notre arme est notre solidarité, notre protection est notre perspicacité révolutionnaire. Notre réalité est la guerre de classes. Cette brochure s’adresse aux camarades invisibles disséminés dans toute leur société, des travailleurs, chômeurs, sans-papiers, étudiants, précaires, exploités et traqués d’ici et d’ailleurs.

Tout commence. Tout est à faire.

Nous sommes la vie, et la vie ne se soumet pas.

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Un camarade grièvement blessé dans le Val de Suse

Une offensive policière a été lancée ce lundi matin [27 février] pour agrandir le chantier du TAV à la Baita Clarea dans le Val Susa. Un nombre impressionnant de policiers et de militaires ont été déployés dans le but de continuer le projet du TAV avec la volonté de frapper fort le mouvement, de faire mal. Cette offensive confirme les paroles de Manganelli, le chef de la police italienne, qui a déjà annoncé la couleur : « nous ne sommes pas satisfaits de la façon dont se passent les choses, la prévention n’a pas fonctionné, ils [les opposants] cherchent un mort… »

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1330450860.jpg

Luca Abbà, résis­tant No-Tav, est monté sur un pylône électrique pour essayer de ralen­tir l’opé­ra­tion indus­trialo-mili­taire. Un flic est monté pour le faire des­cen­dre, manœu­vre tota­le­ment assas­sine, sans filet ni outil de pro­tec­tion. Luca, après avoir annoncé qu’il ne se ren­drait pas, a grimpé un peu plus haut et a pris une forte décharge électrique, fai­sant une chute d’une dizaine de mètres. Luca est griè­ve­ment blessé et a été plongé dans un coma arti­fi­ciel. Après sa chute, la zone du chan­tier a été entiè­re­ment bou­clée, et les tra­vaux ont conti­nué. La res­pon­sa­bi­lité des forces de l’ordre est irré­fu­ta­ble.

Des réac­tions immé­dia­tes de soli­da­rité s’en sont sui­vies dans toute l’Italie. Dans la vallée, l’autoroute A32, reliant Turin à la France par le Fréjus a été immédiatement bloquée, ainsi que plusieurs nationales. Vers 2h, les manifestants ont été chassés par une dizaine de blindés, à coups de canon à eau et gaz lacrymogènes. Un cortège est alors parti rejoindre ceux de Bussoleno qui occupaient une place et s’étaient préparé à passer la nuit. Des occupations de gares ou de places se sont multipliées dans plus d’une cinquantaine de villes dans toute l’Italie. Des affrontements ont eu lieu à certains endroits, des cortèges se sont attaqués à des trains, à des locaux de journaux. On apprenait ce matin [28 février] que des usines de la vallée et de Turin se sont mises en grève pour permettre aux gens de rejoindre ces cortèges et ces blocages.

Il est clair qu’on ne peut en rester là. Déjà samedi 25, après une manifestation dans la vallée qui avait rassemblé près de 75’000 personnes, les flics s’étaient défoulé à la gare de Turin en envoyant plusieurs manifestants à l’hosto. Cette fois, quelqu’un a failli y rester. Le tav, les passages à tabac des flics, les arrestations, les expulsions : ils sont prêts à tout, même à tuer, pour imposer leur monde. La riposte ne doit pas se faire attendre et doit être à la hauteur.  La révolte, comme leurs infrastructures, ne connaît pas de frontières.

Que la lutte se propage plus vite que le TAV.

Avec Luca
Contre le Tav et son monde
A sarà düra !

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Seconde journée de résistance en Val Susa (dernières mises à jour à 16h30)

No Tav – Seconde journée de résistance (28 février)

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1330449849.jpg

Lors de cette seconde journée de résistance, après une nuit sur les barricades sur tous les accès routiers vers la « zone d’intérêt nationale », les forces répressives reprennent du terrain. Vers deux heures du matin les barricades enflammées de Salbertrand ont été démantelées, et vers midi aujourd’hui celles à la hauteur de Chianocco (A32, nationales 24 et 25) l’ont été également à l’aide de canons à eau et de pelleteuses, après avoir été enflammées elles aussi à l’arrivée de la flicaille. Ils ont repris position, mais ils sont toujours là comme forces d’occupation et seront donc toujours confrontés à une opposition sans peur.

Vers 12h30, au cours de l’opération de Chianocco les Valsusains ont avancé avec les mains levées vers les troupes, qui les ont dispersés à coups de matraques — écouter l’audio sur Radio Blackout.

Le rassemblement est prévu à Bussoleno sur la place du Marché à 18h00.

Entre-temps les blocus de Chianocco se sont reconstitués sur les nationales 24 et 25 et sur la bretelle d’autoroute. L’autoroute est bloquée entre Avigliana et Susa dans les deux sens.

IL Y A DONC UN APPEL À VENIR GROSSIR LES RANGS

Pour des mises à jour en temps réel (en italien) : notav.info et Radio Blackout

Traduit depuis Informa-Azione.

Quant à Luca, il est maintenu dans le coma au moins jusqu’à la fin de la semaine, son état de santé s’est à peu près stabilisé.

Des blocages, cortèges, rassemblements ont lieu dans toute l’Italie.

Les Anonymous ont attaqué les sites des Carabinieri et de la Polizia.

28 février 2012.

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[Grève et manifestation mercredi 29 février] La guerre est déclarée !

LA GUERRE SOCIALE !?!
Austérité Décidée Maintenant
Arme de Destruction Massive

Le 1er mars, le Conseil Européen devrait enté­ri­ner la mise en place des poli­ti­ques d’aus­té­rité, pour « endi­guer » la crise.

À l’appel de nom­breux syn­di­cats européens, une jour­née de grève et d’actions est prévue dans toute l’Europe, le mercredi 29 février, contre ces poli­ti­ques qui ne sont rien d’autre que des Armes de Destructions Massives au ser­vice de la classe domi­nante. Elles n’ont pour seul but ; sou­met­tre la classe labo­rieuse, celle qui tra­vaille !

Classes ! Luttes de clas­ses ! Guerre sociale ! Voici des mots que l’on nous dit « désuets », oubliés, dépas­sés, démo­dés, rin­gards. Mais il se trouve que la réa­lité résonne, reten­tit, éclate !

« Il y a une guerre des clas­ses, c’est un fait, mais c’est ma classe, la classe des riches qui mène cette guerre, et nous sommes en train de la gagner. »

Warren Buffet, mil­liar­daire amé­ri­cain, première for­tune des États-Unis dans le New York Times, 2006.

Par le mensonge, la manipulation

La crise, la crise, la crise… Voici la nou­velle arme des Patrons et du Système Capitaliste pour nous mani­pu­ler, nous appau­vrir, nous sou­met­tre. Nous exploi­ter ! La Crise, quelle aubaine pour les « déci­deurs ». Ils veu­lent nous faire culpa­bi­li­ser « Vous ne tra­vaillez pas assez, vous êtes trop payés, vous avez bien trop d’avan­ta­ges… Soyez rai­son­na­bles, il faut faire des efforts… » Et pour faire passer tout ça, on nous pro­pose des cou­pa­bles. En pre­mier lieu donc, NOUS, les sala­riés, les fonc­tion­nai­res, qui en deman­dons beau­coup trop. Ensuite, les étrangers qui vien­nent « manger notre pain », les chô­meurs qui se com­plai­sent dans leur « paresse », les syn­di­ca­lis­tes qui « pren­nent les usa­gers en otage »…

Mais où sont donc les VRAIS « méchants » ??

Avec un béné­fice de 3,06 mil­liards d’euros, en hausse de 34 %, l’entre­prise de Luxe LVMH (Louis Vuitton, Moët, Hennessy) ne s’est jamais aussi bien portée qu’en 2011 ! En 2010 la moyenne des salai­res des PDG du Cac 40 s’élève à 2,46 mil­lions d’euros par diri­geant, une hausse de 24% par rap­port à 2009. Dans le même temps, le SMIC, lui, a aug­menté de 2,1% en décem­bre 2011 quant à l’indice des Fonctionnaires depuis « l’indé­cente » aug­men­ta­tion de 0,5% en 2010, plus rien !

Un seul exem­ple, Michel Rollier, PDG de Michelin a gagné 4,5 mil­lions € en 2010. Sachez qu’un ouvrier chez Michelin avec 10 ans d’ancien­neté et toutes primes com­pri­ses gagne en moyenne 1500€ par mois. Le patron gagne donc 250 fois plus ! Est il 250 fois plus valeu­reux, plus pro­duc­tif ?

L’économie est bles­sée, qu’elle crève !

C’est à Nous de jouer maintenant ! Nous les VRAIS « gentils »

Non, ce sys­tème n’est pas , n’est plus défen­da­ble ! Nous ne pou­vons plus accep­ter les excu­ses et les expli­ca­tions fal­la­cieu­ses des dif­fé­rents diri­geants qu’ils soient patrons ou poli­ti­ciens. Ils n’ont qu’un seul but, conti­nuer à faire vivre le sys­tème car il n’a jamais aussi bien fonc­tionné pour eux (les chif­fres pré­cé­dem­ment cités le prou­vent).

Quant à nous, nous n’accep­te­rons pas plus long­temps cette situa­tion, ces men­son­ges. Les riches­ses exis­tent et nous savons où elles sont. Nous irons les cher­cher !

Nous voyons bien, en Grèce par exem­ple ce que ce « fameux » sys­tème a géné­rer. Par les escro­que­ries et la trom­pe­rie de déci­deurs, par les exi­gen­ces Capitalistes des Banques et de l’Europe, le peuple est à l’agonie. Mais il se relève, il refuse, il se bat.

La crise a pro­vo­qué un réveil des cons­cien­ces, la mul­ti­pli­ca­tion des ten­ta­ti­ves d’auto-orga­ni­sa­tion, la créa­tion des syn­di­cats anti-hié­rar­chi­ques et des réu­nions à forme hori­zon­tale dans les quar­tiers.

Il est néces­saire, aujourd’hui, d’être soli­daire de nos cama­ra­des qui lut­tent ailleurs en Europe, pour sou­te­nir leur lutte, mais aussi pour créer les nôtres !

Céder un peu c’est capituler beaucoup !

La situa­tion est fina­le­ment très simple :

« Il y a une guerre des clas­ses, c’est un fait, mais c’est notre classe, la classe des tra­vailleurs et des tra­vailleu­ses, des hommes et des femmes, de celles et ceux qui pro­dui­sent qui allons mener cette guerre, et nous allons la gagner. »

Nous !, Nous qui sommes et qui seront, Février 2012 !

TOUTES ET TOUS EN GRÈVE LE MERCREDI 29 FÉVRIER
MANIFESTATION 11H PLACE DES TERREAUX À LYON…
DIRECTION PLACE DE L’EUROPE !

Syndicats CNT du Rhône.

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[Nos médias] Radio Canut revient sur l’impunité judiciaire des flics assassins d’Hakim Ajimi

Radio Canut revient sur l’impunité judiciaire des flics assassins d’Hakim Ajimi

Mardi 28 février de 20h à 21h sur radio Canut 102.2 fm avec votre vieux poste radio ou sur www.radiocanut.org en streaming avec votre ordi !

Le verdict du procès des policiers qui ont tué Abdelhakim Ajimi en mai 2008 à Grasse est tombé : 4 relaxes, 3 condamnations de 6 à 24 mois de sursis. Un crachat. Radio Canut revient sur cette « affaire » et la routine du maintien de l’ordre…

Rebellyon, 27 février 2012.

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[Mort aux El-Assad !] En direct du bureau de vote de Baba Amr (Homs)

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« Nous sommes le dimanche 26 février 2012 et nous allons voter pour la nouvelle Constitution dans le quartier de Baba Amr. L’affluence est grande, grâce à Dieu. (Un « citoyen » s’avance : « Je viens voter »). Nous sommes en direct sur la chaîne nationale syrienne Aldoniya. (Le « citoyen » vote) Voici la preuve que vous avez bien voté » (il lui remet une cartouche). (Un « citoyen » blessé s’avance) « Doucement mon frère, je vais t’aider ». (Le défilé des électeurs continue) L’autre commentateur ajoute : « Les citoyens continuent d’affluer en masse et viennent voter pour la nouvelle Constitution, Allahou akbar, Allahou akbar. C’est vraiment impressionnant. Nous sommes bien le 26 février. Les deux chaînes de télévision syriennes couvrent l’évènement. Nous voyons que les urnes sont bien pleines. C’est impressionnant » « Que pensez-vous de l’affluence » « Ah oui, très grande affluence » (Acclamations des citoyens).

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La Justice travaille à La Réunion

Violences à La Réunion : six condamnations, une vingtaine depuis le début des troubles

Six jeunes gens, arrêtés lors des émeutes qui ont secoué La Réunion, ont été condamnés lundi à des peines plutôt lourdes, allant de 8 mois de prison avec sursis à deux ans ferme, par le tribunal correctionnel de Saint-Denis.

Ces condamnations portent à plus d’une vingtaine le nombre d’émeutiers condamnés par les tribunaux correctionnels de Saint-Denis et de Saint-Pierre depuis jeudi dernier. 233 personnes ont été arrêtées lors des troubles et 159 placées en garde à vue, selon le dernier bilan de la préfecture, dimanche.

Lundi matin sur RTL, le président de la République a déclaré que face à « un petit nombre de gens (qui) se sont comportés comme des casseurs, la loi ne sera pas bafouée ». « La justice comme la police et la gendarmerie ont fait leur travail en prononçant des peines très sévères, qui ont contribué d’ailleurs à ramener le calme », a ajouté Nicolas Sarkozy.

Lundi à l’audience, qui s’est tenue dans une salle aux trois quarts vide, la peine la plus lourde — 3 ans de prison dont 2 ferme — a été prononcée à l’encontre d’un jeune homme de 21 ans, habitant le quartier populaire et éruptif du Chaudron à Saint-Denis, pour une tentative de cambriolage d’un magasin de matériel informatique.

Après une course poursuite, il a été retrouvé dans l’escalier d’un immeuble. « Je me reposais quand j’ai entendu du bruit dans l’escalier, j’ai descendu pour voir et c’est là que j’ai été arrêté », a-t-il assuré.

Le parquet a requis 3 ans de prison, arguant que le jeune homme sortait de prison et était en état de récidive. Son avocat a plaidé la relaxe, soulignant que les policiers ne pouvaient pas prouver qu’il était bien sur les lieux.

Un jeune homme de Saint-Denis de 18 ans, arrêté dans un attroupement à Champ-Fleuri au guidon d’un vélo volé, d’une valeur de 2.500 euros, a été condamné pour recel à deux ans de prison dont un an ferme et son maintien en détention. Il a déclaré avoir acheté le vélo 300 euros à un inconnu et ignorer qu’il était volé.

« C’est désespérant. Vous aviez un sursis avec mise en l’épreuve dans une autre affaire de cambriolage », a déclaré le parquet, requérant l’application de la peine plancher.

Un docker du Port de 24 ans, arrêté au Port lors des troubles et poursuivi pour avoir frappé un policier au commissariat, a expliqué n’avoir fait que répondre à un coup porté par l’agent en question. Il a été condamné à six mois avec sursis.

Trois jeunes de Saint-Benoît ont par ailleurs bénéficié du sursis, assorti d’un travail d’intérêt général pour avoir attaqué un bus à coups de pierre.

Leur presse (LesEchos.fr, 27 février 2012)

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Ce matin blitz policier à Clarea (Val de Suse), un activiste grièvement blessé. Résistance ! No TAV toujours et partout !

Ce matin le blitz pour agrandir le (non)chantier à la Clarea Susa Vallée, un nombre impressionnant de police et militaire, la volonté de frapper fort le mouvement notav, de faire mal et la conviction de continuer le monstrueuse projet du tav sont les faits que ont donnée réalité à les paroles de Manganelli, chef de la police italienne, qui a invoqué plusieurs fois le mort  à la cote de la criminalisation du mouvement notav.

De ce matin avec le blitz militaire fait in Clarea Susa Vallée nous avons un exemple évident de comment la démocratie est  interprété en Italie, ou sans aucun couverture juridique (hors de la loi), le chantier est en cours de élargissement.

Même après la chute de Luca et son graves conditions de santé il a été un stop fermeture par la police et du travailler du chantier. Luca est tombé après avoir escaladé un pylône électrique pour résister à l’expulsion des activistes de les terres et leur occupation militaire, il est tombé a cause de la police qui l’a chassé sur le pylône l’obligeant à monter plus haut.

Luca est en danger de la vie et la responsabilité de son santé est exclusivement de ceux qui ont ordonné et exécuté le blitz, le Gouvernement, Manganelli chef de la police et tous les policiers et militaires qui ont agi contre les gens et les activistes de la Susa vallée  fin à les mettre en danger de la vie.

Après l’énorme manif du 25 fevrier, 70’000 personnes, cette est la réponse du groupe d’affaires de la tav : aveugles, sourds et destructeurs leur vrai visage.

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À Pise : "Le tav ne nous amènera pas à Lyon en 5 minutes mais à Athènes ! No TAV. Il est impossible de nous arrêter ! Luca on est avec toi."

Les rendez-vous sont généralise partout dans l’Italie
Nous opposons tous ensemble la tav
Forza Luca tout le mouvement est avec toi
Resistance ! No tav toujours et partout !

Mailing – 27 février 2012.


Blitz contre le mouvement No tav lundi 27 février

Après l’énorme manif du samedi 25 fevrier (70’000 personnes) est commence l’expulsion d’une autre zone de resistance au chantier dans la vallé de Susa.

Ce matin 27 fevrier à 8:30 gros blitz de le force de l’ordre a la baita de la Clarea, dernier rempart de la resistance No Tav. La baita Clarea est une petit maison construit par le mouvement No tav sur le terrain interessé par le tunnel de la ligne Tav. Cet terrain à èté achetez en decembre 2010 par le No Tav au but de entraver le processus de construction du tunnel.

Le blitz de ce matin avvais le but de faciliter l’enlargissement du chantier et l’arrive de machine pour lcommencer le travaux. Le nombre impressionnant de police et militaire utilisé pour l’operation montre bien la volonté de gouvernement italien de frapper fort sur le mouvement notav et de voloir  continuer ce monstrueuse projet tout en ignorant la voix d’une mouvement toujours plus grand que depuis 20 ans se batte pour montre l’absurdité de ce projet.

Pandant le blitz Luca Abbà, exponent trés connu du mouvement No tav, est resté gravement blessés. Avec des autres camarades se trouvé au moment de blitz dans la zone de la baita, ce qu’été son droit autant que co-proprietaire de terraine. Pour fuir a la police est monté sur un pylon electrique, suivi par deux policier, est enfin tombé foudroyé. Se condition de santè sont grave et il y a eu de polemique sur un retard dans le secours.

La vie de Luca est en danger et la responsabilité est exclusivement de ceux qui ont ordonné et exécuté le blitz, du Gouvernement, du chef de la police Manganelli, des policier et militaire qui sont les executeures de la repression contre les gens et les activistes de la vallé de Susa.

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Blocage de la gare de Rome.

De mobilitation de solidarité et soutien on eu lieu dans plusieurs ville italienne.

Forza Luca tout le mouvement est avec toi
Resistance ! No tav toujours et partout !

Indymedia Paris, 27 février 2012.


No Tav : Expulsion de la Clarea, un camarade gravement blessé

L’expulsion et la destruction de la Clarea (le camp de résistance au chantier) ont commencé ce matin. Luca Abbà, résistant No-Tav, est monté sur un pylône électrique pour essayer de ralentir l’opération industrialo-militaire. Un flic a tenté de le faire descendre, manœuvre totalement assassine, sans filet ni outil de protection. Luca, après avoir annoncé qu’il ne se rendrait pas, aurait grimpé un peu plus haut et a pris une forte décharge électrique, faisant une chute de plusieurs mètres. La responsabilité des forces de l’ordre est irréfutable. Flics assassins.

La vallée est bloquée, des syndicats de base ont appelé à une grève générale de 24h, un appel à bloquer tous les TGV et des rassemblements dans plus de 40 villes italiennes sont prévus aujourd’hui.

Indymedia Paris, 27 février 2012.


NO TAV : monstre manif’ au Val de Suze

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Les estimations du nombre de participants sont hasardeuses (75’000 selon les organisateurs, 15’000 selon la police…), toujours est-il que c’est en masse que se sont déplacés les opposants au train à grande vitesse (TAV) censé traverser le Val de Suze pour relier l’Italie à la France, en ce samedi 25 février. Chars, banderoles, fanfares et sound systems ont égayé le cortège sur les 8 kilomètres que durait cette marche contestataire, entre les villages de Bussoleno et Susa. Un soleil de plomb et une chaleur estivale ont contribué à réchauffer les cœurs et à motiver les troupes. Les slogans et banderoles appelaient également à la libération des activistes emprisonnés. Le cortège s’est terminé à Susa où des discours ont été prononcés, et où le drapeau italien de la place de la gare a été symboliquement remplacé par un drapeau NO TAV sous les applaudissements.

Aucun flic n’a daigné montré le bout de son nez, ce n’est qu’au retour que les choses se sont corsées : un groupe d’environ 300 personnes (selon la presse bourgeoise) revenant de la manifestation s’est mis à chanter des slogans dans la gare de Turin, en allant prendre le train pour Milan. Les flics, pour des raisons obscures (les manifestants étaient même en possession de billets de train valables), ont décidé de les empêcher de prendre leur train et les ont bloqués à l’entrée du quai. Ils ont chargé et balancé des lacrymos, malgré la présence d’enfants dans la foule, ce à quoi les manifestants ont répondu par des jets de pierre. Un flic a été blessé à l’œil.

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La lutte NO TAV risque de voir son degré de tension augmenter d’un cran ces prochains mois, car les expropriations vont débuter dans de nouvelles zones de la vallée. À suivre.

Le Réveil, 27 février 2012.

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