[Vive l’Azawad libre !] Informations sur la situation à Tombouctou

Tombouctou : Le MNLA encercle Ansar Adine, et les milices Maures pour déposer les armes sans conditions

De grandes manœuvres ont eu lieu ces derniers jours pour confondre ou même souvent amoindrir le MNLA face au groupuscule criminel Ansar Adine. La patience de l’état-major militaire du MNLA ayant une limite, elle vient clairement de donner la dernière chance à ce groupuscule de déposer les armes sans conditions à Tombouctou en compagnie de ses alliés des milices Maures de la ville.

Hier dans un étonnement incroyable, les media du monde nous apprenait qu’Iyad Ag Ghaly, chef du groupuscule criminel Ansar Adine venait de rentrer au sein de la ville de Tombouctou, y a chasser le MNLA, bruler son drapeau pour le remplacer par le drapeau noir et celui du Mali. Cet étonnement était encore plus incroyable qu’à Tombouctou se trouve le Colonel Mohamed Ag Najim, Chef d’État-Major du MNLA avec de nombreux officiers et hommes de rangs qui ne se laisseront jamais tromper par Iyad Ag Ghaly après ses trahisons des années 1990. Aussitôt dit, le doute s’installait dans la tête de millions de personnes. Ce doute était encore plus retentissant face au silence des porte-paroles et chargé de communication du MNLA.

Notre impossibilité de rentrer en contact avec des membres du bureau politique du MNLA pour nous faire le compte-rendu de la situation, nous a conduits à vouloir rentrer directement en contact avec le terrain à Tombouctou. Là encore, tous nos contacts militaires et civils que nous avons essayé de joindre ne répondait pas ou étaient injoignables pendant des heures. Tard dans la nuit, on arrivait finalement trouver un combattant du MNLA et deux autres civils à Tombouctou dont nous tairons les noms pour des raisons de securité.

Les civils nous ont confirmés qu’en effet, le centre-ville de Tombouctou est contrôlé par Ansar Adine et alliés ! Incroyable sommes-nous exclamé. Le combattant lui nous confirmera qu’en effet, le centre-ville est contrôlé par Iyad Ag Ghaly d’Ansar Adine. Selon lui, ces derniers sont arrivés à Tombouctou tôt le Lundi matin en faisant un défilé dans toute la ville pour rendre visible leurs cinquantaines de voitures et ainsi effrayé la population civile pour créer un choc de communication.

Une fois cela fait, Iyad Ag Ghaly se rendra directement pour rencontrer les leaders des milices Maures (Arabes) pour sceller avec eux des accords de coopération. Iyad Ag Ghly s’entretiendra longuement avec son intime-ami Mohamed Ag Erlaf après l’union avec ces milices Arabes qui sont responsables avec l’armée Malienne de la mort de plusieurs Tamasheq dont de nombreux civils et 7 militaires complètement désarmé après l’adhésion de Colonel Kamo Ag Minini au MNLA.

Après ces deux rencontres, Iyad Ag Ghaly fixera une rencontre avec Mohamed Ag Najim et les officiers de l’État-Major du MNLA présent à Tombouctou à 12h00 GMT. C’est durant cette rencontre qu’Ansar Adine et les milices Maures regrouperont toutes leurs forces au lieu de rencontre après l’arrivée de la délégation du MNLA. Mohamed Ag Erlaf et Iyad Ag Ghaly commenceront leurs œuvres consistant à corrompre Mohamed Ag Najim. Ses demandes à ce que les forces d’Ansar Adine et des milices Maures quittent immédiatement le lieu de rencontre n’ont pas trouvé un écho favorable. Voulant éviter à ses troupes de s’engager dans un affrontement non préparé et qui pourrait être lourd en victimes pour le MNLA, Mohamed Ag Najim et ses officiers supérieurs ont décidés de se retirer du lieu de rencontre.

Notre source nous confirmait qu’hier soir après avoir mis au point sa stratégie, le MNLA encerclait totalement le lieu de rencontre et à donner un ultimatum à Iyad Ag Ghaly et les milices Maures de déposer les armes sans conditions sinon, ils le seront par la force des armes. Aussi, l’État-Major militaire a donné l’ordre au Bureau Politique du MNLA de ramener Iyad Ag Ghaly à la raison en lui demandant de déposer les armes immédiatement, sinon la force sera le seul autre recour.

Il faut dire que le bureau politique du MNLA comprend en son sein des membres qui se laisseront aller à tous les caprices d’Iyad Ag Ghaly à cause de leur lien de parenté et aussi à cause de l’admiration aveugle et insensée que quelques jeunes naïfs accordent à ce criminel. En tout état de cause, la menace Iyad Ag Ghaly et Ansar Adine sera probablement réglé à Tombouctou de manière diplomatique ou tout simplement par l’usage de la force. Un groupuscule criminel ne saurait jamais tenir tête aux centaines d’officiers supérieurs du MNLA et aux milliers de combattants du MNLA qui n’ont qu’un seul objectif : l’Azawad Démocratique et Laïque.

Nous demandons à nos lecteurs de rester calme. Certes, Toumast Press a sous-estimé la menace Ansar Adine mais jamais ce groupuscule ne pourra devier le projet Azawadien. Jamais ce groupuscule ne pourra prendre en otage le rêve de tout un peuple ou l’entraver. La libération de l’Azawad commencé il y a 130 ans est plus vieille qu’Iyad Ag Ghaly, Mohamed Ag Erlaf, le Mali et l’Algérie dont dependent les deux premiers. Ansar Adine n’est rien d’autre qu’une fabrication Malienne et Algérienne pour immiscer le doute chez de millions de personnes avec l’utilisation de moyens médiatique. L’objectif de cette campagne est d’affoler et créer des divergences chez les Azawadiens. Ne nous laissons pas avoir parce que jamais notre peuple n’avait pu arriver aussi près du but final.

Par Acherif Ag Intakwa
Toumast Press, 3 avril 2012

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[PCC dégage !] Exploitation et répression en Mongolie intérieure

Chine : 22 manifestants arrêtés

Les autorités chinoises ont procédé à 22 arrestations dans la région autonome de Mongolie intérieure, où des personnes manifestaient contre des saisies de terres, a rapporté aujourd’hui un groupe de défense des droits des Mongols.

Les interpellations près de la ville de Tongliao sont intervenues hier après que des centaines de membres de l’ethnie mongole ont tenté de bloquer un véhicule d’une société forestière qu’ils accusent d’empiéter sur leurs terres, a affirmé le Centre d’information sur les droits de l’homme en Mongolie du Sud, une ONG installée aux États-Unis.

Interpellations violentes

« Les policiers ont violemment frappé les protestataires avec des bâtons. Certains étaient en sang, d’autres ont été tabassés au sol », a précisé l’ONG. Un responsable gouvernemental local a nié les violences. « Je sais qu’il y a une dispute foncière mais il n’y a pas eu d’affrontements violents », a-t-il affirmé par téléphone.

En mai 2011, des manifestations avaient été déclenchées dans cette région par la mort d’un berger, renversé par un Han — ethnie majoritaire en Chine — au moment où, avec d’autres éleveurs il tentait de bloquer un convoi transportant du charbon dans la zone de Xilingol, où l’activité minière chasse de leurs terres les bergers mongols.

Leur presse (Agence Faut Payer, 3 avril 2012)

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Vérité et justice pour tous les martyrs de la révolution tunisienne !

Tunis : affrontements devant le ministère des Droits de l’Homme, plusieurs blessés

Plusieurs personnes ont été blessées mardi dans des affrontements entre policiers et manifestants qui réclamaient une meilleure prise en charge des blessés de la révolution devant le ministère des Droits de l’Homme à Tunis, a-t-on appris de sources concordantes.

Selon le ministère, les policiers sont intervenus lorsqu’une quarantaine de manifestants, dont des militants de deux petits partis politiques, ont tenté de forcer les portes du ministère.

Il y a eu des jets de pierre d’un côté et des coups de matraque de l’autre, a indiqué à l’AFP le porte-parole du ministère, faisant état de quatre policiers blessés.

Les manifestants ont été agressés, tabassés par les policiers, je suis scandalisée, a déclaré pour sa part à l’AFP l’avocate et militante des droits de l’Homme Radhia Nasraoui, accourue aux urgences de l’hôpital où sont venus se faire soigner des blessés.

Ce sont les familles des victimes de la révolution qui manifestaient, il y avait des femmes et des enfants, s’est indigné le blogueur Zakaria Bouguerra, présent sur les lieux.

Le dossier des martyrs et des blessés de la révolution reste très sensible en Tunisie. Les familles se plaignent de la lenteur du traitement administratif et judiciaire des dossiers. Le gouvernement de son côté veut disposer d’une liste complète et définitive des victimes, assurant que des cas de blessés fictifs ont été rajoutés et que de faux blessés ont touché des indemnisations.

Une commission spéciale à l’Assemblée nationale constituante a été chargée de dresser cette liste.

La semaine dernière, un sit-in devant le ministère des droits de l’Homme avait été violemment dispersé. Le ministre des Droits de l’Homme Samir Dilou avait accusé certains partis de manipuler les familles et d’instrumentaliser ce dossier.

Nous comprenons l’impatience des familles, mais ce genre d’incident ne fait que retarder les choses, a déclaré le porte-parole du ministère Chakib Darwich.

Nous travaillons dur sur le sujet, a-t-il déclaré, soulignant qu’un premier groupe de sept blessés allaient prochainement partir pour des soins au Qatar et qu’une unité spéciale était en cours d’installation dans un hôpital de la Manouba, près de Tunis.

Selon un décompte de l’ONU, 300 Tunisiens ont été tués et 700 blessés durant le soulèvement déclenché le 17 décembre 2010 et ayant abouti le 14 janvier suivant à la fuite du président Zine El Abidine Ben Ali en Arabie saoudite.

Leur presse (Agence Faut Payer, 3 avril 2012)

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[Cyberguérilla] La méthode saoudienne

Un mystérieux compte Twitter met le feu à l’Arabie Saoudite ; @Mujtahidd. Nous nous sommes entretenus avec son auteur mystère. Pourfendeur de la compromission et des délires de la famille royale saoudienne. Sur place la gérontocratie des Al Saud, alliée aux fondamentalistes religieux, préserve encore sa pétromonarchie d’un éventuel printemps arabe. Que certains appellent.

Avec plus de 200.000 abonnés, un grand nombre de Saoudiens ont déjà entendu parler de @Mujtahidd. Depuis plus de trois mois, ce twittos saoudien dénonce le train de vie du pouvoir en place, les trafics et les collusions diverses de la famille régnante des Al Saud, et leurs combines avec les grandes capitales occidentales. Lesquelles en contre-partie se montrent très arrangeantes avec son fondamentalisme religieux à visée internationale. Traqué sur la toile par le régime, @Mujtahidd multiplie les révélations avec une démarche influencée par la culture Wikileaks. Entretien.

Comment vous présenteriez-vous ? Qu’est-ce que @Mujtahidd ?

Mujtahidd est un symbole dans une lutte soutenue contre la corruption sale. Un combat qui commence avec la dénonciation de ceux qui sont corrompus et s’achève avec leur suppression. Mujtahidd n’a pas besoin de réveler son identité dans le but d’atteindre cet objectif. En effet, pour de mutliples raisons, rester anonyme peut constituer un avantage.

Votre pseudonyme sur Twitter, @Mujtahidd renvoie-t-il  à Mujtahid, celui qui prononce une interprétation personnelle sur un point de droit dans l’islam ?

Oui et non. Oui, l’orthographe est la même et non car il y a une signification générale. Mujtahid, en général, c’est quelqu’un d’engagé qui fait de son mieux avec responsabilité et sincérité. Premièrement, je fais de mon mieux pour vérifier l’exactitude des informations. Deuxièmement, je décide si cela peut être publié. Troisièmement, je décide comment le publier.

Quel est votre point de vue sur les dirigeants de l’Arabie Saoudite, et la manière dont ils gouvernent ?

Les dirigeants du pays ne s’intéressent pas à son bien-être. Ils sont intéressés par leur propre autorité et leurs privilèges. C’est pourquoi toutes les ressources du pays sont à leurs services. C’est aussi pourquoi le pays souffre de la pauvreté, du chômage, de la criminalité et d’une fracture sociale  en dépit de ses énormes ressources.

Avez-vous des exemples précis pour illustrer cette description ? Quels privilèges dénoncez-vous ?

J’ai écrit des milliers de tweets à ce sujet. En les lisant, vous verrez les rois européens à l’époque du Moyen Âge. Les Al-Saoud traitent le pays comme leur propriété. Le pays, ses ressources, son identité, sa culture, son histoire, tout leur appartient.

La presse saoudienne fait-elle son travail ? Ou sont-ils aussi touchés par la corruption ?

Ils sont controlés par le régime. Toute la presse saoudienne attaque Mujtahid. Le régime a décidé d’élargir l’espace de liberté dans le but de diminuer le role d’Internet et de la télévision par satellite.

Sur Twitter, vous avez plus de 280.000 followers. De quelle façon Twitter constitue-t-il une plate-forme pour dénoncer la corruption et le mode de vie des dirigeants saoudiens ?

Twitter est un moyen beaucoup plus facile et plus rapide pour diffuser un message que les autres réseaux sociaux. C’est plus simple pour vos followers de prendre conscience de votre message et c’est également plus facile d’y interagir. Peut-être que ces caractéristiques font de Twitter un outil efficace pour permettre à une personne sans ressources de réaliser ce que l’on ne pourrait pas faire sans avoir un système de propagande.

Vous êtes souvent comparé à un Wikileaks version saoudienne. Pourquoi faire ces révélations ? Pourquoi prendre ces risques ? Pourquoi vous ?

Parce que je dispose des informations nécessaires et je suis capable de les utiliser de manière efficace pour obtenir le résultat que j’ai mentionné précédemment.

Vous vous en prenez régulièrement au Prince Abdel-Aziz Ben Fahd, pourquoi ?

J’ai commencé avec lui. En matière de corruption financière, il est définitivement le pire. Il a grandi quand son père jouissait d’une autorité absolue avant les premières oppositions relayées par l’Internet et la télévision par satellite. Il avait carte blanche pour faire tout ce qu’il voulait sans la moindre surveillance.

Le connaissez-vous personnellement pour en savoir autant sur lui ?

Je sais tout ce que je publie sur lui.

Souhaitez-vous que l’Arabie Saoudite s’engage sur un chemin démocratique comme l’ont fait la Tunisie puis l’Égypte ?

Cette décision revient au peuple. C’est lui qui décide. Mais si le régime se plie aux demandes de réformes, c’est le meilleur scénario.

Pensez-vous que le régime actuel puisse l’accepter ?

Le régime actuel est à l’abri des réformes. C’est irréformable. Je connais très bien la structure de la famille royale. Les membres les plus importants ne veulent pas de réforme et les membres potentiellement bons n’ont aucune autorité.

Comment pensez-vous être perçu par les Saoudiens ?

L’un de mes fans a mené une enquête. La grande majorité croit ce que je dis et pense que j’agis pour de bonnes raisons. La majorité pense également que Mujtahid est une équipe emmenée par une personne très instruite. 12% des 10.000 personnes qui ont répondu à l’enquête ne croit pas que ce que je dis est vrai.

Le pouvoir saoudien cherche-t-il a vous faire taire ?

On m’a proposé des pots-de-vin pour que j’arrête. S’ils pouvaient me localiser physiquement, ils m’arrêteraient. Mon compte Twitter et mon email font constamment l’objet de tentatives de hacking. Mais ce qu’ils font tout le temps, c’est d’utiliser leurs agents pour me mentionner de façon négative sur Twitter. Cela ne fonctionne pas bien et l’enquête en est la preuve.

Est-ce que des Saoudiens vous contactent sur Twitter pour vous poser des questions sur le train de vie des dirigeants ou vous fournir des informations ?

Je reçois des mails en tout genre : Informations, commentaires, questions et insultes.

En 2011, le Prince Al-Walid Ben Talal a investi 300 millions de dollars dans Twitter. Demain, s’ils vous empêchent de twetter, que ferez-vous ?

Non. Pour ce que j’en sais, cet investissement ne changera rien à la politique de Twitter. Si cela change, un autre réseau le remplacera.

Leur presse (OWNI, 2 avril 2012)

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[Disparition des abeilles] L’évidence enfin prouvée

Abeilles et bourdons : les insecticides tueraient à faibles doses

Des insecticides comme le Gaucho et le Cruiser ont des effets délétères à faibles doses sur les abeilles domestiques et les bourdons sauvages, selon deux études. L’utilisation de ces produits, les plus employés au monde sur les cultures, doit être revue d’urgence, selon les auteurs.

C’est une bombe à fragmentation qu’ont lâchée hier des chercheurs français et britanniques. Selon leurs études, publiées aujourd’hui par la revue américaine Science, les néonicotinoïdes, ces insecticides systémiques introduits dans les années 90, devenus les plus courants pour les cultures du monde entier, ont à faibles doses des effets puissamment délétères sur les abeilles domestiques et les bourdons sauvages.

Elles éclairent d’un jour cruel la disparition des pollinisateurs et le syndrome d’effondrement des colonies qui menacent à terme de nombreuses cultures, sans parler de la production de miel. Tout d’abord, les résultats montrent indiscutablement – c’est une première – les effets sévères de faibles doses de néonicotinoïdes sur le nourrissage, la croissance, la reproduction et l’orientation des insectes.

Moins de reines chez les bourdons

Peneloppe Whitehorn, de l’Université de Stirling (Royaume Uni) et ses collègues ont ainsi exposé des colonies de bourdons (Bombus terrestris) en développement à des faibles niveaux d’un néonicotinoïde appelé imidaclopride et commercialisé sous le nom de Gaucho.

Les doses utilisées étaient comparables à celles auxquelles les insectes sont exposés dans la nature. Les chercheurs ont placé les colonies dans un terrain clos où les bourdons ont pu s’alimenter – dans des conditions naturelles – c’est le point fort de l’étude. Les chercheurs ont pesé les nids (comprenant les animaux, la cire, le miel, les larves, le pollen) au début et à la fin de l’expérience.

Premier constat : les colonies exposées à l’imidaclopride avaient pris 8 à 12% de poids en moins que les autres colonies, suggérant qu’elles s’étaient moins nourries. Plus terrible et surprenant : elles avaient produit 85% de reines en moins ! Or, la production de reines est en lien direct avec l’établissement de nouveaux nids après le dépérissement hivernal… S’il y a 85% de reines en moins, cela peut signifier 85% de nids en moins l’année suivante. De quoi expliquer, peut-être, le déclin de ces animaux qui disparaissent en Amérique du Nord et dont trois espèces sont éteintes désormais en Grande Bretagne.

« Les bourdons pollinisent de nombreuses cultures : fraises, framboises, myrtilles etc. ainsi que des fleurs sauvages, explique Dave Goulson, l’un des co-auteurs. L’utilisation des néonicotinoïdes dans les cultures est clairement une menace pour leur santé et doit être revue de toute urgence. »

Les abeilles se perdent

De leur côté, Mickaël Henry et Axel Decourtye, de l’Inra d’Avignon, ont fait plus fort encore : ils ont équipé individuellement plus de 600 abeilles domestiques de puces RFID ultra-légères, collées avec un ciment dentaire sur leur abdomen. De quoi suivre les allées et venues des butineuses entre la ruche et l’environnement. Après leur capture, certains insectes ont été invités à siroter de faibles doses d’un néonicotinoïde appelé thiamétoxam (commercialisé sous le nom de Cruiser). Cinq fois moins que la dose autorisée dans la mise d’autorisation sur le marché.

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Les abeilles avec les puces RFID

Résultat ? Les abeilles « traitées » avaient deux à trois fois plus de risques que les autres de mourir, perdues, à l’extérieur de la ruche. Probablement parce que le pesticide interférait avec leur système de localisation de la ruche, avancent les chercheurs.

Ces derniers ont ensuite développé un modèle mathématique simulant la dynamique de population des abeilles. Lorsqu’ils ont incorporé la mortalité due à un manque de localisation dans la simulation, le modèle a prédit que les populations d’abeilles exposées au pesticide devaient « chuter à un niveau tel qu’il ne permettrait plus leur rétablissement ». Il y a donc de quoi expliquer là pourquoi certaines colonies se vident et s’effondrent. Sans recourir à des causes multifactorielles (monocultures, parasitage etc), ni même invoquer les effets néfastes de possibles cocktails de pesticides, voire même de pesticides et fongicides dans la nature.

Les procédures d’autorisation en question

Des soupçons pesaient déjà sur ces pesticides innovants, dits systémiques, parce qu’ils enrobent directement les semences (lire l’article publié dans Sciences et Avenir mai 2011, n° 771). Mais les industriels se sont toujours vigoureusement défendus en arguant que leurs produits étaient bien loin de contenir des doses létales – testées en laboratoire – pour les pollinisateurs.

Il semble aujourd’hui qu’il faille totalement revoir les procédures d’évaluation et d’autorisation de mise sur le marché de ces pesticides, dont les composés agissent sur le système nerveux central des insectes et se disséminent via le nectar et le pollen des fleurs cultivées. Un argument dont les apiculteurs, déjà en guerre contre le Gaucho et le Cruiser, ne manqueront pas s’emparer.

Les autorités de régulation du monde entier ont désormais de quoi réexaminer les conditions d’autorisation de ces pesticides. Il ne fait pas de doute que l’industrie des produits phytosanitaires contestera ces études ou tentera d’obtenir des délais pour leur remplacement. La bataille engageant la survie des pollinisateurs – et de nombreuses cultures – est sans doute loin d’être terminée.

Leur presse (Rachel Mulot, Sciences & Avenir.fr, 30 mars 2012)

Publié dans Luttes pour la terre | Un commentaire

[Expulsés pour délit d’expression] S’il faut expulser tous les illuminés réactionnaires et antisémites, commençons par renvoyer les lefebvristes au Vatican

Expulsion de France de trois imams et deux militants islamistes

Le ministère de l’Intérieur a annoncé lundi l’expulsion de trois imams et de deux militants islamistes pour des déclarations ou prêches orientés contre l’Occident et pour une application inconditionnelle de la charia. Deux d’entre eux ont d’ores et déjà été expulsés du territoire, alors que d’autres mesures d’expulsion « interviendront prochainement », prévient la place Beauvau.

Le président Nicolas Sarkozy avait de nouveau averti la semaine dernière que des opérations à venir permettraient d’expulser du territoire national « un certain nombre de gens qui n’ont, au fond, rien à y faire ». La France a récemment interdit d’entrée quatre prédicateurs étrangers que l’Union des organisations islamiques de France (UOIF) avait invités à son congrès au Bourget du week-end prochain.

Le ministère a invoqué lundi les articles de loi qui autorisent ce type de décision en cas de « nécessité impérieuse pour la sûreté de l’État ou la sécurité publique » ou de « comportements de nature à porter atteinte aux intérêts fondamentaux de l’État, ou liés à des activités à caractère terroriste, ou constituant des actes de provocation explicite et délibérée à la discrimination, à la haine ou à la violence ».

Les deux hommes expulsés dès ce lundi vers leur pays sont un militant islamiste algérien et un imam malien. Condamné pour son rôle dans les attentats de Marrakech en 1994, Ali Belhadad est accusé d’avoir « repris, au cours des semaines passées, des relations assidues avec la mouvance islamiste radicale ». Quant à Almany Baradji, ses prêches auraient fait la promotion de « l’antisémitisme, le port du voile intégral, le rejet de l’Occident et l’éducation des adolescents jugés difficiles dans des écoles coraniques à l’étranger ».

Les trois autres hommes en cours d’expulsion sont un imam saoudien, Saad Nasser Alshatry, accusé de prêcher « l’isolement des femmes, le repli communautaire des musulmans, le commerce de la drogue, l’acquisition de la nationalité française pour faciliter le prosélytisme musulman », ainsi qu’un imam turc, Yusuf Yuksel, accusé de prôner « la haine du monde occidental et des juifs ». Enfin, la France compte expulser un militant islamiste tunisien, Malek Drine, accusé d’avoir appelé publiquement au « rejet du monde occidental » et au « meurtre des personnes qui se détourneraient de l’Islam ».

Leur presse (AP, 2 avril 2012)

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[Vive l’Azawad libre !] « Le combat qui est mené aujourd’hui n’appartient à personne, c’est le combat du peuple de l’Azawad. Toute personne ou tout groupuscule qui essaiera de voler le combat du peuple sera combattu par le peuple, et c’est le peuple qui décidera de son sort »

Mise au point de Mossa Ag Attaher (Paris, le 27 mars 2012) :

« Depuis le 17 janvier, nous avons clairement notifié notre démarcation non seulement avec Al Qaeda au Maghreb Islamique mais aussi avec tout groupuscule, tout mouvement dont le fondement a pour racine une quelconque religion. L’idéologie religieuse, extrémiste, salafiste et de tout genre n’a pas sa place dans le noble combat que mène le MNLA aujourd’hui. Le leur c’est un combat de religion, d’idéologie, de rétention de la liberté, de la privation de l’égalité entre les hommes et les femmes, de la privation au libre choix politique des populations. Le nôtre c’est l’accession à la démocratie, à la liberté, à l’égalité entre les Hommes sans distinctions de sexe, de religion, et d’ethnie. On ne peut pas avoir de telles missions et objectifs et être confondu avec des groupuscules islamistes.

« Le MNLA a notifié son désaccord à l’égard d’Ansar Adine, nous avons exprimé l’opposition qui se trouve entre nos idées et celles des groupuscules islamiques.

« Nous savons que certains ont intérêt dans cette confusion, nous savons que certains ne sortiront grandis que quand le MNLA et son objectif seront compromis. Nous tenons à leur dire que vous avez échoué à l’avance. Le MNLA a pris toute les dispositions pour se démarquer clairement des groupuscules islamiques aussi bien Al Qaeda au Maghreb Islamique qu’Ansar Adine dont nous ne partageons aucunement le combat.

« Les malheureuses déclarations faites par Ansar Adine dans les médias dénotent clairement que ça n’a rien a avoir avec les combats dignes et nobles tel que celui mené par le MNLA. Ansar Adine a clairement dit qu’il est un mouvement religieux islamiste malien, et il a clairement dit qu’il revendique l’application de la Sharia, la loi islamique dans l’État malien. Et nous le MNLA avons dit clairement que nous sommes un mouvement de libération qui cherche à se détacher complétement et définitivement de l’État malien avec qui nous n’avons plus rien à gérer ensemble. Il est évident que la clarté du discours de part et d’autre ne donne la chance à aucune ambiguïté.

« À ceux qui cherchent malgré toutes ses explications de part et d’autre à créer la confusion, je leur dis tout simplement que la déception sera au rendez-vous pour eux parce que les cartes sont jouées, les dés sont jetés, et l’avenir se chargera de faire le reste.

« Les réalités du terrain et les réalités politiquent démentent formellement les dit-on et les discours de propagande véhiculés par Ansar Adine en essayant de récupérer les combats du peuple. Le combat qui est mené aujourd’hui n’appartient à personne, c’est le combat du peuple de l’Azawad. Toute personne ou tout groupuscule qui essaiera de voler le combat du peuple sera combattu par le peuple, et c’est le peuple qui décidera de son sort. »

L’intervention complète de Mossa Ag Attaher :

www.youtube.com/watch?v=o9Mke20DfGk

www.youtube.com/watch?v=L7hZawt5oYM

Toumastpress, 28 mars 2012

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À propos des meurtres de Toulouse

Les faits, tout le monde les connaît, ils ont été ressassés jusqu’à l’extrême, jusqu’à l’obscène (direct live sur la traque, sur la souricière, sur l’assaut…). Chacun a pu se prendre, l’espace d’un instant, pour un enquêteur.

Reste l’essentiel : de quoi ces meurtres sont-ils significatifs ? Là aussi, laissons la description du meurtrier de côté : la presse, les politiques ont assez parlé là-dessus pour chacun tirer la couverture à soi ou étayer leurs propos plus ou moins nauséabonds.

On ne peut pas non plus se contenter des déclarations bateau qui tentent d’empêcher toute possibilité de penser cette situation (au choix : « il n’y a rien à dire, c’est de l’islamisme, du terrorisme », ou bien : « ce sont les conditions sociales qui ont créé le terrain propice à ces actes meurtriers inexcusables »).

Non, il faut penser ces meurtres, parce que ce sont des meurtres d’aujourd’hui, dans la France d’aujourd’hui, et qu’ils disent quelque chose du pays dans lequel nous vivons, de ce qu’il est, de ce qu’il devient, des rapports entre les gens qui y vivent, et des possibles qui nous sont proposés : malgré les différentes tentatives des politiques et des média pour « externaliser » le meurtrier, il s’agit d’une affaire franco-française, qui s’enracine, s’alimente et éclôt dans la société française d’aujourd’hui, et qui nous parle de la France d’aujourd’hui. C’est là-dessus qu’il faut réfléchir.

1°) Les meurtres qui ont eu lieu, ce passage à l’acte ignoble, n’ont rien à voir avec une quelconque idée de la justice, du droit des gens, du respect des gens. Ils ne sont en réalité que l’exacte réplique de la proposition étatique actuelle : tout se traite, se pense, s’appréhende et se « résout » par la violence et le mépris des gens. Mohamed Merah, ses actes, sa pensée ne sont que le revers de la médaille étatique : les gens n’y ont aucune place, les principes pour tous n’y ont aucune place, l’intérêt général n’y a aucune place.

2°) Il y a plus de 10 ans maintenant que l’État et les partis n’ont d’autre proposition que la violence étatique brute pour résoudre tout conflit ou toute situation nouvelle (voir par ecemple les répressions des mouvements contre les licenciements – Arcelor et autres). Il n’y a plus de « rapports négociés » possibles : seule compte la raison d’État. Les gens, eux, leur vie, ce qu’ils peuvent dire, faire, penser, demander… n’ont aucune importance, aucune légitimité. Il n’existe que la décision étatique, qui doit être appliquée. Les exemples sont innombrables : la retraite, les expulsions massives et la fabrication de nouveaux sans-papiers par les préfectures et le CESEDA, les mesures brutales et racistes contre les Roms, les décisions brutales de fermetures de classes, de suppressions de postes, etc.
Le tout justifié par un discours d’exclusion, de division, de stigmatisation d’une partie de la population : étrangers, chômeurs, musulmans, malades, pauvres… accusés de « coûter cher » et de « frauder ». Appels incessants à la haine et à la violence, qui ne peuvent rester sans effets !

3°) Dans les faits, l’État « laisse tomber les gens » : il dit et pratique le fait que ce qui arrive aux gens ordinaires ne l’intéresse pas, ne fait pas partie de ses soucis, de ses devoirs. Son rapport aux gens, c’est le mépris affiché, c’est la violence pure au travers de sa police et de ses lois, pour protéger les privilèges des politiques et des capitalistes, auxquels les lois ordinaires ne s’appliquent plus (voir les affaires Bettencourt, Woerth, etc.). Tout ce qui pourrait permettre une vie meilleure, dans les domaines du logement, de la santé, de l’éducation, des services, de l’emploi … est remanié dans le seul objectif d’une rentabilité maximale au profit des puissants.

4°) À l’extérieur aussi, la violence guide la politique : la France est un pays en guerre depuis maintenant plus de 20 ans (Yougoslavie, Irak, Afghanistan, Libye, Côte d’Ivoire, peut-être demain l’Iran…). L’État a pris et prend seul les décisions d’interventions armées dans des pays étrangers. Qu’il justifie la guerre au nom de « l’humanitaire, les droits de l’homme, la démocratie… » n’en change pas la nature, cela la rend juste « acceptable » pour une partie des gens, la normalise et permet, là encore, de présenter quiconque conteste la justesse de ces guerres comme un dangereux agitateur, une graine de terroriste.
Sous la direction de l’État, la guerre devient le mode de relation à l’autre, à l’intérieur comme à l’extérieur. Quoi d’étonnant dans ces conditions à ce que des tueurs plus ou moins isolés commencent à se réclamer de « causes » où ils ne se sont d’ailleurs jamais engagés (Palestine, Afghanistan, religion…) pour justifier leurs meurtres ?

5°) Mais on n’est pas obligé de penser comme et avec l’État ! On peut penser, agir, décider autrement, à partir du réel, de ce qu’on vit, de ce que vivent les autres avec nous, et non de ce que l’État nous en dit ou nous en présente. Il faut arrêter de se penser, de penser les autres, avec les étiquettes que nous collent l’État et les média : il n’y a pas plus « dʼimmigrés » que de « Français de souche » : il y a des habitants qui vivent ensemble, qui ensemble font le pays, affrontent des difficultés et cherchent à les résoudre.
Et pour les résoudre, il y a soit le possible de l’État, sa proposition du « chacun pour soi, chacun contre les autres », soit un autre possible, celui de la capacité de chacun à penser la situation à partir de principes pour tous, dans l’intérêt général, et à agir pour leur mise en œuvre :
• le pays doit être pour tous,
• chaque personne dans le pays doit compter à égalité avec quiconque.

Des gens y travaillent ici ou là, à leur échelle. On peut, on doit, rendre visible, faire connaître et soumettre à la réflexion de tous lʼintelligence collective produites par ces expériences. Alors, des idées, des pensées, des interventions dans le réel deviennent concrètes, ont des effets et transforment les choses dans la durée. Il est clair qu’il existe d’autres possibles que celui de l’État, et qu’il revient à ceux qui le veulent de les mettre en œuvre.

Autrement dit, il est urgent ET POSSIBLE de poser des limites au présent actuel de crimes, de mépris, de violences contre les gens, et à la pensée unique qui le justifie, en élaborant des principes pour tous, en décidant d’être garants de l’intérêt général. C’est ce travail, que certains font déjà, que nous appelons chacun à faire, en son nom, par sa présence, sa pensée, sa proposition.

Ceux qui veulent le Pays pour tous
Toulouse, le 31 mars 2011

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[« Antiterrorisme »] Combien l’officier traitant de Mohamed Merah le payait-il ?

La police enquête sur les nombreuses locations de voitures de Merah

Le Parisien et Aujourd’hui en France ont pu avoir accès au relevé de compte bancaire de Mohamed Merah, enterré en toute discrétion [sic] jeudi soir près de Toulouse.

Les relevés bancaires font état de mouvements inhabituels pour quelqu’un qui officiellement ne vivait que d’une allocation de chômage de 330 euros et, officieusement, de petits boulots dans le secteur de la carroserie.

Au mois de décembre, Mohamed Merah a ainsi dépensé plus de 3170 euros, notamment en location de voitures. Le 7, il a réglé une facture de 1230,55 euros, le 12, une autre de 285 euros et le 22 de 177,14 euros. À chaque fois Merah réglait ces locations de voitures par carte bancaire. Le 9, dans un Intermarché, Merah a également payé plusieurs achats d’essence.

Au même moment, pour régler ces grosses dépenses, le tueur au scooter a versé plusieurs fois de l’argent sur son compte, des versements réguliers de 100 à 1200 euros pendant tout le mois de décembre. La police épluche actuellement les comptes du djihadiste et espère découvrir la provenance de cet argent.

Leur presse (Maxime de Valensart, 7sur7.be, 30 mars 2012)

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Terrorisme d’État en Grèce

Grèce : tentative d’attentat revendiquée

La police grecque enquêtait aujourd’hui sur une revendication parue sur un site internet, au nom d’un groupe extrémiste inconnu, d’une tentative d’attentat à l’engin incendiaire artisanal fin février dans le métro d’Athènes, a indiqué une source policière. Le texte de sept pages a été publié hier sur le site alternatif Indymédia, puis retiré quelques minutes plus tard par ses concepteurs, a précisé la même source. Il était signé du « Mouvement du 12 février », un groupe dont l’appellation renvoie à la date à laquelle a été votée au parlement un nouveau train de mesures de rigueur à la demande de l’UE et du FMI.

Une manifestation massive s’était tenue à Athènes contre ce durcissement de la cure d’austérité administrée au pays depuis 2010, émaillée de violents incidents et actes de vandalisme dans le centre ville.

Le texte revendiquait la pose, le 25 février, d’un engin incendiaire à retardement dans le métro d’Athènes sur la ligne desservant l’aéroport. Le mécanisme, découvert sur un siège par le conducteur avant le départ de la rame, était réglé pour se déclencher peu avant, mais la mise à feu avait échoué.

Deux jours après, des inconnus avaient revendiqué l’action au nom d’une « Guérilla urbaine » inconnue jusque là dans des appels téléphoniques auprès de télévisions privées, mais la brigade anti-terroriste n’avait pas exclu un canular.

Les attentats à l’engin incendiaire sont récurrents en Grèce ces dernières années, la police les imputant à la mouvance anti-autoritaire locale, actuellement active contre l’austérité imposée au pays en contrepartie des prêts internationaux.

Ils visent d’habitude des bâtiments publics, des banques, des représentations diplomatiques ou des sociétés étrangères, l’action contre le métro étant la première visant des transports en commun.

Leur presse (Agence Faut Payer, 2 avril 2012)

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No Tav : Appel à la solidarité active à partir du 11 avril

11 avril : Appel du mouvement No Tav

Cet appel s’adresse à tout ceux, hommes et femmes, qui tout au long de ces mois d’occupation militaire, tout au long de ces mois de lutte et de résistance NoTav, ont pris notre parti partout en Italie. Grâce à vous il est clair pour ceux qui ont du cœur, de l’intelligence que la lutte des NoTav dans ce coin du Piémont est la lutte de tous ceux qui se battent contre le gaspillage de l’argent public pour des intérêts privés, contre la dévastation du territoire, contre la transformation définitive en marchandise de nos vies et de nos relations sociales. Défendre sa terre et sa vie c’est défendre notre futur et celui de tous. Le futur des jeunes condamnés à la précarité à vie, des anciens auxquels on refuse une vieillesse décente, de tous ceux qui pensent que le bien commun n’est pas le profit de quelques-uns mais une amélioration de la qualité de la vie pour chaque homme, femme, enfant. Ici et partout.

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On trouve nos raisons dans chaque hôpital qui ferme, dans chaque école qui est démantelée, dans chaque station abandonnée, dans chaque famille qui est expulsée, dans chaque usine où Monti offre aux patrons la possibilité de licencier ceux qui luttent. Après la terrible journée du 27 février, où l’un d’entre nous a failli mourir en essayant d’entraver l’agrandissement du fortin de la Madeleine, la multiplication des cortèges, des blocages de route, d’autoroutes, de ports et de train, dans des dizaines et des dizaines de grandes et de petites villes d’Italie, nous a donné de la force dans notre résistance sur l’autoroute. À cette occasion, nous avons compris que, malgré la présence de milliers d’homme en armes, le gouvernement et tous les partis proTav étaient en difficulté. Dans la propagande de criminalisation des failles sont apparues, des possibilités de luttes accessibles à tous et partout sont apparues.

Le 27 février, ils ne se sont pas contentés de risquer la vie de l’un d’entre nous, ils ont occupé un autre terrain, et l’ont entouré de grilles de protection et de fil de fer barbelé. Le mercredi 11 avril ils veulent rendre légale l’occupation. Ce jour-là, ils ont convoqué les propriétaires pour réaliser une procédure d’occupation “temporaire“ des terrains. Ils ne pourront entrer dans le fortin, fortifié comme pour une guerre, qu’un seul à la fois : si un propriétaire ne se présente pas, ils passeront outre. L’important est de donner un semblant de légalité à la mise en place violente d’un énorme ouvrage inutile. À partir de là les entreprises pourront véritablement commencer les travaux. Les NoTav seront là encore une fois. Nous serons là et nous serons partout où il sera possible d’entraver la machine de l’occupation militaire. Nous lançons cet appel parce que nous avons décidé de transformer ce jour et pendant une semaine en semaine de lutte populaire NoTav. Aidez-nous. Il faut que la chaîne de solidarité spontanée qui nous a soutenu en février, soit encore plus puissante.

Nous ne vous demandons pas de venir ici, même si comme toujours, ceux qui viendront seront les bienvenus, nous vous demandons de lutter chez vous, dans les villes et les campagnes. Nous vous demandons de diffuser la résistance.

Mouvement No Tav – Solidarité internationale à la lutte No Tav

Traduit de l’italien (Anarres-info) – No TAV France, 1er avril 2012

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Brighton (Royaume-uni): Convergence de squatters du 17 au 20 mai 2012

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Oh oui, nous aimons squatter au bord de la mer !

SQUATTERS CONVERGENCE À BRIGHTON – DU 17 AU 20 MAI 2012

Après le succès des précédentes convergences en Europe (Dijon 2007-2008, Leeds 2008, Berlin 2008 & Bristol 2009 [puis Grenoble et Barcelone 2010]), le Réseau des Squatters de Brighton (Squatters Network Of Brighton, S.N.O.B.) vous invite pour un week-end à la mer à l’occasion de la prochaine convergence des squatters !

Avec un peu de chance, il devrait y avoir quelques ateliers (faites-vous connaître pour en organiser !) et plein de possibilités de chahuter avec d’autres squatters.

Fêtons la pratique du squat, rencontrons des squatters du Royaume-Uni et d’autres pays, parlons de ce qui se passe dans chacune de nos villes, et mobilisons-nous contre les lois anti-squat !

Dans le plus pur style squatter, cet évènement célébrera le D.I.Y. et l’éthique autonome, alors amenez vos idées, ami-e-s et trucs à partager.

Pour plus d’informations, ou si vous voulez vous impliquer dans l’organisation, proposer un atelier ou tout autre évènement, contactez cette adresse ou téléphonez au 07583010989.

Attendez-vous à voir du monde, et gak galore !

http://www.network23.org/snob

Squat!net

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[Élections piège à cons] Sarkozy à Besançon, une bonne occasion de molester les manifestants

Besançon, 30 mars 2012, Pour la venue de Sarko, la police frappe encore…

30 mars 2012 à Besançon, venue de Sarko pour un meeting qu’il n’avait apparemment prévu de faire – mais sous la “pression” de la venue d’autres candidats et des “militant.e.s UMP” se sentant délaissé.e.s, il l’a fait… Alors comme d’hab (même si on sait pas bien si c’est le président ou le candidat qui se déplace), on voit débouler une dizaine de cars de CRS, des cars de gendarmes – tous surarmés bien évidemment – pour faire la “sécurité” en ville aidé par une police locale survoltée… Faut dire que c’est un événement, faudrait pas qu’il y ait de vagues… Tout le monde l’aime cet homme-là, c’est bien connu…

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Le meeting était prévu à 17h à Micropolis. Vers 16h, une bonne cinquantaine de militant.e.s et autres Bisontin.e.s vraiment peu fans des idées de NS et de son parti commencent à se réunir devant les portes du parking de Micropolis sans même tenter d’entrer, quel intérêt ? Il.le.s déploient tranquillement une banderole “Regarde ta rolex, l’heure de la révolte a sonné!” (et non la “révolution” comme on peut le voir dans la “presse”, mais on peut pas leur demander de savoir lire… si ? non ?), d’autres sortent des drapeaux, etc… Zéro agitation, pas même un slogan de crié…

Un UMP du coin passe en voiture en insultant les manifestant.e.s, certain.e.s lui répondent et là, c’est le drame pour les organisateurs du meeting et les forces de “maintien de l’ordre”…

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Une quarantaine de CRS est très rapidement déployée (il doit être aux alentours de 16h30) dans le but de repousser les vilains manifestant.e.s : le tout sans ménagement, parce que les manifestant.e.s ne reculent pas assez vite… Alors on les pousse, on leur gueule dessus, on leur marche dessus, on les menace de la matraque, on menace d’utiliser les gaz… Les flics sont quelque peu agressifs, des gens résistent quand on les poussent ou les agrippent, des drapeaux s’agitent, les flics aussi, ça s’empoigne un peu…

Les flics entrainent à l’arrière un manifestant en le tenant (plus que fortement vu la situation) par le cou, contrôlent ses papiers et le laisse rejoindre la manif en lui disant “Premier avertissement”. Apparemment, cela ne sait pas passé aussi bien pour un syndicaliste de SUD qui s’est fait menotté et embarqué pour ne pas avoir voulu bouger… Finalement les manifestant.e.s sont encerclé.e.s par les CRS, certains visiblement démangés par une envie forte d’utiliser matraques, lacrymo ou flashball… Encerclé.e.s, les manifestant.e.s n’ont pas le droit de sortir du “cercle”, même pour quitter totalement la manif, aller prendre le bus à l’arrêt d’en face… Tu peux rentrer, mais tu peux pas sortir… On peut partir quand ? On sait pas… Bref, cette rétention illégale a duré près de 3 heures, manifestant.e.s sur le trottoir et flics sur la route, empêchant les bus de ville de suivre normalement leurs trajets – mais en même temps, du côté de Sarko, on s’en fout du service public…

Vers 19h, les CRS lèvent le camp : le meeting est fini depuis longtemps, mais ils avaient décidé de rester à surveiller leurs parqué.e.s jusqu’à ce que le parking soit vide ou presque. Tout le monde se disperse tranquillement… En passant devant les grilles de Micropolis, les manifestant.e.s se font apostropher par des militant.e.s de la section Retraite de l’UMP (toujours se méfier des vieux, ce sont des teignes déguisées en victimes) qui agitent frénétiquement des drapeaux bleus-blancs-rouges distribués au meeting (parce qu’ils n’ont pas de drapeaux à l’UMP, ils filent des T-shirts moches). Les manifestant.e.s répondent, des gens du groupe de l’UMP se déplacent vers ell.eux, sortent des matraques téléscopiques, commencent à empoigner des manifestant.e.s et à frapper avec leurs matraques. Ce n’est pas le service d’ordre UMP (quoi que des fois on se demande), ce sont des flics en civil, sans brassards (l’un d’eux en met un à un moment). Ils embarquent un manifestant qui sera apparemment relâché plus tard.

Si les élections changeaient les choses, elles seraient interdites depuis longtemps alors désertons les urnes et occupons la rue !

Fragments de manif…, 31 mars 2012


Nicolas Sarkozy, candidat contre le peuple

Le Front de Gauche était présent ce vendredi, devant Micropolis, au milieu de la cinquantaine de personnes venues manifester à l’occasion du meeting de Nicolas Sarkozy à Besançon. Sauf le POI, l’Ameb et les anarchistes, aucun autre parti ni groupe politique n’a participé à ce rassemblement symbolique.

S’il s’agissait de faire entendre notre désapprobation quant à la politique menée ces cinq dernières années, le Front de Gauche avait également comme objectif de lancer un autre son de cloche que celui qui est fréquemment diffusé dans les médias au lendemain de ce type de festivités. La présence au rassemblement d’une journaliste de l’AFP et de radio bleu Besançon, France 3 également pour quelques minutes, nous a permis d’introduire une brèche dans le mur des célébrations du nombre des participants et du verbe du candidat.

Tout d’abord, notre présence était utile pour faire remarquer aux journalistes que l’UMP s’était montrée très avare sur la communication du meeting. Nous n’avons appris par voie de presse que quelques jours avant que Nicolas Sarkozy se produirait à Micropolis, et à quelle heure. C’est en réalité un classique dans cette campagne : les déplacements du président sont communiqués à la dernière minute, preuve du peu de confiance que lui-même et son équipe de campagne ont du type d’accueil qui leur serait réservé si l’arrivée se faisait en fanfare. Sans doute n’ont-ils pas penser qu’un passage ostentatoire par le centre-ville aurait été salué par des applaudissements et des jets de couronnes de fleurs…

Et de fait, étant donné le désastre de ses dernières confrontations avec la population, on comprend que Nicolas Sarkozy ait adopté, contre sa nature, un principe de discrétion, qui s’est accompagné d’un principe de contrôle, puisque le commissaire de Besançon a personnellement appelé notre président départemental du Parti de Gauche pour s’enquérir des intentions du Front de Gauche à l’égard de cet événement et lui rappeler qu’il ne tolèrerait aucune démonstration de force devant les grilles de Micropolis. Depuis les derniers déplacements de masse des populations aux meetings de Mélenchon et les dernières apparitions de rue du FG local, la préfecture craint notre capacité de mobilisation des masses, surtout en ce genre d’occasions.

Ensuite, il était intéressant de remarquer le faible déploiement apparent de forces de sécurité réquisitionnées pour l’événement. Nicolas Sarkozy nous avait habitués, durant son mandat, à un niveau très élevé d’encadrement sécuritaire, qui autorise à parler sans exagération d’une véritable mise en état de siège des villes visitées : des dizaines de CRS et de policiers partout dans un rayon de plusieurs kilomètres, des hommes embusqués dans les forêts environnantes et dans les bâtiments, des hélicoptères, etc. En campagne présidentielle, par contre, en tant que candidat, la démesure paranoïaque et la démonstration névrotique de puissance des cinq dernières années furent brusquement remplacées par un simple cordon d’une vingtaine de CRS… au total.

Au total… enfin si l’on veut, car il y avait une vingtaine de fourgonnettes de CRS cachées derrière Micropolis. Reste que devant les grilles du site, c’est une simple escouade armée jusqu’aux dents qui assurait la sécurité. En période électorale, le dégonflement subi et inhabituel de la puissance policière montre que Nicolas Sarkozy veut donner l’impression qu’il ne se protège pas du/contre le peuple, mais qu’au contraire il cherche à favoriser son contact. Pour réaliser cet objectif de com’, les moyens étaient toutefois contradictoires : pas de communication ou presque pour anticiper, un meeting à 17h, et des CRS en planque qui ont fait place nette avant l’arrivée des bus et du futur ex-président. Les CRS ont en effet repoussé le groupe des manifestants rassemblé à l’entrée pour qu’il soit hors de portée des caméras pour l’arrivée de Nicolas Sarkozy. Notre embarquement hors des champs de capture vidéo s’est d’ailleurs fait avec une… fermeté… fort peu délicate…

Enfin, nous voudrions faire remarquer à l’UMP, aux sympathisants de l’UMP et à leur champion national qu’en plaçant son meeting à 17h un vendredi, soit en pleine journée, seuls les chômeurs et les précaires auraient pu venir y assister si la loi n’avait pas conservé quelques acquis sociaux fondamentaux, contre les efforts engagés par cette même droite pour les détruire. Ces mêmes personnes âgées qui votent UMP étaient bien contentes, ce jour, d’avoir une retraite pour planifier ce déplacement en plein après-midi. Les travailleurs qui ne jurent que par les sauveurs suprêmes de droite devraient se souvenir que ce sont leurs RTT qui leur laissent tout le loisir de s’absenter pour 17h. Et s’il y avait des jeunes dans ce meeting, c’est précisément parce que notre système de bourses et de service public de l’université français leur épargnent d’avoir à travailler 7j/7 pour rembourser l’emprunt bancaire avec lequel il se paieraient d’onéreuses études privées. Un meeting à 17h, les journalistes l’auront-ils remarqué, c’est un éloge aux valeurs de la gauche !

Annexe : Chronologie des événements :

– 16h : début du rassemblement devant les grilles de Micropolis. Quelques personnes, l’ambiance est tranquille, quelques drapeaux flottent et une petite banderole est tirée.

– 16h15 : Une escouade de CRS approche au pas de charge. Notre groupe est encerclé au niveau de la porte. Des journalistes sont présents, certains se mêlent à nous.

– 16h30 : Départ des journalistes de la télévision. Les CRS commencent alors à nous repousser sur le trottoir loin de l’entrée pour être hors de vue des caméras. Un homme, qui avait attaché son vélo aux grilles le temps du rassemblement, tente de le détacher pour suivre le mouvement de recul du groupe. Dans le désordre de cette action, son manque de réactivité aux ordres est interprété comme de la mauvaise volonté. Des CRS l’arrachent alors violemment au groupe, le menottent et l’embarquent. S’ensuit des protestations, de la confusion, des tensions, les manifestants refusent de reculer, d’autant que personne ne nous explique pourquoi. L’arbitraire de la manœuvre fait éclater une légère résistance devant les boucliers, et les CRS deviennent violents, nous évitons de justesse un gazage collectif à la lacrimo. Une fille est envoyée au sol avec un bouclier, une autre est arrachée au groupe et malmenée puis renvoyée comme un sac d’os au milieu des manifestants, un anarchiste est strangulé à l’arrière de la troupe avant d’être réintégré. Arrivé à l’endroit prévu, fort loin des portes principales, le calme revient, les CRS sont en position, la situation se stabilise. S’ensuit alors une longue attente. Nous sommes encerclés et séquestrés dehors. Interdiction formelle de sortir, sauf justification médicale. Nous sommes pris en otage par l’équipe de CRS qui se relaie toutes les vingt minutes environ.

– 19h30 : Après deux heures d’attente pacifique où les CRS eux-mêmes s’étaient largement détendus, rigolant et discutant entre eux, le meeting est fini, le parking s’est largement vidé, les bus UMP sont repartis, nous sommes libérés. En prenant le chemin du retour, un petit groupe d’anarchiste est provoqué par plusieurs policiers qui attendaient prêts de la porte principale. Ces derniers, sans raison apparente aux dires des témoins, ont sorti leurs télescopiques et ont commencé à donner des coups au groupe en retraite (représailles ? Vengeance personnelle ? Abus de pouvoir arbitraire ?). Un anarchiste est sorti du lot et emmené par ces policiers.

Site officiel de la campagne du Front de Gauche, 31 mars 2012

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[Japon] Nucléaire dégage !

Le ministre Hosono en difficulté face à la colère des citoyens

31 mars 2012, un évènement incroyable s’est passé au Japon, et pourtant, vous n’en avez pas entendu parler dans les grands médias, ni au Japon, ni en France ! Un ministre qui se fait huer au point de ne plus pouvoir se faire entendre malgré la sonorisation, c’est pourtant rare !

Que s’est-il passé ?

De passage à Kyoto pour tenter de convaincre la population de l’innocuité de l’incinération des décombres radioactifs provenant des départements du Nord-Est du Japon le ministre de l’environnement Goshi HOSONO, le gouverneur de Kyoto, Keiji YAMADA, puis Tesuro FUKUYAMA, ancien député (Parti Démocrate) de la Chambre des Conseillers pour Kyoto, se font huer par la foule aux cris de « Kaéré ! » (Fous le camp ! Tire-toi !) et « KODOMOwoMAMORé ! » (Protégez les enfants !).

Il semble que le peuple japonais ait assez entendu de mensonges durant un an…

Regardez surtout à partir de la 11e minute et jusqu’à la fin, la tension monte peu à peu.

Voir la vidéo ici

À 11’30, Goshi Hosono, ministre de l’environnement, entre en scène. Il est immédiatement hué par la foule en colère. Il doit changer de micro pour être entendu par-dessus les cris.

À 16’00, Hosono attrape désespéré un objet d’artisanat fait par un élève d’une région sinistrée et essaie de dire à l’audience en colère  »Pensez-vous que c’est contaminé ? ». Les gens continuent de lui crier après,  »Kaere, Kaere (Va-t-en, va-t-en) ».

À 23′, le gouverneur de Kyoto monte sur l’estrade. Les gens continuent de le huer.

À 27’40, Fukuyama, homme politique du parti démocrate de Kyoto et conseiller de l’ex premier ministre Kan, entre en scène. Les gens continuent de crier  »Va-t-en, va-t-en ». Fukuyama essaie de les amadouer en disant qu’il est de Kyoto et qu’il est revenu. Les gens continuent de lui dire de s’en aller.

Suite des commentaires en français sur Bistro Bar Blog

Le blog de Fukushima, 1er avril 2012

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[Pontarlier] La PAF travaille

France, 22 mars 2012 : des étrangers ont été illégalement enfermés dans un garage à la frontière suisse et identifiés au moyen de numéros inscrits au feutre sur leurs bras.

Quand la police parque des Tunisiens, un numéro sur le bras

JUSTICE – En tendant la décision de Justice, l’avocate marseillaise murmure : « C’est consternant ». L’ordonnance fait quatre pages, et révèle des pratiques très curieuses de la part de policiers en poste à la frontière suisse, du côté de Pontarlier. Ils auraient parqué des clandestins tunisiens dans un garage, en les désignant par des numéros écrits au feutre sur leurs bras. Monsieur H. faisait partie du groupe. Il a 22 ans, est venu en France avec 45 euros sur lui, pour rejoindre sa soeur en région parisienne. Puis il a décidé « de tenter (sa) chance pour avoir des papiers en Italie ». Il a pris un billet, le train qui va de Paris à Milan. Mais à la frontière italienne, il a été refoulé, avec 38 autres Tunisiens. Les Suisses les ont alors remis dans un train pour les acheminer jusqu’à la frontière française, où ils les ont remis aux autorités françaises, selon les accords en vigueur depuis 2000 entre la France et la Suisse…

Arrivés à Pontarlier, le 22 mars à 13h, les Tunisiens auraient alors été conduits par les hommes de la DDPAF (police aux frontières) dans un garage situé en face du commissariat de la ville. Là, on leur aurait donc inscrit sur les bras, au feutre, un numéro correspondant à l’ordre dans lequel ils allaient être entendus à tour de rôle, afin de leur signifier une obligation de quitter le territoire national. Le numéro inscrit sur le bras de Monsieur H. correspond, indique son avocate, Pascale Chabbert-Masson, à celui que l’on retrouve dans la liste dressée par les policiers et annexée au PV.

Les auditions individuelles ont eu lieu de 13h30 à 20h. Ensuite, on leur a mis des bracelets avant de les embarquer, le soir, dans un avion. À l’issue d’un vol vers Marseille, ils ont été conduits en voiture au centre de rétention administrative de Nîmes, où on leur a signifié leurs droits, un peu après minuit.

Avant cela, selon les avocats, auxquels le juge de la liberté et de la détention a donné raison, la privation de liberté était totalement illégale. Les Tunisiens n’étaient pas en rétention, pas en garde à vue, on ne leur a pas signifié leurs droits. Selon les policiers (la préfecture du Doubs ne s’est pas fait représenter à l’audience), les gardes à vue n’étaient pas nécessaires car les 39 hommes avaient été « invités à les suivre », ce qu’ils avaient « consenti sans formuler d’objection ». L’avocate du retenu souligne en réponse que, parmi les Tunisiens arrêtés, beaucoup ne maîtrisaient pas la langue française, au point qu’il a fallu ensuite, à leur arrivée au centre de rétention, avoir recours à un interprète. Par ailleurs, l’avocate doute que les policiers, lorsqu’ils ont enfermé les 39 hommes dans le garage, les aient avertis qu’ils étaient libres, qu’ils pouvaient à tout moment partir puisqu’ils étaient là de leur plein gré et non en garde à vue.

Le juge des libertés a suivi le raisonnement de l’avocate, libéré M. H., et rappelé dans son ordonnance, mardi 27, que s’ils sont « établis et avérés », les faits d’identifier des personnes par des numéros inscrits sur leur peau « comportent des éléments vexatoires et humiliants », ce qui constitue un « traitement dégradant et humiliant » au sens de l’article 3 de la Cour européenne des Droits de l’Homme.

Leur presse (Olivier Bertrand, LibeMarseille.fr, 31 mars 2012)

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Pour qui travaillent les identitaires ? Le coming-out d’un officier traitant

Un ex-inspecteur de la DST prend du galon au Bloc identitaire

Une nouvelle figure a fait son apparition au Bloc identitaire (BI). Récemment promu coordonateur régional du BI en Normandie, Jean Lucat est mis en avant à l’occasion de la nouvelle campagne anti-halal de la formation d’extrême droite.

Le profil de ce cadre attire l’attention à plusieurs titres. D’abord, l’âge. À 64 ans, Jean Lucat ne correspond pas au profil-type du militant du BI, en général plutôt jeune. La direction des identitaires compte ainsi très peu de sexagénaires, à l’exception de Philippe Millau, Jacques Cordonnier et Richard Roudier.

Surtout, le CV de Jean Lucat est peu commun. Il a fait carrière à la DST (Direction de surveillance du territoire), où il était inspecteur. Il a « traité » plusieurs figures d’extrême droite, dans les années 1970 et  1980, époque propice aux opérations barbouzardes.

Son nom est plus récemment apparu dans l’affaire de la cavale de Dominique Érulin. Ancien légionnaire, ancien du Service action du SDECE, agitateur d’extrême droite, Érulin a été soupçonné par la célèbre cellule de l’Élysée du commandant Prouteau, d’avoir voulu attenter à la vie de François Mitterrand. Dominique Érulin s’était par la suite enfui à l’étranger, dans des conditions rocambolesques, en bénéficiant d’un passeport remis par un inspecteur de la DST (Le Monde du 10 décembre 2004).

« Mon engagement au Bloc identitaire est dans la continuité de ce que je pense depuis ma jeunesse. À la DST, j’avais le devoir de ne pas afficher mes opinions politiques, j’ai quitté la DST à 44 ans, j’en ai 64, cela fait vingt ans que je suis dans le privé, dans l’intelligence économique », nous a raconté Jean Lucat.

Le GRECE, Alain Madelin, Xavier Raufer

« Au Bloc, j’ai retrouvé des gens que je connaissais, des Grécistes, continue M. Lucas. Philippe Millau par exemple [coordonateur Grand Ouest du BI]. On s’était côtoyé au GRECE, j’étais au GRECE aussi, je suis un fidèle lecteur de la revue Éléments. »

Avant le Bloc identitaire, Jean Lucat dit avoir fait un bout de chemin à Idées Actions — le mouvement d’Alain Madelin — puis à Démocratie libérale  et enfin un peu à l’UMP. « J’ai eu l’occasion de connaître Alain Madelin. Quand j’étais à la DST je fréquentais beaucoup la bibliothèque de l’Institut supérieur du travail. » L’IST est l’une des structures mises en place par Georges Albertini, dans le cadre de la lutte anticommuniste.

Alain Madelin a aussi émargé à la « centrale Albertini » qui lui a notamment servi de sas vers la droite libérale après ses engagements à l’extrême droite activiste. Dans cet univers,  Jean Lucat a aussi connu Xavier Raufer, « un vieux copain » — ex-militant d’Occident, tout comme Alain Madelin, Raufer est devenu aujourd’hui criminologue.

« Le libéralisme à la Madelin, j’en suis sorti, pour moi ce n’est pas une solution pour l’Europe, poursuit Jean Lucat. J’ai découvert le Bloc identitaire par des copains. Je suis allé à leur Convention en 2009, je me suis rendu compte que c’était des gens sérieux. »

Du côté des Identitaires, on assume la promotion de M. Lucat. « Chacun a le droit d’avoir un métier, il n’y a rien de choquant. Je ne vois pas où est le problème. C’est un cadre de valeur. Je n’ai pas le sentiment que son parcours est trouble », réagit Fabrice Robert, président du mouvement.

Philippe Vardon, autre dirigeant du Bloc, répond par une pirouette : « On est comme Marine [Le Pen], on montre que l’on a, nous aussi, des hauts fonctionnaires. Il a les compétences et les qualifications. »

NB : La DST a été fusionnée en 2008 avec la Direction centrale des Renseignements généraux pour créer la DCRI.

Sur « la centrale Albertini », lire la partie « Sortir du Ghetto », dans l’ouvrage Génération Occident, Frédéric Charpier, Seuil.

Leur presse (blog du Monde Droite(s) extrême(s), 11 novembre 2011)

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[Toulouse] Les fascistes travaillent, les journaflics aussi

Nuit de violence entre militants extrémistes [sic], un homme gravement blessé

Un homme de 37 ans a été gravement blessé à la tête au cours d’une rixe entre militants antifascistes et sympathisants du Bloc identitaire, dans la nuit de samedi à dimanche.

Un homme de 37 ans est hospitalisé dans un état grave depuis une violente bagarre entre sympathisants de l’ultragauche antifasciste [sic] et sympathisants du Bloc identitaire, dans la nuit de samedi à dimanche à Toulouse.

Samedi après-midi, une manifestation pour la langue et la culture occitanes avait réuni plus de 20’000 personnes dans les rues de Toulouse. Au départ du cortège, le Bloc identitaire a été fermement évincé, les organisateurs considérant qu’il « n’avait rien à faire là. »

« Ils ont promis de revenir le soir », relate un témoin. Dans la nuit, peu avant 1 heure, place Arnaud-Bernard, devant « Le Communard », un café que les antifascistes ont l’habitude de fréquenter, une quinzaine de personnes, armées de battes de base-ball et de barres de fer, ont fait irruption. Une rixe a alors éclaté [sic].

Flashball

Coups de poing, coups de pied, l’échange a été très violent. Frappé, un étudiant chilien de 37 ans venu assister à un concert dans un bar de la place, a été pris au milieu de la bagarre et s’est effondré. Il est mal tombé et sa tête a violemment heurté le bitume [sic]. Les Identitaires ont alors été chassés de la place par la foule de noctambules. La victime, transportée à l’hôpital dans un état jugé très sérieux, souffrait de multiples fractures au crâne.

Quelques minutes plus tard, place Saint-Pierre, la bagarre a recommencé. Une vingtaine de personnes se sont affrontées. Puis une course-poursuite à pied s’est amorcée vers les allées de Barcelone et la « maison identitaire » du Bloc où se sont réfugiés ses membres.

À l’extérieur, des cannettes ont été jetées, la tension n’est pas redescendue jusqu’à l’intervention des forces de police qui ont dû user de tirs de flashball pour calmer le jeu [sic]. Deux personnes ont été interpellées et placées en garde à vue.

Ces événements sont le point d’orgue d’une tension croissante faite d’insultes, de provocations et de bagarres depuis quelques mois, à Toulouse, entre les deux tendances [sic]. Cette fois, un homme de 37 ans a failli perdre la vie. Hier soir, il était sorti d’affaire.

Publié par des amis de la police (Claire Lagadic, LaDepeche.fr, 2 avril 2012)


Rixe entre Bloc identitaire et ultra gauche [sic] à Toulouse : un blessé grave

Un homme de 37 ans a été blessé à Toulouse lors d’une rixe entre membres du Bloc identitaire, petit mouvement d’extrême droite et des militants de la gauche radicale [sic], a-t-on appris dimanche de source policière.

La bagarre est survenue dans la nuit de samedi à dimanche, opposant des partisans des deux bords armés de battes de base-ball.

La victime a subi une fracture du crâne en chutant lourdement après avoir reçu un coup de pied.

Ses jours ne sont pas en danger, a-t-on ajouté de source policière, sans préciser à quel camp elle appartenait.

Quelques temps plus tard, deux personnes ont été interpellées alors que des militants de l’ultra gauche s’étaient rassemblés devant le local ouvert récemment à Toulouse par le Bloc identitaire. Placées en garde à vue, elles ont été relâchées dimanche dans l’après-midi, a-t-on ajouté de source policière, précisant que l’enquête se poursuivait.

Le Bloc identitaire s’était signalé en 2010 en annonçant vouloir organiser un apéro géant « saucisson et pinard » à la Goutte d’Or, un quartier de Paris à forte population musulmane [sic].

Publié par des amis de la police (Agence Faut Payer, 1er avril 2012)

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[France nucléaire] Moruroa et le droit de savoir

COMMUNIQUÉ

Papeete le 31 mars 2012

« Paris veille sur Moruroa » titrait La Dépêche du 28 mars. Problème : cette « veille » est assurée par ceux qui ont toujours menti et nié les conséquences sanitaires et environnementales des essais nucléaires. Alors, depuis leurs bureaux retranchés du CEA de Bruyères-le-Châtel à 17’000 km de Moruroa, ils peuvent toujours affirmer avec aplomb que « Tout va bien ! », qu’on sera prévenu des semaines ou des mois à l’avance d’un éventuel effondrement de Moruroa. Comme si un accident se déroulait selon les normes prévues par les experts, Fukushima, hélas, nous l’a brutalement rappelé ! Depuis 40 ans, on connaît leur chanson : « les nuages de la bombe évitaient soigneusement les îles habitées », « les tirs souterrains étaient parfaitement contenus », « nos bombes étaient particulièrement propres » !

On surveille, affirment-ils… mais avec quoi ? Les Polynésiens savent-ils que sur les 20 capteurs du système de surveillance de l’instabilité de Moruroa, seulement 11 sont encore opérationnels, ce que se sont bien gardés de dire les « scientifiques » parisiens du CEA au journaliste de La Dépêche ? Tout cela est pourtant inscrit noir sur blanc dans le dernier rapport officiel « géomécanique » publié en 2009. Combien de capteurs sont-ils encore en état de fonctionnement en 2012 ? Comme par hasard, les rapports annuels officiels ne sont pas publiés depuis 2009. À Paris, ce système de surveillance délabré de Moruroa informerait sans faillir les « scientifiques » du CEA 24 heures sur 24 des moindres craquements ? Voilà encore le nouveau mensonge qu’ils tentent de nous faire avaler. Les Polynésiens savent-ils encore – ce qu’oublient de rappeler les « experts » du CEA – que la vague qui a suivi le tir Tydée, le 25 juillet 1979 au sud-ouest de Moruroa, avait submergé Fangataufa, situé à 40 km de Moruroa, d’une couche d’eau de 2,50 m. Alors, quand ils nous affirment aujourd’hui sans sourciller qu’un effondrement d’une masse sept fois plus importante ne provoquerait qu’une vaguelette sur Tureia – à 100 km en face de Moruroa – comment ne pas les prendre pour des charlatans ?

Les Polynésiens n’ont-ils pas le droit de savoir ? Moruroa e tatou récuse tous ces experts auto-proclamés du CEA qui jadis faisaient des « bombes propres » et qui, aujourd’hui, se proclament nos bons anges gardiens. Moruroa e tatou exige, dans les plus brefs délais, l’envoi sur les anciens sites d’essais nucléaires d’une mission d’experts pluridisciplinaires et indépendants. C’est la demande que Moruroa e tatou déposera très bientôt sur le bureau des futurs élus de la nation.

Moruroa e tatou

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[Paris 13e] C’est bon le poulet grillé

Paris : Le commissariat du 13e dévasté par un incendie

Un incendie, vraisemblablement d’origine accidentelle, a dévasté totalement un commissariat tôt ce dimanche dans le 13e arrondissement de Paris, sans faire de blessés.

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Un incendie s’est déclaré dans un commissariat de police de Paris (XIIIe arrondissement), tôt dimanche matin, sans faire de victime mais en provoquant des dégâts importants, a-t-on appris auprès de la préfecture de police (PP). Le feu a pris à 5h15 du matin au premier niveau de l’accueil général du commissariat situé au 144, boulevard de l’Hôpital. Il a été maîtrisé vers 7h30, après l’intervention de près de 150 pompiers.

Vraisemblablement accidentel

L’origine de l’incendie est « encore indéterminée » mais elle est « très vraisemblablement accidentelle », a indiqué la PP, précisant qu’« aucun blessé » n’était à déplorer. En revanche, le sinistre a provoqué des « dégâts importants ». Sept fonctionnaires de police ont cependant été légèrement intoxiqués par les fumées, selon France Info. Ils ont été transférés à l’hôpital pour des examens.

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Le bâtiment, qui date de 1967 et présente une structure métallique, a été inspecté après le sinistre par un architecte de sécurité. Celui-ci a estimé qu’il n’existait pas de risque d’effondrement mais qu’il n’était plus utilisable en l’état. Le commissariat restera donc fermé au public pour une durée indéterminée mais un dispositif sera mis en place pour accueillir le public et les orienter vers les commissariats voisins, où ont été dispatchés les policiers, selon la préfecture de police.

Leur presse (FranceSoir.fr, 1er avril 2012)

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[Vive l’Azawad libre !] 1er avril 2012 : une nouvelle expérience révolutionnaire commence sur 800’000 km²

DÉCLARATION
Bureau politique

En ce jour sans précédent dans l’histoire du peuple de l’Azawad, ou devient effectif le retour à la dignité, la libération de la ville historique de Tombouctou après Gao, Kidal et plusieurs autres villes de l’Azawad ; le bureau politique félicite, au nom de toutes les commissions, le peuple de l’Azawad, l’Armée de libération nationale, tous ceux qui de loin ou de près se sont sacrifiés pour l’atteinte de cet objectif non négociable.

Chers compatriotes, en dépit de cette immense satisfaction, nous devrions rester sereins, prendre encore davantage confiance en nous et relever le défi de l’avenir en réunissant toutes nos forces pour préserver cet inestimable acquis afin de faire de l’AZAWAD un pays où règne la liberté, la justice et la paix durable y compris avec les pays voisins.

Nous assurons les États voisins, les populations de la sous-région et la communauté internationale que la libération de l’Azawad contribuera à renforcer la sécurité, le développement et la paix pour une meilleure intégration des peuples, des cultures et une meilleure stabilité dans la zone saharo-sahélienne.

La direction politique invite tous les Azawadiens (de l’extérieur comme de l’intérieur) à se mobiliser sans délais dans l’immense chantier de construction [qui s’ouvre aujourd’hui. Le] mouvement appelle tous les Azawadiens qui résident à l’extérieur de revenir contribuer et jouir de la reconstruction nationale.

le 01/04/2012
Mahmoud Ag Ghali
Président du bureau politique

Communiqué du MNLA, 1er avril 2012

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La plus visible association de malfaiteurs en relations avec une entreprise terroriste, c’est la DCRI

Affaire Merah : l’avocate de son père pourrait prouver « la liquidation » du terroriste

Me Zahia Mokhtari affirme qu’elle détient deux vidéos dans lesquelles le terroriste Mohamed Merah dit aux policiers « je suis innocent ». Selon le chef du Raid, le tueur au scooter avait affirmé qu’il était moudjahidine et comptait « mourir les armes à la main ».

L’avocate algérienne mandatée par le père de Mohamed Merah pour porter plainte contre le Raid (unité d’élite de la police française) a affirmé dimanche à Alger détenir des preuves de « la liquidation » du tueur de Toulouse.

« Nous détenons deux vidéos identiques de 20 minutes chacune dans lesquelles Mohamed Merah dit aux policiers ‘pourquoi vous me tuez’ (…) ‘je suis innocent' », a déclaré lors d’une conférence de presse Me Zahia Mokhtari, qui devrait se rendre en France dans les jours à venir pour déposer plainte devant la justice française.

« Des personnes au cœur de l’événement, et qui voulaient que la vérité éclate, m’ont remis ces vidéos », a ajouté l’avocate. Elle a précisé qu’elle en réservait la « divulgation » à la justice française et insisté sur leur authenticité. Sollicité par l’AFP, le ministère de l’Intérieur français n’a fait aucun commentaire.

Merah « manipulé » par les services français

Selon Me Mokhtari, « Merah (Mohamed) a été manipulé et utilisé dans ces opérations par les services français et a ensuite été liquidé pour que la vérité ne voie pas le jour ».

Dès le lendemain de la mort de Mohamed Merah, le RAID avait au contraire affirmé avoir « donné sa chance jusqu’au bout » au tueur réfugié dans son appartement. « Si un assaut a été lancé, c’est par Merah », a déclaré à l’AFP le chef de cette unité d’élite de la police, Amaury de Hauteclocque.

Le chef du Raid a affirmé que Mohamed Merah lui a dit, après avoir interrompu les négociations : « je suis un moudjahidine, je veux mourir les armes à la main, vous allez m’abattre et je suis très fier, très honoré de lutter contre le Raid, je vais essayer d'(en) tuer le plus possible ».

De son côté, le procureur de Paris, François Molins, avait déclaré le 22 mars que « les premières constatations (permettaient) de confirmer toute la détermination de Merah et sa volonté d’en découdre avec les forces de l’ordre, quelles qu’en soient les conséquences pour lui comme pour les policiers ».

Me Mokhtari a indiqué qu’elle remettrait à la justice française « une première liste de trois noms, ceux d’un responsable des services français et de deux autres personnes de nationalités différentes qui ‘travaillaient’ avec Mohamed Merah pour qu’elles soient entendues dans cette affaire ».

Le chef de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), Bernard Squarcini, avait affirmé mardi que Mohamed Merah n’était « ni un indic de la DCRI, ni d’autres services français ou étrangers ». Par ailleurs, une source proche de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) avait qualifié de « grotesques » des informations du quotidien italien Il Foglio qui assure sur son site internet que Mohamed Merah voyageait avec la couverture des services secrets français.

Selon l’avocate, Mohamed Merah avait par ailleurs « demandé à parler avec la presse mais cela lui avait été refusé ». Des avocats français « veulent nous aider », a ajouté Me Mokhtari, sans citer de nom. Elle a ajouté avoir « confiance en la probité et l’impartialité de la justice française ».

Mohamed Merah, 23 ans, avait été tué le 22 mars lors de l’intervention des policiers du Raid dans son appartement à Toulouse (sud-est), après 32 heures de siège. Les 11, 15 et 19 mars, il avait tué sept personnes : trois parachutistes, trois écoliers et un enseignant juifs à Toulouse et Montauban.

Leur presse (LePoint.fr avec AFP, 1er avril 2012)

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[Mort aux El-Assad et à tous leurs complices !] La révolution continue, bien sûr

Syrie : 40 morts, les combats font rage à travers le pays

BEYROUTH – Au moins 40 personnes ont été tuées dimanche en Syrie, dont 15 membres des forces gouvernementales, dans de violents combats et des attaques rebelles à travers le pays, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

Au lendemain de l’annonce par le régime de Bachar al-Assad qu’il avait gagné une fois pour toutes la bataille contre l’opposition et les insurgés, ses troupes tentaient toujours d’écraser les poches de résistance.

Ce nouveau bilan est annoncé alors que les représentants de plus de 70 pays sont réunis à Istanbul pour accroître la pression sur le régime syrien afin qu’il mette en œuvre le plan de sortie de crise de l’émissaire international Kofi Annan.

Cinq rebelles, quatre soldats — dont un officier — et un civil ont été tués lors de violents combats dans la ville de Qourriyé, dans la province de Deir Ezzor (est), selon l’OSDH.

Quatre autres soldats ont péri dans une attaque menée par un groupe de déserteurs contre un convoi militaire dimanche matin dans la région de Jisr al-Choughour (province d’Idleb, nord-ouest), près de la frontière turque, a ajouté l’ONG.

Dans la même province, une femme a été tuée par un tireur embusqué dans la région de Maaret al-Noomane et des combats ont éclaté près de la ville de Saraqeb entre des rebelles et l’armée qui menait des perquisitions.

De même, quatre soldats ont trouvé la mort dans de violents affrontements près de la ville de Jassem dans la province de Deraa, berceau de la contestation dans le Sud. Trois soldats qui ont fait défection lors de ces combats ont été rattrapés et abattus par un officier, selon l’OSDH.

Dans l’est de cette province, à Oum al-Mayazen, deux civils ont été tués par les forces de sécurité et trois membres des services de sécurité ont péri dans une attaque rebelle contre leurs véhicules à Sehm el-Joulane.

À Homs (centre), deux civils ont été tués, l’un lors de bombardements de quartiers de la vieille ville et un autre par des tirs. Cinq autres civils ont été tués par des obus dans d’autres quartiers.

Un jeune homme a été tué par des tirs dans le quartier de Roukneddine dans le nord de Damas lors de perquisitions.

Près de la capitale, un jeune homme a été tué dans une embuscade tendue par les forces de sécurité dans la ville de Dmeir où quatre autres personnes ont été arrêtées, selon l’OSDH.

Dans la même région, à Kafar Batna, des chars étaient déployés en masse à tous les barrages et des tireurs embusqués tiraient sur tout ce qui bouge, a affirmé à l’AFP Dib al-Dimachki, porte-parole du Conseil de commandement de la révolution pour la région de Damas.

Dans la province de Hama (centre), quatre civils ont été tués par des tirs lors de perquisitions des forces de sécurité dans les localités de Latamné, al-Jabine et al-Zokat.

Dans la ville de Hama, trois agents de sécurité ont été blessés quand un groupe de soldats dissidents ont tiré sur leur voiture. Les troupes régulières ont perquisitionné dans le quartier Janoub al-Malaab, menaçant les habitants d’arrestations s’ils ne leur remettaient pas des soldats déserteurs, a indiqué l’OSDH.

L’AFP n’est pas en mesure de confirmer ces informations et ces bilans en raison des restrictions draconiennes imposées aux médias dans la couverture de la crise.

Leur presse (Agence Faut Payer, 1er avril 2012)

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[Vive l’Azawad libre !] « L’objectif reste l’Azawad, son peuple et sa liberté »

Libération complète de la région de Tinbouctou

Après avoir lancé l’offensive le 17 janvier 2012 à Ménaka (région de Gao), face à l’invasion militaire malienne dans l’Azawad, le Mouvement National pour la Libération de l’Azawad vient de mettre fin à l’occupation malienne dans la région de Tinbouctou, par sa prise et le contrôle de la  région entière ce dimanche 1er avril 2012.

Le Mouvement National de Libération de l’Azawad informe que le drapeau flotte partout dans la région de Tinbouctou de Ber à Léré, et assure son contrôle et administration.

Le Mouvement National de Libération de l’Azawad informe que l’État-Major entamera sa mission de défense et de sécurisation du territoire de l’Azawad, pour le bonheur de son peuple.

Le Mouvement National de Libération de l’Azawad, réaffirme une fois de plus qu’il n’est lié à aucune Organisation Islamique comme le fait savoir une certaine presse et que l’objectif reste l’Azawad, son peuple et sa liberté.

Le Mouvement National de Libération de l’Azawad, en appelle la C.E.D.E.A.O (Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest) à plus de retenue face à son message d’ingérence militaire dans l’Azawad, et l’invite à jouer pour l’option politique afin de rétablir la paix.

Bakaye Ag Hamed Ahamed
Chargé de Communication, Informations et Relais avec les Médias

Communiqué du MNLA du 1er avril 2012

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[États-Unis] Justice pour Trayvon Martin : occupe ta capuche

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[Vive l’Azawad libre !] « Déloger l’administration politique et militaire pour le bonheur du peuple »

Libération complète de la région de Gao

Après avoir lancé l’offensive le 17 janvier 2012 à Ménaka (région de Gao), face à l’invasion militaire malienne dans l’Azawad, le Mouvement National pour la Libération de l’Azawad vient de mettre fin à l’occupation malienne sur toute cette région, par la prise et le contrôle de la ville de Gao ce samedi 31 mars 2012.

Le Mouvement National de Libération de l’Azawad informe que le drapeau flotte partout dans la ville et que la région de Gao est désormais sous son contrôle et administration.

Le Mouvement National de Libération de l’Azawad informe que son État-major cerne la ville de Tinbouctou, pour déloger le reste de l’Administration politique et militaire malienne pour le bonheur du peuple de l’Azawad.

Le Mouvement National de Libération de l’Azawad, en appelle la C.E.D.E.A.O. (Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest) à plus de retenue face à son message d’ingérence militaire dans l’Azawad, et l’invite à jouer pour l’option politique afin de rétablir la paix.

Bakaye Ag Hamed Ahamed
Chargé de Communication, Informations et Relais avec les Médias

Communiqué du MNLA (1er avril 2012)

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