[Nos médias] Amine, tué par la police

Non à la présomption de légitime défense

La famille et les proches d’Amine Bentounsi ont organisé une marche blanche à Noisy-le-Sec le 5 mai 2012 sur les lieux même ou un policier a tiré dans le dos d’Amine. Ils tenaient à appeler à une mobilisation nationale contre la présomption de légitime défense demandée par certains syndicats policiers. Ils voulaient également faire un appel à témoins pour renforcer celui qui soutien déjà qu’Amine a été tiré dans le dos ce qui disqualifie la légitime défense.

Amine a été tué deux fois

Amal, la sœur d’Amine parle de son jeune frère à qui on n’a pas fait de cadeau ! Incarcéré dès l’aâge de 13 ans, c’est la prison qui l’a dressé, à 29 ans il avait déjà effectué 15ans de prison. Ils l’ont tué deux fois ; la prison lentement et les policiers d’une balle dans le dos…

FPP / Sons en luttes, 11 mai 2012

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Quelques mots sur le cirque électoral à Bouira (Algérie)

Bouira : attentats, émeutes et abstention

Les élections n’ont pas eu lieu, hier, dans la commune de Saharidj, située à plus de 50 km au nord-est de Bouira.

Dès le début de la journée, des dizaines de jeunes ont pris d’assaut six bureaux de vote. Les manifestants ont saccagé les urnes et les documents qui s’y trouvaient. Tout le chef-lieu a été paralysé, les routes qui y mènent barricadées à l’aide de pneus enflammés et de blocs de pierres. Quelque temps après, les forces de l’ordre sont intervenues et une émeute a éclaté jusqu’en fin d’après-midi. Deux policiers ont été blessés et ont reçu des soins à l’hôpital de M’chedallah. Les manifestants n’ont pas cessé de lancer des pierres et des cocktails Molotov en direction des forces de sécurité, qui tentaient vainement de rouvrir les centres de vote saccagés.

Un autre fait a également marqué la journée d’hier : un groupe terroriste a attaqué un centre de vote dans la commune d’Ath Mansour, à l’est de Bouira. Des éléments de la garde communale ont riposté à cette attaque. L’accrochage a duré, selon des sources sécuritaires, plus de 3 heures.

Une patrouille de gendarmerie chargée de l’escorte d’un camion transportant des urnes et autres documents a été également ciblée par une bombe artisanale sur la route menant vers la commune de Guerrouma, au nord de Lakhdaria.

Vers 18h, le taux de participation était de 27,17%. Des dépassements et des irrégularités ont également entaché le déroulement de ce scrutin. Les bulletins de vote de certains partis, notamment le RND et le FLN, ont manqué dans certains bureaux à l’ouverture des centres au niveau du chef-lieu de wilaya. Des altercations ont été signalées entre des candidats. Des représentants de partis et de plusieurs candidats libres ont affirmé que des personnes continuaient de faire campagne dans les centres de vote.

Leur presse (Amar Fedjkhi, Ali Cherarak, ElWatan.com, 11 avril 2012)


Bouira : Nuit d’émeutes à Saharidj

Des affrontements ont opposé, dans la soirée de jeudi à vendredi 11 mai 2012, à la ville de Saharidj, sise à 50km au nord-est du chef lieu de la wilaya de Bouira, des dizaines de jeunes déchaînés et les forces de sécurité.

Les accrochages entre les émeutiers et les forces de sécurité qui ont éclaté au début de la matinée de jeudi ont duré plusieurs heures.

Les éléments de la police ont utilisé des bombes de gaz lacrymogènes pour disperser les émeutiers qui lançaient des pierres contre les forces de l’ordre.

La situation était très tendue dans cette ville. Des renforts de police ont été dépêchés à partir des unités de Haizer et du chef lieu de wilaya. Les affrontements ont fait, selon des sources crédibles, une vingtaine de blessés parmi les émeutiers et 5 blessés parmi les forces de l’ordre.

Un dispositif de sécurité formé d’une dizaine de policiers a été mis en place ce matin, devant les édifices sensibles tels que le siège de l’APC et autres structures. Notons que la ville de Saharidj a connu une journée agitée. Des dizaines de manifestants ont investi dès les premières heures de la matinée de jeudi, les deux centres de vote, ou ils ont procédé au saccage des 06 bureaux de vote et ont détruit les documents qui se trouvaient à l’intérieur.

L’opération électorale n’a pas eu lieu au niveau de cette ville.

Leur presse (Amar Fedjkhi, ElWatan.com, 11 avril 2012)

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Dijon détourné (4)

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Vus dans les rues de Dijon fin avril et début mai 2012 : quelques affiches et stickers contre les élections, deux-trois tags et pochoirs, et surtout, un bon paquet de détournements (quatrième série).

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Camp No Border 2012 – Cologne, Allemagne, 13-22 juillet 2012

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Se rassembler, échanger, faire du lien et se préparer à l’action

De quoi s’agit-il ?

Pour s’engager ensemble sous différentes formes contre les expulsions de masse, Frontex, l’antitziganisme, le racisme ordinaire et les discours d’extrême droite ;

Pour s’informer et se former sur le racisme institutionnel, sur les conditions de vie catastrophiques des réfugiés et des migrants et le combat pour le droit à une vie digne pour tous ;

Pour s’informer sur les causes de l’émigration, sur le (post-) colonialisme et la situation meurtrière aux frontières extérieures ainsi que sur beaucoup d’autres sujets. Blanchitude et Empowerment vont jouer un rôle important.

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Le camp se veut un lieu où l’on traite ensemble la critique du racisme et les perspectives antifascistes, féministes et anticapitalistes ;

Un lieu qui peut renforcer l’échange mutuel et faire naître des nouvelles alliances, où les combats des réfugiés et des personnes de couleur rencontrent ceux des personnes de peau blanche qui critiquent le racisme.

Venez au camp, venez avec des idées pour des ateliers, des actions ou sans raison particulière.

No Borders No Nations ! Pas de frontières Pas de nations !

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[Besançon] Solidarité avec Ines, Javier, Damien, Ivan, Franck et Bruno : Table d’information mercredi 16 mai, place Pasteur

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Réquisition d’un hameau dans le Gers

Nouveau lieu ouvert à toutes et à tous, à l’Isle Bouzon dans le Gers

Bonjour,

Depuis le 22 avril, le collectif La Paz occupe un lieu à l’abandon depuis une dizaine d’années appartenant à un centre médico-social, à l’Isle Bouzon dans le Gers.

Nous y vivons à une dizaine sans l’accord du propriétaire.

Il y a 8 bâtiments à retaper, 5 hectares (bois et prairies) et 3 sources.

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La Fallot

Nous sommes déterminés à y rester, même si une procédure d’expulsion est en cours, et appelons le maximum de personnes à nous soutenir et nous aider à faire revivre ce lieu.

Nous pensons qu’en mettant en place des activités ouvertes au public, gratuites et solidaires, nous réussirons à tendre le rapport de force en notre faveur.

Nous voudrions faire de cet endroit , un lieu ouvert à toutes et à tous, un lieu :
Paysan : Potagers, pisciculture, élevage, basse cour…
Culturel : Ateliers artistiques, concerts, bals, projections débats…
Solidaire : Accueil temporaire de précaires, aide et repos.

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La Fallot - la pisciculture

Nous vous invitons à venir nous rencontrer et participer à cette aventure.

Dimanche 6 mai 2012
Gouter/Apéro à 16h

Contact

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L'Isle Bouzon - la tour de guet

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L'Isle Bouzon - le lavoir

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L'Isle Bouzon - le pigeonnier


Un collectif réquisitionne le hameau La Fallot

Une vingtaine de personnes issues du monde associatif et militant ont investi il y a deux semaines un hameau appartenant au centre social Cantoloup-Lavallée.

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Hier après-midi, les membres du collectif ouvraient les portes du hameau qu'ils ont réquisitionné sur la commune de L'Isle-Bouzon.

Le changement, eux le mûrissent depuis quatre à cinq ans et l’ont opéré le jour du premier tour de la présidentielle. Depuis deux semaines, une vingtaine de personnes, se présentant sous le nom du collectif Assolapaz, originaires du Gers, du Lot-et-Garonne et de Toulouse, ont investi le hameau La Fallot, comprenant plusieurs habitations, des bassins de pisciculture, une vieille piscine et cinq hectares de terrain, sur la commune de L’Isle-Bouzon.

Une réquisition d’un espace public appartenant au centre social Cantoloup-Lavallée, basé à Saint-Clar. Une réquisition suivie d’une réhabilitation destinée aux précaires. « Notre ambition est de mettre à disposition un toit et un bout de terrain pour les gens qui n’ont les moyens ni d’acheter ni de louer un logement », résume Chami, 26 ans, membre du collectif.

Depuis quinze jours, sur place, la vie s’organise. Il y a là des salariés, des étudiants, des bénéficiaires des minimas sociaux, des couples, des célibataires et trois enfants âgés d’un à quatre ans. Fabien, 27 ans, travaillait encore il y a un mois. Tout en vivant dans la rue. « Nous sommes passés par des voix légales, livre-t-il. Nous avons lancé un appel aux dons afin d’acheter un bien immobilier et contacté de nombreux maires gersois pour qu’ils nous trouvent quelque chose. » En vain bien sûr. Ils sont donc passés à la saisie.

Laissé à l’abandon

Les pierres apparentes de La Fallot, qui fut autrefois la propriété du Patriarche [L’association destinée à soigner les personnes toxicomanes dans des lieux de vie communautaire a été signalée comme sectaire dans un rapport de 1995], sont depuis plusieurs années laissées à l’abandon. « On trouve incohérent que des bâtiments comme ici restent vides depuis plus de dix ans et qu’il n’y ait aucune probabilité de l’utiliser pour notre association », ajoute Fabien.

Le projet du collectif vise également à mettre en place des activités culturelles (spectacles, concerts, ateliers…), agricoles sans utilisation de produits chimiques (potager, basse cour gasconne…) et sociales (espace d’accueil et hébergement temporaire).

Deux semaines que les membres du collectif se sont installés et le lieu reprend vie. Tout doucement. Dans un bâtiment, celui le mieux isolé, un clic-clac pas tout neuf, un tapis poussiéreux et un fauteuil invitent à la discussion. À l’étage, les membres de l’Assolapaz ont établi leurs couchages.

Un temps de rencontre

Certains se connaissent pour avoir milité au sein de l’association Droit au logement (DAL), du Collectif pour la réquisition, l’entraide et l’autogestion (Crea) ou contre la réforme des retraites. Depuis leur arrivée, les travaux de réhabilitation ont débuté. « On s’ouvre à tous ceux qui veulent participer, aider, mettre en place des chantiers ou tout simplement besoin d’un logement », lance Chami.

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Les nouveaux locataires ont rencontré la direction du Centre Cantoloup-Lavallée, le maire de L’Isle-Bouzon et organisaient, hier, un temps de rencontre, annoncé à grands renforts de tracts lors de la manifestation du 1er mai. Plusieurs dizaines de personnes sont venues en voisin ou par curiosité, découvrir cette initiative encore marginale dans les campagnes. « Nous sommes dans une démarche de dialogue et d’intégration », insistent Chami et Fabien.

Leur presse (Jean-Charles Galiacy, SudOuest.fr, 7 mai 2012)


Occupation sans autorisation !
Communiqué de l’alter hameau La Fallot

Nous venons d’apprendre qu’un collectif (assolapaz) occupait sans autorisation le site de « La Fallot » à l’Isle Bouzon.

Nous tenons à signaler que nous n’avons rien à voir avec ce collectif ni avec la démarche d’occupation qu’il entreprend.

Nous avons signé un sous-seing privé pour l’achat du lieu et essayons depuis juillet de réunir les fonds afin de réaliser le projet exposé dans notre site internet*.

Notre sous-seing n’a à ce jour pas été dénoncé par le centre médico-social Cantelou la Vallée.

Lors de visites que nous organisions sur le site, nous avons rencontré quatre des personnes qui occupent actuellement le lieu. Ils n’ont jamais repris contact avec nous pour participer à notre projet. Nous avons appris l’occupation des lieux suite à leur invitation à leur journée portes ouvertes reçue hier.

L’équipe de l’alter hameau la Fallot précise qu’elle n’a aucun lien avec assolapaz et n’est en aucune façon partie prenante de la journée portes ouvertes du dimanche 6 mai.

Crastes le samedi 5 mai 2012
Anne et Marc-Antoine Diaz

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[Rennes] Retour d’expérience sur des luttes en cours

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[« Antiterrorisme »] La méthode italienne

Italie : un industriel blessé par balles, les enquêteurs suivent la piste anarchiste

Le patron d’Ansaldo Nucleare, filiale du géant industriel italien Finmeccanica, a été blessé lundi matin à Gênes (nord-ouest) par des tirs aux jambes en pleine rue et les enquêteurs ont indiqué aux médias italiens suivre l’hypothèse d’une piste anarchiste.

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Roberto Adinolfi, un ingénieur de 53 ans spécialisé dans le nucléaire, patron de Ansaldo Nucleare (qui produit des réacteurs nucléaires de troisième génération), sortait de son domicile en compagnie de son fils de 20 ans, quand deux hommes à moto ont tiré sur lui à trois reprises, le visant aux jambes.

Il a reçu une balle dans une jambe et a été opéré d’une fracture au tibia. Ses jours ne sont pas en danger, a-t-on précisé.

« Notre collègue a été soumis à une intervention chirurgicale et son état n’est pas particulièrement grave », a assuré le directeur général de Finmeccanica, Alessandro Pansa.

Selon l’agence Ansa, les enquêteurs examinent l’hypothèse d’un attentat anarchiste en relevant que ces derniers mois, certains groupements de cette mouvance ont appelé à « passer à une phase qui puisse prévoir l’action armée ».

La mouvance anarchiste compte de nombreux militants à Gênes (centre).

Le fait de tirer dans les jambes avec une arme semi-automatique rappelle les modalités des attentats des années 70 et des années de plomb du terrorisme, ont indiqué en outre les enquêteurs.

Le procureur en chef du parquet de Gênes, Michele Di Lecce, n’a en revanche pas voulu se prononcer, se bornant à dire : « nous devons encore nous orienter, les premiers relevés sont en cours ».

Si la piste politique était confirmée, « il s’agirait d’un fait extrêmement grave, inouï depuis tant d’années, symptomatique d’un climat extrêmement complexe », a réagi M. Pansa, assurant que le groupe ne se laisserait pas « conditionné » par les « intimidations ».

Plusieurs hommes politiques de gauche et de droite ont également exprimé leur indignation.

Pier Luigi Bersani, chef du Parti démocrate, principale formation de centre-gauche, a condamné cet acte, « signal préoccupant d’une montée d’un cran dans les tensions et la violence », en rappelant que « l’histoire de l’Italie a malheureusement été marquée par la violence et le pays a payé un lourd tribut de sang et de recul politique ».

L’ancien juge anti-corruption Antonio Di Pietro, leader du parti Italie des valeurs (centre-gauche) a souligné que son parti, même s’il ne soutient pas le gouvernement de technocrates de Mario Monti, ne cautionne en rien ce genre d’attaques.

« L’Italie des valeurs se bat pour la légalité, la transparence et la justice sociale et considère criminel et ennemi de la démocratie et des travailleurs tout acte terroriste et violent », a-t-il indiqué.

Fabrizio Cicchitto, haut responsable du parti PDL (droite) de Silvio Berlusconi a dénoncé « un signal en soi très grave », tout en soulignant que les hypothèses « peuvent être multiples ».

Presse terroriste (tempsreel.nouvelobs.com, 7 mai 2012)


Italie/tirs contre un industriel : deux suspects liés aux ex-Brigades rouges

La police italienne recherche deux suspects liés à une ex-cellule de l’organisation d’extrême gauche des Brigades rouges pour des tirs lundi dernier ayant blessé à une jambe le patron d’Ansaldo Nucleare, une filiale du groupe public Finmeccanica, ont indiqué jeudi les médias.

Les deux individus avaient tenté, selon des enquêteurs cités par l’agence Ansa, de reconstituer en 2000 une cellule autour d’anciens membres des Brigades rouges, adeptes de méthodes violentes dans les années de plomb (années 1970/1980).

Les deux suspects seraient en contact avec un Gênois, actuellement emprisonné depuis une saisie d’armes de guerre et de munitions provenant d’anciens pays communistes.

Le chef de la police italienne, Antonio Manganelli, n’a pas écarté la piste des Brigades rouges : nous n’avons aucune preuve sur la naissance de nouvelles Brigades Rouges mais cela ne signifie pas que cela ne soit pas possible, a-t-il observé.

M. Manganelli s’est dit ouvert à toutes les hypothèses, les frontières entre les groupes marxistes et anarchistes étant difficiles à cerner [sic].

Mercredi, la ministre de l’Intérieur Anna Maria Cancellieri avait indiqué que les modalités de l’attentat, en particulier l’usage d’une arme à feu et la préparation (pouvaient) faire penser à la mouvance des Brigades rouges. Elle avait cependant ajouté que les enquêteurs suivaient deux autres pistes, anarchiste ou criminelle (en liaison avec les intérêts d’Ansaldo Nucleare en Europe de l’est).

Roberto Adinolfi, 59 ans, PDG d’Ansaldo Nucleare, spécialisée dans la fabrication de réacteurs, le démantèlement des centrales et la gestion des déchets, a été blessé lundi à 06H00 GMT par un tireur qui l’a visé en pleine rue à Gênes (nord-ouest).

L’agresseur l’a suivi à pied pendant quelques mètres avant de tirer de l’arrière un coup de feu au niveau du mollet. L’individu a rejoint un complice qui l’attendait sur une moto, et les deux agresseurs ont pris la fuite.

Roberto Adinolfi a été opéré d’une fracture au tibia et devrait quitter prochainement l’hôpital de Gênes.

Le fait de tirer dans les jambes et l’arme utilisée ont immédiatement fait penser aux modes d’action des Brigades rouges, selon les enquêteurs qui ont rappelé qu’une colonne gênoise des BR avait visé quatre dirigeants d’Ansaldo entre 1975 et 1979.

Presse terroriste (Agence Faut Payer, 10 mai 2012)


Italie : une cellule anarchiste revendique l’attentat contre le PDG d’Ansaldo

L’attentat qui a blessé lundi à une jambe le patron d’Ansaldo Nucleare, une filiale du géant public Finmeccanica, a été revendiqué vendredi par une cellule anarchiste italienne qui a annoncé huit nouvelles actions pour venger des anarchistes emprisonnés en Grèce.

Nous avons rendu boîteux Roberto Adinolfi, l’un des grands et si nombreux sorciers de l’atome à l’âme pure et à la conscience propre, ironise la cellule Olga (Ikonomidou, du nom d’une militante anarchiste détenue en Grèce) de la Fédération anarchiste informelle (FAI) dans une lettre au quotidien Il Corriere della Sera.

Selon le procureur de Gênes Michele Di Lecce, cette revendication apparaît fiable. Nous devons encore l’analyser en profondeur, mais elle est structurée, a-t-il estimé.

La missive de cinq pages a été envoyée depuis Gênes, le grand port ligure où M. Adinolfi a été agressé en pleine rue en sortant de son domicile. La victime a été opérée d’une fracture au tibia mais est sortie vendredi de l’hôpital.

La cellule anarchiste affirme avoir voulu par ce geste proposer une campagne de lutte contre Finmecannica, pieuvre assassine et cite une déclaration de M. Adinolfi dans laquelle celui-ci minimisait l’impact environnemental et la portée de la catastrophe nucléaire de Fukushima au Japon.

La FAI accuse aussi M. Adinolfi d’être l’un des grands artisans, avec (l’ex-ministre du Développement économique Claudio) Scajola, du retour du nucléaire en Italie. Ansaldo Nucleare est spécialisée dans la fabrication de réacteurs, le démantèlement des centrales et la gestion des déchets.

Nous sommes amoureux fous de la liberté et nous ne renoncerons jamais à la révolution, à la destruction complète de l’État et de ses violences, proclame la lettre.

Le texte s’achève par des menaces de lutte contre Finmeccanica, pieuvre assassine : aujourd’hui, Ansaldo Nucleare, demain une autre de ses tentacules. La FAI annonce en outre de nouvelles actions, au moins huit, un nombre correspondant à celui d’autres anarchistes affiliés à la FAI détenus en Grèce.

La FAI, qui avait déjà revendiqué en décembre un attentat au colis piégé contre le directeur de l’agence de collecte des impôts à Rome, a signé de nombreuses actions similaires en Italie et à l’étranger depuis le début des années 2000.

Le 1er avril, la FAI avait ainsi revendiqué une attaque à la lettre piégée qui avait fait deux blessés en Suisse au siège de la Fédération des exploitants de centrales nucléaires Swissnuclear.

Lundi à Gênes, l’agresseur a suivi à pied pendant quelques mètres M. Adinolfi, 59 ans, avant de tirer de l’arrière un coup de feu au niveau du mollet. L’individu a ensuite rejoint un complice qui l’attendait sur une moto, et les deux hommes ont pris la fuite.

Très rapidement après l’attentat, les enquêteurs avaient dit examiner l’hypothèse d’un attentat anarchiste en relevant que ces derniers mois, certains groupements de cette mouvance appelaient à passer à une phase qui puisse prévoir l’action armée.

C’est avec plaisir que nous avons rempli le chargeur. Empoigner un pistolet, choisir et suivre l’objectif, coordonner l’esprit et la main ont été un passage obligatoire, relate la lettre, évoquant un petit fragment de justice contre un assassin couleur grisaille, un responsable scélérat.

Je vais bien, le plus dur est passé, a confié pour sa part le PDG vendredi lors de sa sortie de l’hôpital en chaise roulante, entouré de ses enfants.

Presse terroriste (Agence Faut Payer, 11 mai 2012)

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Dijon détourné (3)

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Vus dans les rues de Dijon fin avril et début mai 2012 : quelques affiches et stickers contre les élections, deux-trois tags et pochoirs, et surtout, un bon paquet de détournements troisième série).

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Résistons Ensemble n° 108 – mai 2012

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Résistons Ensemble

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[Copwatch] « Pour nous cela devient inquiétant, on se sent épié »

Policiers sous surveillance

Avec l’essor des smartphones, les interventions policières sont très souvent filmées, photographiées et publiées sur le web. Parfois même en direct. Le “copwatch” prévient-il les bavures ? La police est-elle armée pour y répondre ?

On en compte des dizaines, rien que pour Lausanne et Genève. Des vidéos amateur d’interventions policières publiées sur le web. Elles montrent souvent des interventions musclées. « J’imagine que les gens postent ces vidéos dans le but de critiquer le travail de la police, explique l’appointée Pousaz de Police-Secours à Lausanne. Il faut croire que ces gens n’ont pas grand chose d’autre à faire, mais pour nous cela devient inquiétant, on se sent épié. »

Dans le monde anglo-saxon, la pratique qui consiste à filmer et surveiller la police est généralisée. On appelle cela le « copwatch ». Un mouvement militant né des suites du passage à tabac de l’américain Rodney King par des policiers dont l’acquittement provoqua les émeutes de Los Angeles en 1992. Le « copwatch » a désormais gagné aussi la France sous une forme extrême. Un site, interdit par le ministère de l’intérieur, mais toujours accessible en ligne procède à un fichage systématique des policiers en civil pour les villes de Lille et de Paris. Les agents y apparaissent à découvert et l’on y décrit leurs présumées violences et leur réputation.

Pour l’heure, de tels mouvements n’existent pas en Suisse.  Il n’y a pas de groupe organisé qui filme ou photographie les policiers. Si les vidéos se multiplient,  c’est donc surtout en raison de l’essor des technologies. « Je trouve excellent que la police soit filmée, s’enthousiasme Pierre Bayenet, avocat et cofondateur de l’Observatoire des pratiques policières à Genève. Plus qu’excellent, c’est même nécessaire, car la police comme toutes les autres professions n’est pas à l’abri de policiers qui font mal leur travail, qui commettent des abus. Ils travaillent sur le domaine public, ils sont armés et agissent pour le bénéfice de la population. La population se doit donc de les surveiller, même si l’on peut discuter des bienfaits de la diffusion de ces images sur Internet. »

Le copwatch n’aurait toutefois pas que des effets bénéfiques. Car ces images induisent une logique de suspicion et rigidifient les comportements des agents. « Face aux personnes qui le filment, le policier va estimer que le comportement adéquat est un comportement formel et rigide explique Michael Meyer, sociologue à l’Université de Lausanne. En d’autres termes, il va jouer le policier, ce qui rend impossible toutes les formes habituelles de relations spontanées et d’assouplissement du rapport avec les usagers comme fumer une cigarette ou prendre le temps pour discuter d’autre chose que de l’affaire en cours. Cette marge de manœuvre informelle, pourtant essentielle au travail policier, passe à la trappe à partir du moment où un agent sait qu’il est filmé et que, potentiellement, ses chefs pourront voir les images. »

Presse policière (nouvo.ch, 27 avril 2012)

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[Copwatch] Les porcs nous cherchent

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Photographie illustrant l'article de Camille Polloni « Après Noisy-le-Sec et la présidentielle, les policiers dans la rue », LesInrocks.com, 10 mai 2012.

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« On ne rôtit pas les poulets » : certains slogans ne manquent pas d'humour, jeudi 10 mai, place du Châtelet.

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La police travaille à Créteil

Créteil : tensions dans la cité du Mont Mesly après la mort d’un jeune motard

Un jeune homme de 17 ans est mort jeudi en fin d’après-midi à Créteil des suites d’une chute de moto. Le drame a provoqué la fureur de jeunes de son quartier qui ont pris à partie la police, accusée d’être à l’origine du décès, a-t-on appris de source policière.

L’accident s’est produit à 17h40 à côté de la cité du Mont Mesly, un quartier déshérité de la ville. Le jeune homme conduisait son engin à toute allure, faisant des zigzags et roulant sur la roue arrière, lorsqu’il a durement chuté, explique cette source. Le Samu a été appelé, mais le jeune homme est décédé des suites de ses blessures à l’hôpital Henri-Mondor de Créteil où il avait été transporté.

La police est arrivée un peu plus tard et a été rapidement prise à partie physiquement par d’autres jeunes du quartier, l’accusant d’être à l’origine du décès du motard pour des raisons non éclaircies pour l’instant, ajoute-t-on de même source. Des jeunes se sont également rendus à l’hôpital où ils ont menacé de représailles, sans plus de précisions, selon cette source.

Presse policière (LExpress.fr avec l’Agence Faut Payer, 10 mai 2012)

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[Destruction de Paris] Plateau de Saclay : territoire en lutte / le 26 mai

Plateau de Saclay : territoire en lutte / le 26 mai

Dans le cadre du Festival des résistances et alternatives à Paris, on organise le samedi 26 mai une journée « Grand Paris – Saclay : territoires en lutte ».

Ça se passera  près du Plateau de Saclay, où des terres agricoles fertiles côtoient des centres de recherche sur les nanotechnologies, un autre sur le nucléaire, l’université d’Orsay… Un espace qui concentre aujourd’hui 15% de la recherche française alors que des élus verts ont sanctuarisés (sic) 2.000 ha de terres agricoles dans le coin.

Toute la zone sera bétonnée dans le cadre du projet Grand Paris pour en faire dixit « une Silicon Valley française » accueillant recherche de pointes, étudiants et entreprises privées.

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Au programme :

• 14h : Présentation des enjeux du Grand Paris avec Jean-Pierre Garnier (sociologue et urbaniste) • 15h : Interventions d’opposants de différents pôles du Grand Paris (Saclay, Gonesse, Paris etc.) • 17h : Débat sur l’aménagement du territoire et le maintien des terres agricoles • 19h : Bouffe gratos vegan et concert

Grand Paris – Saclay : territoires en lutte

Aujourd’hui, à Paris, à Saclay, à Gonesse mais aussi à Montreuil, en Seine-Saint-Denis et ailleurs, divers collectifs et individus tentent chacunE de leur côté de lutter contre le  projet urbanistique du Grand Paris.

Dans le cadre du Festival des Résistances et des Alternatives à Paris (FRAP), une journée est organisée le 26 mai à Palaiseau avec les témoignages et contributions de collectifs et d’individus touchéEs directement ou non par les conséquences de ce projet.

Cette journée se veut être un temps d’information, d’analyse et de critique du Grand Paris mais aussi avant tout un temps de rencontre pour se mobiliser, lutter et créer collectivement des perspectives offensives face à ce grand projet qui aménage nos territoires mais aussi nos vies.

Mailing Reclaim the fields – 9 mai 2012

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[Justice pour Mahamadou Marega] Quand ses assassins seront-ils punis ?

Taser : le Défenseur des droits veut sanctionner la police

Le Défenseur plaide en faveur de poursuites à l’encontre de deux policiers après la mort d’un homme au cours de son interpellation en 2010 à Colombes.

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Le Défenseur des droits demande au ministère de l’Intérieur d’engager des « poursuites disciplinaires » à l’encontre de policiers qui avaient utilisé leurs pistolets à impulsions électrique Taser en 2010 pour maîtriser un Malien sans papiers, décédé lors de son interpellation.

La Commission nationale de déontologie de la sécurité (CNDS), remplacée depuis par le Défenseur des droits, avait été saisie par plusieurs parlementaires à la suite du décès de Mahamadou Marega, le 30 novembre 2010 à Colombes (Hauts-de-Seine).

Dans une décision datée du 4 mai, le Défenseur des Droits relève « des manquements à la déontologie de la sécurité ». Il recommande des « poursuites disciplinaires » à l’encontre de deux policiers pour avoir fait « un usage abusif » de leur pistolet à impulsion électrique « en mode contact » à l’encontre de cet homme.

Il recommande également « des sanctions disciplinaires » à l’égard de quatre autres agents, « pour avoir exercé des gestes de contrainte disproportionnés » contre lui dans l’ascenseur de son immeuble, et « n’avoir pas été attentifs » à son état de santé.

Cette affaire avait déclenché une manifestation à Paris de près de 300 personnes à l’appel d’un collectif demandant «vérité et justice» sur ce décès.

« Réflexion sur le flashball »

Elle avait aussi déclenché l’ouverture d’une information judiciaire contre X pour « homicide involontaire ».

Les policiers étaient intervenus à l’occasion d’un litige entre un homme domicilié dans un immeuble de Colombes et son sous-locataire. Selon les déclarations des policiers appelés sur place, le sous-locataire, M. Marega, était devenu « hystérique » et agitait un marteau qui avait blessé deux d’entre eux, relate le Défenseur des droits. Ils avaient utilisé du gaz lacrymogène pour le maîtriser, puis leurs Tasers.

Le Défenseur des droits a décidé « de mener une réflexion sur l’usage du pistolet à impulsion électrique, au regard des problèmes soulevés par l’utilisation de cette arme par les forces de l’ordre », annonce-t-il dans un courrier à la sénatrice de Paris Nicole Borvo Cohen-Seat (PCF), l’une des parlementaires à l’origine de la saisine.

Il recommande d’ores et déjà « l’interdiction » des « Taser X 26 » de couleur orange, « armes de remplacement » qui, contrairement aux pistolets jaunes, ne sont pas munies d’un dispositif d’enregistrement vidéo et audio.

Il va également mener une réflexion sur l’usage des lanceurs de balle de défense de type flashball.

Leur presse (Agence Faut Payer, 10 mai 2012)

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[Poitiers, 25 mai] Soirée d’info sur la ligne THT

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[9 mai à Coutances] Observation d’une société nucléaire, société policière…

SOCIÉTÉ NUCLÉAIRE, SOCIÉTÉ POLICIÈRE…

… voire société militaire ! L’expression a pris toute sa signification lors d’un petit-déjeuner romantique et matinal (annulé quelques jours auparavant) qui était prévu le mercredi 9 mai 2012, pour interférer avec les travaux du chantier de la ligne THT Cotentin-Maine.

Malheureusement, nous avions oublié d’avertir les gendarmes et autres forces de l’ordre au service de RTE. Ceux-ci sont donc venus avec une dizaine de véhicules à quatres roues, quelques motards sans parler des quelques habituels messieurs en civil et d’autres de la police.

Heureusement, un comité d’accueil avait été organisé avec café et croissants, justement pour ne pas laisser pour compte, celles et ceux que nous n’avions pas pu prévenir.

Ledit comité a ensuite formé cortège pour une parade dans les rues de Coutances sous les yeux ahuris des passants. La ballade s’est terminée au bistrot “le Poulailler”. Nous y avons pris un petit noir à la grande stupéfaction du patron de cet établissement notoirement fréquenté par les gallinacés en uniforme (ou en civil) de la région.

Cette militarisation de “l’encadrement” de la résistance à la ligne THT est dans la continuité de l’expulsion de la maison, appartenant à RTE, occupée à ND de Cenilly. Dimanche dernier, les résidant-e-s qui invitaient à une petite fête ont été expulsé-e-s par l’escadron de gendarmes mobiles de Mont Saint Aignan avec, au passage, interpellation pour contrôle d’identité des personnes présentes et pour une douzaine d’entre elles, un tour de quelques heures et sans dommage, en gendarmerie.

Pour autant, comme le signifiait EDF dès 1983, ne pouvant mettre un gendarme à chaque pylône, cette militarisation n’a aucunement empêché, entre dimanche et mercredi comme avant et depuis, les dommages sur les pylônes, le sciage de cornières de fondation et autres actions d’interférence sur les chantiers, y compris sur ceux entourant la maison qui fut l’objet des interpellations de dimanche dernier, 6 mai 2012.

Ils peuvent envoyer les chars… LA THT NE PASSERA PAS !!

Des randonneurs, randonneuses et autres petites mains

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[Copwatch] La police nous filme ? Filmons la police !

Chelles : des caméras sur les policiers municipaux

La police municipale de Chelles teste des minicaméras portatives sur ses agents. Le but : filmer leurs interventions et utiliser les enregistrements devant la justice en cas de litige.

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Chelles, hier. Sylvain, chef de brigade à la police municipale, porte, sur son plastron, la caméra qui lui sert à filmer ses interventions.

« On nous parle de plus en plus mal… » Triste constat dressé par un gardien de la police municipale à Chelles, laquelle est peut-être en train de trouver un remède en testant deux minicaméras portatives sur ses agents. Un équipement rare en Ile-de-France (lire ci-dessous) et une première en Seine-et-Marne. « Ce sont des engins miniaturisés fixés sur la tenue de l’agent qui enregistrent son et images pendant quatre à cinq heures », détaille Michel Dupuy, le patron de la police municipale.

Les enregistrements effectués peuvent d’ailleurs servir devant la justice en cas de poursuite, du côté des forces de l’ordre ou des particuliers filmés.

Tous les agents pourraient être équipés d’ici à cet automne

« Cela permet de calmer les gens quand il y a une intervention qui tourne au vinaigre : quand ils se savent filmés, la tension redescend très rapidement », résume Michel Dupuy. C’est également le moyen de s’assurer des agents exemplaires. « Les propos de nos agents sont également enregistrés, mais j’estime que si nous faisons correctement notre travail, nous n’avons rien à cacher ! »

Jean-Paul Planchou, le maire socialiste de Chelles, espère pouvoir pérenniser le concept. « Les résultats sont probants et les remontées des agents sont positives, estime-t-il. Si cela se confirme, je pense que nous pourrons proposer au conseil municipal d’équiper tous nos agents d’ici à l’automne. » Pour autant, le choix du fournisseur n’est pas encore fixé. « Nous allons voir si on peut tester d’autres matériels, car il y a des techniques différentes », précise Michel Dupuy. Si l’équipement vient à être définitivement adopté par la police municipale de Chelles, il viendra compléter un arsenal technologique déjà riche : géolocalisation des véhicules, enregistrement des appels au poste, flash-balls et bientôt des caméras embarquées sur les voitures.

« La moindre des choses c’est de nous prévenir »
MALIKA une Chelloise filmée par les policiers

Hier, 14 heures, au poste de police municipale : Sylvain, chef de brigade, accompagné de Patricia et de Serge, deux agents, embarquent dans un véhicule sérigraphié pour patrouiller dans la ville. Sur le plastron du gradé : la fameuse minicaméra, enveloppée dans du tissu bleu marine et dont l’objectif est à peine visible.

14h10. Personne ne remarque la caméra. « Une habitante nous a signalé que des véhicules stationnaient souvent devant chez elle et l’empêchaient de sortir sa voiture du garage », annonce Sylvain en lisant son ordre de mission de l’après-midi. Problème : sa fille est handicapée et doit sortir régulièrement. La discussion s’engage : les trois agents doivent trouver une solution pour empêcher que le stationnement ne devienne sauvage dans cette rue. Le travail habituel des policiers… sauf que tout est filmé. Sans rien dire, Sylvain a appuyé sur le petit bouton rouge de sa caméra. « Il y a une caméra ? Je n’avais même pas remarqué ! s’exclame la Chelloise. Cela ne me dérange absolument pas. »

14h55. « Ça peut se retourner contre eux. » Dans une rue non loin du centre-ville, des trottoirs sont en train d’être goudronnés. Or, une bonne dizaine de voitures mal stationnées et gênantes pour leurs travaux ont été signalées par les ouvriers. Les trois policiers doivent appeler les propriétaires des véhicules pour leur demander de les bouger. « Allez, j’allume la caméra », annonce Sylvain en sortant de la voiture sérigraphiée. « Un arrêté municipal temporaire interdit de se garer ici pendant la durée du chantier », expliquent les policiers en sonnant aux portes. « J’aurais aimé qu’ils me préviennent que tout est filmé », s’agace Claude, un riverain. « Si je reçois un PV pour avoir été garé ici durant les travaux, son engin va se retourner contre lui : car il m’a bien dit que je ne serai pas verbalisé ! »

15h45. L’engin agace. « Dans la mesure où vous prenez la liberté de filmer les gens, la moindre des choses est de nous prévenir ! » La caméra agace Malika, l’une des riveraines qui a aussi dû changer sa voiture d’emplacement. « Il n’y a pas de cadre légal précis qui nous oblige à vous dire qu’on filme », répond Sylvain calmement. « Mais où est l’égalité des armes dans ce cas-là ? Moi, je ne vous filme pas ! » lance la Chelloise. « Vous savez, nous aussi nous sommes très régulièrement filmés par les gens lors de nos interventions, notamment par les jeunes avec des téléphones portables », tente Sylvain. Qui glisse ensuite qu’un « long travail pédagogique s’annonce ».

« Cela n’attire pas les communes difficiles »
DAMIEN TRIVINI patron d’une entreprise qui vend ce type de caméra

« On s’est mis sur ce créneau à la fin de l’année dernière », explique Damien Trivini, le patron de Maxi Avenue, une entreprise spécialisée dans l’équipement automobile pour les professionnels et les forces de l’ordre. « Ce n’est pas un gadget, car l’armée utilise ce matériel qui est étanche et permet une bonne qualité d’image et de son. Mais je pense que les caméras pour voiture ont plus d’avenir. » Outre Chelles, l’entreprise a vendu pour des tests une caméra à deux communes, l’une dans les Yvelines et l’autre dans le Val-d’Oise, sans en préciser les noms. « Pour l’instant, nous n’avons équipé aucun effectif complet. Et ça n’attire pas du tout la police municipale des secteurs plus difficiles, notamment la Seine-Saint-Denis, avoue-t-on chez Maxi Avenue. Certains expliquent qu’ils ne souhaitent pas enregistrer ce qu’ils font. » En revanche, la police nationale du 93 a choisi d’équiper certains de ses effectifs avec ce type de matériel. Coût d’une caméra comme celle testée à Chelles : 750 €, taxe comprise.

Leur presse (Thomas Poupeau, LeParisien.fr, 10 mai 2012)

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[L’avenir nous appartient] Comment sortir des pesticides, en sept leçons

Pesticides, le changement c’est pour quand ?

Les effets dévastateurs des pesticides pour la santé, en particulier chez les enfants, n’est plus à démontrer. Mais peut-on véritablement se passer de ces « produits phytosanitaires » censés accroître les rendements et faciliter le travail des agriculteurs ? Sortir des pesticides est loin d’être impossible, mais implique que les agriculteurs, les chercheurs, et les politiques soient capables de se remettre en cause. Voici comment sortir des pesticides, en sept leçons.

Dans le service pédiatrique qu’il dirige, au CHU de Montpellier, le professeur Charles Sultan constate tous les jours les effets dévastateurs des pesticides perturbateurs endocriniens. Ces molécules sont particulièrement redoutables pour les fœtus. « Chez les petits garçons, cela provoque notamment des malformations des organes sexuels. Chez les petites filles, on note une puberté précoce. Au-delà des problèmes psychologiques et sociétaux que cela pose, on sait que c’est un facteur de risque de cancer du sein », détaille le médecin. Les enfants d’agriculteurs sont particulièrement touchés. 28 % des nouveau-nés présentant une malformation génitale sont issus d’une famille d’agriculteurs alors que cette proportion descend à 14 % chez les autres, révèle une étude que le médecin a menée en 2002 sur plus de 2000 naissances. Des résultats confirmés par une deuxième étude en 2011 [Cette seconde étude dirigée par le Professeur Charles Sultan, publiée en 2011, montre que la fréquence des hypospadias (malformation de l’urètre) passe de 0,2 % à 8,2 % chez les garçons issus de « grands-mères distilbène », un médicament xéno-oestrogène considéré comme un modèle de l’action des pesticides perturbateurs endocriniens], dans un contexte où les agriculteurs commencent à se battre pour faire reconnaître le caractère professionnel de leurs maladies, après une longue omerta.

Depuis plus de dix ans, Charles Sultan alerte ses collègues et les responsables politiques sur le danger de ces perturbateurs endocriniens. Les effets sanitaires des pesticides auxquels sont exposé les fœtus ne se voient pas nécessairement à la naissance, ni même au cours de l’enfance ou de l’adolescence. Les problèmes peuvent surgir 20, 30 ou 40 ans après l’exposition. « Des effets transgénérationnels ont par ailleurs été récemment mis en évidence », précise Charles Sultan. Intervenant dans un congrès organisé au Sénat le 23 mars dernier par l’association Générations futures, il a lancé un cri d’alarme et appelé la France, premier consommateur européen avec 65 000 tonnes pulvérisées chaque année, à « une sortie des pesticides ». Le défi pourrait être relevé, à condition que le pays se prépare à une révolution agricole majeure.

1. Sortir des laboratoires pour sélectionner les plantes

« Il est très difficile, avec les variétés utilisées aujourd’hui en agriculture de se passer de pesticides », dépolore Marc Dufumier, agronome et professeur à l’Institut des sciences et industries du vivant et de l’environnement (agroParisTech). Les plantes d’aujourd’hui sont sélectionnées en laboratoire, loin des réalités des champs et des agressions du climat. « Elles ont des hauts potentiels de rendement, mais dans des écosystèmes très simplifiés, sans chenilles, sans champignons, sans acariens, etc. » La sélection génétique de ces plantes s’est faite très rapidement, dans la France d’après-guerre, à l’opposé de ce qui se pratiquait depuis des siècles en agriculture : « Les agriculteurs cherchaient leurs semences dans leurs propres champs. Ils prenaient les meilleures à chaque fois. Ils étaient les maîtres de leur sélection. Et la plante était adaptée, au fil des années et des siècles, à son environnement. »

Pour pouvoir cohabiter avec des insectes piqueurs-suceurs, elles s’étaient, par exemple, parées de poils. Tandis que leurs voisines, qui avaient à se protéger des chenilles, n’en avaient surtout pas, puisque cela aurait été l’endroit idéal pour pondre des œufs. Tout cela parfois au sein d’une même parcelle. Avoir des variétés paysannes multiples et extrêmement diversifiées, sur un même terroir, est une étape importante pour sortir des pesticides. Qui s’accommode mal avec la loi votée par nos députés en novembre dernier sur le certificat d’obtention végétale, qui supprime le droit de ressemer librement sa propre récolte sans verser de taxe.

2. Réapprendre à travailler la terre

Mais, pour apprendre à cultiver la terre sans recourir aux produits chimiques, les agriculteurs français doivent de toute façon changer complètement leur manière de travailler. Arrivés dans les campagnes françaises à partir des années 1960, les pesticides ont enfermé nombre de paysans dans un piège dont ils ont du mal à se tirer. « Quand ils ont supprimé l’atrazine (un herbicide, ndlr), se souvient l’un d’eux, je me suis demandé comment j’allais faire. Je ne savais pas, je ne savais plus que l’on pouvait désherber autrement qu’avec un pulvérisateur. » Ailleurs en Europe, et notamment en Allemagne et en Autriche, d’importants progrès techniques ont été réalisés en matière de désherbage mécanique. Mais ces techniques ne sont, curieusement, que rarement enseignées dans les écoles françaises.

« Pour éviter le désherbage chimique, on peut aussi simplement décaler les dates de semis », éclaire Laurence Guichard, agronome à l’Institut national de la recherche agronomique (Inra), qui a participé à l’expertise Ecophyto R&D. Les mauvaises herbes poussent les premières, et on peut alors les retirer facilement. Les auteurs de l’expertise « Eco-phyto R&D », qui ont recensé cette technique dite du « faux-semis », étudient la faisabilité d’une réduction de 30 % de l’usage des pesticides. « Cette réduction est possible sans gros bouleversements du paysage agricole français, poursuit Laurence Guichard. C’est-à-dire avec les mêmes cultures et les mêmes assolements. Mais avec, par contre, une petite baisse des volumes, sans incidences économiques pour les agriculteurs puisque le manque à gagner est compensé par les moindres dépenses en intrants. » Mais ce premier palier de réduction pose quand même problème… Aux vendeurs de pesticides, bien sûr, mais aussi aux coopératives, qui ne voient pas nécessairement d’un bon œil la baisse des volumes récoltés. « Dans le système économique actuel, les coopératives n’ont aucun intérêt à encourager ce genre de pratiques », tranche Laurence Guichard. Que dire, alors, d’une suppression totale ?

3. Redécouvrir les écosystèmes

« Le vrai problème est que les agriculteurs vont y être obligés », souligne Marc Dufumier. Il propose que « l’on n’attende pas des dizaines d’années, et les résultats des études épidémiologiques sur les effets sanitaires de ces produits pour apprendre à s’en passer ». Selon l’agronome, certains agriculteurs anticipent ce changement. Il cite l’exemple d’agriculteurs picards qui s’exercent à se passer de labours, pour laisser travailler les vers de terre. Et qui ont découvert que la luzerne, qui piège les nitrates, permet de neutraliser les mauvaises herbes, en même temps qu’elle protège le sol de l’érosion. « Mais pour que ce genre d’expériences se multiplient, il faudrait qu’il y ait un débouché local pour la luzerne, poursuit Marc Dufumier. Il faudrait imaginer de remettre en place l’élevage dans cette région. »

Le bouleversement que suppose la sortie des pesticides « ne rime pas avec un retour à l’agriculture de nos grands-parents », prévient Marc Dufumier. « En Charente-Maritime, par exemple, on fait des lâchers de micro-organismes parfaitement éprouvés contre la pyrale du maïs. C’est le résultat d’une recherche très poussée en agroécologie. Mais l’objet de la recherche, c’est l’écosystème, et non la plante hors sol. » Ces techniques de « lutte intégrée » sont très utilisées par les agriculteurs qui choisissent de se passer peu à peu de pesticides. « Ça marche vraiment très bien. C’est presque miraculeux, dit l’un d’eux. Passer en bio, bien sûr, ce serait l’étape suivante, la plus logique. Mais attention, ça devient très technique ! S’habituer à travailler sans les produits auxquels on est habitué depuis des années, ce n’est pas forcément simple non plus. Il faut passer beaucoup de temps à observer. Avoir une connaissance pointue de son écosystème et de son sol. On a perdu tout ça, pour beaucoup d’entre nous. »

4. Réorienter les aides publiques à l’agriculture

À la Fédération nationale de l’agriculture biologique (Fnab), on estime que le défi, majeur, est possible à relever. Un plan de travail prévoyant 20 % de la surface agricole utile (SAU) en bio en 2020 a même été élaboré (la France plafonne aujourd’hui à 2,5 % de la SAU en agriculture biologique). Ce plan propose notamment la mise en place d’un « nouveau mode de calcul des aides, basé sur le principe des “coûts de pollution évités”, ou des “services environnementaux” en tenant compte des emplois plus que de la taille de l’exploitation ».

Comment financer ces changements structurels ? Et notamment la formation et l’accompagnement technique des milliers d’agriculteurs français qui ne savent plus se passer des produits phytosanitaires ? « Pourquoi ne pas piocher dans les 9,5 milliards d’euros du premier pilier de la Politique agricole commune ? », interroge Marc Dufumier. « D’ici un an et demi, on va devoir tout reformuler, insiste-il. On devrait avoir le courage de conditionner toutes les aides publiques à un cahier des charges qui respecterait une sortie des pesticides. Cela exigera beaucoup de travail, qui devra être bien rémunéré. Il est évident que si l’on poursuit dans cette même course aux coûts les plus bas, on est sûr d’échouer. » Pour l’agronome, qui se dit « techniquement optimiste », les difficultés pourraient être plutôt politiques.

La façon dont le plan Ecophyto 2018 a été mené semble donner raison à ses doutes. Promulgué dans la foulée du Grenelle de l’environnement, ce plan ambitieux promettait de réduire l’usage de pesticides de 50 % en dix ans. Trois ans après son lancement, aucun progrès. En 2011, le volume de pesticides consommés a même augmenté ! L’absence de contrôles sérieux et de moyens de coercition font que les 41 millions d’euros dépensés pour ce plan fantôme ont surtout servi… à de la communication, pour faire croire au changement. Et continuer d’encourager les autres modes de culture. Comme les agrocarburants, par exemple. Très consommateurs de pesticides, et qui ont bénéficié d’avantages fiscaux évalués en janvier dernier à 1,8 milliard d’euros par la Cour des comptes !

5. Soutenir les préparations naturelles

Faciliter le passage à une agriculture sans pesticides se traduirait aussi par la liberté d’utiliser, de produire, d’échanger et de commercialiser des préparations naturelles dites « peu préoccupantes » (PNPP), qui protègent notamment les plantes des maladies et peuvent donc remplacer les produits phytosanitaires. Si l’ortie est devenue l’emblème de ces préparations, les PNPP peuvent également être à base de prêle ou de fougère, sous forme d’extrait fermenté (purin), de décoction, d’infusion ou de macération. « Ce sont aussi l’argile, le vinaigre blanc, le petit lait ou l’huile de Neem, souligne Jean-François Lyphout, « ortieculteur » et membre d’une association qui promeut ces préparations (Aspro-PNPP). Mais en France, les PNPP se heurtent à des impasses réglementaires. » Leur commercialisation requiert en effet l’inscription de leurs substances actives sur une liste communautaire, au même titre que les produits chimiques. 40’000 euros, c’est le coût moyen des taxes pour le dépôt d’un dossier en vue de l’inscription de la matière active. Pas simple à réaliser [Issues de savoirs populaires, les PNPP sont réalisables par tous et non brevetables : le coût des procédures n’est donc pas amorti par le monopole accordé par un brevet], pour des demandeurs qui sont pour l’essentiel des agriculteurs, des jardiniers ou des associations.

En avril 2011, le ministère de l’Agriculture annonce l’autorisation de vente du purin d’ortie et en établit la « recette de fabrication ». Problème : cette recette ne correspond pas aux pratiques des fabricants ! De fait, cet arrêté recrée l’interdit. Alors que Jean-François Lyphout s’étonne toujours de « l’acharnement du ministre à bloquer les alternatives aux pesticides », de plus en plus de communes et d’élus s’engagent à défendre et à promouvoir les PNPP. Deux régions, un conseil général, douze villes, cinq communes, deux parcs naturels régionaux, un lycée agricole sont d’ores et déjà partenaires de la démarche de l’Aspro-PNPP. Ces derniers mois, des agriculteurs, des jardiniers, des élus et des consommateurs ont multiplié les actions civiques en épandant symboliquement sur les places publiques du purin d’ortie sur les plantes (voir notre vidéo). « Tant que le gouvernement respectera pas l’amendement à la loi sur l’eau de décembre 2006, adopté par les deux assemblées, affirmant que les PNPP ne sont pas des pesticides, et ne permettra pas leur commercialisation et leur utilisation effectives, nous appellerons tous les citoyens et les élus à soutenir nos actions civiques », affirme Jean-François Lyphout.

6. Sortir du déni

Pour des agriculteurs comme Paul François, victime de pesticides président de l’association Phytovictimes, la diminution des pesticides doit passer par une reconnaissance du mal que ces produits font. « Il y a un déni terrible dans la profession », affirme-t-il. Ce tabou fait d’ailleurs craindre aux plus pessimistes un nombre alarmant de victimes dans les années à venir. Si le silence commence à être rompu dans certains coins de campagne, il reste quand même très pesant. « Le fait que ces produits soient en libre service n’aide pas à prendre conscience du danger. »

Les vendeurs de pesticides s’appliquent avec zèle à masquer les dangers mortels de ces produits. L’appellation qu’ils se donnent – « Syndicat professionnel des industriels de la protection des cultures » – annonce, à elle seule, tout leur programme de communication. Dans le cahier de doléances formulé lors du congrès de Générations futures le 23 mars dernier, figure une demande d’étiquetage très claire sur les risques pour la santé et l’environnement, un peu comme pour les paquets de cigarettes.

7. Combattre les lobbies

Une France sans pesticides ne ressemblerait pas tout à fait à celle dans laquelle on vit. C’est sans doute là le problème… pour ceux qui ont le pouvoir en tout cas. Alors que le professeur Sultan appelait à la sortie des pesticides, Xavier Beulin, président de la toute-puissante Fédération nationale des exploitants agricoles (FNSEA), se trouvait dans les Pyrénées, à l’assemblée générale d’une section départementale du syndicat. Il s’y est illustré par un brillant « les grenouilles ou les libellules, ça commence à bien faire », évoquant aussi « cette écologie punitive et dogmatique ». Il y a un an, il avait affirmé que le cas de Yannick Chenet, un agriculteur mort quelques jours avant d’une leucémie due aux pesticides, était un cas isolé.

Le même Xavier Beulin s’était insurgé contre les termes de l’accord signé entre le Parti socialiste et Europe Écologie les verts, dans lequel était mentionné le nécessaire « soutien à l’agriculture paysanne et biologique pour atteindre les 20 % de la SAU en bio ». Espérons que le débat national sur l’agriculture, la pêche et l’alimentation promis aura bien lieu. Et qu’il tiendra compte de la santé des agriculteurs, et de celle de leurs enfants.

Nolwenn Weiler, Sophie Chapelle, Bastamag, 10 mai 2012, via Pavillon Noir

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[Big Brother] Nuisible jusqu’à la dernière heure (2)

Fichier géant : le cadeau de départ de Claude Guéant

Claude Guéant veut laisser son empreinte avant de quitter la place Beauvau. Afin que la très controversée loi sur la sécurité Loppsi 2, voulue par Nicolas Sarkozy et Brice Hortefeux, ne reste pas au fond des tiroirs — comme beaucoup de lois votées —, le ministre de l’Intérieur a fait paraître au Journal officiel du 8 mai le décret d’application d’une des mesures phares de la Loppsi 2, le « fichier d’analyse sérielle ». Derrière cette dénomination barbare se cache une véritable arme atomique contre la vie privée, puisqu’il s’agit ni plus ni moins d’exploiter ensemble toutes les données dont disposent l’État et ses services sur un individu. Cela inclut les données qui peuvent être réclamées à des entreprises, par exemple l’ensemble de l’activité sur Facebook, les communications par email, les sites web consultés depuis un abonnement à Internet, etc.

Ce n’est pas le seul cadeau de départ de Claude Guéant. La Loppsi 2 prévoyait déjà de fusionner les fichiers de police (Stic) et de gendarmerie (Judex), et de conserver des données jusqu’à quarante ans, grâce à un décret lui aussi paru très opportunément au JO, dimanche 6 mai, jour de l’élection de François Hollande. La loi permet donc désormais aux policiers et aux gendarmes des recoupements beaucoup plus précis, y compris avec des informations biométriques. Les abus dans les accès aux fichiers de police étant nombreux, y compris au profit d’officines extérieures à l’État, les défenseurs de la vie privée ont exprimé leurs plus vives inquiétudes.

Consensus à droite et à gauche

Le fichier d’analyse sérielle peut exploiter des photos permettant l’identification des individus, via l’empreinte de leur visage (distance entre les yeux, courbes, positionnement du nez, etc.). Couplé au réseau national de caméras de vidéosurveillance (ou de vidéoprotection, leur appellation officielle), l’État dispose d’une arme redoutable contre les criminels, mais aussi contre l’ensemble de la population. Et c’est bien ce que dénoncent aussi les défenseurs de la vie privée pour qui, une nouvelle fois, au nom de la lutte contre le terrorisme, l’exécutif réduit drastiquement l’application de certaines libertés fondamentales.

Via ce nouvel outil, officiellement à la disposition des forces de police sous certaines conditions (de gravité de l’affaire, notamment), l’État se dote d’un arsenal de surveillance inquiétant. D’autant plus que, si certains décrets et lois devraient disparaître avec l’arrivée d’un gouvernement de gauche, les questions de sécurité ont toujours fait en France l’objet d’un consensus surprenant. Le plan Vigipirate, qui prévoit un État d’exception (étape intermédiaire avant l’État d’urgence et l’État de siège) et donc des dérogations à la Constitution, est en vigueur depuis le milieu des années 1990. Des gouvernements de droite et de gauche se sont depuis succédé, sans jamais le remettre en question. Il est donc peu probable qu’un changement de gouvernement remette en cause les « acquis » des lois sécuritaires face aux libertés fondamentales. On est bien loin de l’Allemagne, où le souvenir de la Gestapo puis de la Stasi a rendu les institutions allergiques à toute forme de fichage massif des citoyens.

Leur presse (Guerric Poncet, LePoint.fr, 10 mai 2012)

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Visite aux prisonnier-e-s de Roanne

Dimanche dernier nous étions une trentaine à nous rassembler aux abords du centre de rétention de Roanne. Le dimanche est un jour de parloir. C’est depuis l’extérieur de la prison, de l’autre côté de la cour et des grillages, que nous avons improvisé un parloir avec quelques-uns de l’intérieur, avec banderole et mégaphone. Fin avril, de cette prison est sortie une lettre de revendications et nous voulions faire savoir que nous avions eu cette lettre et que nous nous faisons relais pour la diffuser, à l’extérieur et dans d’autres prisons. On entend souvent parler des grèves des maton-ne-s mais trop peu de ceux et celles qui sont là pour être maté-e-s, qui ne se laissent pas faire, et encore moins de leurs résistances ou de contre quoi ils et elles résistent. Criés dans le mégaphone, nous avons fait résonner les mots de cette lettre dans ce coin de la prison. Nous sommes ensuite reparti-e-s bruyamment mais tranquillement. Ce n’est que plus loin que nous avons croisé une bagnole de la bac. Raté.

Aidons les prisonnier-e-s à se faire entendre, c’est un premier moyen de soutenir leurs revendications.

Numéro Zéro, 10 mai 2012

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[Paris 5e] A voté !

La permanence du PS dans le 5e arrondissement de Paris dégradée

Quatre locaux politiques ont été vandalisés en une semaine dans Paris.

La permanence du Parti socialiste du 5e arrondissement de Paris a été dégradée, a annoncé jeudi Lyne Cohen-Solal, maire adjointe et élue PS de cet arrondissement, ce qui porte à quatre le nombre de locaux politiques vandalisés en une semaine dans Paris.

« La porte du local du PS, situé 328, rue Saint-Jacques dans le 5e, a été enfoncée et les vitres de cette porte ont été cassées », a expliqué l’adjointe de Bertrand Delanoë en charge du commerce. François Hollande a obtenu dimanche un score remarqué dans cet arrondissement — fief de Jean Tiberi —, avec 56,22 % des voix (contre 50,89 % au PS en 2007).

Le 3 mai, des actes de vandalisme avaient aussi été constatés sur la façade de la permanence de la députée PS de Paris George Pau-Langevin et sur le local de la section PS du 20e arrondissement, distants de 800 mètres. La permanence de Franck Margain, conseiller régional UMP et candidat dissident aux législatives dans le 12e, a également été vandalisée dans la nuit de mercredi à jeudi dernier, avec vitres et porte cassées.

Leur presse (Agence Faut Payer, 10 mai 2012)

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Salon du livre libertaire 2012

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1336667049.jpgVendredi 11 mai : 14h00 à 21h00
Samedi 12 mai : 10h00 à 20h00
Dimanche 13 mai : 10h00 à 16h00

Espace d’animation des Blancs-Manteaux,
48, rue Vieille du Temple. 75004 – Paris
M° Hôtel de Ville ou Saint-Paul
Entrée à prix libre
Bar et restauration légère.

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[Solidarité avec les familles victimes de crimes policiers] Vérité et justice pour Amine Bentounsi

Manifestation samedi 12 mai à 20h00 à Noisy-le-Sec

Pour répondre aux deux manifestations de la police en soutien à leur collègue mis en examen pour homicide volontaire en date du 21 avril 2012, Amal appelle à une nouvelle manifestation le samedi 12 mai 2012 à 20h00 à Noisy-le-Sec devant le café du Celtique pour dire non à la présomption de légitime défense, stop aux bavures policières, non au permis de tuer.

Au sein de la police il y a des flics voyous qui se cachent derrière l’uniforme. L’heure est grave, ça voudrait dire que demain n’importe quel citoyen pourrait avoir à subir le sort de ce petit frère qu’on a assassiné d’une balle dans le dos. Ça serait rétablir la peine de mort sous prétexte d’avoir un casier judiciaire, cela deviendra légitime de tirer dans le dos. Mobilisons-nous pour que ces policiers qui commettent des bavures soient condamnés.

La sœur d’Amine

RER E, arrêt Noisy-le-Sec, depuis Paris : départ Gare du Nord-Magenta ou Saint-Lazare-Haussmann

Liste de discussion du réseau Résistons Ensemble, 10 mai 2012

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Dijon détourné (2)

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Vus dans les rues de Dijon fin avril et début mai 2012 : quelques affiches et stickers contre les élections, deux-trois tags et pochoirs, et surtout, un bon paquet de détournements (deuxième série).

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