[Presse de merde] La perlouze de la semaine, par François Bluteau

La perlouze de la semaine, par François Bluteau
Posted on 12/09/2012 by mediatours

Une grande perle de la presse locale ce matin, avec un article “cas d’école”, y’a tout ce qui faut dedans hein, qui reproduit des amalgames (hé François Bluteau tu sais quoi ? on peut être Rrom ET Kossovar !!), qui fait la part belle au discours puant du pouvoir, ici représenté par notre Arlette Bosch internationale, reine de l’expulsion des squats et de la magouille immobilière en mode “oh, non nous les Rroms on les a aidé, ça coûte cher d’ailleurs, trop,  mais on peu avoir bonne conscience”.

Cette bonne conscience qui pue a douze bornes. Et qui permet de faire des charters d’expulséEs. À gerber.

Une des familles qui vivaient au Pont aux Oies, s’est faite expulser aujourd’hui même, ce matin du 10 septembre à 9h30, de son logement à Tours Nord.

Comme si ça intéressait les élus Pourris socialistes de Tours, et les reporters locaux “ce que sont devenus les Rroms du Pont aux Oies”.

Ras le cul de voir la presse locale, main dans la main avec cette mairie de merde.

Valls est un pourri, Arlette Bosch aussi !

Redorer les blasons de toute cette petite clique de chienNEs galeux, voilà le boulot de Bluteau.

François t’as jamais discuté de ta vie avec les Rroms du Pont aux Oies. Bouffe le ton article minable et laisse nous des psylos.

Un vénèr du bocal


Que sont devenus les Roms du Pont-aux-Oies ?

Tours. Lors de l’hiver 2005-2006, des familles de Roms avaient installé un campement dans la plaine de la Gloriette : quel bilan, six ans après ?

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Dix familles de Roms et de Kosovars s’étaient installées au Pont-aux-Oies vers la fin de l’année 2005.

Les photos avaient ému bien des Tourangeaux : des familles vivant au Pont-aux-oies, en dessous du périphérique, sous des toiles de tente et des cartons par un froid glacial, sans eau courante, ni toilettes… Émue elle aussi par cette situation choquante aux abords d’une cité prospère, la municipalité de Tours avait pris les choses en mains.

« Le CCAS (Centre communal d’action sociale, NDLR) de la ville de Tours avait alors créé une sorte de village de mobil-homes à La Gloriette », se souvient Arlette Bosch, adjointe au maire de Tours, chargée des questions sociales. « C’était rustique, mais correct et digne : il y avait l’eau, des douches et des toilettes. On avait embauché une assistante sociale pour s’occuper d’eux et qui avait son mobil-home sur place… »

« C’est une goutte d’eau dans l’océan »

Soixante-dix à quatre-vingts personnes, dont une trentaine d’enfants, ont été ainsi hébergées et encadrées entre le 20 juillet 2006 et le 31 août 2008. Pas que des Roms : il y avait aussi d’autres nationalités. « C’est la ville de Tours et l’agglomération qui ont financé ce village : les enfants étaient scolarisés », raconte Arlette Bosch. « On s’est retrouvés avec toutes ces personnes sans droits, sans titre de séjour, mais inexpulsables et irrégularisables… Cette situation ne pouvait pas durer plus longtemps : les mobil-homes se dégradaient. On a donc décidé de les loger dans du dur. Comme ils n’avaient aucun papier, c’est le CCAS qui a loué les logements à l’Opac. »

Quatre ans plus tard, que sont-ils devenus ? « Aujourd’hui, un certain nombre sont partis : ils sont allés retrouver de la famille ailleurs ou pour une autre raison. Actuellement, le CCAS prend en charge complètement trois familles de Roms (12 personnes dont cinq enfants) et cinq familles étrangères non-roms (22 personnes dont onze enfants). Les enfants sont scolarisés et une assistante sociale s’occupe spécialement de ces familles. »

Au total, 34 personnes dépendent donc du CCAS : « Ils n’ont toujours pas de papiers, ils ne peuvent donc pas travailler », précise Arlette Bosch. « C’est-à-dire que le CCAS prend tout en charge : le loyer, la nourriture, les transports, la cantine des enfants, etc. Entre janvier et août, c’est un coût de 48.834 €… »

Le CCAS continue également à fournir une aide d’urgence aux étrangers que les associations signalent. « La ville assume sa politique dans ce domaine : on pourra toujours nous reprocher que c’est une goutte d’eau dans l’océan. Mais on le fait et on le fait de bon cœur. On sera toujours là pour l’aide d’urgence : dépanner pour quelques nuits une famille étrangère en détresse, lui donner à manger. Mais aller plus loin, dans l’aide à long terme pour les familles, comme on le fait pour quelques-unes rescapées du Pont-aux-Oies, c’est au-dessus des moyens de la ville. »

Leur presse (François Bluteau, lanouvellerepublique.fr, 10 septembre 2012)

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[Nos médias] Timult n° 6 – septembre 2012

Bonjour !

La 6e moisson de Timult fait son foin !

Elle arrive dans les bacs dès le 17 septembre.
Cette édition thématise les frontières, la violence, les sexualités, corps, territoires &  solidarités radicales, … articulés de façon transversale au fil des articles.

Nous vous faisons part de son sommaire pour vous donner envie de le commander — pour le lire et pour le diffuser, à vos collègues, amant.es, camarades, vos oncles perdus ou voisines de pallier averties, dans vos infokiosques ou sous les comptoirs.

Contactez-nous vite par mail pour que nous sachions combien d’exemplaires vous désirez et quel sera le meilleurs moyen de les acheminer jusqu’à vous!

xx Les timultiennes


SOMMAIRE

INSTANTANÉ

Frontières
Les frontières visibles et celles qui sont camouflées, racontées par O.

STRATÉGIES

L’idéologie de la non-violence en question
Critique de la non-violence à partir de luttes historiques et d’une analyse de dominations.

Pratiques sexuelles, Territoires, Corps, Luttes et Imaginaires
Invitation à se refuser au spectacle de l’appartenance, sortir du choc des cultures, déconstruire les évidences.

FRAGMENTS ET RACONTARS

Tout pour tou.tes ! Solidarités radicales en galères de logement
L’histroire d’un gang de femmes qui dessine, souvent laborieusement et, dès que possible, avec joie, les moyens de disposer de pouvoirs collectifs.

Notre histoire(s)
Quelles puissances trouver dans le souvenir et l’analyse ? Quelle forme donner à un travail de mémoire collectif ? Appel à contribution.

MON CORPS EST UN CHAMP DE BATAILLE

Dire non n’est jamais anodin
Récit de situations de domination sexuelle ordinaire en relations hétérosexuelles.

ÉROTICO-POLITIQUE

Carnet de bord d’un cowboy parasexuelle

NOTES DE LECTURES ET EXTRAITS

BRÈVES


TIMULT
Une revue qui parle de luttes sociales et d’aspirations à changer le monde.
Une revue qui explore de nouvelles façons de faire de la théorie politique, en imbriquant les récits de vie, les émotions et les analyses, en expérimentant des manières d’écrire, d’inviter à l’écriture (ateliers et écritures collectives…).
Une revue pour être plus fort.es et plus habiles faces aux oppressions, et aussi pour nous faire plaisir !

TIMULT, 15 rue Jacquet, 38100 Grenoble

Mailing, 12 septembre 2012

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[Toulouse] Communiqué de presse des habitant-e-s du 22 rue Demouilles

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Une fois de plus, l’État à travers son bras justicier et armé veut nous remettre à la rue !

Demain, le 22 rue Demouilles (ancien siège de l’URSSAF Haute-Garonne) occupé depuis 10 jours, passe en procès au TGI à 9h30. De ce bâtiment de 5400 m², vide depuis 6 ans et toujours invendu ; nous en avons fait un lieu de vie pour une centaine de personnes et collectifs qui Se sont déjà fait expulser des espaces qu’ils avaient libérés toute l’année.

Pour toutes ces personnes, femmes, familles et enfants, à nouveau c’est la menace de l’expulsion, l’épée de Damoclès du « retourne à la rue et démerde-toi ! »

Le CREA (Collectif pour la réquisition, l’entraide et l’autogestion), Sloli, Émergence, le GPS (Groupement pour la défense du travail social), d’une rencontre entre divers collectifs et énergies individuelles, a émergé cette grande réquisition 22 rue Demouilles ; témoignage de notre force à nous entraider, à être solidaire, à se projeter ensemble dans l’alternative et l’initiative populaire.

Les preuves ne sont plus à faire ! La présence de ces collectifs dans  les différents quartiers de Toulouse pendant quelques mois ou quelques années ont enrichi des espaces gentrifiés d’une envie de partager, de se rencontrer et de vivre ensemble.

Leur seule réponse face à cette entraide populaire ? Deux mots : répression et violence. Réprimer la pensée et punir l’acte, c’est  toujours la même rengaine ! Face à ce petit refrain, on continue et on se renforce ! Les enjeux sont la défense du bâtiment, de choix de vie,  d’alternatives à la société de consommation capitaliste et aux villes polissées et policées.

La réappropriation de son quartier, de sa ville, de ses relations sociales, ça vous concerne aussi !

Venez nous voir, discuter, et échanger.

Rejoignez-nous le jeudi 13 septembre à 9h devant le Palais de Justice, 2 allée Jules Guesdes.

Les habitant-e-s du 22 rue Demouilles


Expulsé de force, le Centre Social Autogéré se trouve un nouveau bastion

Le 28 août dernier, sous injonction préfectorale, les forces de l’ordre avaient délogé les résidents du centre social, alors implantés dans les anciens bâtiments de l’Afpa. Depuis le 3 septembre, ils occupent les bureaux abandonnés de l’Urssaf rue Demouilles. Pour le collectif Crea et les associations qui soutiennent la cause, le combat continue. Coûte que coûte.

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Depuis le 3 septembre, le Créa occupe les bureaux abandonnés de l’Urssaf rue Demouilles.

Un de perdu, un de retrouvé. « Il y a plus de dix mille logements vides à Toulouse. Nous avons un grand choix » ironise Said Mohamed, l’un des résidents. Accolée au portail automatique, une affichette « Zéro personne à la rue ! » plante l’atmosphère. Une nouvelle structure d’accueil qui n’est située qu’à quelques encablures de celle de l’Afpa, désormais murée. Hazel et son amie, que nous appellerons Sarah, racontent les conditions d’une expulsion en grande pompe. « Vers six heures du matin, le quartier était bouclé et presque tous les corps de police imaginables ont débarqué. Ils ont cassé les fenêtres du premier étage pour pénétrer dans le bâtiment et ont saccagé les lieux. Grâce aux nacelles des pompiers, des CRS de montagne sont montés sur le toit pour appréhender quatre de nos résidents. Un de nos camarades s’est même fait tazé à cinq reprises ». D’autres personnes, qui tentaient de bloquer l’accès au pont des Demoiselles lors de l’intervention, auraient subi des coups. Pas de quoi impressionner précaires et travailleurs sociaux, habitués à ce genre de traitement. « Suite à l’expulsion, encore plus de gens sont venus ici pour trouver un hébergement. C’est une mauvaise stratégie de la part de la préfecture » juge la jeune fille. Ces locaux, raccordés d’origine à l’eau et l’électricité, s’étendent sur près de six mille mètres carrés. Une vaste surface que la ville de Toulouse laisse étonnamment vacante depuis six ans. C’est dire si l’aubaine était toute trouvée.

« Une action citoyenne »

Une semaine a suffit au collectif Crea pour reloger ses hôtes. Durant cette période, les expulsés se sont dispatchés, hébergés les uns les autres dans un esprit d’entraide et de débrouille. L’une des résidentes, surnommée « Jeanne de Toulouse », insiste sur ce point. « Notre principal objectif est de loger toutes ces personnes qui vivent dans des conditions pénibles et insalubres. C’est aussi une façon de vivre alternative, basée sur la solidarité et la gratuité. En clair, de récréer des rapports humains dans une société où seule l’économie prime ». Pour Said Mohamed, rendre habitables les deux grands bâtiments de la rue Demouilles n’est qu’un début. « Beaucoup d’autres familles ont besoin de logements. Nous allons investir toute la place dont nous avons besoin. Aucun local vide ne sera épargné, en particulier ceux des banques et des assurances. Ces riches directeurs, tous propriétaires de résidences secondaires, veulent revendre ces bâtiments et spéculer dessus. Nous ne sommes pas d’accord ». L’homme développe également des revendications précises. « C’est une action citoyenne avant tout. Les prix des loyers sont hors d’atteinte, ils doivent être revus à la baisse. Nous voulons exercer nos droits et pouvoir occuper l’espace. Il est impératif que l’occupation soit aujourd’hui considérée comme une réquisition, de manière à faire exister ces lieux. C’est une question de justice ».

Leur presse (Christophe Guerra, ToulouseInfos.fr, 11 septembre 2012)

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[Nos médias] « Les paysan-ne-s dans la lutte des classes » de retour !

Bonjour,

ça y est, l’été touche à sa fin, et ce jeudi de 18h à 19h sur Radio Canut, c’est reparti pour « Les paysan-ne-s dans la lutte des classes », sur le 102.2 FM en région lyonnaise.

Au programme cette fois-ci, un entretien avec Raymond et Sylviane, qui élèvent des vaches laitières et produisent du pain dans la Loire. Raymond fait partie des neuf paysans qui comparaîtront le 4 octobre au tribunal de Saint-Étienne, accusés d’avoir déversé du lait à la cité de l’agriculture de la Loire pendant la grève du lait de 2009.
C’est la MSA, l’ADASEA, Groupama, et la Chambre d’Agriculture qui portent plainte, et demande 116’000 euros de dommages et intérêts à ces neuf paysans.
Retour sur cette « crise du lait », mais aussi sur leurs parcours et leur ferme.

Comme vous l’avez peut-être vu, les blogs de Radio Canut ne sont pas disponibles depuis plusieurs semaines, tout comme l’écoute directe sur internet. Tout sera réparé très vite, on l’espère !

Les archives seront donc dès que possible à nouveau disponibles sur :

blogs.radiocanut.org/luttespaysannes

Merci et à bientôt,

Les paysan-ne-s dans la lutte des classes – Mailing, 12 septembre 2012

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[Villers-Cotterêts] « Les violences policières n’existent pas »

« Les violences policières n’existent pas »

VILLERS-COTTERETS (Aisne). Un jeune Cotterézien a été condamné lundi pour dénonciation calomnieuse. Il y a un an, il avait porté plainte pour violence policière.

Quel sale quart d’heure il a passé ! Au moins aussi marquant que celui du 20 septembre 2011 quand il a été interpellé par les policiers de la Bac de Soissons. Ce jeune Cotterézien a porté plainte après coup pour violence policière. Il se retrouvait à la barre, lundi, pour dénonciation calomnieuse. À n’en pas douter, il se souviendra longtemps de sa comparution devant les juges du tribunal correctionnel de Soissons. Le voilà définitivement vacciné de se mêler des affaires des autres.

« Civil choqué »

Il y a un an, ce jeune homme toujours prêt à rendre service, respectueux et poli — comme en attestent ses proches, ses amis ou encore le président de son club sportif — est témoin d’une interpellation. Les fonctionnaires de police procèdent en effet à un contrôle à la gare routière de Soissons où les incivilités pourrissent le quotidien des conducteurs de cars et des voyageurs. Le contrôle d’un mineur se passe mal, le ton monte. Les policiers l’interpellent. Il est plaqué au sol de manière trop musclée pour que le jeune Cotterézien ne se sente pas l’obligation d’intervenir. Lui aussi finit face contre terre, maîtrisé par les forces de l’ordre.

« Vous vous précipitez à l’extérieur du bus pour porter assistance à ce monsieur », résume sèchement le président du tribunal. Le jeune Cotterézien peine à se défendre face à la dureté du ton : « J’étais un civil choqué. Tout ce que je voulais, c’était leur dire : “Allez-y moins fort, il a seize ans et demi”. Je m’inquiétais pour lui. ». Autant dire que l’expression de « civil choqué » a irrité le juge : « Vous vous sentez habilité à intervenir, à donner aux policiers des conseils techniques ? »

Au sortir de sa garde à vue, le jeune homme s’était plaint d’avoir reçu un coup de boule et d’avoir vu l’un des policiers braquer un Taser sur le front du mineur.

« Il y a une particularité dans ce dossier, lui rappelle le président du tribunal, une jeune fille a filmé toute la scène avec son portable. Quand on compare votre récit et l’exploitation de la vidéo, cela ne correspond pas. » Et d’asséner : « Il n’y a pas plus de Taser qu’autre chose. » Quant au coup de boule… Penaud, le jeune homme murmure qu’il a plutôt été poussé avec le front que frappé de la tête.

Il n’en fallait pas plus pour que s’abattent sur lui les foudres du magistrat. « Il ressort que les violences policières n’existent pas et sont peut-être le fruit de votre comportement ! » Des éclairs dans les yeux, le vice-procureur De Valroger gronde : « Vous êtes minable ! » Pour le parquet, non seulement l’intervention du prévenu « est un véritable trouble à l’ordre public, mais au-delà de cette attitude anti-citoyenne, scandaleuse, on va lancer des accusations mensongères. La procureur a ordonné une enquête approfondie et tous les policiers ont été interrogés à plusieurs reprises. »

« C’est quand même musclé »

Rudy Blanchart, l’avocat du prévenu, nuance et tempère : « Tout part d’un malentendu. Il est intervenu pour quoi faire ? Faire obstruction ? Non, simplement pour leur dire d’y aller moins fort. On est dans une société où on reproche aux gens de se foutre les uns des autres. » Et l’avocat de décrire la personnalité du jeune majeur, qui vient de décrocher son bac avec mention : « C’est une personne sur laquelle on peut compter. » Si pour lui il y a malentendu sur les intentions de son client, il y en a aussi un autre entre les faits et le ressenti du jeune homme. Et quoique les fonctionnaires aient respecté les techniques d’immobilisation enseignées dans les manuels, « c’est quand même musclé. Mon client a eu 5 jours d’ITT » après cette interpellation.

Considérant que l’étudiant avait peu de ressources, le parquet, qui avait au préalable requis 120 jours amende à 10 euros, a changé les réquisitions en travail d’intérêt général après la plaidoirie. Le jeune homme a été condamné à 105 heures de travail d’intérêt général. Cette première condamnation figurera à son casier judiciaire. Il devra, malgré ses modestes ressources, verser 1000 euros à chacun des deux policiers pour le préjudice moral subi.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (Ludivine Bleuzé, LUnion.presse.fr, 12 septembre 2012)

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[Révolution mondiale] L’Afrique du Sud bientôt dans la danse ?

Afrique du Sud : l’agitation s’étend dans les mines de platine et menace l’armée

La tension persistait sur le front social mercredi en Afrique du Sud, où des mineurs du géant Amplats ont commencé à bloquer les routes de la « ceinture de platine » autour de Rustenburg (nord), alors que le tribun populiste Julius Malema voulait s’adresser à l’armée.

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Des milliers de mineurs manifestent le 11 septembre 2012 à Carletonville, avant l’arrivée de Julius Malema

De son côté, le géant minier anglo-sud-africain Anglo American a annoncé mercredi la suspension de ses activités dans le platine dans la région de Rustenburg.

Mercredi matin, plusieurs centaines d’hommes ont dressé des barricades sur des routes menant aux mines d’Anglo American Platinum (Amplats). Des voies d’accès à la mine voisine de Marikana étaient également bloquées, ont constaté des journalistes de l’AFP qui tentaient d’accèder au site.

« Il y a une grève, des mineurs se rassemblent », a affirmé le porte-parole de la police locale Thulani Ngubane, joint par téléphone.

« Ils barricadent les routes avec des pneus, des troncs d’arbres et des pierres », a ajouté le porte-parole, ajoutant : « En gros, c’est une émeute, mais la situation est sous contrôle. »

Plus calmement, plusieurs milliers de mineurs d’un autre site d’Amplats, dans la même zone, se sont rassemblés pour exiger un salaire de 12.500 rands mensuel (1.200 euros), une somme qui tient lieu dorénavant de revendication commune dans tous les mouvements sociaux en cours.

« Nous avons vu nos collègues en grève. Nous voulons aussi 12.500 rands et nous allons les obtenir », a déclaré un mineur à l’agence Sapa, sous couvert de l’anonymat.

La direction d’Amplats, qui avait nié toute grève, était injoignable mercredi matin.

La tension actuelle est la conséquence des événements dramatiques de la mine de Lonmin, à Marikana, où 45 personnes ont été tuées en moins d’un mois. Dix hommes ont trouvé la mort début août dans des affrontements intersyndicaux, puis 34 grévistes ont été abattus par la police le 16 août.

Mardi, un cadavre portant des blessures à la tête a été découvert sur le site de Marikana, mais aucune information n’a filtré sur son identité ou les causes de sa mort.

La grève avait démarré par la demande de foreurs d’obtenir un salaire de 12.500 rands, ce qui représente pour certains d’entre eux le triplement de leur traitement.

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Julius Malema (en blanc) à la mine Gold Fields de Carletonville, le 11 septembre 2012

Le malaise social menaçait mercredi de gagner l’armée, où des soldats du rang ont fait appel au jeune tribun populiste Julius Malema, qui a pris fait et cause pour les mineurs en grève, pour donner de la publicité à leur malaise.

Malema, exclu de l’ANC — le parti dominant — en avril pour ses prises de positions outrancières, continue de défier le pouvoir politique et économique en appelant les mineurs à faire la « révolution ».

Il a promis de s’adresser à la troupe soldats dans la journée de mercredi à Lenasia, au sud-ouest de Johannesburg, près de deux bases de l’armée de terre, à la demande de soldats mécontents qui s’estiment sous-payés et traités comme des intérimaires.

L’annonce du meeting a provoqué la vive réaction du ministère de la Défense qui a menacé de prendre des sanctions disciplinaires.

« Je ne sais pas à quel titre M. Malema a l’intention de s’exprimer », a déclaré la ministre de la Défense Nosiviwe Mapisa-Nqakula à la radio SAfm.

« Le souhait a été exprimé par Malema de rendre le secteur minier ingouvernable et de saper l’économie. Le pays ne peut pas se permettre que la même instabilité gagne l’armée », a déclaré la ministre, citée par The Times.

« Les forces nationales de défense sud-africaines (SANDF) sont l’ultime ligne de défense de la souveraineté de ce pays. Nous ne pouvons pas permettre que quelqu’un joue au football politique avec cette institution », a-t-elle ajouté.

Le ministère a tort de réagir « par la menace et l’intimidation au lieu de s’asseoir et d’écouter ce que les soldats ont a dire », a répondu Pikkie Greeff, secrétaire national du syndicat des forces armées Sandu.

« La principale raison pour laquelle ils ont fait appel à Malema est que la chaîne de commandement refuse de traiter leurs plaintes et que personne ne les écoute », a-t-il ajouté, soulignant que les instances de dialogue créées par les autorités « n’ont pas la confiance des hommes du rang ».

« Le premier problème est l’écart entre le salaire des généraux payés au niveau d’un général américain, et la troupe qui gagne dix fois moins qu’un collègue étranger », a-t-il ajouté.

Leur presse (Johannes Myburgh, Agence Faut Payer, 12 septembre 2012)


Afrique du Sud : Tirs de gaz lacrymogène contre des grévistes

Mercredi, des grévistes qui voulaient bloquer un train à proximité de la mine d’or de Gold Fields à Carletonville, près de Johannesburg, ont reçu des tirs de gaz lacrymogènes de la part des gardes de sécurité, d’après la direction.

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Équipés de masques à gaz, les gardes privés de sécurité ont fait usage de substances lacrymogènes au moment où plusieurs centaines de mineurs tentaient d’intercepter un train de marchandises en posant des blocs de béton et des barres de métal sur la voie ferrée menant à la mine, d’après les déclarations de Sven Lunsche, un porte-parole de Gold Field.

Un des grévistes, Mfanayedwa Themba, cité par l’agence Sapa, a justifié cette action en expliquant : “ce train, c’est une partie de la mine. C’est une partie de nous”.

Sur le même site, Julius Malema, un tribun radical, était venu encourager les grévistes mercredi. Il avait notamment appelé à lancer une grève nationale des mines “cinq jours par mois” afin d’obtenir des hausses de salaire substantielles.

Depuis dimanche soir, environ 15’000 mineurs du site KDC West de Gold Fields sont en grève. Ils demandent la démission de leurs leaders syndicaux locaux et réclament la non-imposition des primes ainsi qu’une augmentation générale des salaires.

Le site de Gold Fields fait partie des mines touchées par l’agitation sociale. Agitation qui s’est renforcée depuis la fusillade de la mine de platine de Marikana le 16 août, où 34 mineurs ont été tués par la police.

Leur presse (Belga, 12 septembre 2012) via Solidarité ouvrière

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[Marseille] Dahmanche 16 septembre : Five Broken Cameras

Ça y est, tout le monde ou presque est rentré-e dans ses pénates et certain-e-s se demandent déjà ce que fabrique Ciné’Dahdah ;

Et bien, qu’on se le dise :

le prochain Ciné’Dahdah aura lieu ce
dahmanche 16 septembre au jardin de Gibraltar,

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C’est la reprise en plein air, pour profiter encore de la chaleur estivale, mais pensez tout de même aux petites laines et aux couvertures, au cas où…

Au programme :

Five Broken Cameras (Cinq Caméras brisées)

de Guy Davidi, Emad Burnat
2011 – France, Palestine, Israël – 90 minutes – HDCam

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Emad, paysan, vit à Bil’in en Cisjordanie. Il y a cinq ans, au milieu du village, Israël a élevé un « mur de séparation » qui exproprie les 1700 habitants de la moitié de leurs terres, pour « protéger » la colonie juive de Modi’in Illit, prévue pour 150’000 résidents.
Les villageois de Bil’in s’engagent dès lors dans une lutte non-violente pour obtenir le droit de rester propriétaires de leurs terres, et de co-exister pacifiquement avec les Israéliens.
Dès le début de ce conflit, et pendant cinq ans, Emad filme les actions entreprises par les habitants de Bil’in.
Avec sa caméra, achetée lors de la naissance de son quatrième enfant, il établit la chronique intime de la vie d’un village en ébullition, dressant le portrait des siens, famille et amis, tels qu’ils sont affectés par ce conflit sans fin.

Rendez-vous à 19h30 pour partager un repas à prix libre que vous pouvez agrémenter à vos souhaits, en ce qui concerne la boisson, on compte sur vous !

La projection démarrera à 20h30.

À dahmanche !

Ciné’DahDah
Marseille Infos Autonomes, 12 septembre 2012

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Bègles (33) : le Rat-dit fait sa rentrée

Bébé du Radeau et avec ses cinq mois d’existence, le squat du Rat-dit fait sa rentrée et annonce plusieurs activités, une réunion publique mensuelle, un repas de quartier le week-end du 13 et 14 octobre, une conférence intitulée ‘Les femmes dans la Commune de Paris’ le jeudi 18 octobre.

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Réunion publique du Rat-dit : le mardi 25 septembre
Nous avons choisi un fonctionnement similaire à celui du Radeau, c’est-à-dire une réunion publique tous les derniers mardi du mois afin d’établir un programme et de permettre aux personnes non-habitante de proposer des activités, actions etc… et de faire ainsi vivre le lieu.

Week-end de rentrée les 13 et 14 octobre (idée : repas de quartier)
Nous pourrons discuter plus précisement de cette idée lors de la réunion publique du 25 septembre.

Ateliers proposés :
Peut-être lors du week-end de rentrée, les dimanches ou à d’autres moments: nous n’avons pas encore défini précisément de modalités de mise en place. Nous avons aussi pensé que certains ateliers dépendrait de la météo et des températures : théâtre, écriture, musique, jardinage, cirque, lessive et produits de ménage, cuisine, peinture déco, couture, pochoire, cuir, cours d’espagnol, de portugais.

Pour l’hiver nous avons besoin de panneaux solaires supplémentaires, de batteries supplémentaires (prioritaire), de lampes, rallonges et matériel électrique, de poële à gaz, de bois de chauffage.

Conférence intitulée ‘Les femmes dans la Commune de Paris (1871)’
Jeudi 18 octobre à 18h – entrée libre et gratuite – suivi d’un repas à participation libre

‘Des femmes partout. Grand signe. Quand les femmes s’en mêlent, quand la ménagère pousse son homme, quand elle arrache le drapeau noir qui flotte sur la marmite pour le planter entre deux pavés, c’est que le soleil se lèvera sur une ville en révolte.’ Jules Vallès, écrivain, Communard (sur une manifestation de 1870).

Celles dont l’Histoire a retenu le nom, ou le prénom (Louise, Élisabeth, Andrée, Nathalie…) et celles qui restent anonymes. Saluées par les uns, honnies par les autres, à la mesure du rôle essentiel tenu par toutes dans l’insurrection. Leurs adversaires de la Commune les surnommèrent ‘les Pétroleuses’.

Conférence présentée par Marie Guermont

Squat du Rat-dit
102 avenue du Professeur Bergonier, 33130 Bègles

Squat!net

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[Chronique de Youv derrière les barreaux] Partie 63 – « C’est au pied du mur qu’on voit qui est qui »

Partie 63

La place d’un lion n’était pas en cage on m’a dit, alors qu’est-ce que je faisais là ? à respirer l’odeur des barreaux rouillés, le lionceau était devenu lion entre quatre murs, j’ai poussé parmi les mauvaises herbes du ghetto français, ma dinguerie je ressentais à travers mon regard de baisser la tête que devant Dieu j’ai hérité mon prénom d’un de mes ancêtres enchaînés jusqu’au cou, je crois que je n’ai pas hérité que de son prénom, j’avais une envie de vaincre indescriptible, je suis sûr que si la guillotine existait encore, la République française m’aurait déjà coupé la tête.

Ça me rendait malade de voir les faux oufs, les fausses zoulayes à deux balles qui rugissaient pour épater la gente féminine, mais à la moindre poudrière, se chiaient dessus devenaient tout dociles comme un agneau LOL. Ça me rappelle un mec que j’avais croisé en taule, en apparence un putain de soldat avait de la bouche tah les malades, j’étais jeune j’y croyais à sa folie car tout le monde le sauçait « Ouais lui c’est un ouf ». Un jour alors que j’étais au mitard il était environ minuit trente, silence total dans le mitard quand les matons amènent en catastrophe un mec qui foutait la merde, dans un premier temps je ne l’ai pas reconnu, le mec pleurait comme un enfant de dix ans tellement les matons l’avaient traumatisé, il avait oublié qu’il n’était pas seul au mitard, que les murs avaient des oreilles. Les matons l’ont laissé à poil dans la cellule car il avait insulté l’un des leurs, des fois même il pleurait en sanglots, wallah des barres, alors qu’il y a un mois il faisait le terminator en cour de promenade, c’est au pied du mur qu’on voit qui est qui, et là j’avais compris que c’était le plus bidon des bidons et qu’il n’existait pas de ouf à part en psychiatrie.

Je voulais quitter le Sud, Paname me manquait trop, même si j’étais un loup solitaire, ma ville, et les miens me manquaient éperdument. J’avais quitté ma région pour une femme 5 étoiles donc tranquille, j’assume tout ce que je fais, Delphine était une fille sophistiquée, toujours à la pointe de la mode, elle passait pas inaperçue au parloir, combien de matons j’ai failli manger pour des regards insistants, un jour un maton à qui j’ai jamais adressé la parole m’a dit devant Delphine : « Vous avez de la chance vous avez une jolie femme », j’ai même pas relevé car je savais qu’il était pas sincère c’est la jalousie qui parlait, il ne supportait pas qu’une blonde bourgeoise vienne voir un mec du ghetto au parloir. « QUAND T’ES UN BON, Y A UNE BELLE QUI VA AVEC ».

J’étais à la fin de mon parcours et de ma peine c’est là que les difficultés faisaient surface car tout le monde était de retour plus qu’il n’en faut, des barres, à moi de démêler les vrais des faux, même mes pires ennemis avaient osé m’appeler comme si de rien n’était, ils réalisaient que le compte à rebours était déclenché, j’ai même commencé à serrer mes baskets LOL j’avoue que parfois j’ai des pulsions qui me donnent envie de me venger de toutes ces putes qui passaient leur vie à parler et à squatter les coups de téléphone anonymes mais dès que je vois les photos de mes proches je me calme et je me dis : « J’ai pas le droit de leur faire ça. »

J’AI MÛRI J’AI CHANGÉ JE ME SUIS ASSAGI MAIS N’ALLUME PAS LA MÈCHE CAR JE N’AVAIS PAS D’EXTINCTEUR.

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[Toulouse] Comment accommoder le fonctionnaire de police

Un policier agressé en secourant une victime

Appelé pour porter secours à un homme blessé, en plein centre-ville, à Toulouse, un équipage cynophile de la police nationale a été violemment pris à partie, dans la nuit de vendredi à samedi, par les amis de la victime. Un fonctionnaire de police a eu le nez cassé et souffrait d’un traumatisme crânien. Hospitalisé, ce policier s’en tire avec 3 jours d’incapacité temporaire de travail (ITT), durée fixée après son examen médical par le médecin légiste. Les trois individus qui lui ont tapé dessus ont été interpellés et placés en garde à vue. L’un d’entre eux affichait un taux d’alcool de 2, 60 gr. par litre de sang. Une fois de plus l’alcool se retrouve au cœur d’une affaire de violence.

Cette fois, c’est un policier volant au secours d’une victime qui en a fait les frais. Samedi, vers 2 heures du matin, les pompiers s’affairent autour d’un jeune homme blessé, rue Valade, à deux pas de la place Saint-Pierre, haut lieu des festivités toulousaines. Deux policiers d’une unité cynophile arrivent pour porter assistance à cette victime. Mais ses trois amis, éméchés et très hostiles, leur reproche de ne pas être arrivés plus vite. Alors que l’un des fonctionnaires est occupé dans le véhicule de police, son collègue est violemment pris à partie et reçoit des coups au visage. Les individus sont finalement maîtrisés et conduits au commissariat central.

D’abord placés en dégrisement, ces trois garçons ont été entendus par les officiers de permanence dans le cadre de leur garde à vue qui a été prolongée hier soir. Une fois l’alcool et l’excitation retombée, ils devraient être présentés, aujourd’hui, devant un magistrat en attendant leur comparution devant le tribunal correctionnel, en audience de comparution immédiate, demain. Ils devront alors s’expliquer sur ce déchaînement de violence à l’encontre d’un fonctionnaire de police.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (LaDepeche.fr, 9 septembre 2012)

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[Relaxe pour notre camarade] Concert le 13 octobre aux Vignoles (Paris)

RELAXE pour notre camarade

Le samedi 12 mai 2012, une diffusion unitaire de tract a eu lieu dans le 13e arrondissement de Paris. Ces tracts dénonçaient l’implantation de l’extrême droite Radicale dans le quartier.

Une vingtaine de militants antifascistes et antiracistes a été interpellée par les forces de l’ordre et mis au dépôt après 24 heures de garde à vue.

Suite à cette action, notre Camarade est inculpé pour une soi-disant rébellion contre un agent et refus de prélèvement ADN.

La CNT-ETPRECI 75 demande la relaxe de notre camarade qui passera en procès le 12 décembre 2012.

CONCERT DE SOUTIEN samedi 13 octobre 2012 à partir de 19h aux Vignoles avec CALLEFACCION (salsa, cumbia, reaggae, ska) Paris – CUMBIA BAMBA (cumbia, ska, rock) Paris – BAD REPUTATION (punk, rock) Paris

Infozone, 6 septembre 2012

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Manif à Francfort contre le procès de Sonja et Christian

Le 21 septembre débute à Francfort le procès de Sonja et Christian.

Extradés de France le 14 septembre 2011 après plus de trente ans d’exil, ils sont poursuivis en Allemagne pour des actions des Cellules révolutionnaires (RZ) contre le nucléaire et contre la gentrification dans les années soixante-dix.

Suite à un mandat d’arrêt européen, Sonja et Christian ont été livrés par la France pour être emprisonnés. Depuis cette extraditon, il y a maintenant un an, Sonja (âgée de 79 ans) reste en taule à Francfort. Christian, gravement malade, a été libéré et placé sous contrôle judiciaire. Le procès s’annonce très long, notamment parce qu’il est organisé de manière à contraindre Christian à comparaître malgré son état de santé.

Une manif de soutien est organisée le vendredi 21 septembre à Francfort pour le début du procès. Un rassemblement a lieu devant le tribunal de Francfort dès 8h (angle des rues Seilerstrasse et Adenauer-Strasse).

Notre solidarité est leur arme.

Soyons nombreux !

Textes d’appel à la solidarité, infos et soutien

Liste de discussion du réseau Résistons Ensemble, 31 août 2012

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Tous au procès des trois inculpés de Valognes ! Mardi 9 octobre au tribunal de Cherbourg

Un train vaut mieux que deux tu l’auras

Le 23 novembre dernier, aux alentours de Valognes dans la Manche, 800 personnes se mettaient en tête de retarder un train CASTOR de déchets radioactifs et y réussirent. Pour la première fois depuis longtemps en France, le mouvement anti-nucléaire reprenait le chemin de l’action directe de masse. Il faisait entendre une voix qui ne tremble pas. Il répondait aux dizaines de milliers d’Allemands qui bloquent ce même train chaque année depuis vingt ans. Dans la région la plus nucléarisée du pays le plus nucléarisé du monde, ce n’était pas chose acceptable. Et puisqu’on a coutume de passer sous silence les incidents qui ponctuent l’existence des centrales et des installations dites de retraitement, on voudrait aussi faire taire les opposants.

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Ainsi, sur le terrain et six mois plus tard, on a lâché toute bride à la police et le camp anti-THT de Montabot se terminait avec vingt-cinq blessés dont trois graves. Ensuite, c’est une véritable déferlante de procédures judiciaires qui s’abat sur tous ceux qui résistent au nucléaire dans la région : neuf inculpés pour Valognes ; le maire du Chefresne gardé à vue qui démissionnait en même temps que son conseil municipal ; plusieurs procès et condamnations, dont une de prison ferme, pour participation à la lutte contre la THT Cotentin-Maine ; pléthore de convocations intimidantes. Cet acharnement judiciaire n’est autre que le masque d’une attaque politique contre les ennemis du nucléaire.

Un nouveau procès aura lieu le 9 octobre 2012 à Cherbourg, contre trois des personnes qui ont pris sur elles d’expliquer aux médias le sens de l’initiative du camp de Valognes. Ce serait un précédent pour toutes les luttes politiques que le simple fait de répondre à des journalistes soit condamné sous de tels chefs d’inculpations : provocation directe suivie d’effet à un attroupement armé, organisation d’une manifestation interdite et complicité de destruction du bien d’autrui. Et quelles preuves pour étayer un tant soit peu de si lourdes accusations ? Deux ou trois interviews à BFM TV, Le Figaro ou France Soir, qui suffiraient à les désigner comme des sortes de leaders auto-proclamés ordonnant à une armée d’obéissants moutons.

L’opération est donc grossière. On voudrait faire en sorte que des événements comme celui de Valognes ne puissent pas être accompagnés d’un discours assumé publiquement. On voudrait que ceux qui y participent soient des criminels sans phrase ou des fous irresponsables. On voudrait absolument qu’il y ait des chefs pour nier la possibilité qu’il existe des manières de s’organiser qui ne soient pas hiérarchiques. Ce qui est recherché, c’est d’empêcher toute formulation intelligible d’un engagement collectif et offensif. Ce que nous recherchons, c’est à rendre possible l’insolente coïncidence entre des gestes et des pensées.

Ce procès ne pourra jamais paraître vraisemblable ailleurs que dans le huis-clos ronronnant d’une salle de tribunal. C’est pourquoi nous appellons à le déborder par le plus large soutien des trois personnes inculpées et vous invitons à vous rendre devant le tribunal lors du procès :

RENDEZ-VOUS DEVANT LE TRIBUNAL DE CHERBOURG
LE 9 OCTOBRE À 10 H

Collectifs de soutien aux inculpés de Valognes, 10 septembre 2012

Pour du soutien financier :

chèque à l’ordre de APSAJ – 6 cours des Alliés – 35000 Rennes – France
IBAN : FR76 4255 9000 5541 0200 1473 207 Code BIC : CCOPFRPPXXX

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[Zurich] « Qui va nous mollarder ou non ? On ne sait jamais à l’avance la réaction d’un suspect menotté »

Zurich. Capuchons anticrachats lors des arrestations

Les forces de l’ordre en ont ras le bol de se faire mollarder. Elles envisagent d’encagouler les prévenus.

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Pour éviter de se faire cracher dessus, la police envisage les gros moyens.

« Le fait que les policiers se ­fassent cracher dessus est un réel problème », lance Max Hofmann, secrétaire général de la Fédération suisse des fonctionnaires de police (FSFP). Si Zurich a déjà équipé ses policiers de lunettes de protection (1000 pièces ont été achetées en 2011), un pas supplémentaire pourrait être franchi avec l’utilisation de ­capuchons anticrachats à placer sur la tête des personnes qui sont arrêtées. Un tel dispositif est actuellement testé à Brême (All) et pourrait bientôt l’être également en Suisse.

« Bonnes expériences »

Concrètement, les personnes arrêtées seraient tout de suite encapuchonnées. « Qui va nous mollarder ou non ? On ne sait jamais à l’avance la réaction d’un suspect menotté », poursuit Max Hofmann.

Plusieurs corps de police ont déjà tenté de résoudre le problème. Ainsi, la police cantonale zurichoise met depuis cinq ans des accessoires du même genre lors du renvoi forcé de requérants. « Depuis que nous les utilisons, nous avons fait de très bonnes ex­périences avec ces casques », indique Esther Surber, porte-­parole de la police cantonale de Zurich. Mais pour l’instant, la généralisation de ces moyens n’est pas à l’ordre du jour, poursuit-elle. Idem à Lucerne.

« Inacceptable »

Denise Graf, d’Amnesty International, espère que l’usage des casques et cagoules ne fasse pas école. « Il est inaccep­table que des personnes qui sont arrêtées soient systématiquement soupçonnées de vouloir cracher sur les forces de l’ordre », dit-elle. Une action proportionnelle devrait prévaloir.

Leur presse (Janko Skorup, 20Min.ch, 10 septembre 2012)

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« En taule, si t’as pas de portable, t’es un schlag »

Le portable en prison : mobile d’évasion

Le film est toujours visible sur Internet. Il montre une poignée de détenus chauffés à blanc qui affrontent des surveillants en tenue d’intervention. Les coups de matraque pleuvent. « Bande de fils de putes ! C’est des Golgoths ! », entend-on immédiatement, suivi d’un « Mais taisez-vous, putain ! » La scène se passe le 4 juillet, dans la maison d’arrêt de Roanne. L’auteur de la vidéo n’est autre qu’un détenu. Il ne lui aura fallu que quelques minutes pour la diffuser sur You Tube. La vidéo fait aussitôt le buzz et passe de site en site. Preuve qu’à l’ère du numérique, les murs ne suffisent plus à isoler du monde extérieur. Dix jours plus tard, une mutinerie ébranle la maison d’arrêt de Seysses (Haute-Garonne). Cette fois, c’est une quarantaine de prisonniers qui refusent de réintégrer leurs cellules après la promenade de 17h30. Alors que les équipes régionales d’intervention et de sécurité (ERIS) interviennent à coup de Flash-Ball, un détenu appelle, depuis sa geôle, une journaliste de La Dépêche du Midi pour lui faire part de leurs revendications. L’actualité de l’été l’atteste : le portable est devenu un accessoire incontournable en prison, en dépit de la traque dont il fait l’objet.

Théoriquement, les prisonniers sont censés n’utiliser que les cabines mises à leur disposition dans les cours de promenade. Ils ne peuvent contacter que des numéros validés par l’administration et leurs conversations, payantes, sont enregistrées. Discussions confidentielles avec leur avocat, confessions intimes avec leur femme, messages à faire passer aux copains… Tout est passé au crible. Alors, logiquement, les téléphones portables ont inondé les établissements pénitentiaires. Si la direction centrale de l’administration pénitentiaire refuse d’évaluer officiellement l’ampleur du phénomène, on estime qu’il y aurait presque un mobile par détenu dans les prisons françaises. En 2011, de source syndicale (FO), c’est plus d’un millier de téléphones qui avaient été interceptés dans la seule maison d’arrêt des Baumettes, à Marseille, qui accueille environ 1440 prisonniers.

Une vaste opération de fouille a été menée, le 6 août dernier, à la maison d’arrêt de Seysse. La moisson a été fructueuse : en trois jours, les gardiens ont découvert 12 téléphones. Dans certaines cellules, il y en avait même deux, raconte Pierre Montreuil, membre du Syndicat pénitentiaire des surveillants (SPS). « Parfois, ils n’étaient pas cachés et encore équipés de leur puce. Le pire, c’est que les détenus gueulent quand on le leur confisque ! » Les gardiens ont aussi mis la main sur des chargeurs artisanaux, généralement des chargeurs de tondeuse pour cheveux sur lesquels les plus bricoleurs greffent un embout compatible avec leur téléphone. Pour les planquer, les détenus font avec les moyens du bord : blocs des WC, boîtes de conserve ou de sel. « On peut aussi les scotcher dans les portes de frigo, dans les matériaux d’isolation », confie un ex-détenu de Fleury-Mérogis. « Aucun établissement n’est épargné, c’est un véritable fléau », assure Jérôme Massip, secrétaire général du SPS, pour qui l’utilisation de brouilleurs est largement inefficace.

« FOUILLE MOTIVÉE ET MOTIVABLE »

À 44 ans, Patrick en a passé treize derrière les barreaux. Il est sorti cet été de la maison d’arrêt de Nanterre, où il a purgé une peine d’un an pour trafic de stupéfiants. Lui, le téléphone, il s’en serait bien passé. Mais ce sont ses connaissances, là-bas, qui lui en ont fourni un. Un cadeau de bienvenue, en somme. « En taule, si t’as pas de portable, t’es un schlag [un clochard] », explique-t-il. Le modèle le plus répandu est le Samsung M 300, un smartphone vendu 70 euros environ dans le commerce, qui se négocie entre 200 et 300 euros en prison. Il contient peu de métal et les portiques de sécurité ne le détectent pas. À entendre Patrick, se procurer un mobile est un jeu d’enfant. Faute de filets de protection, nombre de téléphones atterrissent dans les cours d’enceinte par des « jets extérieurs » camouflés dans des balles de tennis, des chaussettes, des mottes de beurre. Quant aux parloirs, ce seraient de vraies passoires. Les détenus dissimulent le boîtier dans leur pli fessier, la puce dans leur bouche, et réintègrent leur cellule comme si de rien n’était. « Si on pouvait fouiller les prisonniers, on les trouverait, réagit le secrétaire général de la CGT pénitentiaire, Marc Astasie. Mais la loi pénitentiaire de 2010 nous impose « une fouille motivée et motivable ». On ne peut plus faire notre travail. D’autant qu’il y a un surveillant pour 100 détenus. » Le prisonnier qui se fait prendre risque jusqu’à dix jours d’encellulement disciplinaire.

Théoriquement, les prisonniers sont censés n’utiliser que les cabines mises à leur disposition dans les cours de promenade.

Normalement, une procédure pénale devrait être engagée mais, dans les faits, les parquets, engorgés, ne poursuivent pas toujours. Quant aux proches qui fournissent des téléphones portables, ils risquent de se voir supprimer leur droit de visite. C’est ce qui est arrivé à Anne de Maistre, l’épouse de Patrice, l’ancien gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt [sic !, Note du JL]. En avril, au parloir de la prison de Gradignan, elle lui apporte du linge propre. Entre deux chemises, elle a dissimulé un téléphone portable. Sous les yeux horrifiés du couple, il glisse et tombe aux pieds du surveillant. Le juge Gentil a suspendu le permis de visite d’Anne de Maistre jusqu’à ce que son mari soit libéré sous caution avant l’été. Sévère. D’autant qu’en prison, plus encore que dans la vie libre, les portables servent à s’informer des petits riens du quotidien. « En taule, la plupart des mecs ont des problèmes de couple, ils ont besoin de parler à leur femme quotidiennement pour qu’elle ne se barre pas », raconte Patrick. « Dans une limite raisonnable, c’est comme le shit et l’alcool, une manière de maintenir un certain calme en prison. Ça évite des suicides », confirme une magistrate. Véritable échappatoire, le smartphone donne également accès aux réseaux sociaux qui, dans le monde carcéral, méritent vraiment leur nom. Sans surprise, les sites pornos sont les plus plébiscités. Certains détenus sont inscrits sur Meetics. Les plus jeunes ont même une page Facebook, sur laquelle ils posent en photo, seuls ou avec leurs copains.

MOYEN DE PRESSION

Mais en prison, le portable n’a pas qu’une vocation sociale. Selon les surveillants, c’est aussi un moyen de pression sur les victimes. « Dans les affaires de différends familiaux, rapporte un magistrat d’Arras, il n’est pas rare que les violences se perpétuent par téléphone. » Un surveillant de la maison d’arrêt de Seysses se rappelle avoir reçu en pleine nuit l’appel d’une dame en pleurs : « Elle nous a donné le numéro de cellule de son mari, qui l’appelait depuis la prison pour la menacer de représailles si elle témoignait contre lui. On l’a chopé en train de ranger son téléphone. »

Et les centrales, soumises à un régime de sécurité renforcé puisqu’elles accueillent pour de longues peines les détenus les plus difficiles, ne font pas exception. En témoigne la vaste opération de fouille lancée au printemps dernier à Clairvaux (Aube). Bilan : une vingtaine de portables et autant de puces. Un mois plus tôt, Youssouf Fofana, l’assassin d’Ilan Halimi, s’était filmé faisant l’apologie d’Al-Qaida en keffieh et lunettes de soleil. L’enquête est en cours, car aucun téléphone n’a été retrouvé dans sa cellule. Mais quatre téléphones, une clé USB et une carte micro SD ont été découverts dans les douze cellules de détenus connus pour leur proximité avec le chef du « gang des barbares ». « Certains prisonniers particulièrement surveillés placent leur portable dans d’autres cellules ou sur d’autres détenus, explique l’avocat toulousain Kamel Benamghar. On les appelle les « mules » ou les « garages ». Parfois, il n’y a qu’un téléphone pour tout le bâtiment et les détenus se le passent d’une fenêtre à l’autre par yo-yo. » Commentaire du parquet : « On ignore encore comment les images tournées par Fofana se sont retrouvées sur Internet. » Pour Alex Perrin, procureur de la République à Troyes, l’essentiel est de comprendre comment ces téléphones sont entrés à Clairvaux. L’enquête qu’il a lancée au printemps dernier a permis l’arrestation d’un surveillant, Steeve Malgras, 40 ans. Téléphones portables, clés 3G, matériel informatique ou bouteilles d’alcool : le gardien de prison passait tout. Au printemps, il a été mis en examen pour corruption passive et remise illicite d’objets à détenus, et incarcéré. Il encourt dix ans de réclusion criminelle. Une enquête visant un gardien d’un autre établissement de l’Aube est également en cours.

SERVIR LES ENQUÊTES

« En prison, il y a des gens qui ont de l’argent. Et les matons, eux, ils ne gagnent rien », estime Patrick. « En 2010, j’ai défendu des surveillants qui faisaient entrer des portables aux Baumettes. Ils se faisaient 500 euros par téléphone, alors qu’ils en gagnaient 2 000 par mois », explique Jean-Louis Keita, avocat de Youssouf Fofana. Pour Abdelhamid Hakkar, qui a passé vingt-huit ans derrière les barreaux et « visité » 50 établissements différents, les gardiens corrompus sont légion dans les prisons françaises : « Certains, quand ils savent qu’il va y avoir des fouilles, te gardent même ton téléphone dans leur casier. »

Si les portables entrent facilement en prison, leur utilisation peut parfois grandement servir les enquêtes. À la demande des juges d’instruction, il arrive que l’administration ferme les yeux et laisse les détenus disposer de téléphones. « Il n’est pas rare qu’on place un détenu sur écoute, explique Me Marie Dosé. Ils se croient toujours plus malins parce qu’ils n’ont pas de puce à leur nom. Mais, pour repérer leur numéro, il suffit de surveiller leur mère ou leur copine, et on remonte le fil. » Les surveillants reçoivent alors des consignes disant qu' »il faut éviter de fouiller tel ou tel prisonnier parce qu’il est placé sur écoute », assure Marc Astasie, secrétaire général de la CGT pénitentiaire et ancien gardien à Meaux-Chauconin. À Clairvaux, jusqu’en février dernier, Abdelouahab Yezeiph a ainsi pu mener tranquillement son trafic de stupéfiants depuis sa cellule. Dès que les enquêteurs ont réussi à identifier ses complices, ses quatre portables ont été saisis. Pour l’avocat messin Stanislas Louvel, son client est tombé dans un piège : « Ce sont les policiers du SRPJ [la police judiciaire] de Metz qui lui ont fait passer une puce par sa femme, pour qu’il les appelle et donne des infos en échange d’une pseudo-clémence ! » Abdelhamid Hakkar, qui a passé douze ans à l’isolement, a été témoin du même manège : « Des matons de la Santé, envoyés par les flics, ont donné des portables à des mecs du GIA incarcérés dans le cadre d’un réseau terroriste. »

D’un côté ou de l’autre des barreaux, on dénonce l’hypocrisie de l’administration, qui traque les téléphones mobiles tout en laissant certains détenus en disposer. Dans un avis de janvier 2011, le contrôleur général des lieux de privation de liberté, Jean-Marie Delarue, s’est prononcé en faveur d’une autorisation réglementée des portables en prison. « Une évolution inéluctable, tant il devient impossible d’endiguer le phénomène », croit un surveillant, pour qui « ce sera un drame ». Taxée de laxisme par la droite, ce n’est certainement pas l’actuelle ministre de la justice, Christiane Taubira, qui prendra le risque de trancher le débat.

Publié par des lecteurs honteux de la Chronique de Youv derrière les barreaux (Stéphanie Marteau, M le magazine du Monde, LeMonde.fr, 7 & 8 septembre 2012)

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[Strasbourg] Reprise du “Food Not Bombs” au Faubourg National mercredi 12 septembre ! Infokiosque autour de l’antispécisme

Salut à tous.te.s,

Nous avons monté un collectif Food not bombs qui se fixe comme objectif la distribution de nourriture végétalienne gratuite à partir de produits récupérés. Nous organiserons ces repas tous les 2e mercredi du mois pour l’instant, à 19 heures, rue du Faubourg National.

Voici la charte du collectif :

Le mouvement “Food not bombs” est apparu au début des années 80 aux États-Unis pendant les grandes mobilisations anti-nucléaires, depuis food not bombs s’est développé un peu partout dans le monde. Le collectif FNB de Strasbourg s’inscrit dans ce mouvement global et dans la lutte anticapitaliste.

Pour cela, il se fixe plusieurs objectifs :

Distribuer de la nourriture gratuite et végétalienne à partir de produits récupérés.

• Gratuite, parce qu’aujourd’hui la nourriture n’est accessible qu’à ceux qui ont les moyens de la payer. Nous produisons des repas pour les manger et pour les partager plutôt que pour en dégager des profits.

• Récupérée, parce que des milliers de kilos de nourritures sont jetés chaque jour, alors que partout on crève la dalle.

• Vegan, parce que nous ne supportons pas l’idée que les animaux soient nos esclaves et soient tués et exploités simplement parce qu’ils ont bon goûts, mais aussi parce que la viande est une catastrophe écologique et humaine (il faut 14 kg de végétaux pour fabriquer 1 kg de viande, soit 13 kg de nourriture gâchée).

S’auto-organiser collectivement de manière anti-autoritaire, antisexiste et antifasciste. On fait avec les gens, pour les gens. Le but étant à terme d’être juste un moteur de l’auto-organisation et de soutient aux luttes et à la colère sociale. Nous refusons de nous organiser par un fonctionnement autoritaire qui est la base du système capitaliste. Nous voulons tendre à un monde ou chacun est l’égal de l’autre et où les chefs n’existent plus.

Nous refusons donc tous les actes sexistes, racistes, xénophobes, homophobes, transphobes (…) qui ne contribuent qu’à diviser toujours plus les exploité.e.s entre eux/elles, même sur le ton de la blague grasse. Ceci au sein du collectif comme lors des distributions de repas.

On ne demande l’autorisation à personne. Nous ne reconnaissons pas l’État, ni les lois qu’il a produites comme légitimes. On s’installe où on veut, quand on veut, pour créer un lieux de rencontre et de partage où l’on distribue à manger dans l’esprit d’une réappropriation du monde et de nos vies.

La préparation des repas se fera dans la salle autogérée de Molodoï car son mode de fonctionnement et sa situation géographique au sein d’un quartier populaire, en fait un lieu en accord avec ce que l’ont veut défendre.

Mail de contact

L’Alsace Libertaire, 11 septembre 2012

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[Marikana, Afrique du Sud] Hideux dans leur apothéose / Les rois de la mine et du rail / Ont-ils jamais fait autre chose / Que dévaliser le travail ?

Après un mois de grève, les mineurs de Marikana “crèvent de faim”

Pour des milliers de grévistes de la mine sud-africaine de Marikana, théâtre d’un massacre en août, se priver de salaire depuis plus d’un mois signifie “crever de faim” et compter sur des organisations caritatives intervenant d’ordinaire en zones de guerre.

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Un mineur de Marikana, en Afrique du Sud, montre sa pancarte réclamant un salaire de 12.500 rands (1250 euros), le 5 septembre 2012

“Ici on voit vraiment la faim. Les gens n’ont pas mangé correctement depuis quatre semaines, et la faim provoque la colère. Nous voulons faire retomber cette colère, leur donner de la nourriture et ramener un peu de calme” explique à l’AFP Imtiaz Sooliman, fondateur de l’association “Gift for the Givers”, spécialisée dans les situations d’urgence, et récemment intervenue en Somalie et en Libye.

Devant les bénévoles qui distribuent des rations de riz et ragoût, les gens s’alignent dans le calme, tout près de la funeste colline où les policiers ont tiré sur les grévistes le 16 août, faisant 34 morts. L’intervention policière la plus meurtrière depuis la fin de l’apartheid en 1994.

“Gift for the Givers” a débloqué deux millions de rands, l’équivalent de 200.000 euros, pour fournir des repas aux familles. La mine de platine emploie 28.000 personnes au total, et le pourcentage de grévistes depuis les événements d’août a en général approché voire dépassé les 90%.

“Nous souffrons en ce moment”

“Nous souffrons en ce moment”, admet Victoria Makasi, 25 ans, dont le père n’a touché que la moitié de sa paye pour août, soit environ 150 euros.

Dans le baraquement de taule ondulée, sans eau courante ni électricité, qui abrite les cinq membres de la famille, les étagères sont totalement vides, de même que le petit réfrigérateur, alimenté par une bombonne de gaz.

“Je suis très inquiète pour ma famille”, soupire la jeune femme

Mardi matin, les négociations étaient toujours au point mort. La direction et les syndicats majoritaires ont certes conclu un accord prévoyant une reprise du travail préalable à des négociations salariales.

Mais les mineurs grévistes exigent une augmentation de salaire à 12.500 rands (1.250 euros) avant de regagner leurs postes.

Les familles de mineurs rencontrées par l’AFP dans le bidonville situé en face des sites de Lonmin soutiennent cette position, malgré la situation difficile.

“On crève de faim”, concède Nomandla Mteto, qui vient d’aller chercher un repas de Gift for Givers, un morceau de poulet en sauce et du riz servi dans une boîte de carton.

Mais si les mineurs, “retournent au travail maintenant sans obtenir les 12.500 rands, ils vont avoir l’impression de trahir” les victimes de la fusillade, dit-elle.

En août, son mari a touché 300 euros. Depuis des jours, affirme-t-elle, l’ordinaire des repas familiaux est constitué de choux et de bouillie de maïs.

Ce mois-ci, aucun crédit n’a été remboursé, et le loyer du pauvre logement, 65 euros, est resté impayé.

Au milieu du bidonville, Khomotso Mokitlane, 21 ans, vendeuse dans une modeste échoppe d’alimentation, constate que les familles ne peuvent plus faire leurs courses : “C’est si calme. Les gens ne viennent plus, à cause de la grève. Ils n’ont plus d’argent”, dit-elle. “Ce mois-ci, ils n’ont rien payé”, ajoute-t-elle, précisant que le propriétaire a décidé ne plus faire crédit.

Plus loin, le gréviste Stumelo Mzingelwa explique qu’il n’a touché en août que 600 rands (60 euros), alors que son salaire mensuel est de 4.000. Sa femme et leur bébé ont été pris en charge par les grands-parents.

Comme les autres, il martèle pourtant qu’il ne reprendra pas le travail avant d’avoir obtenu 12.500 rands, soit plus qu’un triplement de son salaire.

Écœuré par les dirigeants de son pays, il espère que le président Jacob Zuma sera débarqué en décembre de son poste de président de l’ANC, le parti au pouvoir, lors du congrès à venir.

“On va le virer, parce que vous voyez ce pays”, dit-il amèrement, “nous avons une démocratie, mais ce n’est plus une démocratie. C’est une démon-cratie”.

Comme un écho au récent cri de colère de l’archevèque Desmond Tutu, prix Nobel de la paix et figure de proue de la lutte contre l’apartheid, qui a commenté début septembre les violences de Marikana en ces termes: “Marikana ressemblait à un cauchemar, mais c’est ce que notre démocratie de 2012 est devenue”.

Leur presse (Agence Faut Payer, 11 septembre 2012) via Solidarité ouvrière

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[Nice] Hourra pour l’Ariane !

Un rondin de bois lancé sur un véhicule de police à Nice !

Aucun blessé n’est à déplorer mais le bilan aurait pu être très lourd si des policiers avaient été à l’intérieur.

Un rondin de bois d’une quarantaine de centimètres a été jeté lundi soir sur une voiture de police intervenant dans le quartier de l’Ariane.

Les fonctionnaires ont ensuite essuyé des jets de projectiles et ont même entendu des détonations.

Les policiers allaient procéder au contrôle d’un véhicule ayant franchi plusieurs feux rouge.

Les syndicats Alliance et Unité Police ont fermement condamné cette nouvelle agression des forces de l’ordre.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (NiceMatin.com, 11 septembre 2012)

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Le DAL 17 : cogestionnaire, pacificateur social ou sous-marin du PS ?

À la Rochelle, on commence à se demander ce qui se passe du côté du comité DAL 17. Des articles de presse, des mails de la préfecture et des poignées de main avec les Renseignements Généraux ont fini par nous alerter. Le comité DAL 17 s’est créé à l’automne 2010. Dès le début, un visage, un nom sort du lot, Mehdi El Bouali. Président, porte-parole et responsable à la fois, Mehdi est partout. Dans la presse, au local si gentiment accordé par la Mairie, dans la rue, dans les squats … Mehdi aime être aimé et respecté. Autant du côté de la préfecture et des flics que du côté de ceux qu’il appelle les « squatteurs anarchistes ».

Au départ, il se dit que quand on arrive dans une ville comme la Rochelle, bobo-fliquée à mort, il faut trouver ses marques, serrer des mains et se faire respecter. Le respect. Voilà le mot préféré de Medhi. Respect de tous, même des pires ordures. Respect des flics, des directeurs de cabinet, des présidents des offices d’HLM, des proprios véreux qui exploitent des sans-papiers et les logent dans des caves. Mais qu’en est-il du respect des idéaux, du respect de la dignité humaine, du respect de sa propre dignité ?

Alors Medhi parle. Il parle aux RG, il nous parle. Il nous parle des RG. Probablement qu’il leur parle de nous aussi puisque, jusqu’ici, il a été autorisé à rentrer chez nous, contrairement à eux. Et puis il parle aux journalistes. Il les aime bien les journalistes. Et eux aussi l’aiment bien le Medhi, ils le brossent dans le sens du poil, lui fond dire ce qu’ils veulent, pourvu que sa photo passe dans Sud Ouest.

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Alors Medhi parle. Il dit notamment : « C’est travailler au noir ou voler. Qu’est-ce qui est préférable ? » à propos du brave sans-papier qui travaille 10 heures par jour pour 20 euros (Sud Ouest, 10/09/12). Et après, il s’étonne devant nous qu’une dirigeante d’un office d’HLM lui demande de traiter des dossiers, de gérer des familles, en lui disant « Avec vous, au moins, ils filent droit. » Et en effet ils filent droit, comme l’explique le représentant du DAL 17 à la presse : « On leur fait comprendre qu’un loyer, ça se paie. On les défend mais on exige d’eux une certaine rigueur. Grâce à trois entreprises avec lesquelles nous travaillons, notamment ISO couverture, on resocialise des gens qui n’avaient plus travaillé depuis des années, voire jamais travaillé. Et on les oblige à téléphoner tous les matins à 7h30 pour s’assurer qu’ils tiennent parole » (Sud Ouest 11/09/12).

Jean-Baptiste Ayrault, président du DAL National, n’est pas connu pour être un violent anarchiste ni un grossier personnage. Pourtant, au DAL 17, on le considère comme « un furieux ». Et ça se ressent jusque dans la presse locale qui estime que « les propos définitifs et péremptoires du président national du DAL, Jean-Baptiste Ayrault, ne font pas forcément avancer les choses : “Il n’est pas possible d’expulser d’un logement social.” » Mais heureusement, « Mehdi El Bouali, le représentant local du DAL, est beaucoup plus nuancé. Certes, il est hostile aux expulsions […] mais il tient à dire que jamais, dans le département, le DAL ne laisse entendre aux gens que le paiement du loyer “est accessoire” » (Sud Ouest, 10/09/12). Le paiement des loyers n’est pas accessoire, donc. Ils n’ont qu’à payer, ils ne se feront pas expulser. Ainsi grâce au DAL17 un arrangement a pu être trouvé entre une jeune mère de famille et son bailleur : sa dette de loyers impayés sera échelonnée en échange d’une augmentation du loyer de 40 euros par mois (France 3 Atlantique, 10/09/12). Cette famille pourra donc rester un peu plus longtemps dans son HLM si elle paye un peu plus cher. Medhi fait toujours la différence entre les gentils qui voudraient payer mais ne peuvent pas et les méchants, ceux qui pourraient mais ne veulent pas. « Pour moi, le principe qui consiste à payer des gens à rien f…, ça ne va pas », assène M. El Bouali. « L’idée, c’est que s’il y a un droit, il y a aussi un devoir. » (Sud Ouest, 11/09/12).

Dans le même article, on lit aussi que « les relations sont désormais au beau fixe avec la préfecture qui, assure le DAL, “ne prend la décision d’expulser que quand elle a tout essayé.” » C’est assez ahurissant, pour nous, de lire pareilles inepties alors que la veille au soir, Medhi, qui était passé boire un verre chez nous, s’indignait (oui, Medhi aime beaucoup s’indigner) que la préfecture lui ait envoyé un mail contenant des informations personnelles sur une famille qui ne payait plus son loyer en lui demandant de prendre contact avec cette famille pour savoir s’il n’y aurait pas quelque chose à faire. La préfecture (l’adresse mail nous certifie qu’il ne s’agit pas d’un canular) pousse le vice jusqu’à lui demander de la prévenir si aucune issue de sortie de crise n’est envisageable. En gros, Medhi, vas-y, va voir les cas sociaux qu’on arrive plus à gérer, va leur causer, va les « responsabiliser » comme tu aimes tant le dire dans la presse. Et surtout, dis-leur bien de payer, de pas voler, de travailler, même au black, on s’en fout, c’est bon pour les patrons et donc pour l’économie. Et s’ils sont vraiment irrécupérables, passe-nous un coup de bigo pour nous donner le feu vert et on envoie les huissiers. Pense à zieuter au passage s’il y a des objets de valeur, tant qu’à faire !

Alors Medhi tiendrait-il un double langage ? Quand il nous dit qu’il va se radicaliser, quand il nous dit qu’il s’est trompé, qu’il s’est fourvoyé, qu’il s’est trop compromis, est-il sincère ? Pour qui travaille réellement Medhi El Bouali ? On ne sait plus trop. En tout cas, on sait que sur Facebook (car oui le DAL 17 utilise Facebook pour parler de ses actions, c’est plus pratique pour les copains de la Police à qui on sert la main tous les jours, de savoir qui était là), Medhi, pardon, le DAL 17 (on les confond à force), est membre du Comité de soutien à Olivier Falorni… On ne savait pas que c’était dans les habitudes du DAL de soutenir des socio-démocrates aux élections locales.

Enfin bref, soyons sérieux, il y a quelque chose de pas très net au DAL 17. Quelque chose qui pue le copinage, qui pue la paix sociale, qui pue le social tout court. Alors on se demande jusqu’à quel point est-il capable de se compromettre pour des « résultats », c’est-à-dire le relogement de familles qu’on va pouvoir continuer à presser comme des citrons. Et à quel niveau la compromission devient-elle juste de la cogestion.

Le DAL est-il toujours un mouvement de contestation ou est-il devenu un service public de gestion de la misère ?

Des squatteurs de la Rochelle
Liste francophone de diffusion d’infos relatives aux squats, 11 septembre 2012

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[Chronique de Youv derrière les barreaux] Partie 62 – « Quand je braquais des banques je prenais l’argent de la bouche de personne »

Partie 62

Un coup de téléphone anonyme donné par un enfant de lâche à la BRB de Versailles m’a mis une balayette dans mon élan de youv. L’appel disait : « Un certain Oumar est sorti récemment de prison, il y a plus d’un mois et il est décidé à faire très mal », de là, la BRB se sont mis sur mes côtes et m’ont plus lâché, c’était devenu mon ombre, me filochaient, connaissaient mieux que moi mes goûts et mes couleurs pourtant quand je braquais des banques je prenais l’argent de la bouche de personne mais [j’avais négligé] la jalousie de certains bons à rien qui avaient signé à vie au RMI des vrais clochards.

Moi quand je bossais je bossais propre sans laisser de trace mais ce que je ne savais pas [c’est] que j’étais déjà dans le viseur de la volaille, un mec du quartier avait déjà vendu la mèche ça devait être un proche très proche car j’étais une tombe rien ne filtrait, j’avais ma petite idée mais chaque chose en son temps « c’est pas parce que le lion montre ses dents qu’il sourit ».

Mais je réglerai tout ça plus tard, c’est à la fin qu’on paye les musiciens et là c’était même un orchestre LOL, j’étais rancunier à mort, j’oubliais pas je pardonnais pas, car la balance n’avait qu’un but c’était de faire mal.

Ce matin le soleil me réveille, en octobre fallait en profiter, je prends ma plume direct, me replonge neuf piges en arrière, on n’avait pas appris à aimer, j’ai vraiment assumé l’amour que j’éprouvais envers quelqu’un en prison, dehors je faisais mon mâle dominant pour moi c’était une faiblesse, je laissais ça à d’autres que l’on surnommait « les mecs à meuf » gel jusqu’aux oreilles, crête de coq mi-homo mi-caillera LOLL je leur laisse volontiers ce créneau MDR, moi j’avais misé sur l’argent avec l’honneur d’un roi, il était impossible que je te trahisse ni te double, 100 % réglo, ceux qui avaient tenté de me test leur cœur s’en rappelle encore, j’étais gentil en apparence mais te laissais un goût amer si tu marchais pas droit, je faisais partie de ces mecs qui te laissent pas indifférent. Au premier abord c’est ou tu m’aimes ou tu me détestes pas de demi-mesure, je te laissais pas le choix, je sais que trop de négros et de rebeus à qui j’ai réglé la pendule rêvaient de me voir mort ou handicapé, malheureusement pour eux je suis toujours là et plus déterminé que jamais à faire des trucs propres, FUCK LES JALOUX JE VOUS AI À L’ŒIL LE MOINDRE FAUX PAS JE PASSERAI LE SALAM À TOUTE TA DESCENDANCE LOLL, comprendront ceux qui doivent comprendre.

2012, ma neuvième année à user mes Nike dans les cours des prisons françaises, je réalisais pas que c’était presque une décennie et grâce à Dieu j’ai encore toutes mes dents, long a été le chemin jusqu’à aujourd’hui, on était une dizaine au départ et à l’arrivée on a perdu plus de la moitié en chemin. Beaucoup s’étaient égarés en chemin mais le noyau dur était toujours vivant, je me répète : « Mais je préférerais prendre la perpète que rester dehors à manger des grecs-frites dans les halls. »

Minipouce avait pris neuf piges à cause de son téléphone portable, un jour alors qu’on revenait d’un braquage, on a été pris en chasse par des voitures de la police, on a forcé un barrage de justesse donc le repli était improvisé, on ne pouvait plus aller à la planque prévue, on a abandonné la voiture à l’approche d’une gare, j’appelle Minipouce d’une cabine publique pour lui demander de nettoyer la planque, on avait eu un souci on n’a pas pu s’y rendre, ce coup de fil a coûté trois ans à Minipouce, ils lui ont reproché l’association de malfaiteurs et comme un malheur ne venait jamais seul la malchance ne faisait que commencer, une fois que l’on était tous en garde-à-vue à Versailles, Minipouce n’était pas là pour braquage, il était juste là pour m’avoir rendu service jusqu’à ce que l’un de nos potes avec qui on était en garde-à-vue l’a appelé avec son surnom « Minipouce » au même moment le chef de la BRB passait près des cellules, il a entendu le surnom il s’est aperçu que Minipouce répondait à ce blaze c’était le jackpot pour lui car l’une des victimes des bracos avait entendu ce surnom lors d’une prise d’otage, le chef convoque sur-le-champ la victime, qu’il confronte à Minipouce derrière une vitre sans tain, la victime reconnaît la voix de Minipouce, cela a suffi pour l’envoyer à la cour d’assises de l’Oise « 60 » où il prendra neuf ans et moi douze ans.

DES FOIS QUAND TU CROIS ÉCHAPPER À TON SORT LA MALCHANCE S’EN MÊLE.

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[Strasbourg] Festival Selbst Gemacht les 22 & 23 septembre

Cette année encore le festival Selbst Gemacht, festival d’échange de savoir-faire aura lieu le 22 et 23 septembre à la Semencerie (42 rue Ban de la Roche, Strasbourg).

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Envie de s’initier à la couture, au machine à bois, à la gravure, à la mécanique… ?

Il y a des ateliers de toutes sortes, avec ou sans inscription, ouvert à tous et prix libres. Profitez-en bien !!

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L’Alsace Libertaire, 11 septembre 2012

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[Besançon] « La volupté de destruction est une volupté créatrice » – Michel Bakounine

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Le Chat Noir Émeutier, 17 août 2012

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Première réu du site « Paris sous-surveillance »

Salut,

en juillet a été lancé sur Lyon un nouveau site de cartographie collaborative de la surveillance, essentiellement consacré pour l’instant à la vidéo-surveillance publique et privée. Ce projet a également pour but de permettre la mise en place rapide et facilitée de sites similaires dans d’autres villes.

Pour plus d’infos sur le projet :
lyon.sous-surveillance.net/-Le-projet-.html

Sur Paris, un petit noyau de personnes, notamment issues du hacklab « Le Loop », a pris contact avec les Lyonnais-e-s pendant l’été, afin qu’un site paris.sous-surveillance.net voit rapidement le jour à la rentrée.

Le boulot à faire est assez important, et on espère aussi que le site sera l’occasion de lancer une nouvelle dynamique sur la question de la surveillance en général, et de la vidéo-surveillance en particulier.

Nous organisons une première réunion pour lancer un collectif autour de ce site le jeudi 20 septembre à 19 h au Loop, un hacklab parisien, dans les locaux de la Gare XP.

On y causera

• du site avec une petite présentation du fonctionnement,

• d’un début de référencement des caméras (avec l’organisation d’un après-midi à venir de référencement massif sur un quartier),

• mais aussi de la propagande nécessaire pour faire connaître le site afin que le plus grand monde possible participe à cette cartographie de plusieurs milliers de caméras (non, on n’a pas encore prévu de recenser les caméras du métro même si c’est tentant),

• et d’autres projets autour de la cartographie des caméras (applis mobiles, décoration de « l’espace public », etc.)…

Merci de faire passer l’info autour de vous aux personnes qui pourraient être intéressées.

Si vous souhaitez être tenus au courant.

Le Loop & la Gare XP : 0bis avenue Lucien Descaves – 75014 Paris
Métro: Porte d’Orléans – RER: Cité Universitaire

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Infozone, 10 septembre 2012

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Leur justice travaille à Avignon

Avignon. Au collège, l’agent de service refuse d’oter son tee-shirt siglé « Algérie » : un mois ferme

C’est au nom du principe de neutralité qui doit être de mise dans un établissement scolaire que le principal du collège Anselme-Mathieu d’Avignon a demandé le 31 mai 2010 à un agent de service de bien vouloir aller se changer : Mohamed, 44 ans, qui arborait un tee shirt vert siglé « Algérie » a refusé. Le ton est monté et très vite Mohamed a outragé le chef d’établissement qui a été fortement choqué. Mohamed a ensuite quitté le collège et s’est rendu au commissariat pour déposer une plainte pour discrimination. Ce n’est qu’après un mouvement de protestation du personnel, agacé par la posture de Mohamed, que le Conseil général de Vaucluse, qui l’emploie, a muté quinze jours plus tard cet agent dans un autre collège. Le 19 juin, lorsque Mohamed est revenu à Anselme-Mathieu pour y récupérer ses affaires, il a cette fois outragé l’intendant du collège.

Convoqué devant le tribunal correctionnel d’Avignon, Mohamed ne s’est pas présenté pour répondre de ces outrages. Une absence déplorée par le représentant du ministère public mais aussi par Me Tartenson, qui, au nom de la partie civile, aurait aimé rappeler à cet homme le devoir de neutralité. Au-delà du respect de la laïcité, il est exigé des élèves une neutralité dans l’apparence. Ceci pour éviter justement toute discrimination. Il n’y a qu’une communauté, c’est la communauté scolaire et au nom de ce principe les adultes doivent, eux aussi, ne pas arborer de signes ostentatoires. Un discours relayé par le procureur adjoint Villardo qui demande une peine d’un mois de prison afin de susciter une réaction du prévenu.

Après délibéré, Mohamed écope de cette peine d’un mois de prison ferme. Il est alloué une somme totale de 1200€ au principal et 700€ à l’intendant.

Presse raciste (LaProvence.com, 10 septembre 2012)

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[Vive l’Azawad libre !] Déclaration finale d’Anafis

COMMUNIQUÉ FINAL DE LA RENCONTRE DES CHEFS DE FRACTONS, OULÉMAS, LEADERS COMMUNAUTAIRES, CADRES ET NOTABILITÉS, JEUNES ET FEMMES DE L’AZAWAD

La rencontre s’est tenue à Anafis (région de Kidal) les 08 et 09 septembre 2012 sous la présidence d’Elhaj Intalla AG ATTAHER.

Nous, Chefs de fractions, oulémas, cadres, leaders communautaires, anciens combattants, jeunes et femmes réunis à Anafis les 08 et 09 septembre 2012, réaffirmons notre adhésion aux recommandations ci-dessous à l’issu de la rencontre et :

1. Les participants à la rencontre réaffirment leur attachement indéfectible à l’indépendance de l’Azawad ;

2. Les participants dans les différents travaux en commissions ont affirmé la nécessité de réhabiliter le pouvoir traditionnel afin qu’il assume ses responsabilités dans l’orientation de l’État de l’Azawad ;

3. Leur engagement total pour réaliser l’unité nationale de l’Azawad ;

4. Les participants ont exhorté les chefs de fractions à renforcer les capacités de l’armée nationale de libération de l’Azawad par un soutien moral et matériel substantiel ;

5. Les participants ont exhorté à un élargissement de la base du mouvement par la mise en place des structures à tous les niveaux ainsi que le renforcement des capacités de ces structures par tous les Azawadiens ;

6. Les participants ont réaffirmé leur soutien indéfectible au Conseil Transitoire de l’État de l’Azawad (CTEA) ;

7. Les participants à l’unanimité ont appelé tous les groupes armés non azawadiens à évacuer le territoire de l’Azawad. Par la mêmes occasion, les groupes armés ressortissants de l’Azawad sont invités sans exception à rallier l’organisation de l’État de l’Azawad ;

8. La rencontre souhaite un élargissement du Conseil Consultatif de l’Azawad avec la participation des représentantes des femmes ;

9. La rencontre condamne sans réserve les exactions commises par les autorités maliennes sélectivement sur les ressortissants de l’Azawad et demandent leur arrêt immédiat ;

10. La rencontre salue la déclaration des Chefs de fractions par laquelle ils placent leur confiance en la personne d’Elhadj Intalla AG ATTAHER en ce qui concerne les chefferies traditionnelles et s’engagent à le soutenir par tous les moyens disponibles ;

11. Les participants réclament auprès de la communauté internationale la reconnaissance de l’État de l’Azawad ;

12. Les participants à la rencontre condamnent toute éventuelle intervention de la CEDEAO et de la communauté internationale sur le territoire de l’Azawad. Ils appellent le médiateur de la CEDEAO ainsi que la communauté internationale à œuvrer dans la recherche d’une solution pacifique et concertée par la voie du dialogue pour un règlement définitif de la question de l’Azawad.

Les participants à la rencontre recommandent :

La mise en place d’une commission de suivi des recommandations et résultats de la rencontre.

Anafis, le 09 Septembre 2012
Les participants à la rencontre

COMMUNIQUÉ n° 28 du 9 septembre 2012
L’armée malienne exécute sommairement des civils

C’est avec une grande tristesse que nous avons appris l’exécution de 17 personnes de civiles azawadiens se rendant au marché de Niono par l’armée malienne à Diabaly le 8 septembre 2012 à 19 heure. Ces paisibles marchants ont été extorqué de leurs biens et exécuté froidement et leur seul tort était d’être Azawadiens.

Le MNLA attire l’attention de la communauté internationale sur les agissements hautement criminels des autorités maliennes. Déjà nous avions signalé auparavant d’autres cas d’exécutions similaires dans la même zone ainsi qu’à Sévaré près de Mopti.

Ci-dessous la liste des victimes : Noms des personnes civiles de la communauté arabe massacrée par les militaires maliens après identification par le poste de Gendarmerie en amont à Diabaly – cercle de Niono Région de Ségou à 19h le 8 septembre 2012

1. Chauffeur = Khatri Ould Daydouch
2. Maouloud ould Najim dit Loula (Oulad Driss)
3. Mohamed Yahya ould Najim (ouald idriss)
4. Oumar ould Hassani (Oulad Driss)
5. ToulAyamou ould Bati
6. Oumar ould Alayatt
7. Chayahk ould yaya ould Chanae
8. Zidbi ould Mohamed Fall
9. Badi ould Mayidi
10. Mohamed Ehya ould Youba
11. Ifoukou
12. Med ould Mahamaydatt
13. Jibril ould mamo
14. Idoumou
15. Oumar
16. Mohamed ould Badi
17. Abdrahmane

Fait le 9 septembre 2012
Moussa AG ASSARID
Membre du Conseil Transitoire de l’État de l’Azawad (CTEA)
Chargé de l’Information et de la Communication

MNLA

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