[Presse de merde] La perlouze de la semaine, par François Bluteau

La perlouze de la semaine, par François Bluteau
Posted on 12/09/2012 by mediatours

Une grande perle de la presse locale ce matin, avec un article “cas d’école”, y’a tout ce qui faut dedans hein, qui reproduit des amalgames (hé François Bluteau tu sais quoi ? on peut être Rrom ET Kossovar !!), qui fait la part belle au discours puant du pouvoir, ici représenté par notre Arlette Bosch internationale, reine de l’expulsion des squats et de la magouille immobilière en mode “oh, non nous les Rroms on les a aidé, ça coûte cher d’ailleurs, trop,  mais on peu avoir bonne conscience”.

Cette bonne conscience qui pue a douze bornes. Et qui permet de faire des charters d’expulséEs. À gerber.

Une des familles qui vivaient au Pont aux Oies, s’est faite expulser aujourd’hui même, ce matin du 10 septembre à 9h30, de son logement à Tours Nord.

Comme si ça intéressait les élus Pourris socialistes de Tours, et les reporters locaux “ce que sont devenus les Rroms du Pont aux Oies”.

Ras le cul de voir la presse locale, main dans la main avec cette mairie de merde.

Valls est un pourri, Arlette Bosch aussi !

Redorer les blasons de toute cette petite clique de chienNEs galeux, voilà le boulot de Bluteau.

François t’as jamais discuté de ta vie avec les Rroms du Pont aux Oies. Bouffe le ton article minable et laisse nous des psylos.

Un vénèr du bocal


Que sont devenus les Roms du Pont-aux-Oies ?

Tours. Lors de l’hiver 2005-2006, des familles de Roms avaient installé un campement dans la plaine de la Gloriette : quel bilan, six ans après ?

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Dix familles de Roms et de Kosovars s’étaient installées au Pont-aux-Oies vers la fin de l’année 2005.

Les photos avaient ému bien des Tourangeaux : des familles vivant au Pont-aux-oies, en dessous du périphérique, sous des toiles de tente et des cartons par un froid glacial, sans eau courante, ni toilettes… Émue elle aussi par cette situation choquante aux abords d’une cité prospère, la municipalité de Tours avait pris les choses en mains.

« Le CCAS (Centre communal d’action sociale, NDLR) de la ville de Tours avait alors créé une sorte de village de mobil-homes à La Gloriette », se souvient Arlette Bosch, adjointe au maire de Tours, chargée des questions sociales. « C’était rustique, mais correct et digne : il y avait l’eau, des douches et des toilettes. On avait embauché une assistante sociale pour s’occuper d’eux et qui avait son mobil-home sur place… »

« C’est une goutte d’eau dans l’océan »

Soixante-dix à quatre-vingts personnes, dont une trentaine d’enfants, ont été ainsi hébergées et encadrées entre le 20 juillet 2006 et le 31 août 2008. Pas que des Roms : il y avait aussi d’autres nationalités. « C’est la ville de Tours et l’agglomération qui ont financé ce village : les enfants étaient scolarisés », raconte Arlette Bosch. « On s’est retrouvés avec toutes ces personnes sans droits, sans titre de séjour, mais inexpulsables et irrégularisables… Cette situation ne pouvait pas durer plus longtemps : les mobil-homes se dégradaient. On a donc décidé de les loger dans du dur. Comme ils n’avaient aucun papier, c’est le CCAS qui a loué les logements à l’Opac. »

Quatre ans plus tard, que sont-ils devenus ? « Aujourd’hui, un certain nombre sont partis : ils sont allés retrouver de la famille ailleurs ou pour une autre raison. Actuellement, le CCAS prend en charge complètement trois familles de Roms (12 personnes dont cinq enfants) et cinq familles étrangères non-roms (22 personnes dont onze enfants). Les enfants sont scolarisés et une assistante sociale s’occupe spécialement de ces familles. »

Au total, 34 personnes dépendent donc du CCAS : « Ils n’ont toujours pas de papiers, ils ne peuvent donc pas travailler », précise Arlette Bosch. « C’est-à-dire que le CCAS prend tout en charge : le loyer, la nourriture, les transports, la cantine des enfants, etc. Entre janvier et août, c’est un coût de 48.834 €… »

Le CCAS continue également à fournir une aide d’urgence aux étrangers que les associations signalent. « La ville assume sa politique dans ce domaine : on pourra toujours nous reprocher que c’est une goutte d’eau dans l’océan. Mais on le fait et on le fait de bon cœur. On sera toujours là pour l’aide d’urgence : dépanner pour quelques nuits une famille étrangère en détresse, lui donner à manger. Mais aller plus loin, dans l’aide à long terme pour les familles, comme on le fait pour quelques-unes rescapées du Pont-aux-Oies, c’est au-dessus des moyens de la ville. »

Leur presse (François Bluteau, lanouvellerepublique.fr, 10 septembre 2012)

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