[Allemagne] Sortir de l’Église…

Mauvais payeurs privés de sacrements

L’Église catholique allemande a frappé fort pour punir les fidèles qui la quittent en nombre : ceux qui ne paient pas l’impôt religieux sont depuis aujourd’hui privés de sacrements. Selon un système mis en place au XIXe siècle, les citoyens vivant en Allemagne se déclarent membre d’une religion, ou « non religieux ». Dans le premier cas, il payent un impôt variant selon les régions de 8 à 10% de l’impôt sur le revenu. S’ils changent ensuite d’avis ils doivent entamer une procédure pour « sortir de l’Église ».

Or, dans la patrie de l’actuel pape Benoît XVI et de Luther, qui compte un tiers de catholiques et la même proportion de protestants, de plus en plus d’Allemands tournent le dos à l’Église, dans le sillage des scandales de pédophilie qui ont éclaté en 2010. L’an passé, ils étaient 126.488 catholiques à être sortis, après 181.000 en 2010, selon des chiffres officiels.

« Inquiète » de cette hémorragie, la conférence épiscopale allemande a publié jeudi un décret stipulant que toute personne sortie de l’Église ne peut pas recevoir les « sacrements de la confession, l’eucharistie, la confirmation et l’onction des malades — sauf en cas de danger de mort — », et ne peut pas être parrain d’un enfant. « Si le fidèle veut se marier religieusement, il doit demander la permission des autorités religieuses locales. À condition qu’il promette de conserver la foi et d’éduquer ses enfants religieusement, dans la foi catholique », précisent les évêques. Et « s’il n’a manifesté aucun regret avant sa mort, l’enterrement religieux peut être refusé », ajoutent-ils.

« Sortir de l’Église (représente un) acte public de distanciation intentionnelle et volontaire de l’Église et un grave manquement à la communauté religieuse », justifient-ils. Une décision dont se félicite le comité central des catholiques allemands, la plus grande fédération de cette confession. « Nous sommes très contents de voir que des pratiques qui ont déjà cours ont été entérinées, avec l’aval du Vatican », a déclaré à l’AFP son porte-parole, Theodor Bolzenius.

Leur presse (Agence Faut Payer, 24 septembre 2012)

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[Chronique de Youv derrière les barreaux] « Nique ce système ultracapitaliste où l’être humain n’est rien sans l’oseille !! »

http://juralib.noblogs.org/files/2012/09/0513.jpg[10 novembre 2011 (Cette partie appartient en fait à la première série censurée de la Chronique de Youv derrière les barreaux, mais a échappé à l’attention de ses compilateurs. L’ayant retrouvée trop tard pour la publier à la fin de notre volume III, nous la plaçons ici. – Note des Éditions Antisociales.)]

(Programmes TV – H. Roselmack et la « violence de la prison » – Le journaliste de TF1 s’est immergé dans un centre de détention – Mardi 8 novembre 2011 à 23 h 20 sur TF1.)

Une fois de plus TF1 avait frappé fort dans les reportages poubelle, à l’approche de chaque élection cette chaîne se transforme en commissariat ils vendent de la peur pour conforter et légitimer leurs lois répressives et les votes extrêmement bien. Ils nous inondent de reportages faussés formatés qui [sont] loin de refléter la réalité du terrain, hier dans ce fameux reportage sur la prison ils ont axé leurs caméras sur les violeurs, les pédophiles et les toxicomanes ceux qui constituent 10 % d’une prison !! La place de ces gens-là devrait être en psychiatrie ou à l’hôpital, le pire c’est qu’à ces gens-là on a déroulé le tapis rouge en prison boulot stages études ils sont toujours prioritaires contrairement à des mecs comme moi, ils étaient chouchoutés car ils étaient dociles et inoffensifs ils courbent la tête et se laissent droguer c’est le seul moyen qu’ils ont trouvé pour contenir ces malades, nous on était trop conscients pour l’administration on se soumettait pas à leurs réglements intérieurs qui nous empêchent d’être des êtres humains donc on posait problème.

Quand ce genre d’individus sort obligé qu’ils récidivent vu qu’ils ne sont pas dans une structure adaptée à leur pathologie et ils sont chouchoutés toute leur peine. « Dans ce cas-là le système n’est pas complice de la récidive ? »

À chaque viol à chaque meurtre commis par un détraqué sorti de taule ils durcissent les règles et nous pondent des lois qui ciblent les mecs comme moi. Ils nous font payer à nous les carences de leur système, pourquoi durcir les lois pour les braqueurs les dealers alors que c’est un violeur qui a commis le crime ils mélangent tout le monde et font des lois à prix de gros, tant qu’ils comprendront pas que les pédophiles et les violeurs doivent avoir leur place en psychiatrie ils récidiveront indéfiniment si j’ai mal à la tête et tu me donnes de la pommade ça va me servir à rien [j’aurai] beau en mettre toute ma vie ça ne guérira pas le mal de crâne à croire que tout ça les arrange ils ont de quoi alimenter encore pendant des années leurs J.T. et leurs reportages de mythos pour engrener les plus fragiles, les plus influençables, les ignorants de la réalité carcérale. D’ailleurs le ministère de la justice ne veut toujours pas que les journalistes filment la prison de leur choix ! NON !! Il préfère envoyer TF1 (BOUYGUES [BOUYGUES : Actionnaire du groupe ENDEMOL (TF1…), fabricant de prisons (EIFFAGE…). Note de l’auteur.]) dans « les prisons vitrines de l’administration pénitentiaire ». Pourquoi TF1 ne va pas filmer à l’intérieur de la M.A. de VILLEFRANCHE-SUR-SAÔNE ? Ou la prison de FRESNES, FLEURY-MÉROGIS… Car là la réalité est tout autre !!!

Je suis sûr que si le reportage d’hier était titré « HÔPITAL PSYCHIATRIQUE » on n’y aurait vu que du feu, mais de la part de TF1 je m’attendais pas à mieux.

NIQUE CE SYSTÈME ULTRACAPITALISTE OÙ L’ÊTRE HUMAIN N’EST RIEN SANS L’OSEILLE !! HONTE AU MINISTÈRE DE LA JUSTICE ET AU GOUVERNEMENT DE NE PAS AUTORISER LES CITOYENS FRANÇAIS DE VOIR LA RÉALITÉ CARCÉRALE !!!! CAR CE SONT NOS IMPÔTS QUI PAYENT CES PRISONS, ON VEUT DES COMPTES ET VOIR À QUOI SERT NOTRE ARGENT [Le fruit de notre travail. Note de l’auteur.] !!!!

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Télécharger la brochure

La deuxième série des Chroniques de Youv derrière les barreaux est publiée clandestinement par son auteur sur le réseau social Facebook depuis la nuit du 24 au 25 novembre 2011, en réplique immédiate à la censure arbitraire de la première série (cf. Notice in volume I). N’est ici reproduit que ce qui constitue stricto sensu l’œuvre littéraire de l’auteur, à savoir la Chronique découpée en parties, mais rien de tout ce qui découle manifestement de la spécificité de Facebook en tant que « réseau social » interactif : réponses aux commentaires, commentaires de textes d’autrui, incitations à « cliquer sur j’aime », etc. N’a pas été non plus reproduite la signature « Youv » concluant chaque chronique, pour éviter la lourdeur de la redondance à chaque page de la présente brochure. Ainsi toute nouvelle tentative de censure ne sera pas plus justifiable au nom du Bon Goût qu’au nom de la Loi qui protège la Propriété.

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[Mort aux El-Assad et à tous leurs complices !] « Ils ont dit qu’ils voulaient rentrer dans leur pays. Ils ont détruit des bureaux de la société caritative jordanienne, mis le feu à une tente et attaqué un hôpital de campagne marocain »

Une émeute éclate dans un camps de réfugiés syriens en Jordanie

La police est intervenue, alors que quelque 1000 réfugiés protestaient contre leurs conditions de vie dans le camp.

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Le 28 août, des réfugiés syriens protestaient déjà devant les bureaux des Nations Unies à Amman, contre les mauvaises conditions de vie dans le camps de Zaatari, près de Mafraq.

La police anti-émeutes jordanienne a fait usage lundi de gaz lacrymogènes pour disperser une manifestation de réfugiés syriens, qui ont mis le feu à une tente et détruit des biens, pour dénoncer leurs conditions de vie dans un camp du nord du pays, selon une association.

« Quelque 1000 réfugiés ont manifesté pour protester contre leurs conditions de vie dans le camp de réfugiés de Zaatari », a déclaré Zayed Hammad, président de l’association caritative islamique Kitab wal Sunna, qui fournit de l’aide à des dizaines de milliers de réfugiés.

« Ils ont dit qu’ils voulaient rentrer dans leur pays. Ils ont détruit des bureaux de la société caritative jordanienne, mis le feu à une tente et attaqué un hôpital de campagne marocain », a-t-il précisé à l’AFP.

Selon lui, la police anti-émeutes « a tiré des gaz lacrymogènes pour mettre fin à la manifestation » dans le camp, qui héberge 30’000 réfugiés. « Il y a eu quelques blessés » emmenés par ambulance à l’hôpital, a ajouté Zayed Hammad.

La police n’était pas disponible dans l’immédiat pour commenter cette information. Le 28 août, plus de 20 membres de forces de sécurité jordaniennes avaient été blessés dans des heurts survenus dans le camp, où les réfugiés protestaient déjà contre leurs conditions de vie.

Après les heurts, le Premier ministre Fayez Tarawneh avait indiqué que la Jordanie renverrait chez eux les réfugiés qui avaient attaqué les policiers. Selon le chef de la diplomatie jordanienne, Nasser Jawdeh, la Jordanie accueille actuellement quelque 200’000 réfugiés syriens, dont plus de 85’000 se sont manifestés auprès du Haut commissariat pour les réfugiés de l’ONU.

Leur presse (Agence Faut Payer, 24 septembre 2012)

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[Zonz’ de Sequedin, Lille] « … sans oublier le lancement de “contrats” sur la personne même de certains gardiens »

Trop de portables dans la prison de Sequedin ?

Le personnel pénitentiaire a manifesté pour demander une fouille générale de la maison d’arrêt.

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La maison d’arrêt de Sequedin, ouverte en avril 2005

Nouveau coup de colère des gardiens du personnel de la maison d’arrêt de Lille-Sequedin ce lundi matin. Ils ont manifesté pour demander l’organisation d’une fouille générale dans cet établissement pénitentiaire ouvert le 4 avril 2005.

Depuis cette date, aucune fouille n’a été menée car c’est une opération coûteuse qui réclame énormément de personnel.

Pourtant, cette action est jugée indispensable aujourd’hui par ce personnel, qui craint pour sa sécurité et ses conditions de travail.

Téléphones mobiles transmis via les parloirs

L’objectif est de rechercher tous les articles illicites qui ont pu être introduits en sept ans : armes, drogue, médicaments, etc. Mais surtout, les téléphones mobiles qui ont pu rentrer par le biais des parloirs.

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Selon un membre du personnel, les téléphones peuvent permettre l’organisation d’évasions, mais aussi, le suivi de trafics clandestins à l’intérieur même de la prison, sans oublier le lancement de « contrats » sur la personne même de certains gardiens.

Une prison modèle ?

Quand elle a été construite, la maison d’arrêt de Sequedin devait devenir une prison modèle, destinée à remplacer la vétuste maison d’arrêt de Loos située quelques kilomètres plus loin.

Elle avait vocation à accueillir des détenus prévenus, des condamnés à une peine d’emprisonnement supérieure à un an ou en attente d’une affectation sur un établissement pour peines, ainsi que les publics spécifiques que sont les mineurs et les femmes incarcérés.

Mais aujourd’hui, ont est loin de cette vocation. L’établissement est déjà surpeuplé. Des suicides ont eu lieu chez les détenus. Le personnel, apparemment sur les nerfs, a déjà manifesté au printemps dernier pour protester contre ses conditions de travail de plus en plus difficiles.

Les syndicats s’étaient plaints de ne pas avoir été reçus par leur ministre de tutelle, la Garde des Sceaux Christiane Taubira, le 3 juillet dernier, lors d’une visite pour un concert dans l’établissement. Le malaise depuis s’est amplifié…

Publié par des lecteurs honteux de la Chronique de Youv derrière les barreaux (Jean-Marc Devred, nord-pas-de-calais.france3.fr, 24 septembre 2012)

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Une journée de résistance contre les expulsions à Turin

TURIN : D’une journée de résistance aux expulsions (locatives) : le champ de bataille

Il n’y a pas eu à proprement parler une bataille. Mais la construction d’un immense champ de bataille, ça oui : courses poursuites, groupes mobiles, blocages de rues, barricades de poubelles, manifs, tambours et slogans durant toute la journée dans tout le quartier de Barriera di Milano, et un peu dans les quartiers d’Aurora et Porta Palazzo.

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D’un côté des familles du quartier menacées d’expulsion et décidées à résister encore et encore qui depuis le printemps dernier ont réussi à rendre quasi impossible le taff des huissiers de justice de la zone ; de l’autre le comico et la mairie qui ont décidé d’affaiblir la résistance en concentrant le même jour les expulsions – une par mois – et de faire usage de la matraque et du bouclier.

À l’aube toutes les portes d’entrée des familles qui avaient décidé de résister sont barricadées, et accompagnées d’un piquet sur la rue pour les défendre. À vue d’œil, 150 personnes sont mobilisées, entre personnes menacées d’expulsion et individus solidaires.

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Les troupes de flics lancent la première attaque autour de 6H30, sous l’appartement de Via Montanaro où déjà au mois de juin ils étaient venus et avaient dû faire marche arrière. Mais cette fois ils sont très nombreux et déterminés, et le piquet n’est pas si fort. L’appartement est tout de suite conquis mais … surprise ! Il est vide. Tant d’efforts pour rien : la famille en question s’en est tranquillement allée vivre depuis quelques semaines dans une maison occupée de la zone.

En bref, un leurre pour les flics mais payé cher : trois personnes du piquet sont arrêtées et amenées au commissariat, dont une blessée alors qu’elle tentait de s’échapper.

Un quart d’heure plus tard, une autre offensive, via Cuneo. Les fourgons, une dizaine, se mettent en place furtivement du côté des ruines de la Grandi Motori en démolition. Ils occupent toute la rue qui à cette heure est déserte et ne rencontrent aucune résistance. Les anti-émeutes tirent du lit un couple avec un enfant : ils dormaient tranquillement pensant que la situation n’était pas « si grave » et ils avaient décidé de ne pas résister.

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Mais pour tous les autres, pour tous ceux du quartier qui avaient décidé de se battre ensemble, de s’organiser et de lutter, la musique fut toute autre : via Feletto, au croisement avec le cours Giulio, les fourgons ont été accueillis avec les poubelles renversées, les fumigènes et ont dû faire marche arrière ; ils n’ont pas non plus pu s’approcher de via Soana, fermée avec les poubelles ; et quand les troupes, casquées et matraque en main, ont essayé de s’approcher du piquet de la place Crispi, elles ont été repoussées de nouveau avec des blocages du trafic et des poubelles sur la route ; la via Bra est restée fermée au trafic toute la matinée par des barricades de poubelles qui s’ouvraient pour faire passer les gens et se fermaient pour bloquer les flics ; deux piquets tranquilles et festifs ont coloré les marchés des places Foroni et Repubblica, et un autre piquet a fermé une rue adjacente au cour Palermo.

http://juralib.noblogs.org/files/2012/09/0142.jpgÀ la fin de la matinée, police, carabiniers et gardes financiers se retirent en ordre ; désormais place aux huissiers pour faire le tour des piquets et négocier les renvois de chaque procédure d’expulsion. Une opération qui durera toute la journée, entre ralentissements, accélérations, et huissiers mis contre le mur pour obtenir des renvois adéquats. À l’heure où nous écrivons (et c’est quasi le soir, nous sommes accueillis dans l’arrière boutique d’une personne solidaire), on attend l’huissier sur le dernier piquet et on ne sait pas bien si et quand il aura le courage de passer : la rue est encore bloquée par les poubelles et l’espace libéré grâce aux barricades est devenue le terrain approprié pour une partie de foot et pour une fête.

Mais dans le quartier, entre un piquet et un autre, un groupe de solidaires a aussi donné vie à une longue manif entre une barricade et une autre, pour ensuite lancer l’assaut à la caserne des carabiniers du cour Palermo ; battiture, tags, caméras mises hors service, pour exiger la libération des trois arrêtés du matin. Tout cela pendant une heure, avant l’arrivée des anti-émeutes, et puis une autre petite manif.

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À l’heure où on écrit, des trois arrêtés deux sont sortis libres, sans conséquence, alors que le troisième est en voyage, contraint et forcé, vers l’Espagne. Depuis déjà quelques années il avait sur la tête un ordre d’expulsion du territoire italien, et les flics ont profité de l’arrestation pour exécuter cet ordre d’expulsion. On vous donnera des nouvelles plus détaillées dans les prochaines heures.

Mise à jour au 19 septembre : Le compagnon arrêté hier (le 18 septembre) a été expulsé sous l’escorte de deux flics par le vol Turin-Madrid de 18h35 (pour les amants des détails la compagnie aérienne est Air Nostrum, filiale d’Iberia). À minutes avant le départ, une vingtaine de compagnon.ne.s se sont rendus à l’aeroport de Turin Caselle pour une courte manifestation contre les expulsions : une fois forcée la barrière du Check-in, illes ont gueulé des slogans et fait quelques interventions au mégaphone face aux passagers, jusqu’à l’arrivée des anti-émeutes de l’aéroport qui les ont repoussé de l’aéroport.

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Reçu le 25 septembre 2012

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[Afrique du Sud] « Il n’y a personne qui retournera au travail, garantie 105%, personne ne se prendra le quart de nuit aujourd’hui »

Afrique du Sud : Les grévistes d’Amplats refusent de reprendre le travail

Les grévistes des mines de platine d’Amplats à Rustenburg (nord de l’Afrique du Sud) ont décidé de prolonger leur mouvement, en dépit des menaces de la direction de licencier tous les employés qui ne se rendraient pas au travail lundi soir, ont indiqué des meneurs.

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“Il n’y a personne qui retournera au travail, garantie 105%, personne ne se prendra le quart de nuit aujourd’hui” (lundi), a déclaré le coordinateur du mouvement Siphamandla Makhanya à la radio 702, après une courte réunion des grévistes.

Amplats, qui a repris ses opérations mardi 18 septembre sur cinq sites qu’il avait fermés une semaine plus tôt pour des raisons de sécurité, avait d’abord menacé de licencier tous ses employés qui ne seraient pas allés pointer mercredi 19 au soir, avant de repousser sa menace à jeudi 20, puis à lundi 24.

Le numéro un mondial du platine considère que les absents sont illégalement en grève.

“Nous avons donné aux gens jusqu’au quart de nuit, et le quart de nuit n’a pas encore commencé. Nous pourrons faire le point demain” (mardi), a sobrement réagi Mpumi Sithole, porte-parole de la filiale du géant minier Anglo American, interrogée par l’AFP.

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Des grèvistes des mines de platine d’Amplats à Rustenburg, en Afrique du Sud, le 12 septembre 2012

Les grévistes d’Amplats réclament au moins autant que leurs collègues de la mine voisine de Marikana, qui ont obtenu des augmentations allant de 11 à 22% au terme d’une grève très dure émaillée de violences ayant fait 46 morts, dont 35 tués par la police.

Ils espéraient pouvoir rencontrer la direction mardi.

Après des échauffourées entre policiers et manifestants la semaine dernière, la situation restait tendue sur place lundi, où la route d’accès au bidonville de Sondela, près d’un des puits d’Amplats, a été barrée par des habitants, a rapporté l’agence Sapa.

Presse escalavagiste (Agence Faut Payer, 24 septembre 2012)

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[Zonz’ du Gasquinoy, Béziers] « Nous sommes menacés par les voyous »

Béziers. Trafics en prison : « On peut faire rentrer quasiment n’importe quoi »

Un ancien détenu et un prisonnier, joint sur son téléphone dans sa cellule, racontent le quotidien du Gasquinoy. L’état des lieux inquiétant d’un univers où l’argent est roi.

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Parfois, c’est dans une balle de tennis que les téléphones arrivent dans la cour.

« Attends, rappelle plus tard, c’est pas l’heure », lance le détenu avant de raccrocher.

Une heure après, notre témoin, emprisonné dans le cadre d’une affaire de stupéfiants, est plus réceptif. Il raconte sa journée en détention, via son téléphone portable. Depuis sa cellule de la prison du Gasquinoy, à Béziers, il commente même les informations reçues par internet, puisque son mobile est bien équipé. « Dans les étages, le brouillage ne fonctionne pas. C’est comme ça que nous sommes en lien avec l’extérieur en permanence. Mais à certaines heures de la journée seulement, car il faut faire attention aux horaires de rondes des matons. »

Drogue, argent, bouteilles d’alcool

Il est prolixe sur son ennui, mais donne assez peu de détails personnels. La peur de se faire reconnaître, sans doute. Bien entendu, nous ne sommes pas derrière la porte de notre témoin pour vérifier qu’il est bien en cellule comme il nous l’assure. Mais rien ne laisse supposer qu’il ment.

Son contact nous a été confié par un ancien détenu de la prison de Béziers, un de ses amis. Ce dernier dresse un état des lieux inquiétant de tous les petits trafics qui ont cours en prison. « On peut faire rentrer quasiment n’importe quoi. Des téléphones, mais aussi de la drogue, de l’argent ou encore des bouteilles d’alcool », assure-t-il.

Des téléphones dans le vagin des femmes

« Les téléphones, ce sont les femmes qui les amènent au parloir dans leur vagin. Puis, les hommes les coffrent (dans leur anus, les gardiens confirment, NDLR). L’argent, c’est pareil et c’est bien plus simple. Comme la drogue, on cache ça dans les parties génitales. Et on rentre ça sans se faire choper. »

En prison, tout se monnaye, semble-t-il. Si on a de l’argent, tout roule. Sinon, on paye en cigarettes que l’on cantine “dans la plus grande légalité”. « Un joint, c’est un paquet de clopes, ou 6 €. Si tu veux de l’alcool, la bouteille se négocie à 150 € pour les alcools forts. 40 à 50 € pour le vin. On peut avoir de tout. »

Balles de tennis

Difficile d’imaginer que ces produits-là franchissent les portes de l’établissement sans un minimum de complicité. Notre témoin l’assure : « Tout s’achète, même les gens qui sortent souvent. »

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« Les petits téléphones à 80 € passent aussi par-dessus les clôtures, cachés dans des balles de tennis », confirme un gardien. Une technique que détaille notre témoin. « Depuis l’extérieur, et avec une raquette, le projectile atterrit dans la cour de promenade où il est ramassé par un détenu. Ensuite, il arrive le soir à son destinataire via le yo-yo d’une cellule à l’autre et par l’extérieur. Pour les plus sophistiqués, on passe par des complices et on peut payer jusqu’à 700 € l’appareil. » C’est son cas, promet-il.

LES TÉLÉPHONES, UNE ARME CONTRE LES GARDIENS

« Ces téléphones sont devenus des armes contre nous », gronde Fabrice Caujolle, du syndicat Ufap-Unsa Justice, qui ne peut que confirmer les informations révélées par Midi Libre. « Si de véritables sanctions ne sont pas mises en place contre les détenus en possession de portables, nous n’agirons plus dans les cellules car, à chaque fois, il en découle des incidents graves« .

« Nous sommes menacés par les voyous. Il est donc hors de question de prendre des risques si, derrière nos interventions, il n’y a pas de vraies sanctions disciplinaires. Nous exigeons des moyens efficaces pour lutter contre ce fléau », assène-t-il.

Des vidéos diffusées sur YouTube

Et le syndicaliste de raconter la mésaventure de quatre gardiens de la prison de Roanne. Là, un détenu a refusé de réintégrer sa cellule. Du coup, quatre gardiens sont intervenus pour le faire rentrer. Pendant ce temps, un autre détenu a filmé la scène avec son téléphone. Tout cela a été diffusé sur le net, via YouTube. Mais, pire encore, des complices du détenu ont placardé en ville les portraits des gardiens, avec leurs noms. « Cela met en danger ces hommes, mais aussi leurs familles. »

Pour ce qui est de l’alcool, le phénomène est bien présent, les gardiens le confirment. En revanche, Fabrice Caujolle l’assure : « Je ne suis jamais tombé sur des bouteilles d’alcool fort. Des produits frelatés oui, rien de plus. Mais avec la drogue, cela donne des mélanges explosifs. »

Publié par des lecteurs honteux de la Chronique de Youv derrière les barreaux (Jean-Pierre Amarger, MidiLibre.fr, 25 septembre 2012)


Béziers. Drogue, alcool, téléphone… les détenus ne s’interdisent rien

Les gardiens de la prison de Béziers dénoncent l’ampleur que prennent les trafics entre les murs de l’établissement. Ils accusent l’administration de ne pas les soutenir.

Les gardiens de la prison de Béziers sont inquiets. Ils constatent des trafics de plus en plus fréquents depuis l’ouverture de l’établissement il y a deux ans. Alcool, drogue, téléphones… Les murs ne semblent pas si infranchissables.

Fabrice Caujolle, un gardien de l’Ufap justice, raconte. Il y a quelques jours, un détenu de la prison de Béziers était malade. Il ne parvenait pas à nous joindre via le système intégré de l’interphonie locale. Du coup, un de ses codétenus, très inquiet, a téléphoné lui-même de sa cellule aux pompiers de Béziers leur demandant d’intervenir au plus tôt, témoigne Fabrice Caujolle, un gardien de l’Ufap justice.

« C’est un signe que, désormais, les détenus ne reculent devant rien. Ils savent que s’ils sont pris les sanctions seront minimes. Nous, les gardiens, sommes devenus des faire-valoir dans cette administration qui ne nous soutient plus. »

Contactée au téléphone, la direction régionale de l’administration pénitentiaire n’a pas souhaité s’exprimer sur ce sujet. Estimant que cela relève de la sécurité de ses établissements.

« Un jour ou l’autre notre sécurité et celle des détenus sera menacée »

« La direction minimise le phénomène », insiste pour sa part Grégory Jalade, le responsable du syndicat FO de la prison de Béziers. « Et comme le parquet poursuit très peu ceux qui se trouvent en possession de téléphone, la direction ne fait pas plus », assure Fabrice Caujolle de l’Ufap justice.

« On parle de supprimer définitivement les fouilles de parloir. Si c’est le cas nous bloquerons la prison de Béziers car avec tout ce qui rentre, un jour ou l’autre notre sécurité et celle des détenus sera menacée », précise encore Grégory Jalade.

Drogue, alcool, les détenus ne se refusent rien. Certains se payent même le luxe d’avoir internet.

Publié par des lecteurs honteux de la Chronique de Youv derrière les barreaux (Jean-Pierre Amarger, MidiLibre.fr, 24 septembre 2012)


Béziers. Le détenu faisait des photos de la prison avec son téléphone

Après les agressions, pourquoi pas une évasion à la maison d’arrêt de Béziers ? Mardi, un détenu du centre de détention 2 du Gasquinoy qui rentrait de promenade, a été surpris par un surveillant, avec un téléphone portable dernier cri.

Jusque-là, rien de dramatique. Sauf que le détenu en question est un “DPS”, un détenu particulièrement à surveiller. Il s’est évadé de la prison de Carcassonne avec des complicités extérieures et avait été déplacé à Béziers. Il est libérable en 2014.

Selon nos informations, les surveillants auraient découvert de multiples photographies des enceintes de la prison ainsi que des films vidéo des cours de cette structure, mais aussi de bagarre entre détenus. L’homme prépait-il une évasion ? Rien ne peut le confirmer… Mais rien ne peut l’infirmer. La cellule de ce détenu a ensuite été fouillée. Les gardiens y auraient trouvé des clés USB et un chargeur électrique.

Toujours selon nos informations, le système de brouillage des communications de la prison ne serait pas très efficace, notamment contre les téléphones de dernière génération. Ces images ont-elles pu être envoyées vers l’extérieur ? Ce sera à vérifier.

Publié par des lecteurs honteux de la Chronique de Youv derrière les barreaux (Jean-Pierre Amarger, MidiLibre.fr, 9 juin 2012)

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Réponse de la population syrienne aux diversions réactionnaires

Alors que les télévisions du monde entier diffusent en boucle les images de l’agitation d’une poignée d’islamistes à propos d’un film débile, voilà la réponse de la population syrienne :

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« Nous avons ici la projection d’un film assadien depuis 18 mois et qui porte atteinte à Dieu et son prophète ! »

Contrairement à ce que peut laisser penser les images diffusées à la télévision, la diversion actuelle autour du navet L’Innocence des musulmans n’est en rien représentative de l’immense majorité de la population des pays dits musulmans.

Solidarité ouvrière, 23 septembre 2012

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[Montpellier] La police travaille au stade

COMMUNIQUÉ OFFICIEL DES TÉMOINS DE L’INCIDENT SURVENU EN MARGE DU MATCH MHSC/ASSE

Un jeune a fait tomber par terre par inadvertance un fumigène non allumé, alors qu’il marchait près des forces de l’ordre non loin des buvettes. Contrairement à ce qui a été dit dans certains médias il n’est en aucun cas interdit de stade. Les policiers de la BAC ont voulu l’interpeller, alors que la possession d’un fumigène, qui plus est non allumé, est autorisée en dehors d’un stade. Pris de panique il a alors couru vers des dizaines de personnes qui étaient calmement attablées aux buvettes.

Les forces de l’ordre ont alors usé de leurs tonfas pour procéder à l’interpellation, une interpellation très musclée qui a choqué les personnes présentes, certains se sont levés pour pour faire cesser le matraquage abusif dont il était victime. C’est alors que sans aucune raison et de manière totalement disproportionnée, sans qu’il soit menacé et sans que l’on comprenne pourquoi, un représentant des forces de l’ordre a tiré à bout portant au flashball en direction des personnes attablées aux buvettes. Contrairement à la version des forces de l’ordre, aucun policier n’avait été blessé à ce moment-là, la situation était très largement maîtrisable (seules deux à trois personnes s’étaient levées pour tenter de calmer les policiers), la légitime défense ne peut en aucun cas être retenue, le tir était tout simplement inexpliquable.

Florent, un jeune supporter surnommé « CASTI » a été atteint en plein dans l’œil. Florent n’avait rien a voir avec l’interpellation initiale, il n’a pas protesté contre l’interpellation musclée des policiers et n’avait rien à se reprocher. Gravement touché à l’œil, il a été transporté à l’hôpital. Encore une fois, contrairement aux récits trouvés dans les médias, son œil n’a pas été sauvé. Son œil a été pulverisé. Selon le chirurgien, il a littéralement explosé, l’explosion de l’œil a même entrainé une fracture de la pommette tellement elle fut violente.

Le policier auteur du tir, s’est alors caché et ses collègues ont ramassé le projectile tiré pour faire croire qu’il n’y avait pas eu de tir et que le bruit avait été provoqué par une bombe agricole. La version policière serait presque risible si l’incident n’était pas si grave, hélas c’est celle qui a été relayée par les médias.

Des pressions policières ont ensuite été exercées auprès de certains témoins, leur demandant de déclarer que la BAC était intervenu suite à des incidents entre supporters montpelliérains et stéphanois, ce qui évidemment est faux, les supporters stéphanois étant déjà « parqués » dans le secteur visiteur. Ces derniers retireront même leurs banderolles à l’intérieur du stade lorsqu’ils apprendront le drame, par solidarité avec les supporters montpelliérains.

L’œil de Florent est hors de fonction. Il ne verra plus jamais de cet œil et devra vivre le restant de sa vie avec ce lourd handicap. Tous les témoins de ce qui revêt clairement le caractère de « bavure » ont été choqué par le comportement des fonctionnaires de la BAC avant, pendant et après l’incident. Ils espèrent évidemment que justice sera faite, et jugent unanimement insupportables les versions calomnieuses qui ont été publiées dans les médias. Nous, ses amis, réclamons que la vérité soit rétablie. Nous ne pouvons pas laisser une telle erreur policière être transformée en cas de légitime défense. Certaines versions publiées sont carrément écœurantes, et reflètent un manque cruel d’investigation journalistique.

UNE SEULE VÉRITÉ

Courriel reçu le 24 septembre 2012

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[Toulouse] « Ce sytème veut nous renvoyer crever à la rue, nous refusons d’être à nouveau réduits à rien »

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Communiqué des habitantes et habitants du 22 rue Demouilles et des membres du CREA

100 personnes menacées d’expulsion dont 25 enfants… pour laisser un bâtiment vide et faire du pognon.

Ce lundi 24 septembre, le Tribunal de Grande Instance a décidé, par référé en urgence, l’expulsion immédiate sous 48 heures du nouveau Centre Social Autogéré et de sa centaine d’habitants.

Après trois semaines d’installation dans les locaux de l’URSSAF (abandonnés depuis 6 ans, vides et sans aucun projet), les habitantes et habitants du 22 rue Demouilles sont déjà menacé-e-s d’expulsion, et ceci sans délai.
Parmi toutes ces personnes, beaucoup ont déjà été expulsées d’autres bâtiments, comme le CREA au 70 allée des Demoiselles, évacué peu de temps avant et remettant à la rue 40 personnes dont 15 enfants.
En un an le mouvement de réquisition « Zéro personne à la rue » a permis à près de 200 personnes de trouver un toit, ce qui représente d’après la veille sociale environ 50% de l’ensemble de l’hébergement d’urgence des familles sur Toulouse.
Tout cela sans aucune subvention, simplement en s’organisant par nous-mêmes pour réquisitionner les bâtiments laissés vides par l’État et les gros propriétaires.

Pour ce nouveau lieu de vie, cela a permis à de nombreuses personnes de commencer à retrouver une stabilité et aux enfants d’avoir une rentrée normale dans les écoles du quartier. Une quinzaine d’ateliers et d’activités libres et gratuits ont commencé à se mettre en place, en lien avec le quartier : soutien scolaire, ateliers de français, ateliers mécanique et vélo, boxe, théâtre, chant, ateliers son et image, cantine, soutien juridique…

Une fois de plus la justice est restée sourde malgré l’évidence de la réalité. Qu’allons-nous devenir à l’approche de l’hiver ? Ce sytème veut nous renvoyer crever à la rue, nous refusons d’être à nouveau réduits à rien. Au lieu de financer des solutions, l’État met le fric dans la guerre aux pauvres et nous remet à la rue lorsque nous occupons les bâtiments laissés vides. Le propriétaire du bâtiment, la direction de l’URSSAF, a désormais le pouvoir de demander la mise à disposition des forces de l’ordre mais rien ne l’y oblige vraiment. Non à la destruction de nos vies et de celle du nouveau Centre Social Autogéré !

Nous appelons toutes les personnes qui se sentent concernées à se mobiliser contre cette expulsion programmée : que ce soit en faisant part de votre désaccord auprès de la direction de l’URSSAF, ou en vous joignant à nous dans ces combats. Nous encourageons, à Toulouse et ailleurs, toute initiative de soutien, de blocage et de solidarité face à toutes les institutions gestionnaires de la misère.

Passez-nous voir au 22 rue Demouilles, venez-nous rencontrer, Asssemblée Générale tous les jeudis à 19h.

Ne nous laissons pas faire !
Auto-défense populaire

Tout pour tou.te.s, Pouvoir au peuple !

CREA Toulouse, 24 septembre 2012

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En attendant la destruction des prisons

Mexique : 60% des prisons « autogérées »

Près de 60% des prisons mexicaines sont sous le contrôle du crime organisé, a estimé hier la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH), organisme public autonome, à l’occasion de la présentation d’un rapport sur la situation dans une centaine de prisons.

Le président de la Commission, Raul Plascencia a souligné lors d’une conférence de presse que dans 100 prisons visitées cette année, la CNDH avait constaté « dans 60% d’entre elles l’existence d’une autogestion » : des détenus possèdent les clés des cellules, imposent des châtiments, offrent leur protection et vendent différents produits comme des téléphones cellulaires ou de la nourriture.

Selon Plascencia, le système pénitentiaire mexicain traverse une crise : « La détérioration des dernières années est incontestable comme le démontrent les évasions, les affrontements, les auto-directions ainsi que les agressions contre le personnel des centres pénitentiaires ».

Durant l’élaboration de ce rapport, la Commission a constaté l’absence de conditions de sécurité et, dans certains cas, les membres de la Commission n’ont pas pu pénétrer dans les lieux. Cela a été le cas notamment à la prison de Piedras Negras, près de la frontière avec les États-Unis, où la semaine dernière 131 prisonniers se sont enfuis en passant par la grande porte.

352 meurtres en 2 ans

Au cours des deux dernières années, 521 prisonniers ont réussi à s’échapper lors de 14 évasions. Pendant la même période on y a enregistré 352 homicides. Selon le rapport, les prisons mexicaines ne sont pas en mesure de faire face aux incidents violents, comme les mutineries, les affrontements entre prisonniers ou les suicides.

La Commission a pu vérifier dans les prisons visitées la présence d’objets ou de substances interdites, comme les armes ou les drogues, de la prostitution, la présence de groupes qui exercent la violence ou le contrôle sur le reste de la population pénale.

Selon le ministère mexicain de la Sécurité publique, il y a actuellement 419 prisons au Mexique. Treize d’entre elles seulement sont des prisons fédérales, les autres sont sous la responsabilité de gouvernements d’État, des municipalités ou de la ville de Mexico. La surpopulation carcérale est en moyenne de 26% avec 237.580 prisonniers alors que les prisons mexicaines actuellent sont configurées pour en recevoir 188.000.

Presse carcérale (Agence Faut Payer, 25 septembre 2012)

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[Révolution tunisienne] Le gouverneur de Tataouine dégagé

Le gouverneur de Tataouine quitte son bureau sous protection militaire

Le sit-in des jeunes sans emploi continue devant le siège du gouvernorat. Ce lundi 24 septembre 2012, le mouvement de protestation est monté d’un cran obligeant le gouverneur de Tataouine à quitter son bureau sous protection militaire, selon Radio Tataouine.

Les chômeurs poursuivront leur mouvement quotidiennement devant toutes les administrations régionales jusqu’à ce que leurs revendications à l’emploi soient satisfaites, a précisé une source de l’Association des diplômés sans emploi à la Radio régionale.

Publié par des ennemis de la révolution (BusinessNews, 24 septembre 2012)


Retour à la normale à Tataouine … mais un sit-in se poursuit devant le siège du gouvernorat

La vie a repris, samedi 22 septembre 2012, son cours normal à Tataouine, après la grève générale qui avait paralysé la ville, durant la journée du vendredi.

Tous les habitants de Tataouine attendent la réaction du gouvernement face à ce mouvement de protestation pacifique exécuté afin d’attirer l’attention et de le pousser à décider des mesures urgentes pour absorber une partie du chômage marqué par un taux élevé dans les rangs des jeunes de la région.

Dans une déclaration au correspondant de la Tap dans la région, le président de l’Association des diplômés sans emploi, Youssef Abdelkawi, a exprimé son souhait que le gouvernement réponde aux appels des jeunes de Tataouine.

Il a également formé le vœu que le gouvernement trouve des solutions rapides aux résultats palpables, notamment en comblant les vacances dans les différents services régionaux, l’instauration d’une discrimination positive dans la région, pour les recrutements dans les entreprises pétrolières, au vu du taux élevé du chômage annoncée par l’Institut national des statistiques, qui a atteint 51,7%, dans la région.

Sur un autre plan, le sit-in des jeunes sans emploi se poursuit devant le siège du gouvernorat, depuis plus de trois semaines continues.

Les protestataires sont attachés à leur revendication de travailler dans les entreprises pétrolières du Sahara au gouvernorat de Tataouine.

Publié par des ennemis de la révolution (TAP via BusinessNews, 23 septembre 2012)


Opération « ville morte » aujourd’hui à Tataouine

Les habitants de la ville de Tataouine (sud) observent aujourd’hui une grève générale à l’appel de l’antenne locale de l’Organisation nationale des diplômés chômeurs.

Tous les commerces étaient, ce matin, fermés, et c’est une opération «ville morte» qui a été organisée par les habitants de la ville en guise de solidarité avec leurs enfants, diplômés chômeurs, qui ne voient pas encore le bout du tunnel.

La grève générale vise à attirer l’attention des autorités sur la situation difficile de ces chômeurs de longue durée qui ont beaucoup espéré de la révolution du 14 janvier 2011 et qui sont déçus par l’indifférence du gouvernement à leur égard ou son incapacité à trouver des solutions à leurs problèmes.

Publié par des ennemis de la révolution (Kapitalis, 21 septembre 2012)


La ville de Tataouine paralysée par une grève générale

Une grève générale a paralysé, vendredi matin, la ville de Tataouine, à l’exception de l’hôpital régional, des pharmacies et quelques boulangeries.

Cette grève intervient en signe de protestation contre la hausse du taux de chômage qui s’élève à 51,7 pc selon les derniers chiffres de l’institut national des statistiques(INS).

La grève a été organisée en collaboration avec la coordination régionale des diplômes chômeurs, l’association régionale des chômeurs, avec le soutien de l’UGTT et l’UTT ainsi que plusieurs partis et associations.

Publié par des ennemis de la révolution (TAP via Maghreb Émergent, 21 septembre 2012)


La délégation de Remada (Gouvernorat de Tataouine) paralysée

Les entrées de la  délégation de Remada (Gouvernorat de Tataouine), ont été fermées, ce mercredi 19 septembre à la suite d’un mouvement de protestation observé par les habitants de la région. Ce mouvement intervient en revendication contre la marginalisation dont souffre la région et surtout contre le faible rendement de la délégation en matière de la lutte contre le chômage.

Il est important de rappeler que de jeunes chômeurs  de cette même délégation ont observé un sit-in le mardi 18 septembre pour revendiquer le droit au travail et au développement, et ce en bloquant toutes les routes.

Publié par des ennemis de la révolution (AfricanManager, 19 septembre 2012)

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[Grenoble] Demandeurs d’asile : le 22 déménage au 24 !

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Tract bilingue français/arabe diffusé depuis ce matin dans la rue Ampère de Grenoble, où un bâtiment est occupé depuis la semaine dernière par des membres du « réseau du 22 rue des Alpes »

Le « réseau du 22 rue des Alpes », 24 septembre 2012

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Du saké aux Côtes du Rhône

Après la catastrophe cauchemardesque de Fukushima dont la poursuite irrépressible est occultée par les médias de masse. Les Rencontres de la photo à Chabeuil, au pied du Vercors, invitent Marc Jeudy pour sa vision de Tchernobyl. Marc Jeudy répond au journal le Bien public (13/07 :11) « À quand le prochain défi ? » :

« Cela fait plusieurs années que j’ai envie de travailler sur des sites de déchets. Je suis allé, à la demande d’une association, faire un reportage sur tous les sites de recyclage de la Côte d’Or. Il y a des photos merveilleuses à faire sur ces sites. Je suis toujours passionné par ce qui sort de l’ordinaire. »

On suppose que ce communicant au service des nucléocrates se consacre aux déchets merveilleux du nucléaire. Attentifs dans la lutte contre le train à grande vitesse Lyon-Turin, nous avons constaté que le développement des transports, réseaux ferrés, routiers, aériens, fluviaux et maritimes, a permis aux marchandises de gagner des marchés. Sans eux, l’expansion capitaliste n’aurait pas pu se faire. Chaque jour, ce système prédateur implique de découvrir de nouveaux débouchés, non pas pour le bien des populations, mais pour sa propre survie. La création de technologies qui se démodent le plus vite possible, l’obligation faite de consommer des choses de plus en plus inutiles le prouve avec une obsolescence souvent programmée. Bien sûr, pour cela, il est essentiel de développer les énergies qui servent à l’abreuver. La raréfaction du pétrole qui se traduit par une hausse des prix continue, le pseudo développement des énergies renouvelables comme palliatif, la recherche sur les gaz de schiste, montrent le besoin continuel de ce système politique et économique et ses nuisances pour la planète.

Le capitalisme a besoin d’espace policé, encadré, fliqué pour s’épanouir. La religion du fric impose que les populations soient contraintes à ses principes et soumises. Le nucléaire est l’énergie qui lui ressemble le plus. Avec son fonctionnement extrêmement délicat, il suppose une mainmise de type militaire. Cette technologie est la vitrine de ceux qui ont la volonté de dominer le monde. Faire la différence entre le nucléaire civil et le nucléaire militaire est un leurre, l’un est le prolongement idéologique de l’autre. D’ailleurs, le Mox utilisé dans certaines centrales nucléaires au Tricastin, par exemple, combustible peu stable, est composé, notamment, de plutonium militaire recyclé et aussi après l’échec industriel monumental de Superphénix, la Hague recycle le plutonium des centrales nucléaires sous forme de Mox. Sa haute technicité impose des spécialistes en organisation sociale.

À Tchernobyl dans un premier temps, ce sont des mensonges d’État sur les conséquences immédiates de l’accident impossible devenu possible et la mise en scène soviétique d’une guerre contre la radioactivité. Ensuite, la gestion internationale de populations crevant sur les territoires contaminés constitue très vite un vaste laboratoire scientifique et social pour l’ensemble des pays nucléarisés : des programmes internationaux sont mis en place pour envoyer des experts étudier l’évolution sanitaire des populations et leur imposer une « vie sous contrainte radiologique » (Core, Ethos, Sage). Avec la catastrophe de Tchernobyl s’est développée, en particulier en France, une « culture du risque » qui correspond à une phase historique de la gestion sociale du nucléaire dans laquelle nous nous trouvons aujourd’hui. Loin de nier la menace de la catastrophe, il s’agit de la faire accepter comme un phénomène naturel. Ce type de danger devient inévitable, mis en évidence dans l’article de Bernard Laponche (physicien nucléaire) « Accident nucléaire : une certitude statistique » dans le journal Libération du 3 juin 2011. De même la carriériste citoyenniste, l’écologiste révélée après Tchernobyl Michèle Rivasi dans un article du Dauphiné (du 13 mars 2012) et aussi dans Drôme Hebdo (du 6 septembre 2012) pour le site du Tricastin suscite l’angoisse. Faut-il donc apprendre à vivre avec, à y faire face de manière responsable et disciplinée tout en réclamant protection aux États.

Avec Fukushima, forts de cette expérience de gestion de catastrophe globale, les communicants du pouvoir nucléariste, c’est-à-dire aussi ceux de l’État français doivent s’engager à poursuivre un travail de Sisyphe de « reconquête de l’opinion ».

C’est dans ce cadre-là qu’intervient cette exposition de photos de Tchernobyl venant après la
diffusion d’un film documentaire négationniste au mois de septembre 2012 sur Arte fait pour
prouver que la nature « renaissait de ses cendres ».

L’ASN a confié une mission au cabinet Triesse basé à Lyon. Celui-ci muni de cette mission, dès juillet 2012 dans la région Rhône-Alpes. Le cabinet Triesse, sur la base du constat fait par Ted Laso (expert en radio protection pour l’Agence pour l’Energie Nucléaire) communiqué de presse paru le 6/05/2012 que la principale faiblesse du CODIRPA (comité directeur pour la gestion post accidentelle d’un accident nucléaire ou d’une situation radiologique) est de ne pas assez s’appuyer sur la société civile. « Pour trouver des solutions durables dans une zone contaminée, il faut avant tout la participation directe des populations », essaye de faire participer à la CODIRPA les acteurs économiques et des acteurs territoriaux. Cette enquête a pour but de contrôler le niveau d’adhésion à leur gestion post accidentel. Le cabinet Triesse participe à la catastrophe programmée par les nucléocrates. « Le désastre de fukushima nous a brusquement rappelé que le nucléaire est d’abord terrible en ce qu’il nous dépossède durablement de nos conditions d’existence et étouffe toute aspiration à la liberté. Quelle vie reste-t-il à mener un dosimètre autour du cou ? » Aujourd’hui on ne nous vend plus un nucléaire sûr, mais la fatalité de l’avenir nucléarisé et avec lui sa vie en zone contaminée.

Nous refusons le rôle de cobayes dans leur spectacle merveilleux, lassés de la pantomime dépressive et pseudo radicale des écologistes d’État. Ceux-ci enrichissent l’abjection dominante pour une meilleure gestion de ce monde et permettre l’encadrement capitaliste, et la logique de l’État nucléaire qui a déclaré en 1978 : « il est vrai qu’un problème n’est pas réglé, c’est celui des déchets ».

Retrouvons dans la lutte ceux qui refusent l’enfouissement de déchets de Bure.

La capacité des États à récupérer des mots, des concepts, voire des dispositifs, pour servir d’alibi et se parer de modernité sans transformer la nature profonde du système en place est récurrente. Il y a donc la nécessité impérative et constante de ne pas isoler la lutte contre le nucléaire de la perspective d’ensemble de rupture avec le capitalisme.

Rejoignons en discutant ceux qui s’opposent aux projets dévoreurs d’énergie et à la société marchande qui les développe.

Vous pouvez nous contacter :
le collectif libertaire antinucléaire c/o Le Laboratoire – 8 place St-Jean – Valence 26000

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La justice atomise. Solidarité avec les inculpés de la presqu’île du nucléaire

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Télécharger le tract

Mailing – 19 septembre 2012


Réponse au Cran

Je viens de recevoir par mail, du Cran, « La justice atomise », du collectif de soutien aux inculpés de la presqu’île, à commencer par les trois qui sont poursuivis suite à l’affaire du blocage du train de poubelles nucléaires à Valognes. Après de multiples lectures et mûres réflexions, j’ai décidé de ne pas le diffuser. Non pas parce qu’il est minimaliste, ou que les inculpations m’indifférent, mais parce qu’au nom de la solidarité contre les persécutions exercées par l’État, il continue à défendre des positions déjà critiquées, en particulier par moi dans le texte « À propos de l’appel de Valognes », positions reconduites, certes avec des réserves et des réticences envers l’appellisme, dans « Valognes et après », comme je l’ai signalé dans des « Notes » disponibles sur le Web.

En effet, bien que « La justice atomise » reconnaisse le côté médiatique de l’opération de Valognes et de ses suites, et n’appelle pas à quelque campagne de soutien opportuniste dans la lignée de Tarnac, les auteurs, comme ceux qui rédigèrent « Valognes et après », n’en tirent pas toutes les conclusions. Pire, ils laissent entendre que des « personnes » durent endosser le rôle de porte-parole. Or, le rôle en question, elles avaient la possibilité de le refuser. Bien d’autres rétifs, y compris les rétifs opposés au nucléaire, le refusent, parfois depuis longtemps. La nécessité de n’avoir, en règle générale, pas de relations avec les médias a déjà été abordée mille fois, y compris à la veille de Valognes, à Paris et ailleurs. La chefferie appelliste, épaulée par des membres d’associations écologistes et de lobbies comme le réseau Sortir du nucléaire, nous a traités de sectaires, au prétexte que la couverture médiatique était l’un des moyens utiles pour assurer la visibilité de l’action et en faciliter la compréhension auprès des populations que le nucléaire inquiète, mais qui rejettent l’idée d’actions effectuées sur le mode conspiratif. Au local de la rue des Pyrénées, à Paris, à la veille de Valognes, les apologistes de l’appel du même nom affirmèrent même que ladite « couverture pouvait participer à gripper les dispositifs de la justice ». Ce qui constitue le comble du crétinisme républicain. Comme toujours, nous voyons aujourd’hui le résultat de telles tentatives d’utilisation des médias. En acceptant de jouer au jeu de la représentation face aux caméras, les futurs inculpés oubliaient qu’elles constituent aussi des caméras de surveillance et que la mise en spectacle est aussi affaire de police. Accepter d’être reconnus comme porte-parole par les médias, c’est en fin de compte accepter d’être reconnu également comme tels par l’État. Ce qui est logique puisque les médias participent, en démocratie, à l’action de l’État. Tel est donc pris qui croyait prendre, hélas.

Loin d’être l’un des accidents de parcours de l’opposition au nucléaire initiée à Valognes, l’affaire révèle au contraire l’un de ses vices de forme et de contenu essentiel, à savoir son esprit citoyenniste. Par suite, la moindre tentative d’avancer réellement passe par la rupture avec « l’esprit de Valognes », en d’autres termes avec la posture d’indignés du nucléaire, identique à celle de bien d’autres indignés, qui contestent tel ou tel aspect de la domination actuelle, au nom de la démocratie. Problème que « La justice atomise » ne soulève pas. Bien au contraire. Les auteurs affirment presque l’inverse, présentant, dans l’optique de « Valognes et après », la tentative de bloquer le train et le reste comme « l’expression » potentielle d’oppositions « excluant toute illusion citoyenne ». Si les illusions citoyennes sur l’État nucléariste étaient en cours de liquidation, on ne comprend pas pourquoi des gens ont tenu à être reconnus par les médias, c’est-à-dire, en dernière analyse, par le pouvoir d’État. Car la question de la représentation, et donc celle de la reconnaissance par l’État, est bien plus large que celle de la reconnaissance comme interlocuteur et négociateur. Il est possible d’être reconnu à titre de trublions, voire de dangereux rétifs, en particulier lorsque des individus acceptent de monter sur les planches du spectacle en live. Nul besoin de votes, à notre époque, pour être représentatif. Il suffit d’être reconnu tel par les médias. Par leurs propos, les auteurs montrent qu’ils partagent encore en partie les illusions qu’ils croient avoir dépassées, en prenant de la distance, sans le dire, envers le show que nous prépare, dans la tradition de Tarnac, les appellistes regroupés à Rennes. Bref, comme d’autres appels de la même veine, « La justice » reconduit, au nom de l’anti-répression,  des thèses indéfendables, ici sur Valognes et ses suites, en particulier sur le désastre prévisible de l’opération du Chefresnes, sorte de répétition, mais en pire encore, de celle de Malville. Ce qui n’est pas acceptable.

Peter Vener
Le 20 septembre 2012

Infos Anti-autoritaires en Cévennes à l’Assaut des Montagnes !

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[Anti THT] Tous à Avranches (50) samedi 29 septembre pour une manif’ festive et une soirée film

Salut,
Ce mail de la part de l’assemblée anti-THT.
Antinucléairement.

CRAN, 24 septembre 2012

Bonjour,

À une semaine du départ de la manif’ d’Avranches pour dire une nouvelle [fois] tout le mal que l’on pense de ce projet de ligne THT Cotentin-Maine, ainsi que des projets mégalos qui dévastent chaque jour un peu plus les terres arables de ce vieux monde nucléaire (allez faire un tour du côté de Laval et de son chantier LGV), et parce que bien des choses restent à discuter, à faire et à construire autour de cette lutte :

nous vous invitons à venir dès 10h au jardin des plantes d’Avranches (50) pour [une] journée classée sous le signe de la visibilié de l’opposition à la THT envers les populations qui vivent et vivront malheusement avec.

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Allez voir l’appel de la manif’ et toutes les bonnes infos sur notre site internet.

Ci-dessous un petit texte qui fait du bien à la lutte !

RTE dégage, c’est maintenant !

L’absence d’un arrêté d’occupation temporaire de la propriété pour LA CONSTRUCTION de la ligne enfin démasquée.

Un grain de sable dans les rouages du rouleau compresseur de la ligne THT Cotentin-Maine, rien qu’un grain de sable vu qu’entre le 31 juillet et ce jugement, RTE a pressé pour que soient terminés les deux pylônes sur les terres en question.

Cela confirme que tous les propriétaires concernés par cette THT qui n’ont pas passé d’accord à l’amiable avec RTE sont en droit de refuser les travaux chez eux : RTE ne dispose nulle part de l’arrêté préfectoral d’occupation provisoire pour des travaux relatifs à la construction de la ligne THT Cotentin-Maine en construction.

Le 21 septembre et jusqu’à ce que RTE se mette en règle, soit en trouvant un accord avec Yves LARSONNEUR soit en obtenant le bon arrêté préfectoral d’une part et un jugement sur le montant des indemnités à octroyer à la famille LARSONNEUR, plus aucun envoyé (employé, sous-traitant, vigile de RTE) ne devra être sur les terres des LARSONNEUR.

Depuis, les vigiles ont disparus des pylônes concernés, RTE a fait appel de la décision de justice. L’ogre qui dévaste tout sur son passage n’arrive pas à passer au dessus de toutes les décisions préfectorales ? même lorsqu’elles ne sont pas prises ? Les travaux sont suspendus au Chefresne et des poulies sont démontés des pylônes à Margueray (commune juste au sud du Chefresne). Aucun travaux de câblages ne peut se faire sans que le pylône chez la famille Osmond ne soit réalisé… que d’encombres !

RTE a aussi été jugé responsable de l’accident causé à Sylvie LARSONNEUR et a ordonné une expertise pour chiffrer le préjudice que cette dernière a subi.

Cette décision et la situation démontre s’il en était besoin que la lutte est loin d’être finie :

TOUS À AVRANCHES LE 29 SEPTEMBRE 2012 !

APPEL À RÉAGIR (PARTOUT) AILLEURS AUX PROCHAINS TRAVAUX SUR LE CHEFRESNE :

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Expo d’affiches en solidarité avec Sonja et Christian à Ganges (Hérault)

Cette semaine, débute en Allemagne le procès de Sonja Suder (âgée de 79 ans) et de Chritian Gauger (70 ans).

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L’année dernière, plus de 35 ans après leur participation supposée à des actions des Cellules Révolutionnaires (RZ) notamment contre le nucléaire et la gentrification (phénomène d’embourgeoisement des centre-villes), l’État français décide suite à un mandat d’arrêt européen de les extrader vers des prisons allemandes.

Aujourd’hui, Sonja est l’une des prisonnières les plus âgées d’Europe et Christian, gravement malade est placé sous contrôle judiciaire à l’hôpital.

En solidarité un appel international à des journées d’actions a été lancé.

C’est dans ce cadre qu’au café du Siècle à Ganges, des affiches réalisées par des ateliers de sérigraphie de différents pays seront exposées du mardi 25 septembre au mardi 2 octobre.

On aura aussi l’occasion de s’y retrouver jeudi 27 septembre à partir de 18h30 autour d’un buffet de soutien afin d’échanger et de discuter sur ce qu’est réellement le mandat européen et du cas particulier de Christian et Sonja.

De la  documentation sur le sujet sera disponible sur place.

Infos Anti-autoritaires en Cévennes à l’Assaut des Montagnes !, 21 septembre 2012

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[Espagne] Vive le van, Vive le van, Vive le vandalisme

Foot – Espagne : Rayo Vallecano-Real reporté

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La rencontre entre le Rayo Vallecano et le Real a été reporté en raison d’un problème d’éclairage.

Initialement programmée dimanche à 21h30, la rencontre comptant pour la 5e journée de Liga Rayo Vallecano – Real Madrid  a été reportée à lundi, probablement à 19h45. La cause ? Un problème d’éclairage qui empêcherait le match de se dérouler dans des conditions correctes. Selon le président du Rayo Vallecano Raul Martin Presa, il s’agit d’un acte de sabotage. « Des vandales ont coupé les câbles, a-t-il expliqué au micro de Canal + Espagne.  Nous essayons de régler le problème le plus vite possible. Nous avons demandé aux forces de l’ordre d’ouvrir les portes du stade, mais nous attendons toujours ».

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Cette semaine, une partie des supporters du Rayo avait exprimé sa colère en raison de la décision prise par le club de faire payer l’entrée du match aux abonnés. Il est toutefois impossible pour l’heure d’affirmer que ce sabotage serait lié à cette grogne. « Nous ne savons rien, a poursuivi le dirigeant. C’est à la police d’enquêter. Le club s’est mis en relation avec la fédération espagnole (RFEF) afin de déterminer si le match pouvait se dérouler lundi ». Pour cette rencontre, José Mourinho avait décidé de titulariser Sergio Ramos plutôt que Raphaël Varane. Karim Benzema devait, lui, débuter.

Leur presse (LEquipe.fr, 23 septembre 2012)


Rayo-Real : « Un acte de sabotage »

Les inspections menées au stade de Vallecas semblent confirmer les premières hypothèses : la défaillance des projecteurs est due à un acte de sabotage. Le match de Liga Rayo Vallecano-Real Madrid a été reporté à ce lundi (19h45).

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Les projecteurs du stade de Vallecas ont été sabotés, d’après les premiers éléments d’enquête.

Le match de Liga entre le Rayo Vallecano et le Real Madrid (5e journée), qui devait avoir lieu dimanche, a été reporté à ce lundi 19h45. La rencontre ne pouvait se tenir comme prévue initialement en raison d’un problème d’éclairage dû, d’après Raul Martin Pesa (président du Rayo), à « des vandales » qui « ont coupé les câbles ». Une thèse qui semble se confirmer ce lundi, d’après Cristina Cifuentes, déléguée du gouvernement à Madrid.

« La police scientifique a fait une première inspection dimanche soir dans un endroit très dangereux du stade, et ce matin, elle était à nouveau sur les lieux. Il semble que se confirme ce que nous pensions : qu’il s’agit d’un acte de sabotage », a déclaré Cifuentes à la radio espagnole ABC Punto Radio. Celle-ci réclame que « les responsables soient trouvés et sanctionnés ». Des électriciens ont été appelés pour réparer l’installation électrique avant le match de ce lundi soir.

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Leur presse (LEquipe.fr avec l’Agence Faut Payer, 24 septembre 2012)

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[Révolution tunisienne] « L’opposition veut la chute du gouvernement, le peuple veut la chute du système »

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La police travaille à Clermont-Ferrand

Violences policières à Clermont-Ferrand

À Clermont-Ferrand les violences policières continuent… Après un meurtre en janvier 2012, la police continue en toute impunité.

Le 17 septembre 2012 vers 23h20 une personne voit sept hommes s’acharner sur une personne au sol. Il s’avère que les agresseur étaient des fonctionnaire de police frappant un homme couché au sol et menoté. Le visage en sang, il est en état de choc. Immédiatement elle souhaite téléphoner aux pompiers, et rester sur lieu en attendant qu’ils arrivent. La Police, lui dit que “cette personne n’est pas un homme mais une merde’’. Des insultes sont proférées des deux côtés. La police s’en donne à cœur joie.

Trois amis qui ont vu la scène décident de rejoindre la jeune femme. Les fonctionnaires gazent les témoins dont un instituteur à la retraitre âgé de 75 ans venu en témoin, ils ont également gazé son chien. Les pompiers arrivent, la personne frappée par la police est emmenée au CHU. Les témoins de la scène s’éloignent. La police les suit et les gazent à nouveau. La première personne arrivée sur les lieux est embarquée avec un compagnon sous prétexte d’ivresse manifeste sur la voie. Des invectives fusent de part et d’autre les policiers alimentent un climat de violence.

Les deux personnes sont embarquées dans deux voitures différentes. Les humiliations et coups fusent à present ! Les forces de l’ordre, arrivées au commissariat, multiplie les insultes, humiliations, mais se contentent, maintenant de menaces de coup (pute, salope, pue de la chatte, gros porc, toxico). Deux personnes sont placées en garde à vue, l’autre en « ivresse publique et manifeste ». Les trois personnes on demandé à plusieurs reprises, un contrôle d’alcoolémie, qu’ils ne pourront jamais passer.

Sortie du commisariat, une personne écope d’une amende. Les deux autres sont convoquées au tribunal, deux fonctionnaires de police ont porté plainte pour les faits d’outrage et violence ! L’un d’entre eux a même réussi à dégoter une ITT de 2 jours., alors que les personnes enfin sortis de détention n’ont pu faire reconnaître les sévices subis par le service de victimologie que deux jours après. Le 18 septembre, suite à un article erroné paru dans le quotidien locale, plusieurs personnes se sont fait connaître et accepte de témoigner en soutien aux personnes ayant subi les violences policières.

Les cas de violences policières et d’abus de pouvoir se multiplient à Clermont-Ferrand. Continuons à les dénoncer ! Elles doivent cesser ! Appel à la Résistance !

Contact

Indymedia Paris, lundi 24 septembre 2012

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[Toulouse] Récupération, mode d’emploi

Toulouse : action de soutien aux Pussy Riot dans une église orthodoxe

Ce matin vers 10h30 une vingtaine de manifestants a tenté de s’introduire dans une église orthodoxe de la ville. Conduite notamment par Noël Godin, célèbre entarteur belge, et le réalisateur Jean-Pierre Bouyxou, la petite troupe entendait apporter son soutien au groupe de punk-rock féminin russe des Pussy Riot. Aucun manifestant n’a été arrêté ce matin.

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L’action pacifiste voulait apporter son soutien aux féministes russes des Pussy Riot

« Mahomet, pouet pouet », « Jésus Christ au pilori ».

Au cri notamment de « Libérez les Pussy Riot », les manifestants se sont retrouvés devant l’église orthodoxe de Saint-Nicolas située avenue de Grande-Bretagne à Toulouse, à quelques pas de l’hôpital Purpan. L’action se voulait pacifique et en soutien aux féministes russes anti-Poutine des Pussy Riot condamnées à deux ans en camp d’internement. Au mois d’août dernier trois d’entre elles avaient été arrêtées et condamnées pour comportement blasphématoire après avoir joué une fausse prière anti-Poutine dans une église. Certains d’entre eux avaient ainsi enfilé une cagoule sur la tête à l’image des jeunes femmes russes et ont monté les quelques marches jusqu’à l’entrée de l’édifice religieux au son de la musique du groupe féministe russe.

La petite troupe a été rapidement contenue sur le perron de l’église. Malgré tout, deux manifestants cagoulés ainsi que Noël Godin ont réussi à s’introduire avant d’être renvoyés manu militari vers l’extérieur. Certains fidèles ont tenté d’empêcher les journalistes de prendre des photos et le ton est rapidement monté. Ils se sont défendus de tout lien avec Moscou et ont affiché leur appartenance à l’Église orthodoxe de Constantinople.

Mais dans un contexte de tensions religieuses suite notamment aux récentes caricatures de Mahomet par l’hebdomadaire Charlie Hebdo, les manifestants sont venus dire leur rejet de toutes les religions. « Mahomet, pouet pouet », « Bouddha caca », « Jéhovah te faire enculer » et « Jésus Christ au pilori ».

Le dialogue tendu mais sans grande violence physique s’est poursuivi dans la cour de l’église. Le happening n’a donc pas été une franche réussite et n’aura donc duré que quelques minutes.

Le happening aura duré quelques minutes à peine. Le temps malgré tout pour les forces de l’ordre de se rendre sur place. Six voitures de police ont déboulé aux abords de l’édifice religieux et ont immobilisé tous les participants qui s’apprêtaient à repartir. Ils ont pu repartir une grosse demi-heure plus tard libres.

Présents dans le cadre du Festival du Film International Grolandais de Toulouse qui se termine ce soir, les instigateurs Noël Godin, Jean-Pierre Bouyxou ou encore Yannis Youlountas, ont assuré à plusieurs reprises avoir agi en dehors du cadre de l’évènement.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (Bertrand Enjalbal, Carré d’info, 23 septembre 2012)


« Pussy-Riot » : action surprise à l’église orthodoxe Saint-Nicolas

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Un policier en discussion avec les manifestants devant l’église orthodoxe

Hier matin, une vingtaine de manifestants a tenté de s’introduire dans l’église orthodoxe Saint-Nicolas, située avenue de Grande-Bretagne à Toulouse. Ils réclamaient la libération des Pussy-Riot, trois membres d’un groupe punk emprisonnées depuis peu en Russie pour une prière anti-Poutine. À la tête des protestataires, Noël « l’entarteur » Godin et son acolyte Jean-Pierre Bouyxou, deux réalisateurs et activistes burlesques venus pour le festival de cinéma Groland. Une action pacifiste et « joyeuse » que ces derniers assurent « indépendante de l’organisation du festival ». Six véhicules de police se sont déplacés. Personne n’a été arrêté.

Publié par des larbins de la maison Poulaga (LaDepeche.fr, 24 septembre 2012)

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[Foxconn Taiyuan, Chine] De l’esclavage au saccage

Émeutes dans l’usine Foxconn de Taiyuan

L’usine Foxconn de Taiyuan connaitrait en ce moment même des émeutes de la part de deux milles ouvriers en colère.

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Le motif de cette agitation n’est pas la mauvaise gestion des heures supplémentaires, pourtant habituelle dans cette usine, mais un évènement intervenu plus tôt dans la journée, puisque l’un des gardes de la fabrique aurait blessé volontairement un travailleur pour une raison encore inconnue. De nombreux dégâts matériels auraient été constatés.

Foxconn Taiyuan serait responsable de la fabrication du boitier arrière du dernier iPhone ; les événements en cours pourraient donc avoir également des répercussions dans la production, au moment où les délais de livraison de l’iphone 5 se sont allongés il y a peu de plusieurs semaines.

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Sans doute que les accords contractuels passés entre Foxconn et Apple pousseront les dirigeants à négocier au plus vite une solution avec les ouvriers, afin de ne pas pénaliser leur plus gros client. Pour les ouvriers, ce serait bien sûr la meilleure des perspectives possible.

L’usine vient de fermer. Foxconn n’a pour l’instant pas communiqué sur la durée de cette fermeture, ni indiqué si elle allait fortement impacter sur la fabrication de certains produits.

Leur presse (macplus.net, 24 septembre 2012)


Bagarre de 2.000 ouvriers dans une usine chinoise qui fabrique des pièces d’iPhone

FAITS DIVERS – Les raisons de cette gigantesque bagarre ne sont pas connues…

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Le géant chinois Taiwan Foxconn Technology Group a fermé ce lundi son usine de Taiyuan, dans la province du Shanxi, dans le nord de la Chine, après une bagarre impliquant 2.000 ouvriers dans un dortoir la nuit dernière, rapporte Reuters. Quarante personnes ont été blessées.

Cette usine, qui emploie environ 79.000 travailleurs, fabrique des composants électroniques automobiles, des composants électroniques grand public et des moulures de précision. Un employé a déclaré à Reuters que l’usine fabrique également des pièces et l’assemblage de l’iPhone 5 d’Apple.

Une enquête en cours

Dans un communiqué, Foxconn a déclaré qu’un conflit opposant des ouvriers était à l’origine de cette bagarre et qu’une enquête était en cours. L’agence Chine nouvelle rapporte que près de 5.000 policiers ont été dépêchés sur les lieux pour rétablir le calme.

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Sur le Facebook chinois Weibo, plusieurs photos et quelques vidéos, reprises sur le site d’information spécialisée Engadget.com, ont été publiées, montrant une foule et des équipements cassés.

Le géant chinois Foxconn emploie environ un million de travailleurs dans le pays. En Chine, l’entreprise est accusée de mauvaises conditions de travail et de mauvais traitements.

Leur presse (Reuters, 24 septembre 2012)

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« Vie sans issue »

Onet-le-Château (Aveyron). Des tags d’un nouveau genre

Un artiste d’un nouveau genre semble sévir actuellement sur la ville, en détournant les panneaux de signalisation de leur rôle habituel. Certains se transforment en toiles d’expression et se voient tagués de slogans divers. Ainsi, les panneaux « Stop » deviennent sous la main du délit « Don’t stop loving me » et la « Voie sans issue » devient une « Vie sans issue ». Que l’auteur de ces tags sache toutefois que le fait d’endommager du matériel du domaine public est passible de poursuites judiciaires.

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Leur presse (LaDepeche.fr, 6 septembre 2012)

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[Afrique du Sud] De l’esclavage à la grève sauvage (4)

Afrique du Sud : la crise minière ébranle le modèle social

Le syndicat national des mineurs est accusé de collusion avec la direction, au détriment des salariés.

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D’importantes manifestations ont eu lieu en Afrique du Sud après que la police eut ouvert le feu sur des mineurs en colère en août dernier.

La violente crise qui secoue les mines sud-africaines montre qu’une partie des travailleurs n’a plus confiance dans les syndicats traditionnels, garants jusqu’ici d’une certaine paix sociale malgré les profondes inégalités qui minent la société. Les fortes augmentations de salaire arrachées cette semaine à la mine de platine de Marikana (nord) l’ont été après une très longue grève émaillée de violences ayant fait 46 morts, et qui a complètement débordé les structures en place.

S’ils saluent l’accord, de nombreux observateurs y voient une invitation pour les mineurs d’autres sites à lancer des grèves sauvages sur le même modèle. C’est déjà le cas depuis quelques jours chez les producteurs de platine et d’or Anglo American Platinum (Amplats) et Gold Fields, où les grévistes se sentent encouragés par ce qui est considéré comme une victoire de leurs camarades de Marikana. Au grand dam du patronat et de la puissante confédération syndicale Cosatu (Confédération des syndicats sud-africains), dont la principale composante est le Syndicat national des mineurs (NUM).

Peur de l’anarchie

Les relations sociales sont depuis longtemps très formalisées en Afrique du Sud, les syndicats représentatifs ayant l’exclusivité des négociations avec les employeurs, à travers un processus extrêmement balisé. Les syndicats s’étaient d’ailleurs affirmés comme l’une des forces d’opposition les plus actives contre le régime de l’apartheid. Et la Cosatu est depuis sa fondation en 1985 alliée du Congrès national africain, l’ANC. Cette alliance — et la discipline des adhérents — a sans doute évité une explosion sociale quand l’ANC est arrivée au pouvoir en 1994.

Mais s’il a longtemps permis de canaliser les aspirations d’un prolétariat noir exploité par la minorité blanche, l’édifice commence à se fissurer, sur fond de luttes de pouvoir à l’approche du prochain congrès de l’ANC, organisé en décembre à Mangaung (Bloemfontein, centre). Les dirigeants de la Cosatu sont de plus en plus accusés d’être coupés de la base. Et d’être trop liés à l’ANC, dont de nombreux dignitaires font des affaires et siègent aux conseils d’administration des plus grands groupes du pays.

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« C’est l’enfer » (mineurs)

La presse sud-africaine s’est particulièrement amusée à la vue du parking du congrès de la confédération syndicale, cette semaine : les puissantes berlines qui y étaient garées contrastaient avec les déploiements de drapeaux rouges et les discours progressistes prononcés dans le luxueux centre de conférence de la banlieue de Johannesburg. Sur le terrain, les permanents du NUM sont souvent accusés de collusion avec la direction, au détriment des intérêts des travailleurs.

Or, une phrase revient souvent, quand on interroge les mineurs : « C’est l’enfer. » Les conditions de travail sont difficiles et leurs logements sont souvent déplorables. Quand bien même, comme le fait remarquer la Chambre des mines, les salaires des mineurs sont fort convenables pour l’Afrique du Sud. Mais les employés font souvent vivre de très nombreuses personnes avec, alors que le chômage touche effectivement près de 40 % de la population.

Puissance du NUM contestée

Dans ce contexte, la toute-puissance du NUM est de plus en plus contestée. Notamment par le petit syndicat radical Amcu (Association des mineurs et de la construction), mais aussi par des groupes non syndiqués, qui pensent qu’ils n’ont pas grand-chose à perdre. Comme à Marikana, les grèves sauvages se multiplient depuis le début de l’année. Les méthodes sont souvent musclées, pour empêcher les non-grévistes d’aller pointer : les menaces, verbales ou physiques, sont courantes, et des cadavres sont régulièrement retrouvés.

La perspective du congrès de l’ANC n’est pas étrangère à cette agitation, selon de nombreux observateurs. Et le bouillant Julius Malema, opposant numéro un du président Jacob Zuma depuis qu’il a été exclu du parti dominant en avril, a appelé tous les mineurs du pays à cesser le travail, accusant Cosatu et NUM de corruption. À la mine d’or de Kopanang près d’Orkney, à 170 km au sud-est de Johannesburg, c’est une section locale du NUM qui a déclenché une grève sauvage jeudi soir pour demander beaucoup plus que ce que prévoit l’accord de branche qui avait été négocié par… le NUM.

Leur presse (Agence Faut Payer, 21 septembre 2012)

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Hommage à Cecilia Gimenez

Hommage à Cecilia Gimenez, rénovatrice et profanatrice, massacrée par les journalistes

Cecilia Gimenez, dame d’un âge avancé, à Borja en Espagne, repeignait depuis quelque temps, « restaurait », disent les média, un portrait du Christ datant du XIXe siècle, au reste assez banal, un Ecce Homo signé d’un certain Elias Garcia Martinez. Et voila-t-y pas que des bonnes âmes érudites de la région, probablement plutôt du genre bigot, s’émeuvent de ses exploits de peintre amateur devant ce que les media appellent un « massacre » de l’œuvre originale, pourtant vulgaire saint-sulpicerie ne pouvant causer le moindre début d’émotion chez un sincère amateur d’art. Mme Gimenez a en effet, tel Mr. Bean dans le premier long-métrage qui fut consacré à ses tribulations au cinéma (il modifiait en éternuant dessus puis en tentant de réparer son dégât, une toile célèbre de Whistler, je crois…), passablement modifié un portrait du Christ, réalisant involontairement un portrait assez singulier auquel l’œil s’attache en dépit des commentaires goguenards et crétins des journalistes (il ne faut pas se fier à la qualité médiocre — voulue ? — de la reproduction ci-dessous, à la télévision on voit mieux l’image de Cecilia Gimenez).

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À droite la nouvelle œuvre brute, plus frappante que l’original je trouve, due à Cecilia Gimenez

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« Grossier dessin d’enfant », dit le commentaire journalistique dans la vidéo ci-dessus (plutôt moins agressive que d’autres de ses confrères)… Et pan sur les dessins d’enfant !

Méconnaissable est le crapaud de Nazareth désormais… Mais pour combien de temps encore ? Tous les journaux, le web, la télévision ont fait des choux gras de l’information, tombant à matraques raccourcies sur la pauvre octogénaire dont on apprend depuis quelques heures qu’elle est alitée, « victime de crises d’angoisse ». Un beau résultat pour ces « grands professionnels de l’information » ! Et bien sûr, on cherche à ricaner, à se gausser, à faire rire de cette dame, comme si on voulait, ce faisant, se décharger de la colère devant le constat de ce qui ressemble en fait ici à une profanation de l’icône christique, qui doit rester tabou, inviolable, immuable surtout. On veut que soit effacé le plus vite possible cet odieux saccage (avec l’octogénaire en prime ?).

Cependant une pétition circule déjà pour tenter de sauver l’œuvre — car c’en est une — que je trouve pour ma part plus brute ou populaire qu’expressionniste, comme elle est qualifiée dans cette pétition. Courage Cecilia, relevez-vous, vous n’êtes pas seule, il n’y a pas que des détracteurs, ailleurs on vous admire !

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Cecilia Gimenez

Le Poignard Subtil, 25 août 2012


Christ défiguré : la « pire restauratice de l’histoire » réclame de l’argent

Cécilia Gimenez, une anonyme devenue célèbre pour avoir massacré un tableau du Christ qu’elle devait restaurer, aimerait recevoir désormais un peu d’argent…

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(…) Révélé fin août, le ratage a d’abord fait le tour du web, le Christ ressemblant davantage à un singe sans bouche qu’à une représentation religieuse. Depuis, la petite église Notre-Dame de la Miséricorde, située dans la ville de Borja (nord-est de l’Espagne) est un passage obligé pour des milliers de pèlerins, qui déboursent 1 euros par visite. Cette manne inattendue aurait ainsi rapporté plus de 2000 euros en quatre jours au sanctuaire. Et selon la presse espagnole, la vieille dame âgée de 81 ans réclamerait sa part du gâteau. Elle aurait même fait appel à des avocats pour défendre sa cause et « le travail qu’elle a réalisé » (…)

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Presse ratée (Antonin Chilot, LeParisien.fr, 20 septembre 2012)

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