[Révolution tunisienne] Nouveaux affrontements à Gabès sous couvre-feu

Gabès : Calme précaire après une nuit d’affrontements

Un calme précaire régnait mardi matin à Gabès après une nuit de tension et d’affrontements entre les forces de la sûreté nationale et un groupe de jeunes qui ont violé le couvre feu décrété dans la région, a constaté le correspondant de l’Agence TAP.

Ces jeunes ont bloqué plusieurs artères de la ville et ont mis le feu à des pneus.

D’autre part, l’activité économique dans la zone industrielle de Gabès est toujours paralysée en raison du sit-in observé au niveau de l’entrée de la zone pour protester contre les résultats du concours du groupe chimique tunisien (GCT).

De même une grève générale a été organisée mardi dans la localité Al Balad, avoisinant la zone industrielle, pour revendiquer le droit à l’emploi et le dédommagement des citoyens victimes des effets néfastes de la pollution.

Publié par des ennemis de la révolution (WMC/TAP, 23 octobre 2012)


Gabès s’embrase… et les directives tardent

La situation s’est envenimée, une nouvelle fois en ce lundi 22 octobre 2012, à Gabès. En effet, depuis samedi soir, des violences submergent la ville et un couvre-feu a été décrété, hier soir, dans 4 délégations.

Les habitants se sont rassemblés devant le district de la police pour protester contre l’usage de gaz lacrymogène utilisé la nuit dernière lors de la poursuite d’individus qui n’ont pas respecté le couvre-feu.

La situation sécuritaire est délicate, a indiqué le secrétaire général adjoint du syndicat des forces de sécurité nationale de Gabès Nabil Mejiî dans une déclaration à Radio Tataouine, précisant que certaines personnes sont en train d’attaquer les locaux du district de la police et de la Garde nationale usant de jets de pierres.

Pour sa part, le gouverneur de Gabès Omar Chahbani s’est excusé, dans sa déclaration à Radio Tataouine, auprès de la population des dépassements de certains agents des forces de sécurité. Il a rappelé que plusieurs jeunes ont transgressé le couvre-feu et ses sont attaqués aux postes de police et au district même de sûreté à Gabès essayant d’y mettre le feu.

M. Mejiî et M. Chahbani ont évoqué, tous les deux, la présence de personnes incitant à la violence. Le gouverneur a rapporté la présence de véhicules qui distribuaient des cocktails Molotov, des pneus, des sandwiches et même de l’argent, précisant que la police dispose de témoins oculaires, de noms et de numéros de plaques minéralogiques. Toujours selon eux, certaines personnes ont été arrêtées.

Un fait marquant a été relevé par M. Mejiî qui s’en est étonné. Des renforts sécuritaires sont disponibles à Gabès, mais aucune décision n’a été prise. Selon lui, les directeurs du district de sécurité de Gabès attendent des ordres qui « tardent » alors que la « ville s’embrase ».

(…)

Publié par des ennemis de la révolution (Business News, 22 octobre 2012)


Gabès : Grève générale à Bouchema

Les habitants de Bouchema (délégation de Gabès-ouest) ont observé lundi, une grève générale pour protester contre les résultats du concours de recrutement organisé par le groupe chimique tunisien (GCT), causant la suspension totale des activités dans la région, a constaté le correspondant de la tap à Gabès.

Le secrétaire général de l’association IRADA (volonté), Rafik Hajji a indiqué au correspondant de la Tap, que les résultats de ce concours étaient « injustes » pour la localité de Bouchema et les régions avoisinantes, compte tenu de l’ampleur des dégats causés à l’environnement et la santé.

Il a souligné la nécessité de mettre fin à la marginalisation de la localité de Bouchema mettant l’accent sur la nécéssité d’accorder la priorité à l’emploi des jeunes et de réviser les critères du concours de recrutement du GCT, de manière à accorder un bonus aux candidats originaires de la région.

Par ailleurs, des dizaines de jeunes n’ont pas respecté le couvre feu, décrété dimanche dans certaines délégations de Gabès et se sont rassemblés vers 21h00 à la place de Ain Essalem (Gabès), ce qui a valu l’intervention des forces de l’ordre et de l’armée nationale pour les disperser à coup de gaz lacrymogène. Ces opérations se sont poursuivies jusqu’à l’aube.

Des citoyens se sont regroupés, lundi matin devant le district de la sûreté nationale pour protester contre les agressions verbales commises par certains agents de la sécurité.

Publié par des ennemis de la révolution (WMC/TAP, 22 octobre 2012)


Tunisie : La révolte gronde à Gabès

Au moment ou la troïka au pouvoir se prépare à fêter le 23 octobre, date du premier anniversaire des premières élections libres et démocratiques les manifestations contre le gouvernement dirigé par le parti Ennahdha grondent à Gabès.

Malgré l’instauration du couvre-feu dans quatre localités du gouvernorat, les autorités semblent dans l’incapacité de trouver les remèdes à cette crise sans précédent.

Des citoyens qui ignorent le couvre-feu

Deux jours après les violents affrontements qui ont lieu, vendredi dernier, entre manifestants et forces de l’ordre suite à la proclamation des résultats du concours du Groupe Chimique Tunisien (GCT), la ville a vécu, dimanche, une nuit des plus mouvementées ou plusieurs citoyens ont violé le couvre-feu.

C’est pour la première fois que la région de Gabès est le théâtre de pareille agitation. La vague de contestation se poursuit et la situation demeure de plus en plus inquiétante, surtout avec la grève générale observée à Bouchamma.

Une source sur place nous a indiqué que des affrontements ont éclaté de nouveau, vers midi de ce lundi 22 octobre, les forces de l’ordre y ont répondu à coup de gaz lacrymogène. Constat : un fort déploiement de la force au niveau des établissements publics, des tirs en air, fermeture des écoles, blocage des entrées de la zone industrielle de Gabès ainsi que l’interruption du trafic ferroviaire et blocage de la route de Sfax et de Tunis.

La même source nous a fait remarquer que, lors des ces événements, deux journalistes de la chaîne Al-Hiwar, ont été violemment agressés et transportés à l’hôpital de toute urgence.

La tension atteint donc son paroxysme à la veille d’une date symbolique. Et les revendications de la population vont au-delà de la révision des résultats proclamés du GCT. Diverses sources ont affirmé à Africanmanager que la vague de contestation ne peut que confirmer la déception des habitants de ladite région vis-à-vis le rendement de l’actuel gouvernement. « Beaucoup des promesses, mais rien n’est fait au concret » nous a affirmé un des protestataires avant d’ajouter : « La situation ne fait qu’empirer depuis la fuite de Ben Ali : corruption, torture, népotisme et, pis encore, une grande disparité régionale. Les politiciens ont oublié vraiment les causes réelles de cette révolution et ils essayent de nous calmer. »

Un autre habitant s’est interrogé sur les acquis réels accomplis par ce gouvernement depuis son installation. « Où sont les projets ? Avez-vous résolu le problème du chômage ? Qu’avez-vous fait pour les régions intérieures, particulièrement pour Gabès, la région la plus polluée en Tunisie ? Absolument rien et pourtant, le gouvernement de coalition tente de célébrer le 23 octobre ! »

Pour d’autres habitants, la bonne solution demeure la démission de ce gouvernement qui a échoué à tenir ses promesses. « Le 23 octobre est la date de fin de légitimité de la troïka au pouvoir. C’est le temps de démissionner. Le pays ne peut plus supporter d’autres conflits. On est au bord de la faillite », s’est écrié un jeune chômeur.

Le gouvernement ne semble pas s’inquiéter

Plusieurs partis politiques à l’instar du parti des travailleurs ont accusé le gouvernement d’être responsable de la détérioration de la situation sécuritaire dans le pays, lui reprochant également les violences commises ces derniers temps dans plusieurs régions surtout à Tataouine.

L’impatience grandit jumelée à une vague des critiques. Toutefois, le gouvernement de coalition ne semble pas s’inquiéter de la dérive sécuritaire. Cela ne pourrait qu’amplifier l’ensemble des frustrations et des déceptions des Tunisiens, ayant trop cru à une vie digne après la Révolution.

Publié par des ennemis de la révolution (Wiem Thebti, AfricanManager, 22 octobre 2012)


Couvre-feu à Gabès sur fond de révolte populaire

Après Thala, Kasserine, Sidi Bouzid, Sidi Bouzaiene et Tataouine, c’est la région de Gabès (sud-est) qui est entrée en rébellion contre le gouvernement.

Le gouverneur de Gabès a décrété un couvre-feu à partir de dimanche dans les délégations de Gabès-ville, Gabès-Sud, Gabès-Ouest et Ghannouch. Selon le ministère de l’Intérieur, le couvre feu est en vigueur de 21h00 à 4h00.

Cette mesure a été prise suite aux affrontements, qui ont eu lieu ces derniers jours entre la population et les forces de l’ordre. Les manifestants protestent contre les résultats d’un recrutement effectué par une entreprise publique dont ils mettent en doute l’impartialité et la transparence. Selon les manifestants, seuls les proches du parti islamiste Ennahdha au pouvoir et les membres du clan de Rached Ghannouchi, président de ce parti, ont été recrutés. Ils contestent le fait que toutes les personnes recrutées soient originaires de Gannouch, le village natal de Ghannouchi.

Par ailleurs, les habitants de Bouchemma, autre localité du gouvernorat de Gabès, observent une grève générale, aujourd’hui, pour les mêmes raisons. Ils estiment que les 15.000 habitants de la localité souffrent depuis des années des rejets de l’usine du Groupe chimique tunisien (Gct), alors qu’ils sont privés d’emplois et de programmes de développement.

Pour ne rien arranger, un groupe de détenus dans la prison civile de Gabès ont incendié, samedi après-midi, leur cellule, essayant de provoquer une mutinerie pour essayer de s’évader. Le feu a cependant été maîtrisé et « aucune perte humaine n’est à déplorer », indique l’agence Tap à Gabès.

Publié par des ennemis de la révolution (Kapitalis, 22 octobre 2012)

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