[Issy-les-Moulineaux] A voté !

Le local du Front de Gauche vandalisé !

Dans la nuit du mardi 27 au mercredi 28 mars, les vitres de la permanence de notre local situé 90 bis avenue Victor Cresson à Issy les Moulineaux ont été brisées (vers 0h30 selon un voisin réveillé par le fracas).

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Une plainte a été déposée au commissariat de Police.

Site du PCF, 31 mars 2012

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Hommage à Oakland

Ci-dessous, une contribution reçue pour le numéro 14 (à paraître très prochainement) de Blabla (parution apériodique dijonnaise d’infos et de contre-infos locales et globales).

Hommage à Oakland

15 octobre 2011. Alors que presque partout se tiennent des manifestations — en écho au mouvement « world revolution » des indigné·e·s le plus souvent, mais contre les institutions financières voire le capitalisme plus généralement — « violentes manifestations à New York et à Rome », lit-on de ci de là dans les médias. Et pourtant, c’est sans grande surprise que l’on relève le contraste d’un bout à l’autre de l’océan : de la manif de « Occupy Wall Street » à New York, nous parviennent les récits de manifestant·e·s tabassé·e·s par la police pour avoir seulement osé marcher ailleurs que sur le trottoir, tandis qu’à Rome ou à Athènes, dans le même temps, flicaille et capitalistes se sont pris une raclée, car quelques milliers de manifestant·e·s — apparemment plus « révolté·e·s » qu’ »indigné·e·s » — ont choisi de porter en actes le refus de l’ordre étatique et financier, en saccageant banques et représentations gouvernementales, tout en tenant la police à distance à coups de pierres, pétards et poubelles incendiées. Non, décidément, les mots et les actes n’ont pas le même poids ici ou là, et habitué·e·s que nous sommes à ne percevoir des USA que des luttes corporatistes éparses, un contrôle policier d’une extrême sévérité et l’illusion d’une paix sociale que rien ou presque ne saurait ébranler, c’est sans surprise que l’on renouvelle ce constat.

On ne saisit pas bien, à ce moment là, que se joue vraiment quelque chose de nouveau de l’autre côté de l’Atlantique, et que de la vague d’indignation occidentale, boostée par l’explosion des « printemps arabes »,  naît une dynamique telle que l’Amérique n’en avait plus connu depuis, peut-être, l’opposition à la guerre du Vietnam, et ce malgré la présence anesthésiante d’un « Prix Nobel de la Paix » à la présidence : un mouvement transversal, inclusif et pluriel, où se côtoient de façon improbable vétérans du conflit irakien, jeunes hipsters et déclassé·e·s des quartiers de tous âges, rassemblé·e·s par un ras-le-bol du pouvoir financier, mais aussi d’une organisation sociale verticale et des représentations politiques traditionnelles. Car c’est notamment aux USA que la contagion prend des plus massivement, et dans quantité de villes américaines se réinventent alors le vivre ensemble (lors de campements sauvages au cœur de la cité), l’organisation collective (par une pratique assembléaire et des tentatives de prises de décision au consensus à plusieurs centaines voire milliers, ainsi que par la mise en place de logistiques alimentaire, médicale, médiatique autonomes et collectives), et la lutte politique (par la désobéissance et la tenue de rassemblements, marches, actions… malgré les injonctions contraires des policiers).

2 novembre 2011. C’est du côté d’Oakland, dans la baie de San Francisco, en Californie, que vient cette première secousse, qui force les regards à se tourner vers cet inattendu-ci. Après avoir été brutalement expulsés de leur campement installé face à la mairie (sur une place rebaptisée « Oscar Grant Plaza », en hommage au jeune homme tué par la police deux années plus tôt), et repris possession des lieux en manif dès le lendemain, les Occupy Oakland lancent un appel à la grève générale. Le jour dit, ils et elles procèdent au blocage du port (alors qualifié de « Wall Street du bord de mer ») par la convergence de plusieurs manifestations massives sur les lieux, au détour de l’une desquelles un cortège anticapitaliste éclate quelques banques et repeint la façade d’une grande chaîne de distribution « bio » de Monsanto, dont la direction avait exercé des pressions sur les employé·e·s pour les dissuader de rallier la grève. Autant le dire franchement : les images et récits de ces cortèges déterminés sont assez exaltants. On ne peut réprimer un sourire en voyant le décor capitaliste ainsi souffrir, ni cacher ce contentement, quand un blocage économique permet de stopper un temps l’activité du 5e port le plus important du pays, sous les applaudissements de ses travailleurs dont la précarité peut rendre la pratique de la grève trop risquée.

Pour autant, Occupy Oakland est vite en proie aux attaques convergentes des politicien·ne·s et autres indigné·e·s bien-pensant·e·s : s’insurgeant contre la « violence » d’une partie des manifestant·e·s, des « leaders », de-ci de-là, appellent les autres instances du mouvement Occupy américain à s’en dissocier, à condamner, et à signer des chartes de non-violence entre autres pactes d’inoffensivité. Bref, on connaît la chanson, pour la vivre trop souvent quand une expression contestataire sort des sentiers balisés. Et s’il est bien triste de voir certain·e·s manifestant·e·s se substituer aux flics pour protéger telle ou telle enseigne de la colère collective, voire pire, collaborer au travail policier en livrant ceux et celles qu’ils auront désigné·e·s comme « casseurs », il est tout aussi rageant de voir le nécessaire débat stratégique confisqué par un pacifisme absolu professé comme religion, qui, semblablement, obscurcit la complexité du réel quand il ne le nie pas tout simplement (saluer le « pacifisme exemplaire » des révolté·e·s d’Égypte et de Tunisie — ainsi qu’on l’entend souvent — témoigne du degré d’aveuglement dont sont capables les plus fervents pasteurs de cette idéologie, quand chacun·e sait que c’est aussi à coups de pierres et cocktails molotov que la place Tahrir a tenu tête aux sbires du pouvoir jusqu’à le faire choir, et que c’est en flammes que sont partis quantité de commissariats et de bâtiments gouvernementaux dans ces pays).

Sauf que. Là encore, Oakland a créé la surprise. Face au schisme habituel entre « citoyen·ne·s » et « révolté·e·s », s’est imposée une vision que d’aucun·e·s croyaient périmée après son apogée, puis son déclin progressif dans le contexte des contre-sommets de la mouvance antimondialisation des années 2000 : la « diversité des tactiques ». Sortir d’une vision moraliste et étroite de l’action politique qui consiste à universaliser sa perception subjective, pour reconnaître, à l’inverse, qu’une variété de parcours et d’aspirations — mais aussi d’identités de classe et de genre en ce qu’elles impliquent des vécus spécifiques de l’oppression — génèrent divers degrés de colère avec l’existant et des opportunités différentes de s’y confronter efficacement. Si l’on prend également en considération, ainsi que les camarades d’Oakland semblent l’avoir fait, que tout·e un·e chacun·e ne jouit pas de la même assurance ou capacité à faire face aux situations à risque, alors il apparaît nécessaire de composer un espace de résistance inclusif et solidaire, ouvert à une pluralité de moyens d’actions où les unes laissent de l’espace aux autres. Ce d’autant plus que les luttes les plus fortes et victorieuses sont généralement le fait d’un subtil mélange de méthodes et de niveaux de conflictualité, de montées en puissance qui peuvent connaître des moments de tensions fortes, comme de manifestations plus relâchées sur divers fronts. Pour autant, force est de constater qu’il n’est pas toujours évident de donner corps à cette juxtaposition. OO, en tout cas, s’y est essayé.

13 janvier 2012. Le communiqué du « comité tactique » d’Occupy Oakland annonce clairement la couleur : les marches hebdomadaires FTP (« Fuck The Police », en réponse aux multiples agressions des flics, tant à l’encontre d’Occupy que des pauvres à Oakland et au delà) n’entendent pas être des ballades tranquilles, et les participant·e·s sont invité·e·s à s’y rendre en connaissance de cause. Pour autant, l’originalité d’OO consiste aussi à assumer, au sein d’un espace ouvert à l’action coup de poing comme à l’autodéfense contre la police, de se fixer des limites, liées à l’objectif stratégique du moment et discutées collectivement. Aussi est-il notamment demandé aux manifestant·e·s, à l’occasion de la seconde marche FTP, de ne pas s’attaquer aux véhicules — exception faite des bagnoles de flics et de médias dominants — ni à la propriété privée — le communiqué précisant ensuite, non sans humour, que banques et locaux de partis et multinationales sont momentanément exclus de cette catégorie. En rupture avec le dirigisme des organisations comme avec le renvoi à la seule responsabilité individuelle des participant·e·s aux actions, OO esquisse manifestement une autre option : celle de bâtir un mouvement multiforme qui, s’il s’efforce de ne pas faire le jeu de la criminalisation, cherche sa position par la somme des tensions, tout en se donnant une, des directions.

Cette « radicalité inclusive » ainsi que l’ont nommé certain·e·s de ses protagonistes, en plus de l’ancrage d’un certain nombre de participant·e·s aux groupes et entités composant la ville, des comités de quartiers aux activistes et autres « alternatifs », ont été autant d’éléments faisant de la « Commune d’Oakland » un espace de convergence. Aussi a-t-on vu y participer nombre de personnes issues des communautés noires (dans une proportion bien supérieure à la plupart des autres mouvements Occupy sur le reste du territoire), et s’y agréger une diversité de gens particulièrement visés par le racisme, la police, et défavorisés. Un « safer space » par et pour queers, transgenres, homosexuel·le·s a été constitué ; une crèche pour mutualiser la responsabilité des enfants permettant aux parents (et plus jeunes) de prendre part au mouvement, entre autres initiatives permettant l’émergence de ce lieu comme vecteur de rencontres, de créativité défiante envers l’ordre social. Cet enracinement n’aura pas seulement permis à Occupy Oakland de bénéficier d’une implication comme d’un soutien passif importants de la part de la population locale, mais aussi de lutter pour autre chose que sa simple continuation, en se donnant des objectifs faisant écho à la réalité de bien des participant·e·s. Pour accoucher de ces possibles et espérer les inscrire dans la durée par delà les délogements de campements, en écho à la crise du logement et pour répondre à la provocation spéculative ayant ravagé le pays, comme pour réaliser le mot d’ordre « Occupy » du mouvement, il était logique de continuer en… s’appropriant des bâtiments.

28 janvier 2012. C’est le « move-in day ». OO n’en est pas à son coup d’essai, mais en raison de l’échec des précédentes tentatives plus clandestines, il s’agit cette fois de le faire publiquement et par la force du nombre : prendre possession d’un lieu abandonné, et, de ce fait, ne pas juste dénoncer sa vacuité, mais la convertir en centre social pour la communauté. La manif est convoquée largement, avec pour objectif annoncé l’occupation durable d’un bâtiment. Plusieurs milliers de personnes se mettent en marche, pour un cortège hétéroclite et coloré, mené par des pancartes renforcées sur lesquelles on lit « commune move in, police move out » (« Occupy, entrez ! », « Police, sortez ! ») et un « black bloc » [Le « black bloc » est une tactique, consistant à s’habiller de noir et à masquer son visage de façon plus ou moins sporadique, pour constituer l’illusion d’un bloc homogène et ainsi entraver l’exercice d’identification policier. À l’inverse, sa constitution est généralement très hétérogène, rassemblant groupes d’affinité et individus divers.] équipé de casques & boucliers artisanaux (tagués « Peace & Love »), pour parer aux projectiles de la police et permettre au cortège d’avancer malgré une répression anticipée. Cela ne suffit cependant pas à empêcher la mise en déroute de la manifestation par une pluie de grenades assourdissantes, gaz lacrymogènes, balles en caoutchouc et fumigènes, précédant une série de charges policières. L’essentiel des manifestant·e·s se retrouve alors pris en étau et matraqué, les flics raflant plus de 400 personnes et en blessant pas mal d’autres. Une partie du « défilé » ayant réussi à échapper à la nasse policière saccage brièvement l’hôtel de ville en retour, avant de se disperser.

Si l’objectif annoncé de la journée est perdu, la combattivité des participant·e·s et la virulence de la réaction policière met le feu aux poudres à travers les US, et la sympathie avec Occupy Oakland s’exprime de toutes parts dans les jours et semaines qui suivent. Ce, par des manifestations et rassemblements, mais aussi par des gestes simples et déterminés — bris de vitrines de banques et de commissariats — désavouant en partie le cadre strictement légaliste dans lequel d’autres incarnations de Occupy ont souhaité s’inscrire ailleurs dans le pays, et vérifiant qu’en cette circonstance comme en bien d’autres, l’indomptabilité et la ténacité des mobilisé·e·s peut s’avérer plus contagieuse que les défilés policés. Le souffle de vitalité en soutien aux « révolté·e·s d’Oakland » est palpable, et l’on sent combien beaucoup n’en sont que plus inspiré pour continuer, galvanisé·e·s par le rassemblement initié par Oakland, dont les membres, bien que pensant leurs plaies, n’ont manifestement pas l’intention de baisser les bras. Si les mêmes critiques quant au refus d’Occupy Oakland de condamner la « violence » continuent à fuser, c’est un débat plus stratégique qu’idéologique quant à l’efficacité des stratégies défensives & offensives qui semble cependant dominer. Ce, d’autant plus que la détermination du black bloc à protéger le cortège lors du 28 janvier (plutôt que d’aller à l’affrontement rituel avec la police ou s’attaquer aux habituelles devantures du pouvoir) a été remarquée.

Enfant bâtard de la mouvance Occupy et du terreau spécifique dans lequel il a émergé — Oakland, berceau des Black Panthers et siège de la dernière grève générale américaine en 1946 — OO a de quoi interroger, fasciner. Ses caractéristiques rares, et — inutile de le nier — la dimension spectaculaire d’une partie des actions initiées, auront su attirer notre attention sur le mouvement Occupy aux États Unis dans ses potentiels et ses singularités, que l’expression trop régulièrement timorée, souvent citoyenniste, parfois conspirationniste des indigné·e·s dans leur version française ne nous avaient guère incité à regarder. On ne peut s’empêcher, au passage, de se demander si quelque part, cet enthousiasme pour Oakland est moins dû à l’envie d’appréhender une situation particulière là bas, qu’à la familiarité que nous évoquent des formes de lutte et de résistance plus en phase avec les codes qui sont les nôtres, avec les luttes présentes et passées qui se vivent plus près d’ici. Si tel était le cas, n’est-il pas est possible de faire d’Oakland un point de départ pour élargir le regard ?

Quoi qu’il en soit, ces quelques extraits et pensées, glané·e·s au fil des témoignages, traces audiovisuelles et communiqués accessibles sur l’Internet, plus rarement appuyées, modérées ou corrigées par quelques camarades américain·e·s, ont donc pour but de nous inciter, indigné·e·s, révolté·e·s ou inclassé·e·s, à aller y regarder de plus près, pour construire, ici, dans nos villes et nos quartiers, des potentiels de bouleversement qui fassent rêver !

Pour Oakland, pour la Commune,
some friends in Dijon.

Plus d’informations sur : indybay.orgoccupyoakland.orghellaoccupyoakland.organarchistnews.org

Liste francophone de diffusion d’infos relatives aux squats, 31 mars 2012

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Journée d’action européenne contre le capitalisme à Francfort (Allemagne)

Allemagne : affrontements violents en marge d’une manifestation anti-BCE

De violents affrontements ont opposé policiers et manifestants venus protester contre la politique d’austérité imposée par l’UE et la BCE aux pays méditerranéens, samedi à Francfort (ouest de l’Allemagne), a-t-on appris auprès de la police.

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Un policier aurait été grièvement blessé, après avoir été atteint par des pierres. Il est en soins intensifs, mais la police n’a pas pu préciser si son pronostic vital était engagé.

Elle n’a pas non plus souhaité fournir de bilan pour les blessés, ni le nombre des interpellations, car l’intervention est toujours en cours.

Elle a évalué à 4.300 le nombre de manifestants venus à l’appel du collectif « M-31 » (pour 31 mars), dans le cadre d’une « journée d’action européenne contre le capitalisme ».

Du côté des organisateurs, on parlait de 6.000 participants, d' »au moins 200 interpellations » et de « nombreux blessés ».

« De nombreuses personnes ont des hématomes, il y a au moins une fracture avérée, et de très nombreuses personnes incommodées par le gaz lacrymogène utilisé par la police », a expliqué à l’AFP un porte-parole.

Il a estimé que c’était la charge des policiers armés de matraques, après des jets de sachets de peinture sur la façade du siège de la Banque centrale européenne (BCE) à Francfort, qui avait fait dégénérer la situation.

Jusque là « nous (étions) plutôt satisfaits du déroulement de la manifestation et du nombre de gens venus pour montrer leur solidarité avec la lutte sociale des pays méditerranéens touchés par la politique d’austérité », a-t-il raconté.

« Je peux comprendre les gens qui ont jeté la peinture, même si ce n’était pas l’objet de la manifestation. (Mais) après la charge (de la police), on a dû appeler à la dispersion du cortège et de petits groupes se sont dispersés dans la ville », a-t-il ajouté.

Leur presse (Agence Faut Payer, 31 mars 2012)

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[Nancy] Le festival DIY a besoin de toi !

Cette année on remet le couvert… 26 et 27 mai 2012

Un festival sur deux jours pour  la réappropriation des savoir faire…
Pour apprendre à faire des choses soi-même sans faire de l’amateurisme

Le festival est autonome il n’est financé par aucune subvention et notre base, le socle de cet évévenement c’est l’autonomie et le prix libre.

On recherche un animateur pour un atelier sur la fabrication des produits ménagers et/ou atelier savon (et pourquoi pas cosmétiques, teintures ou médecines douces…)

Alors, si vous êtes motivés pour partager ce que vous savez faire, que vous pensez que ce savoir est utile, rejoignez le mouvement.

Utilisez le formulaire de contact du blog et proposez-vous !

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MacGyver, Saint Patron du DIY (Do It Yourself !)

Un peu plus de détails…

Proposer un atelier

Vous trouverez ici des précisions sur ce qui est attendu des ateliers proposés au DIY Festival. Si vous voulez proposer un atelier, contactez-nous.

Des travaux pratiques et participatifs

Le DIY Festival privilégie le savoir-faire sur la théorie. Les ateliers peuvent contenir une part de théorie, mais doivent être centrés sur la la pratique. Il est important que les participants soient acteurs et non spectateurs de l’atelier.

Des ateliers à prix libre

Bien souvent, l’organisation d’un atelier a un coût. Cependant, le DIY Festival refuse de filtrer les participants sur l’argent.

Pour rembourser les frais d’ateliers, les animateurs sont tenus de pratiquer le prix libre : les participants donnent ce qu’ils veulent ou ce qu’ils peuvent. Les ateliers et l’organisation de festival sont solidaires d’éventuels ateliers déficitaires.

Des activités facilement reproductibles

Le DIY Festival s’inscrit dans une démarche d’autonomie. Il est donc préférable que les participants puissent reproduire chez eux les activités apprises lors du festival.

La Savonnerie clandestine, 31 mars 2012

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[Argentine] Un squat « durable » en Patagonie (Green et Vert)

Pratique courante à travers toute l’Amérique latine, l’occupation illégale de terrains constitue généralement la première étape de la formation de bidonvilles. Mais pauvreté ne rime pas forcément avec manque de conscience environnementale : bien au contraire.

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El Bolsón, petite ville de Patagonie nichée au creux d’une vallée réputée pour sa bière, ses vergers bios et son artisanat, est devenue le théâtre d’une expérience innovante. Elle mélange avec succès lutte pour le droit au logement, autogestion et développement durable.

Tout a commencé avec la prise de possession d’un terrain communal de cinq hectares par plusieurs familles sans ressources. Elles se sont appropriées 24 lots distincts, avec l’espoir d’y construire leur toit.

Si l’argent manque, le petit groupe partage un idéal de vie : l’harmonie avec l’environnement. Pas question de fabriquer des abris de fortune en tôle, précaires et insalubres, en attendant que l’État se charge d’améliorer leur sort.

Entraide et production locale

Chaque terrain individuel ne dépasse pas 1000 m². Un hectare est réservé aux divers projets communautaires. Deux espaces vont être consacrés à l’agriculture. Une plantation d’arbres fruitiers et des terres destinées au maraîchage. Une zone est destinée à la préservation de la forêt originelle, à travers des projets de reboisement. Un dernier espace est prévu pour les bâtiments communs : une cuisine, des stands où vendre sa production artisanale, une scène pour accueillir des manifestations culturelles, etc.

Pour Vida Luna Muñoz Álvarez, porte-parole du groupe, ce sont les concepts d’habitat écologique et d’agriculture durable qui réunissent les occupants du nouveau quartier. La construction de chaque maison se fait grâce à la formation de mingas : des groupes d’une vingtaine d’adultes qui travaillent de manière communautaire et enseignent ensuite les techniques apprises d’un chantier à l’autre.

Une initiative à partager

Une assemblée réunissant les participants au projet se déroule chaque semaine. Elle est précédée d’ateliers de formation. Bio-construction, permaculture, coopérativisme, ou encore souveraineté alimentaire y sont abordés. Vida Luna détaille les souhaits des participants :

« Nous aimerions mettre en place des systèmes de traitement des eaux usées, des éoliennes, des toitures végétales, des chauffe-eau solaires, une banque de graines. Et reboiser avec des espèces d’arbres endémiques et des arbres fruitiers. »

Pour y parvenir, ils peuvent compter avec le soutien de diverses ONG spécialisées dans l’éco-construction. La communauté a également obtenu l’approbation de la municipalité. Elle les autorise à occuper cet espace pour une période de 5 ans afin de développer un projet agricole. Vida Luna espère que l’expérience fera des émules :

« Nous voulons que cette initiative se transforme en projet pilote, en laboratoire, en exemple, pour que d’autres personnes occupant des terrains s’inspirent de ce que nous ferons ici. »

Le campement provisoire installé sur le chantier comporte déjà deux cuisines communautaires et accueille une dizaine de bénévoles de nationalité chilienne, allemande, équatorienne, ou encore colombienne. Venus découvrir les techniques d’éco-construction et de travail de la terre mises en œuvre par  la communauté, les volontaires l’aident à réaliser son rêve : vivre de manière autonome et durable.

Leur presse (elciudadano.cl / Green et Vert – 27 mars 2012)

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Barcelona, 29 mars 2012 : fin de la paix sociale ?

Dans un contexte social déjà tendu, entre coupes budgétaires et chômage massif, le gouvernement espagnol du Parti Populaire lance un nouveau projet de réforme du code du travail. Celui-ci est dans la droite ligne du libéralisme sauvage imposé par les marchés via la Banque Mondiale, le Front Monétaire International et la Commission Européenne. Il accentue encore la précarité au travail en supprimant quasiment les Contrats à Durée Indéterminée facilitant la possibilité de licencier des patrons [vidéo en espagnol expliquant la reforme ici]. Exemple parmi tant d’autres : la période d’essai passe de trois mois à un an, période pendant laquelle on peut se faire virer du jour au lendemain sans raison… Face à cela, les syndicats majoritaires — CCOO et UGT —, pourtant habitués à négocier sagement avec l’État et le patronat, ont décidé d’appeler à une journée de grève générale le 29 mars. Si ces organisations sont largement discréditées par la société, l’ampleur de l’attaque a suscité un tel rejet que tous les secteurs se sont unis à cette journée d’action.

Ces dernières semaines, l’ambiance se chauffe peu à peu. Les rues se couvrent d’autocollants, affiches et tags, Internet bouillonne d’appels à participer à la grève. Les assemblées de quartiers et de villages, issues du mouvement 15M de l’année dernière, se réorganisent après un moment de baisse d’activité. Ainsi, la veille, plusieurs quartiers de la ville convoquent à une « cacerolada » (manifestation avec des casseroles sur le modèle argentin) et déambulent dans les rues pour expliquer la grève et inciter les petits commerces à fermer. Le soir même, à minuit pile, plusieurs piquets ambulants ferment les bars bobos des quartiers gentrifiés. Dans le centre, plus d’une centaine de personnes invitent à sortir les clients des bars et ferment les rideaux de fer énergiquement. Le cortège se dirige vers les discothèques pour les fermer. Sur une des grandes avenues de la ville, un loto est toujours ouvert. La tension monte et deux personnes — dont les médias disent qu’elles participaient au piquet — pénètrent dans le local et partent avec la caisse (environ 2000 euros).

Toute la nuit, de nombreuses actions communicatives et/ou de sabotage (surtout contre les supermarchés et les banques) sont réalisées et tôt le matin, les grands axes de la ville sont coupés par des rassemblements syndicaux ou des barricades de pneus enflammés. Peu après, commencent les piquets ambulants des quartiers — plus d’une vingtaine au total pour la seule ville de Barcelona. Ceux-ci sont également parfois assez agités, avec des situations tendues dans les commerces ouverts, des sabotages de bus ou de métro couvrant les services minimaux accordés par les grands syndicats et du blocage de flux avec des dizaines de barricades dans les rues. Plusieurs personnes se font arrêter pendant ces actions. Des colonnes de fumées apparaissent depuis différents points de la ville. Et la grève est LE sujet de conversations et de débats spontanés dans la rue.

À 12h, les piquets des différents quartiers se dirigent vers le centre pour le piquet unitaire, fermant tout sur leur passage. En 2010, pour la dernière grève générale, le rassemblement avait été un succès en terme de nombre avec plus de 4·000 personnes [voir récit de la greve générale de 2010 ici]. Aujourd’hui, c’est plus de 20·000 personnes qui depuis la Place Catalunya montent vers les quartiers financiers où attendent les piquets venus des hauteurs de la ville. Au bout de quelques minutes, la Bourse, étrangement laissée sans protection, est attaquée, avec un feu de poubelle devant la porte. Les Mossos (Police Catalane) débarquent à toute vitesse et chargent mais la manifestation tient et se poursuit assez tranquillement dans la luxueuse avenue du Passeig de Gracia. Arrivés en haut, il y a tellement de monde que l’on en sait pas ou est le début et la fin du cortège.

Un mouvement se crée finalement vers la Diagonal, artère huppée de la ville. À un croisement, un énorme feu est allumé et le siège sociale de Banc Sabadell (une des principales banques du pays et responsable de l’expulsion de milliers de foyers ces dernières années) est totalement détruit puis incendié. À deux rues de là, le reste de la manifestation ne se rend compte de rien et l’ambiance y est plutôt familiale, colorée et festive. Les pompiers arrivent. Certain-e-s manifestant-e-s parlent avec eux et leur demandent de ne pas éteindre les barricades enflammées. « Ça serait dommage que l’on doive vous crever les pneus », entend-on. Les pompiers se déclarent solidaires de la grève, mais finissent néanmoins par intervenir.

À 16h30, plusieurs manifestations sont convoquées notamment par les indépendantistes (marxistes), les « iaioflautas » (collectif issus de la commission « personnes agées » du 15M) et les organisations anarchosyndicaliste CGT-CNTs (enfin réunies, après des décennies d’obscures scissions internes). Le cortège libertaire est impressionnant, avec plus de 10·000 personnes. À peine commencé, un groupe détruit méthodiquement les vitrines des banques. Une partie des manifestant-e-s applaudit chaque action mais une autre s’y oppose parfois physiquement. La foule arrive finalement près de la place Catalunya où convergent les différents cortèges à l’appel de la commission « travail » du 15M. Au coin de la place, les deux manifestations se rencontrent en criant « A, Anti, Anticapistalistas !« . Alors que la tête de la manifestation unitaire avec le camion sono attend pour sortir, avec des dizaines de milliers de personnes derrière, les vitrines du Corte Ingles, le symbole du capitalisme espagnol, sont complètement détruites.

La police, présente à 30 mètres, charge ; mais il y a tellement de monde qu’il est tout simplement impossible de disperser la foule. Le journal El Pais parle alors de 275·000 personnes composant les différentes manifs qui bloquent la ville, alors que les syndicats en comptent 800·000. De fait, l’immense place et toutes les rues aux alentours sont remplies à craquer. La police ne laisse pas sortir la manifestation de la place, immobilisant le camion sono, et il y a une sorte de flottement. La situation devient alors incontrôlable : dans un autre coin du Corte Ingles, les manifestant-e-s font reculer la police ; un énorme feu est allumé, puis un deuxième, et certain-e-s commencent à casser les vitrines du centre commercial sous les hourras de la foule, qui demandent en chœur qu’on l’incendie (de la même manière que le Starbucks, qui, à une dizaine de mètres, vient d’être saccagé et incendié).

Derrière, la situation est chaotique : beaucoup critiquent mais restent curieux de voir ce qui se passe, beaucoup sont ravis et disent qu' »ils n’ont que ce qu’ils méritent » quand tombe une nouvelle vitre, beaucoup d’autres n’ont pas trop l’air de savoir quoi en penser. Devant, ça chante « el pueblo unido jamas sera vencido« . La police essaye une nouvelle fois de charger en attaquant au flashball, mais la masse reste compacte et résiste, faisant même parfois reculer les flics à nouveau. Ceux-ci finissent alors par lancer des gaz lacrymogènes, ce qui ne s’est pas vu ici depuis plus de 20 ans. Tout le monde est extrêmement surpris ; la plupart des gens sait à peine ce que c’est. Mais la solidarité entre manifestant-e-s est impressionnante : l’eau et la bouffe se partagent, pendant que les blessé-e-s sont soigné-e-s sur place ou transporté-e-s vers l’arrière.

Une sirène retentit, mais cette fois, c’est un groupe de pompiers en grève et en uniforme venus participer à la bataille. Ils se mettent devant, parmi les manifestant-e-s, et aident à relancer les grenades lacrymogènes. La police parvient malgré tout à vider la place Catalunya et occupe alors tous les accès. Tellement de monde, situation incontrôlable. Les barricades enflammées se multiplient. Pour autant, les gens sont à la fois en alerte et détendus, se promenant au milieu du bazard. Le ballet des camions de flics qui passent à toute vitesse pour semer la panique (par peur d’être pris pour cible ?) fonctionne de moins en moins, alors que les deux hélicoptères tournent en tous sens entre des colonnes de fumée. Il ne doit pas rester beaucoup de vitrines indemnes dans ce coin hyper friqué, quand les rues du centre se vident peu à peu, sur fond de sirènes omniprésentes dans toute la ville.

Le lendemain, les pouvoirs politiques et policiers essayent, via les médias aux ordres, de transmettre l’image d’une grève peu importante et d’un phénomène marginal de violence dans les rues de Barcelona. Le gouvernement espagnol refuse même de négocier avec les syndicats majoritaires, qui proclament à tout va que la lutte doit se poursuivre. Le gouvernement catalan ne parle, lui, que d’un problème d’ordre public, cherchant à durcir ses lois. Selon lui, la seule solution possible est de criminaliser la « délinquance minoritaire », et notamment la cinquantaine de détenu-e-s dont trois ont éte placé-e-s en détention préventive. Comme si ce qui constitue l’une des plus importantes journées de révolte populaire depuis la chute de la dictature fasciste n’avait pas pour origine l’injustice croissante du système et le rejet frontal des politiques. Les informations pullulent sur Internet, notamment via une agence de presse parallèle organisée avec les journaux, radios, et télés alternatives locales ou via Twitter.

Le printemps s’annonce chargé, puisque le 3 mai se rassemble la Banque Centrale Européenne à Barcelone. Le 12 mai se tient la manifestation unitaire du 15M, avec certainement des nouvelles occupations d’espace public sur tout le territoire espagnol. Et enfin, le 15 mai, une journée mondiale d’action internationale contre le système financier est appelée par une coordination d’activistes des 15M espagnol, de Ocupy Wall Street ou San Fransisco, de participant-e-s aux révoltes de Tahrir, de secteurs en lutte d’Amérique du Sud, etc.

L’histoire n’est pas terminée. Nos vemos por las calles !

Liste francophone de diffusion d’infos relatives aux squats, 31 mars 2012

D’autres vidéos

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Hourra pour les Tarterêts !

Essonne : des policiers pris pour cible dans la cité des Tarterêts

Une voiture de police banalisée a été prise pour cible par une « trentaine » de personnes vendredi dans la cité des Tarterêts à Corbeil-Essonnes (Essonne). Le véhicule de la brigade anti-criminalité (BAC) circulait aux alentours de 19H00 dans cette cité réputée sensible quand il a été « chargé » par une trentaine d’individus qui ont lancé divers projectiles dont des parpaings, selon une source policière.

Un fonctionnaire de police a été « légèrement blessé » par des éclats de verre, qu’il a reçu dans les yeux. Des renforts ont été aussitôt envoyés sur place pour sécuriser les lieux et ont procédé à l’interpellation d’un suspect, vers 20 heuers. Celui-ci qui est soupçonné d’être l’auteur principal des faits était en garde à vue samedi dans la matinée, a indiqué la source policière.

Publié par des amis de la police (LeParisien.fr, 31 mars 2012)

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[PCC dégage !] Deux nouvelles immolations au Sichuan

Deux jeunes moines tibétains s’immolent en Chine

Deux jeunes moines tibétains se sont transformés en torches humaines dans une région de la province du Sichuan, dans le sud-ouest de la Chine, où ont eu lieu la majorité des immolations depuis un an, a rapporté l’organisation Free Tibet, basée à Londres, vendredi 30 mars.

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En novembre 2011, le moine bouddhiste Palden Choetso s'était immolé à Tawu.

Les deux religieux, Tenpa Dargye, 22 ans, et Choemi Palten, 21 ans, ont fait quatre-vingts kilomètres depuis leur monastère, à Tsodun, jusqu’à la ville de Barkham, dans la préfecture d’Aba, où ils ont mis feu à leurs corps vers 12h30 locales (4h30 GMT), a précisé Free Tibet.

L’organisation, qui n’a pas pu confirmer s’ils étaient toujours en vie, ajoute que les deux moines avaient étudié au monastère de Kirti, où ont eu lieu plusieurs des immolations de moines depuis un an. Choemi Palten avait aussi été détenu en 2010 à Lhassa, la capitale de la région autonome du Tibet, pour avoir porté sur lui une photo du dalaï-lama, le chef spirituel en exil des Tibétains. (…)

Leur presse (LeMonde.fr avec AFP, 30 mars 2012)

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[Vannes] A voté !

À Vannes, vandalisme au local UMP

Ce matin [30 mars], à 8h30, le permanencier du local départemental de l’UMP, situé au 31, rue du Maréchal-Leclerc, près de la préfecture, a découvert deux vitres brisées dans la nuit. Aucune trace de tentative d’effraction n’a été relevée. Une plainte sera déposée cet après-midi.

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Leur presse (Ouest-France.fr, 30 mars 2012)

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[Loupian] Les blouses blanches travaillent

Quand l’État fait interner les militants, sans procès, sans recours

Lundi 26 mars 2012, un militant défenseur de l’environnement s’est rendu à la mairie de son village vers 18 heures, ayant appris que le maire de sa commune, Loupian, avait demandé le déclassement de l’unique zone terrestre Natura 2000 du village. Il a alors entamé une action non violente dans les locaux de l’hôtel de ville en s’enchaînant à la grille d’un puits.

Élus, gendarmes et pompiers se rendent sur place et décident, bien que l’action se déroule dans le calme, de l’hospitalisation d’office du militant par arrêté municipal !

48 heures plus tard, personne n’a pu communiquer avec ce militant. La municipalité refuse de donner toute information. La gendarmerie indique que l’action troublait l’ordre public et que le militant présentait un danger… pour lui-même ! Depuis la promulgation de la nouvelle loi du 5 juillet 2011, sur les hospitalisations psychiatrique sans consentement, des situations analogues sont malheureusement de plus en plus fréquentes envers les militants ou les syndicalistes. En effet, tous les « troubles à l’ordre public » peuvent être dorénavant psychiatrisés, solution de facilité qui entraîne une privation de liberté pendant au moins 48 heures.

C’est une atteinte considérable portée aux libertés et aux droits sociaux. De nombreuses organisations signataires de l’appel commun contre les soins sécuritaires dénoncent avec force cette loi liberticide, entre autres : la Ligue des Droits de l’Homme, l’Union Syndicale de la Psychiatrie, SUD santé sociaux, le parti de gauche ou le parti communiste…

La section de la Ligue des Droits de l’Homme « Loupian et les communes du Nord du bassin de Thau » et la LDH Languedoc Roussillon condamnent cet internement.

De telles pratiques s’inscrivent dans les dérives autoritaires actuelles et ne sont pas compatibles avec un État de Droit.

Nous exigeons que cette privation de liberté cesse le plus tôt possible.

LDH

ActuaLutte.info, 30 mars 2012

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Grève générale en Espagne, combats à Barcelone (2)

Grève générale en Espagne : Barcelone brûle

Vaga general ! Dès minuit (nuit du 28 au 29 mars, a la veille de la présentation d’un projet de budget d’austérité sévère par le nouveau président espagnol, le conservateur Mariano Rajoy), la grève est déclarée et les premiers « piquets » (groupes charges de fermer les établissements des « esquiroles » qui s’obstinent à travailler) s’organisent, forçant les bars à fermer et taguant quelques banques au passage. L’un d’eux a d’ailleurs profité de la situation pour piller un casino, lui soustrayant quelques milliers d’euros…

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Au matin d’autres piquets formés de centaines de personnes chacun relayent les premiers, fermant les boutiques ouvertes et déversant des déchets dans les banques et les taguant. Tous se rejoignent ensuite à la place Catalunya, au centre de la ville d’où partira la première grande manifestation dans les environs de midi. Si celle-ci commence plutôt calmement, bientôt une première bombe de peinture lancée par un « encapuchodo« , comme les appellent la presse bourgeoise locale, vole contre une vitrine d’un magasin de luxe, lançant un mouvement en marge des marches pacifiques des syndicats (CNT et CGT compris) et des indiñados qui ne s’arrêtera pas avant le petit matin du vendredi… Un Starbucks, un Macdo, un Zara, la Borsa de Barcelone et des dizaines de banques sont incendiés, des vitrines aux quatre coins de la ville volent en éclats, tous les distributeurs d’argent sont rendus inutilisables, des containers enflammés au milieu des rues créent des feux de joie et sur les murs fleurissent des « Quien siembra miseria recoge rabia« , des « vaga general » et des A anarchistes. Les mossos d’Esquadra, présents en masse mais semblant complétement désorganisés malgré les hélicoptères qui survolent la ville, situant les différents groupes qui se sont formés, tournent dans le centre et finissent par charger, se contentant au départ de frapper au hasard et de tirer des balles en caoutchouc avant d’utiliser des gaz lacrymos, une fois la nuit tombées. Il est important de relever le fait que c’est la première fois depuis la période Franco que la police a recours aux gaz, ce qui équivaut ici à une tentative du nouveau gouvernement à un retour au fascisme passé.

Pour un bilan chiffré de la manifestation : plus d’un demi million de personnes présentes à Barcelone (record pour une grève depuis la période franquiste), 50 arrestations (on craint des rafles dans les jours qui suivent étant donné le nombre de porcs en civil prenant des photos), 80 manifestants blessés et 16 flics, et 82% de travailleurs, d’après la presse bourgeoise, ayant participé à la grève, en grande partie dans les milieux de l’industrie (97%), des transports (95%) et de la construction (97%).

On peut aussi relever qu’une fausse bombe a été déposée devant une école privée pour bourgeois le matin du 29 en signe d’avertissement… C’est la troisième en un mois signant peut-être un désir de redonner sens au vieux surnom de Barca : « La Ciudad de las Bombas« .

Si la manifestation de Barcelone a été la plus importante au niveau du nombre et des actions de « violence », d’autres manifestations considérables ont eu lieu un peu partout en Espagne : Le Pays Basque sud a atteint un record de participation avec 90% des travailleurs en grève et des 13 millions de personnes se sont réunies sur l’ensemble du territoire, entre autres à Madrid, Valence et Salamanca, pour les rassemblements les plus impressionnants.

Le Réveil, 30 mars 2012.


Après un an d’indignation pacifique, Barcelone implose

Hier à Barcelone, lors de la grève générale du jeudi 29 mars contre l’austérité, les affrontements entre Mossos d’Esquadra et Black Blocs étaient particulièrement violents. Bon nombre de Catalans semblent s’être lassés d’un an d’indignation pacifique mais sans grands résultats. Notre correspondant était au cœur des événements.

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Réveil courbaturé, relents des bières nécessaires à apaiser une journée chaotique, premier coup d’œil sur les infos relatives à la journée de grève générale d’hier, jeudi 29 mars. Comme d’habitude, les infos divergent : El Mundo parle de l’échec de la grève et La Razon titre sur les héros qui sont allés au boulot tandis que 800.000 personnes manifestaient pour leurs droits sociaux. Mot d’ordre : exalter la violence des manifestants.

De l’autre côté, on évoque une grève réussie, sans trop d’accrocs, mis à part quelques encagoulés du côté de Barcelone. Mot d’ordre : relativiser les heurts urbains et ramener le gouvernement à la table des négociations.

Deux borgnes et 500.000 euros en fumée

Le quotidien conservateur catalan La Vanguardia, dont deux journalistes ont été agressés par des… comment les appeler. Des radicaux comme sur El Pais ? Des exaltés comme La Vanguardia ? Les violents d’ABC et de La Razon ? Disons des Black Blocs, car ils étaient tout de noir vêtu, portaient des lunettes de soleil, trimbalaient des marteaux et… mais n’allons pas trop vite.

Car, dans l’ordre absurde de mon esprit qui refait surface surviennent d’abord les effets causés par l’anarchie lors des manifestations de la veille à Barcelone : on parle de 80 blessés légers, dont 40 Mossos d’Esquadra, les CRS catalans, et surtout de deux blessés graves qui vont sûrement perdre la vue après avoir été la cible de flash-ball. Deux autres ont la rate dans un piteux état après avoir été tabassés par la violence légitime… pardon, par les Mossos.

Pire, pour le maire Xavier Trias, « nous avons touché le fond » et les quelques 300 bennes à ordure brûlées ont fait perdre à la ville un demi-million d’euros.

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« Qui sème la misère récolte la colère »

En découvrant les conséquences de ce qui aurait dû être une manifestation pacifique comme on en a tant vu depuis que les Espagnols s’indignent, un bruit grinçant et répétitif agresse mes tympans, des feux crépitent derrière mes rétines et l’odeur de plastique cramé agresse mes parois nasales. Dès midi, la journée de grève a été très sensorielle, entre le bruit des deux hélicoptères qui ont survolé la ville sans répit, les feux de containers mélangés aux gyrophares des Mossos et les éclats de vitre mêlés aux tirs de flashball.

Vers 16h30, quand plus de 200.000 Barcelonais s’apprêtent à descendre vers la Plaça Catalunya, mis à part des coups de peinture sur la Bourse de Barcelone et quelques vitres de banques abîmées, la sérénité de la foule domine. Puis la marche se scinde en deux.

D’un côté, sur le large Passeig de Gracia, la manifestation A. De l’autre, rue Pau Claris, la manifestation Z, les lettres correspondant au degré de self-control des manifestants. Rue Pau Claris, les drapeaux de la CNT et de la CGT flottent dans une atmosphère tendue, la rue étroite ne répercute d’autre chanson que « Qui sème la misère récolte la colère » et des gens vêtus de noir commencent à scotcher les parties sensibles de leur corps et à remonter un masque sur leur visage.

D’une dizaine, ils seront en bas de la rue plus de cinquante à choisir le marteau plutôt que les cordes vocales. Le plus surprenant n’est pas qu’ils brisent quelques dizaines de vitrines de banques — on a tous vu les images de la manifestation anti-Otan de Strasbourg — mais bien la réaction des manifestants lambda. On applaudit, poussé bien sûr par les chauffeurs de salle qui célèbrent chaque nouveau casse, mais tout de même. Personne pour chanter « No a la violencia » comme le faisaient si bien les indignés barcelonais avant de se faire matraquer le 27 mai sur la Plaça Catalunya, ce qui leur avait valu toute la solidarité de la société espagnole.

Gare à ceux qui voudraient immortaliser les destructions : le photographe risque de perdre son précieux joujou si les Black Blocs le voient. De mémoire, ont volé en éclat une ou deux banques Caixa, une agence de voyage, quelques assurances, la vitrine d’une boutique de vêtements, d’autres banques et le Corte Inglés. Le tout sous les applaudissements et le survol des deux hélicoptères.

Une balle de caoutchouc en souvenir

Quelque chose a changé. L’absence de résultats après presque un an de mobilisation pacifique aurait-il fatigué les plus patients à Barcelone ? Toujours est-il qu’en rejoignant la Plaça Catalunya, en écoutant les manifestants reprendre les paroles du chauffeur de foule de la CGT, ce qui devait arriver arriva. Les fourgonnettes de Mossos débarquent et la bataille commence.

Certains Black Blocs avaient décollé des pavés, mais lancés de loin, ils ont peu de chance de faire aussi mal que les balles de caoutchouc des Mossos.

Les Mossos ayant repris la Plaça Catalunya à coups de gaz lacrymogène particulièrement nocifs, dont ils inauguraient l’usage avec des masques dignes des tranchées, une course-poursuite s’engage dans les rues adjacentes vers 19 heures, entre les brûleurs de bennes à ordures et les tireurs de caoutchouc.

Entre eux, des passants, costume-cravate ou fille dans les bras, et cet homme cheveux poivre et sel qui déambule tranquillement et nous lâche un « Ah, ces jeunes » tandis que trois fourgons prennent en course des fuyards. L’objectif ? Il suffit d’ouvrir le forum des Mossos pour le découvrir : « Cette fois, ça peut-être l’occasion d’en chasser beaucoup avec des noms, prénoms, antécédents et preuves. À voir si c’est vrai. Ce serait un grand coup ! »

… Une journée de grève pour rien ?

Francis Dupuis-Déri, chercheur en sciences politique québécois spécialisé sur l’anarchisme, rappelle que les manifestants pacifistes, aidés en cela des médias et des politiques, finissent toujours par rejeter la violence des Black Blocs pour demeurer des interlocuteurs crédibles.

La règle n’a pas manqué au lendemain des affrontements de rue de Barcelone, où le message général est à la dénonciation d’une minorité d’encagoulés rageurs qui viennent dénaturer le message pacifique du reste des manifestants. Fort de cette opinion, le conseiller à l’Intérieur du gouvernement catalan a déjà annoncé un plan antiguérilla urbaine, avec des mesures légales, judiciaires et policières à la clé.

« Nous ne voulons pas être le théâtre de groupes à l’instinct criminel qui agissent avec une certaine impunité » a martelé Felip Puig en réponse aux coups de marteau contre les vitrines des banques de Barcelone. Mariano Rajoy, président du gouvernement, n’a pas non plus traîné pour reprendre les choses en main : il vient d’annoncer que le budget de 2012 subirait un ajustement de 27 milliards d’économies, soit 16,9% de coupe budgétaire pour chaque ministère par rapport à l’année précédente…

Leur presse (Myeurope, 30 mars 2012)

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[Brésil] Les tortionnaires du régime militaire toujours impunis

Brésil : des gens s’opposent aux vétérans soulignant le coup d’État de 1964

RIO DE JANEIRO – La police anti-émeute a utilisé du gaz poivré et du gaz lacrymogène, jeudi, au Brésil, pour repousser les protestataires du lieu d’une célébration de soldats à la retraite commémorant le coup d’État de 1964 ayant établi une longue dictature militaire.

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Des anciens agents se rassemblent chaque année pour souligner cet anniversaire, mais ceux-ci font désormais face à une opposition croissante et ont dû se frayer un chemin parmi environ 200 personnes brandissant des photos des gens tués durant le régime.

Contrairement à l’Argentine, le Chili et l’Uruguay, qui ont aussi connu des régimes militaires répressifs, le Brésil n’a jamais mené une enquête formelle sur les violations des droits de la personne durant la dictature de 1964 à 1985. Une loi d’amnistie en 1979 a empêché la traduction en justice pour des crimes à caractère politique commis durant le régime.

La foule chargée d’émotion contrastait avec les anciens soldats âgés vêtus de noir, venus dans une enceinte entendre des intervenants parler de la croissance du Brésil durant les années de régime militaire et tenter de démonter les accusations des protestataires.

La manifestation de jeudi suivait d’autres tentatives pour éveiller les consciences sur le passé. À travers le pays, des groupes de civils ont dénoncé lundi des anciens tortionnaires dans six villes, écrivant « un tortionnaire vit ici » devant certaines demeures et se faisant entendre bruyamment.

Des procureurs fédéraux étudient des moyens de contourner la loi d’amnistie.

Leur presse (Associated Press, 29 mars 2012)

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[Ligne THT Cotentin-Maine] Alerte au Chefresne. Stoppons le nucléaire et son œuvre mortifère !

Samedi matin :

Une nuit de stress supplémentaire sans assaut au Chefresne. En attente de voir si les travaux (élagage, montage pylônes) vont tenter de se poursuivre aujourd’hui (31 mars) dans le coin.

Celles et ceux qui peuvent passer sont plus que bienvenu-e-s. Un peu de soutien peut effacer beaucoup de fatigue.


Nuit du 30 au 31 mars 2012 : nouvelle alerte au Chefresne

Vendredi soir :

Un risque très sérieux d’une intervention gendarmesque sur le petit bois et ses grimpeurs cette nuit, du vendredi 30 mars au samedi 31 mars, est à craindre.

Après une journée au cours de laquelle l’élagage fut une nouvelle fois interrompu, interruption suivie d’un déboulonnage de pylône à Montabot, la nécessité de se débarrasser de ses empêcheurs de pylôner et tronçonner en rond semble se préciser chez les forces à l’ordre de RTE et compagnie.

Demain, samedi 31 mars, est la dernière journée qui peut être légalement consacrée à l’élagage. La légalité n’a jamais étranglé RTE & consorts que ce soit pour débuter les travaux, pour respecter les monuments historiques et les espèces protégées, pour pomper l’eau des cours d’eau, etc.

La seule légalité habituellement considérée par RTE est celle qui lui permet d’écraser les personnes de son rouleau compresseur. Pourtant, il semblerait que le maximum soit fait actuellement pour que les élagueurs puissent accomplir leurs basses œuvres dès demain dans le respect de la loi quitte à utiliser les forces à son ordre pour cela.

Nous vous attendons au petit bois de la Bévinière, au Chefresne (50), dès maintenant et à n’importe quelle heure. Faites tourner.

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Carte des lieux

Pour un contact ou pour obtenir des informations sur ce qui se passe là-bas : 0628947213 !

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[Programme minimum] « Brûlons les commissariats et dansons ! »

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Murray Street, quartier d'Abbotsford à Melbourne (Australie), 6 février 2012

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[Nos médias] Vive les riches

Ils sont beaux, ils ont plein d’idées à défendre, et ils sont parfois révoltés devant les injustices de notre société et ils le disent. Ce sont les riches de Saint-Cyr au Mont d’Or…

À déguster et à commenter dans Les pieds sur terre :

http://www.franceculture.fr/emission-les-pieds-sur-terre-cahier-de-doleances-912-les-hauts-revenus-du-lyonnais-2012-03-29

Salutations radiophoniques

Livo

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[Pétromafia/Indonésie] Mouvement populaire contre une hausse du prix de l’essence

Coûte que coûte

Un bras de fer s’est amorcé en Indonésie entre le gouvernement et un mouvement populaire contre une hausse du prix de l’essence annoncée pour le 1er avril. Et les policiers sont prêts à tout pour arrêter ces protestations.

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Malgré tout, des manifestations ont pris une tournure violente notamment dans la grande ville de Medan dont l’aéroport a dû fermer pendant cinq heures et où des actes de vandalisme ont été commis. Des incidents ont également eu lieu à Makassar, ville militante de Sulawesi-Sud, et à Bandoung ainsi que dans deux villes de Java-Central.

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Afin de pouvoir réduire à terme d’énormes subventions, le gouvernement a annoncé qu’il comptait notamment relever de 33% le prix de l’essence. Les leaders des étudiants et les syndicats ouvriers espèrent faire pression pour forcer le gouvernement à renoncer à une hausse des prix des carburants qui se répercuterait dans beaucoup d’autres domaines (industrie, transports, alimentaire).

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Leur presse (LeFigaro.fr, 30 mars 2012)

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[Vive l’Azawad libre !] Nouvelle victoire de la rébellion à Kidal

Libération complète de la région de Kidal

Le Mouvement National de Libération de l’Azawad a pris le contrôle de la ville de Kidal tôt ce matin vendredi 30 mars 2012, après 48 heures de combats. Le Mouvement National de Libération de l’Azawad, rappelle qu’il poursuivra l’offensive sur les deux autres capitales régionales de l’Azawad pour déloger l’administration malienne et son armée.

Le Mouvement National de Libération de l’Azawad informe que le drapeau flotte partout dans la ville et que la région entière de Kidal est désormais sous son contrôle.

Bakaye Ag Hamed Ahamed
Chargé de Communication, Informations et Relais avec les Médias

Communiqué du MNLA, 30 mars 2012


Précisions de Mossa Ag Attaher
Flash/info : La ville de Kidal est presque totalement sous controle

Chronologie des événements

1 – Le MNLA a donné un délai de 24 heures à Gamou pour rallier le MNLA et éviter un combat entre Azawadiens.

2 – Iyad et son groupe sont hostiles à une telle initiative et ils ont précipité l’offensive. Ansar Adine a lancé une attaque contre le camp n° 1 de Kidal.

3 – Le groupe de Gamou a rallié enfin les homme du MNLA et ensemble avec les combattants du MNLA ils ont attaqué le camp n° 2 pour ne pas mener le même front que les islamistes que nous dénonçons et avec qui nous ne pouvons combattre ensemble.

4 – Le MNLA est en train de pacifier complètement le camp n° 2 de Kidal au moment où j’écris cette publication.

5 – Le gouverneur de Kidal s’est réfugié au domicile du notable Intalla Ag Attaher.

Issikta

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Mort aux politiciens

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via Basta!, 29 mars 2012

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[Lyon, samedi 7 avril] La crise c’est le capitalisme ! Débat et perspectives anarchistes

La dette ? Leurs dettes !

Partout en Europe les gouvernants expliquent que la dette augmente et que nous devons donc accepter l’austérité et des coupes sombres dans les budgets sociaux. Quel mépris pour des millions de chômeurs et de chômeuses, de travailleurs et de travailleuses pauvres, de retraitéEs dans la misère, d’ouvriers et d’ouvrières licenciéEs sur l’autel des dividendes versées aux actionnaires !

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En Grèce, en Hongrie, en Espagne, au Portugal, en Italie et en France, les conditions de vie des populations se dégradent dramatiquement, semant la misère et faisant le lit des fascistes.

Le capitalisme, la cause de la crise

La dette est le résultat des politiques libérales qui ont asséché les caisses de l’État, l’amenant à emprunter pour faire semblant de pourvoir aux besoins sociaux.

Si les plans d’austérité se succèdent en France comme partout en Europe, c’est pour sauver le système capitalisme, sauvegarder le système capitalisme et augmenter les profits d’une minorité de riches qui contrôle l’économie et n’en non strictement rien à faire de nos conditions de vie et de l’état de la planète.

Les plans d’austérité sont illégitimes, refusons-les !

Tant qu’il y aura le capitalisme, il y aura des cises. Se tourner vers l’État pour réguler le capitalisme est illusoire tant sur le fait que le capitalisme ne se régule pas tant sur le fait que s’est oublié que c’est l’État qui organise les inégalités au service du capitalisme.

L’alternative dans les mois qui viennent est simple : soit nous laisser entraîner dans la faillite du capitalisme, soit nous organiser collectivement pour rompre avec le capitalisme pour rompre avec ce système. Nous devons construire dans l’unité à la base, une riposte sociale déterminée sans déléguer à d’autres la gestion de la lutte sociale et nous organiser collectivement.

Comment se donner des perspectives de changement de société pour rompre avec le capitalisme et l’État ? Comment faire barrage aux plans d’austérité ? Comment auto-organiser les luttes ? Comment repenser nos modes d’actions ?

À partir de la présentation et l’analyse de la situation en Grèce, venez débattre des perspectives de luttes :

Samedi 7 avril à 15h à la Plume Noire, 8 rue Diderot

CGA-Lyon

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La grande escroquerie du capitalisme vert

Maintenant disponible en français : Qui contrôlera l’Économie verte ?

Alors que les gouvernements s’apprêtent à consacrer l’Économie verte lors du Sommet Rio+20, ETC Group présente une réévaluation du pouvoir des entreprises et émet un avertissement selon lequel la course pour le contrôle de la biomasse perpétuera plutôt une économie motivée par la cupidité.

La perspective d’une grande transformation technologique débouchant sur une économie verte est largement diffusée à titre de clé de la survie de notre planète. L’idée maîtresse consiste à substituer l’exploitation de la biomasse (cultures alimentaires et textiles, herbacées, résidus forestiers, huiles végétales, algues, etc.) à l’extraction du pétrole.

Dans ce rapport traitant du pouvoir des entreprises, ETC Group soutient qu’en l’absence d’une gouvernance qui soit efficace et socialement responsable et d’une supervision gouvernementale, l’économie de la biomasse se soldera par une dégradation environnementale accrue, une perte de biodiversité inégalée et la disparition des biens communs qui subsistent.

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ETC Group, 20 mars 2012

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[La peste ET le choléra] Gaz de schiste et radioactivité

Exploitation de gaz de schiste et radioactivité

Au moment où paraît le rapport final de la mission d’inspection (issue des ministères de l’industrie et de l’écologie) sur « les hydrocarbures de roche-mère en France », la CRIIRAD met en ligne un article sur les risques d’exposition à la radioactivité causés par l’exploitation de ces réserves, initialement publié dans le Trait d’Union n° 51 de mars 2011.

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Télécharger l'article (extrait du TU 51)

CRIIRAD, 26 mars 2012

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[La police travaille à Guadalajara] Justice pour Abdellah El Asli

Espagne : L’état de santé du Marocain tétraplégique se détériore

Après son passage dans un poste de police à Guadalajara (voir article) le 1er mars dernier, Abdellah El Asli, un  jeune Marocain, est devenu tétraplégique. Hospitalisé depuis un mois environ, son état de santé devient de plus en plus critique. Selon les dernières nouvelles, l’Etat marocain condamne la torture policière espagnole et exige des explications.

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Abdellah El Asli va de mal en pis…

Pour Nadia Otmani, présidente de l’association marocaine Al Amal, établie en Espagne, la police espagnole a dépassé la limite du tolérable. « Lorsque les amis d’Abdellah El Asli ont commencé à paniquer, suite à sa disparition soudaine, ils ne savaient pas qu’il était hospitalisé depuis près d’une semaine», se souvient la militante qui tient à rétablir la vérité sur l’affaire. Et d’ajouter : « Ce que nous savons aujourd’hui, c’est qu’Abdellah a été arrêté sur un terrain de football par deux inconnus, vraisemblablement policiers en civil. Ensuite, il a subi une intervention chirurgicale. Quant aux circonstances spatio-temporelles de son agression, seuls ses bourreaux les connaissent », éclaire-t-elle.

Aujourd’hui, suite à la pression de politiques espagnols et du gouvernement marocain, une enquête est en cours. « La lumière doit être projetée sur cette bavure policière. L’État espagnol doit s’expliquer, voire s’excuser, pour qu’il n’y ait plus de dérapages de ce genre », s’insurge la militante Nadia Otmani.

De même, trois semaines après l’incident, les autorités consulaires marocaines ont fini par intervenir. Celles-ci ont fait savoir aux autorités espagnoles que la responsabilité incombe totalement à la police espagnole.

La santé du jeune marocain de plus en plus précaire

En outre, Nadia Otmani continue de s’enquérir de l’état de santé du jeune tétraplégique en lui rendant plusieurs visites par semaine. La semaine passée, l’équipe médicale qui soigne Abdellah confirme que sa santé se détériore de plus en plus chaque jour. Aussi, des ONG et hommes politiques espagnols ont récemment exprimé leur sympathie et solidarité à l’égard de cette affaire. Plusieurs défenseurs des droits de l’homme ont été hostile à la déclaration du sous-délégué du gouvernement espagnol de Guadalajara qui prétendu que le Marocain s’est infligé, de sa propre volonté, des blessures, pour ne pas être extradé au Maroc.

Le député parlementaire de la Gauche Unifiée, Iglesias Sixto Ricardo a adressé une lettre écrite à la Chambre des représentants dans laquelle il demande plus d’éclairages sur l’affaire d’El Asli. Le président de la section locale du parti Union Progrès et Démocratie, lui, a exprimé sa consternation et sa condamnation aux propos du sous-délégué du gouvernement. Il a également déploré que le responsable gouvernemental n’ait pas informé les citoyens espagnols au début du drame.

Leur presse (Houda Belabd, Yabiladi.com, 29 mars 2012)


Affaire du Marocain blessé dans un commissariat : La polémique enfle en Espagne

Nouveaux rebondissements dans l’affaire du jeune marocain sorti tétraplégique suite à son passage, le 1er mars, dans un commissariat de Guadalajara. Vendredi, des Marocains résidents en Espagne, dont des amis de Abdellah El Asli, ont tenu devant le même centre de police un sit-in dénonçant la version, peu convaincante, du sous-délégué du gouvernement espagnol à Guadalajara, estimant que le sans-papier marocain s’est blessé intentionnellement pour éviter son extradition au Maroc.

Des témoignages des amis de El Asli, recueillis par Europa press télévision, insistent sur les zones d’ombres entourant cette affaire. « Nous voulons la vérité. Abdellah est entré sain et sauf au commissariat et s’en est sorti tétraplégique. Nous voulons savoir ce qui s’est passé », clame un ami de la victime.

L’affaire se politise

Cette bavure de la police de Guadalajara est sur le point de se transformer en un sujet de confrontation entre politiciens. Europa press rapporte que le président de la section locale du parti Union Progrès et Démocratie (UPyD), Fransico Lucas, s’est dit « préoccupé et consterné » par les propos du sous-délégué du gouvernement et surtout par le fait qu’il a occulté cet incident aux citoyens de Guadalajara. Le responsable politique compte interpeller, mardi 27 mars, le représentant du ministère de l’Intérieur sur les circonstances à l’origine de la paralysie du jeune El Asli.

De son côté, le coordinateur de la section locale de Izquierda Unida (gauche unifiée), José Luis Maximiliano, a demandé, jeudi, que toute la lumière soit faite et de manière « immédiate » sur cette affaire. Nullement convaincu par la version officielle, il a déclaré à la presse que « la sous-délégation du gouvernement doit éclairer notre antenne sur ce qui s’est passé il y a presque vingt jours ».

Rabat sort de sa réserve

Le Maroc aussi s’invite dans l’affaire. Trois semaines après cet incident, un communiqué, attribué à une source consulaire marocaine à Madrid, la MAP, annonce que « les autorités marocaines suivent avec préoccupation et grand intérêt l’affaire de Abdellah El Asli, ce jeune sans papiers marocain admis dans un hôpital de Guadalajara après une présumée agression de la police espagnole, et demandent que toute la lumière soit faite sur cette affaire ».

La dépêche indique qu’« une délégation du consulat général du Maroc à Madrid s’est rendue dans la ville de Guadalajara (centre de l’Espagne) pour rendre visite au jeune marocain, âgé de 33 ans, et pour s’arrêter sur les tenants et aboutissants de cette affaire, a-t-on indiqué de même source, précisant que le consulat entreprendra toutes les démarches nécessaires pour garantir les pleins droits du ressortissant marocain et pour inciter les autorités espagnoles à apporter les explications nécessaires sur cette présumée agression ».

Leur presse (Mohammed Jaabouk, Yabiladi.com, 24 mars 2012)


Après un séjour dans les geôles espagnoles
Un sans-papiers marocain en soins intensifs devient paraplégique

Un jeune sans-papiers marocain, Abdellah El Asli, se trouve depuis début mars en soins intensifs dans un hôpital de Guadalajara (centre de l’Espagne), après avoir été arrêté par la police lors d’un contrôle d’identité. Cette affaire a suscité l’émoi dans la communauté marocaine de Castille la Manche qui demande l’ouverture d’une enquête.

Le 1er mars dernier vers 21h00, Abdellah El Asli, 33 ans, se trouve avec des amis sur un terrain de foot situé dans un quartier tranquille de la ville de Guadalajara en Espagne. Des amis qu’il avait l’habitude de rencontrer pour jouer au foot ou simplement pour bavarder. À ce moment-là, des agents de police en tenue civile s’approchent pour lui demander, à lui spécifiquement, ses papiers. Ne pouvant produire des papiers accréditant sa résidence légale en Espagne, il est emmené au commissariat par la patrouille de police, selon les médias espagnols. À partir de ce moment, ses amis vont perdre sa trace.

Le 6 mars, ses colocataires décident de se rendre au commissariat pour demander de ses nouvelles. On les informe, alors, que le jeune Marocain a été expulsé vers son pays d’origine…

“Expulsé” vers un hôpital dans un état critique

Le 15 mars, un employé du centre hospitalier, face à la détérioration de l’état de santé de ce patient qui n’avait reçu la visite d’aucun proche ni ami, décide d’entrer en contact avec l’un de ses colocataires à Murcie, la dernière localité où avait résidé le Marocain avant de déménager à Guadalajara. Ce dernier entre de son côté en contact avec les amis de Abdellah El Asli à Guadalajara.

Entre-temps, ses amis vont apprendre qu’il avait été transporté du commissariat vers l’hôpital de la ville dans un état critique. Il a subi dans la nuit du 1er mars une opération délicate pour une lésion au cerveau. Il se trouve, depuis, intubé dans un état de paraplégie complète dans l’unité des soins intensifs.

Zones d’ombres sur une disparition

L’affaire, passée sous silence par la police espagnole, a éclaté au grand jour grâce à un site d’information Madrid2noticias qui avait été alerté par la présidente d’une association de la communauté immigrée marocaine, Al Amal, Nadia Otmani. Cette dernière n’arrive toujours pas à comprendre comment, après avoir été détenu durant deux heures, le jeune Marocain se retrouve abandonné dans un hôpital.

Face au tollé suscité par cette affaire, la délégation du gouvernement à Castilla la Mancha décide enfin de réagir en annonçant, mercredi via la presse espagnole, l’ouverture d’une enquête.

La police prétend pour sa part que le jeune Marocain s’était auto-blessé pour éviter son expulsion, niant toute agression sur la victime.

Toutefois, de très nombreuses zones d’ombre planent sur cette affaire et la communauté marocaine en Espagne se pose des questions : pourquoi la police a informé les amis de la victime qu’il avait été expulsé au Maroc alors qu’il se trouvait dans un état végétatif à l’hôpital ? Comment une personne peut-elle s’auto-blesser au point de rester paraplégique ? Pourquoi avoir étouffé cette affaire durant plus de deux semaines ?…

Leur presse (aufait/MAP, 22 mars 2012)


Espagne : Un Marocain devient tétraplégique après son passage dans un poste de police

L’affaire d’Abdellah Al Asli continue de faire des rebonds. Le ressortissant marocain clandestin de 33 ans admis en soins intensifs dans un hôpital de Guadalajara (à proximité de Madrid) en est à son 22e jour de réanimation. Le jeune homme devenu tétraplégique suite à son passage dans un poste de police espagnol, souffre encore d’un grave problème de dysfonctionnement au niveau de la moelle épinière. Esteban Ibarra, figure de proue de la lutte contre le racisme en Espagne promet d’aller jusqu’au bout de cette affaire qu’il juge être d’ordre humanitaire.

Abdellah Al Asli est admis depuis le 1er mars dernier en soins intensifs à l’hôpital universitaire de Guadalajara. Une commune située à Tolède au centre de l’Espagne. « Nous n’avons pris conscience de son cas que le 16 mars dernier. La police, responsable de son état, a essayé de camoufler son jeu. Ses amis ont harcelé le commissariat de leur commune pour avoir de ses nouvelles. Ceux-ci ont prétexté qu’il a été refoulé au Maroc. Après vérification, ils ont su que leur ami n’était pas réellement rentré au pays. Ensuite, après plusieurs appels, ils ont entendu une autre version mensongère : qu’Abdellah se serait jeté, de son plein gré, du haut d’un mur pour ne pas être rapatrié. Mais lorsque nous sommes allés sur place pour nous enquérir de son état de santé, nous avons été choqués d’apprendre qu’il était devenu tétraplégique. » Ce témoignage est de Nadia Otmani, présidente de l’Association El Amal, des Marocains d’Espagne. « Son état actuel est pour le moins alarmant. Il ne bouge pas ses membres inférieurs, ni supérieurs. Il ne parle pas, mais il nous entend et nous comprend. Hier, il a pu recevoir la visite de son cousin et était très heureux », continue la militante associative.

De même, hier, à l’occasion de la journée internationale contre le racisme, le militant espagnol Esteban Ibarra a promis d’aider Abdellah à s’intégrer dans la vie professionnelle en Espagne quand il surpassera son problème de santé. « En Espagne, la loi sur l’immigration n’interdit pas aux étrangers de fouler le territoire national. Des mesures flexibles permettent même à un étranger de rester de plein droit dans le pays jusqu’à l’obtention des papiers de résidence. Les délais accordés à ce droit varient de 3 mois à 3 ans selon la situation du ressortissant », mentionne Nadia Otmani avant d’ajouter : « Le cas d’Abdellah fait appel à la jurisprudence espagnole mais aussi à la société civile du pays. Que la version de la police locale s’avère vraie ou erronée, il est victime d’un acte raciste, inhumain et illégal », défend-elle.

Aujourd’hui, Abdellah Al Asli souhaite recevoir la visite de sa mère. Contactée par l’association El Amal, cette dernière semble rencontrer des difficultés administratives du côté de l’Ambassade espagnole. « Nous avons contacté l’ambassade espagnole au Maroc, mais nous ne comprenons pas pourquoi les services concernés refusent de comprendre le cas d’Abdellah. A mon avis, ils ne veulent pas « diplomatiser » l’affaire ni même comprendre qu’elle est avant tout une affaire humaine », s’insurge-t-elle.

Leur presse (Houda Belabd, Yabiladi.com, 22 mars 2012)


Espagne : Un Marocain en soins intensifs après avoir été interpellé par la police

Abdellah El Asli, un ressortissant marocain de 33 ans, est admis depuis le 1er mars dernier en soins intensifs dans un hôpital de Guadalajara, une commune située au centre de l’Espagne, à proximité de Madrid, a fait savoir dimanche 18 mars, le site d’actualité espagnol Madrid2noticias.com. Son état de santé est alarmant, déplore l’association Al-Amal qui s’est rendue cette semaine à l’hôpital en question pour s’enquérir du dossier d’Abdellah El Asli.

Selon cette association, présidée par Nadia Otmani, le 1er mars dernier aux alentours de 21h00, Abdellah, en situation irrégulière, avait été arrêté par la police alors qu’il se trouvait sur un terrain de football avec des amis à lui. Après deux heures passées dans un commissariat de police local, il est transféré en urgence à l’hôpital où il subira une intervention chirurgicale au niveau des cervicales. Personne ne sait, toutefois, ce qui s’est exactement passé ce jour là. Les autorités locales, de leur côté, ne se sont pas encore prononcées sur l’affaire.

Leur presse (Yabiladi.com, 19 mars 2012)

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[Justice pour Ayoub Boutahra] « Nous voulons un complément d’enquête »

Ayoub : la Commission des droits de l’homme saisie

Audincourt. La famille d’Ayoub, 18 ans, gravement blessé à la suite d’un tir de Flash-Ball en février 2011, a saisi la Commission nationale consultative des droits de l’homme à Paris. L’entretien s’est déroulé le 29 février dernier. « Nous voulons un complément d’enquête », explique la grande sœur de la victime.

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Manifestation pacifique, un an après le drame

D’après cette proche, la commission a décidé, à la suite de l’entrevue, d’effectuer un rapport sur cette affaire. « Théoriquement, le policier qui a tiré sera convoqué », ajoute-t-elle.

Décision rapide

La famille du Montbéliardais ne se contente pas des conclusions de l’enquête de l’IGPN (Inspection générale de la police nationale). La police des polices reconnaît que le jeune homme, qui a perdu un œil, n’était pas lié à la rixe au cours de laquelle la balle a été lancée. Elle admet aussi qu’Ayoub est une victime. Cependant, l’IGPN ajoute que le tir était réglementaire, au titre de la légitime défense. Le dossier est actuellement à l’instruction, une information judiciaire ayant été ouverte par le parquet de Montbéliard pour blessures involontaires avec arme.

Vendredi dernier, la juge d’instruction Isabelle Mendi a reçu Ayoub et sa famille, ordonnant dans le même temps une expertise médicale et psychologique du jeune homme. La famille espère que les investigations déboucheront sur des poursuites contre le policier.

Selon des sources proches de l’enquête, la décision de la magistrate pourrait être rapide, rendue dans les prochains mois.

Leur presse (Aude Lambert, EstRepublicain.fr, 29 mars 2012)

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[« Antiterrorisme »] L’officier traitant de Mohamed Merah lui a-t-il aussi fourni tout son armement ?

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1333051047.jpgExclusif : Mohamed Merah portait un gilet pare-balles de la police

Le « moudjahidin » de Toulouse était équipé, lors de l’assaut du Raid, d’un gilet pare-balles du ministère de l’Intérieur.

Mohamed Merah était bien équipé. Lorsque le RAID est parti à l’assaut de son appartement toulousain, le tueur avait sur les épaules un gilet pare-balles de la police. Où s’est-il procuré un tel matériel ? C’est une question supplémentaire à laquelle devront répondre les enquêteurs. (…)

Leur presse (Frédéric Ploquin, marianne2.fr, 29 mars 2012)


Après l’émergence de la piste informateur de la DGSE dans l’affaire Merah
Pouvoir, establishment et presse s’entremêlent les pinceaux

La thèse que Merah était-il un indic des renseignements français suit son chemin. Le Caire, Istanbul, Damas, Beyrouth, Amman, Tel-Aviv, Kaboul, Islamabad, la liste des pays par lesquels est passé Mohamed Merah en 2010 et 2011 est longue.

Une chose est certaine, ses multiples destinations ne sont pas à la portée d’un jeune homme des banlieues, dont le père algérien et modeste a regagné Médéa sa ville voilà longtemps laissant son épouse de nationalité française et leur cinq enfants dans un quartier d’exclusion à Toulouse.

Le journal italien Il Foglio affirmait que le Français des banlieues  voyageait en réalité sous le couvert des services de renseignements français ! Selon le quotidien, la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) aurait utilisé le jeune Toulousain de 23 ans comme informateur. Merah n’était “ni un indic de la DCRI ni d’autres services français ou étrangers”, a démenti le chef de la Direction centrale du renseignement intérieur, Bernard Squarcini.

Sans trop convaincre au nom de l’implacable théorème : pas de fumée sans feu, encore plus lorsqu’il s’agit de barbouzades et barbouzeries.

Et pour enfoncer le clou, contacté par FTVI, le correspondant de France 2 en Israël, confirme que Merah est bien entré sur le territoire israélien en septembre 2010 par le pont Allenby, un point de contrôle à la frontière avec la Jordanie dans la vallée du Jourdain.

“Interrogé par les services de sécurité israéliens, il s’est présenté comme un touriste”, indique Charles Enderlin, un journaliste au long parcours dans une région explosive, qui n’a pas pour habitude de raconter des fadaises.

Comment Mohamed n’a pas suscité de questions dans un pays qui a la phobie de la sécurité et qui sait tout le bien que pensent les jeunes des banlieues françaises de sa politique contre les Palestiniens de Gaza et de Cisjordanie ?

On ne rentre pas en Israël comme dans un moulin, surtout pas de ses postes frontaliers  même si chez les renseignements français on ironise : quelle info un espion comme Merah peut-il collecter en Israël ? Sur les missiles ? La bombe ? L’Autorité  palestinienne ?

Sérieusement, tout le monde le sait, la DGSE, comme ses pairs du renseignement, utilisent des taupes style Merah pour pénétrer des filières de réseaux terroristes, mafieuses, de grand banditisme. L’hypothèse d’un Merah bossant pour les services est d’autant plus crédible que celui-ci a toujours voulu travailler pour la France, a souligné un spécialiste français très au fait des relations entre indics et forces de l’ordre, sur FTVi, rappelant sa volonté de s’engager dans l’armée puis dans la légion étrangère.

Un fait corroboré par Yves Bonnet, ex-patron de la Direction de la surveillance du territoire (DST), dans La Dépêche du Midi, journal régional à grand tirage. “Ce qui interpelle, quand même, c’est qu’il était connu de la DCRI non pas spécialement parce qu’il était islamiste, mais parce qu’il avait un correspondant au renseignement intérieur”, soulignant qu’avoir un correspondant, ce n’est pas tout à fait innocent. Yves Bonnet sait de quoi il parle. Squarcini avait essayé de prévenir l’émergence de la piste d’informateur en annonçant que Merah avait été entendu en novembre 2011 par un agent de la DCRI de Toulouse pour recueillir des explications sur son voyage en Afghanistan, mal lui en a pris puisqu’aujourd’hui, Nicolas Sarkozy, establishment et presse française s’entremêlent les pinceaux sur l’affaire.

Leur presse (Djamel Bouatta, Liberte-Algerie.com, 29 mars 2012)


Voir aussi :

L’officier traitant de Mohamed Merah lui a-t-il aussi fourni tout son armement ?

Qui est l’officier traitant de Mohamed Merah ? (2)

Qui est l’officier traitant de Mohamed Merah ? (1)

Mohamed Merah « avait un correspondant au Renseignement intérieur »

Les mensonges de la DCRI (1)

Olivier Corel, le gourou de Mohamed Merah, est-il un agent provocateur de la « coopération » policière franco-syrienne ?

Pourquoi Mohamed Merah n’a-t-il pas été inquiété, alors que d’autres sont emprisonnés pour un simple mail ?

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Ligne THT Cotentin-Maine : Alerte sur la commune du Chefresne

Jeudi, Réseau de Transport d’Énergie (RTE, filiale d’EDF), assisté par les forces de l’ordre, vient dans l’intention de raser le bois du maire du Chefresne (dans le département de la Manche, en Basse-Normandie), placé sur le fuseau de la future (ou pas…) ligne THT Cotentin-Maine.

Cette commune et son maire sont bien connus pour leur résistance depuis des années à ce projet de ligne THT, et sont devenus un lieu de résistance pour de nombreuses personnes et collectifs en lutte contre le Nucléaire, la THT et leur monde. Cette lutte s’est intensifiée depuis quelques mois, à l’approche imminente des travaux de forage et d’abbattage. C’est pourquoi les opposants à la ligne ont préparé la défense de ce bois devant être rasé pour le passage de la ligne. Nous avons donc entamé les travaux de « fortification » du bois en disposant un grillage autour du périmètre, en mettant les arbres en tension, en construisant des plateformes habitables dans les peupliers… Transformant ainsi ce bois en symbole de résistance contre le rouleau compresseur de l’État Nucléaire.

Ce matin (jeudi), alors que des habitants du Chefresne et d’autres opposants à la ligne s’organisent pour défendre le bois, en s’installant sur  les plateformes et en préparant une résistance au sol, de nombreuses forces de l’ordre, encadrant des élagueurs et des géomètres venus remplir leur œuvre de destruction, se sont approchés du bois en complète combinaison anti-émeutes. Cinq cars de la Gendarmerie Mobile, une quinzaine de voitures de gendarmerie et deux camions militaires étaient présents (en tout donc 80 agents répressifs) ce qui laisse supposer que l’État est prêt à mobiliser l’armée pour faire passer sa ligne THT. Vers 14h, il semble que tout ce dispositif reparte, sans incidents notables, tout en laissant derrière lui deux géomètres dans le champ d’à côté, accompagnés par leurs « gardes du corps » de la Gendarmerie Mobile, boucliers, gazeuses et matraques à la main, qui les suivent peu après.

Il est pourtant très (très) fortement probable que l’assault des forces de l’ordre pour nous déloger du bois soit donné demain ou dans les prochains jours. Il faudra du monde pour tenir ce bois et se préparer à le tenir sur le long terme.

Venez donc nombreux pour soutenir la lutte contre la construction de cette ligne THT.

Rendez-vous au Chefresne, dès que cela sera possible pour vous, à la Bévinière

Pour un contact ou pour obtenir des informations sur ce qui se passe là-bas : 0628947213

! THT NO PASARA !

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